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24/12/2007

20 ans le jeudi 20 décembre

20 ans fin décembre, l’anniversaire du fameux CAC 40 n’a pas échappé aux Alternatifs, qui rappellent qu’en 1987 l’indice boursier valait 1 000 points. Leur porte-parole, Jean-Jacques Boislaroussie, souligne qu’en décembre 2007 il en vaut 5 700, « soit une augmentation de 570 %. Toujours en décembre 1987, le Smic horaire était de 27,84 francs (4,24 euros). Aujourd’hui, vingt ans plus tard, il n’atteint que 8,44 euros. Imaginons qu’il ait été indexé sur le CAC 40, il dépasserait les 24 euros, et le salaire minimum les 3 300 euros. Voilà un exemple éclatant de l’évolution du partage des richesses dans notre pays, à aborder opportunément et sans modération pour les repas de fin d’année »

Appel du Comité National pour un Référendum

Un nouveau traité –dit traité de Lisbonne- vient d’être approuvé par les dirigeants européens suite au rejet du projet de traité constitutionnel refusé majoritairement par les Français et les Néerlandais lors des référendums de mai et juin 2005.

C’est donc à nouveau le suffrage universel qui doit trancher par référendum.

Sur un sujet qui a tant d’influence sur la vie de chacun et l’avenir de la France, l’organisation d’un nouveau référendum est une exigence démocratique majeure pour notre pays. C’est aussi une nécessité pour la construction européenne qui doit être fondée sur l’adhésion des peuples et la souveraineté populaire.
Seule une mobilisation sans précédent des citoyens peut obliger le président de la République à organiser un référendum. Il y sera contraint s’il n’obtient pas, début 2008, 3/5 des suffrages exprimés des parlementaires pour la modification préalable de la Constitution française, nécessaire à la ratification du nouveau traité européen. Ainsi les députés et les sénateurs ont le pouvoir d’imposer le référendum, en votant contre cette révision de notre Constitution.
C’est pourquoi des personnalités diverses, les signataires de différents appels déjà lancés sur ce sujet, ont décidé de rassembler leurs efforts au sein d’un Comité National pour un Référendum.
Nous appelons en urgence toutes celles et tous ceux qui sont attachés à la démocratie et à une Europe fondée sur l’adhésion des peuples, qu’ils soient pour ou contre ce nouveau traité, à nous rejoindre pour empêcher un déni de démocratie et exiger la tenue d’un référendum.

Je signe l'appel :
http://www.nousvoulonsunreferendum.eu/index.php?option=com_content&task=view&id=12&Itemid=26

23/12/2007

Bonne nouvelle, si çà se confirme



"Les temps sont durs pour les apôtres du libéralisme. En quelques mois, Londres, Wall Street, Zurich, les trois places fortes de la mondialisation financière, viennent de lancer d'humiliants SOS à destination d'un adversaire jugé jadis moribond : la bonne vieille puissance publique."...

..."Le retour de la puissance publique dépasse largement le cadre de l'économie. En témoigne la conférence de Bali sur le climat. L'environnement mais aussi l'eau ou la santé deviennent des "biens publics mondiaux" qui ne peuvent pas être laissés aux seules forces du marché. Même les nouvelles technologies ne rendent pas forcément obsolètes les régulations politiques, comme on le prévoyait à la fin des années 1990."...

21/12/2007

La France bloque l'adoption d'une directive sur la protection des sols



"Lors du conseil des ministres européens de l'environnement, jeudi 20 décembre à Bruxelles, la France a empêché l'adoption d'une directive sur la protection des sols en s'alliant aux quatre pays qui s'opposaient à ce texte (Allemagne, Autriche, Royaume-Uni et Pays-Bas).
Paris ne veut pas du recensement systématique des sites potentiellement pollués (stations-service, aéroports, etc.) qu'imposerait le texte,"...

ententes sur les prix des jouets



...""Ce que nous avons constaté n'est plus possible", commente le Conseil, jugeant les pratiques de ces professionnels "haïssables". L'autorité les accuse d'avoir mis en place une organisation permettant de fixer le prix de jouets "au centime d'euro près", bridant ainsi le jeu de la concurrence. "Le coût de la fabrication des jouets, de plus en plus externalisée en Chine, a diminué mais les fabricants n'ont pas restitué cette baisse, s'emporte un membre du conseil, c'est le consommateur la victime." Les reproches sont d'autant plus virulents que ces dérives concernent un secteur où les enfants sont prescripteurs et imposent souvent leurs choix aux acheteurs finaux."...
..."au-delà de cette sanction, le doute qui plane sur l'intégrité de la quasi-totalité des professionnels - soit 76 enseignes et fabricants - semble plus grave encore. Le gendarme de la concurrence les soupçonne d'avoir détourné la législation en encadrant leurs pratiques commerciales, afin d'empêcher toute baisse des prix. "Hérissé", le conseil a décidé de transmettre son dossier aux tribunaux de commerce qui pourront annuler les accords passés entre fabricants et distributeurs et jugés frauduleux."...

18:45 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (0)

20/12/2007

l'attribution de logements (suite)

lu sur lemonde.fr

M. Bolufer demande l'ouverture d'une enquête sur l'attribution de logements en Ile-de-France

Invité du journal de France 2, jeudi 20 décembre, Jean-Paul Bolufer a interpellé le maire de Paris, Bertrand Delanoë, demandant à ce que la Régie immobilière de la Ville de Paris (RIVP), à qui il loue l'appartement incriminé, publie "la liste de l'ensemble des appartements gérés par cette société, de leur superficie, ainsi que de leur localisation et éventuellement de leurs loyers". "Je souhaiterais que la chambre régionale des comptes fasse une enquête très rapidement sur les conditions d'attribution et de fixation des loyers dans l'ensemble des parcs privés d'Ile-de-France", a-t-il ajouté. L'ancien bras droit de Christine Boutin a également assuré avoir tenté de rendre les clefs de son logement et s'est défendu de l'avoir sous-loué. – (Avec AFP.)

