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30/11/2007

Du maïs transgénique BT 11, interdit à la culture, a été découvert dans un champ en Bretagne



"Un champ contenant du maïs génétiquement modifié Bt 11, dont la culture est interdite en France, a été découvert par un collectif d'associations anti-OGM dans le canton de Hédé, en Ille-et-Vilaine. L'information a été rendue publique jeudi 29 novembre par le collectif OGM 35. Ces militants affirment avoir trouvé le maïs par hasard."...
..."Le BT11, qui a toujours été interdit à la culture dans l'Union européenne, n'est plus autorisé à l'importation depuis avril 2005. Le 22 novembre, le commissaire européen à l'environnement, Stavros Dimas, a confirmé son refus d'autoriser la culture de cette variété de maïs transgénique, au motif que "le risque est trop élevé pour l'environnement". Le collège de la commission européenne, très divisé sur la question, a reporté sa décision définitive au mois de janvier."...

26/11/2007

la Grande Arnaque !



..."En dévoilant, le 21 novembre, sa conception de
la taxe kilométrique sur les poids lourds,
adoptée dans son principe par le Grenelle, le secrétariat d'Etat au transport a montré que cela n'était pas gagné d'avance. Cette taxe n'aurait, selon les services de Dominique Bussereau,
vocation à s'appliquer

qu'aux routes nationales, hors autoroutes,

contrairement aux conclusions du Grenelle qui englobait l'ensemble du réseau routier. "...

(QUE D'IMAGINATION ! Évidemment, les médias télévisés ne relèveront pas ce détail et personne n'en parlera. Donc À DIFFUSER LARGEMENT )

Egalité hommes-femmes : la France peut mieux faire



..."Leur investissement scolaire n'empêche pas les femmes de se heurter à un "plafond de verre" et leurs salaires restent inférieurs à ceux des hommes"...

19:27 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (0)

idée


Permis de conduire à moitié prix
LE MONDE | 26.11.07

© Le Monde.fr

19:23 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (0)

violences au quotidien



..."En Espagne, la maltraitance conjugale est considérée comme un fléau social contre lequel il est possible de lutter
beaucoup plus qu'en France
(où le nombre de victimes mortelles par habitant est pourtant supérieur)."...

les OGM : évolution des mentalités

lu sur lemonde.fr :
La fronde contre les OGM reprend vigueur au niveau européen
26.11.07 | 17h27
Par Yves Clarisse
BRUXELLES (Reuters) -
Plusieurs Etats membres de l'Union européenne demandent une révision de la procédure d'autorisation des Organismes génétiquement modifiés (OGM), qui aboutit à un feu vert dans presque tous les cas.
Les ministres de l'Agriculture des Vingt-Sept se sont réunis à Bruxelles pour débattre de ce dossier qui prend à nouveau de l'ampleur et qui divise l'UE avec des opinions publiques aux sensibilités très disparates.
A l'heure actuelle, les Etats membres doivent approuver de nouvelles autorisations de commercialisation d'OGM à la majorité qualifiée, mais ils ne parviennent que rarement à l'atteindre.

Résultat: la procédure prévoit que Commission a le dernier mot et elle se prononce presque toujours pour une autorisation .

"Il faudrait arrêter cela et nous devrions voir si la procédure fonctionne correctement", a déclaré le ministre allemand de l'Agriculture, Horst Seehofer.
En attendant les conclusions de ce débat, il y aurait un moratoire sur les autorisations de culture de variétés OGM.
L'Italie est sur la même longueur d'ondes et le ministre français de l'Agriculture, Michel Barnier, a également abondé dans ce sens lors d'une conférence de presse.
"On observe sur cette question une très forte sensibilité de l'opinion publique, beaucoup de débats, beaucoup de peurs", a-t-il expliqué, tout en soulignant qu'il ne veut pas mettre des obstacles aux échanges. "Nous devons mettre en place des procédures qui sont incontestables."

