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18/07/2017

À propos de fermes usines

lu sur The Guardian :

 

UK has nearly 800 livestock mega farms, investigation reveals ...

https://www.theguardian.com › Environment › Farming

Traduire cette page

 

26/01/2017

Altération du système nerveux aux USA ???

Le maïs modifie-t-il le comportement de l'américain moyen aux États-Unis ? (addiction aux armes et à la violence ?)

(je rigole ... quoique ... on ne sais jamais ! )

lu sur :

Quand le maïs pousse le grand hamster d'Alsace à l'infanticide

www.lemonde.fr/.../quand-le-mais-pousse-le-grand-hamster-d-alsace-a-l-infanticide_506...
Il y a 1 jour - Des femelles de cet emblématique mammifère, soumises à un régime essentiellement maïsicole, ont mangé 95 % de leur progéniture, lors ...
Un comportement infanticide dû à une altération du système nerveux central. Selon les scientifiques, elle s'explique par une carence en vitamine B3
19 janv. 2017 - Certains décès de grand hamster seraient dus… au maïs. >> A lire ... Ces derniers ayant pour résultat un taux élevé d'infanticides. Un taux qui ...

A force de manger du maïs, le grand hamster d'Alsace dévore ses ...

www.lexpress.fr/.../a-force-de-manger-du-mais-le-grand-hamster-d-alsace-devore-ses-...
Il y a 19 heures - A force de manger du maïs, le grand hamster d'Alsace dévore ses petits ... Un comportement infanticide dû à une altération du système ...

Le maïs pousse le grand hamster à l'infanticide - LireLactu

lirelactu.fr/source/le-monde/62be7c23-1bee-437c-9635-f0f4c79ec84d

Il y a 4 heures - Chez le grand hamster, le maïs est source de drames familiaux. La surconsommation de la céréale pousse en effet ces paisibles rongeurs à ...

Quand le maïs pousse le grand hamster d'Alsace à l'infanticide
Le Monde · Il y a 1 jour

29/12/2016

OGM, toxicité, allergies

À lire sur :

OGM : Santé > Risques potentiels - Toxicité et allergies

www.ogm.gouv.qc.ca/sante_et_environnement/sante/risques.../toxicite_allergies.html
 
------------------
 
extrait :

On dit qu’il y a risque d’intoxication quand un aliment – lait, œufs, viande, etc. – contient des toxines, c’est-à-dire des substances capables d’endommager les fonctions vitales ou des parties de l’organisme humain.

Ces substances doivent être présentes en quantité suffisante pour provoquer des effets nocifs. En effet, lorsqu’il est question de toxicité alimentaire, tout est question de quantité ingérée.

On parle de réaction allergique lorsque le système immunitaire réagit de façon inappropriée ou exagérée à l’absorption de substances dites « allergènes ».

Certains allergènes peuvent être nocifs pour les humains. Les allergies peuvent se manifester sous forme d’asthme ou par une chute importante de la pression artérielle dans les cas sévères.

Les toxines et les allergènes sont des substances naturellement produites par les végétaux et certains animaux.

Les toxines, pour leur part, jouent un rôle dans les mécanismes naturels de défense de tous les organismes vivants. Or, un aliment avec OGM pourrait contenir une plus grande quantité de toxines ou d’allergènes par suite des réactions possibles de la plante à l’insertion d’un ou de plusieurs gènes introduits dans son génome, y compris pour ce qui est de la production de la ou des protéines.

Ainsi, la plante pourrait réagir à la transgénèse en produisant :

des protéines non désirées;
un supplément de toxines ou d’allergènes naturellement présents dans l’organisme.
Par ailleurs, la protéine produite par le gène inséré pourrait :

se révéler toxique ou allergène selon la capacité de notre organisme à la digérer ou non;
libérer des composés toxiques ou allergènes pour notre organisme.
Il n’existe pas de test unique pour évaluer l’allergénicité potentielle des OGM. Une évaluation au cas par cas est nécessaire.

L’European Food Safety Authority a publié un guide des procédures d’évaluation des allergies disponibles et des modèles animaux utilisables pour étudier les OGM 1.

Pour chaque OGM commercialisé au Canada, Santé Canada a la responsabilité d’assurer l’évaluation de ces risques d’intoxication et de réaction allergique.
 
lire la suite sur le site de Santé Canada (lien ci-dessus), qui est un site du gouvernement du Québec, pas un site commercial.

23/02/2015

Salon de l'agriculture : la carte de France des fermes géantes

à lire sur BASTAMAG (lien ci-contre)

20/02/2015 AGROBUSINESS

Les dessous de votre assiette : la carte de France des fermes géantes

www.bastamag.net/Les-dessous-de-votre-assiette-la-carte-de-France-des- fermes-geantes

Alors que le Salon de l’agriculture s’ouvre le 21 février, la Confédération paysanne vient de publier une carte de l’industrialisation de l’agriculture. Vous connaissiez la célèbre « ferme-usine des Mille vaches » en Picardie ? Découvrez un élevage de 250 000 poules pondeuses dans la Somme et de 125 000 poulets dans le Vaucluse, un centre d’engraissement de 2000 taurillons dans l’Aube, une maternité industrielle de 900 truies pour 23 000 porcelets par an dans les Côtes d’Armor, ou bien encore les 3 000 brebis laitières dans les Pyrénées Atlantiques...

voir la carte sur le site de BASTAMAG

Image 1.png

 

 

14/11/2014

Mieux que la ferme des 1000 vaches ...

... le ferme des 1800 vaches !

À lire sur :

1.800 bêtes à la ferme : les riverains sont contre - 25/10/2014, Monts ...

www.lanouvellerepublique.fr/Indre-et-Loire/Communes/Monts/n/Contenus/Articles/2014/10/25/1.800-betes-a-la-ferme-les-riverains-sont-cont...
 

 

07/07/2014

Ferme-usine des 1000 vaches (suite)

lu sur le site du Point :

Le Point.fr - Publié le 05/07/2014 à 16:58 - Modifié le 07/07/2014 à 10:0

Il était une fois la fable des "mille vaches"

Une ferme laitière géante dans la Somme cristallise une forte opposition locale. Son promoteur veut aller jusqu'au bout. Ses détracteurs aussi.

C'est un feuilleton qui sent le soufre, même si on y parle principalement de bouses. Dans ce qui est devenu "l'affaire de la ferme des mille vaches", aucun des deux camps n'est prêt à rendre les armes. Cet affrontement, Colette Michaux, ancienne vice-présidente socialiste de Picardie, le résume à sa façon : "C'est l'histoire d'une vieille personne têtue et de petits bourgeois qui ne veulent pas perdre leur tranquillité." 

Un projet grandeur nature 

Dans le rôle du têtu, Michel Ramery. Ce patron nordiste, fils d'agriculteur, a fait fortune dans le BTP. Le groupe Ramery a engrangé en 2013 un chiffre d'affaires de 551 millions d'euros. D'après Challenges, il est, à 65 ans, la 349e fortune française. Celui qui rafle la quasi-totalité des marchés publics dans le Nord-Pas-de-Calais ne s'attendait pas à voir ses ambitions freinées aussi net quand il décide de s'offrir son "rêve" : ériger une vaste exploitation laitière dans la Somme. Près de 20 000 mètres carrés d'étables, un méthaniseur géant et jusqu'à 1 750 bêtes sous le même toit. La plus grande ferme de France devait ouvrir en décembre 2012. Elle est toujours au point mort.

Et pour cause, en face, les "petits bourgeois" - en l'occurrence les habitants de Drucat - ont de la ressource. La banlieue résidentielle plutôt aisée du nord d'Abbeville doit accueillir sur son territoire une parcelle de la ferme. Celle où fermentent les effluents bovins. Les premières habitations sont à 500 mètres. En septembre 2011, une rencontre publique entre Michel Ramery et les Drucatois jette un froid. Le discours est impossible, la guerre de tranchées commence.

Dès le lendemain, Le Courrier picard rapporte les craintes des habitants : bien-être des animaux, contamination de la nappe phréatique, hausse du trafic routier - pour livrer le lait mais aussi pour transporter des déchets qui "nourrissent" le méthaniseur. Le bruit et les odeurs, aussi. 

"C'est surtout la peur de perdre en valeur immobilière qui les motive", persifle Éric Mouton, le maire de la commune voisine de Buigny-Saint-Maclou, qui accueille le reste des installations laitières. Lui n'est pas opposé au projet, au contraire : il en a même conçu une partie des plans ! Localement, l'architecte reste plutôt isolé. Dès novembre 2011, des riverains créent l'association Novissen - Nos villages se soucient de leur environnement. Entendre "nos vies saines". C'est un autre Michel, le Dr Kfoury, qui prend la tête du mouvement. Il revendique aujourd'hui 2 350 membres, dont la majorité habite la Somme. "C'est un projet tellement juteux, il y a tellement de subventions derrière. On sait que Ramery ne lâchera pas comme ça. Mais il pensait avancer et laisser les gens s'essouffler", analyse le médecin, qui s'est présenté en quatrième position sur les listes EELV aux européennes, sans "être encarté". 

"Démontage" contre "saccage" 

Novissen attaque d'abord le projet de la "ferme-usine" en justice. Les résultats sont loin d'être à la hauteur des espérances : les opposants ne réussissent pas à obtenir en référé l'annulation du permis de construire de Michel Ramery. "C'est une honte collective, s'emporte Grégoire Frison, avocat de l'association. N'importe quel autre dossier aurait été cassé." L'avocat dénonce un "dossier sous tension", monté "n'importe comment". Deux procédures sur le fond, contre le permis de construire et l'autorisation d'exploiter, sont en instruction depuis plus d'un an. "On se bat sur tout, mais avec des pistolets à eau", soupire encore l'avocat. Et de pointer les soutiens politiques locaux de l'entrepreneur. Ce dernier a emmené une quarantaine d'élus de la région - y compris le sous-préfet du département et le maire d'Abbeville - en voyage en Allemagne pour visiter une ferme "modèle". 

Malgré ce lobbying grandeur nature, le projet subit tout de même un revers important puisque le préfet, dans son arrêté du 1er février 2013, plafonne le projet à 500 vaches laitières, la surface d'épandage disponible n'étant pas suffisante. Demi-victoire pour les détracteurs ? Pas vraiment. Car l'étable est toujours prévue pour au moins le double de bêtes. Dans la tête du promoteur, l'objectif mille vaches est maintenu. 

C'est alors que Novissen reçoit le soutien décisif de la Confédération paysanne, le deuxième syndicat agricole. Partisans d'une agriculture familiale, ses membres sont révulsés par les plans de Ramery. En tout, les militants de "la Conf" enchaînent trois escarmouches sur la ferme de Drucat-Buigny. Pour leur dernière action, le 28 mai, une trentaine de paysans infiltrent la salle de traite et participent à une opération de "démontage". On se croirait 15 ans plus tôt, à l'époque de l'attaque du McDonald's de Millau par José Bové, leur ancienne figure de proue . 

