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31/03/2009

A Madagascar, la seule crevette d'élevage bio du monde ? Vraiment ?

lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/03/31/a-madagascar-la-seule-crevette-d-elevage-bio-du-monde_1174697_3244.html#ens_id=1174789

LIRE AUSSI LE COMMENTAIRE SUIVANT LA NOTE.

Reportage
A Madagascar, la seule crevette d'élevage bio du monde
LE MONDE | 31.03.09 | 15h58 • Mis à jour le 31.03.09 | 19h38
AMPAPAMENA (MADAGASCAR) ENVOYÉ SPÉCIAL

Vincent Amirault est un peu stressé. "Avant, on utilisait plein de produits chimiques pour soigner les crevettes malades. Aujourd'hui, avec le label Agriculture biologique, on n'en a plus le droit. Alors il faut constamment surveiller pour anticiper."

Autour du directeur de la ferme aquacole de la société OSO (Overseas Seafood Operations) située dans le nord-ouest de l'île de Madagascar, quarante bassins de dix hectares dans lesquels les crevettes biologiques grossissent pendant environ six mois. L'entreprise malgache s'est installée en 2001 sur ces espaces émergés entourés de mangroves. A quelques kilomètres de la réserve de l'Ankarana, ce site de 3 500 hectares, qui emploie jusqu'à 900 personnes, devient une île artificielle lors de la saison des pluies. Cette ferme est aujourd'hui la seule au monde à produire une crevette certifiée biologique.

Pour résister aux géants aquacoles d'Amérique latine et d'Asie du Sud-Est, la filière crevettière malgache, qui génère un chiffre d'affaires de 100 millions d'euros par an, a choisi de parier sur la qualité. Le numéro un du secteur, Unima, a décroché un label rouge - attestant la qualité de ses produits - en 2004. Son principal concurrent, OSO, a obtenu des autorités françaises la création d'un label Agriculture biologique (AB) pour la crevette en 2007.

"Avec nos 6 000 tonnes annuelles de crevettes, on ne représente même pas 1 % de la production mondiale. Alors nous devons viser la niche du haut de gamme pour survivre à l'actuelle crise de surproduction", résume Claude Brunot, président du Groupement des aquaculteurs et pêcheurs de crevettes de Madagascar.

En longeant les bassins au volant de son pick-up, Eric Douheret, le directeur du site OSO, le reconnaît : "C'est le label AB qui nous sauve, même si c'est extrêmement contraignant." Toute la chaîne de production a dû se plier aux règles du bio. Les fertilisants sont d'origine naturelle, à l'image de l'engrais, à base de farine de plumes.

"LA SALLE DES AMOURS"

Les aliments, comme la farine de poisson, sont garantis sans organismes génétiquement modifiés (OGM). Dans les bassins, pas plus de dix crevettes au mètre carré. La nouvelle station d'épuration limite les rejets.

"Avec le label AB, mon personnel a 25 % de travail en plus, estime René Bemanantsara, directeur adjoint de l'écloserie. Nous avons dû augmenter le nombre de reproductions, car le passage de traitements curatifs à une logique préventive a entraîné une baisse du taux de survie des larves." Dans la "salle des amours", plongée dans la pénombre, il observe chacune des cuves pour s'assurer du bon déroulement des accouplements. Puis vérifie au microscope, comme plusieurs fois par jour, l'état de santé des larves.

Ces contraintes ont un coût : huit euros le kilo en moyenne pour mettre en boîte les gambas OSO, soit deux à trois euros de plus que pour une crevette standard. "En 2008, nous avons augmenté nos ventes de 32 %", se réjouit cependant Mathias Ismail, directeur opérationnel du groupe OSO, qui produit désormais 1 600 tonnes de crevettes par an, essentiellement à destination de l'Europe et de la France.

Les effets de la crise commencent toutefois à se faire sentir. Premier producteur de crevettes d'élevage à Madagascar (avec 4 500 tonnes en 2008), le groupe Unima est confronté à des difficultés : depuis plus d'un an, l'une de ses deux fermes a dû provisoirement fermer ses portes. "Le marché de la crevette de qualité n'est pas extensible, surtout en période de crise", rappelle Amyne Ismail, son directeur général, qui a conclu un partenariat avec le Fonds mondial pour la nature (WWF). D'ici quelques semaines, OSO et Unima devraient rendre public le bilan carbone de leurs fermes.

Sébastien Hervieu

L'élevage fournit la moitié de la production mondiale :

L'élevage des crevettes:
Né au début des années 1980 pour répondre à la demande des pays occidentaux, l'élevage est principalement concentré en Asie (Chine, Thaïlande, Indonésie, Vietnam) et en Amérique latine (Brésil, Equateur). Les élevages y sont intensifs : on atteint parfois des densités de 200 crevettes au mètre carré.
La production mondiale:
La moitié de la production mondiale de crevettes provenait de l'élevage en 2008, soit près de 3 millions de tonnes.

Article paru dans l'édition du 01.04.09
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Je trouve intéressant de joindre ce commentaire
écrit par : Xavier | 03.04.2009
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Comment des journalistes peuvent-ils écrire cela????

Des crevette sont certifiées bio depuis 1999 en Indonésie, Équateur, Viêt Nam, Inde, Bangladesh, Thaïlande, Brésil... je travaille moi même sur la mise en place d`un projet de crevettes bio dans le sud Viêt Nam. Je travaille sur le projet du Bangladesh depuis 2006 !

Pour info, jusqu`en 2007 OSO utilisait des métabisulfites après la récolte de leurs crevettes certifiées Bio... ce produit est utilisé pour éviter les nécroses au niveau de la carapace (tête, branchies) et ces produits sont toxique pour l'environnement.... bravo le bio !
Depuis 2007 je ne sais pas si AB a retiré l`autorisation de ce produit.
Mais bizarement nous n`avons pas accès aux standards AB pour les crevette sur internet...

De plus, ces crevette sont alimentées... de l`aliment bio peut-être mais aliment quand même ... importation des matières premières et transformation sont sources de pollution car utilisation d'énergie !

Au Viêt Nam comme au Bangaldesh ou en Indonésie, les crevettes sont produites sans ajout d'aliment industriel !!! les feuilles des arbres, des algues ou tout autre plante aquatique suffisent!!

Messieurs les journalistes..... renseignez-vous un peu avant d'écrire ce genre d`article... à moins que vous ayez des actions chez OSO..???

Xavier

30/03/2009

Trop de pesticides dans les aliments

lu sur :
http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/

Trop de pesticides dans les aliments
Le Mouvement pour le droit et le respect des générations futures (MDRGF), et le réseau Action citoyenne pour les alternatives aux pesticides (ACAP), organisent la 4e édition de la "Semaine sans pesticides". D'après une étude réalisée par la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), 45% des fruits et légumes contiennent des pesticides, et 7,2% dépassent les limites autorisées par la Commission européenne. D'après Le Monde, le ministère de l'Agriculture a annoncé en septembre un plan baptisé "Ecophyto", qui prévoit une réduction "si possible" de 50% des pesticides dans l'agriculture d'ici à 2018. Le quotidien indique que des études montrent régulièrement des liens entre pesticides et cancer.

Monde [Le] , 28/03/2009
(voir : http://www.lemonde.fr/aujourd-hui/article/2009/03/27/nos-aliments-ont-trop-de-pesticides_1173367_3238.html )

Compte rendu
Nos aliments ont trop de pesticides
LE MONDE | 27.03.09 | 16h33 • Mis à jour le 28.03.09 | 17h59

Collectivités locales, entreprises... se mobilisent depuis le 20 mars jusqu'au 30 mars contre les pesticides, dénonçant leur impact sur l'environnement et la santé, dans cette 4e édition de la "semaine sans pesticides", organisée par le Mouvement pour le droit et le respect des générations futures (MDRGF) et le réseau Action citoyenne pour les alternatives aux pesticides (ACAP). Le constat est édifiant : la France est le premier consommateur européen de pesticides, et troisième mondial, avec 76 000 tonnes épandues en 2008.

Le terme de pesticides recouvre "trois types de substances : les herbicides ou désherbants (contre les mauvaises herbes), les fongicides (contre les champignons et les moisissures) et les insecticides", indique l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset). Sous chacune de ces appellations, on retrouve des familles chimiques différentes. Les pesticides sont majoritairement employés dans les exploitations agricoles, mais aussi dans les espaces verts, les forêts, les maisons...