Fadela Amara n'habite pas dans une HLM (note: mais un logement non conventionné sans surloyer; intéressant quand même, non ?)

"Fadela, tu habites toujours dans ton HLM ? - Oui, bien sûr, il n'y a pas de raison que je change, les voisins sont sympas, à moins qu'on me vire." L'échange entre une mère de famille et la secrétaire d'Etat chargée de la politique de la ville, en visite à Vaulx-en-Velin, le 22 septembre, ne manque pas de sel. En réalité, Fadela Amara ne vit pas dans une HLM. Elle occupe un logement de 55 m2, rue Nationale (Paris 13e), appartenant à la RIVP. Cette régie municipale détient en majorité des logements à loyers conventionnés (comme celui de Jean-Paul Bolufer), mais également des logements à loyers libres. C'est le cas de l'appartement de Mme Amara. Par une lettre du 9 juillet, son cabinet avait sollicité la régie pour l'application d'un éventuel surloyer. Réponse datée du 12 juillet : "Ce logement non conventionné et à loyer libre n'est pas soumis au surloyer."

18:15 Publié dans Civisme | Lien permanent | Commentaires (0)

aujourd'hui se trouvent dans le parc HLM des gens qui ne devraient pas y être



lu sur lemonde.fr:

Jean-Paul Bolufer, directeur de cabinet de la ministre du logement, a remis sa démission, jeudi matin 20 décembre, quelques minutes après que François Fillon et Christine Boutin l'eurent "jugée nécessaire". Elle intervient après la révélation selon laquelle le bras droit de la ministre occupe un appartement de 190 m2, dans un immeuble de standing du boulevard de Port-Royal, à Paris, pour un loyer équivalent à celui des HLM les plus sociaux, soit 6,30 euros le m2.
Il s'acquitte d'un loyer d'environ 1 200 euros auprès de la Régie immobilière de la Ville de Paris (RIVP), contre 4 700 euros environ s'il payait le prix du marché. Cet appartement lui fut attribué en 1981 lorsqu'il était directeur adjoint du cabinet du maire de Paris, Jacques Chirac. Mercredi, l'ancien préfet hors cadre jurait qu'il ne bénéficiait d'"aucun privilège personnel".
Pour Pierre Castagnou, président de la RIVP depuis décembre 2006 et maire PS du 14e, sa situation est "inacceptable et indigne" à double titre : son loyer n'est pas conforme à ses revenus et il a sous-loué son bien à des amis à deux reprises, au total pendant dix-sept ans. Entre septembre 1989 et juillet 1996, lorsqu'il fut en poste à Toulouse, comme directeur général des services et directeur de cabinet du conseil régional de Midi-Pyrénées. Puis, entre septembre 1997 et juillet 2007, car il bénéficiait d'un appartement de fonction au titre de directeur des Journaux officiels, à Paris. Or, rappelle M. Castagnou, son bail prévoyait "une occupation exclusive à titre de résidence principale".
M. Bolufer a contribué à la révélation de cette affaire, au début de l'automne, par un imprudent appel téléphonique à Serge Contat, qui venait d'être nommé directeur de la RIVP. Le locataire a demandé que son bailleur paie des travaux de peinture dans l'appartement qu'il venait de réinvestir, après dix années passées dans son logement de fonction. L'intéressé s'est présenté en tant que directeur de cabinet de la ministre du logement.
M. Bolufer n'en était pas à sa première tentative pour obtenir un passe-droit : Libération du 20 décembre publie un courrier de 1989 adressé par M. Bolufer à son bailleur de l'époque (la SAGI) pour lui demander l'autorisation de loger dans l'appartement une famille amie durant la période où lui-même serait en poste à Toulouse.
Une fois alerté, le président de la RIVP a envoyé une lettre recommandée avec accusé de réception, le 14 décembre, pour enjoindre M. Bolufer de mettre fin à cette situation faute de quoi une procédure de résiliation de son bail sera engagée. Dans Le Parisien, l'intéressé dément avoir reçu ce courrier.
A l'origine, l'immeuble appartenait à la SAGI, une société d'économie mixte (SEM) dont la Ville détenait 40 % du capital. En 2001, Bertrand Delanoë a souhaité que la ville reprenne la main sur la SEM, soupçonnée de loger des personnalités proches de la Chiraquie. Elle s'est heurtée à l'opposition des actionnaires privés. En décembre 2006, après une âpre bataille, une partie des logements de la SAGI, dont celui de M. Bolufer, ont été transférés à la RIVP, désormais contrôlée à 80 % par la Ville.
Père de cinq enfants, ancien militant contre l'avortement, Jean-Paul Bolufer, 61 ans, est un catholique conservateur. Cet énarque a également été formé au sein de la Cité catholique. Christine Boutin l'avait nommé à la tête de son cabinet le 10 juillet. Il n'était pas spécialiste des questions de logement. M. Bolufer avait déclaré le 16 novembre sur France Culture : "Qu'aujourd'hui se trouvent dans le parc HLM des gens qui ne devraient pas y être, et que se trouvent dans la rue des gens qui devraient être dans les HLM, je considère que c'est un véritable scandale."
Emmanuelle Chevallereau
Article paru dans l'édition du 21.12.07.

18:09 Publié dans Civisme | Lien permanent | Commentaires (0)

19/12/2007

POLITIQUE FRANÇAISE

lu sur lemonde.fr :

La réforme institutionnelle serait plus limitée que prévu
19.12.07 | 19h14

PARIS (Reuters) - Matignon a présenté une version limitée de la réforme des institutions, allant dans le sens d'un renforcement des pouvoirs du Parlement, après une série de consultations avec les partis de la majorité et de l'opposition qui ont de nombreuses réticences.

L'interdiction ou la limitation du cumul des mandats électifs et l'introduction d'une dose de proportionnelle dans le mode de scrutin des élections législatives ne figurent plus dans l'avant-projet de réforme institutionnelle présenté.