En tout, neuf militants sont poursuivis pour dégradations, le procès a été renvoyé au 28 octobre. Laurent Pinatel, porte-parole du syndicat, en fait partie : "C'est un démontage symbolique, peut-être condamnable, mais c'est surtout un acte légitime", argumente-t-il. De la simple désobéissance civile, alors ? "Avec eux, c'est on saccage et on discute après", tonne Frank Berton, avocat de Michel Ramery, dont il est un ami. Le ténor du barreau, qui s'est illustré dans l'affaire Outreau, est confiant quant aux procédures en cours : "Il n'y a pas de fondements juridiques ! On n'attend pas un blanc-seing pour ouvrir, mais qu'on nous rende justice sur des faits de destruction", explique-t-il. Le promoteur estime les dégâts matériels à 150 000 euros. 

Version vachère de Notre-Dame-des-Landes ? 

Des actions-chocs qui réussissent leur véritable objectif : porter le débat au-delà de la sphère judiciaire. Même s'il s'en serait bien passé, c'est Stéphane Le Foll qui récupère la patate chaude. Le ministre de l'Agriculture, interpellé sans cesse sur le sujet, comme mercredi à l'Assemblée (voir vidéo ci-dessous), est bien obligé de prendre position. "Ce n'est pas mon modèle, affirme-t-il. Mon projet à moi, c'est d'avoir des agriculteurs, des paysans qui soient à la tête des exploitations agricoles." Pour autant, le ministère ne bougera pas : "Que voulez-vous faire contre un projet légal ?" y souffle-t-on. 

La question du modèle est bien le coeur du problème. D'un côté, l'avènement de l'"énergieculteur" à grande échelle, producteur aussi bien de biogaz que de lait, pour qui l'industrialisation et la salarisation des agriculteurs-employés sur le site les "libèrent" de tâches laborieuses. De l'autre, les partisans des exploitations laitières de petite taille, soit le modèle français historique depuis l'après-guerre, plus riche en emplois - la ferme Ramery compte une quinzaine d'employés, alors que 50 vaches font travailler en moyenne deux personnes ailleurs. Avec, en toile de fond, la fin des quotas laitiers au niveau européen en 2015.

"Quotas ou non, on n'a aucune certitude sur la supériorité d'un modèle par rapport à l'autre, assure Alexandre Gohin, économiste et directeur de recherche à l'Inra. Dans la mondialisation, les grosses boîtes comme les TPE peuvent s'en sortir." Le chercheur, plutôt favorable à l'expérimentation de fermes à grande échelle "pour essayer", rappelle qu'outre-Rhin ce modèle de développement a atteint ses limites avec plus de 10 000 unités de méthanisation. En France, l'objectif officiel est de 1 000 d'ici à 2020. Le territoire ne devrait donc pas être envahi de "fermes-usines" du jour au lendemain, quoi qu'en disent les détracteurs.

"Projet affectif"

Ces derniers soutiennent en tout cas qu'un projet agricole dont le dirigeant ne participe pas à la traite, dont il ne consomme pas la production et qui, in fine, est plus un gestionnaire qu'un paysan n'a pas d'âme en plus d'être prédateur pour les plus petits. Faux, rétorque Frank Berton, qui se fait le porte-parole de son client (lequel s'est imposé une cure de silence médiatique) : "C'est un projet affectif. Vous pensez bien que s'il ne lui tenait pas à coeur, il aurait déjà abandonné, étant donné tout ce qu'il a subi. Franchement, c'est beaucoup de bruit pour rien."

Que se passera-t-il alors si la ferme ouvre, comme Michel Ramery l'espère, avant la fin de l'année ? "On bloque ! prévient Michel Kfoury. C'est notre droit et... j'ai beaucoup de retraités avec moi." Une guérilla campagnarde revendiquée aussi par Laurent Pinatel : "Il n'y aura pas de trêve", dit-il. Bref, tous les ingrédients sont réunis pour que le site devienne un nouveau merdier pour le gouvernement, dans tous les sens du terme. D'ailleurs, pour parler de leur "combat", les membres de Novissen ont été invités ce week-end par... les opposants à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. La fable des mille vaches est donc loin d'être terminée et on ne sait pas encore qui va en écrire la morale.

16/06/2014

La ferme-usine

à lire sur MEDIAPART :

 

Ça chauffe toujours contre le projet de ferme-usine dans la Somme!
PAR LA DAME DU BOIS-JOLI

Novissen et la confédération paysanne et tous leurs soutiens, et ils sont nombreux, ne désarment pas et continuent de lutter, courageusement, contre ce crétinissime et aberrant projet de ferme-usine près d’Abbeville, je veux parler de la ferme aux mille-vaches dont tout le monde en France a entendu parler car ce ne sons pas les actions, largement médiatisées, qui ont manqué !

lire aussi, sur BASTAMAG :

TÉMOIGNAGES

Action contre l’usine des « Mille vaches » : une institutrice à la retraite raconte ses 48h de garde à vue

11/06/2014 DOMINIQUE HENRY

Le projet de ferme-usine des Milles-Vaches en Picardie, conçu par un entrepreneur du BTP, continue de diviser. Fermement opposée à ce modèle agro-industriel, Dominique Henry, institutrice et (...)

12/02/2014

La modification du vivant et la création d'organismes nouveaux

à lire sur BASTAMAG :

http://www.bastamag.net/Biologie-de-synthese-comment

OPTIMISER LE VIVANT

Biologie de synthèse : comment ingénieurs et multinationales veulent industrialiser la vie

PAR AGNÈS ROUSSEAUX 12 FÉVRIER 2014 

lire aussi :

ALIMENTATION

Privatisation des semences : une guerre de l’ombre se livre depuis un siècle 

EVOLUTION

Bienvenue dans une nouvelle ère géologique, déterminée par les humains pour le meilleur et pour le pire : l’Anthropocène

03/02/2014

L'utilisation des antibiotiques dans l'agroalimentaire : un exemple

lu sur :

www.lemonde.fr/planete/article/2014/01/30/comment-des...

Des antibiotiques à risques encore utilisés dans les élevages américains.pdf

voir aussi :

rapport publié lundi 27 janvier : Playing Chicken with Antibiotics: Previously Undisclosed FDA Documents Show Antibiotic Feed Additives Don’t Meet the Agency’s Own Safety Standards antibiotic-feed-fda-documents-IB.pdf

Freedom of Information Act. (site, USA)

Antibiotiques _ gare à la surdose animale.pdf

Les animaux d'élevage malades des antibiotiques.pdf

29/09/2013

La ferme aux 1000 (en réalité 1750) vaches, l'Europe néolibérale et nos errements politiques

à lire :

Vaches : l'étable des multiplications

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/09/28/l-etable-des-multiplications_3486457_3234.html

Vaches _ l'étable des multiplications.pdf


extrait :

..."L'association Novissen tente de ralentir le rouleau compresseur de l'entreprise de BTP Ramery qui construit la ferme de son patron. En mai, elle a déposé un recours auprès du préfet de la Somme contre le permis de construire. Puis le 6 septembre, une requête en excès de pouvoir auprès du tribunal administratif d'Amiens. "La préfecture refuse de nous donner le plan du projet malgré l'accord de la commission d'accès aux documents administratifs" dit Michel Kfoury, président de Novissen qui met en avant l'impact sur la santé, l'eau et l'environnement du projet."...

07/06/2013

OGM dans l'alimentation humaine : vers plus de transparence ?

... au moins aux USA . Rien dans l'Europe "à 27" de la "concurrence libre et non faussée" pour l'instant.

lu sur :

http://www.infogm.org/spip.php?article5432

La question de l'étiquetage des produits alimentaires contenant des OGM agite depuis plusieurs années les États américains. Après une tentative ratée en Californie [1], l'état du Connecticut vient de voter une loi qui rend cet étiquetage obligatoire, sous conditions. D'autres états devraient lui emboîter le pas prochainement. Un effet boule de neige qui inquiète les industries agro-alimentaires et de biotechnologies, contraintes de changer leurs stratégies.

Le 3 juin 2013, dans la foulée du Sénat, les députés du Connecticut ont adopté à une très large majorité (134 contre 3) une loi qui rend obligatoire l'étiquetage des produits alimentaires génétiquement modifiés ou issus d'OGM. Elle doit désormais être signée par le gouverneur de l'état, Dannel P. Malloy, qui s'est engagé à le faire rapidement [2]. Si cette loi est une grande première aux États-Unis, son entrée en vigueur n'est en revanche pas immédiate : elle est conditionnée par l'adoption de lois similaires dans au moins cinq autres états dont deux voisins du Connecticut, et représentant au total 25 millions d'habitants (section 3 de la loi). Pour les députés, l'état du Connecticut est trop petit pour faire cavalier seul.

Seize projets de loi en débat

Interrogé par Inf'OGM, Tim Bergin, juriste au Parlement du Connecticut, se dit optimiste quant à la possibilité que d'autres états adoptent de telles lois sur l'étiquetage des OGM. Et cet optimisme se comprend au regard des nombreux projets de loi similaires déposés auprès des parlements des états. A l'heure actuelle, Inf'OGM a comptabilisé pas moins de 16 projets de loi en débat (Arizona, Colorado, Floride, Illinois, Indiana, Iowa, Maine, Minnesota, New Jersey, New Hampshire, Oregon, Pennsylvanie, Rhode Island, Tennessee, Virginie et Washington). Et dans trois états, ces lois ont déjà été adoptées par les Députés et sont actuellement examinées par le Sénat... : Alaska (ne concerne que l'étiquetage du saumon GM) ; Hawaï et Vermont (voté le 10 mai, par 99 voix pour et 42 contre). Cependant, dans six autres états (Californie, Maryland, Missouri, Nouveau Mexique et dernièrement New-York), de tels projets de loi ont déjà été déboutés. La bataille pour l'étiqueta ge n'est donc pas gagnée mais n'a jamais été aussi proche de l'être.

La loi prévoit que nul ne peut vendre ou distribuer soit de la nourriture destinée à l'alimentation, soit des semences pour produire des aliments entièrement ou partiellement génétiquement modifiés, à moins d'être étiquetées comme telle. Cette règle est assortie de nombreuses exceptions : l'alcool, les produits préparés pour être consommés immédiatement, la restauration collective, les produits agricoles en vente directe ou semi-directe, et surtout les produits issus d'animaux nourris aux OGM (lait, viande, œuf)... Cette dernière exception réduit considérablement la portée de cette loi, étant donné qu'aux États-Unis, comme dans l'Union européenne, les OGM servent principalement à nourrir le bétail... Cependant, à la différence de l'Union européenne, de nombreux produits destinés à l'alimentation humaine intègrent dans leur recette des OGM, comme les crèmes glacées avec la lécithine de soja ou les huiles issues de colza ou de soja GM. En cas de non respect pa r le producteur, la pénalité a été établie à 100 euros par jour et par produit non correctement étiqueté.
Dans une note élaborée par les services du Parlement du Connecticut, le coût de mise en œuvre de cet étiquetage par l'administration de l'état a été « estimé à 117 632 dollars pour les années à venir » dont 80 000 dollars seraient consacrés aux salaires des inspecteurs et d'un juriste à temps partiel.

Un amendement fédéral pour interdire les velléités locales d'étiquetage ?

