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17.05.2012

Où vont les déchets plastiques non dégradables ?

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=5166

16-05-2012 - Pacifique : un continent de déchets fait plus de six fois la France 

Découvert en 1999 par le navigateur américain Charles Moore, ce qu’on appelle le « 7ème continent » est un gigantesque amas de déchets, situé entre les côtes de Hawaï et l’Amérique du Nord. Ces millions de tonnes de plastiques s’amassent sur une superficie estimée à 3,4 millions de km² selon le Cniid (1), équivalant à plus de six fois la France. Ce « continent » s’est progressivement formé dans l’océan Pacifique Nord, récoltant et concentrant via les courants marins des déchets provenant d’Asie du sud-est et d’Amérique de l’Ouest. La catastrophe de Fukushima aurait contribué, à elle seule, à l’ajout de trois millions de tonnes de déchets. 

De par sa position dans les eaux internationales, lesquelles appartiennent à tous ou à personne au gré des nécessités, chacun se dédouane de ce problème qui ne cesse de grossir. Pourtant, l’impact sur l’environnement, et notamment la faune marine, est réel (contamination de la chaîne alimentaire etc.). Aussi, l’association OSL (Ocean Scientific Logistic) a mis sur pied une expédition, visant à évaluer l’impact de ce condensé de pollution. Afin de le sensibiliser, elle tiendra le public informé de ses recherches via un blog dédié (2). Seules deux expéditions scientifiques américaines se sont déjà rendues sur place, respectivement en 2006 et en 2009. Selon OSL, si rien n’est fait, dans 20 ans, ce continent sera aussi grand que l’Europe. 

Cécile Cassier
1- Centre National d’Information Indépendante sur les Déchets. 
2- Le blog est accessible à l’adresse suivante : www.septiemecontinent.com

16.05.2012

Le traitement de déchets industriels dangereux : Chimirec au tribunal (suite)

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/05/15/le-proces-chimirec-reporte_1701672_3244.html

Le procès Chimirec reporté

LE MONDE 15/05/2012

Le groupe Chimirec, soupçonné d'avoir illégalement dilué des huiles usagées contentant des PCB en les mélangeant avec d'autres huiles, a marqué un premier point à l'ouverture de son procès devant le tribunal correctionnel de Paris, lundi 14 mai. Trois usines, à Grez-en-Bouère (Mayenne), Dugny (Seine Saint-Denis) et Blamont (Meurthe-et-Moselle), le président de la holding, Jean Fixot, et six cadres sont concernés.

Les défenseurs de l'industriel avaient prévenu qu'ils opposeraient une question prioritaire de constitutionnalité. C'est ce qu'ils ont fait avec succès. Sur le point précis de l'élimination de ces déchets dangereux, l'avocat Jean-Nicolas Clément a argué que la loi manquait de précision sur la définition de la " dilution ". Il s'en est pris aux articles du code de l'environnement, transcription non aboutie et même " servile ", selon lui, d'une directive européenne, ainsi qu'au législateur qui se serait contenté de se ranger derrière de simples règlements administratifs sur cette question de l'élimination des déchets. " La loi n'a pas fixé les caractéristiques essentielles d'un comportement fautif, a insisté l'avocat. La règle du jeu n'est pas connue à l'avance. Tout cela est violemment inconstitutionnel. "

QUESTION PRIORITAIRE DE CONSTITUTIONNALITÉ

Le tribunal a entendu le raisonnement et transmettra donc cette question prioritaire de constitutionnalité. Si celle-ci poursuit son parcours jusqu'au Conseil constitutionnel et si celui-ci conclut qu'en effet le délit d'élimination de déchets dangereux n'est pas assez bien défini par la loi, le procès Chimirec - qui ne se tiendra de toute façon pas avant plusieurs mois - perdrait une grande partie de sa substance. La défense ne veut d'ailleurs voir dans cette affaire que des " irrégularités administratives " et des " divergences d'interprétation " sur les arrêtés d'exploitation.

Les parties civiles dont les rangs ont grossi (Ademe, Association des vallées et prévention des pollutions, Commission de protection des eaux, Centre national indépendant d'information sur les déchets, conseil régional des Pays de la Loire, Ecologie sans frontières, France nature environnement, Mayenne nature environnement, Greenpeace) listent, elles, les autres griefs : fausses déclarations, fausses analyses, faux certificats de destruction de déchets dangereux, exploitation d'installation classée sans l'autorisation requise.

Chacun s'interroge sur les répercussions de cette éventuelle imprécision de la loi sur l'autre plainte visant Chimirec, plus particulièrement l'usine de sa filiale Aprochim, implantée à Grez-en-Bouère. Après la mise sous séquestre de plusieurs fermes alentours et l'abattage de troupeaux de bovins contaminés aux PCB, des riverains ont demandé au parquet de Laval une instruction judiciaire pour " mise en danger de la vie d'autrui et pollution."


Martine Valo

Sucre de synthèse et fonctionnement cérébral

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Les effets néfastes sur le cerveau du sucre de synthèse consommé en excès


Une étude américaine, publiée hier dans la revue britannique Journal of Physiology et menée sur des rats, montre qu’« une consommation excessive de sucre de synthèse, très utilisé dans la fabrication des sodas et d’aliments industriels, peut à la longue ralentir le fonctionnement cérébral et altérer la mémoire », rapporte Francesoir.fr.

Selon les chercheurs, cette étude est « la première à révéler l’action néfaste de ces édulcorants [tels que ‘‘le sirop de maïs à haute teneur en fructose’’] sur le cerveau ». Cependant, ajoute le principal auteur de ces travaux, le Dr Fernando Gomez-Pinilla, professeur de neurochirurgie à la faculté de médecine de l’Université de Californie à Los Angeles, « (…) la consommation régulière d’acides gras omega-3, présents dans certains poissons ou par exemple les graines de lin, peut aider à minimiser les dommages provoqués par ce genre de sucres ».

(Francesoir.fr, 15/05)

14.05.2012

Le traitement de déchets industriels dangereux : Chimirec au tribunal

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/dechets-industriels-le-pdg-et-des-cadres-du-groupe-chimirec-juges-a-paris-14-05-2012-1461267_23.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20120514

Déchets industriels: le PDG et des cadres du groupe Chimirec jugés à Paris

AFP 14/5/2012

Le tribunal correctionnel de Paris se penche à partir de lundi sur les pratiques du groupe Chimirec, spécialisé dans le traitement de déchets industriels dangereux et accusé de fraudes sur l'élimination d'huiles polluées au pyralène.

Le PDG, Jean Fixot, et six cadres ou ex-cadres de ce groupe international sont soupçonnés d'avoir éliminé "de façon irrégulière" des déchets par la dilution d'huiles polluées aux PCB (polychlorobiphényles) dans trois usines, à Domjevin (Meurthe-et-Moselle), Dugny (Seine-Saint-Denis) et Grez-en-Bouère (Mayenne), entre 2000 et 2006.

Six des sept prévenus sont aussi poursuivis pour faux et usage de faux, pour avoir modifié ou falsifié des rapports d'activités, des registres et des bordereaux de suivi industriel, afin de cacher la réalité à l'administration et à leurs clients.

L'instruction, qui a duré cinq ans, a été conduite au Pôle Santé du Tribunal de grande instance de Paris, à la suite de dénonciations d'anciens salariés. Chimirec conteste les faits.

Pour l'accusation, c'est la recherche de profit qui aurait motivé les fraudes: "Ou nous décontaminons et nous perdons 22.000 euros, ou nous faisons du transit vers Chimirec et nous gagnons 30.000 euros avec d'éventuels problèmes avec la justice", écrit ainsi, dans un message envoyé à son directeur, un responsable du laboratoire d'Aprochim - parmi les prévenus -, à propos d'un marché de 250 tonnes d'huiles polluées en provenance d'Espagne.

A l'usine Aprochim de Grez-en-Bouère - seul site du groupe agréé pour le traitement des déchets contenant des PCB -, les pratiques interdites auraient été instituées "dès 1994" après la défaillance d'une installation de décontamination. L'entreprise aurait ainsi cumulé les gains sur la revente des huiles aux économies réalisées sur le coût du traitement et aux subventions de dépollution.

Pour France Nature Environnement (FNE), partie civile comme Greenpeace et d'autres associations environnementales, "ce procès sera l'occasion de moraliser la filière de traitement des déchets". "La valorisation et le recyclage de déchets dangereux doit être réalisée par des gens sérieux et non par des apprentis sorciers. Chimirec nuit à la crédibilité des autres entreprises du secteur des déchets", affirme FNE dans un communiqué.

L'Agence de l'environnement et de la maitrise de l'énergie (Ademe), qui subventionnait la collecte d'huile, est également partie civile de ce procès programmé sur cinq jours. "Nous estimons que les dispositions pénales de l'époque, concernant la notion de dilution, n'étaient ni claires ni conformes à la constitution", a expliqué à l'AFP Me Xavier Flécheux, avocat de Jean Fixot et de Chimirec, qui compte déposer dès l'ouverture du procès une Question prioritaire de constitutionnalité.

Cette demande pourrait avoir pour effet de reporter le procès.

Le groupe Chimirec et sa filiale Aprochim sont aussi au coeur d'un autre dossier environnemental : une information judiciaire a été ouverte en décembre à Laval pour pollution et mise en danger de la vie d'autrui après la détection d'une pollution aux PCB autour de l'usine de Mayenne.

Les polychlorobiphényles sont des produits chimiques toxiques au contact et à l'inhalation, persistants, bioaccumulables dans l'organisme et l'environnement, considérés comme potentiellement cancérogènes. Interdits en France depuis 1987, les PCB ont été très utilisés, notamment dans les transformateurs.