La réforme des rapports entre le Premier ministre et le président de la République, avec notamment le nouvel article 20 longtemps projeté par Nicolas Sarkozy, où le président et non plus le chef du gouvernement aurait "défini la politique de la Nation", est aussi abandonné.
L'avant-projet de loi reprend d'autres propositions du rapport rendu en octobre par la commission de réflexion présidée par Edouard Balladur, notamment la possibilité nouvelle pour le chef de l'État de s'adresser au Parlement, le renforcement du rôle constitutionnel de l'opposition et un droit de regard du Parlement sur les nominations importantes.
"Soyons clairs, la réforme que nous proposons consiste principalement à accorder de nouveaux pouvoirs au Parlement, et à donner des fondements constitutionnels aux droits de l'opposition. Là-dessus, il y a un large accord", dit François Fillon dans un entretien au Monde de jeudi.
"Cette réforme peut donner un coup d'oxygène à notre démocratie. Les propositions rénovent profondément le fonctionnement de nos institutions", assure-t-il.

CALENDRIER INCERTAIN

Après avoir consulté des représentants de l'UMP, du Nouveau centre et du PCF, François Fillon recevra encore jeudi une délégation du PS sur ce dossier. Après quoi il établira en janvier, "après arbitrage du président de la République, un projet définitif", dit un communiqué de Matignon.
Un texte sera alors déposé en Conseil d'État pour avis. Cette étape était initialement prévue en décembre. Une adoption parlementaire nécessite une majorité des 3/5e des voix dans les deux assemblées réunies, c'est-à-dire l'accord d'une partie de l'opposition et de toute la majorité.
Ce projet suscite les réticences de parlementaires de droite comme de gauche, notamment sur les deux points écartés, l'interdiction ou la limitation du cumul des mandats et la proportionnelle, défendue par le PS et le Modem notamment.
"Pour l'instant, sur cette question, il n'y a pas de consensus entre les parties", dit François Fillon à propos du cumul des mandats.
Sur la proportionnelle, où était évoquée la possibilité de faire ainsi élire quelques dizaines de députés sur 577, les partisans de l'idée estiment qu'elles favoriserait la représentation des petites forces politiques, absentes actuellement à l'Assemblée et permettraient d'ouvrir les postes électifs à des personnes nouvelles.
"Le redécoupage électoral des circonscriptions législatives est prévu pour 2008, sous la vigilance d'une nouvelle commission de contrôle. C'est à cette occasion qu'une dose de proportionnelle pourrait être introduite", explique François Fillon dans Le Monde.
Matignon dit en outre avoir "soumis à un examen complémentaire" deux autres points de la réforme, le regroupement de diverses fonctions en relation avec la protection des droits fondamentaux en un seul personnage de "défenseur des droits fondamentaux" et la possibilité pour les citoyens de contester la conformité d'une loi avec la Constitution.
François Fillon reste vague sur le calendrier d'examen du texte à l'Assemblée nationale. L'exécutif promettait un débat en première lecture avant le 9 février, date à laquelle le Parlement suspend ses travaux en raison de la campagne pour les élections municipales des 9 et 16 mars.
"On peut imaginer un dépôt du projet de loi constitutionnelle à l'Assemblée nationale et le début du travail en commission avant les municipales de mars. Nous ne sommes pas à quelques semaines près. L'objectif est d'arriver à un consensus assez large. Pour cela, il ne faut pas avoir des échéances trop figées", dit François Fillon.

Sophie Louet, Thierry Lévêque

"soupçons" de fraude scientifique dans l'entourage de Claude Allègre



(note: "SOUPÇONS" est une euphémisme, bien sûr.)

..."Parmi les erreurs relevées, deux revêtent une gravité particulière. Un des graphiques exhibés par M. Courtillot et ses coauteurs montre la correspondance entre les variations de quatre données : celle de la température moyenne globale d'une part, celle de l'éclairement du soleil et celles du champ magnétique terrestre en deux points du globe. Les quatre courbes apparaissent parfaitement corrélées.
Mais ce que les auteurs présentent comme la variation de la température moyenne terrestre est en réalité la variation de la température estivale des continents, dans les régions de l'hémisphère Nord de latitude supérieure à 20°. Quant à la variation de l'irradiance du Soleil, il s'agit en fait d'un modèle de variation de la fraction des ultraviolets du spectre solaire - de surcroît invalidé en 2002."...
..."Les "climato-sceptiques" français
(note: PROCHES DE CLAUDE ALLÈGRE)
n'en sont pas à leurs premières erreurs. Au cours d'un débat organisé par l'Académie des sciences en mars, Jean-Louis Le Mouël avait déjà affirmé que la variation de l'éclairement du Soleil était du même ordre (en W/m2) que l'effet du CO2 dans le bilan énergétique de l'atmosphère terrestre. Cette affirmation était fondée sur deux erreurs. D'abord sur la confusion entre la surface d'un disque et celle d'une sphère (Le Monde du 15 mars). Ensuite sur l'oubli du fait que la Terre réfléchit une part du rayonnement qu'elle reçoit. L'assertion de M. Le Mouël aurait ainsi été recevable si la Terre était un disque plat, noir, présentant toujours la même face au Soleil..."

..."Comment peser sur le débat autour de l'évolution du climat:

Président de la section géomagnétisme et paléomagnétisme de l'American Geophysical Union (AGU), Vincent Courtillot siège au conseil de cette organisation, qui dispose d'un grand poids sur la scène scientifique mondiale. Il a donc droit de vote sur ses déclarations officielles. Au cours de son dernier congrès d'automne, qui s'est tenu à San Francisco (Californie) du 10 au 14 décembre, la société savante devait renouveler le texte de sa position officielle sur le réchauffement climatique - marquant son appui aux travaux du Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), dont les conclusions servaient de base aux discussions engagées à la conférence de Bali (Indonésie). "M. Courtillot nous a fait savoir que cette déclaration (de l'AGU) lui posait problème, rapporte un membre du conseil de l'AGU. Il lui a été signifié qu'aucun travail scientifique sérieux n'était en mesure de remettre en cause notre texte. Nous avons ensuite tenu un débat sur sa teneur, débat auquel M. Courtillot n'a pas assisté. Les membres du conseil ont voté favorablement, à l'exception de M. Courtillot, qui s'est abstenu."...

