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23.04.2008

Réchauffement climatique


Un test sur les ovocytes améliorerait la procréation médicalement assistée



..." Un facteur de croissance (substance nécessaire à la croissance des cellules) des globules blancs, le G-CSF, s'est révélé un excellent biomarqueur immunologique de la capacité d'obtenir un embryon qui s'implante bien dans l'utérus et aboutisse à une naissance.

"Le taux d'accouchement a été de 6 % pour les embryons issus d'un ovocyte où le liquide folliculaire contenait le taux le plus faible de G-CSF (20 picogrammes par millilitre, pg/ml). Il était de 15,8 % pour ceux ayant un taux intermédiaire et de 44 % pour ceux ayant le taux le plus élevé (supérieur à 24 pg/ml)", explique Nathalie Lédée.

Cette corrélation serait liée au fait que le G-CSF induit la tolérance immunitaire. Il permettrait donc à l'embryon d'être mieux accepté dans l'organisme maternel. "Nos travaux sont en accord avec des hypothèses nouvelles selon lesquelles le potentiel de vie d'un ovocyte est lié à son aptitude à un dialogue de tolérance immunitaire", explique le docteur Lédée. Cela a été confirmé par l'injection expérimentale de G-CSF chez des souris.

La tolérance immunitaire serait donc au centre du phénomène de la reproduction. Au niveau local, dans l'utérus où s'implante l'embryon, on ne retrouve d'ailleurs pas de cellules impliquées dans l'immunité acquise, en réponse à un corps étranger. L'utérus "autoriserait" en quelque sorte l'embryon à s'implanter."...

21.04.2008

Pour 1 euro... on n'a plus grand-chose !



Rappelons qu'un euro c'est 6,57 Franc, si ma mémoire est bonne.

..."A titre d'exemples, les produits laitiers ont augmenté de 14 % sur les douze derniers mois, la volaille de 13,3 %."...
..."Les photographes se sont rendus dans un hypermarché de la région parisienne, réputé l'un des moins chers, et ont sillonné les rayons en tentant d'élaborer un repas à 3 euros avec entrée, plat, dessert. Le résultat est matérialisé en trois assiettes à 1 euro chacune."...
..."Interloqués par la demande du client photographe, le charcutier à la coupe ou le poissonnier de l'hypermarché se sont exécutés, mais ont eu parfois du mal à satisfaire la commande : "Lorsqu'on a demandé au charcutier de nous couper une tranche de jambon pour 1 euro, il n'y est pas parvenu !", ironise le photographe. Pour concrétiser dans l'assiette l'euro fatidique, il a dû lui-même amputer la tranche d'un quart de sa taille."...

19.04.2008

des nouvelles de l'association KOKOPELLI

voir le lien KOKOPELLI ci-contre :
Nouvelles d'Avril 2008

Un grand merci pour votre solidarité

Nous remercions très sincèrement les centaines de personnes et les fondations qui nous ont apporté leur soutien financier et moral et tous les amis de Kokopelli qui ont fait circuler les informations dans les réseaux et dans la presse.

En ce qui concerne le procès perdu en Cour de Cassation, l'association Kokopelli a, pour l'instant, payé la partie de l'amende redevable au lobby des semenciers (FNPSP). En ce qui concerne le second procès perdu, suite à l'attaque de la société Baumaux, nous vous rappelons que nous avons fait appel de ce jugement.

Stage d'agro-écologie les 27, 28 et 29 juin. Verdon

Nous avons le plaisir de vous proposer un stage d'agro-écologie animé par Stéphane Fayon, le directeur d'Annadana, notre antenne en Inde. Ce stage aura lieu au Verdon. Le contenu du programme proposé se base exclusivement sur l'expérience pratique développée depuis l'année 2000 dans le sud de l'Inde. Certaines des techniques enseignées par Stéphane (compost, panchagavia, effective micro-organisms, terra preta, jardinage bio-intensif, tourteaux de plantes, purins de plantes, promoteurs de croissance, production de semences, etc) sont tout autant applicables en milieu tempéré qu'en milieu tropical.