Pollinisation et économie

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=5153

 

08-05-2012 - La pollinisation en recul fait grimper les prix agricoles

Parue dans la revue PLoS ONE, une étude menée par des chercheurs allemands (1) s’est intéressée à l’impact économique de la dépendance de certaines cultures agricoles à la pollinisation (2). On constate que les coûts de production pour les cultures tributaires des insectes pollinisateurs ont fortement augmenté depuis 2001, bien plus que ceux d’autres cultures telles que le riz, les céréales ou le maïs. La valeur des services de pollinisation écologique est ainsi passée d’environ 151 milliards d’euros en 1993 à 265 milliards d’euros en 2009. 

Selon les chercheurs, le Brésil, la Chine, l’Inde, le Japon et les Etats-Unis font partie des pays dont les rendements agricoles dépendent le plus de la pollinisation. L’Europe affiche également une forte dépendance aux insectes pollinisateurs en matière agricole, notamment dans les pays méditerranéens tels que l’Italie et la Grèce. Dès lors, 
le déclin des insectes pollinisateurs fait peser une lourde menace sur les pays dont le PIB agricole repose en grande partie sur les cultures dépendant de la pollinisation. C’est le cas notamment de l’Argentine, la Belgique, la Chine, le Ghana, le Honduras, la Côte d’Ivoire et la Jordanie. 

Cécile Cassier
1- Les auteurs de ces travaux sont des chercheurs issus de l'université de Bonn, du Centre Helmholtz pour la recherche sur l'environnement (UFZ), de l'université technologique de Dresde et de l'Université de Fribourg. 
2- L’étude a porté sur 60 cultures dont le cacao, le café, les pommes et le soja, qui dépendent  de la pollinisation assurée par certains insectes, tels que les abeilles, guêpes, bourdons, papillons.
 

10.05.2012

Lien entre bisphénol A et cancer du sein

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/05/09/une-etude-sur-les-primates-confirme-le-lien-entre-bisphenol-a-et-cancer-du-sein_1698475_3244.html

Le lien entre la maladie de Parkinson et les pesticides officiellement reconnu




Une étude sur les primates confirme le lien entre bisphénol A et cancer du sein

LE MONDE | 09.05.2012 à 14h23 • Mis à jour le 10.05.2012 à 11h34

Chez les rongeurs, le fait est connu de longue date : l'exposition au bisphénol A (BPA) augmente l'incidence de cancers mammaires. Mais la preuve expérimentale formelle manquait chez les primates. Ce n'est plus le cas avec la publication, lundi 7 mai dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), de la première expérience menée sur des singes exposés à ce perturbateur hormonal, présent dans nombre de plastiques, dans les résines gainant l'intérieur des boîtes de conserve ou des canettes de soda, dans les lentilles de contact, etc.

Les auteurs, menés par Andrew Tharp et Maricel Maffini (Ecole de médecine de la Tufts University à Boston, Etats-Unis), ont administré à des femelles macaques (Macaca mulatta) pleines une faible dose de BPA, correspondant à 400 microgrammes par kilo de poids corporel et par jour (µg/kg/d), pendant les deux derniers mois de leur grossesse.

"Ce dosage a été choisi car il donne chez ces singes une concentration sanguine de bisphénol A comparable à ce que l'on trouve dans la population générale humaine, explique la biologiste Ana Soto, professeur à la Tufts University et coauteur de ces travaux. Or l'exposition d'un organe à un toxique dépend de la concentration de ce dernier dans le sang."

Les chercheurs n'ont cependant pas tenté d'évaluer les effets de cette substance sur les organes des guenons exposées. Ils les ont cherchés sur leur descendance en prélevant la glande mammaire des nouveaux-nés, peu après la mise bas. Les organes des individus exposés in utero ont ensuite été comparés à un groupe-témoin, dont la mère n'avait pas été exposée au BPA au cours de sa grossesse.

ORGANE MAMMAIRE AFFECTÉ

Le résultat n'étonne guère les auteurs. "Par rapport à ceux dont la mère n'a pas été exposée, on constate chez les animaux exposés in utero que le développement de la glande mammaire est plus avancé dès la naissance, explique Mme Soto. Les changements de structure de l'organe sont significatifs, avec notamment une densité plus importante du tissu épithélial de la glande mammaire."

Sur les rongeurs - dont la durée de vie est plus courte et qui peuvent être enrôlés en grand nombre dans ce genre d'expérience - , "plusieurs d'études ont montré le même effet, c'est-à-dire l'accélération de la maturation de la glande mammaire après exposition in utero", précise Mme Soto.

"Dans le cas des souris et des rats, on sait que ces changements de morphologie de la glande mammaire, d'abord subtils, s'accroissent avec l'âge de l'animal, précise la biologiste. Les différences avec les animaux qui n'ont pas été exposés deviennent de plus en plus marquées avec le temps et favorisent, plus tard et, sans même l'action d'autres carcinogènes, le développement de lésions précancéreuses et cancéreuses."

L'exposition in utero au BPA produisant des effets identiques sur la glande mammaire à court terme chez les rongeurs et les primates, il est probable que les effets à long terme soient analogues. Et il n'y a nulle raison qu'ils épargnent l'espèce humaine. En outre, au moins deux études, réalisées au milieu des années 2000, indiquent la présence de BPA à des niveaux mesurables sur 90 % à 95 % de la population occidentale.

Ana Soto pointe un autre indice en ce sens. "Si on considère le DES(diéthylstilbestrol, molécule active du distilbène, un médicament désormais interdit), un très proche cousin du BPA, on sait depuis 1986 que sur la souris, l'exposition in uteroau DES augmente l'incidence de cancers mammaires, dit-elle.Or avec le scandale du distilbène, on sait depuis 2006 que les femmes qui ont été exposées au DES durant leur stade fœtal ont deux fois plus de risques de développer un cancer du sein après 40 ans."

En France, un projet de loi déposé en 2011 par le député (PS) Gérard Bapt, prévoit l'interdiction du BPA dès 2013 dans les contenants alimentaires pour les enfants, puis en 2014 pour les autres. Les autorités compétentes européenne (EFSA) et américaine (FDA) considèrent pour leur part que les preuves manquent pour bannir ce produit.

Stéphane Foucart

08.05.2012

La justice et le président sortant

lu sur :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/05/08/karachi-bettencourt-kadhafi-le-citoyen-sarkozy-sur-la-sellette_1697651_3224.html

Bettencourt, Karachi, sondages de l'Elysée... Les affaires qui menacent Sarkozy

 

LE MONDE | 08.05.2012 à 10h46 • Mis à jour le 08.05.2012 à 18h45

Par Gérard Davet et Fabrice Lhomme

Pour Nicolas Sarkozy, la perspective est particulièrement désagréable : lui qui avait tant tenu à marquer sa différence avec un Jacques Chirac cerné par les juges risque à son tour, une fois son immunité présidentielle arrivée à son terme - un mois après la fin de son mandat, soit le 15 juin à minuit -, d'être convoqué par des magistrats. Redevenu justiciable ordinaire, M. Sarkozy s'expose en effet, dans les procédures où son nom est cité, à des convocations auxquelles il aurait à répondre en qualité de témoin, de témoin assisté, voire de mis en examen.

Lire "Le statut pénal du chef de l'Etat, mode d'emploi"

Dans la seconde partie de son quinquennat, l'actuel chef de l'Etat a déjà été éclaboussé par plusieurs enquêtes judiciaires qui ont provoqué la mise en cause de nombre de ses proches. Ainsi, dans l'affaire dite des "fadettes", le patron du contre-espionnage Bernard Squarcini et le procureur de Nanterre Philippe Courroye sont poursuivis pour avoir cherché à identifier les sources des journalistes du Monde coupables d'avoir publié des informations gênantes pour le pouvoir dans l'affaire Bettencourt.

> Lire "Les contre-vérités de Sarkozy sur les "fadettes" des journalistes"

Amis de longue date du président, Thierry Gaubert et Nicolas Bazire sont quant à eux mis en examen dans le volet financier de l'affaire de l'attentat de Karachi - dont on commémore le dixième anniversaire, mardi 8 mai. Quant à Eric Woerth, il a subi le même sort dans le cadre de l'affaire Bettencourt. Ces deux derniers dossiers sont ceux dans lesquels M. Sarkozy ne devrait a priori pas échapper à une convocation.

  • L'affaire Bettencourt, la plus menaçante à court terme

Dans le volet politique du dossier Bettencourt, instruit à Bordeaux, le président sortant est soupçonné d'avoir été financé illégalement par le couple de milliardaires lors de sa campagne présidentielle de 2007. L'ancienne comptable des Bettencourt, Claire Thibout, a déclaré avoir remis à Patrice de Maistre, alors gestionnaire de fortune, 50000 euros en espèces. Une somme, à en croire Mme Thibout, destinée à Eric Woerth, trésorier de la campagne de M. Sarkozy.
Dans le même dossier, le chef de l'Etat est, plus directement, accusé d'être venu 
chercher - comme d'autres hommes politiques - de l'argent liquide au domicile de Liliane et André Bettencourt.

> Voir "Le feuilleton Bettencourt en images"

La juge de Nanterre Isabelle Prévost-Desprez, relatant les dessous du supplément d'information qu'elle eut à conduire, a provoqué un tollé en révélant en août 2011 dans le livre Sarko m'a tuer (éd. Stock) qu'un témoin avait confié à sa greffière: "J'ai vu des remises d'espèces à Sarkozy, mais je ne pouvais pas le dire sur procès-verbal." Ses déclarations fracassantes lui ont valu d'être dessaisie du volet "abus de faiblesse" du dossier et une convocation dans le bureau du juge bordelais Jean-Michel Gentil, qui gère désormais les différents aspects de l'affaire.

