Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

28/06/2007

La protection de l'eau contre les nitrates obligatoire en 2008

PARIS (Reuters) -
28.06.07 | 11h38

Les mesures de protection visant à lutter contre les nitrates d'origine agricole, qui polluent l'eau potable en Bretagne, deviendront obligatoires à partir du 1er janvier 2008, déclare le ministre de l'Agriculture.

Michel Barnier s'exprimait au lendemain d'une demande par Bruxelles auprès de la Cour européenne de justice de lourdes sanctions contre Paris pour manquement à ses obligations dans ce dossier. La France risque une amende de plus de 28 millions d'euros, assortie d'une astreinte journalière de 117.882 euros.
"C'est une décision qui nous oblige simplement", a dit à i-Télé Michel Barnier selon lequel la lutte contre la pollution par les nitrates est "un très gros travail" et doit se faire en concertation avec les agriculteurs.
"On ne réduira pas ces problèmes contre les agriculteurs ou sans eux", a-t-il souligné.
"Nous sommes déterminés à rendre d'abord les dispositifs de protection obligatoires au 1er janvier 2008 et à continuer de travailler pour sécuriser sur le plan environnemental l'ensemble de ces bassins", a-t-il toutefois ajouté.
Depuis 2001, un dispositif de protection assortie de mesures agro-environnementales incitatives est proposé aux agriculteurs pour lutter contre la pollution par les nitrates dans 37 points de captages bretons.
Sur ces 37 bassins versants incriminés par Bruxelles, 28 ont été ramenés à la conformité mais neuf sont toujours pollués.
Bruxelles reconnaît que la France, à qui elle avait accordé en mars dernier un sursis de trois mois, a fait des efforts mais les juge insuffisants pour les neuf bassins restants.
Le gouvernement consacrera 60 millions d'euros à son plan d'action, sur une durée de cinq ans, pour soutenir les efforts des agriculteurs. Un groupe de travail permanent sera mis en place afin d'accompagner les actions des agriculteurs.

26/06/2007

Un lave-linge hybride et "écolo"


Un lave-linge hybride et "écolo"
LE MONDE | 26.06.07

© Le Monde.fr

extrait de l'article :
..."Le concept est très novateur : de l'eau, de la chaleur, des ions et la vapeur qui stérilise le textile. De quoi tenter les détracteurs des détergents."...

Une mystérieuse pollution souille le Rhône



extrait de l'article :
..."Le Rhône est-il totalement pollué par les polychlorobiphényles ? Les dernières analyses effectuées en Ardèche et dans la Drôme montrent que la contamination à ces PCB - souvent connus sous le nom commercial de pyralène -, interdits en France depuis 1987, car potentiellement cancérigènes, s'étend bien au-delà de Lyon, où la pollution avait été découverte en 2005. Les préfectures de l'Ardèche et de la Drôme, après celles du Rhône, de l'Isère et de l'Ain, viennent de prendre un arrêté d'interdiction de consommer du poisson du fleuve et de ses canaux de dérivation."...

Fabriquer et vendre son électricité se fait de plus en plus


Cancer : les métiers à risques


Cancer : les métiers à risques
LE MONDE | 26.06.07

© Le Monde.fr

extrait de l'article :
..."Ces pathologies se traduisent par de fortes inégalités sociales : un ouvrier meurt trois fois plus de cancer du poumon qu'un cadre et 70 % des salariés exposés à des cancérogènes sont des ouvriers. Dans le cas du cancer de la vessie, "les facteurs professionnels expliqueraient la moitié des différences sociales observées pour cette pathologie", remarque le docteur Ellen Imbernon, du département santé travail de l'Institut de veille sanitaire (InVS) dans un document publié par l'InVS."...

18:45 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0)

23/06/2007

Les enfants exposés aux rayonnements des mobiles

lu dans LE MONDE | 19.06.07 | 14h42 • Mis à jour le 19.06.07 | 14h42

Le Kiditel, téléphone portable de nouvelle génération, pourrait être dangereux pour la santé des enfants pistés électroniquement. | D.R. Le Kiditel, téléphone portable de nouvelle génération, pourrait être dangereux pour la santé des enfants pistés électroniquement.
Le boîtier de géolocalisation (GPS) Kiditel est censé rassurer les parents inquiets. Grâce à une simple pression sur l'objet, leur bambin pourra avertir d'un danger et signaler sa position afin d'être secouru. Seulement, voilà : ce téléphone portable de nouvelle génération censé rester au fond du cartable pourrait, lui-même, être dangereux pour la santé de ces chérubins pistés électroniquement.
Deux associations, Agir pour l'environnement et Pour une réglementation de l'implantation des antennes relais de téléphonie mobile (Priartém), viennent de saisir la ministre de la santé en demandant l'interdiction sous huitaine en France de ces mobiles pour tout-petits.
Les associations s'appuient sur l'absence d'information relative aux risques liés au mobile. Elles évoquent un rapport de l'université de Porto Alegre (Brésil) selon lequel "le cerveau des enfants absorbe 60 % de rayonnement de plus que celui d'un adulte". Si des études marketing ont validé l'intérêt commercial de Kiditel, aucune étude sérieuse d'impact sur la santé n'a été commandée avant l'essor massif des réseaux de téléphonie mobile.
Florence Amalou
Article paru dans l'édition du 20.06.07.

thérapie génique: une approche intéressante

Le cerveau des souris perméable à la thérapie génique
lu dans LE MONDE | 19.06.07 | 15h26 • Mis à jour le 19.06.07 | 15h26

