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27/02/2009

Les doses faibles de radioactivité peuvent provoquer le cancer

lu sur : http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/

Les doses faibles de radioactivité ne seraient PAS inoffensives
Les résultats d'une étude européenne, publiés par le CEA, montrent que les effets indirects des rayonnements (lorsque les cellules non irradiées subissent des dommages) peuvent contribuer à l'apparition de cancers.
Libération précise que même si les faibles doses d'irradiation sont susceptibles d'initier des cancers, "les données obtenues ne remettent pas en cause les mesures de radioprotection en vigueur" dans notre pays.

Libération, 27/02/2009

13:47 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, radoiactivité

26/02/2009

OGM : les grandes compagnies empêchent la recherche scientifique

lu sur univers-nature.com :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3616

24-02-2009

OGM : les grandes compagnies empêchent la recherche scientifique

« Aucune recherche véritablement indépendante ne peut être légalement conduite sur beaucoup de questions critiques » révèle un scientifique américain au New York Times, dans un article paru le 19 février. D’après le célèbre quotidien, un groupe de 26 chercheurs vient de déposer une plainte auprès de l'Agence pour la Protection de l'Environnement (E.P.A.) aux Etats-Unis. Les scientifiques y dénoncent les pratiques des entreprises de la biotechnologie qui empêchent toutes recherches indépendantes et approfondies sur leurs semences génétiquement modifiées.

Protégées par la propriété intellectuelle, les compagnies conservent en effet l’entier contrôle sur l’utilisation qui peut être faite de leur semence. Ainsi, si les universités américaines peuvent librement acheter des pesticides ou des graines conventionnelles pour mener des recherches, il leur est, par contre, totalement interdit de manipuler des semences génétiquement modifiées sans l’accord des entreprises. Les chercheurs expliquent au New York Times que parfois les autorisations ne sont pas accordées et, quand elles le sont, les compagnies se réservent le droit de passer en revue tous les résultats avant leur publication. Ken Ostlie, un entomologiste à l'université du Minnesota, déclare au journaliste Andrew Pollack que « si une compagnie peut commander la recherche du domaine public, elle peut diminuer les effets négatifs potentiels démontrés par n'importe quelle recherche ».

Des chercheurs qui ne peuvent plus faire leur travail
Pour le groupe de chercheurs, signataires du document envoyé à l’E.P.A. et qui, pour la plupart, ne préfèrent pas révéler leur nom, ce blocage des recherches leurs pose d’importants problèmes. N’étant pas eux-mêmes opposés au développement des biotechnologies, ces scientifiques qui étudient les insectes parasites des céréales se plaignent de ne pas pouvoir faire leur travail et aider les cultivateurs à utiliser au mieux les nouvelles semences. Le Dr. Shields de Cornell avoue que « nombreux sont ceux qui ont peur d’être blacklisté. Si votre travail est la recherche sur les résistances aux insectes, vous avez besoin d’étudier les dernières variétés or, si les compagnies ne vous fournissent pas les autorisations, tout simplement, vous ne pouvez pas faire votre boulot ». Les témoignages publiés par le New York Times sont, à ce titre, éloquents. Par exemple, la compagnie Syngenta (n°3 mondial des semences) interdit toute recherche en général mais également empêche tout acheteur de comparer les semences à des produits de firmes concurrentes. En 2007, le Dr Ostlie obtenait l’autorisation de trois entreprises pour effectuer des comparaisons sur leurs variétés, mais, dès l’année suivante, Syngenta lui retirait la permission d’utiliser ses semences de maïs, jugeant « qu'il n'était pas dans son intérêt de le laisser continuer ». Marquez A. Boetel, professeur agrégé d'entomologie à l'université du Dakota du Nord, n’a, quant à lui, jamais pu obtenir l’autorisation de Monsanto pour examiner la réaction au traitement insecticide de récoltes de betteraves à sucre génétiquement modifiées. Chris DiFonzo, entomologiste à l'université du Michigan, témoigne pour sa part qu’elle n’a pas pu mener ses suivis d’insectes dans les champs plantés en OGM au risque de mettre le propriétaire en violation des accords passés avec les compagnies.

« le potentiel de blanchir les données »
Les semenciers assument sans complexe le maintien de ces restrictions pour protéger leur propriété intellectuelle, se disant prêts à discuter avec les universitaires. Par ailleurs, Monsanto et Syngenta se targuent de soutenir la recherche, ce qui, cela dit, n’est pas sans poser problème aux scientifiques qui constatent que les financements pour la recherche agronomique viennent de plus en plus du secteur privé. Les scientifiques des universités d’Etat, signataires de la plainte, déplorent le fait d’être de plus en plus dépendants des grandes compagnies. Une situation inacceptable quand, d’après eux, les données fournies au gouvernement sont « limitées à l'excès» et les entreprises « ont le potentiel de blanchir les données et l'information soumise à l’E.P.A.».

Elisabeth Leciak

20/02/2009

Plus de dix ans après leur interdiction, certains polluants organiques persistants (POP) issus de l’agriculture et de l’industrie sont toujours présents dans l’organisme humain


lu sur univers-nature.com :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3602

16-02-2009

L'organisme des Américains toujours aussi pollué

Plus de dix ans après leur interdiction, certains polluants organiques persistants (POP) issus de l’agriculture et de l’industrie sont toujours présents dans l’organisme humain, d’après une publication récente du centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC) aux Etats-Unis. Parus dans la revue Environmental science and technology, les résultats concernent 21 types de POP, et se focalisent sur des produits aujourd’hui interdits que sont les polychlorobiphényles (PCB) et d’autres chimiques comme les hydrocarbures perfluorés (PFC) et les polybromodiphényléthers (PBDE), tous reconnus hautement toxiques pour l’homme et l’environnement.

L’analyse repose sur des échantillons de sang prélevés lors d’une campagne menée entre 2003 et 2004 sur près de 1800 citoyens américains, âgés de 12 ans et plus. L’étude montre que, par exemple, dans 99,7% des cas, la présence de DDE est décelée dans le sang. Or, le DDE est le produit issu de la décomposition du DDT, un insecticide organochloré cancérigène, interdit aux USA depuis 1973. Il en est de même pour l’hexachlorobenzène, fongicide interdit en 1984, retrouvé dans 99,9% des échantillons.
Globalement, la comparaison avec les campagnes précédentes, celles de 1999 et de 2002 aux USA, met en évidence une tendance à la baisse des teneurs en polluants dans le sang humain. Les dioxines et les furanes, composés organochlorés d’origine industrielle, également trouvés dans les prélèvements, semblent le confirmer. Si ces deux composés restent à des niveaux stables pour les groupes âgés, on observe une diminution des concentrations pour les jeunes populations, qui, désormais, sont moins exposées dans leur environnement.
Cependant, d’après les chercheurs, les changements dans les méthodes d’analyses de ces dernières années rendent le suivi délicat et il est difficile de dire si cette tendance va se poursuivre. Les prochaines campagnes en diront certainement plus long.

Si la diminution des concentrations dans le sang humain, comme celles observées pour les dioxines, est plutôt rassurante, la très forte occurrence de nombreux polluants organochlorés dans les échantillons est la preuve que, malgré les interdictions, les populations sont toujours exposées. Outre la rémanence des produits et leur accumulation dans l’environnement, les chercheurs pensent que la consommation d’aliments venant de pays où s’utilisent encore de tels chimiques peut également être responsable. Ces résultats, si on ne les lit pas comme des arguments au protectionnionisme, semblent plutôt être un appel à l’élargissement et au renforcement des conventions internationales : la Convention de Stockholm sur l’interdiction des POP, la Convention de Genève sur la pollution atmosphérique transfrontière à longue distance ou encore la Convention de Rotterdam sur la responsabilité partagée entre les pays exportateurs et importateurs de produits agro-chimiques toxiques. Une fois encore, tout le monde est dans le même bateau, et il est incohérent pour les pays industrialisés de se payer le luxe d’une décontamination sans soutenir les autres nations et sans arrêter d’y diffuser allègrement leurs produits.

Elisabeth Leciak

La localisation exacte des champs d’OGM devient obligatoire

lu sur univers-nature.com:

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3605

17-02-2009

La localisation exacte des champs d’OGM devient obligatoire

L’arrêt, que vient de rendre aujourd’hui la Cour de justice européenne, devrait faire gagner du temps aux faucheurs d’OGM… En effet, jusqu’à présent en France, seul le canton ou la commune dans lequel se situaient les champs d’OGM était rendu public. Or, avec cet arrêt, la cour de justice européenne impose aux Etats membres de rendre public ' la localisation et l’étendue des sites de dissémination ainsi que la description de l’écosystème des sites de dissémination, y compris le climat, la flore et la faune, de même que la proximité des sites de biotopes officiellement reconnus ou de zones protégées susceptibles d’être affectées.' En conséquence, l’ensemble des informations que les firmes sont tenues de communiquer à l’administration pour obtenir l’autorisation de procéder à des cultures d’OGM, devient public.

En rendant cette décision, la Cour n’a pas retenu l’argumentation française qui mettait notamment en avant le fait qu’en rendant public le lieu exact de l’emplacement d’un champ d’OGM, il y avait un risque de trouble de l’ordre public, autrement dit de destruction de la parcelle par les faucheurs volontaires. De même, la stricte mise en œuvre de cet arrêt lève en partie le voile que s’évertuaient à maintenir les semenciers OGM, avec la complicité bienveillante des autorités. Aussi, comme le relève Arnaud Gossement, porte parole de FNE (France Nature Environnement), 'Les marchands du vivant ne pourront plus prétendre que les OGM sont sans danger tout en cachant les lieux de culture.'
Enfin, l’établissement d’une carte de France précise, comprenant toutes les parcelles cultivées avec des OGM, va devenir réalisable, une tâche à laquelle FNE a d’ores et déjà annoncé travailler.

Après le maintien de la clause de sauvegarde prise pour activer un moratoire sur la culture du maïs MON810 en France et en Grèce, cette nouvelle journée voit un deuxième camouflet pour les tenants des OGM eu Europe.

Pascal Farcy

13:41 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : environnement, ogm

texte du communiqué de presse du Parti de Gauche 34 (Hérault) adressé à Midi Libre et à La Marseillaise :

Communiqué de presse du Parti de Gauche 34 (Hérault).

Solidarité avec l’Outremer
Le Parti de Gauche 34 affirme sa solidarité aux populations de Guadeloupe, de Martinique et d’Outremer en lutte contre la vie chère, les bas salaires et le chômage.
La Guadeloupe est en grève générale depuis un mois. Le Parti de Gauche 34 dénonce la responsabilité du gouvernement dans le pourrissement de la situation qui a conduit dans ce département d’outre-mer à un premier mort le mercredi 18 février.
René Revol, membre du Bureau national du Parti de Gauche et porte parole du Parti de Gauche dans l’Hérault est actuellement à la Martinique. Il a rencontré les responsables du Collectif du 5 février et l’ensemble des organisations syndicales martiniquaises et leur a témoigné toute sa solidarité au nom du Parti de Gauche.
Ce combat est le notre. Le Parti de Gauche 34 a signé l’appel unitaire pour un rassemblement le Vendredi 20 février à 18 h, Place de la Préfecture de l’Hérault .

