03.07.2009

L'utilisation d'outils chez les chimpanzés

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/07/03/le-chimpanze-sourcier-du-miel_1214779_3244.html#ens_id=1214868

 

Compte rendu

Le chimpanzé, sourcier du miel

LE MONDE | 03.07.09 | 15h16  •  Mis à jour le 03.07.09 | 15h16

 

Le singe serait-il un homme comme les autres ? A étudier le chimpanzé, il est de plus en plus tentant de le penser, tant notre proche cousin se révèle subtil artisan. Un constat déjà ancien, que les observations publiées dans le Journal of Human Evolution (juin 2009) par le primatologue Christophe Boesch (Institut Max-Planck de Leipzig, Allemagne), grand connaisseur des us et coutumes de Pan troglodytes, le chimpanzé commun, viennent de confirmer au-delà de toute prévision.

Les chimpanzés ne sont pas seulement intelligents. Ils sont aussi gourmands. Et obstinés. Dans la forêt de Taï, en Côte d'Ivoire, ils cassent de grandes quantités de noix, des heures durant, à l'aide de pierres ou de longues branches dures. A Gombe, en Tanzanie, ils consacrent une bonne partie de leur temps à capturer termites et fourmis, selon des techniques de "pêche" variant d'une population à l'autre. Leurs outils proviennent de branchages, effeuillés et modifiés de façon à produire des objets de tailles et de formes différentes selon le rôle qui leur est prêté.

Ces découvertes, qui s'accumulent depuis une vingtaine d'années, avaient montré que l'homme partage avec les grands singes, mais aussi avec d'autres animaux (vautours, corbeaux, loutres), la faculté d'utiliser des outils. Champions hors catégorie de ce bricolage animalier : les chimpanzés. On leur connaît une trousse à outils d'une cinquantaine d'objets, chaque population employant plusieurs d'entre eux. Mais personne, jusqu'alors, ne soupçonnait les capacités mentales que peuvent montrer les chimpanzés du parc national Loango, au Gabon, pour récolter la nourriture dont ils raffolent : le miel.

 

"CAPACITÉS COGNITIVES"

"Notre étude n'ayant commencé qu'en 2005, les chimpanzés ne sont pas encore habitués à nous, et leur observation directe est restée exceptionnelle, précise M. Boesch. En revanche, nous avons collecté une grande quantité d'outils, la plupart employés à l'extraction du miel" : 614 exactement, recueillis entre février 2005 et septembre 2007 sur 45 sites d'occupation différents. "Dans cette région d'Afrique, certaines espèces d'abeilles font leur ruche dans les arbres, d'autres sous la terre, poursuit le chercheur. Pour chacune de ces situations, nous avons déduit de notre récolte que les singes utilisaient de trois à cinq types d'outils distincts, de façon séquentielle et dans un ordre prédéterminé. Ce qui signifie qu'ils sont capables de planifier leurs actions."

Mieux encore : les chimpanzés de Loango imaginent ce qu'ils ne peuvent voir, et fabriquent des sortes de "perforateurs" pour repérer, avec succès, les ruches souterraines... "Tout cela demande des capacités cognitives sophistiquées, peut-être comparables à celles qu'avaient les hommes au début de l'âge de pierre", estime M. Boesch. A quelques nuances près, toutefois : il n'a pas (encore ?) été trouvé chez les chimpanzés la moindre trace d'un "débitage industriel" analogue à celui de nos silex préhistoriques. Ni d'indices laissant penser qu'ils fabriquent leurs outils... à l'aide d'autres outils. Ouf ! L'honneur est sauf.

 

Catherine Vincent

Article paru dans l'édition du 04.07.09

Dégel du permafrost et réchauffement climatique

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http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/07/03/le-sol-arctique-recelerait-deux-fois-plus-de-carbone-que-prevu_1214727_3244.html#ens_id=1099506

 

Le sol arctique recèlerait deux fois plus de carbone que prévu

LE MONDE | 03.07.09 | 15h10  •  Mis à jour le 03.07.09 | 15h10

 

La quantité de carbone stockée dans les couches supérieures du pergélisol arctique serait deux fois plus importante que certaines estimations publiées jusqu'ici. Selon des travaux internationaux publiés dans la dernière édition de la revue Global Biogeochemical Cycle, environ 495 milliards de tonnes (Gt) de carbone seraient emprisonnés dans le premier mètre de ces sols perpétuellement gelés, soit environ la moitié de la totalité du carbone présent aujourd'hui dans l'atmosphère terrestre. Or les strates supérieures du pergélisol sont les plus sensibles au changement climatique. Les chercheurs redoutent que leur dégel (déjà engagé dans certaines zones) ne conduise à un relargage dans l'atmosphère de dioxyde de carbone et de méthane, les deux principaux gaz à effet de serre. A l'aune de ces résultats, cette "rétroaction positive" pourrait, à l'échelle du siècle, aggraver le réchauffement en cours deux fois plus vite que les estimations actuelles.

 

 

Stéphane Foucart

Article paru dans l'édition du 04.07.09

 

La plus ancienne poterie

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http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/07/03/vieille-de-18-000-ans-la-plus-ancienne-poterie-est-chinoise_1214780_3244.html#ens_id=1214869

 

Vieille de 18 000 ans, la plus ancienne poterie est chinoise

LE MONDE | 03.07.09 | 15h18  •  Mis à jour le 03.07.09 | 15h18

 

Des tessons de céramiques découverts dans la grotte Yuchanyan, en Chine méridionale (Hunan), viennent d'être datés de 18 000 ans. Ce qui fait de cette poterie la plus ancienne jamais découverte. De précédents travaux avaient permis la mise au jour, dans la même région, de tels objets d'argile cuite plus récents de 2 000 à 3 000 ans. Ces résultats, publiés dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), s'appuient sur la datation au radiocarbone (carbone 14) de charbons et de collagène d'ossements animaux retrouvés dans la même couche stratigraphique. L'ensemble des datations effectuées sur les vestiges animaux du site indique une occupation de la grotte remontant à 21 000 ans environ. Des assemblages d'ossements animaux et des outils lithiques ont également été découverts sur le site.

Les chercheurs sont parvenus à réunir suffisamment de tessons pour reconstituer ce que devait être l'aspect de la céramique. D'aspect conique, celle-ci devait mesurer une trentaine de centimètres de hauteur. En outre, la qualité de sa facture laisse supposer que les artisans qui l'ont façonnée devaient être dépositaires d'un savoir-faire acquis de longue date.

La présence de telles céramiques à des époques aussi hautes pose question à la communauté scientifique. Elle suggère que la transition du paléolithique au néolithique s'est faite, en Asie de l'Est, sur de très longues périodes.

Au contraire, au Proche-Orient, le passage d'un mode de vie de nomades chasseurs-cueilleurs se fait relativement vite. Et ce n'est qu'autour du Xe millénaire avant notre ère que l'on retrouve de telles céramiques, sur des sites occupés par des populations déjà sédentarisées et maîtrisant les techniques agricoles. Une statuette en céramique datée d'environ 25 000 ans - la célèbre Vénus de Dolní Vestonice - a bien été mise au jour en Moravie (République tchèque) au début du XXe siècle, mais jamais aucun récipient remontant à des époques aussi anciennes n'a jamais été découvert.

Et pour cause : les chercheurs s'interrogent sur l'utilité de ces poteries primitives pour des populations ne maîtrisant pas encore l'agriculture - comme on le présume de celles occupant le site de Yuchanyan il y a 18 000 ans. Cependant, le site a également livré de rares restes de grains de riz. D'où ces questions : y avait-il plus de riz à l'origine qu'on n'en exhume aujourd'hui ? Ce riz était-il totalement sauvage ou déjà le fruit d'un embryon d'agriculture, dans une région réputée être le berceau de la domestication de cette céréale, à la base des régimes alimentaires de l'ensemble de l'Asie... Enfin, des questions se font également jour sur la nature de l'habitat qu'aurait représenté la grotte pour ses occupants d'il y a 18 000 ans.

 

Stéphane Foucart

Article paru dans l'édition du 04.07.09

Cancer et environnement

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http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hIXT7z5dokG1TKg9zc6cOLHZEAiA

 

Risques de cancer : le poids "majeur" de l'environnement

De Christine COURCOL – Il y a 20 heures

 

PARIS (AFP) — Tabac, produits chimiques, amiante, benzène des carburants, alimentation, le poids de l'environnement est "majeur" dans les risques de cancers et explique en bonne partie l'augmentation de leur nombre, ont souligné jeudi devant la presse les responsables de l'Afsset.