LA COMMISSION DIVISÉE

Lors du "Grenelle de l'environnement", Paris a annoncé le gel de l'utilisation en France du maïs Monsanto 810, le seul maïs autorisé à la culture commerciale au niveau européen, en attendant le vote d'une loi prévue pour le mois de janvier.
La Commission européenne est totalement opposée à cette révision de la procédure d'autorisation et souligne qu'elle prend ses décisions uniquement sur la base des meilleurs avis scientifiques concluant à l'innocuité des OGM mis sur le marché.
Mais l'exécutif européen est lui aussi divisé.
Pour la commissaire européenne à l'Agriculture, Mariann Fischer Boel, "reporter de nouvelles autorisations aurait des conséquences dramatiques" pour l'Union européenne, déjà confrontée au risque de pénurie dans certaines productions.
"La conséquence est que la production de viande se déplacera vers des pays tiers", a-t-elle dit en soulignant que l'on importerait alors de la viande américaine nourrie avec des OGM qui, parfois, ne sont pas autorisés par l'UE.

Le commissaire à l'Environnement, Stavros Dimas, a quant à lui émis fin octobre des doutes sur certaines variétés d'OGM.
A la grande colère de ses homologues, il a estimé que deux types de maïs OGM, le Syngenta Bt-11 et le 1507 produits par Pionneer Hi-Bred International, une filiale de DuPont Co et de Dow AgroSciences, devraient être interdits de commercialisation dans l'UE.
Dimas refuse également de donner son feu vert à la commercialisation de semences de pommes de terre OGM.

Le débat est double puisqu'il concerne les risques de dissémination dans l'environnement des OGM cultivés en Europe, soit à des fins commerciales, soit à des fins expérimentales, et les importations de viande des pays tiers nourrie aux OGM.
L'industrie biotechnologique craint les effets d'un tel débat et des moratoires sur l'opinion publique.
Si l'UE devait suivre la revendication allemande, elle risquerait de se heurter aux règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), qui a une vision libérale de ce dossier.

24/11/2007

la réalité dépasse la fiction


22/11/2007

le travail clandestin aux USA



Et en France, c'est comment ?

19:38 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (0)

Nourrir les oiseaux l'hiver


Nourrir les oiseaux l'hiver
LE MONDE | 22.11.07

© Le Monde.fr

..."Autant le dire, même si une écologie pure et dure ne l'admet guère, il faut nourrir les oiseaux l'hiver, dès qu'il fait froid, en ville comme à la campagne."...

L'étude des termites



..."Le milieu microbien de l'intestin des termites pourrait théoriquement transformer une feuille de papier A4 en deux litres d'hydrogène."...

19:26 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0)

deux semences OGM qui seraient nuisibles aux papillons



..."à quel moment (se réunira) le collège de la Commission européenne, très divisé sur la question et à qui la décision finale reviendra,"... ?

..."Jusqu'ici, l'Union européenne n'a jamais rejeté de demande d'autorisation de commercialiser un OGM. "...

21/11/2007

Le 3919, confronté aux "histoires lourdes" des violences conjugales


20/11/2007

Prix de l'eau



..."Tous les calculs sont consultables sur notre site Internet et s'appuient sur des rapports publics", rétorque François Carlier, directeur adjoint de l'UFC-Que Choisir, chargé des études : "Ce sont effectivement des prix que nous avons reconstitués, sans nous fier à ces fameux "comptes annuels", documents peu détaillés et qui reprennent les sommes facturées par les distributeurs aux communes, celles-là mêmes que nous contestons."...
...L'UFC fait valoir qu'à la suite de l'enquête 2006, trois villes, Paris, Angers et Annecy, ont ouvert leurs livres de comptes à ses enquêteurs et invite d'ailleurs toutes les collectivités locales et leurs partenaires à faire part, sur le site de l'association, de leurs remarques. Les distributeurs en appellent, eux, au ministre de l'écologie et du développement durable pour organiser un débat sur le coût de ce service public : "D'accord ! Confrontons nos chiffres", réplique l'UFC-Que Choisir."