Ce stage est ainsi tout autant proposé aux jardiniers de France qu'aux personnes engagées dans des dynamiques de soutien aux communautés rurales en Afrique, Asie, Amérique Latine, etc.

Son coût est de 100 euros par personne et son programme détaillé sera très prochainement présenté sur notre site.

Voir avec Kokopelli pour les réservations.

Séminaires de production de semences

Nous vous rappelons que Kokopelli propose également une douzaine de séminaires de production de semences dans diverses régions de France.

Les dates de ces séminaires sont présentées sur notre site.

Un grand merci pour votre soutien et votre confiance.

18.04.2008

sans commentaire


Pourquoi la Russie a peur de l'OTAN


prévoir


16.04.2008

OGM: lettre ouverte au premier ministre

lu sur liberation.fr :

OGM : lettre à François Fillon
QUOTIDIEN : mercredi 16 avril 2008

Monsieur le Premier ministre,
Sur le même sujet


* OGM: les opposants manifestent, Borloo appelle les sénateurs à bien voter
* OGM: «Les semenciers doivent assumer les risques de contamination»
* OGM : «Un affront au travail du Grenelle»



Le 24 octobre 2007, ouvrant le Grenelle de l’environnement, vous déclariez : «Solennellement devant vous, je m’engage à ce que toutes les conclusions précises, concrètes et consensuelles soient mises en œuvre.»

Le 25 octobre, l’ensemble des négociateurs, y compris les représentants de la profession agricole et du gouvernement, concluaient à l’unanimité sur l’«adoption d’une loi sur les biotechnologies et les OGM avant la fin du printemps 2008», reposant notamment «sur les principes suivants : responsabilité ; principe de précaution ; transparence et participation ; libre choix de produire (règles de coexistence) et de consommer sans OGM». Ce même jour enfin, dans son discours de clôture, le président de la République affirmait : «La vérité est que nous avons des doutes sur l’intérêt actuel des OGM pesticides ; la vérité est que nous avons des doutes sur le contrôle de la dissémination des OGM ; la vérité est que nous avons des doutes sur les bénéfices sanitaires et environnementaux des OGM.»

Monsieur le Premier ministre, ces doutes ne sont pas nouveaux, y compris dans la majorité présidentielle. Le contrat de législature 2007-2012 de l’UMP en faisait déjà état en recommandant de «ne pas accepter l’utilisation des OGM en l’état des connaissances scientifiques, mais poursuivre la recherche et associer tous les partenaires (chercheurs, représentants des agriculteurs, associations de défense de l’environnement…) à son contrôle et à son évaluation». Pourtant, le projet de loi que votre gouvernement va présenter, aujourd’hui au Sénat en deuxième lecture, n’est conforme ni avec les décisions du Grenelle, ni avec les doutes du président de la République et les réserves de votre parti, ni avec votre engagement solennel. Il légalise un risque de contamination par les OGM de l’ensemble de l’agriculture française et ne protège pas la grande majorité des agriculteurs qui veulent continuer à produire sans OGM. En prétendant organiser la coexistence entre les filières avec et sans OGM, il condamne ainsi l’avenir de ces dernières, en particulier les filières de qualité qui ont fait la renommée de notre agriculture.

De plus, vous avez promis d’affaiblir encore davantage ce texte en faisant supprimer par le sénat l’amendement 252, le seul amendement adopté par l’Assemblée nationale qui garantit de protéger «les structures agricoles, les écosystèmes locaux et les filières de production et commerciales qualifiées sans OGM». De bon sens évident, cet amendement répond à la demande d’une écrasante majorité de Français. Vous semblez de votre côté vouloir le rejeter parce que son auteur, André Chassaigne, est assis sur les bancs de l’opposition, alors qu’il aurait tout aussi bien pu être adopté à l’initiative de Louis Giscard d’Estaing, député UMP, qui avait proposé un amendement similaire avant de le retirer à la demande de la commission des Affaires économiques.

