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31/03/2008

Les "lanceurs d'alerte" français en quête d'un cadre législatif protecteur



..."Les pays anglo-saxons protègent un "droit fondamental"

Plusieurs pays ont adopté des dispositions pour protéger les lanceurs d'alerte, ont rappelé deux juristes, membres du CNRS, Marie-Angèle Hermitte et Christine Noiville, lors du colloque du 27 mars sur ce thème. C'est le cas des Etats-Unis, de la Nouvelle-Zélande, de l'Australie, de la Grande-Bretagne ou encore de l'Afrique du Sud. Leurs lois reconnaissent comme fondamental le droit d'alerte et définissent une procédure précise.

"En Grande-Bretagne, la protection est accordée à toute personne travaillant pour une autre, même s'il n'existe pas de contrat de travail, comme dans le cas d'un étudiant thésard", a précisé Christine Noiville. Cette protection s'applique en Nouvelle-Zélande et en Angleterre à tout risque sérieux en matière de santé, de sécurité ou d'environnement.

Aux Etats-Unis et en Nouvelle-Zélande, l'émetteur de l'alerte doit s'identifier, mais son identité demeure confidentielle. La loi américaine est complexe car, selon le domaine concerné, le lanceur d'alerte doit s'adresser à une entité administrative différente. Enfin, s'agissant d'une alerte auprès des médias, la loi britannique la conçoit comme un recours en cas d'échec des autres procédures."...

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30/03/2008

OGM et principe de précaution : une lettre ouverte

Pour information :
LE TEXTE CI-DESSOUS EST À DIFFUSER ET À ENVOYER AUX DÉPUTÉS
AVANT LE VOTE DE LA LOI LE MERCREDI 2 AVRIL.
Les adresses e-mail des députés peuvent être trouvées sur le site de l’Assemblée Nationale :
http://www.assemblee-nationale.fr/13/tribun/comm3.asp
SI VOUS AVEZ UN BLOG, mettez le texte sur votre blog (faites un copié/collé)
SI VOUS AVEZ UNE ASSOCIATION, envoyez le texte à partir de l’adresse de votre association et informez l’association “Une place pour Tous !” de votre envoi.
(e-mail : uneplacepourtous@cegetel.net)
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Collectif d'Associations pour le principe de précaution : "Planète Unique"
Association "Une place pour Tous" ; Association selon la loi 1901 n°w343003036

Lettre ouverte aux élus de la Nation

L’histoire de la science est faite d’une succession de victoires... et de défaites. Seulement, on ne retient que les victoires si bien que la science est perçue nécessairement comme un vecteur de progrès.

C’est ainsi que les OGM sont considérés comme un progrès dont l’agriculture mondiale ne pourra se passer. Qu’il faudra, bon gré malgré, les accepter, en dépit des risques environnementaux et sanitaires que présente leur culture en plein champ. Qu’on n’a pas d’autre choix que d’adhérer à cette technologie, promue à marche forcée par des lobbies agro-chimiques qui s’affranchissent des contrôles que le principe de précaution exige. Aussi entendons-nous, ici et là, qu’il ne peut y avoir d’autres voies. Face à ces lobbies, il faudrait, semble-t’il, soutenir nos firmes agro-alimentaires afin qu’elles puissent faire contrepoids et ouvrir une concurrence profitable à tous.


En toute sincérité, nous avons du mal à y croire ! Pour une raison simple : les promoteurs de ces nouvelles technologies destinées à l’agriculture sont mûs par des stratégies purement mercantiles. Ils visent à promouvoir leurs produits et visent un monopole sur la distribution des semences et le contrôle de leur utilisation. Cette situation, absolument nouvelle dans l’Histoire de l’Humanité, a des répercussions potentielles d’une ampleur telle qu’elle mérite une réflexion approfondie et une remise à plat des règles existantes sur les brevets pouvant être pris sur les organismes vivants.

Osons donc sortir de ce ghetto intellectuel nous imposant une vision unique du progrès. Et ayons confiance en ce fantastique pouvoir d’innovation dont l’homme est capable dès lors qu’il a un défi à relever.

Rappelons tout d’abord que les OGM sont le résultat d’une technologie développée dans des laboratoires publics pour la recherche fondamentale en génétique moléculaire. Ces techniques, utilisées dans le confinement des laboratoires, étaient licites pour l’acquisition de connaissances nouvelles. Le sont-elles pour créer, par exemple, des plantes OGM dont la seule finalité est de résister à des herbicides chimiques ? Peut-on accepter que de telles plantes, qui n’ont pas été créées pour avoir des qualités nutritionnelles améliorées mais simplement pour faciliter l’utilisation de produits toxiques, puissent être cultivées en plein champ sans une évaluation approfondie de leur impact sur l’environnement ? Ceci alors que l’on sait que, par la diffusion de leur pollen, elles vont le modifier de façon irréversible à plus ou moins long terme ?