Parti de Gauche 34

09:12 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : démocratie

19/02/2009

Les mines d'uranium françaises en accusation

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/02/11/les-mines-d-uranium-francaises-en-accusation_1153756_3244.html

Compte rendu
Les mines d'uranium françaises en accusation
LE MONDE | 11.02.09 | 16h01 • Mis à jour le 11.02.09 | 19h53

Avant même sa diffusion, mercredi 11 février, sur France 3, le magazine "Pièces à conviction" aura mis en émoi le monde du nucléaire. Intitulée Uranium, le scandale de la France contaminée, cette enquête décrit les lacunes entourant la gestion, par Areva, des 210 sites miniers d'uranium français, dont le dernier a fermé en 2001. Les 166 millions de tonnes de "stériles" (roches à trop faible teneur en uranium pour être exploitées), mais aussi les 50 millions de tonnes de résidus issus des usines d'extraction, stockés sur 17 sites miniers, constituent un héritage encombrant.

L'émission décrit des situations préoccupantes : utilisation de stériles radioactifs comme remblais dans des zones fréquentées par le public ; fuites dans l'environnement de radioéléments issus des résidus ; construction sur des zones "réhabilitées" de bâtiments qui se révèlent contaminés au radon, un gaz radioactif... Le documentaire s'interroge aussi sur l'état de santé des mineurs chargés de l'extraction des roches radioactives : les décès par cancer du poumon sont 40 % plus élevés que dans une population comparable, et ceux par cancer du rein deux fois plus nombreux.

COMPTEURS GEIGER

L'enquête s'appuie notamment sur le travail de fourmi de particuliers qui, armés de compteurs Geiger, arpentent les environs des anciennes mines pour identifier les zones où les stériles ont été réutilisés par des entrepreneurs de travaux publics. Elle s'est aussi beaucoup nourrie de l'expertise de la Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité (Criirad), un laboratoire de mesure indépendant.

Les associations ont obtenu quelques succès. Autour du site des Bois-Noirs (Loire et Allier), Areva a dû traiter plusieurs sites où des bâtiments, construits sur des remblais radioactifs, présentaient des taux de radon alarmants. Mais elles ont aussi perdu des batailles, comme en 2005, lorsque Areva, accusée de polluer l'environnement dans le Limousin, a été mise hors de cause par la justice.

Bruno Chareyron, directeur scientifique de la Criirad, est las de ce jeu du chat et de la souris. Il réclame une réglementation nationale fixant un niveau de risque résiduel acceptable. Il estime que, même s'il s'agit le plus souvent de "très faibles doses", les méthodes de mesure et les seuils retenus par l'administration ne sont pas adéquats. Ses préconisations ? Informer le public de la présence de ces matières radioactives ; se donner les moyens de conserver sur le long terme les informations concernant les sites ; traiter ceux-ci, "sachant que leur responsable, Areva, est connu et solvable".

Coïncidence ? Quelques jours avant la diffusion de "Pièces à conviction", l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a mis en ligne une base de données sur les sites miniers incriminés. L'IRSN a aussi publié, lundi 9 février, un rapport sur les anciens sites miniers du Limousin. A partir de 1984, la Cogema (dénomination antérieure d'Areva) a mis en place un système visant à encadrer l'utilisation des stériles, interdisant leur usage dans les bâtiments. Cette démarche "pertinente", note l'IRSN, présentait des limites : "Manque de précisions concernant certaines cessions, absence de vérification sur les lieux de réutilisation en particulier." Pour la période antérieure, la situation est plus nébuleuse.

"Jusqu'à présent, nous n'avons pas trouvé de situation de danger immédiat ou majeur", rassure André-Claude Lacoste, "patron" de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Il note que les résidus seront incorporés au prochain Plan national de gestion des matières et déchets radioactifs. Quant aux stériles, ils constituent selon lui un problème "plus diffus", pour lequel la "mémoire locale" devra être mise à contribution.

Pour sa part, Areva, qui avait saisi le Conseil supérieur de l'audiovisuel contre une émission supposée "à charge", se défend de négliger ces questions. "On n'est pas dans le caché, dans le non-su", assure Yves Dufour, porte-parole des activités minières du groupe. Il en veut pour preuve la mise en place, dans le Limousin, d'un groupe d'expertise pluraliste (GEP), qui étudie la situation depuis 2006.

Yves Marignac, directeur de Wise-Paris, un expert peu suspect de complaisance vis-à-vis du nucléaire, participe activement au GEP, et note que celui-ci constitue en effet une "première". Mais pour les résidus, "il est encore trop tôt pour dire si nous pourrons dégager des solutions satisfaisantes à long terme pour ces sites, lorsque l'exploitant s'effacera", dit-il.
Sur le Web : www.irsn.fr.

Hervé Morin

Un demi-siècle d'activité :

1948. Début de l'exploitation de mines d'uranium en France. La dernière mine a fermé en 2001.

210. C'est le nombre de sites, répartis sur 25 départements, ayant fait l'objet d'activités d'exploration, d'exploitation et de traitement de minerais d'uranium ainsi que de stockage de résidus.

166 millions de tonnes. Evaluation des "stériles", des roches jugées trop peu chargées en uranium pour être exploitées, parfois réutilisées en génie civil.

50 millions de tonnes. Masse des résidus - essentiellement des boues radioactives - issus de l'activité d'extraction de l'uranium, stockés sur 17 sites.
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Jean-Louis Borloo demande des comptes à Areva

"Je demande juste à Areva, qui m'apparaît responsable clairement, juridiquement et entièrement, de faire son boulot. Je demande d'avoir le rapport d'enquête" a déclaré Jean-Louis Borloo dans une interview accordée, mercredi, à France 3.

Le ministre reconnaît que l'exploitation des mines d'uranium était auparavant "un domaine globalement réservé", qui échappait au contrôle du gouvernement et du parlement. "Le sujet des résidus des fermetures du passé, qui a été traité de manière négligente, sera traité", conclut Jean-Louis Borloo.

Article paru dans l'édition du 12.02.09

18/02/2009

Amiante : une étude souligne les dangers de l'"exposition passive"

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2007/10/23/amiante-une-etude-souligne-les-dangers-de-l-exposition-passive_970029_3224.html#ens_id=1156607

Amiante : une étude souligne les dangers de l'"exposition passive"
LEMONDE.FR avec AFP | 23.10.07 | 12h06 • Mis à jour le 17.02.09 | 15h16

Une étude, réalisée conjointement par l'Institut de veille sanitaire et l'Inserm, publiée mardi 23 octobre dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire, décrit, pour la première fois selon ses auteurs, des cas de cancers parmi des enseignants, des chercheurs et des ingénieurs, appartenant à un même campus universitaire, en l'occurrence celui de Jussieu à Paris, qui n'avaient jamais été exposés professionnellement à l'amiante auparavant.

Le document a diagnostiqué, entre 2001 et 2002, cinq cas de mésothéliome pleural – un cancer de la plèvre – chez un volcanologue, un physicien, un paléontologue, un ingénieur et une professeure de mathématiques exerçant à Jussieu. Cette découverte confirme, selon les chercheurs, "l'importance de l'impact sanitaire d'une exposition passive à l'amiante".

"UN MAXIMUM DE DÉCÈS ENTRE 2010 ET 2020"

"Parmi les cinq personnes, nées en 1934 et 1942, aucune exposition professionnelle active, domestique ou environnementale n'a pu être identifiée, excepté l'utilisation rare de produits de protection pour certains", relèvent-ils, alors que pendant dix à trente-cinq ans, ils ont tous été présents "à proximité d'un chantier de flocage au moment de la construction du campus".

Au-delà des cas particuliers, l'étude souligne que les décès causés par l'exposition à l'amiante, notamment par des mésothéliomes, des cancers du poumon et "très vraisemblablement des cancers du larynx", vont "continuer de se développer pendant au moins deux ou trois décennies dans notre pays". En Europe de l'Ouest, en particulier,"un maximum de décès attribuables au mésothéliome pleural" devraient avoir lieu "entre 2010 et 2020", note un spécialiste du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC-OMS).

Dans un éditorial du Bulletin épidémiologique hebdomadaire, le professeur Marcel Goldberg revient sur les moyens mis en place en France pour lutter contre les retombées de l'amiante, constatant que même si des progrès ont été réalisés et que le retard a été comblé, il reste "beaucoup à faire". "On 'savait' depuis longtemps" les dangers de l'amiante, mais, en France, "la première réglementation en milieu de travail date de 1977 et l'interdiction de l'importation et de l'utilisation de l'amiante a été promulguée en 1997, alors que huit pays avaient déjà pris une telle mesure", souligne M. Goldberg.

L'amiante devrait échapper à l'inscription sur une liste internationale de produits dangereux

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2008/10/30/l-amiante-devrait-echapper-a-l-inscription-sur-une-liste-internationale-de-produits-dangereux_1112843_3244.html#ens_id=1156607

L'amiante devrait échapper à l'inscription sur une liste internationale de produits dangereux
LEMONDE.FR | 30.10.08 | 13h53 • Mis à jour le 17.02.09 | 15h15
MONTRÉAL (CANADA) CORRESPONDANCE

L'amiante chrysotile, la forme la plus toxique de cette fibre minérale, ne devrait pas être inscrit sur la liste des 39 produits chimiques dangereux de la Convention de Rotterdam, ce qui satisfait l'industrie canadienne, quatrième producteur mondial.

A moins d'un revirement à la réunion de Rome, qui se poursuit jusqu'au vendredi 31 octobre en présence des représentants de plus de 120 pays signataires du traité, il n'y aura pas de consensus sur la question : l'Inde, le Pakistan, le Vietnam et les Philippines se sont opposés, mardi 28 octobre, à l'ajout du chrysotile à la liste rouge, ce qui aurait rendu difficile le commerce de la fibre cancérigène, sans toutefois l'interdire comme dans l'Union européenne et la plupart des pays industrialisés.

Le gouvernement canadien avait refusé jusqu'à la dernière minute de faire connaître sa position officielle, répétant seulement, mercredi, qu'il prônait toujours une utilisation "responsable et sécuritaire" du chrysotile. Christian Paradis, député de la région québécoise de l'amiante et porte-parole d'Ottawa à Rome, s'attendait à un renvoi "à la prochaine réunion, en 2010". Un autre député canadien, le néo-démocrate Pat Martin, ancien mineur d'amiante, a déclaré que "le Canada n'a rien dit, laissant ses principaux clients faire le sale travail à sa place".

"MANIPULATIONS HONTEUSES"
Ce dossier a enflammé les esprits au Canada. L'Association médicale canadienne a vivement dénoncé l'attitude du gouvernement. Dans un éditorial intitulé "La mortalité liée à l'amiante, une exportation canadienne", elle soulignait que "le Canada est la seule démocratie occidentale à s'être constamment opposée aux efforts internationaux visant à réglementer le commerce mondial de l'amiante... en manipulant honteusement les connaissances scientifiques par des moyens politiques". Ottawa, ajoute-t-elle, "semble avoir calculé qu'il est préférable pour l'industrie de l'amiante d'agir dans l'ombre, comme les marchands d'armes, sans égard aux conséquences mortelles de son utilisation".

L'Institut Rideau, centre de recherche indépendant, a reproché à Ottawa et Québec de financer le lobby de l'amiante et de nier les dangers de cette fibre. Des scientifiques canadiens ont demandé au premier ministre Stephen Harper de "cesser de faire obstruction" à la Convention de Rotterdam, tandis que le quotidien The Gazette révélait l'existence d'un rapport non publié du ministère canadien de la santé sur les dangers de l'amiante.

Anne Pélouas

En Corse, l'"enfer blanc" de Canari bientôt sécurisé

A l'abandon depuis plus de quarante ans, l'ancienne mine d'amiante de Canari (Haute-Corse) va être mise en sécurité grâce à des crédits européens et de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe). Les travaux, d'un montant de 7,4 millions d'euros, débuteront en 2009 pour s'achever en 2010. Le chantier nécessitera des moyens de protection des prestataires et des riverains, pour prévenir la dispersion des fibres. Surnommé "l'enfer blanc" par les mineurs, ce gisement - le plus grand de France - a été exploité par une filiale d'Eternit de 1949 à 1965. - (AFP.)