L'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) a rendu public un avis sur les liens entre cancers et environnement, se fondant sur un rapport publié en octobre par l'Inserm.

Ce texte, considéré comme "trop prudent" par les associations, soulignait le rôle "avéré" ou "débattu" pour le développement de cancers de nombre d'agents "physiques, chimiques ou biologiques" présents dans l'air, l'eau, les sols ou l'alimentation.

L'Afsset a complété ce rapport par des auditions de personnalités, de spécialistes ou d'associations.

"Il y a une énorme masse de cancers qu'on ne peut expliciter aujourd'hui", a souligné Martin Guespereau, directeur général de l'Agence. Pour lui, peu sont de fait explicables par un seul facteur (amiante, tabac), la plupart se reliant à "des facteurs croisés".

La génétique et le vieillissement jouent un certain rôle, mais "la part de l'environnement est majeure", selon le Pr Gérard Lasfargues, chef du département d'expertises de l'Agence.

Il reconnaît qu'"il y a beaucoup de trous dans les connaissance sur les mélanges et les données d'exposition à long terme".

Pour mesurer les multi-expositions, il faudrait non seulement additionner les impacts à tous les niveaux (domestique, professionnel, loisirs) mais aussi étudier les interactions entre substances.

En outre, les pluri-expositions peuvent survenir "à des moments et en des lieux différents".

"Alors, comment s'y prend-on pour faire reculer les futurs cancers ?", a lancé M. Guespereau, qui rappelle la hausse de leur nombre, même s'il y a relativement moins de décès. Et il affirme : "l'approche de prévention, qui s'appuie sur les risques connus, doit se doubler d'une approche de précaution" qui prenne en compte les risques même s'ils sont seulement "débattus".

Le directeur général de l'Afsset cite l'exemple du dichlorométhane, qui n'est pas classé cancérigène à ce stade et dont 11.000 tonnes sont utilisées par an tous azimuts, pour des matières plastiques, des parfums...

"On attend d'être sûr des effets ou on agit aujourd'hui ?", demande-t-il, préconisant de "développer une logique de précaution".

L'Afsset suggère ainsi la substitution des agents dont le potentiel cancérogène est en débat par d'autres substances moins dangereuses. Elle estime aussi qu'il revient aux industriels et acteurs socio-économiques de faire la preuve de l'innocuité de leurs produits, notamment pour les plus récents comme les nanoparticules.

Il faut aussi, en milieu professionnel, "renforcer les contrôles de l'application de la réglementation". La semaine dernière, l'Afsset avait déjà recommandé un renforcement immédiat de la protection des travailleurs exposés au formaldéhyde (formol), soit 190.000 travailleurs dans une centaine de professions.

Enfin, pour une bonne évaluation des risques, l'Afsset estime qu'il faut multiplier les études et croiser toutes les disciplines telles que "toxicologie, étude des expositions et sciences humaines et sociales".

En 25 ans, la fréquence de survenue du cancer en France a quasiment doublé chez l'homme (+93%) et fortement augmenté chez la femme (+84%). Cette hausse ne peut être attribuée qu'en partie à la poussée démographique (pour 25%) et au vieillissement (20%).

 

Copyright © 2009 AFP.

02.07.2009

Publicité et développement durable

lu sur : http://www.arpp-pub.org/Nouvelle-Recommandation.html

 

L’Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP) a publié une " Nouvelle Recommandation Développement durable "

26.06.2009 - Le Conseil d’Administration de l’ARPP du 18 juin 2009 a validé les nouvelles règles de déontologie publicitaire relatives au développement durable, réécrites conformément à l’engagement pris dans la Charte pour une publicité éco-responsable signée en avril 2008 avec les pouvoirs publics. Très complet, ce dernier remplace trois textes antérieurs (Recommandations Arguments écologiques et Développement durable et Note de doctrine Véhicules en espaces naturels) et apporte plusieurs novations importantes.

 

Une volonté de simplification

Les professionnels ont souhaité un saut significatif en termes de clarté et de pédagogie. D’où la fusion de plusieurs textes en un seul et l’adoption d’une structure plus didactique.

De multiples sources d’inspiration

Outre l’avis émis par le CPP (Conseil Paritaire de la Publicité) en mars 2009, le groupe de rédaction s’est largement inspiré de la Norme ISO 14021, mais également du Code de la CCI (Chambre de commerce internationale) ainsi que des réflexions issues des études Ademe-ARPP sur ces questions.

Une approche résolument globale

Confirmant et approfondissant l’approche retenue en 2003, ce texte va au-delà des seules allégations environnementales pour englober l’ensemble du développement durable (en faisant des focus sur l’environnement si nécessaire). Ambitieuse, cette approche dote la France d’un texte sans équivalent en Europe.

Des réponses claires à des attentes fortes

Ce texte apporte des réponses opérationnelles sur des sujets particulièrement sensibles :

a) La prise en compte des cycles de vie – Ce texte intègre une définition de ce qu’est un cycle de vie, ses différentes composantes et de la façon dont il doit être abordé en publicité pour respecter les objectifs de véracité et d’objectivité. En allant aussi loin qu’il est techniquement possible de le faire aujourd’hui, notamment compte tenu de l’absence de référentiels publics.

Ainsi, par exemple, si un produit est présenté comme plus écologique parce qu’il intègre des pièces recyclables, le message devra être explicite, de façon à ne pas laisser penser au public que le produit présente des plus-values écologiques également au niveau de sa phase de consommation.

b) Les auto-déclarations environnementales – Le sujet est récurrent, au cœur de la Norme ISO 14021, dans un contexte de grand foisonnement des logos, distinctions, prix, et autres cautions. Le nouveau texte l’aborde en soulignant, entre autres, la nécessité d’une meilleure identification et explicitation de ces signes. L’objectif est que le consommateur puisse savoir à quoi il a affaire.

Dans cette idée, si un annonceur crée un logo, il faudra qu’il indique clairement dans sa publicité qu’il en est à l’origine (pas d’ambiguïté par rapport à un label officiel) et qu’il précise sa signification s’il y a un risque de confusion.

Mais également – au-delà de ces deux éléments majeurs, le nouveau texte marque des avancées significatives sur des sujets qui, pour être plus pointus, n’en sont pas moins importants. On retiendra notamment :

a) La présentation de dispositifs complexes – Comment communiquer sur la compensation carbone sans induire le public en erreur, par exemple ?

Ainsi, ce n’est pas parce qu’un constructeur automobile compense les émissions émises pendant deux ans par un véhicule qu’il peut afficher un slogan de type "tel modèle = zéro CO2".

b) La visualisation – Jusqu’où peut-on aller dans la "verdisation" d’un visuel ?

Par exemple, il ne sera plus acceptable d’identifier un avion à un oiseau ou une voiture à un arbre.

c) Les prototypes, les rêves – Par exemple, quand un produit n’existe qu’au stade expérimental, est-il possible de s’en prévaloir dans une publicité ?

Si un annonceur a développé un prototype, il pourra le mettre en avant dans sa publicité mais il devra le présenter comme tel, sans que le public puisse penser que le produit est commercialisé.

d) Du corporate au produit – Comment ne pas utiliser de façon abusive un positionnement corporate quand on fait de la communication produit, et inversement ?

Ainsi, un annonceur ayant développé une fondation en faveur de la protection des fonds marins ne pourra pas en tirer argument pour dire que ses produits issus de la mer procèdent d’une pêche durable.

Un renforcement du point sur la portée éco-citoyenne des messages

L’ancienne Recommandation Développement Durable avait innové en proscrivant la représentation dans la publicité de comportements contraires à la protection de l’environnement. Le nouveau texte ajoute une dimension complémentaire : la non dévalorisation par la publicité de la gravité des enjeux liés au développement durable. Par exemple, les publicités qui relativiseraient la gravité de la problématique du réchauffement climatique seront exclues.

Ce texte entrera en vigueur le 1er octobre 2009.