Il y a d’autres voies à explorer pour aider l’agriculture à répondre aux besoins fondamentaux de l’humanité, qui ne sont pas que des besoins en quantité de nourriture. Par exemple, il faut encourager la mise au point de plantes nécessitant moins d’irrigation, ou n’ayant pas besoin d’être semées chaque année, ou capables d’utiliser l’azote de l’air comme engrais, ou ayant une plus grande valeur nutritive. De tels développements peuvent se faire soit par génie génétique, soit par des croisements génétiques conventionnels. Et dans le cas des OGM, il faut évaluer sérieusement leur impact potentiel sur l’environnement et la santé avant d’autoriser leur culture en plein champ.

Notre actualité est riche de mises en garde sur cette vision de la science “nécessairement porteuse de progrès”. Rappelons-nous un passé très proche, à savoir la crise de la vache folle et l’émergence et des maladies à prions qui en ont résulté. En Grande Bretagne on a commencé à dénombrer des centaines de victimes et ce n’est
certainement que le début de l’épidémie ! En France vient d’éclater l’affaire des hormones de croissance provoquant la maladie de Kreutzfeld-Jacob en raison de ses conditions de fabrication, et des centaines de jeunes traités par cette hormone vont y laisser la vie.

Pour ces raisons, il nous paraît important que le principe de précaution, qui a désormais une valeur constitutionnelle, soit impérativement observé et, pour chaque parlementaire, intégré dans le processus législatif.

En effet, l'Article 5 de la Charte de l’Environnement de 2004 précise que :

« Lorsque la réalisation d’un dommage, bien qu’incertaine en l’état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l’environnement, les autorités publiques veillent, par application du principe de précaution et dans leurs domaines d’attributions, à la mise en œuvre de procédures d’évaluation des risques et à l’adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage. »

De par ce texte, le risque de dommage impose la mise en œuvre impérative du principe de précaution, car la responsabilité des élus et des dirigeants ministériels sera engagée en cas de catastrophe sanitaire liée à l’utilisation des OGM.

Rappelons que de multiples instruments juridiques internationaux prennent en compte les droits humains fondamentaux, dans leur dimension indivisible et universelle, de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 à la Convention européenne des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Ainsi, la France a été signataire, en avril 1997, de la Convention pour la protection des Droits de l'Homme et de la dignité de l'être humain à l'égard des applications de la biologie et de la médecine, dite Convention d'Oviedo du Conseil de l'Europe.

Cette convention précise dans son Article 1 : Objet et finalité

« Les Parties à la présente Convention protègent l'être humain dans sa dignité et son identité et garantissent à toute personne, sans discrimination, le respect de son intégrité et de ses autres droits et libertés fondamentales à l'égard des applications de la biologie et de la médecine.»

« Chaque partie prend dans son droit interne les mesures nécessaires pour donner effet aux dispositions de la présente Convention. »

« Article 2 : Primauté de l'être humain

« L'intérêt et le bien de l'être humain doivent prévaloir sur le seul intérêt de la société ou de la science. »

« Chapitre X – Article 28 - Débat public.

« Les parties à la présente Convention veillent à ce que les questions fondamentales posées par les développement de la biologie et de la médecine fassent l'objet d'un débat public approprié à la lumière, en particulier, des implications médicales, sociales, économiques, éthiques et juridiques pertinentes, et que leurs possibles applications fassent l'objet de consultations appropriées. »

La France doit, en vertu de sa Constitution du 4 octobre 1958, honorer ses engagements internationaux et appliquer strictement l'esprit et la lettre de cette Convention d'Oviedo.

Or, tel qu’il a été amendé par le Sénat, le projet de loi, en avalisant la contamination des cultures conventionnelles par les cultures transgéniques en-dessous d’un seuil de 0.9%, ne répond pas à ce souhait. Il promeut, de fait, le droit de produire et de consommer avec OGM au détriment du droit de produire et de consommer sans OGM, l’agriculture biologique s’en trouvant ainsi la première victime. Rappelons ici que le rapport de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture souligne que l’agriculture biologique a un potentiel suffisant pour satisfaire la demande alimentaire mondiale. Au vu de ce déséquilibre ainsi que des risques environnementaux et sanitaires que font encourir les cultures transgéniques en plein champ, nous vous demandons instamment de légiférer dans le respect d’un principe de précaution strict.