D'où une présence dans la plupart des aliments : 45 % des fruits et des légumes contiendraient ces substances chimiques, selon la dernière étude réalisée par la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) ; 58,7 % des légumes ne contiennent pas de résidus, selon cette étude. Mais 7,2 % dépassent la LMR (limite maximale de résidus), la concentration maximale de résidus de pesticides légalement tolérée. Fixé par la Commission européenne, le taux de LMR est calculé de façon assez complexe pour chaque type de molécules. Pour les légumes, le dépassement de ces taux concerne essentiellement les poivrons, piments, tomates, poireaux, laitues et épinards. S'agissant des fruits, 29,7 % ne contiennent pas de résidus, mais 8,5 % ne sont pas conformes, dépassant le taux de LMR. Les plus touchés sont les fraises, les mandarines et les raisins... "Plus le temps de stockage est long, plus les produits contaminés migrent de la peau vers le fruit", explique François Veillerette, président du MDRGF. La pomme peut être contaminée jusqu'à 5 millimètres sous la peau du fruit, ajoute-t-il.

LA VOIE ROYALE

Alors comment faire pour les éliminer ? En lavant les fruits et légumes. Il vaut mieux cuire à la vapeur qu'à l'eau. Pour les aliments comme le chou, la laitue,... il est préférable de retirer les feuilles externes et le trognon. L'épluchage réduit beaucoup les risques, mais retire aux aliments certaines de leurs vertus nutritionnelles.

Quelles sont les alternatives ? "Manger bio reste la voie royale", selon M. Veillerette. D'autres moyens de production existent, comme l'agriculture raisonnée, ou les systèmes de production intégrés, entre l'approche conventionnelle et l'agriculture biologique. "Les producteurs de légumes se sont engagés avec l'INRA pour favoriser ces systèmes de production", indique Philippe Lucas, directeur de recherche à l'INRA.

Il y a un début de mobilisation. Le plan Ecophyto, annoncé en septembre par le ministre de l'agriculture, prévoit la réduction "si possible" de 50 % de pesticides en agriculture d'ici à 2018. Point positif, l'utilisation de pesticides a été réduite de 90 % depuis quinze ans dans les espaces verts parisiens. Certaines communes ont entamé des démarches vers le zéro pesticide.

Toutefois, les études ne cessent de montrer les liens entre pesticides et cancer, sans parler des effets sur la fertilité, le système endocrinien, explique André Cicollela, porte-parole du Réseau environnement santé (RES), qui demande un "plan environnement cancer". "Mais la voie alimentaire n'est pas la principale exposition aux pesticides", rappelle Jean-François Narbonne, professeur de toxicologie à Bordeaux-I.

Sur le Web :
- www.semaine-sans-pesticides.fr ;
- www.acap.net ;
- www.mdrgf.org ;
- www.afsset.fr.

Pascale Santi

Une étude montre que l'air des crèches est pollué

L'air que respirent nos enfants est pollué, révèle une étude de l'Association santé environnement France (ASEF), présentée jeudi 26 mars. L'association a analysé pendant une semaine l'air de neuf crèches en France. Les résultats des mesures de benzène, formaldéhyde et phtalates "sont préoccupants", indique Patrice Halimi, de l'ASEF. "La pollution de l'air intérieur est un vrai sujet", a réagi Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat à l'écologie.

14:48 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pesticides, chimie, santé

26/03/2009

LA FRANCE , ÉTAT POLICIER (2)

voir aussi la note du 25/03/2009.

lu sur :
http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2009/03/26/quatre-journalistes-convoques-par-la-police-apres-la-diffusion-d-une-video-de-sarkozy-hors-antenne_1172723_3236.html

Quatre journalistes convoqués par la police après la diffusion d'une vidéo de Sarkozy hors antenne
LEMONDE.FR avec AFP | 26.03.09 | 10h11 • Mis à jour le 26.03.09 | 10h11

Le directeur du site Rue89, Pierre Haski, et le journaliste Augustin Scalbert sont convoqués par la police après une plainte de France 3, à la demande de l'Elysée, concernant la diffusion sur Internet de propos tenus hors antenne par Nicolas Sarkozy, le 30 juin 2008.

Le parquet de Paris avait ouvert dans la foulée une enquête préliminaire, confiée à la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP). Au moins deux journalistes de France 3 sont eux aussi convoqués à la BRDP.

Cette convocation, fixée au 1er avril, fait suite à une plainte déposée le 8 juillet par France 3 pour "vol, recel et contrefaçon" après la diffusion sur Internet, en particulier sur Rue89, d'une vidéo montrant Nicolas Sarkozy hors antenne, avant un passage au journal "19/20" le 30 juin, a précisé Me Antoine Comte. "On a donné une information légitime sur la personne du président de la République dans l'exercice de ses fonctions. Il y a des informations dans cette séquence qui sont intéressantes sur le personnage qu'il est et cela fait partie du droit à l'information", indique Pierre Haski.

Sur cette vidéo, M. Sarkozy semblait irrité parce qu'un technicien de France 3 ne lui avait pas rendu son salut avant l'interview. Il avait également demandé au journaliste de France 3 Gérard Leclerc combien de temps il était resté "au placard". France 3 avait immédiatement lancé une enquête interne et "condamné avec la plus grande fermeté le piratage des images tournées pendant la mise en place de l'édition spéciale du 19/20".

Dans un communiqué, Reporters sans frontières (RSF) a "dénoncé l'escalade judiciaire concernant des affaires liées à la notion de protection des sources". Rappelant que Nicolas Sarkozy avait "promis de renforcer la protection des sources", RSF souligne que "les procédures engagées contre des journalistes pour leur demander de révéler l'identité de leurs sources ne cessent d'augmenter".

La pollution de l'air dans les crèches en question

lu sur :
http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/

La pollution de l'air dans les crèches en question
Selon une étude menée par l'Association Santé Environnement (ASE), l'air que les enfants respirent à l'intérieur des crèches est nettement pollué. Sur les neuf crèches examinées par l'association, les deux tiers présentaient des traces de benzène à des seuils « préoccupants » selon l'OMS et 5 d'entre elles dépassaient la valeur toxicologique dangereuse pour les formaldéhydes. L'ASE conseille aux gestionnaires de crèches de recourir à des matériaux écologiques pour leurs établissements et d'installer les crèches le plus loin possible des grands axes de circulation. La secrétaire d'État à l'Écologie, Chantal Jouanno, doit présenter prochainement un projet de loi pour lutter contre les polluants intérieurs.

Aujourd'hui en France , 26/03/2009
(voir : http://www.leparisien.fr/societe/l-air-des-creches-trop-pollue-26-03-2009-455097.php )

le CRUISER interdit en Allemagne reste autorisé en France

lu sur :
http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3664

24-03-2009

Procès insecticide Cruiser : le fabricant gagne face à FNE

Les semis de maïs vont commencer d’ici quelques semaines et une décision de justice annonce un démarrage bien peu encourageant pour le plan Ecophyto 2018. Lancé à la fin de l’année dernière, ce plan d’action visait à réduire de 50 % l’utilisation des pesticides d’ici les dix prochaines années (*). Mais ce lundi, qui plus est, en pleine « semaine sans pesticide » (1), le Conseil d’Etat vient de rejeter la requête de France Nature Environnement (FNE) pour le retrait de l’autorisation de l’insecticide Cruiser (2). De plus, FNE a été condamnée à verser la somme de 3 000 € à la société Syngenta, multinationale productrice de cet insecticide.

Plutôt enclin à la concertation, FNE s’étonne d’une telle sévérité qui, on peut le reconnaître, frise le ridicule quand une association de bénévoles se voit contrainte à rembourser les frais de procédure d’un leader mondial de l’agro-industrie. Si Jean-Claude Bévillard, secrétaire national de FNE en charge des questions agricoles, précise que l’association n’entend pas durcir ses positions suite à cette décision et va poursuivre ses actions en collaborant avec tous les acteurs, il reconnaît que « devant une telle manière de faire, personne ne va y gagner ». Nous serions, semble-t-il, encore loin d’une progression intelligente vers la réduction des pesticides et les procédures en justice révèlent toujours les blocages et les pressions existants.

Cette décision du Conseil d’Etat soulève de nombreuses inquiétudes. Tout d’abord, un problème d’harmonisation des mécanismes à l’échelle européenne. Substance d’enrobage destinée à protéger les semences de maïs contre les larves de taupins, le Cruiser a d’abord été utilisé en Allemagne, ce qui ouvrait une autorisation de droit dans les autres pays de l’Union, suivant la procédure de reconnaissance mutuelle. La France suivait. Mais quand la même Allemagne suspendait l’utilisation de ce pesticide en mai 2008, le ministère français, quant à lui, renouvelait l’autorisation en l’accompagnant de quelques recommandations d’usages (**). Devant la demande de retrait du Cruiser portée par FNE, pour le juge, la suspension allemande ne peut constituer un argument. Dans son ordonnance, la Cour admet l’intervention des producteurs de maïs (3) qui stipule « qu’il n’y a pas d’urgence » à suspendre l’autorisation et que « les risques de dissémination lors des semis ont été pris en compte », conformément aux recommandations de l’Afssa (4).
Sur ce dernier point, pour Jean-Claude Bévillard, dans la précipitation « les dispositifs techniques pourraient vraisemblablement être incomplètement mis en œuvre ». En effet, des systèmes de déflecteurs doivent être installés lors du semis afin de limiter les disséminations de poussières, mais le chargé des questions agricoles de FNE s’interroge sur l’application de ces mesures concrètes sur le terrain.
Si l’impact des poussières de Cruiser sur l’environnement, tout spécialement chez les abeilles, semble ne plus être contesté par les autorités sanitaires, un encouragement pour développer les alternatives aurait peut-être été plus judicieux qu’une parade technique dont l’opérationnalité est encore douteuse.