Cette situation ne satisfait pas les entreprises agro-alimentaires et de biotechnologies qui ont décidé de répliquer sur un autre front. Plutôt que de mener une bataille coûteuse (et finalement incertaine) dans chaque état, elles essayent en effet de faire interdire directement au niveau fédéral cette compétence des états. C'est dans la loi d'orientation agricole (Farm bill), actuellement en débat au Congrès, que les lobbyistes ont décidé de battre en brèche la transparence vis-à-vis des produits alimentaires. Sous couvert de liberté de commerce et de non discrimination entre les produits, le député républicain de l'Iowa, Steve King, est en passe de voir son amendement intégré à cette loi d'orientation [3]. L'amendement a déjà été adopté par la Commission « agriculture » de l'Assemblée nationale fédérale. La portée de cet amendement est vaste mais concerne directement l'étiquetage des OGM. Il interdit aux états de prendre des lois qui imposeraient des conditions de production des produits agricoles qui sont vendus sur leur territoire mais produits dans d'autres États. Ainsi, l'étiquetage des OGM pourrait être considéré comme une entrave à la liberté de commerce inter-état et jugé discriminatoire pour les produits des autres états qui n'auraient pas adopté une telle obligation. Les multinationales agro-alimentaires et de biotechnologies n'ont pas réussi à faire interdire l'étiquetage des OGM par le Codex alimentarius au niveau mondial. Réussiront-elles a minima pour les États-Unis ? Réponse courant 2013 date à laquelle la Farm Bill devrait être adoptée.

 

 

 

28/02/2013

Pollution et engrais chimiques

les surlignages sont de moi

Rappelons que la France est le plus gros utilisateurs d'engrais chimiques en Europe, le  cinquième dans le monde (voir ci-dessous *)

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/02/20/la-planete-souffre-d-une-crise-des-engrais_1834972_3244.html

Pollution

La planète souffre d'une crise des engrais

Le Monde.fr | 20.02.2013 à 07h41 • Mis à jour le 20.02.2013 à 10h20

Par Audrey Garric

L'azote et le phosphore, les deux engrais les plus utilisés dans le monde, sont à la fois trop consommés par endroits – engendrant des catastrophes environnementales – et mal répartis dans d'autres – faisant cruellement défaut dans les régions les plus pauvres. Ce sont les conclusions du Programme pour l'environnement des Nations unies (PNUE) dans son dernier rapport Our Nutrient World, publié lundi 18 février. 

L'application d'azote, de phosphore et d'autres éléments nutritifs utilisés pour favoriser la croissance des plantes et des animaux a eu des avantages énormes pour produire de l'énergie et surtout nourrir la population mondiale : le PNUE estime ainsi que ces engrais aident la moitié des 7 milliards d'êtres humains à manger et vont contribuer à assurer la sécurité alimentaire au cours du XXIe siècle.

UTILISATION EXCESSIVE D'ENGRAIS

Mais dans le même temps, l'utilisation excessive ou abusive d'engrais a entraîné une large pollution de l'air et de l'eau, menaçant la santé humaine, provoquant la prolifération d'algues toxiques, tuant les poissons, dégradant les écosystèmes fragiles et contribuant au changement climatique en émettant du protoxyde d'azote (N2O), un puissant gaz à effet de serre possédant un potentiel de réchauffement 300 fois plus important que le dioxyde de carbone (CO2).

Depuis les années 1960, l'usage des engrais azotés a ainsi été multiplié par 9, tandis que ceux au phosphore ont triplé. D'ici à 2050, le recours aux engrais devraient encore augmenter de 40 à 50 %.

Ce recours aux nutriments s'avère toutefois inégalitaire : alors que les pays développés en usent et en abusent, certaines régions du monde, notamment en Afrique et en Amérique latine, pâtissent d'un accès insuffisant qui entrave leur production alimentaire et contribue à la dégradation des sols.

Surtout, l'utilisation de ces éléments nutritifs est des plus inefficaces à travers la planète. En moyenne, 80 % de l'azote et entre 25 et 75 % du phosphore consommés terminent dans l'environnement, rappelle le PNUE. Autant d'énergie gâchée – celle nécessaire à leur production – que de milieux pollués.

"Le débat actuel se concentre sur le CO2, mais ce n'est qu'un aspect de changements plus globaux et complexes qui se produisent dans les cycles biochimiques mondiaux. Il est de plus en plus évident que l'altération des cycles de l'azote et du phosphore représente pour la planète un défi majeur qui n'a pas encore reçu assez d'attention", écrit l'équipe d'une cinquantaine de scientifiques issus de 14 pays.

170 MILLIARDS DE DOLLARS ÉCONOMISÉS PAR AN

Résultat : le coût global des dommages causés par la pollution de l'azote à l'environnement, la santé et la biodiversité est estimé à entre 200 et 2 000 milliards de dollars par an. Une utilisation 20 % plus efficace des engrais azotés permettrait de réduire la consommation annuelle de 20 millions de tonnes et d'économiser 170 milliards de dollars par an d'ici la fin de la décennie, estiment les scientifiques.

Au-delà des gains financiers, plus de nourriture et d'énergie pourraient être produits tout en réduisant la pollution. "Notre analyse montre qu'en améliorant la gestion de la circulation des éléments nutritifs, nous pouvons protéger l'environnement, le climat et la santé humaine, tout en répondant aux préoccupations de sécurité alimentaire et de l'énergie", assure Mark Sutton, auteur principal du rapport et professeur au Centre du Royaume-Uni pour l'écologie et l'hydrologie.

Comment y parvenir ? Le PNUE recommande, sans grande surprise, un meilleur usage des nutriments dans la production agricole et animale, des économies d'énergie dans les transports, la limitation du gaspillage dans l'industrie et le traitement des eaux usées ou encore un meilleur recyclage des engrais.

Mais surtout, les scientifiques appellent à une baisse dans la consommation de protéines animales. Et le rapport d'assurer : "Alors que la consommation de viande et de produits laitiers augmente rapidement, notamment avec l'Asie et l'Amérique latine qui rattrapent les niveaux européens et nord-américains, nos choix alimentaires ont un énorme potentiel pour influencer les futurs niveaux de la pollution mondiale aux engrais."

Audrey Garric

-------------------

(*) voir : http://fr.wikipedia.org/wiki/Engrais#Consommation_mondiale

 source : http://faostat.fao.org/site/575/DesktopDefault.aspx?PageI... [archive]

Consommation des engrais

Pays / Millions de tonnes de nutriments

Chine 96,6 États-Unis 29,2 Inde 22,6 Brésil 11,3 Canada 4,7 France 3,8

25/02/2013

Miel : achetez local

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=5366

20/2/2013

En ce mois de février, Stéphane le Foll, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, a présenté un plan intitulé « Plan de développement durable de l’apiculture française ». Même si ce plan évoque l’importance et les problèmes rencontrés par la filière apicole, il apparaît plus comme un plan de développement administratif, voire même technocratique, que comme un plan de soutien à la biodiversité. 
Le rapport du ministère de l’Agriculture met en avant des données très significatives de l’évolution actuelle. 

En premier lieu, l’accent est mis sur l’accélération de la mortalité des colonies d’abeilles. Alors que les taux de mortalité sont par nature de l’ordre de 10 % par an, il est de plus en plus fréquent d’observer des taux de pertes annuelles dépassant les 30 %.

Comme le rappelle le rapport, les abeilles ont une fonction essentielle dans la pollinisation : 80 % des cultures fruitières, légumières, oléagineuses et protéagineuses dépendent des insectes pollinisateurs, et l’abeille en est le premier acteur. Le rapport précisant que : « La liste des plantes à fleur pollinisées par les abeilles représente environ 170 000 espèces, dont 40 000 se porteraient mal sans la visite des abeilles. ». Mise à part cette fonction « productive », l’abeille a aussi pour fonction d’être une « sentinelle » permettant d’alerter sur la dégradation de l’environnement et de la biodiversité. 

Il pourrait apparaître médisant d’affirmer que, via ce plan, les pouvoirs publics tentent de jouer le rôle de pompier. Pompier qui a lui-même contribué à mettre le feu. 
Le plan gouvernemental refuse une quelconque remise en cause d’une agriculture intensive qui pourrait être en partie responsable des atteintes à l’équilibre des colonies d’abeilles. Il préfère se retrancher derrière le flou et l’ambiguïté d’innombrables pages d’études scientifiques qui se refusent de trancher sur la question. 
Le plan gouvernemental, d’un budget de 40 millions d’euros étalés sur trois ans, est essentiellement axé sur des moyens renforcés de formations, d’études et d’encadrements de la filière apicole. Reste à savoir si nos chères abeilles seront sensibles et retrouveront une certaine santé au travers d’un « code de la route » interne renforcé, alors que les prédations externes ne seront toujours pas soumises à des panneaux de « stop » ou même à des « feux rouges ». 

Le rapport, a tout de même le mérite de rappeler, qu’avec ses diversités climatiques, géographiques et de cultures, la France devrait être un des premiers pays apicoles du monde. Or, le constat est sans appel, sur les 40 000 tonnes de miel consommées en France tous les ans, seulement 18 500 tonnes sont produites sur le territoire national. Aux problèmes de la mortalité croissante des colonies, viennent se greffer les très « modernes » problèmes de la mondialisation avec notamment celui de la production à bas coûts et donc, de la concurrence déloyale. 

Michel

 

11/02/2013

De la qualité des produits cuisinés dans l'Union Européenne

lu sur :

http://www.lepoint.fr/invites-du-point/laurent-chevallier/au-dela-du-cheval-des-produits-d-equarrissage-dans-les-plats-cuisines-10-02-2013-1625897_424.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20130211

Des produits d'équarrissage dans les plats cuisinés ?

Le Point.fr - Publié le10/02/2013 à 12:31- Modifié le11/02/2013 à 10:57

Comment produire une viande de qualité pour des produits industriels vendus 1,60 euro la barquette ? Le docteur Chevallier tire la sonnette d'alarme. 

 Par le Dr

Les Anglais ont été trompés sur la marchandise avec l'affaire des lasagnes à la viande de cheval étiquetée comme étant du boeuf. Soit. La viande de cheval, si elle peut être parasitée par la trichinose, est moins grasse et plus saine que la viande de boeuf, d'autant que la qualité d'une viande est fortement dépendante de ce que consomment les animaux. Dans ce domaine, les chevaux sont plutôt mieux nourris que les bovins et les porcs des élevages intensifs industriels. Donc, même si l'hippophagie n'est pas prisée outre-Manche, nos amis anglais ne risquent rien a priori, sauf si...

 
 

Car on s'aperçoit tout simplement que les contrôles qualité de l'entreprise (de nombreuses autres doivent être dans le même cas) et des organismes officiels ont été plus que défaillants en étant incapables de détecter la différence entre la viande de cheval et celle de boeuf, à moins qu'il n'y ait tout simplement pas de contrôle ! Depuis combien de temps ces pratiques existent-elles ? Ces dysfonctionnements n'ouvrent-ils donc pas la voie à bien d'autres interrogations ? Analysons par exemple le coût d'une boîte de raviolis (fourchette haute) de 1,60 euro pour 400 grammes de composé "pur boeuf".

