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30/04/2009

la grippe, la grève, le meilleur des mondes

lu sur : http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/2009/04/jeudi-30-avril-2009.html

Jeudi 30 avril 2009

Alerte mondiale de grippe porcine

L'ensemble de la presse quotidienne indique que l'OMS a décidé hier soir de relever de 4 à 5 (sur une échelle de 6) le niveau d'alerte contre le virus H1N1. D'après Les Echos, le passage au niveau 6 "est inévitable" car "aucune technique de confinement, de protection vaccinale ou thérapeutique ne permet de contenir la maladie". La presse insiste sur les incertitudes qui concernent ce virus. Le Quotidien du Médecin cite le professeur Flahault selon qui "seule l'épidémiologie moléculaire permettra d'affirmer s'il existe une souche mère ou différentes souches". Le Figaro précise que 32 cas suspects, dont 2 probables, sont actuellement analysés en France. Libération rapporte que le ministère de la Santé va demander à l'UE de suspendre les vols en direction du Mexique, qui est un des foyers de la pandémie. Mais dans La Vie, Jean-Claude Ameisen, président du comité d'éthique de l'Inserm, estime que "la protection ne peut plus se concevoir à l'intérieur de nos frontières".
Monde [Le] , 30/04/2009 - Vie [La] , 30/04/2009 - Quotidien du Médecin [Le] , 29/04/2009 - - Echos [Les] , 30/04/2009 - Tribune [La] , 30/04/2009 - Figaro [Le] , 30/04/2009 - LIBERATION , 30/04/2009 - Aujourd'hui en France , 30/04/2009 - Croix [La] , 30/04/2009 - Humanité [L'] , 30/04/2009 - Metro , 30/04/2009 - Direct Matin Plus , 29/04/2009 - Usine Nouvelle [L'] , 30/04/2009 - Nouvel Observateur [Le] , 30/04/2009 - Point [Le] , 30/04/2009 - Paris Match , 30/04/2009 - France Dimanche , 01/05/2009 - Valeurs Actuelles , 30/04/2009 - Challenges , 30/04/2009

La grève est reconduite dans les universités

D'après L'Humanité, la Coordination nationale des universités (CNU) vient de voter la poursuite de la grève dans les facultés et les laboratoires. Le quotidien indique également que la CNU, réunie à la Sorbonne, a établi un "état des forces" : "À ce jour, 49 universités retiennent les notes du premier semestre ; 51 universités sont en grève totale ou partielle ; 44 universités sont bloquées ; 14 ont appelé au boycott des jurys de baccalauréat". En outre, la coordination se félicite "de la convergence des luttes en cours pour la défense des services publics, notamment les services de santé".
Humanité [L'] , 30/04/2009

Les découvertes à venir en neurologie

Dans un entretien accordé au Point, le professeur Laurent Cohen, directeur de recherche à l'Inserm (Neuropsychologie et neuro-imagerie), estime que les avancées importantes de l'imagerie cérébrale permettront une amorce "de la lecture des pensées". En outre, des handicapés pourront bientôt piloter des robots. Par ailleurs, cette technique permettra de réaliser de meilleures analyses "des débuts de lésion de l'hippocampe" et de commencer ainsi plus tôt les traitements d'Alzheimer. D'après Laurent Cohen, "le champ des investigations" dans le cerveau est "infini".
Point [Le] , 30/04/2009

29/04/2009

Palestine/Israël : La guerre de l’eau

lu sur le blog: http://israelpalestine.blog.lemonde.fr/2009/04/27/la-guerre-de-leau-suite/

27 avril 2009
La guerre de l’eau, suite

La Banque mondiale a publié le 20 avril une étude extrêmement bien documentée sur la gestion de l’eau dans les territoires palestiniens. Cette étude fait apparaître l’asymétrie dont pâtissent les Palestiniens vis à vis des Israéliens quant à la gestion de cette ressource aussi rare qu’indispensable.

On sait que les Israéliens consomment quatre fois plus d’eau que les Palestiniens , ce qui avait été en quelque sorte formalisé par l’article 40 des accords d’Oslo II signés en septembre 1995 qui précisaient les niveaux de pompage, pour les uns et pour les autres, dans les trois principaux aquifères situés sous le territoire de l’ancienne Palestine mandataire.

... lire la suite sur : http://israelpalestine.blog.lemonde.fr/2009/04/27/la-guerre-de-leau-suite/

Le conseil général du Vaucluse ne veut pas d’OGM

lu sur : http://www.mondepublic.fr/20090427/le-conseil-general-du-vaucluse-ne-veut-pas-dogm/

Lors de la séance publique décentralisée du 17 avril 2009 à Pernes les Fontaines, le Conseil général du Vaucluse s’est exprimé pour un Vaucluse sans OGM une majorité de 17 voix sur 24.

Principalement rural, le Département de Vaucluse soutient le développement d’une agriculture durable reposant sur la préservation du savoir-faire de ses producteurs et le maintien d’une production de qualité, soucieuse de son impact sur l’environnement.

Dans un communiqué du 20 avril 2009, “le Conseil général constate et partage l’inquiétude et les réticences citoyennes envers les organismes génétiquement modifiés (OGM). Les semences génétiquement modifiées brevetées, fabriquées et commercialisées par des entreprises transnationales induisent une logique d’uniformisation de la production agricole. A ce jour, aucune certitude n’est apportée sur l’innocuité des OGM pour la santé des consommateurs.”

Par ailleurs, le Conseil général indique que “Compte tenu de l’irréversibilité du phénomène, il ne faut pas négliger les risques de contamination des productions suite aux effets non maitrisés d’une dissémination des transgènes vers les cultures traditionnelles.”
Par conséquent, “au nom du principe de précaution et dans une volonté affichée de protéger les exploitants locaux, leurs productions et les consommateurs vauclusiens” le Conseil général du Vaucluse s’est déclaré contre la culture commerciale des OGM et s’oppose à tout essai ou culture en plein champ d’organismes génétiquement modifiés sur le territoire du Vaucluse.

28/04/2009

OGM, ROUNDUP, mutations, plantes résistantes

lu sur : http://www.futura-sciences.com/fr/print/news/t/botanique-1/d/ogm-la-menace-des-super-mauvaises-herbes-samplifie_19036/

Le 24 avril 2009 à 11h27

OGM : la menace des « super mauvaises herbes » s’amplifie
Par Jean Etienne, Futura-Sciences Bookmark and Share

Cinq mille hectares de culture de soja transgénique ont été abandonnés par les agriculteurs en Géorgie, et 50.000 autres sont gravement menacés par une mauvaise herbe impossible à éliminer, tandis que le phénomène s'étend à d'autres états. La cause : un gène de résistance aux herbicides ayant apparemment fait le grand bond entre la graine qu’il est censé protéger et l’amarante, une plante à la fois indésirable et envahissante…

En 2004, un agriculteur de Macon, au centre de la Géorgie (à l'est des Etats-Unis), applique à ses cultures de soja un traitement herbicide au Roundup, comme il en a l’habitude. Curieusement, il remarque que certaines pousses d’amarantes (amarante réfléchie, ou Amarantus retroflexus L.), une plante parasite, n’en semblent pas incommodées… Pourtant, ce produit est élaboré à partir de glyphosphate, qui est à la fois l’herbicide le plus puissant et le plus utilisé aux Etats-Unis.

Depuis, la situation a empiré. Actuellement, et rien qu’en Géorgie, 50.000 hectares sont atteints et nombre d’agriculteurs ont été contraints d’arracher leurs mauvaises herbes à la main… quand c’est possible, considérant l’étendue des cultures. A l’épicentre du phénomène, 5.000 hectares ont été tout simplement abandonnés.

Comment en est-on arrivé là ?

Tous les champs victimes de cette envahissante mauvaise herbe avaient été ensemencés avec des graines Roundup Ready, produites par la société Monsanto. Celles-ci comportent une semence ayant reçu un gène de résistance au Roundup, un herbicide également produit par Monsanto. L’argument publicitaire de la firme repose sur le moindre coût représenté par le traitement d’une culture ainsi protégée contre un herbicide total auquel elle est devenue insensible, plutôt que de l’application d’un herbicide sélectif, plus cher à l’achat.

Selon un groupe de scientifiques du Centre for Ecology and Hydrology, organisation britannique à Winfrith (Dorset), il y aurait eu transfert de gènes entre la plante OGM et certaines herbes indésirables, comme l’amarante. Bien que considéré comme très faible car n’ayant jamais été détecté lors d’essais, le risque ne serait cependant pas nul.

Pour Brian Johnson, généticien et chercheur britannique, spécialisé, entre autres, dans les problèmes liés à l’agriculture, la cause ne fait aucun doute. « Il n’est nécessaire que d’un seul évènement (croisement) réussi sur plusieurs millions de possibilités. Dès qu’elle est engendrée, la nouvelle plante est titulaire d’un avantage sélectif énorme, et elle se multiplie rapidement, martèle-t-il. L’herbicide puissant utilisé ici, à base de glyphosphate et d’ammonium, a exercé sur les plantes une pression énorme qui a encore accru la vitesse d’adaptation. »

La firme Monsanto ne nie pas le problème. Lors d’une interview accordée sur la chaîne de télévision France24, Rick Cole, responsable du développement technique, a estimé que ces « super mauvaises herbes » (superweeds, un terme désormais souvent employé) peuvent être maîtrisées. Pourtant, un communiqué émanant directement de la firme annonce que les vendeurs incitent les agriculteurs à alterner Roundup et un autre herbicide comme le 2-4-D (acide 2,4-dichlorophénoxyacétique).

L’amarante vous salue bien…

En attendant, l’amarante « mutante » se porte bien et prolifère. Chaque plante produit en moyenne 12.000 graines par an, et celles-ci peuvent rester en état de vie suspendue de 20 à 30 années avant de germer lorsque les conditions lui sont favorables. Profondément enracinées, elles sont très difficiles à arracher, comme le constatent de nombreux agriculteurs, non seulement en Géorgie mais aussi en Caroline du Sud, en Caroline du Nord, en Arkansas, au Tennessee et au Missouri, contraints de passer au désherbage manuel… ou de baisser les bras.

D’autres cultivateurs envisagent de renoncer aux OGM et de revenir à une agriculture traditionnelle. Ainsi Alan Rowland, producteur et marchand de semences de soja à Dudley (Missouri), affirme que plus personne ne lui demande de graines Monsanto de type Roundup Ready alors que ce secteur représentait 80% de son commerce il y a peu. Aujourd’hui, la demande en graines traditionnelles est très forte et les grains OGM ont disparu de son catalogue.

Stanley Culpepper, spécialiste des mauvaises herbes à l’université de Géorgie, annonce que de nombreux agriculteurs américains sont en effet désireux de retourner à une semence traditionnelle, mais pas seulement à cause de la résistance des plantes parasites, car « l’utilisation des OGM devient de plus en plus chère et tout se joue sur une question de rentabilité », affirme pour sa part Alan Rowland.

Un manque flagrant de statistiques et d'informations

On pourra cependant déplorer le manque de précision des données statistiques permettant de quantifier la relation entre semences OGM, nombre de plants résistants apparus et quantité d’herbicide utilisé. En 2008 en effet, alors que les media agricoles américains relataient de plus en plus de cas de résistance, le gouvernement des Etats-Unis a pratiqué d’importantes coupes budgétaires qui ont contraint le Ministère de l’Agriculture à réduire, puis arrêter certaines de ses activités.