Plusieurs équipes de biologistes américains et sud-coréens, coordonnées par Premlata Shankar et N. Swamy Manjunath, de l'Institut de recherches biomédicales (Harvard Medical School, Boston, Massachusetts), ont annoncé, dimanche 17 juin, sur le site de la revue scientifique Nature, avoir réussi, chez la souris, à délivrer une forme de thérapie génique au sein du tissu cérébral à partir d'une simple injection intraveineuse.
Un tel résultat ouvre la voie à un nouveau champ d'application de ces thérapies qui, jusqu'ici, semblaient ne pas pouvoir franchir la barrière hémato-encéphalique. On désigne ainsi une forme de frontière anatomique et physiologique assurant la filtration de différentes substances moléculaires entre le sang circulant et le liquide céphalo-rachidien. Ce système isole - à des fins de protection - l'ensemble des tissus du système nerveux central du reste de l'organisme. Il limite aussi, de ce fait, les actions thérapeutiques, médicamenteuses notamment, à visée cérébrale.
Tenu durant longtemps pour une forme de dogme physiologique, le concept de barrière hémato-encéphalique est, depuis plusieurs années, quelque peu remis en question. D'une part, parce que la localisation histologique de cette frontière n'a jamais été parfaitement établie ; de l'autre, parce que plusieurs observations ont permis de constater son caractère relatif.
Dans ce contexte, les signataires de la publication de Nature estiment apporter la démonstration de la découverte d'un "cheval de Troie" thérapeutique. Plus précisément, ils expliquent qu'un peptide de 29 acides aminés constitutif du virus de la rage peut servir de vecteur, depuis le sang jusqu'au cerveau, à un fragment spécifique d'acide ribonucléique (ARN) dit "interférent". 80 % des souris traitées, infectées par une forme mortelle d'encéphalite, ont survécu. Toutes les souris non traitées sont mortes.
"Il s'agit là d'un travail remarquable, estime le professeur David Klatzmann, directeur du Laboratoire de biologie et thérapeutique des pathologies immunitaires (CNRS, université Paris-VI). Les ARN interférents sont à la fois des molécules à fort potentiel thérapeutique et des outils majeurs pour comprendre les phénomènes biologiques en inhibant l'expression des gènes. Les auteurs ont découvert un moyen efficace de délivrer ces molécules dans le cerveau par simple injection intraveineuse. Or, il faut savoir que le fait de parvenir à cibler un tissu, ce à quoi s'emploie ce travail, est le Graal de la thérapie génique."
Pour l'universitaire, ces travaux devraient avoir des retombées importantes dans le domaine des études fondamentales de neurobiologie. Ils ouvrent aussi la voie à l'ingénierie de nouvelles thérapeutiques de diverses affections neurologiques.
Ces travaux devraient également, selon le professeur Klatzmann, stimuler des recherches visant à mettre au point des stratégies équivalentes pour cibler les ARN interférents vers d'autres tissus. "Le détournement des propriétés développées par les virus pour assurer leur propre survie offre ainsi, conclut-il, d'innombrables possibilités pour les biothérapies."
Jean-Yves Nau
Article paru dans l'édition du 20.06.07.

19:50 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0)

Dépenses militaires mondiales: quelques chiffres

Enquête lue dans LE MONDE | 19.06.07 | 15h04 • Mis à jour le 19.06.07 | 15h04
Dépenses militaires : un réarmement mondial

Il n'y a pas que la rhétorique de Vladimir Poutine qui rappelle la guerre froide : depuis 2005, le total des dépenses militaires annuelles de la planète a de nouveau franchi les 1 000 milliards de dollars (1 204 milliards en 2006), retrouvant le niveau atteint au plus fort de la tension Est-Ouest, une période qui fut celle de l'âge d'or des régimes de contrôle des armements. La fragmentation des empires a provoqué un enchaînement néfaste : la dissémination des armes de destruction massive, l'affirmation souvent violente des revendications identitaires, l'émergence d'acteurs non étatiques et du terrorisme international.
Les études de différents instituts de recherche - l'Institut international de recherche pour la paix (Sipri) de Stockholm, l'Institut international d'études stratégiques (IISS) de Londres, le Centre international pour le développement (BICC) de Bonn - soulignent l'évolution alarmante que connaît la planète, qui, en 2006, a consacré plus de 2,5 % de son produit intérieur brut (PIB), soit 184 dollars par habitant (135 dollars en 2001), à des dépenses militaires.
Celles-ci ont progressé de quelque 37 % depuis dix ans, alors que les effectifs militaires et paramilitaires sont passés de 26,8 millions à 31 millions. Les Etats-Unis, dont les dépenses militaires représentent 47 % du total mondial, sont largement responsables de cette militarisation croissante, notamment au travers des guerres d'Irak et d'Afghanistan. La progression des dépenses militaires de la Russie, de la Chine et de l'Inde est également forte, d'autant que les deux premiers sous-estiment de plus de 50 % le montant de leur budget militaire.
Les pays riches sont les principaux responsables de cette militarisation croissante : sur les 1 118 milliards de dollars déboursés en 2005, 707 milliards proviennent des membres du G8. Même si la comparaison a ses limites, le montant de l'aide globale au développement (106,8 milliards de dollars en 2005) souligne le caractère incantatoire des discours sur la solidarité internationale.
Les Nations unies dépensent de 4 à 5 milliards de dollars par an pour financer une quinzaine de missions de maintien de la paix à travers le monde, soit à peu près autant que le coût mensuel de la guerre globale contre le terrorisme menée par les Etats-Unis ! Plusieurs raisons expliquent que le concept même de désarmement semble avoir perdu de sa pertinence depuis la fin de la guerre froide.
En dépit d'une montée récente de la tension russo-américaine, les relations entre les trois grandes puissances (avec la Chine) se sont décrispées. Aucune ne juge plus prioritaire d'obtenir une réduction de l'arsenal des deux autres, du moins pas au prix d'un affaiblissement de son propre potentiel militaire. Chacun a son agenda : la Russie s'efforce de contrôler son territoire, de retrouver une influence dans son pré carré stratégique, de contenir l'expansion de l'Alliance atlantique à ses marches, et de moderniser un arsenal en partie obsolète.
La Chine mène une stratégie militaire et diplomatique très active pour contrôler ses routes d'approvisionnement énergétique, tout en poursuivant la modernisation de ses forces armées, directement liée à la question de Taïwan. Les priorités des Etats-Unis sont la prolifération des armes de destruction massive, la menace représentée par les "Etats voyous" et la lutte contre le terrorisme mondial, ce qui incite Washington à accorder une moindre attention au paysage stratégique de l'Europe.
Une telle évolution a pour résultat de laisser le bilan "positif" de la guerre froide en jachère. La décision américaine de se libérer de la tutelle du traité antimissile (ABM) de 1972, au profit de la mise en place d'un "bouclier antimissile", est révélatrice de ce processus. Les Etats-Unis et la Russie ne paraissent pas désireux de prolonger le traité Start de 1991 sur la réduction des forces stratégiques, qui arrive à échéance en décembre 2009.
L'avenir des traités sur la réduction des forces conventionnelles en Europe (CFE) et la limitation des forces nucléaires intermédiaires (INF) s'assombrit, alors qu'aucun progrès n'est enregistré s'agissant de la mise en place d'un régime universel de vérification des programmes d'armes biologiques. Enfin, les efforts déployés par la Corée du Nord et l'Iran pour se doter d'un arsenal nucléaire et balistique montrent que le traité sur la non-prolifération nucléaire (TNP) est en sursis.
D'autres raisons concourent à cette militarisation croissante de la planète : de nombreuses nations ont pris conscience de la nécessité de participer à des opérations de maintien de la paix, ce qui les incite à augmenter leurs dépenses militaires. Mais si le désarmement est un concept que la communauté internationale impose à des entités militaires vaincues, ce n'est plus un but universel à atteindre.
L'évolution des menaces tend à se focaliser sur les acteurs non étatiques, sur lesquels les traités et les régimes internationaux sont sans effet. L'administration américaine en a tiré la justification de son unilatéralisme, lequel se décline souvent par l'usage préventif de la force armée. Pour autant, ce cavalier seul ne démontre aucune pertinence militaire : les guerres d'Afghanistan et d'Irak en sont respectivement à leur sixième et cinquième année, sans que l'on puisse entrevoir une pacification prochaine de ces pays.
Les Etats-Unis ne sont pas les seuls à faire la preuve d'une certaine impuissance : la communauté internationale est aussi incapable de faire échec au drame du Darfour que d'empêcher la prolifération des missiles de croisière, sans doute la menace la plus dangereuse des prochaines années pour l'équilibre international. De ce point de vue, la mondialisation a eu des effets pervers : le commerce des armes s'est mondialisé, les fabricants et trafiquants opérant aujourd'hui à partir d'un nombre croissant de pays et se fournissant en composants provenant du monde entier. Autant d'éléments qui nourrissent la courbe croissante des dépenses militaires mondiales, et n'incitent pas à l'optimisme s'agissant de la stabilité de la planète.
Laurent Zecchini
Article paru dans l'édition du 20.06.07.