En conclusion, il est important de prendre conscience d’une vérité dont la logique ne peut être mise en défaut : évoluer vers un monde meilleur et une société harmonieuse suppose une mise en adéquation de ce qui est souhaitable et de ce qui est possible. Donc il faudra nécessairement adapter la démographie et les besoins aux ressources disponibles. Car notre planète Terre est un espace limité et ses ressources le sont aussi.

Fait à Tours et Montpellier, le 28 mars 2008

Collectif Citoyen pour le Principe de Précaution

Après la France, la Roumanie dit non au maïs OGM

lu sur univers-nature.com :
27-03-2008

Après la France, la Roumanie dit non au maïs OGM

Avec 3 millions d’hectares de maïs cultivés chaque année, la Roumanie est le premier producteur de maïs de l’Union européenne (UE). Après avoir testé, avant de l’abandonner, le soja transgénique, le pays avait ouvert ses portes au maïs MON 810 de Monsanto.
En 2007, si 300 hectares avaient été encore semés en MON 810, la saison 2008 s’annonce à 100 % sans OGM, Attila Korodi, le Ministre de l’Environnement et du développement durable ayant déclaré aujourd’hui être '… en possession d’études montrant que les OGM ne sont pas sûrs pour la santé humaine et l’environnement… Nous avons donc mis en place un comité des biotechnologies qui va travailler à partir de ces études et rendre un avis scientifique (vers le 15 avril, N.D.L.R.)'. En attendant, le ministre, qui s’exprimait au cours d’une réunion organisée par Greenpeace sur les aliments bio roumains, a demandé aux agriculteurs de ne pas semer de maïs MON 810, considérant qu’il y a '… trop de questions pour laisser cultiver des OGM en Roumanie sans rien faire'.

Greenpeace se félicite évidemment de cette annonce, Arnaud Apoteker considérant que 'Avec des moratoires en France et en Roumanie, ce sont les principaux producteurs de maïs européens qui refusent les OGM. Ils envoient ainsi un message fort au reste du monde et à la Commission européenne sur les risques que cette technologie comporte'.

Alors que la Roumanie est le 7e pays de l’UE à interdire les OGM, après la France, la Hongrie, l’Italie, l’Autriche, la Grèce et la Pologne, l’Espagne, seul pays où les OGM demeurent cultivés à grande échelle, se trouve de plus en plus isolée sur la scène européenne. Néanmoins, rappelons qu'au niveau mondial les OGM ont encore progressé en 2007.
Pascal Farcy

28/03/2008

niveau des élèves en fin de CM2



dictée test :
"Le soir tombait. Papa et maman, inquiets, se demandaient pourquoi leurs quatre garçons n'étaient pas rentrés.
Les gamins se sont certainement perdus, dit maman. S'ils n'ont pas encore retrouvé leur chemin, nous les verrons arriver très fatigués à la maison.
Pourquoi ne pas téléphoner à Martine ? Elle les a peut-être vus ! Aussitôt dit, aussitôt fait ! A ce moment, le chien se mit à aboyer."
Alors ?

19:45 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (0)

à écouter !


25/03/2008

Au Secours !



..."Stéphane Lhomme avait été convoqué par la DST dans le cadre de l'enquête sur le document classé "confidentiel défense", que s'était procuré Sortir du nucléaire et dont il ressortait que les réacteurs de type EPR, dont un est en construction à Flamanville (Manche), n'étaient pas conçus pour résister au choc provoqué par la chute d'un avion de ligne."...
..."Une copie de ce document classé "confidentiel défense" avait été saisie le 16 mai 2006 lors d'une perquisition au domicile de M. Lhomme. Dès le lendemain de cette intervention, le 17 mai 2006, Sortir du nucléaire et d'autres associations avaient décidé de publier une copie numérisée de ce document sur leurs sites Internet. Selon le réseau, Stéphane Lhomme encourt cinq ans de prison et 75 000 euros d'amende, simplement pour avoir détenu ce document."
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Ne faudrait-il pas plutôt lui donner une médaille ?