Entre autres, le programme de recherches statistiques sur les pesticides et les risques associés aux produits chimiques sur des cultures comme le coton, le maïs, le soja et le blé est passé à la trappe, au grand dam des scientifiques. « Je ne serais pas surpris que Monsanto ait mené une campagne de lobby discrète pour mettre fin au programme », accusait alors Bill Freese, du Centre pour la Sécurité alimentaire des Etats-Unis (USDA), marquant publiquement son mécontentement.

voir aussi :
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/botanique-1/d/dans-les-champs-dogm-les-mauvaises-herbes-font-de-la-resistance_12093/

La contestation dans les universités et la recherche

lu sur http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/

Un point sur la contestation dans les universités
Libération indique que trois mois après son lancement, la mobilisation universitaire continue sous des formes diverses : blocages, occupations, cours alternatifs... mais cela "de manière inégale sur tout le territoire". Le ministère de l'Enseignement supérieur parle quant à lui d'une "décrue" du mouvement. Stéphane Tassel, secrétaire général du Snesup, estime au contraire que "le conflit ne s'éteint absolument pas. Le gouvernement pourrait faire des gestes. Mais en passant en force, il ne fait qu'exacerber les tensions. Et il prend ainsi le risque que l'année se termine très mal."
LIBERATION , 28/04/2009

Les enseignants-chercheurs redoutent "l'autocratie"
Selon La Tribune, les contestataires de la réforme du statut des enseignants-chercheurs considèrent que le décret qui vient d'être publié par le gouvernement, malgré certaines concessions, contient toujours un risque d'arbitraire. Olivier Béaud, juriste, estime que "le système rend possible toutes les dérives". Sous le feu des critiques, qui portent notamment sur l'absence de contre-pouvoir, la Conférence des présidents d'université rappelle que "le président est un enseignant-chercheur, chercheur ou assimilé, élu par les membres élus du conseil d'administration", et qu'il ne souhaite pas voir sa "liberté d'enseigner et de chercher encadrée de façon arbitraire" lorsqu'il reprendra ses activités à la fin de son mandat. Mais La Tribune s'interroge : "est-ce là un garde-fou?"
Tribune [La] , 28/04/2009

27/04/2009

Jardins communautaires

lu sur : http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/04/24/le-printemps-des-jardins-partages_1185029_0.html

Le printemps des jardins partagés
LE MONDE | 24.04.09 | 19h53 • Mis à jour le 24.04.09 | 19h53

Verra-t-on un jardin potager sur le gazon de l'Elysée après que l'épouse du président des Etats-Unis, Michelle Obama, aidée par une classe d'école primaire, a entrepris, le 21 mars dernier, l'aménagement d'un jardin sur la pelouse de la Maison Blanche ? La question est posée - non sans malice - sur le site Cheminsverts.org, une association pour une "écologie concrète et citoyenne", qui fait pousser depuis peu fleurs et légumes dans un enclos du jardin public Jules-Verne, au bas de Belleville, à Paris.

C'est l'un des cinquante jardins partagés créés depuis 2003 dans Paris intra-muros à l'initiative des habitants, dans un cadre défini par la Mairie sous la houlette de Fabienne Giboudeaux, adjointe chargée des espaces verts. Sept nouveaux sites viennent d'être aménagés récemment ; six autres devraient voir le jour au cours de l'année 2009. Le dernier en date, d'une superficie de 350 m² - inauguré fin février au coeur de l'ensemble d'immeubles Les Périchaux, sur un ancien terrain de basket -, est le tout premier jardin partagé du 15e arrondissement, ouvert à la population du quartier pour faire se rencontrer les générations. Il offre une cinquantaine de parcelles de petites dimensions attribuées à des jardiniers volontaires, quelques superficies plus importantes pour les enfants et l'activité d'aide familiale de l'association Entr'Aide, qui pilote le projet.

Les jardins partagés sont les lointains héritiers des jardins ouvriers du XIXe siècle, rebaptisés jardins familiaux après 1945, ou encore, jardins communautaires dans les départements du Nord. Dans les années 1990, un réseau baptisé Le Jardin dans tous ses états a mis au point une charte dont s'inspire la Ville de Paris, la Main verte, une cellule chargée d'instruire les dossiers et de coordonner les initiatives.

Alice Le Roy, coauteur de Jardins partagés, utopie, écologie, conseils pratiques (Terre vivante, 2008, 23 €), estime que le succès des jardins parisiens tient au caractère associatif, qui responsabilise tous les acteurs. "La dynamique des jardins partagés est telle qu'aucun acte de vandalisme n'a été constaté ; des gens qui ne se parlaient pas se retrouvent pour la cueillette des fleurs, des fruits ou des légumes", explique-t-elle.

A Paris, ces jardins sont concentrés dans l'est de la ville sur les principaux sites des combats de la Commune et aux abords des voies de chemin de fer désaffectées de la petite ceinture. Leurs noms sont parfois mystérieux : celui du square Jules-Verne s'appelle le Centre de la terre ; on trouve aussi le Lapin ouvrier, le jardin de Perlimpinpin et le Poireau agile !

Le jardin de l'Aqueduc (14e arrondissement) tire son nom de l'édifice construit sous Catherine de Médicis pour alimenter Paris en eau potable. Ouvert en 2005 sur une friche le long des voies du RER B, cet espace est désormais une oasis urbaine entretenue par des passionnés, où poussent des légumes, des fleurs, une vigne, avec quelques ruches. Ne sont autorisés ni engrais ni pesticides. C'est aussi le cahier des charges de l'association Noé Conservation, qui vient d'inaugurer, début avril, un jardin de 2 000 m² le long de la Grande Halle du parc de La Villette (19e arrondissement), premier maillon du réseau des Jardins passagers, voués à la biodiversité.

Le succès de ces initiatives tient à l'observation de règles précises fixées par les associations. On est loin du mouvement spontané lancé à New York dans les années 1970, au temps du New Age et des beatniks, lorsque des artistes, au nom d'une "guérilla verte", jetaient des "bombes de grains" dans les friches urbaines pour faire pousser des fleurs. Montréal a suivi, et compte aujourd'hui des jardins communautaires foisonnants.

La région Ile-de-France n'est pas en reste à Aubervilliers, Montreuil et Bagnolet. Au total, une quinzaine de jardins collectifs sont en projet. A Lille, Lyon, Montpellier, Brest et Nantes, jardins partagés et jardins d'insertion connaissent un réel succès, et quelques initiatives apparaissent même en milieu rural pour les urbains reconvertis.

Sur le Web

www.jardinsdenoe.org

www.jardinons-ensemble.org

Jean-Claude Ribaut
Article paru dans l'édition du 25.04.09

PS : j'habite à Montpellier et je n'en ai jamais entendu parler ... Pub ou intox ?

19:17 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : jardins ouvriers

24/04/2009

La téléphonie mobile sera-t-elle le futur scandale sanitaire

lu sur : http://www.bakchich.info/Les-mauvaises-ondes-des-compagnies,07394.html

Santé | mercredi, 15 avril 2009 | par Ian Hamel

La téléphonie mobile sera-t-elle le futur scandale sanitaire, à l’instar de l’amiante ou du tabac ? Avant d’avoir la réponse, les assureurs, prudents, ont déjà pris les devants.
Contrairement aux opérateurs téléphoniques, aux fabricants de télévisions, d’ordinateurs et de jeux-vidéo, les compagnies d’assurance prennent très au sérieux les effets néfastes des ondes électromagnétiques sur la santé. En toute discrétion, elles ne les assurent plus.

Les ondes des téléphones mobiles et les antennes-relais sont-elles néfastes pour la santé ? La question est toujours sans réponse. Les études
scientifiques s’accumulent et se contredisent. Mais faut-il s’en étonner ? Il a fallu 70 ans pour retirer le plomb des peintures et 50 ans pour établir de façon convaincante le lien entre la cigarette et le cancer du poumon…

Bref, les controverses sur le danger des champs électromagnétiques ne sont pas prêtes de s’éteindre. Le téléphone portable n’est utilisé à grande échelle que depuis le milieu des années 90. Le jour où l’on nous prouvera d’une manière indiscutable que la pollution électromagnétique (qui a été multipliée par 400 en un demi siècle) porte sérieusement atteinte à notre santé, il sera sans doute trop tard.

En revanche, les compagnies d’assurance sont nettement plus rapides pour se mettre à l’abri. Dans un document daté de 1997, intitulé « Les
champs électromagnétiques, un risque fantôme », que Bakchich a pu se procurer, le réassureur Swiss Re, qui assure les compagnies d’assurance, met en garde ses clients :

« Les plaintes en responsabilité civile - en cours ou à venir - du fait des champs électromagnétiques pourraient se terminer favorablement pour les requérants et avoir des conséquences fatales pour les assureurs, il faut s’attendre à des coûts de défense faramineux ». Swiss Re ajoute : « Cela signifie, pour l’assureur, qu’il doit revoir les contrats existants (…) Il serait bon que, de leur côté, les industriels comprennent que les assureurs ne peuvent pas assumer n’importe quel risque ».

A l’exclusion de l’amiante et des ondes électromagnétiques Cette mise en garde n’est pas restée lettre morte si l’on en juge cet autre
document reproduit par Bakchich. (voir le site de Bakchich pour la photo)
Axa range les ondes électromagnétiques au même rang que l’amiante ou le plomb. Il s’agit d’un avenant modifiant les conditions d’un contrat
d’assurance de la responsabilité civile. Il date du 1er septembre 2006. Il a été rédigé par la compagnie Axa. Ce contrat, à effet au 1er janvier 2007, exclut les dommages causés par l’amiante, par le plomb, et ceux qui sont « causés par les champs et ondes électromagnétiques ». En clair, depuis deux ans, Axa n’assure plus ses clients contre les dégâts que pourraient éventuellement provoquer les ondes émises par votre téléphone portable, votre télévision ou votre ordinateur.

Certes, la compagnie d’assurance se garde bien de parler de danger. Mais elle se couvre au cas où il pourrait y en avoir un, au nom du principe de précaution. Axa, l’un des plus grands assureurs européens, n’est pas un cas unique. Le Centre de recherche et d’information indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques (Criirem), installé au Mans, assure que d’autres compagnies d’assurance excluent « tous dommages ou conséquences de dommages résultant de la production par tous appareils ou équipements, de champs électriques ou magnétiques, ou de radiations électromagnétiques ».

Irradiations et cancer du sein :

Cela veut dire quoi concrètement ? Prenons un exemple précis : En 2007, le ministère espagnol de la Santé a publié une étude scientifique de 212 pages intitulé « Relation entre l’exposition aux irradiations électromagnétiques au travail et le cancer du sein ». L’étude montre que les informaticiennes, les standardistes, les femmes qui travaillent derrière un écran « ont un risque plus important de développer un cancer du sein dans la période pré-ménopause mais aussi post-ménopause ». Un risque supplémentaire d’environ 20 %.

Imaginons que toutes les femmes qui tombent malades portent plainte contre leurs employeurs et leur réclament des millions d’euros de dommages et intérêts. Si les patrons, qui ne sont plus couverts par leurs compagnies d’assurance, perdent leurs procès, ils seront contraints de mettre la clé sous la porte.

Les compagnies d’assurance ne sont sans doute pas mieux informées que les instituts de recherche. Mais elles savent davantage tirer les leçons du passé pour interpréter les signes de risques potentiels. Et ne pas perdre des milliards. Comme le jour où des utilisateurs de téléphones mobiles, atteints de tumeurs du cerveau, du nerf auditif ou des glandes salivaires gagneront contre Orange, SFR ou Bouygues-Telecom…

Dès novembre 2008, Bakchich tentait d’en savoir plus sur les dangers du téléphone portable. Et prenait alors conscience lors de son enquête de
l’omerta qui règne sur le sujet.

23/04/2009

RADIOACTIVITÉ : pas vu, pas pris, mais pas sans conséquences

lu sur : http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3707

21-04-2009

Des déchets radioactifs découverts sous un parking

Maintenue dans l’ignorance, l’agglomération de Gueugnon, basée en Saône-et-Loire, a fait une sombre découverte suite à une enquête menée par la CRIIRAD (1) sur ses terres. L’histoire débute en 1955, date à laquelle une usine d’extraction d’uranium est construite en bordure Sud de la ville. Initialement exploitée par le Commissariat à l’énergie atomique (CEA), l’usine est finalement confiée à sa filiale, la COGEMA, connue aujourd’hui sous le nom d’AREVA NC. Au cours de ses 25 ans de fonctionnement, l’installation traitera 168 000 tonnes de minerai et produira 842 tonnes d’uranium. Ses activités stoppent en 1980. A compter de cette date, les équipements sont démantelés et le site est déclaré assaini.

Mais, à l’instar de toute exploitation nucléaire, la question est loin d’être réglée. Comme le relève la CRIIRAD, les traitements physico-chimiques destinés à extraire l’uranium ont généré plus de 128 000 tonnes de déchets. Indésirables, ces derniers sont stockés sur un site situé à proximité, au bord d’un affluent de la Loire, l’Arroux. Officiellement sous surveillance, ce dépôt est contrôlé par l’exploitant, lequel le déclare comme non toxique pour l’environnement en l’absence d’irradiation anormale. Ces conclusions seront successivement confirmées par un laboratoire indépendant et par l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN), affilié à l’Etat.

Rendue sur place, la CRIIRAD est pourtant loin de partager cet avis. A la suite de relevés radiamétriques, d’analyses en laboratoire et de recherches documentaires, il révèle une réalité pour le moins dérangeante. En effet, plusieurs zones irradiantes sont détectées en bordure de l’ancien site de l’usine. De l’autre côté de l’Arroux, un parking rattaché à un stade de football présente un niveau d’irradiation anormalement élevé, avec des pics enregistrés au pied des lampadaires. Selon toute vraisemblance, les travaux d’installation de l’éclairage ont permis aux déchets radioactifs enfouis de remonter vers la surface. Or, les radionucléides observés en laboratoire prouvent qu’il s’agit bien d’une pollution liée aux activités passées d’AREVA.
A la lumière de ces révélations, cette dernière aurait finalement confirmé la présence dans le sol de près de 30 000 tonnes de déchets radioactifs, simplement recouverts de 70 cm de terre.
Cumulant les déchets de démantèlement, de décontamination et les résidus d’extraction de l’uranium, la CRIIRAD estime à quelque 225 000 tonnes les déchets radioactifs accumulés à l’entrée de Gueugnon.