18:18 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (0)

L'effondrement d'une calotte glaciaire aurait entraîné la diffusion de l'agriculture en Europe


17:56 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0)

19/11/2007

Echanges de services sur Internet


Echanges de services sur Internet
LE MONDE | 19.11.07

© Le Monde.fr

19:18 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (0)

Dérives



..."Les mesures les plus contestées du projet concernent la définition de l'Etat vénézuélien comme un Etat socialiste et la réélection présidentielle indéfinie - avec un allongement du mandat présidentiel de six à sept ans. La modification de l'article sur la propriété privée et l'élargissement des prérogatives de l'Etat en matière d'expropriation, la suppression de l'indépendance de la banque centrale, la politisation de l'armée et la suppression de la liberté d'information dans le cadre de l'état d'exception inquiètent également nombre de Vénézuéliens."...

Le canal de Nantes à Brest



..."Les opposants à la modification mettent en avant la dimension patrimoniale d'un ouvrage commandé par Napoléon Ier, inauguré en 1858 par Napoléon III, et qui court sur 360 kilomètres. Ils soulignent aussi le "tourisme doux" qui s'y est développé.
Les amateurs de canoë, de kayak, de navigation, les randonneurs à pied, à vélo, à cheval trouvent du plaisir sur l'eau et les chemins de halage. Chambres d'hôtes, gîtes d'étape et hôtels situés sur les communes qui bordent le canal profitent de cette fréquentation."...

18/11/2007

Diviser Pour Régner

Quelques informations lues dans le Canard Enchaîné de cette semaine (14 novembre 2007)

Sur ordre de Sarkozy, 300 000 tracts ont été tirés pour les usagers des transports en commun de l’Île de France et 1 000 000 pour la province, pour défendre “une réforme juste, équitable et indispensable” des régimes spéciaux.
Évidemment, il ne s’agit pas des régimes spéciaux des députés, sénateurs, et autres politiciens professionnels ...
Pour les marins pêcheurs (qui n’utilisent plus de bateaux à voiles comme autrefois, mais pourquoi ne pas y revenir ?), compensation du prix du gazole au delà de 30 centimes le litres et aussi exonération des charges sociales au détriment de la Caisse Nationale d’assurance vieillesse.
Coût: entre 50 et 75 millions, qu’il faudra bien trouver ailleurs, donc faire payer par les autres, qui ne sont pas pêcheurs. Mais chut, il ne faut pas le dire !
Pour les agriculteurs et les entreprises de transports routiers, allègements de la Taxe Intérieure sur les Produits Pétroliers (gazole, fioul lourd, gaz naturel). Idem pour les chauffeurs de taxis.
Coût:
-140 millions au moins, pour les agriculteurs.
-Plus de 182 millions pour les routiers (182 millions, c’est ce que çà avait coûté en 2004; il n’est pas étonnant que le fret par le rail ne puisse pas être concurrentiel).
-Plus de 84 millions pour les taxis.
De tels cadeaux (payés par tous les autres contribuables) permettent d’espérer que les cheminots, fonctionnaires, étudiants, seront les seuls à être dans la rue, montrés du doigt, considérés comme des privilégiés ... Mais qui sont les privilégiés ? À votre avis ?

18:45 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (0)

Le Sahara générateur d'électricité ?



..."L'énergie solaire frappant chaque année 1 km2 de désert est en moyenne de 2,2 térawattheures (TWh), soit 80 millions de TWh par an. Cela représente une quantité d'énergie si considérable que 1 % de la surface des déserts suffirait pour produire l'électricité nécessaire à l'ensemble de l'humanité." Dès lors, il devrait être possible, en multipliant les centrales solaires dans le désert, d'alimenter les pays riverains. Voire les pays européens."...
------------
"- Deux techniques permettent de produire de l'électricité à partir du soleil. La première, photovoltaïque, convertit directement la lumière en électricité. Elle est adaptée aux toits des maisons, mais non à une production importante. La seconde, thermique, utilise l'énergie solaire pour chauffer de l'eau. Elle permet de monter des centrales de bonne puissance (jusqu'à 100 MW), mais requiert une surface au sol importante (environ 2 hectares par MW).
- L'énergie solaire représente, actuellement, 0,04 % de la consommation mondiale d'électricité. Selon les promoteurs du projet TREC, près de 25 % de l'électricité européenne pourrait être fournie en 2050 par 19 000 km2 de Sahara : soit environ 1 millième de sa superficie globale."...

