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22/12/2008

jet de chaussure : une stratégie commerciale ?

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2008/12/22/des-centaines-de-milliers-d-acheteurs-pour-les-chaussures-bush_1134240_3218.html

Qui veut des chaussures Baydan ?
LEMONDE.FR avec AFP | 22.12.08 | 16h55 • Mis à jour le 22.12.08 | 17h10

Le fabricant turc de la marque de chaussures jetées par un journaliste irakien en direction du président américain George W. Bush ne connaît pas la crise. "Entre le jour de l'incident et aujourd'hui 13 heures, nous avons reçu au total des commandes pour 370 000 paires", a déclaré Serkan Türk, directeur des ventes des chaussures Baydan, précisant que la compagnie vendait d'habitude 15 000 modèles par an.

"Dans le secteur de la chaussure, il faut savoir réagir vite (...). Nous avons embauché cent ouvriers de plus pour répondre à la demande", a poursuivi M. Türk, indiquant que les commandes sont d'abord venues d'Irak, puis de l'ensemble du Proche-Orient et maintenant du monde entier. Une entreprise américaine a ainsi passé commande de 19 000 paires du "modèle 271", récemment rebaptisé "Bush Shoes", des chaussures à semelle en polyuréthane qui, selon le fabricant, "ont l'air plus lourdes qu'elles ne le sont réellement" (300 grammes l'unité).

Soulignant que l'entreprise, qui emploie en temps normal quelque quatre-vingts personnes, n'avait pas profité de la nouvelle notoriété des "Bush Shoes" pour relever ses prix (19 euros à la sortie d'usine), le commerçant s'est dit "ravi à tous points de vue" du jet de chaussures contre le président américain.


Pour des fêtes sans OGM

À voir sur le site de Greenpeace, une liste des produits sans OGM pour les fêtes :

http://blog.greenpeace.fr/ogm/guide-pour-un-noel-sans-ogm

16:24 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cuisine

21/12/2008

la bio-accumulation des PCB via l’alimentation

lu sur univers-nature.com :

17-12-2008

Ne pas sous-estimer la bio-accumulation des PCB via l’alimentation

Le 7 décembre dernier, un scandale éclatait suite à la détection de taux anormalement élevés de PCB (1) dans certaines viandes de porc en provenance d’Irlande. Selon toute vraisemblance, l’origine de la contamination viendrait de la distribution d’aliments pour animaux contaminés, issus d’un seul producteur.
Saisie le 8 décembre par le ministère de l’agriculture et de la pêche pour évaluer les risques liés à la consommation de cette viande contaminée, l’AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) a estimé que, même en cas de consommation élevée, le danger pour la santé humaine est considéré comme ' très faible '.

Réfutant cette position, le WWF s’est indigné face à un tel verdict, arguant que ce dernier ne tenait pas compte d’un facteur pourtant essentiel, si l’on souhaite déterminer l’impact réel d’une telle contamination sur la santé humaine, à savoir le phénomène de bio accumulation. Déjà évoqué lors de la découverte de quantités importantes de PCB chez certaines populations de poissons, notamment dans la Seine (2) et le Rhône (3), la bio accumulation désigne « la capacité des organismes à concentrer et accumuler des substances chimiques à des concentrations bien supérieures à celles mesurées dans l’eau qui les environne ». Ainsi, les produits toxiques déversés dans l’eau sont absorbés par le phytoplancton, lequel sert d’intermédiaire jusqu’aux poissons, avant de parvenir aux super-prédateurs situés en haut de la chaîne alimentaire. Plus inquiétant encore, tout au long de ce processus, la contamination augmente et les concentrations s’intensifient au gré des passages d’un niveau à un autre. En conséquence de quoi, le sommet de la chaîne alimentaire coïncide avec les degrés les plus élevés d’exposition aux PCB. Or, nul n’ignore que le plus grand prédateur sur terre reste l’homme.
Ce constat prévalant pour toute consommation de produits d’origine animale, depuis les viandes aux produits laitiers en passant par les produits de la mer (poissons, crustacés, coquillages), on peut aisément entrevoir les dangers que la bio accumulation représente pour l’homme, et les expositions répétées dont il fait l’objet (voir l'étude menée sur les consommateurs de poissons issus des fleuves contaminés; 4).

Souvent qualifiée de bombe à retardement, la bio accumulation cumule à la fois les pollutions anciennes et nouvelles, une donnée inquiétante alors que nos stations d’épuration rejetteraient quelques centaines de kilos de PCB chaque année aux dires du WWF. Dénonçant un laisser-faire jugé dangereux au regard de l’ampleur du problème, ce dernier appelle à une responsabilisation des autorités gouvernementales. Il les accuse notamment d’avoir passé sous silence le déversement de 4 000 litres de PCB à Vaulx-en-Velin, survenu il y a quelques mois suite à la détérioration volontaire de transformateurs électriques.

Cécile Cassier

1- Les PCB ou encore polychlorobiphényles, désignent une famille de 209 composés organochlorés classés comme polluants organiques persistants (POPS). Très peu biodégradables, leur rejet dans l’environnement a entraîné des phénomènes de bio accumulation préoccupants.

2- Voir : "Les poissons de la Seine interdits à la consommation en Haute Normandie"
http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3392

3- Voir : "Consommation des poissons du Rhône interdite"
http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=2743

4- Voir : "Taux records de contamination aux PCB pour les amateurs de poisson"
http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3170

18/12/2008

SCANDALE ! L'insecticide CRUISER autorisé en France avec "un avis favorable de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments"

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2008/12/17/l-utilisation-de-l-insecticide-cruiser-prorogee-en-france-jusqu-en-mai-2009_1132421_3244.html

L'autorisation de l'insecticide Cruiser prorogée en France jusqu'en mai 2009
LEMONDE.FR avec AFP | 17.12.08 | 19h40 • Mis à jour le 17.12.08 | 19h41

Le ministère de l'agriculture a annoncé, mercredi 17 décembre, le renouvellement, jusqu'en mai 2009, de l'autorisation d'utilisation de l'insecticide Cruiser, dont le retrait est réclamé par les apiculteurs et les associations de défense de l'environnement. Cette autorisation "a été accordée à des conditions restrictives et sous réserve d'un renforcement du suivi de son utilisation, après un avis favorable de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa)", a fait valoir le ministère.

Le Cruiser est un insecticide utilisé dans la protection du maïs destiné à l'alimentation animale contre un insecte qui s'attaque aux racines, le taupin. Il avait reçu en janvier une autorisation de mise sur le marché du ministère de l'agriculture pour une durée d'un an. Début décembre, des apiculteurs et des associations de défense de l'environnement avaient manifesté dans plusieurs villes, lors d'une journée d'action nationale, pour demander l'interdiction de ce pesticide.

"EXTRÊMEMENT NÉFASTE"

La molécule active du Cruiser, le thiamethoxam, détruit le système nerveux des insectes. Le produit enrobe la semence et agit pendant la croissance de la plante. Or, ce type d'insecticide neurotoxique systémique, dont font aussi partie le Gaucho et le Régent, est soupçonné, par les apiculteurs, d'être à l'origine de l'affaiblissement des colonies d'abeilles constaté dans de nombreuses régions du monde. L'usage du Gaucho et du Régent sur le maïs est suspendu en France depuis 2004.

Le ministère a assuré, mercredi, que les conditions de fabrication et d'utilisation du Cruiser, produit par la firme suisse Syngenta, "sont strictement encadrées". Ainsi, l'usage de ce pesticide sur une même parcelle ne sera possible qu'une année sur trois. Le ministère a en outre étendu le protocole de suivi de l'autorisation du Cruiser à six régions au lieu de trois en 2008. Ce protocole est "innovant en termes d'évaluation des impacts environnementaux d'un produit phytosanitaire", selon le ministère, et son pilotage "sera assuré par un comité placé auprès du cabinet du ministre, associant toutes les associations qui le souhaiteront dans le cadre d'un suivi régulier et transparent".

Soulignant que "l'Afssa a reconnu les risques de ce produit pour les abeilles, et demandé de nombreuses contraintes d'utilisation (faible densité de semis, utilisation une année sur trois...)", l'association France nature environnement juge que "le renouvellement de l'autorisation de mise en vente du Cruiser [est] extrêmement néfaste pour la survie des pollinisateurs."

17/12/2008

L'Élysée ne connaît pas la crise !

lu sur le monde.fr :

http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/12/17/l-elysee-augmente-discretement-son-budget-de-9-1_1132349_0.html

L'Elysée augmente discrètement son budget de 9,1 %
LEMONDE.FR avec AFP | 17.12.08 | 15h55 • Mis à jour le 17.12.08 | 16h09

L'Elysée vient d'augmenter de 9,2 millions d'euros son budget initial pour 2008, soit une hausse de 9,1 %, a affirmé, mardi 16 décembre, dans un communiqué, le député apparenté PS René Dosière. Cette augmentation s'est faite par décret publié au Journal officiel électronique du 14 décembre 2008, a précisé M. Dosière, qui ironise sur le fait que cette "procédure discrète" n'ait pas été pas reprise dans l'édition papier du Journal Officiel.

Vérification faite, un décret au JO du 14 décembre prévoit effectivement 9,2 millions d'euros pour la présidence de la République, sous forme "d'autorisation d'engagement" et de "crédits de paiement". En compensation, le même décret annule 9,2 millions de crédits sur les budgets des missions de la défense (5,3 millions) et de la sécurité (3,9 millions). Le décret est signé par le premier ministre, François Fillon, et le ministre du budget, Eric Woerth.

"Contrairement à l'an passé, l'Elysée n'a pas utilisé la procédure transparente de la loi de finances rectificative, qui est actuellement en cours de discussion au Parlement", commente M. Dosière. Le 15 octobre, le député avait affirmé que les crédits de l'Elysée pour 2009 étaient en hausse de 11,45 % par rapport à 2008. L'Elysée avait aussitôt répondu que son budget, "exemplaire de transparence et de bonne gestion", progressait en réalité de seulement "2 %". La différence entre les deux chiffres correspondait en fait à cette hausse de 9,1 % du budget 2008 accordée en fin d'exercice, qualifiée par René Dosière de "tour de passe-passe".

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Remarque : cette augmentation est vraiment très discrète ! J'ai eu un peu de mal à la trouver.
Il faut aller sur les site du Journal Officiel :

http://www.journal-officiel.gouv.fr/frameset.html

Puis cliquer sur le calendrier pour demander le numéro du 14 décembre

Dans ce numéro, il faut aller au point 15 :

15 Rapport relatif au décret n° 2008-1317 du 12 décembre 2008 portant transfert de crédits

Puis il faut télécharger le fichier pdf correspondant, l'ouvrir et voir finalement que :

Art. 1er. −Sont annulés, pour 2008, des crédits d’un montant de
9 200 000 € en autorisations d’engagement et en crédits de paiement applicables aux programmes du budget général mentionnés dans le tableau 1 annexé au présent décret.
Art. 2. −Sont ouverts, pour 2008, des crédits d’un montant de
9 200 000 € en autorisations d’engagement et en crédits de paiement applicables au programme du budget général mentionné dans le tableau 2 annexé au présent décret.