Afin de réduire leurs coûts, les exploitants auraient déversé les déchets directement dans les excavations d’anciennes gravières, sans étanchéification préalable du fond et des parois. Une sombre perspective alors que la dangerosité de ces déchets devrait se maintenir pendant plus de 300 000 ans.

Face aux résultats de l’enquête de la CRIIRAD, validés par l’Autorité de sûreté nucléaire, le directeur de la DRIRE (2) a demandé à AREVA de proposer des solutions d’assainissement. N’envisageant pas le retrait des déchets radioactifs, celle-ci a suggéré de recouvrir le parking d’une couche d’enrobé. Mais, dans l’hypothèse où la commune viendrait à refuser cette offre magnanime, la société envisage de procéder à la fermeture pure et simple du parking dont elle est la propriétaire. Et de clore ainsi le débat.

Cécile Cassier

1- Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité.
2- Directions Régionales de l’Industrie, de la Recherche et de l’Environnement.

22/04/2009

Les crèches parisiennes écartent le bisphénol A

lu sur : http://www.lemonde.fr/aujourd-hui/article/2009/04/21/les-creches-parisiennes-ecartent-le-bisphenol-a_1183430_3238.html

Les crèches parisiennes écartent le bisphénol A
LE MONDE | 21.04.09 | 16h05 • Mis à jour le 22.04.09 | 10h52

La Ville de Paris a pris la décision de ne plus acheter de biberons avec du bisphénol A (BPA) pour ses crèches - qui en utilisent 35 000. "Nous avons pris la décision de n'acheter que des biberons sans BPA, au nom du principe de précaution", a indiqué au Monde Jean-Marie Le Guen, député PS et adjoint à la santé de la Mairie de Paris. "Nous ne voulons pas prendre de risques", renchérit Denis Baupin, adjoint au maire de Paris chargé de l'environnement.

Le bisphénol A est une substance chimique utilisée pour la composition de certaines matières plastiques - le polycarbonate pour les biberons, le polyépoxy dans les boîtes de conserves, cannettes, etc. "72 boîtes de conserve ont été étudiées au Canada, toutes étaient contaminées au bisphénol A", assure André Cicolella, porte-parole du Réseau environnement santé (RES).

Le RES a récemment demandé l'interdiction du BPA dans les plastiques alimentaires. Il estime qu'il "n'y a aucun doute sur la dangerosité de la substance, particulièrement pour les nouveau-nés, en raison de son caractère de perturbateur endocrinien". Selon M. Cicolella, "le BPA est suspecté dans les grands problèmes de santé : cancer, diabète, obésité, atteinte de la reproduction... Les dernières données du BPA sur les neuroblastomes, qui sont parmi les cancers pédiatriques les plus fréquents, vont dans ce sens".

Fin mars, la ministre de la santé Roselyne Bachelot avait pourtant déclaré que des études fiables prouvaient l'innocuité des biberons fabriqués avec du BPA. La ministre se fondait sur l'avis de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) publié fin 2008.

Ana Soto et Carlos Sonnenschein, professeurs à la faculté de médecine de l'université Tufts, à Boston, et spécialistes de cette question, seront reçus, mardi 28 avril, avec des membres du RES, par des députés, dont Jean-Marie le Guen et des députés de l'Office parlementaire d'évaluation des politiques de santé.

Pascale Santi
Article paru dans l'édition du 22.04.09

21/04/2009

OGM, MONSANTO, ROUNDUP, AGENT ORANGE, sélection naturelle

lu sur : http://www.france24.com/fr/20090419-super-mauvaises-herbes-menace-patrie-monsanto-etats-unis-environnement-ogm-amarantes-agriculture-herbicide?pop=TRUE

Dimanche 19 avril 2009
Par Clea CAULCUTT
Les "super mauvaises herbes" menacent la patrie de Monsanto :

De mauvaises herbes ultra-résistantes envahissent les champs OGM du sud des États-Unis. Face à cette nouvelle menace, des agriculteurs utilisent plus d’herbicides, renoncent aux cultures OGM ou abandonnent simplement leurs cultures.

Aux Etats-Unis, les faucheurs partent à la rescousse des champs de cultures transgéniques assaillis par des mauvaises herbes d’une nouvelle génération. Des amarantes surpuissantes sèment la pagaille sur des kilomètres de champs de coton et de soja OGM. Universitaires et agriculteurs tirent la sonnette d’alarme.
En automne 2004, un agriculteur de Macon, dans l’État de Géorgie, remarque que sa dernière application de l’herbicide Roundup - produit par la firme Monsanto - ne tue pas certaines pousses d’amarantes. L’ingrédient actif de ce puissant herbicide est pourtant le glyphosate, l’herbicide le plus utilisé aux Etats-Unis.
Aujourd’hui, ce sont plus de cinq Etats du sud des Etats-Unis, la Géorgie, la Caroline du Sud, la Caroline du Nord, l’Arkansas, le Tennessee et le Missouri, qui subissent la fronde des "super mauvaises herbes", ou "superweeds", affirment les médias locaux.
Comment cela a-t-il pu se produire ? Selon les universitaires, les agriculteurs d’outre-Atlantique ont abusé de la formule magique Roundup Ready, une combinaison aussi révolutionnaire que controversée qui lie l’herbicide Roundup et des semences. Semences dans lesquelles on a introduit un gène qui leur permettent de résister à cet herbicide.
Monsanto, la multinationale de biotechnologie, est le producteur de Roundup et de graines OGM. Rien qu’aux Etats-Unis, 9 cultivateurs de soja sur 10 utilisent des semences Roundup, selon les chiffres de l’entreprise.

En Géorgie, 50 000 hectares gravement infestés d’amarantes :

Spécialiste des mauvaises herbes à l’université de Géorgie, Stanley Culpepper assure dans un entretien avec FRANCE 24 que 50 000 hectares en Géorgie sont gravement infestés d’amarantes et 29 comtés de Géorgie sont aussi contaminés.
"Les agriculteurs réalisent que la menace est très sérieuse. Pendant deux ans, on a cherché en vain à le leur faire comprendre. Mais une fois qu’ils ont pris conscience de la gravité de la situation, ils ont adopté une approche très agressive vis-à-vis de la plante", a confirmé Stanley Culpepper.
"L’année dernière, nous avons dû désherber à la main la moitié de nos champs sévèrement infestés", dit Stanley Culpepper, ajoutant que la lutte contre les amarantes "coûte très cher".
En 2007, 5 000 hectares de champs ravagés par les amarantes ont même été abandonnés par leurs propriétaires près de l’épicentre du phénomène des "superweeds" dans le comté de Macon, affirme le spécialiste agricole Alan York.
Parmi les "superweeds" américaines, il est difficile d’imaginer une mauvaise herbe plus incontrôlable que l’amarante. "C’est bien la mauvaise herbe qu’on ne veut pas voir dans son champs, elle domine tout", explique Stanley Culpepper. L’amarante peut produire 10 000 graines en une fois, résiste à la sécheresse et peut attendre trois mètres de haut. C’est une mauvaise herbe qui étouffe très facilement les arbustes de coton.
Aujourd’hui, les agriculteurs américains peinent à trouver un herbicide qu’ils puissent épandre sur les amarantes dans les plantations de coton.

Des solutions qui suscitent la polémique :

Dans une interview accordée à FRANCE24, le responsable du développement technique de Monsanto, Rick Cole, estime que les "superweeds" peuvent être maîtrisées. "Le problème des mauvaises herbes qui résistent au Roundup est une réalité que Monsanto ne nie pas. Mais le phénomène peut être maîtrisé", affirme-t-il.
Rick Cole encourage les agriculteurs à utiliser différents herbicides, même ceux de concurrents, et d’alterner les cultures Roundup.

Selon un communiqué de presse de Monsanto, leurs vendeurs incitent les agriculteurs à mélanger le Roundup avec d’autres herbicides, comme le 2,4-D, un herbicide interdit au Danemark, en Norvège et en Suède pour protéger la population de risques de cancer, de troubles du système reproductif et d’affaiblissement mental. Le 2,4-D est aussi connu pour être un ingrédient de l’Agent orange (*: produit par MONSANTO; voir ci-dessous), un herbicide utilisé par l’armée américaine pendant la guerre au Vietnam dans les années 1960.
Interrogé à propos de la toxicité et de l’impact environnemental de tels mélanges, Janice Person, directrice de communication chez Monsanto, répond que la multinationale "ne recommande pas de mélanges qui n’ont pas l’aval de l’Agence de la protection de l’environnement".
Selon la Soil Association, une association anti-OGM basée au Royaume-Uni, Monsanto était conscient de la menace des "superweeds" dès 2001 et avait fait breveter la pratique de mélanger de l’herbicide Roundup et d’autres herbicides qui ciblent des plantes résistantes au Roundup.
"Ce brevet va permettre à l’entreprise de profiter d’un problème que ses produits ont créé à l’origine," affirme un rapport de la Soil Association publié en 2002.

Les OGM lâchés par les agriculteurs :

Dans un élan qui ferait plaisir aux militants anti-OGM en Europe, certains agriculteurs envisagent de renoncer aux OGM et de revenir aux semences dites conventionnelles. "C’est bien de revenir aux graines traditionnelles, les gens ont abusé des graines Roundup", affirme Alan Rowland, cultivateur de graines de soja à Dudley, dans l’Etat du Missouri. Auparavant, 80 % de ses ventes provenaient de plants Monsanto de marque Roundup Ready. Aujourd’hui, la demande de graines conventionnelles est très forte, et Alan Rowland ne vend plus que des graines non-OGM.
Selon Stanley Culpepper, les agriculteurs américains sont nombreux à envisager de renoncer aux OGM et de revenir à une agriculture plus conventionnelle. Mais pour les agriculteurs, tout se résume à une question de coûts de production. Le système OGM devient de plus en plus cher, affirme Alan Rowland.

Si les universitaires et les agriculteurs n’osent pas faire des reproches à la multinationale, Alan Rowland affirme que "certains ont commencé à se rebeller contre les coûts élevés."

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* : lu sur :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Agent_orange

..." L'agent orange, créé par la multinationale Monsanto, est en fait rose et brunâtre, et doit son nom aux bandes de couleur orange inscrites sur les fûts dans lesquels il était stocké. De même furent baptisés les Agent Blanc, Bleu, Rose, Vert et Pourpre.
Ce produit était d'usage courant et utilisé dans l'agriculture aussi bien aux États-Unis qu'en URSS, dans les années 1960, on ne pensait pas alors qu'il était toxique pour l'être humain.
Ces herbicides furent utilisés pour défolier les forêts et ainsi empêcher les Vietnamiens de se cacher, pour détruire leurs récoltes, mais aussi de dégager les abords des installations militaires américaines et y prévenir les attaques.
Ces opérations de guerre chimique débutèrent en 1961 avec le feu vert du président John F. Kennedy, et furent progressivement intensifiées jusqu'à atteindre leur apogée en 1965. Elles diminuèrent ensuite progressivement et finalement cessèrent en 1971, suite à de nombreuses protestations dans le monde et aux États-Unis même, de la part de scientifiques, d'un certain nombre de parlementaires et surtout d'anciens combattants américains.
L'Académie nationale des sciences des États-Unis estime aujourd'hui que près de 80 millions de litres de ce défoliant ont été déversés. Selon Franz J. Broswimmer dans son ouvrage Ecocide, cet épandage a touché 20% des forêts du Sud Vietnam et empoisonné 400 000 hectares de terrain agricole.
Le 8 décembre 2006, le quotidien The Guardian rèvèle que Sir Richard Doll, épidémiologiste et toxicologue anglais réputé, célèbre pour avoir établi le lien entre l'usage de tabac et le cancer du poumon a été sous contrat de mai 1979 à mai 1986 [1] (période durant laquelle il aurait reçu selon The Guardian 1 500 dollars par jour de Monsanto et cela durant un an). C'est durant cette époque qu'il a affirmé à une commission australienne qu'il n'y avait pas de relation entre le cancer et l'agent orange. Richard Doll aurait aussi reçu de l'argent de l'Industrie chimique durant plus de vingt ans selon le quotidien. Il avait, avec son collègue Sir Richard Peto, produit en 1981 un article concluant que seuls 1 à 3 % des cancers avaient une cause environnementale."...