Le magistrat, qui souhaiterait boucler rapidement son dossier, ne pourra faire l'économie d'une audition de M.Sarkozy, d'autant que d'autres témoignages ou documents ont également évoqué d'éventuelles remises de fonds au profit de l'ancien maire de Neuilly.

Dans une ordonnance du 22 mars, le juge Gentil écrit d'ailleurs, à propos de retraits d'espèces suspects de février et avril 2007 : "Il convient de noter que des témoins attestent d'une visite du ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy, au domicile des Bettencourt pendant la campagne électorale de 2007, que des investigations sont donc nécessaires s'agissant de ces premières remises de 2007."

  • L'affaire de Karachi, l'ombre du président sortant

Dans l'affaire de Karachi, le juge Renaud Van Ruymbeke qui instruit le volet financier de l'affaire, attend avec impatience les explications de l'actuel chef de l'Etat. Si pour le moment le magistrat n'a pas réuni à l'encontre de l'ancien maire de Neuilly suffisamment d'éléments justifiant une éventuelle mise en examen, son ombre plane sur cette sombre histoire de vente d'armes.

Lire "Affaire de Karachi : l'ombre de Sarkozy"

Le juge semble considérer que les contrats Agosta (la vente de sous-marins au Pakistan) et Sawari II (la cession de frégates à l'Arabie saoudite), conclus en 1994, pourraient avoir donné lieu au versement de rétrocommissions au profit de la campagne présidentielle du premier ministre Edouard Balladur, en 1995. Or, à cette époque, M. Sarkozy était non seulement un acteur de premier plan de la campagne, dont il était le porte-parole, mais il était surtout ministre du budget - qui joue un rôle clé dans les contrats d'armement.

A ce titre, il a notamment validé la création d'une société au Luxembourg, Heine, par où ont transité des commissions suspectes. En janvier2010, la police luxembourgeoise a conclu que les accords sur la création de Heine "semblaient venir directement de M. le premier ministre Balladur et de M. le ministre des finances Nicolas Sarkozy".

Par ailleurs, l'enquête a confirmé la très grande proximité de l'intermédiaire Ziad Takieddine, au cœur des soupçons de redistribution occulte d'argent, avec l'entourage de M. Sarkozy, Claude Guéant, Jean-François Copé et Brice Hortefeux notamment.

Lire aussi "Comment la justice pourrait traiter la piste libyenne"

Gérard Davet et Fabrice Lhomme

Sondages de l'Elysée : un nouveau front judiciaire
 
Autre dossier menaçant pour Nicolas Sarkozy, l'affaire des sondages de l'Elysée, qui porte sur la convention signée en 2007 par Emmanuelle Mignon, ex-directrice du cabinet du chef de l'Etat, avec la société Publifact de Patrick Buisson, conseiller politique de M. Sarkozy. La dépense engendrée - sans appel d'offres - avait été critiquée par la Cour des comptes. Pour ces faits, M. Sarkozy bénéficie de l'immunité présidentielle. Un débat juridique est en cours pour savoir si "le principe constitutionnel de l'inviolabilité" du chef de l'Etat s'étend à ses collaborateurs. La Cour de cassation doit le trancher dans les mois qui viennent.
Mais un deuxième front juridique s'est ouvert depuis que Raymond Avrillier, maire adjoint (Verts) honoraire de Grenoble, s'est fait communiquer par l'Elysée des factures et des sondages de 2007 à 2009. Il a dénoncé le 4 mai au parquet de Paris des éventuels faits prise illégale d'intérêts. Le nouveau procureur, François Molins, doit dire s'il estime que l'immunité présidentielle s'étend à ses collaborateurs.

07.05.2012

Eva Joly ministre de la justice !

Pour une République exemplaire,

une pétition à signer et faire suivre sans modération :


Eva Joly ministre de la justice !

 

06.05.2012

OGM : un exemple à suivre

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=5148

05-05-2012 - Monsanto condamné à rembourser des milliards aux paysans brésiliens 

Par un savant tour de passe-passe, le géant Monsanto, à l’instar d’autres multinationales semencières, s’est approprié la réglementation brésilienne, imposant aux agriculteurs des redevances sur les semences génétiquement modifiées (GM) commercialisées. De fait, au Brésil, les agriculteurs doivent s’acquitter de royalties non seulement sur les semences achetées mais également sur les semences conservées lors des précédentes récoltes. Dès lors, pour Monsanto, l’enjeu se joue au niveau du statut accordé aux semences GM. Or, si jusqu’alors la firme était parvenue à introduire ses produits dans le système brésilien, notamment grâce à de petits arrangements avec les producteurs et les négociants, une récente décision judiciaire a bouleversé ces petits accommodements. 

Selon l’association Inf’OGM, le 4 avril dernier, un juge du tribunal de l’Etat du Rio Grande do Sul (Brésil) a ordonné la suspension des royalties sur les semences GM de soja de Monsanto. Il a également exigé le remboursement des frais de licence payés depuis la campagne culturale de 2003/2004. D’après Inf’OGM, le remboursement en question avoisinerait les 6,2 milliards d’euros pour plus de 5 millions d’agriculteurs au Brésil. En outre, en cas d’opposition à ce jugement, Monsanto encourt une pénalité de 400 000 euros par jour. Et si la firme envisage de faire appel de ce verdict au niveau de l’Etat fédéral du Rio Grande do Sul, la Cour suprême du Brésil doit encore trancher sur l’extension à l’échelle nationale de cette décision (1). 

Cécile Cassier
1- Le Brésil est une république fédérative, composée de 26 Etats et du district fédéral de Brasilia.

05.05.2012

Quand les jardiniers clandestins s'attaquent aux villes...

lu sur :

http://www.lemonde.fr/vous/article/2012/04/23/quand-les-jardiniers-clandestins-s-attaquent-aux-villes_1689805_3238.html

Quand les jardiniers clandestins s'attaquent aux villes...

Ils sortent souvent la nuit, seuls ou en groupe. Ils semblent sans arme. Mais, au fond de leurs poches, de petites boules de terre s'entrechoquent. Des bombes à graines. Au prochain arrêt, l'air de rien, ils les lanceront sur le sol délaissé d'une friche urbaine. Avec un peu de chance, dans quelques jours, cet espace fleurira. Puis ils repartiront biner un chantier à l'abandon, entretenir les boutures d'un pied d'arbre ou végétaliser d'autres interstices dans le béton.

Leur combat a un nom : la guérilla jardinière. Inventé à New York dans les années 1970, le terme a retrouvé ses lettres de noblesse après la publication en 2003 d'un opus, On Guerrilla Gardening, devenu la bible des militants et traduit en français en 2010 chez l'éditeur alternatif Yves Michel.

L'auteur, Richard Reynolds, un professionnel de la publicité fan de jardinage, lui-même guérillero clandestin, y fait le point sur l'histoire du mouvement, ses valeurs, ses techniques. Le Britannique se consacre à cette activité qu'il retrace sur son site (Guerrillagardening.org) et donne des conférences sur le sujet dans le monde entier. Sa définition est toute prête : "La guérilla jardinière, c'est la culture sans autorisation de terrains qui ne vous appartiennent pas." Une fertile occupation des sols abandonnés, en somme.

Dans les faits, les attaques ciblent surtout les espaces publics négligés. A Londres, les militants y plantent des massifs de fleurs. A Paris, ils préfèrent les potagers. L'art et la poésie ne sont jamais loin de ces séances de bêchage collectif et autogéré. Il suffit de suivre les tags en mousse qui grimpent le long des murs de ciment. Le Centre Georges-Pompidou à Paris ne s'y est pas trompé, qui organisait sur ce thème, l'hiver dernier, des ateliers lors de son exposition "Green Attitude".

"FAIRE PASSER UN MESSAGE POLITIQUE"

Combien sont-ils dans le monde à s'en revendiquer ? Le chiffre de 60 000 militants circule, difficile à vérifier, car le cercle est mouvant. Il tend surtout à s'étendre. En France, le réseau va de Rennes à Bordeaux, de Lyon à Nantes. Le mardi 1er mai, ces groupes s'associeront à leurs camarades hors des frontières pour une "grande fête globale du jardinage illégal de tournesol" (International Sunflower Guerrilla Gardening Day). Plantations hautes en couleur assurées.

"Pour les militants à la marge, ces actions sont une façon provocante de faire passer un message politique sur la propriété, le vivre-ensemble et la nature", signale Richard Reynolds. Les membres de la plate-forme Guerrilla Gardening Paris se voient ainsi comme des résistants, plus tournés vers la critique de l'urbanisme contraint que vers l'embellissement du bitume. "Nous sommes proches du mouvement des peuples sans terres ailleurs dans le monde, précise Gabe, coordinateur de la plate-forme. L'idée est de s'approprier nos rues et d'agir pour un patrimoine plus diversifié des espaces verts."

Certaines municipalités ont décidé de s'associer à des initiatives s'inspirant du guerrilla gardening, comme Embellissons nos murs à Rennes ou Laissons pousser, partie d'Ile-de-France. "Pour les gens, le guerrilla gardening est une façon de prendre possession des espaces publics en répondant à un besoin pressant de convivialité", reconnaît Richard Reynolds. Une vision proche de la philosophie des jardins partagés. "Plus les citoyens l'adopteront, plus les autorités seront détendues sur le sujet. Et cela n'aura plus à s'appeler guérilla jardinière".