Le tableau 2 étant :

INTITULÉ DE LA MISSION, DU PROGRAMME, DE LA DOTATION : Présidence de la République.
NUMÉRO du programme ou de la dotation : 501
AUTORISATIONS d’engagement ouvertes (en euros) :9200000
CRÉDITS de paiement ouverts (en euros) : 9200000

Le Sénat ne connaît pas la crise !

Voir aussi les précédentes notes sur le Sénat dans les archives du blog de l'association " Une Place pour Tous ! ": notes du 18/11/2008 et du 27/6/2009 ( lien ci-contre )

Lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/12/17/le-senat-refuse-de-se-separer-de-ses-importantes-reserves-financieres_1132171_823448.html

Le Sénat refuse de se séparer de ses importantes réserves financières
LE MONDE | 17.12.08 | 14h41 • Mis à jour le 17.12.08 | 14h41

Le bureau du Sénat a arrêté, mardi 16 décembre, un deuxième train de mesures destiné à restaurer l'image de cette institution, écornée par les révélations sur ses fastes et les privilèges dont bénéficient ses membres. Le nouveau président, Gérard Larcher (UMP), désireux de rompre avec les pratiques de son prédécesseur, Christian Poncelet, assure vouloir rendre "transparente" la gestion du Palais du Luxembourg.

Mais le bureau a refusé toute restitution éventuelle des très importantes "réserves" financières du Sénat. En sus de la dotation budgétaire de l'Etat (336 millions d'euros en 2009), le Sénat dispose d'environ 220 millions d'euros de ressources propres sous forme de valeurs mobilières et d'immobilisations financières. Surtout, les "réserves" des caisses de retraite du Sénat s'élèvent à 1,16 milliard d'euros (539 millions pour la caisse de retraite des sénateurs et 626 millions pour celle des personnels).

PRÊTS IMMOBILIERS À TAUX ZÉRO

"Pourquoi montrer du doigt un système éprouvé qui permet de demander trois fois moins à l'Etat pour le financement des pensions qu'il sert ?", a défendu M. Larcher. En 2007, ces disponibilités ont été sollicitées pour 13,3 millions d'euros pour les retraites des sénateurs et 7,1 millions pour celle des personnels.

Le premier questeur, Philippe Richert, a lui aussi vigoureusement défendu le principe de ces caisses autonomes, dont la création remonte à 1856 pour celle des personnels et 1905 pour celle des sénateurs, et dont "le produit est issu des dépôts de ses cotisants". "Il n'y a pas de raison de penser que l'Etat gérerait mieux ces montants", estime le sénateur (UMP) du Bas-Rhin.

Ainsi campé sur ses "réserves", le Sénat a toutefois consenti un geste. Il propose un "pacte de stabilité financière" avec l'Etat reposant sur "deux engagements" : le maintien de la dotation et du budget du Sénat en euros constants sur les exercices 2009, 2010 et 2011 ; la restitution à l'Etat de toute partie de la dotation qu'il n'aurait pas utilisée pour son fonctionnement. Il a aussi annoncé qu'à partir du 31 décembre 2009 ne seront plus accordés aux sénateurs et aux personnels de prêts immobiliers à taux zéro : une économie qu'il évalue à 71,5 millions d'euros.

Patrick Roger
Article paru dans l'édition du 18.12.08

16/12/2008

TABAC et comportement

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/12/15/la-cour-supreme-americaine-autorise-les-proces-contre-les-cigarettes-light_1131534_0.html

La Cour suprême américaine autorise les procès contre les cigarettes "light"
LEMONDE.FR avec AP, AFP | 15.12.08 | 18h11 • Mis à jour le 15.12.08 | 18h23

Pour la première fois, la Cour suprême des Etats-Unis a estimé, dans une décision rendue publique lundi 15 décembre, que trois fumeurs pouvaient poursuivre le cigarettier Altria, ainsi que d'autres fabricants de tabac, pour publicité mensongère après qu'ils ont qualifié et vendu des cigarettes "light" en réalité pas moins nocives pour la santé.

Le procès en question est une "class action" – une procédure de recours en justice en nom collectif pour défendre les consommateurs –, intentée par trois résidents de l'Etat du Maine, qui poursuivent Altria et sa compagnie Philip Morris, qui commercialise les cigarettes Marlboro Lights ou Cambridge Lights. Les plaignants estimaient qu'Altria était coupable de publicité mensongère,
les accusant d'avoir été au courant pendant des décennies que
les fumeurs de cigarettes "light" prennaient des bouffées bien plus longues pour compenser le faible taux de goudron.

Les plaignants avaient été déboutés par une cour fédérale, mais avaient obtenu gain de cause en appel. Finalement, la plus haute juridiction américaine a tranché en faveur des plaignants, par cinq voix contre quatre, estimant que les fumeurs pouvaient s'appuyer sur les lois de défense des consommateurs pour attaquer les cigarettiers en justice sur ce point précis. Son arrêt pourrait avoir d'importantes conséquences en termes financiers pour les cigarettiers, qui font face à de nombreux procès similaires aux Etats-Unis.

Obésité et comportement

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/12/15/le-cerveau-responsable-de-l-obesite_1131464_0.html

Le cerveau, responsable de l'obésité ?
LEMONDE.FR avec AFP et AP | 15.12.08 | 17h42 • Mis à jour le 15.12.08 | 18h06

Une vaste étude internationale, publiée dimanche 14 décembre par la revue spécialisée Nature Genetics (*), suggère que les variations génétiques à l'origine de l'obésité influenceraient davantage le cerveau que les processus digestifs ou le métabolisme des graisses. Menée sur plus de 90 000 personnes, l'étude a identifié six nouveaux facteurs de risques génétiques prédisposant à la prise de poids et à l'obésité. "Il est significatif que cinq de ces six nouveaux gènes ont aussi un impact sur le cerveau et cela suggère que les gens pourraient être simplement programmés pour manger trop", selon Cristen Willer de l'université du Michigan, Etats-Unis, première signataire de l'article. Selon elle, le cerveau contrôle l'appétit et règle la balance énergétique (entre les calories que l'on brûle et celles que l'on stocke).

Ainsi, ces travaux suggèrent que, dans l'obésité commune, la plupart des gènes associés à l'augmentation de poids sont actifs au niveau du cerveau, renchérit le Dr Ruth Loos, co-auteur de cette étude du consortium Giant, basé aux Etats-Unis et dont les signataires représentent plus de 60 institutions. L'équipe internationale a analysé les variations génétiques de plus de 30 000 personnes d'Islande, des Pays-Bas et des Etats-Unis et a croisé les résultats avec ceux de quelque 59 000 individus du Danemark et des Etats-Unis. Les variations trouvées concernent les gènes "TMEM18, KCTD15, GNPDA2, SH2B1, MTCH2 et NEGR1".

L'ENVIE DE FAST-FOOD EST DANS LA TÊTE
Par ailleurs, une autre étude, publiée jeudi par le New England Journal of Medicine, précise le rôle du gène FTO (Fat Mass and Obesity associated), qu'on savait d'ores et déjà associé à l'obésité : sous une certaine forme, il prédisposerait les enfants à se précipiter vers des aliments gras et sucrés. Les chercheurs de l'université écossaise de Dundee, qui ont étudié 2 726 enfants obèses, estiment ainsi que "le gène prédisposant à l'obésité agit sur le comportement et non pas sur le métabolisme". Ces troubles de l'alimentation pourraient donc être modérés en donnant aux enfants de meilleures habitudes, notamment dans le choix de leurs aliments.

D'après l'OMS, d'ici à 2015, la planète comptera quelque 2,3 milliards d'adultes en surpoids et plus de 700 millions d'obèses.

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(*)

Article abstract
http://www.nature.com/ng/journal/vaop/ncurrent/abs/ng.274.html

Nature Genetics
Published online: 14 December 2008 | doi:10.1038/ng.274

Genome-wide association yields new sequence variants at seven loci that associate with measures of obesity

Obesity results from the interaction of genetic and environmental factors. To search for sequence variants that affect variation in two common measures of obesity, weight and body mass index (BMI), both of which are highly heritable, we performed a genome-wide association (GWA) study with 305,846 SNPs typed in 25,344 Icelandic, 2,998 Dutch, 1,890 European Americans and 1,160 African American subjects and combined the results with previously published results from the Diabetes Genetics Initiative (DGI) on 3,024 Scandinavians. We selected 43 variants in 19 regions for follow-up in 5,586 Danish individuals and compared the results to a genome-wide study on obesity-related traits from the GIANT consortium. In total, 29 variants, some correlated, in 11 chromosomal regions reached a genome-wide significance threshold of P < 1.6 times 10-7. This includes previously identified variants close to or in the FTO, MC4R, BDNF and SH2B1 genes, in addition to variants at seven loci not previously connected with obesity.

---------------------------
Article abstract
http://www.nature.com/ng/journal/vaop/ncurrent/abs/ng.287.html

Nature Genetics
Published online: 14 December 2008 | doi:10.1038/ng.287

Six new loci associated with body mass index highlight a neuronal influence on body weight regulation

Common variants at only two loci, FTO and MC4R, have been reproducibly associated with body mass index (BMI) in humans. To identify additional loci, we conducted meta-analysis of 15 genome-wide association studies for BMI (n > 32,000) and followed up top signals in 14 additional cohorts (n > 59,000). We strongly confirm FTO and MC4R and identify six additional loci (P < 5 times 10-8): TMEM18, KCTD15, GNPDA2, SH2B1, MTCH2 and NEGR1 (where a 45-kb deletion polymorphism is a candidate causal variant). Several of the likely causal genes are highly expressed or known to act in the central nervous system (CNS), emphasizing, as in rare monogenic forms of obesity, the role of the CNS in predisposition to obesity.

17:01 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, société

15/12/2008

Pour les Montpelliérains : GRAND CONCOURS !

GRAND CONCOURS avec magnifique CADEAU SURPRISE !

voir le blog :

http://collectifuneplacepourtous.midiblogs.com/

(lien ci-contre)

14/12/2008

L'EAU : Le problème du XXIème siècle

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/12/11/assoiffee-l-australie-repugne-a-boire-l-eau-des-egouts_1129752_0.html

Assoiffée, l'Australie répugne à "boire l'eau des égouts"
LE MONDE | 11.12.08 | 15h50 • Mis à jour le 11.12.08 | 15h50

En Australie, un projet d'usine de recyclage de l'eau provoque la controverse. Dans l'Etat du Queensland, le premier centre de traitement du pays destiné à produire de l'eau potable à partir des eaux usées sera prêt à fonctionner d'ici quelques mois. Il pourrait produire 60 millions de litres d'eau purifiée par jour, par un traitement en sept étapes, avec un procédé de pointe incluant osmose inverse et oxydation accélérée.