Elisabeth Leciak

1- Voir notre dossier "Homme, nature et pesticides" et le site de la semaine sans pesticides.
(voir : http://www.univers-nature.com/dossiers/pesticides/index.html
- et : http://www.semaine-sans-pesticides.fr/)
2- FNE appelle à une signature massive de sa pétition contre le Cruiser (http://www.fne.asso.fr/fr/actualites/petitions.html) , qui sera adressée au Ministre de l’agriculture à la fin de la semaine.
3- Association générale des producteurs de maïs (AGPM), syndicat des établissements de semences agrées pour les semences de maïs (SEPROMA), fédération nationale de la production des semences de maïs et de sorgho (FNPSMS)
4- Agence française de sécurité sanitaire des aliments

(*) voir : http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3353
(**) voir : http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3515

La pollution de l'air par les particules fines issues des moteurs Diesel

Voir aussi la note du 23/03/2009

lu sur :
http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3666

25-03-2009

Particules fines, ne plus se retrancher derrière les pics

L’Afsset (1) vient de publier un rapport et un avis d’expertise sur la pollution de l’air par les particules fines et son impact sur la santé. Ces travaux font suite aux demandes, en août 2007, de la Direction générale de la santé et de la Direction de la prévention des pollutions et des risques. Les deux Directions exprimant, entre autres, les besoins de :
- procéder à une évaluation des risques sanitaires, en particulier pour les populations sensibles, des différentes composantes de la pollution particulaire;
- disposer d'un avis, tenant compte des connaissances les plus récentes, relatif à des seuils, pertinents sur le plan sanitaire, d'information et de recommandation du public pour les particules dans l'air ambiant.

Parmi les principaux résultats des expertises, l’Afsset indique que des effets indésirables des particules dans l’air ambiant sur la santé humaine existent aussi bien en relation à des expositions ponctuelles qu’à des expositions chroniques. L’Agence précisant qu’il « n’est pas possible d’observer un seuil de concentration en particules en deçà duquel aucun effet sanitaire ne serait constaté ».
Il apparaît que l’impact sanitaire prépondérant n’est pas lié aux quelques pics de concentration annuels mais à des expositions répétées à des niveaux de concentrations modérées. A titre d’illustration, les données épidémiologiques du Programme de surveillance air et santé de l’Institut de veille sanitaire indiquent que, pour l’agglomération parisienne sur l’année 2004, 97 % de l’impact sanitaire court terme (décès anticipés) associé aux particules étaient attribuables à des niveaux de PM10 (2) inférieurs à 50 μg/m3 et seulement 3 % à des niveaux supérieurs à 50 μg/m3.
En conséquence, l’Afsset estime que : « L’abaissement de la valeur moyenne de la concentration particulaire sur le long terme amènerait à un bénéfice sanitaire plus important qu’une stratégie de gestion focalisée sur les pics journaliers ». Ainsi, d’un point de vue strictement sanitaire, la priorité devrait être donnée à l’abaissement des niveaux moyens des concentrations de particules.

Ce rapport et cet avis de l’Afsset illustrent l’insuffisance de politiques trop souvent basées sur la communication et la prévention liées aux pics de pollution ; politiques qui, de fait, masquent une réalité quotidienne de mauvaise qualité de l’air bien plus difficile à endiguer.

Michel Sage

1- L’Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) est un établissement public administratif de l’Etat placé sous la tutelle des ministres chargés de la santé, de l’écologie et du travail. L’Afsset a pour mission de contribuer à assurer la sécurité sanitaire dans le domaine de l’environnement et du travail et d’évaluer les risques sanitaires qu’ils peuvent comporter.
2- PM10 Particules en suspension dans l'air, d'un diamètre aérodynamique médian inférieur à 10 μm.

25/03/2009

LA FRANCE , ÉTAT POLICIER

lu sur :
http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/03/25/ce-que-contient-le-dossier-d-instruction-de-l-affaire-tarnac_1172333_3224.html

Ce que contient le dossier d’instruction de l’affaire Tarnac
LE MONDE | 25.03.09 | 13h52 • Mis à jour le 25.03.09 | 17h41

L'ensemble atteint déjà la hauteur de sept à huit Bottin. Le dossier de l'affaire Tarnac, que Le Monde a pu consulter, près de mille pièces et procès-verbaux numérotés, peut être scindé en deux. D'un côté, sept mois de filatures, d'écoutes, dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte le 16 avril 2008; de l'autre, quatre mois d'instruction, toujours en cours depuis la mise en examen, le 15 novembre 2008, de neuf personnes accusées de terrorisme et pour certaines, de sabotage contre des lignes SNCF en octobre et en novembre 2008.

Bertrand Deveaux, 22 ans, Elsa Hauck, 24 ans, Aria Thomas, 27 ans, Mathieu Burnel, 27 ans, puis Gabrielle Hallez, 30 ans, Manon Glibert, 25 ans, Benjamin Rosoux, 30 ans, et Yildune Lévy, 25 ans, ont tous, depuis, recouvré la liberté sous contrôle judiciaire. Seul, Julien Coupat, 34 ans, considéré comme le chef, reste incarcéré.

Le dossier a beau être dense, il ne contient ni preuves matérielles ni aveux, et un seul témoignage à charge, sous X, recueilli le 14 novembre. Les rares confidences lâchées lors des gardes à vue ont été corrigées depuis. "Ils [les policiers] ont tout fait pour me faire dire que Julien Coupat était un être abject, manipulateur", affirme le 22janvier Aria Thomas à Yves Jannier, l'un des trois juges instructeurs du pôle antiterroriste. "Pour que les choses soient claires, poursuit-elle, je n'ai jamais pensé, ni cru ou eu le sentiment que Benjamin Rosoux ou Julien Coupat soient prêts à commettre des actes de violence." Suit cet échange, le 13février, entre le juge Thierry Fragnoli et Julien Coupat, dépeint par le témoin sous X comme un «gourou quasi sectaire», enclin à la violence politique.

"UNE ESPÈCE DE CHARLES MANSON DE LA POLITIQUE"

– Le juge: "Pensez-vous que le combat politique puisse parfois avoir une valeur supérieure à la vie humaine et justifier l'atteinte de celle-ci?
– Julien Coupat: "Ça fait partie (…) du caractère délirant de la déposition du témoin 42 [sous X] tendant à me faire passer pour une espèce de Charles Manson de la politique (…) Je pense que c'est une erreur métaphysique de croire qu'une justification puisse avoir le même poids qu'une vie d'homme."
Il arrive parfois que le juge tâte le terrain à ses dépens. – "J'imagine que votre ami Coupat et vous-même, de par vos formations et vos goûts, vous vous intéressez à l'histoire (…) des grands mouvements révolutionnaires. Est-ce le cas?", demande-t-il le 8 janvier à Yildune Lévy, la compagne de Julien Coupat.
– "Pour ce qui me concerne, je m'intéresse plus à la préhistoire", rétorque l'étudiante en archéologie.

Séparément, le couple Lévy-Coupat livre une même version pour justifier, au terme de multiples détours, leur présence, dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008, à proximité d'une des lignes SNCF endommagées. Elle: "On a fait l'amour dans la voiture comme plein de jeunes." Lui: "On s'est enfoncés dans la campagne pour voir si nous étions suivis et nous n'avons eu aucun répit, puisque, où que nous allions, 30 secondes après s'être arrêtés, même dans les endroits les plus reculés, il y avait des voitures qui surgissaient."

Tous deux s'accordent sur leur voyage de "tourisme", en janvier 2008, et le franchissement clandestin de la frontière des Etats-Unis depuis le Canada. Cette information, transmise par les Américains, motivera l'ouverture de l'enquête préliminaire. "Pour moi, refuser de se soumettre volontairement au fichage biométrique est un principe éthique", justifie Julien Coupat.

