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30.07.2008

tout, tout, tout pour le profit

lu sur lemonde.fr :
dépêche AFP
RDCongo: Greenpeace accuse les groupes forestiers d'évasion fiscale
30.07.08 | 12h29

L'organisation écologiste Greenpeace affirme que les grands groupes forestiers opérant en République démocratique du Congo (RDC) ont mis en place un système d'évasion fiscale grâce à la sous-facturation du bois qu'ils exportent, "pillant ainsi la région et ses populations".

Dans un rapport publié mercredi, l'organisation affirme que ces sociétés fixent des prix de vente - vers d'autres entités du groupe - artificiellement bas, réduisant ainsi le niveau de leurs taxes à l'exportation ainsi que la taxation sur les bénéfices dans le pays d'origine du bois.

"Ce comportement peu scrupuleux, s'il n'est pas maîtrisé, continuera à rendre dérisoires les efforts de la communauté internationale et des bailleurs de fonds en faveur de la réduction de la pauvreté", affirme Greenpeace.

En outre, souligne l'organisation, ces pratiques sont en "contradiction fondamentale" avec l'exigence de protection des zones forestières, qui est un des outils clés dans la lutte contre le changement climatique.

La déforestation compte pour environ 20% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde.

"L'impunité accordée aux sociétés d'exploitation qui se livrent à l'évasion fiscale constitue une incitation financière au développement de leurs activités dans les dernières forêts tropicales humides encore intactes de la planète", affirme le rapport.

L'organisation écologiste met directement en cause le groupe forestier Danzer, dont le siège social est en Suisse, pour la façon dont il opère, selon elle, en RDC, via sa filiale Siforco, mais également au Congo voisin.

28.07.2008

À lire

À lire :
"L'Afrique noire est mal partie"
sur le blog "Une place pour Tous !"
http://uneplacepourtous.midiblogs.com/

27.07.2008

un projet intéressant

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/07/26/des-femmes-du-perigord-preferent-la-cooperative-d-habitants-a-la-maison-de-retraite_1077494_3224.html

Des femmes du Périgord préfèrent la coopérative d'habitants à la maison de retraite
LE MONDE | 26.07.08 | 14h43 • Mis à jour le 26.07.08 | 14h43
PÉRIGUEUX CORRESPONDANT

Parce qu'elles refusent la maison de retraite, des femmes du Périgord, âgées de 55 à 80 ans, ont décidé de construire un lieu de vie autogéré, sous la forme d'une coopérative d'habitants. Le projet prend tournure depuis que la petite commune de Saint-Julien-de-Lampon (Dordogne) s'est dite prête à leur vendre un terrain de deux hectares pour une somme symbolique, et même de financer deux logements sur les quinze prévus.

L'association Lo Paratge (le partage, en occitan), composée de 16 personnes et préfigurant la coopérative en cours de constitution, travaille déjà sur les devis de deux cabinets d'architectes intéressés par ce projet alternatif.

"Notre but est de vieillir autrement. Nous ne voulons pas des maisons de retraite, à la fois pour des raisons économiques - ce sera de plus en plus cher - mais aussi pour être responsables de notre destin plutôt qu'être prisonnières de structures souvent infantilisantes ou contraignantes", résume la présidente, Cécile Dalrymple.

Les doyennes entendent que soit élaboré un habitat le plus écologique possible, mais aussi adapté au style de fin de vie qu'elles ont choisi et qui se présente comme un "nouvel équilibre" entre vie privée et vie de groupe. Un bâtiment en U est envisagé, composé d'une vingtaine d'unités de vie comprenant les quinze appartements individuels des sociétaires, des salles communes, et d'autres pour les invités de passage.

290 EUROS PAR MOIS

Le prix de revient est évalué à 70 000 euros par logement. L'investissement total est de 1 million et demi d'euros. Le capital de la coopérative sera constitué de 15 parts sociales d'un montant de 8 000 ou 10 000 euros chacune, et les travaux doivent être financés par un emprunt remboursable sur vingt-cinq ans.