16/04/2009

Agriculture traditionnelle contre OGM : "...l'agriculture traditionnelle continue d'avoir de meilleurs résultats"

lu sur : http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/04/16/ogm-la-hausse-des-rendements-contestee_1181487_3244.html

Compte rendu
OGM : la hausse des rendements contestée
LE MONDE | 16.04.09 | 15h30 • Mis à jour le 16.04.09 | 15h30

Les organismes génétiquement modifiés (OGM) ne sont pas seulement la cible des critiques en Europe, où l'Allemagne vient de rejoindre le cortège des Etats ayant banni le maïs Mon810 de leur territoire. Aux Etats-Unis, patrie du groupe Monsanto, un rapport publié mardi 14 avril par l'Union of Concerned Scientist (UCS), un groupe indépendant d'experts né dans le giron du Massachusetts Institute of Technology (MIT), s'attaque au principal argument des fabricants de semences modifiées : la garantie de plus forts rendements.

"Depuis des années, les industriels claironnent qu'ils vont nourrir le monde, en promettant que les OGM produiront de meilleurs rendements. Mais après vingt ans de recherches et treize ans de commercialisation, les fermiers américains qui ont recours à ces semences n'ont guère récolté davantage à l'acre (0,4 hectare). En comparaison, l'agriculture traditionnelle continue d'avoir de meilleurs résultats", affirme l'auteur du rapport, Doug Gurian-Sherman.

Pour aboutir à cette conclusion, ce biologiste a passé au crible toutes les statistiques et études académiques publiées sur le soja et le maïs, les deux cultures transgéniques les plus répandues aux Etats-Unis, oùprès de 90 % des surfaces plantées en soja le sont en OGM, tout comme plus de 60 % des surfaces consacrées au maïs.

Trois OGM dominent le marché. Une variété de maïs résistante à certains insectes nuisibles - comme la pyrale, une chenille qui dévore les tiges de la plante de l'intérieur - et deux variétés tolérantes aux herbicides, l'une de maïs et l'autre de soja. Ces deux dernières "n'ont apporté aucune amélioration des rendements", affirme le rapport.

Concernant le maïs Bt (Bacillus thuringiensis), résistant aux insectes, comme le Mon810, l'accroissement de la production s'est avéré "marginal", sauf dans les cas de fortes invasions, où une hausse de 7 % à 12 % a pu être observée. Ces résultats s'appuient en partie sur des récoltes obtenues en Europe, où le maïs Bt est largement exporté.

La hausse de la productivité au cours des dernières années tient davantage à d'autres facteurs d'innovation agricole, selon le rapport. L'auteur juge même en conclusion qu'il serait dangereux de miser sur les OGM pour assurer les besoins alimentaires d'une planète qui comptera 9 milliards d'habitants en 2050, soit près de 50 % de plus qu'aujourd'hui.

"FAUSSE PROMESSE"

Ce rapport n'est pas le premier à dénoncer la "fausse promesse" des OGM. Et le constat n'émane pas seulement de cercles réputés hostiles aux biotechnologies. En 2006, les chercheurs du ministère américain de l'agriculture, faisant le bilan des dix premières années de cultures transgéniques, ne constataient pas d'amélioration significative des rendements. Alors que les enquêtes réalisées auprès des fermiers montraient que ce point constituait la principale raison de se tourner vers les OGM.

Les semenciers ont jusqu'à présent catégoriquement réfuté ces affirmations. Proche des multinationales du secteur, le cabinet de conseil PG Economics expliquait, en février, que "les faits montrent que sur l'ensemble des pays ayant recours à des maïs OGM résistant aux insectes ravageurs, les rendements ont crû de 5,7 % entre 1996 et 2006". Et d'ajouter que "les performances sont d'autant plus fortes quand le pays a peu de moyens pour lutter contre les pestes animales". Toujours selon PG Economics, le coton transgénique aurait entraîné une augmentation des rendements de 50 % en Inde, le maïs OGM faisant de même à hauteur de 24 % aux Philippines.

En France, Luc Esprit, directeur de l'Association générale des producteurs de maïs (AGPM), se dit surpris par les conclusions de l'UCS : "Je ne peux parler que de nos résultats. Mais entre 2005 et 2007, jusqu'à ce que le Mon810 soit interdit, nous avons enregistré, en moyenne, un écart de 6 à 8 quintaux à l'hectare entre les parcelles de maïs OGM et les parcelles traditionnelles."

Ce débat sur les rendements s'ajoute à ceux concernant l'innocuité des OGM sur la santé humaine et leur incidence sur l'environnement. Mercredi 15 avril, la Commission européenne (après avoir vainement tenté de jouer les gendarmes contre les pays récalcitrants) a décidé de se donner le temps de la réflexion sur le Mon810.

Laurence Caramel

8 % des surfaces cultivées dans le monde

Cultures.
125 millions d'hectares étaient cultivés en organismes génétiquement modifiés (OGM) dans le monde en 2008, soit 8 % des surfaces cultivées, selon l'International Service for the Acquisition of Agro-biotech Applications (Isaaa). Les surfaces cultivées en OGM ont augmenté de 9,4 % par rapport en 2007.

Producteurs.
25 pays cultivent des OGM et 30 en ont autorisé l'importation depuis le début de leur commercialisation, en 1996. Les Etats-Unis, le Canada, le Brésil et l'Argentine concentrent près de 80 % de la production mondiale. En 2008, une percée a été observée en Afrique, où le Burkina Faso et l'Egypte sont venus rejoindre l'Afrique du Sud au rang des pays producteurs.

Marché.
7,5 milliards de dollars (5,7 milliards d'euros) en 2008, sur un total de 34 milliards de dollars (26 milliards d'euros) pour le marché mondial des semences.

Article paru dans l'édition du 17.04.09

Appel à manifester contre les OGM devant le consulat d'Espagne à Bayonne

Appel à manifester contre les OGM devant le consulat d'Espagne à Bayonne

En soutien aux "lanceurs d'alerte" favorables à la mise en place d'un moratoire en Espagne, le collectif Alerte OGM Pays Basque réalisera une action de soutien le jeudi 16 avril à 12H00 devant le consulat d'Espagne à Bayonne.

En 2008 près de 79.300 hectares d'OGM ont été cultivés en Espagne.

Le collectif Alerte OGM Pays Basque appelle à participer à une action de soutien aux anti-OGM le jeudi 16 avril à 12H00 devant le Consul Général d'Espagne à Bayonne.

Alors que la France a voté en 2008 un moratoire sur le maïs transgénique MON 810, "l'Espagne est encore à ce jour un des plus grands cultivateurs d'OGM agricoles en plein champ et un terrain d'expérimentation pour des multinationales telle Monsanto," dénonce le collectif dans un communiqué.

Si la Communauté autonome basque est une zone libre de tout OGM depuis 2005, en Espagne, par contre, plus de 60 variétés de maïs Monsanto MON 810 sont exploités en toute légalité : pour le gouvernement espagnol, le principe de précaution ne devra être appliqué que lorsqu'il sera "réellement" prouvé que le MON 810 est effectivement contraire aux règles sanitaires. Une affirmation jugée aberrante pour Juan Felipe Carrasco, responsable de la campagne OGM de Greenpeace Espagne.

"Les preuves scientifiques ayant conduit au moratoire en France auraient dû conduire l'Espagne à prendre une mesure similaire," a expliqué M. Carrasco dans un entretien avec eitb.com à l'occasion du procès de douze faucheurs volontaires de maïs OGM début juillet 2008 à Bordeaux.

"Après l'accord du gouvernement Aznar de libéraliser le maïs OGM en Espagne, le gouvernement de Zapatero, malgré ses promesses il y a cinq ans, n'a pas adopté une autre position malgré les conséquences sanitaires, agricoles et sociales du maïs Monsanto." Aujourd'hui, selon M. Carrasco, "il n'est plus possible de faire des produits bio en Espagne tant la totalité du maïs est suspecté."


Bilan 2008: 79.300 hectares d'OGM

"Nous n'avons aucune visibilité de la quantité d'hectares en OGM, puisque les chiffres officiels sont fournis sans vérification par Monsanto lui-même. Tous les exploitants qui souhaitent échapper à cette contamination sont obligés d'importer du maïs français - et de le vérifier -, ce qui pèse considérablement sur leur équilibre économique."

En 2008 près de 79.300 hectares d'OGM ont été cultivés en Espagne, les régions les plus touchées étant Aragon (33.000 hectares), Catalogne (25.300 hectares) et Navarre (5.200 hectares).

"Même si la société espagnole est globalement hostile aux OGM, la puissance du lobby agricole, l'arsenal juridique espagnol contre les contrevants anti-OGM, et la volonté catastrophique du gouvernement de Madrid ne permettent pas aujourd'hui d'envisager un futur proche débarrassé de ce risque sanitaire," dénonce M. Carrasco.

Au vu de cette situation, de nombreux collectifs espagnols appellent à une grande manifestation le 18 avril à Saragosse.

En soutien à ces "lanceurs d'alerte" favorables au principe de précaution et à la mise en place d'un moratoire, de nombreux collectifs français se mobiliseront cette semaine devant les ambassades et consulats d'Espagne. En Pays Basque nord, le collectif AlerteOGM Pays Basque réalisera une action symbolique de soutien le jeudi 16avril à 12H00 devant le consul général d'Espagne à Bayonne qui permettra aussi de faire un point général d'actualité sur les OGM.

15/04/2009

Pollution à l'acide sulfurique en Nouvelle Calédonie

lu sur : http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hYH0q71B6kPLb_t-aBzgRuji0DbA

Pollution à l'acide en Calédonie: des centaines de poissons et crustacés morts
3 avr. 2009

NOUMÉA (AFP) — Des centaines de poissons et de crustacés sont morts en Nouvelle-Calédonie, suite à une fuite d'acide sulfurique à l'usine de traitement de nickel du Brésilien Vale Inco, en phase de tests, ont indiqué vendredi les autorités locales.
"L'évaluation précise de l'impact de cette fuite est en cours. Mais il est certain que le creeks (rivières) du sud sont l'habitat d'un grand nombre d'espèces endémiques et protégées", a déclaré Christophe Obled, directeur de l'Environnement de la Province sud.
Après l'incident, un pH2, témoin d'une très forte acidité, a été relevé en plusieurs points du cours d'eau.
Plusieurs centaines de poissons et de crustacés ont été retrouvés morts à la surface de l'eau et sont en cours d'identification. Selon le comité autochtone Rheebu Nuu, la fuite est allée jusqu'à la mer où des mulets morts ont été découverts.
L'usine d'une capacité de 60.000 tonnes de nickel doit être inaugurée en milieu d'année et se situe en bordure d'une baie à la biodiversité exceptionnelle et fragile
Mercredi, un joint défectueux a entraîné une importante fuite à l'unité de production d'acide sulfurique, qui doit servir au traitement chimique du nickel.
Selon l'industriel, entre 1.000 et 5.000 litres se seraient déversés mais certaines sources, citées par le journal Les Nouvelles Calédoniennes, font état d'une quantité "vingt à trente fois supérieure".
Mécontent d'avoir été tardivement averti de cet incident, Philippe Gomes, président de la Province sud, a en outre révélé vendredi qu'un bassin de rétention était en réparation.
"La province condamne la poursuite des essais de l'usine d'acide au moment même où les dispositifs de sécurité étaient en réfection", a indiqué M.Gomés
La collectivité entend obtenir des sanctions pénales et des réparations "pour les dommages sur le patrimoine environnemental".
Vale Inco, troisième goupe minier mondial, a arrêté l'unité d'acide "jusqu'à nouvel ordre".
Le WWF (Fonds mondial pour la nature) a de son côté demandé le retrait de l'autorisation d'exploitation accordée à l'industriel.
Tout le chantier de ce site industriel a été émaillé de multiples polémiques avec les populations locales, en raison de ses risques pour l'environnement.
En septembre dernier, le climat s'était apaisé après la conclusion d'un pacte, prévoyant le versement sur 30 ans d'environ 85 millions d'euros par Vale Inco, pour le développement durable.

Copyright © 2009 AFP. Tous droits réservés.
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lu sur : http://www.romandie.com/infos/news2/090402064932.9b78mch0.asp

* Pollution à l'acide sulfurique à l'usine Valé en Nouvelle-Calédonie
Romandie.com - 1 avr 2009

Pollution à l'acide sulfurique à l'usine Valé en Nouvelle-Calédonie

NOUMÉA - Une fuite d'acide sulfurique, entraînant une pollution dans l'environnement, a eu lieu à l'usine métallurgique de nickel du Brésilien Vale Inco, dans le sud de la Nouvelle-Calédonie, a indiqué jeudi l'industriel.
Cette usine d'une capacité de 60.000 tonnes de nickel et 5.000 tonnes de cobalt doit être inaugurée en milieu d'année et est actuellement en phase de test.
Vale Inco a indiqué dans un communiqué que "l'incident était lié à un joint défectueux et que l'essentiel du liquide avait été contenu et maîtrisé, mais que des fuites avaient impacté la rivière de la Baie Nord". Il n'y a eu aucun blessé
Une quantité de 1.000 à 5.000 litres d'acide s'est déversée. Selon le géant minier, "la situation est sous contrôle et les risques pour les populations environnantes sont maîtrisées".
Dans un courrier à la direction de Vale Inco Nouvelle-Calédonie, Philippe Gomes, président de la province sud, a exprimé "son vif mécontentement", car les services de la collectivité n'ont été prévenus qu'au lendemain de l'incident par des habitants de la région.
Il a en outre indiqué que "des sanctions pénales et administratives seront prises en application du code de l'environnement de la province sud".
L'usine chimique de Vale Inco, installée en lisière d'une magnifique baie du Grand sud calédonien à la biodiversité exceptionnelle, a suscité de multiples controverses avec les populations locales, en raison de ses risques pour l'environnement.
Au terme de plusieurs années de bras de fer, un pacte a été signé en septembre avec les chefferies coutumières kanakes et les associations autochtones, prévoyant le versement sur 30 ans d'environ 85 millions d'euros par Vale Inco, pour le développement durable.