18/12/2007

Le roi d'Arabie saoudite aurait gracié une femme violée condamnée pour infraction à la charia (Suite de la note du 24/11/2007)



la victime du viol et son ami avaient été poursuivis en justice et
..." condamnés à deux cents coups de fouet et six mois d'emprisonnement pour s'être trouvés seuls et en privé avec une personne du sexe opposé n'appartenant pas à leur famille immédiate (cette infraction est appelée "khilwa" dans le droit islamique, la charia). Le tribunal avait également précisé, pour justifier la relative légèreté des peines des agresseurs, dans un pays où le viol est passible de la peine de mort, que si la jeune femme n'avait pas été seule avec un homme qui n'était pas de sa famille, le viol n'aurait pas eu lieu. Enfin, l'avocat de la jeune femme, Abdelrahmane Al-Lahem, avait également été suspendu par la justice saoudienne."...

Grenelle de l'environnement (suite)



"Le constat est largement partagé parmi les participants au Grenelle de l'environnement : "Ça ne va pas bien." Ils s'étaient quittés très satisfaits, le 25 octobre, après les annonces du président de la République, qui couronnaient trois mois de travail. Depuis, un malaise s'est installé. Pour la première fois, organisations non gouvernementales (ONG), syndicats, patronat, collectivités locales et administration doivent se retrouver, le 20 décembre, autour du ministre de l'écologie Jean-Louis Borloo."...
..."Premier sujet de contentieux : les transports. "L'écoredevance sur les véhicules particuliers annoncée ne correspond pas à ce qui avait été décidé, relève Jean-Pierre Bompard à la CFDT. Le principe d'une écopastille annuelle, et pas seulement à l'achat, avait été acté." De même, alors que l'arrêt de l'augmentation des capacités routières et aéroportuaires, sauf "cas de sécurité ou d'intérêt local", avait été entériné, le gouvernement a multiplié les annonces de poursuite de projets d'infrastructures."...
..."L'autre dossier qui fâche est celui des organismes génétiquement modifiés (OGM). Le projet de loi, qui doit être présenté, mercredi 19 décembre, en conseil des ministres, mentionne la liberté de "produire et consommer avec et sans OGM", ce qui fâche les écologistes, car le "avec" ne figurait pas dans les conclusions des tables rondes. D'autre part, Jean-Louis Borloo avait promis d'activer la clause de sauvegarde sur le maïs MON 810, qui permet de suspendre la commercialisation d'une plante autorisée dans l'Union européenne."...

Soutenez KOKOPELLI !

Le harcèlement contre l'Association Kokopelli se poursuit: la "Justice" saisit le compte bancaire personnel de Dominique Guillet!

Pour mémoire, lors du procès en appel intenté par le GNIS et la FNPSP contre Kokopelli, nous avions été condamnés en Cour d'Appel de Nîmes à des amendes d'un montant total de 17 767 euros. Nous nous étions pourvus en Cour de Cassation sous les 48 heures, ce qui suspend le paiement de la condamnation. La Cour d'Appel de Nîmes n'a pas tenu compte de notre pourvoi en Cassation et a demandé au Trésor Public de recouvrer le montant des pénalités auprès du président de l'Association Kokopelli, Dominique Guillet.

Devant son refus de payer une telle somme, le Trésor Public a tout simplement bloqué le compte bancaire personnel de Dominique Guillet, début décembre à Aubenas (pour la Saint Nicolas!) et a sommé ce dernier de payer la somme de 17 767 euros. A ce jour, 2 200 euros ont déjà été saisis sur son compte personnel.

Cette procédure est totalement illégale et nous avons demandé à nos avocats d'intervenir auprès de la Trésorerie de Nîmes.

Le grand cirque continue: alors que certains catalogues de semences Français distribuent des variétés potagères en toute illégalité, alors que des centaines de supermarchés vendent à l'automne, en toute illégalité, des tomates et des courges de variétés strictement réservées à "l'usage amateur", la Justice Française a décidé de harceler le président de l'Association Kokopelli.

Au vu des bouleversements climatiques planétaires et du scandale sanitaire et environnemental (dû à des pesticides considérés inoffensifs pendant très longtemps par l'agronomie à la solde de la chimie!) prévalent dans les îles productrices de bananes, l'agriculture française dans la déroute pourrait peut-être se recycler dans la culture de ce fruit tropical et faire de la France une république bananière. Les fondements "éthiques" d'un tel système sont déjà posés.

Idée de Cadeau Semences pour les Fêtes à 22 euros

Certains amis de Kokopelli ont émis le souhait que nous puissions proposer un cadeau fertile moins onéreux que la Promotion Kokopelli avec l'ouvrage à 75 euros. Nous proposons donc un lot de 12 sachets de semences bios à offrir à vos amis et parents, pour les Fêtes de fin d'année, pour un montant de 22 euros, soit 27 euros en collissimo suivi (d'une valeur réelle de 45 euros).

