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27/01/2009

FUIR LE MONDE RÉEL ...

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/aujourd-hui/article/2009/01/26/le-desarroi-des-parents-face-au-danger-du-cannabis_1146606_3238.html

Enquête
Le désarroi des parents face au danger du cannabis
LE MONDE | 26.01.09 | 16h28 • Mis à jour le 26.01.09 | 18h48

Près de la moitié des jeunes de 17 ans ont déjà consommé du cannabis, le plus souvent sous forme de résine (haschisch) mélangée à du tabac. Faible entre 12 et 13 ans, cette expérimentation augmente nettement à partir de 14 ans. Faut-il s'en inquiéter ? Quels en sont les risques ? Comment repérer que son enfant fume cette drogue ? Ces questions, qui concernent les parents, étaient au programme d'un colloque organisé, samedi 24 janvier, à Paris, par l'Union départementale des associations familiales de Paris (UDAF-75) et le rectorat de Paris.

"Il existe des campagnes de prévention dans les établissements scolaires auprès des jeunes, mais les parents ne sont pas suffisamment informés, considère Mériadec Rivière, président de l'UDAF de Paris. Souvent, ils ne se rendent pas compte si leur enfant se drogue ou non, et si c'est le cas, ils sont désemparés."

Si la moitié des lycéens ont expérimenté le cannabis, le nombre de fumeurs réguliers - au moins dix consommations dans le mois - tombe à 15 % pour les garçons et 6 % pour les filles de 17 ans, selon l'enquête Escapad de l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT). Des chiffres assez stables depuis 2000, mais qui placent la France parmi les pays occidentaux les plus touchés.

Les dangers du cannabis ont été longtemps minimisés, estime Jean Costentin, professeur de pharmacologie à l'université de Rouen, qui prône une consommation zéro : "Nous sommes de plus en plus d'accord parmi les addictologues pour éviter les expressions "drogues douces" et "dures". Le cannabis, qualifié de drogue douce, a un fort pouvoir d'accrochage et peut être l'antichambre de produits plus forts, comme la cocaïne ou l'héroïne."

Les risques d'une consommation régulière sont loin d'être anodins. Perçu comme un anxiolytique, procurant un sentiment d'apaisement ou d'euphorie, le cannabis peut aussi déclencher, chez les personnes fragiles, des crises de panique, voire des bouffées délirantes. Il peut révéler ou aggraver des troubles psychiatriques comme les psychoses maniaco-dépressives et la schizophrénie.

Plus fréquemment, il provoque, chez l'adolescent consommateur régulier, des difficultés de concentration, des troubles de la mémoire à court terme, une perte de la motivation. "Les signes d'un jeune qui consomme du cannabis sont plus insidieux et moins visibles qu'avec d'autres produits comme la cocaïne, explique le docteur Philippe Nuss, psychiatre à l'hôpital Saint-Antoine, à Paris. Progressivement le jeune change, sa vie s'appauvrit, il ne fait plus les choses qu'il aimait."

Ses performances scolaires chutent. Il se désocialise souvent, restreignant son cercle d'amis à ceux qui fument. "Le cannabis a la propriété de faire croire à celui qui fume qu'il est quelqu'un d'ouvert, décontracté, altruiste, poursuit le docteur Nuss. Sa consommation s'accompagne d'une culture cannabis, un prêt-à-penser qui permet au jeune de plaquer un modèle explicatif quand on lui demande pourquoi il fume."

A partir de quand faut-il tirer le signal d'alarme ? "Dès un ou deux joints par semaine, considère le professeur Gilbert Lagrue, du centre de tabacologie de l'hôpital Albert-Chenevier, à Créteil (Val-de-Marne),surtout à partir du moment où l'ado commence à fumer seul. Quand la consommation devient quotidienne, c'est une zone de très haut risque de décrochage scolaire."

Que peuvent faire dans ce cas les parents ? Inutile d'adopter un discours moralisateur du style "tu dois, Il faut..."."Il est très important de dialoguer, d'interroger son enfant sur sa consommation, de lui dire qu'on se pose la question de savoir comment l'aider", précise le docteur Nuss. Si nécessaire, les parents peuvent se renseigner grâce à la ligne d'écoute cannabis, auprès du médecin traitant ou d'une consultation spécialisée.

Il faut savoir qu'on ne décroche pas du cannabis du jour au lendemain. Pierre de Parcevaux, responsable d'une association familiale de lutte contre la toxicomanie, La Luciole, voit défiler des parents épuisés. "Au départ, ils nous contactent pour que nous prenions en charge leur enfant, mais tout mon travail consiste à leur dire que j'ai besoin d'eux", explique-t-il.

Pierre de Parcevaux conseille d'abord aux parents de changer l'image, souvent négative, qu'ils ont de leur enfant. Il leur explique qu'il est inutile de culpabiliser et de se tourmenter sur le thème : "Je n'ai pas été assez sévère, je ne l'ai pas assez aimé"... "Je leur demande, de rester parents, de ne pas abandonner leur rôle d'éducateurs, et d'autorité, de continuer à accompagner leur enfant", conclut-il.

"Parents : alerte au tabac et au cannabis", de Gilbert Lagrue, éd. Odile Jacob, 2008, 240 p., 19 euros.

Ecoute cannabis : 0811-912-020.

Ligne d'écoute de l'association La Luciole : 01-40-34-17-66.

Martine Laronche
Article paru dans l'édition du 27.01.09

Jeudi 5 février 2009 à 19h30 Salle de l’AIRE FRONTIGNAN (Hérault) MEETING UNITAIRE

L’Europe du XXIesiècle a besoin d’être démocratique, sociale, pacifique et écologique
Face à la crise du capitalisme, face aux attaques destructrices de Sarkozy, alors que colère et mobilisation grandissent,

Jeudi 5 février 2009 à 19h30 Salle de l’AIRE FRONTIGNAN (Hérault) MEETING UNITAIRE

Pour une Europe des peuples et non du capital financier
Qui rompt avec la mondialisation néolibérale dominée par la seule règle du profit.

Pour une Europe démocratique
Qui rompt avec le Traité de Lisbonne rejeté par les peuples consultés.
Qui respecte la volonté populaire au lieu de faire revoter les peuples qui ont dit Non.

Pour une Europe sociale
Une Europe de services publics et de la protection sociale, de la sécurisation de l’emploi et de la formation et non de la concurrence entre salariés.

Pour une Europe écologique
Qui s’engage pour la protection de l’environnement.

Pour une Europe de paix et de coopération
Une Europe porteuse de paix, dégagée de la tutelle de l’OTAN pour laisser place à de nouvelles relations entre pays, basées sur le dialogue et la coopération internationale. Une Europe de coopération avec les pays Méditerranéens où la recherche de paix au Proche Orient est une priorité.

La gauche doit s’engager et s’unir pour changer l’Europe

Seront présents :
Jean-Luc Mélenchon Sénateur, Fondateur du Parti de Gauche
Francis Wurtz PCF, Président de la Gauche unie européenne
Denis Sieffert Directeur de l’hebdomadaire POLITIS
Jacques Nikonoff Porte parole du Mouvement Politique d’Education Populaire
Et les représentants des autres forces progressistes invitées à prendre la parole Un représentant national du MRC et un représentant national des alternatifs

lepartidegauche.herault@laposte.net - PCF.HERAULT@wanadoo.fr

10:46 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : démocratie

25/01/2009

L'usage de l'eau en agriculture et ses limites

lu sur univers-nature.com :

http://www.universnature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3570

24-01-2009

L’alimentation au péril de l’eau

Devant la pénurie annoncée de la ressource en eau, la sécurité alimentaire est elle aussi menacée. Comme un effet boomerang à l’intérieur d’un système qui n’a pas pris conscience de ses propres limites, ce sont les pratiques alimentaires elles-mêmes et l’agriculture qui conduisent à une consommation dispendieuse, insoutenable à long terme. Le magazine Echo Nature (1) publie ce mois-ci la 2e partie d’un dossier spécial éclairant l’évolution du couple eau-alimentation et ses perspectives, avec quelques données édifiantes.

La population mondiale devrait atteindre 9 milliards d’individus d’ici 2050, autant de bouches à nourrir par une agriculture qui dépend pour beaucoup d’une ressource en eau limitée. Considérant que l’agriculture absorbe aujourd’hui 90 % de la consommation d’eau douce, à l’évidence, la production agricole ne pourra pas évoluer dans les mêmes conditions sans des effets dévastateurs. D’après la FAO, « il faut 2 000 à 5 000 litres d’eau pour obtenir de quoi nourrir une personne durant 24 heures ». Ainsi, à ce rythme, pour nourrir la planète en 2050, avec les populations d’Inde et de Chine qui mangeront autant de viande que les occidentaux, il faudra plus que doubler la consommation actuelle d’eau. Cette situation semble intenable quand on voit que les plus grands bassins fluviaux, comme le Colorado, l’Indus, le fleuve jaune ou le Nil, sont déjà « saturés » et ne peuvent plus répondre à l’accroissement des besoins. Ainsi pris dans les rouages de cette croissance effrénée, l’Asie et l’Afrique du Nord, même en exploitant intensivement leurs terres, ne parviennent pas à l’autosuffisance alimentaire. Les ressources de régions, qui sont, quant à elles, encore bien dotées en sols cultivables et en eau, font le tour de la planète. S’accélère alors le transfert « d’eau virtuelle », développé par l'article, qui pourrait atteindre les 3 000 km3 par an en 2050. La délocalisation des productions et l’affectation des terres à la monoculture commerciale sont d’autres conséquences directes, comme le montre l’exemple de la Corée du Sud qui va louer à l’Etat malgache 1,3 million d’hectares de terres pour y produire huile de palme et maïs.

Dès lors, face à cette demande en eau qui ne cesse de s’accroître, il ne fait aucun doute qu’une production agricole plus économe est une condition impérieuse, mais elle n’est pas la seule. Tout autant, nos pratiques alimentaires, qui s’avèrent beaucoup trop consommatrices d’eau et peu inquiètes du gaspillage, devront se modifier (voir: 50 % de l’eau utilisée par l’agriculture est gaspillée - http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3314). L’article cite ainsi Charlotte de Fraiture, chercheuse à l’IWMI (3), pour qui « la moitié de l’eau utilisée pour faire pousser la nourriture est perdue à travers le gâchis alimentaire ». Dans les pays en voie de développement, se comptabilisent des pertes énormes durant le cycle de production, allant de 20 à 40 %. Pour les pays industriels, ce sont les pertes à la consommation qui sont exorbitantes (voir: Le gaspillage alimentaire culmine en période de fêtes - http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3529). Par exemple, aux Etats-Unis, près de 50 % de la nourriture finit à la poubelle, et en Grande Bretagne, le gâchis alimentaire peut atteindre 20 millions de tonnes par an.
Le problème de l’eau, on le voit, est aussi un problème alimentaire. D’ailleurs, cette semaine, à Rome, lors des préparatifs du Forum mondial de l’eau qui se tiendra à Istanbul au mois de mars prochain, les relations entre eau et agriculture seront au cœur des débats internationaux.

Elisabeth Leciak

1- Pour en savoir plus, voir le dossier spécial « l’eau, l’homme et l’alimentation » dans le n°23 du magazine Echo Nature.
2- Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture
3- International Water Management Intitute

23/01/2009

Ne pas oublier le naufrage de l'ERIKA et ses conséquences

lu sur univers-nature.com : http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3519

20-12-2008

Marée noire de l’Erika : le ''petit village gaulois'' breton face à Total

Le 12 décembre 1999, le pétrolier Erika se cassait en deux et sombrait au large des côtes bretonnes. Affrété par la société Total International Ltd pour transporter 30 000 tonnes de fioul lourd produit par la société Total Raffinage, c’est quasiment 9 ans après, grâce à l’entêtement d’un petit village breton victime de la marée noire, que la justice française adopte définitivement le principe pollueur-payeur dans le domaine.

Alors que toutes les communes attaquaient au pénal pour obtenir des dédommagements, le village de Mesquer en Loire Atlantique fût le seul à se constituer partie civile pour faire établir en plus la responsabilité de l’affréteur, le groupe pétrolier Total, et faire appliquer le principe pollueur-payeur. Après moult rebondissements judiciaires, c’est assisté du cabinet d’avocats Huglo Lepage que Mesquer a enfin obtenu gain de cause via la Cour de cassation qui a cassé l’arrêt rendu par la Cour d’appel de Rennes en 2002, lequel considérait les 2 sociétés visées (1), du groupe Total, comme étant non productrices ou détentrices des déchets retrouvés sur les plages. Pour parvenir à casser cet arrêt, il a fallu recourir à la Cour de justice des Communautés européennes, laquelle, saisie en mars 2007 sur la notion de déchets au sens de la législation européenne, a notamment précisé que 'le vendeur des hydrocarbures et affréteur du navire les transportant pouvaient être considérés comme détenteur antérieur de ces déchets s’il est établi qu’il avait contribué, par son activité, au risque de survenance de la pollution occasionnée par le naufrage, en particulier s’il s’est abstenu de prendre les mesures propres à prévenir un tel événement, notamment quant au choix du navire'. Autrement dit, les vendeurs/affréteurs ne peuvent pas se cacher derrière des pavillons trop complaisants ou des armateurs peu scrupuleux proposant des navires poubelles.

La dernière étape de ce procès fleuve appartient désormais à la Cour d’appel de Bordeaux, pour déterminer si les sociétés Total, producteur et vendeur/affréteur, ont contribué au risque de survenance de la pollution occasionnée par le naufrage. Rappelons à ce titre, qu’en janvier dernier le pétrolier avait été reconnu coupable d’une faute d’imprudence dans sa procédure de contrôle et de sélection des navires. Il semble donc que les choses soient bien engagées pour que le petit village breton obtienne gain de cause face à la puissante multinationale qu’est le groupe Total.

Pascal Farcy

21 janvier 2009 : Pollution marine au large de Marseille

le saviez-vous ?

lu sur univers-nature.com : http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3566
22-01-2009

Des fonds marins menacés de pollution par le délestage de… blé

L’échouage du cargo turc, le Gunay 2, sur un îlot rocheux au large de Marseille dans la nuit de mardi à mercredi aura fait craindre le pire pour l’écosystème marin environnant. Et, pourtant, la nature de sa marchandise ne présageait en rien l’ampleur de la pollution que son déversement dans la mer aurait pu entraîner. En effet, il ne s’agissait non pas d’hydrocarbures mais de… blé !
Bien que la réaction première consiste à regretter la perte d’une source de subsistance que l’on sait précieuse, ce serait une erreur de minimiser les lourdes répercussions d’un tel rejet sur des milieux marins sensibles. De fait, l’impact environnemental est de taille, la capacité de fermentation du blé faisant de cette denrée une bombe à retardement une fois immergée. En effet, la prolifération bactérienne qui en résulte génère, entre autres, des dégagements massifs d’hydrogène sulfuré (1).

Si le danger lié au déversement de produits alimentaires (céréales, huiles, etc.) en mer était déjà connu du Cedre (2), il fut réellement pris au sérieux lors de l’échouage, le 25 septembre 1996, d’un navire panaméen baptisé le Fénès. Ayant quitté Port-la-Nouvelle (Aude) chargé de 2 650 tonnes de blé à destination de l’Albanie, il s’est finalement échoué dans le détroit de Bonifacio. Or, en raison de son mauvais état de conservation, le navire s’est disloqué, répandant sa cargaison sur les hauts fonds de la réserve naturelle des îles Lavezzi. Si le fuel de soute et les huiles du navire furent recueillis en priorité, la récupération du blé s’avéra plus problématique. Pour justifier la nécessité d’une telle opération, il fallut d’abord reconnaître au blé rejeté le statut de déchets. Ce fut chose faite lors d’une concertation scientifique organisée à la Préfecture Maritime de la Mer et animée par le Cedre. Une heureuse nouvelle rapidement assombrie par l’option retenue pour la destruction du blé extrait des flots. Ironie du sort pour le moins grinçante, on opta pour la solution du « moindre mal », à savoir la réimmersion au large de blé non contaminé par du gasoil. Il fut décrété que l’on ne déverserait pas plus d’un kg de blé par m2 de fond, hors périmètre de la réserve cela s’entend.
Donnant le coup d’envoi à une série de dix opérations d’emports et de déversements, le premier déversement fut interrompu pour raisons sanitaires. En effet, les dégagements considérables d’hydrogène sulfuré ainsi que « la présence significative de méthanol et d’éthanol » affectèrent le personnel et le matériel et imposèrent de stopper le travail. Sept jours plus tard, les travaux recommençaient, avec masques et filtres pour le personnel de la barge et gants et protections faciales pour les plongeurs. Au final, on estima la quantité réenfouie aux environs de 2 500 tonnes, soit les trois quarts du chargement initial.

