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31/01/2008

Boycotter le thon rouge pour le sauver



"Puisque les pouvoirs publics ne peuvent pas garantir la survie du thon rouge, menacé par la pêche excessive, c'est à la grande distribution et aux consommateurs de prendre les choses en main en boycottant ce produit."...

la pollution de l'air


18:32 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0)

30/01/2008

SOUTENEZ KOKOPELLI !

Kokopelli: biodiversité, la fin des illusions

Les verdicts sont tombés, l’Association Kokopelli est lourdement condamnée :

- 12.000 € pour le grainetier Baumaux

- 23.000 € pour l’état et la fédération des industriels de la semence (FNPSPF).

Il faut être réaliste : les semences que défend l’association Kokopelli, étant maintenues dans l’illégalité par une volonté politique, nous ne pouvions pas gagner ces procès.

Malgré les directives européennes, les avis de l’ONU, du Sénat, de scientifiques, d’agronomes affirmant l’urgence de sauvegarder la biodiversité végétale alimentaire, l’état français refuse de libérer l’accès aux semences anciennes pour tout un chacun.

C’est ce qui permet aujourd’hui aux magistrats d’infliger ces lourdes peines à l’association Kokopelli.

Dans le cas du procès de la SAS Baumaux pour concurrence déloyale, M. Baumaux verra donc son bénéfice de 800.000 € augmenté de 10.000 € et recevra 2.000 € pour ses frais.

L’état français recevra 17.500 € au motif que KOKOPELLI vend des semences illégales, 5.000 € seront consacrés aux frais et à l’information du bon peuple sur les pratiques dangereuses de l’association KOKOPELLI. Les semences qui ont nourri nos grands-parents et qui servent à nous nourrir aujourd’hui par le jeu des croisements, sont donc devenues illégales et dangereuses.

Nous avons eu droit au grenelle de l’environnement : il faut sauver la biodiversité ! alors pourquoi condamner une association qui sauvegarde avec ses adhérents et ses sympathisants, plus de 2500 variétés en risque de disparition ? Pourquoi condamner ces semences dont la FAO reconnaît qu’elles sont une des solutions pour assurer la souveraineté alimentaire, face aux dérèglements climatiques et à l’augmentation de la population mondiale ? Pourquoi les mêmes variétés, selon qu’elles sont vendues par KOKOPELLI ou d’autres opérateurs entraînent condamnation ou mansuétude ? Pourquoi les grandes surfaces vendent des fruits et légumes issus des variétés interdites à KOKOPELLI, en toute impunité (en tout cas à notre connaissance).

Les condamnations infligées à KOKOPELLI ne sont donc pas à chercher dans la nature des semences que protège l’association, mais dans ses actions.

L’association propose aux jardiniers, aux paysans, d’être autonomes et responsables, face au vivant. Dans notre société du tout marchandise, c’est intolérable. Le plus grand grief (sous jacent) fait aux semences anciennes ou de pays, est d’être reproductibles et qui plus est adaptables à de très nombreuses conditions de cultures, sans le soutien de l’agro chimie. Voilà la faute de KOKOPELLI : conserver le levain des savoirs populaires, agronomiques et génétiques. A l’heure où l’on veut nous faire croire que le tout hybride, OGM, chimique, énergie fossile, sont les seules possibilités d’assurer notre alimentation, propager l’autonomie semencière par l’exemple est devenu répréhensible. Ce qu’il faut retenir de ces condamnations, c’est la volonté affichée d ‘éradiquer les alternatives techniques et semencières autonomes.

Depuis 15 ans, KOKOPELLI protège la diversité de nos jardins, de nos champs, de nos assiettes, tout en essayant de faire évoluer le cadre juridique vers une reconnaissance de la valeur agronomique et culturelle des variétés reproductibles : L’ETAT FRANÇAIS NOUS A FAIT ECHOUER. Aujourd’hui, la disparition potentielle de KOKOPELLI ouvre un boulevard à l’uniformisation culturelle et productiviste agricole. La disparition de la « vraie » biodiversité basée sur la variabilité génétique d’une multitude de variétés locales ne sera jamais, et de très loin, compensée par la multiplicité de quelques variétés clonées.

Il est intéressant de noter la similitude des actions et de la répression envers les faucheurs volontaires, les amis de l’ortie, les défenseurs de l’herboristerie et KOKOPELLI : chacun cherche à sa façon, à protéger et promouvoir la vie et la continuité des savoirs. Pour notre gouvernement, tout cela est devenu répréhensible ! Face à ses contradictions, entre ses déclarations enflammées du Grenelle de l’Environnement et les condamnations qu’il obtient contre les défenseurs de la biodiversité, gageons que l’état français mettra un point d’honneur à prendre en réelle considération le devenir des générations futures.

L’association KOKOPELLI a toujours proposé la résistance fertile non violente et le dialogue, peut-être étions-nous trop en avance ? Mais maintenant, sauver la biodiversité est d’une extrême urgence. Si l’agriculture productiviste que protége le gouvernement se trompe, vous trompe, nous trompe, quelle stratégie de repli aurons-nous ? Si nos élus ont contribué à éradiquer notre patrimoine semencier alimentaire ?

La solution est dans votre camp, mesdames et messieurs nos gouvernants. Une fois, vous avez pu revendiquer « responsables, mais pas coupables ». Devant la faim du peuple, cet argument ne tient pas.

N’obscurcissez pas l’avenir, il l’est déjà suffisamment.

Mais peut-être faut-il lancer un appel : aux semences, citoyens !

Raoul Jacquin

Ce communiqué est consultable sur notre site

Association Kokopelli

http://www.kokopelli.asso.fr/index.html

29/01/2008

ACTUALITÉS BANCAIRES

lu sur : http://www.mediapart.fr (lien ci-contre)
Société Générale : Jérôme Kerviel assure que sa hiérarchie était au courant
29/01/2008Par
Auteur:
Fabrice Lhomme

Dans ses déclarations aux policiers, dont MediaPart révèle la teneur, Jérôme Kerviel, le trader accusé d’avoir fait perdre près de 5 milliards d’euros à la Société Générale, met en cause sa hiérarchie, qui aurait « fermé les yeux » sur ses opérations. Il affirme aussi que les opérations de « dissimulation » sont courantes au sein de la banque.

Les dirigeants de la Société Générale ont du souci à se faire. Eux qui doivent déjà assumer les conséquences politiques, financières et médiatiques de l’affaire Kerviel, du nom de ce trader accusé d’avoir fait perdre 4,9 milliards d’euros à la banque, sont désormais sous la menace de la justice. En effet, le déclarations de Jérôme Kerviel aux policiers de la brigade financière, qui l’ont interrogé en garde à vue du samedi 26 au lundi 28 janvier, donnent au scandale une nouvelle dimension. Si l’on en croit le jeune trader (il a 31 ans), les malversations dont il est suspecté auraient été commises avec l’aval implicite de la direction de la banque.