Le loyer de base de chaque personne s'élèverait dans ce cas à 290 euros par mois. Afin de convaincre les banquiers de prêter cette somme à des personnes âgées, la coopérative est en train de solliciter des garanties d'emprunt publiques auprès des collectivités locales.

Les sociétaires ont rédigé une charte des principes et de la manière dont elles comptent vieillir et partager l'espace. Les hommes et les couples ne sont pas exclus dans ce collectif dont les membres entendent se coopter. Un système mutuel est prévu pour ne pas exclure ceux dont les revenus sont les plus faibles.

Les habitants sont censés rester dans ce lieu de vie "jusqu'au bout", sauf problème de santé majeur. Les aides extérieures aux repas, à l'entretien des lieux et aux soins, tout comme l'entraide, devraient, expliquent les initiatrices du projet, répondre à la perte d'autonomie qui va souvent de pair avec le vieillissement.

A ce jour, aucune coopérative d'habitants comme celle qui est projetée en Dordogne n'est encore créée en France. Les pionnières périgourdines s'inspirent donc d'expériences menées en Suisse, au Canada et en Allemagne.

Elles sont aussi en relation avec l'association Habicoop, qui veut encourager et fédérer d'autres projets en gestation. Ils sont au nombre d'une trentaine en France, parmi lesquels un lieu de vie pour femmes vieillissantes à Montreuil (Seine-Saint-Denis), ou l'organisation associative de cohabitations à Paris et dans le Vaucluse, à destination des seniors, contre la solitude.

Michel Labussière
Article paru dans l'édition du 27.07.08

26.07.2008

L'avenir des enquêtes sur l'amiante suspendu à la Cour de cassation

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/07/25/l-avenir-des-enquetes-sur-l-amiante-suspendu-a-la-cour-de-cassation_1077228_3224.html

L'avenir des enquêtes sur l'amiante suspendu à la Cour de cassation
LE MONDE | 25.07.08 | 15h25 • Mis à jour le 25.07.08 | 15h25

ardi 22 juillet, une ancienne médecin du travail du port de Dunkerque a été mise en examen pour "homicide involontaire" et "non-assistance à péril", dans le cadre d'une enquête portant sur le décès de 16 dockers contaminés par la fibre tueuse. Après l'affaire de Condé-sur-Noireau (Calvados), c'est la seconde fois qu'un médecin du travail est mis en cause pour avoir négligé le risque lié à l'exposition professionnelle à l'amiante. Utilisé de façon massive en France pour ses propriétés isolantes, l'amiante a été interdit en 1997.

Instruite par la juge du pôle de santé publique du tribunal de Paris Marie-Odile Bertella-Geffroy, l'affaire de Dunkerque repose sur la plainte de seize veuves, d'un ancien docker et de l'Association pour la défense des victimes de l'amiante. La plupart de l'amiante utilisé dans le nord de la France était convoyé par le port. Conditionné dans des sacs de jute, il était sorti par des crochets des cales des navires, dans un milieu confiné où voletaient en permanence les fibres ; 300 dockers sont morts des suites d'un mésothéliome (cancer spécifique à l'amiante) et 2 500 ont déclaré la maladie.

En mettant en examen la médecin du travail qui a exercé sur le port de 1970 à 1995, la justice compte éclairer les conditions dans lesquelles les dockers ont été, ou non, informés et protégés des dangers de l'amiante. Mme Bertella-Geffroy devrait également entendre les directeurs successifs du port autonome. "La mise en cause du médecin du travail est une première étape, réagit Michel Ledoux, avocat des parties civiles. Il ne faut pas oublier que le principal responsable en matière d'hygiène et de sécurité est l'employeur."

En septembre et octobre 2007, Mme Bertella-Geffroy avait mis en examen un ancien médecin du travail de Condé-sur-Noireau, ainsi que les sept directeurs qui se sont succédé à la tête de l'usine Ferodo, où un millier d'ouvriers ont été contaminés. La magistrate instruit au total trente dossiers liés à l'amiante. Elle pourrait prononcer de nouvelles mises en examen dans l'affaire de l'usine de la Normed de Dunkerque. Des victimes ont à nouveau déposé plainte après que la Cour de cassation a confirmé un non-lieu général, en 2005.