En accord avec la Préfecture Maritime et le ministère de l’Environnement, le laboratoire d’environnement marin de l’Université de Nice fut chargé d’observer l’impact écologique sur la faune et la flore locales. A relativiser au regard des 10 000 hectares que compte la réserve naturelle, les experts constatèrent un « impact notable » sur huit hectares, dont 3,9 hectares subirent une « atteinte sévère » occasionnant, notamment, la destruction de 2 500 m² d’herbiers de plantes à fleurs sous-marines. Les fonds situés au large, choisis comme sépulture du blé englouti continuent, pour leur part, de patauger dans la plus totale indifférence.

Même après plusieurs années écoulées, le bilan reste amer pour ce blé d’origine française, manquant à l’Albanie où il devait faire l’objet d’une aide alimentaire, et pesant pour un écosystème qu’il étouffe. Dès lors, on comprend aisément le mouvement de panique qui souleva certaines organisations environnementales mercredi dernier, dont l’association Robin des bois.

Cécile Cassier

1- L’hydrogène sulfuré (ou sulfure d’hydrogène) est un composé chimique constitué de soufre et d’hydrogène. C’est un gaz acide.
2- Centre de documentation de recherche et d’expérimentation sur les pollutions accidentelles des eaux.

20/01/2009

Une pétition circule en ce moment dans le sud pour protester contre l'abattage des arbres le long de nos belles routes de France.

À voir et télécharger sur :
ArbresetRoutes,32450SéméziesCachan/ 0562654707/ www.arbresetroutes.org

"Le Conseil général de l'Aude doit savoir que nous ne sommes pas d’accord !

Pétition adressée au Président du Conseil général de l'Aude

Nous, signataires, demandons au Conseil Général de l'Aude l'abandon des abattages en cours dans le département et la remise à plat des dossiers.
L'abattage systématique n'est pas la solution pour régler la question de la sécurité routière.
À l'heure des crises climatiques et économiques, ces abattages coûteux sont anachroniques.
Les abattages nous privent, sans notre consentement d’un patrimoine dont nous sommes fiers et que nous voulons conserver.
----------------
Revirada en occitan
Per l'abandon de l' abatatge de las PLATANAS dins AUDE Torista o audenc(a), estimatz aqueste patrimòni natural que representan las tièras de platanas long de las rotas.
Lo Conselh general d'Aude deu saber que sèm pas d'acòrdi.
Alara, signatz sulpic aquesta peticion

Peticion adreiçada al President del Conselh general d'Aude

Nosaus, signataris, demandam al Conselh General d'Aude l'abandon dels abatatges en cors dins lo departament e la represa complèta dels dossièrs.
L'abatatge sistematic es pas la solucion pour reglar la question de la seguretat rotièra.
Al temps de las crisis climaticas e economicas, aqueles abatatges carestioses son anacronics. Los abatatges nos manlèvan, sens nòstra consentida , un patrimòni que ne sèm fièrs e que volèm gardar.
-----------------
FELLING OF PLANE TREES BORDERING OUR ROADS

We, the undersigned, request the Conseil-General of the Aude to stop all planned cutting-down of trees bordering roads in the departement pending consultation and a total re-examination of the proposals.
This systematic cutting-down is no solution to the problem of ensuring road- safety.
At the present time of climate-change and economic crisis, the costly felling of trees is anachronistic. It deprives us, without our consent, of part of our heritage conserve.

MADOFF ce HÉROS méconnu !

MADOFF Escroc ou Héros ?

Madoff aurait “perdu” des milliards de dollards. 50 milliards, de son propre aveu (voir : “Mystères Madoff “ http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0,50-1143139,0.html )

Mais que sont devenus ces milliards ? Se sont-ils évanouis d’un coup de baguette magique ?

Réfléchissons un peu à ce qu’est le “système pyramidal” qui a permis ce merveilleux tour de magie, existant depuis 15 ans au moins et qui "faisait" du 11 % en moyenne (voir l’article cité).

Madoff se voyait confier de l’argent car il promettait des intérêts nettement plus élevés que ce qui pouvait être obtenu ailleurs. Et c’était vrai : il versait régulièrement ces intérêts, d‘où l’engouement pour le fonds Bernard Madoff Investment Securities (BMIS) auquel tout le monde voulait souscrire.

En réalité, les intérêts versés n’étaient pas des intérêts mais simplement une partie du capital confié au fonds. Donc le capital diminuait et devait être approvisionné sans arrêt par l’apport de nouveaux entrants.

Faisons un petit arrêt sur ce point intéressant : le capital diminuait.

En fait, le capital n’était pas perdu, il ne disparaissait pas.
Il était rendu aux “investisseurs”, qui pensaient toucher des “intérêts” alors qu’ils recevaient leur propre capital ou celui d’autres “investisseurs”.

À quoi celà aboutissait-il ? À un comportement différent de ces “investisseurs” vis-à-vis de leur PROPRE ARGENT. Ils l’utilisaient en pensant que c’était des revenus alors que c’était leur propre capital. On peut penser qu’ils le dépensaient (au moins en partie) pour se faire plaisir, sans contrainte, en tout cas PAS comme s’ils avaient su qu’il s’agissait de leur CAPITAL.

En d’autres termes, on peut considérer qu’ils REDISTRIBUAIENT LEUR CAPITAL en faisant marcher l’ÉCONOMIE de CONSOMMATION AU LIEU DE THÉSAURISER.
Ce qui est un comportement économiquement vertueux, car il redistribue la richesse. Tous les économistes adeptes de la CONSOMMATION vous le diront.

CONCLUSION : le système pyramidal utilisé par Madoff n’est pas répréhensible mais hautement MORAL sur le plan de l’économie.

Nous avons besoin de beaucoup de MADOFFs pour redistribuer l’argent des riches !
Je propose qu’une pétition soit lancée pour le soutenir dans ses déboires judiciaires, voire même lui obtenir la LÉGION D’HONNEUR.
Écrivez à notre Président ! Qu’il fasse preuve de bon sens politique et social et intervienne auprès d’Obama !

Créons un fonds de soutien : envoyez-moi vos DONS !
(j’en ferai bon usage !)

LE 29 JANVIER, TOUTES ET TOUS DANS LA RUE !

LE 29 JANVIER, TOUTES ET TOUS DANS LA RUE !

Communiqué du Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP)

Le 19 janvier 2009.

La crise financière, économique, sociale et écologique actuelle est le résultat des politiques de dérégulations menées depuis plus de vingt ans. Elle est inhérente au capitalisme néolibéral qui a mis en place la mondialisation pour domestiquer le salariat dans nos pays et asservir les pays du Sud. Tous les dogmes sur lesquels s’appuyaient les tenants du néolibéralisme ont volé en éclat : le libre-échange qui devait permettre un développement économique harmonieux, et qui en réalité a séparé encore plus le Nord et le Sud, creusant les inégalités entre les riches et les pauvres ; la libre-concurrence qui devait faire baisser les prix et favoriser l’emploi, et qui en réalité n’a été qu’un mythe ; l’autorégulation des marchés financiers qui devait assurer une « allocation optimale » des investissements, et qui en réalité est démentie quotidiennement par la crise financière ; la « déréglementation » du « marché » du travail dont on nous assurait qu’elle était la seule voie pour retrouver le plein-emploi, et qui en réalité n’a servi qu’à organiser et maintenir le chômage de masse et la précarité…

Les citoyens ne doivent pas continuer à payer pour ceux qui s’enrichissent par l’exploitation du travail et la spéculation financière !

Le M’PEP appelle tous les citoyens à participer aux rassemblements et manifestations organisés dans le pays par l’ensemble des organisations syndicales le jeudi 29 janvier. Cette journée de mobilisation générale doit marquer le début d’une offensive pour contrer les politiques des classes dirigeantes relayées par le gouvernement et le Medef.

Pour accéder à l’intégralité du communiqué ou imprimer: http://www.m-pep.org/spip.php?article1073
Pour accéder ou imprimer le tract :
http://www.m-pep.org/spip.php?article1072

Pour accéder au programme du colloque du 31 janvier 2009 à Paris « Crise du capitalisme néolibéral et socialisme du XXIe siècle » et vous inscrire :
http://www.m-pep.org/spip.php?article1042

En 2009, adhérez au M’PEP ! Pour accéder au bulletin d’adhésion et l’imprimer :
http://www.m-pep.org/spip.php?article1062

Le 29 janvier, toutes et tous dans la rue !
Editeur : M'PEP
http://www.m-pep.org

08:57 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : démocratie

19/01/2009

De l'influence du climat sur la survie des espèces

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2008/12/20/la-double-malediction-des-dinosaures_1133484_3244.html

La double malédiction des dinosaures
LE MONDE | 20.12.08 | 14h20 • Mis à jour le 20.12.08 | 14h21

En science, certains débats ne finissent jamais : ainsi de la disparition des dinosaures. A quoi est due cette crise biologique, qui marque la transition entre le crétacé et le tertiaire ? A la chute d'une météorite, il y a 65 millions d'années, au large de l'actuel territoire mexicain, répond une grande majorité des scientifiques. Non : à un volcanisme intense qui sévissait à la même époque dans le Deccan, sur le territoire actuel de l'Inde, objecte une petite minorité de chercheurs. Peu nombreux, les tenants de cette théorie n'entendent pas rendre les armes. Bien au contraire. A l'occasion du congrès de l'American Geophysical Union (AGU), qui se tenait à San Francisco (Californie) du 15 au 19 décembre, plusieurs équipes ont rendu publics de nouveaux résultats à l'appui de leur conviction.

A la fin des années 1970, Luis Alvarez (Prix Nobel de physique 1968) et son fils Walter ont l'idée de doser l'iridium dans la couche argileuse dite "K-T" qui, presque totalement dépourvue de fossiles, signale la crise biologique. Ce niveau sédimentaire se retrouve à peu près partout sur Terre, ce qui atteste du caractère global de l'événement. Les mesures des deux chercheurs montrent que l'iridium, métal très rare sur Terre, s'y trouve en abondance. En 1980, ils formulent l'hypothèse d'un impact météoritique, l'iridium étant l'une des signatures des objets extraterrestres. Quant au cratère d'impact, on le retrouve, au début des années 1990, grâce à des mesures de gravimétrie, au large du Yucatan (Mexique), non loin d'un bourg du nom de Chicxulub. Bien que gigantesque (plus de 200 kilomètres de diamètre), l'accumulation de plusieurs centaines de mètres de sédiments l'avait jusqu'alors dérobé aux regards.

L'anomalie en iridium coïncidait avec l'absence de fossiles, le cratère était découvert... l'affaire était-elle entendue ? Non. Au début des années 1980, plusieurs chercheurs proposent de regarder du côté de l'Inde et ses trapps, ces formations basaltiques étagées sur des épaisseurs de plusieurs milliers de mètres, conséquences d'un volcanisme d'une énorme intensité.

En 2004, la micropaléontologue Gerta Keller (université de Princeton) jette le trouble en annonçant que l'étude d'une carotte prélevée sur le site de Chicxulub l'amène à la conclusion que la météorite est tombée 300 000 ans avant l'extinction du "K-T" ! Elle n'a donc pas provoqué de crise biologique, et il faut chercher ailleurs la source de l'iridium accumulé dans la couche qui marque l'extinction...

Au congrès de l'AGU, la chercheuse a présenté de nouvelles analyses de séquences sédimentaires qui, selon elle, confirment ces précédentes conclusions. Celles-ci laissent bon nombre de ses pairs dubitatifs. "Ses arguments et interprétations ont été examinés en détail par de nombreux scientifiques et rejetés", dit Philippe Claeys (Vrije Universiteit Brussel), spécialiste des impacts météoritiques. "Qu'elle travaille sur les roches du cratère ou sur les matériaux éjectés et déposés aux alentours du golfe du Mexique, elle n'est à ce jour pas parvenue à convaincre la communauté géologique", ajoute-t-il.

Mais les partisans du Deccan ont de nouveaux arguments en main. En étudiant notamment la signature laissée par le champ magnétique terrestre dans plusieurs centaines d'échantillons de roches basaltiques, des chercheurs de l'Institut de physique du globe de Paris (IPGP) sont parvenus à reconstruire la séquence des événements ayant conduit à la formation des trapps. Les écoulements de lave se sont-ils opérés de manière lente sur plusieurs dizaines de millions d'années ? "Non, répond Vincent Courtillot, directeur de l'IPGP et "volcaniste" de la première heure. La lave du Deccan nous apparaît comme une sorte de structure fractale, explique-t-il. Elle est formée de coulées regroupées en super-coulées, elles-mêmes regroupées en trois épisodes majeurs. C'est une structure à trois, peut-être quatre niveaux."

Selon ces travaux, menés par Anne-Lise Chenet et Frédéric Fluteau (IPGP), des empilements de près de 200 mètres de lave ont pu s'accumuler en quelques décennies seulement, revoyant considérablement à la baisse les estimations précédentes. Au total, ce sont trois épisodes volcaniques majeurs, relativement brefs et disjoints, qui auraient conduit à la formation de ces trapps. Le premier il y a 67,5 millions d'années, le deuxième juste avant l'extinction, il y a 65 millions d'années, le troisième 100 000 ans plus tard.

L'enchaînement chronologique des trois épisodes n'est pas le seul paramètre important. La dynamique de chacun d'eux, revue à la hausse par ces travaux, est cruciale : elle détermine l'intensité des émissions de dioxyde de carbone (CO2) et de dioxyde de soufre (SO2). Car, même considérables - de 10 à 150 milliards de tonnes (Gt) de SO2 émis par épisode -, ces émissions, si elles avaient été "diluées" sur plusieurs dizaines de millions d'années, n'auraient guère pu avoir d'effet massif sur la biosphère. Cet effet repose sur un mécanisme simple : le SO2 émis se transforme en particules sulfatées qui, dans la haute atmosphère, réfléchissent le rayonnement solaire, conduisent à un refroidissement général et à des pluies acides.

Ces nouvelles données feront-elles changer d'avis les "météoristes" ? Rien n'est moins sûr. Car, même si les évaluations du choc de Chicxulub ne conduisent "qu'à" des émissions de 50 à 500 Gt de SO2, celles-ci se produisent sur une échelle de temps bien plus petite. "Il est ici question d'heures, dit Philippe Claeys. En outre, Chicxulub est de loin le plus grand cratère formé depuis qu'existent des fossiles, soit 540 millions d'années. Qu'il se soit formé juste avant une des plus grandes crises de la biosphère, sans l'avoir provoquée, constituerait simplement une coïncidence incroyable."

Stéphane Foucart (San Francisco, envoyé spécial)
Article paru dans l'édition du 21.12.08

biodiversité en Méditerranée

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2008/12/22/les-pays-mediterraneens-s-inquietent-de-l-avenir-de-leurs-cotes_1134032_3244.html

Les pays méditerranéens s'inquiètent de l'avenir de leurs côtes
LE MONDE | 22.12.08 | 17h09 • Mis à jour le 22.12.08 | 17h10
NICE CORRESPONDANT

Les représentants de vingt-deux pays méditerranéens qui ont participé à Nice, les 18 et 19 décembre, à une réunion visant à définir un programme d'actions pour protéger la biodiversité des zones côtières en Méditerranée, se sont quittés sur un constat largement partagé : " L'avenir du patrimoine marin de la Méditerranée dépend de ce que nous, les pays riverains, faisons à terre."