Les allergies dues aux pollens vont augmenter


24/03/2008

Pékin fait voeu de sécuriser le parcours de la flamme olympique

lu sur lemonde.fr :

Pékin fait voeu de sécuriser le parcours de la flamme olympique
24.03.08 | 17h41

Par Chris Buckley et Lindsay Beck

PEKIN (Reuters) - La Chine compte imposer de strictes mesures de sécurité lorsque la flamme olympique traversera le Tibet pour être hissée sur l'Everest, de même qu'elle s'emploie à étouffer tout trouble susceptible de porter atteinte aux manifestations d'unité nationale.


Peu avant que la flamme soit allumée lundi en Grèce, des membres de l'association Reporters sans frontières ont tenté d'interrompre le discours du président du comité d'organisation chinois, augurant ainsi d'autres manifestations lors du périple de la torche autour du monde.

Réagissant aux inquiétudes internationales sur le sort du Tibet, Pékin tente d'accroître le soutien en faveur des Jeux olympiques et accuse le dalaï-lama, chef spirituel de la communauté tibétaine, de vouloir nuire à l'événement.

"Les déclarations de soutien aux Jeux olympiques de Pékin formulées par le moine politique se sont révélées être des mensonges. Ses partisans ont boycotté le relais de la torche et recouru à la violence à Lhassa et ailleurs", affirme l'agence de presse officielle Chine nouvelle.

Lundi, un tribunal chinois a condamné à cinq ans de prison, pour menées subversives, un dissident qui avait milité pour que les droits de l'homme soient privilégiés aux JO.

Selon sa soeur, Yang Chunlin a été emprisonné pour avoir publié sur internet des tribunes critiques envers le parlement chinois et le Parti communiste.

Toute critique des Jeux olympiques est particulièrement mal ressentie par les autorités chinoises, qui espèrent faire de cet événement une vitrine de la prospérité économique et de l'unité de la société chinoise.

INCULPATIONS

Pékin accuse également le dalaï-lama d'être à l'origine des émeutes au Tibet et dans les régions voisines, qui ont débuté sous la forme de manifestations pacifiques le 10 mars à Lhassa, lors du 49e anniversaire du soulèvement réprimé contre l'autorité chinoise.

Selon Pékin, les émeutes ont fait 19 morts, tandis que le gouvernement tibétain en exil en Inde a relevé lundi son propre bilan de la répression, qu'il évalue désormais à 130 morts.

L'interdiction de se rendre au Tibet imposée par la Chine rend difficile toute vérification indépendante de ces bilans.

Selon un porte-parole de la police chinoise, cinq personnes ont été interpellées à Lhassa dans le cadre d'une enquête sur des incendies criminels allumés durant les émeutes.

Trois Tibétaines d'une vingtaine d'années ont avoué leur crime et devraient être inculpées, affirme-t-on de même source. L'enquête suit son cours dans le cas des deux autres personnes.

"Ces cas d'incendies volontaires prouvent à nouveau que les événements du 14 mars n'étaient pas une manifestation pacifique. Il s'agissait absolument d'un violent et grave incident", a déclaré le porte-parole.

Lorsque la flamme olympique arrivera à Pékin le 31 mars avant d'entamer son voyage autour du monde, une seconde sera enflammée puis emmenée au Tibet pour être hissée sur l'Everest.

Un responsable sportif de la province du Tibet a assuré que de strictes conditions de sécurité permettraient l'ascension de l'Everest, malgré les troubles régionaux.

APPELS AU DIALOGUE

Bao Tong, le plus haut placé des responsables gouvernementaux chinois évincés après les manifestations de Tienanmen en 1989, a au contraire déclaré que le dalaï-lama était "le seul dirigeant tibétain à espérer conclure un traité de réconciliation". "Les événements de Lhassa ne seront réglés efficacement que si le gouvernement central ouvre le dialogue avec le dalaï-lama et fait preuve d'une grande sagesse, d'une forte résolution et d'une vaste ambition", écrit Bao dans un courriel adressé à Reuters.

En Europe, les gouvernements hésitent encore sur la conduite à tenir en vue des Jeux olympiques.

Le Comité olympique allemand, tout en faisant part de son inquiétude vis-à-vis des violences au Tibet, s'est prononcé contre le boycottage des JO.

Le président français Nicolas Sarkozy a appelé à la fin des violences et assuré que la France était prête à faciliter le dialogue entre les représentants de la Chine et ceux du gouvernement tibétain en exil, "dans le cadre du partenariat stratégique franco-chinois".

Dans un appel similaire, la secrétaire d'État américaine Condoleezza Rice a enjoint au gouvernement chinois de s'orienter vers une politique "viable" envers le Tibet en ouvrant le dialogue avec le dalaï-lama.