Les neuf reconnaissent leur engagement militant et leur présence lors de manifestations qui ont pu donner lieu à des affrontements, tel le contre sommet de l'immigration à Vichy en novembre2008. Mais ils récusent l'étiquette de "structure clandestine anarcho-autonome entretenant des relations conspiratives avec des militants de la même idéologie implantés à l'étranger" que leur attribue la sous-direction à la lutte antiterroriste (SDAT), sur la "base des informations communiquées par la direction centrale du renseignement intérieur", non jointes. Les sabotages ont été revendiqués le 9 novembre 2008 à Berlin. – "Si ce sont des Allemands qui revendiquent, ça semble être une explication", relève Yildune Lévy.

La police a déployé d'importants moyens comme en témoignent les très nombreuses écoutes téléphoniques et interceptions de courriers électroniques des mis en examen et parfois de leurs parents, bien avant les interpellations. Une enveloppe à bulle contenant une clé, envoyée par Julien Coupat depuis la Grèce en septembre 2008, au domicile de son père à Rueil-Malmaison, est ainsi ouverte avant d'être distribuée. Des caméras de surveillance ont été posées autour de la ferme du Goutailloux à Tarnac (Corrèze) – considérée comme la base du groupe – et au domicile parisien de Yildune Levy et Julien Coupat.

LA SURVEILLANCE DU GROUPE NE DATE PAS D'HIER

Les filatures s'enchaînent, minutieuses mais peu démonstratives. Au fil des pages, on découvre les «albums photos» de tous ceux qui ont fréquenté les lieux. Les manifestations de soutien recensées à l'étranger sont maigres: un engin incendiaire devant la porte de l'AFP à Athènes, des boules de Noël contre le consulat français à Hambourg.

L'interpellation des neuf, le 11 novembre 2008, trois jours après le sabotage constaté sur plusieurs lignes TGV, donne lieu à de nouvelles investigations: brosses à dents, rasoirs, sacs de couchage, manteaux, bouteilles, mégots sont examinés au plus près pour récupérer les ADN. Un sac poubelle noir contenant deux gilets pare-balles coincés dans une cheminée au Goutailloux est trouvé. "Je n'ai jamais vu ce sac auparavant", dira Benjamin Rosoux au juge. Les expertises des gendarmes sur les crochets métalliques fixés aux caténaires n'ont rien donné, pas plus que l'étude des lieux. Un responsable de la maintenance SNCF précise que le dispositif malveillant "ne peut en aucun cas provoquer un accident entraînant des dommages corporels".

La surveillance du groupe ne date pourtant pas d'hier comme l'atteste, en 2005, l'enquête pour blanchiment versée à l'instruction. Elle fait suite au signalement opéré par Tracfin dès l'achat du Goutailloux. "Julien Coupat et Benjamin Rosoux seraient membres de mouvances anarcho-libertaires et auraient participé, à ce titre, à de nombreuses actions contestataires", justifie la cellule antiblanchiment de Bercy. La police financière note que Julien Coupat fait l'objet d'une fiche RG créée le 26 décembre 2002 [date qui correspond à l'occupation de Nanterre par des étudiants], modifiée le 28 octobre 2005 pour "mise sous surveillance". Même chose pour Gabrielle Hallez et Benjamin Rosoux. Jusqu'ici, aucun n'a fait l'objet d'une condamnation.

Les enquêteurs ont saisi et décortiqué les lectures du groupe. Le livre l'Insurrection qui vient, attribué à Julien Coupat, – ce qu'il nie –, figure dans le dossier. Il voisine avec un document Internet, traduit de l'allemand sur des produits AEG "sans sueur, sans sciage, le crochet en forme de griffe pour les bricoleurs".

Conscients que les résultats des commissions rogatoires internationales lancées par les juges vont prendre du temps, les avocats, Irène Terrel, défenseure de quatre des mis en examen et William Bourdon, conseil de Yildune Lévy, s'apprêtaient, mercredi 25 mars, à adresser un courrier au juge Thierry Fragnoli lui demandant de se déclarer incompétent et de se dessaisir du dossier. Un dossier qu'ils ont l'intention, avec leurs confrères Dominique Vallés et Philippe Lescène, de commenter, le 2 avril, devant la presse dans les locaux de la Ligue des droits de l'homme.

Isabelle Mandraud

23/03/2009

Les Etats-Unis s'opposent à "un droit à l'eau"

lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/03/23/le-forum-mondial-de-l-eau-s-acheve-sur-une-deception_1171434_3244.html#ens_id=1168295

Compte rendu
Les Etats-Unis s'opposent à "un droit à l'eau"
LE MONDE | 23.03.09 | 15h16 • Mis à jour le 23.03.09 | 15h16
ISTANBUL (TURQUIE) ENVOYÉE SPÉCIALE

Le 5e Forum mondial de l'eau s'est achevé, dimanche 22 mars, Journée mondiale de l'eau, sur une large déception. La déclaration ministérielle finale, âprement négociée par les 142 délégations présentes à Istanbul, ne tire pas les conséquences de la publication, le 12 mars, du rapport de l'ONU sur les ressources en eau. Il appelait à "agir d'urgence" contre la menace d'une crise mondiale de la ressource, due à l'augmentation des besoins et aux effets du changement climatique. La déclaration apparaît aussi en décalage par rapport aux débats menés depuis l'ouverture du forum, le 9 mars, qui ont attiré 25 000 participants, et ont confirmé le constat de l'ONU.

La déclaration n'est pas un document contraignant : les Etats signataires gardent les mains libres. Mais le texte, élaboré sur la base du consensus, définit une vision commune, et il est censé constituer un document de référence pour les années à venir. "Ce n'est pas un traité international, mais une déclaration politique, commentaient les organisateurs. Elle aurait dû être l'occasion d'affirmer des engagements forts, qui font défaut." L'absence de reconnaissance d'un "droit humain fondamental à l'accès à l'eau potable et à l'assainissement", dont sont privés des milliards de personnes dans le monde, a focalisé les critiques. Jusqu'au dernier moment, l'Espagne, la France, la Suisse, les Pays-Bas, plusieurs pays d'Amérique latine ont tenté de le faire inscrire dans la déclaration, au nom des millions de morts causés chaque année par les maladies liées au manque d'accès à une eau saine.

"Ce droit serait la traduction d'une véritable responsabilisation des Etats, et la possibilité pour les communautés privées d'eau de mettre ce sujet en tête de leurs priorités, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui", affirme Chantal Jouanno, la secrétaire d'Etat française, chargée de l'écologie. "Le droit à l'eau ne changerait pas les choses du jour au lendemain, affirme de son côté Jean Lapègue, de l'organisation non gouvernementale (ONG) Action contre la faim, mais permettrait de faire progresser l'accès à une eau saine et abordable pour tous. Ce n'est pas une contrainte, mais un levier d'action, notamment pour la recherche de financements."

La principale opposition est venue de la délégation américaine. Ses représentants ont mis en avant l'impossibilité, pour les Etats-Unis, de mettre en oeuvre ce principe, la gestion de l'eau relevant des Etats confédérés. Mais c'est surtout la crainte que ce droit n'ouvre la voie à une obligation, pour les pays riches, de financer l'accès à l'eau dans les pays pauvres, qui a provoqué le blocage.

"Nous ne sommes pas sûrs d'avoir affaire à des diplomates représentant la nouvelle administration américaine...", notaient certains observateurs, surpris par la contradiction entre cette position et les engagements du président Barack Obama en matière sociale et environnementale. Le Brésil, traditionnellement réticent à tout engagement concernant la gestion de ses abondantes ressources naturelles, et méfiant sur les implications concrètes de cette reconnaissance, y était également défavorable. Malgré tout, une vingtaine de pays, poussés par les délégations latino-américaines et l'Espagne, ont publié une déclaration séparée reconnaissant le droit à l'eau pour tous.

Le débat a aussi porté sur les eaux transfrontalières, objet de tensions récurrentes entre Etats. Certaines délégations africaines ont contesté la référence au respect des "accords existants" de partage des eaux entre pays, par lesquels ils s'estiment lésés et qu'ils souhaitent remettre en cause. Autre point de litige, la reconnaissance du rôle des collectivités locales dans la gestion de l'eau. Bien que ces dernières, proches des usagers, soient souvent considérées comme les plus aptes à gérer l'approvisionnement, la collecte et l'entretien des réseaux d'eau, certains Etats ne sont pas prêts à décentraliser cette compétence.

Ces tensions témoignent du refus de nombreux gouvernements d'accepter la moindre contrainte extérieure, même sans valeur juridique opposable, concernant une ressource stratégique, qui relève de la souveraineté nationale. "L'eau est gérée au niveau local. Il y a une forte réticence à prendre conscience qu'elle doit de plus en plus être considérée comme une ressource partagée et à raisonner de façon collective, commente Henri-Luc Thibault, directeur du Plan bleu, l'organisme du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), chargé d'étudier la Méditerranée. Les esprits ne sont pas encore mûrs."