Le colloque, organisé dans le cadre de la présidence française de l'Union européenne et de l'Union pour la Méditerranée, a réuni Etats, collectivités territoriales, gestionnaires et organisations non gouvernementales (ONG) des deux rives de la Méditerranée. Les participants ont étudié les moyens de "stopper la perte de la biodiversité" de la Méditerranée.

Celle-ci est reconnue comme un des vingt-cinq "points chauds" de la biodiversité mondiale (elle regroupe 28 % des espèces endémiques connues) mais se trouve, de fait, particulièrement menacée par les pressions anthropiques. Les vingt-deux pays et territoires riverains qui la bordent abritent 450 millions d'habitants. Selon le Plan bleu, une organisation non gouvernementale française, la population du littoral devrait augmenter de 20 millions d'individus d'ici à 2025, et les flux touristiques doubler dans l'intervalle.

"UN OUTIL CONTRAIGNANT"

Dans ce contexte, quatorze pays du bassin méditerranéen ont approuvé, en janvier, le principe d'un protocole de gestion intégrée des zones côtières (GIZC), afin de protéger les littoraux et leurs écosystèmes. La réunion de Nice s'est fixé pour objectif de convaincre de nouveaux pays de signer ce document.

"Quatorze Etats sur vingt-deux ont adopté le principe de ce protocole. Cependant, seuls quatre l'ont ratifié. Quand ils seront six, il deviendra applicable. L'avenir du patrimoine commun de la Méditerranée en dépend", a souligné Jean-Marc Michel, directeur général de la gestion intégrée des lacs et zones côtières au ministère français de l'écologie.

Ce protocole est un "outil juridique contraignant" pour les Etats signataires, a rappelé Judith Jiguet, directrice de l'eau et de la biodiversité au ministère de l'écologie. La plupart des participants à la conférence de Nice ont souligné son importance. Un accord autour de ce document permettrait de capitaliser les expériences engagées par les pays riverains pour permettre une gestion durable de leurs rivages.

La nécessité de promouvoir un tourisme durable en Méditerranée, "respectueux des écosystèmes, des ressources naturelles et du patrimoine culturel", a également été soulignée lors de la conférence.

Par ailleurs, de nombreux participants ont exprimé leur inquiétude devant les conséquences du réchauffement climatique en Méditerranée. Les prévisions font état d'une hausse moyenne des températures annuelles de 2,2 à 5,1 °C d'ici la fin du siècle.

"Dans notre région, ce changement va accentuer notre vulnérabilité par ses effets indirects : salinisation, réduction de la disponibilité en eau, etc.", souligne Maria Canals, présidente de l'association catalane Depana.

Le phénomène préoccupe également Abderrahmen Gannoun, un des responsables du Plan d'action pour la Méditerranée (PAM), instance intergouvernementale placée sous l'égide du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE). Le changement climatique constitue, selon lui, une des principales menaces pour les zones côtières méditerranéennes, avec la pression démographique et touristique, la pollution, les espèces exotiques invasives et la surexploitation des ressources.

Paul Barelli
Article paru dans l'édition du 23.12.08

18/01/2009

La chimie omniprésente dans notre environnement

Quelles conséquences pour tout organisme vivant ?

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lu sur univers-nature.com :
http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3551
15-01-2009

Plongée en eaux troubles des résidus médicamenteux

Depuis la fin du XXe siècle, la communauté scientifique s’inquiète de la présence, à l’état de traces, de substances potentiellement dangereuses pour la santé humaine. Et, si l’on parle beaucoup des pesticides, il est moins souvent fait mention des résidus de médicaments humains et vétérinaires. Pourtant, lorsqu’ils ne sont pas totalement dégradés par l’organisme, ces derniers sont excrétés dans les selles et les urines soit sous leur forme initiale, soit sous la forme d’un ou plusieurs métabolites (1). Or, au regard des 3 000 médicaments humains et 300 médicaments vétérinaires présents sur le marché français, ce constat n’a rien de réjouissant.

Les résidus de médicaments humains circulent non seulement via les rejets des établissements de santé mais également dans les effluents et les boues de stations d’épuration urbaines. Il s’agit majoritairement d’antibiotiques, d’anticancéreux, de médicaments du système cardiovasculaire et du système nerveux central (les antidépresseurs, anxiolytiques). Or, conséquence logique du vieillissement de la population, le nombre de patients recevant ce type de soins ne cesse de croître.
Impliquant indistinctement les animaux de compagnie et les animaux de rente (élevage, aquaculture, épandage de fumiers), les médicaments vétérinaires s’introduisent, quant à eux, en partie dans les milieux ambiants. Une grande majorité étant également disponible sur le marché de la médecine humaine ou des produits phytosanitaires, leurs principes actifs incluent principalement des antibiotiques, des antiparasitaires ou encore des médicaments régulateurs des grandes fonctions.

A l’heure actuelle, les réglementations européenne et française ne prévoient pas la détection de traces médicamenteuses dans les différents milieux aquatiques. Palliant à cette carence, divers organismes de veille sanitaire travaillent à des campagnes d’évaluation des risques environnementaux. Dès à présent, tout industriel est ainsi tenu de prendre en compte l’évaluation rendue par l’AFSSAPS (2), avant de mettre son produit sur le marché. Selon la nature du produit, il devra fixer, le cas échéant, des mesures de sécurité et de précaution lors de l’administration au patient et de l’élimination des déchets. En matière de médicamentation vétérinaire, c’est à l’Afssa (2) que revient la responsabilité de cette évaluation. Mais, contrairement au médicament humain, « si le risque écotoxique est estimé supérieur aux bénéfices attendus », un avis défavorable peut déboucher sur un refus pur et simple d’autorisation.

Pour l’heure, l’analyse de l’impact réel de ces phénomènes reste extrêmement délicate. Elle est freinée, d’une part, par le nombre important de molécules potentiellement dangereuses, dont les propriétés physico-chimiques témoignent d’une grande diversité. Un autre obstacle majeur tient à la difficulté de déterminer les effets sur la santé humaine de molécules présentes en très faibles concentrations (entre 1 et 100 ng/L), dans des matrices complexes que sont notamment les boues de stations d’épuration.
Selon l’Afssa, au cours des études passées, « les faibles concentrations retrouvées dans le milieu ne font pas craindre d’effet aigu ». L’agence est, en revanche, bien moins affirmative quant aux répercussions à craindre sur le long terme. Susceptibles d’être actifs sur n’importe quel organisme vivant, les composés pharmaceutiques peuvent, d’après l’Afssa, « être considérés comme des polluants pseudos-persistants en raison de leur introduction en continu dans l’environnement via les rejets des stations d’épuration ».
De plus, les résidus médicamenteux ne représentant qu’une partie des micropolluants générés par les activités humaines, il est essentiel de prendre en compte de potentielles interactions avec d’autres molécules issues des pesticides, des retardateurs de flammes, des plastifiants, des résidus de détergents, des hydrocarbures… La liste est longue, et a de quoi donner lieu à des cocktails pour le moins détonants.

Cécile Cassier

1- Un métabolite est une substance issue de la dégradation de la molécule mère.
2- Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé
3- Agence française de sécurité sanitaire des aliments

Mieux comprendre le comportement social ...

... pour mieux le manipuler. Savoir que ce sera peut-être possible un jour incite à la vigilance.

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lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/01/17/douceur-et-douleur-piliers-de-la-societe-des-abeilles_1143152_3244.html

Douceur et douleur, piliers de la société des abeilles
LE MONDE | 17.01.09 | 14h02 • Mis à jour le 17.01.09 | 14h03

Hédonistes, les abeilles ? Longtemps, les entomologistes ont considéré que leur appétence pour le sucre expliquait la division du travail qui a fait le succès de ces insectes sociaux : les individus les plus "accros" au sucrose faisaient les meilleurs butineurs, certains se spécialisant, selon leur degré de sensibilité à ce stimulus, dans la collecte du nectar (riche en sucre) ou dans celle du pollen (à forte teneur en protéines). Pour les spécialistes, la récompense offerte par le sucre était le moteur de l'apprentissage qui conduisait une abeille expérimentée à reconnaître telle couleur de fleur, telle odeur, pour devenir plus performante encore, plus spécialisée.

A l'école des abeilles, la douceur était donc maîtresse, pensait-on. Pas si simple, la douleur a aussi sa part dans l'apprentissage et le partage des tâches au sein des ruches, avance une équipe du Centre de recherche sur la cognition animale de Toulouse (CNRS-Toulouse-III). Ces chercheurs ont testé deux comportements réflexes de l'abeille : l'allongement de la trompe au contact de sucrose ; la sortie du dard en cas de danger - en l'occurrence, un petit choc électrique.

Ils ont constaté que certaines abeilles étaient plus sensibles au sucre qu'à l'électrochoc alors que chez d'autres abeilles, on observait le phénomène inverse. Au-delà de ces tendances naturelles, les abeilles sensibles au sucre mémorisaient mieux une odeur nouvelle associée au sucre que les abeilles sensibles au choc, dont l'apprentissage était meilleur quand l'odeur à retenir était présentée conjointement avec des chocs électriques. Mieux encore, ces deux populations correspondaient à des castes différentes. Les abeilles moins sensibles au voltage comprenaient plus de gardes, tandis que les abeilles plus douillettes se recrutaient parmi les butineuses.

PARER CERTAINS DANGERS

"C'est logique : si vous réagissez au moindre danger, vous n'êtes pas une bonne gardienne, tandis que si vous répondez moins aux chocs, vous serez plus résistant", estime Martin Giurfa, l'un des coauteurs de l'étude dont les résultats ont été publiés, mercredi 14 janvier, dans la revue PLoS One. Pour lui, ces observations invitent à réexaminer les modèles explicatifs de la division du travail chez les insectes sociaux. "Pour que la vie sociale apparaisse, il faut une variété d'individus, présentant des différences innées, sur laquelle se construit et se renforce la division des tâches, la socialité, dit-il. On croyait que cette division s'expliquait par des réponses variables à des stimuli positifs. Nous ouvrons une nouvelle porte en montrant que des réponses "aversives" offrent aussi des voies de spécialisation."

Reste à découvrir les bases nerveuses, et pourquoi pas génétiques, de ces sensibilités diverses. Et peut-être à en tirer profit pour apprendre aux abeilles à parer certains dangers - à résister à l'appel du sucre frelaté. "A éviter des champs fleuraux traités avec tel ou tel insecticide, par exemple", avance Martin Giurfa.

Hervé Morin
Article paru dans l'édition du 18.01.09

17/01/2009

La faute, principalement, à Pizza Hut, KFC, McDonald's et autres fast-foods aux stratégies agressives et aux prix imbattables.

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/01/17/l-obesite-nouveau-fleau-des-pays-emergents_1143105_3244.html

L'obésité, nouveau fléau des pays émergents
LE MONDE | 17.01.09 | 13h54 • Mis à jour le 17.01.09 | 13h54

L'obésité devient un problème de santé publique dans les pays émergents Dans les grandes villes chinoises, un adolescent sur cinq en souffre déjà. Un Thaïlandais sur dix pourrait en être atteint en 2025, et elle ne cesse d'augmenter en Inde : dans tous les pays émergents d'Asie, l'obésité gagne du terrain.

La faute, principalement, à Pizza Hut, KFC, McDonald's et autres fast-foods aux stratégies agressives et aux prix imbattables.

Selon une enquête menée en 2006 par le cabinet de recherche en marketing AC Nielsen auprès d'un échantillon de 14 000 adultes dans 28 pays, 30 % des Asiatiques pratiquent ce mode de restauration rapide au moins une fois par semaine. Soit presque autant que les Américains (33 %), avec un taux record pour la Thaïlande et la Malaisie (46 % et 59 %).
L'évolution de l'obésité, reconnue comme une maladie en 1997 par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), est particulièrement alarmante en Chine : le surpoids y concerne désormais près du quart de la population, et devient un véritable problème de santé publique. Selon différentes enquêtes, le pays le plus peuplé du monde compterait aujourd'hui plus de 200 millions de personnes en surpoids et 90 millions d'obèses. Soit une augmentation respective de 39 % et 97 % par rapport à 1992.
Le phénomène concerne particulièrement les jeunes. Une récente étude, menée sur une cohorte de 80 000 enfants vivant en milieu urbain, a mis en évidence une croissance de 156 % du nombre d'obèses entre 1996 et 2006. Et le ministère chinois de la santé publique a confirmé, en novembre 2008, à l'occasion de la deuxième Journée mondiale du diabète de l'ONU, que le nombre d'enfants et d'adolescents diabétiques ne cesse d'augmenter dans les grandes villes chinoises.
Si la prévalence de l'obésité en Chine reste encore inférieure à celle des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne, de l'Egypte ou du Mexique, c'est dans ce pays, désormais, que son incidence est la plus forte. Selon une étude, publiée en juillet-août 2008 dans le journal Health Affairs par le professeur de nutrition américain Barry Popkin (université de Caroline du Nord), la proportion de Chinois mâles adultes en surpoids augmente chaque année d'environ 1,2 % depuis dix ans. Si rien n'est fait pour ralentir ce rythme, leur nombre aura doublé en 2028.
Alors que l'OMS estimait, en 2007, le coût total de l'obésité à 2,1 % du produit intérieur brut (PIB) chinois, il est à craindre que les maladies chroniques (diabète, hypertension, maladies cardio-vasculaires) et les coûts de santé associés continuent d'augmenter de manière significative, confrontant le système sanitaire chinois à un nouveau défi.
Explosion des supermarchés et des fast-foods, augmentation de la consommation de protéines animales, développement du travail sédentaire et du parc automobile : les raisons du surpoids sont les mêmes dans tous les pays à forte croissance, où la hausse du pouvoir d'achat a bouleversé les modes de vie. L'obésité s'installe lorsque les gens consomment plus d'énergie qu'ils n'en dépensent, soit en mangeant trop, soit en faisant trop peu d'exercice physique.
"Quelle que soit la région du monde où elle se développe, l'obésité est toujours liée à un phénomène de transition économique et nutritionnelle. Les populations qui en sont victimes passent soudain d'un mode d'alimentation traditionnel, parfois ancré dans la culture depuis des siècles, à un modèle en évolution rapide où l'alimentation est plus importante quantitativement et plus riche en calories", souligne le professeur Arnaud Basdevant, chef du service de nutrition à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris.

DIABÈTE ET HYPERTENSION

Avant de poser un problème de santé publique, cette évolution, rappelle-t-il, est d'abord une bonne nouvelle, puisqu'elle traduit une amélioration générale du niveau de vie des populations. Mais la médaille a son revers. "On commence à s'apercevoir que l'obésité est d'autant plus dangereuse pour la santé qu'elle touche des populations ayant auparavant souffert de la faim ou de la malnutrition", précise M. Basdevant.
On ne sait pas encore pourquoi, mais le constat est net : en Asie comme en Amérique latine ou en Afrique, partout où les populations ont connu des carences nutritives graves, l'impact du diabète et de l'hypertension chez les personnes en surpoids survient plus rapidement que dans les populations occidentales. Comme si les privations séculaires étaient suivies d'une capacité accrue de stockage des graisses.
Que peuvent faire les pays émergents pour lutter contre ce fléau ? Il y a deux mois, Pékin a lancé une campagne d'information visant à sensibiliser le public à la prévention du diabète, et l'on voit apparaître dans le pays des centres médicaux spécialisés dans le traitement de l'obésité.
Mais la lutte contre cette maladie urbaine est encore loin d'être une priorité pour les dirigeants chinois, qui ont bien d'autres problèmes de développement à régler dans les zones rurales. Il en va de même en Inde, où l'excès d'embonpoint des plus riches (5 % de la population, selon une étude datant de 2007) côtoie la malnutrition des plus pauvres. La preuve : le site Internet le plus visité sur le thème de l'obésité n'y est ni préventif ni médical. C'est un site de rencontre, qui propose aux millions d'hommes et de femmes en surpoids de trouver l'âme soeur.