Vers l'interdiction internationale des bombes à sous-munitions

lu dans LE MONDE | 19.06.07 | 15h04 • Mis à jour le 19.06.07 | 15h04

Un traité mondial sur le commerce des armes, un traité international d'interdiction des bombes à sous-munitions (BASM), des projets chimériques ? Peut-être pas. Dans le paysage plutôt sombre qu'offre la militarisation croissante de la planète, deux lueurs apparaissent. Le 7 décembre 2006, 153 gouvernements ont apporté leur soutien à la proposition d'un traité international visant à interdire les transferts d'armes. Un seul pays - les Etats-Unis - a voté contre, et 24 gouvernements se sont abstenus.
Le vote de l'ONU intervenait trois ans après le lancement de la campagne "Contrôlez les armes", au cours de laquelle plus d'un million de personnes, dans 170 pays, ont demandé la création d'un tel traité. Cette année, du 23 au 25 mai, 68 Etats étaient présents à Lima pour la Conférence internationale sur l'interdiction des bombes à sous-munitions, qui faisait suite au processus enclenché à Oslo, en février.
Dans les deux cas (contrôle des armes et interdiction des sous-munitions), la société civile, confrontée à la pusillanimité des gouvernements, a pris l'initiative et remporté ses premières victoires. C'est particulièrement vrai s'agissant des sous-munitions - 98 % des victimes sont civiles -, dont l'utilisation continue d'être défendue par les responsables de nombreux pays. Certains d'entre eux, comme la France, avancent des solutions techniques, comme les systèmes d'autodestruction, pour freiner l'adoption de règles contraignantes.
Or la guerre du Liban, à l'été 2006, au cours de laquelle 4 millions de sous-munitions ont été larguées, a montré que de tels systèmes ne sont pas fiables. Il reste près d'un million de sous-munitions non explosées au Liban, où elles constituent de facto des mines antipersonnel pour les civils. Au total, 440 millions de sous-munitions ont été dispersées à travers le monde, et de 5 % à 30 % d'entre elles n'ont pas explosé, estime Handicap international.
La France continue de privilégier une approche dans le cadre de la convention de 1980 sur les armes classiques, laquelle est basée sur la règle du consensus. Estimant ce processus trop aléatoire, la Norvège avait lancé, à Oslo, une initiative parallèle pour parvenir à l'élaboration d'un outil international contraignant concernant les BASM. Ce "processus d'Oslo" rappelle celui d'Ottawa, qui avait abouti à l'adoption, en 1997, du traité d'interdiction des mines antipersonnel, que 152 Etats ont ratifié. Un exemple qui fortifie le combat mené par les organisations humanitaires.
Laurent Zecchini
Article paru dans l'édition du 20.06.07.