(©AFP / 02 avril 2009 08h49)

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"Les nouvelles Calédoniennes" :
lu sur : http://www.lnc.nc/articles/article_70961_243711.htm

La province contraint Vale Inco à l’arrêt
La Maison bleue vient de suspendre la production d’acide de l’usine de Vale Inco. Selon elle, l’importante fuite d’acide sulfurique, qui a causé la mort d’au moins 1 800 poissons, aurait pu être évitée si le dispositif de sécurité avait été opérationnel. Retrouvez plus de photos sur notre site Internet.

Ils n’étaient pas franchement conviés mais ils se sont invités quand même. Hier après-midi, une petite délégation de la DENV (1) et de la DIMENC (2) s’est rendue à l’usine de Vale Inco, aux côtés de Philippe Gomès. Le patron de la Maison bleue est venu chercher, sur place, les réponses aux questions que tout le monde se pose au sujet de la fuite accidentelle d’acide sulfurique survenue mercredi midi, à l’unité d’acide.
Première des interrogations : comment l’industriel a-t-il pu réaliser des essais alors que le dispositif de sécurité n’était pas encore opérationnel ? « Nos évaluations ne nous laissaient pas envisager qu’un tel incident puisse se produire », a indiqué Sylvain David, le responsable du département de lixiviation. « Vous estimez que cette réponse est satisfaisante ? », a répliqué Philippe Gomès, en demandant à la direction d’être plus précise sur les causes de cette défaillance.
Deuxième point d’interrogation : pourquoi la province Sud, chargée de l’environnement et des installations classées, n’a-t-elle été prévenue que vingt-quatre heures après l’accident et par un coutumier de Yaté, qui plus est ? A cette question, Jean-François David, le directeur général délégué de Vale Inco Nouvelle-Calédonie, a souhaité répondre lui-même, estimant qu’« il y a(vait) eu tentative de contact dans les quatre heures qui ont suivi l’accident » et qu’« une réflexion commune sur le mode de communication d(evait) être engagée ». Dans les faits, cette tentative se résume à un message laissé sur un téléphone portable. Ni fax, ni mail n’ont été envoyés à la Direction de l’environnement.

Ce sont donc 14 000 à 18 000 litres d’acide, concentré à 98 %, qui se seraient échappés de l’unité

Sur les quantités d’acide sulfurique qui ont fui mercredi midi, la direction reste vague. « Les chiffres sont toujours en revue », a déclaré Sylvain David. Ce qui est sûr, c’est que les 1 000 à 5 000 litres annoncés jeudi par la communication de Vale Inco sont bien en dessous de la réalité. Il ne s’agissait en fait que d’une estimation de la quantité d’acide déversé dans le creek de la baie Nord. Ces chiffres ne prenaient pas en compte les 13 000 litres d’acide recueillis par la cuvette de rétention située juste en dessous de la fuite. Au total, et si l’on s’en tient seulement aux chiffres de l’industriel, ce sont donc 14 000 à 18 000 litres d’acide, concentré à 98 %, qui se seraient échappés de l’unité ce jour-là.
« Grave dysfonctionnement » pour la province Sud, « concours de circonstances » pour l’industriel... Une chose est sûre, c’est que Vale Inco va devoir rendre des comptes sur ce qui s’est réellement passé au cœur même de son usine. La Maison bleue a prononcé un arrêté suspendant la production d’acide. Celui-ci ne sera abrogé que lorsque Vale Inco aura répondu à une série de mesures. A savoir la remise de ses installations en conformité dans un délai de quatre jours, l’évaluation des causes de l’accident tant en termes techniques qu’opérationnels et le bilan des conséquences immédiates et à long terme sur le milieu environnemental.

(1) Direction de l’environnement de la province Sud.
(2) Direction de l’industrie, des mines et des énergies de Nouvelle-Calédonie.

Coralie Cochin

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VOIR AUSSI : http://www.ambafrance-ru.org/france_russie/spip.php?article6657

L’œuvre de Vauban et les lagons calédoniens inscrits à l’Unesco

"Actualité en France", N° 31 – juillet 2008

L’œuvre de Vauban, illustre architecte du roi Soleil, Louis XIV, qui a révolutionné les doctrines militaires au-delà de la « ceinture de citadelles » française, et les lagons de Nouvelle-Calédonie, lovés dans l’océan Pacifique à quelques degrés au nord du Tropique du Capricorne, viennent d’être inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’Humanité de l’UNESCO lors de la 32e session de son Comité du patrimoine mondial qui s’est tenue du 2 au 10 juillet 2008, à Québec. Les deux projets, présentés par la France, le premier en tant que « bien culturel » et le second en tant que « bien naturel », valent reconnaissance internationale de l’exceptionnalité de leurs sites, de leur état de conservation et de leur représentativité.

13:39 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : environnement

L'Allemagne interdit à son tour le maïs transgénique de Monsanto

lu sur : http://www.latribune.fr/entreprises/industrie/chimie-pharmacie/20090414trib000366882/lallemagne-interdit-a-son-tour-le-mais-transgenique-de-monsanto.html

L'Allemagne interdit à son tour le maïs transgénique de Monsanto

La Tribune.fr - 14/04/2009 à 16:29

Le gouvernement allemand a annoncé ce mardi qu'il suspendait la culture du maïs génétiquement modifié MON810 de Monsanto, en raison de "deux nouveaux éléments scientifiques". C'est le sixième pays européenn à prendre cette décision.


L'Allemagne rejoint le camp des réfractaires au maïs génétiquement modifié, interdisant ce mardi la culture du MON810 du géant américain des semences transgéniques Monsanto. "Ce n'est pas une décision politique. Elle a été prise dans l'intérêt de l'environnement (...) nous avons mené une étude rigoureuse pour peser le pour et le contre", a expliqué la ministre de l'Agriculture, Ilse Aigner.

La ministre a notamment justifié cette décision par "de nouveaux éléments scientifiques", en l'occurrence "deux nouvelles études" qui mettent en évidence des incidences de la culture du MON810 sur des organismes "non cibles", qui n'avaient pas été étudiés jusque-là. L'Allemagne devient ainsi le sixième pays européenn à interdire le maïs OGM, après France, la Grèce, l'Autriche, la Hongrie et le Luxembourg.

Seule une décision de la Commission, soutenue par une majorité qualifiée d'Etats de l'Union Européenne, pourrait mettre fin à la décision allemande. Mais les ministres de l'Environnement ont déjà mis leur veto début mars à une proposition de la Commission visant à contraindre l'Autriche et la Hongrie à revenir sur des interdictions semblables.

Si la décision de l'Allemagne n'aura pas de répercussions financières pour Monsanto (le pays ne cultivant que 3.700 hectares de maïs transgéniques cette année), elle pourrait surtout faire définitivement pencher la balance à Bruxelles, où la Commission tente de contraindre les réticents d'autoriser la culture du MON810.

L'Autorité européenne pour la sécurité des aliments (EFSA) doit remettre dans les prochaines semaines son avis sur la demande de renouvellement de l'autorisation décennale pour le MON 810, le seul OGM autorisé au sein de l'Union. Il y avait été homologué en 1998, pour dix ans.

14/04/2009

Le ROUNDUP mis en accusation (2)

Voir aussi les notes du : 14/04/2009 , 09/01/2009 , 11/12/2008 , 07/05/2008

lu sur : http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/

Un herbicide provoque en éprouvette la mort des cellules humaines
Des expériences réalisées par Gilles-Eric Séralini, professeur de biochimie à l'université de Caen, montrent que des doses infinitésimales de Roundup, un herbicide Monsanto répandu sur la majorité des plantes OGM, programment en quelques heures la mort de cellules de cordon ombilical humain. Le glyphosate, principe actif des différents Roundup, n'est pas seul en cause. Les substances qui activent la pénétration de la molécule dans la plante sont également toxiques. La Croix indique que Monsanto a récusé la pertinence de cette étude.
Croix [La] , 14/04/2009

13/04/2009

Grenelle de la mer

lu sur : http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/04/13/enjeux-marins_1180001_3232.html#ens_id=1180092

Edito du Monde
Enjeux marins
LE MONDE | 13.04.09 | 14h50

Il ne fait pas de doute que la mer et les océans constituent une protection essentielle des écosystèmes planétaires. Le Grenelle de l'environnement avait largement ignoré ou esquivé la question. Le gouvernement a décidé de réparer cette erreur en lançant un deuxième "Grenelle", entièrement consacré aux milieux marins.

Si le temps que vont lui consacrer 200 experts est plus court (deux mois seulement), les attentes suscitées par ce processus participatif qui réunit Etat, élus, représentants des entreprises, des salariés et écologistes sont tout aussi fortes. La communication entre l'ensemble de ces acteurs a depuis longtemps tourné au dialogue de sourds. Ils devront d'abord réapprendre à se parler.

Le monde de la pêche est en crise. Celui de la mer aussi. Les scientifiques ne laissent aucune illusion sur la gravité de la situation. 80 % des espèces de l'Atlantique sont surexploitées. La situation est comparable en Méditerranée, où s'ajoutent de graves problèmes de pollution. Au niveau mondial, près du tiers des stocks halieutiques, dont dépendent plus d'un milliard de personnes pour leur approvisionnement quotidien en protéines animales, sont soit surexploités, soit épuisés. Cette situation n'est viable ni écologiquement ni économiquement.

La France a une responsabilité particulière. Grâce à ses territoires d'outre-mer, elle dispose du deuxième espace maritime mondial. De la Nouvelle-Calédonie aux Antilles, celui-ci abrite 10 % des récifs coralliens et 20 % des atolls mondiaux. Or Paris n'a pas vraiment montré l'exemple. Moins de 0,1 % des eaux marines françaises bénéficient d'un statut protecteur, alors que les objectifs internationaux auxquels nous avons souscrit prévoient que 10 % au moins soient protégés d'ici à 2012. La France est aussi, à juste titre, montrée du doigt par les écologistes en raison de son soutien à une politique de quotas de pêche meurtrière pour certaines espèces, comme le thon rouge de Méditerranée.

Le "Grenelle" ne peut pas tout. L'une de ses limites, notamment, est que la politique de la pêche ne se décide pas à Paris, mais à Bruxelles, comme l'a rappelé le ministre de l'écologie, Jean-Louis Borloo. Cela ne saurait, pour autant, justifier l'inaction. La maïeutique du "Grenelle" doit faire émerger un sujet majeur et permettre de dessiner, collectivement, les contours d'une nouvelle politique française de la mer. C'est le souhait de M. Borloo. A charge pour lui de prouver qu'il sera ensuite capable de défendre ces orientations.

Article paru dans l'édition du 14.04.09

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lu sur : http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/04/13/mission-difficile-pour-le-grenelle-de-la-mer_1180008_3244.html#ens_id=1180092

Mission difficile pour le Grenelle de la mer
LE MONDE | 13.04.09 | 14h50 • Mis à jour le 13.04.09 | 14h50

Le Grenelle de la mer a débuté ses travaux. Près de 200 experts - représentants de l'Etat, des élus, des syndicats, des fédérations professionnelles et des écologistes - vont plancher pendant deux mois afin de formuler ce que pourrait être la future politique française de la mer. L'Hexagone détient le deuxième espace maritime au monde grâce à ses territoires d'outre-mer.
Le ministre de l'écologie Jean-Louis Borloo a demandé aux participants d'être "ambitieux et innovants". Le processus suivra ensuite les autres étapes déjà initiées par le Grenelle de l'environnement : consultation en ligne des Français et organisation de réunions publiques en région. Une table ronde finale est prévue au début de l'été.
Mais, entre une corporation des pêcheurs en crise et des organisations non gouvernementales (ONG) qui appellent à "un véritable changement de cap", le dialogue ne sera pas facile. L'exercice risque aussi de buter rapidement sur un obstacle de taille : la politique de la pêche se décide au niveau européen, à Bruxelles. La navigatrice Isabelle Autissier qui, avec d'autres personnalités, tel l'écrivain Erik Orsenna, pilotera les débats, pressentait le 10 avril, au lendemain des premières réunions de travail, que "ce Grenelle serait peut-être plus compliqué".
Le Grenelle de l'environnement était largement passé à côté des enjeux que représentent les milieux marins. Les océans et les zones côtières fournissent plus de 60 % des services rendus à l'homme par l'ensemble des écosystèmes. Plus d'un milliard de personnes dépendent des ressources halieutiques pour leur alimentation en protéines animales. Et les océans assurent un quart du stockage des gaz à effet de serre.