Catherine Vincent

En Occident, les plus pauvres sont les plus gros :

Problème de riches dans les pays pauvres, problème de pauvres dans les pays riches : aux Etats-Unis, où la prévalence de l'obésité a plus que triplé depuis quarante ans, les adolescents californiens issus des milieux défavorisés ont presque trois fois plus de risques d'être touchés que les adolescents de milieux aisés. Un récent rapport du Centre de recherche sur les politiques de santé de l'Université de Californie-Los Angeles (UCLA) montre que, dans cet Etat qui compte 480 000 adolescents obèses, la maladie concerne 21 % de ceux dont les familles ont un revenu annuel inférieur à 19 971 dollars (pour une famille de 4), et seulement 8 % des adolescents issus de familles aux revenus supérieurs à 59 913 dollars pour 4. Dans les communautés les plus pauvres, les auteurs notent une augmentation constante de la consommation de boissons gazeuses sucrées et de "fast-food", associée à une diminution du nombre des repas pris en famille et de l'activité sportive.


LEXIQUE :
Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), "le surpoids et l'obésité se définissent comme une accumulation anormale ou excessive de graisse corporelle qui peut nuire à la santé".

L'INDICE DE MASSE CORPORELLE (IMC).
C'est une mesure du poids par rapport à la taille couramment utilisée pour estimer le surpoids et l'obésité chez les adultes. Il correspond au poids divisé par le carré de la taille, exprimé en kg/m2. L'OMS définit le surpoids comme un IMC égal ou supérieur à 25 et l'obésité comme un IMC égal ou supérieur à 30. Un IMC élevé est un important facteur de risque de maladies chroniques comme les maladies cardio-vasculaires, le diabète, les troubles musculo-squelettiques (en particulier l'arthrose) et certains cancers.

CHIFFRES :

1,6 MILLIARD.
D'après les estimations de l'OMS pour 2005, c'est le nombre d'adultes, âgés de 15 ans et plus, qui présentaient un surpoids dans le monde.
A cette même date, 400 millions étaient obèses.

2,3 MILLIARDS.
Il s'agit du nombre d'adultes qui seront en surpoids en 2015, selon l'OMS, dont 700 millions d'obèses.

Article paru dans l'édition du 18.01.09

21:36 Publié dans malbouffe | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : société, malbouffe

"Antecessor", le premier Européen

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/01/17/antecessor-le-premier-europeen_1143146_3244.html

"Antecessor", le premier Européen
LE MONDE | 17.01.09 | 14h00 • Mis à jour le 17.01.09 | 14h00

ne pellicule de givre s'est déposée sur les reliefs, rendant plus bleu encore le ciel de la province espagnole de Castille-Léon. Le froid est vif, comme celui, peut-être, qui, aux âges farouches de l'aube de l'humanité, poussa des hordes de chasseurs nomades à chercher refuge dans l'entrelacs de grottes et de galeries de la sierra d'Atapuerca, non loin de l'actuelle Burgos. La végétation, mêlant les influences des climats océanique et méditerranéen, était généreuse - chênes, hêtres, pins sylvestres, oliviers et arbrisseaux. Les terres, arrosées par l'Ebre et le Douro, giboyeuses. Entre le tigre à dents de sabre, l'aurochs, l'ours, le lion, le lynx, la panthère et les hominidés, la compétition pour la vie était féroce.

Accroupi devant l'entrée d'une fosse, Eudald Carbonell, codirecteur de l'équipe de fouilles, montre du doigt une étiquette fixée à un rivet. Pour le profane, un simple numéro. Mais l'oeil de l'archéologue brille. C'est là qu'a été exhumé, en 2007, un fragment de mandibule humaine vieux de 1,2 million d'années. Le plus ancien témoignage de la présence d'Homo jamais découvert en Europe de l'Ouest. Dans cet aven, baptisé Sima del Elefante ("gouffre de l'Eléphant") parce qu'y a été trouvée une molaire de mammouth, a été déterrée depuis une phalange de main provenant sans doute du même individu, un adulte mâle d'une trentaine d'années. Quelques outils de pierre taillée également.

Un bout de mâchoire, un os de quelques centimètres de long... Pour les paléoanthropologues, un trésor. Car ces reliques invitent à réécrire l'histoire du peuplement de l'Europe. On savait jusqu'ici que l'Eurasie avait été occupée par vagues migratoires successives, en provenance du berceau africain. La première remonterait à au moins 1,9 million d'années. D'autres, plus récentes et moins certaines, se seraient produites à partir de l'Afrique, mais aussi de l'Asie. Jusqu'à l'arrivée de l'homme moderne, Homo sapiens, parti de son foyer africain voilà 200 000 ans et parvenu sur le Vieux Continent il y a 40 000 ans.

Mais, pour le peuplement ancien de l'Europe occidentale, les pistes restent brouillées. Un temps prétendant au titre de plus vieil Européen de l'Ouest, le Français de Tautavel (un crâne de 450 000 ans) a d'abord été détrôné par le Britannique de Boxgrove (un tibia de 500 000 ans). Avant que, au milieu des années 1990, le site de la sierra d'Atapuerca ne livre, dans le gisement sédimentaire de Gran Dolina, les ossements (crânes, maxillaires, côtes, vertèbres...) d'au moins onze hominidés datant de 800 000 ans. Et que les dernières fouilles du site espagnol ne donnent à nos ancêtres européens un coup de vieux de 400 000 ans supplémentaires.

Entre-temps, des fossiles plus anciens encore, de 1,8 million d'années, ont été découverts à Dmanisi, en Géorgie. Ce qui peut laisser supposer que la colonisation de l'ouest de l'Europe s'est effectuée non pas par le détroit de Gibraltar, comme l'imaginent certains préhistoriens, mais à partir de l'Europe centrale.

Qui était donc l'homme d'Atapuerca ? Partageant des traits communs avec les futurs néandertaliens, apparus voilà 250 000 ans (même mâchoire), et avec Homo sapiens (même morphologie faciale), il a parfois été considéré comme leur aïeul commun. A tort probablement. "Tout porte à croire qu'il s'agit d'un rameau du genre Homo resté sans descendance, pense José-Maria Bermudes de Castro, qui codirige les fouilles. Il est sans doute né dans le cul-de-sac que constitue la péninsule Ibérique, et il y est mort."

Une espèce singulière donc, à laquelle les paléontologues ont donné le nom d'Homo antecessor, en référence à l'explorateur aux avant-postes de l'armée romaine. Un éclaireur qui "montre que l'Europe de l'Ouest a eu un peuplement plus précoce et plus important qu'on ne le pensait".

Ce chasseur, qui se servait de galets taillés et connaissait vraisemblablement l'usage du feu, était aussi... anthropophage. C'est ce que révèlent les marques d'incision observées sur les ossements provenant des onze squelettes mis au jour à Gran Dolina, tous des enfants ou des adolescents. Ces marques, semblables à celles que portent les restes d'animaux voisins, montrent que les dépouilles mortelles des jeunes victimes ont été décharnées à l'aide d'un outil tranchant et leur chair consommée. Les crânes de certaines d'entre elles furent fracassés. Et leurs os volontairement fracturés.

Il s'agit là du plus ancien témoignage de cannibalisme. Sans doute n'était-il pas pratiqué, ainsi qu'il le sera plus tard, comme un acte rituel permettant de s'approprier les qualités de la victime, mais plutôt, avance Eudald Carbonell, "afin d'éliminer les descendants d'un clan rival, en raison d'une croissance démographique entraînant une lutte territoriale".

Découvertes par hasard, à la faveur du percement d'une tranchée de chemin de fer minier, et fouillées depuis trente ans, les couches sédimentaires de la sierra d'Atapuerca sont loin d'avoir dévoilé tous leurs secrets. D'un autre gisement, la Sima de los Huesos ("gouffre des ossements"), ont déjà été sortis de terre plus de 5 000 fragments d'une trentaine de squelettes d'hominidés, datant d'environ 400 000 ans et appartenant à l'espèce Homo heildelbergensis, l'ancêtre de Neandertal. Les corps, entassés au fond d'un puits, semblent y avoir été jetés intentionnellement, ce qui pourrait constituer la plus ancienne preuve d'une pratique funéraire. Un biface en quartzite rouge, dont le fil des arêtes atteste qu'il n'avait jamais été utilisé, était déposé parmi les cadavres, en offrande peut-être.

Classé au Patrimoine mondial de l'Unesco, le site d'Atapuerca "est l'un de ceux qui offrent la plus extraordinaire moisson d'informations sur l'histoire des premiers Européens", commente Jean-Pierre Mohen, directeur de la rénovation du Musée de l'homme. Avant sa fermeture provisoire, l'établissement parisien expose une sélection de ces vestiges, dont certains n'ont jamais été présentés. Ainsi de la phalange de main de 1,2 million d'années, d'autant plus précieuse que les os de petite taille sont rarement conservés dans les gisements fossiles.

Autre pièce remarquable : un crâne d'Heidelbergensis, le plus complet de tous ceux retrouvés à ce jour dans le monde, avec sa mâchoire suggérant une septicémie buccale mortelle. Les collections rejoindront ensuite le Musée de l'évolution humaine, qui ouvrira ses portes en 2010 à Burgos.

"Atapuerca, sur les traces des premiers Européens", jusqu'au 16 mars au Musée de l'homme, à Paris.


Pierre Le Hir (Atapuerca, Espagne, envoyé spécial)
Article paru dans l'édition du 18.01.09

16/01/2009

Gaza: des bâtiments abritant l'ONU et des médias bombardés

lu sur lepoint.fr :

http://www.lepoint.fr/actualites/gaza-violents-bombardements-des-batiments-abritant-l-onu-et/914/0/306985

16:21 | 15/01/2009 AFP
Gaza: des bâtiments abritant l'ONU et des médias bombardés

Par Maï YAGHI

Gaza: des bâtiments abritant l'ONU et des médias bombardés

L'armée israélienne a violemment bombardé jeudi Gaza, touchant des bâtiments abritant des médias et une agence de l'ONU après une incursion en profondeur de ses chars dans la ville, au 20e jour de son offensive dévastatrice contre le Hamas qui a tué près de 1.100 Palestiniens.

L'armée israélienne a violemment bombardé jeudi Gaza, touchant des bâtiments abritant des médias et une agence de l'ONU après une incursion en profondeur de ses chars dans la ville, au 20e jour de son offensive dévastatrice contre le Hamas qui a tué près de 1.100 Palestiniens.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, arrivé en Israël dans le cadre d'une tournée régionale, a estimé que les conditions étaient réunies pour que les combats cessent "maintenant", en jugeant "insupportable" le nombre des victimes palestiniennes.

Mais au moment où la diplomatie s'activait pour arracher un cessez-le-feu dans la guerre déclenchée le 27 décembre contre les islamistes palestiniens du Hamas qui contrôlent la bande de Gaza, l'armée israélienne a intensifié ses bombardements aériens et ses tirs de blindés contre Gaza-ville.
Trois employés de l'Unrwa, la principale agence de l'ONU d'aide aux réfugiés palestiniens, ont été blessés par des obus de chars qui ont endommagé son complexe, selon un porte-parole de l'agence qui a suspendu ses opérations dans l'enceinte après la destruction de plusieurs entrepôts dans un incendie .
M. Ban s'est dit "scandalisé" par le bombardement du bâtiment de l'Unrwa, affirmant que le ministre israélien de la Défense Ehud Barak l'avait qualifié de "grave erreur".
Une épaisse colonne de fumée noire se dégageait en début d'après-midi des entrepôts de l'Unrwa dont le quartier de Rimal, où l'incendie à ravagé des dizaines de tonnes d'aide humanitaire et risquait de se propager dans les réservoirs de fioul, a affirme le porte-parole Adnan Abou Hasna, estimant les pertes à des dizaines de millions de dollars.
Le Premier ministre britannique Gordon Brown a condamné le bombardement israélien "indéfendable" et "inacceptable" de bâtiments de l'ONU alors que le commissaire européen à l'aide humanitaire Louis Michel s'est dit "choqué" et "consterné".
Les attaques israéliennes ont aussi touché un immeuble abritant les bureaux de plusieurs médias arabes et internationaux. Deux cameramen palestiniens de la télévision arabe d'Abou Dhabi ont été blessés.
Un incendie s'est déclaré en outre à l'hôpital Al-Quds relevant du Croissant Rouge palestinien, touché par des obus, provoquant des scènes de terreur dans l'établissement.
"J'ai amené mes enfants à l'hôpital parce qu'ils avaient peur à la maison. Mais en fait, ici, c'est encore plus terrifiant", a avoué Hussein, 40 ans.
La France a condamné "avec la plus grande fermeté" le bombardement de l'hôpital, de l'immeuble de presse et des bâtiment de l'ONU.
Quelques heures plus tôt, les chars, appuyés par l'aviation, avaient avancé sur plusieurs centaines de mètres dans Tal Al-Hawa, un quartier périphérique de Gaza-ville. Ils y ont affronté des combattants palestiniens tirant au mortier et à la roquette anti-char.
Une colonne de blindés a pris position dans un parc public du centre du quartier, forçant des centaines de familles palestiniennes à fuir les lieux.
Au moins 40 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens ces dernières heures, selon des sources médicales.
L'aviation a en outre effectué des attaques dans le nord du territoire, où une femme et ses trois enfants ainsi qu'une jeune voisine ont péri dans un raid.
Pendant la nuit, la bande de Gaza avait été la cible de violents bombardements, les plus intenses depuis le début de l'offensive, selon des habitants. L'armée a affirmé avoir visé "70 cibles" dans des raids aériens, notamment des sites de lancement de roquettes et des groupes d'hommes armés.
Entre-temps, les tirs de roquettes à partir de Gaza ont continué. Selon l'armée, 17 engins sont tombés sans faire de victime sur le sud d'Israël, où une maison a été touchée à Sdérot.
Depuis le début de l'offensive, 1.073 Palestiniens ont été tués, dont 355 enfants et 100 femmes, et plus de 5.000 blessés, selon un dernier bilan fourni par le chef des services d'urgence à Gaza, Mouawiya Hassanein.
Durant cette période, dix militaires et trois civils israéliens ont péri.
"Les opérations militaires continuent. Nous avons enregistré des succès exceptionnels", a dit M. Barak dans un communiqué tout en répétant que son gouvernement "examinait parallèlement la possibilité de mettre fin à cette opération à la faveur du processus diplomatique afin de concrétiser ce succès".
Les efforts diplomatiques s'accéléraient avec l'arrivée du négociateur israélien Amos Gilad en Egypte, les visites de M. Ban et du chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier et la tenue d'un sommet des monarchies du Golfe à Ryad.
M. Gilad discutait dans l'après-midi avec le chef des services de renseignements égyptiens, le général Omar Souleimane, d'un plan égyptien de cessez-le-feu.
L'Egypte, qui joue les intermédiaires entre Israël et le Hamas, a affirmé avoir obtenu l'aval du mouvement islamiste à son plan, ce que ce dernier n'a pas confirmé.
L'Assemblée générale de l'ONU doit tenir une réunion d'urgence dans la journée pour appeler au respect de la résolution 1860 du Conseil de sécurité demandant un cessez-le-feu immédiat à Gaza et restée lettre morte.
La situation humanitaire dans le territoire palestinien surpeuplé et pauvre devient "dramatique", ont par ailleurs affirmé les agences, alors que les habitants fuyant les raids n'ont pas d'endroit où se réfugier.
Un million d'habitants vivent sans électricité, 750.000 sont sans eau et les hôpitaux fonctionnent grâce à des générateurs de secours, selon l'ONU.
Le Parlement européen a dénoncé jeudi "le châtiment collectif" infligé par Israël aux Palestiniens de Gaza, en violation du "droit humanitaire international".

GAZA : encore un témoignage

On s'habitue ... Comment se fait-il que la très grande majorité (plus de 9/10 d'après ce que j'ai lu) de la population israélienne soit favorable à ce que fait son armée ?
C'est incompréhensible et augure mal d'une paix à venir.
Conclusion : la paix devra être imposée de l'extérieur d'Israël.
Comment ?
Par un embargo économique, par exemple, comme ce fut le cas pour l'Afrique du Sud du temps de l'apartheid
(voir : http://fr.wikipedia.org/wiki/Embargo ).
L'Europe devrait donner l'exemple, au lieu d'accroître le partenariat économique comme ce fut fait récemment sous la présidence française.
En ce qui concerne le bombardement de bâtiments de l'ONU par l'armée israélienne hier, dont j'ai eu des échos à la radio ce matin, je ne vois aucun article dans la presse écrite, sauf ce court passage dans un article de la Croix :

..."La journée de jeudi a été marquée par les bombardements les plus intenses depuis le début de l'offensive israélienne le 27 décembre. Ils ont touché le complexe de l'Unrwa, l'agence d'aide de l'ONU aux réfugiés palestiniens, un hôpital et un immeuble abritant des médias internationaux."...