L'abattage illégal menace la forêt mexicaine

lu dans LE MONDE | 19.06.07 | 15h23 • Mis à jour le 19.06.07 | 15h24
MEXICO CORRESPONDANTE
Il s'appelait Aldo Zamora. Cet horticulteur de 21 ans voulait sauver les forêts de San Juan Atzingo, une région protégée, mais mise en coupe réglée par une mafia de bûcherons. Ils l'ont tué par balles, le 15 mai, blessant aussi son jeune frère. Un mois plus tard, les meurtriers sont toujours en fuite. Ce drame a choqué l'opinion mexicaine, de plus en plus sensible aux questions d'environnement.
Lundi 11 juin, un millier de soldats et de policiers ont été déployés dans la zone concernée. Pour Greenpeace, ces mesures sont un signal bienvenu, après une trop longue période d'indifférence. Dans une lettre adressée, le 17 mai, au président mexicain Felipe Calderon, l'organisation écologiste rappelle que la région des lagunes de Zempoala, près de la ville industrielle de Toluca, au nord-est de Mexico, fait partie des "quinze zones critiques du pays", où se concentrent 60 % de l'abattage illégal d'arbres.
Il s'agit pourtant d'une réserve fédérale dont dépend l'alimentation en eau de millions d'habitants, souligne Raul Estrada, de Greenpeace. "Nous avons emmené des journalistes en avion, pour qu'ils voient l'accélération du déboisement et l'assèchement des lagunes", ajoute-t-il. Or les forêts du massif de l'Ajusco et du parc de Zempoala rechargent les nappes souterraines d'où sont extraits les trois quarts de l'eau bue dans la capitale.
Responsable des biens communaux à San Juan Atzingo, Idelfonso Zamora, le père de l'horticulteur assassiné, dénonce, depuis 1998, les trafiquants de bois. En décembre 2005, avec d'autres membres de son village, il avait déposé une plainte appuyée par des photos et des vidéos montrant une bande organisée capable d'abattre et de débiter de grands arbres en moins d'une heure, avant de les transporter sur des camions.
Cinquante-sept individus, appartenant à deux familles, avaient pu être identifiés. Mais, en février, le juge fédéral de Toluca chargé de poursuivre ce type de délits a refusé de délivrer des mandats d'arrêt, et même de lire le rapport de 900 pages.
Les menaces de mort se sont alors multipliées contre la famille Zamora. Fin mai, la façade de la mairie a été mitraillée. "Si je me dégonflais aujourd'hui, c'est comme si la vie de mon fils ne valait rien", affirme Ildefonso Zamora.
La mort d'Aldo Zamora a coïncidé avec le lancement par le gouvernement mexicain d'un plan contre le réchauffement climatique. Le Mexique figure parmi les quinze principaux producteurs de gaz à effet de serre et se situe au troisième rang mondial pour le déboisement. "Les gens perçoivent les effets négatifs sur le climat. Nous sommes aussi influencés par le débat qui s'est ouvert aux Etats-Unis, et je crois que Calderon veut s'attaquer sérieusement au problème", déclare Victor Lichtinger, ancien ministre de l'environnement.
POUBELLE POUR DÉCHETS INDUSTRIELS
Selon lui, la pénurie d'eau a un impact fort sur l'opinion. Les volumes disponibles ont baissé de moitié par rapport à 1970. La situation se tend toujours davantage dans la région de Mexico, mais aussi dans des zones touristiques comme la Basse-Californie du Sud, où les autorités envisagent de dessaler l'eau de mer pour approvisionner les complexes hôteliers.
Début juin, les habitants de douze communautés indigènes de l'Etat de Morelos se sont violemment heurtés à la police, alors qu'ils manifestaient contre un projet immobilier qui risque d'assécher les réserves en eau non contaminée. "Nous sommes entourés de quatre piscines publiques, mais nous devons acheter de l'eau apportée par camion-citerne", ironisait un manifestant.
Dans l'Etat de Puebla, au sud-est de la capitale, le lac réservoir de Valsequillo est une poubelle pour déchets industriels dangereux. Un chercheur a constaté que 25 % des enfants d'un village riverain, dont le sang présentait des taux élevés en plomb, souffraient de malformations congénitales. Le gouverneur de Puebla, Mario Marin, a attribué celles-ci aux mariages consanguins : l'eau de Valsequillo provoque "seulement la leucémie", a-t-il affirmé.
La population mexicaine se plaint aussi de la négligence de la Pemex, la société nationale d'hydrocarbures, dont les "cimetières" de boue contaminée, disséminés dans la nature, polluent les nappes phréatiques.
Dans l'Etat de San Luis Potosi, au centre du pays, un groupe d'opposants s'efforcent, depuis des années, de bloquer les activités de la mine San Xavier, propriété de la compagnie canadienne Metallica Resources, qui, depuis janvier, démolit à l'explosif le mont San Pedro, patrimoine écologique et historique. Pour en extraire des métaux précieux, elle utilise des millions de litres d'eau et une technique très nocive, à base de cyanure, interdite dans le reste du monde industrialisé. Là aussi, il y a eu mort d'homme : celle d'un maire hostile au projet, abattu d'une balle dans la tête, en 1998.
Joëlle Stolz
Article paru dans l'édition du 20.06.07.

biodiversité et commerce

BIODIVERSITÉ
Les coraux rouges et roses ne seront pas protégés
Article paru dans l'édition du Monde du 20.06.07

La Tunisie a réussi à faire retirer les coraux rouges et roses de la liste des espèces dont le commerce doit être strictement réglementé, lors de la Convention sur le commerce international des espèces menacées de faune et de flore sauvages (CITES), qui s'est achevée vendredi 15 juin à La Haye. Les représentants tunisiens ont mis en avant l'importance de cette pêche pour leurs communautés côtières. Ces coraux, présents dans le Pacifique et en Méditerranée, sont utilisés en bijouterie.

agrocarburant - biocarburant - énergie renouvelable


maladie de Parkinson : info à lire


15:24 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0)

retraités, le saviez-vous ?



...une info sur le cumul retraite/rémunération à l'étranger

22/06/2007

çà serait drôle si ... ils n'étaient pas en prison !


défenseurs des animaux : info


société civile et religion


santé et politique commerciale


21/06/2007

réchauffement climatique et transports aériens


électricité verte : s'informer


gestion de l'eau


incinérateurs et environnement



un extrait de l'article:
..."Enfin, en mars, le préfet de l'Hérault a autorisé la poursuite de l'exploitation de l'incinérateur de Lunel-Viel, dont le permis d'exploitation venait d'être annulé par le tribunal administratif de Montpellier."...