Sur quoi fait-on des économies ?

Comment arriver à ce prix qui comprend la fabrication de la boîte, l'impression des étiquettes, la confection du plat composé à base de pâtes, de boeuf (attention, la mention "à base de boeuf" indique qu'il y a bien d'autres composés), de sauce tomate, de condiments, d'additifs ?... Puis, n'oublions pas le transport des boîtes, la marge du vendeur. Au-delà des frais fixes, sur quelle partie peut-on faire des économies ? Sur la qualité du contenu ! Ainsi a-t-on dans cette boîte une viande pour un coût forcément inférieur à 0,40 euro les 100 grammes.

L'exemple donné peut être étendu à de nombreux plats confectionnés : poulet basquaise, hachis parmentier, à la fois en conserve ou surgelé... Cette viande est issue de pays à bas coût de main-d'oeuvre : est-il simplement possible économiquement de produire en conservant un minimum de qualité ? Il y a tout de même des limites en dessous desquelles il n'est plus possible de fournir, sauf peut-être en ajoutant, au-delà des plus bas morceaux (tendons...), des produits d'équarrissage.

Les rendre "comestibles" est fort simple, la cuisson, l'adjonction de divers composés chimiques peuvent les rendre plus "sains", et la simple irradiation (largement pratiquée dans certains pays) détruit les micro-organismes. La viande ainsi traitée devient "consommable" sans risque sur le plan bactériologique. Il faudrait que les organismes privés et publics disent clairement comment sont effectués leurs contrôles, notamment vis-à-vis des pratiques possibles d'irradiation non déclarées.

L'Union préconise... l'autocontrôle des industriels !

Le scandale ne fait que commencer et il faut souligner le fait que l'Europe accepte un laisser-faire surprenant dans la mesure où elle n'a pas réussi à imposer une vraie traçabilité des produits alimentaires dans les plats composés. La mention de l'origine du pays des divers ingrédients n'est même pas obligatoire grâce, entre autres, au lobby intense des industriels, alors même que l'alimentation industrielle tend vers une industrie d'assemblage. Quant à la Commission européenne, elle est favorable à plus d'autocontrôle de la part des industriels ! Avec certainement parmi les arguments, peut-être soufflés par les lobbyistes, qu'il faut soulager les autorités sur le plan financier. Or, c'est bien par le contrôle des autorités luxembourgeoises puis anglaises que la supercherie a été détectée concernant l'étiquetage trompeur.

Le ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire Stéphane Le Foll a affirmé que tout cela n'était pas acceptable : "Il faut faire respecter une chose simple, ce qu'on inscrit sur une étiquette doit être conforme à ce qu'il y a dans le produit. (...) Il doit y avoir correspondance entre le contenant et le contenu." Le contenant, c'est la boîte, et le contenu, ce qu'il y a dedans. Or, M. Le Foll n'est pas sans savoir que l'on ignore la composition d'un grand nombre de produits alimentaires consommés par des millions de gens au nom du "secret" industriel, certains revendiquant même cet aspect sur le plan marketing.

Le soupçon concernant la présence de viandes issues de l'équarrissage existe, reste aux organismes de contrôle nationaux et européens à infirmer ou confirmer cette hypothèse. Si le ministre de l'Agriculture veut réellement passer aux actes, nous l'y aiderons.

02/02/2013

"Nourri sans OGM" introuvable ! (ou presque)

lu sur :

http://www.lemonde.fr/vous/article/2013/02/01/la-mention-nourri-sans-ogm-boudee-par-la-grande-distribution_1825805_3238.html

La mention "sans OGM" boudée par la grande distribution

Le Monde.fr avec AFP | 01.02.2013 à 09h21 • Mis à jour le 01.02.2013 à 10h24 

Un an jour pour jour après la publication du décret autorisant la mention "Nourri sans OGM" sur les produits d'origine animale, entré en vigueur le 1er juillet, une enquête menée par l'association UFC-Que choisir (*) démontre que ce nouvel étiquetage se fait très rare dans les grandes surfaces.

L'association de consommateurs UFC-Que choisir a dénoncé, jeudi 31 janvier, la trop faible présence dans les rayonnages des grandes surfaces de produits d'origine animale portant la mention "Nourri sans OGM", malgré la forte demande des consommateurs. La grande distribution, épinglée par l'association UFC-Que choisir pour bouder l'étiquetage "sans OGM" entré en vigueur l'été dernier, fait valoir des arguments techniques pour se justifier.

Selon son enquête dans 324 grandes surfaces, seules deux enseignes, Carrefour et Auchan, ont fait cet effort pour leurs produits de marques distributeurs, proposant tous deux "une véritable gamme de produits sans OGM".  Les autres "font quasiment l'impasse", souligne l'association, qui note également que la mention "sans OGM" ne porte que sur la volaille et les œufs, le porc, le poisson et parfois le veau.

LES FILIÈRES D'ALIMENTATION SANS OGM MENACÉES

"Est-ce qu'ils sont en train de faire des tests ou est-ce que cela ne les intéresse pas ?", s'interroge Olivier Andrault, chargé de missions au sein d'UFC-Que Choisir et responsable de l'enquête. "Il faut que les filières et les distributeurs se réveillent pour répondre à la demande des consommateurs", estime-t-il en réclamant "une nécessaire prise de conscience pour maintenir la diversité de choix". Car, insiste M. Andrault, les filières d'alimentation sans OGM sont "menacées". 

"Alors que la réglementation européenne imposait aux Etats membres de signaler les produits contenant des OGM, elle laissait à leur discrétion la possibilité de signaler les produits 'sans'", rappelle Anaïs Fourest, responsable du dossier OGM à Greenpeace France.

Globalement, il reste difficile pour le consommateur de savoirtrouver ces produits dans 86 % des magasins, faute de signalétique suffisante, note l'étude. Cela est "d'autant plus regrettable" que l'UFC ne relève pas de différence de prix avec les produits conventionnels, selon un relevé effectué entre les 14 et 18 janvier sur le site Internet de 1 653 magasins "drive" de la grande distribution.

(*) voir :

http://www.quechoisir.org/alimentation/ogm-biotechnologies/communique-disponibilite-du-nourri-sans-ogm-dans-les-grandes-surfaces-mention-peut-mieux-faire-!

"Nourri sans OGM" un étiquetage des aliments trop rare en grandes surfaces - UFC Que Choisir.pdf

13/11/2012

Le lobbying pro-OGM en action contre l'étude de Séralini

OGM : la guerre secrète pour décrédibiliser l’étude Séralini

à lire sur : http://blogs.rue89.com/de-interet-conflit/2012/11/12/ogm-la-guerre-secrete-pour-decredibiliser-letude-seralini-228894

Extrait :

Pour enterrer définitivement l’étude controversée du professeur Gilles-Eric Séralini tendant à démontrer la nocivité potentielle d’un maïs OGM et de l’herbicide Roundup,ses détracteurs ont trouvé un moyen simple : obtenir de la très sérieuse revue Food and Chemical Toxicology (FCT) qui l’a publiée, qu’elle se rétracte et « retire » l’étude de la liste de ses publications.

C’est à quoi s’emploient de nombreux experts, dans une bataille qui ressemble à une opération savemment orchestrée. Une véritable guerre de relations publiques où tous les coups sont permis.

lire la suite sur :

17/10/2012

Le droit de semer et conserver les semences

communiqué :

Parce que nous ne pouvons plus continuer à accepter que les semences restent l'apanage d'une poignée de multinationales, merci de signer cette pétition :
 

François Hollande: Faire annuler la condamnation de ... - Change.org

www.change.org/fr/pétitions/françois-hollande-faire-annuler-la-...
 

Kokopelli est une association à but non lucratif, fondée en 1999 qui maintient une collection planétaire unique, de plus de 2 200 variétés de plantes potagères, céréalières, médicinales, condimentaires, ornementales et une gamme de variétés très peu cultivées, peu connues, voire en voie de disparition. Elle place son action dans l’objectif solidaire de développer des projets d’aide envers les communautés démunies (183 en 2011). Kokopeli est attaquée aujourd'hui par un grainetier, Graines Baumaux.

Cette Société par actions simplifiée au capital de 1 000 000 d’euros, dont le chiffre d’affaires 2011 s’élève à hauteur de 13 952 923 € et le bénéfice 2010 à hauteur de 2 005 251 €, commercialise 2 835 variétés de graines potagères, florales, aromatiques, médicinales, fourragères et dites engrais verts. 

Le Tribunal de Grande Instance de Nancy et la Cour de Justice de l’Union Européenne ont condamné l’association Kokopelli, pour concurrence déloyale vis-à-vis de l’entreprise Graines Baumaux, à verser 100 000 € de dommages-intérêts à Graines Baumaux, ce qui pourrait la forcer à cesser ou modifier ses activités. 

Il est donc demandé au Président de la République, François Hollande, la traduction du Traité International sur les Ressources Phytogénétiques pour l’Agriculture et l’Alimentation (TIRPAA) dans notre législation nationale. Ce Traité, voté par la France en 2002 et approuvé nationalement en 2005, reconnaît aux agriculteurs et aux jardiniers le droit de conserver, utiliser, échanger et vendre les semences ou le matériel de multiplication reproduits à la ferme sur son territoire. Il reconnaît la contribution des agriculteurs à la conservation de la biodiversité et stipule que rien ne peut entraver leurs droits de conserver, ressemer, échanger et vendre leurs semences reproduites à la ferme. 

Il est de plus réclamé de faire respecter l’autorisation d’approbation du TIRPAA votée en 2005, en interdisant tout droit de propriété intellectuelle sur le vivant et en limitant les normes commerciales et les droits des obtenteurs là où commencent ceux des agriculteurs, et l’abrogation de la Loi du 28 novembre 2011 relative aux certificats d’obtention végétale. 


Textes repris de la lettre de Monsieur René Balme, Maire de Grigny au Président de la République 


Pour en savoir plus : 

Condamnation de Kokopelli : René Balme s'adresse ... - Le Grand Soir

www.legrandsoir.info/condamnation-de-kokopelli-rene-balme-s-adre...


http://www.semencespaysannes.org/condamnation_kokopelli_e... 


http://kokopelli-semences.fr/juridique/proces_perdu_2012

Merci de partager largement ces informations et de vous impliquer.

21/09/2012

La dangerosité des OGM (suite)

lu sur : http://www.bastamag.net/article2651.html

L’offensive de Monsanto pour décrédibiliser l’étude sur les OGM

La contre-attaque de Monsanto à l’étude sur les OGM de Gilles-Eric Séralini et du Criigen ne s’est pas faite attendre. C’est un courriel envoyé par un dirigeant de Monsanto, Jaime Costa, ingénieur agronome et directeur technique de Monsanto en Espagne. Il conseille à ses interlocuteurs d’aller consulter plusieurs réactions de scientifiques critiquant l’étude. Des scientifiques loin d’être indépendants...

Traduction de l’espagnol : « Objet : Au sujet des recherches indépendantes sur les OGM.