LIEN DE CAUSALITÉ

Pour l'heure, les investigations se heurtent à d'importants obstacles juridiques. Saisie par les directeurs de l'usine de Condé-sur-Noireau, qui contestent leurs mises en examen, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris examinera l'affaire en novembre : elle devra déterminer si un lien de causalité direct peut être établi entre la pathologie d'un plaignant, son exposition à l'amiante et l'omission d'agir d'un responsable.

De sa réponse, validée ou non par la Cour de cassation, dépendra l'avenir judiciaire des dossiers amiante. Les victimes craignent qu'à terme l'affaire soit enterrée. "L'affaire de l'amiante met au défi l'institution judiciaire, par sa complexité et son ampleur, analyse Me Ledoux. A ce rythme-là, il n'y aura plus ni victimes ni responsables si les dossiers sont enfin jugés."

Cécile Prieur
Article paru dans l'édition du 26.07.08

huiles frelatées : comme pour Tchernobyl, aucune information officielle auprès de la population

lu sur lemonde.fr

http://www.lemonde.f/archives/article/2008/07/26/comment-l-europe-a-gere-la-question-des-huiles-frelatees_1077524_0.html

Comment l'Europe a géré la question des huiles frelatées
LE MONDE | 26.07.08 | 14h08 • Mis à jour le 26.07.08 | 14h08

n autorisant de nouveau, le 3 juillet, les importations d'huile de tournesol en provenance d'Ukraine, la Commission européenne met fin à un feuilleton sanitaire de plus de deux mois.

Alerté par un de ses clients britanniques qui avait découvert la présence d'huile minérale (comparable à celle utilisée dans les moteurs) dans de l'huile de tournesol, la société Lesieur, après avoir fait vérifier la qualité de ses livraisons en provenance d'Ukraine, prévient, le 9 avril, les pouvoirs publics français. Informée, la Commission européenne lance une alerte le 25 avril.

"Des vérifications, réalisées sur des stocks de janvier, se sont révélées positives, et l'on peut parler de contamination systématique depuis le 1er février", assure Frans Verstraete, expert auprès de la direction générale de la santé et de la protection des consommateurs (DG Sanco) à la Commission européenne.

Au total, 60 000 tonnes d'huile de tournesol brute mélangée à des huiles minérales à hauteur de 1 000 à 7 000 ppm (milligrammes par kilogramme) ont été écoulées en Europe. Selon Romain Nouffert, directeur délégué de Lesieur, cette fraude pourrait s'expliquer "par l'augmentation de 30 % depuis un an du prix de l'huile de tournesol, due à une forte demande de la Chine et de l'Inde".

En France, selon la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), ce sont 4 438 tonnes d'huile raffinée avec des teneurs de 305 à 1 040 ppm, qui ont été mises sur le marché entre le 28 février et le 4 avril. De son côté, l'Association nationale des industries alimentaires (ANIA) indique que "4 438 tonnes (d'huile frelatée) représentent moins de 1 % de la consommation annuelle d'huile de tournesol en France".

Compte tenu de l'insuffisance de la production française d'huile de tournesol, qui fournit seulement 80 % de la quantité consommée en France, les industriels comme Lesieur et Saipol (groupe Sofiprotéol) complètent par des huiles importées d'Ukraine et d'Argentine.

Les analyses pratiquées par plusieurs laboratoires européens ont conclu à "la présence d'une huile de haute viscosité proche de la paraffine, sans pouvoir toutefois déterminer la nature exacte de cet hydrocarbure", explique Jean-François Narbonne, toxicologue, professeur à l'université Bordeaux-I et expert auprès de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa).