Selon lui, sa hiérarchie ne pouvait ignorer qu’il avait dépassé les autorisations qui lui avaient été accordées pour des prises de positions très aventureuses sur les marchés. D’entrée, Jérôme Kerviel a donné le ton : « Je ne peux croire que ma hiérarchie n’avait pas conscience des montants que j’engageais, il est impossible de générer de tels profits avec de petites positions. Ce qui m’amène à dire que lorsque je suis en positif, ma hiérarchie ferme les yeux sur les modalités et les volumes engagés. Au quotidien, au titre d’une activité normale avec des engagements normaux, un trader ne peut générer autant de cash. »

Devant les enquêteurs, Jérôme Kerviel a accepté d’évoquer certaines techniques illégales utilisées par les traders pour dissimuler des prises de positions hyper spéculatives. Il a ainsi évoqué la pratique dite du « matelas », dont le but est de masquer certains résultats. « Cette pratique est utilisée dans le seul but de dissimuler de la valorisation », a-t-il confié aux policiers. « Cette valorisation dissimulée est au bon vouloir de chacun, au feeling… Cette pratique du matelas est même utilisée par les managers sur le résultat dégagé par leurs équipes ». Pédagogique, Kerviel a précisé : « Quand un manager, à l’instant T de l’année, estime que son desk a atteint ses objectifs de profits and loss, il peut décider de reporter la trésorerie sur l’exercice suivant, ce en le dissimulant par des moyens divers ». Selon lui, « il y a des coutumes qui permettent une certaine flexibilité accordée ponctuellement à un trader à la faveur des discussions avec le manager. On peut être en dépassement plusieurs jours et effectivement se faire rappeler à l’ordre sauf à réussir à négocier un dépassement plus conséquent ce qui est exceptionnel ».

« Tant que nous gagnons et que cela ne se voit pas trop, que ça arrange, on ne dit rien… » (Jérôme Kerviel aux policiers)

D’après le trader, ses supérieurs l’encourageaient en fait à prendre des risques. « Ce dynamisme requis n’est-il pas une façon induite de vous inciter à prendre le maximum de positions sous l’aspect valeurs et volumes ? », lui ont demandé les policiers. « C’est effectivement ainsi que je le ressens », a lâché le trader, avant d’ajouter : « Tant que nous gagnons et que cela ne se voit pas trop, que ça arrange, on ne dit rien… ». Ebauchant une forme de mea culpa, Jérôme Kerviel a avoué : « En ce qui me concerne, cette valorisation à 1,4 milliard d’euros est importante, certes, mais arrivée trop rapidement -de 500 millions d’euros fin octobre 2007 à 1,6 milliard fin novembre- pour que je puisse la déclarer sans être inquiété. Il est vrai, et je le concède, que cela est hors de proportion avec le résultat déclaré, mais qui est lui-même hors proportion ».


Et Kerviel de conclure par cette formule imagée qui, à ses yeux, résume l’attitude hypocrite de sa hiérarchie : « Pas vu, pas pris. Pris, pendu ! ». Il a aussi précisé : « Je reconnais avoir pris de grosses positions, qui pourraient être qualifiées hors limite de mon mandat, que j’ai masquées par une opération fictive (...) Il est vrai que dans l’hypothèse où je veux garder une position importante sur un terme plus ou moins long, pour ne pas alerter mon manager, je passe une opération fictive de nature à laisser entendre que la position que j’ai prise est couverte par cette fausse opération, ce qui conduit dès lors à flatter mon résultat. Ce qui produit mon gain, c’est ma position réelle uniquement et le jour où ma position fictive tombe, il y a une réactualisation de ma position ».

Interrogé sur ses motivations, Jérôme Kerviel a été clair : « Ce qui m’a motivé à passer ces opérations est de différents ordres mais avant toute chose, j’ai en tête de faire gagner de l’argent à ma banque, c’est ma première motivation, en aucun cas m’enrichir personnellement ». Caustique, il a cru bon de préciser que « les techniques que j’ai utilisées ne sont pas sophistiquées du tout, comme peut le prétendre la presse spécialisée, et à mon sens tout contrôle correctement effectué est à même de déceler ces opérations ». Il a également cité ses deux supérieurs hiérarchiques, Eric Cordelle et Martial Rouyère, disant qu’ils sont intéressés aussi aux résultats : « Plus l’équipe génère du cash, plus le manager sera financièrement intéressé ».

« Je vous informe de l’existence de plusieurs alertes parvenues à ma hiérarchie »
(Jérôme Kerviel aux policiers)

Jérôme Kerviel a tout de même admis un intérêt personnel dans les opérations qu’il a menées : l’obtention de « bonus », ces primes accordées aux traders les plus efficaces. Il a reconnu avoir déclaré 55 millions d’euros fin 2007 et négocié son bonus à partir de cette somme, ridicule en comparaison de ses « vrais » résultats (1,4 milliards d’euros), qu’il avait été obligé de dissimuler, en inventant des pertes fictives, pour ne pas se faire repérer. « Pour 2007, j’ai essayé de négocier un bonus de 600 000 euros et Martial Rouyère m’a laissé entendre que je ne pouvais espérer plus de 300 000 euros. Le bonus devait être versé en mars de l’année suivante », a révélé Kerviel.

« A supposer que votre hiérarchie ait eu connaissance de vos couvertures de positions à l’aide d’opérations fictives, pensez-vous que cela aurait été de nature à remettre en question le montant de votre bonus ? », lui ont demandé les enquêteurs. « Il y a des chances effectivement, mais je reste persuadé qu’ils étaient au courant de mes positions et, en cela, je vous informe de l’existence de plusieurs alertes parvenues à ma hiérarchie », a répondu le trader. Et de préciser : « Durant l’année 2007, plusieurs mails interrogatifs en provenance du back office (le service qui contrôle les opérations sur les marchés) ont été envoyés à plusieurs de mes assistants collaborateurs afin d’obtenir des explications sur les opérations enregistrées dans mon book. Ces mails concernaient des opérations qui ne sont pas redescendues au back office … ». Fort embarrassants pour la banque, ces courriels n’ont pour le moment pas été portés à la connaissance des deux magistrats instructeurs, Renaud Van Ruymbeke et Françoise Desset.

Au cours de son audition, Jérôme Kerviel a livré à la brigade financière quelques éléments psychologiques qui permettent de mieux cerner sa personnalité et peut-être d’expliquer les risques insensés qu’il a pris. Visiblement, le jeune homme, muni d’un simple DESS, nourrissait quelques complexes vis-à-vis de ses collègues sur-diplômés. Embauché en 2000, il a passé cinq ans au « middle office », le service qui assiste les traders, avant d’intégrer enfin la salle des marchés et de réaliser son rêve, devenir trader. « J’avais pris conscience, lors de mon premier entretien en 2005, du fait que j’étais moins bien considéré que les autres au regard de mon cursus universitaire et de mon parcours personnel professionnel. En effet, je ne suis pas arrivé directement au front office (la salle des marchés), je suis passé par le middle office et je suis le seul dans ce cas ».

Mis en examen lundi 28 janvier pour « abus de confiance », « faux et usage de faux » et « introduction dans un système de traitement automatisé de données informatiques », Jérôme Kerviel, qui s’expliquera ultérieurement sur le fond devant ses juges, a été laissé en liberté. Le parquet de Paris avait pourtant requis son placement en détention provisoire. Les juges d’instruction semblent considérer que les risques de fuite du trader sont quasiment nulles, puisqu’il s’est rendu sans difficulté à la convocation des policiers. Ses déclarations, d’où il ressort qu’il relativise sa responsabilité en mettant en cause sa hiérarchie, pourraient également avoir convaincu les deux magistrats qu’ils risquaient d’incarcérer un « bouc émissaire ». Enfin, par nature, le juge Van Ruymbeke n’aime guère recourir à la détention provisoire, ce que lui reprochent d’ailleurs certains de ses collègues mais lui vaut par ailleurs l’estime de la plupart des avocats.