Originellement, l'eau purifiée devait alimenter le réservoir principal de Brisbane et de sa région, pour subvenir à entre 10 % et 25 % de la consommation des 2,6 millions d'habitants. Les besoins sont importants : la population de la région pourrait doubler d'ici cinquante ans. Mais la perspective de boire de l'eau recyclée effraie. Divers groupes se sont donc créés pour rejeter l'idée de "boire l'eau des égouts", multipliant les pétitions sur Internet.

"TIREZ LA CHASSE ET ENSUITE, BUVEZ !"

Des médias s'en sont mêlés et des articles aux titres tels que "Tirez la chasse d'eau et ensuite, buvez !" ont attisé les peurs. Des universitaires ont également fait connaître leur opposition : "Le procédé d'osmose inverse ne suffit pas : à Brisbane, on a pu voir que seuls 92 % des antibiotiques présents dans les eaux usées ont pu être supprimés", affirme Peter Collignon, microbiologiste à l'université nationale australienne (ANU).

Pourtant, boire de l'eau recyclée se pratique ailleurs dans le monde. Ainsi, à Singapour, 1 % de l'eau recyclée est utilisée comme eau potable. Plusieurs centres de traitement existent également aux Etats-Unis et en Belgique. "En Australie aussi, de l'eau recyclée est utilisée pour la consommation humaine, mais de façon indirecte : l'eau usée est rejetée dans un fleuve ou un réservoir, avant d'être ensuite traitée et réutilisée par une autre ville en aval", remarque Stuart Khan, professeur au centre de recherche sur l'eau de l'université de Nouvelle-Galles-du-Sud.

Mais tous les arguments en faveur de l'eau recyclée n'auront pas suffi à convaincre le public. Après avoir affronté une campagne d'opposition durant plusieurs semaines, Anna Bligh, premier ministre du Queensland, a fait savoir que l'eau recyclée ne serait utilisée que lorsque le niveau des réservoirs descendrait à 40 % de remplissage.

Ce qui risque d'être le cas d'ici quelques mois. Et désormais, les Australiens pourraient bien ne plus avoir le choix. Car dans le pays le plus sec au monde, la sécheresse s'aggrave au fil des ans. "Traditionnellement, les précipitations sont très variables ici. Mais on a noté ces dernières années une baisse durable, avec des flux correspondant à entre 43 % et 65 % des moyennes de longue durée. C'est une situation nouvelle", explique Tom Mollenkopf, directeur de l'Association australienne de l'eau (AWA).

Dans beaucoup de villes, comme Melbourne, les réservoirs ont diminué, atteignant des niveaux de remplissage de parfois 30 % seulement. Du coup, l'Etat australien investit massivement dans de nouvelles infrastructures pour l'eau. Quasiment toutes les métropoles du pays se dotent d'une usine de dessalement d'eau de mer, et les habitants sont incités à installer des citernes chez eux, par des mesures fiscales favorables. Enfin, beaucoup de villes ont dû mettre en place de sévères restrictions d'eau. Cela a fonctionné : dans le sud-est du Queensland, les habitants sont passés d'une consommation de 300 litres d'eau par jour à 140 litres. "Cela ne suffit pas ; la situation est telle qu'il faut désormais bien plus que des restrictions", prévient M. Mollenkopf.

Marie-Morgane Le Moël
Article paru dans l'édition du 12.12.08

09:15 Publié dans environnement | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : eau

13/12/2008

LES ORS DE LA RÉPUBLIQUE

À lire sur "le Point" un article sur Rachida Dati :

http://www.lepoint.fr/actualites-societe/l-extravagante-mme-dati/920/0/298981

..."Rachida Dati a la bougeotte. Effectuer trois déplacements dans une même journée ne lui fait pas peur. Mais, là où le bât blesse, c’est lorsque, mue par une sorte de mouvement perpétuel, elle exige, pour un oui, pour un non, d’emprunter les avions de l’Escadron de transport, d’entraînement et de calibration (Etec), l’unité de l’armée de l’air réservée au transport du chef de l’Etat et des membres du gouvernement. Les appareils aux couleurs de la République française ont de 8 à 12 places, mais voyagent pratiquement à vide, la ministre ne tolérant auprès d’elle que son chef de cabinet, qui tient l’agenda, et un chargé de communication. Or un vol de Villacoublay, la base aérienne de la flotte, revient en moyenne de 15 000 à 20 000 euros. « Rachida Dati ne regarde pas à la dépense » , fait-on remarquer dans les préfectures. D’autant que, chaque fois, tenus d’arriver avant elle pour préparer le déplacement, conseillers, directeurs de l’administration centrale, membres de l’équipe vidéo qui la suit en permanence, et sa photographe sont obligés de prendre un avion de ligne ou le TGV, à l’aube de préférence. Tant pis si, sur place, les préfets doivent organiser aux frais de la princesse deux convois sous escorte."...

... article se terminant par :

"...Des âmes charitables affirment qu’à l’heure de la curée Rachida Dati, qui connaît les histoires de famille et du département des Hauts-de-Seine pour s’être occupée pendant quelque temps, en 2005, du secteur sensible des marchés publics, saura, le cas échéant, se rappeler aux bons soins de son protecteur."
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Ce qui a été à l'origine de l'information suivante, lue sur lemonde.fr ( http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/12/12/dati-tairait-des-informations-sur-la-gestion-des-hauts-de-seine_1130630_823448.html ) :

Dati tairait des informations sur la gestion des Hauts-de-Seine
LEMONDE.FR | 12.12.08 | 19h32 • Mis à jour le 12.12.08 | 19h55

Rachida Dati, qui connaît les histoires de famille et du département des Hauts-de-Seine (...), saura, le cas échéant, se rappeler aux bons soins de son protecteur [Nicolas Sarkozy]" : cette petite phrase, publiée dans un article du Point sème le trouble. En insinuant que la garde des sceaux, qui a occupé de 2004 à 2005 le poste de directrice générale adjointe du conseil général, pourrait disposer d'informations explosives sur l'attribution des marchés publics dans un département alors dirigé par Nicolas Sarkozy, le journaliste Denis Demonpion a déclenché une série de réactions en chaîne, vendredi 12 décembre.

Le député socialiste Arnaud Montebourg est, le premier, monté au front, s'étonnant du silence longtemps observé par la garde des sceaux. Soit Rachida Dati "a connaissance d'irrégularités de nature à mettre en cause le président de la République (...) et elle s'empresse de faire ouvrir une enquête, soit elle doit démentir immédiatement", écrivait le député, vendredi, à la mi-journée.

LES ÉLUS PS RÉCLAMENT UNE ENQUÊTE

Il n'en fallait pas plus pour que la chancellerie, après s'être longtemps réfugiée derrière un laconique "aucun commentaire", ne rende publique une lettre (à lire sur le site Internet du Point) adressée par la ministre à l'auteur de l'article. Rachida Dati y qualifie l'article de "totalement faux", souligne n'avoir eu aucun "contact" avec le journaliste. Et assène : "Ma fonction (...), mon statut, mes convictions personnelles et ma loyauté sans faille à l'égard du chef de l'Etat sont à l'opposé de ce que vous insinuez." Denis Demonpion assurait pourtant de son côté, au nouvelobs.com, jeudi 11 décembre, qu'il ne "retirait pas une ligne" à ses écrits, assurant même : "Rachida Dati n'a pas démenti et ne démentira pas."

En fin d'après-midi, 6 élus socialistes du conseil général des Hauts-de-Seine ont tiré la dernière salve : ils demandent que le président du conseil général, Patrick Devedjian, saississe "le procureur de la République de Nanterre afin d'ouvrir une enquête judiciaire concernant les informations dont disposerait" Rachida Dati. Plusieurs affaires judiciaires sont déjà en cours d'instruction sur des malversations financières présumées en lien avec le conseil général des Hauts-de-Seine.



Le Monde.fr, avec AFP

LA GESTION DE L'EAU EN ÎLE DE FRANCE : la politique sous son plus mauvais jour

lu sur le site de l'ACME (lien ci-contre) :

EDITO
Le vote a eu lieu : Rien ne change sous l'eau du SEDIF
Nihil novi sub sole
Malgré un engagement fort et uni de nombreux élus, d'associations de défense des consommateurs, d'associations de défense du service public et de particuliers, les délégués du SEDIF ont voté ce matin et ont choisi de conserver son mode actuel de gestion de l'eau. Il restera en régie intéressée et sera délégué à une société privée.
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'Petits meurtres entre amis 'de la gestion publique de l'eau, grâce aux bulletins secrets.
Le vote a eu lieu : Rien ne change sous l'eau du SEDIF
88 contre 54

Ce 11 décembre 2008 aurait pu marquer un virage de la politique de l'eau en Ile de France. Mais c'est un jour sombre pour tous ceux qui croyaient possible un retour en régie publique de sa gestion.

Le vote à bulletins secrets a permis ce résultat : 88 délégués sur 142 ont voté pour le renouvellement du contrat du SEDIF pour la gestion de l'eau à une entreprise privée , 54 ont voté contre, c'est-à-dire qu'ils choisissaient un mode de gestion en régie directe.

Un vote à bulletins secrets :

Alors que le vote concernait un choix de gestion d'une délégation de service public, il s'est opéré à bulletins secrets..., à la demande de 68 délégués de "droite". Ce qui aura permis peut-être aux délégués les moins courageux, ou à ceux qui s'étaient engagés à voter contre, de se désavouer et d'échapper à la vindicte de leur parti ou de leurs électeurs.

Pourtant hier les comptages des associations et des élus engagés pour un retour à une gestion publique ne prévoyaient pas un tel score. Les déclarations les élus de gauche comme certains de droite donnaient le résultat du vote incertain ou même défavorable pour le choix que défend M. Santini.

Tout avait été préparé pour couvrir les retourneurs de vestes : le résultat est là !

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Article de l'AFP : Ile-de-France: les élus maintiennent la gestion de l'eau au secteur privé
/ 11 décembre 2008 17h10)

Voici en effet le résultat du vote acquis par Santini 88 contre 54 . « CHOISY-LE-ROY (Val-de-Marne) - Les élus du Syndicat des eaux d'Ile-de-France (Sedif) ont voté jeudi en faveur du maintien au secteur privé de la gestion du plus gros service d'eau potable en Europe, par 88 voix contre 54, a constaté un journaliste de l'AFP.

Ce vote, effectué à bulletins secrets, entérine la poursuite de la délégation de service public (DSP), confiée depuis 1923 au groupe Veolia (alors Générale des Eaux), et rejette de fait la constitution d'une régie publique qui avait notamment les faveurs d'élus de gauche.