 

Jean-Pierre Teyssier, Président de l’ARPP :

"Après la réforme du dispositif de régulation professionnelle de la publicité, la mise en place d’un conseil systématique pour les arguments écologiques, la publication d’un Code sur la construction de maisons intégrant des règles environnementales, cette Recommandation est une étape supplémentaire dans l’accomplissement des engagements pris en faveur d’une publicité éco-responsable. L’étape suivante est la publication des résultats du bilan Ademe sur la bonne application des règles, prévue pour la rentrée prochaine."

01.07.2009

Feu vert au maïs transgénique MON 810

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/07/01/l-autorite-europeenne-redonne-son-feu-vert-au-mais-transgenique-mon-810_1213865_3244.html#ens_id=1213093

 

L'Autorité européenne redonne son feu vert au maïs transgénique MON 810

LE MONDE | 01.07.09 | 15h03  •  Mis à jour le 01.07.09 | 15h03

 

Un bras de fer se prépare entre les institutions communautaires et plusieurs Etats membres de l'Union européenne, concernant le maïs génétiquement modifié, produit par Monsanto, le MON 810. Mardi 30 juin, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), basée à Parme, a publié un nouvel avis scientifique favorable à la culture de cette variété, ainsi qu'à son utilisation dans les produits et les additifs alimentaires. Cela, alors que six pays (Allemagne, Autriche, France, Grèce, Hongrie et Luxembourg) ont interdit la culture de cette semence sur leur territoire.

Les OGM doivent être évalués tous les dix ans et le premier avis de l'EFSA sur le MON 810 datait de 1998. Dans ses conclusions réactualisées, le panel d'experts de l'Autorité européenne considère que cette semence "est aussi sûre que son homologue conventionnel pour ce qui est des effets éventuels sur la santé humaine et animale". Il estime qu'un impact néfaste sur l'environnement est "improbable", en particulier si "des mesures de gestion appropriées" sont mises en place pour limiter l'exposition possible d'insectes inoffensifs pour le maïs.

Pour Greenpeace-France, "une fois de plus, l'EFSA choisit d'ignorer les preuves scientifiques relatives aux effets négatifs sur l'environnement de ce maïs pesticide". Une attitude "d'autant plus grave que la Commission européenne ne se fonde que sur l'avis de cette seule agence". Or, en l'absence de majorité qualifiée dans le vote des Etats membres, c'est la Commission européenne - favorable aux OGM - qui décide des autorisations.

Signe de l'enjeu commercial, dès le 29 avril, le semencier américain Monsanto a révélé la position de l'EFSA, ce qui a fait monter son cours d'action à la Bourse de New York. Le MON 810, conçu pour résister aux chenilles d'un papillon nuisible, la pyrale, est le seul OGM dont la culture est autorisée en Europe, sur une superficie qui, selon Monsanto, a dépassé 107 000 hectares en 2008, les plus grandes parcelles se trouvant en Espagne.

Récemment, douze pays - dont la France, qui a activé sa clause de sauvegarde, et l'Allemagne, qui a décidé en avril de prohiber cette variété - ont fait part à l'EFSA de leurs interrogations devant le risque que le MON 810 crée une résistance chez les insectes ravageurs du maïs, tout en étant nocif pour d'autres insectes (papillons, coccinelles, puces d'eau). Et certains pays - dont ne font partie ni la France ni l'Allemagne - ont réclamé le droit d'interdire la culture de semences transgéniques sur leur sol, de leur propre initiative.

L'EFSA, dont tous les avis ont jusqu'ici été favorables aux OGM, est de plus en plus contestée (Le Monde du 30 juin). Les ministres européens de l'environnement, rejoignant les écologistes, demandent depuis plusieurs mois sa réforme.

 

Pierre Le Hir

Article paru dans l'édition du 02.07.09

Êtes-vous un cerveau ?

lu sur : http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/

Création d'une banque de cerveaux pour lutter contre Alzheimer

Une plate-forme de ressources biologiques a été créée à l'hôpital de la Salpêtrière. L'objectif de cette banque de données spécialisée dans la maladie d'Alzheimer est de constituer une collection de cerveaux sains et malades afin d'établir des comparaisons. Les prélèvements post-mortem des organes des donneurs seront réalisés dans le cadre des lois de bioéthique. Les Echos indiquent que les personnes souhaitant donner leur cerveau à cette banque peuvent contacter l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Le quotidien rappelle qu'il n'existe pas de modèle animal fiable pour vérifier in vivo l'évolution de la maladie.

Echos [Les] , 01/07/2009

voir : http://www.lesechos.fr/info/metiers/4881015.htm

29.06.2009

Le tropisme pro-OGM des experts européens de l'Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA)

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/06/29/genetiquement-pro-ogm_1213019_3244.html#ens_id=1213093

 

Enquête

Génétiquement pro-OGM

LE MONDE | 29.06.09 | 15h50  •  Mis à jour le 29.06.09 | 17h04

PARME (ITALIE), ENVOYÉ SPÉCIAL

 

Parme, sa cathédrale, son baptistère, ses fresques du Correggio, son parmigiano reggiano et son prosciutto. Les guides touristiques ajoutent désormais : son Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). L'agence chargée, au niveau communautaire, d'évaluer les risques liés à la chaîne alimentaire. En particulier aux organismes génétiquement modifiés (OGM). C'est sur ses avis que s'appuient les décisions de la Commission de Bruxelles, du Parlement européen et des Etats membres de l'Union européenne. D'où son rôle crucial.

Loin des marbres patinés des palais des Farnèse, l'institution s'est installée dans un moderne bâtiment de verre. Façon, peut-être, d'afficher sa "transparence", l'une de ses vertus cardinales, annonce sa directrice, la Française Catherine Geslain-Lanéelle, avec l'"excellence scientifique", l'"indépendance" et la "réactivité". L'affirmation fait s'étrangler les écologistes. "Autant demander à un renard de surveiller un poulailler !" s'écrit Greenpeace.

Les ministres de l'environnement des pays européens ne sont pas loin de penser la même chose. Au point que onze d'entre eux - Autriche, Bulgarie, Chypre, Grèce, Hongrie, Irlande, Lettonie, Lituanie, Malte, Pays-Bas et Slovénie -, affichant leur défiance à l'égard des instances communautaires, viennent de réclamer la possibilité d'interdire, de leur propre initiative, la culture de séquences génétiquement modifiées sur leur territoire. Sans souscrire à cette demande de nationalisation des autorisations de culture, la secrétaire d'Etat française à l'écologie, Chantal Jouanno, plaide elle aussi pour "que les procédures d'expertise soient revues".

Quand l'EFSA voit le jour, en janvier 2002, l'Europe sort des crises de la vache folle et du poulet à la dioxine belge. La confiance des consommateurs est ébranlée. La filière agroalimentaire discréditée. L'Union européenne décide de se doter d'une expertise scientifique incontestable. Et de séparer l'évaluation des risques de la décision politique.

Maladies animales, additifs alimentaires, OGM, pesticides, risques biologiques... L'agence ne chôme pas. Chaque année, sa charge de travail double : en 2009, elle rendra un millier d'avis scientifiques. Trop, trop vite ? Avec 400 permanents et un financement communautaire de 73 millions d'euros, elle a atteint "la taille critique" et "la maturité" qui garantissent aux citoyens européens "un système d'évaluation des risques extrêmement robuste", assure Mme Geslain-Lanéelle. Dix panels de scientifiques externes ont été mis en place pour couvrir les différentes disciplines, soit un réseau de 200 experts, réunis 10 à 12 fois par an. S'y ajoutent un millier de spécialistes consultés ponctuellement, dont la directrice souhaite tripler ou quadrupler le nombre.

Sur certains dossiers, l'EFSA a fait la preuve de l'indépendance qu'elle revendique. Par exemple en concluant, en 2007, que le colorant alimentaire Rouge 2G (E128), utilisé depuis trente ans dans les saucisses et les hamburgers, pouvait avoir des effets cancérigènes. Son bilan en matière d'OGM laisse en revanche perplexe.

Depuis sa création, l'autorité a reçu des industries agroalimentaires 119 demandes d'autorisation ou de renouvellement d'organismes génétiquement modifiés. Plus de la moitié (69) sont encore à l'étude, tandis que 8 ont été finalement retirées. Elle a donc rendu 42 avis... tous positifs. Qui plus est, adoptés à l'unanimité - le vote se faisant à main levée - des membres du panel OGM présents.