"Nous continuerons d'encourager ce dialogue, car au bout du compte, il s'agira de la seule politique viable au regard du Tibet", a-t-elle déclaré.

Version française Gregory Schwartz

le tritium dans l'environnement

lu dans www.univers-nature.com (lien ci-contre)
21-03-2008

Sous-estimation des risques liés aux rejets de l’industrie nucléaire

L’association pour le Contrôle de la Radioactivité de l’Ouest (ACRO), laboratoire français indépendant, s’inquiète du peu d’attention accordée au traitement de l’un des deux principaux nucléides (1) rejetés par la filière du nucléaire : le tritium (l’autre étant le Carbone 14). Alors que la France a été choisie pour accueillir le projet de réacteur expérimental ITER, dont le mode de fonctionnement devrait générer, d’importantes quantités de cette substance, l’association invite les experts à en réévaluer le degré de toxicité.

Le tritium est « l’isotope radioactif de l’hydrogène auquel il se substitue au cours d’un processus métabolique ». Son stockage entraînant des coûts élevés, les exploitants nucléaires ont bénéficié de normes les autorisant à disperser l’élément radioactif dans l’environnement, arguant de « sa très faible toxicité ». Ce laisser-aller n’est pas sans conséquence, comme l’illustre la pollution au tritium de la nappe phréatique située sous le Centre de Stockage de la Manche (CSM), qui perdure depuis plus de 30 ans d’après les déclarations de l’ACRO.

Le transfert de la substance radioactive en milieu aquatique pourrait en effet avoir de lourdes retombées sur l’ensemble de l’écosystème, estiment les scientifiques. S’intéressant au phénomène de la « bio accumulation », ils ont démontré que l’incorporation du tritium à la matière organique lui permettait de s’introduire à chacune des étapes de la chaîne alimentaire. Il pénètre ainsi dans l’organisme des cétacés, des mollusques et des poissons.

Plus préoccupant, ce processus de transmission s’intensifie lors de l’assimilation du tritium par les molécules organiques. Une enquête menée par l’ACRO dans la baie de Cardiff, située au Sud du Pays de Galles, a révélé que les teneurs en tritium prélevées sur les poissons plats étaient 1 000 à 10 000 fois supérieures à celles contenues dans l’eau de mer du même site.

Bien que le tritium ne soit pas l’élément radioactif le plus toxique issu de l’industrie nucléaire, son déversement dans la nature reste préoccupant en raison du volume des quantités générées. L’échéance fixée par la loi du 28 juin 2006 apporte certes une note d’espoir, imposant aux industriels « la mise au point pour 2008 de solutions d’entreposage des déchets contenant du tritium permettant la réduction de leur radioactivité avant leur stockage en surface ou à faible profondeur ». Mais des démarches doivent être menées en parallèle afin de mieux cerner les risques qu’implique l’exposition prolongée à ce type de radioactivité, si l’on veut être en mesure de les éviter.
Cécile Cassier

1- Un nucléide est un type de noyau atomique, identifiable par le nombre de protons et de neutrons qui le composent.

NOTE: dans l'organisme, toute molécule radioactive est susceptible de provoquer des mutations de l'ADN. Ce pouvoir mutagène est plus ou moins important selon l'énergie du rayonnement émis.

23/03/2008

la pêche au thon en Méditerranée

sur http://www.politis.fr/ :

Des thoniers à la tonne
PAR Patrick Piro
jeudi 20 mars 2008


C’est la première fois, estime le WWF, qu’un rapport [1] détaille aussi précisément les motivations de la surpêche au thon rouge en Méditerranée, irresponsable au point que l’espèce est désormais au bord de l’effondrement. La monstrueuse flotte de thoniers détenue par les pays côtiers est pointée du doigt. Son potentiel de capture annuel est estimé à près de 55000 tonnes, soit le double des quotas autorisés (...)


L'accès au texte complet de ce document est réservé aux abonnés de POLITIS.