27/01/2008

Décadence (2)


La révolte des petites gares
LE MONDE | 26.01.08

© Le Monde.fr

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Décadence (1)


19:03 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (0)

Justice contre corruption



"Bernard Bertossa, ancien procureur général de Genève puis juge au Tribunal pénal fédéral suisse, fût un pionnier en Europe de la lutte contre le blanchiment d'argent. L'ancien haut magistrat suisse a pris sa retraite début janvier. Désormais libre de parler, ce spécialiste de la grande délinquance financière dénonce les obstacles auxquels se heurtent ses pairs, y compris en France.

En octobre 1996, avec six magistrats européens, vous avez lancé l'Appel de Genève. Vous demandiez l'instauration d'un véritable espace judiciaire en Europe. Douze ans après, existe-t-il ?

Non, en ce qui concerne la lutte contre la grande délinquance financière, cet espace judiciaire n'existe toujours pas. Comme en 1996, il existe des justices nationales confrontées à une criminalité internationale. Il y a eu quelques progrès, comme le mandat d'arrêt européen et l'uniformisation des procédures en matière de saisie des avoirs.

L'entraide judiciaire va plus vite. Mais il n'y a pas d'autorité de poursuite pénale ni d'autorité de jugement ayant une compétence supranationale. Chaque juge reste enfermé dans ses frontières et dépend de la bonne volonté des autres pour faire progresser ses enquêtes financières.

Quel est selon vous le principal obstacle ?
C'est ce nationalisme judiciaire. Des abandons de souveraineté ont eu lieu dans presque tous les domaines, mais la justice continue à être le dernier pré carré de la souveraineté nationale. L'idée qu'un juge étranger puisse agir ailleurs que chez lui donne encore des boutons à la majorité de la classe politique. Il y a là un réel blocage politique et psychologique.

Même chez eux, les juges sont parfois entravés dans leurs actions. Le Français Renaud Van Ruymbeke, l'un des signataires de l'Appel de Genève, est sous le coup d'une procédure disciplinaire du Conseil supérieur de la magistrature, à propos de son attitude dans l'affaire des faux listings Clearstream. Qu'en pensez-vous ?
Je connais bien M. Van Ruymbeke. C'est un parfait honnête homme. Dans le cadre de son enquête sur les frégates de Taïwan, il a eu recours à une pratique admise en droit français (rencontrer un témoin hors procédure pour protéger son anonymat). J'ai du mal à comprendre qu'on puisse lui en faire grief.

Il est incroyable que la justice française mette autant de moyens pour enquêter sur une fausse liste de titulaires de comptes bancaires. C'est un fait divers qui relève de la diffamation devant un tribunal de police. Faire travailler à plein temps deux juges d'instruction, comme s'ils n'avaient rien d'autre à faire, et créer ainsi une ambiance détestable au sein du pôle financier, me paraît scandaleux. C'est un choix de politique criminelle douteux et cela ressemble à un écran de fumée.

En France, l'affaire des frégates de Taïwan - également instruite en Suisse - a en effet été classée, M. Van Ruymbeke se heurtant au secret-défense...
Cela montre que les priorités en matière de lutte contre la délinquance économique ne sont pas bien ciblées. Invoquer le secret-défense me semble injustifié et injustifiable. Ou alors c'est l'aveu qu'il n'y a pas de ventes d'armes sans corruption. Ou que la France considère que le commerce l'emporte sur le respect du code pénal. Il faudrait que le Parlement ait le courage de dire : la corruption est un crime, mais pas en matière de ventes d'armes !

Vous avez souvent collaboré avec la justice française. N'assiste-t-on pas à un retour de la tradition d'obéissance du pouvoir juridique au pouvoir politique ?

Non. A l'époque de François Mitterrand, cela n'était pas mieux. Cette servilité a toujours existé. Ce que vous appelez les "affaires" a toujours été déclenché par des juges d'instruction et pratiquement jamais par des procureurs. A l'exception d'Eric de Montgolfier (actuel procureur de Nice), les procureurs avec lesquels j'ai traité étaient toujours plus ou moins aux ordres.

Un groupe de travail formé par la ministre de la justice, Rachida Dati, planche actuellement sur la dépénalisation du droit des affaires. N'est-ce pas la tendance en Europe ?

C'est la tendance néolibérale berlusconienne. Le grand exploit de Silvio Berlusconi est d'avoir, de fait, dépénalisé les faux en écriture. Si, en France, on fait partir le délai de prescription pour certains délits comme l'abus de biens sociaux (ABS) au moment où il sont commis et qu'on maintient ce délai à trois ans, cela voudra dire que l'on ne poursuivra plus ces infractions. N'importe quel avocat intelligent peut faire traîner la procédure durant trois ans. Le message politique est : "Business is business." Il existerait ainsi une sorte d'enclave de la malhonnêteté liée au commerce. C'est insupportable ! Je continue à croire que l'on peut faire des affaires proprement et gérer une entreprise sans abuser des biens de celle-ci."...
lire la suite sur lemonde.fr

17:30 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

25/01/2008

Loi du silence


Loi du silence
LE MONDE | 25.01.08

© Le Monde.fr

..."Ainsi, en France, en 2008, des hauts fonctionnaires se font tirer l'oreille comme des mauvais élèves quand ils enfreignent un devoir de réserve compris comme un engagement au silence. Pratiques d'un autre âge, incompatibles avec la "démocratie irréprochable" et la "politique de civilisation" dont M. Sarkozy se fait le chantre."

15:10 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (0)

Gaza fait tomber sa frontière égyptienne (plus efficace qu'attendre l'action de l'ONU ou des pays occidentaux)

lu sur lefigaro.fr :
Gaza fait tomber sa frontière égyptienne
J.C. (lefigaro.fr) avec AFP et AP
24/01/2008 | Mise à jour : 08:59 |

Certains Palestiniens conduisaient des charrettes et transportaient des valises pour rapporter des produits de consommation courants et du carburant. (Abed/AFP)