La politique a parfois ses raisons que la raison ignore, et qu’en tout cas nous ignorons. Cependant, nous n’acceptons pas que des logiques politiciennes viennent polluer l’intérêt général, la protection de l’environnement et la sérénité des consommateurs. Nous, signataires de cette lettre, défendons une agriculture de qualité, biologique et d’appellation d’origine contrôlée, la compétitivité de ce secteur d’exportation, une alimentation saine et de plaisir, une gastronomie mondialement réputée, une biodiversité riche et préservée, une science active et indépendante. Bref, face à des risques inconnus et potentiellement graves, nous défendons la liberté de produire et de consommer sans OGM.

Nous vous demandons, monsieur le Premier ministre, non seulement de défendre au nom du gouvernement l’article 252, tout autant que l’amendement 112 du député UMP Grosdidier, adopté à l’unanimité, mais aussi d’en décliner les principes au cœur même des dispositions de la loi, qu’il s’agisse du seuil de contamination, qui ne doit pas dépasser le seuil de détectabilité (0,1 %), ou du régime de responsabilité, qui doit effectivement et pleinement protéger les victimes. Mesdames et messieurs les sénateurs, nous vous demandons la sagesse. La sagesse de ne pas engager un processus de contamination irréversible de notre environnement et de la chaîne alimentaire. La sagesse de vous en remettre au principe de précaution inscrit dans notre Constitution. Votre responsabilité est immense. Nous serons vigilants.

Premiers signataires : Alain Allinant, Yann Arthus-Bertrand, Christophe Aubel, Isabelle Autissier, Robert Barbault, Juliette Binoche, Claude Bascompte, Allain Bougrain-Dubourg, Oscar Castro, Jean-Pierre Coffe, Marion Cotillard, Marc Dufumier, Claude Dumont, Jean-Louis Etienne, Séverine Ferrer, Thierry Frémont, Gilles Gaston-Dreyfus, Sébastien Genest, François Gèze, Françoise Hardy, Izia Higelin, Jacques Higelin, Nicolas Hulot, Pascal Husting, Claire Keim, Corinne Lepage, Jonathan Littell, Florent Pagny, Vincent Perrot, Emmanuel Petit, Jean-Pierre Raffin, Marie-Monique Robin, Daniel Richard, Olivier Rollinger, Rufus, Bernard Saincy, Pierre-André Taguieff, Jean Terlon, Tignous, Nicolas Vanier, Lambert Wilson.

l'agriculture de demain



..."Le document de l'IAASTD marque un renversement d'optique par rapport à la politique qui a favorisé depuis un demi-siècle les cultures d'exportation au détriment des cultures vivrières (cacao en Côte d'Ivoire, arachide au Sénégal, soja en Argentine, etc.). "L'IAASTD propose une réorientation autour des savoirs locaux et communautaires, afin de retrouver une autosuffisance alimentaire, explique le Français Michel Dodet, de l'Institut national de la recherche agronomique (Inra), membre du bureau de l'IAASTD. On ne peut pas jouer sur le seul facteur de la technologie."

La discussion a achoppé sur la question du rôle des organismes génétiquement modifiés (OGM). L'organisation Crop Life International, qui regroupe des entreprises comme Monsanto et Syngenta, s'est ainsi retirée de la discussion en octobre 2007. Le processus n'en a pas moins continué, conduisant à "une vision de compromis entre deux visions dures de l'agriculture : celle qui place la technologie au centre de tout progrès et celle privilégiant les savoirs locaux", selon Marianne Lefort, agronome et coauteur d'un des rapports.

Par ailleurs, l'"agro-écologie", qui est la prise en compte des processus écologiques dans le système agricole, se voit pleinement reconnue par l'IAASTD.

Le rapport de synthèse a été approuvé par 59 des 63 Etats représentés au sein de l'IAASTD. Etats-Unis, Australie, Canada et Royaume-Uni ont indiqué "ne pas pouvoir [l']approuver complètement". Mais, dans une déclaration liminaire, ces pays ont apporté leur soutien à la démarche engagée. De son côté, la Chine a approuvé l'ensemble des textes, exprimant cependant des "réserves" sur le chapitre relatif aux biotechnologies."...

les députés et les OGM ...

lu sur liberation.fr :
En direct du Palais-Bourbon
Elu en 2007, François de Rugy (Verts) raconte son expérience de député.