22/03/2008

le monde selon Monsanto



...""Sur son site Internet, Monsanto se présente comme une compagnie agricole dont l'objectif est d'aider les paysans à produire des aliments plus sains tout en réduisant l'impact de l'agriculture sur l'environnement", explique la réalisatrice. Ni l'un ni l'autre n'est vrai. Certains de ces aliments sont dangereux et l'effet sur la nature est catastrophique à long terme. Fondée en 1901 à Saint Louis (Missouri), la firme est une dangereuse récidiviste. Elle a commencé comme une entreprise industrielle fabriquant des produits chimiques.
Elle a notamment concocté des quantités impressionnantes de dioxine, le poison hyper-concentré contenu dans l'agent orange dispersé par l'aviation américaine au-dessus des forêts pour détruire la végétation pendant la guerre du Vietnam. Les conséquences se font encore sentir aujourd'hui, avec la naissance d'enfants difformes et des séquelles chez bon nombre d'anciens combattants américains exposés à ce redoutable produit. Ce cauchemar est-il en train de recommencer sous nos yeux, sous d'autres formes ? Il y a cette hormone injectée aux vaches laitières pour accroître leur rendement qui les transforme, peu ou prou, en animaux Frankenstein.
On connaît bien désormais, parce qu'il a été souvent fauché par José Bové, le maïs étonnant qui donne des épis plus gros que les autres. Nul ne sait pour l'instant s'il n'a pas lui aussi des propriétés mortifères. Mais on est sûr qu'il est en train d'éliminer, peu à peu, les autres espèces de maïs, y compris dans l'espace originel de la plante, au Mexique.

On aurait aimé, évidemment, avoir la réponse de Monsanto à ces accusations. La firme a décliné cette offre. C'est dommage."

LE DVD DE L'ÉMISSION EST DISPONIBLE DANS LES MAGASINS "Nature et Découverte" au prix de 14€95
À VOIR ABSOLUMENT !

20/03/2008

C'est le printemps !


C'est le printemps !
LE MONDE | 20.03.08

© Le Monde.fr

19/03/2008

enfin une bonne nouvelle !



mais attention :
..."Cependant, la décision du Conseil n'est pas définitive, puisque l'institution devra encore se prononcer sur le "fond" du dossier, à une date qui reste à fixer. Des semenciers et producteurs de maïs avaient déposé le 20 février des recours au Conseil d'Etat contre les arrêtés d'interdiction."...

pollution des océans



..." l'impact de cette pollution est aujourd'hui "sous-estimé". Quelque 245 millions de tonnes de plastique ont été produites dans le monde en 2006. Une partie, difficile à quantifier, aboutit à l'océan. La matière, très légère, est transportée par le vent, mais surtout par les fleuves et les systèmes d'évacuation des eaux urbaines. Sans oublier les déchets abandonnés sur les plages. Environ 80 % du plastique retrouvé en mer vient de terre. Seuls 20 % sont issus des navires.

Le plastique a beaucoup de qualités. Il est peu cher, pratique et très résistant. Trop résistant, justement, quand il échappe aux circuits de collecte et de destruction des déchets. Il semble indestructible dans la nature. "Personne ne sait combien de temps il met à disparaître complètement, explique M. Andrady. Il peut se fragmenter au point de se transformer en poudre, mais il est toujours là. Aucun micro-organisme n'est capable de le dégrader complètement. Tout le plastique qui s'est échappé dans l'environnement depuis qu'on en fabrique y est encore."

Impossible de nettoyer l'océan. "Cela reviendrait à essayer de passer le Sahara au tamis", dit Charles Moore. La seule solution, selon lui, est de développer le plastique recyclable, biodégradable, aujourd'hui très minoritaire, et de changer nos habitudes. "Nous devrions réserver le plastique aux objets dont nous voulons vraiment qu'ils durent."

18/03/2008

béton



..."Ce matériau est responsable de 5 à 7 % des émissions de gaz carbonique d'origine industrielle, lesquelles représentent un tiers des émissions d'origine humaines."...
..."Une autre voie explorée pour diminuer les émissions de CO2 consiste à réutiliser les bétons provenant d'anciens bâtiments en les transformant en granulats de béton concassé. Ce procédé est déjà bien développé dans l'Europe du Nord et au Japon. En France, il commence à être utilisé et fait l'objet de recherches au LCPC. "Il pourrait y avoir chez nous dans vingt ans un pic de recyclage des bétons provenant des nombreuses constructions des années 1960 et 1970", explique Nicolas Roussel. Car "la France est historiquement un gros consommateur de béton et, de ce fait, un leader technique et scientifique dans ce domaine".

14/03/2008

Triomphe de la Raison ?



..."Parmi les "péchés modernes", on trouve aussi les injustices économiques et sociales, par lesquelles "les pauvres deviennent encore plus pauvres et les riches encore plus riches"...