L'Egypte ne s'est pas opposée à l'entrée de dizaines de milliers de Palestiniens qui ont franchi mercredi le mur séparant la bande de Gaza de son territoire.
Mercredi à l'aube, des Palestiniens armés, selon des témoins, membres du Hamas et des Comités de résistance populaire, ont détruit les deux-tiers du mur de séparation entre la bande de Gaza et l'Egypte voisine, à l'aide d'engins explosifs et des bulldozers. Depuis, plusieurs milliers de civils palestiniens s'engouffrent dans les brèches créées dans cette clôture de 14 kilomètres de long. Une entrée illégale, sous le regard de 2.000 policiers égyptiens anti-émeute. (Voir notre diaporama)
Certains Palestiniens conduisaient des charrettes et transportaient des valises pour rapporter des produits de consommation courants et du carburant qu'ils comptaient acheter en Egypte, avant de regagner la bande de Gaza.
A la mi-journée, le président égyptien Hosni Moubarak a fait savoir qu'il avait en fait permis cet afflux pacifique et temporaire de Palestiniens sur son sol. Il a affirmé que les forces de sécurité égyptiennes avaient «accompagné» les Palestiniens de Gaza, «qui souffrent de famine en raison du blocus israélien», à venir s'approvisionner à Rafah, la ville située à cheval entre le territoire palestinien et l'Egypte.
«Je leur ai dit de les laisser entrer, tant qu'ils ne portent pas des armes, pour qu'ils puissent manger et acheter des produits alimentaires et puis retourner chez eux», a déclaré Hosni Moubarak à la presse au Caire. Dans le même temps, quelque 500 personnes ont été arrêtées lors d'une manifestation pro-Gaza, dans la capitale égyptienne.
Cinq blessés par balle
De son côté, le premier ministre du Hamas, Ismaïl Haniyeh, a appelé à la tenue d'une réunion d'urgence avec ses rivaux du Fatah.
Cet épisode intervient au lendemain d'une manifestation organisée par le mouvement islamiste, devant le terminal de Rafah pour protester contre le blocus de ce territoire palestinien imposé par Israël. Quatre Palestiniens et un garde égyptien ont été blessés par balles, lors de heurts avec les forces égyptiennes. Les manifestants demandaient aux Egyptiens d'ouvrir le point de passage, fermé quasiment en permanence depuis juin 2006. Déjà lundi, le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza depuis juin 2007, avait appelé la Ligue arabe à «astreindre» l'Egypte à déverrouiller le poste-frontière
Depuis le coup de force du mouvement islamiste, le terminal de Rafah est quasiment scellé alors qu'il était devenu l'unique fenêtre vers le monde extérieur pour ce territoire depuis le retrait israélien de 2005.
Depuis le 17 janvier, l'Etat hébreu impose un blocus de la bande de Gaza en riposte à la multiplication des tirs de roquettes palestiniennes contre le sud de son territoire. Mardi, devant les critiques de la communauté internationale, Israël a desserré son étau autorisant la livraison de 360.000 L de mazout destinés à l'unique centrale électrique de la bande de Gaza. Mais mercredi, le ministre israélien de la Défense Ehoud Barak a martelé que «tant qu'il y aura des tirs depuis Gaza, les restrictions se poursuivront».

24/01/2008

Environnement: l'Amazonie part en fumée

lu sur LIBERATION.FR : jeudi 24 janvier 2008
Environnement: l'Amazonie part en fumée
Déforestation en amazonie brésilienne. Reuters
Contrairement à ce qu'annoncaient les autorités brésiliennes il y a deux mois, les contrôles satellitaires montrent une dévastation record entre août et décembre 2007.
AFP

La déforestation de l'Amazonie a connu une nouvelle accélération à la fin de 2007 avec quelque 7.000 km2 dévastés par les brûlages entre août et décembre 2007, un record depuis la mise en place du contrôle satellitaire il y a quatre ans, selon des données officielles.
Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva devait réunir aujourd'hui les ministres pour tenter de nouveau de renforcer le contrôle de l'Etat sur ces dévastations illégales opérées en général pour augmenter les surfaces d'élevage et de culture du soja.
Selon l'Institut national des recherches spatiales (INPE), les satellites ont détecté une déforestation effective (avec coupe rase des arbres) de 3.235 kilomètres carrés lors des cinq derniers mois de 2007, avec une pointe de 1.922 km2 pour les seuls mois de novembre et décembre. Comme le système n'enregistre que 40% des zones réélement dévastées, le gouvernement estime que 7.000 km2 ont été touchés d'août à décembre.
Ce chiffre représente déjà 60% de la déforestation enregistrée en un an entre août 2006 et juillet 2007.
Il représente une douche froide pour les autorités qui, il y a deux mois encore s'étaient félicitées de la baisse régulière de la déforestation depuis les niveaux historiques atteints en 2003 et 2004.
La ministre de l'Environnement avait indiqué mercredi lors d'une conférence de presse que 53% des surfaces concernées se concentraient dans l'Etat du Mato Grosso (centre-ouest), suivi dans le nord du pays par les Etat du Para (17%) et Rondonia (16%).
"Les activités typiques de ces Etats sont l'élevage et la culture du soja", a souligné Mme Silva. "Je ne crois pas à une coïncidence", a-t-elle dit, en soulignant que cette augmentation intervenait à un moment de hausse des prix sur le marché international des produits agricoles, dont le Brésil est grand exportateur.
Plus de 17% de la végétation originelle de la forêt amazonienne a déjà été détruite, dans la plupart des cas pour la création de pâturages. Certains chercheurs estiment que d'ici 2050, 40% de la forêt pourrait disparaître.

«Il a failli faire sauter une banque française et il est à la pêche ?!»

lu sur LIBERATION.FR : jeudi 24 janvier 2008
«Il a failli faire sauter une banque française et il est à la pêche ?!»
(Reuters)
Aujourd’hui libre, personne ne sait où se trouve le jeune trader qui a fait perdre 4,9 milliards d’euros à la Société générale. Les responsables de la banque, lors d'une conférence de presse surréaliste, ont laissé entendre qu'il ne s'était pas enrichi.
François Vignal

Ce n'est qu'un simple trader. Mais, depuis son ordinateur de la salle des marchés, «il a failli faire sauter une des premières banques françaises, et il est à la pêche !» s’exclame un journaliste lors de la conférence de presse donnée par les patrons de la Société générale, Daniel Bouton en tête.

A la pêche, car dans la nature. Le PDG de la banque reconnaît lui-même qu’il ne sait pas «où il est actuellement». Est-il en fuite ? «Je ne sais pas Monsieur». Une plainte est-elle déposée ? «Elle est en cours de dépôt». Mais il n’a «toujours pas été interrogé par la brigade financière.» Uniquement par des dirigeants de la banque, dans la nuit de samedi à dimanche et dimanche.
Les journalistes insistent. Ne fallait-il pas porter plainte tout de suite, qu’il ne puisse pas partir libre ? «On a peut-être commis une erreur là-dessus»…«Mais si jamais il s’enfuit, il sera retrouvé, il n’y a aucun doute», tente de rassurer Daniel Bouton, qui ne sait cependant pas «quel est le délit pénal qu’il a commis.»

Un opérateur de base

L’homme, ou plutôt le jeune homme, n’a qu’«une trentaine d’années» - 31 ans exactement - et s'appelle Jérôme Kerviel, selon plusieurs sources. Il est diplômé de l'Université de Lyon II, où il a décroché en 2000 un master en finance de marché. «C’est un opérateur de base dans une salle de marché. Il gérait des petites positions», précise Jean-Pierre Mustier, qui dirige la banque de financement et d’investissement de la Société générale. Un opérateur comme il en existe des dizaines dans les banques.
Détail étonnant, mais d’importance : il ne s’est pas enrichi sur cette fraude. «Il ne semble pas qu’il en ait bénéficié directement. Il faudra savoir s’il a pu en bénéficier indirectement,» souligne Jean-Pierre Mustier.

Salaire de ce trader : «100 000 euros par an avec les bonus». Ça semble beaucoup, mais au regard des échelles de salaires en vigueur dans le milieu, rien d’exceptionnel. Ce trader de base a néanmoins réussi à monter «une gigantesque entreprise de dissimulation» au sein de la banque, comme l’explique Daniel Bouton, qui reconnaît son «intelligence».