Que fait la presse nationale ? Informe-t-elle ?

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lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2009/01/16/un-medecin-hollandais-raconte-une-veritable-tragedie_1142682_3218.html

Harald Veen Fresed, médecin, a vécu l'enfer de l'hôpital Chifa à Gaza
LEMONDE.FR | 16.01.09 | 11h05 • Mis à jour le 16.01.09 | 11h05
Jérusalem, correspondant

Harald Veen Fresed vient de passer une semaine à l'hôpital Chifa, dans la ville de Gaza. Ce chirurgien hollandais est épuisé. Envoyé par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), ce spécialiste des opérations abdominales a du mal à cacher son émotion après ce qu'il appelle "une véritable tragédie". Pourtant habitué aux guerres et aux situations de détresse – tout particulièrement dans les conflits africains –, il revient bouleversé par ce qu'il a vu.

Pendant huit jours, sans discontinuer, le médecin a vécu toutes les horreurs. "Des membres mutilés, des cervelles qui sortaient, des tripes à l'air, des blessés qui mouraient après s'être vidés de leur sang. L'afflux était énorme. Il était difficile de faire face. On parait au plus pressé, choisissant ceux que l'on pouvait sauver, délaissant ceux pour qui c'était trop tard."

Harald Veen Fresed explique que trois équipes de quinze médecins se relaient tour à tour, toutes les vingt-quatre heures, pour faire face à un afflux continuel de blessés. "A tel point que l'on peut à peine bouger et qu'il faut soigner au plus vite pour absorber ce trop-plein."

Le médecin rend hommage à la compétence et au dévouement des docteurs palestiniens. Il y a des médicaments, mais il n'y a pas suffisamment de matériels, ni de place dans les salles ou à la morgue. Les cas les plus graves sont expédiés en Egypte par Rafah. "Je peux vous dire que le chiffre de plus de 1 000 morts est certainement inférieur à la réalité. On croit déjà avoir tout vu, être bien préparé pour affronter l'inaffrontable. Eh bien je peux vous assurer que ce fut une véritable épreuve."

Grand, blond, filiforme, pesant ses mots, Harald explique que le plus dur fut d'assister "aux drames personnels". "Aux parents, aux familles effondrées face à la mort et à la souffrance. Vous assistez, impuissant, en silence, à ces tragédies. Certains voulaient suivre les blessés jusque dans la salle d'opération de peur de ne plus jamais les revoir vivants. Beaucoup avaient des blessures énormes provoquées par des éclats et je me demandais comment ils pouvaient encore survivre. On dit toujours que la guerre est horrible mais l'on ne peut pas s'imaginer ce que c'est, car l'on n'en voit qu'une partie."

"UN GRAND TROU DANS LE DOS"

Pour Harald, il y a tous ces morts mais il y a surtout tous ceux qui sont amputés, paraplégiques, aveugles. "La guerre ne s'arrête pas avec le cessez-le-feu. Pour beaucoup, elle dure pendant des années, toute la vie." Une chose est sûre pour lui : "J'étais content d'être là. Je me considère comme un privilégié d'avoir pu de façon infinitésimale apporter une aide."

Après être intervenu pendant le génocide des Tutsi au Rwanda, en 1994, il avait décidé d'arrêter pendant deux ans pour en digérer l'horreur. Puis, il est reparti. Et chaque fois que le CICR l'appelle, il reprend sa valise juste pour faire ce qu'il appelle "une petite différence". "Ce qui est important, c'est d'être là." Il se défend d'être un idéaliste. Il en a beaucoup trop vu pour cela. Cela ne l'empêche pas de faire des cauchemars, de revivre des scènes.

Lorsqu'il a quitté Gaza, ce ne fut pas facile, car il a eu le désagréable sentiment "d'abandonner" ses collègues d'une semaine. Harald est allé retrouver sa petite fille de 3 ans. Le même âge que celle qu'il a vue arriver à l'hôpital Chifa, l'air intact, les yeux grands ouverts. Lorsqu'il l'a retournée, elle avait "un grand trou dans le dos". Plus jamais, elle ne remarchera.

Michel Bôle-Richard

15/01/2009

moustiques stériles contre chikungunya

lu sur univers-nature.com :
http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3548
13-01-2009

La feinte du moustique stérile contre le chikungunya

Dans le domaine de la lutte contre le paludisme et le chikungunya, l’éradication des moustiques, vecteurs pullulant de ces maladies, est une des principales stratégies adoptées. La technique de l’insecte stérile, une nouvelle méthode dans cette lutte anti-vectorielle, va être testée sur l’île de la Réunion.

Pour la prévention et la limitation de maladies, comme le paludisme, le chikungunya ou encore la dengue, la destruction des moustiques qui transmettent l’infection peut être un efficace complément à la protection médicamenteuse. Face à ces parasitoses aigues, la lutte anti-vectorielle a réellement débuté à la fin du XIXe avec les hygiénistes. Mais ce n’est que durant la seconde mondiale, avec la sombre révolution du DDT, que les programmes de contrôle des insectes vecteurs ont vraiment pris l’ampleur qu’elles ont aujourd’hui. Pourtant, si le paludisme a régressé de façon spectaculaire dans la zone tempérée, le pourtour méditerranéen et le Sud-est asiatique, l’éradication du moustique n’a certainement pas eu lieu, et une telle maladie tue encore des millions de personnes chaque année dans le monde (1).
Et la course à l’armement ne fait que commencer
Aujourd’hui le DDT, interdit dans de nombreux pays, a été remplacé par des moyens qui s’attaquent autant aux larves qu’aux adultes de moustiques. Des larvicides chimiques ou biologiques (comme le BTI, toxines de la bactérie Bacillus thuringiensis israeliensis, toxiques pour le moustique mais pas pour d’autres espèces animales) sont appliqués directement au niveau des gîtes larvaires dans les eaux stagnantes. Les adulticides, insecticides répandus par pulvérisateur, sont chimiques, de type organophosphoré ou à base de pyréthrinoïdes. Les plus utilisés sont la deltaméthrine (2), classée T (toxique aigu) et le Fenitrothion, classé Xn (nocif), tous les deux considérés comme « très toxiques pour les organismes aquatiques, [et qui] peuvent entraîner des effets néfastes à long terme pour l’environnement aquatique ». Non seulement, ces insecticides sont nocifs pour l’environnement et la santé humaine, mais, en plus, la formidable adaptabilité du moustique, qui devient résistant aux produits par des mutations génétiques rapides, montre encore la limite des traitements.
La TIS, un nouveau moyen pour limiter les populations de moustiques
Alors les scientifiques cherchent toujours de nouveaux moyens pour limiter les populations de moustiques vecteurs. Par exemple, l’année dernière, une équipe de recherche américaine publiait des résultats sur une lignée de moustiques génétiquement modifiés pour résister au paludisme et suffisamment compétitifs pour se propager au sein des populations naturelles. Cette « arme génétique », au stade expérimental, n’est pas encore sortie des laboratoires de recherche, par contre, la TIS, la Technique de l’Insecte Stérile, sera appliquée dans les prochaines années sur l’Ile de la Réunion.
Jamais utilisée avec le moustique, la TIS a déjà fait ses preuves sur la mouche lucilie bouchère, ou mouche de Libye, qui fut éradiquée aux USA en 1982, ou encore au Honduras en 1996. Grâce à cette technique, la mouche tsé-tsé fut également éliminée de l’île de Zanzibar (Tanzanie) en 1997.
Le principe en est extrêmement simple, il consiste en l’introduction de mâles stériles au sein de la population. N'y voyant que 'du feu', les femelles vont se reproduire avec ces individus, et, dès lors, n’auront pas de descendance. Si la population de mâles stériles introduite dépasse en nombre celle des mâles déjà présents dans le milieu (elle doit être de 10 à 50 fois supérieure), à terme les insectes vont tendre à disparaître. Dans le projet qui va être mis en œuvre à la Réunion, les mâles des espèces ciblées, notamment, Anopheles arabiensis, vecteur du paludisme, et Aedes albopictus, vecteur du chikungunya, rendus stériles par une irradiation à faible dose au rayonnement gamma, seront lâchés par millions dans l’île. D’après la presse locale, le Ministère de la Santé vient d’accorder les premiers 700 000 € (sur les 2 millions budgétés) à cet innovant programme de lutte anti-vectorielle porté par le CRVOI. Les lâchés sont prévus pour 2012.

Elisabeth Leciak

(1) voir : http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3473
(2) voir :http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=2182

Le coût du transport routier pour la société

lu sur univers-nature.com :
http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3546

12-01-2009

La taxation des poids lourds n’en finit plus de faire polémique

Alors que le vote du Comité Transport du Parlement Européen devrait orchestrer, le 21 janvier prochain, la mise à jour de la législation relative à la taxation des poids lourds, FNE fait entendre son mécontentement. A l’origine de cette désapprobation, l’exclusion de la proposition législative par la Commission européenne de deux facteurs jugés fondamentaux par l’organisation environnementale, à savoir les émissions de CO2 et l’implication de ces véhicules dans les accidents de la route.
A l’heure actuelle, la taxation sur les poids lourds se base essentiellement sur les notions d’encombrement, de pollution sonore ou encore de « type » de véhicule (poids supérieur à 3,5 tonnes). En outre, la mise en place de cette imposition reste optionnelle, chaque Etat membre étant libre de recourir ou non à ce système de redevance.
Cette volonté de laisser chacun légiférer en la matière s’explique en partie par la difficulté de définir les coûts que l’on considère être des « effets externes liés au transport ». Ainsi, certaines associations jugent incontournable l’intégration des émissions de CO2 rejetées, à ces coûts. D’autres vont encore plus loin, en invoquant que les frais d’hospitalisation dus aux accidents de la route devraient également être pris en compte dans les frais externes.

Pour asseoir son argumentation, FNE s’en réfère à une récente étude réalisée par le consultant hollandais CE DELFT pour le compte de Transports et Environnement (T&E). D’après ce rapport, les émissions de CO2 générées par le fret routier européen devraient croître de 54 % d’ici 2030. Le document dénonce en outre le rôle considérable des poids lourds dans la congestion du trafic routier, souvent synonyme de pics de pollution. Bien que ne représentant que 3 % des véhicules en circulation, ils seraient ainsi responsables de 20 % de la congestion globale. Dernier élément souligné, les poids lourds, pour chaque kilomètre parcouru en Europe, causeraient deux fois plus de décès que les voitures.
S’il est indéniable que les allées et venues des transports routiers de marchandises sont une problématique urgente à résoudre, le raccourci est vite fait de s’en prendre aux professionnels du transport qui, somme toute, gagnent leur vie en alimentant les points de vente dont nous tirons avantage en fin de chaîne. Pour autant, à la lumière des données issues de la présente étude, il est pour le moins regrettable que le camion européen « moyen » roule à moitié vide. De fait, le facteur de remplissage serait en baisse dans plusieurs marchés importants au niveau européen.

En France, la taxation à destination des poids lourds doit entrer en vigueur à l’horizon 2011 (*). Elle concernera tout véhicule de plus de 3,5 tonnes dédié au transport de marchandises, et circulant sur le réseau routier national non concédé ainsi que sur les routes départementales et communales pouvant servir de déviations.

Cécile Cassier

(*) voir : La taxe poids lourds entre déception et inquiétude
(17-10-2008)
http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3414

et : L'Alsace demande la taxation des poids lourds sur ses autoroutes (17-02-2005)
http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=1885

Sous-estimation en France de l'ampleur du problème de l'enfance maltraitée

lu sur : http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/

Sous-estimation en France de l'ampleur du problème de l'enfance maltraitée
Anne Tursz, directrice de recherche à l'Inserm, estime que si une définition de la maltraitance identique à celle retenue dans une publication récente de la revue The Lancet était adoptée en France, on pourrait parler de 10% d'enfants de moins de 15 ans victimes de violences physiques, psychologiques, sexuelles, et de risques concernant la sécurité, la moralité, l'éducation ou la santé. Dans un ouvrage intitulé "Enfants maltraités" (Editions Lavoisier), et cosigné avec Pascale Gerbouin-Rérolle (Inserm), elle indique qu'entre 1996 et 2006, le recensement par la gendarmerie et la police des mauvais traitements à enfants de moins de 15 ans a plus que doublé. Elle précise que ces mauvais traitements - indépendants du "niveau socio-économique" - se produisent également "dans les classes aisées", et que leurs auteurs appartiennent "essentiellement à la famille".
Reprise du communiqué de presse du 9 décembre 2008 : Enfants maltraités.Les chiffres et leur base juridique en France"
Agence France Presse_, 14/01/2009

22:56 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, société

Enfance maltraitée : l'ampleur du problème serait sous-estimée en France

lu sur : http://fr.news.yahoo.com/2/20090114/tfr-enfance-maltraitee-l-ampleur-du-prob-b7b6525.html?printer=1

Enfance maltraitée : l'ampleur du problème serait sous-estimée en France

Mercredi 14 janvier, 11h20
AFP Brigitte CASTELNAU

L'ampleur de la maltraitance des enfants est sous-estimée en France : elle pourrait concerner au moins un enfant sur cent et même beaucoup plus, selon une pédiatre épidémiologiste de l'Inserm, coauteur d'un ouvrage dressant un bilan inquiétant.

En fait, "avec quelque onze millions d'enfants de moins de quinze ans, la France compterait au moins 100.000 enfants maltraités physiquement, estime auprès de l'AFP Anne Tursz, directrice de recherche à l'Institut national de la santé et de la recherche (Inserm).

Si on adoptait une définition aussi large de la maltraitance que celle retenue dans une publication récente de la revue médicale The Lancet, il est probable, dit-elle, qu'on pourrait, en France également, parler de 10% d'enfants de moins de 15 ans victimes de violences physiques, psychologiques, sexuelles, de négligences ou de situation de risque pour la sécurité, la moralité, l'éducation, la santé. C'est là toute la différence que les professionnels français font entre deux notions: l'enfant maltraité, l'enfant en danger.

Cosigné de Pascale Gerbouin-Rérolle (Inserm), le livre "Enfants maltraités" (éditions Lavoisier, 220 pages, 49 euros) dresse un premier bilan de l'ampleur du problème en France.

"Entre 1996 et 2006, les mauvais traitements à enfants de moins de 15 ans recensés par la gendarmerie et la police ont plus que doublé" (de 6.000 à 13.500 cas), poursuit Anne Tursz.

Les viols sur mineurs représentent 55% de l'ensemble des viols, tandis que pour les agressions sexuelles, les mineurs comptent pour 63% des cas.

"Globalement, les perpétrateurs des mauvais traitements appartiennent essentiellement à la famille (parents naturels)", dit-elle.

Et "contrairement aux idées reçues, la maltraitance envers les enfants n'est pas cantonnée aux populations précaires, mais reste indépendante du niveau socio-économique et touche donc aussi les classes aisées", relève-t-elle.

"Le taux d'homicide le plus élevé de tous les âges de la vie concerne les enfants de moins d'un an. En 1993 (dernière année où les statistiques de la police et la gendarmerie nationales donnaient des chiffres séparés pour les nourrissons de moins d'un an) ceux-ci représentaient 1,2 % de la population française et 3,8% des homicides", indique Anne Tursz.

En 2005, ces chiffres étaient respectivement de 1,3% et 2,5% pour les statistiques de mortalité du CépiDc de l'Inserm (dont les chiffres d'homicides sont toujours inférieurs d'environ 30% à ceux de la police et de la gendarmerie).

La sous-estimation des homicides de nourrissons de moins d'un an est telle qu'elle peut être corrigée en multipliant les chiffres officiels par un chiffre de 3 à 10, selon l'auteur.