Si la portée de la déclaration a été amoindrie depuis le début du processus de discussion intergouvernemental, mené sous l'égide de la Turquie et du Conseil mondial de l'eau, co-organisateurs du Forum, elle marque toutefois une rupture par rapport au texte adopté lors du 4e Forum mondial de l'eau, en 2006 à Mexico, qui se contentait de réaffirmer la nécessité d'atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) - à savoir la réduction de moitié du nombre de personnes sans accès à l'eau et à l'assainissement d'ici à 2015.

En préambule, les Etats affirment pour la première fois "le besoin d'atteindre la sécurité hydrique", dans un monde qui fait face à des "changements rapides et sans précédents : croissance de la population, migration, urbanisation, changement climatique, désertification, sécheresses, dégradation des sols, changement des modes de vie et des habitudes de consommation". Ils s'engagent à agir pour "économiser l'eau", notamment dans le secteur agricole, alors que la politique de progression de l'offre, par la construction de barrages ou les transferts d'eau, a jusqu'à présent été la seule option envisagée dans de nombreux pays.

Ils promettent aussi, et de façon inédite, de préserver les écosystèmes aquatiques et de lutter contre les pollutions. Le renforcement des lois sur l'eau, la réforme de la gestion institutionnelle du secteur, la lutte contre la corruption, et une participation du public aux décisions concernant l'eau font également partie des engagements d'Istanbul.

Gaëlle Dupont
Article paru dans l'édition du 24.03.09

Pollution atmosphérique

lu sur :
http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/

Les particules sont dangereuses bien au-delà des pics de pollution
Selon un rapport de l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset), à paraître demain, les populations ont plus à craindre de la pollution quotidienne que des pics de pollution. Le directeur général de l'Afsset, Martin Guespereau, note que les alertes sur les pics de pollution ne suffisent pas à protéger la santé des populations : « Les particules posent problème tous les jours. À partir du premier microgramme de particule fine respiré, on met déjà sa santé en danger ». Il appelle les pouvoirs publics à agir directement sur les sources de ces particules, notant que leur taux d'émission n'a pas baissé depuis des années. En 2004 indique l'Afsset, « 97% de l'impact sanitaire à court terme des particules étaient attribuables à des niveaux de particules inférieurs à 50 microgrammes par mètre cube ». De son côté, l'Inserm signale que « certains travaux ont estimé qu'entre 1 300 et 1 900 décès par cancer du poumon pourraient être évités chaque année dans 23 villes européennes si les niveaux moyens de particules fines étaient ramenés respectivement à 20 et 15 µg/m3 ».
Le Parisien Aujourd'hui en France , 23/03/2009

13:26 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pollution, atmosphère

21/03/2009

"Les enfants risquent d'être en moins bonne santé que leurs parents"

Un peu de pub, beaucoup de vérités.

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http://www.lemonde.fr/aujourd-hui/article/2009/03/20/les-enfants-risquent-d-etre-en-moins-bonne-sante-que-leurs-parents_1170611_3238.html

Entretien
"Les enfants risquent d'être en moins bonne santé que leurs parents"
LE MONDE | 20.03.09 | 16h26 • Mis à jour le 20.03.09 | 16h26

La santé est dans notre assiette. Cette antienne, aussi vieille qu'Hippocrate, n'a jamais été autant d'actualité. Face à l'augmentation des pathologies de l'abondance alimentaire (maladies cardio-vasculaires, diabète, obésité...), le docteur Laurent Chevallier remet le couvert sur ce sujet dans un livre intitulé Les 100 meilleurs aliments pour votre santé et la planète (Fayard, 330 pages, 19 euros), en librairie le 25 mars. Le credo de ce spécialiste de la nutrition ? Halte à la chimie (additifs, arômes de synthèse, édulcorant, acide gras trans, sulfites...) qui perturberait notre métabolisme et notre capacité à contrôle notre poids.

Vous affirmez que notre sécurité alimentaire n'est pas suffisamment assurée. N'est-ce pas excessivement alarmiste ?
Non. Il y a une grande faiblesse de la politique de santé publique face à des risques de mieux en mieux appréhendés. Face à l'invasion de la chimie dans l'agriculture et dans nos assiettes, je demande tout simplement plus de science, notamment sur le problème de l'interaction entre les différentes substances chimiques notamment les additifs. Quand des études soulèvent des doutes ou alertent, il ne faut pas dire "la nocivité reste à prouver" mais s'assurer de l'innocuité d'un produit en toutes circonstances. Actuellement, nous n'avons pas cette garantie. Je m'interroge sur le rôle de ces agences. Lorsqu'elles font des recommandations sur la boisson Red Bull par exemple, elles ne sont pas prises en compte et sur le Bisphenol A ou l'aspartame elles ne s'appuient que sur les recommandations de l'agence européenne.

Quels sont les réflexes à avoir lorsqu'on fait ses courses ?

Le principe de base est de regarder la liste des additifs et de ne pas acheter de produits alimentaires qui en comportent plus de trois même si cela est arbitraire car tous les additifs ne sont pas à considérer de la même manière. De plus en plus de gens lisent les étiquettes des produits mais ont du mal à les interpréter. Par exemple, derrière le terme "arôme" se cache souvent un arôme de synthèse. Les quinze produits à éviter (le BHA ou E320, édulcorant, etc.) ne sont pas forcément nocifs mais comportent un défaut d'information ou des doutes.

Vous appelez à boycotter les colas, pourquoi ?
Au-delà de la problématique de la consommation de sodas (sucre, colorants, etc.) nous ne savons pas se que recouvre le terme d'"extraits végétaux" ? La transparence ne doit-elle pas être de mise, à l'image de ce qui est demandé aux producteurs bio ?

Pas de Coca, pas de viennoiseries industrielles mais au contraire un appel à faire soi-même ses yaourts et son pain, est-ce si facile ?

Pour contrôler plus facilement son poids et sa santé il faut arrêter de manger de la nourriture yankee. Mais la nourriture ne doit pas être un motif de dispute dans la famille. L'idéal serait de revenir à l'alimentation des années 1930 en sachant que nous avons deux avantages contemporains énormes : l'amélioration de l'hygiène alimentaire et la conservation par le froid.

Les enfants d'aujourd'hui risquent-ils d'être en moins bonne santé que leurs parents ?

C'est certain. Regardez aux Etats-Unis où l'on constate une stagnation de l'espérance de vie. En outre, je suis ahuri du peu de considération accordée à l'alimentation de la femme enceinte au regard de l'extrême vulnérabilité du foetus.

Votre livre donne le sentiment que le consommateur est face aux "méchants" industriels de l'agroalimentaire...

Davantage que les industriels c'est la réglementation qui n'avance pas assez vite. Sur les acides gras trans ou la teneur en sel par exemple, la réglementation est trop laxiste. Néanmoins, même parmi les biscuits, on peut trouver quelques bons produits. En revanche, une seule margarine répond à nos critères.

N'est-ce pas un ouvrage pour bobos ?

Non. Il existe actuellement un mouvement de fond en faveur d'une autre manière de faire et de s'organiser pour manger mieux et moins cher.

Quel regard portez-vous sur le rapport de l'Institut national du cancer relatif aux liens entre nutrition et prévention des cancers ?

Ce genre de rapport est maladroit et inadapté car il ne hiérarchise pas les problèmes. Les patients sont perdus. On ne peut pas mettre sur le même plan la consommation d'un verre de vin par jour associée à une nourriture diversifiée et celle associée à de la nourriture grasse, au tabac ou à la sédentarité. Ce rapport est parfois incompréhensible. S'agissant, par exemple, de la consommation de produits laitiers chez les hommes, on nous dit que si elle est riche, il existe une diminution probable du risque de cancer colo-rectal mais une augmentation probable du risque de cancer de la prostate ; bref c'est "choisissez votre cancer" ! De plus, ce rapport balaye d'un revers de main le problème des additifs et des pesticides.

Propos recueillis par Sandrine Blanchard
Article paru dans l'édition du 21.03.09

15:32 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nutrition

20/03/2009

Jérusalem-Est, capitale de la Palestine : "Ils veulent nous humilier, nous provoquer, voler notre terre, mais nous ne nous laisserons pas faire"



lu sur :
http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/03/18/a-jerusalem-est-le-quartier-al-boustan-s-organise-contre-sa-destruction-annoncee_1169492_0.html

Reportage
A Jérusalem-Est, le quartier Al-Boustan s'organise contre sa destruction annoncée
LE MONDE | 18.03.09 | 15h28 • Mis à jour le 18.03.09 | 16h52
JÉRUSALEM CORRESPONDANT

La résistance s'est organisée. Une grande tente a été dressée et un comité de défense a été désigné. Le quartier Al-Boustan ("le jardin") à Jérusalem-Est est sur le pied de guerre. Les autorités israéliennes ont projeté de démolir 88 maisons pour y créer un parc. Le projet date de quatre ans, mais il vient d'être remis sur la table, et des ordres de démolition ont été notifiés aux 1 500 habitants de ces maisons qui, dit la mairie, ont été construites sans permis de construire.