Article paru dans l'édition du 31.10.08

Commission européenne : Résistances à l'interdiction complète de l'amiante

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/02/17/amiante-les-risques-lies-aux-petites-fibres-ont-ete-sous-estimes_1156495_3244.html#ens_id=1156607

Des résistances à l'interdiction complète de l'amiante :

Dans le cadre du règlement Reach sur les produits chimiques, la Commission européenne doit examiner, les 19 et 20 février, des dérogations sur les produits contenant de l'amiante. Si la Commission, puis le Parlement donnaient leur feu vert, "la mise sur le marché ou l'utilisation d'articles contenant des fibres d'amiante" installés ou en service avant le 1er janvier 2005 continuerait "d'être autorisée jusqu'à leur élimination finale ou leur fin de vie utile". La Confédération européenne des syndicats et les associations anti-amiante s'y opposent. En novembre, les pays utilisateurs, appuyés par le Canada, ont obtenu que l'amiante ne soit pas inscrit sur la liste des produits dangereux dans le cadre de la convention de Rotterdam.

18:01 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : amiante, europe, reach

En Belgique, des traces d'OGM dans des assiettes bio

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/02/17/en-belgique-des-traces-d-ogm-dans-des-assiettes-bio_1156497_3244.html#ens_id=1154122

En Belgique, des traces d'OGM dans des assiettes bio
LE MONDE | 17.02.09 | 15h23 • Mis à jour le 17.02.09 | 15h23
BRUXELLES, CORRESPONDANT

L'organisation belge de défense des consommateurs Test-Achats a détecté des traces d'organismes génétiquement modifiés (OGM) dans 22 des 113 produits alimentaires qu'elle a testés récemment, dans le cadre d'une vaste enquête sur la qualité de l'alimentation. Certains de ces produits étaient pourtant porteurs du label bio. En 2003, une enquête semblable n'avait détecté aucun OGM.

Test-Achats indique que 12 produits testés, contenant du maïs et du soja, présentaient des traces d'OGM, mais inférieures à la limite européenne autorisée, soit 0,9 %, pouvant résulter d'une contamination "accidentelle". Si elle n'atteint pas ce seuil, la présence d'OGM n'a pas à être mentionnée, sauf volonté particulière.

Sept autres produits contenaient des traces d'OGM non autorisés par l'Union européenne. Leur quantité, minime, ne pose pas de problème, mais leur nature oui, puisqu'ils ne sont pas en conformité avec la réglementation communautaire, souligne l'organisation.

Autres découvertes de Test-Achats : deux produits bio porteurs d'OGM autorisés et un produit non bio contenant plus de 0,9 %, non mentionnés sur l'étiquette. Plus généralement, insiste l'organisation, des produits présentés comme "sans OGM" n'offrent en réalité aucune garantie fondamentale quant à une contamination involontaire.

Partisan d'une ligne "dure", Test-Achats déplore les changements intervenus au 1er janvier 2009 dans la législation européenne. Celle-ci prévoit qu'une présence "imprévisible ou techniquement inévitable" d'OGM dans l'alimentation bio ne doit plus figurer sur l'étiquette dès l'instant où le seuil de 0,9 % n'est pas atteint. Et cela, souligne Test-Achats, alors que les cahiers des charges européens pour ce secteur agricole interdisent toute présence d'OGM.

Au passage, l'organisation souligne qu'elle a relevé des résidus de pesticides dans 4 des 17 bouteilles de vin "bio" qu'elle a analysées. Ce qui pose, selon Test-Achats, la question du fonctionnement des organismes de certification.

"INTRANSIGEANCE"

Au total, estiment les auteurs de l'enquête, les "produits OGM ne resteront plus longtemps une rareté" sur le marché belge, alors que la Wallonie a adopté une législation très sévère. En juin 2008, cette région a prôné une agriculture "de qualité, biologique et traditionnelle", quelles que soient les règles nationales ou européennes, le gouvernement régional s'en prenant à "l'ultra-libéralisme" de la Commission de Bruxelles et à son "intransigeance" face aux pays qui se déclarent adversaires des OGM.

L'arsenal répressif dont s'est dotée la Wallonie prévoit de lourdes amendes, la possibilité d'arrachage et la création de zones sans OGM, pour éviter toute dissémination. Ainsi qu'un fonds de compensation financé exclusivement par les candidats à la production d'OGM couvrant les pertes liées au mélange accidentel de cultures.

Jean-Pierre Stroobants
Article paru dans l'édition du 18.02.09

Une étude sur l'impact des incinérateurs d'ordures ménagères

lu sur : http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/

Mardi 17 février 2009

Une étude sur l'impact des incinérateurs d'ordures ménagères
L'AFP cite une étude lancée en 2005 par l'InVS, en partenariat avec l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments, selon laquelle les riverains d'incinérateurs modernes présentent des taux de dioxines, de plomb et de cadmium, identiques à ceux d'habitants "témoins" vivants éloignés de ces installations. Mais une "sur-imprégnation" de dioxine a été découverte chez les riverains d'installations très polluantes dans le passé, et gros consommateurs de produits locaux d'origine animale. Selon une autre étude de l'InVS, portant sur 135 000 cas de cancer survenus entre 1990 et 1999, il existe une corrélation, mais pas de lien direct de causalité, entre les rejets des incinérateurs et le risque de cancer.
Le Figaro indique qu'au cours des années 1990, les incinérateurs rejetaient presque cent fois plus de dioxines qu'actuellement.
Figaro [Le] , 17/02/2009 - Agence France Presse_Fil Général , 17/02/2009

16/02/2009

Adieu coquelicots, chardons, ivraie, mais aussi biodiversité

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/02/16/adieu-coquelicots-chardons-ivraie-mais-aussi-biodiversite_1155939_3244.html#ens_id=1156046

Adieu coquelicots, chardons, ivraie, mais aussi biodiversité
LE MONDE | 16.02.09 | 15h21

En 1970, le journaliste François-Henri de Virieu réalisait un documentaire visionnaire consacré à l'évolution du métier de paysan, baptisé Adieu coquelicots. Près de quarante ans plus tard, des scientifiques de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) lui donnent raison. La révolution agricole a décimé les fleurs des champs et les mauvaises herbes. Le paysage en a souffert, mais ce n'est pas tout. Les scientifiques évoquent une perte de biodiversité importante, sans doute lourde de conséquences pour la faune des campagnes.

Les chercheurs de l'INRA de Dijon ont analysé 158 parcelles, plusieurs années de suite, à environ trente ans d'intervalle. "Nous avions la chance de disposer d'une série de relevés datant des années 1970, explique Xavier Reboud, directeur de l'unité biologie et gestion des adventices - les mauvaises herbes - à Dijon. Nous avons pu retourner exactement dans les mêmes parcelles et mesurer l'évolution." Résultat : pratiquement la moitié des espèces de mauvaises herbes ont disparu. Un résultat, publié dans la revue Biological Conservation de janvier 2009, dont l'ampleur a "surpris" l'équipe. Les chercheurs ont retrouvé un tiers environ des espèces disparues au bord des parcelles. Il y a donc aujourd'hui plus de biodiversité autour des champs cultivés qu'à l'intérieur.

Ce résultat marque aussi un succès : les agriculteurs ont réussi à "nettoyer" leurs terres des ennemis des cultures et à augmenter considérablement les rendements. Ils ont rempli la mission qui leur avait été confiée : nourrir la population. Mais l'utilisation d'herbicides et d'engrais, les labours profonds, l'utilisation de chaux pour amender les terres, l'irrigation ont détruit une partie de la flore, et sans doute de la faune des campagnes.

POLLINISATEURS

Car les adventices, contrairement à leur mauvaise réputation, sont utiles. Leurs graines alimentent les oiseaux, leurs fleurs les insectes pollinisateurs. Les travaux menés au Muséum d'histoire naturelle sur les populations d'oiseaux communs, considérées comme un bon indicateur de biodiversité, le confirment. Entre 1989 et 2006, l'abondance des oiseaux communs a baissé de 30 % en milieu agricole et est restée stable dans les villes.

Faut-il en arriver à protéger les bleuets, les chardons, l'ivraie et le chiendent ? Sans aller jusque-là, M. Reboud estime qu'un "effort particulier" devrait être fait pour préserver les bords des champs et des chemins, afin de "contribuer au maintien de la biodiversité". Et dans les champs ? La division par deux de l'usage des pesticides, si possible d'ici à dix ans, fait partie des principaux chantiers du Grenelle de l'environnement.

Des pistes existent pour diminuer le recours aux produits chimiques. Mais remplacer les désherbants par du travail mécanique ne suffit pas. C'est tout le système de production, qui repose sur la spécialisation des cultures et l'utilisation préventive de la chimie, qu'il faudra repenser pour parvenir à l'objectif.

Gaëlle Dupont
Article paru dans l'édition du 17.02.09

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Sur le Web :
http://www.inra.fr/ciag/revue_innovations_agronomiques/volume_3_decembre
_2008

Maîtrise de la flore adventice en grandes cultures
Ce numéro de la revue Innovations Agronomiques est totalement dédié au thème de la maîtrise de la flore adventice en grandes cultures. Il comprend les articles présentés lors du colloque du 2 décembre 2008 à Dijon ainsi que plusieurs articles complémentaires permettant de couvrir plus largement ce thème.
Sommaire

Bertrand M., Doré T., 2008. Comment intégrer la maîtrise de la flore adventice dans le cadre général d'un système de production intégrée ? Innovations Agronomiques 3, 1-13 (Article pdf, 156 Ko)

Fried G., Chauvel B., Reboud X., 2008. Evolution de la flore adventice des champs cultivés au cours des dernières décennies : vers la sélection de groupes d'espèces répondant aux systèmes de culture. Innovations Agronomiques 3, 15-26 (Article pdf, 621 Ko)

Valantin-Morison M., Guichard L., Jeuffroy M.H., 2008. Comment maîtriser la flore adventice des grandes cultures à travers les éléments de l’itinéraire technique ? Innovations Agronomiques 3, 27-41 (Article pdf, 598 Ko)

Tourdonnet S. de, Shili I., Scopel E., 2008. Utilisation des mulchs vivants pour la maîtrise des flores adventices. Innovations Agronomiques 3, 43-48 (Article pdf, 115 Ko)

Petit S., Thenail C., Chauvel B., Le Coeur D., Baudry J., 2008. Les apports de l’écologie du paysage pour comprendre la dynamique de la flore adventice. Innovations Agronomiques 3, 49-60 (Article pdf, 1255 Ko)

Colbach N., Gardarin A., Granger S., Guillemin J.P., Munier-Jolain N., 2008. La modélisation au service de l'évaluation et de la conception des systèmes de culture intégrés. Innovations Agronomiques 3, 61-73 (Article pdf, 276 Ko)

Munier-Jolain N., Deytieux V., Guillemin J.P., Granger S., Gaba S., 2008. Conception et évaluation multicritères de prototypes de systèmes de culture dans le cadre de la Protection Intégrée contre la flore adventice en grandes cultures. Innovations Agronomiques 3, 75-88 (Article pdf, 618 Ko)

Compagnone C., Hellec F., Morlon P., Macé K., Munier-Jolain N., Quéré L., 2008. Raisonnement des pratiques et des changements de pratiques en matière de désherbage : regards agronomique et sociologique à partir d'enquêtes chez des agriculteurs. Innovations Agronomiques 3, 89-105 (Article pdf, 1476 Ko)

Rodriguez A., Gasquez J., 2008. RMT « Gestion de la flore adventice en grandes cultures ». Innovations Agronomiques 3, 107-120 (Article pdf, 1101 Ko)