Il connaît tous les rouages de la banque

Passé d’abord, lors de son entrée à la banque en 2000, par «le middle et le back office», qui rassemble notamment les services de contrôle de la banque comme le «risque», il rejoint le «front» et la salle des marché en 2005. Il connaissait ainsi tous les rouages du système. Pour mieux le tromper.
Le truc ? S’organiser une «couverture fictive» qu’il «déplace à chacune de ses étapes». «Les positions qu’il a prises en 2007 étaient gagnantes.» Mais pour ne pas se faire repérer, «ces positions étaient annulées par des positions perdantes qui étaient fictives», détaille le PDG. «Il a ainsi trompé successivement toutes les formes de contrôle de la banque». Seule une erreur récemment faite dans ses opérations fictives l’a trahi. C’est vendredi soir que la banque a compris.

«C’est une histoire de fou»

Si, au final, la fraude se termine par 4,9 milliards d’euros de perte, les opérations menées auraient permis de gagner potentiellement «beaucoup, beaucoup» d’argent à un moment, a affirmé en marge de la conférence de presse Philippe Collas, DG adjoint en charge des gestions d'actifs et des services aux investisseurs.
Les dirigeant de la Société générale ne comprennent tout simplement pas les motivations de ce trader, qui a travaillé seul, affirment-ils. «C’est un acte inexplicable, de malveillance, affirme Jean-Pierre Mustier. Cet individu n’avait pas conscience de ce qu’il faisait». Une sorte de jeu virtuel derrière son ordinateur, «un Second life de la finance» lancera un journaliste.
«C’est l’exemple même du type qui a pété les plombs. Il a eu des problèmes familiaux très importants à un moment, affirme Philippe Collas. Cette histoire, pour un banquier, c’est incompréhensible. C’est du délire, une histoire de fou.»

Ne dites pas aux Français que Sarkozy ressemble à Berlusconi

lu sur LIBERATION.FR : jeudi 24 janvier 2008
Ne dites pas aux Français que Sarkozy ressemble à Berlusconi
Reuters.
La vie politique française s'italianise – mais refuse de l'admettre – note, amusé, l'hebdomadaire transalpin l'Espresso. Extraits.
Arnaud Vaulerin
L’article, titré «Cabaret Sarkozy», est signée Ilvo Diamanti, politologue avisé et fin connaisseur de la carte politique italienne. Dans la dernière édition de l' hebdomadaire de centre-gauche L’Espresso, il porte un regard amusé sur les mutations de la scène politique française.
Il note que l’«on respire un drôle d’air à Paris». «Il est difficile de ne pas saisir la rupture par rapport au passé de la Ve République.» Diamanti écrit que la «vie privée des présidents, en France, était scrutée, mais pas exhibée et agitée sur la place médiatique. […] En quelques mois, cependant, tout semble changé. D’une manière irréversible» depuis l’arrivée de Sarkozy à l’Elysée.
Diamanti évoque Cécilia, convoque Carla Bruni, remarque que l’on assiste en France à une «désacralisation de l’Etat et de la vie publique». Il explique que le mot «pipolisation» est entré dans le dictionnaire. Pour dénoncer l’«américanisation de la politique nationale». Et ajoute qu’il est «difficile d’éviter d’autres références. Et en premier lieu, l’Italie. La politique comme spectacle imposée par Silvio Berlusconi. Ce dernier, une minute après le succès du nouveau président, commenta: “C’est moi, le modèle de Sarkozy, d’ailleurs c’est à moi qu’il a passé son premier coup de téléphone après la victoire.” Mais ne le dites pas aux Français», s’amuse Ilvo Diamanti qui a joué la provocation et récolté des «réactions péremptoires et indignées, même parmi ceux qui ne l’aiment pas».
Le politologue italien dresse un premier bilan de l’action de Sarkozy et estime que la France s’achemine vers un régime présidentiel, «un changement profond de la politique française». «C’est comme si les Français voulaient se libérer au plus vite du sacré qui a traditionnellement caractérisé les lieux, les formes et les autorités de la vie publique.» Diamanti porte l’estocade finale. C’est comme «si les Français nous ressemblaient». «Mais disons le à voix basse, pour ne pas les inquiéter. Car s’ils se regardaient dans le miroir italien, ils se détourneraient, effrayés. Tant qu’il s’agit de Carla Bruni, ça va. Mais Berlusconi – et tout le reste –, vraiment c’est trop.»

contre expertise du rapport Attali


23/01/2008

un exemple à suivre !

Le papier finlandais, pas assez vert pour imprimer le dernier Harry Potter
AFP
lu sur : LIBERATION.FR : mercredi 23 janvier 2008
L’auteur des Harry Potter, J.K. Rowling, s’est opposée à l’impression du dernier tome de la série en Finlande sur du papier local parce que celui-ci ne bénéficie pas du certificat écologique FSC, a-t-on appris mercredi auprès de son éditeur finlandais, Tammi.
Alors que la Finlande est l’un des tout premiers producteurs de papier au monde, J.K. Rowling a exigé que l’imprimeur importe du papier plus «vert» pour tirer le 7e et ultime opus de sa saga, «Harry Potter et les reliques de la mort».
«Le papier finlandais est certifié, mais pas FSC. Les versions finlandaises des tomes précédents ont été imprimées en Finlande sur du papier recyclé. La demande est plus pointue cette fois», a indiqué à l’AFP Sinikka Partanen, porte-parole de Tammi, confirmant une information de presse.

FSC (Forest Stewardship Council) est un label vert qui garantit que la fabrication d’un produit du bois s’est faite dans le respect de la gestion durable des forêts.
«L’offre de produits FSC en Finlande est très limitée. Nous utilisons principalement le label PEFC (Programme pour la reconnaissance de systèmes de certificats forestiers), mais nous tentons de faire avancer le FSC», a assuré Antti Otsamo de la Fédération finlandaise des industries forestières.

OGM: les études et le débat éludés

lu sur liberation.fr
( http://contrejournal.blogs.liberation.fr/mon_weblog/2008/01/ogm-le-dbat-quo.html )