Sur cette page (lien), vous pouvez lire l’opinion de quelques scientifiques indépendants sur cette nouvelle publication qui n’a pas été revue par l’Autorité européenne de sécurité alimentaire (EFSA) » [1].

Le courriel a été révélé par l’Observatoire européen des entreprises (CEO). Le lien préconisé par le cadre de Monsanto renvoie vers le site du Science Media Centre, basé à Londres et présenté comme une source d’informations indépendante. Le centre publie huit réactions de scientifiques. Tous rejettent l’étude du Criigen.

Se présentant comme une entreprise indépendante « qui travaille à promouvoir les opinions de la communauté scientifique au Royaume-Uni pour les médias », le Science Media Center est en réalité financé à 70 % par les grands noms de l’industrie de la biotechnologie. BASF, Bayer, Novartis, CropLife International sont autant de bailleurs de fonds de cette entreprise.

Malgré le conflit d’intérêt évident, l’opération semble bien fonctionner. Trois des huit experts mentionnés sur le Science Media Center ont été repris par l’agence de presse Reuters. C’est le cas de Tom Sanders, directeur du département des sciences nutritionnelles au King’s College de Londres, qui note que « cette race de rat est particulièrement sujette aux tumeurs mammaires lorsque les ingestions de nourriture ne sont pas contrôlées ».

Mais aussi de Mark Tester, professeur à l’université d’Adelaïde en Australie qui s’est étonné que les précédentes études n’aient pas soulevé les mêmes inquiétudes. « Si les effets sont aussi importants que rapporté et que l’étude est vraiment pertinente concernant l’homme, pourquoi les Nord-Américains ne tombent-ils pas comme des mouches ? » interroge t-il. « Les OGM font partie de la chaîne alimentaire depuis une décennie là-bas et la longévité continue de s’accroître inexorablement ».

Le groupe de lobby des biotechnologies Europabio a également publié un communiqué de presse citant ces mêmes experts et énumérant un ensemble d’arguments pour tenter de discréditer la recherche. Pour le CEO, ce n’est « probablement que le début des tentatives de l’industrie des biotechnologies pour miner la crédibilité de cette nouvelle étude ». L’équipe du Criigen répond à ces critiques sur le site du Nouvel Observateur.

Notes

[1] Le CEO précise avoir changé des éléments pour protéger la source.

08/08/2012

Gare aux pesticides !

lu sur : http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

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Les mélanges de pesticides démultiplient leurs effets toxiques


Le Monde souligne que selon une étude réalisée par Michael Coleman, de l'Université d'Aston, en Angleterre, le pyriméthanil, le cyprodinil et le fludioxonil (fongicides fréquemment répandus sur les primeurs) causent des dommages vingt ou trente fois plus sévères sur les cellules humaines lorsqu’ils sont associés.

« La viabilité des cellules est dégradée. Les mitochondries, véritables ‘batteries’ des cellules, ne parviennent plus à les alimenter en énergie, ce qui déclenche l'apoptose, c'est-à-dire l'autodestruction des cellules. Enfin, les cellules sont soumises à un stress oxydatif très puissant, possiblement cancérigène et susceptible d'entraîner une cascade d'effets », précise Claude Reiss, ancien directeur de recherche au CNRS et président de l'association Antidote Europe.

(Le Monde, 08/08)

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Dans un article de Notre Temps consacré à l’alimentation bio, Denis Lairon, chercheur à l’Inserm Marseille, confirme que « plus de 100 études ont été publiées récemment et vont globalement dans le sens de la supériorité nutritionnelle des aliments bio ».

(Notre Temps, 01/09)

30/07/2012

Pas de viande de bœuf le lundi ...

lu sur :

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2012/07/30/au-ministere-americain-de-l-agriculture-la-quadrature-du-steak_1740068_3222.html

Au ministère américain de l'agriculture, la quadrature du steak

 

Le Monde.fr | 30.07.2012 à 15h22 • Mis à jour le 30.07.2012 à 16h11

Par Delphine Roucaute

La polémique est née dans les colonnes du journal interne du ministère de l'agriculture américain (USDA, United States Department of Agriculture), a grossi sur Twitter, avant de faire l'objet d'une apostrophe au Sénat le 27 juillet. Dans la rubrique concernant les nouveautés de la cantine, le journal interne de l'USDA a eu le malheur de mentionner une initiative largement répandue aux Etats-Unis depuis neuf ans : "Meatless Monday" ("Lundi sans viande"), une campagne publique incitant les Américains à ne pas consommer de viande le lundi. Il n'en fallait pas tant aux producteurs de viande pour dénoncer une initiative contraire aux intérêts de l'industrie que le ministère est censé soutenir.

Le nœud de la discorde : trois paragraphes coincés entre une photo des pommes de la cantine et celle des nouveaux néons de la boutique du barbier. Là, une main anonyme conseille aux employés du ministère de participer à l'initiative duMeatless Monday, afin de "réduire votre impact environnemental". S'ensuit un petit argumentaire écologique sur les bienfaits du régime végétarien. D'autant plus qu'un jour par semaine représente "un petit changement qui peut avoir de grandes conséquences"peut-on lire dans cette note interne.

LE MINISTÈRE CONTRE LE LOBBY DES PRODUCTEURS

C'était sans compter sur la vigilance du lobby de la viande américain. Dans un communiqué publié le 25 juillet, le président de l'association nationale des éleveurs de bœufs, J. D. Alexander, dénonce ce soutien explicite au Meatless Monday,qu'il considère comme "une campagne extrémiste défendant les droits des animaux dans le but de mettre fin à la consommation de viande". Ce "communiqué" de l'USDA "indique combien le ministère ne comprend pas les efforts faits dans l'Amérique rurale afin de produire de la nourriture et des fibres pour une population mondiale de plus en plus nombreuse"indique le communiqué. Et il devrait "être condamné par quiconque croit que l'agriculture est fondamentale pour nourrir les êtres vivant sur cette planète", ajoute-t-il.

Sur Twitter, le mot est repris par Chuck Grassley, sénateur de l'Iowa, qui écrit :"Je mangerai plus de viande lundi pour compenser cette stupide recommandation de l'USDA concernant un lundi sans viande."

Jerry Moran, sénateur du Kansas, le troisième plus gros Etat producteur de bœuf du pays, n'a pas hésité à se plaindre au Sénat. "Nous sommes un pays producteur de viande, et ce produit nous permet d'équilibrer notre balance commerciale", a-t-il déclaré dans son discours de trois minutes. "Et maintenant, notre propre ministère de l'agriculture encourage les gens à ne pas consommer de viande." Dans un communiqué, il estime également que cette note du ministère"diabolise" l'industrie de la viande et ses consommateurs. "Je n'aurais jamais pensé que l'USDA puisse ainsi s'opposer aux agriculteurs", a encore déclaré le sénateur.

L'après-midi même suivant ces déclarations, la note a été supprimée, et l'USDA tentait de mettre un point final à la polémique, publiant sur Twitter : "L'USDA ne soutient pas le Meatless Monday. Le communiqué trouvé sur le site de l'USDA a été posté sans autorisation. Il a été retiré."

Pour Peggy Nue, présidente de Monday Campaigns, une des organisations soutenant Meatless Monday, cette polémique est révélatrice de la situation ambiguë du ministère, pris entre deux feux. "D'un côté, il représente l'industrie de la viande, et de l'autre il donne des conseils diététiques pour améliorer la santé des Américains." En effet, dans Les Conseils diététiques pour les Américainspublié en 2010 (PDF), au chapitre intitulé "Aliments à réduire", le mot "bœuf" est cité quatorze fois, et le mot "viande" à neuf reprises, comme le note ABC News.

PLUS GRANDS CONSOMMATEURS DE VIANDE AU MONDE

A l'origine, le Meatless Monday a été créé pendant la Grande Guerre, incitant les Américains à consommer moins de viande et de blé afin d'en envoyer plus aux soldats. La mesure a eu tellement de succès qu'elle a été reprise lors de la seconde guerre mondiale et même au-delà, pour aider à la reconstruction de l'Europe. En 2003, un ancien publicitaire devenu avocat spécialisé dans la santé a exhumé ce slogan pour en faire une campagne publique très populaire aux Etats-Unis.

Consommation de viande aux Etats-Unis par personne : le b?uf, le porc, le poulet et la dinde (en livre/année).

Quels que soient les conseils de l'USDA, il est établi que, d'année en année, les Américains mangent moins de viande depuis 1976. Depuis 2007, on enregistre une chute de 12,2 % de la consommation de la viande de bœuf aux Etats-Unis,selon une étude groupe CME (PDF). Toutefois, les éleveurs de bœufs peuvent serassurer : les Américains restent malgré tout les plus grands consommateurs de viande au monde, avec une moyenne de 122,79 kg de viande par an et par personne.

Delphine Roucaute

21/06/2012

Le fromage analogue, vous connaissez ?

lu sur :

http://www.e-sante.fr/fromage-analogue/blog/1641

 

Le fromage analogue

Le fromage analogue
 
 

Le fromage analogue, ça vous dit quelque chose ? Moi, j'avoue que ça m'avait échappé.

Ce n'est pas un nouveau fromage, non. Ca ressemble au fromage, ça a le goût du fromage et c'est un scandale alimentaire.

Et vous en consommez à l'insu de votre plein gré dans nombre de pizzas, lasagnes, cheeseburgers et autres plats industriels où il y a soi-disant du fromage genre gouda, mozzarella, emmental et autres fromages à pâte dure.

Il existe deux versions de fromage analogue inventées par Cargill, un fabricant américain de produits pour l'industrie agro-alimentaires implanté dans 63 pays.

L'un est une pâte composée de 15 % de protéines laitières, d'huile de palme et d'exhausteurs de goût qui existe depuis 2007.

L'autre appelé "Lygomme™ACH Optimum," destiné au marché européen et datant de 2009, est composé de trois amidons, d'un galactomannane (E 410, 412, 417), d'un carraghénane (E 407), tous deux gélifiants, et d'arômes. Quoi de plus appétissant ?

Et, tenez-vous bien, il a fait partie des trois nominés aux Food Ingredients Excellence Awards 2009, catégorie "Innovation de l’année pour la Laiterie".

S'il ne l'est pas pour les consommateurs qui sont bernés, ce Lygomme est optimum pour les industriels car il coûte 60 % de moins que l'autre fromage analogue (et 200 % de moins qu'un vrai fromage) : ils se sont rués dessus depuis la flambée du prix du lait.  

En plus, Cargill se glorifie cyniquement d'avoir inventé un truc bon pour la santé car son Lygomme ne contient pas de graisses saturées, ni de lactose et convient aussi bien à l'alimentation halal que kasher. C'est vraiment pousser le bouchon de la morgue financière très loin.

Vous croyez manger du fromage (donc des protéines et du calcium) avec votre pizza, vos lasagnes, votre cheeseburger et en fait vous absorbez une infâme pâte qui ne vous apporte rien de bon pour votre santé.

La Commission Européenne a autorisé l'emploi de ce fromage analogue à condition que les ingrédients qui le composent soient indiqués sur l'étiquette. Mais qui va regarder ces minuscules caractères ? Qui va comprendre que le galactomannane et le carraghénane, c'est le fromage ?