Mamy L., Barriuso E., Gabrielle B., 2008. Evaluer les risques environnementaux des pesticides. Innovations Agronomiques 3, 121-143 (Article pdf, 693 Ko)

Gasquez J., Fried G., Délos M., Gauvrit C., Reboud X., 2008. Vers un usage raisonné des herbicides : analyse des pratiques en blé d’hiver de 2004 à 2006. Innovations Agronomiques 3, 145-156 (Article pdf, 160 Ko)

Délye C., Boucansaud K., Pernin F., Couloume B., 2008. Détection de résistances aux inhibiteurs de l’ALS : des outils moléculaires pour un diagnostic rapide et fiable. Innovations Agronomiques 3, 157-165 (Article pdf, 210 Ko)

Le Bourgeois T., Bonnet P., Edelin C., Grard P., Prosperi J., Theveny F., Barthelemy D., 2008. L'identification des adventices assistée par ordinateur avec le système IDAO. Innovations Agronomiques 3, 167-175 (Article pdf, 1466 Ko)

Mannino M.R., Muracciole V., Cesbron G., Dussetour C., Stéphan J.C., Léchappé J., 2008. Evaluation de la présence d’adventices dans les lots de semences : méthodes internationales standardisées et apport de la vision artificielle à l’évolution des méthodes. Innovations Agronomiques 3, 177-191 (Article pdf, 1131 Ko)

Bonny S., 2008. Les cultures transgéniques tolérantes à un herbicide permettent-elles de réduire l'usage des pesticides ? Le cas du soja et du maïs aux Etats-Unis. Innovations Agronomiques 3, 193-212 (Article pdf, 282 Ko)

15/02/2009

La Belgique dit ''oui'' aux peupliers transgéniques

lu sur univers-nature.com :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3601

14-02-2009

La Belgique dit ''oui'' aux peupliers transgéniques

Depuis quelques années, sous la pression des industriels et des agriculteurs, des recherches sont menées pour améliorer certaines caractéristiques d'essence forestières ou fruitières. Ainsi, à titre d'exemple, de nombreux tests sont entrepris pour parvenir à diminuer le taux de lignine (1) de certains arbres. Pour cela, les arbres sont modifiés génétiquement, sachant que les espèces privilégiées sont le peuplier et le bouleau, avec des essais actuellement en cours en France, en Grande-Bretagne et en Finlande, notamment. Ailleurs, en Chine, en Espagne, au Brésil, etc. d'autres essences font l'objet de divers essais visant, par exemple, à augmenter la vitesse de croissance, la résistance aux insectes ravageurs, ou encore la production de fruits. A ces pays, on devrait bientôt pouvoir de nouveau ajouter la Belgique avec un projet d'essai en plein champ de peupliers OGM, manipulés aux fins de produire un biocarburant de deuxième génération.

Si en mai 2008, l'autorisation de cet essai avait été bloquée au motif que le Vlaams Instituut voor Biotechnologie (VIB), l'organisme demandeur, n'avait prévu aucun protocole d'évaluation spécifique des risques environnementaux liés au test, le Conseil d'Etat a débouté les ministres tenants de cette interdiction, en décembre dernier. C'est ainsi qu'hier, le ministre du climat et de l'énergie, Paul Magnette, et son homologue des affaires sociales et de la santé, Laurette Onkelinx, ont reconsidéré leur opposition première. Notons toutefois que ce revirement a été facilité par l'acceptation, par le VIB, de se conformer, entre autres, au suivi d'un "protocole renforcé d'évaluation environnementale de la faune et de la flore (insectes et sols)".
Néanmoins, la mise en place de ce qui est considéré politiquement comme un "strict encadrement de l'essai" ne répond pas aux risques de contamination et, plus particulièrement, de la dissémination d'un gène marqueur de résistance aux antibiotiques, dont on se demande bien l'intérêt pour la production d'agrocarburants.

Pascal Farcy

1- Le bois est principalement composé de cellulose (65 à 80%) et de lignine. La cellulose, à l'origine des fibres du bois, offre une résistance mécanique exceptionnelle en traction et en compression, mais, à l'inverse, ses performances transversales sont quasiment nulles. La cohésion transversale du bois est assurée par la lignine, laquelle imprègne la cellulose pour augmenter sa durabilité (y compris aux insectes et autres champignons) et sa résistance. En conséquence, les papetiers recherchent des bois pauvres en lignine, tandis que les secteurs du bâtiment, de l'ameublement et de l'énergie privilégient les bois qui en comptent le plus.

Quelques lectures instructives

Quelques lectures sur MÉDIAPART :

L'Ecureuil et les Banques populaires sombrent
Par Laurent Mauduit

Nouveau séisme dans le secteur bancaire français: les Caisses d'épargne s'apprêtent à annoncer des pertes proches de 2 milliards d'euros pour 2008; les Banques populaires des pertes avoisinant 300 millions d'euros et leur filiale commune, Natixis, des pertes comprises entre 2,5 et 3 milliards d'euros. La Commission bancaire va engager de nouvelles investigations sur ces dossiers. L'Elysée, qui a laissé la situation se dégrader, cherche désormais à accélérer la fusion entre les Caisses d'épargne et les Banques populaires, et manoeuvre en coulisse pour qu'un ami proche de Nicolas Sarkozy, Stéphane Richard, actuel directeur de cabinet de la ministre des finances, prenne les commandes du nouvel ensemble.

Les huit jours qui ont vu le pouvoir imploser
Par François Bonnet

Depuis la prestation télévisée de Nicolas Sarkozy, la plus grande désorganisation règne au sommet de l'Etat: sur seize ministres, cinq demeurent effectivement en service. Désavoués, doublés, encadrés de «médiateurs» ou de «conseils», ou simplement absents, ils laissent l'Elysée en première ligne face à une multiplication de conflits et de mouvements sociaux. Cette solitude de l'hyperprésident le condamne à une impopularité grandissante. Analyse.

Antilles: Domota accuse Jégo de mentir, Mediapart le prouve
Par Maguy Day

L'Elysée a finalement refusé d'honorer la promesse du secrétaire d'Etat à l'outre-mer, Yves Jégo, d'augmenter de 200 euros les bas salaires en Guadeloupe sur les fonds de l'Etat, mais le leader syndical guadeloupéen Elie Domota fait du respect de ce pré-accord le préalable à la fin à la grève générale commencée le 20 janvier en Guadeloupe, le 5 février en Martinique et prévue pour le 5 mars à la Réunion.

Pascale Ferran: la dernière bataille portera sur les multiplexes
Par Sylvain Bourmeau

Après l'annonce par le Centre National de la Cinématographie (CNC) des conclusions d'un groupe de travail sur l'écriture et la production des films, la réalisatrice Pascale Ferran réagit à des recommandations qui lui semble aller dans la bonne direction. Celle qui fut, avec son Club des 13, à l'initiative de ce processus de révision des mécanismes d'aide sera aussi lundi soir l'invitée d'un débat Mediapart sur la politique culturelle.

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14/02/2009

OGM : L’AFSSA hors sujet et instrumentalisée

lu sur :

http://blog.greenpeace.fr/ogm/lafssa-hors-sujet-et-instrumentalisee

OGM - le 12 février 2009
L’AFSSA hors sujet et instrumentalisée

Paris, le 12 février 2008. Révélé en catimini par voie de presse jeudi matin, l’avis de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) est maintenant public : il estime que le maïs MON 810 ne présente pas de danger pour la santé humaine. L’importance de cet avis d’une agence publique historiquement pro-OGM ne doit pas être surestimée… Quelques jours avant une réunion d’importance à Bruxelles, il est néanmoins symbolique du retour en force des lobbies pro-ogm et de l’urgence de se remobiliser dès maintenant pour le droit et la liberté de consommer et produire sans OGM.

Méthodes méprisables
« On peut légitimement s’étonner de la fuite organisée d’un rapport soi-disant secret, quelques jours avant que le sort de la clause de sauvegarde française soit discuté à Bruxelles, observe Arnaud Apoteker de Greenpeace France. Cette fuite est un coup bas des lobbies biotechnologiques visant à affaiblir M.Borloo, mais aussi à inciter les autres Etats Membres de l’UE à voter contre les moratoires nationaux. On ne peut que mépriser de telles pratiques et encourager le ministère français à défendre au nom du peuple français son opposition à des cultures potentiellement dangereuses et mal évaluées devant les institutions européennes. »

L’avis de l’AFSSA ne répond en rien aux préoccupations qui ont justifié la clause de sauvegarde française, prise en vertu de principes écologiques et non de principes sanitaires de court terme. En annonçant jeudi en milieu de journée que la France ne remettait pas en cause la suspension des cultures de maïs OGM, le gouvernement français s’est donc engagé dans la seule voie possible. Celle du bon sens. Greenpeace appelle maintenant le gouvernement à faire preuve du même discernement et de la même conviction les 16 février et 2 mars lors des réunions à Bruxelles qui doivent se prononcer sur les clauses grecque, française, hongroise et autrichienne.

Des doutes sérieux
Rappelons que la clause de sauvegarde française est principalement basée sur des considérations écologiques. En voici certaines :
- « Le risque de pollinisation croisée ne peut être négligé »
- « La protéine Bt produite naturellement par le bacille et celle produite par le maïs MON810 n’ont pas les mêmes séquences primaires »

Néanmoins, des risques sur la santé ont aussi été évoqués :
- « A ce jour, aucun travail scientifique ne permet d’affirmer l’innocuité pour la santé de ces plantes transgéniques »

Il est vrai qu’en l’état actuel des connaissances, les risques à long terme de ces derniers sur l’environnement et la santé ne sont pas connus. La suspension des cultures d’OGM doit donc être maintenue au nom du principe de précaution et du droit des consommateurs et des agriculteurs à consommer et produire sans OGM.

Le mépris de la prévention
L’AFSSA ne s’est jamais intéressé aux effets sanitaires à long terme des OGM. L’avis de l’AFSSA doit donc être ramené à sa juste valeur, celle d’une agence sanitaire qui s’intéresse au court terme et néglige son rôle de prévention. A ce titre, non seulement il n’affaiblit en rien la position de la France et celle des autres pays ayant activé une clause de sauvegarde, mais il justifie la demande unanime des Etats Membres de réformer les méthodes d’évaluation.

Donnez votre avis sur le dernier rapport de l’AFSSA, en participant aux sondages en ligne sur les sites du monde.fr (*) et du figaro.fr (**)

(*) http://www.lemonde.fr/a-la-une/sondage/2009/02/12/d-apres-l-agence-francaise-de-sante-et-de-securite-sanitaire-afssa-rien-ne-prouve-que-l-utilisation-de-mais-ogm-presente-des-dangers-pour-la-sante-dans-ces-cond_1154520_3208.html

(**) http://www.lefigaro.fr/sciences/2009/02/12/01008-20090212QCMWWW00629-la-france-doit-elle-autoriser-la-culture-du-mais-transgenique-.php

12/02/2009

Pour les bricoleurs : attention !

L'Afsset appelle les professionnels à la vigilance sur les laines minérales
LE MONDE | 11.02.09 | 16h08 • Mis à jour le 11.02.09 | 16h08

Les expositions professionnelles aux laines minérales, utilisées pour l'isolation phonique ou thermique, dépassent de 10 % la valeur limite fixée en France. La proportion de ce type de "fibres fines en suspension dans l'air augmente, du fait de la modification des caractéristiques des laines minérales ces vingt dernières années", selon un avis mis en ligne récemment sur le site de l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset). Cet avis complète celui d'avril 2007 sur les fibres céramiques réfractaires et les fibres de verre à usage spécial, classées comme possiblement cancérogènes. Le marché des laines minérales est en constante augmentation depuis vingt ans, avec un usage à 90 % dans le bâtiment résidentiel. L'Afsset remarque que "la technique d'isolation des toitures utilisant la laine soufflée en flocons est de plus en plus utilisée, alors que cette technique est a priori la plus émissive en termes de fibres". Dix pour cent des travailleurs masculins seraient exposés au moins une fois à ces fibres. L'Afsset appelle notamment à "mettre en place des mesures de prévention", incluant les émissions en composés organiques volatils à partir des résines assurant la cohésion des laines.