19:45 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (0)

Poursuivi pour avoir accusé les producteurs de sel de désinformation, un chercheur de l'Inserm a été relaxé



..."Les propos mis en cause par le Comité des salines de France, syndicat qui regroupe la majorité des producteurs français de sel, remontent à 2006. Dans une interview au mensuel TOC, Pierre Meneton avait déclaré que "le lobby des producteurs de sel et du secteur agroalimentaire était très puissant", et "désinformait les professionnels de la santé et les médias". L'article, intitulé "Scandale alimentaire : sel, le vice caché", était accompagné d'une illustration d'une boîte de sel barrée de la mention "le sel tue", comparable à celle figurant sur les paquets de cigarettes. Etaient également poursuivis l'auteur de l'article, Pierre Cattan, et le directeur de la publication, Arnauld Champremier."...
..."Pour le tribunal, "il ne s'agit que de l'évocation d'une question d'ordre général sur l'utilisation excessive d'un produit naturel qui, quelle que soit sa pertinence, ne dépasse pas les limites autorisées de la liberté d'expression dans une société démocratique"...
..."Lors de l'audience du 31 janvier, M. Meneton avait rappelé qu'en France, l'excès de sel était responsable de 100 décès par jour, imputables à des maladies cardio-vasculaires favorisées notamment par l'hypertension. Selon l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments, la communauté scientifique admet généralement que 4 g de sel sont suffisants pour combler les besoins quotidiens d'un adulte. Or les Français en consomment deux à trois fois plus."

13/03/2008

un blog sur le climat




Sites Internet : (liens ci-contre: climat)
- blogs.tv5.org/climats
- realclimate.org

Les pays pollueurs évoquent leur avenir industriel

lu sur lemonde.fr
13.03.08 | 14h11

Par David Fogarty

TOKYO (Reuters) - Les principaux pays émetteurs de gaz à effet de serre se réunissent à partir de vendredi au Japon dans le cadre du G20 pour tenter de s'accorder sur les méthodes de réduction des émissions et sur l'octroi aux pays pauvres d'une aide à la mise en place de sources d'énergie propres.

Le G20, qui réunit les principaux pays pollueurs, des Etats-Unis et de la Chine jusqu'à l'Indonésie, le Brésil et l'Afrique du Sud, représente environ 80% des émissions mondiales de gaz à effet de serre.
L'objectif de fond de ces pays reste, avant 2010, la conclusion d'un accord de réduction des émissions de dioxyde de carbone, premier gaz pointé du doigt pour sa responsabilité dans le réchauffement climatique.
Cette réunion des ministres de l'Environnement et de l'Energie du G20, pour trois jours, a lieu trois mois après le sommet de Bali en Indonésie, qui a lancé deux années de négociations sous l'égide des Nations unies afin de définir un successeur au protocole de Kyoto.
"Je pense que tous les pays veulent faire avancer ce processus. Tous les pays veulent voir un progrès des négociations", a déclaré Yvo de Boer, secrétaire exécutif de la convention-cadre de l'Onu sur le changement climatique.
"Si les pays industrialisés pouvaient, à la réunion du G20, s'accorder sur la portée de la réduction des émissions, cela ferait grandement avancer le processus", a ajouté De Boer.
Le Japon, qui accueillera aussi cette année le sommet du G8, s'est prononcé en faveur d'une réduction des émissions de 50% par rapport à leur niveau de 1990, avant 2050.
L'an dernier, lors du sommet du G8 en Allemagne, Berlin n'était pas parvenu à convaincre ses partenaires de s'engager sur des objectifs chiffrés. Selon De Boer, viser le milieu du siècle n'est, de plus, pas d'un grand secours pour les entreprises désireuses d'investir à court terme dans les énergies propres.

OBJECTIFS PAR SECTEUR

De nombreux pays en développement ne souhaitent pas s'astreindre à des objectifs chiffrés et arguent qu'il appartient aux pays riches de réduire d'abord leurs propres émissions et de financer des sources d'énergie propres chez leurs partenaires défavorisés.

Pour le Japon, cinquième émetteur mondial, il convient d'imposer des limites individualisées aux différents secteurs industriels, tels que les aciéries ou les centrales énergétiques.

Cette approche sectorielle reçoit toutefois dans les autres pays un accueil mitigé, selon Yvo de Boer.