"Ma première motion de censure"
16/04/2008
Les OGM rendent-ils fous ?

Il aura donc fallu que l’Assemblée se saisisse de la question des OGM pour qu’elle s’emballe : c’est en effet la première fois depuis neuf mois de gouvernement Fillon que l’examen d’un texte à l’Assemblée fait l’objet de débats aussi enflammés, pendant plus d’une semaine. Même le «paquet fiscal» voté en juillet 2007 avait «profité» de l’affaiblissement de la gauche au lendemain de sa défaite présidentielle et législative et de la torpeur de l’été pour passer dans une certaine indifférence.

Quelles que soient les positions des uns et des autres, je crois pouvoir dire que cela était finalement assez normal : ce n’était pas le résultat d’une stratégie d’obstruction qui aurait été mise en place par l’opposition mais bien le fait d’un vrai débat au sein de l’Assemblée où l’on retrouvait toutes les tendances qui s’expriment dans la société française. Diversité qui n’est pas toujours aussi présente dans l’hémicycle.

Plusieurs amendements ont soulevé LE débat sur cette question : peut-on cultiver des OGM sans risquer de contaminer non seulement l’environnement mais surtout d’autres cultures ? Du coup, faut-il s’empresser d’autoriser les cultures en plein champ ou faut-il au contraire s’en tenir à la poursuite des recherches en laboratoire ou en milieu confiné (sous serre par exemple) ? Finalement, un des points-clés, que nous Les Verts avions notamment mis en avant, a été de savoir si l’on pouvait garantir à chaque producteur qu’il pourrait continuer à produire sans OGM s’il le souhaite : autrement dit, le risque de dissémination des OGM (par les pollens) n’était-il pas important au point de compromettre la capacité à produire sans OGM, au cas où on autorise la culture d’OGM en plein champ ?

Le projet du gouvernement tentait de faire croire avec une certaine hypocrisie qu’il défendait ce principe (qui renvoie d’ailleurs à celui de liberté d’entreprendre qui devrait être chère au cœur de la droite…) : pour le «prouver», il l’avait inscrit dans l’article premier de la loi. Pour «vérifier» que cet engagement était sincère, de nombreux députés ont donc déposé des amendements qui tentaient de préciser tous les cas où cette cohabitation est impossible parce que trop risquée : agriculture biologique, agriculture de labels…

Et c’est là que la (bonne) surprise est arrivée : ces amendements, très proches dans la rédaction, étaient déposés par des députés de gauche mais aussi de droite.

Autre surprise, toujours aussi bonne, Nathalie Kosciuscko-Morizet, secrétaire d’Etat à l’Ecologie, ne donne pas d’avis défavorable à ces amendements comme cela est quasiment toujours le cas pour les amendements des députés, surtout s’ils viennent de l’opposition.

Ultime surprise : plusieurs amendements de l’opposition ont été adoptés ! Lors d’une séance de nuit à laquelle je participais, trois amendements très proches ont été soumis au vote : le premier a été rejeté car il avait obtenu autant de votes pour que contre. Le deuxième a été rejeté à une voix près. Enfin, le troisième (bien connu maintenant sous le nom d’amendement 252), voté à main levée, a été adopté à une voix de majorité, grâce au renfort de plusieurs députés de droite qui ont eu le courage de lever la main en milieu plus qu’hostile !

Ce résultat inattendu a du coup déclenché la colère des «durs de l’UMP» qui ont immédiatement demandé une suspension de séance. On a ainsi pu assister à une réunion du groupe UMP improvisée dans les couloirs de l’Assemblée où Madame Kosciuscko-Morizet a été quelque peu malmenée. C’est ainsi que j’ai pu entendre un député UMP affirmer sans détour : «Quand on sème la merde, on récolte la merde»…

Alors qu’on a vu par la suite la secrétaire d’Etat, rebaptisée NKM ( en allusion à NTM ? pas vraiment élégant…) traiter certains de ses collègues de l’UMP de lâches, on peut sérieusement se demander si les OGM ne rendent pas fous !

• François de Rugy •

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