Après avoir estimé que ce produit n'avait, à long terme, pas d'effets prévisibles sur la santé, excepté l'apparition de diarrhée, les experts ont tenté d'évaluer le risque d'exposition des consommateurs. Car l'huile de tournesol est aussi présente dans les mayonnaises, sauces béarnaises, margarines, biscuits, bâtonnets de surimi, chips, tarama, blinis, conserves de poissons, plats cuisinés. "La dose journalière admissible (DJA) a été estimée à 20 milligrammes par kilo de poids corporel. En fonction de la consommation prévisible d'aliments contenant de l'huile de tournesol, la Commission a fixé une valeur limite à 300 ppm pour les produits fabriqués avant le 25 avril", précise M. Verstraete.

Le 7 mai, la Commission a abaissé ce seuil à 100 ppm et a demandé le retrait des produits contenant cette huile frelatée à un taux supérieur. Mais retrait ne signifie pas rappel des produits, avec communication officielle des lots contaminés. Il impose seulement aux fabricants de récupérer les stocks auprès des distributeurs. Des aliments contenant de faibles doses d'huile contaminée ont donc pu être consommés dans l'intervalle.

L'enquête menée en Ukraine n'a toujours pas abouti. Après avoir interdit les importations le 23 mai, Bruxelles a accepté le système de certification mis en place par les autorités ukrainiennes, le 3 juillet. De leur côté, les importateurs effectuent des analyses à l'arrivée des marchandises. A partir d'octobre, l'Office alimentaire vétérinaire (OAV), organisme communautaire chargé de veiller à la sécurité et à la qualité des denrées alimentaires, vérifiera la mise en place des contrôles ukrainiens.

Des fraudes sur les produits alimentaires avaient déjà été détectées comme les hydrocarbures aromatiques polycycliques découverts dans le beurre fabriqué à Naples de 1997 à 1999, les colorants "rouge Soudan" pour ceintures de cuir utilisés dans les épices et l'huile de palme en 2004, ou la dioxine présente dans le yaourt en Roumanie, en août 2007.

Face à ces risques, le toxicologue M. Narbonne estime que, "plutôt que de rechercher le prix le plus bas pour les denrées en provenance de pays où il n'existe aucune traçabilité, il serait plus judicieux et plus économique de passer des contrats avec des producteurs qui s'engageraient à respecter un cahier des charges (alors que), à partir du moment où l'on a mis en place des procédures de détection, il n'y a pas de raison que ces fraudes se reproduisent".

Michaëla Bobasch
Article paru dans l'édition du 27.07.08

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un commentaire à lire:

Ce n’est pas que de la paraffine hélas, c’est un mélange d’huile diverses, dont la naphte et la paraffine mais aussi 5% d’huile toxiques de classe II et III et quelques autres saloperies type dioxine et métaux lourds mais dans des taux si faibles qu’ils n’ont pas étés jugés préoccupant par les scientifiques. Ce qui, traduit par les industriels et l’administration est devenu: absence de dioxine et de métaux lourds.
Pour les 5% d’huile toxique la DJA est très faible cette DJA est atteinte et même dépassée pour l’enfant fort consommateur de produits contenant moins de 10% d’huile de tournesol contaminée (selon l’AFSSA)

Faites un tour sur http://scandaledusiecle.canalblog.com

C’est un blog assez complet sur l’affaire lesieur, vous y trouverez les liens vers la doc officielle et vous saurez pourquoi les médias étouffent l’affaire !
C’est édifiant !
Vous y apprendrez, en épluchant le rapport de l’AFSSA que la DJA est atteinte et même légèrement dépassée pour l’enfant de 3 ans et
plus.Que dire alors des moins de 3 ans et des femmes enceintes, a fortiori lorsque le foetus fait moins de 1 kg, c’est à dire dans les premiers mois de la grossesse ? ?
C’est ce qui a motivé mon action. C’est vraiment le scandale du siècle, la vache folle ou le sang contaminé, a côté c’était rien.
Et tout le monde est fautif:

Lesieur n’a pas testé son huile avant de la revendre,du 23 février au 7 avril,

Lesieur a attendu deux semaines pour informer la DGCCRF, une fois la fraude avérée.