"Le Japon favorise un modèle dans lequel on fait de l'usine la plus efficace d'un certain type le modèle vers lequel les autres usines du même secteur doivent tendre. Des pays comme la Chine et l'Inde, en revanche, sont nettement plus intéressés par une approche graduelle, où l'on considère la situation globale d'un secteur et où l'on essaye de l'améliorer progressivement", a indiqué De Boer.
La Chine, deuxième pays émetteur après les Etats-Unis, s'était par le passé opposée à des objectifs sectoriels.
Toutefois, selon une source au sein de l'industrie ayant requis l'anonymat, Pékin se serait montré lors de récentes réunions prêt à envisager la mise en place de telles limitations.
Lors de la réunion du G20, à Chiba près de Tokyo, devra également être évoquée la création d'un fonds multilatéral destiné à aider les pays en développement à lutter contre le réchauffement.
Washington, Londres et Tokyo se sont déjà prononcées en faveur de ce fonds. Le Japon a par ailleurs annoncé en janvier la mise en place d'un système similaire parallèle, financé à hauteur de dix milliards de dollars.

Version française Gregory Schwartz

05/03/2008

Mobilisation internationale pour faire cesser les violences à Gaza


L'importance du méthane comme gaz à effet de serre



..."ce gaz est essentiellement émis par l'agriculture (notamment par les ruminants), la décomposition des ordures ménagères et du lisier provenant de l'élevage, et des fuites dans l'exploitation des combustibles fossiles. S'il est difficile d'agir sur les ruminants, les autres sources sont plus contrôlables, à un coût limité. Dans des calculs exposés dans un autre article, non encore publié, Benjamin Dessus et Bernard Laponche montrent que récupérer les gaz des ordures ménagères en France aurait un effet équivalent à celui de la construction de quatre réacteurs nucléaires EPR ou que la réhabilitation de 400 000 logements anciens par an pendant vingt-cinq ans.

Dans les pays émergents aussi, la prise en compte du méthane est importante. "Dans le tiers-monde, observe M. Dessus, il y a plus d'émissions de méthane que de gaz carbonique : ces pays sont plus agricoles et moins industrialisés. Ils vont se développer, donc il y aura plus de CO2 ; mais il n'est pas inéluctable qu'ils émettent plus de méthane." Dans l'énergie comme dans les décharges d'ordures, le méthane est en effet récupérable à coût modeste, d'autant qu'il constitue lui-même une source d'énergie valorisable. "

Loi OGM : l’agriculture biologique en danger !

Communiqué de presse BIO CENTRE
Orléans, le 4 mars 2008

Les Agriculteurs biologiques de la région Centre vous informent :
Loi OGM : l’agriculture biologique en danger !

La loi adoptée par le Sénat le vendredi 8 février, si elle est confirmée par l’Assemblée nationale,
compromettra gravement la production biologique. En effet, cette loi ne garantit en aucun cas le
droit de produire et de consommer sans OGM, comme nous pouvions l’espérer à l’issue du Grenelle de
l’environnement. Bien au contraire, elle autorise formellement la culture des OGM et formalise les
effets des inexorables contaminations à venir, en invoquant la responsabilité des cultivateurs OGM.
Cette loi annonce des conflits sans fin entre producteurs, et ne pacifie en rien le débat comme le
souhaitait Michel Barnier. Et ce n’est pas la déclaration de la clause de sauvegarde par la France, ce même
8 février à Bruxelles qui peut rassurer les producteurs bio : certes la clause de sauvegarde va faire
gagner un an sur le Mon 810, mais après ? La reprise des essais annoncée par le ministre est déjà
vécue comme une véritable provocation, un grand écart qui ôte toute cohérence à la politique française en
matière d’OGM.
C’est pourquoi, nous, agriculteurs bio, appelons les députés à la raison* ! Nous soutenons notre
Fédération nationale d’agriculture biologique et proposerons avec elle des amendements aux députés pour
les inciter à revenir à l’esprit de la directive européenne : le zéro contamination doit être la règle. Le
droit de produire et de consommer sans OGM doit être inscrit dans la loi. Une pollution des cultures,
bio ou pas, doit demeurer l’exception. Tout accident doit donner droit à une réparation totale quel que soit le
niveau de contamination.
Le sondage CSA-Greenpeace, publié le 4 février, montre que 72% des citoyens sont toujours
clairement opposés aux OGM dans leur alimentation et attendent que le sans OGM soit bien un zéro
OGM (et non 0.9% comme le demande l’EU). Une revendication que portent aussi les producteurs bio.

• * Depuis le mois de décembre, de nombreuses rencontres ont été organisées avec sénateurs et députés de la région
Centre afin de leur transmettre les amendements visant à garantir le droit de produire et de consommer sans OGM.

Contact presse :
Françoise Cavalié : 02 38 71 91 29 - francoise.cavalie@bio-centre.org
Jean-Christophe Grandin : 02 48 26 43 80 - jean-christophe.grandin@bio-centre.org