UTILE et agréable


17/11/2007

l'aviation et les émissions de gaz à effet de serre

lu sur :
http://www.cyberacteurs.org/photos/thumbnails.php?album=toprated&cat=-6

mini revue de presse présentant différents commentaires sur le vote du Parlement Européen.

Le mardi 13 novembre 2006, le Parlement européen a approuvé le projet de la Commission européenne visant à inclure l’aviation dans le Système d’échanges de quotas d’émission (ETS), tout en fixant des limites beaucoup plus strictes pour les émissions de CO2.
Pour Alain Lipietz, eurodéputé français du Groupe des Verts/ALE, "en renforçant la directive proposée par la Commission de Bruxelles pour intégrer l’aviation dans le système européen des quotas d’émission de gaz à effet de serre, le Parlement européen vient de faire un pas important dans la lutte de l’Humanité pour se sauver de ses propres excès".
Jusqu’ici, l’aviation échappait à tout quota ou écotaxe, et, depuis 1990, a doublé sa contribution à l’effet de serre, tandis que l’Europe s’est engagée à réduire la sienne de 8% ! La Commission européenne a décidé de l’intégrer dans son système de quotas mais le Parlement vient d’apporter quatre renforcements majeurs, sans suivre malheureusement toutes les propositions de sa commission Environnement :

* Le quota total distribué annuellement aura pour base 90% de la pollution moyenne 2004-2006, et devra ensuite diminuer, comme celui des autres secteurs, alors que la Commission faisait « cadeau » à l’aviation de sa dérive depuis 1990.

* Ces quotas seront au moins pour 25% vendus aux enchères, et non pas distribués gratuitement aux compagnies aériennes déjà installées. « La vente des quotas permettra de baisser d’autres impôts, et les jeunes compagnies auront un espace pour se développer », a commenté Alain Lipietz, rapporteur pour la commission Economique et monétaire.

* Dès 2011, cette décision s’applique à tous les avions décollant ou se posant dans l’Union. Le Parlement n’a pas cédé aux menaces des deux superpuissances polluantes, les Etats-Unis et la Chine.

* Une limite stricte est mise au droit des compagnies aériennes d’acheter les quotas des autres secteurs ou ceux du Tiers-monde.

Détail : le Parlement a refusé de dispenser les voyages officiels de ces mesures. « Les Chefs d’Etat et les ministres doivent donner l’exemple de la sobriété et arrêter de prendre l’avion pour un oui ou pour un non afin de se faire filmer aux 4 coins de la planète » a expliqué Alain Lipietz.
A noter le rôle extrêmement négatif de la droite française (FN, UMP et MoDem) qui a systématiquement voté pour affaiblir le rapport.(voir : http://verts-europe-sinople.net/article1084.html )
Le WWF a déploré la position frileuse des parlementaires européens. Le Parlement européen n’a pas assez amélioré la proposition de la Commission Européenne. C’est un mauvais signal moins de trois semaines avant l'ouverture des négociations internationales de Bali, estime Damien Demailly, chargé de programme Energie & climat au WWF-France. Mais pour le WWF, la plus grande faiblesse du vote du Parlement reste le taux de mise aux enchères des quotas de CO2. Ce dernier a demandé que 25 % des quotas CO2 soient mis aux enchères plutôt que distribués gratuitement. Si cela constitue une amélioration par rapport à la proposition de la Commission, selon Damien Demailly, cette absence de distorsion de concurrence à l’échelon international devrait conduire à des sur-profits pour le secteur aérien, comme ceux observés dans le secteur électrique sur les marchés dérégulés depuis le lancement du marché de quotas. Ces revenus pourraient être compris entre 3 et 10 milliards d’euros par an pour le secteur aérien. Cette rente doit être captée par les Etats grâce à une mise aux enchères massive des quotas, puis redistribuée, note-t-il.