17/06/2007

Cultiver sur des sols sains

Pour tous ceux qui ont un potager, et tous les autres, voici un texte trouvé sur un site officiel CANADIEN (on n'a pas çà en France...) :
http://www.agr.gc.ca/pfra/land/practices_f.htm

Administration du rétablissement agricoles des Prairies (CANADA)
ARAP en direct > Les sols sains

Pratiques bénéfiques pour la qualité du sol

Il devient de plus en plus important de prendre soin des ressources en sols étant donné que les réserves de terres cultivables ne cessent de diminuer. L'obtention de bonnes récoltes, sans trop de problèmes liés aux organismes nuisibles, repose avant tout sur la fertilité des sols. Si nous laissons les sols agricoles se dégrader, il n'y aura plus de nouvelles terres pour les remplacer.
Bien que des progrès aient été accomplis en ce qui concerne l'amélioration de nos sols agricoles, leur dégradation reste encore une préoccupation importante. Selon l'ARAP, plus de 50 % des terres cultivées annuellement sont exposées à l'érosion éolienne et hydrique ainsi qu'à l'érosion par le travail du sol dans les Prairies. Des phénomènes météorologiques extrêmes comme les vents violents et les pluies abondantes, ainsi que des années consécutives de sécheresse, peuvent aussi beaucoup contribuer à l'érosion des sols. Il est donc nécessaire de trouver de nouvelles solutions qui permettraient de diminuer le phénomène de la dégradation des sols dans les Prairies.
Parmi les avantages économiques que procureront le maintien et l'amélioration de la qualité des sols, il y a l'accroissement de la productivité, l'utilisation plus efficace des nutriments et des pesticides, l'amélioration de la qualité de l'eau et de l'air, ainsi que la réduction des gaz à effet de serre.
On peut employer un grand nombre de pratiques pour aider à conserver la qualité des sols et diminuer les effets de l'érosion. Toutefois, une seule pratique de conservation ne peut convenir à toutes les situations en raison des différences liées au type de sol, à la topographie, aux techniques agricoles et au climat. Les meilleures pratiques de gestion à adopter peuvent varier selon les années, mais les principes sous-jacents restent toujours les mêmes: maintenir les matières organiques du sol, contrôler les eaux de ruissellement et protéger la surface des sols exposés.
Bien qu'il faille sans doute recourir à des méthodes de gestion très différentes pour contrôler l'érosion et améliorer la qualité des sols des diverses exploitations agricoles, un certain nombre de pratiques bénéfiques constituent des solutions viables pour les agriculteurs des Prairies.

Comment protéger la qualité du sol?

* Réduire ou éliminer la jachère
* Semer directement dans la chaume de l'année précédente sans faire de travaux de préparation du sol avant le semis. Le fait de ne pas travailler la terre accroît la présence de matières organiques dans le sol, favorise l'infiltration de l'eau, diminue le ruissellement et réduit les effets de l'érosion du sol causés par le vent, l'eau et le travail du sol.
* Réduire le travail du sol : Remplacer au moins une opération de travail du sol par un épandage d'herbicides pour lutter contre les plantes nuisibles. Utilisée pendant quelques années successives, la méthode de la culture sans labour améliore les propriétés physiques et chimiques du sol, et en même temps, contribue à régénérer les matières organiques comme les racines des plantes, les micro-organismes, les insectes et les vers de terre. Ces matières, lorsqu'elles ne sont pas dérangées, stimulent et soutiennent la croissance des plantes.
* Étendre les rotations culturales, particulièrement par l'inclusion de légumineuses. Les avantages de cette méthode sont les suivants : l'accroissement de la fertilité, l'ameublissement du sol, la stabilité des agrégats, la conservation de l'humidité, la résistance à l'érosion et à la dégradation du sol, ainsi que la diminution du nombre d'insectes, de plantes nuisibles et de maladies. Tous ces facteurs contribuent à l'accroissement de la productivité.
* Adopter des pratiques de conservation permanente comme les voies d'eau gazonnées, les bandes de graminées vivaces et la culture en bandes alternantes.
* Remettre le fumier sur le sol afin d'y ajouter des matières organiques et des nutriments. La matière organique, et les organismes qui s'en nourrissent, peuvent améliorer la capacité de rétention d'eau ainsi que la présence de substances nutritives, et contribue à protéger le sol contre l'érosion.
* Contrôler efficacement l'irrigation
* Utiliser prudemment les engrais et les pesticides. Bien que les engrais accroissent la quantité de matières organiques dans le sol, une mauvaise utilisation de ces produits peut également polluer l'air et l'eau.
* Maintenir un sol gazonné dense dans les zones de pâturages afin de prévenir l'érosion du sol
* Garder autant que possible les résidus de culture sur le sol. Les racines, la menue paille, les tiges et les feuilles qui restent sur les champs après la récolte font partie de ces résidus de culture. Ceux-ci améliorent plusieurs propriétés du sol comme la régénération des matières organiques, l'infiltration et la conservation de l'eau, et l'agrégation des particules. Les résidus de culture contiennent également des nutriments, dont l'azote, le phosphore, le potassium, le soufre et les micro-nutriments.
* Semer des plantes fourragères afin d'augmenter la quantité de matières organiques dans le sol et de réduire l'érosion et la salinité. La sélection des espèces fourragères et des pratiques de gestion peut être faite en fonction de problèmes spécifiques tels que la sécheresse, l'humidité excessive du sol, la salinité, la pauvreté du sol, le faible niveau du pH et autres problèmes.
* Aménager des protections adéquates contre le vent comme les brise-vent afin de réduire l'érosion éolienne. Les brise-vent ont aussi l'avantage d'accroître le rendement des cultures, en particulier pour les cultures moins tolérantes à la sécheresse comme le canola et la luzerne.
* Planter des couvre-sols à la fin de l'été pour protéger la terre contre l'érosion saisonnière. Les couvre-sols emmagasinent les nutriments pour les nouvelles plantes, combattent les plantes nuisibles, accueillent les insectes bénéfiques et améliorent la structure et la fertilité du sol. De plus, les couvre-sols retiennent la neige à la surface pendant l'hiver, ce qui améliore le taux d'humidité de la terre le printemps venu.

L'importance du maintien et de l'amélioration de la qualité du sol n'est pas qu'une question de productivité. La qualité de notre air et de notre eau est aussi en jeu puisque ces ressources sont étroitement liées à la qualité du sol.
Des pratiques de production agricole et agroforestière adéquates peuvent maintenir et améliorer la qualité du sol grâce aux effets suivants : la prévention de l'érosion éolienne et hydrique, la diminution de la salinisation, l'augmentation de la quantité de matières organiques, l'amélioration de la structure du sol et l'accroissement de la fertilité. Nous devons d'abord nous occuper de teneur en matières organiques de nos sols. Une teneur accrue en matières organiques permettra d'augmenter à la fois la productivité et les profits. La recherche et l'utilisation de méthodes de conservation les mieux adaptées à votre exploitation agricole représentent le véritable défi à relever. Apprenez comment vous pouvez préserver et améliorer la qualité de votre sol. Veuillez consulter ci-dessous nos fiches d'information et articles.