Paul Benkimoun
Article paru dans l'édition du 12.02.09

20:02 Publié dans Bricolage/Jardinage | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé

Surexploitation des océans

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/02/12/le-code-de-bonne-conduite-cense-promouvoir-une-peche-responsable-n-est-pas-respecte_1154327_3244.html

Le code de bonne conduite censé promouvoir une pêche "responsable" n'est pas respecté
LE MONDE | 12.02.09 | 15h28

Faire appel à la bonne volonté des Etats ne suffit pas pour limiter la surexploitation des océans. Telle est la conclusion d'une étude menée conjointement par des universités canadienne, brésilienne et le Fonds mondial pour la nature (WWF), publiée le 5 février dans un commentaire de la revue Nature. L'étude passe en revue les législations et les pratiques de pêche de 53 pays, responsables de 96 % des prises mondiales, et les met en regard du code de bonne conduite de l'Organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO). Selon les estimations de la FAO, la moitié des stocks mondiaux est aujourd'hui exploitée au maximum de ses capacités, et 25 % sont surexploités.

Le code de bonne conduite, adopté en 1995 par 170 pays, visait à promouvoir les pratiques de pêche "responsable" (lutte contre la surcapacité des flottes, respect d'aires marines protégées, soutien à la pêche artisanale, interdiction des pratiques destructrices comme la dynamite ou les prises de juvéniles, etc.). L'objectif étant, tout en continuant l'exploitation commerciale, de préserver la capacité de reconstitution des stocks de poissons. Le code s'applique sur la base du volontariat.

DES NOTES INFÉRIEURES À 4/10

Selon l'étude, il est resté lettre morte. A partir de la littérature scientifique et d'enquêtes menées dans les pays, les auteurs ont élaboré une grille et attribué une note à chacun en fonction de leur respect du code. Aucun ne décroche un "bon" score (supérieur à 7/10). En revanche, 53 % des pays ont des notes inférieures à 4.

Dans l'ensemble, les pays développés mettent davantage en oeuvre les bonnes pratiques que les pays en développement, mais des nuances apparaissent. De nombreux pays européens, dont la France, l'Espagne, l'Italie ou l'Irlande se voient attribuer des scores médiocres (de 4 à 5/10) bien qu'ils disposent de la stabilité politique et des moyens financiers nécessaires. En revanche, en tête du classement (plus de 6/10) figurent des pays riches (Norvège, Etats-Unis, Canada, Australie, Islande), mais aussi la Namibie et l'Afrique du Sud.

Certaines mesures sont particulièrement mal appliquées : 90 % des pays ne limitent pas la capacité de leur flotte de pêche, bien qu'il s'agisse du levier principal pour préserver la ressource. Seuls 15 % mettent en place des aires marines protégées. La majorité ne parvient pas à limiter les rejets de poissons en mer, les prises accessoires, les prises de juvéniles... Les scores concernant la lutte contre la pêche illégale sont particulièrement bas.

"Le volontariat a sans doute été nécessaire pour obtenir l'accord des Etats lorsque le code a été mis au point, concluent les auteurs. Mais, depuis, les attitudes ont changé. Il existe aujourd'hui un consensus scientifique sur l'impact écologique de la surpêche, et les risques qu'elle comporte pour la sécurité alimentaire." Ils appellent de leurs voeux la création d'un régime international contraignant.

Sur le Web : www.fao.org.

Gaëlle Dupont
Article paru dans l'édition du 13.02.09

11/02/2009

Mobilisation des enseignants-chercheurs

lu sur :
http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/

Mardi 11 février 2009
Mobilisation des enseignants-chercheurs
D'après l'AFP, des chercheurs de la station biologique de Roscoff ont envoyé à l'Elysée une soixantaine de leurs travaux afin de protester contre les propos du président de la République qui avait jugé "médiocres" les résultats de la recherche française. Ils dénoncent "le démantèlement" des organismes de recherche comme le CNRS ou l'Inserm. Selon Libération, "le ministère de l'enseignement supérieur a du souci à se faire" car les étudiants rejoignent les enseignants-chercheurs dans la contestation. Citée par ce quotidien, une chercheuse de l'Inserm considère que le discours du gouvernement est un "tissu de mensonges pour dévaluer notre profession." Elle souhaite "une réelle concertation".
L'Humanité évalue à 50.000 le nombre de personnes qui ont manifesté hier pour "défendre un bien commun : le savoir." Les Echos estiment que, malgré l'ampleur des manifestations, Valérie Pécresse va défendre "becs et ongles les grands axes de sa réforme."
Agence France Presse_Fil Général , 10/02/2009 - LIBERATION , 11/02/2009 - Humanité [L'] , 11/02/2009 - Echos [Les] , 11/02/2009 (*)

Sauvons la recherche demande le retrait du décret
Dans un entretien accordé aux Echos (**), Isabelle This Saint-Jean, présidente de Sauvons la recherche, déclare que la réforme du statut des enseignants-chercheurs a été "conduite dans la précipitation, avec des préjugés idéologiques." Mais selon elle, le problème ne se limite pas à "la question du décret". Elle pense que l'université est "en pleine dépression." Les universitaires demandent "l'arrêt du démantèlement du CNRS, l'abandon des mastères d'enseignement, et la fin des suppressions de postes." Isabelle This Saint-Jean précise qu'ils ne refusent pas l'évaluation, mais veulent que celle-ci soit "conduite par les pairs" et ne soit pas "purement quantitative."
Echos [Les] , 11/02/2009

(*) : http://www.lesechos.fr/info/france/4829646.htm

(**): http://www.lesechos.fr/info/france/4829491--l-universite-est-en-pleine-depression-.htm

09/02/2009

À Belem les Indiens veulent la parole

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/02/07/protection-de-l-amazonie-les-indiens-veulent-la-parole_1152156_3244.html#ens_id=1142880

Protection de l'Amazonie : les Indiens veulent la parole
LE MONDE | 07.02.09 | 15h43 • Mis à jour le 07.02.09 | 15h43
Belem (Brésil) Envoyée spéciale

Les Indiens awas, l'un des derniers peuples nomades de chasseurs-cueilleurs de l'Amazonie, sont en danger. Jeudi 5 février, Survival International, l'organisation qui, depuis 1969, milite pour la défense des peuples indigènes, a lancé un cri d'alerte à la communauté internationale et au gouvernement brésilien en lui demandant d'expulser les bûcherons et les fermiers installés dans leurs réserves au mépris des lois.

La population des Awas est estimée à quelque 500 individus dont 200 n'auraient jamais eu de contact avec l'extérieur. Elle vit dans les forêts résiduelles de l'Etat de Maranhao. "Les Awas ont obtenu en 2003 la reconnaissance légale de leurs terres mais cela ne les protège pas. Il y a aujourd'hui plus de colons dans la réserve que d'Indiens. Les forestiers ont tracé des routes et sont à moins de 3 km d'un des principaux campements", explique Almuneda Hernando, anthropologue à l'Université Complutense de Madrid. "Les Indiens sont conduits à vivre sur des portions de territoires de plus en plus confinées sur lesquelles la faune, elle-même menacée, se raréfie", ajoute Fiona Watson de Survival en dénonçant l'inertie des autorités locales.

Si la situation des Awas est d'une gravité particulière en raison du petit nombre de survivants, ce genre d'histoire reste malheureusement d'une assez grande banalité dans la région. "Les Indiens sont partout menacés par la déforestation illégale, l'extension de l'élevage et l'exploitation des ressources minières dont l'Amazonie regorge. La création de réserves ne les protège pas réellement", constate Andrew Miller, de l'organisation américaine Amazon Watch.

"Le gouvernement octroie des concessions forestières à des entreprises étrangères dans nos réserves", raconte Diego Escobar, représentant des peuples indigènes de Colombie. Au Surinam, les 25 000 Indiens n'ont pas encore obtenu de titres officiels reconnaissant leurs droits sur les terres qu'ils occupent depuis des lustres. "Le gouvernement peut nous contraindre à nous déplacer à sa guise", témoigne Leon Wijngaarde, de la tribu des Arawak. Mais le problème numéro un est celui de la pollution des cours d'eau par le mercure qu'utilisent les chercheurs d'or clandestins. "Les gens ne comprennent pas bien ce qui se passe, mais les problèmes de santé s'aggravent. Ils ne peuvent plus boire l'eau des rivières", poursuit-il. Edmundo Dzuhiwii Omore, un Xamante du Mato Grosso brésilien, se plaint aussi de la pollution entraînée, cette fois, par l'agriculture intensive du soja : "Les grandes exploitations de soja s'arrêtent aux limites de notre réserve mais les engrais qu'ils utilisent n'ont pas de frontières. Avec les pluies, ils polluent notre terre. Les animaux ne peuvent plus s'abreuver, les poissons meurent."
Seul dans la rencontre entre les peuples d'Amazonie organisée lors du Forum social mondial de Belem (du 27 janvier au 1er février), Pedro Nuny est un peu plus serein. Il est bolivien. L'élection de l'Indien Evo Morales à la tête du pays a changé le cours des choses pour les indigènes "Nous nous sentons représentés, nous pouvons faire valoir notre vision d'un développement de l'Amazonie qui soit compatible avec l'avenir de ses peuples", dit-il.

Pourtant, cette victoire au plan national n'a pas encore trouvé d'écho sur la scène internationale. "Beaucoup d'organisations non gouvernementales (ONG) parlent encore à notre place de la préservation de la forêt. Ce dont elles discutent avec les gouvernements nous inquiète", reconnaît Pedro Nuny.

"Nous sommes venus nombreux à Belem pour nous rendre visibles aux yeux de la communauté internationale. Ce n'est pas du folklore. Nous voulons être des acteurs de la négociation internationale", revendique le Péruvien Mario Palaciu, de la coordination andine. Les peuples amazoniens ne disposent que d'un statut d'observateurs dans les discussions internationales sur le climat, où la question de la déforestation est un des volets majeurs pour parvenir à un accord sur la lutte contre le réchauffement climatique d'ici fin 2009. "Nous ne contestons pas le changement climatique ; nous le subissons. Mais nous ne voulons pas que sous prétexte de protéger la forêt et le carbone qu'elle stocke, nos terres deviennent le théâtre d'un marché du CO2 sans que nous ayons été ni informés ni consultés", met en garde Diego Escobar. A Belem, la Coordination des organisations indigènes du bassin amazonien (Coiba), qui représente 390 peuples, a demandé à être écoutée. "Qui mieux que nous, peuples de la forêt, pourrait en être le gardien ?", plaide le porte-parole des Xamante. La Coiba compte faire des propositions lors de la prochaine rencontre internationale sur le climat, qui se tiendra à Bonn, en Allemagne, le 29 mars.

Laurence Caramel

La crise accentue l'intérêt pour le microcrédit

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/02/06/la-crise-accentue-l-interet-pour-le-microcredit_1151682_3244.html#ens_id=1151809

La crise accentue l'intérêt pour le microcrédit
LE MONDE | 06.02.09 | 15h45 • Mis à jour le 06.02.09 | 15h45

La crise économique va-t-elle renforcer la demande en matière de microcrédit ? Pour le moment, le phénomène n'est pas quantifiable. Mais sur le terrain, d'un bout à l'autre de la planète, les acteurs de la microfinance, qui permet aux plus démunis d'avoir accès au crédit et de démarrer une activité économique, témoignent de l'arrivée à leurs guichets de nouveaux clients, victimes de la crise.