Après les voitures, le Parlement européen épargne les avions

Après avoir voté, fin octobre, une résolution très favorable aux constructeurs automobiles, le Parlement européen vient d’exprimer la même générosité avec les émissions de CO2 du transport aérien.
Les débats avaient pourtant bien démarré avec un exposé clair et précis de la situation : « En 2004, la part de l'UE dans les émissions de gaz à effet de serre provenant de l'aviation internationale était en hausse de 7,5% par rapport à 2003. La croissance cumulée des émissions de CO2 de l'aviation atteint 87% depuis 1990, en contradiction avec les objectifs de réduction de 8% des gaz à effet de serre que l’UE s'est fixés au titre du protocole de Kyoto. » Pour mémoire, l’aviation avait été volontairement oubliée du système de quotas lors des négociations finales du protocole de Kyoto.
Face à ce dérapage constaté, le Parlement vient de proposer une Directive a minima en fixant à seulement 10 %, à partir de 2011, la réduction des émissions de CO2 par rapport à la moyenne annuelle de la période 2004-2006.
La justification d’un si faible pourcentage est globalement similaire à celle mise en avant pour le secteur automobile, à savoir la difficulté pour la technologie à suivre les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Comme pour le secteur automobile, cela illustre, une fois de plus, le grand décalage entre la nécessité de l’urgence de l’action, exprimée dans les discours, et la réalité des prises de décisions.
Michel Sage

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=2866

L’association européenne des compagnies aériennes a quant à elle qualifié ce vote de «coup massif à la compétitivité et viabilité de l’industrie aérienne européenne, pas insignifiant pour l’environnement et très mauvaise nouvelle pour la croissance et la cohésion de l’Europe.» Les avionneurs rappellent que le secteur «compte pour 2% des émissions anthropiques de GES dans le monde, et 0,5% en Europe».

16/11/2007

Génial !


18:25 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0)

Des lendemains qui chantent ... pour qui ?




Compte rendu
Terre : le dilemme de l'ONU, marché roi ou écologie
LE MONDE | 16.11.07 | 15h03 • Mis à jour le 16.11.07 | 15h04

"La destruction systématique des ressources naturelles de la Terre a atteint un point où la viabilité des économies est en danger, et où la facture que nous laisserons à nos enfants pourrait être impossible à régler" : le constat est posé par Achim Steiner, directeur du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE). Présentant le rapport "GEO 4 - Avenir de l'environnement mondial", le 25 octobre à New York, il a souligné la vigueur du lien entre système économique et dégradation de l'environnement. "GEO 4", résultat du travail de 1 400 scientifiques et experts, dresse un tableau alarmant de la situation écologique de la planète, mais souligne aussi combien son évolution dépend du choix des politiques économiques.
Vingt ans après le Rapport Brundtlan,d qui, en 1987, avait inventé le concept de développement durable, la majorité des indicateurs sont au rouge : climat (les concentrations de gaz carbonique dans l'atmosphère ont augmenté d'un tiers depuis vingt ans), biodiversité (les populations d'amphibiens ont été divisées par deux dans le même laps de temps), pollutions (celle de l'air est responsable de 500 000 morts par an, selon l'Organisation mondiale de la santé, l'OMS), artificialisation des sols (un étalement urbain "anarchique" en Amérique du Nord), etc.
Le PNUE observe que la crise écologique s'articule à la crise sociale. Le contraste est marqué entre la pression écologique intense que subit la biosphère et l'expansion économique qui a fait passer le produit annuel par être humain de 6 000 dollars à 8 000 dollars entre 1987 et 2007. Mais de façon très inégale, insiste le rapport : "Les injustices environnementales continuent à augmenter, affectant surtout les pauvres (qui sont beaucoup plus touchés par les dangers naturels), les femmes et les peuples indigènes." L'environnement reflète ces inégalités : "Certaines régions développées ont accompli des progrès environnementaux aux dépens d'autres régions en y exportant la production et ses impacts."
Les valeurs culturelles propres au système économique dominant ont aussi un effet majeur. Ainsi, "un modèle de développement "du Nord" prévaut toujours avec, par exemple, un développement urbain basé sur la dépendance envers la voiture".
Le PNUE va plus loin en présentant des scénarios imaginant les évolutions d'ici à 2050, selon différentes politiques. Ce travail de scénarisation a été élaboré par plusieurs groupes d'experts internationaux, en se fondant sur les modèles de prospective existant dans plusieurs institutions. Il définit quatre scénarios.
Pour chacun, un but est privilégié :

- Marché d'abord : "Le gouvernement aide le secteur privé à atteindre une croissance économique maximale."