Le Monde a demandé à quatre experts d'éclairer quelques-uns des enjeux majeurs de la négociation.

Philippe Cury, chercheur à l'Institut de recherche pour le développement (IRD) et membre du conseil scientifique de la Fondation Nicolas Hulot

Il faut enrayer l'effondrement des stocks de poissons. Les principales espèces consommées sont dans une situation critique en Méditerranée, et 80 % des stocks de la mer du Nord sont surexploités. Certes, le thon rouge est le symbole de cette surexploitation, mais la lotte, le grenadier, le mérou sont aussi menacés. On exploite partout, à n'importe quelle profondeur.
Il faut stopper cette course folle pour reconstituer les stocks et, pour cela, il faudra restreindre les prises. La pêche actuelle n'est viable ni écologiquement ni économiquement. Les subventions accordées depuis trente ans n'ont fait qu'aggraver les choses. J'espère que le Grenelle va permettre de renouer un dialogue aujourd'hui rompu entre pêcheurs, politiques et scientifiques, et que nous pourrons nous entendre pour tester de nouveaux modèles de pêche.

Sébastien Moncorps, directeur du Comité français de l'union internationale pour la conservation de la nature (UICN)

Il est plus que nécessaire d'étendre les espaces protégés. La mer est la grande oubliée des politiques de protection de la nature. Les objectifs internationaux auxquels nous avons souscrit prévoient de placer d'ici à 2012 au moins 10 % des écosystèmes en aires marines protégées. Or, moins de 0,1 % des eaux marines françaises bénéficient d'un statut de protection, alors que la France, avec ses territoires d'outre-mer, a sous sa responsabilité 10 % des écosystèmes lagunaires et 20 % des atolls mondiaux.
La richesse des milieux marins est très liée à la qualité des massifs coralliens, qui sont un maillon essentiel de la chaîne écologique. Toutes les études confirment leur état de dégradation. Le Grenelle devra acter une politique ambitieuse de protection de ces milieux, qui sont de surcroît particulièrement sensibles au réchauffement climatique.

Jean-Claude Bonnafé, du Conservatoire du littoral

L'un des objectifs est de lutter contre la pollution et le mitage du littoral. Les côtes sont sous pression : urbanisation, développement d'activités en tout genre, mitage résidentiel et industriel. On a longtemps géré la mer et les espaces côtiers comme deux mondes séparés. Or les activités terrestres sont à l'origine de 80 % des pollutions en mer. Le Conservatoire du littoral s'est fixé pour objectif de racheter 220 000 hectares de rivages d'ici à 2050, afin de préserver ce "tiers sauvage" qui doit garantir la préservation de nos écosystèmes côtiers dans leur diversité.
Nous avons fait la moitié du chemin. Mais cela devient de plus en plus difficile de continuer. L'aménagement du littoral ne doit plus dépendre de logiques communales, mais être pensé à une échelle géographique plus large.

Julien Rochette, de l'Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI)

Le Grenelle doit être l'occasion de nous interroger sur notre politique extérieure et de redéfinir les règles du jeu international. On ne peut pas tenir un discours sur la pêche durable dans nos eaux territoriales et continuer à envoyer nos chalutiers piller les ressources des côtes africaines contre des compensations très insuffisantes pour les pays concernés.
Certes, cette problématique relève de choix européens, mais la France, compte tenu de l'étendue de son espace maritime, serait légitime à proposer une autre politique. La faiblesse des règles encadrant l'exploitation de la haute mer demeure un problème majeur. Les industriels s'y livrent à une véritable bataille pour s'approprier de nouvelles ressources génétiques. La négociation internationale sur ce sujet est bloquée, mais là encore, cela n'interdit pas à la France de se montrer plus active.

Laurence Caramel

Une table ronde finale début juillet

Organisation. Les 200 experts sont issus de cinq collèges : Etat, élus, ONG, syndicats salariés et entreprises.
Groupes de travail. Au nombre de quatre, ils compteront chacun une cinquantaine de membres. Les thèmes sont : "La délicate rencontre entre la terre et la mer" ; "Entre menaces et potentiels, une mer fragile et promesse d'avenir" ; "Partager la passion de la mer" ; "Planète mer : inventer de nouvelles régulations".
Propositions retenues. Elles seront examinées début juillet lors de la table ronde finale, qui devrait se traduire par un accord.

Article paru dans l'édition du 14.04.09

Science et Société : un peu d'histoire

Source : http://www.pileface.com/sollers/article.php3?id_article=554
à partir de : http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Needham

Sans Dieu ni science, la Chine

Pourquoi le pays qui a tout inventé des siècles avant l’Occident sans jamais subir l’oppression d’une religion dominante n’a-t-il pas accouché de la science moderne ?

C’est une cérémonie dont le modèle s’est établi au cours du IVe siècle avant notre ère : un officiant coiffé du chapeau de gaze se penche sur une superbe plaque de bronze carrée, gravée de caractères et de symboles. Sur le cercle central poli comme un miroir, il pose une cuillère très galbée - en fait, un morceau de magnétite taillé à l’image de la Grande Ourse.

La cuillère pivote instantanément, pointant son manche vers le sud. Il ne reste plus qu’à appliquer les règles du feng shui, la géomancie chinoise, pour déterminer quelle est l’orientation la plus faste pour le nouveau bâtiment - maison, tombe ou palais. L’invention de la boussole par les Fils du Ciel ne doit rien au désir d’explorer des contrées lointaines.

Elle a été conçue par les devins taoïstes et les maîtres de « magie cosmique » afin d’inscrire harmonieusement les constructions humaines au sein d’une nature conçue comme vivante, animée de courants et de souffles telluriques.


Manuscrit de l’empereur Zhu Gaoji des Ming, Des prévisions astronomiques et météorologiques, écrit en 1425 (Université de Cambridge). Les chinois ont identifié la nature des taches solaires dès le IVe siècle avant JC alors que les Occidentaux ont pensé jusqu’au XVIe siècle qu’il s’agissait d’objets extérieurs au Soleil.

Quinze siècles plus tard, la boussole passe des jonques aux boutres arabes et aux caravelles portugaises. Avec d’autres innovations chinoises comme le gouvernail et les voiles multiples, elle ouvrira aux capitaines du XVe siècle la voie des traversées aventureuses vers les Indes orientales et l’Amérique. Cette véritable bombe à retardement, qui fait exploser les cadres de la société médiévale, n’est pas le seul legs de la Chine à la modernité. « Trois découvertes ont changé la face du monde, écrit en 1620 le philosophe anglais Francis Bacon, l’imprimerie, la poudre, la boussole. Aucun empire, aucune religion, aucune étoile ne semble avoir autant influencé les affaires humaines. » Le grand penseur de l’expérimentation scientifique n’ignorait pas que ces trois innovations venaient d’Orient.

Grâce aux extraordinaires recherches d’un biochimiste et historien des sciences britannique, Joseph Needham, nous mesurons aujourd’hui notre dette à l’égard du génie chinois : « L’horlogerie mécanique, la fonte, les étriers et le harnais adapté au cheval, la suspension de Cardan, le triangle de Pascal, les ponts à arche segmentaire, les écluses, l’étambot de poupe, la cartographie quantitative... » Pratiquée depuis le VIIIe siècle, l’imprimerie chinoise invente les caractères mobiles en 1045, soit quatre siècles avant Gutenberg.

Lisez la synthèse de la recherche needhamienne intitulée « le Génie de la Chine », et préparez-vous à subir un choc : l’avalanche de trouvailles et d’inventions rivalisant d’ingéniosité dans tous les domaines n’a d’égale qu’une vertigineuse antériorité. 1400 ans pour le papier, 2200 ans pour le soc de charrue en fer et 2300 pour l’exploitation du pétrole et du gaz naturel, en passant par des technologies aussi décisives que le semoir à rangs multiples (1800 ans), la manivelle (1100 ans), la fabrication d’acier selon le procédé que nous appelons Siemens (1300 ans), les coques de navire à compartiments étanches (1700 ans)...
De quoi éclipser la classique énigme de l’histoire des sciences - pourquoi la science est-elle née en Occident ? - au profit du désormais fameux « paradoxe de Needham » : pourquoi, malgré l’extraordinaire avance de la technologie chinoise, la science moderne n’est-elle pas née en Chine ?

Des centaines de chercheurs dans tous les pays tentent toujours de résoudre cette énigme. Needham lui-même a proposé plusieurs hypothèses : la nature étouffante du despotisme impérial, la faiblesse de la classe commerçante, la sclérose d’un système mandarinal fondé sur le bachotage, et même la prédilection chinoise pour l’algèbre plutôt que la géométrie... La plus frappante concerne les idées religieuses : la croyance occidentale en un Dieu personnel, créateur et législateur, gouvernant l’univers par des lois générales et rationnelles, est à l’origine de l’idée même de lois de la nature, affirme-t-il.

Ne croyant pas en une divinité créatrice, les Chinois n’ont pu concevoir l’existence de lois mathématiques régissant la nature, même s’ils n’avaient pas manqué de repérer l’existence de régularités.

A ce compte, objecte David Cosandey dans un livre consacré à la question de Needham [7], l’Inde aurait dû être la patrie de la modernité scientifique, puisque rien ne rappelle plus la logique mécanique chère aux astrophysiciens que la loi d’airain du karma, selon laquelle les mêmes causes produisent inexorablement les mêmes effets. Quant au Dieu passionné et vindicatif de la Bible, il est aux antipodes du Dieu rationnel de Descartes et de Leibniz. Ce n’est pas la théologie qui a enfanté la science, conclut Cosandey, « c’est sous l’effet de l’évolution socio-économique globale que le Dieu chrétien est devenu rationnel, vers les XIIe-XIIIe siècles ».

L’hypothèse qu’il défend, quant à lui, ne doit rien aux déterminations religieuses, culturelles, ethniques ou climatiques. Sous toutes les latitudes, démontre-t-il, les avancées scientifiques ont eu pour cadre des périodes caractérisées par le fractionnement d’une aire de civilisation en plusieurs Etats stables et concurrents : ce schéma est le seul qui ait favorisé les échanges commerciaux, la montée en puissance de la classe marchande, l’indépendance économique des savants et une émulation féconde entre centres intellectuels rivaux. En Chine, les périodes d’essor correspondent de fait aux intermèdes de fragmentation entre deux époques d’unification et, si elle rate au XIVe siècle le virage de la modernité, c’est parce qu’elle est chroniquement « soumise » à l’empire total.

L’Europe est le seul ensemble où les périodes de « division stable » aient été si importantes. Pourquoi ? Ne cherchez pas du côté de la religion ni de la culture, prévient Cosandey. Voyez plutôt la géographie de la « péninsule européenne », adossée au continent eurasiatique d’un côté, profondément entaillée de mers intérieures et de golfes de l’autre : c’est elle qui a favorisé à la fois un morcellement politique et une ouverture maritime. Les conditions étaient réunies pour que de la lente accumulation d’inventions de tout l’Ancien Monde puisse jaillir la révolution technoscientifique.

Aussi convaincante qu’elle puisse être, cette thèse ne doit pas faire perdre de vue le rôle qu’ont pu jouer les croyances. En Chine, ce sont les géomanciens et autres alchimistes qui tentent de comprendre les secrets du tao, c’est-à-dire l’ordre cosmique dont l’harmonie résulte de la coopération spontanée entre tous les éléments du monde (qu’ils soient matière ou esprit), chacun se mouvant selon sa logique interne. Très loin du modèle mécaniste qui triomphera avec Descartes, ils proposent un modèle organique de l’univers, traversé d’affinités et d’influences, et régulé par une véritable homéostasie, par analogie à cette capacité qu’ont les organismes vivants à maintenir leurs caractéristiques internes, comme la température. L’étrange modernité des taoïstes trouve aujourd’hui un écho dans l’écologie, la physique quantique et la vision holistique de la santé. Infiniment subtil et mystérieux, cet ordre complexe est aux yeux des mystiques chinois impénétrable à l’intelligence théorique.
Seule une attitude humble, fondée sur l’observation et l’expérimentation, permet de s’en approcher.