Le débat public précédant le vote a souvent viré à la passe d'armes: les partisans de la motion ont fustigé le "recours à des méthodes altermondialistes" de la part des partisans de la régie publique, qui ont, eux, accusé Veolia d'"être obnubilé par la soif de rentabilité".

Signé en 1962 pour un montant de 317 millions d'euros, le dernier contrat confié à Veolia expire fin 2010 et se trouve au centre de critiques d'associations et d'élus de gauche qui dénoncent régulièrement "une surfacturation" de l'eau francilienne, UFC-Que Choisir l'ayant évaluée à 90 millions d'euros par an.

Une étude commandée par le Sedif lui-même montre pour sa part que des économies de 35 à 42,5 millions d'euros par an pourraient être réalisées en rénovant le mode de gestion actuel.

Le débat a pris de l'ampleur depuis la décision fin novembre de la ville de Paris de remunicipaliser la distribution de l'eau dans la capitale.

A l'issue du vote, le président (Nouveau Centre) du Sedif, André Santini, s'est montré très "optimiste" concernant une future baisse des prix, invoquant "la concurrence acharnée" qui s'est manifestée sur ce marché.

"Veolia, c'est son plus beau contrat (...), ils sont très menacés, et Suez (Environnement, concurrent de Veolia, ndlr) a fait savoir, en montrant les dents, qu'il voulait être candidat. Je suis très optimiste", a résumé M. Santini.

Contactés par l'AFP, Veolia et Suez Environnement n'ont pas souhaité faire de commentaires.

Opposante au projet, la maire (Verts) de Montreuil (Seine-Saint-Denis), Dominique Voynet, a fait part de sa "déception". "Je suis convaincue que la formule de la régie aurait permis de faire plus facilement baisser les coûts tout en assurant la sécurité de l'approvisionnement", a-t-elle dit.

Le Sedif doit à présent élaborer un cahier des charges détaillant les modalités de la nouvelle délégation de service public avant le lancement d'un appel d'offres international à la mi-2009.

M. Santini s'est notamment engagé à "étudier" la possibilité de diviser le marché en plusieurs lots ("alotissement") et à instaurer "une tarification sociale" de l'eau pour les ménages modestes.

Le Sedif fournit en eau potable quatre millions d'habitants répartis sur 144 communes et les sept départements de la banlieue parisienne.

La politique, ce n’est pas cela ! Réaction de Jacques Perreux, Vice-président au conseil départemental du Val de Marne
Aujourd’hui a eu lieu le vote au sein du SEDIF pour décider de son futur mode de gestion.

Celui-ci survenant après une magnifique campagne citoyenne, devait selon tous les observateurs être extrêmement serré entre les partisans d’une gestion publique et les partisans de la poursuite d’une gestion aujourd’hui déléguée à Véolia. Monsieur Santini et ses amis de droite ont imposé le vote à bulletin secret.

Ainsi des élus du peuple, ceux de la République contrairement aux usages démocratiques dans les assemblées communales, départementales et nationales ont pu cacher leur vote sur une question d’intérêt général et sur une question concernant les générations futures. La gauche et les verts qui comptent soixante-cinq élus ainsi que le Modem qui en compte trois ont annoncé qu’ils voteraient « non » à la proposition de M. Santini.

Une chose absolument incroyable s’est alors passée, puisque seulement cinquante-quatre votes « non » ont été ressencés. Les citoyens ont donc été volés, la démocratie bafouée, par un certain nombre d’élus qui se sont rendus coupables de lâcheté en votant l’inverse de leur engagement public. Cet acte jette l’opprobre sur la politique et entretient une suspicion déjà très forte.

S’il est déshonorant, il n’aura pas le pouvoir de décourager toutes celles et tous ceux, associations, citoyens et élus qui considèrent qu’il n’est pas de meilleure gestion pour un bien commun que la gestion publique et toutes celles et tous ceux que croient qu’en politique, les actes doivent nécessairement aller de pair avec les paroles. Bien au contraire !

11/12/2008

AREVA et EPR (European pressurized water reactor)

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2008/12/11/olkiluoto-le-bourbier-finlandais-d-areva_1129822_3244.html

Reportage
Olkiluoto, le bourbier finlandais d'Areva
LE MONDE | 11.12.08 | 16h03 • Mis à jour le 11.12.08 | 18h28
OLKILUOTO (FINLANDE) ENVOYÉ SPÉCIAL

À Olkiluoto, tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des mondes nucléaires. Sur cette presqu'île du sud-ouest de la Finlande, au milieu d'une forêt de sapins et de bouleaux qui descend en pente douce vers les côtes du golfe de Botnie, le plus grand chantier nucléaire du monde bat son plein au milieu d'un hérissement de grues géantes. Dans le labyrinthe boueux du site, 3 500 ouvriers et techniciens d'une cinquantaine de pays se relaient parfois en 3 × 8, 7 jours sur 7 et par des températures descendant jusqu'à - 15 °C. Des terrassiers et des grutiers polonais, des soudeurs baltes, des électromécaniciens finlandais, des ingénieurs français ou allemands... Oui, tout semble aller pour le mieux à Olkiluoto.

Et pourtant tout a dérapé depuis le lancement, en 2005, de ce chantier phare pour l'industrie nucléaire française et son chef de file, Areva. Prévu mi-2009, le raccordement de ce réacteur de troisième génération au réseau de lignes à haute tension n'interviendra pas avant 2012. Ces retards ont fait exploser les coûts et obligé le groupe, responsable de la coordination du projet, à provisionner chaque semestre (sauf un) des sommes importantes. Ils ont tendu les relations avec le client, le groupe d'électricité finlandais TVO, qui a besoin de l'électricité pour alimenter les papetiers et les sidérurgistes. Et peut-être compromis les chances d'Areva de construire un second EPR (European pressurized water reactor) finlandais.

En décembre 2003, quand Areva signe le contrat de construction de ce réacteur conçu avec l'allemand Siemens, sa présidente, Anne Lauvergeon, y voit plus que la promesse d'un chèque de 3 milliards d'euros : la fin de l'hiver nucléaire. Olkiluoto est le plus ambitieux projet lancé depuis l'explosion du réacteur n° 4 de Tchernobyl en avril 1986. Et le réacteur choisi devient vite l'emblème du nucléaire "made in France", dont Jacques Chirac puis Nicolas Sarkozy vantent l'excellence dans les voyages officiels. Le plus puissant avec ses 1 650 mégawatts. Et le plus propre, puisqu'il consomme 17 % d'uranium enrichi en moins que ceux de la génération précédente pour la même production d'électricité, assurent les ingénieurs d'Areva.

Début 2004, la victoire d'Areva est pourtant lourde d'incertitudes : pour décrocher le contrat, la société a fait la promesse mirobolante de livrer l'EPR clés en main en quatre ans, comme le russe Atomstroïexport et l'américain General Electric. Même les ingénieurs d'Areva qui ont participé à la construction du parc français dans les années 1980-1990 jugent alors le calendrier intenable. "On a mis plus de six ans pour construire certains réacteurs de deuxième génération", rappelle un des responsables du chantier d'Olkiluoto.

"Délais ridicules, prix trop bas, absence de savoir-faire d'Areva comme architecte-ensemblier", tranche un grand industriel français. Les difficultés s'accumulent dès 2006 : problème dans le béton de la dalle supportant le réacteur, forgeage raté de certaines pièces de l'îlot nucléaire... Plus tard viendront des interrogations sur la peau métallique (liner) renforçant l'enceinte de confinement. Rien d'étonnant sur un chantier où 1 200 sous-traitants se bousculent. Les dirigeants d'Areva se défendent : ils ont dû les retenir pour décrocher le marché, mais certains ont une expérience limitée, voire nulle, du nucléaire.

Ces retards arrivent au plus mauvais moment pour Anne Lauvergeon, dont le mandat de présidente du directoire d'Areva expire en juin 2006. Le ministre de l'économie, Thierry Breton, qui ne l'apprécie guère, utilise ces déboires finlandais pour demander sa tête à l'Elysée. Sans succès. Six mois plus tard, quand un marché de quatre réacteurs échappe à Areva en Chine au profit de l'américano-japonais Toshiba-Westinghouse, M. Breton glisse aux journalistes que le groupe français paye les dérives du chantier finlandais...

Les coûts vont continuer à dériver, en dépit d'une sérieuse reprise en main. Début 2007, Anne Lauvergeon a dépêché sur le chantier Philippe Knoche. Jusque-là directeur de la stratégie, cet X-Mines a l'avantage d'être de culture franco-allemande. Un bon profil pour mettre de l'huile dans les rouages de la machine Areva-Siemens. Mais dans les mois qui suivent, des tensions apparaissent avec Bouygues, le responsable du génie civil. Le géant du BTP n'est pas un partenaire comme les autres : premier actionnaire d'Alstom (30 %), son patron, Martin Bouygues, ami de Nicolas Sarkozy, veut entrer dans le nucléaire en prenant le contrôle d'Areva via le fabriquant de turbines. Un mariage qu'Anne Lauvergeon refuse obstinément.

A qui incombe la responsabilité de ces ratés ? Areva incrimine la lourdeur de la procédure de Stuk, l'agence de sûreté nucléaire finlandaise qui valide chaque étape du chantier et l'assemblage des 10 000 composants de l'EPR, de la plus petite valve jusqu'aux énormes générateurs de vapeur. Tout comme les lenteurs de TVO, qui met en moyenne neuf mois à approuver les documents quand son contrat avec Areva n'en prévoit que deux. "Cent mille documents d'ingénierie doivent être approuvés par TVO. On n'avait pas anticipé que leur examen serait aussi long, raconte Philippe Knoche. Mille personnes y travaillent dans les bureaux d'Areva. On ne compromettra ni la qualité ni la sûreté de la centrale."

"Voilà beaucoup de temps et d'argent perdus", s'indigne dès le début Frédéric Marillier, responsable de la campagne énergie à Greenpeace France. Alors que les provisions passées par Siemens sont publiques, celle d'Areva relèvent du secret. "Elles sont significatives", admet juste le groupe. L'ardoise (main-d'oeuvre, équipements, matériaux...) pourrait atteindre 2 milliards d'euros, les deux tiers du prix initial, selon des analystes financiers. S'y ajouteront des centaines de millions d'euros de pénalités de retard au profit de TVO.

"Qui va payer la facture ? Les contribuables français", attaque Frédéric Marillier. Le groupe public français a très vite fait savoir qu'il ne supporterait pas seul les surcoûts. Réplique brutale de TVO il y a quelques semaines : "Le fournisseur d'une centrale clés en main est responsable du calendrier et des éventuelles augmentations de coûts. TVO dispose d'un contrat de fournitures à prix fixe et n'est pas en train de s'accorder avec son fournisseur sur le partage des pertes d'Areva."