"Depuis quelques semaines, nous avons des demandes de la part de menuisiers, de couturières, de coiffeurs, qui se tournent vers nous parce que leurs banques ne veulent pas ou plus leur prêter", constate Noureddine Ayouch, président de la fondation Zakoura, l'une des grandes institutions marocaines de microcrédit.

Pancho Otero, directeur de l'Institut des politiques pour la microentreprise de Santa Cruz (Bolivie), confirme que, dans certains pays du continent américain, "très dépendants de l'économie américaine, la hausse du chômage va engendrer une augmentation de l'économie informelle mais aussi une progression de la demande en microcrédit", bouée de sauvetage pour les exclus.

Selon de nombreux experts, le microcrédit devrait donc jouer un rôle d'amortisseur pour le chômage. Cette fonction n'est pas négligeable alors que, selon le Bureau international du travail (BIT), la crise devrait faire basculer jusqu'à 176 millions de travailleurs dans la pauvreté en 2009. "Le séisme financier actuel a montré comment les banques se sont échappées dans une bulle virtuelle, tandis que le microcrédit est, lui, relié à l'économie réelle", estime Maria Nowak, présidente, en France, de l'Association pour le droit à l'initiative économique (ADIE).

DEMANDE VIGOUREUSE AU NORD

Pour Mme Nowak, qui fut l'une des premières à importer en Europe cette forme de financement née dans les pays en développement, le recours au microcrédit pourrait concerner le Sud et le Nord. "Beaucoup de salariés se retrouvent à la rue du fait des nombreux plans sociaux, le travail indépendant se développe, nous le constatons en France, dit-elle. Le microcrédit permet aux chômeurs d'obtenir un premier revenu, il constitue, en temps de crise, un puissant levier d'insertion professionnelle et sociale."

La France n'est pas seule à percevoir l'intérêt de la microfinance. Aux Etats-Unis, la secrétaire d'Etat Hillary Clinton compte parmi ses plus fervents soutiens. Et, fait symbolique, le Bangladais Muhammad Yunus, considéré comme le père du microcrédit à travers sa fameuse Grameen Bank, vient d'y implanter ses premières agences.

Sébastien Duquet, directeur général de l'association PlaNet Finance, confirme que le marché va être porté par une demande vigoureuse dans les pays du Nord, notamment en Europe, où, "dans quelques mois, face au chômage, les gens reprendront leur bâton d'entrepreneur". Mais, estime-t-il, "la crise va aussi se traduire par un inévitable resserrement du crédit et une montée des taux de risques pour les institutions de microfinance, confrontées à la hausse des impayés ou au surendettement".

Le séisme actuel porte donc en germe des risques de contraction de l'offre. Les économistes se demandent ainsi dans quelle mesure les besoins supplémentaires pourront être satisfaits. Les grands soutiens financiers du microcrédit - banques, fonds d'investissement, donateurs privés et institutions financières internationales - sont fragilisés par la débâcle financière.

En réponse à ces interrogations, la Banque mondiale a annoncé, jeudi 5 février, la création, en coopération avec l'Allemagne, d'un fonds de 500 millions de dollars (390 millions d'euros) qui vise à soutenir les institutions de microfinance. L'Union européenne pourrait, elle aussi, renforcer ses dotations à la microfinance en Europe.

L'enjeu économique commence, de fait, à être bien perçu par les bailleurs internationaux et la classe politique. En 2007, plus de 100 millions de familles auraient bénéficié d'un microprêt. Pour Emmanuel de Lutzel, responsable de la microfinance chez BNP Paribas, il ne faut être "ni euphorique, ni catastrophiste : le secteur va continuer son bonhomme de chemin, comme ce fut le cas en 1997 lors de la crise asiatique". "Il y a 150 millions d'emprunteurs dans le monde, dit-il, mais 3 milliards de personnes vivant avec moins de 2 dollars par jour".

Marie-Béatrice Baudet et Anne Michel, avec Marie Delcas à Bogota
Un secteur en croissance annuelle de 30 %

Origine. En 1983, Muhammad Yunus, jeune professeur d'économie, crée la Grameen Bank au Bangladesh. En 1997, la première campagne internationale du microcrédit est lancée. En 2006, M. Yunus et son organisation reçoivent le Prix Nobel de la paix. La Grameen dispose de près de 1 400 succursales et travaille dans plus de 50 000 villages dans le monde.

Marché. Selon les études menées par PlaNet Finance, ONG fondée par Jacques Attali, le secteur du microcrédit connaît une croissance annuelle de 30 %. La demande potentielle est évaluée à 263 milliards de dollars (206 milliards d'euros). Près de 70 millions des clients de la microfinance vivent avec moins d'un dollar par jour.

Article paru dans l'édition du 07.02.09

L'Union européenne est responsable de 56 % des importations mondiales de chair de requin et de 32 % des exportations

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3244,50-1151687,0.html

Compte rendu
L'Europe veut mieux encadrer la pêche des espèces de requins menacées
LE MONDE | 06.02.09 | 15h47 • Mis à jour le 06.02.09 | 15h47
BRUXELLES BUREAU EUROPÉEN

La Commission européenne a présenté, jeudi 5 février, à Bruxelles, son premier plan d'action en faveur des requins. Une initiative rendue nécessaire par la destruction d'espèces qui jouent un rôle essentiel au sein des écosystèmes marins. "Aujourd'hui, l'homme représente une menace bien plus grande pour le requin que le requin pour l'homme", souligne Joe Borg, commissaire chargé des affaires maritimes et de la pêche.

La surexploitation des stocks a des conséquences directes : un tiers des espèces de requins est aujourd'hui menacé d'extinction. Les captures de requins et d'espèces apparentées - raies, pocheteaux, chimères... - sont en forte augmentation depuis vingt ans et atteignent 800 000 tonnes par an au niveau mondial. La flotte de l'Union européenne en pêche 100 000 tonnes par an, principalement en mer du Nord, dans l'Atlantique nord-est et dans les eaux norvégiennes. Les navires communautaires opèrent toutefois dans d'autres zones : Atlantique centre, océan Indien ou Pacifique.

Le requin est une denrée très prisée dans divers Etats membres, dont la France, l'Espagne, le Portugal, l'Italie, le Royaume-Uni et l'Allemagne. Les ailerons sont surtout exportés vers les marchés asiatiques. Le Royaume-Uni s'est spécialisé dans la capture en eaux profondes d'espèces qui fournissent l'huile de foie, dont est tiré le squalène, une substance utilisée en cosmétique. Le cartilage intervient dans la composition de spécialités médicales, la peau est utilisée en maroquinerie.

Au total, l'Union européenne est responsable de 56 % des importations mondiales de chair de requin et de 32 % des exportations. Les défenseurs de l'environnement dénoncent depuis longtemps le laxisme de la réglementation européenne, alors que les Etats membres ont, dans le cadre des Nations unies, adopté il y a dix ans déjà un plan d'action qu'ils étaient censés traduire en actes.

UN REGISTRE DES CAPTURES

Jusqu'à présent, les pêcheries visées par la législation européenne sont soit totalement déréglementées, soit gérées avec des quotas jugés très excessifs par les scientifiques. Quant au finning, la pratique qui consiste à couper les nageoires et à rejeter en mer le reste de l'animal, elle est en principe interdite... mais l'application du texte n'est que peu contrôlée.

Le plan d'action de Bruxelles cherche à pallier cette carence en développant la surveillance des bateaux battant pavillon européen, qu'ils pêchent en Europe ou ailleurs. Il vise également à limiter ou carrément interdire les activités dans les zones jugées sensibles pour les stocks menacés et à fixer des limites de capture. Il obligera aussi à la remise à l'eau des requins capturés en tant que "prises accessoires". Les espèces particulièrement vulnérables, dans certaines zones, bénéficieront de mesures spécifiques de protection. Les eaux peu profondes de l'Atlantique nord-est, jugées "hautement prioritaires", devraient notamment faire l'objet d'un programme pilote d'observation.

Globalement favorables au plan de la Commission, les associations de défense de l'environnement manifestent toutefois quelques réserves. Elles craignent, comme le Fonds mondial pour la nature (WWF), une mise en oeuvre trop tardive du plan, qui doit encore passer devant le Parlement et le Conseil européens.

D'autres associations exigent un registre obligatoire des captures, alors que Shark Alliance, une coalition de soixante organisations, réclame l'interdiction de tout prélèvement de nageoires en mer.

Jean-Pierre Stroobants
Article paru dans l'édition du 07.02.09

08/02/2009

La pollution de l'eau par les médicaments

Vous avez soif ? Buvez !

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/02/02/l-alarmante-pollution-de-l-eau-par-les-medicaments_1149551_3244.html

Enquête
L'alarmante pollution de l'eau par les médicaments
LE MONDE | 02.02.09 | 16h22 • Mis à jour le 02.02.09 | 16h22

Faut-il avoir peur de l'eau ? Celle qui coule dans les rivières et rejoint les océans ou les nappes phréatiques. Celle qui abreuve les cheptels et irrigue les cultures. Celle, même, que nous buvons au robinet...

En jetant l'anathème, début janvier, sur la pilule contraceptive, accusée d'avoir "des effets dévastateurs sur l'environnement", du fait des hormones relâchées dans la nature via les urines de ses utilisatrices, le Vatican cherchait le diable là où il n'est pas. Pourquoi excommunier la pilule, plutôt que les innombrables polluants - pesticides, détergents, solvants, hydrocarbures, métaux - qui souillent les cours d'eau ? De bonne ou de mauvaise foi, l'Eglise catholique n'en soulève pas moins un problème réel, dont commencent à se préoccuper scientifiques et autorités sanitaires : celui de la contamination des eaux par les résidus médicamenteux.

Des chercheurs canadiens de l'université de Montréal viennent ainsi de mettre en évidence, dans le fleuve Saint-Laurent, de faibles concentrations de molécules utilisées contre le cholestérol, l'hypertension ou le cancer. Une "pharmacie à ciel ouvert", rapporte Radio-Canada.

De nombreuses études, aux Etats-Unis, au Brésil, en Allemagne, en Italie, en Grande-Bretagne, en Finlande ou en France, décrivent des situations similaires. "La présence de traces de substances médicamenteuses ou de leurs dérivés a été largement établie à l'échelle mondiale, en particulier dans les eaux superficielles et souterraines, dans les eaux résiduaires, dans les boues des stations d'épuration utilisées en épandage agricole et dans les sols", souligne l'Académie nationale de pharmacie française dans un rapport rendu à l'automne 2008. Toutes les eaux sont contaminées, y compris celles "destinées à la consommation humaine". L'origine de cette pollution est double. Elle provient, d'une part, des urines et des selles humaines - ainsi que de celles des animaux de compagnie - évacuées dans les eaux domestiques, où se retrouvent aussi des médicaments non utilisés dont, malgré les systèmes de collecte, une partie est directement jetée dans les toilettes ou les égouts. Elle résulte, d'autre part, des rejets de l'industrie chimique et pharmaceutique, des élevages industriels d'animaux et des piscicultures - gros consommateurs d'antibiotiques et d'hormones de croissance -, mais aussi, paradoxalement, des hôpitaux.

Ces derniers, qui utilisent en grande quantité non seulement des médicaments, mais aussi des molécules de diagnostic et des réactifs de laboratoire, sont les principaux responsables de la dissémination de produits anticancéreux et radiopharmaceutiques, qui se retrouvent, avec les excréments des malades, dans leurs effluents. Une étude, conduite par l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset), a montré que des molécules anticancéreuses très actives, présentant "un danger potentiel pour la santé humaine et l'environnement", sont présentes "à des quantités non négligeables" dans les effluents hospitaliers, mais aussi en aval de la station d'épuration qui recueille ceux-ci.