Christine Taconnet

Bombes à graines, mode d'emploi
 
La grenade verte ou bombe à graines est l'étendard de la guérilla jardinière. Un outil amusant, pratique pour les endroits difficiles d'accès. C'est une boule d'argile, de terreau et de graines, que l'on peut confectionner soi-même et lancer où l'on veut, en catimini. Les puristes récupèrent les graines de leurs propres plantations. Autre option idéologiquement acceptable : s'approvisionner dans des Fraternités ouvrières ou auprès d'associations militantes comme Kokopelli, qui distribue des semences bio pour préserver la biodiversité. Trop tard ? Alors direction la jardinerie du coin. On y trouve des sachets prémélangés, comme ceux de la jeune société Nova-Flore, spécialiste de l'écologie urbaine (plantes mellifères, prairie de fleurs sauvages, etc.). Ceux que les travaux manuels rebutent s'achèteront des outils tout prêts. Comme les paquets de bombes à graines de l'allemand Aries ou, plus tendance, l'astucieuse Seedbom, en forme de grenade, du britannique Kabloom.
Mais la bombe à graines est une arme capricieuse, qui n'affranchit pas son utilisateur du b.a.-ba du jardinage. Une graine a besoin d'un sol préparé et d'une météo propice pour s'enraciner. Pas de magie, hélas, d'où certaines frustrations des débutants, que Richard Reynolds, auteur du livre La Guérilla jardinière (éd. Yves Michel, 2010, 274 p., 13,96 euros) et utilisateur régulier, accueille avec le sourire : "Ce sont des bombes très primitives ! Elles sont donc peu fiables."

04.05.2012

BDS: le boycott des produits israéliens est légal

lu sur :

http://www.europalestine.com/spip.php?article7197

Le tribunal de Bobigny vient de relaxer Olivia, Maha, Mohamed et Ulrich, poursuivis par le gouvernement et des associations du lobby israélien pour avoir appelé au boycott des produits israéliens

Ce jeudi 3 mai, le tribunal de grande instance de Bobigny a estimé que la loi sur la discrimination invoquée par le gouvernement et les parties civiles concerne les personnes, et ne s’applique pas aux Etats ni aux produits, suivant l’argumentation des avocats de la défense, Maîtres Dominique Cochain, Antoine Comte et Gilles Devers.

Il n’a donc pas suivi les requêtes du procureur qui demandait des milliers d’euros d’amendes et jusqu’à 4 mois de prison avec sursis contre les prévenus.

Il a en outre déclaré irrecevables la Chambre de Commerce France Israël, le BNVCA et l’association "Secours Français aux Sinistrés d’Israël", qui s’étaient portés parties civiles contre les 4 militant(e)s.

Après les jugements dans le même sens rendus par les tribunaux de Paris et de Mulhouse (sans parler de Pontoise et de Créteil où la procédure a été jugée nulle et les prévenus également relaxés), il est réconfortant de constater que les magistrats n’ont aucune envie de commettre un "attentat judiciaire", selon l’expression du Syndicat de la Magistrature pour qualifier la circulaire Alliot-Marie demandant aux juges de condamner les personnes qui appellent au boycott d’Israël.

La campagne BDS, lancée par la société civile palestinienne en juillet 2005 s’amplifie dans le monde entier.

La semaine dernière, la plus grande chaîne de supermarchés britannique, CO-OP, annonçait ainsi cesser toute activité commerciale avec les grossistes israéliens de fruits et légumes dans l’incapacité de certifier que leurs produits ne viennent pas des colonies.

Ces victoires sont le fruit de la détermination des femmes et des hommes qui disent non à l’occupation, non à la ségrégation et non au vol des terres palestiniennes.

Ne relâchons pas la pression. L’occupant doit comprendre que l’occupation a un prix.

CAPJPO-EuroPalestine

03.05.2012

Des facteurs épigénétiques ont une influence sur le développement de l'embryon

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/page/2/

Les « vrais » jumeaux vraiment identiques ?
La Croix se penche sur la recherche concernant les « vrais » jumeaux.

Bien que ces derniers aient le même ADN, ils n’ont pas forcément les mêmes « marques épigénétiques », explique le quotidien. Jean-François Bach, professeur d’immunologie à l’université Paris Descartes et secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences, souligne que les « marques épigénétiques », très étudiées par les chercheurs du monde entier, sont « des modifications biochimiques de la chromatine (qui enveloppe l’ADN), qui vont altérer l’expression des gènes ». Il ajoute : « Ce qui est intéressant, c’est que ces marques épigénétiques semblent dépendre dans une certaine mesure de l’environnement, particulièrement celui de la mère pendant le développement fœtal, et celui du nouveau-né dans les premières semaines de la vie ».

(La Croix, 02/05)

02.05.2012

Les abeilles et les actionnaires de BAYER

communiqué:

Envoyé le : Mardi, 1 Mai 2012 6:05
Sujet : 24 heures pour sauver les abeilles

Chères amies, chers amis, 



Les pesticides sont en train de tuer les abeilles et menacent toute notre chaîne alimentaire. Dans 24 heures, les actionnaires du plus grand fabricant de produits chimiques, Bayer, pourraient voter l'arrêt de cette production toxique.La pression massive du public a déjà fait passer en force ce débat à leur Assemblée annuelle, faisons en sorte qu'ils votent l'arrêt des pesticides et sauvent les abeilles. Signez la pétition urgente: 

Cliquez ici pour signer la pétition
Sans un bruit, des milliards d'abeilles sont en train de mourir, ce qui menace nos cultures et notre alimentation. Mais si Bayer stoppe la vente d'une catégorie de pesticides, nous pourrons éviter l'extinction des abeilles.

Suite à l’interdiction de ces poisons par quatre pays européens, plusieurs populations d'abeilles sont déjà en recrudescence. Mais Bayer, le plus grand producteur de néonicotinoïdes, a exercé de fortes pressions pour maintenir ces pesticides sur le marché. L'immense mobilisation mondiale menée par Avaaz et d'autres organisations les a obligés à se pencher sur ce problème, et dans 24 heures, les actionnaires de Bayer voteront une motion qui pourrait mettre fin à ces produits chimiques toxiques. Agissons tous maintenant pour demander aux actionnaires d'arrêter de tuer les abeilles.

La pression marche, et c'est notre meilleur moyen de sauver les abeilles. Signez la pétition urgente et essaimez-la sur le web -- allons jusqu'à 500 000 signatures pour remettre notre appel aux actionnaires de Bayer demain en Allemagne!

http://www.avaaz.org/fr/bayer_save_the_bees_fr/?vl

Les abeilles ne font pas que du miel, elles sont indispensables à la vie sur Terre car elles pollinisent chaque année 80% des plantes et des cultures, pour un bénéfice estimé à plus de 30 milliards d'euros, soit plus du tiers de l'approvisionnement en nourriture de nombreux pays. Sans action immédiate pour sauvegarder les abeilles, la plupart de nos fruits, légumes et noix préférés pourraient disparaître de nos assiettes.

Ces dernières années ont été marquées par un profond et inquiétant déclin mondial des populations d'abeilles -- certaines espèces d'abeilles sont maintenant éteintes et, aux États-Unis, plusieurs espèces ne comptent plus que 4% de leur population d'origine. Les scientifiques avancent plusieurs explications. Certaines études indiquent que le déclin est dû à une combinaison de facteurs incluant maladie, perte de l'habitat, et produits chimiques toxiques. Mais de plus en plus de recherches indépendantes mettent en avant des preuves solides condamnant les pesticides de la catégorie des néonicotinoïdes. La France, l'Italie, la Slovénie et même l'Allemagne, où est basé le principal fabricant Bayer, ont interdit un de ces pesticides mortels pour les abeilles. Mais Bayer continue d'exporter ce poison dans le monde.

La question devient brûlante car de nouvelles études majeures ont confirmé l'étendue du problème. Si nous persuadons les actionnaires de Bayer d'agir, nous pourrons entraver définitivement son lobbying auprès des décideurs et des scientifiques. Les vrais experts -- les apiculteurs et les agriculteurs -- demandent l'interdiction de ces pesticides mortels jusqu'à ce que de solides études indépendantes prouvent qu'ils sont sans danger. Soutenons-les dès à présent. Signez la pétition urgente adressée aux actionnaires de Bayer, puis faites suivre cet e-mail à tous vos proches et amis:

http://www.avaaz.org/fr/bayer_save_the_bees_fr/?vl

Nous ne pouvons plus laisser notre fragile chaîne alimentaire aux mains d'une recherche contrôlée par les grands groupes de chimie et les organes de régulation que ces industriels soudoient. Bannir ce pesticide nous rapprochera d'un monde plus sûr pour nous-mêmes et pour les autres espèces que nous aimons et dont nous dépendons.

Avec espoir,

Alice, Antonia, Mia, Luis, Ricken, Stephanie, Pascal, Iain, Ari et toute l'équipe d'Avaaz

PLUS D'INFORMATIONS

Deux études confirment l'effet néfaste des pesticides sur les abeilles (20 Minutes)
http://www.20minutes.fr/article/907605/deux-etudes-confir...

Deux nouvelles études mettent en cause les néonicotinoïdes (La France Agricole)
http://www.lafranceagricole.fr/actualite-agricole/abeille...

Confirmation de la sordide intrigue qui protège Bayer (UNAF - informations de Wikileaks)
http://www.unaf-apiculture.info/presse/2011_1101_Francesc...

Assemblée Générale annuelle des actionnaires de Bayer (site officiel de l'AG - en anglais)
http://www.asm2012.bayer.com/en/counter-motions.aspx

30.04.2012

A l'instar de l'homme, les abeilles manient des concepts abstraits

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=5137

25-04-2012 -

A l'instar de l'homme, les abeilles manient des concepts abstraits

Selon une récente étude scientifique (1), la compréhension et l’utilisation de concepts tels que « même », « différent », « au-dessus » ne sont pas réservées à l’homme et à quelques primates comme on le croyait jusqu’alors. Des chercheurs viennent de démontrer que les abeilles sont capables de manipuler de tels concepts, notamment pour accéder à une source de nourriture. Le dispositif utilisé présentait un orifice délivrant soit de l’eau sucrée (récompense), soit une goutte de quinine (punition). Etaient placées autour de ce distributeur, des images dont le dessin et la disposition indiquaient par associations respectives où se trouvaient la récompense et la punition. 