OGM: les études et le débat éludés

«Pourquoi cherche-t-on tant à développer les OGM? Est-ce vraiment une nouvelle révolution verte ou de la poudre aux yeux ?» Après l'activation de la clause de sauvegarde, Pierre Rainelli, économiste et ancien directeur de recherche à l’INRA, critique, études à l'appui, la course à la productivité du «complexe agro-industriel» français. Il est l’auteur de L’agriculture de demain, gagnants et perdants de la mondialisation (2007, Le Felin).
Pierre Rainelli. «On vient de le voir, le débat sur les OGM reste dominé par les peurs et les réactions épidermiques. D’un côté, la peur de toucher au génome, de toucher à la vie. Les craintes pour la sécurité alimentaire ou la dissémination. De l’autre côté, la peur de rater le train de la productivité, et de décrocher économiquement. J’ai écouté attentivement José Bové, et je constate qu’il n’aborde plus, ou très peu, le problème de la sécurité alimentaire, mais qu’il met en avant les problèmes environementaux. On a désormais plus d’éléments sur les conséquences d’une dissémination – notamment pour l’agriculture biologique d’avoir des gênes qui touchent les produits bio. Mais les questions centrales sont souvent éludées. Pourquoi finalement cherche-t-on tant à développer les OGM? Est-ce que c’est un vrai progrès économique? Est-ce vraiment une nouvelle révolution verte ou de la poudre aux yeux ?»
« Les OGM sont d’abord l’affaire des pays riches. Plus de la moitié des plantes génétiquement modifiées se trouvent aux Etats-Unis. Devant l’Argentine et le Brésil. Une étude faite aux Etats-Unis, en 2006, pour le compte du ministère de l’Agriculture américain a révélé que l’introduction des OGM avait eu des conséquences mitigées pour les agriculteurs. Les producteurs de soja, seuls, y ont trouvé un gain de productivité. Concernant les pays en développement, les résultats positifs des premières années, semblent s’estomper les années suivantes. Une étude sur 481 paysans chinois menée en 2006 par l’université américaine Cornell en partenariat avec l’académie des sciences chinoise montre que l’utilisation du gêne Bt (qui contient un bacille toxique pour certains insectes) dans la culture du coton s’est avérée efficace les trois premières années. Les exploitants ont utilisé 70 % de pesticides en moins que leurs homologues conventionnels, et ils ont eu un revenu supérieur de 36 %. Par la suite, les utilisateurs de semences Bt ont dû mettre autant de pesticides que les autres. Compte tenu du coût trois fois plus élevé des semences, leurs revenus ont finalement baissé de 8 % par rapport aux exploitants non Bt. Ces conclusions – sur des études limitées dans le temps - concernent les OGM de première génération, auxquelles vont peut être remédier les semenciers.
Par leur filiation chiraquienne, les agriculteurs ont été habitués à être entendu. Et il ne fait guère de doute qu’ils s’estiment trahis aujourd’hui par l’activation de la clause de sauvegarde. Pour eux l’urgence, c’est la productivité. Pourtant avec 22.000 hectares de champs de maïs OGM, on peut estimer à quelques centaines seulement les agriculteurs concernés. Mais c’est qu’au delà de ces derniers, les semenciers, les organisations agricoles, le secteur coopératif sont impliqués dans les OGM – en amont et en aval. On pourrait parler d’un complexe agro-industriel comme du complexe militaro-industriel… L’achat des semences et des produits phytosanitaires place, en outre, les producteurs en état de dépendance.
Peut être qu’au lieu de voir son avenir sur les marchés internationaux, de chercher à concurrencer l’Argentine ou les Etats Unis, l’agriculture française pourrait chercher un nouveau souffle dans les produits bio. Il faut trouver des raisonnements plus économiques et plus prospectifs.»

Après le gaucho et le régent, le cruiser menace les abeilles

Le ministre de l’agriculture vient d’autoriser l’utilisation d’une nouvelle semence de maïs traitée par l’insecticide systémique dangereux appelé Cruiser dont la matière active est le Thiamethoxam.

Même si cette autorisation ne s’étend pas aux maïs à consommation humaine et aux lignées mâles destinées à la production de semences, la précipitation de cette décision sous la pression des maïsiculteurs intensifs, des semenciers et des producteurs de produits phytosanitaires sera dommageable pour l’avenir.
En effet, la toxicité de cet insecticide est très forte :
- 5 nanogrammes* (ng) suffisent pour tuer une abeille.
- En outre, sa toxicité est équivalente à celle du fipronil et de l’imidaclopride dont on connaît les effets délétères sur le rucher français (cf. affaires Gaucho et Regent).
- De plus, des doses de Thiamethoxam aussi basse que 0,5 ng par abeille ont des effets sub-létaux importants. Ainsi, le Thiamethoxam peut entraîner la perturbation du vol de retour à la ruche des abeilles, dont l’une des conséquences peut être l’affaiblissement des colonies.
- Le Thiamethoxam est également persistant dans les sols ce qui permet une éventuelle contamination des cultures suivantes.
Les précautions d'usage préconisées par l'AFSSA (dans son avis du 20 décembre 2007) retenues par le Ministère ne reposent que sur des résultats intermédiaires et ne permettent pas de juger des effets sur le long terme de ce produit sur les abeilles, l'Homme et l'environnement. De plus, ces précautions ne nous paraissent pas de nature à limiter les risques à court terme étant donné, notamment, les difficultés à contrôler leur application.
En outre, un risque d’extension future de l’homologation pour d’autres usages (sur colza ou encore en production fruitière) n’est pas à écarter. Enfin, les poussières qui se dégagent au moment du semis de semences enrobées ont été responsables de la disparition d’un grand nombre d’abeilles au printemps 2007 en Italie.
Dans ces conditions, et alors que les travaux du Comité Scientifique et Technique (CST) chargé d’évaluer les causes de dépérissement des colonies d’abeilles sont volontairement arrêtés depuis deux ans, nous nous élevons contre cette autorisation et demandons le retrait de cette AMM* qui permettrait à un insecticide qu’on sait être extrêmement dangereux pour les abeilles d’être répandu dans l’environnement au mépris du principe de précaution.

*Autorisation de Mise sur Marché

Signataires
Confédération paysanne
Cyberacteurs
MDRGF
UNAF

COMMENT AGIR ?

Sur le site de cyberacteurs : voir le lien cyber@cteurs, ci-contre à gauche
Cette cyber @ction est signable en ligne
http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre.php?id=193

22/01/2008

Manger sain ?



...""Que ta nourriture soit ton premier médicament", disait Hippocrate, père de la médecine moderne. Cette phrase n'a pas pris une ride."

le partage des richesses

Il y a dans Le Monde Diplomatique de janvier (actuellement en kiosque) un article sur le "partage des richesses" que tous et toutes devraient lire.
Il analyse très clairement la dérive de nos sociétés vers ce que je qualifierais de "nouvelle société monarchique", ou peut-être de "nouvelle société de castes", où la classe (ou la caste) dominante est celle qui possède des capitaux et dont la seule finalité est l'accroissement de ces capitaux.

09:21 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (0)

18/01/2008

Un maïs non-OGM enrichi en vitamine A



..."L'équipe rend disponibles les informations génétiques afin de permettre aux sélectionneurs de tous les pays de produire facilement et rapidement par "sélection assistée par marqueurs" des maïs ayant un fort contenu en vitamine A.
La méthode présentée dans cet article vient donc rivaliser avec le "riz doré", mis au point par le chercheur suisse Igo Potrikus, qui vise aussi à augmenter la teneur en vitamine A de la céréale, mais au moyen de la transgenèse. M. Potrikus a indiqué, en décembre 2007, dans un entretien avec le site Internet gm-compas.org, que des tests du riz doré seront conduits en 2008."...

Plus de 10 000 espèces exotiques mettent en danger la biodiversité européenne



..."La globalisation des échanges est le principal vecteur de la prolifération des espèces envahissantes. Mais alors que d'autres pays, comme les Etats-Unis ou la Nouvelle-Zélande, eux aussi victimes de ces espèces, se sont dotés de plans d'action et de législations restrictives, les Vingt-Sept ne disposent d'aucune stratégie, et leur arsenal commun est très limité."...

l'ISLAM : débat




voir :
http://www.irshadmanji.com/

10:30 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (0)

la viande clonée est-elle un progrès ?