Toutes les eaux d'évacuation, d'origine domestique, industrielle ou hospitalière, sont pourtant traitées - du moins dans les pays développés - par des stations d'épuration. Mais ces installations, qui éliminent les pollutions azotées, carbonées ou phosphorées, n'ont dans leur cahier des charges aucune obligation concernant les résidus médicamenteux. Ceux-ci ne sont que "partiellement" détruits, reconnaît une entreprise spécialisée dans la distribution et l'assainissement de l'eau.

Cette situation est due à des questions de coût et non de technique, puisqu'il existe des procédés de filtration ultrafine par des systèmes membranaires utilisés pour le dessalement de l'eau de mer, ou de piégeage par du charbon actif. Selon les classes de médicaments, l'efficacité du traitement des eaux usées varie de près de 100 % à... 0 %.

Ce sont donc des eaux chargées en traces d'antibiotiques, d'anticancéreux, d'analgésiques, d'antidépresseurs, d'anti-inflammatoires, d'hormones ou de bêta-bloquants qui retournent dans les ruisseaux, les rivières et les eaux souterraines, où ces molécules se diluent, sans toutefois disparaître. Si bien qu'elles se retrouvent ensuite dans les réseaux d'eau potable et à la sortie du robinet. Car les traitements de potabilisation, qui prennent en compte une soixantaine de paramètres, notamment microbiologiques, laissent eux aussi de côté les substances pharmaceutiques.

Quels sont les risques pour la santé humaine ? Les concentrations, indique l'Académie de pharmacie, peuvent atteindre plusieurs centaines de microgrammes (millionièmes de gramme) par litre dans les effluents et les eaux résiduaires urbaines, et quelques nanogrammes (milliardièmes de gramme) par litre dans les eaux superficielles, les eaux souterraines et les eaux de consommation.

Les quantités sont donc très inférieures à celles absorbées en cas de prescription médicale, qui sont de l'ordre de quelques dizaines ou centaines de milligrammes. Le problème est que les effets de l'ingestion régulière de faibles doses sur une longue période - toute une vie -, ainsi que du mélange des molécules dans un "cocktail thérapeutique" incontrôlé, sont aujourd'hui totalement inconnus. "Il n'existe pas de données permettant d'établir un lien de cause à effet entre ces résidus et des pathologies chez l'homme, mais il est légitime de se poser la question. Nous en sommes au stade de l'évaluation des risques sanitaires", commente Jean-Nicolas Ormsby, du département d'expertises en santé, environnement et travail de l'Afsset. On sait toutefois que, chez certains poissons, des substances médicamenteuses, en particulier hormonales, peuvent provoquer une altération des caractères sexuels, voire un changement de sexe.

Une surveillance s'impose, "notamment pour les populations les plus sensibles comme les enfants ou les femmes enceintes", estime l'Académie de pharmacie. Elle préconise, face à un "problème mondial", une véritable "politique de prévention".

Pierre Le Hir

Un marché pharmaceutique de 300 milliards d'euros :

La pollution médicamenteuse est d'abord une problématique de pays riches, ceux en développement ayant comme première préoccupation l'accès à l'eau potable. Sur un marché mondial estimé, en 2006, à 300 milliards d'euros, les Etats-Unis sont de loin les premiers consommateurs de médicaments (51 % du total), devant l'Europe (25 %) et le Japon (15 %). La France arrive au quatrième rang, derrière l'Allemagne. Les principales prescriptions, en chiffre d'affaires, concernent l'appareil cardio-vasculaire et le système nerveux. Certains pays du Sud sont aussi touchés par la contamination de leur environnement par des composés pharmaceutiques qu'ils produisent pour les pays industrialisés.

Article paru dans l'édition du 03.02.09

L’alimentation premier vecteur des maladies transmises de l’animal à l’homme

lu sur univers-nature.com :
30-01-2009

L’alimentation premier vecteur des maladies transmises de l’animal à l’homme

Le 20 janvier dernier, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) publiaient leur rapport annuel statuant sur les incidences des maladies transmissibles de l’animal à l’homme, pour l’année 2007. La participation de l’EFSA à ce bilan n’est certes pas un hasard, la principale voie de transmission de ces maladies étant due à l’alimentation.

Techniquement désignées par le terme de zoonoses, ces maladies infectieuses capables de franchir la barrière qui sépare l’homme de l’animal sont nombreuses et présentent des degrés de gravité variables. Variant considérablement d’un Etat membre à l’autre, elles évoluent au gré des avancées qui se font jour pour les combattre. Ainsi, alors que le nombre de cas d’infections à Salmonella chez l’homme diminuait en 2007, pour la quatrième année consécutive, les infections à Campylobacter conservèrent la palme, se plaçant en tête des maladies zoonotiques au sein de l’Union européenne.
Considérés comme la source bactérienne de gastro-entérite la plus courante dans le monde d’après l’OMS (1), les Campylobacter sont à l’origine de diarrhées, de crampes et de fièvre. Ils sont rarement fatals à l’homme, excepté dans le cas de personnes vulnérables tels les personnes âgées, les jeunes enfants ou les personnes atteintes de maladie grave comme le Sida.
Très fréquentes, les bactéries Campylobacter se retrouvent chez la plupart des animaux, qu'ils soient sauvages, d’élevages ou domestiques. Dès lors, elles se transmettent à l’homme via la consommation d’aliments d’origine animale, les viandes et les produits carnés pas assez cuits, de même que le lait cru, en étant les principaux agents contaminants. En 2007, les infections à Campylobacter représentèrent les maladies zoonotiques les plus fréquemment signalées chez l’homme dans l’UE. Ainsi, 200 507 cas en 2007 ont été recensés contre 175 561 cas en 2006, soit une hausse de 14,2 %.

A la faveur de mesures de contrôle renforcées tout au long de la chaîne alimentaire, le nombre d’infections à Salmonella a suivi une courbe inverse. En 2007, 151 995 personnes furent contaminées par cette bactérie contre 164 011 l’année précédente. Bien que susceptible d’infecter tout type de viande, la viande de porc et de volaille comptent comme les principaux aliments associés à Salmonella. Selon l’enquête menée, « au sein de l’Union européenne, une moyenne de 5,5 % de tous les échantillons de chair de volaille crue analysés ont révélé une infection à Salmonella ». Des œufs et certains de leurs produits dérivés se sont également avérés positifs. Mais l’origine de la contamination peut aussi prendre sa source dans des légumes verts contaminés au fumier. Provoquant des symptômes proches de ceux associés aux Campylobacter, les infections à Salmonella présentent chez l’homme un risque létal, notamment en cas d’importante déshydratation chez les enfants et les personnes âgées. Selon l’OMS, la salmonellose est à classer parmi « les toxi-infections alimentaires les plus courantes et les plus répandues ».

Si ces deux maladies restent prioritaires, une autre zoonose tend à susciter, sinon l’inquiétude, du moins une vigilance accrue. Bien que présentant un nombre de cas moindre que les infections à Campylobacter et à Salmonella, la listériose affiche un taux de mortalité élevé de 20 %. Touchant tout particulièrement les organismes faibles, elle peut s’avérer particulièrement dangereuse chez les femmes enceintes, provoquant des infections fœtales, des fausses couches et la naissance d’enfants mort-nés. Or, la présence de cette bactérie a été décelée, à une quantité supérieure au seuil de sécurité légal, dans des denrées prêtes à la consommation. Il s’agissait le plus souvent de poissons fumés, de produits à base de poissons ou réalisés à partir de viande et de fromages.

Si une attention particulière est accordée à ces trois types d’infections, le rapport n’étudie pas moins d’une dizaine de zoonoses. Sachant que certaines peuvent contenir jusqu’à 2 500 types différents à l’image de la Salmonella, on comprend aisément l’importance d’instaurer une surveillance rigoureuse à chaque étape de la chaîne alimentaire si l’on veut préserver celui qui se situe à son bout.

Cécile Cassier

1- Organisation Mondiale de la Santé

10:30 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : alimentation, infections

05/02/2009

La chimie omniprésente dans notre environnement

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/01/20/de-nouveaux-suspects-dans-la-feminisation-des-poissons_1144106_3244.html

De nouveaux suspects dans la "féminisation" des poissons
LE MONDE | 20.01.09 | 16h13 • Mis à jour le 20.01.09 | 16h27

La transformation sexuelle des poissons des rivières - des individus mâles deviennent femelles - ne résulte pas que de la présence d'hormones féminines (les oestrogènes) dans les effluents des stations d'épuration des eaux. Mais aussi de celle de substances antagonistes des hormones masculines (les androgènes). C'est la conclusion d'une étude de chercheurs britanniques mise en ligne le 7 janvier sur le site de la revue Environmental Health Pespectives.

La diminution du nombre de spermatozoïdes et de la fertilité observée chez l'homme comme les anomalies sexuelles constatées chez les poissons sont les conséquences plus que probables d'une exposition aux perturbateurs endocriniens. Ces substances peuvent être des hormones, des composées mimant leur action ou bien des molécules s'opposant à l'action hormonale.

Principale auteure de l'étude britannique, Susan Jobling (université Brunel, Uxbridge) indique que depuis 1998, la féminisation des poissons sauvages des rivières était principalement expliquée par l'exposition à des oestrogènes, d'origines humaine et animale, et plus accessoirement par diverses substances chimiques présentes dans les eaux épurées.

L'équipe de Susan Jobling avait montré en 2006 la "très forte corrélation entre le contenu en oestrogène des rivières britanniques et la féminisation des poissons sauvages". Cependant, des travaux chez le rongeur, un modèle plus proche de l'humain, indiquaient que ces anomalies résultaient plutôt d'action conjuguée des oestrogènes et des antiandrogènes.

"Nous avons montré que, d'un point de vue statistique, il est hautement vraisemblable que les antiandrogènes jouent un rôle dans la féminisation des poissons sauvages, explique Susan Joubling. Le poisson est ainsi pris entre deux feux... entre les oestrogènes et les antiandrogènes." Directeur du Groupe d'étude de la reproduction chez l'homme et les mammifères (Gerhm, Inserm U625, Rennes), le professeur Bernard Jégou salue "une étude très sérieuse, faite avec de bons outils par un groupe de chercheurs qui sont une référence internationale".

SAVONS ET DÉTERGENTS

Les chercheurs britanniques ont une idée des suspects possibles. "Beaucoup de produits chimiques d'usage courant sont des anti-androgènes. Il y a des médicaments prescrits contre le cancer de la prostate, des fongicides, des antibactériens, des parabens", énumère Susan Joubling. Elle rappelle que "ces deux derniers groupes chimiques sont omniprésents dans notre vie quotidienne : dans la nourriture, dans certains savons, des détergents, des dentifrices, des désinfectants et des cosmétiques. Il est vraisemblable que les antiandrogènes soient présents dans les rivières sous forme d'un cocktail de ces molécules, avec peut-être d'autres que nous ne connaissons pas encore. La priorité est d'identifier les coupables."

Paul Benkimoun
Article paru dans l'édition du 21.01.09

04/02/2009

Bouygues Telecom condamné à démonter des antennes relais

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/02/04/bouygues-telecom-condamne-a-demonter-des-antennes-relais_1150825_3224.html

Bouygues Telecom condamné à démonter des antennes relais
LEMONDE.FR avec AFP | 04.02.09 | 18h23 • Mis à jour le 04.02.09 | 18h38

La société de téléphonie mobile Bouygues Telecom a été condamnée par la cour d'appel de Versailles, mercredi 4 février, à démonter certaines de ses antennes relais installées dans le Rhône. Les antennes concernées sont celles de Tassin-la-Demi-Lune, et l'opérateur devra verser 500 euros par jour de retard. Cette condamnation a été décidée en application du principe de précaution, après des plaintes de riverains craignant pour leur santé.