Les pouvoirs publics n’ont pas tenus compte de la toxicité pour les
enfants à naître et de moins de 3 ans, avant d’autoriser la vente des lots contaminés.

Les médias n’ont rien cherché à savoir. Ils se taisent.

Si le lien ne marche pas ou si le serveur est saturé, essayez les liens suivants : http://scandaledusiecle.over-blog.com/
ou http://scandaledusiecle.blog.fr/
Ou encore http://fr.wikipedia.org/wiki/Lesieur_%28huile%29

22.07.2008

L'acte d'accusation contre Radovan Karadzic

Peut-être téléchargé sur :

http://www.lemonde.fr/web/document/0,0-0,50-1076125,0.html

18.07.2008

L'affaire Bernard Tapie: un triple scandale d'Etat

À lire absolument, cet article de Médiapart :

L'affaire Bernard Tapie: un triple scandale d'Etat
17 juin 2008 Par
Laurent Mauduit

" C'est un scandale d'Etat ! Par quelque versant que l'on prenne le dénouement de « l'affaire Tapie » - judiciaire, financier ou politique -, il n'y a pas d'autres constats qui viennent à l'esprit pour le qualifier. Un triple scandale d'Etat, en vérité : d'abord parce que l'Etat a choisi une procédure absolument hors norme, celle du tribunal arbitral, contraire à toutes les règles républicaines pour clore ce dossier ; parce que du même coup, il va puiser dans les deniers publics pour offrir un cadeau beaucoup plus important qu'on ne le croit, sans doute de plus de 100 millions d'euros à Bernard Tapie, qui avait connu, de son propre fait, la faillite retentissante que l'on sait en 1994, et faire de lui l'un des Français parmi les plus riches ; parce que, enfin, Nicolas Sarkozy a sans doute trouvé là le moyen de monter un traquenard politique, avec en perspective une possible candidature du même Bernard Tapie, remis de la sorte en selle, sous des couleurs radicales encore imprécises aux élections européennes."...

Le plaidoyer d'Al Gore pour convertir les Etats-Unis aux énergies renouvelables

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/scienes-et-environnement/article/2008/07/18/le-plaidoyer-d-al-gore-pour-convertir-les-etats-unis-aux-energies-renouvelables_1074701_3244.html

Le plaidoyer d'Al Gore pour convertir les Etats-Unis aux énergies renouvelables
LEMONDE.FR avec AFP | 18.07.08 | 11h48 • Mis à jour le 18.07.08 | 12h21

'ancien vice-président américain Al Gore a présenté, jeudi 17 juillet, un plan ambitieux pour que, d'ici à dix ans, 100 % de la production d'électricité des Etats-Unis provienne des énergies renouvelables. "Nous devons maintenant soulever notre nation pour atteindre un nouvel objectif qui changera l'histoire", a déclaré le Prix Nobel de la paix 2007 lors d'un rassemblement organisé par l'Alliance pour la protection du climat, une organisation qu'il a fondée et préside. "Nous avons l'occasion de faire un pas de géant à l'humanité", a-t-il lancé, en allusion au programme lancé par John Kennedy pour envoyer un homme sur la Lune, auquel personne ne croyait initialement.

D'après Al Gore, l'objectif de 100 % de l'électricité américaine produite par les énergies renouvelables est à la fois "atteignable et bon marché". Le changement climatique "s'aggrave beaucoup plus vite que prévu", a-t-il mis en garde, notant que d'ici à cinq ans, la calotte glacière pourrait complètement disparaître durant les mois d'été. "Le plus grand glacier du Groenland, le Jakobshavn, perd 20 millions de tonnes de glace par jour, soit l'équivalent de la consommation d'eau utilisée chaque année par les habitants de New York". Le réchauffement climatique risque également de forcer "des centaines de millions de personnes" à s'exiler, déstabilisant de nombreux pays.