Au bout d’une trentaine d’essais, les butineuses identifiaient sans faute l’association d’images conduisant à l’eau sucrée. Elles ont ainsi prouvé qu’elles comprennent à la fois les concepts de « au-dessus / au-dessous », de « à côté » et de « différence ». Ces travaux remettent en question le fondement selon lequel seuls des cerveaux mammifères, de taille importante, peuvent assurer l’élaboration d’un savoir conceptuel. Ils montrent également que la formation de concepts est possible sans langage. 

Cécile Cassier
1- Parue dans la revue PNAS, cette étude a été réalisée par l'équipe du professeur Martin Giurfa au centre de recherches sur la cognition animale (CNRS/Université Toulouse III - Paul Sabatier), en collaboration avec Adrian Dyer de l’Université de Melbourne (Australie).

28.04.2012

L'État devra indemniser un agriculteur exposé à des substances toxiques

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/l-etat-devra-indemniser-un-agriculteur-expose-a-des-substances-toxiques-27-04-2012-1456079_23.php

source AFP

L'État a été condamné par une juridiction d'Épinal à indemniser un agriculteur ayant développé un cancer en raison des substances toxiques contenues dans des pesticides et herbicides, "ce qui constitue une première judiciaire en France", a-t-on appris vendredi auprès de l'avocat du plaignant.

Dominique Marchal, céréalier en Meurthe-et-Moselle, a développé un syndrome myéloprolifératif en 2002, reconnu comme maladie professionnelle en 2006 par le tribunal des affaires de sécurité sociale d'Épinal. Il s'est ensuite tourné vers la Commission d'indemnisation des victimes d'infraction (Civi), juridiction à part entière, qui, dans une décision rendue le 23 avril, a condamné l'État à réparer le préjudice subi, dont le montant sera fixé après expertise, a expliqué à l'AFP son avocat, Me François Lafforgue.

Absence de mention sur les emballages

"C'est la première fois en France que l'État indemnisera ce type de préjudice", a précisé l'avocat, alors qu'aucune action pénale n'avait été engagée contre les fabricants des produits toxiques. L'État pourra par la suite se retourner contre les fabricants par le biais d'une action "récursoire", a-t-il ajouté.

Une vingtaine de produits, principalement des herbicides et pesticides, commercialisés par sept fabricants, dont BASF ou Bayer, contenaient notamment du benzène, reconnu comme cancérogène. "Dès 1982, les fabricants de produits phytopharmacologiques ne pouvaient ignorer que leurs produits contenant du benzène exposaient leurs utilisateurs au risque grave de contracter ce type de maladie", notent les magistrats de la Civi dans leur décision.

L'absence de mention sur les emballages constitue un manquement à une obligation de sécurité ainsi qu'une faute d'imprudence, constatent par ailleurs les juges, qui établissent un lien de causalité entre les produits et la pathologie développée. "C'est une grande satisfaction, un soulagement, un aboutissement après quatre années de combat", s'est réjoui l'agriculteur, âgé de 54 ans. "Nous espérons que cela engendrera une jurisprudence, d'autres cas sont en cours", a-t-il ajouté.

27.04.2012

1er mai, fête du VRAI travail !

Un montage amusant :
http://www.lexpress.fr/actualite/politique/sarkozy-petain-et-le-vrai-travail_1108166.html

le vrai travail.png

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

25.04.2012

La vache folle aux USA

lu sur :

http://www.lepoint.fr/monde/etats-unis-un-cas-de-vache-folle-decouvert-en-californie-25-04-2012-1454902_24.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20120425


Le ministère américain de l'Agriculture a annoncé mardi avoir détecté un cas de maladie de la vache folle en Californie (ouest des États-Unis), tout en tentant de rassurer les consommateurs quant à la santé du bétail aux États-Unis. Le ministère de l'Agriculture "a confirmé le quatrième cas dans le pays d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) sur une vache laitière du centre de la Californie", indique un communiqué. Selon les autorités américaines, l'animal n'est pas utilisé pour faire de la viande. "À aucun moment (la vache) n'a présenté un danger pour la chaîne alimentaire ou la santé publique".

"L'ESB ne se transmet pas par le lait", souligne le ministère. "Nos mécanismes pour prévenir l'ESB fonctionnent". Le ministère de l'Agriculture "a confiance dans la santé du bétail américain et dans le fait que la viande et les produits laitiers ne représentent aucun danger". Selon les données officielles, l'exportation de viande de boeuf américaine représente 353 millions de dollars par an, avec le Mexique, le Canada, la Corée du Sud et le Japon comme principaux marchés d'exportation. Les États-Unis estiment disposer de 90,8 millions de têtes de bétail, qui constituent une part capitale de l'activité économique de certains États comme le Texas (sud), le Nebraska et le Kansas (centre), ou encore la Californie (ouest).

Inquiétudes 

À la suite de la détection de ce nouveau cas de vache folle, la plus grosse peur des agriculteurs du pays serait à présent la mise en place de sanctions contre le boeuf américain, une éventualité que le ministère de l'Agriculture a implicitement évoquée en la réfutant. "Cette détection ne va pas affecter le commerce des États-Unis", ont ainsi déclaré des responsables. Quelque 40 000 bovins américains sont testés chaque année par le ministère de l'Agriculture.

Des échantillons de la vache incriminée ont été envoyés à un laboratoire de l'Iowa (centre) et se sont avérés positifs. Les résultats ont ensuite été envoyés à des laboratoires en Grande-Bretagne et au Canada. La maladie de Creutzfeldt-Jakob (MCJ), variante humaine de la vache folle, serait responsable de plus de 200 décès à travers le monde, principalement en Grande-Bretagne. Selon les scientifiques, l'épidémie se serait répandue par le biais de farines animales, destinées à l'alimentation du bétail, produites à partir d'animaux infectés.

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sur le même sujet, lu sur :

http://www.lepoint.fr/monde/deux-grandes-enseignes-alimentaires-retirent-le-boeuf-americain-en-coree-du-sud-25-04-2012-1454904_24.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20120425

Corée du Sud : deux enseignes retirent le boeuf américain

source AFP

Deux grandes enseignes alimentaires en Corée du Sud ont annoncé mercredi la suspension de la vente de viande de boeuf américain dans leurs magasins après la révélation la veille en Californie (ouest des États-Unis) d'un cas de maladie de la vache folle. Les groupes sud-coréen Lotte Mart (95 points de vente) et Home Plus, filiale du britannique Tesco, ont décidé de retirer jusqu'à nouvel ordre toute viande de boeuf américaine de leurs étals. "À partir d'aujourd'hui (mercredi), nous avons suspendu la vente de toute viande de boeuf américaine, répondant ainsi à l'inquiétude des consommateurs", a déclaré à l'AFP une porte-parole de Lotte Mart. Le ministère américain de l'Agriculture a annoncé mardi avoir détecté un cas d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) sur une vache laitière du centre de la Californie, le quatrième cas dans le pays. Selon les autorités américaines, l'animal n'est pas utilisé pour faire de la viande.

La Corée du Sud prendra les mesures "appropriées" après plus ample information, a fait savoir mercredi le ministère de l'Agriculture, ajoutant que le cas concerné n'était pas directement lié au boeuf susceptible d'être importé dans le pays. "Si nécessaire, nous pouvons renforcer les procédures de quarantaine et les inspections, ou mettre un embargo à l'importation", a affirmé un responsable du ministère sous le couvert de l'anonymat. En vertu d'accords bilatéraux, la Corée du Sud importe de la viande de bétail de moins de 30 mois et interdit les morceaux soupçonnés de transmettre la maladie. L'importation de boeuf américain est un sujet délicat entre la Corée du Sud et les États-Unis qui viennent de signer un important accord bilatéral de libre-échange.

La Corée du Sud avait décrété un embargo après la découverte d'un cas de vache folle en 2003. Les importations avaient repris en 2008, déclenchant de grandes manifestations de consommateurs inquiets. La Corée du Sud a importé 107 000 tonnes de boeuf américain en 2011, soit 37 % de ses importations de viande, selon le ministère de l'Agriculture. Pour les États-Unis, l'exportation de viande de boeuf représente 353 millions de dollars (267 millions d'euros) par an, avec le Mexique, le Canada, la Corée du Sud et le Japon comme principaux marchés d'exportation. Les États-Unis estiment disposer de 90,8 millions de têtes de bétail, qui constituent une part capitale de l'activité économique de certains États comme le Texas (sud), le Nebraska et le Kansas (centre), ou encore la Californie (ouest).

Blog "Équateur: Archéologie et Diplomatie"

communiqué :     

Mesdames, Messieurs:

      Nous vous invitons à visiter la première actualisation de notre blog "Équateur: Archéologie et Diplomatie", qui comprend des contributions en français et en espagnol, ainsi que la création d'une bibiliothèque virtuelle de plus de 80 ouvrages équatoriens.

      Nous vous attendons sur  http://www.arqueologia-diplomacia-ecuador.blogspot.com/

      Bonne lectureet d’avance merci pour sa diffusion!

Claude et Catherine Lara

22.04.2012

Limitation de la publicité : bras de fer entre la ville de Paris et le gouvernement

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=5127

Limitation de la publicité : bras de fer entre la ville de Paris et le gouvernement

Le 7 juillet 2011, la ville de Paris se dotait d’un nouveau règlement local de publicité. Celui-ci prévoit de réduire les dispositifs publicitaires dans certains quartiers, en supprimant les grands formats type 4 par 3 et en réduisant de 30 % le nombre de publicités. Mais un article figurant dans la Loi Warsmann, loi de simplification du droit du 22 mars 2012, remet en cause cette lutte contre la pollution publicitaire. Selon ce dernier, les anciens dispositifs publicitaires pourront rester en place jusqu’au 11 juillet 2017. 