La même interrogation modeste, la même méfiance des théories préconçues caractérisent les premiers hommes de science, aux antipodes des certitudes arrogantes des scolastiques, remarque Needham. Souvenons-nous que ces théologiens « rationalistes » refusèrent de regarder dans le télescope de Galilée, par mépris de l’empirisme et refus de tester le catéchisme aristotélicien. Au contraire, les théologiens mystiques du XVIIe siècle soutiennent la science naissante : croyant au pouvoir de la magie, leur absence de dogmatisme les rend précisément curieux des fruits inédits de l’expérimentation concrète. Si le rationalisme est la « principale force progressiste » tout au long de l’histoire, conclut Needham, aux origines de la modernité « magie et science sont étroitement liées ».

Ursula Gauthier, Le Nouvel Observateur du 23 décembre 2004.

12/04/2009

Désinformation : Un document de l'éducation nationale tendancieux à propos de l'Europe

lu sur :
http://www.lepartidegauche.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=610:a-propos-dune-grossiere-campagne-de-propagande-dans-les-etablissements-scolaires&catid=58:actualites&Itemid=116

Il y a quelques jours, dans tous les établissements de l'enseignement secondaire, les professeurs d'histoire et géographie ont reçu dans leur casier une grosse enveloppe. A l'intérieur, d'étonnants documents pédagogiques élaborés par le Ministère de l'Education Nationale et deux associations, « Les Euronautes » et « Toute l'Europe ».
Dans l'enveloppe : une carte de l'Union Européenne et une frise historique de la construction européenne depuis 1945. Curieusement, aucune circulaire d'accompagnement... donc aucune explication sur ce qui justifie - à deux mois des élections européennes - l'envoi de ce matériel. Le professeur - confiant dans son Institution - en déduit donc qu'il s'agit d'une initiative s'inscrivant dans une pure démarche d'instruction civique, l'incitant à afficher sur les murs de sa classe ces documents pour provoquer auprès des jeunes citoyens en formation une séance de sensibilisation sur les enjeux européens. Quoi de plus louable ?

Sauf qu'à y regarder de plus près, on s'aperçoit qu'il s'agit en fait d'une stupéfiante campagne de propagande.

Un matériel « pédagogique » très orienté :

Sur la carte, pas grand-chose à dire : on y retrouve les 27 pays membres de l'UE, leur date d'adhésion et quelques informations géographiques... En revanche, c'est en découvrant la frise chronologique que n'importe quel professeur un tant soit peu attentif en réalise rapidement le caractère très orienté.
Dès le premier coup d'œil, on peut facilement discerner la tonalité très atlantiste de l'ensemble du document qui présente la construction européenne, depuis la conférence de La Haye en 1948, dans le cadre d'une alliance avec les Etats-Unis face à l'Union Soviétique, et en constant parallèle avec l'Otan. Malheureusement, on retrouve cette tonalité générale dans la quasi-totalité des manuels d'histoire...

Ensuite, on s'aperçoit que pour les concepteurs de cette chronologie, les professeurs d'histoire et géographie n'ont certainement pas la mission de sensibiliser leurs élèves sur l'éventuelle implication du peuple européen dans ce processus de construction : là encore, on retrouve le penchant assez habituel des documents réduisant l'Histoire à l'action des grands hommes (et de quelques femmes tout de même...) et la démocratie au fonctionnement de grandes Institutions totalement désincarnées.

Bref, un document tendancieux, mais finalement rien de très nouveau... Mais c'est à la fin de la frise chronologique que le scandale se révèle.

Eh, M'sieur Darcos, y s'est passé quoi en 2005 ? Rien mon petit... rien du tout...

Entre les portraits de Jacques Santer (ex premier ministre Luxembourgeois, ex président de la Commission Européenne et co-rédacteur en 2003-2004 du Traité établissant une Constitution pour l'Europe) et de Nicolas Sarkozy, il y a l'année 2005... vide !

Dans une chronologie sur la construction de l'Union Européenne dont les concepteurs ont jugé indispensable de rappeler la victoire de l'Allemagne à la coupe du Monde de football le 4 juillet 1954, celle de la France le 12 juillet 1998, la naissance de la brebis Dolly le 5 juillet 1996, il est stupéfiant de découvrir qu'en 2005... rien. Il ne s'est rien passé.

Il est pourtant bien signalé que le 29 octobre 2004, le Traité établissant une Constitution pour l'Europe a été signé. Et que le 13 décembre 2007, ça a été le tour du Traité de Lisbonne. Deux traités en 3 ans, ça mériterait une explication, non ? Mais non : en 2005, il ne s'est rien passé... pas plus qu'en 2008 du reste !

Ainsi, pour la propagande euro-béate organisée le vote des peules français et hollandais des mois de mai et juin 2005 repoussant par référendum le Traité établissant une Constitution pour l'Europe, et celui du peuple irlandais refusant de ratifier en juin 2008 le Traité de Lisbonne, sont des événements indignes de figurer dans des documents pédagogiques diffusés par le Ministère de l'Education Nationale et ne sauraient être enseignés par les professeurs d'Histoire et Géographie. Ces derniers sont appelés à claquer des talons et à diffuser auprès des élèves cette présentation édifiante de la construction parfaitement linéaire d'une Union Européenne consensuelle... c'est-à-dire conforme aux conceptions libérales et atlantistes de ses actuels dirigeants.

Alors voici une suggestion : comme il n'est pas question de gaspiller les considérables moyens investis par le Ministère de l'Education Nationale pour faire tirer et distribuer à tous les collèges et lycées ce beau support pédagogique (en couleur et sur papier glacé), et comme les professeurs sont tous des serviteurs zélés de la fonction publique enseignante, on ne peut que recommanderl'affichage de ces documents dans toutes les classes... Toutefois, au nom de l'exigence scientifique, et utilisant leur liberté pédagogique reconnue par leur statut, les professeurs qui liront ces lignes sont aussi invités à apporter toutes les modifications nécessaires à la main ! Aussi proprement que possible, mais qu'on se rassure : il y a de la place sur les années 2005 et 2008 laissées entièrement libres ! Merci donc au concepteur pour cet encouragement à une pédagogie active et transdisciplinaire.

Ainsi, Monsieur le Ministre aura la satisfaction d'avoir effectivement été à l'origine d'une belle campagne participative d'instruction civique...

Une étiquette « nourri sans OGM », quand ?

lu sur : http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3684

Etiquette « nourri sans OGM », au consommateur de choisir ...

Alors que décidément il semble impossible d’y voir clair dans la controverse scientifique sur les OGM et que le dossier crée des tensions au sein de l’Union Européenne, en France, la radio Europe 1 informait que « le Conseil national de la consommation s'est prononcé vendredi en faveur d'une nouvelle étiquette avec la mention 'nourri sans OGM' qui sera apposée sur les viandes et les produits laitiers ».

La semaine dernière encore, l’Afssa (1) récusait officiellement l’étude scientifique autrichienne sur les effets biologiques du maïs génétiquement modifié MON810 (*). L’agence certifiait sur la base d’une étude encore tenue secrète que la consommation de ce maïs OGM 'ne présente pas de risques nutritionnels pour l'homme et pour l'animal'.
Etude secrète, avis partagés, manque de transparence et faible marge de manœuvre pour les scientifiques (**), le débat sur les OGM sent de plus en plus le roussi. Au point que Corine Lepage, présidente du CRII GEN (Comité de Recherche et d’Informations Indépendantes sur le Génie Génétique), insiste, pétition publique à l’appui, pour demander à Michel Barnier, Ministre de l’Agriculture, que toutes les études sur le maïs MON810 soient rendues publiques. Alors si les autorités peinent à statuer et que la controverse scientifique se fait en catimini, l’annonce d’un étiquetage « nourri sans OGM » permettra au moins au consommateur de faire son propre choix. Evidemment, on peut féliciter ce genre de démarche, finalement proche d’une « démocratie directe », mais quand même, nous sommes en pleine crise de confiance. Ne peut-on vraiment plus compter que sur nous-même devant les risques sanitaires ? Où sont les élus, les décideurs et les scientifiques ? Et puis, au juste… qui sont ceux qui nous informent pour fonder nos choix ?

Elisabeth Leciak

1- Agence Française de sécurité sanitaire des aliments

(*) voir : http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3603 ainsi que les notes du 18/02/2009 et 04/042009, entre autres, sur ce blog
(**) voir : http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3616 ainsi que les notes du 26/02/2009 et 03/03/2009 sur ce blog

10:10 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, économie

11/04/2009

Informations sur les nanotechnologies

lu sur : http://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/04/10/nanotechnologies-le-syndrome-ogm_1179126_651865.html#ens_id=1150782

Nanotechnologies : le syndrome OGM
InternetActu | 10.04.09 | 15h57 • Mis à jour le 10.04.09 | 18h19