16/01/2008

Procès ERIKA : les amendes

RAPPEL: BÉNÉFICES DE TOTAL EN 2006 = 12,58 MILLIARDS, AU MOINS AUTANT ATTENDUS EN 2007

lu sur lemonde.fr :
CORRECTION - - Condamnations sans précédent pour le naufrage de l'Erika
16.01.08 | 18h49

Au 14e paragraphe, bien lire que les régions de Bretagne, des Pays-de-Loire, du Finistère et de Loire-Atlantique obtiennent respectivement 5,6 millions d'euros, 4,78 millions, 4,36 millions et 5,33 millions au lieu des montants précédemment indiqués.

par Thierry Lévêque

PARIS (Reuters) - Le groupe Total et trois autres personnes physiques et morales ont été condamnés à des amendes et un total de 192 millions d'euros de réparations pour "pollution maritime" lors du naufrage du pétrolier Erika survenu au large de la Bretagne en 1999.
Cette condamnation d'une compagnie pétrolière dans un accident maritime majeur, une des plus lourdes financièrement jamais prononcée, est une première judiciaire en France qui pourrait bouleverser les données de ce secteur économique.
L'impact est renforcé par le fait que dans le même jugement, le tribunal correctionnel de Paris ouvre la voie à la reconnaissance de la notion de "préjudice écologique".
Le dossier n'est pas fermé car Total et les autres condamnés qui ont tous plaidé la relaxe au procès, pourraient faire appel du jugement, ce qui suspendra les sanctions. Un autre procès devrait donc être organisé dans environ un an.

L'Erika, navire vieux de 24 ans battant pavillon maltais, s'était brisé en deux le 12 décembre 1999 dans une tempête avant de sombrer et de déverser 20.000 tonnes de fioul sur 400 km de côtes, tuant des dizaines de milliers d'oiseaux et ravageant la faune et la flore marines.

L'affaire avait relancé le débat sur le transport maritime au niveau européen. Après huit ans de procédure et quatre mois de procès l'été dernier, le tribunal condamne le groupe Total, première société française en importance et quatrième groupe pétrolier privé mondial, à 375.000 euros d'amende, sanction maximale pour pollution maritime pour une personne morale.
L'organisme de contrôle maritime italien Rina, de réputation mondiale, est condamné à 175.000 euros d'amende. Il avait donné son certificat de navigabilité à l'Erika.
Giuseppe Savarese, ex-propriétaire italien du navire, et Antonio Pollara, ex-gestionnaire italien de l'Erika, sont sanctionnés de 75.000 d'amende chacun, maximum prévu pour les personnes physiques.

"FAUTE D'IMPRUDENCE" DE TOTAL

Savarese et Pollara - absents au tribunal - ont commis une faute en réduisant les travaux d'entretien de l'Erika pour économiser de l'argent, disent les juges. Le Rina a délivré des certificats sans procéder aux contrôles nécessaires "sous la pression de contraintes commerciales", dit le tribunal.
Concernant Total SA, le tribunal écarte les règlements internationaux qui excluent la responsabilité des affréteurs, point sur lequel s'appuyait la compagnie pour demander sa relaxe. Juridiquement, l'affréteur était la filiale Total transport, qui est relaxé, disent les juges.
Total SA s'était "de fait" chargé d'un pouvoir de contrôle des navires affrétés, explique le tribunal dans ses attendus. Le service de "vetting" (inspection des navires affrétés propre à la compagnie) était rattaché au groupe, remarquent les juges, qui concluent à une "faute d'imprudence" dans l'inspection.
Le tribunal reconnait le droit pour les associations de protection de la nature à obtenir réparation des dommages à l'environnement, une victoire proche de la reconnaissance du "préjudice écologique", qu'elles demandaient.
Parmi la centaine de parties civiles - régions, départements, communes, État français, associations -, l'État obtient à lui seul 153,8 millions d'euros, l'intégralité de ses demandes. Les parties civiles demandaient au total environ un milliard d'euros de réparations.
Une vingtaine d'entre elles sont déclarées irrecevables. La région Bretagne obtient 5,6 millions d'euros, les Pays-de-Loire, 4,78 millions, le Poitou-Charentes un million, le Finistère 4,36 millions, la Loire-Atlantique 5,33 millions.
Le tribunal relaxe les onze autres prévenus et abandonne contre tout le monde l'accusation de "mise en danger d'autrui". Le capitaine indien du pétrolier, Karun Mathur est relaxé mais déclaré partiellement responsable civilement.
Sont aussi relaxés les deux filiales de Total, Total Petroleum services et Total transport, Gianpiero Ponasso, cadre du Rina, Bertrand Thouillin, ancien responsable de la sécurité de Total, Alessandro Ducci et Mauro Clemente, deux Italiens qui ont sous-affrété l'Erika à Total pour son dernier voyage.
Sont aussi blanchis par le tribunal trois militaires (dont l'amiral Michel de Fresse de Monval) et un employé civil de la préfecture maritime de Brest, mis en examen pour de supposées négligences dans l'organisation des secours.

Procès de l'"Erika": amendes non dissuasives



..."le géant pétrolier Total, de loin le plus riche des condamnés avec ses bénéfices records (12,58 milliards d'euros en 2006 et au moins autant attendus en 2007)."...
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Que sont 375 MILLE Euros d'amende et MOINS DE 2 CENTAINES DE MILLIONS de dommages et intérêts FACE AUX BÉNÉFICES ANNUELS SUPÉRIEURS À LA DIZAINE DE MILLIARDS ?

RAPPEL : ERIKA


15/01/2008

Les chimpanzés mangent de la terre pour mieux se soigner



..."il reste à comprendre l'extraordinaire instinct de ces grands singes, auxquels nous devons peut-être, en matière de médication naturelle, une partie de notre culture ancestrale. Une raison de plus pour les protéger, eux et l'habitat tropical qui héberge leur pharmacopée."

12:15 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0)

13/01/2008

''doutes sérieux'' sur l’impact du maïs OGM

lu sur univers-nature.com
http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=2921
09-01-2008

De nombreux ''doutes sérieux'' sur l’impact du maïs OGM

En fin de journée, les conclusions du comité de préfiguration de la Haute autorité sur les OGM ont été rendues publics. Elles vont très vraisemblablement conduire le gouvernement à activer la clause de sauvegarde contre la culture du maïs transgénique MON810, modifié pour produire un insecticide et résister à la pyrale du maïs.
En effet, pour le Président du comité, le Sénateur UMP Jean-François Legrand, "un certain nombre de faits scientifiques nouveaux négatifs" ont été relevés au sujet du seul OGM cultivé commercialement en Europe. Ainsi, en présentant ses conclusions au Ministre de l’écologie, Jean-Louis Borloo, le Sénateur n’a pas hésité à émettre des "doutes sérieux" sur les impacts du maïs MON810 à destination de divers micro-organismes non-cibles et sur le lombric, le ver de terre indispensable au bon fonctionnement des sols. Des doutes ont également été mis en évidence concernant l’impact de ce maïs sur plusieurs espèces de papillons et sur la faune aquatique du fait de la persistance, en milieu aquatique, de la toxine secrétée par cet OGM.
Au-delà de ces probabilités, les membres du comité ont relevé plusieurs points très contestables dans le dossier d’homologation de l’OGM au niveau européen. Il semblerait ainsi que "la dissémination à longue distance, sur plusieurs dizaines, voire centaines de kilomètres" des pollens soit une réalité et, à ce titre, des doutes ont été émis sur la qualité des évaluations des distances de disséminations présentées initialement.
De même, la faiblesse des analyses toxicologiques qui ont prévalu pour l’autorisation du MON810 est soulignée.

En conséquence,
le comité recommande que des études complémentaires sur la
variabilité de la toxine insecticide Bt, secrétée par l’OGM, soient effectuées sur des abeilles mais aussi d’autres animaux comme le rat.