Ces 12 sachets présentent une diversité de variétés adaptées à tout jardin familial:

- Côte de bette jaune
- Tomate Orange Queen
- Concombre Sweet Marketmore
- Tomate Rose de Berne
- Tournesol Lying's California
- Laitue Reine des Glaces
- Melon Petit Gris de Rennes
- Piment doux Apple
- Tomate verte Evergreen
- Carotte Nantaise
- Potimarron Rouge
- Amaranthe Intense Purple


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http://www.kokopelli.asso.fr/

17/12/2007

Aider les Palestiniens


Aider les Palestiniens
LE MONDE | 17.12.07

© Le Monde.fr

"Il est des violences presque invisibles. L'étranglement économique des territoires palestiniens par l'armée israélienne est de celles-là. Les check-points qui ont essaimé en Cisjordanie et le blocus imposé à la bande de Gaza au nom de la sécurité ont entraîné, depuis sept ans, une récession à nulle autre pareille."...
..."L'intitulé volontariste de la conférence des donateurs pour l'Etat palestinien réunie à Paris le 17 décembre suggère que depuis la réunion d'Annapolis, le 27 novembre, un dialogue israélo-palestinien a été renoué et que l'Etat palestinien est désormais à portée de main. La réalité oblige malheureusement à la circonspection. Un processus politique va peut-être s'enclencher mais la situation des Palestiniens risque de rester pour longtemps encore dictée par l'urgence."...
..."La Banque mondiale répète depuis des années, telle une litanie, que l'aide internationale sans la liberté de mouvement reste impuissante à relever l'économie palestinienne. Il conviendrait que les donateurs prennent conscience que les quêtes, même les plus prolifiques, ne font pas une politique. Et qu'Israël, qui a créé une des économies les plus dynamiques de la région, comprenne que sa sécurité ne sera pas assurée tant que la désespérance et la misère camperont à sa porte."

16/12/2007

inconscience ou lâcheté des politiques ?


17:50 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (0)

15/12/2007

un monde sans barrières de corail ?



"C'est l'un des effets du changement climatique les plus méconnus du grand public. Pourtant, l'acidification des océans - inexorable - aura des conséquences au moins aussi importantes que le réchauffement moyen de l'atmosphère."...
..."Un tiers des émissions anthropiques de CO2 est absorbé par les océans. D'où une acidification des eaux de surface, une baisse de leur concentration en carbonates et la fragilisation des organismes utilisant ce calcaire en suspension pour construire leur squelette."...
..."Lorsque la température globale terrestre aura augmenté de 2 °C (scénario "optimiste" imaginé par le GIEC) et que le taux de CO2 atmosphérique aura atteint 550 parties par million (ppm) - contre 380 ppm aujourd'hui et 270 ppm à l'ère préindustrielle -, il ne restera aucune zone propice à la survie et au développement des coraux. Ceux-ci devraient donc avoir commencé à décliner massivement d'ici à 2050 et avoir tout à fait disparu en 2100."...

Un lotissement vert de maisons passives en chantier



À Montpellier, LES CANDIDATS DES VERTS AUX MUNICIPALES DEVRAIENT BIEN ALLER FAIRE UN STAGE À LYON.


..."D'ici à la fin de 2008, 31 maisons individuelles "passives" (très économes en énergie) de 110 m2 à 150 m2 seront livrées aux limites d'un parc high-tech, dans cette ancienne banlieue ouvrière en mutation. C'est, en France, le plus important programme de ce type."...
..."L'objectif est d'égaler les performances énergétiques des "passivhaus" allemandes. Chaque maison, d'un étage au maximum, est orientée au sud pour maximiser les apports solaires."...
...""L'idée conductrice était de rompre avec le modèle de la maison isolée, au milieu de sa parcelle trop consommatrice d'espace, de limiter l'étalement urbain et le mitage du pays", explique Gilles Buna, en charge de l'urbanisme au Grand Lyon. Là, dans chacun des lotissements, les maisons à l'architecture unifiée sont mitoyennes. Un alignement qui permet d'économiser entre 25 % et 30 % de déperdition thermique."...(alors que pour une tour, modèle choisi à Montpellier, la déperdition thermique est énorme. Sans parler de l'énergie nécessaire pour faire fonctionner les ascenseurs, la climatisation en été, le chauffage en hiver. Sans parler, aussi, des problèmes de congestion de la circulation en centre ville pour les tours de bureaux et commerces...)

La conférence sur le climat s'achève par un pénible accord



GRANDE VICTOIRE POUR TOUS NOS DIRIGEANTS : ils se sont fixé le but qu'ils ont atteint (FAUTE D'AVOIR ATTEINT LE BUT QU'ILS S'ÉTAIENT FIXÉ...)

..."La discussion s'est en effet crispée sur l'inclusion dans le préambule de la décision finale d'un objectif de réduction des émissions des pays développés de 25 % à 40 % en 2020 par rapport à 1990. Cet objectif était défendu par l'Union européenne, qui se référait au récent rapport du Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) : selon celui-ci, une telle réduction est nécessaire si l'on veut limiter en 2050 le réchauffement à 2 °C, seuil au-delà duquel le système climatique pourrait devenir incontrôlable. La proposition était prolongée par une cible de réduction en 2050 des émissions de l'ensemble des pays de 50 % par rapport à 1990."...

..."Mais la première puissance mondiale a fermement refusé l'inclusion de la fourchette 25 %-40 % dans le texte. La menace des Européens de ne pas participer aux réunions sur le climat organisées par l'administration Bush en 2008 ne les a pas fait plier. Finalement, les Européens, craignant un échec de la conférence, ont abandonné leur demande. Du coup, les pays en développement ont refusé qu'on invoque l'échéance de 2050, qui les concerne."...