Pour les écologistes, la cause est entendue. En choeur, Greenpeace, les Amis de la Terre et le réseau d'associations France Nature environnement dénoncent "l'incapacité scandaleuse" de l'EFSA, à leurs yeux jouet du lobby industriel. Mieux vaut, fulminent-ils, qu'elle mette la clé sous la porte, en attendant sa "réforme complète".

L'autorité européenne se défend. Tous les avis, fait-elle valoir, ont été émis "après beaucoup de discussions". S'ils sont fondés sur les dossiers fournis par les industriels - l'EFSA n'a pas de moyens de recherche propres -, "ils prennent aussi en compte l'ensemble des articles scientifiques disponibles". Ainsi d'une étude, publiée en novembre 2008 par des chercheurs autrichiens, qui suggérait une altération de la fertilité de souris nourries au maïs transgénique MON 810-NK 603. Le panel OGM s'est saisi de ce travail et a conclu qu'il posait "des problèmes de méthodologie" qui l'invalidaient. Ce qu'a aussi estimé, voilà quelques semaines, l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa). L'EFSA admet toutefois qu'elle "devrait peut-être, lorsque l'industriel ne fournit pas les informations supplémentaires demandées dans un délai fixé, rendre un avis négatif".

D'où vient, alors, le tropisme pro-OGM des experts européens ? Tous les ans, chacun d'entre eux remplit une déclaration détaillée, attestant qu'il n'existe pas de conflit d'intérêts - financier ou intellectuel - entre sa mission et ses activités professionnelles (recherches payées par des firmes du secteur, travaux de consultant, détention d'actions ou de brevets...). Avant chaque réunion, il signe en outre une déclaration d'intérêts spécifique pour les sujets à l'ordre du jour. Pour avoir tu ses accointances avec un groupe industriel, un expert d'un autre panel, spécialiste de nutrition, a dû, début 2009, démissionner.

Les Amis de la Terre ont contesté la neutralité de plusieurs membres du panel OGM, pour leurs liens, directs ou indirects, avec des entreprises de biotechnologies. A commencer par son président, le Néerlandais Harry Kuiper, coordonnateur, de 2000 à 2003, d'un programme de recherche européen auquel participaient Monsanto, Bayer CropScience et Syngenta. "Il s'agissait d'un programme communautaire public, répond la directrice de l'EFSA. Du reste, s'il fallait disqualifier définitivement tous ceux qui ont travaillé avec l'industrie, on ne trouverait personne. Un bon expert n'ayant jamais collaboré avec le privé, c'est même suspect."

Si les garants de la sécurité alimentaire sont invariablement favorables aux OGM, c'est plutôt qu'ils portent des lunettes sélectives, pense l'écophysiologiste Yvon Le Maho, directeur de recherche au CNRS. C'est lui qui a été chargé, en 2008, de rédiger un rapport scientifique répondant aux critiques de Monsanto contre la clause de sauvegarde activée par la France - en vertu du principe de précaution - pour suspendre la culture du maïs transgénique MON 810.

En octobre 2008, il a été auditionné, avec trois autres chercheurs français - un botaniste, Pierre-Henri Gouyon, un agronome, Denis Bourguet, et un statisticien, Marc Lavielle -, par les experts de l'EFSA. "Nous avons eu le sentiment que leur opinion était faite d'avance, rapporte-t-il. Ils n'étaient que six ou sept présents (le panel OGM compte 21 membres) et le début de la réunion a été très tendu. Nous avons dû menacer de partir pour obtenir la discussion ouverte que souhaitait la Commission de Bruxelles." Le procès-verbal - qui ne leur a pas été soumis - conclut : "Il n'existe pas de preuve de la possible toxicité du maïs MON 810. Les deux parties étaient d'accord sur ce point." Pour la délégation française, il aurait fallu ajouter : "Il n'existe pas de preuve de l'absence de toxicité à long terme du maïs MON 810. Les deux parties étaient également d'accord sur ce point."

Pierre-Henri Gouyon décrypte : "Nous avons affaire à des spécialistes de la biologie moléculaire, qui connaissent bien les problèmes de contamination aiguë, beaucoup moins les effets à long terme sur la santé et l'environnement. Tester des OGM sur des rats pendant 90 jours, même à fortes doses, c'est très insuffisant. Certaines pathologies ont une latence beaucoup plus longue."

Le ministère français de l'écologie fait une analyse similaire. "L'EFSA a été créée pour répondre à des questions sanitaires. Sur les OGM, on lui demande de répondre aussi à des questions environnementales. Est-elle bien armée pour le faire ?" s'interroge-t-on au cabinet de Jean-Louis Borloo.

Et d'expliciter : "Ses experts représentent-ils un spectre de disciplines suffisamment large ? Sont-ils à même de traiter des OGM non pas comme des produits isolés, mais comme des cultures intégrées à un écosystème vivant ? Se préoccupent-ils de la coexistence entre les filières OGM, conventionnelle et bio ? Enfin, les données fournies par les semenciers, qui ne donnent pas aux chercheurs l'accès aux séquences génétiques, assurent-elles une information scientifique équilibrée ?"

A toutes ces questions, la réponse est négative. Fin 2008, les ministres européens de l'environnement ont appelé à "améliorer" le système d'expertise communautaire sur les OGM. En insistant sur "une évaluation détaillée des effets à long terme sur l'environnement". L'une des premières tâches confiées par le ministre d'Etat français, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer, Jean-Louis Borloo, au Haut Conseil des biotechnologies mis en place voilà quelques semaines, est de faire des "propositions" de réforme à l'Europe dans ce sens. La maison de verre de Parme doit se préparer à une mutation génétique.

 

Pierre Le Hir

Article paru dans l'édition du 30.06.09

27.06.2009

Les contaminations par le chlordécone

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http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/06/24/l-inquietant-parcours-du-chlordecone-perdu_1210725_3244.html#ens_id=1207698

 

L'inquiétant parcours du "chlordécone perdu"

LE MONDE | 24.06.09 | 15h27  •  Mis à jour le 24.06.09 | 15h27

 

Les Antilles ne sont pas les seuls territoires contaminés par le chlordécone, un polluant extrêmement persistant, soupçonné d'être cancérigène, employé comme pesticide dans les plantations de bananiers en Guadeloupe et en Martinique entre 1981 et 1993. Au nom de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst), la sénatrice Catherine Procaccia (UMP, Val-de-Marne) et le député Jean-Yves Le Déaut (PS, Meurthe-et-Moselle) présentent mercredi 24 juin un rapport dans lequel ils retracent, pour la première fois, le parcours du "chlordécone perdue".

Selon les informations des rapporteurs, quelque 1 600 tonnes ont été produites aux Etats-Unis entre 1958 et 1976. La fabrication a ensuite été interdite, les ouvriers et les riverains des sites de production présentant des atteintes neurologiques graves. Environ 200 autres tonnes de chlordécone ont ensuite été produites au Brésil. Or, 300 tonnes seulement ont été utilisées aux Antilles. Le reste a été exporté dans d'autres régions du monde, en particulier dans l'ancienne Allemagne de l'Est (RDA), en Pologne, peut-être en Ukraine. Le pesticide a également été utilisé au Cameroun et en Côte d'Ivoire.

"On pourrait potentiellement se trouver en présence d'un problème sanitaire et environnemental de dimension mondiale, qui devrait envoyer à une coopération internationale", écrivent les auteurs. Le chlordécone n'étant plus produite ni utilisée aujourd'hui, ses résidus ne sont plus recherchés. Une enquête sur les zones d'épandage dans le monde est pourtant impérative, selon les rapporteurs.

 

CANCER DE LA PROSTATE

Les effets sanitaires d'une exposition à de faibles doses de produit - par l'alimentation et l'eau potable - ont été dénoncés par le cancérologue Dominique Belpomme, dans un rapport publié en septembre 2007. Il mettait en lien la pollution et l'augmentation des cancers de la prostate aux Antilles. Les auteurs contestent ces résultats, qualifiant de "peu solides" les méthodes de M. Belpomme. Cependant, ils n'écartent pas le risque sanitaire. "L'occurrence du cancer de la prostate est très marquée ethniquement (...), mais cette prévalence chez certaines populations n'exclut pas que l'exposition aux pesticides puisse être un facteur aggravant", écrivent-ils, renvoyant à plusieurs études épidémiologiques dont les résultats seront connus prochainement.