- Politique d'abord : "Le gouvernement met en place des politiques fortes afin d'atteindre l'objectif tout en accordant toujours beaucoup d'importance au développement économique."

- Sécurité d'abord : l'accent est mis "sur la recherche de la sécurité, qui l'emporte sur d'autres valeurs, et place des limites croissantes sur la façon dont les gens vivent".

- Ecologie d'abord : cela "implique la collaboration entre le gouvernement, la société civile et le secteur privé pour améliorer l'environnement et le bien-être de tous".

Sans surprise, le "scénario écologique" atteint le mieux l'objectif d'amoindrir l'ampleur de la crise écologique. Il suppose que la démographie évolue selon le bas de la fourchette prévue par l'ONU, soit 8 milliards d'habitants en 2050. Le taux de croissance annuel de l'économie mondiale est modéré, mais loin d'être nul, puisqu'il conduit à un triplement du produit intérieur brut (PIB) mondial.
Le "scénario marché" poursuit la logique dominante des années 1990 : on y suppose que la population atteindra 9 milliards d'individus en 2050 et que la croissance multipliera par cinq le PIB mondial. Il aboutit à une situation écologique très dégradée en 2050, comme le "scénario sécurité" - qui induit quant à lui des "conflits permanents" à travers la planète. "Dans le scénario marché d'abord, l'environnement et la société évoluent le plus rapidement vers - voire au-delà - des points de basculement où des changements soudains et irréversibles pourraient survenir."
La poursuite de la libéralisation apparaît ainsi comme le scénario le plus risqué. Les experts rappellent que la logique écologique est incompatible avec la recherche illimitée de la croissance économique : "La perte de la biodiversité et le changement climatique ont des conséquences irréversibles, que la croissance des revenus ne peut résoudre."
L'analyse du PNUE ne devrait pas changer, à court terme, le sens des politiques économiques, qui restent focalisées sur la libéralisation et la croissance. Mais, venant à l'appui du diagnostic pessimiste du GIEC sur le climat, et quelques jours avant que le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) souligne les effets du changement climatique sur les pays les plus pauvres, il témoigne que la communauté environnementaliste entend dorénavant peser sur les choix économiques engageant l'avenir.

Consulter le rapport sur le site Internet : www.unep.org/geo.

Article paru dans l'édition du 17.11.07.

15/11/2007

Le Parlement européen affaiblit la directive sur la protection des sols



..."Les parlementaires ont cependant fortement affaibli sa portée, en rendant non contraignante la moitié de la liste des activités "potentiellement polluantes" auxquelles les autorités devaient se référer pour localiser les sites contaminés. "...
.."Le texte a fait l'objet d'un fort lobbying de la part des représentants des agriculteurs et des industriels – pas moins de cent cinquante amendements avaient été déposés. Le Parlement a même dû repousser une motion de rejet de la directive, par deux cent vingt-cinq voix contre trois cent quatre-vingt-quinze et onze abstentions."...

14/11/2007

Vivre mieux pour vivre vieux


Vivre mieux pour vivre vieux
LE MONDE | 14.11.07

© Le Monde.fr

..."l'horizon de la vieillesse et de la mort ne cesse de s'éloigner. Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, l'espérance de vie en France a connu une progression fulgurante, passant de 65 à 84 ans pour les femmes et de 60 à 77 ans pour les hommes."...