Pour l'heure, une seule procédure d'arbitrage a été introduite par Areva devant la Chambre internationale de commerce, à Paris, sur un différend remontant au début du chantier. "Elle porte sur un montant non significatif", assure Philippe Knoche. Mais d'autres contentieux risquent de s'y ajouter. En 2009, Areva entrera dans la période d'assemblage des composants de l'îlot nucléaire, la partie la plus sensible de la centrale. "On n'est pas à l'abri de difficultés", concède-t-il.

Le groupe français n'aurait-il pas mieux fait de s'associer à EDF pour profiter de l'expérience acquise par l'"architecte-ensemblier" des 58 réacteurs français ? Dans le petit monde des nucléocrates français, le "cas Olkiluoto" a ravivé les querelles qui ont toujours opposé EDF à son fournisseur de réacteurs Framatome - devenu Areva en 2001 après sa fusion avec Cogema et CEA Industrie. Des barons d'EDF ont mal accepté qu'on se passe de leurs compétences. Blessés dans leur orgueil, ils ne se sont guère apitoyés sur les mésaventures d'Areva.

A ces critiques feutrées, les experts d'Areva répondent que l'EPR de Flamanville accuse déjà un an de retard. Il n'entrera en service qu'"en 2013", assurait mi-novembre Anne Lauvergeon en soulignant que son entreprise est, elle, "parfaitement à l'heure dans l'ensemble de ses livraisons". "Non, Flamanville sera prêt en 2012", a immédiatement fait rectifier Pierre Gadonneix, le PDG d'EDF. Mais pour 4 milliards au lieu des 3,3 milliards prévus, vient-il de reconnaître.

Malgré ces difficultés, les Finlandais ne semblent pas regretter le choix de la technologie franco-allemande. "Areva et ses sous-traitants sont toujours les leaders mondiaux du nucléaire. Ils possèdent le produit le meilleur et le plus sûr", affirme Jukka Laaksonen, le directeur général de Stuk. "Pour un premier projet du genre, avec tellement d'innovations, c'est pas mal", se rassure Anne Lauvergeon.

Chez TVO, le patron du projet concède que les retards sont inhérents à ces grands projets. "C'est un challenge technologique, comme l'A380", explique Jouni Silvenoinnen. Il a peut-être pris cet exemple à dessein : le programme de développement de l'avion gros porteur européen a finalement coûté 11 milliards d'euros, dont 4,8 milliards liés aux dérapages du calendrier ; mais c'est Airbus - et non les compagnies aériennes clientes - qui paiera la facture !

La vente de l'EPR risque plus de souffrir de la crise financière que des retards du chantier finlandais. La compagnie sud-africaine Eskom, qui envisageait d'en commander deux, vient de renoncer à la relance de son programme nucléaire "en raison de l'importance de l'investissement". Les autres clients ne sont pas mécontents de voir qu'on essuie les plâtres à leur place.

Fin 2007, le chinois CGNPC a commandé deux EPR pour 8 milliards d'euros (avec le combustible). Les Américains prévoient d'en construire au moins quatre. Le géant allemand de l'énergie E.ON - comme EDF - va se développer sur le marché nucléaire britannique avec le réacteur franco-allemand.

Jean-Michel Bezat
Article paru dans l'édition du 12.12.08

Au Mexique, le berceau du maïs contaminé par des OGM

Voir aussi le film "LE MONDE SELON MONSANTO"
lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2008/12/11/au-mexique-le-berceau-du-mais-contamine-par-des-ogm_1129750_3244.html

Reportage
Au Mexique, le berceau du maïs contaminé par des OGM
LE MONDE | 11.12.08 | 15h41 • Mis à jour le 11.12.08 | 16h02
MEXICO CORRESPONDANTE

Alerte à la biosécurité du maïs au Mexique : une étude moléculaire menée par des chercheurs mexicains, américains et néerlandais démontre la présence de gènes provenant d'organismes génétiquement modifiés (OGM) parmi les variétés de maïs traditionnels cultivées dans des régions reculées de l'Etat d'Oaxaca, dans le sud du pays. Et cela bien que le gouvernement mexicain ait maintenu jusqu'alors un moratoire sur l'utilisation de semences transgéniques.

Les résultats de cette étude incitent les experts à demander des mesures de protection bien plus restrictives, le type d'agriculture "à l'ancienne" pratiqué au Mexique - où la pollinisation du maïs est faite par le vent, et où les paysans ont l'habitude d'échanger leurs semences - paraissant aggraver le risque d'une contamination rapide par les OGM.

Un article qui en détaille les conclusions doit être publié dans le prochain numéro de la revue Molecular Ecology. Il a été rédigé par Elena Alvarez-Buylla, de l'Institut d'écologie de l'Université nationale autonome du Mexique, l'UNAM, avec la collaboration d'une dizaine d'autres scientifiques.

Leur travail pourrait relancer la polémique déclenchée en 2001 par un article très controversé de la revue Nature, dont les auteurs, les biologistes David Quist et Ignacio Chapela, de l'Université de Berkeley en Californie, révélaient que les maïs criollos (traditionnels) de la région d'Oaxaca, l'un des berceaux de cette céréale, étaient contaminés par les gènes Roundup Ready (RR) et Bt, propriétés de la firme américaine Monsanto.

Dans son ouvrage Le Monde selon Monsanto (La Découverte/Arte Editions, 2008), Marie-Monique Robin a raconté le "lynchage médiatique" dont M. Chapela a alors été victime, à l'instigation de l'entreprise dominante sur le marché des OGM. Nature avait fini par publier un désaveu, estimant que l'article des deux biologistes était insuffisamment étayé.

Sept ans plus tard, le travail dirigé par Mme Alvarez-Buylla confirme pourtant largement leurs conclusions, souligne un compte rendu publié dans Nature du 13 novembre. Les chercheurs ont découvert des transgènes dans trois des vingt-trois champs de la sierra nord de l'Oaxaca, où des échantillons avaient été prélevés en 2001, puis à deux endroits, lors de nouveaux prélèvements en 2004.

L'Américaine Allison Snow, de l'Université de Californie, auteur en 2005 d'une étude préliminaire qui semblait infirmer les découvertes d'Ignacio Chapela et David Quist (et avait été aussitôt exploitée par les partisans des OGM), publie dans le même numéro de Molecular Ecology une note complémentaire élogieuse, où elle juge que l'analyse moléculaire conduite par l'équipe de l'UNAM est "très bonne", et met en évidence "des signes positifs de transgènes".

Cette reconnaissance n'allait pas de soi. "Cela fait deux ans que nous bataillons pour publier les résultats de notre étude, déclare Mme Alvarez-Buylla. Jamais je n'avais rencontré autant de difficultés au cours de ma carrière ! On a essayé de freiner la diffusion de ces données scientifiques." Le biologiste José Sarukhan, chercheur à l'UNAM et membre de l'Académie nationale des sciences des Etats-Unis, avait ainsi recommandé l'article pour la revue de cette institution. Celle-ci l'a rejeté au mois de mars, au motif qu'il risquait de provoquer "l'attention excessive des médias, pour des raisons politiques ou liées au thème de l'environnement"...

Comment, malgré le moratoire, des transgènes d'OGM ont-ils émigré au fin fond des montagnes d'Oaxaca, mais aussi dans l'Etat de Sinaloa, le plus gros producteur de maïs de consommation humaine, dans le Nord, ou à Milpa Alta, un district à la périphérie de Mexico ? On les trouve dans 1 % des terrains analysés, ce qui est beaucoup dans le contexte mexicain, où 75 % du maïs planté viennent de grains sélectionnés par les paysans sur leur propre récolte.

La première hypothèse est que certains agriculteurs importent illégalement des semences transgéniques. De forts soupçons pèsent aussi sur la firme Pioneer, grande pourvoyeuse de semences de maïs hybrides, achetées par le Mexique aux Etats-Unis et distribuées aux petits agriculteurs à travers les programmes d'aide gouvernementaux.

Or des données préliminaires indiquent qu'un tiers des semences Pioneer est contaminé par des OGM, dont Monsanto a réussi à empêcher tout étiquetage distinctif à la vente.

Les auteurs de l'étude appellent à renforcer les "mesures de biosécurité" pour préserver les espèces natives du maïs, surtout au Mexique, son "centre d'origine". Il faudrait, disent-ils, se doter de laboratoires véritablement indépendants, et adapter les critères d'analyse moléculaire à la réalité mexicaine, au lieu de se fier "aux méthodes utilisées dans des pays tels que les Etats-Unis, qui ont un système agricole très différent du nôtre".

Mais leur plus grande inquiétude, aujourd'hui, concerne les projets des trusts pharmaceutiques, qui veulent rentabiliser la biomasse du maïs, et l'utiliser comme un bioréacteur afin d'exprimer, par exemple, des vaccins ou des anticoagulants. "Au vu des incidents qui se sont déjà produits aux Etats-Unis, où ils ont du mal à séparer ces bioréacteurs des OGM, on peut craindre que le maïs ne se transforme en poubelle de l'industrie pharmaceutique, au détriment de sa vocation alimentaire, s'alarme Mme Alvarez-Buylla. Que ferons-nous quand des anticoagulants arriveront dans la tortilla des Mexicains ?"

Joëlle Stolz
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L'Europe veut mieux encadrer les cultures transgéniques

Lors du Conseil européen du 4 décembre, les ministres de l'environnement ont retenu cinq actions pour encadrer les OGM. Elles visent à renforcer l'évaluation des impacts environnementaux et sociaux économiques de ces cultures, à améliorer l'expertise associant les Etats membres à l'Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA). Elles aboutiront à fixer des seuils de présence fortuite d'OGM, pour garantir "un libre choix réel entre semences OGM, conventionnelles et biologiques". Elles permettent la définition de zones sensibles ou de culture biologique exemptes d'OGM. La France envisagerait une séparation de 50 mètres pour isoler les parcelles OGM.

Article paru dans l'édition du 12.12.08

10/12/2008

Une bombe nucléaire perdue au Groenland

Une bombe nucléaire toujours dans la nature.

voir :

http://news.bbc.co.uk/2/hi/science/nature/7720466.stm

Réduire les pesticides, un défi pour l'agriculture

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/11/27/reduire-les-pesticides-un-defi-pour-l-agriculture_1123859_0.html

Compte rendu
Réduire les pesticides, un défi pour l'agriculture
LE MONDE | 27.11.08 | 15h17 • Mis à jour le 27.11.08 | 15h17

Les agriculteurs européens pourront-ils à l'avenir continuer à remplir leur principale mission, à savoir nourrir la population, tout en limitant le recours aux pesticides de synthèse ? La présidence française de l'Union européenne (UE) organisait, mardi 25 et mercredi 26 novembre à Paris, un séminaire consacré à cette question, à la veille de l'adoption d'une nouvelle réglementation européenne sur les pesticides qui pourrait bouleverser les pratiques agricoles.