Dès lors, le nouveau règlement local de publicité de la capitale est suspendu pour six ans, et non plus pour deux ans comme le stipulait la version antérieure du code de l’environnement. Y voyant la négation des compétences des collectivités ainsi qu’une victoire des lobbies publicitaires, la mairie de Paris a demandé au gouvernement de ramener à deux ans, par décret, le délai de mise en conformité des dispositifs publicitaires. 

Cécile Cassier

 

21.04.2012

Bruits de bottes : vers une troisième guerre mondiale ?

(voir aussi : Bruits de bottes : vers une troisième guerre mondiale ...

lebloglibredemonquartier.midiblogs.com/archive/.../actualites.htmlEn cache

10 févr. 2012 – 10/02/2012. )

lu sur le Canard enchaîné cette semaine:

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19.04.2012

Vivre vieux c'est bien, vivre bien c'est mieux

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/les-francais-moins-longtemps-en-bonne-sante-19-04-2012-1453000_23.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20120419

 Les Français moins longtemps en bonne santé

Le Point.fr - Publié le 19/04/2012 à 08:17 - Modifié le 19/04/2012 à 08:29

Bien qu'elle soit championne de l'espérance de vie des femmes, la France connaît un léger recul de l'espérance de vie en bonne santé depuis quelques années, indique jeudi l'Institut national des études démographiques (Ined). En 2010, les Françaises avaient une espérance de vie de 85,3 ans (contre 84,8 en 2008) et leurs compatriotes masculins de 78,2 ans (contre 77,8 ans). Mais outre l'espérance de vie, les démographes étudient aussi combien de temps les populations peuvent espérer vivre en bonne santé : c'est "l'espérance de vie sans incapacité" (EVSI). Et l'EVSI, elle, baisse légèrement. Celle des hommes est passée de 62,7 ans à 61,9 ans entre 2008 et 2010, et de 64,6 ans à 63,5 ans pour les femmes, relève l'Ined. Ainsi, en 2010, les hommes pouvaient espérer vivre en bonne santé 79,1 % de leur espérance de vie totale, contre 80,6 % en 2008, et les femmes 74,4 %, contre 76,1 %.

Selon les chiffres de l'Insee, l'espérance de vie en bonne santé avait entamé sa légère baisse en 2006. La tendance française rejoint celle d'autres pays européens qui ont, comme elle, des espérances de vie élevées, note l'Ined, qui a compilé et étudié les données de l'Union des 27. "Dans les pays où l'espérance de vie est déjà élevée, les gains d'années de vie se font aux âges les plus élevés, donc lorsqu'on est en moins bonne santé", a commenté l'auteur de l'étude, Jean-Marie Robine, pour expliquer cette dichotomie. Ainsi, la Suède a l'EVSI la plus longue d'Europe : 71,7 ans pour les hommes, tandis que la République slovaque a la plus courte (52,3 ans). Chez les femmes, ce sont les Maltaises qui ont les meilleures perspectives de vie en bonne santé : 71,6 ans, tandis que, comme pour les hommes, c'est la République slovaque qui a l'EVSI la plus courte : 52,1 ans.

Mais pour les deux sexes, si l'on prend en compte la période récente (2008-2010), les écarts se réduisent entre les pays. Ainsi, pour les hommes, la Lituanie voit son EVSI augmenter le plus, de près de trois ans (à 57,7 ans), alors que les Pays-Bas affichent la plus forte baisse (- 1,3 an, à 61,1 ans). Et chez les femmes, c'est toujours la Lituanie qui voit son espérance de vie sans incapacité (EVSI) augmenter le plus (2,4 ans, à 62,3 ans), alors que c'est la Finlande qui, cette fois, affiche la plus forte baisse (- 1,7 année, à 57,8 ans). "Il y a donc des tendances à la convergence des espérances de santé en Europe" pour les hommes comme pour les femmes, en conclut l'Ined.

Click here to find out more!
Le Point.fr
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voir aussi l'étude de l'INSERM (fichier pdf)
longévité-dépendance.pdf

18.04.2012

Les importations augmentent l'empreinte carbone des Français

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/04/18/les-importations-augmentent-l-empreinte-carbone_1686820_3244.html

Les importations augmentent l'empreinte carbone des Français

Le Monde.fr | 18.04.2012 à 17h10 • Mis à jour le 18.04.2012 à 17h10

Si les émissions de gaz à effet de serre sont en baisse, l'empreinte carbone de la consommation des Français est plus élevée qu'en 1990. La raison : les importations.

Alors que les émissions de gaz à effet de serre continuent de baisser en France, l'empreinte carbone de la consommation des Français ne diminue pas. Elle aurait même légèrement augmenté dans les vingt dernières années, passant de 11,6 tonnes par an et par personne en 1990 à 12,2 tonnes en 2007 et, selon un chiffre encore provisoire, à 12 en 2010, selon le Commissariat général au développement durable (CGDD), qui a publié une étude sur le sujet, "Le point sur l'empreinte carbone de la consommation des Français, évolution de 1990 à 2007" (n°114, mars 2012).

Protocole de Kyoto oblige, les émissions de gaz à effet de serre sur le territoire national ont sensiblement baissé, de 9,7 tonnes annuelles par habitant à 8 tonnes en 2010, soit quelque 15 % de diminution selon le CGDD. Dans le même temps, l'augmentation de l'empreinte carbone était d'environ 5 %. Cette divergence s'explique par une demande intérieure en nette augmentation (+ 39 % en dix-huit ans), et un recours de plus en plus important aux produits d'importation. "Si nous avons progressé sur l'intensité énergétique, comme nombre de pays couverts par le protocole de Kyoto, notre demande intérieure de plus en plus importante est satisfaite par des importations croissantes", résume l'auteur de la note, Jean-Louis Pasquier.

De fait, en étudiant le détail de l'empreinte carbone par produit, il apparaît que l'augmentation de la consommation dans certains secteurs s'accompagne d'une hausse des importations. Ainsi dans les secteurs des télécommunications, dans l'habillement, les biens d'équipement, etc.

L'étude du CGDD détaille les émissions de CO2 associées aux importations. Elles sont passées de 34 % de l'empreinte carbone en 1990 à 49 % en 2007. Dans le même temps, les émissions liées à la production nationale destinée au marché domestique sont passées de 48 % à 34 %. En détaillant les différents gaz à effet de serre (GES), M. Pasquier explique que l'augmentation de l'empreinte carbone de la France est principalement due à celle du CO2, représentant les trois quarts du total avec une augmentation de 18 % entre 1990 et 2007. La part du méthane (16 %) dans l'ardoise totale des GES a augmenté de 30 %, notamment en raison d'importations plus importantes de diesel.

Au final, les 12,2 tonnes d'empreinte carbone annuelles des Français peuvent se découper en quatre composantes principales. Le transport des personnes représente 2,5 tonnes de CO2 par personne, l'alimentation 2,2 tonnes, le logement1,9 tonne (chauffage, électricité, gaz et eau et construction) à égalité avec lesservices, y compris les hôtels et restaurants.

Logiquement, souligne l'étude, les grands pays exportateurs - Chine en tête - ont des émissions territoriales largement supérieures à leur propre empreinte. "Selon l'Agence internationale de l'énergie, les émissions mondiales de CO2 issues de la combustion des énergies fossiles ont atteint un record en 2010, rappelle Jean-Louis Pasquier, alors que les pays couverts par les accords de Kyoto sur la réduction des gaz à effet de serre ont localement stabilisé leurs émissions par rapport au niveau de 1990."

Une étude américaine récente (Peters et al., 2011), citée par le CGDD, montre l'existence de ce "transfert" d'émissions, entre 1990 et 2008, de l'ensemble des pays du protocole de Kyoto vers les "pays tiers", via le commerce international.

Mais, souligne M. Pasquier, "les pays en voie de développement ne sont pas seuls en cause, les pays industrialisés ont aussi leur responsabilité dans la forte augmentation de leur demande".

Rémi Barroux

La crise et LVMH

lu sur :

http://www.express.be/business/fr/economy/35ba02df7e06837c91f28f8bdd05079b-2f1/166250.htm

LVMH: le leader mondial du luxe voit ses ventes bondir de 25% au premier trimestre


Le numéro un mondial du luxe LVMH, propriétaire de Louis Vuitton, Céline, Givenchy ou en...

En savoir plus

Le numéro un mondial du luxe LVMH, propriétaire de Louis Vuitton, Céline, Givenchy ou encore Guerlain, a annoncé mercredi un bond de 25% de ses ventes au premier trimestre à 6,58 milliards d'euros.

Cette hausse est encore meilleure que prévu par les analystes financiers, qui s'attendaient à +22%.

LVMH "poursuit une excellente dynamique en ce début d'année avec en particulier des avancées rapides en Asie et aux Etats-Unis, et une bonne progression en Europe en dépit d'un environnement contrasté", souligne-t-il dans un communiqué.

Le PDG Bernard Arnault avait indiqué il y a deux semaines que le premier trimestre était "en croissance" sur un an et meilleur que le dernier trimestre 2011.

Le premier trimestre 2012 marque effectivement une accélération pour le leader mondial du secteur, avec une hausse des ventes de 25%, après 20% au 4ème trimestre 2011 et 17% au premier trimestre 2011.

Par branches, la mode et la maroquinerie progressent de 17% à 2,37 milliards d'euros, grâce à notamment à une demande soutenue pour Vuitton.

Les ventes de vins et spiritueux bondissent de 22% à 926 millions d'euros, tirées notamment par le cognac Hennessy, très demandé en Asie.