Selon l'avocat des parties civiles, il s'agit d'une première en France. "Une jurisprudence est maintenant établie, toutes les antennes relais de Bouygues sont en sursis", s'est réjoui Me Forget. Bouygues devra également indemniser trois couples de plaignants pour exposition à un risque sanitaire, soit 7 000 euros par couple.

En première instance, l'opérateur avait été condamné à démonter l'installation dans un délai de quatre mois, sous astreinte de 100 euros par jour, et à verser 3 000 euros de dommages et intérêts à chacun des couples qui se plaignaient du risque sanitaire représenté par les antennes relais installées à proximité de leurs habitations depuis 2006 sur un pylône en forme d'arbre.

Bouygues avait alors interjeté appel de cette décision rendue le 18 septembre 2008 par la 8e chambre civile du tribunal de grande instance de Nanterre.

Pour en savoir plus :
L'intégralité du jugement rendu par la cour d'appel de Versailles, en PDF sur le site du Nouvel Observateur.

Enquête sur la face cachée de l'empire Bolloré

à lire sur MÉDIAPART :

Enquête sur la face cachée de l'empire Bolloré
02 fév 2009
Par Martine Orange

On dit Vincent Bolloré à l'affût de tout, des médias, des télécoms, des coups financiers. Pourtant, son groupe ne semble pas de taille à mener de telles batailles. Il pèse à peine six milliards d'euros de chiffre d'affaires. D'où tire-t-il alors cette puissance? Derrière le groupe Bolloré officiel, il y a un autre groupe plus caché. Héritage de l'empire Rivaud, il continue à prospérer au travers d'un écheveau de sociétés discrètes, dont certaines au Luxembourg. Premier volet de notre enquête sur la face cachée de l'empire Bolloré.

Ce qui s'est passé à St-Lô lors de la visite de SARKOZY

Message reçu :

> J'ai toute ma famille en Basse-Normandie, donc pas loin de St-Lo, voila ce que je viens de recevoir d'un collègue...

>XXX


> Bonjour, pour ceux qui ne sont pas encore au courant, notre cher président est venu nous rendre visite à Saint-Lô. Je faisais parti des enseignants qui ont profité de sa venue pour lui signifier notre désaccord quant à la suppression des RASED. Les intentions des manifestants étaient pour le moins pacifiques mais celles de M. Sarkosy un peu moins. Ce qui s'est passé ce lundi est tout simplement scandaleux . Je vous transmet une lettre écrite par une collègue également présente lundi et qui résume bien la situation. Libre à vous de la lire ou non. Je confirme que tout ce qui est dit dans ce courrier est vrai, j'y ai moi-même assisté, et je peux vous dire que la lacrymo, ça pique!!! Petit détail manquant dans la lettre: les médias accusent les manifestants d'avoir cassé une vitrine, ce sont en fait les CRS qui l' ont cassée en voulant frapper un jeune lycéen. Voilà, bonne lecture.

>
> > > > Bonjour à tous. Je tenais à vous signaler plusieurs faits alarmants dont vous devez déjà être au courant. J'ai bien reçu la lettre de l'enseignante de l'école Calmette et Guérin.....Et beaucoup d'autres personnes aussi, car elle a déjà eu des soucis suite à ses écrits !!! Il serait bon de s'assurer que ces suites ne la desservent pas !!!! si cela n'est pas déjà fait !
> D'autre part, les enfants de la classe "choisie" pour recevoir la visite de M. Sarkozy a reçu depuis une semaine les visites du préfet, de la police, etc. On leur a demandé d'apprendre à se lever convenablement en posant la main droite sur leur bureau... Et en disant « Bonjour M. le Président » !!!! Un membre de ma famille fait partie de cette classe... De plus, comme vous le stipulait la lettre de l'enseignante, des travaux demandés depuis des mois, ont été réalisés très rapidement en une semaine... Mais uniquement sur le « chemin » très balisé de M. le Président !!!!! Ma sœur, dont l'enfant était scolarisé dans cette école, n'a pas pu se mettre derrière la barrière de l'école pour l'arrivée du président. Elle a été bloquée en bas de l'immeuble attenant à l'école et n'a pas pu faire trois pas vers l'école. Elle a aussi voulu faire descendre une banderole, avec les habitants du quartier et parents d'élèves le long de l'immeuble ; et les CRS ont demandé à une voisine quelques étages plus bas de la couper ! De plus, la commissaire de police est venue saisir violemment ma sœur par le bras, pour l'empêcher de siffler ! Ce dernier avait ordonné de ne pas voir de manifestants sur son chemin ! Arrivés à 8 h 30... nous nous sommes dirigés vers le boulevard de la Marne où nous attendaient CRS, gendarmes mobiles bottés et casqués et camion anti émeutes ! Impossibilité de passer alors que des accords avaient été conclus avec la préfecture sur le déroulement de la journée, et tout a été systématiquement bafoué !!!!!!!!! 500 CRS !!!! A défaut de nous voir, il nous a entendus !!!!!! Je tenais à signaler l'aspect très violent des forces de l'ordre, qui affichent partout au sein de leurs locaux qu'ils sont présents afin d'assurer notre sécurité avant tout ! En effet, place de la Licorne, une personne âgée a été bousculée par les CRS sous les yeux de lycéens qui se sont empressés de la secourir !!! Les CRS sont passés en bousculant tout le monde, y compris femmes et enfants, alors qu'il n'y avait aucune raison de s'inquiéter et aucune manifestation de violence, sauf la leur ! Un enseignant qui parlait avec les lycéens afin de les calmer face à l'agressivité des CRS s'est fait matraquer en se retournant... Tout mouvement d'une personne étant considéré comme dangereux ?????????!!!!!!!! Je suis sidérée, choquée ! Jamais auparavant, je n'ai assisté à une telle vague d'extrémisme ! C'est très important que nos jeunes, qui sont restés calmes et respectueux, aient été présents ! Témoins ! Vous rendez vous compte que deux d'entre eux se sont faits mettre à terre, puis embarquer au commissariat de police alors qu'ils n'avaient rien fait !!!! Tout cela est très inquiétant et nous constatons, encore une fois, que M. le président fait ce qu'il veut ! La mobilisation doit être très importante, et au sein de tous les corps de métiers ! Nous nous devons de protéger nos enfants de cette montée en puissance de la dictature sarkozienne !!!! Et lorsque le peuple est dans la rue, M. le Président peut mettre 500 CRS pour l'empêcher de manifester, il est là et manifeste !!!! C'est un de nos droits qui a été bafoué hier ! Comme beaucoup d'autres actuellement ! Y compris le droit à l'éducation pour nos enfants ! Je signale, pour en terminer avec ce courrier, que des groupes ont été constitués sur le net, afin de repérer les personnes « dérangeantes »pour le gouvernement ,et surveiller leurs conversations et mails. Les derniers mots du président lors de son discours à Saint-Lô : « N'ayez pas peur du changement, n'ayez pas peur de la crise, n'ayez pas peur de l'avenir » !!!!! Commentaires de M. Digard dans le Ouest-France du13 janvier : « C'était un honneur pour la ville d'accueillir le premier personnage de l'état. Mais c'est de la très haute tension... Quant aux manifestations, je reconnais que l'on puisse ne pas être d'accord et l'exprimer, mais dans le respect de la fonction incarnée par le président de la république ». Nous sommes restés respectueux, mais notre droit à la manifestation n'a pas été respecté ! Nous voulons une égalité dans l'enseignement et les moyens nécessaires afin d'atteindre les objectifs espérésŠ Combien a coûté ce déplacement de M. Sarkozy ? Quant au déploiement des forces de l'ordre... Cet argent dépensé pourrait aider tant d'écoles, de collèges et lycées !!! Voilà ce que je tenais à écrire après être allée manifester hier ! Nous sommes beaucoup à être en état de choc... Je diffuse ce mail à tout mon carnet d'adresses, ainsi que les vôtres car tous ces faits sont des atteintes à la liberté et aux droits de l'homme !
> I.L

14:15 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : démocratie

03/02/2009

FRONT COMMUN A GAUCHE POUR UNE AUTRE EUROPE ET UNE ALTERNATIVE AU CAPITALISME. Meeting unitaire à FRONTIGNAN

Les politiques de l’Union Européenne ont sur nos vies des effets désastreux (chômage, précarité pauvreté croissante, inégalité des chances, perte de souveraineté nationale...). Elles contribuent à la crise globale du capitalisme mondialisé que nous subissons.
Rompre avec cette logique destructrice et vaincre la crise s’impose partout en France, en Europe, dans le monde.
Commencer à construire de nouvelles fondations pour l’Union Européenne et ouvrir de nouvelles perspectives est plus que jamais à l’ordre du jour.

Inventons une Europe sociale et écologique, démocratique et égalitaire, de paix et de coopération et non de concurrence, pour éviter la catastrophe écologique et sociale qui menace.
Cela suppose l’émergence d’un projet reposant sur un autre mode de développement, au service des besoins des peuples et non des profits.
Ce projet alternatif proposera (entre autres) :
- Une réorientation globale des choix économiques et sociaux.
- Le développement et la démocratisation des services publics.
- L’instauration d’un bouclier social protégeant les salariés et l’ensemble du monde du travail.
- L’égalité des droits pour les résidents en Europe.
- D’autres rapports avec le Sud, sur la base de coopérations équitables.
- Une autre action sur la scène internationale. Sortie de l’OTAN. Le refus d’envisager la guerre comme mode
de règlement des conflits sera en particulier affirmé (Gaza, Darfour, Afghanistan).

De nombreux citoyens et citoyennes, non organisés, ou membres de partis politiques, de syndicats, d’associations, de collectifs, souhaitent empêcher que soient renvoyés aux oubliettes de l’histoire, le « non » français au Traité Constitutionnel du 29 mai 2005 ainsi que les votes des peuples hollandais et irlandais.
Refusant le Traité de Lisbonne et l’Europe antidémocratique de l’argent-roi, ils prônent la construction d’une Europe anti-libérale et veulent être associés à sa construction.

C’est ce qu’ont exprimé 150 d’entre eux, le 16 décembre 2008 à Montpellier, lors d’un débat autour du thème « Quelle Europe voulons-nous ? », initié par le collectif départemental « Pour une Autre Europe », à la suite de l’Appel Politis.

C’est ce qu’ils exprimeront le 5 février prochain à FRONTIGNAN

(19h30, Salle de l’Aire; voir les indications sur : http://partidegauche34.midiblogs.com/ ; lien ci-contre)

au meeting unitaire national, décentralisé
« Front de Gauche pour Changer l’Europe »,
avec la participation de Jean-Luc Mélenchon (PG), Francis Wurtz (PCF), Denis Sieffert (Politis),
Jacques Nikonoff (M’PEP), un représentant des Alternatifs, des CUALS et du MRC.

L’action commune dans la diversité est engagée dans notre département. Elle se poursuivra dans les mois qui viennent avec des initiatives nouvelles (Jeudis pour une autre Europe, réunions citoyennes par secteur géographique).

Tout appelle aujourd’hui les forces de transformation sociale et écologique à s’unir et à lutter pour une alternative au capitalisme en crise et à faire front commun aux Elections Européennes de juin 2009.

Collectif pour une autre Europe.

Alternatifs, Appel Politis, CUALS, Mars, MPEP, MRAP, MRC, PCF, PG.