"Les agriculteurs vont devoir relever le grand défi du nouveau modèle agricole européen, dans un contexte difficile, a prévenu le ministre français de l'agriculture, Michel Barnier. La demande alimentaire va doubler, les risques climatiques et sanitaires s'accroissent, l'ère de la rareté écologique a déjà commencé."

L'agriculture européenne est aujourd'hui fortement dépendante de la chimie. L'UE est la première région consommatrice de pesticides au monde. Quelque 300 substances permettant d'éradiquer les maladies et les parasites des récoltes sont homologuées. Chaque année, les contrôles décèlent la présence de résidus, à de très faibles doses, dans la quasi-totalité des denrées alimentaires testées. Dans environ 5 % des cas, les limites réglementaires sont dépassées.

La démonstration des effets directs de ces molécules sur la santé est complexe, mais plusieurs études scientifiques ont mis en évidence des liens entre l'exposition aux pesticides et le développement de cancers, d'atteinte aux organes génitaux masculins, et d'altération de la fertilité, en particulier chez les agriculteurs, qui sont les premiers concernés. Les responsables politiques dans l'UE s'accordent aujourd'hui sur la nécessité de réduire l'exposition de la population.

Le "paquet pesticides", qui sera adopté définitivement fin 2008 ou début 2009 par un vote en deuxième lecture au Parlement européen, comporte plusieurs volets. L'un deux, le plus débattu, durcit les critères d'autorisation des molécules. Pour la première fois, celles dont la toxicité est prouvée ne seront plus autorisées. Il s'agit des substances cancérigènes, mutagènes, et toxiques pour la reproduction (CRM), de niveaux 1 et 2, les plus nocives. Toutefois, des dérogations, valables pendant cinq ans et reconductibles, seront possibles pour certaines d'entre elles, si des pans de la production agricole sont menacés par leur retrait.

Les substances à l'origine de perturbations du système hormonal seront également bannies. Le Parlement européen souhaite durcir ces règles, en ajoutant à cette liste les molécules neurotoxiques et immunotoxiques, et les substances nocives pour les abeilles. Des négociations sont en cours entre le Parlement, la Commission, et le Conseil de l'Union européenne. Par la voix de M. Barnier, la présidence française s'est dite déterminée à trouver un compromis avant la fin de l'année. L'impact de cette nouvelle procédure est difficile à évaluer. Selon la Commission européenne, seules 2 % à 4 % des substances seraient concernées. Le chiffre grimpe à... 40 %, selon les industriels du secteur phytosanitaire qui jugent les exigences du Parlement "inacceptables".

"IL FAUT PARTIR DU SAVOIR-FAIRE"

Autre innovation, la directive cadre sur l'utilisation durable des pesticides - qui complète la réforme des procédures d'homologation - prévoit la généralisation, d'ici à 2014, des méthodes de "protection intégrée des cultures". Il s'agit de favoriser la prévention des maladies, et de n'utiliser les pesticides qu'au bon moment et en dernier recours.

Le défi sera colossal pour le monde agricole. Les recherches et expériences de terrain montrent qu'une réduction importante de l'usage des pesticides est possible en maintenant des rendements élevés, à condition de repenser complètement des systèmes de culture qui reposent aujourd'hui sur la spécialisation des productions et le recours préventif aux produits chimiques.

Toute une gamme de mesures peut être employée : diversification des rotations, utilisation de variétés résistantes aux maladies, réduction de la densité des semis, amélioration de la surveillance et des systèmes d'alerte en cas d'attaques de ravageurs, utilisation de pesticides issus de substances naturelles... "Il faut partir du savoir-faire des agriculteurs, a affirmé Guy Paillotin, chargé de l'élaboration du plan français de réduction des usages de pesticides. Certains utilisent déjà deux fois moins de produits que d'autres. Ils sont peu nombreux, efficaces et bien formés."

Les témoignages apportés lors des deux jours de séminaire ont tracé quelques grandes pistes pour l'avenir : le métier d'agriculteur sera, avec moins de produits chimiques, plus risqué financièrement et plus complexe ; la formation et le conseil seront indispensables à la généralisation de nouvelles pratiques ; les réglementations imposées sans l'adhésion du monde agricole et de toute la filière de production ont peu de chances d'être respectées. Et la remise en question d'habitudes acquises depuis cinquante ans, sous l'impulsion des pouvoirs publics, ne pourra se faire en un jour.

Gaëlle Dupont
Article paru dans l'édition du 28.11.08

Pesticides et insecticides : cancers de la lymphe et leucémie

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/11/27/un-risque-plus-eleve-de-cancers-de-la-lymphe-chez-les-agriculteurs_1123860_0.html

Un risque plus élevé de cancers de la lymphe chez les agriculteurs
LE MONDE | 27.11.08 | 15h17

Les agriculteurs exposés à certains pesticides présentent selon toute vraisemblance un risque plus élevé de développer un cancer du système lymphatique (lymphome), indiquent plusieurs études. Une altération d'un chromosome, première étape vers la cancérisation de cellules lymphocytaires, serait particulièrement fréquente dans cette population.

C'est ce que montrent les travaux présentés, le 7 novembre à Marseille, par Bertrand Nadel et Sandrine Roulland (centre d'immunologie de Marseille-Luminy), lors d'un colloque sur les hémopathies malignes (cancers des cellules sanguines) organisé par le cancéropôle Provence-Alpes-Côte d'Azur. Le lymphome dit "folliculaire" (LF) est "un des cancers les plus fréquents et l'une des principales causes de mortalité par cancer", explique Bertrand Nadel. On dénombre 17 000 nouveaux cas par an de cancers lymphoïdes en France. Le premier événement du processus cancéreux est une cassure chromosomique. La portion séparée du chromosome 18 va se fixer sur le chromosome 14. C'est ce que l'on appelle une translocation. "Chez la plupart des gens, cette translocation est présente dans une cellule sur un million, indique M. Nadel. Nous avons montré dans une étude récente que dans certains groupes d'individus et notamment des agriculteurs exposés à des facteurs environnementaux, dont des pesticides connus pour pouvoir provoquer ce genre de cassure, la translocation entre les chromosomes 18 et 14 est mille fois plus fréquente. Les cellules lymphocytaires affectées sont très similaires à des cellules précoces du LF."

LEUCÉMIE ET INSECTICIDES

Une autre étude menée dans plusieurs régions de France conforte ces résultats. Dans un article publié en ligne le 18 novembre dans la revue Occupational and Environmental Medicine, l'équipe dirigée par Jacqueline Clavel (Inserm U 754) indique que les expositions professionnelles aux pesticides pourraient être impliquées dans plusieurs hémopathies malignes, dont la maladie de Hodgkin et le myélome multiple. Leurs analyses mettent en évidence une association entre le lymphome de Hodgkin et les expositions aux fongicides triazolés et aux herbicides dérivés de l'urée, de même qu'entre une forme de leucémie, dite "à tricholeuycocytes", et les insecticides organochlorés et à différents herbicides. A l'inverse, il n'a pas été établi de relation significative dans le cas des lymphomes non hodgkiniens.

Paul Benkimoun
Article paru dans l'édition du 28.11.08

09/12/2008

Les chiens aussi peuvent être jaloux et éprouver un sentiment d'injustice

lu sur la-croix.com :

http://www.la-croix.com/afp.static/pages/081209141243.bgj6qv1p.htm

09/12/2008 15:12
CHICAGO (AFP) - Les chiens aussi peuvent être jaloux et éprouver un sentiment d'injustice

Les chiens peuvent ressentir une forme simple de jalousie et répondront avec irritabilité à un traitement injuste, selon une étude publiée aux Etats-Unis.

Un chien refusera ainsi de donner la patte s'il constate qu'un de ses congénères est récompensé pour l'avoir fait alors qu'il ne l'est pas, mais il n'ira pas jusqu'à se vexer si les douceurs reçues ne sont pas équivalentes, selon cette étude autrichienne publiée lundi dans les comptes rendus de l'Académie des sciences américaine (PNAS).

En revanche, contrairement aux singes, qui selon des études précédentes étaient tellement outrés par l'injustice qu'ils refusaient de manger une récompense si elle était moins bonne, les chiens n'ont jamais dédaigné une friandise.

Les chercheurs estiment que le sentiment d'injustice est un élément clé de l'évolution des interactions sociales, et pensaient jusqu'à une date récente qu'il ne concernait que les humains.

Mais des études portant sur différents singes, dont des chimpanzés, ont montré que les primates pouvaient aussi éprouver de la jalousie et le sentiment d'injustice.

L'équipe de Friedrike Range, de l'université de Vienne, en Autriche, est partie du présupposé que cela pouvait aussi être le cas des chiens, en raison de leurs nombreuses interactions avec les hommes et du fait qu'ils sont très sensibles aux comportements humains.

Ils ont effectué une expérience auprès de 29 chiens, dont ils ont étudié les réactions, selon qu'ils étaient seuls, ou placés à côté d'un autre chien.

En constatant que leurs voisins recevaient une friandise lorsqu'ils donnaient la patte alors qu'eux-mêmes n'en recevaient pas, ils finissaient par ne plus le faire et même par se détourner de la personne conduisant l'expérience.

Mais ils ne semblaient pas être affectés lorsqu'ils ne recevaient que du pain en guise de récompense alors que leur voisin recevait une saucisse.

« réparer » le cerveau

" 08/12/2008 20:00
Les pistes des chercheurs pour « réparer » le cerveau

Biologistes et médecins cherchent à réparer le cerveau lésé au moyen de greffe de cellules souches ou par stimulation profonde

Dans les pays développés, la durée de vie de la population augmente. Et, avec elle, le nombre de personnes souffrant de troubles neurologiques touchant le cerveau ou le système nerveux central en général.

Du fait de cette augmentation, chercheurs et cliniciens se focalisent sur les différentes façons de « réparer » le cerveau. « Comme souvent en recherche biomédicale, il faudra sans doute faire appel à toutes les pistes disponibles », indique Pascale Durbec, de l’Institut de biologie du développement de Marseille Luminy.

Deux techniques pour remédier aux lésions du cerveau
Cette jeune chercheuse au CNRS est invitée à participer au colloque international sur la « Plasticité synaptique et réparation du cerveau » qui se tiendra les 11 et 12 décembre à Gif-sur-Yvette (Essonne). Depuis quelque temps, on assiste à une intensification des travaux de recherche dans ce domaine. Schématiquement, on peut distinguer deux techniques fondamentales pour essayer de remédier aux lésions et dysfonctionnements du cerveau humain.

D’une part les méthodes électrophysiologiques visant à corriger l’activité électrique des cellules nerveuses – neurones – en leur imprimant un courant électrique, continu et haute fréquence, à partir d’une électrode positionnée sur la zone déficiente du cerveau et d’une pile située sous la peau.