"Dans les affaires graves d'homicides, les pères sont majoritairement responsables du décès lié au secouement du bébé alors qu'en cas d'infanticide à la naissance ("néonaticide") perpétré par la mère, le père est exceptionnellement inquiété et accusé de complicité ou de refus de dénonciation de crime, même quand il est là quand sa femme accouche dans les toilettes et qu'il voit le petit corps", constate la chercheuse.

Les auteurs pointent l'absence de statistiques provenant des urgences hospitalières, pourtant principal lieu d'accueil des enfants victimes de mauvais traitements, et les carences de données provenant des médecins libéraux, pédiatres et généralistes.

22:53 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, société

Le lobby du sel en France

lu sur :

http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/

Pierre Meneton publie un ouvrage sur les risques d' excès de sel

À l'occasion de la parution de son ouvrage intitulé "Le sel, un tueur caché" (Edition Favre), Pierre Meneton, chercheur à l'Inserm, estime dans un entretien accordé à France Soir que le programme national nutrition santé, mis en place par le gouvernement, "n'a généré aucune mesure forte destinée à réglementer les teneurs en sel dans les produits.
" Selon lui, le ministère de la Santé, qui ne "remplit pas sa mission", est "irresponsable". "C'est une démission totale" assène-t-il encore. Il considère son travail comme parfaitement "inutile", dans la mesure où, selon lui, les enjeux économiques l'emportent généralement sur ceux de la santé. VSD indique qu'une "réduction de 30% des apports en sel entraînerait un manque à gagner pour le secteur agroalimentaire de plus de 6 milliards d'euros par an".

France Soir , 14/01/2009 - VSD , 14/01/2009

14:12 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, société

Huit syndicats appellent à une grève interprofessionnelle le 29 janvier

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/12/15/huit-syndicats-appellent-a-une-greve-interprofessionnelle-le-29-janvier_1131458_0.html

Huit syndicats appellent à une grève interprofessionnelle le 29 janvier
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 15.12.08 | 15h12 • Mis à jour le 15.12.08 | 15h12

Huit organisations syndicales ont lancé un appel, lundi 15 décembre, à une "journée nationale de mobilisation interprofessionnelle le [jeudi] 29 janvier", avec "dans tout le pays des grèves et des manifestations". Cet appel, de la CFDT, la CFE-CGC, la CFTC, la CGT, FO, la FSU, Solidaires et UNSA, s'adresse aux "salariés du privé et du public, aux chômeurs et retraités" explique un communiqué commun.

Selon les signataires, "surmonter [la] crise implique des mesures urgentes d'une autre nature que celles prises par l'État et les entreprises, pour être au service de l'emploi, et des rémunérations". Parmi les revendications figurent "la défense de l'emploi privé et public", et "la lutte contre la précarité et les déréglementations économiques et sociales". "Le 29 janvier va permettre de dire très clairement aux pouvoirs publics, au gouvernement et aux employeurs – privés et publics – qu'il n'est pas question de se servir de la crise comme d'un prétexte" à l'austérité, a déclaré la secrétaire confédérale de la CGT, Maryse Dumas.

Pour Marcel Grignard de la CFDT, "la date du 29 janvier est à la fois très près et très loin". "Cela nous donne le temps de préparer la mobilisation et de regarder ce qui va se passer d'ici là", notamment dans les trois grandes négociations sociales en cours, portant sur l'assurance-chômage, l'indemnisation du chômage partiel et la formation professionnelle. "Nous sommes sûrs que cette mobilisation sera suivie", a estimé Michèle Biaggi de FO.

Les syndicats de fonctionnaires doivent se réunir mercredi pour décider s'ils se joignent au mouvement du 29 janvier.

10:29 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : société

Grande manifestation jusqu'’à l’'ambassade d'’Israël à Paris CE SAMEDI

IL FAUT AVOIR LE COURAGE DE SES OPINIONS !
Les palestiniens de GAZA sont-ils des terroristes ou des résistants ?
Rappelez-vous la dernière guerre mondiale et la propagande NAZI : voyez par exemple l'article de WIKIPEDIA sur L'AFFICHE ROUGE (http://fr.wikipedia.org/wiki/Affiche_rouge - Voir la photo dans l'album ci-contre )
..."L'affiche, dont l'image figure ci-contre, comprend :
* un slogan : « DES LIBERATEURS ? LA LIBÉRATION ! PAR L'ARMÉE DU CRIME »
* les photos, les noms et les actions menées par dix résistants du groupe Manouchian :
o « GRZYWACZ : Juif polonais, 2 attentats »
o « ELEK : Juif hongrois, 8 déraillements »
o « WASJBROT : Juif polonais, 1 attentat, 3 déraillements »
o « WITCHITZ : Juif polonais, 15 attentats » (en réalité il est français)
o « FINGERWEIG : Juif polonais, 3 attentats, 5 déraillements »
o « BOCZOV : Juif hongrois, chef dérailleur, 20 attentats »
o « FONTANOT : Communiste italien, 12 attentats »
o « ALFONSO : Espagnol rouge, 2 attentats »
o « RAYMAN : Juif polonais, 13 attentats »
o « MANOUCHIAN : Arménien, chef de bande, 56 attentats, 150 morts, 600 blessés »
* six photos d'attentats ou de destructions, représentant des actions qui leur sont reprochées.
La mise en page marque une volonté d'assimiler ces dix résistants à des terroristes : la couleur rouge ; le triangle formé par les portraits apportent de l'agressivité ; les six photos en bas, pointées par le triangle, soulignent leurs aspects criminels."...
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Grande manifestation jusqu'’à l’'ambassade d'’Israël à Paris CE SAMEDI !

> Face à l’horreur sans nom de ce que les médias qualifient pudiquement d’"opération", "intervention" ou d’"offensive", et qu’il faut appeler par son nom : UN GENOCIDE, nous appelons, avec beaucoup d’autres associations à une grande manifestation à Paris ce samedi 17 janvier à 14 H 30 qui partira de la place du Chatelet pour se rendre à l’ambassade d’Israël. Ci-dessous notre déclaration auprès de la préfecture de police de Paris.

Cher Monsieur

Je vous informe que notre association CAPJPO-EuroPalestine appelle à manifester à Paris samedi 17 janvier contre les massacres israéliens dans la Bande de Gaza.

Itinéraire : de la place du Chatelet à l’ambassade d’Israël. Départ 14 H 30 de la place du Chatelet. Parcours : Rue de Rivoli. Concorde. Avenue des Champs Elusées jusqu’à l’ambassade d’Israël.

Vous recevrez des déclarations d’appel à cette manifestation de la part de bien d’autres associations dans les heures qui suivent, les massacres de la population de la Bande de Gaza par Israël ne faisant que s’amplifier. Plus de 1000 morts et 5000 blessés, dont la moitié de femmes et d’enfants, en ce 19ème jour d’agression sauvage, où les escadrons de la mort israéliens n’hésitent pas à recourir à des bombes au phosphore, à sous-munitions et autres engins barbares.

Les médecins sur place témoignent qu’ils ne peuvent même pas soigner les blessés, étant donné l’état dans lequel ils leur arrivent, et se contentent de pratiquer des amputations à la chaîne (qui ne sauvent pas toujours les vies étant donné la gravité des lésions).

Nous tenons à souligner que vous avez autorisé le CRIF, à Paris comme à Marseille, à manifester ces jours-ci devant l’ambassade et le consulat d’Israël. L’argument de risque de trouble à l’ordre public n’est donc pas de mise.

Par ailleurs, des manifestations ont lieu quotidiennement devant l’ambassade d’Israël dans des grandes capitales comme Londres, et il n’y a aucune raison pour que cela ne soit pas possible ici.

Enfin, le fait que vous autorisiez des ligues fascistes comme la Ligue de Défense Juive à s’entrainer militairement en France, à y faire des ratonnades et à blesser des jeunes, comme à nouveau ces jours-ci devant le Lycée Jeanson de Sailly à Paris, rend incontournable le fait d’aller protester devant l’ambassade d’Israël, associée au demeurant à un gala au profit de l’armée israélienne, programmé le 21 janvier prochain à Paris.

Olivia Zémor, Présidente de CAPJPO-EuroPalestine

NOUS APPELONS TOUTES LES ASSOCIATIONS A INFORMER LA PREFECTURE DE POLICE DE PARIS DE LEUR PROPRE APPEL A PARTICIPER SAMEDI PROCHAIN A CETTE MANIFESTATION.

Il faut pour cela envoyer une déclaration à cyrille.bourreau@interieur.gouv.fr avec le nom de votre association.

IL FAUT QUE TOUTES LES VILLES DE FRANCE LANCENT UN APPEL A MANIFESTER SAMEDI ET CONTINUENT A SE MOBILISER COMME ELLES LE FONT DEPUIS LE DEBUT DES MASSACRES ISRAELIENS.

IL FAUT QUE LA MOBILISATION S’AMPLIFIE : LE PEUPLE PALESTINIEN NOUS CRIE "AU SECOURS !"

IL FAUT QUE NOTRE PRINCIPAL MOT D’ORDRE SOIT LE BOYCOTT DE TOUTES LES RELATIONS ET COLLABORATIONS AVEC ISRAEL. IL FAUT QUE LES PARTIS ET SYNDICATS ORGANISENT LE GEL DE TOUTES LES IMPORTATIONS ET EXPORTATIONS CONCERNANT ISRAEL ET NOTAMMENT LES VENTES ET ACHATS D’ARMES, COMME CELA VIENT DE SE FAIRE EN GRECE OU LES TRAVAILLEURS ONT BLOQUE LES MUNITIONS AMERICAINES DESTINEES A ISRAEL

IL FAUT QUE TOUTES LES UNIVERSITES, TOUS LES INSTITUTS DE RECHERCHE ARRETENT IMMEDIATEMENT D’ENTRETENIR DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS ISRAELIENNES, CAR AUCUNE D’ENTRE ELLE N’A ELEVE LA MOINDRE PROTESTATION CONTRE LES MASSACRES ISRAELIENS !

Chacun d’entre nous, dans son entreprise, doit en discuter, et refuser de se rendre complice, même passivement, de ce qui se passe dans la bande Gaza.

SAUVONS GAZA !

Merci de nous tenir informés de vos actions pour que nous puissions les répercuter et montrer que la mobilisation ne faiblit pas, au contraire. Merci à toutes les associations de nous envoyer (à info@europalestine.com ) une copie par mail de leur déclaration en préfecture, pour pouvoir en faire état sur notre site http://www.europalestine.com

Amicalement,

CAPJPO-EuroPalestine

Les centenaires

À méditer :

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/12/12/le-temps-des-centenaires_1130211_0.html

Enquête
Le temps des centenaires
LE MONDE 2 | 12.12.08 | 14h43

Contrairement à ce que pourraient suggérer les récentes célébrations organisées à Paris pour ses 100 ans, Claude Lévi-Strauss n'est pas un oiseau rare. Pas plus que le grand cinéaste portugais Manoel de Oliveira, 100 ans lui aussi, ou Sœur Emmanuelle, morte juste avant d'atteindre le siècle. Autrement dit : si ces personnes sont remarquables, c'est évidemment par leur œuvre et pas tant par leur longévité. Car les recensements montrent que les centenaires sont de plus en plus nombreux – assez pour produire leurs stars et attirer l'attention des scientifiques. Qui sont ces humains qui défient les lois du temps ? Un siècle entier dans la tête et le poids du monde sur chaque jambe, deux guerres, des mains qui tremblent, des refrains que plus personne ne connaît, une poignée de bonheurs et plein de souvenirs – autant qu'il en faut pour tenir des journées dans un fauteuil. Si petits, si fragiles qu'ils semblent déjà presque effacés du monde des vivants. Pourtant, les centenaires fascinent : ils campent aux avant-postes. Menacés, vulnérables, ils n'en sont pas moins la pointe avancée de l'humanité.

Sur eux se concentrent toutes les interrogations et les inquiétudes liées aux limites de la longévité, mais aussi au vieillissement de la population. Moins exceptionnels qu'autrefois et néanmoins pas tout à fait comme les autres, tant le cap du siècle continue de susciter étonnement, admiration ou effroi. Prenant la mesure de leur augmentation vertigineuse, démographes, médecins, sociologues, se penchent de plus en plus sur cette population traversée par des constantes (la surreprésentation des femmes) et d'étonnantes variantes (dans les modes de vie et de prise en charge différant selon les cultures).

Une règle, cependant : partout, leur statut a changé avec l'explosion de leur nombre. En quelques décennies, les centenaires sont passés d'une cohorte minuscule à une très grande famille. En France, on n'en recensait qu'une centaine en 1900, et plus de 20 000 en 2008, selon l'Insee, soit l'un des chiffres les plus élevés du monde. Amorcée vers la fin des années 1960, cette progression concerne probablement toutes les régions du monde, même si les statistiques fiables manquent pour de nombreux pays. Plus encore que les données actuelles, ce sont les projections qui stupéfient : la France devrait compter 60 000 centenaires en 2050 selon l'INED, voire 150 000 à 160 000 pour des estimations prenant en compte les évolutions récentes. Quant au Japon, où les plus de 100 ans sont déjà 36 000 (dont 86 % de femmes), on pourrait en trouver presque un million au milieu du XXIe siècle. Selon les démographes, leur évolution serait de l'ordre du doublement tous les dix ans dans de nombreux pays, quand ce n'est pas plus : en France, il a été multiplié par trois dans la dernière décennie, et au Japon, par quatre. Pour autant qu'on puisse voir si loin, dans cette équation à multiples inconnues, un peu plus de la moitié des fillettes nées en 2000 atteindrait la centaine !

Autrefois considérés comme des êtres d'exception, les centenaires d'aujourd'hui sont en passe de se banaliser. Monsieur et madame tout-le-monde peuvent atteindre le siècle, à l'instar de la vedette mondiale des centenaires, la terrible Jeanne Calment, morte à 122 ans, en 1997. Et que sait-on d'eux ? Pas grand-chose. En dehors des éternelles questions sur leurs secrets de longévité, ils sont rarement abordés pour ce qu'ils sont : des individus à part entière. Des êtres humains qui peuvent avoir perdu l'usage de leurs yeux, de leurs oreilles ou de leurs jambes, mais pas forcément celui de leurs émotions ni de leur intelligence (25 à 30 % des centenaires français sont en bon état du point de vue cognitif). Et qui, dans la variété de leurs personnalités singulières, manifestent certains traits communs.

La première chose qui frappe, quand on les rencontre, c'est leur physique. Centenaire, ce n'est pas tout à fait comme vieux, ou même très vieux. C'est échapper à l'ordre des choses, y compris dans l'apparence. Presque tous ont perdu de la surface corporelle, de l'épaisseur, comme si une partie d'eux s'était déjà retirée. Ce qu'exprime très bien Germaine, 100 ans tout juste, qui ne veut pas donner son nom : "Avant, j'étais une personne de 62 kilos. Je représentais quelque chose, à 62 kilos, non?" Elle vous regarde par en dessous, roulant des yeux pâles, des yeux de théâtre, avec une vitalité ahurissante. "Et maintenant, devinez combien ? 48 ! Je me force à manger, sinon on va m'emmener dans un cercueil."

En plus de ses manières drolatiques et de sa poignée de main vigoureuse, Germaine, qui vit seule dans un quartier populaire de Lyon, possède une langue claire, articulée, remarquablement précise, comme de nombreux centenaires. C'est qu'un tiers de leur vie s'est déroulé avant le début de la seconde guerre mondiale, autrement dit à une époque où l'on s'exprimait assez différemment de maintenant. Non seulement ils parlent de manière très distincte, mais ils émaillent la conversation de termes désuets. Une "contraction d'organes" peut avoir provoqué la stérilité, le train s'appelle encore le "chemin de fer" et le journal télévisé les "actualités". De plus, le politiquement correct ne les a pas atteints : à l'occasion, certains d'entre eux se lâchent sans aucune inhibition, évoquant les immigrés ou les différences sociales avec une brutalité qui surprend.