Commentaire:
attention aux chiffres en trompe l'œil. L'augmentation de l'espérance de vie constatée vient avant tout de la diminution de la mortalité en bas âge. Rien ne dit que les adultes d'aujourd'hui vivront plus vieux que les vieillards d'hier, car les conditions de vie ne sont plus les mêmes ! Notre alimentation et notre activité physique ne sont plus les mêmes, nous sommes confrontés à des pollutions et des risques qui n'existaient pas.
Ce qui suit le prouve:

..."le panorama de la santé des Français fait apparaître depuis plusieurs années deux problématiques majeures : des fortes inégalités sociales et territoriales de santé (entre les cadres et les ouvriers, entre le Nord et le Sud-Ouest) et une mortalité prématurée évitable (avant 65 ans) importante. En 1995 déjà, le Haut Comité de la santé publique pointait cette situation pour le moins paradoxale dans un pays où les dépenses de santé sont particulièrement élevées."...
..."La réduction des inégalités de santé conditionne beaucoup d'autres politiques. Un seul exemple : la question des retraites. Si, pour des raisons économiques et démographiques, il faut continuer à reculer l'âge de la retraite, comment cette contrainte peut-elle être acceptable si les inégalités d'espérance de vie restent marquées ?", s'interrogeait Martin Hirsch. "La réduction des inégalités de santé est donc au coeur de la cohésion sociale", concluait celui qui est devenu haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté au sein du gouvernement Sarkozy."

utile et agréable (2)


Les trésors d' e-musicpro.com
LE MONDE | 13.11.07

© Le Monde.fr

utile et agréable


un voyage à Strasbourg s'impose


Une directive européenne pour protéger les sols de l'UE



Trompe l'œil ?
..."l'action des Etats à cet égard est devenue optionnelle, ce qui, indique-t-on dans les services du commissiaire chargé de l'environnement, affaiblit le texte."...
..."Le texte, qui a fait l'objet d'un fort lobbying
de la part des représentants des agriculteurs et des industriels
– pas moins de 150 amendements avaient été déposés –
pourrait être examiné par le conseil des ministres européens en décembre."

11/11/2007

Free condamné à indemniser 21 abonnés de l'Isère

lu sur www.secuser.com :
Free condamné à indemniser 21 abonnés de l'Isère
Christophe Dutheil 09-11-2007

Free doit verser de 443 à 830 euros à 21 abonnés mécontents, représentés en justice par l'UFC-Que Choisir de Grenoble. Dont 400 euros pour préjudice moral.
Le torchon brûle plus que jamais entre Free et l'UFC Que Choisir. Le tribunal de Paris doit se prononcer le 7 décembre sur une plainte en diffamation du fournisseur d'accès Internet contre cette association de consommateurs, qui avait vertement critiqué la qualité de ses services sur son site Internet le 15 mai 2006 et avait au passage qualifié son comportement d'"incroyablement autiste".
L'UFC a quant à elle annoncé hier que "Free vient d'être condamné à verser à 21 abonnés mécontents de l'Isère des dommages et intérêts allant de 443 à 830 euros", dont "50 euros au titre des frais de procédure" et un minimum de 400 euros par abonné "au titre [du] préjudice moral".
Selon Que Choisir, "Cela faisait des mois que ces 21 abonnés à Free enduraient des difficultés récurrentes pour se connecter au Web et téléphoner gratuitement en France et vers certains pays étrangers". Tout en reconnaissant qu'il "avait bien présenté ses excuses à certains de ces clients lésés", elle indique que ce fournisseur d'accès n'avait pas pour autant "suspendu le prélèvement mensuel de l'abonnement ni répondu favorablement à leurs demandes de remboursement".

Préjudice moral

L'UFC Que Choisir de Grenoble dit avoir alors "regroupé ces dossiers" pour les présenter devant la justice. Le 29 octobre, le juge de proximité a selon elle "donné raison à toutes les parties civiles, estimant que Free n'avait pas respecté l'obligation de résultat à laquelle il est pourtant soumis par l'article L.121-20-4 du code de la consommation".
Le magistrat a par ailleurs reconnu le "préjudice moral" subit par ces 21 abonnés, qui ont semble-t-il eu droit à des "lettres types" de Free en réponse à leurs situations particulières, voire à "des lettres de menaces de contentieux" envoyées concomitamment.
Un jugement qui pourrait faire date si l'on en croit l'UFC, qui précise déjà que "D'autres procédures de même ampleur devraient suivre" et qu'elle représentera à nouveau deux groupes de 21 abonnés en colère devant le juge de proximité de Grenoble les 19 novembre et 28 janvier prochains.

Contacté par la rédaction, Free nous a précisé ne "jamais commenter aucune décision de justice".