D’autre part les méthodes biologiques, dites de thérapie cellulaire, s’appuyant sur les performances des cellules souches, embryonnaires ou adultes. Ce qui n’est pas sans soulever de délicats problèmes éthiques. "...

lire la suite sur :

http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2358704&rubId=5547

15:06 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : médecine, santé

07/12/2008

Pour les particuliers, les pertes boursières de 2008 déductibles des impôts...

...???

"L'UMP et Bercy réhabilitent la lutte des classes
Par Laurent Mauduit

Le rapporteur général du budget au Sénat, Philippe Marini (UMP),
qui est proche de l'Elysée,
va proposer lundi 8 décembre un amendement qui vise à
rendre partiellement déductibles de l'impôt sur le revenu
les pertes boursières de 2008.

La disposition a été imaginée «en concertation»
avec le ministère des finances. "...

lire la suite sur MEDIAPART

06/12/2008

La démocratie est un combat

Pour les Montpelliérains, voir les dernières infos municipales sur :

http://montpellier.vraimentagauche.over-blog.fr/article-25508829.html

Hébergement: les mensonges du gouvernement

à lire sur MEDIAPART (lien ci-contre) :

Hébergement: les mensonges du gouvernement
Par Michaël Hajdenberg

Depuis dix jours, Nicolas Sarkozy et Christine Boutin font tout pour faire croire que les places en centres d'hébergement d'urgence sont suffisamment nombreuses. Et que dormir dehors et y mourir serait donc le choix délibéré des sans-abri. Une enquête commandée il y a quelques mois par le ministère du logement, et que Mediapart s'est procurée, montre pourtant tout le contraire: la moitié des demandes ne sont pas satisfaites, et ces refus s'expliquent dans 73% des cas par le manque de places disponibles.

17:29 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : société

Lettre ouverte d'un enseignant à Nicolas Sarkozy

Le temps de la désobéissance civique est arrivé :

Lettre ouverte à Nicolas Sarkozy :

Un enseignant de Saint-Jean-de-Védas, Bastien C., publie une lettre ouverte à N. Sarkozy, dénonçant les réformes engagées ou à venir par Xavier Darcos.
Ce mouvement de protestation des enseignants prend une ampleur considérable, et, comme vous allez le lire, certains n'hésitent pas à mettre en péril leur devoir de fonctionnaire afin de protester contre cette "modernisation" du système éducatif français.

lire la suite sur :

http://blog.francetv.fr/uneecolepourvictorhugo/index.php/2008/11/27/89269-lettre-ouverte-a-nicolas-sarkozy

27/11/08

Cet enseignant n'est pas le seul. Cherchez sur internet, vous verrez.

05/12/2008

Les chercheurs s'opposent à la réforme des sciences du vivant

LES chercheurs s'opposent à la réforme des sciences du vivant.
DES chercheurs manifestent.

lu sur :

http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/

Vendredi 5 décembre 2008
Des chercheurs s'opposent à la réforme des sciences du vivant
Selon La Tribune, environ 200 chercheurs ont manifesté devant le siège de l'Inserm lors de la tenue d'un conseil d'administration qui a été délocalisé à Bagnolet (Seine-Saint-Denis). Ils s'opposaient à la création d'un institut unique des sciences du vivant. Selon Jacqueline Godet, du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, cité par La Tribune, cet institut serait "une agence de financement avec un rôle d'opérateur", la recherche étant dévolue aux universités. M. André Syrota, Directeur général de l'Inserm, a accordé un entretien au quotidien économique intitulé "Il n'y aura plus désormais qu'un seul grand institut" L'AFP rapporte que les élus du personnel ont refusé de siéger à Bagnolet, et qu'ils "étudieraient la possibilité d'un recours en justice pour faire annuler le CA". Dans Les Echos, Alain Trautmann, de Sauvons la recherche, estime que la réforme de la recherche ne se fait pas avec l'accord des scientifiques.
Tribune [La] , 05/12/2008 - Agence France Presse, 04/12/2008- Echos [Les] , 05/12/2008 - Figaro [Le] , 05/12/2008

14:07 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : recherche, sciences

À propos du lien entre pesticides et cancer

lu sur :

http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/

À propos du lien entre pesticides et cancer
À l'occasion de la sortie du film "Nos enfants nous accuseront", l'UIPP (Union des industries pour la protection des plantes) a émis un communiqué indiquant que "4000 études scientifiques ont été publiées sur les causes de cancers. À ce jour, la communauté scientifique considère qu'il n'est pas possible d'établir un lien entre pesticides et cancer".
Mais dans Politis, André Cicolella, chercheur en santé environnementale, cite une synthèse réalisée par une équipe universitaire de l'Ontario selon laquelle, sur 104 études menées entre 1992 et 2003, 73 montrent une "association positive entre pesticides et cancers". Il cite également une étude de l'Inserm, publiée en décembre 2007, dont les résultats montrent que "l'usage d'insecticide pendant la grossesse est associé de façon significative aux leucémies aiguës et aux lymphomes non-hodgkiniens chez l'enfant."
Politis , 04/12/2008

04/12/2008

Une centaine de pays s'engagent à interdire les bombes à sous-munitions

Il reste à ratifier le traité (moins de 30 états l'ont fait)

Lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/organisations-internationales/article/2008/12/03/a-oslo-une-centaine-de-pays-s-engagent-a-interdire-les-bombes-a-sous-munitions_1126304_3220.html

A Oslo, une centaine de pays s'engagent à interdire les bombes à sous-munitions
LE MONDE | 03.12.08 | 14h11 • Mis à jour le 03.12.08 | 15h56

Pour toutes les organisations non gouvernementales (ONG), en particulier Handicap International, qui luttent depuis plus de quatre ans en faveur de l'élimination des bombes à sous-munitions (BASM), la cérémonie de signature du traité d'interdiction, mercredi 3 décembre, à Oslo, a un goût de victoire. Plus d'une centaine de pays, dont la France, seront représentés dans la capitale norvégienne, certains par leur ministre des affaires étrangères.

D'autres, à la fois producteurs et utilisateurs de BASM, comme les Etats-Unis, la Russie, la Chine et Israël, brilleront par leur absence.

Les armes à sous-munitions se présentent sous la forme de bombes, de roquettes et d'obus qui, en éclatant, dispersent des centaines de sous-munitions dont beaucoup n'explosent pas immédiatement. Elles demeurent ainsi un danger potentiel pour les populations civiles - parfois jusqu'à trente ans après leur lancement -, les enfants et les paysans faisant partie des catégories les plus menacées.
Quelque 440 millions de bombes à sous-munitions ont été utilisées dans le monde depuis 1965, et 29 pays et territoires (Afghanistan, Laos, Irak, Kosovo, etc.) en sont encore affectés.

Le dernier conflit où elles ont été employées massivement est la guerre du Liban sud, pendant l'été 2006, Israël et, à une échelle bien plus faible, le Hezbollah, ayant utilisé des centaines de milliers de BASM.

Selon plusieurs sources, la Russie et la Géorgie ont également eu recours à des sous-munitions lors du conflit d'août 2008.

L'EXEMPLE D'OTTAWA

Sans exploser lors de leur impact, les BASM se transforment de facto en mines antipersonnel, lesquelles ont été interdites par la convention d'Ottawa de 1997.

Ce texte constitue une sorte de modèle : entré en vigueur le 1er mars 1999, le traité d'Ottawa a contraint la plupart des Etats signataires (les Etats-Unis, la Russie et la Chine font partie des 13 pays qui continuent à produire des mines antipersonnel) à détruire leurs stocks.

Les avocats d'un traité d'interdiction des BASM ont adopté une stratégie similaire à celle suivie à Ottawa : un traité d'interdiction défendu par certains Etats et la société civile (les ONG et les signataires d'une pétition internationale), afin de dépasser la lenteur et la pusillanimité des gouvernements.

Le "processus d'Oslo" s'est en effet développé parallèlement à celui de la conférence de Genève sur les armes classiques (CCW) visant à limiter l'emploi des sous-munitions.

Ce forum, dont les partisans défendent une position beaucoup plus timorée, s'est de nouveau réuni en novembre, pour aboutir à un échec.
Le nombre des pays signataires du traité d'interdiction des BASM sera resté incertain jusqu'au bout, l'objectif étant d'atteindre le nombre des pays (107), qui étaient présents lors de la conférence de Dublin, le 30 mai 2008.

Les Etats-Unis qui, selon l'Arms Control Association (ACA) de Washington, posséderaient un stock de 700 millions de sous-munitions, se sont engagés à ne pas utiliser, vendre ou transférer des sous-munitions dont le taux d'échec (non-explosion lors de l'impact) est supérieur à 1 %, d'ici à... 2018.

Israël n'a pris aucun engagement similaire : le Congrès américain pourrait approuver prochainement un projet de vente à l'Etat juif d'au moins un millier de BASM.

La signature du traité d'Oslo ne marquera pas la fin du combat des ONG, qui vont tenter de convaincre les Etats de ratifier le traité (il entrera en vigueur lorsque 30 Etats l'auront fait), ainsi que des mesures d'application comme la destruction des stocks.

Laurent Zecchini
Article paru dans l'édition du 04.12.08

18:16 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : guerre, munitions

Nouvelles menaces contre la forêt amazonienne

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2008/12/03/nouvelles-menaces-contre-la-foret-amazonienne_1126284_3244.html

Nouvelles menaces contre la forêt amazonienne
LE MONDE | 03.12.08 | 15h04 • Mis à jour le 03.12.08 | 15h45
RIO DE JANEIRO CORRESPONDANCE

Doucement mais sûrement la forêt amazonienne brésilienne perd du terrain. En douze mois, la végétation tropicale a encore reculé de 11 968 km2, soit une accélération du rythme de la déforestation de 3,8 % en un an. Le ministre de l'environnement du Brésil, Carlos Minc, considère pourtant que "la déforestation est stabilisée".