"TAXER CE QUE NOUS BRÛLONS"

Pour Al Gore, la hausse des prix des énergies fossiles rend les énergies solaire, éolienne et géothermique économiquement abordables. "Quand la demande pour le pétrole et le charbon augmente, leur prix grimpe. Quand la demande pour des panneaux solaires augmente, leur prix baisse souvent", a-t-il assuré. La principale mesure qu'il propose pour parvenir à cet objectif ambitieux serait de "taxer ce que nous brûlons, et non ce que nous gagnons". Dans son projet, un cinquième des besoins énergétiques des Etats-Unis seraient assurés par l'énergie nucléaire.
Le candidat malheureux à la présidentielle de 2000, contre George W. Bush, a reçu le soutien de l'actuel candidat démocrate à la Maison Blanche, Barack Obama, qui a promis d'investir massivement dans les énergies renouvelables s'il est élu président. "C'est une stratégie qui créera des millions de nouveaux emplois bien payés et qui ne pourront être délocalisés", a dit M. Obama dans un communiqué.

le Nucléaire en France et dans le monde: des irresponsables aux commandes ? (7)

lire attentivement : " LA RUPTURE DE LA CANALISATION DATERAIT DE PLUSIEURS ANNÉES ". Mais bien sûr, "IL N'Y A PAS DU TOUT D'IMPACT SUR L'ENVIRONNEMENT "...

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/07/18/une-fuite-d-uranium-constatee-a-romans-sur-isere_1074729_0.html

Une fuite d'uranium constatée sur un site d'Areva à Romans-sur-Isère
LEMONDE.FR avec AFP | 18.07.08 | 12h13 • Mis à jour le 18.07.08 | 13h13

peine le groupe Areva a reconnu, jeudi 17 juillet, que des erreurs et des dysfonctionnements internes avaient conduit à la fuite d'uranium à l'usine Socatri au Tricastin, qu'une nouvelle fuite, sur un autre site, vient relancer la polémique sur la sécurité des infrastructures nucléaires en France. Des rejets d'effluents radioactifs ont en effet été constatés dans une usine exploitée par une filiale d'Areva à Romans-sur-Isère, dans la Drôme, à la suite d'une rupture de canalisation, a annoncé, vendredi, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

L'incident s'est produit dans l'usine FBFC, qui fabrique du combustible nucléaire pour des centrales de production d'électricité et des réacteurs de recherche. "Les premières analyses montrent qu'il n'y a pas du tout d'impact sur l'environnement, car les quantités d'uranium sont très faibles, de l'ordre de quelques centaines de grammes", a déclaré Evangelia Petit, porte-parole de l'ASN. L'Autorité indique avoir été prévenu jeudi soir par Areva. Elle a dépêché dans la nuit trois inspecteurs "pour examiner les circonstances de l'événement et les mesures prises par l'exploitant".

"PAS DE LIEN AVEC SOCATRI"

"Les inspecteurs de l'ASN ont relevé que la rupture de la canalisation enterrée daterait, selon l'exploitant, de plusieurs années", précise l'ASN. Selon la société FBFC, il s'agit d'une canalisation reliant un atelier de fabrication de combustible à une station de traitement. L'ASN a notamment relevé "la non-conformité de cette tuyauterie vis-à-vis des exigences de la réglementation applicable" et a noté "une capacité de résistance aux chocs insuffisante pour éviter leur rupture".

"La tuyauterie défaillante a été fermée par les équipes", a précisé la filiale d'Areva, qui assure que "l'incident est circonscrit à l'endroit de la rupture de la canalisation et reste donc limité au site". FBFC veut proposer à l'ASN de classer cet incident au niveau 1 de l'échelle des incidents nucléaires (Ines), qui va de 0 à 7.

Interrogée sur d'éventuelles similitudes avec l'incident qui a lieu sur l'usine Socatri du site de Tricastin (Vaucluse), dans la nuit du 7 au 8 juillet, l'ASN a souligné qu'il s'agissait d'un incident de nature très différente. "De notre point de vue, il n'y a absolument pas de lien avec Socatri car il n'y a pas du tout d'impact sur l'environnement", a expliqué l'ASN.