Les ventes de montres et de joaillerie grimpent de 141% à 630 millions d'euros, grâce à l'acquisition du joaillier italien Bulgari. Sans ce rachat et à taux de changes comparables, la croissance de cette branche aurait été de 17%.

Les ventes de la distribution sélective (Sephora, DFS...) bondissent de 28% à 1,82 milliard d'euros. "DFS continue de bénéficier du développement rapide du tourisme en Asie", précise le communiqué, tandis que Séphora "gagne des parts de marché dans ses régions clés" et va prochainement se lancer au Brésil et en Scandinavie.

Les ventes de parfums et cosmétiques augmentent de 12% à 899 millions d'euros, grâce notamment à "la formidable vitalité" des parfums Christian Dior.

"Dans un environnement économique qui reste incertain en Europe, LVMH continuera à concentrer ses efforts sur la mise en valeur de ses marques, maintiendra une stricte maîtrise des coûts et ciblera ses investissements sur la qualité, l'excellence et l'innovation de ses produits et de leur distribution", ajoute le groupe.

Présidentielles 2012 : testez le Vote de Valeurs

Mais qu'est-ce ?

Avec le Vote de Valeur, la question posée à l'électeur n'est plus

"quel est votre candidat préféré ?", mais

"quelle est votre opinion sur chacun des candidats ?".

Pour répondre, l'électeur donne une valeur à chaque candidat, de -2 (très hostile), à +2 (très favorable). Au dépouillement, le candidat qui obtient le plus de points est élu en un seul tour. 

Voir la suite sur :

Bienvenue ! [Le Vote de Valeur, pour renforcer la démocratie]

http://www.votedevaleur.org/co/votedevaleur.html

www.votedevaleur.org

Avec le Vote de Valeur, la question posée à l'électeur n'est plus "quel est votre candidat préféré ?", mais "quelle est votre opinion sur chacun des candidats ?".

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Le Vote de Valeur, qu'est-ce que c'est ? Pourquoi est-ce que ce serait mieux ?

Présidentielle 2012, participez à l'expérience !

17.04.2012

Journées d'action contre le nucléaire

Communiqué :

Le 26 avril, juste entre les deux tours de l’élection présidentielle, la catastrophe de Tchernobyl entrera dans sa 27ème année. Il y a quelques jours, le réacteur n°2 de la centrale de Penly en Seine-Maritime a connu un incendie et une fuite très inquiétants... *

Pourtant, le nucléaire et la problématique énergétique sont les grands absents de la campagne présidentielle.

En mars dernier, nous étions 60 000 à former une immense chaîne humaine entre Lyon et Avignon. Mais la chape de plomb du lobby nucléaire continue de peser sur les médias et sur la campagne. Nous devons informer et mobiliser encore plus largement, bien au-delà des convaincus !

Si ce n’est pas encore le cas, pourquoi ne pas organiser vous-même une action dans votre commune ?

Et n’oubliez pas que de nombreuses actions sont encore en train d’être planifiées : revenez sur le site régulièrement au cours des prochains jours !

Un grand merci à vous pour votre implication à nos côtés !

Toute l’équipe du Réseau "Sortir du nucléaire"

* Plus d’information sur le grave incident survenu à Penly le 5 avril

14.04.2012

Substances interdites, dérogations : le lucratif business des pesticides

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=5117

 Substances interdites, dérogations : le lucratif business des pesticides 

13/4/2012

Si la directive européenne 2009/128 CE sur les pesticides interdit les traitements par pulvérisations aériennes, l’arrêté du 31 mai 2011 délivre un certain nombre de dérogations, notamment pour le maïs, la vigne et la culture de la banane. Fin mars, le quotidien Le Monde se procurait une circulaire confidentielle. Emanant du ministère de l’Agriculture, celle-ci liste 7 pesticides autorisés pour les traitements aériens et 16 autres en cours d’évaluation par l’Anses (1). Le 10 avril dernier, la mission commune d’information du Sénat sur les pesticides a organisé une table ronde avec le ministère de l’Agriculture et l’Anses, afin d’obtenir des éclaircissements sur la liste des produits phytopharmaceutiques autorisés ou en cours d’évaluation pour les traitements par aéronefs pour la campagne 2012.   

Parallèlement, l’association Générations Futures s’est, à son tour, procurée la liste en question. Sur les 7 produits autorisés, dont toutes les substances actives présentent un risque pour la faune et la flore, 3 sont classés comme cancérigènes possibles (Fenpropidine, Difénoconazole et Propiconazole) par l’Agence de protection de l’environnement américaine. Un autre (Propiconazole) est classé comme « toxique du développement » aux USA. Parmi les 16 produits en cours d’évaluation, certains contiennent des molécules reconnues comme perturbateurs endocriniens, à l’instar du Deltamethrine, utilisé contre la chrysomèle du maïs, et du Mancozèbe, fongicide très courant dans les vignes. On trouve également parmi ces produits des cancérigènes probables (Iprovalicarbe, Mancozèbe et Métirame) ou possibles (Penoxsulame, Folpel et Tébuconazole), ainsi que des toxiques du développement (Tébuconazole et Métirame). 

Début avril, un rapport réalisé par Générations Futures et PAN Europe a dénoncé les subterfuges employés par les firmes phytopharmaceutiques pour déjouer la réglementation européenne et commercialiser des produits interdits. Une procédure spéciale, dite de « re-soumission » accorde, en effet, une seconde chance d’homologation à des produits présentant des dangers avérés ou des évaluations lacunaires. Pendant cette « re-soumission » d’un dossier d’homologation, les firmes doivent retirer leur pesticide du marché. Mais bien qu’officiellement retirées, ces substances bénéficient d’une « période d’élimination progressive étendue », octroyant plusieurs années de libre accès au marché. 

La perspective de nombreux procès avec l’industrie décourage les pouvoirs politiques des Etats membres à remettre en cause ces procédés. L’industrie l’a bien compris puisqu’elle a présenté quelque 87 dossiers de demande d’autorisation par ce biais, paralysant le système d’évaluation de la DG SANCO (2) et de l’EFSA (3) pendant plus de 3 ans. Selon Générations Futures, sur les 87 pesticides présentés, 64 ont été homologués. Au regard de quoi, le nombre de pesticides présents sur le marché est passé de 250 en 2008 à 350 aujourd’hui. 

Cécile Cassier

1- Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail. 

2- Direction Générale de la SANté et des COnsommateurs. 

3- Agence européenne de sécurité des aliments.

13.04.2012

« les allégés n’ont aucun impact sur le surpoids »

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

60 Millions de consommateurs publie, dans son Hors-Série, une interview du Dr Jean-Philippe Zermati, médecin nutritionniste, qui souligne que « les allégés n’ont aucun impact sur le surpoids ».

Selon lui, « leur consommation peut même être un facteur aggravant ».

Il explique que « différentes études, dont celle de Nicole Darmon », « ingénieur à l’Inserm » notamment, ont montré l’importance « d’avoir une alimentation parfaitement équilibrée » et dénonce « les informations nutritionnelles multiples et contradictoires anxiogènes », souligne la revue.

(60 Millions de consommateurs, 01/05)

12.04.2012

Phtalates, santé, reproduction

lu sur :

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/anne-jeanblanc/les-phtalates-responsables-d-un-hold-up-sur-la-fertilite-12-04-2012-1450936_57.php

Les phtalates, responsables d'un "hold-up sur la fertilité" ?

Le Point.fr - Publié le 12/04/2012 à 17:34

Ces perturbateurs endocriniens, présents partout dans notre environnement, auraient des effets négatifs sur la fertilité.

Par

Le Réseau environnement santé (RES) vient d'organiser une conférence au titre choc, "Hold-up sur la fertilité", avec comme accusés principaux les phtalates. Omniprésents dans notre quotidien, ces matériaux sont de remarquables plastifiants qui entrent dans la composition de pratiquement tous les articles en PVC, auxquels ils confèrent la flexibilité voulue (leur concentration parfois supérieure à la moitié du poids), mais aussi des médicaments, des cosmétiques et que l'on retrouve également dans l'alimentation (notamment dans les produits laitiers, les poissons, les viandes, les margarines et les céréales). On en produit actuellement environ 3 millions de tonnes par an, dans le monde.

Selon l'Institut national de recherche et de la sécurité, les phtalates absorbés par voie orale sont très peu toxiques. Chez l'homme, des doses supérieures à 5 grammes peuvent provoquer des nausées, des vertiges et des diarrhées. Cependant, ces produits ne sont pas irritants pour la peau, pour les yeux et pour les voies respiratoires. Et ils n'ont pas de pouvoir cancérogène. En revanche, l'INRS précise que "l'administration orale de certains phtalates entraîne, chez le rat et la souris, dans effets sur la reproduction : baisse de la fertilité, atrophies testiculaires, poids foetaux réduits, mortalité foetale et malformations. [...] Il apparaît que, pour l'homme, le point critique se situe au niveau des effets sur la reproduction, comprenant les effets sur la fertilité et ceux sur le développement du foetus et du nouveau-né."

Tous les pays ne sont pas logés à la même enseigne

Le RES est plus alarmiste. Sur son site, on peut lire que de nombreuses preuves expérimentales chez l'animal et/ou chez l'homme lient les phtalates aux quatre grandes familles de pathologies associées aux perturbateurs endocriniens : cancers, troubles métaboliques, atteintes à la reproduction et troubles neuro-comportementaux. Les experts de ce réseau estiment que la réglementation actuelle est insuffisante. "Au niveau français, les agences de sécurité sanitaire doivent se saisir des données existantes pour protéger la santé de tous, écrivent-ils. Au niveau européen, la révision de Reach doit permettre de combler les lacunes qui laissent cette situation de faillite réglementaire perdurer." Pour mémoire, la directive européenne, déjà révisée à plusieurs reprises, interdit tous ces matériaux dans les jouets et les objets de puériculture (comme les anneaux de dentition) destinés aux enfants de moins de 3 ans. L'Europe les a également bannis des films alimentaires, mais ce n'est pas le cas dans beaucoup d'autres pays.