"Certaines de ces maisons datent d'avant l'occupation de 1967, et les demandes de permis ne sont jamais accordées", proteste Abed Shalode, du comité de défense. Des cartes ont été déployées sur le mur pour expliquer comment la colonisation est en marche à Jérusalem-Est.

Des zones plus claires cernées de rouge indiquent les emplacements des implantations juives et leur progression dans le faubourg de Silwan, dans lequel figure le quartier Al-Boustan. Située au pied de l'esplanade des Mosquées, le Mont du Temple pour les juifs, près de la face sud de la vieille ville, cette zone est âprement convoitée par les colons pour en faire un prolongement du quartier juif.

C'est à cet endroit qu'est située la cité de David. D'intenses fouilles archéologiques y sont menées pour retrouver les traces de l'ancien royaume et démontrer que cette terre est bien juive. D'autant que la municipalité de Jérusalem projette d'en faire un lieu touristique.

"Pas de site touristique sur les ruines des maisons de 1 500 habitants", proclame un écriteau placé sous la tente. Deux maisons ont déjà été détruites, et la population craint l'arrivée soudaine des bulldozers. "La réaction sera violente", prévient Daoud Siam, né à Al-Boustan il y a soixante-dix ans. "Ils veulent nous humilier, nous provoquer, voler notre terre, mais nous ne nous laisserons pas faire", ajoute-t-il en mettant directement en cause le nouveau maire de Jérusalem, Nir Barkat, qualifié de "boutefeu de la ville sainte".

Elu il y a quatre mois, ce dernier a fait savoir que "la loi devait être respectée quelles que soient l'identité, la race, la résidence et la religion". Al-Boustan est devenu un abcès de fixation des tensions israélo-palestiniennes. Vingt et un lauréats du prix Israël, parmi lesquels des écrivains célèbres, ont lancé un appel pour que cessent les démolitions à Jérusalem-Est. Hillary Clinton, secrétaire d'Etat américaine, s'est émue de la situation, lors de sa visite début mars, en déclarant que les démolitions "ne facilitent pas le processus de paix" et "violent la feuille de route" du plan de paix international, qui prescrit un gel de la colonisation. Ce commentaire n'a pas été du goût de Nir Barkat qui l'a qualifié de "mauvais signal" envoyé à "ceux qui ne respectent pas la loi".

Al-Boustan est devenu le test de la volonté de Washington de prendre une position claire contre la poursuite de la colonisation qui ruine la possibilité de créer un Etat palestinien avec Jérusalem-Est comme capitale comme le souhaitent les Palestiniens. Cinquante-cinq autres maisons sont également dans le collimateur à Choufat, au nord de Jérusalem. Craignant un raidissement du prochain gouvernement israélien, qui pourrait être très à droite, l'Autorité palestinienne est sur le qui-vive. Soixante-dix familles juives vivent déjà à Silwan.

La fondation Elad, une organisation nationaliste religieuse, tente par tous les moyens de conquérir de nouveaux espaces, maison après maison. A chaque succès, les colons font immédiatement flotter le drapeau israélien pour marquer le territoire. La municipalité a précisé que seules les maisons construites après 1992 étaient concernées par les démolitions. Les résidents ont demandé en vain que cette zone soit classée résidentielle. Le rejet a été finalement notifié le 17 février. Depuis, c'est l'inquiétude.

Très impliqué à Jérusalem, le cheikh Raed Salah, dirigeant arabe israélien (il dirige la branche nord du Mouvement islamique), est venu dire sur place : "Notre position est claire : soit nous vivons sur notre terre, soit nous y serons enterrés."

Michel Bôle-Richard
Article paru dans l'édition du 19.03.09

18/03/2009

Bouclier fiscal : les 756 foyers fiscaux les plus riches se sont partagés 288 millions d'euros, soit plus de 30 années de Smic par ménage en UNE SEULE année !



à lire sur mediapart :

Bouclier fiscal: tout pour les riches

Par Martine Orange

Un an après sa mise en application, le bouclier fiscal adopté dans le cadre de la loi Tepa se révèle injuste, inefficace et couteux. Mediapart donne les chiffres. Ils sont édifiants. En 2008, la charge du bouclier fiscal a doublé pour l'Etat: il a dû reverser 458 millions d'euros aux bénéficiaires. Les 756 foyers fiscaux les plus riches (5,4% des bénéficiaires du bouclier fiscal) se sont partagés 288 millions d'euros, soit 63% des sommes reversées par l'Etat. Ce qui représente de 381.782 euros par ménage, plus de 30 années de Smic. A l'inverse, 59% des ménages les plus pauvres qui ont bénéficié du bouclier fiscal se sont partagés moins de 4,8 millions, soit 1% du total. Pire, les reversements de l'Etat qui leur ont été destinés ont été divisés par deux entre 2007 et 2008. Malgré les multiples pressions pour modifier ce dispositif , Nicolas sarkozy refuse de changer "cette mesure de justice".
(la suite sur mediapart !)

17/03/2009

Les niveaux de radioactivité en France

lu sur :
http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3646

13-03-2009

Evaluer les niveaux de radioactivité en France

Toute activité industrielle et humaine mettant en jeu des substances radioactives (ou radionucléides) fait normalement l'objet d’une surveillance accrue et régulière, applicable à l’ensemble du territoire, bien qu’intensifiée en périphérie des sites à risques. Mais, jusqu’alors, ces informations restaient peu accessibles au public. Or, un des principaux acteurs de cette surveillance nationale, l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) a récemment rénové son site Internet (1) afin de satisfaire à une plus grande transparence vis-à-vis de la population, première exposée aux rejets de substances radioactives. Outre une carte interactive facilitant l’accès aux mesures par régions et milieux, la nouvelle version s’enrichit de mises à jour régulières, quotidiennes ou mensuelles selon les réseaux de surveillance.

(1): http://www.irsn.fr/environnement/

16/03/2009

Les gouttes d’eau produites par les plants de maïs dont les graines ont été traitées aux insecticides peuvent tuer les abeilles en quelques minutes



lu sur :
http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3634
05-03-2009

Abeilles et pesticides : la goutte d’eau qui tue

Les gouttes d’eau produites par les plants de maïs dont les graines ont été traitées aux insecticides peuvent tuer les abeilles en quelques minutes, d’après ce que démontrent des recherches menées à l’Université de Padoue, en Italie.

Jusqu’alors l’impact des pesticides sur les abeilles n’avait été évalué que lors des semailles de maïs et par la contamination du pollen et du nectar. Suite à différentes études, l’Allemagne, contrairement à la France, interdisait l’utilisation de l’insecticide Cruiser après une surmortalité des abeilles observée dans le Bad-Württemberg. En France, ce sont le « Gaucho » et le « Régent », des produits d’enrobage des graines de la firme Bayer, qui furent interdits en 2004 pour leur toxicité sur les insectes butineurs. Bien que l’Afssa dans son dernier rapport sur le sujet ne dénonce pas explicitement le rôle des traitements phytosanitaires dans la disparition des abeilles, il semble difficile aujourd’hui de nier leurs effets délétères. Le pire étant que ces effets sont peut être plus larges que ce que l’on pensait. Pour le professeur Vincenzo Girolami, « les gouttes d’eau issues du phénomène de « guttation »(1) de plantes provenant de graines de maïs traitées, tuent les abeilles en l’espace de quelques minutes si celles-ci utilisent leur ligule (la langue trompe des abeilles, NDLR) ». Sa collègue chimiste, Andrea Tapparo, a montré, en analysant les gouttes issues de la « transpiration » des feuilles, qu’elles pouvaient contenir des néonicotinoïdes (substances utilisées dans le traitement des graines) à des concentrations 10 000 fois supérieures à la dose létale pour les abeilles.
Les gouttelettes qui reposent à la surface des feuilles sont parmi les sources d’eau préférées des abeilles, elles risquent ainsi un empoissonnement direct, et pour les apiculteurs italiens, le problème ne se résoudra pas par la simple amélioration des semoirs ou des techniques de traitement.

Elisabeth Leciak

1- En apparence, la guttation ressemble à de la rosée. C'est un phénomène proche de la transpiration que certaines plantes, comme le maïs, mettent en œuvre pour évacuer le surplus de pression racinaire qui peut apparaître au cours de la nuit, notamment dans les sols où le taux d'humidité du sol est important. Il se traduit par une forme de suintement d'eau aux niveaux des stomates (les pores des feuilles), qui se condense pour former des gouttelettes sur les feuilles.