16.07.2008

le Nucléaire en France et dans le monde: des irresponsables aux commandes ? (6)

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/europe/article/2008/07/15/des-suisses-au-dessus-de-tout-soupcon_1073482_3214.html

Enquête
Prolifération nucléaire : des Suisses au-dessus de tout soupçon
LE MONDE | 15.07.08 | 13h29 • Mis à jour le 15.07.08 | 14h45
GENÈVE CORRESPONDANCE

Au bout du fil, la voix est polie, mais ne laisse aucun espoir. "Nous n'avons rien à dire. Pas maintenant." Depuis plusieurs années, derrière les murs de sa maison de la petite ville suisse de Haag, dans la vallée du Rhin, près de la frontière du Liechtenstein et de l'Autriche, Hedwig Tinner est ainsi chargée de repousser les appels téléphoniques inopportuns.

Il y a encore cinq ans, Mme Tinner menait l'existence paisible d'une notable de Suisse orientale. Elle nage aujourd'hui en plein film d'espionnage et drame familial. Ses deux fils, Urs, 43 ans, et Marco, 40 ans, attendent leur procès en prison. Le premier a été arrêté en Allemagne en octobre 2004, puis extradé en Suisse en mai 2005. Le second a été appréhendé en septembre 2005. Quant à son mari, Friedrich, 72 ans, un ingénieur en mécanique, il a passé quelques mois en détention puis a été libéré en 2006 en raison de son âge.

Les Tinner, père et fils, sont soupçonnés d'avoir travaillé pour le réseau de contrebande nucléaire du scientifique Abdul Qadeer Khan - le "père de la bombe atomique pakistanaise", aujourd'hui en résidence surveillée dans son pays -, en particulier entre 2001 et 2003 pour aider la Libye à se doter de l'arme atomique. Ils sont inculpés pour violation de la législation sur le matériel de guerre et le contrôle des biens et pour blanchiment d'argent.

Mais il y a plus inquiétant et obscur. Selon les enquêteurs, le trio aurait été en possession des plans d'une arme nucléaire de nouvelle génération, plus compacte, pouvant être adaptée à des têtes de missiles comme en possèdent l'Iran et la Corée du Nord. Révélé à la mi-juin 2008 par David Albright, un ancien inspecteur de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) aujourd'hui à la tête de l'Institute for Science and International Security (ISIS), ce scénario donne des sueurs froides aux spécialistes de la prolifération nucléaire. La question étant de savoir si ces plans sont tombés entre d'autres mains avant que les autorités suisses ne les confisquent en 2004 sur les ordinateurs des Tinner et ne les détruisent en 2007. Et, pour embrouiller encore l'affaire, des éléments attestent que la famille collaborait avec la CIA (Agence centrale de renseignement américaine), voire avec d'autres services secrets.

Comment les Tinner, citoyens respectés du district de Werdenberg, dans le canton de Saint-Gall, se sont-ils retrouvés englués dans une telle histoire ? Dans les années 1970, Friedrich, le père, travaille à la Vakuum Apparat Technik (VAT), une entreprise de haute technologie spécialisée dans la technique du vide, comme il en existe plusieurs dans la région, alors appelée la "vallée du vide". VAT fabrique des composants qui entrent dans la fabrication des centrifugeuses qui peuvent servir à l'enrichissement de l'uranium et ainsi permettre la fabrication d'une bombe atomique.

En 1976, l'ingénieur Tinner fait la connaissance d'Abdul Qadeer Khan, venu dans la région pour prospecter. Avec son épouse, celui-ci sera plusieurs fois reçu chez les Tinner. Dans un récent entretien à NZZ am Sonntag, le Dr Khan décrit ses amis suisses comme des "personnalités totalement droites, honnêtes et compétentes", pour lesquelles il dit être prêt "à mettre sa main au feu".