La chlordécone pose un problème particulier du fait de sa persistance dans l'environnement. La molécule, très stable, peut rester présente dans les sols entre un et sept siècles, et continuer à transiter vers les produits cultivés. Les sédiments servent aussi de vecteur de contamination des eaux de rivière, puis des milieux marins. Le polluant s'accumule dans les graisses et se concentre dans la chaîne alimentaire, "en particulier les milieux aquatiques".

Or, les auteurs relèvent que la contamination potentielle des poissons et des crustacés a été oubliée dans le plan élaboré en 2008 pour limiter l'exposition de la population antillaise - un plan jugé efficace, en revanche, concernant les fruits et les légumes. Les rapporteurs jugent "urgent" de localiser la pollution des milieux marins et de multiplier les analyses sur les produits de la mer, très consommés aux Antilles.

Ils soulignent aussi l'absence de connaissance sur la contamination des eaux fluviales et souterraines. La cartographie des terres polluées (plus d'un quart des zones agricoles des deux îles) avance en outre trop lentement. Les auteurs recommandent de rechercher des méthodes d'analyse "plus fiables, plus rapides et moins coûteuses".

 

Gaëlle Dupont

Article paru dans l'édition du 25.06.09

26.06.2009

Comment la vie est-elle apparu sur Terre ?

lu sur :

http://www.nytimes.com/2009/06/16/science/16orig.html?_r=1&sq=origin%20life&st=cse&scp=3&pagewanted=print

 

June 16, 2009

New Glimpses of Life’s Puzzling Origins

By NICHOLAS WADE

 

Some 3.9 billion years ago, a shift in the orbit of the Sun’s outer planets sent a surge of large comets and asteroids careening into the inner solar system. Their violent impacts gouged out the large craters still visible on the Moon’s face, heated Earth’s surface into molten rock and boiled off its oceans into an incandescent mist.

 

Yet rocks that formed on Earth 3.8 billion years ago, almost as soon as the bombardment had stopped, contain possible evidence of biological processes. If life can arise from inorganic matter so quickly and easily, why is it not abundant in the solar system and beyond? If biology is an inherent property of matter, why have chemists so far been unable to reconstruct life, or anything close to it, in the laboratory?

 

The origins of life on Earth bristle with puzzle and paradox. Which came first, the proteins of living cells or the genetic information that makes them? How could the metabolism of living things get started without an enclosing membrane to keep all the necessary chemicals together? But if life started inside a cell membrane, how did the necessary nutrients get in?

 

The questions may seem moot, since life did start somehow. But for the small group of researchers who insist on learning exactly how it started, frustration has abounded. Many once-promising leads have led only to years of wasted effort. Scientists as eminent as Francis Crick, the chief theorist of molecular biology, have quietly suggested that life may have formed elsewhere before seeding the planet, so hard does it seem to find a plausible explanation for its emergence on Earth.

 

In the last few years, however, four surprising advances have renewed confidence that a terrestrial explanation for life’s origins will eventually emerge.

 

One is a series of discoveries about the cell-like structures that could have formed naturally from fatty chemicals likely to have been present on the primitive Earth. This lead emerged from a long argument between three colleagues as to whether a genetic system or a cell membrane came first in the development of life. They eventually agreed that genetics and membranes had to have evolved together.

 

The three researchers, Jack W. Szostak, David P. Bartel and P. Luigi Luisi, published a somewhat adventurous manifesto in Nature in 2001, declaring that the way to make a synthetic cell was to get a protocell and a genetic molecule to grow and divide in parallel, with the molecules being encapsulated in the cell. If the molecules gave the cell a survival advantage over other cells, the outcome would be “a sustainable, autonomously replicating system, capable of Darwinian evolution,” they wrote.

 

“It would be truly alive,” they added.

 

One of the authors, Dr. Szostak, of the Massachusetts General Hospital, has since managed to achieve a surprising amount of this program.

 

Simple fatty acids, of the sort likely to have been around on the primitive Earth, will spontaneously form double-layered spheres, much like the double-layered membrane of today’s living cells. These protocells will incorporate new fatty acids fed into the water, and eventually divide.

 

Living cells are generally impermeable and have elaborate mechanisms for admitting only the nutrients they need. But Dr. Szostak and his colleagues have shown that small molecules can easily enter the protocells. If they combine into larger molecules, however, they cannot get out, just the arrangement a primitive cell would need. If a protocell is made to encapsulate a short piece of DNA and is then fed with nucleotides, the building blocks of DNA, the nucleotides will spontaneously enter the cell and link into another DNA molecule.

 

At a symposium on evolution at the Cold Spring Harbor Laboratory on Long Island last month, Dr. Szostak said he was “optimistic about getting a chemical replication system going” inside a protocell. He then hopes to integrate a replicating nucleic acid system with dividing protocells.

Dr. Szostak’s experiments have come close to creating a spontaneously dividing cell from chemicals assumed to have existed on the primitive Earth. But some of his ingredients, like the nucleotide building blocks of nucleic acids, are quite complex. Prebiotic chemists, who study the prelife chemistry of the primitive Earth, have long been close to despair over how nucleotides could ever have arisen spontaneously.

Nucleotides consist of a sugar molecule, like ribose or deoxyribose, joined to a base at one end and a phosphate group at the other. Prebiotic chemists discovered with delight that bases like adenine will easily form from simple chemicals like hydrogen cyanide. But years of disappointment followed when the adenine proved incapable of linking naturally to the ribose.

Last month, John Sutherland, a chemist at the University of Manchester in England, reported in Nature his discovery of a quite unexpected route for synthesizing nucleotides from prebiotic chemicals. Instead of making the base and sugar separately from chemicals likely to have existed on the primitive Earth, Dr. Sutherland showed how under the right conditions the base and sugar could be built up as a single unit, and so did not need to be linked.

“I think the Sutherland paper has been the biggest advance in the last five years in terms of prebiotic chemistry,” said Gerald F. Joyce, an expert on the origins of life at the Scripps Research Institute in La Jolla, Calif.

Once a self-replicating system develops from chemicals, this is the beginning of genetic history, since each molecule carries the imprint of its ancestor. Dr. Crick, who was interested in the chemistry that preceded replication, once observed, “After this point, the rest is just history.”

Dr. Joyce has been studying the possible beginning of history by developing RNA molecules with the capacity for replication. RNA, a close cousin of DNA, almost certainly preceded it as the genetic molecule of living cells. Besides carrying information, RNA can also act as an enzyme to promote chemical reactions. Dr. Joyce reported in Science earlier this year that he had developed two RNA molecules that can promote each other’s synthesis from the four kinds of RNA nucleotides.

“We finally have a molecule that’s immortal,” he said, meaning one whose information can be passed on indefinitely. The system is not alive, he says, but performs central functions of life like replication and adapting to new conditions.

“Gerry Joyce is getting ever closer to showing you can have self-replication of RNA species,” Dr. Sutherland said. “So only a pessimist wouldn’t allow him success in a few years.”

Another striking advance has come from new studies of the handedness of molecules. Some chemicals, like the amino acids of which proteins are made, exist in two mirror-image forms, much like the left and right hand. In most naturally occurring conditions they are found in roughly equal mixtures of the two forms. But in a living cell all amino acids are left-handed, and all sugars and nucleotides are right-handed.

Prebiotic chemists have long been at a loss to explain how the first living systems could have extracted just one kind of the handed chemicals from the mixtures on the early Earth. Left-handed nucleotides are a poison because they prevent right-handed nucleotides linking up in a chain to form nucleic acids like RNA or DNA. Dr. Joyce refers to the problem as “original syn,” referring to the chemist’s terms syn and anti for the structures in the handed forms.

The chemists have now been granted an unexpected absolution from their original syn problem. Researchers like Donna Blackmond of Imperial College London have discovered that a mixture of left-handed and right-handed molecules can be converted to just one form by cycles of freezing and melting.

With these four recent advances — Dr. Szostak’s protocells, self-replicating RNA, the natural synthesis of nucleotides, and an explanation for handedness — those who study the origin of life have much to be pleased about, despite the distance yet to go. “At some point some of these threads will start joining together,” Dr. Sutherland said. “I think all of us are far more optimistic now than we were five or 10 years ago.”

One measure of the difficulties ahead, however, is that so far there is little agreement on the kind of environment in which life originated. Some chemists, like Günther Wächtershäuser, argue that life began in volcanic conditions, like those of the deep sea vents. These have the gases and metallic catalysts in which, he argues, the first metabolic processes were likely to have arisen.