Voilà une bonne raison de plus pour faire vos pizzas vous-même, les recettes ne manquent pas sur e-sante

Paule

Article publié par le 21/11/2011

Ce billet fait partie du blog de Paule Neyrat, Le blog de Paule

09/06/2012

Abattage rituel et dérogation

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/06/08/abattage-rituel-les-pays-bas-abregent-la-souffrance-animale_1715177_3244.html

Abattage rituel : les Pays-Bas abrègent la souffrance animale

LE MONDE | 09.06.2012 à 08h29 • Mis à jour le 09.06.2012 à 08h29

Un accord prévoyant aux Pays-Bas l'étourdissement des animaux quarante secondes après leur égorgement rituel a été signé, mardi 5 juin, entre le secrétaire d'Etat néerlandais de l'agriculture et les représentants des communautés religieuses musulmane et juive.

Cette mesure, qui met fin à plusieurs mois de polémique, entre immédiatement en vigueur. La réglementation européenne impose l'étourdissement préalable des animaux afin d'éviter qu'ils souffrent lors de l'abattage.

Comme en France, la loi néerlandaise permet toutefois, par dérogation, d'abattreles animaux en pleine conscience dans le cadre de l'abattage rituel, halal ou casher. Au grand dam du Parti pour les animaux (PvdD), qui dispose de deux sièges sur 150 à la Chambre basse du Parlement néerlandais.

En juin 2011, le PvdD était parvenu à faire adopter par les députés une proposition d'amendement visant à supprimer cette exception. Mais les sénateurs s'y sont opposés, demandant au secrétaire d'Etat à l'agriculture, Hans Bleker, de trouverune solution moins "extrême". Ce qui est donc fait.

En prévoyant l'étourdissement des animaux, s'ils n'ont pas perdu conscience d'eux-mêmes, quarante secondes après l'égorgement effectué par le sacrificateur, le compromis trouvé avec les instances religieuses ne contrevient pas au rituel, tout en donnant partiellement satisfaction aux associations de protection animale.

Selon le PvdD, "plus de deux millions d'animaux", principalement des moutons et des poulets, sont abattus chaque année aux Pays-Bas selon les rituels halal et casher. Un chiffre contesté par Halal Correct, la société délivrant les certificats pour la viande halal dans le pays, qui affirme que 250 000 animaux par an sont abattus sans avoir été préalablement étourdis.

Au-delà des chiffres, "cet accord montre que le dialogue est possible dans ce domaine avec les communautés religieuses", constate Frédéric Freund, directeur de l'association française OABA (Œuvre d'assistance aux bêtes d'abattoirs). Les Pays-Bas se positionnent ainsi à mi-chemin entre la Suisse ou la Norvège, qui interdisent purement et simplement l'abattage rituel sans étourdissement, et des pays comme la France, où la question n'a jamais été abordée de front.

AUCUNE PORTÉE NORMATIVE

Elle est pourtant d'actualité. Au moins 25 % des ovins et bovins tués dans les abattoirs français le sont sans étourdissement préalable. Beaucoup plus, selon un récent rapport du Conseil général de l'alimentation, de l'agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), pour qui "ce qui ne devait être qu'une dérogation s'est généralisé".

Prévus pour entrer en application au 1er juillet 2012, le décret et l'arrêté du 28 décembre 2011 relatifs à cette problématique ont précisé et resserré les modalités d'obtention de cette dérogation, et réaffirmé la nécessité de contrôler efficacement son application dans les abattoirs. Mais les suggestions qui y sont faites pour réduire la souffrance animale après l'égorgement sans perte de conscience n'ont aucune portée normative.

Ces recommandations, précisées le 13 mars dans une circulaire de la Direction générale de l'alimentation, prévoient un étourdissement complémentaire si l'animal reste conscient au-delà de trente secondes pour les ovins et caprins, et de quatre-vingt-dix secondes pour les bovins et les veaux.

Un temps de souffrance autorisé qui fait bondir M. Freund. Celui-ci souligne que les accords européens "Diarel", passés en 2011 à Bruxelles afin de "faciliter l'adoption de bonnes pratiques d'abattage rituel", préconisent (si nécessaire) un étourdissement complémentaire trente secondes après l'égorgement pour les ovins et caprins, 45 secondes pour les bovins.

Catherine Vincent

07/06/2012

Le lobby des semenciers

un débat intéressant sur :

http://www.universcience.tv/media/4694/semences---une-guerre-oubliee--.html

à voir absolument !

communiqué:

Bonjour à tous

Si vous avez 30 mn, cela vaut la peine de visionner le débat entre patrick de Kochko et Henri Feyt sur le thème de la guerre des semences. Un régal! Patrick domine brillamment le débat face au représentant des semenciers qui apparaît pauvre en arguments, mal à l'aise, non pertinent et qui une fois acculé nous confirme pathétiquement la loi Godwin en bredouillant sur le stalinisme.
Au contraire Patrick offre un exposé clair, pédagogique et fort sur la problématique des semences et la loi de novembre 2011.

Je le diffuse sur notre site et notre Facebook. Au cas où elles servent je joins mes notes sur le débat.
A faire tourner!
Bien à vous,
-- 
Héloïse CLAUDON
Chargée de mission 
Combat Monsanto
01 40 24 08 10 / 06 01 85 30 80
www.combat-monsanto.org
Skype: claudonh

06/06/2012

Obésité et yaourts

lu sur : http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Aujourd’hui en France souligne le lien, mis en évidence par le Pr Didier Raoult (CNRS, Inserm, université de Marseille), entre obésité et consommation de probiotiques enrichis en Lactobacillus.

Il a découvert ce lien « par hasard en travaillant sur une bactérie tueuse d’autruches africaines », ajoute le quotidien. Le Pr Didier Raoult conclut :

« Leur effet dépend de l’espèce de Lactobacillus utilisée, et de nouvelles études seront nécessaires pour préciser leur impact, mais il est important de regarder précisément quelles bactéries sont ajoutées, au moins pour l’alimentation des enfants ».

(Aujourd’hui en France, 06/06)

08/03/2012

Buvez-vous du Coca ?

lu sur :

http://www.lemonde.fr/vous/article/2012/03/08/colorant-cancerigene-coca-cola-oblige-de-modifier-sa-recette_1654219_3238.html

Colorant cancérigène : Coca-Cola obligé de modifier sa recette

Le numéro 1 du soda va devoir modifier sa recette pour réduire la présence du 4-methylimidazole, une substance potentiellement cancérigène.

07/03/2012

OGM : effets létaux confirmés

communiqué :

Des chercheurs suisses confirment les effets létaux de la toxine Cry1Ab du maïs génétiquement modifié MON810 sur les jeunes larves de coccinelle 



Par Sciences Citoyennes - Action collective
Mercredi 29 février 2012

La contre-étude qui remettait en cause ces résultats est fondée sur une méthodologie erronée.

Dans une publication récente du 15 février, des chercheurs de l’Institut fédéral suisse de technologie (ETH) de Zürich, sous la direction du Dr Angelika Hilbeck[1], confirment les résultats d’une étude précédente selon lesquels, dans les tests de laboratoire, la toxine insecticide Cry1Ab de la bactérie du sol Bacillus thuringiensis (Bt), dans sa version produite par les maïs génétiquement modifiés (GM) Bt tel que le MON810, augmente la mortalité chez les jeunes larves de coccinelle (Adalia bipunctata). Celles-ci font partie des organismes non-cibles, c’est-à-dire censés ne pas être affectés par ces maïs GM et la toxine qu’ils produisent.

Cette première étude, publiée en 2009[2], et qui avait conduit le gouvernement allemand, au printemps de cette même année, à interdire la culture commerciale du maïs MON810, a fait l’objet d’une attaque en règle par des partisans des OGM au sein de la revue scientifique « Transgenic Research » (2011)[3] allant jusqu’à qualifier l’étude de Hilbeck et coll. de “pseudo-science”.

Non seulement la nouvelle étude suisse confirme la première mais leurs auteurs ont également élucidé la raison pour laquelle la contre-étude de 2011 avait conduit à des conclusions opposées : les protocoles qui ont été utilisés sont conçus de telle sorte qu’ils ne permettent même pas de mettre en évidence un effet négatif clair de la toxine Bt Cry1Ab produite par le maïs MON810 lorsque l’organisme testé est pourtant  l’organisme ciblé par cette toxine, à savoir les larves de la pyrale du maïs. (*)

On ne peut que s’inquiéter des attaques systématiques dont font l’objet les études qui remettent en cause l’innocuité environnementale et sanitaire des plantes génétiquement modifiées, quand d’autres études biaisées telles que celles qui ont conclu à l’innocuité de la toxine Bt sur la larve de la chrysope verte alors que celle-ci est incapable de l’ingérer, n’ont suscité la moindre critique de la part de ceux qui se revendiquent de la « vraie science » (« sound science »). Bien que ces dernières années, l’Agence américaine de protection de l’environnement a reconnu l’inadaptation des tests sur la chrysope pour évaluer les risques de cultures GM, ils constituent toujours la base pour l’approbation des cultures Bt de la part des autorités européennes.

En réaction à la toute récente étude de l’équipe d’Angelika Hilbeck, le professeur Brian Wynne du Centre du Royaume-Uni pour les aspects économiques et sociaux de la génomique (Cesagen) à l’Université de Lancaster, s’inquiète que « les autorités européennes, après la mise en œuvre d’une législation sur la biosécurité théoriquement fondée sur le principe de précaution et tout en exigeant des recherches et des évaluations scientifiques rigoureuses des risques écologiques pendant deux décennies, se basent encore sur des protocoles systématiquement erronés et sur des données élaborées et promues par l’industrie de la biotechnologie et leurs collaborateurs scientifiques ».

Cette fausse controverse sur les expériences relatives aux effets de la toxine Bt Cry1Ab sur la coccinelle A. bipunctata souligne la nécessité de définir des protocoles rigoureux et reconnus par l’ensemble de la communauté scientifique pour garantir une évaluation pertinente des risques environnementaux et sanitaires. Fondation Sciences Citoyennes et le Réseau européen des scientifiques pour une responsabilité sociale et environnementale (ENSSER) exhortent les autorités européennes à réviser les autorisations actuelles des plantes génétiquement modifiées pour la culture commerciale et/ou la consommation animale et humaine, et à exiger une expertise contradictoire, transparente et indépendante.

(*) mon commentaire : en d'autres termes, les vérifications sont conçues pour ne pas pouvoir vérifier !