Appel de: Greenpeace, Confédération Paysanne, FNAB, ATTAC , Nature et Progrès

Appel pour la liberté et le droit de produire et consommer sans OGM

Constatant que les dernières initiatives du gouvernement ne tiennent pas compte des engagements pris lors du Grenelle de l’Environnement:
- au lieu de l’activation de la clause de sauvegarde sur la culture du maïs MON810, c’est un arrêté ministériel non motivé, sans aucun effet et contraire aux règlements européens qui a été pris ;
- au lieu de garantir le droit et la liberté de produire et consommer sans OGM, sa proposition de projet de loi permet d’organiser la contamination génétique généralisée.
Constatant que la « coexistence » entre filières OGM et non OGM est impossible, les personnes et organisations sous signées formulent les demandes suivantes :

1 – Clause de sauvegarde sur le maïs MON810 : notification immédiate auprès de la Commission européenne;

2 - Projet de loi : mise en place des mesures de protection conformément au large mandat dévolu par l’Union européenne[1], et respect en particulier des principes suivants:
- primauté d’une agriculture et d’une alimentation sans OGM ;
- respect du « sans OGM » en tant qu’absence effective d’OGM[2] ;
- régime de responsabilité strict et sans faute, impliquant l’ensemble des opérateurs de la filière OGM, sur l’ensemble des préjudices directs ou indirects, immédiats ou différés, y compris lorsque la contamination ne vient pas d’un champ voisin et que son origine ne peut être identifiée avec certitude ;
- respect du droit à l’information préalable et à la participation du public et des collectivités territoriales ;
- évaluation indépendante, transparente et pluridisciplinaire des OGM.

3 - Présidence de l’Union européenne par la France en 2008:

Mise en œuvre de négociations concernant :
- l’étiquetage obligatoire des produits d’animaux ayant consommé des OGM
- la réforme en profondeur des systèmes d’évaluation et d’autorisation européens, au moins équivalents à ceux en vigueur pour les pesticides

Signataires : Attac – Amis de la Terre – Agir pour l’Environnement – Confédération paysanne – Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique – Greenpeace - MDRGF – Nature et Progrès - Collectif des Faucheurs Volontaires

[1] Le cadre réglementaire européen fondé sur la liberté de choix des consommateurs et des producteurs offre un mandat très large aux Etats membres pour qu’ils prennent « les mesures nécessaires pour éviter la présence accidentelle d’OGM dans d’autres produits » (article 26 bis de la Directive 2001/18)
[2] Tel que déjà défini par la note d’information de la DGCCRF 2004-113 du 16/08/2004

Pour toute information, contacter : fermedesbleuets@wanadoo.fr,

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13/12/2007

la Journée des droits de l'homme

Le journaliste birman Win Tin est emprisonné depuis dix-huit ans
LE MONDE | 10.12.07 | 14h24 • Mis à jour le 10.12.07 | 14h24

A l'occasion de la Journée des droits de l'homme, lundi 10 décembre, Reporters sans frontières (RSF) rappelle que 130 journalistes sont aujourd'hui emprisonnés. Parmi eux, le Birman Win Tin, parrainé par Le Monde, en prison depuis dix-huit ans.

Le 15 novembre, Sergio Pinheiro, rapporteur spécial des Nations unies pour la Birmanie, a rencontré Win Tin dans sa cellule spéciale de la prison de Rangoon. A sa sortie, il a déclaré : " Dix-huit ans, c'est une peine de prison à vie. Mais Win Tin est toujours combatif. Il va bien."


Agé de 77 ans, l'ancien rédacteur en chef du quotidien Hanthawathi, membre du comité exécutif de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), a été arrêté le 4 juillet 1989, quelques jours avant l'opposante Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la paix en 1991, avec laquelle il menait des combats politiques. Trois fois condamné, il cumule une peine de vingt ans de réclusion.

Dans son nouvel album, 100 photos de Sabine Weiss pour la liberté de la presse, vendu dans les kiosques et les librairies au prix de 9,90 euros, RSF évoque d'autres cas de journalistes emprisonnés. Comme celui d'Adnan Hassanpour, condamné à mort par la justice iranienne en juillet 2007. Dans son journal Asou, interdit en août 2005, il défendait les droits de la minorité kurde. Mais aussi celui de l'Egyptien Kareem Amer, condamné à quatre ans de prison pour avoir critiqué Hosni Moubarak sur son blog. Ce dernier a reçu, mercredi 5 décembre, le 16e Prix Reporters sans frontières-Fondation de France. Ce prix a également distingué l'Erythréen Seyoum Tsehaye, arrêté en septembre 2001.
Laurence Girard
Article paru dans l'édition du 11.12.07.

Des sénateurs réclament un moratoire européen sur les agrocarburants



..."La biodiversité des écosystèmes, support du développement de l'humanité, est en voie de dégradation accentuée", rappellent-ils. Ils font état des chiffres avancés par les scientifiques : depuis deux siècles, le rythme d'extinction des espèces est dix à cent fois supérieur au rythme naturel. La surpêche, l'exploitation forestière, la transformation de zones naturelles en zones urbaines, l'introduction d'espèces envahissantes et le changement climatique figurent parmi les principales causes du phénomène."...
..."Les élus regrettent que les "services écologiques" rendus par la biodiversité – pollinisation, filtration des pollutions, prévention des inondations – ne soient jamais pris en compte dans les calculs économiques. Ils recommandent la création d'un "marché de compensation des destructions d'espaces naturels", où les unités de biodiversité joueraient le même rôle que les tonnes de CO2 sur le marché du carbone.
A propos des OGM, les sénateurs relèvent qu'ils ne sont "pas propices au maintien de la biodiversité", mais se disent favorables au développement de plantes transgéniques résistantes à la sécheresse."

12/12/2007

Poissons en sursis



..."Selon l'Organisation pour l'agriculture et l'alimentation (FAO, Nations unies), 24 % des stocks de poisson sont surexploités ou épuisés, 50 % sont exploités à leur maximum et 25 % seulement le sont avec modération. Les consommateurs ne disposent pas de moyens de faire la distinction entre les catégories."...
..."La labellisation séduit surtout dans les pays anglo-saxons et scandinaves, et concerne des pêcheries de taille importante, ce qui vaut au MSC d'être parfois accusé de "verdir" la pêche industrielle. Ce sont les industriels et les distributeurs, mis sous pression par les associations écologistes, qui poussent à son développement. Aux Etats-Unis, la société de grande distribution Wal-Mart s'est fixé un objectif de 100 % de poisson MSC dans ses magasins. Les distributeurs anglais, allemands et japonais sont très demandeurs."...
..."Cet engouement intervient au moment où la politique européenne des pêches subit de plus en plus de critiques. La négociation entre Etats menée chaque année en décembre aboutit systématiquement à une distribution de quotas trop élevés. De plus, selon un récent rapport de la Cour des comptes européenne,

les prises ne sont pas contrôlées et les sanctions inexistantes.