But many biologists believe that in the oceans, the necessary constituents of life would always be too diluted. They favor a warm freshwater pond for the origin of life, as did Darwin, where cycles of wetting and evaporation around the edges could produce useful concentrations and chemical processes.

No one knows for sure when life began. The oldest generally accepted evidence for living cells are fossil bacteria 1.9 billion years old from the Gunflint Formation of Ontario. But rocks from two sites in Greenland, containing an unusual mix of carbon isotopes that could be evidence of biological processes, are 3.830 billion years old.

How could life have gotten off to such a quick start, given that the surface of the Earth was probably sterilized by the Late Heavy Bombardment, the rain of gigantic comets and asteroids that pelted the Earth and Moon around 3.9 billion years ago? Stephen Mojzsis, a geologist at the University of Colorado who analyzed one of the Greenland sites, argued in Nature last month that the Late Heavy Bombardment would not have killed everything, as is generally believed. In his view, life could have started much earlier and survived the bombardment in deep sea environments.

Recent evidence from very ancient rocks known as zircons suggests that stable oceans and continental crust had emerged as long as 4.404 billion years ago, a mere 150 million years after the Earth’s formation. So life might have had half a billion years to get started before the cataclysmic bombardment.

But geologists dispute whether the Greenland rocks really offer signs of biological processes, and geochemists have often revised their estimates of the composition of the primitive atmosphere. Leslie Orgel, a pioneer of prebiotic chemistry, used to say, “Just wait a few years, and conditions on the primitive Earth will change again,” said Dr. Joyce, a former student of his.

Chemists and biologists are thus pretty much on their own in figuring out how life started. For lack of fossil evidence, they have no guide as to when, where or how the first forms of life emerged. So they will figure life out only by reinventing it in the laboratory.

Di-Antalvic va être progressivement retiré du marché en Europe, avec plusieurs années de retard par rapport à d'autres pays européens

Pourquoi tant  de retard dans la décision de l'AFSSAPS ?

lu sur : http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/
Di-Antalvic va être progressivement retiré du marché en Europe
L’Afssaps vient de recommander aux professionnels de santé de ne plus prescrire de médicaments contre la douleur contenant du dextropropoxyphène (DXP), un opiacé léger.
Constatant que le surdosage de ce type de médicaments, qu’il soit accidentel ou volontaire (suicides), pouvait être létal, l'agence européenne du médicament (Emea) a estimé que le bénéfice thérapeutique était insuffisant au regard du risque de décès.
A défaut d’avoir pu "identifier de mesure adéquate pour minimiser le risque", les membres de l’Agence européenne du médicament préconisent un retrait progressif des produits contenant du DXP en Europe.
Sont notamment concernés les antalgiques associant DXP et paracétamol : Di-Antalvic.. Certains pays européens, comme la Suède ou la Grande-Bretagne, ont déjà procédé à ce retrait en 2005.

En France, l’Afssaps annonce un retrait de la vente "dans un délai de l’ordre d’un an".
Les Échos, 26/06/2009 - Le Figaro, 26/06/2009 - Libération, 26/06/2009
voir : http://www.liberation.fr/societe/0101576240-le-di-antalvic-bientot-retire-des-pharmacies

25.06.2009

Obésité en Ile-de-France : des inégalités selon les quartiers

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Obésité en Ile-de-France : des inégalités selon les quartiers

L'enquête Record, réalisée par l'Inserm et le centre IPC, montre que le taux de personnes obèses, dans les quartiers franciliens, augmente au fur et à mesure que baisse le niveau socioéconomique. Selon Basile Chaix, chercheur à l'Inserm, "à niveau d'instruction et de revenu égal, on a plus de chances d'être obèse dans un quartier défavorisé". Pour expliquer ce phénomène, les responsables de l'enquête évoquent "l'environnement alimentaire", "les opportunités pour un mode de vie actif", et les "facteurs sociaux influant sur les comportements et les normes". Basile Chaix estime que "l'intérêt de cette étude sera d'informer les politiques publiques qui voudront lancer des campagnes de prévention".

Metro , 24/06/2009

voir :

http://www.metrofrance.com/info-locale/obesite-inegaux-selon-les-quartiers/pifw!GvvFWGEChQfq5dJ2ZJWOkw/

 

Une découverte sur les réservoirs cellulaires du VIH

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Une découverte sur les réservoirs cellulaires du VIH

Une étude dirigée par Rafick-Pierre Sékaly, professeur à l'université de Montréal et directeur de l'unité Inserm 743, a permis d'identifier deux types de cellules T CD4 mémoire qui constituent les réservoirs cellulaires du VIH. Ces derniers sont responsables de la persistance de la virémie. Rafick-Pierre Sékaly estime que ces résultats "plaident en faveur d'une stratégie semblable à celle utilisée contre la leucémie : une chimiothérapie ciblée en association à un traitement immunitaire". Le Quotidien du Médecin précise que cette stratégie permettrait d'éliminer définitivement le VIH chez les sujets infectés en détruisant "à la fois les virus circulants et ceux "cachés" dans les cellules du système immunitaire".

Reprise information presse du 22 juin 2009 "Les réservoirs du VIH mieux identifiés : vers de nouvelles stratégies thérapeutiques"

Quotidien du Médecin [Le] , 23/06/2009

23.06.2009

Antennes-relais et Wi-Fi : "la conférence parisienne" préconise la prudence

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http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/06/18/antennes-relais-et-wi-fi-la-conference-parisienne-preconise-la-prudence_1208554_3244.html#ens_id=1208555

 

Antennes-relais et Wi-Fi : "la conférence parisienne" préconise la prudence

LEMONDE.FR avec AFP | 18.06.09 | 16h29  •  Mis à jour le 18.06.09 | 17h03

 

Les citoyens de la "conférence parisienne ondes, santé, société", mise en place en juin 2008, ont recommandé, jeudi 18 juin, la prudence à la mairie de Paris, avec notamment l'abaissement du seuil d'exposition aux ondes électromagnétiques et l'arrêt de l'installation d'antennes-relais à proximité des établissements scolaires.

Dans leur avis, comprenant dix recommandations non contraignantes, treize citoyens parisiens (sur un panel de vingt au départ) spécialement formés et missionnés sur cette question, ont préconisé de "modérer la surenchère des équipements numériques". Ils mettent notamment en avant "la complexité du sujet et l'incertitude des données scientifiques".

"Le risque zéro n'existe pas. Nous recommandons cependant d'optimiser le réseau (technologie et implantation) pour atteindre un seuil de 0,6 volt/mètre", indiquent-ils, soulignant que "d'autres villes s'engagent dans ce sens". Actuellement, le seuil d'exposition à Paris est fixé à 2 volts/mètre par la charte parisienne de téléphonie mobile négociée entre la ville et les opérateurs.

La conférence souhaite également "la non-implantation des antennes-relais à proximité des établissements scolaires et le non-usage des portables au sein d'établissements scolaires par les enfants". Enfin, elle recommande, lorsque cela est possible, de ménager "des lieux publics sans ondes" et de "privilégier dans les bâtiments publics (administration, bibliothèques, écoles, hôpitaux) l'utilisation filaire par rapport au wifi".

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L'association Robin des Toits s'est réjouie, dans un communiqué, que "la conférence citoyenne demande au maire [de Paris] de désactiver le wi-fi dans tous les espaces publics (mairies, bibliothèques, parcs et jardins)". Créée en mai 2004, elle a pour but d'assister et de fédérer les personnes et les collectifs qui luttent pour la sécurité sanitaire des populations exposées aux nouvelles technologies de télécommunications sans fil.

Nucléaire : L'atome ne produit pas de CO2, mais il génère des déchets

lu sur :

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/06/23/chauds-dechets_1210257_3232.html#ens_id=1210355

voir aussi :

http://lebloglibredemonquartier.midiblogs.com/archive/2009/06/23/que-faire-des-250-000-tonnes-de-dechets-nucleaires.html

 

Edito du Monde

Chauds déchets

LE MONDE | 23.06.09 | 14h39

 

La relance annoncée du nucléaire, paré de nouvelles vertus par la lutte contre le changement climatique, ne doit pas faire oublier son talon d'Achille. L'atome ne produit pas de CO2, mais il génère des déchets. Pas en très grande quantité : en France, 2 kilos par an et par habitant, contre 360 kilos d'ordures ménagères et 2,5 tonnes de rebuts industriels. Mais ces résidus-là sont un boulet. Certains sont extrêmement radioactifs. D'autres restent nocifs sur des échelles de temps - des centaines de milliers ou des millions d'années - que l'humanité ne maîtrise pas.