L'essentiel des destructions est illégal. La législation actuelle ne parvient à arrêter ni les tronçonneuses ni les incendies volontaires, et les défenseurs de l'environnement se mobilisent aujourd'hui pour empêcher la révision du Code forestier, qui pourrait, disent-ils, être fatale à la forêt. Ils ont face à eux le puissant lobby de l'agrobusiness, qui assure manquer de terres pour répondre à la demande.
A Brasilia, le Congrès discute actuellement de la diminution de la "réserve légale" instaurée par le Code forestier, cette part de végétation sauvage que tout propriétaire doit préserver, sur une parcelle située dans le bassin amazonien. Cette réserve passerait de 80 % à 50 % de la surface. Le Sénat a approuvé cette disposition en décembre 2007, au lendemain de la conférence sur le climat de Bali. La commission de l'environnement de la Chambre des députés, dominée par des représentants du monde rural, pourrait l'imiter avant la fin de l'année, mais les débats y sont tendus.
Les gros fermiers font pression, semble-t-il, pour compenser des dispositions qui gênent l'extension de leurs plantations de soja et de leurs pâturages. Par exemple, la récente résolution de la banque centrale, qui refuse d'accorder un crédit rural aux producteurs ayant illégalement déboisé leurs propriétés.
"Le gouvernement doit clarifier sa position, estime José Sarney Junior, député du Parti vert et membre de la commission parlementaire, car il hésite entre laisser la frontière agricole avancer sur la forêt et préserver le rôle d'une région qui rend service à la planète entière." L'importance du secteur agricole, premier exportateur mondial de soja et de viande, a cependant souvent incité les autorités de Brasilia à donner raison au monde rural.
La reformulation du Code, dont certains alinéas datent de 1934, est nécessaire, mais Carlos Minc s'est déclaré opposé à la réduction des réserves, en accord, assure-t-il, avec le président Luiz Inacio Lula da Silva.
Dans le nouveau projet, les ruralistas (lobby agricole) ont pour l'instant obtenu la possibilité de replanter sur la partie déboisée des espèces dites "exotiques", étrangères au milieu naturel, par exemple des palmiers qui assureraient un bon rendement aux propriétaires. Ceci au grand dam des écologistes.
Ce sont les Etats brésiliens de l'Amazonie, rongés par l'agriculture intensive, qui battent les records de déforestation. Cette année, la moitié des destructions a eu lieu dans l'Etat du Para. Selon le ministère de l'environnement, seules trois des trente-six municipalités où se concentrent l'abattage des arbres et la lutte contre la déforestation ont respecté la loi de 80 %. Brasil Novo n'a conservé que 17,47 % de sa forêt.
"Nous ne croyons pas que la loi puisse sauver l'Amazonie, la preuve nous en est apportée quotidiennement, reconnaît Marcio Astrime, de Greenpeace Brésil. Mais si la loi est affaiblie, les effets seront pires encore." L'organisation non gouvernementale (ONG) a lancé une campagne contre le projet de révision du Code forestier, dénonçant "une réforme opportuniste" qui conforte l'impunité de ceux qui détruisent.
Le projet propose en effet de "débloquer la situation actuelle" en offrant aux auteurs des destructions de compenser les dommages en préservant, "ailleurs", une surface équivalente. "Mieux vaut rentabiliser les aires déjà endommagées et conserver celles qui sont encore intactes, au lieu de détruire la nature en damier", argumente le sénateur du Para, auteur de la réforme du Code forestier, Flexa Ribeiro, qui affirme que son projet initial ne réduisait pas la réserve légale.
Les écologistes sont, quant à eux, partisans de la rémunération des propriétaires qui conservent la réserve en assurant une exploitation durable. Dans leur Pacte pour la valorisation de l'Amazonie, neuf ONG brésiliennes et internationales ont proposé de "rétribuer la forêt sur pied" pour parvenir à l'objectif de "déforestation zéro" en 2015. Conscient des enjeux se concentrant autour de l'Amazonie, le président Lula a annoncé, lundi 1er décembre, au premier jour de la conférence sur le climat qui se tient à Poznan (Pologne), un plan de lutte contre la déforestation comportant pour la première fois des objectifs chiffrés.
Il s'agit de réduire les destructions de 40 % d'ici 2010, un objectif jugé "peu sérieux"par Greenpeace. Le président brésilien a également annoncé un objectif de diminution de la déforestation de 70 % d'ici 2018.
"Le point de non-retour en Amazonie est proche, estime Gilvan Sampaio, de l'Institut national de recherche spatiale, qui observe par satellite la déforestation. Si 30 % de la forêt étaient encore détruits, cet écosystème cesserait d'exister, remplacé par un autre - une sorte de savane." Au rythme actuel, la moitié des arbres aura disparu en 2050.

Annie Gasnier

Chiffres :

Superficie : la partie brésilienne du bassin de la forêt amazonienne couvre 5 millions de kilomètres carrés, dont 46 % protégés par la loi : 100 000 km2 de réserves indiennes ; 200 000 km2 d'unités de conservations fédérales pour l'exploitation durable et 1,9 million de km2 de forêts publiques.

Nombre d'habitants : 25 millions de personnes.
Population indienne : 220 tribus comprenant 480 000 personnes.

Déforestation : 17 % de la végétation primaire, soit 700 000 km2, ont disparu en trente ans. Les quatre-cinquièmes de la déforestation sont illégaux.
Incendies de forêt : au nombre de 22 000 en 2007.
Pistes clandestines : il en existe 100 000 km.
Réserves d'eau : sur 100 000 km de cours d'eau, elles représentent 23 % de l'eau potable de la planète.
CO2 stocké : 70 milliards de tonnes.
Emission de CO2 du Brésil : 1 milliard de tonnes en 2004, dont 75 % sont dus aux brûlis de la forêt.

Article paru dans l'édition du 04.12.08

03/12/2008

Bruxelles accuse les laboratoires pharmaceutiques de bloquer les générique

Autre son de cloche :

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/11/28/bruxelles-accuse-l-industrie-pharmaceutique-de-bloquer-les-medicaments-generiques_1124383_0.html

Bruxelles accuse les laboratoires pharmaceutiques de bloquer les génériques
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 28.11.08 | 13h07 • Mis à jour le 28.11.08 | 13h49

Un rapport publié vendredi 28 novembre par la Commission européenne accuse les laboratoires pharmaceutiques de retarder ou d'entraver la commercialisation de médicaments génériques sur le marché européen, avec pour conséquence une augmentation des dépenses publiques de santé et des freins à l'innovation. Selon les premiers résultats d'une enquête menée dans le secteur, "la concurrence n'y fonctionne pas aussi bien qu'elle le devrait", explique la commissaire à la concurrence, Neelie Kroes, dans un communiqué. Ce rapport tire les premières conclusions d'une grande enquête sectorielle lancée mi-janvier par une série de perquisitions chez plusieurs groupes, dont le français Sanofi-Aventis, le suisse Sandoz (filiale de Novartis) et les britanniques GlaxoSmithKline et AstraZeneca.

Parmi les pratiques accusées de retarder l'émergence des médicaments génériques, le rapport cite notamment les demandes de brevets multiples pour un même médicament ("grappes de brevets"), l'ouverture de procédures en litige et de contentieux ou encore des accords visant à limiter l'accès des entreprises de génériques au marché. Sur la base d'un échantillon de médicaments dont les brevets sont tombés dans le domaine public dans dix-sept pays de l'Union, l'exécutif européen estime que les retards accumulés par les génériques ont fait perdre environ trois milliards d'euros d'économies aux systèmes de santé des pays de l'UE sur la période 2000-2007.

"Nous disposons à présent d'une bonne vue d'ensemble de la situation et de ses causes", explique Neelie Kroes dans un communiqué. "La question ne se pose pas encore, mais la Commission n'hésitera pas à ouvrir des procédures en matière d'ententes et de positions dominantes à l'encontre des entreprises en cas d'infractions présumées", ajoute-t-elle.

(*) voir :
http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=IP/08/1829&format=HTML&aged=0&language=FR&guiLanguage=en

extrait :

Ententes et abus de position dominante: le rapport préliminaire de l’enquête relative au secteur pharmaceutique met en lumière le coût des stratégies dilatoires des entreprises pharmaceutiques
La Commission européenne a publié son rapport préliminaire sur l'enquête de concurrence menée dans le secteur pharmaceutique, qui constate que la concurrence n’y fonctionne pas aussi bien qu’elle le devrait. Selon ces conclusions préliminaires, des éléments indiquent que des entreprises innovantes se livrent à des pratiques visant à retarder ou à entraver l’entrée de médicaments concurrents sur le marché. Les entreprises de génériques se trouvent notamment confrontées aux pratiques suivantes: demandes de brevets multiples pour un même médicament («grappes de brevets»), ouverture de procédures en litige et de contentieux, conclusion d’accords concernant des brevets pour limiter l’accès des entreprises de génériques au marché, et interventions auprès des autorités nationales en cas de demandes d'agrément présentées par ces entreprises. Quand elles sont couronnées de succès, ces pratiques entraînent des coûts supplémentaires substantiels pour les budgets de santé publique – et, en dernier ressort, les contribuables et les patients - et réduisent les incitations à innover. Le rapport s’appuie sur un échantillon de médicaments dont les brevets sont tombés dans le domaine public dans 17 États membres entre 2000 et 2007 et estime que quelques 3 milliards d’euros supplémentaires auraient pu être économisés sur cette période en ce qui concerne l’échantillon si des médicaments génériques étaient arrivés rapidement sur le marché. Le rapport constate également que les entreprises concernées ont adopté des stratégies défensives en matière de brevets dans le but, essentiellement, d’empêcher leurs concurrents de mettre au point de nouveaux médicaments.

Bruxelles exercerait des pressions sur les pays du Sud afin qu'ils ne produisent pas de génériques

lu sur http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/ :

Bruxelles exercerait des pressions sur les pays du Sud afin qu'ils ne produisent pas de génériques
La Tribune affirme avoir obtenu une copie d'une lettre datée du 21 février 2008 et adressée par Peter Mandelson, ancien commissaire européen au commerce, au gouvernement thaïlandais, "afin qu'il s'abstienne de produire des génériques." Selon l'ONG Act up, la France pourrait être partie prenante dans les pressions exercées par Peter Mandelson car la Thaïlande a exprimé le souhait d'émettre une licence obligatoire sur le Plavix, un médicament de Sanofi-Aventis important dans le traitement du cancer.
Tribune [La] , 03/12/2008

13:07 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, économie

Pour ceux qui utilisent encore leur voiture en ville

Utilisez plutôt le vélo !

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/12/02/les-pv-pour-non-affichage-de-ticket-de-stationnement-sont-bien-illegaux_1126125_3224.html

Les PV pour "non-affichage de ticket" de stationnement sont bien illégaux
LEMONDE.FR avec AFP | 02.12.08 | 17h59 • Mis à jour le 02.12.08 | 18h27

Si vous avez été verbalisé pour "non-affichage de ticket" de stationnement, vous pouvez désormais faire invalider votre PV. La cour d'appel de Versailles a rendu un arrêt la semaine dernière confirmant que ce seul motif ne pouvait être une cause de verbalisation.
L'avocat de l'association de défense 40 millions d'automobilistes a confirmé, mardi 2 décembre, cette information révélée plus tôt dans la matinée par Le Parisien. L'automobiliste pourra cependant être verbalisé s'il n'a pas affiché son ticket, mais le fonctionnaire rédigeant le procès verbal devra mentionner "défaut de paiement" et non plus "non-affichage de ticket", selon l'avocat.
Le tribunal de police de Versailles avait déjà jugé en première instance, en mai, que l'infraction de "non-affichage de ticket" n'avait effectivement aucun fondement légal. L'arrêt de la cour d'appel de Versailles pourrait faire jurisprudence et occasionner de très nombreux recours.

09:15 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : voiture, ville