D’autre part,
il est également recommandé de mettre en œuvre des études d’impacts de la culture du maïs MON810 sur les différents systèmes culturaux et, d’une manière générale, de son intérêt pour l’agriculture…

Face à ces conclusions, il est de plus en plus probable que le gouvernement va recourir à la clause de sauvegarde (1), prévue dans la législation européenne pour empêcher toute culture de ce maïs. Néanmoins, sachant que, comme tous les autres pays de l’UE, la France n’a pas la possibilité de promulguer une interdiction totale des cultures transgéniques au regard de la législation européenne, il ne pourra donc pas s’agir d’un "moratoire sur les OGM" comme certaines associations le réclament en vain.
A noter que suite au retrait, hier, du projet de loi sur les OGM qui devait être présenté au Sénat, une nouvelle date d’examen vient d’être arrêtée au 5 février 2008.

Pascal Farcy

1- La clause de sauvegarde est actuellement utilisée par 6 pays et a été invoquée à 10 occasions : 3 fois par l’Autriche, 2 fois par la France (en novembre 1998 pour deux types de colza génétiquement modifiés) et une fois par l’Allemagne, le Luxembourg, la Grèce, le Royaume-Uni et la Hongrie. Neuf de ces interdictions sont encore en vigueur, le Royaume-Uni ayant levé la sienne.
A noter que le recours à cette clause impose aux Etats membres de justifier scientifiquement leur demande. Or, jusqu’à présent, ces argumentations ont systématiquement été rejetées par les instances européennes, les pays ne pouvant maintenir leurs interdictions que grâce à l’absence d’une majorité qualifiée pour faire tomber leur décision de non-culture du maïs MON810.
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12/01/2008

clause de sauvegarde sur le Mon810

lu sur lemonde.fr :
La France engage la clause de sauvegarde sur le Mon810
11.01.08 | 23h05

PARIS (Reuters) - Le gouvernement français a annoncé l'activation de la clause de sauvegarde sur le maïs Monsanto 810, ce qui permettra d'interdire provisoirement en France la culture de cet OGM autorisé par Bruxelles, en attendant une réévaluation de ses effets par l'Union européenne.
José Bové, qui observait une grève de la faim depuis le 3 janvier avec quinze autres militants anti-OGM pour obtenir cette décision, a aussitôt annoncé qu'il mettait fin à son action.
"Le gouvernement engage la procédure contradictoire afin de déposer une clause de sauvegarde sur la culture du maïs OGM MON 810 jusqu'à la réévaluation par les instances européennes de l'autorisation de commercialisation de cet OGM", a déclaré Matignon dans un communiqué.
Les services du Premier ministre précisent que cette décision s'appuie sur les conclusions du comité de préfiguration de la Haute autorité sur les OGM, rendues mercredi
Celui-ci a "fait état d'éléments scientifiques nouveaux" et la "nécessité d'expertises complémentaires sur les effets sanitaires et environnementaux" à long terme de ce maïs génétiquement modifié, souligne Matignon.
Lors du Grenelle de l'environnement en octobre dernier, Nicolas Sarkozy avait annoncé le gel de ce maïs transgénique, le seul autorisé à la culture commerciale au niveau européen, en attendant l'avis de la Haute autorité sur les OGM. Mais Bové et les écologistes réclamaient un "vrai moratoire".

PLAN SUR LES BIOTECHNOLOGIES VEGETALES

Mardi, le chef de l'Etat s'est déclaré prêt à faire jouer cette clause de sauvegarde en cas de "doutes sérieux" sur ces cultures "jusqu'à ce que la Commission européenne tranche le problème", ce qui est attendu dans l'année.
Le lendemain, Jean-François Legrand, président du comité de préfiguration de la Haute autorité sur les OGM, a évoqué des "doutes sérieux", une expression néanmoins contestée par d'autres membres du panel.
Legrand a cité une dissémination beaucoup plus étendue que celle évaluée en 1998 lorsque Bruxelles a autorisé le Mon810, il a ajouté que des scientifiques avaient constaté des "résistances chez des ravageurs secondaires", ce qui limiterait l'intérêt de cette variété de maïs OGM. Il a enfin cité des effets sur la faune et la flore, en soulignant que de nombreux aspects devaient encore être approfondis.
Dans son communiqué, le gouvernement a estimé pour sa part que "les doutes sur cet OGM actuellement cultivé en France ne condamnent pas l'intérêt de cette technologie pour relever les défis alimentaires et environnementaux".
Il a annoncé parallèlement un plan "sans précédent d'investissement dans les biotechnologies végétales de 45 millions d'euros", soit, selon Matignon, "une multiplication par huit des budgets actuels".
José Bové s'est déclaré "très satisfait" de l'activation de la clause de sauvegarde.
"Nous avons décidé de cesser la grève de la faim et de commencer à nous réalimenter demain midi rue de la Banque (à Paris, NDLR) et nous allons partager un premier bouillon de légumes tous ensemble", a-t-il dit sur France Info.

Jean-Stéphane Brosse

10/01/2008

le maïs MON 810



..."les éléments scientifiques nouveaux sont "la dissémination à longue distance, sur plusieurs dizaines, voire centaines de kilomètres" de l'OGM en question, "la résistance chez des insectes" et "les effets constatés sur la flore et la faune", notamment sur le lombric et les micro-organismes."...

CES INFORMATIONS NE SONT PAS NOUVELLES DANS LE MILIEU SCIENTIFIQUE. Enfin les politiques sont contraints d'en tenir compte !

Les OGM sont dangereux


Les OGM de la discorde
LE MONDE POUR MATINPLUS | 10.01.08

© Le Monde.fr

..."La Haute autorité sur les organismes génétiquement modifiés (OGM) a "relevé un certain nombre de faits scientifiques nouveaux négatifs impactant notamment la flore et la faune" dans son avis sur le maïs MON 810. La voie est désormais ouverte au recours, par la France, à la clause de sauvegarde, qui permet à un pays européen d'interdire sur son sol la plantation de ce maïs transgénique créé par le semencier américain Monsanto – le seul OGM, tous types de plantes confondus, dont la culture est autorisée en Europe."...
..."La décision fera grand bruit, mais elle n'aura que peu d'impact pour les agriculteurs français. Ceux qui se sont lancés dans la culture des OGM sont jusqu'ici très rares : sur 130 000 maïsiculteurs, seuls 2 000 sont passés à l'acte en 2007, parfois en faisant tout juste un test sur une parcelle. Les surfaces cultivées augmentent certes fortement, mais elles demeurent confidentielles : sur près de 3 millions d'hectares de maïs, 500 ha étaient plantés en OGM en 2005, 5 000 en 2006 et près de 22 000 ha en 2007 – soit 0,7 % du total. Pour mémoire, l'ensemble des cultures d'OGM dans le monde (maïs, coton, soja, colza…) s'étendaient sur 102 millions d'hectares en 2006.

IL EST DIFFICILE DE COMPRENDRE L'HOSTILITÉ DE LA FNSEA À L'INTERDICTION DES OGM :
2000 CULTIVATEURS DE MAÏS SUR 130 000,
CELÀ REPRÉSENTE 1,5 % DES MAÏSICULTEURS.
DANS CETTE AFFAIRE, LA FNSEA EST-ELLE LE SYNDICAT DE TOUS LES AGRICULTEURS OU LE REPRÉSENTANT DE MONSANTO ?