Qu'en faire ? Par le passé, l'océan a servi de déversoir aux puissances nucléaires, qui y ont immergé des dizaines de milliers de fûts radioactifs. Ce temps est heureusement révolu. Des apprentis sorciers ont suggéré de les larguer dans l'espace. L'idée a fait long feu. La solution aujourd'hui envisagée est de les enfouir dans des couches profondes d'argile, de granit, de sel ou de tufs. En espérant que la nature et la géologie pallieront les faiblesses de la technologie de l'homme.

La Suède, qui s'apprête à présider l'Union européenne, vient de prendre une longueur d'avance, en étant la première à choisir un site de stockage souterrain. Dans tous les autres pays, confrontés aux inquiétudes de leurs populations et aux aléas des alternances politiques, les décisions sont remises à plus tard.

Il ne faut pas forcément le regretter, s'il s'agit de donner du temps au temps. De faire preuve d'humilité et de reconnaître, à rebours du discours des technocrates, que les solutions ne sont pas encore mûres. Et de pousser des alternatives énergétiques. Aux Etats-Unis, l'arrêt du projet de stockage de Yucca Mountain - prêt à ouvrir - est, plus qu'une simple promesse de campagne de Barack Obama, un signe de la volonté de la nouvelle administration américaine de privilégier les énergies renouvelables.

La France, comme l'Amérique, le Canada ou le Japon, a mis au coeur de sa doctrine le principe de réversibilité. Il ne s'agit pas seulement d'être capable de récupérer des colis radioactifs. Il s'agit, surtout, de laisser ouvert le processus décisionnel. Et de redonner la main, sur un dossier longtemps confisqué par les "experts", aux institutions politiques. En faisant du Parlement la pierre angulaire de la gestion des déchets nucléaires, la loi française donne aux générations futures la garantie que rien ne sera décidé d'inéluctable. La démarche est vertueuse. A condition qu'elle ne soit pas un aveu d'impuissance devant un casse-tête insoluble.

 

Article paru dans l'édition du 24.06.09

La consommation d'animaux clonés

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2008/07/24/les-experts-europeens-restent-reserves-sur-la-consommation-d-animaux-clones_1076715_3244.html#ens_id=1210085

 

Compte rendu

Les experts européens restent réservés sur la consommation d'animaux clonés

LE MONDE | 24.07.08 | 14h34  •  Mis à jour le 22.06.09 | 20h58

 

L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) devait rendre public, jeudi 24 juillet, l'avis de son comité scientifique sur l'éventuelle consommation par l'homme des produits alimentaires issus de bovins ou de porcs créés à partir de la technique du clonage

Tout en reconnaissant qu'il n'existe aujourd'hui aucune donnée scientifique permettant d'affirmer que des différences existent entre ces animaux et ceux issus d'une reproduction sexuée, les experts font preuve d'une prudence aussi grande qu'inhabituelle.

A la différence de leurs homologues de la Food and Drug Administration (FDA) américaine, qui avait donné son feu vert, en janvier, à la commercialisation de ces produits, les experts européens se sont penchés sur les questions de santé et de bien-être animal. Ils regrettent, en préalable, le faible nombre de travaux menés sur ce thème et le faible effectif des animaux étudiés. Cette situation fait que la réflexion scientifique est, selon eux, conduite dans un contexte de relative incertitude.

Les experts de l'EFSA observent que la technique de la création de bovins et de porcs par clonage est, chez les femelles porteuses, associée à une série d'anomalies durant la gestation et la mise bas. D'autre part, une proportion non négligeable de porcelets (durant les premières semaines) et de veaux (durant les premiers mois) est atteinte de différentes affections, notamment respiratoires. C'est pourquoi les experts expriment "de sérieuses réserves".

Celles-ci ne concernent toutefois pas la sécurité alimentaire au sens strict, puisque rien ne permet de distinguer les viandes et les laits aujourd'hui commercialisés de ceux provenant d'animaux clonés ou de la descendance de ceux-ci, elle-même issue de reproduction sexuée.

C'est précisément sur cette base que la FDA avait, au terme d'une analyse scientifique, donné son feu vert à la consommation de ces aliments, rompant ainsi avec un moratoire instauré en 2001. La FDA partageait les conclusions d'un rapport de l'Académie américaine des sciences qui, dès 2002, ne relevait pas de différence substantielle entre les deux catégories de produits.

Les experts de l'EFSA rejoignent ceux de la FDA pour dire que, faute de données scientifiques suffisantes, ils ne sont pas en mesure d'analyser la situation concernant les ovins ou les caprins créés par clonage.

L'avis de l'EFSA se démarque quelque peu de l'analyse faite en 2005 par l'Agence française sur la sécurité sanitaire des aliments (Afssa), qui estimait, à l'époque, que "les données acquises, notamment sur le lait et la viande, suggèrent que les animaux descendants des clones, qui sont les seuls susceptibles d'être proposés aux consommateurs, peuvent être traités comme leurs équivalents issus des méthodes de reproduction classiques". Pour les experts de l'Afssa, la fréquence anormalement élevée de certaines affections observées chez les clones imposait des examens "plus approfondis", conduits sur les animaux clonés et leurs descendants "pendant plusieurs générations".

Pour sa part, le Groupe européen d'éthique des sciences et des nouvelles technologies avait, le 16 janvier, émis un avis critique sur la commercialisation d'aliments issus directement ou non de la technique du clonage. Il évoquait notamment, à l'instar des scientifiques de l'EFSA, "les souffrances et les problèmes de santé" des animaux. Il précisait ne pas avoir trouvé d'arguments convaincants justifiant une telle pratique, faisait des recommandations sur la traçabilité et se demandait si de tels produits devaient être importés dans l'Union européenne.

On estime aujourd'hui à environ 4 000 le nombre des bovins créés par clonage dans le monde et à 500 celui des porcins, une majorité de ces animaux ayant vu le jour aux Etats-Unis, où leur descendance commence à être consommée.

 

Jean-Yves Nau

La pollution atmosphérique a des effets délétères sur la croissance des foetus

lu sur : http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/page/2/

La pollution atmosphérique a des effets délétères sur la croissance des foetus

Une étude réalisée par l'Inserm et l'université de Grenoble-I montre que l'exposition des femmes enceintes à la pollution atmosphérique (notamment au benzène, qui est un marqueur de cette pollution) a pour conséquence un poids plus faible et un périmètre crânien réduit du foetus. Les chercheurs estiment que les polluants pourraient perturber les fonctions endothéliales ou cardio-vasculaires de la mère, ce qui nuirait aux échanges avec le foetus. Ce phénomène pourrait accroître les troubles de la santé dans l'enfance, voire à l'âge adulte.

Reprise information presse du 18 juin 2009 "Quel est l'impact de l'exposition des femmes enceintes aux polluants atmosphériques sur la croissance fotale ?"

Monde [Le] , 20/06/2009

21.06.2009

Yldune Lévy dénonce les incohérences ubuesques du contrôle judiciaire

lu sur :

http://www.liberation.fr/societe/0101575282-yldune-levy-denonce-les-incoherences-ubuesques-du-controle-judiciaire

 

Société   20/06/2009 à 16h37

Yldune Lévy dénonce «d'impénétrables mesures de contrôle judiciaire»

 

Mise en examen dans l'affaire de Tarnac, Yldune Lévy s'exprime dans un texte publié par le journal Le Monde.

Dans un point de vue au «Monde», Yldune Lévy, mise en examen dans l'affaire de Tarnac pour le sabotage présumé de lignes TGV, et remise en liberté en janvier dernier, s'exprime sur son expérience. La jeune femme de 25 ans, compagne de Julien Coupat (qui avait accordé une interview au quotidien du soir il y a quelques semaines), évoque notamment le juge Thierry Fragnoli: «Celui-là dispose d'un pouvoir spécial, certainement dû au fait que son bureau occupe le dernier étage d'une quelconque tour d'un palais de justice», écrit-elle. Et de poursuivre:. «L'homme au bureau construit un dédale de murs invisibles, un labyrinthe d'impossibilités factices où nous sommes censés nous perdre, et perdre la raison. Il y a un ordre dans cet écheveau d'absurdités, une politique de désorientation sous les accents neutres du judiciaire».