Concernant leurs effets endocriniens, la plus récente étude - qui fait l'objet de nombreux commentaires ces jours-ci - remonte au mois dernier. Sur son site internet, la revue britannique Human Reproduction a publié un travail français montrant que l'exposition de cellules de testicules d'homme adulte aux phtalates inhibait la production de l'hormone mâle, la testostérone. En pratique, les chercheurs ont mené leurs expériences à la fois sur des prélèvements réalisés sur des testicules d'hommes souffrant d'un cancer de la prostate et sur des lignées de cellules produisant des hormones du type testostérone. Dans les deux cas, les doses de phtalates utilisées (conformes à celles retrouvées chez des hommes ayant une baisse de la production d'androgènes) ont inhibé la production de testostérone. Un argument supplémentaire pour les pourfendeurs des perturbateurs endocriniens. 

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Voir aussi :

 

Réseau Environnement Santé

 

 

Conférence (10 avril 2012) – Hold-up sur la fertilité !

 

quotidien les phtalates soulèvent depuis longtemps de nombreuses préoccupations et sont devenus emblématiques du débat autour de Reach, la nouvelle réglementation chimique communautaire. C’est aujourd’hui pour leur caractère de perturbateurs endocriniens (PE), et au vu des données nouvelles, que l’action réglementaire est plus que jamais nécessaire sur l’ensemble de cette famille de substances, comme sur l’ensemble des PE.

- Des sources d’expositions multiples (articles PVC, cosmétiques, médicaments, matériel médical, air intérieur…) conduisant à une imprégnation généralisée de la population et une exposition particulièrement critique pour le nourrisson prématuré,
- De nombreuses preuves expérimentales chez l’animal et/ou chez l’homme le liant aux 4 grandes familles de pathologies associées aux PE : cancers, troubles métaboliques, atteintes à la reproduction, troubles neurocomportementaux.

Face à cela, la réglementation actuelle est insuffisante. Au niveau français, les agences de sécurité sanitaire doivent se saisir des données existantes pour protéger la santé de tous. Au niveau européen, la révision de Reach doit permettre de combler les lacunes qui laissent cette situation de faillite réglementaire perdurer.

Programme de la conférence

Brochure d’informations sur les perturbateurs endocriniens

Les différentes sources d’expositions aux phtalates

Les phtalates : Effets sur la santé et exposition – Données scientifiques 2011

Publications du Dr Shanna Swan : Sélection

Document de synthèse de CHEM Trust et HEAL : Des réponses réglementaires adéquates aux défis des perturbateurs endocriniens

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voir aussi sur ce blog :

Pollution chimique omniprésente et reproduction... (7/4/2012)

09.04.2012

En Allemagne 60% du nucléaire arrêté a été compensé par les renouvelables

lu sur :

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/ene...

 

POLITIQUE ÉNERGÉTIQUE - 20/03/2012 | 17:19 - 539 mots
L'Allemagne sort du nucléaire sans polluer davantage

Contrairement aux prévisions, et même à des affirmations, de beaucoup de spécialistes de l'énergie, l'Allemagne n'a pas eu recours au charbon pour compenser l'arrêt de 8 de ses 17 réacteurs en 2011. Et n'envisage pas de le faire, selon une étude de l'Iddri, à paraître la semaine prochaine.

« La fin du nucléaire en Allemagne passe par le charbon », titrait en octobre dernier Le Monde, relayant une idée très généralement répandue. Faux ! affirme Andreas Rudinger, chercheur à l'Iddri, Institut du développement durable et des relations internationales, qui vient de plancher sur le sujet. « En volume, la production d'électricité à partir de houille et de lignite est restée quasiment stable en Allemagne l'an dernier, avec une hausse de 1,7%, selon les chiffres que vient de publier l'industrie énergétique allemande (AG-Energiebilanzen 2011) », souligne-t-il. Même si le charbon continue à se tailler la part du lion dans le mix électrique allemand en représentant 44% de l'électricité produite (50% en 2001). Quant aux autres sources d'énergies fossiles (gaz et pétrole), émettrices également de gaz à effet de serre, leur volume a même légèrement baissé en 2011, les centrales gaz produisant environ 14% du courant outre-Rhin.

60% du nucléaire arrêté a été compensé par les renouvelables

Au total, la part d'électricité d'origine fossile est passée de 57 à 58% malgré le recul du nucléaire de 22,3 à 17,6% de la production électrique. L'Allemagne n'a pas augmenté son recours au charbon, ni au gaz, pour compenser l'arrêt de 8 de ses 17 réacteurs, décidé brutalement au printemps dernier après Fukushima. Le pays a pourtant ainsi renoncé à 23% de son électricité nucléaire, qui représente elle-même 23% de l'électricité produite outre-Rhin. Soit, en 2011, 32 térawattheures (TWh) à remplacer.
60% de cette électricité a été fournie par des énergies renouvelables (éolien et solaire), dont la production a bondi de près de 20% en 2011, Un tiers de cette électricité nucléaire non produite a été "fournie" par une détérioration des échanges d'électricité avec ses voisins. Ses importations ont augmenté de 18,5% tandis que ses exportations ont reculé de 6,5%, mais au total l'Allemagne est restée exportatrice nette d'électricité. Enfin 1,9 TWh (6% de la production à compenser) n'a pas été consommé. La demande allemande d'électricité a baissé de 0,3% en 2011.

Pas d'augmentation inévitable des centrales thermiques


Et l'Allemagne ne compte pas sur de nouvelles centrales à charbon pour pallier l'arrêt progressif de ses réacteurs d'ici 2022, ajoute Andreas Rudinger. « En regardant de plus près les scénarios énergétiques sur lesquels est fondé l'Energiekonzept [politique énergétique adoptée par le gouvernement allemand en septembre 2010], on s'aperçoit ainsi que les centrales fossiles actuellement en construction (pour une puissance cumulée de 10 GW) visent en premier lieu à remplacer des centrales vétustes et polluantes par des centrales plus efficaces pour se conformer à la directive européenne sur les émissions de polluants atmosphériques et à réduire la part des centrales thermiques à charbon au profit de centrales à gaz et à cogénération », écrit le chercheur dans une étude qui sera publiée par l'Iddri la semaine prochaine.
Et il table sur la persistance de cette situation. « Sous l'hypothèse d'une poursuite des mesures de maîtrise de la demande d'électricité et d'un rythme de développement des énergies renouvelables similaire aux années précédentes, il semble par conséquent envisageable que l'Allemagne compense la sortie du nucléaire sans recourir davantage aux centrales à charbon et à gaz et sans remettre en cause la réalisation des objectifs nationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre », conclut-il.

  

08.04.2012

Scandale de l'amiante : dernières nouvelles

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/amiante-un-ancien-adjoint-de-martine-aubry-mis-en-examen-04-04-2012-1448318_23.php

Amiante : un ancien adjoint de Martine Aubry mis en examen  - Le Point

En mettant en examen, le 8 mars, dans l'affaire de l'amiante, pour homicides, blessures involontaires et abstentions délictueuses, Jean-Luc Pasquier, 63 ans, ancien haut fonctionnaire du ministère du Travail, la juge Marie-Odile Bertella-Geffroy s'attaque cette fois aux décideurs publics. Et pas des moindres, puisque Jean-Luc Pasquier était l'un des adjoints de Martine Aubry lorsqu'elle occupait le poste de directeur des relations du travail au ministère du Travail entre 1984 et 1987. Une période capitale dans l'affaire de l'amiante qui a valu à l'État d'être condamné par le tribunal administratif de Marseille (1), décision validée par le Conseil d'État le 20 février 2004, celui-ci "n'ayant pas pris les mesures (...) pour protéger la santé publique d'un danger susceptible d'entraîner la mort".

Lobbying

Jean-Luc Pasquier, qui dirigeait le bureau CT4 à la Direction des relations du travail, chargé de faire respecter l'hygiène et la sécurité dans les entreprises, siégeait aussi au Comité permanent amiante (CPA), lobby monté de toutes pièces par les communicants des industriels. Rôle de ce lobby : prôner "l'usage contrôlé de l'amiante" et empêcher la France, puis l'Europe, de bannir cette fibre comme beaucoup d'autres pays européens l'avaient déjà fait.

"Le CPA n'a jamais joué un rôle quelconque institutionnel à mes yeux", expliquait Jean-Luc Pasquier aux gendarmes lors de son audition en 2005 que Le Point a pu consulter. "Nous y étions depuis 1982, car il s'agissait d'un lieu d'échanges dont l'objectif était de promouvoir le risque amiante." Quant au lobbying des industriels, il ne semble pas poser de problème à l'ancien fonctionnaire : "Rien ne s'oppose à ce qu'une organisation ou un individu exerce du lobbying vis-à-vis d'une instance qu'elle soit internationale ou française." Et d'ailleurs existait-il ? Lors de son audition par les gendarmes, le 28 janvier 2010, Martine Aubry déclarait : "Je n'ai jamais entendu parler de lobbying d'industriels au ministère du Travail. D'une manière générale, pendant toute ma carrière au ministère du Travail, je n'ai jamais été l'objet ou vu mes directeurs faire l'objet d'actions de lobbying de la part de chefs d'entreprise."

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Par

[1] Tribunal administratif de Marseille, 30 mai 2000, n° 97-5988, M.et Mme Botella et autres contre ministère de l'Emploi et de la Solidarité

sur le même sujet :

L'Andeva espère que ces nouveaux dossiers seront joints aux précédentes plaintes.

04/04/2012 à 19:41