Mais la certification n'est pas une "solution miracle" qui réglera tous les problèmes, prévient Nicolas Guichoux. "Nous ne pouvons être qu'un accompagnement de la gestion de pêcheries par les Etats", précise-t-il."

11/12/2007

Les leucémies infantiles plus fréquentes près des centrales nucléaires


Le tabou des souffre-douleur à l'école


Le tabou des souffre-douleur
LE MONDE | 11.12.07

© Le Monde.fr

..."L'existence de ce problème des enfants boucs émissaires reste souvent occultée, sinon tabou, dans l'éducation nationale en France. En revanche, les pays anglo-saxons ainsi que le Danemark s'y sont intéressés depuis longtemps. Des études danoises ont montré qu'un enfant harcelé à l'école courait quatre fois plus qu'un autre le risque de faire une tentative de suicide."...

19:12 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (0)

10/12/2007

Une association israélienne dénonce la montée du racisme contre les Arabes dans l'Etat hébreu



..."La plupart des membres du gouvernement ont cependant reconnu la réalité de la situation décrite par le rapport et la nécessité d'y remédier : la situation de la minorité arabe demande "des efforts importants de notre part pour qu'ils se sentent traités d'égal à égal", a souligné le ministre des retraités, Rafi Eitan. D'autres ont rappelé que les Arabes n'étaient pas les seuls concernés : les minorités druze et éthiopienne subissent également cette discrimination."

20:07 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (0)

Des intellectuels chinois appellent à fermer les camps de "rééducation par le travail"



..."Selon l'organisation Human Rights Watch in China (HRIC), basée à Hongkong, les deux tiers des prisonniers dans le réseau du laojiao, qui comprend encore 300 camps où seraient emprisonnées 300 000 personnes, sont des drogués, des prostituées, des clients de ces dernières ou de petits délinquants. Le reste de cette population carcérale peut être assimilé à des prisonniers politiques ou d'opinion : dissidents, gêneurs divers ou militants du mouvement mystique de la secte bouddhiste-taoïste du Falungong. Une vingtaine de milliers de ces derniers, dont les activités religieuses sont sévèrement réprimées depuis 1999, seraient passés par ces camps où ont également été détenus, après la brutale répression du mouvement du "printemps de Pékin" de 1989, des étudiants de la place Tiananmen."...

Un blogueur chinois interpellé pour avoir enquêté sur la colère des éleveurs de fourmis



..."Ces efforts quelque peu démesurés mis en oeuvre pour neutraliser un simple blogueur révèlent surtout le caractère extrêmement sensible que semblent avoir pris, aux yeux des autorités, les événements de Shenyang. Depuis près de deux semaines déjà, l'ensemble des messages ou des blogs concernant les manifestations, ainsi que le sort de la société Yilishen et de son président, qui aurait été arrêté le 23 novembre, ont été effacés. La presse chinoise est muette. Ce silence suspect avait poussé "Zola" à se rendre sur place."...

09/12/2007

Comment ne pas gagner le prix Nobel


08/12/2007

IL EST TEMPS DE CHANGER POUR LE BIO !



..."La réforme de la PAC de 2003 fait une distinction entre les aides et la production, afin d'inciter les agriculteurs à changer de produits quand ils n'arrivent pas à les écouler."...

FAITS D'HIVER EN RUSSIE

Lu dans lemonde.fr

Assassinat d'un vice-président de la Vnechtorgbank

L'un des vice-présidents de la Vnechtorgbank (VTB), Oleg Joukovski, a été retrouvé mort, pieds et poings liés dans la piscine de sa résidence des environs de Moscou, jeudi 6 décembre. Après avoir parlé de "suicide", au vu d'une lettre laissée par le défunt, la police a ouvert une enquête criminelle pour assassinat. Selon le journal Kommersant, avant d'être tué, le banquier aurait été torturé et contraint de rédiger la lettre dans laquelle il confie "être fatigué de vivre". Deuxième banque de Russie, la Vnechtorgbank, détenue par l'Etat possède 5 % des actions d'EADS. Il s'agit du troisième assassinat en quelques mois au sein de VTB. Le 2 septembre, Guimbat Moussaev, directeur de la filiale du Daghestan était tué par balles à Makhatchkala (la capitale du Daguestan). Le 11 octobre 2006, Alexandre Plokhine, directeur d'une succursale à Moscou, était retrouvé criblé de balles dans l'ascenseur de son immeuble. - (Corresp.)

07/12/2007

lentement mais sûrement ...

lu sur lemonde.fr
Enquête
Les chemins détournés du H5N1
LE MONDE | 26.02.07 | 14h48 • Mis à jour le 07.12.07 | 17h24