Informations supplémentaires:

Le broutage: un élément naturel des zones riveraines de l'écozone des Prairies
Revue des documents sur l'emploi de points d'abreuvement hors des cours d'eau en zones riveraines en guise de pratique de gestion bénéfique
Economics of zero till: Fiche d'information sur les avantages de la culture sans labour qui, à l'aide d'une série de fiches de travail, facilite l'évaluation des avantages ainsi que des inconvénients économiques de l'adoption de la pratique de la culture sans labour.
Economics of conservation fallow :Fiche d'information comprenant des fiches de travail pour aider l'agriculteur à effectuer une comparaison de l'économie de la jachère de conservation aux systèmes conventionnels de jachère. Le principe de budgétisation partielle est utilisé.
Economics of shelterbelts: Fiche d'information destinée à aider l'agriculteur à évaluer par la budgétisation partielle les avantages économiques de l'établissement de brise-vent autour des champs.
Emergency Control of Wind Erosion
Managing crop residue on the Prairies
Manitoba Soil Conservation Manual
Les sols des Prairies : Arguments en faveur de la conservation
Strip farming for wind erosion control: Fiche d'information expliquant les méthodes de culture en bandes alternantes et la façon dont elles réduisent l'érosion éolienne.

Voyez aussi: Les publications de brise-vent

15/06/2007

Dépister le cancer du sein : la meilleure méthode

Voir "le blog libre de mon quartier", note du 6/6/2007, lien ci-contre.

10:25 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0)

Qui a tué la voiture électrique ? Who killed the electric car ?

Un documentaire disponible en DVD, à voir absolument.
Pour ceux qui lisent l'anglais, voir l'article dans WIKIPEDIA.
Le texte suivant, en farnçais, a été trouvé sur le site canadien : http://www.voir.ca/actualite/actualite.aspx?iIDArticle=43254

24 août 2006
Who Killed the Electric Car?

Arrête ton char
Michel Defoy

Mais qui est responsable du meurtre de la EV-1 ?
Who Killed the Electric Car? retrace la fascinante épopée de l'automobile électrique EV-1, mise sur la route par GM dans les années 90 avant d'être envoyée à la casse. Entretien avec le réalisateur d'un documentaire qui fera sans doute pas mal de millage.
En 1997, General Motors lance l'EV-1, un modèle de voiture électrique rapide, silencieux et éminemment propre. L'automobile parcourt ses premiers kilomètres sur les routes de la Californie. Elle fait le bonheur d'une poignée de conducteurs, instantanément convertis. Six ans plus tard, GM décide de rappeler sa flotte d'EV-1 au garage. Il appert que le constructeur a décidé de mettre un terme à son aventure électrique. Diverses raisons sont évoquées, qui ne satisfont personne: coût trop élevé, autonomie insuffisante, fiabilité discutable...
Toujours est-il que les véhicules, qui étaient offerts en location, sont récupérés et entreposés dans un grand parking. Ils passent quelque temps à accumuler la poussière avant de prendre le chemin de la casse. L'affaire ne fait guère de vagues, sinon parmi les fans de l'engin sacrifié, qui tentent de stopper une entreprise de destruction qu'ils jugent illégitime. Leurs efforts n'auront aucun impact.
Quelque 10 ans plus tard, l'EV-1 a complètement disparu de la circulation. Mais une question demeure: pourquoi GM a-t-elle décidé de sacrifier une automobile appréciée et efficace? Les hypothèses ne manquent pas. Fruit d'une longue et minutieuse enquête, Who Killed the Electric Car?, un documentaire réalisé par l'Américain Chris Paine, apporte de nombreuses et fascinantes pistes de réponse.
Se basant sur les témoignages de moult experts, le cinéaste identifie plusieurs coupables potentiels. Les multinationales du pétrole, soucieuses de tuer dans
l'oeuf toute concurrence, aussi modeste soit-elle. Le gouvernement Bush, peu sympathique à une initiative pouvant nuire aux barons de l'or noir. L'industrie automobile, inquiétée par une invention ne nécessitant qu'un minimum d'entretien. D'autres acteurs encore auraient joué un rôle dans la mise à mort de l'EV-1. Complices, ils ont contrecarré une initiative dont le bien-fondé semble aujourd'hui évident.
Si le parti pris du réalisateur est patent, sa démarche n'en demeure pas moins pertinente et fort éclairante. Petit cousin d'An Inconvenient Truth, le film de Chris Paine traite par la bande de questions écologiques dans l'air du temps - urgence de lutter contre le réchauffement de la planète, importance de substituer au pétrole des sources d'énergie moins néfastes...
Nous avons joint le documentariste chez lui, en Californie. Il venait de garer sa Toyota hybride.
L'idée de tourner un documentaire sur l'EV-1 vous est venue de votre propre expérience, paraît-il...
"J'ai été le locataire d'une EV-1 en 1997. Le producteur exécutif du film, Dean Devlin, a lui aussi roulé en EV-1. Cette voiture-là était vraiment fantastique. Les gens qui ont eu la chance de l'essayer ont vraiment eu la piqûre. C'est à se demander pourquoi l'EV-1 n'a pas été lancée à grande échelle. La compagnie prétextait que personne n'en voulait, ou qu'elle était trop chère à construire. Les conclusions auxquelles nous en sommes venus, après trois années de recherche, sont plus complexes.
À mon avis, l'EV-1 est la voiture la plus avancée à avoir jamais été conçue par l'industrie automobile. Lorsqu'ils ont commencé à la retirer de la circulation, sans vouloir laisser à qui que ce soit le privilège de conserver son véhicule, je me figurais que les médias allaient sauter sur l'affaire et en faire leurs manchettes. Mais non. Je me suis donc mis à la tâche. D'où la naissance de ce film."
Votre documentaire prend l'affiche alors que le débat autour du réchauffement de la planète est plus d'actualité que jamais. Quel impact aura-t-il, croyez-vous?
"D'abord, j'espère que le film permettra d'attirer l'attention sur les voitures électriques ainsi que sur les hybrides de type plug-in. L'électricité est une source d'énergie qui a le potentiel d'être propre à 100 %. On ne peut en dire autant du pétrole."
Notre conception du rôle de l'automobile dans la vie quotidienne a-t-elle pu nuire à la percée de l'EV-1? L'autonomie limitée de la voiture électrique, par exemple, a pu faire craindre une certaine perte de liberté...
"Absolument. Les gens ont peur du changement. Mais l'heure est venue d'envisager des changements. C'est une question de perception. Quel usage fait-on de notre voiture? Si elle nous sert uniquement à aller travailler, il n'est pas nécessaire qu'elle puisse parcourir 500 kilomètres, comme une voiture carburant à l'essence."
Il semble que GM planche sur un nouveau modèle de voiture électrique hybride, qui ferait concurrence à la Toyota Prius. C'est quand même ironique, non?
"C'est même tragique, quand on pense qu'ils avaient déjà tout fait il y a 10 ans... Enfin, ils ont annoncé qu'ils présenteraient un modèle de voiture plug-in au prochain salon de l'auto. Reste à voir si cette voiture sera commercialisée. On peut l'espérer."
La production d'un tel véhicule devrait se faire à petite échelle...
"C'est exactement ce qu'ils auraient dû faire dans le cas de l'EV-1. En faire un véhicule associé à une niche commerciale, comme le Hummer et le PT Cruiser. Pour lancer la production, il s'agirait de remettre en marche l'usine de Lansing (au Michigan)."
Est-ce que l'élection d'un nouveau gouvernement, dans un avenir rapproché, pourrait amener des changements?
"J'espère bien. Or rappelez-vous, les démocrates non plus n'avaient pas été en mesure de faire adopter des règles plus strictes en matière d'émissions polluantes. Depuis 1980, il a été impossible de faire passer les normes CAFE (Corporate Average Fuel Economy) au-delà du seuil de 24 milles au gallon. C'est criminel! Les démocrates ont failli à la tâche. Les républicains aussi. Si nous avions adopté la norme des 40 milles au gallon, en vigueur dans plusieurs pays, nous économiserions des centaines de millions de barils de pétrole. J'espère que la population, en faisant preuve d'une meilleure compréhension des enjeux, amènera le gouvernement à adopter des lois plus sévères."