04/03/2009

La politique du renard libre dans un poulailler libre : POUR RÉGLER LA CRISE, l’Union européenne s’en remet aux banquiers.

lu sur : http://www.france.attac.org/spip.php?article9627

G20 - rapport Larosière
article publié le 4/03/2009
auteur-e(s) : Attac France

La politique du renard libre dans un poulailler libre :
POUR RÉGLER LA CRISE, l’Union européenne s’en remet aux banquiers.

Il pourrait sembler évident que les décideurs européens ne demandent pas aux responsables de la crise actuelle les solutions pour en sortir : c’est pourtant ce qu’il font.

Un groupe de "sages" a été nommé par la Commission pour lui donner son avis sur les solutions à mettre en œuvre face à la crise, ce qu’il a fait le 25 février dernier. On trouve dans ce rapport le florilège des mesures néolibérales qui démontrent chaque jour leur incurie. Il s’agit d’une réforme graduelle de la supervision financière au sein de l’Union européenne : entre autres, la mise en place d’un conseil européen du risque systémique dirigé par la Banque centrale européenne (on ne change pas une équipe qui perd), avec la mise en place d’un système "effectif" du risque ; créer un système européen de superviseurs financiers, ainsi que quelques mesures de réformes des institutions. Ces mesures ne sont pas seulement insuffisantes, elles démontrent qu’aucune leçon n’a été tirée par le milieu bancaire de la crise. Comment s’en étonner ?

Présidé par Jacques de Larosière, ancien gouverneur de la Banque de France et ancien directeur général du Fonds monétaire international, ce comité de "sages" comprend, sur huit membres, quatre qui sont directement impliqués dans la crise financière par leurs fonctions dans les groupes bancaires : Rainer Masera (Lehman Brothers), Otmar Issing (Goldman Sachs), Jacques de Larosière (BNP Paribas) et Onno Ruding (CitiGroup). Le cinquième, Callum McCarthy, a présidé l’Autorité des services financiers britannique, dont le laxisme dans le contrôle des milieux financiers est notoire. Le sixième, Leszek Balcerowicz est surtout connu pour s’opposer à toute régulation.

Demander leur avis à certains de ceux qui sont responsables de la crise est symptomatique de cette volonté politique de ne pas y porter remède réellement : non seulement, cet épisode montre que l’Union européenne fonctionne d’une manière opaque et antidémocratique, mais encore que le système ne compte pas se réformer seul et ne le fera pas spontanément. À l’heure de l’aggravation constante de la crise, de la succession de "plans de sauvetage" toujours plus colossaux les uns que les autres et visiblement toujours aussi inefficaces, Attac rappelle que la crise que nous traversons est systémique, qu’elle est en même temps sociale, environnementale, alimentaire et pas seulement financière, et que seules des mesures radicales pourront permettre d’en sortir.

Attac France produira, avant le prochain G20, deux rapports sur les paradis fiscaux et les taxes globales.

Attac France,
Montreuil, le 4 mars 2009

03/03/2009

OGM : les grandes compagnies empêchent la recherche scientifique (2)

VOIR AUSSI LA NOTE du 26/2/2009

lu sur le site internet du New York Times :

http://www.nytimes.com/2009/02/20/business/20crop.html?_r=1&scp=1&sq=epa%20Ken%20Ostlie&st=cse

Crop Scientists Say Biotechnology Seed Companies Are Thwarting Research

By ANDREW POLLACK
Published: February 19, 2009

Biotechnology companies are keeping university scientists from fully researching the effectiveness and environmental impact of the industry’s genetically modified crops, according to an unusual complaint issued by a group of those scientists.

Ken Ostlie, an entomologist, said Syngenta had withdrawn its permission and a study about corn and rootworms had to stop.

“No truly independent research can be legally conducted on many critical questions,” the scientists wrote in a statement submitted to the Environmental Protection Agency. The E.P.A. is seeking public comments for scientific meetings it will hold next week on biotech crops.

The statement will probably give support to critics of biotech crops, like environmental groups, who have long complained that the crops have not been studied thoroughly enough and could have unintended health and environmental consequences.

The researchers, 26 corn-insect specialists, withheld their names because they feared being cut off from research by the companies. But several of them agreed in interviews to have their names used.

The problem, the scientists say, is that farmers and other buyers of genetically engineered seeds have to sign an agreement meant to ensure that growers honor company patent rights and environmental regulations. But the agreements also prohibit growing the crops for research purposes.

So while university scientists can freely buy pesticides or conventional seeds for their research, they cannot do that with genetically engineered seeds. Instead, they must seek permission from the seed companies. And sometimes that permission is denied or the company insists on reviewing any findings before they can be published, they say.

Such agreements have long been a problem, the scientists said, but they are going public now because frustration has been building.

“If a company can control the research that appears in the public domain, they can reduce the potential negatives that can come out of any research,” said Ken Ostlie, an entomologist at the University of Minnesota, who was one of the scientists who had signed the statement.

What is striking is that the scientists issuing the protest, who are mainly from land-grant universities with big agricultural programs, say they are not opposed to the technology. Rather, they say, the industry’s chokehold on research means that they cannot supply some information to farmers about how best to grow the crops. And, they say, the data being provided to government regulators is being “unduly limited.”

The companies “have the potential to launder the data, the information that is submitted to E.P.A.,” said Elson J. Shields, a professor of entomology at Cornell.

William S. Niebur, the vice president in charge of crop research for DuPont, which owns the big seed company Pioneer Hi-Bred, defended his company’s policies. He said that because genetically engineered crops were regulated by the government, companies must carefully police how they are grown.

“We have to protect our relationship with governmental agencies by having very strict control measures on that technology,” he said.

But he added that he would welcome a chance to talk to the scientists about their concerns.

Monsanto and Syngenta, two other biotech seed companies, said Thursday that they supported university research. But as did Pioneer, they said their contracts with seed buyers were meant to protect their intellectual property and meet their regulatory obligations.

But an E.P.A. spokesman, Dale Kemery, said Thursday that the government required only management of the crops’ insect resistance and that any other contractual restrictions were put in place by the companies.

The growers’ agreement from Syngenta not only prohibits research in general but specifically says a seed buyer cannot compare Syngenta’s product with any rival crop.

Dr. Ostlie, at the University of Minnesota, said he had permission from three companies in 2007 to compare how well their insect-resistant corn varieties fared against the rootworms found in his state. But in 2008, Syngenta, one of the three companies, withdrew its permission and the study had to stop.

“The company just decided it was not in its best interest to let it continue,” Dr. Ostlie said.

Mark A. Boetel, associate professor of entomology at North Dakota State University, said that before genetically engineered sugar beet seeds were sold to farmers for the first time last year, he wanted to test how the crop would react to an insecticide treatment. But the university could not come to an agreement with the companies responsible, Monsanto and Syngenta, over publishing and intellectual property rights.

Chris DiFonzo, an entomologist at Michigan State University, said that when she conducted surveys of insects, she avoided fields with transgenic crops because her presence would put the farmer in violation of the grower’s agreement.

An E.P.A. scientific advisory panel plans to hold two meetings next week. One will consider a request from Pioneer Hi-Bred for a new method that would reduce how much of a farmer’s field must be set aside as a refuge aimed at preventing insects from becoming resistant to its insect-resistant corn.

The other meeting will look more broadly at insect-resistant biotech crops.

Christian Krupke, an assistant professor at Purdue, said that because outside scientists could not study Pioneer’s strategy, “I don’t think the potential drawbacks have been critically evaluated by as many people as they should have been.”

Dr. Krupke is chairman of the committee that drafted the statement, but he would not say whether he had signed it.

Dr. Niebur of Pioneer said the company had collaborated in preparing its data with universities in Illinois, Iowa and Nebraska, the states most affected by the particular pest.

Dr. Shields of Cornell said financing for agricultural research had gradually shifted from the public sector to the private sector. That makes many scientists at universities dependent on financing or technical cooperation from the big seed companies.

“People are afraid of being blacklisted,” he said. “If your sole job is to work on corn insects and you need the latest corn varieties and the companies decide not to give it to you, you can’t do your job.”