C'est plutôt l'inverse qui semble s'être passé. En 1980, Friedrich Tinner est licencié de la VAT pour avoir voulu vendre des pièces sensibles au Pakistan. En 1981, il crée la Cetec, petite entreprise familiale qui deviendra la PhiTec. C'est dans un cadre idyllique, une vallée, riante l'été et enneigée l'hiver, où coule le Rhin, surplombée par une barre de montagnes, que sont fabriquées des soupapes à vide et valves de décompression appartenant à la catégorie des produits dits "à double usage", civil et militaire. Certains Etats en ont grand besoin pour leurs programmes nucléaires secrets.

A ses heures de détente, Friedrich Tinner est un citoyen modèle. Il présidera un temps le Parti radical démocrate (la droite bourgeoise) du district, et est à la tête de la société locale chargée de l'eau et de l'électricité, alors que sa femme est membre du conseil de l'Eglise réformée. C'est aussi un radio-amateur passionné (matricule HB9AAQ) qui converse avec des correspondants du monde entier grâce à une immense antenne installée sur son toit et part en expédition à l'autre bout du monde.

A la fin des années 1980, alors qu'Urs et Marco ont rejoint l'entreprise familiale, les tracasseries commencent. En 1990, puis en 1996, alertée par l'AIEA qui détient une liste mondiale d'ingénieurs suspects, Berne procède à quelques contrôles. Une enquête préliminaire est ouverte en 1996, alors que PhiTec s'apprête à vendre en Irak, via la Jordanie, des valves destinées à des centrifugeuses. Friedrich Tinner passe à travers les gouttes, expliquant qu'il ne connaissait pas leur destination finale. "Nous essayerons d'apprendre", promet-il dans la presse locale. Mais, en février 2004, une enquête de la police de Malaisie, conduite à la demande de la CIA et des services secrets britanniques, provoque la chute des Tinner. Juste un an après la saisie dans un port italien de cinq conteneurs de composants destinés au programme nucléaire libyen. Les composants provenaient d'une petite usine malaisienne, la Scope, établie à 25 kilomètres de Kuala Lumpur. Le rapport malaisien, encore disponible sur Internet, explique qu'en 2002 Urs Tinner a été engagé comme consultant technique pour Scope par un Sri-Lankais, Buhary Tahir, proche du Dr Khan. Il supervise la fabrication de composants dont des robinets et soupapes destinés à Tripoli. Il organise l'importation de machines-outils, en faisant appel à son père et à son frère. En octobre 2003, juste avant la saisie des conteneurs, il quitte la Malaisie. Il sera arrêté un an plus tard en Allemagne.

Dans une décision de la justice suisse d'octobre 2007 qui refuse sa mise en liberté, Urs Tinner affirme avoir aidé les autorités américaines à détecter et démanteler le réseau nucléaire libyen, sans donner plus de détails. Selon l'inspecteur David Albright, si les Tinner, approchés dès 2000 par la CIA, ont probablement collaboré sur la Libye, ils auraient déçu la CIA "en omettant de parler des plans d'armes atomiques (trouvés sur leurs ordinateurs)", estime l'ancien de l'AIEA.

Etant simplement apprenti mécanicien - c'est son seul diplôme -, Urs n'avait pas le profil du trafiquant nucléaire et de l'agent double de la CIA, malgré son amour des Porsche et son goût pour l'argent. Au milieu des années 1990, il cherche plutôt à s'émanciper d'un père trop autoritaire. Mais rien ne lui réussit.

Selon le Wirtschaft Regional à Vaduz, il ouvre un magasin de poissons rouges et animaux domestiques puis, en 1998, s'exile à Dubaï pour vendre des sodas. C'est là qu'il tombera sur le fameux M. Tahir, qui collabore maintenant avec l'AIEA. Quant à Marco Tinner, resté dans l'ombre du pater familias, son rôle reste obscur. A la tête de Traco, société commerciale logée dans les mêmes bâtiments que PhiTec, il aurait géré les flux financiers via le Liechtenstein.

Agathe Duparc
Article paru dans l'édition du 16.07.08

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