DE PLAIN-PIED DANS LE PRÉSENT
Au fond, de quel temps sont-ils ? Bien sûr, il paraît presque impossible de rester inscrit dans une époque à laquelle on ne participe plus, ou alors de si loin. Mais à la question "Ce temps est-il encore le vôtre ?", pas un seul ne répond par la négative. "Mais oui, je suis de cette époque, même si je n'approuve pas tout, affirme Ella Clausen, délicieuse centenaire danoise rencontrée dans sa maison de retraite d'Odense. Je ne voudrais pour rien au monde retourner en arrière : on vit beaucoup mieux aujourd'hui." Christiane Balleydier, pensionnaire dans une maison de retraite en banlieue lyonnaise, explique de son côté que "l'époque est tellement compliquée, c'est très difficile de s'y habituer", mais n'exprime aucun désir d'en changer. Quant à Félix Rollet (103 ans) et à son épouse (99 ans), tous les deux à leur domicile, ils se sentent de plain-pied dans le présent. "La vie actuelle a son intérêt, explique M. Rollet, ancien adjoint à l'urbanisme de trois maires de Lyon successifs, dont Edouard Herriot. Je pense à mes années de jeunesse avec plaisir, mais je ne les regrette pas." L'affliction n'est pas au vocabulaire de ce couple hors du commun. "La nostalgie ? Connais pas", coupe Mme Rollet, qui se réjouit d'avoir eu "une vie assez rigolote".

Pleine de rebondissements, sans doute, mais pas toujours facile. Résistant, Félix Rollet a été arrêté par la milice, expédié à Montluc puis à Fresnes. Pendant ce temps, sa femme a dû se débrouiller tant bien que mal, en encadrant des colonies de vacances où les enfants criaient famine. Les parcours bordés de roses ne font pas nécessairement les centenaires. Germaine a travaillé comme tisseuse de soie à la Croix-Rousse, à Lyon, dès l'âge de 14 ans. Et Ella Clausen n'a jamais pu finir l'école, en dépit des supplications de son instituteur. "J'ai travaillé comme fille de ferme à 11 ans, mes parents n'avaient pas de quoi payer un vélo pour que je puisse aller à l'école."

Mme Balleydier a eu sa part de tourment, elle aussi. C'est même ça, pense-t-elle, qui l'a maintenue en vie si longtemps. Plusieurs frères et sœurs morts jeunes (dont deux des suites de la Grande Guerre), des difficultés financières, ses vieux parents sur les bras pendant des années : "Je me disais : Dieu doit me donner du bonheur. Il faut égaliser un peu les affaires !" Pour ce qui est des guerres, deux tout de même, elle ne les mentionne pas directement quand elle parle des écueils de son existence. Ni même lorsqu'elle songe aux drames qui l'ont marquée. Le Titanic, oui, ou encore un meurtre commis dans une grande famille lyonnaise au milieu des années 1920, mais pas les guerres. On dirait qu'elles font partie des malheurs évidents, trop généraux pour être signalés, comme dilués dans des parenthèses de tragédie collective.
Pourtant, ce n'est pas l'intérêt pour les affaires du monde qui leur manque, même quand ils jettent un œil sévère sur leur temps – notamment au sujet des questions de mœurs.

Félix Rollet lit plusieurs journaux chaque jour et Justine Peyrouse, bientôt 104 ans, suit, autant que ses yeux le lui permettent, les journaux télévisés. "J'aime bien", dit-elle en se ranimant tout à coup. Mme Peyrouse n'est pas dans un "bon jour", nous a-t-elle informés gentiment, quand on est entré dans sa chambre. "En colère dedans." Et alors, pourquoi les informations ? "Mais il faut bien se tenir au courant !" Elle se révolte, très en colère pour le coup. "Autrement je serais là, comme une bête." Parce que les journées sont longues, quand on est coincé entre lit et fauteuil. En arrivant dans le très grand âge, on entre aussi dans un autre temps, presque une autre dimension. "Pour eux, tout ne va pas de plus en plus vite comme pour les adultes plus jeunes, note Christine Swane, sociologue danoise spécialiste des centenaires. Ils ne pensent pas le temps comme nous, qui lui voyons une direction. Ils sont dans une sorte de dissolution du temps."

Dans ce temps sans temps, marqué par une grande lassitude pour certains, la vie résiste. Elle a même la vie dure, au grand désarroi de ceux qui l'hébergent, à leur corps défendant parfois. "Je trouve le temps long, je ne sers plus à rien", se plaint Justine Peyrouse, qui séjourne depuis quatre ans dans une maison de retraite. L'utilité sociale est évidemment l'une des clés du désir de vivre encore : pouvoir rendre service ou même seulement intéresser, en racontant les histoires du passé. Mais dans la perception du vieillissement, les hommes et les femmes ne sont pas logés à la même enseigne.

C'est en tout cas l'une des observations de Frédéric Balard, chercheur à l'unité Démographie et santé de l'université Paul-Valéry de Montpellier. Pour sa thèse sur "les plus âgés des âgés", soutenue en 2008, ce jeune anthropologue a suivi des individus nés entre 1905 et 1915. "Les premiers à connaître une expansion massive du très grand âge, note-t-il. Enfants, ils n'ont jamais rencontré de centenaires. Eux-mêmes sont encore relativement exceptionnels, à l'échelle de leur village ou de leur quartier, et pourtant, ils sont les premiers d'une grande série à venir." Comme tous les démographes qui s'intéressent au sujet, il a remarqué que les femmes sont beaucoup plus nombreuses à atteindre le grand âge, mais proportionnellement en moins bonne santé que les hommes. Surtout, il a mis en évidence que les femmes et les hommes ont des attitudes extrêmement différentes face au vieillissement. "Les hommes veulent lutter contre les stigmates de la vieillesse, souligne l'anthropologue. Pour eux, vieillir c'est ne plus pouvoir travailler, bouger, etc. Alors ils s'acharnent à montrer qu'ils taillent la vigne à 86 ans ou qu'ils marchent tous les jours une heure et demie avec leur canne. Les femmes, elles, sont dans une logique opposée : elles cherchent moins à préserver leur image, elles se laissent vivre, elles acceptent mieux le vieillissement. Elles plient, comme des roseaux, quand eux tentent de résister, comme des chênes."

UNE VIE BORDÉE DE TOMBES
Il se trouve, par ailleurs, que les femmes sont très souvent celles qui tiennent le foyer, assumant une grande partie du service aux autres – en particulier les soins prodigués à un conjoint malade ou à des parents âgés. Pour elles, avancer en âge signifie parfois se trouver enfin libre, même si aucune ne le formule de cette manière. C'est entre les lignes que l'on peut attraper certaines choses, par exemple quand Ella Clausen affirme avoir "bien aimé vieillir". Vivre chez elle (jusqu'à 98 ans), avec son jardin, ses fleurs, ses enfants et ses petits-enfants pas trop loin. Un peu plus tôt, elle a glissé dans la conversation que son mariage n'avait pas été sans nuages. L'homme qu'elle a épousé, très jeune, pour sortir de sa condition de domestique, lui avait menti. "Il m'avait dit qu'il avait un travail fixe, alors qu'il était journalier, raconte-t-elle sans acrimonie particulière. Si j'avais su ça, je ne l'aurais pas épousé." Bernard Jeune, médecin épidémiologiste du vieillissement et chercheur à l'université du sud du Danemark, à Odense, commente : "Il m'a souvent semblé que les femmes vivaient peut-être plus longtemps pour pouvoir profiter enfin d'un temps sans charge, un peu plus libre." Evoquant l'une des deux supercentenaires (les personnes âgées de plus de 110 ans) qu'a comptées le Danemark, il ajoute : "Elle avait soigné son mari, un invalide de guerre, avant de devenir veuve et de vivre jusqu'à 111 ans. Elle disait : "J'ai été libre à partir de 80 ans." Très âgée, elle jouait encore au foot avec ses petites-filles."

Ce qui n'empêche pas ces grands vieillards de regretter leurs morts. Tous vivent dans une sorte de cimetière géant, entourés de tombes : parents, conjoints, frères et sœurs, amis et même enfants, bien souvent. Est-ce très difficile ? "Vous savez, ils ne sont pas tous morts d'un coup, remarque l'une d'entre eux. Ils s'en vont par petits paquets, on s'habitue…" La plupart du temps, ils affirment ne pas avoir peur de la mort en elle-même. "Je demande juste à ne pas souffrir", glissent-ils dans un souffle. En attendant, certains savourent leur incroyable résistance, s'amusent même à en rajouter sur leur solidité, leur vaillance. Et se réjouissent, visiblement, de cette victoire sur le temps, petit pied de nez à la face de la mort.

Raphaëlle Rérolle

14/01/2009

Une commune du Vaucluse obtient en justice le droit de s'opposer aux OGM

Une commune du Vaucluse obtient en justice le droit de s'opposer aux OGM

Une petite commune du Vaucluse, Le Thor, vient de voir consacré par la justice administrative son droit à s'opposer aux OGM, aux termes d'un jugement du tribunal administratif de Nîmes dont l'AFP a obtenu copie lundi.

Le tribunal a rejeté une demande de la préfecture du Vaucluse qui voulait faire annuler une délibération du 20 mai 2008 par laquelle le conseil municipal du Thor déclarait s'opposer à toute culture de plantes génétiquement modifiées sur son territoire. La préfecture a indiqué qu'elle ne comptait pas faire appel.

Le jugement qui remonte au 5 décembre, note que le conseil municipal était fondé à agir car la question des OGM "du fait de son impact éventuel sur la santé publique et l'environnement intéresse la commune du Thor, à vocation essentiellement agricole".

"Nous sommes la première commune à avoir un jugement sur le fond", a déclaré à l'AFP Jacques Olivier, maire (Verts) de cette commune de 7.600 habitants qui a eu connaissance du jugement début janvier.
"C'est une victoire pour l'ensemble des gens qui se battent pour la vie et la biodiversité, pour une agriculture de qualité et de proximité".

Devant la justice administrative, La commune a insisté sur le fait que de nombreux agriculteurs dont la production est labellisée "agriculture biologique" vivent sur son territoire et pourraient voir leurs efforts réduits à néant par l'existence de cultures OGM.
En outre, la Sorgue, classée en zone de protection Natura 2000, traverse la commune et des vins d'appellation AOC Côtes du Rhône et Coteaux d'Avignon y sont élevés.

La commune a également souligné que le préfet n'avait pris aucune mesure contre un arrêté du maire du 2 juin 2008 suivant la délibération du 20 mai et interdisant la culture en plein champ d'OGM sur le territoire communal.

Le Thor qui a organisé mi-décembre une fête de la biodiversité paysanne et des variétés anciennes, s'est déclaré "commune sans OGM" en posant symboliquement un panneau affichant cette qualité le 4 octobre 2008.

11/01/2009

Toujours plus de pesticides dans les fruits, légumes et céréales

lu sur univers-nature.com /

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3539

08-01-2009

Toujours plus de pesticides dans les fruits, légumes et céréales

Chaque année, la DGCCRF (1) publie, à deux ans d’intervalles, le bilan annuel des plans de surveillance relatifs aux résidus de pesticides dans les productions végétales. Le 5 janvier 2009 était ainsi communiqué le rapport consacré spécifiquement à l’année 2007. Témoignant d’une exposition croissante des consommateurs à divers types de pesticides, les conclusions qui en ressortent n’ont rien de réjouissant.
Au total, 266 matières actives ont été recherchées et mesurées sur quelque 5 412 échantillons issus de fruits et légumes frais ou transformés, de produits destinés à l’alimentation infantile et animale, de céréales ainsi que de certains produits végétaux biologiques présents sur le marché français. Les résultats ne se sont pas fait attendre, confirmant une tendance à la hausse quant à la teneur en pesticides des produits examinés. Ainsi, 52,1 % des fruits et légumes contiennent des résidus de pesticides contre 45 % en 2006. Le dépassement des LMR (Limites Maximales en Résidus) (2) a bien entendu suivi le mouvement, passant de 6 % en 2006 à 7,6 % l’année suivante.
Pris à part, le pourcentage des légumes contaminés aux pesticides est de 41,3 % en 2007 contre 35 % en 2006. En moyenne, 7,2 % s’avèrent non conformes à la réglementation. Cela concerne principalement les poivrons et les piments, les tomates, les poireaux, les laitues et les épinards. A l’inverse, les carottes, les pommes de terre, les endives et les concombres présentent un taux de dépassement de la LMR inférieur à la moyenne.

L’évolution est sensiblement la même du côté des fruits. En 2007, 70,3 % des fruits analysés portent des traces de pesticides, le chiffre étant de l’ordre de 65 % en 2006. La non-conformité à la réglementation touche 8,5 % des produits, les dépassements s’appliquant essentiellement aux fraises, aux mandarines et aux raisins. Comptant parmi les fruits les moins touchés, les bananes, les pêches et les pommes ont un taux de dépassement de la LMR inférieur à la moyenne.

Les céréales et autres produits céréaliers remportent la palme de la plus forte progression en résidus de pesticides. Ils présentent en effet 8,2 % de non-conformité avec la réglementation sur les 282 échantillons testés. En 2006, ce pourcentage n’était que de 0,4 %. Du point de vue de la production biologique, les contrôles ont révélé une non-conformité de 3,1 %.

Seul point positif, aucune non-conformité avec la réglementation légiférant en matière de pesticides n’a été détectée sur les produits transformés, les produits d’alimentation pour animaux, les produits d’alimentation infantile, les thés, les cafés et les épices.

Alors que les bonnes résolutions s’imposent à l’aube de la nouvelle année, le MDRGF (3) invite le gouvernement a accélérer le plan issu du Grenelle visant à réduire de 50 % le recours aux pesticides. Il appelle en ce sens à la prise de mesures favorisant le développement des pratiques agricoles biologiques.

Cécile Cassier

1- Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes.
2- Les limites maximales de résidus (LMR) de pesticides correspondent aux quantités maximales acceptées, établies à partir des bonnes pratiques agricoles fixées lors de l’autorisation de mise sur le marché du produit phytosanitaire. Il y a une LMR pour chaque fruit, légume, céréale et chaque pesticide.
3- Mouvement pour le Droit et le Respect des Générations Futures : http://www.mdrgf.org/ (lien ci-contre)

Matériaux nouveaux et écologiques : un exemple

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/12/12/une-cucurbitacee-pour-batir-des-maisons-ecologiques_1130379_0.html

Une cucurbitacée pour bâtir des maisons écologiques
LE MONDE | 12.12.08 | 15h36 • Mis à jour le 12.12.08 | 15h36

Une idée de Elsa Zaldivar, militante associative du Paraguay.

Prenez une cucurbitacée un peu oubliée, le luffa, qui donne - une fois séchée - une éponge rêche aux propriétés exfoliantes. Mélangez-la à des feuilles de maïs et de caranday, un palmier originaire d'Amérique du Sud, ajoutez-y du plastique recyclé : vous obtenez des panneaux solides, légers et entièrement recyclables, pour bâtir à l'envi des maisons bon marché. Il fallait y penser. Elsa Zaldivar l'a fait. La technique qu'elle a inventée doit permettre tout à la fois de résoudre la pénurie de logements au Paraguay, où 300 000 familles ne disposent pas d'habitation décente, et de préserver les forêts du pays, déjà réduites à moins de 10 % du territoire national. "Pour faire cuire 10 000 briques de construction, il faut détruire au moins quatre arbres, et nous n'avons presque plus de forêt", explique cette militante associative paraguayenne, directrice de l'organisation Base educacion, communicacion y tecnologia alternativa. "Le plus important, c'est que nous recyclerons les montagnes de déchets produites par les matières plastiques et que nous créerons des emplois, dit-elle. Nous voulons trouver des solutions de logements durables pour les pauvres tout en trouvant de nouveaux marchés pour leurs produits agricoles, notamment le luffa. C'est la combinaison parfaite." C'est pour améliorer le quotidien des femmes des zones rurales que cette spécialiste en développement a convaincu celles-ci, dans les années 1990, de reprendre la culture de la luffa et de s'organiser en coopérative pour la vendre sous forme d'éponges, de tapis ou de pantoufles. Ce n'est qu'ensuite qu'est venue l'idée d'utiliser les déchets des cucurbitacées pour fournir une maison aux cultivateurs. Elsa Zaldivar est une des cinq lauréats des prix Rolex 2008, décernés à Dubaï, en novembre. Des prix qui récompensent, chaque année, des initiatives alliant esprit d'entreprise et progrès pour l'humanité. Les 100 000 dollars (75 000 euros) de la récompense lui permettront de construire trois "maisons-témoins" en panneaux de luffa, ainsi qu'un centre de promotion près d'Asuncion.