Contacts

Dr Christian Vélot, Université Paris-Sud 11, vice-président d’ENSSER, 06 70 34 78 45, christian.velot@u-psud.fr

Dr. Angelika Hilbeck, ETH Zürich, (P) +41 44 6324322, (E) angelika.hilbeck@env.ethz.ch

Dr. Hartmut Meyer, ENSSER, (M) +49 162 1054755, (E) hmeyer@ensser.org

Télécharger le communiqué en PDF : Des chercheurs suisses confirment les effets létaux de la toxine Cry1Ab du maïs génétiquement modifié MON810 sur les jeunes larves de coccinelle

 

À propos d’ENSSER : Le Réseau européen des scientifiques pour une responsabilité sociale et environnementale (ENSSER) oeuvre pour une expertise scientifique indépendante, et le développement des connaissances nécessaires à l’évaluation critique des technologies existantes et émergentes. L’objectif de ENSSER est la promotion de la science en tant que bien public, et de la recherche pour la protection de l’environnement, la diversité biologique et la santé humaine contre les effets néfastes des nouvelles technologies et de leurs produits. ENSSER préconise l’utilisation bénigne et pacifique des découvertes scientifiques et des développements technologiques, tout en élargissant des approches diverses pour évaluer leur utilité sociale et leur sécurité. Plus d’informations disponibles à l’adresse: http://www.ensser.org


[1] Hilbeck, A et al. 2012. A controversy re-visited: Is the coccinellid Adalia bipunctata adversely affected by Bt toxins? Environmental Sciences Europe 2012, 24:10 doi:10.1186/2190-4715-24-10

Open Access: www.enveurope.com/content/24/1/10

[2] Schmidt et al. 2009. Effects of Activated Bt Transgene Products (Cry1Ab, Cry3Bb) on Immature Stages of the Ladybird Adalia bipunctata in Laboratory Ecotoxicity Testing. Archives of Environmental Contamination and Toxicology 56(2):221-228

www.springerlink.com/content/4317km7733582u32/

[3] Alvarez-Alfageme F et al. 2011. Laboratory toxicity studies demonstrating no adverse effects of Cry1Ab and Cry3Bb1 to larvae of Adalia bipunctata (Coleoptera: Coccinellidae): the importance of study design. Transgenic Research 20(3):467-479

Open Access: http://rd.springer.com/article/10.1007/s11248-010-9430-5

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sur le même sujet, lire la note de ce jour sur "Le blog libre de mon quartier" :

Europe : quatre nouveaux sojas transgéniques autorisés

http://lebloglibredemonquartier.midiblogs.com/archive/2012/03/07/europe-quatre-nouveaux-sojas-transgeniques-autorises.html

02/03/2012

Pétition contre l'abattage sans étourdissement des animaux de ferme

Voir: 

http://www.30millionsdamis.fr/agir-pour-les-animaux/petitions/signer-petition/pour-letourdissement-systematique-des-animaux-de-ferme-avant-leur-abattage-26.html

Pétition contre l'abattage sans étourdissement des animaux de ferme

Cliquez ici pour signer la pétition "Contre l'abattage sans étourdissement des animaux de ferme" sur le site de la Fondation.

voir :

http://www.30millionsdamis.fr/agir-pour-les-animaux/petitions/signer-petition/pour-letourdissement-systematique-des-animaux-de-ferme-avant-leur-abattage-26.html

Monsieur le président de la République,
Monsieur le ministre de l’Intérieur, chargé des cultes,
Monsieur le ministre de l’Agriculture,

La pratique consistant à abattre les animaux sans étourdissement préalable est inacceptable, quels qu’en soient les motifs.

Par ailleurs, pour des raisons éthiques parfaitement légitimes, le consommateur sensible à la protection des animaux a le droit de ne pas vouloir consommer de viandes issues de la souffrance animale.

En France, « l’étourdissement des animaux est obligatoire avant l’abattage ou la mise à mort (…) sauf si cet étourdissement n’est pas compatible avec la pratique de l’abattage rituel » (art. R.214-70 du Code rural). Or, l’examen de la pratique de l’abattage rituel dans notre pays fait apparaître que la proportion d’animaux qui ne sont pas étourdis avant leur saignée dépasse de beaucoup les besoins des seuls consommateurs concernés. En réalité, une part importante des viandes issues d’un abattage rituel est commercialisée dans le circuit traditionnel sans qu’il soit fait mention de cette caractéristique.

A minima, je demande donc que l’étiquetage de la viande (ou d’une préparation contenant de la viande) comporte obligatoirement la mention du mode d’abattage, afin que le droit à l’information du consommateur soit respecté.

A terme, je réclame la généralisation de l’étourdissement de tous les  animaux avant leur abattage, sans exception aucune.

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sur le même sujet, lu sur :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/03/02/le-halal-ou-les-risques-de-l-opacite_1651040_3232.html

Le halal ou les risques de l'opacité

 02.03.12 | 13h21  •  Mis à jour le 02.03.12 | 15h59

Les récents propos de Marine Le Pen sur la viande halal, la volonté affichée du président de la République de déminer la polémique naissante, le silence de nombre de responsables politiques sur le sujet ont montré la sensibilité et la complexité de ce dossier. Si Marine Le Pen n'a pas eu tort de pointer la présence de viande halal (mais aussi casher) dans les circuits de distribution de la viande conventionnelle - une réalité connue et reconnue par les acteurs de ce marché depuis plusieurs années - et de demander davantage de transparence dans ce domaine, elle a en revanche été démentie sur les chiffres qu'elle avançait. Plus frappant, son message implicite sur l'"islamisation" de la France n'a pas été franchement suivi, contrairement à l'emballement qui avait fait suite à sa dénonciation des prières musulmanes dans la rue en 2010.

Lassitude face à l'instrumentalisation de l'islam par l'extrême droite, sous couvert, cette fois, de la défense des animaux ? Difficulté à parler clair sur un dossier plus technique et économique que politique ou ethnico-religieux ? Ampleur des enjeux, qui dépassent la seule communauté musulmane et touchent aussi les juifs, sans parler des professionnels de la viande ? Crainte de mettre en lumière des failles dans les procédures de traçabilité et d'information aux consommateurs ? Les raisons ne manquent pas pour faire de ce dossier un piège à double ou triple détente, finalement assez peu rentable politiquement. Eléments de compréhension.

Théoriquement, une viande halal (licite selon la loi islamique) est issue d'un animal abattu rituellement : égorgé vivant, sans étourdissement préalable, la tête tournée vers La Mecque, par un sacrificateur musulman qui prononce une bénédiction. Dans la pratique et faute d'un label unanimement reconnu, le marché de la certification halal souffre d'un manque de transparence entretenu par les acteurs, musulmans et non musulmans, de ce marché en forte croissance.

L'élaboration d'une norme unique bute sur la diversité des conceptions du halal, liées à des lectures plus ou moins strictes des avis islamiques rendus à travers le monde. Certains acceptent l'étourdissement avant ou après la saignée. D'autres pas. Certains admettent l'abattage mécanique. D'autres non. Résultat : sont estampillées halal des viandes qui aux yeux de certains musulmans ne le sont pas. Dans ce contexte, les contentieux entre associations musulmanes, contemptrices du "faux halal", et industriels, désireux de profiter de ce marché évalué à 5 milliards d'euros, se multiplient. 

Le flou est accentué par l'absence de règles de contrôle : quelques organismes indépendants salarient des contrôleurs rémunérés par le surcoût du kilo de viande payé par les consommateurs (de 2 à 10 centimes selon les cas), d'autres se contentent de fournir les contrôleurs rémunérés par l'entreprise qu'ils sont chargés d'inspecter. Quant à savoir si la surtaxe s'applique aux kilos de viande (halal ou casher) écoulés dans le circuit classique, les opérateurs assurent que non. L'affirmation est confirmée par certains spécialistes mais laissent sceptiques d'autres experts.. 

Source de "fantasmes" selon les observateurs, l'abattage rituel est prévu par la loi depuis les années 1960 grâce à une dérogation à l'abattage avec étourdissement préalable des bêtes. Mais, face aux abus observés ces dernières années dans l'usage de ces dérogations, le gouvernement a publié en décembre un décret qui doit entrer en vigueur le 1er juillet ; il vise à davantage de "transparence" en faisant correspondre les autorisations dérogatoires aux commandes réelles pour le marché halal ou casher.

Aujourd'hui, pour des raisons d'économie, certains industriels renoncent à une double chaîne d'abattage et mettent sur le marché des volumes de viande issue de l'abattage rituel supérieurs aux besoins (14 % du tonnage d'animaux de boucherie selon le ministère de l'agriculture, pour une population juive et musulmane évaluée à moins de 10 %). Le ministère de l'agriculture estime même à "50 % la proportion d'ovins et à 12 % la part de bovins abattus rituellement". Mais, le ministère assure aussi qu'entre les importations (60 % des agneaux) et les exportations (environ 2 % du boeuf halal est vendu au Maghreb et en Turquie) ces pourcentages ne correspondent pas à la part de viande consommée en France. Mais il reste pour l'instant impossible de connaître la part du halal ou du casher dans le circuit classique. 

En dépit de ces dysfonctionnements, et contrairement à plusieurs pays européens, la France, qui abrite les communautés juive et musulmane les plus importantes d'Europe, n'entend pas revenir sur l'abattage rituel, au nom de la "liberté de culte". Les responsables politiques français rassurent régulièrement les représentants religieux sur ce point. De même, craignant une stigmatisation des communautés concernées, la France ne souhaite pas mettre en place un étiquetage précisant si l'animal a été abattu rituellement. Au nom de la transparence, des députés UMP avaient en 2010 tenté d'imposer cette précision, avant d'y renoncer. De leur côté, les responsables juifs, désormais rejoints par les musulmans, oeuvrent depuis des années pour maintenir ces spécificités françaises. Ils craignent que l'étiquette "casher" suscite des campagnes de boycottage.

Mais, sous la pression de l'Europe ou des consommateurs, avec ou sans Marine Le Pen, il n'est pas sûr que la France échappe à un débat sur ces questions. 
lebars@lemonde.fr
Stéphanie Le Bars, Service Société
Article paru dans l'édition du 03.03.12
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sur le même sujet, lu sur :
http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=5046

27/2/2012

La viande halal au cœur des campagnes électorales

A l’approche de la prochaine élection présidentielle, tous les arguments sont bons pour récolter des voix. Dernièrement, Marine Le Pen, candidate FN pour l’élection présidentielle 2012, a fait de la souffrance animale, à travers la dénonciation du mode de production de la viande halal, son nouveau cheval de bataille. Le 23 février, la candidate a ainsi annoncé que son avocat, Me Wallerand de Saint-Just, a déposé une plainte contre x auprès du procureur de la République de Nanterre, « pour l’infraction de tromperie sur les qualités substantielles des marchandises vendues et pour l’infraction d’actes de cruauté envers les animaux domestiques ». 

De fait, bien que la législation actuelle impose aux pays européens l’étourdissement préalable des animaux de boucherie avant leur mise à mort, cette obligation peut être contournée pour des raisons religieuses. Or, l’abattage sans étourdissement étant plus rentable, de plus en plus d’abattoirs, notamment français et belges, égorgent des animaux encore conscients. Selon le COPERCI (1), 20 % des ovins, 20 % des bovins et 20 % des volailles ont été abattus selon le rite halal en 2008. Or, les communautés juives et musulmanes françaises ne représentaient qu’environ 11 % des habitants en 2008. L’exportation ne pouvant, à elle seule, le justifier, l’excédent de ce type de production rejoint donc le circuit classique, sans mention particulière. Surfant sur cette tendance, certaines grandes chaînes de restauration ont proposé des menus halal. 
C’est notamment le cas de l’enseigne Quick, dont l’Etat détient 94 % du capital

Selon l’association de protection animale L214, en réaction aux propos de la candidate FN, le Président de la République, Nicolas Sarkozy aurait déclaré : « Sur les 200 000 tonnes de viande qui sont consommées en Ile-de-France, il y en a 2,5 % qui sont de la viande casher et de la viande halal. Est-ce que ça vaut vraiment le coup de faire une polémique pour cela ? ». L214 a souhaité revenir sur ce pourcentage, qui donne à penser que la viande halal se cantonne à l’Ile-de-France alors que l’abattage rituel est pratiqué dans l’ensemble des abattoirs français. Selon les chiffres émanant du ministère de l’Agriculture même, 12 % des bovins, 13 % des veaux et 49 % des ovins-caprins des animaux de boucherie ont été soumis à l’abattage rituel en France en 2007. 