14/06/2007

L'agriculture biologique

Vu sur : www.fao.org
Actualités FAO en direct
L’agriculture biologique face au défi de la sécurité alimentaire :
Les Etats devraient l’intégrer dans leurs priorités nationales, selon la FAO3 mai 2007, Rome – “L’agriculture biologique n’est plus un phénomène propre aux pays développés. En 2006, elle était pratiquée dans 120 pays sur un total de 31 millions d’hectares et représentait un marché de 40 milliards de dollars”, souligne la FAO dans un rapport Agriculture biologique et sécurité alimentaire présenté à la Conférence internationale sur l’agriculture biologique et la sécurité alimentaire qui se tient du 3 au 5 mai 2007 au siège de la FAO.
Le rapport identifie les points forts et les faiblesses de l’agriculture biologique en ce qui a trait à sa contribution à la sécurité alimentaire. Il analyse les caractéristiques de la chaîne d’approvisionnement biologique au regard de la Plateforme du droit à l’alimentation. Et il formule des propositions en matière de politique et de recherche en vue d’améliorer les performances de l’agriculture biologique au triple plan national, international et institutionnel.
“La principale caractéristique de l’agriculture biologique est qu’elle s’appuie sur des biens de production disponibles sur place et n’utilise pas de carburants fossiles; le recours à des procédés naturels améliore aussi bien le rapport efficience-coût que la résilience des écosystèmes agricoles au stress climatique”, selon le rapport.
“En gérant la biodiversité dans le temps (rotation des cultures) et l’espace (cultures associées), les agriculteurs bio utilisent la main-d’oeuvre et les services environnementaux pour intensifier la production de manière durable. Autre avantage: l’agriculture biologique rompt le cercle vicieux de l’endettement pour l’achat d’intrants agricoles, endettement qui entraîne un taux alarmant de suicides dans le monde rural.”
Le rapport reconnaît que “dans les pays en développement, la plupart des produits alimentaires biologiques certifiés sont destinés à l’exportation” et ajoute que “lorsque les cultures de rente sont liées à des améliorations agroécologiques et procurent des revenus supplémentaires aux paysans pauvres, cela entraîne une meilleure autosuffisance alimentaire et un regain de vitalité pour les petites exploitations agricoles”.

Connaissance et main-d’oeuvre intensive :
Toujours selon le rapport, certaines conditions doivent être réunies lorsqu’on se convertit à l’agriculture biologique. Il s’agit principalement de la connaissance agroécologique et de la disponibilité de la main-d’oeuvre. “La gestion biologique est une approche cognitive nécessitant une bonne connaissance des processus agroécologiques et elle reste une contrainte là où la main-d’oeuvre est rare, notamment au sein des populations décimées par le sida.”
Toutefois, l’exigence d’une main d’oeuvre en nombre suffisant et les gains qui en découlent offrent, là où cette ressource est la plus abondante, des opportunités d’emplois tout en sauvegardant les moyens d’existence des ruraux, selon l'experte de la FAO Nadia Scialabba.
Le rapport cite des modèles récents sur l’approvisionnement mondial qui montrent que l’agriculture biologique peut produire assez par tête d’habitant pour nourrir la population actuelle de la planète.
“Ces modèles suggèrent que l’agriculture biologique a le potentiel de satisfaire la demande alimentaire mondiale, tout comme l’agriculture conventionnelle d’aujourd’hui, mais avec un impact mineur sur l’environnement”, selon la FAO.
Le rapport invite les gouvernements à “allouer des ressources à l’agriculture biologique et à intégrer ses objectifs et ses actions dans leurs stratégies nationales de développement agricole et de réduction de la pauvreté, en mettant l’accent sur les besoins des groupes vulnérables”.
Il insiste aussi sur l’investissement pour le développement des ressources humaines et la formation en agriculture biologique dans le cadre des stratégies de développement durable.
Selon la Commission du Codex Alimentarius et toutes les réglementations nationales existantes, “l’agriculture biologique est un système de gestion globale de la production qui exclut l’utilisation d’engrais et de pesticides de synthèse et d’organismes génétiquement modifiés, réduit au maximum la pollution de l’air, du sol et de l'eau, et optimise la santé et la productivité de communautés interdépendantes de végétaux, d’animaux et d’êtres humains”.
La Conférence internationale sur l’agriculture biologique et la sécurité alimentaire est organisée par la FAO en association avec l’Associazione Italiana per l’Agricoltura Biologica, le Centre international de hautes études agronomiques méditerranéennes, la Fédération internationale des mouvements d’agriculture biologique, la Fondation internationale pour l’avancement rural, le Fonds mondial pour la nature, le Réseau Tiers monde, l’Institut de recherche pour l’agriculture biologique et l’Institut mondial de surveillance.