Yldune Lévy, qui devait se marier cette semaine avec Julien Coupat afin de contourner le contrôle judiciaire qui les empêchait de se voir, affirme également que «le but de cette procédure n'est pas de nous amener à la fin à un procès, mais, ici et maintenant, et pour le temps qu'il faudra, de tenir un certain nombre de vies sous contrôle».

Les Irlandais et le traité de Lisbonne

lu sur :

http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/06/20/les-irlandais-sont-prets-a-revoter-sur-le-traite-de-lisbonne_1209325_3214.html#ens_id=1208066

 

Les Irlandais sont prêts à revoter sur le traité de Lisbonne

LE MONDE | 20.06.09 | 13h33  •  Mis à jour le 20.06.09 | 15h54

Bruxelles Envoyée spéciale

 

Pauvre traité de Lisbonne ! Jusque dans la dernière ligne droite, sa ratification restera incertaine et chaotique. Face aux nombreux obstacles qui s'opposent encore à l'entrée en vigueur de ce traité destiné à rendre l'Europe plus efficace et qui doit être ratifié par les vingt-sept Etats membres, le Conseil européen a choisi de parer au plus pressé : vendredi 19 juin, à Bruxelles, il a accordé aux Irlandais le "protocole" qu'ils exigeaient avant d'organiser un deuxième référendum sur le traité. "Nous avons maintenant une base solide pour obtenir un oui", s'est félicité le premier ministre irlandais, Brian Cowen. Il a annoncé le référendum pour le début du mois d'octobre.

Les Irlandais avaient déjà dit non au traité de Lisbonne lors d'un premier référendum, en juin 2008. M. Cowen s'était engagé à les faire revoter, à condition de leur offrir des garanties sur les sujets qui avaient alimenté leurs inquiétudes : maintien de la neutralité militaire, refus d'une harmonisation fiscale supplémentaire - l'Irlande a dû sa croissance économique au faible impôt sur les sociétés, un véritable attrait pour les multinationales -, refus de voir imposer par l'Europe l'autorisation de l'avortement.

Rien dans le traité de Lisbonne ne venait remettre en cause ces "vaches sacrées" irlandaises, habilement exploitées par les partisans du non. Le geste demandé par Brian Cowen aux autres Européens est plus politique que juridique : il ne s'agit pas de modifier le traité de Lisbonne, puisqu'il ne contredit pas les garanties demandées, mais de prouver aux électeurs irlandais que leur vote n'a pas été méprisé et que l'Union européenne est prête à les écouter.

Vendredi, le Conseil a donné à ces garanties, déjà formulées en décembre 2008, une forme juridique : il s'est engagé par écrit à les annexer sous la forme d'un "protocole" au prochain traité européen, lequel sera vraisemblablement le traité d'adhésion de la Croatie ou de l'Islande. Pas question, en effet, d'annexer ce protocole au traité de Lisbonne : ce serait fournir des armes aux adversaires du traité, qui pourraient exiger de reprendre à zéro le processus de ratification.

Le président tchèque, Vaclav Klaus, connu pour son europhobie et qui refuse toujours, comme son homologue polonais, Lech Kaczynski, de signer le traité, a tout de même saisi la perche. Dans une lettre à son premier ministre, Jan Fischer, il assure que les garanties à l'Irlande ont valeur de traité international et doivent être soumises à un vote du Parlement tchèque. Son analyse est unanimement contestée au Conseil, y compris par M. Fischer, mais elle a de quoi donner l'occasion aux eurosceptiques de repartir au combat. Notamment à David Cameron, leader de l'opposition conservatrice britannique et probable futur premier ministre : il brandit la menace d'un référendum qui remettrait en cause la ratification du traité par le Royaume-Uni.

Les Vingt-Sept s'y préparent. Gordon Brown, premier ministre britannique, en position instable, a tenté de s'opposer à cette forme contraignante du "protocole", qui risque de rouvrir le débat risqué de la ratification. Mais entre le risque de voir les Irlandais dire non une seconde fois et celui de s'affronter aux manoeuvres juridiques des eurosceptiques, les vingt-sept dirigeants de l'UE ont choisi de circonscrire l'incendie le plus urgent, le vote des Irlandais.

Sans lui, pas de traité de Lisbonne. Donc pas de Parlement renforcé, pas de prises de décision facilitées par l'abandon du droit de veto et le passage à la majorité qualifiée dans un plus grand nombre de domaines, pas de président stable du Conseil européen, pas de fusion des services diplomatiques de la Commission et du Conseil gérés par un futur ministre des affaires étrangères... Même si les Irlandais votent oui, les Européens auront d'autres incendies à éteindre : du côté de la République tchèque, de la Pologne et du Royaume-Uni.

 

Marion Van Renterghem

Article paru dans l'édition du 21.06.09

18.06.2009

Le gouvernement péruvien recule devant les Indiens

lu sur :

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2009/06/16/le-gouvernement-peruvien-recule-devant-les-indiens_1207453_3222.html#ens_id=1204156

 

Le gouvernement péruvien recule devant les Indiens

LE MONDE | 16.06.09 | 16h15

Lima, correspondance

 

Dix jours après les affrontements entre les forces de l'ordre et des indigènes ayant provoqué la mort d'au moins 34 personnes à Bagua (nord), le gouvernement péruvien a cédé devant les Indiens qui manifestent depuis deux mois en Amazonie.

Lundi 15 juin, le premier ministre, Yehude Simon, s'est engagé, lors d'une rencontre avec les apus (chefs indiens), à ce que l'exécutif envoie mercredi, au Congrès, un projet de loi supprimant deux décrets adoptés en 2008, que les indigènes jugent anticonstitutionnels et nuisibles à leurs droits.

Le 10 juin, le Congrès avait suspendu ces textes relatifs à l'exploitation des terres forestières, mais cela n'avait pas suffi à calmer l'émoi suscité par les événements de Bagua, qui ont plongé le Pérou dans une crise profonde, la plus grave depuis l'arrivée au pouvoir du président, Alan Garcia, en 2006.

Afin de reprendre le dialogue, M. Simon et trois ministres se sont rendus dans la région de Junin (centre) pour rencontrer les apus des communautés indiennes. L'accord signé à cette occasion stipule que le gouvernement proposera la suppression des décrets. De leur côté, les manifestants doivent rouvrir partiellement une route très importante du centre du pays. L'état d'urgence sera levé à Bagua quand les Indiens auront entièrement débloqué l'axe routier.

"L'exécutif a cédé tout ce qu'il pouvait pour rétablir la paix", a déclaré le ministre de l'environnement, Antonio Brack. Un groupe de travail pour le développement des peuples indigènes d'Amazonie, incluant des apus de différentes régions, devait s'installer mardi, à Lima, afin d'aborder la révision d'autres décrets contestés.

Dimanche, le président Garcia avait laissé entrevoir, pour la première fois depuis le début du conflit amazonien, un recul de la part du gouvernement, jusque-là intraitable. "Il ne faut pas forcer les choses. Si nous ne sommes pas prêts et si certains ont peur, il faut aller plus lentement et prendre d'autres décisions", avait-il affirmé, en assurant que le gouvernement serait prêt "à céder pour acheter la paix".

 

LEVÉE DU COUVRE-FEU

 

De son côté, l'Association interethnique pour le développement de l'Amazonie péruvienne (Aidesep), à l'origine du mouvement indigène, attend de voir les actions concrètes du gouvernement. "Les peuples sont fatigués des promesses que le premier ministre leur a faites, et qui n'ont jamais été tenues", affirme Daysi Zapata, la vice-présidente de l'Aidesep. Elle dénonce une réaction "tardive, sous la pression des Péruviens et de la communauté internationale", et réclame la levée du couvre-feu à Bagua, ainsi que la fin de la "persécution" contre quatre dirigeants de l'association accusés de "rébellion" pour reprendre le dialogue.

Le conflit amazonien a créé de nouvelles tensions entre le Pérou et la Bolivie voisine. Lima a rappelé son ambassadeur à La Paz pour consultations, lundi, après que le président bolivien, Evo Morales, a qualifié "ce qui s'est passé au Pérou" de "génocide" à l'égard des indigènes.

 

Chrystelle Barbier

Article paru dans l'édition du 17.06.09