Grégoire Allix
Article paru dans l'édition du 13.12.08

09/01/2009

Le ROUNDUP mis en accusation

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/01/09/le-desherbant-le-plus-vendu-au-monde-mis-en-accusation_1139824_3244.html

Le désherbant le plus vendu au monde mis en accusation
LE MONDE | 09.01.09 | 15h22 • Mis à jour le 09.01.09 | 15h36

Le désherbant le plus vendu au monde, le Roundup de la firme américaine Monsanto, est à nouveau mis en cause. Le biochimiste Gilles-Eric Séralini (université de Caen) et sa collègue Nora Benachour viennent de publier une étude mettant en évidence l'impact de diverses formulations et constituants de ce pesticide sur des lignées cellulaires humaines. Et ce à des doses très faibles.

M. Séralini avait déjà publié en 2005 et 2007 des résultats controversés sur le sujet. Son nouvel article, paru dans la revue Chemical Research in Toxicology fin décembre 2008, présente diverses atteintes - nécrose, asphyxie, dégradation de l'ADN - induites soit par le glyphosate, le principe actif du Roundup, soit par un produit de sa dégradation (AMPA), soit par un adjuvant (POEA) qui facilite son incorporation par les plantes cibles, soit par des formulations commerciales de l'herbicide.

Les lignées choisies pour étudier l'impact de ces produits sont des cellules néonatales issues de sang de cordon, des cellules placentaires et de rein d'embryon. La mort des cellules exposées intervenait dans les 24 heures, à des concentrations que les auteurs de l'étude jugent représentatives des résidus subsistant dans les récoltes après utilisation du Roundup.

Ce produit est notamment employé en conjonction avec certaines plantes transgéniques conçues pour tolérer le glyphosate. Ces champs de maïs, soja ou coton "Roundup Ready" peuvent ainsi être commodément nettoyés de leurs mauvaises herbes sans mettre en péril la récolte.

Les chercheurs ont eu la surprise de constater que les effets délétères les plus marqués ne venaient pas du glyphosate lui-même, mais d'autres composés entrant dans la formulation. C'est le POEA qui a eu l'impact le plus marqué. En résumé, "les effets délétères ne sont pas proportionnels aux concentrations en glyphosate, mais dépendent plutôt de la nature des adjuvants".

Le même phénomène avait été observé en 2005 par Rick Relyea (université de Pittsburg) qui avait montré que les POEA augmentaient l'impact de l'herbicide sur des populations d'amphibiens. Travaillant sur l'oursin, Robert Bellé (Station biologique de Roscoff) était parvenu à des conclusions similaires. "L'une des nouveautés intéressantes de l'article, c'est de constater que l'AMPA, dont la concentration augmente dans les eaux des rivières, est lui aussi actif", note-t-il.

S'appuyant sur ces résultats, le Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique (Criigen), dont M. Séralini est membre, réclame la publication des analyses de sang détaillées "de chaque mammifère ayant reçu de l'herbicide lors des tests réglementaires avant autorisation commerciale (...), car elles pourraient masquer des effets indésirables". Directeur adjoint "végétal et environnement" de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa), Thierry Mercier estime que l'article de l'équipe de Caen ne justifie pas une réévaluation du Roundup. "Ces résultats ne remettent pas en cause les évaluations réalisées par la firme et dans des laboratoires indépendants", estime-t-il. "Il faut être prudent quant à une extrapolation possible à l'homme d'études in vitro", note-t-il. Le dernier avis de l'Afssa sur le Roundup remonte à 2007.

Gilles-Eric Séralini critique le "laxisme" des tests réglementaires, qui conduisent à tester le plus souvent séparément le principe actif et les adjuvants, alors que leur combinaison peut multiplier les effets toxiques. Pour tenir compte de cet "effet cocktail", "il faudrait au contraire des tests in vivo pour chaque formulation", assure-t-il. Un principe combattu par les industriels pour des raisons de coût.

De son côté, Monsanto France estime que "le protocole utilisé conduit à exposer directement des cellules de cordon humaines au produit alors que cela ne se produit jamais dans les conditions réelles d'usage du Roundup (...). L'étude de M. Séralini détourne intentionnellement l'usage normal de Roundup afin de dénigrer le produit, alors que sa sécurité sanitaire est démontrée depuis trente-cinq ans à travers le monde."

Hervé Morin

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(note du blogueur : ce qui suit dans le même article est plutôt une bonne chose.
Jusqu'à plus ample informé -- à partir de quelle modification moléculaire a été obtenue la résistance à la sécheresse ? -- c'est intéressant pour l'agriculture et pour la préservation des nappes phréatiques.
Au moins, ce ne sont pas des modifications permettant d'augmenter l'utilisation des herbicides comme les plantes "ROUNDUP READY".
Ce qui m'intrigue, c'est que cette information favorable aux OGM fasse immédiatement suite à une information TRÈS DÉFAVORABLE.)
Pour l'obtention de plantes résistant à la sécheresse, l'approche de Pioneer Hi-Bred International me paraît de loin préférable.
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Vers des maïs plus tolérants à la sécheresse :

La firme américaine Monsanto a annoncé avoir lancé auprès des autorités américaines une procédure d'homologation pour un maïs transgénique tolérant à la sécheresse. La compagnie, qui travaille sur ce projet avec l'Allemand BASF, a indiqué que les semences de ce maïs pourraient être commercialisées "au début de la prochaine décennie". Elle évoque des essais effectués en 2008 ayant montré des rendements en hausse de 6 % à 10 %. Le gène soumis à l'expertise de la Food and Drug Administration américaine en décembre 2008 retarde le moment où la plante ralentit son métabolisme face à un stress hydrique, explique Monsanto.

Pioneer Hi-Bred International conduit aussi des essais sur un maïs tolérant à la sécheresse, mais obtenu par sélection classique, ce qui facilite la procédure de commercialisation, espérée en 2010-2011. Syngenta table également sur la commercialisation d'un maïs de ce type avant 2012.


Article paru dans l'édition du 10.01.09

le comportement des politiciens dans l'hexagone: Charles Millon visé par une enquête préliminaire pour "abus de biens sociaux, faux et recel"

Il n'y a pas si longtemps, c'était le socialiste Jean-Paul Huchon qui était poursuivi pour le même motif, si j'ai bonne mémoire.

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/01/09/charles-millon-vise-par-une-enquete-preliminaire-pour-abus-de-biens-sociaux-faux-et-recel_1139979_823448.html

Charles Millon visé par une enquête préliminaire pour "abus de biens sociaux, faux et recel"
LEMONDE.FR avec AFP | 09.01.09 | 14h04 • Mis à jour le 09.01.09 | 14h04

Le parquet de Paris a ouvert le 23 décembre une enquête préliminaire pour "abus de biens sociaux, faux et recel" visant l'ancien ministre de la défense Charles Millon au sujet d'éventuelles malversations au sein d'une entreprise de biocarburants dont il fut l'un des dirigeants, rapporte l'AFP vendredi 9 janvier.

Les investigations menées par la brigade financière portent sur d'éventuels détournements, évalués à plus de 150 000 euros, qui auraient été opérés au préjudice de la société Agro Energie Développement (Agroed), spécialisée dans les biocarburants, dont Charles Millon a été actionnaire et membre du conseil de surveillance, selon l'hebdomadaire Marianne qui fait également état de cette plainte dans son édition à paraître samedi. L'ouverture de cette enquête préliminaire fait suite à des plaintes simples déposées par le président d'Agroed et le principal actionnaire de l'entreprise, le groupe d'investissement parisien LMBO.
Charles Millon avait pactisé en 1998 avec le FN pour conserver la présidence de la région Rhônes-Alpes. En 2003, Jacques Chirac avait tenté de lui faire quitter la vie politique locale en lui offrant un poste d'ambassadeur auprès de la FAO, l'Organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation, en échange de son retrait de la vie politique. En septembre 2008, après dix ans de purgatoire, Charles Millon a échoué à se faire élire sénateur dans l'Ain.

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En ce qui concerne Jean-Paul Huchon, on peut lire l'article du Point:

http://www.lepoint.fr/actualites-societe/prise-illegale-d-interets-jean-paul-huchon-coupable-mais-eligible/920/0/293658


Publié le 21/11/2008 à 09:56 - Modifié le 21/11/2008 à 20:01 Le Point.fr
Prise illégale d'intêrets : Jean-Paul Huchon coupable mais éligible

lepoint.fr (avec agence)

Prise illégale d'intêrets : Jean-Paul Huchon coupable mais éligible

La cour d'appel de Paris a annulé la peine d'inéligibilité d'un an qui avait été prononcée en première instance, le 20 février 2007, contre Jean-Paul Huchon. Cette dernière peine était particulièrement lourde pour l'adjoint au maire de Conflans-Sainte-Honorine car, par le jeu des dispositions du code électoral, elle entraînait une inéligibilité de fait d'une durée de dix ans. Une sanction qui aurait signé sa mort politique. Toutefois, la cour d'appel a confirmé que le président PS de la région Île-de-France était coupable d'avoir poussé le conseil régional d'Île-de-France à passer contrat avec trois sociétés de communication en 2002 et 2003, alors qu'à chaque fois, son épouse, Dominique, intermittente du spectacle spécialisée dans le cinéma, était salariée de ces sociétés.

La cour justifie sa décision de ne pas le rendre inéligible "au regard du montant des sommes en cause [40.000 euros, NDLR] et du caractère effectif du travail fourni" par l'épouse de Jean-Paul Huchon et "alors qu'il apparaît du dossier que le conseil régional, sous l'impulsion de son président, a mis en place une politique du cinéma ambitieuse qui démontre que la finalité de l'opération n'était pas de procurer un emploi" à sa compagne.

La cour reprend à son compte la condamnation à six mois de prison avec sursis et à 60.000 euros d'amende prononcée contre l'élu socialiste par le tribunal correctionnel de Paris le 20 février 2007. "Un intérêt personnel a prévalu à l'intérêt général", a déploré la 9e chambre. Présidée par Christian Pers, elle a également confirmé la peine de son épouse, de quatre mois avec sursis et 20.000 euros d'amende, et les relaxes de Dominique Merchez, ancien responsable des marchés à la région, et Michel Sajn, chef d'entreprise en contrat avec le conseil régional.

"Blotti dans une attitude de déni"

Resté silencieux à sa sortie de l'audience, l'élu a diffusé peu après un communiqué, dans lequel il se réjouit "de ce qu'aucune inéligibilité n'ait été prononcée à son encontre", la cour ayant "constaté qu'il n'y avait dans cette affaire, aucun préjudice pour la région ni enrichissement personnel, et ce, conformément à ce qu'il a toujours défendu". Lors de l'audience du 8 octobre, Jean-Paul Huchon, 62 ans, avait créé la surprise en reconnaissant les faits, alors qu'en première instance, il avait dit tout ignorer des activités de sa femme. À l'époque, "j'ai réagi avec une excessive rigidité" face "à une manoeuvre, une exploitation politique" qui avait pour "volonté de me nuire et de nuire à la région", avait-il raconté, confessant s'être alors "blotti dans une attitude de déni". L'élu avait toutefois considéré "disproportionnée" l'inéligibilité prononcée à son encontre, une position partagée par l'avocat général.

Tout au long de son réquisitoire jeudi, Denys Millet a appelé la cour "à prendre la mesure des choses", face à une affaire qui "aujourd'hui, objectivement, se réduit à pas grand-chose". "Cette affaire, il faut la voir simplement et ne pas en faire un roman policier ou un roman-feuilleton avec des machinations", a-t-il estimé, en relevant la faiblesse des montants incriminés et l'absence de préjudice matériel pour la région, Dominique Le Texier ayant bien assuré une prestation, rémunérée à un tarif "pas anormal".

Roger Karoutchi, qui brigue la tête de liste UMP en Île-de-France pour les élections régionales de 2010, se dit "ravi" que la peine d'inéligibilité de Jean-Paul Huchon ait été annulée : "Je n'ai jamais cru qu'on écartait un responsable politique sur le tapis vert judiciaire, je veux affronter Jean-Paul Huchon à la loyale : projet révolutionnaire contre bilan catastrophique des socialistes". "Il y aura un vrai débat Huchon-Karoutchi, c'est le débat que toute l'Île-de-France attend, et c'est tant mieux."

Lire aussi :

Une peine de principe requise contre Jean-Paul Huchon

Fin de la redistribution de médicaments inutilisés aux défavorisés

lu sur univers-nature.com :

05-01-2009

Fin de la redistribution de médicaments inutilisés aux défavorisés

Né d’un protocole d’accord signé le 6 avril 1994 entre les ministères des Affaires sociales, de l’Environnement et du ministère délégué à l’Action humanitaire, le dispositif Cyclamed a pour fonction première de récupérer et d’éliminer dans des conditions satisfaisantes les déchets issus des médicaments devenus obsolètes. Jusqu’au 31 décembre 2008, il visait également à faire bénéficier les populations les plus démunies de médicaments non utilisés en procédant à leur redistribution. Mais, suite à certaines dérives du système révélées notamment par un rapport de l’IGAS (Inspection Générale des Affaires Sociales) en 2005, la partie dédiée à la redistribution des produits aux populations défavorisées fut abandonnée sur décision parlementaire début 2007. On accorda néanmoins un délai aux associations humanitaires dont l’approvisionnement reposait en grande partie sur le dispositif, délai aujourd’hui arrivé à échéance avec le passage à la nouvelle année, le 1er janvier dernier.
Pour justifier ce revirement, le détournement frauduleux par certains pharmaciens du réseau Cyclamed, ayant revendu les médicaments non utilisés, est la principale raison invoquée. S’y ajoutent l’inadaptation des produits récoltés aux besoins des pays défavorisés ainsi que la dégradation des médicaments revalorisés, due notamment à de mauvaises conditions de stockage.

Malgré ces déficiences, le système représentait une source d’approvisionnement essentielle pour les associations d’aide humanitaire. En illustrent les chiffres avancés par l’association lyonnaise « Terre d’amitié », œuvrant auprès des régions africaines. En 2005, celle-ci récupérait ainsi quelque 228,2 tonnes de médicaments dont 65,1 furent expédiées au Bénin, au Burkina Faso, Madagascar, Mali, Togo ainsi qu’au Sénégal. Les 163,1 tonnes restantes furent incinérées. La faible part consacrée à la revalorisation s’explique tout d’abord par la contrainte liée au respect des dates de péremption. Par ailleurs, les médications occidentales (psychotropes…) ne correspondent guère aux traitements recherchés au sein des pays en voie de développement (antibiotiques, antiparasitaires, anti-diarrhées…).
Pour l’Ordre de Malte, autre association impliquée dans le combat humanitaire, « c’est un million de malades soignés par l’Ordre de Malte qui sont ainsi privés de médicaments ».
Ces arguments n’ont pourtant pas suffi à convaincre le gouvernement qui, bien qu’ayant affirmé chercher des palliatifs à ce déficit d’approvisionnement, n’a fourni aucune piste sérieuse à ce jour.

Pour l’heure, il est essentiel que les particuliers continuent de rapporter auprès de leur pharmacien les médicaments non utilisés, lesquels peuvent contenir des substances potentiellement néfastes à l’environnement et provoquer des accidents domestiques, tout particulièrement avec les enfants. Une fois collectés, ils seront désormais intégralement incinérés et reconvertis en sources énergétiques. Alors que les Déchets issus de Médicaments (MID) émanant des ménages représentent environ 70 000 tonnes par an, ce geste s’avère indispensable.
Mis en œuvre par Cyclamed, le processus d’incinération est assuré par 45 incinérateurs répartis sur le territoire national. L’énergie qu’il produit est récupérée sous forme de vapeur pour le chauffage des logements et/ou sous forme d’électricité pour l’éclairage. En 2003, il aurait permis de chauffer ou d’éclairer près de 8 000 logements.

Cécile Cassier