Cette fois, le décor est britannique. Dans les jours qui suivent l'apparition, le 3 février, du virus H5N1 dans l'élevage de dindes du groupe Bernard Matthews, dans le Suffolk (Royaume-Uni), les autorités sanitaires communiquent spontanément sur un scénario convenu. "La première piste évoquée a été celle d'une transmission par la faune sauvage en l'absence de tout élément d'information", remarque François Moutou, vétérinaire et épidémiologiste à l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa). Le 5 février, le ministre britannique de l'environnement, David Miliband, déclare qu'il n'y a "aucune sorte de lien" entre le foyer du Suffolk et ceux déclarés, les 19 et 25 janvier, dans deux élevages d'oies hongrois.
Depuis, la génétique a démenti cette version. Les souches virales retrouvées dans les deux pays correspondent à 99,96 %. Une quasi-identité qui exclut un transfert du virus par un migrateur. Surtout, l'enquête sanitaire met en évidence des importations de viande de dinde hongroise en quantité : 256 tonnes entre le 1er janvier et le 2 février, destinées à être traitées dans l'usine de découpe attenante à l'élevage britannique. C'est l'une des clés de la contamination de l'exploitation de Bernard Matthews : sur le même site cohabitent un élevage de 160 000 dindes, un abattoir et une usine de découpe.
Mais, pour peu que celle-ci ait été effectivement la première infectée par de la viande hongroise, "cela n'explique pas précisément comment le virus s'est retrouvé dans l'élevage", dit M. Moutou. Répondre est d'autant plus délicat que le virus est apparu dans quatre hangars distincts et séparés. Les enquêteurs britanniques ont bien une piste : des mouettes ont pu jeter leur dévolu sur les déchets de l'usine de découpe et les disséminer sur l'ensemble du site. Des employés auraient ainsi pu introduire accidentellement, en marchant avec des chaussures souillées, des éléments infectés dans les hangars.
Ce scénario serait le bon que toutes les questions n'en seraient pas levées. Selon les informations fournies au Royaume-Uni par les autorités sanitaires hongroises, les cargaisons importées provenaient exclusivement de deux abattoirs, situés respectivement à 260 et 50 km de la ville de Szentes, où ont été localisés les deux foyers hongrois de janvier. C'est-à-dire hors de la zone de surveillance de 10 km établie autour des fermes touchées. Aucun manquement ne serait donc à déplorer. Mais, parmi les oies malades identifiées à Szentes, certaines sont-elles restées asymptomatiques suffisamment longtemps pour être acheminées dans l'un de ces deux abattoirs, enclenchant ainsi une chaîne de contaminations ayant abouti dans le Suffolk ? Nul ne sait.
Le transport d'animaux, vivants ou non, n'est cependant pas le seul vecteur du virus. "Les risques sont nombreux et concernent aussi les transports d'oeufs, de poussins, les échanges de matériels comme les cages, les abreuvoirs ou les mangeoires, explique Abdenour Benmansour, responsable de l'unité virologie et immunologie moléculaires à l'Institut national de la recherche agronomique (INRA). En outre, même s'il craint la chaleur et la dessiccation, le virus peut subsister plusieurs mois sur des matériaux inertes pour peu qu'il soit protégé par des matières organiques."
Avant que les deux foyers de Szentes ne soient détectés, fin janvier, la dernière apparition du virus en Hongrie (et dans le reste de l'Europe) remontait à juin 2006. Entre le virus du printemps dernier et celui tout récemment apparu, l'homologie est forte : les deux variants sont identiques à 99,4 %, selon les informations de l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE). Cela suggère que le virus a subsisté dans cette partie de l'Europe pendant plus de six mois avant de resurgir. Et qu'il n'a pas, entretemps, été réimporté d'Asie.
Comment a-t-il survécu si longtemps dans le milieu ? Plusieurs organisations, dont l'association Birdlife, ont suggéré un lien possible avec les étangs d'aquaculture "fertilisés" grâce au lisier de volaille. Cette pratique traditionnelle, originaire de Chine méridionale, est également utilisée en Europe de l'Est. Elle permet d'accroître l'activité biologique des étangs et augmente les rendements des élevages piscicoles. Le risque est d'épandre les effluents d'élevages touchés par le virus aviaire. "Dans l'eau froide, le virus peut subsister deux à trois mois, confirme M. Benmansour. Toute dispersion des sorties d'élevages contaminés est extrêmement dangereuse." Elle pourrait, en particulier, contribuer à infecter la faune sauvage.
Autre hypothèse : le virus pourrait circuler au sein d'espèces sauvages - migratrices ou locales - qui ne manifesteraient aucun symptôme. Sporadiquement, des contacts de ces porteurs sains avec les volailles domestiques pourraient déclencher des bouffées épizootiques dans les élevages. "Mais, jusqu'à présent, il n'y a pas de preuve de l'existence d'un tel "réservoir" de la souche pathogène, précise toutefois M. Moutou. Même si la faune peut parfois jouer un rôle, on a plutôt le sentiment que l'essentiel de ce qui se passe aujourd'hui est lié à la multiplication rapide du virus dans les élevages et en particulier dans les grands élevages, qui lui donnent un potentiel multiplicateur énorme."
Jusqu'à présent, les organisations internationales chargées de la lutte contre l'épizootie ont eu, au contraire, tendance à mettre en cause les oiseaux sauvages et en particulier les grands migrateurs. La situation qui prévaut depuis le début de l'hiver 2006-2007 a changé la donne. Des cas sont réapparus dans des élevages en Asie, en Afrique et plus récemment en Russie, sans qu'aucune mortalité due au H5N1 soit constatée chez les migrateurs.
"L'hiver dernier, on avait tendance à dire que la faune sauvage était responsable de la diffusion du virus sur de nouveaux territoires, mais nous avons peut-être exagéré son rôle", dit Samuel Jutzi, directeur de la division santé et production animale à l'Organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO). Les autorités sanitaires russes, qui font face depuis le 17 février à un retour de l'épizootie, cherchent, elles aussi, d'autres vecteurs possibles du virus. Elles ont ainsi déclaré suspecter des trafics d'oiseaux exotiques dont l'exposition, sur le marché aux oiseaux de Moscou, aurait pu favoriser la transmission de la maladie à des volailles.
Des pays appliquant des mesures strictes de police sanitaire et exerçant un contrôle étroit sur leurs importations ont également connu, dans les derniers mois, un retour du virus. "L'influence des oiseaux sauvages est possible, mais le marché de la volaille est l'un des plus globalisés, dit M. Jutzi. Il y a tellement de mouvements d'animaux ou de produits animaux qu'on ne peut exclure que, même en Corée du Sud et au Japon, les foyers récemment apparus soient liés au commerce international." Le cas de l'élevage de Bernard Matthews ne serait alors pas une exception.
Stéphane Foucart
Article paru dans l'édition du 27.02.07.