Il est clair que le président français a manqué à sa volonté affirmée lors de sa précédente campagne présidentielle, en décembre 2006, de généraliser l’étourdissement préalable dans les abattoirs halal. Ceci mis à part, ce n’est certes pas un hasard si l’intérêt soudain pour la souffrance animale dans les débats pré-électoraux s’est portée sur la viande halal et non sur l’élevage industriel de porcs, l’élevage de poules pondeuses en batteries ou le gavage des oies et des canards. 

Cécile Cassier

1- Le COmité PERmanent de Coordination des Inspections réunit les inspections générales de l'administration et de l'agriculture, et le conseil général vétérinaire.

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sur le même sujet à propos de l'information des consommateurs :

à lire sur :

http://www.lepoint.fr/societe/viande-halal-une-deputee-ump-depose-puis-retire-une-proposition-de-loi-04-03-2012-1437652_23.php

source AFP

Viande halal : une députée UMP dépose puis retire une proposition de loi

Alors que Nicolas Sarkozy s'est prononcé samedi à Bordeaux pour l'étiquetage des modes d'abattage de la viande, une députée UMP, Françoise Hostalier, a retiré une proposition de loi en ce sens visant la viande halal, quelques jours après l'avoir déposée.  

04/03/2012 à 11:57

18/02/2012

Qui consomme vraiment l'eau de la planète ?

lu sur :

http://ecologie.blog.lemonde.fr/2012/02/17/qui-consomme-vraiment-leau-de-la-planete/

Qui consomme vraiment l'eau de la planète ?

Plus d'un cinquième de l'eau consommée sur la planète est englouti par des produits destinés à l'exportation. Et en important de la sorte des biens intensifs en eau, les pays développés augmentent les pressions sur des zones fragiles souvent dépourvues de politiques de conservation de cette ressource rare. Voilà les conclusions d'une étude (*), publiée lundi 13 février dans les Proceedings of the national academy of sciences, qui modélise les flux d'eau autour du globe et met en évidence les disparités dans son utilisation.

A partir d'indicateurs commerciaux, de données démographiques et de statistiques sur l'usage de l'eau, souterraine, de surface mais aussi de pluie et celle recyclée, l'équipe de recherche de l'université de Twente aux Pays-Bas a quantifié et cartographié l'empreinte mondiale sur l'eau à une échelle géographique très fine.

Résultat : entre 1996 et 2005, 9 087 milliards de mètres cubes d'eau ont été consommés chaque année à travers la planète. L'agriculture en a englouti 92 %, notamment du fait de l'irrigation intensive des céréales telles que le maïs, le blé ou le riz  (27 % de l'utilisation d'eau douce), ainsi que de la production de viande (22 %) et de produits laitiers (7 %).

Les Etats-Unis, qui ne représentent que 5 % de la population mondiale, constituent le troisième consommateur d'eau douce (1 053 milliards de m3 par an), après les beaucoup plus peuplées Chine (1 207 milliards de m3) et Inde (1 182 milliards de m3). Ramenée par habitant, la consommation américaine d'eau s'élève à 2 842 m3annuels, contre 1 089 m3 pour la Chine, 1 071 m3 en Inde et 1 385 m3 en moyenne mondiale, comme le montre la carte de la consommation d'eau de chaque pays, par an et par habitant :

Au-delà de la consommation directe d'eau, pour un usage domestique ou agricole, le cœur de la problématique tourne autour du concept d'eau virtuelle, c'est-à-dire de la quantité d'eau utilisée pour fabriquer un bien de consommation. Environ un cinquième de l'eau consommée dans le monde est ainsi de l'eau virtuelle, échangée entre les pays sous forme de produits agricoles ou industriels.

C'est notamment le cas des produits alimentaires. Un kilo de bœuf nécessite ainsi 15 500 litres d'eau, un kilo de porc, 4 900 litres, le poulet, 4 000 litres, le fromage, 4 900 litres et le riz, 3 000 litres. En les important, les pays consommateurs sous-traitent à la fois la production alimentaire mais aussi les risques environnementaux et économiques qui peuvent découler de la surexploitation de réserves limitées en eau.

Cette carte montre les importations nettes en eau virtuelle et la direction des flux les plus importants (supérieurs à 15 milliards de m3 par an), liés au commerce de produits agricoles et industriels, entre 1996 et 2005 :

Les pays les plus dépendants de ces ressources sont, comme on pouvait s'y attendre, les îles et les régions désertiques : Malte, qui dépend à 92 % de l'eau virtuelle, le Koweït (90 %), la Jordanie (86 %) et Israël (82 %). Mais certains des pays qui possèdent les plus vastes ressources en eau au monde importent aussi de larges quantités d'or bleu. Le champion de la consommation est les Etats-Unis, qui importe 234 milliards de m3 chaque année. Suivent le Japon, qui importe 127 milliards de m3, l'Allemagne (125), la Chine (121), l'Italie (101), le Mexique (92) et la France (78).

De l'autre côté de la balance, les pays qui exportent le plus d'eau virtuelle sont les Etats-Unis qui, avec 314 milliards de m3 par an compense plus que largement ses importations, la Chine (143 milliards de m3 par an), l'Inde (125) et le Brésil (112).

Au final, les auteurs de l'étude, Arjen Hoekstra et Mesfin Mekonnen, ne proposent pas de solutions directes pour limiter la consommation d'eau, virtuelle ou pas. Ils font surtout valoir que cartographier de manière précise l'empreinte eau de l'humanité permet aux Etats de connaître les risques de dépendances qu'ils encourent alors que la diminution des ressources devient une préoccupation internationale.

Audrey Garric

Suivez mon blog sur Facebook et sur Twitter : @audreygarric.

(*) http://www.pnas.org/content/early/2012/02/06/1109936109

08/02/2012

"Soleil Vert" ...

... dans le monde des poules.

Lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/au-proces-de-l-elevage-intensif-une-poule-n-est-pas-une-boite-de-conserve-07-02-2012-1428465_23.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20120208

"Une poule n'est pas une boîte de conserve"

En Alsace, huit associations de défense des animaux ont assigné l'ex-gérant d'une société accusée d'avoir abandonné 200 000 poules pondeuses.

L'ancien gérant d'Alsace OEuf, une entreprise d'élevage de volaille en batterie, comparaissait aujourd'hui au tribunal correctionnel de Strasbourg pour avoir laissé mourir des dizaines de milliers de poules dans des conditions extrêmes. À travers lui, c'est l'élevage intensif qui est montré du doigt.

Huit associations de défense des animaux se sont constituées parties civiles contre Alsace OEuf et son gérant, Zeki Karahancer, qui a dû cesser son activité d'éleveur à Kingersheim (Haut-Rhin) après l'abattage en catastrophe, en novembre dernier, de 135 000 poules pondeuses agonisantes par manque de nourriture. Les avocats de la Fondation 30 millions d'amis, de la Fondation Brigitte Bardot, du Refuge de l'arche de Noé, de l'OABA (OEuvre d'assistance aux bêtes d'abattage), de la SPA et de One Voice ont joint leurs plaidoiries et effets de manche à ceux de leurs collègues des associations L214 et Animalsace, premières à avoir déposé plainte pour "actes de cruauté et abandon commis sur des animaux".

Nuées de mouches

En face, visiblement mal à l'aise, Zeki Karahancer laisse parler son défenseur. "Avez-vous des difficultés à parler le français ? Vous habitez en France depuis combien de temps ?" demande doucement la présidente au prévenu, qui peine à lâcher quelques monosyllabes. Installé dans l'Hexagone en 1991, l'ancien ouvrier a opéré en 2009 "un virage professionnel à 360 °, passant du bâtiment à la poule", observe ironiquement maître Xavier Bacquet, l'avocat de 30 millions d'amis. C'est à cette époque que Zeki Karahancer reprend, avec zéro connaissance en élevage et tout juste 1 000 euros de capital, les sites d'élevage du groupe Carlier, placé en liquidation judiciaire, mais toujours propriétaire.

Ce qu'il croit être une bonne affaire tourne vite à la catastrophe. L'amas de fientes de poules provoque des nuées de mouches et la fureur des riverains. Une épidémie de salmonelles conduit la société distributrice à diviser par deux le prix des oeufs, empêtrant un peu plus le gérant dans ses problèmes de trésorerie. "Presque du jour au lendemain, Sanders, le fournisseur exclusif en graines, a arrêté les livraisons. Les poules ont commencé à s'affaiblir et à mourir en nombre important, puis c'est allé crescendo", explique Philippe Bouley, directeur technique d'Alsace OEuf, qui pointe aussi la responsabilité de la société Carlier, qui a confié la gérance à un homme "sans aucune expérience".

"Entre la poule et l'oeuf"

"Quand les riverains, excédés par les odeurs et les mouches, ont pénétré sur le site en novembre 2010, ils ont découvert 200 000 poules entassées dans des hangars et des cages vétustes, sans lumière, décharnées ou mortes, en état de décomposition avancée. Les poules vivantes étaient obligées de picorer les cadavres pour survivre", rappelle une avocate des parties civiles. Alertée par Alsace OEuf, la préfecture du Haut-Rhin avait dû réquisitionner in extremis un abattoir pour les 135 000 volailles moribondes. Raphaël Nisand, avocat du Refuge de l'arche de Noé et de l'OABA, y voit "une affaire grave et emblématique qui pose aussi le problème de l'élevage industriel : derrière l'animal, il y a l'homme. Et un problème de traçabilité pour le consommateur".

"La poule n'est pas une boîte de conserve", appuie la procureur, qui propose de requalifier l'accusation de "sévices" en "délit d'abandon". Elle requiert un an avec sursis, 5000 euros d'amende et une interdiction définitive d'exercer un métier dans l'élevage d'animaux. Me Dominique Riegel, avocat de la défense, plaide la relaxe, rappelant les péripéties judiciaires entre son client et Sanders, le fournisseur en graines, qui a stoppé brutalement les livraisons en prétextant un retard de paiement. "Zeki Karahancer s'est retrouvé coincé entre la poule et l'oeuf. La poule doit être nourrie, et l'oeuf vendu. Alsace OEuf a assigné en justice la société Sanders. Mais il fallait le temps d'obtenir l'ordonnance, l'expertise... Or la poule n'attend pas." Jugement le 6 mars. 

22/01/2012

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