Des produits toxiques sont présents dans notre vie quotidienne

lu sur : http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/

Des produits toxiques sont présents dans notre vie quotidienne
Dans un dossier consacré aux substances toxiques contenues dans les objets de consommation courante, Annie Sasco, directrice d'une équipe chargée de la prévention du cancer à l'Inserm (Bordeaux), cite les travaux du professeur Frederick Vom Saal, de l'université du Missouri (Columbia), selon lesquels des doses extrêmement faibles de perturbateurs endocriniens, dont le bisphénol A, ont des effets sur la santé. Elle s'interroge : "Quand on sait qu'un composé toxique n'est pas indispensable, pourquoi faire courir un risque à la population ?" Elle rappelle que le foetus et l'enfant jusqu'en période prépubère sont "particulièrement sensibles aux substances" qui imitent l'action des hormones. La chercheuse "souhaite des changements réglementaires et législatifs."

voir :
http://www.francesoir.fr/enquete/2009/03/03/l-augmentation-des-cancers-du-sein-et-des-testicules-peut-en-partie-etre-attribuee-a-ces-substances.html

France Soir , 03/03/2009

“L’augmentation des cancers du sein et des testicules peut, en partie, être attribuée à ces substances”

Viriginie Belle, le mardi 3 mars 2009 à 04:00

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Pour le Dr Annie Sasco, directrice d’une équipe sur la prévention du cancer à l’Inserm, qui fait référence à des travaux menés aux Etats-Unis, les substances comme le bisphénol A ont un effet sur la santé, même à doses extrêmement faibles.

Annie Sasco, aujourd’hui à la tête d’une équipe de recherche dédiée à la prévention du cancer à Bordeaux, est par ailleurs médecin et docteur en sciences en épidémiologie d’Harvard, aux Etats-Unis.

FRANCE-SOIR. Le bisphénol A est-il dangereux pour la santé ?
Annie Sasco. A haute dose, il est toxique. Les autorités nous assurent que le bisphénol A, absorbé par notre organisme à faibles doses, ne présente aucun danger. Or le professeur Frederick vom Saal, de l’université du Missouri (Columbia), a démontré qu’à des doses extrêmement faibles, les perturbateurs endocriniens, dont le bisphénol A, bouleversent l’équilibre très fragile de ce système, entraînant des effets sur la santé.

L’Afssa affirme pourtant qu’en dessous du seuil de sécurité, aucun risque n’existe…
Mais lui affirme l’inverse ! Il ne faut pas oublier que nous ne sommes pas exposés au seul bisphénol A mais à 30 ou 40 perturbateurs endocriniens chaque jour, toute la vie ! Le seuil de chaque produit pris individuellement n’a donc plus de sens et ne garantit pas l’absence de risques.

Le Canada adopte le principe de précaution, la France rassure…
Même en tant que scientifique, je suis en faveur du principe de précaution. Quand on sait qu’un composé toxique n’est pas indispensable, pourquoi faire courir des risques à la population ? D’autant que des solutions alternatives existent : biberons en verre ou sans bisphénol, bocaux en verre plutôt que boîtes de conserve, crème sans parabens. Je ne supporte plus que l’on attende encore les résultats d’une nouvelle preuve. Dans le passé, on l’a vu, les preuves arrivent toujours. Ce fut le cas de l’amiante, on a nié sa toxicité et pourtant…

Les enfants sont-ils plus vulnérables ?
Le fœtus, l’enfant jusqu’en période prépubère, est particulièrement sensible à l’apport de ces substances qui imitent l’action des hormones (féminines, masculines ou anti-féminines ou masculines selon les produits). Pour disposer d’éléments plus précis, il faudrait des études chez l’être humain, avec des marqueurs permettant d’identifier les expositions au bisphénol A, aux phtalates, aux pesticides, aux parabens… et des outils pour évaluer l’incidence sur les pubertés précoces, les cancers…

Les perturbateurs endocriniens expliquent-ils l’augmentation des cancers du sein et des testicules ?
Nous avons comparé, dans une étude menée en Espagne, les femmes atteintes d’un cancer du sein, avec des femmes non atteintes afin de mesurer leurs expositions cumulatives à ces produits. L’augmentation des cancers du sein, des testicules (hormono-dépendants) depuis ces vingt-cinq dernières années peut, en partie, être attribuée à ces substances. D’ailleurs, certains perturbateurs endocriniens sont cancérogènes chez la souris, et tous les cancérogènes chez la souris le sont chez l’être humain. Je n’ai aucun contre-exemple.

Peut-on se protéger ?
On ne peut pas se promener avec un livre de chimie et une loupe dans les magasins pour lire les étiquetages ! Aussi, des changements réglementaires et législatifs sont souhaitables. Nos décideurs ont la responsabilité de protéger la population, mieux vaut donc interdire les composés pour lesquels les données indiquent un effet cancérogène ou de perturbateurs endocriniens.

Les effets sont-ils réversibles ?
Je ne sais pas… mais l’arrêt de cette exposition ne peut qu’être favorable.


Julie, 36 ans, maman de deux enfants : “Je veux protéger mes enfants”
Vaste appartement dans les confins de Montrouge, dans les Hauts-de-Seine. Ici, la famille est reine. La petite table de jeux jouxte la table du salon. Sur son canapé, Julie, jeune maman de 36 ans, donne le biberon à Eliette, 5 mois. Mais pas n’importe lequel ! « En novembre dernier, la pédiatre nous a alertés sur la nocivité des plastiques des biberons. Une semaine après, nous avons regardé le documentaire Mâle en péril, sur Arte*, décrivant les risques des perturbateurs endocriniens sur la santé », raconte Julie. « Le lendemain, je commandais de nouveaux biberons pour Eliette, sans bisphénol A, sans phtalates, et sans PVC ! » Produits rares à trouver, elle passe commande sur un site spécialisé, biberons Bfree.

Légumes vapeur

Si le petit Milo, trois ans et demi, n’a pas bénéficié de ces biberons, sa maman a opté dès son plus jeune âge pour les cosmétiques bio. « Je n’utilise aucune crème contenant du paraben. Je préfère le Liniment, à base d’huile d’olive, les produits Cattier ou Weleda, et je ne parfume plus les enfants. Cette coquetterie de maman n’a plus de sens ! Quand on sait que ces substances peuvent modifier le système hormonal des enfants, impacter leur développement, il ne faut pas plaisanter avec ça ! J’en ai pris conscience il y a six ans déjà. »

Six ans, date à laquelle Julie a appris qu’elle avait un lupus, maladie auto-immune dont l’origine précise est inconnue. Pour ces malades, toute perturbation hormonale peut être source de douleurs ou de complications. « Je fais donc très attention aux produits que j’utilise. Je fais attention à ma peau, n’utilise aucun anti-transpirant. Mieux vaut respecter la nature ! »
Plaquette explicative

Côté alimentation, « même combat ». Légumes à la vapeur, et petits pots sont labelisés bio, « pour éviter les pesticides ». « Je veux protéger mes enfants de problèmes à venir. Je passe parfois pour une intégriste mais ce choix de vie est capital pour notre santé à tous. Tant qu’une alternative existe, il faut la saisir. »

Julie, passionnée par son sujet, aimerait que tous les parents soient sensibilisés aux risques présumés des perturbateurs endocriniens. « Les pédiatres devraient donner une plaquette explicative. Informés, les parents pourraient alors acheter en conscience les produits sûrs, pour leurs enfants notamment. » En Suède, ces dépliants existent déjà et sont disponibles dans les maternités et les lieux de soins.

*Mâle en péril, un documentaire de Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade (ARTE France/Point du Jour, 2008).
Plus d’informations sur :
http://www.arte.tv/fr/70.html

01/03/2009

Lourde contribution du transport maritime à la pollution de l’air

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3624

28-02-2009

Lourde contribution du transport maritime à la pollution de l’air

Une étude menée par la NOAA (1), publiée cette semaine, dévoile que le transport maritime commercial émet une impressionnante quantité de particules polluantes dans l’atmosphère, au moins équivalente à la moitié du total émis par les véhicules terrestres. La masse de particules largués dans l’atmosphère par les navires commerciaux, cargos, pétroliers et autres bateaux de croisière, est estimée à près de 1,1 million de tonnes par an.

L’analyse a été conduite aux Etats-Unis sur 200 embarcations navigant dans le golf du Mexique, dans le canal de Houston et dans la baie de Galveston. D’après les résultats, la moitié des émissions polluantes des bateaux correspond à des sulfates, similaires en cela aux éléments toxiques qui motivèrent l’établissement de normes pour les voitures et les camions. L’autre moitié regroupe divers polluants organiques et des suies. Les scientifiques s’inquiètent des impacts de cette pollution. D’après Daniel Lack, l’un des auteurs de l’étude, « plus de 70% du trafic maritime a lieu à moins de 400 km des côtes, et représente donc un risque pour la santé des populations côtières ». Les particules polluantes restent longtemps en suspension dans l’atmosphère puis finissent par retomber avec les pluies, pouvant affecter les habitants et les écosystèmes terrestres autant que marins.

Un des pétroliers étudié dans l'étude
A partir des mesures réalisées, l’équipe scientifique a pu constater que seule une partie de la flotte commerciale utilisait des carburants appauvris en sulfure et des lubrifiants qui réduisent l’émission de composés organiques et, ce, malgré l’existence d’une convention internationale pour la prévention de la pollution par les bateaux (Marpol).

Elisabeth Leciak

1- National Oceanic and Atmospheric Administration