Contact:
Pierre Antonios
Relations médias, FAO
pierre.antonios@fao.org
(+39) 06 570 53473
(+39) 348 252 3807

08/06/2007

agriculture bio: Nouveau règlement européen

La France doit soutenir une position ferme pour le maintien de l’agriculture biologique !

Le 10 ou 11 juin prochain, le Conseil européen votera sur un nouveau règlement de l’agriculture biologique.
La position de la France est particulièrement importante pour maintenir une production biologique de qualité qui contribue directement à la préservation de l’environnement et des ressources naturelles.

Ce nouveau règlement sur l’Agriculture Biologique représente un danger majeur car il autorise :
- des dérogations permettant potentiellement d’utiliser des substances chimiques, dont certains pesticides de synthèse, et des intrants issus d’OGM
- la pollution des produits bio par des OGM, tolérés jusqu’au seuil de 0,9%
- un système d’étiquetage permettant de faire référence à la bio sur un produit majoritairement conventionnel.
De plus, ce règlement remplace l’actuelle OBLIGATION DE MOYENS par un contrôle des « points à risque », ce qui contraindrait les producteurs à multiplier les analyses et l’achat d’intrants, de matières premières et autres matériels officiellement «sécurisés».
Enfin, ce réglement préconise l'interdiction de cahiers des charges bio, notamment nationaux (comme celui qui régit le label AB), plus stricts et plus adaptés aux régions que le nouveau cahier des charges européen.

La France doit tenir compte de l’avis du Parlement européen qui préconise un encadrement STRICT des productions biologiques et du souhait des consommateurs, en refusant de voter pour de telles conditions (ou seulement l’une d’entre elles), et en particulier de REJETER l’autorisation, MÊME par dérogation exceptionnelle, des additifs et des traitements vétérinaires issus d’OGM ainsi que de certaines substances chimiques.

Une décision contraire serait incompatible avec le souci exprimé par le Président Nicolas Sarkozy pour la biodiversité et son souhait de reconsidérer notre rapport à la nature.

Soutenez les associations qui luttent contre une telle banalisation du cahier des charges de l’agriculture biologique, qui la détournerait de sa nature, de ses spécificités et de ses enjeux !

Participez à la cyberaction avec Cyber @cteurs (www.cyberacteurs.org)

Participez à la manifestation pour la défense de l’agriculture biologique organisée par Nature & Progrès (Belgique, France, Espagne, Portugal) à Bruxelles le 11 juin 2007 à 12h au Rond Point Schuman, face au Conseil de l’Union européenne

ACAP (Action citoyenne pour les alternatives aux pesticides) – Acecomed - Action Consommation – Adéquations
- Agir pour l’environnement - Association 4D - Bio Consom’acteurs – Cheminements - Europe des consciences -
Fédération Nature & Progrès - Greenpeace France – Kokopelli - L’Age de faire - Les Amis de la Terre - MDRGF
(Mouvement pour les droits et le respect des générations futures) – Objectifbio - Planète Urgence - WWF France,
en partenariat avec l’association Cyber @cteurs.

Organisateurs :
Action Consommation – www.actionconsommation.org
Bio Consom’acteurs – www.bioconsomacteurs.org
Fédération Nature et Progrès – www.natureetprogres.org
MDRGF / ACAP – www.mdrgf.org & www.acap.net

04/06/2007

info

lu sur www.universnature.com : 24-05-2007
OGM : 2 poids/2 mesures pour la France et l’Allemagne
’apiculteur qui demandait à la justice d’interdire à un agriculteur de semer du maïs OGM, considérant que le pollen récolté par ses abeilles serait pollué, vient d’être débouté et condamné à verser 5 000 € à la partie adverse au titre des frais occasionnés par le procès (article 700 du nouveau code de procédure civile). Sollicité le 5 avril dernier, le juge aura mis plus d’un mois et demi pour rendre sa décision. Joint par téléphone, Patrick de Kochko, membre d’Alerte OGM, s’étonne de ce délai dans le cadre d’une procédure d’urgence. Pour lui, 'la justice a attendu les élections pour rendre sa décision…'
Notons que dans une affaire identique, une décision de la justice Allemande a abouti à un moratoire pour le même maïs OGM, le MON810 de Monsanto, le 27 avril dernier. La décision a été permise par la clause de sauvegarde inclue dans la Directive européenne 2001/18, qui permet à un gouvernement d’interdire un OGM si des études scientifiques parues depuis son autorisation indiquent qu’il existe des risques pour la santé et l’environnement. C’est le cas du maïs MON810 puisque depuis 1998, date de son autorisation, de nouvelles études ont mis en avant son impact sur des papillons et insectes prédateurs des ravageurs, etc. En outre, dans son décret d’interdiction, le gouvernement se justifie aussi par l’absence d’un plan de biovigilance que le semencier Monsanto aurait dû obligatoirement fournir pour évaluer les éventuels impacts de sa culture.
Comme le souligne Patrick de Kochko, 'Une même cause ne produit pas les mêmes effets selon que l’on est en France ou en Allemagne'. Si aucune décision n’est encore arrêtée, il est possible que l’apiculteur, Maurice Coudoin, et les associations qui le soutiennent, fassent appel du jugement qui vient d’être rendu.
Pascal Farcy