On a du mal à imaginer que Monsanto signe un jour une lettre ouverte avec la Confédération Paysanne déplorant le peu de financement accordé, par les autorités, à l’évaluation scientifique des risques liés aux d’OGM. C’est pourtant ce qui s’est passé, aux Etats-Unis en matière de nanotechnologies.
Dans un courrier (http://www.foresight.org/nanodot/?p=2166) envoyé en février 2006 à tous les parlementaires américains, quinze sociétés et ONG (dont Dupont, BASF, le Foresight Nanotech Institute et l’Union of Concerned Scientists) déploraient qu’aucune ligne budgétaire spécifique n’ait été allouée à la recherche en matière de risques sanitaires, environnementaux et de sécurité liés aux nanotechnologies.
En 2006, la National Nanotechnology Initiative (NNI ; http://www.nano.gov/), forte d’une enveloppe d’un milliard de dollars, ne disposait que de 38,5 millions (moins de 4%) pour financer de tels programmes de recherches. En 2009, le budget (http://www.nano.gov/html/society/EHS.html) est passé à 76 millions de dollars, portant à 256 millions la somme investie, en quatre ans.
Le Project on Emerging Nanotechnologies (PEN - Projet sur les nanotechnologies émergentes, créé par deux fondations américaines afin de renforcer l’implication du public et de limiter des risques en la matière) estime (http://www.nanotechproject.org/news/archive/7063/) pour sa part qu’en 2006 (la dernière année où l’on dispose de données), seuls 13 millions de dollars, sur les 1,5 milliards de dollars de la NNI, étaient investis dans ce type de recherches, soit un investissement de l’ordre de 1%, alors que, pour le PEN, “la majeure partie des experts estiment qu’il faudrait y consacrer un minimum de 10%“.
La base de données du PEN (http://www.nanotechproject.org/inventories/ehs/) répertoriant les recherches effectuées sur les risques potentiels posés par les nanoparticules et les nanotechnologies recense à ce jour plus de 560 projets de recherche, dans 17 pays. Un chiffre à manier avec précaution, car on n’est encore qu’au début du travail de caractérisation des risques, et nombreuses sont les études qui se bornent ainsi à déplorer l’absence d’études, et de méthodologies, ou à en esquisser les prémices.
Il n’existe aucune méthode permettant d’évaluer l’inocuité des nanomatériaux
Le problème se double du fait que le matériel coûte cher, et que peu nombreux sont les laboratoires équipés d’outils leur permettant d’effectuer de telles recherches, généralement cantonnées aux seuls laboratoires universitaires.
Intervenant récemment sur la Radio Suisse Romande, Jean-François Roche, responsable de la législation communautaire sur les nouveaux aliments à la Commission européenne, expliquait ainsi qu’”actuellement, il faut bien reconnaître que ça reste très difficile de caractériser la présence de nanomatériaux dans les aliments, c’est vraiment à l’état de recherche, et ça demande des moyens assez considérables qui ne sont pas à la portée des laboratoires d’analyse qui font le contrôle de routine des denrées alimentaires“ (http://www.rsr.ch/la-1ere/impatience/selectedDate/27/1/2009#mercredi).
Le Parlement européen adoptait pour sa part, en mars dernier, une résolution (http://www.europarl.europa.eu/news/expert/infopress_page/067-52498-082-03-13-911-20090324IPR52497-23-03-2009-2009-false/default_fr.htm) invitant la Commission à renforcer son contrôle des aliments produits grâce aux nanotechnologies (http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+TA+P6-TA-2009-0171+0+DOC+XML+V0//FR&language=FR):
“Tout ingrédient contenu sous la forme d’un nanomatériau doit être clairement indiqué dans la liste des ingrédients. Le nom de cet ingrédient est suivi de la mention “nano” entre parenthèses.
Les aliments auxquels ont été appliqués des procédés de production qui nécessitent des méthodes spécifiques d’évaluation des risques (par exemple les aliments produits au moyen de nanotechnologies) ne peuvent pas être inscrits sur la liste communautaire aussi longtemps que l’utilisation de ces méthodes spécifiques n’a pas été approuvée et qu’une évaluation adéquate de l’innocuité sur la base de ces méthodes n’a pas prouvé que l’utilisation de chacun des aliments en question est sûre.”
Or, “il n’existe actuellement aucune méthode permettant d’évaluer l’innocuité des nanomatériaux“, notent les eurodéputés, qui proposent de développer “de toute urgence des méthodes d’expérimentation spécifiques aux nanomatériaux et ne recourant pas aux essais sur les animaux“.
Dans une opinion scientifique (http://www.efsa.europa.eu/EFSA/efsa_locale-1178620753812_1211902361968.htm) portant sur les risques potentiels posés par les nanosciences et les nanotechnologies, rendue publique en février dernier, l’autorité européenne de sécurité alimentaire (EFSA) estime elle aussi que l’on manque cruellement de méthodologies, et que l’évaluation des effets engendrés pas les nanoparticules est dès lors sujet à “un très haut degré d’incertitude“.
Le Conseil et le Parlement européen viennent cela dit d’adopter un compromis en vue d’un règlement (http://www.europarl.europa.eu/news/expert/infopress_page/066-52333-082-03-13-911-20090323IPR52331-23-03-2009-2009-true/default_fr.htm) destiné à renforcer les contrôles en matière d’utilisation de nanomatériaux dans les produits cosmétiques. Ceux-ci devront clairement être etiquetés, mais aussi soumis à une évaluation de sécurité avant d’être autorisés sur le marché lorsqu’utilisés dans certains buts précis (comme colorants, conservateurs ou filtres UV).
Le Bureau européen des unions de consommateurs (Beuc ; http://www.beuc.org/Content/Default.asp), qui regroupe plus de quarante organisations européennes, se félicite de ce premier pas (http://docshare.beuc.org/Logon/TopLogon.asp?URL=/Common/GetFile.asp?ID=27517&mfd=off&LogonName=Guestf), et notamment du fait que, pour la première fois, il existe une définition juridique des nanomatériaux. Dans le même temps, le Beuc déplore cela dit que “malheureusement, elle ne couvre que les nanomatériaux bio-persistants et insolubles – ce qui revient à dire que tous les produits cosmétiques contenant tout autre type de nanomatériaux, dont on ne sait pas s’ils sont sûrs ou non pour les consommateurs, seront mis sur le marché sans aucune évaluation de sécurité“
Le Beuc souligne ainsi que “des centaines d’autres utilisations possibles des nanomatériaux ne seront soumise à aucune évaluation : les fabricants devront simplement informer la Commission des nanomatériaux utilisés“, et note enfin que cette règlementation n’entrera en vigueur qu’en 2012, “offrant ainsi aux fabricants trois ans de plus pour mettre sur le marché de nouveaux produits cosmétiques contenant des nanomatériaux potentiellement dangereux et non contrôlés. Cela signifie également que les produits utilisés aujourd’hui par les consommateurs ne devront pas être soumis à une évaluation…“.
Plus de 800 (nano)produits de grande consommation ont été mis sur le marché
Car nanotechnologies et nanoparticules ont bel et bien commencé à se répandre sur le marché, et ne sont plus cantonnées aux seuls laboratoires de recherche. En 2006, la base de données du PEN (http://www.nanotechproject.org/inventories/consumer/) des produits commercialisés et dont la composition contenait des nanoparticules recensait 212 (nano)produits de consommation (vêtements, articles de sport, produits cosmétiques, crèmes solaires, produits électroniques et informatiques, d’entretien ou de jardin, compléments alimentaires. Voir : http://www.nanotechproject.org/inventories/consumer/). En 2009, le PEN en répertorie plus de 800, commercialisés par plus de 400 compagnies, dans 21 pays.
Pendant ce temps, que fait le gouvernement ? En application du Grenelle de l’environnement, il vient de lancer, début mars, un débat national relatif aux nanotechnologies visant, entre autres, à évaluer la toxicité sur l’homme et l’environnement, à élaborer des référentiels et outils pour la détection des nanoparticules, mais aussi à protéger les salariés impliqués dans les industries et laboratoires ès-nanotechnologies (voir: http://www.premier-ministre.gouv.fr/chantiers/developpement_durable_855/lancement_un_debat_public_62856.html).
Comme le souligne Dealers de science (http://2009.dealers-de-science.fr/), qui organisait en mars dernier un débat “Nanotechnologies : quels enjeux pour la santé ?“, et avait pour cela compilé une très intéressante revue de presse, “comme aucune loi ne peut être établie sur des suppositions, les instances se chargeant de la question se contentent donc de simples recommandations“(voir: http://2009.dealers-de-science.fr/2009/03/08/le-dossier-de-presse-nano/). Or, “ce n’est rien de moins que la santé de l’Homme qui est ici en jeu, incluant au passage les dizaines de milliers de scientifiques et autres ouvriers qui travaillent au contact de ces particules potentiellement mortelles depuis déjà plusieurs années“.
Le Comité de la Prévention et de la Précaution (CPP; http://www.ecologie.gouv.fr/Avis-du-Comite-de-la-Prevention-et.html) notait ainsi, dans un rapport demandé en 2007 par le ministère de l’écologie, que “les incertitudes sur le comportement à terme des nanoparticules dans l’environnement, leur écotoxicité et leur impact sur l’homme sont très grandes, qu’il s’agisse de l’exposition en milieu de travail, de la dissémination dans l’environnement ou des usages thérapeutiques“ (http://www.novethic.fr/novethic/entreprise/impact_local/sante/nanotechnologies_quels_risques.jsp).
L’émission Sur les docks de France Culture se penchait récemment à la Nano-éthique : faut-il avoir peur des nano-technologies ? (http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/sur_docks/fiche.php?diffusion_id=71649). On y apprenait qu’en France comme ailleurs, les pouvoirs publics sont dépassés : les normes de type ISO ne verront pas le jour avant 2015, et on ne sait pas dénombrer la variété des nanomatériaux existants.
Ils ne sont pas inventoriés, ni repérables d’un point de vue sanitaire, alors qu’on en connaît ni leurs effets toxiques sur la santé humaine, ni leur cycle de vie dans l’environnement. On sait par contre que les nanoparticules peuvent passer toutes les barrières du corps, désorienter les cellules, voire causer des lésions de l’ADN.
L’information n’est pas nouvelle : on sait, depuis 1992, que les nanotubes de carbone ressemblent aux fibres d’amiante. Mais il a fallu attendre l’an passé pour que des recherches (voir: http://2020science.org/2009/03/26/new-carbon-nanotube-study-raises-the-health-impact-stakes/) suggèrent que ces nanotubes pouvaient causer des maladies similaires à celles qu’entraînent l’exposition à l’amiante et constituer, selon le Haut conseil de la santé publique, qui parle d’un “signe d’alerte majeur“, un “danger cancérigène potentiel“ (http://www.hcsp.fr/hcspi/explore.cgi/avisrapportsdomaine?ae=avisrapportsdomaine&clefdomaine=2&menu=09).
Les recherches portant sur les risques sanitaires et environnementaux prendront du temps. En attendant, les différents acteurs impliqués rivalisent de lobbying. Les ONG, comme Greenpeace ou les Amis de la terre, en appellent à un moratoire, ou, en tout cas, à l’application du principe de précaution, ce que les industriels voient bien évidemment d’un mauvais oeil (voir, à ce titre, l’impressionnante synthèse - http://www.framingnano.eu/index.php?option=com_content&task=view&id=107&Itemid=40 - du projet de recherche européen FramingNano sur la “gouvernnance en matière de nanoscience et de nanotechnologies“, et le résumé des différentes prises de position sur Euractiv - http://www.euractiv.com/en/science/industry-ngos-odds-nanotech-regulation/article-179936 ).
Car si, comme le réclament les eurodéputés et les ONG, il faut attendre que l’on dispose de données précises sur l’inocuité des nanoparticules pour pouvoir les commercialiser, c’est l’ensemble du marché qui fera l’objet d’un moratoire, de fait.
Les industriels ont peur du syndrome OGM
La bataille devient donc aussi celle de la communication, ce que révèle les réactions à la publication par TA Swiss (http://www.ta-swiss.ch/f/index.html) , le Centre d’évaluation des choix technologiques de l’Académie suisse des sciences, d’une étude (*) intitulée “Plus beaux, plus frais, plus sains“, au sujet des nanoemballages et nanoadditifs.
L’étude soulignait que “l’utilisation de la nanotechnologie dans les emballages alimentaires est déjà courante“, et qu’elle permet d’améliorer la conservation des aliments, et la diminution des déchets. Elle déplorait cela dit que les dispositions juridiques ne soient pas suffisamment adaptées, et que “la nécessité d’agir repose sur les fabricants, producteurs et commerçants“. Elle appelait ces derniers à plus de transparence, afin de “prévenir la méfiance dans la population“, mais aussi à l’application du principe de précaution.
Dans la newsletter (*) qui a suivi, TA Swiss rapportait que la parution de son étude “a éveillé quelques inquiétudes dans les milieux de l’industrie alimentaire (qui) craint que les médias ne viennent attiser l’inquiétude du public” :
“Les nanotechnologies risquent de susciter quelque malentendu politique, devant être prévenu par une évaluation préalable avant que la polémique s’empare du sujet. On se souvient des organismes génétiquement modifiés en agriculture (…)
Le même scénario doit être évité pour les nanotechnologies. L’opinion publique est de plus en plus sensible aux nouvelles techniques, qui cachent peut-être des dangers inconnus. Le principe de précaution est alors agité dans le débat politique qui passe rapidement des commissions parlementaires aux médias, puis à la population. Plus le débat dure, plus il devient passionnel.”
Suzanne Brenner, de TA Swiss, souligne que “le groupe a eu beaucoup de mal à recevoir des informations, parce que les producteurs ont peur que l’on parle des aspects négatifs des nanos. Ils ont peur du syndrome OGM. Ils ont raison, mais d’un autre côté les gens veulent savoir. A force d’être prudents, ils ne communiquent pas, et quand on ne communique pas aujourd’hui, c’est qu’on a quelque chose à cacher…“
Et comme le souligne Novethic (http://www.novethic.fr/novethic/entreprise/impact_local/sante/nanotechnologies_quels_risques.jsp), les entreprises rechignent généralement à répondre lorsqu’on leur demande si leurs produits contiennent, ou non, des nanoparticules, au motif que cela relèverait du secret industriel.
Alain Kaufmann, responsable de la plateforme d’échange et de réflexion transdisciplinaire NanoPublic (http://www.unil.ch/nanopublic), qui veut réunir les acteurs concernés par les nanotechnologies en Suisse, se voulait plus optimiste, dans l’émission de la Radio Suisse Romande : “ce qui explique l’intensité des débats autour des nanos, c’est la manière dont la question des OGM a été gérée par les pouvoirs publics et l’industrie, considérée comme insatisfaisante; le dialogue autour des nanos, bien plus transparent, on le doit à la controverse autour des OGM“.
En attendant, il est urgent d’en débattre publiquement (http://www.internetactu.net/2007/01/11/nanotechnologies-la-necessite-du-debat-citoyen/). Benjamin Caillard, du Laboratoire d’intégration des matériaux et systèmes (http://www.ims-bordeaux.eu/), rappelait ainsi à Sud Ouest (http://mneaquitaine.wordpress.com/2009/03/03/le-silence-des-nanos-utop-bx-le-3-mars-begles-le-4-et-talence-le-5/) qu’”avant les problèmes, on nous dit : on ne peut pas savoir si c’est dangereux, il ne faut pas affoler les gens. Après, on nous dit : c’est trop tard pour arrêter. À quel moment est-on un citoyen responsable ?“.
La question reste aussi de savoir si ce qui s’est passé (ou plutôt, ce qui ne s’est pas passé) en matière d’OGM, amènera plus de transparence, et de débats ou si, a contrario, les industriels seront tentés par une sorte de “principe de précaution” en matière de communication, afin d’éviter que citoyens et responsables politiques se mêlent de leurs affaires.

Voir aussi : ProspecTic : Stratégies pour les nanosciences et les nanotechnologies - Quand “les” nanotechnologies ont détourné “la” nanotechnologie de son projet durable - Les “promesses” des aliments nanotechnologiquement modifiés - Le futur des nanos vu par ses experts
Nanotechs : débattre maintenant plutôt que trop tard ( http://www.internetactu.net/2008/11/04/prospectic-212-strategies-pour-les-nanosciences-et-les-nanotechnologies/ )

Jean-Marc Manach
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note :
(*) : vous pouvez me demander le fichier pdf correspondant

10/04/2009

Agir contre le réchauffement climatique









14:06 Publié dans démocratie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : démocratie

09/04/2009

L'amiante pourrait être également responsable de cancers du larynx et des ovaires

lu sur : http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/

Le magazine Santé et Travail cite des travaux du Centre international de recherches sur le cancer à Lyon, d'après lesquels l'amiante serait un cancérogène avéré pour le larynx et les ovaires. Selon François Desriaux, rédacteur en chef de Santé et Travail, "cela devrait entraîner des répercussions sur la reconnaissance de nouvelles maladies professionnelles". François Desriaux considère en outre qu'en raison de l'alourdissement de la facture de l'indemnisation des malades, "les pouvoirs publics et les employeurs (...) n'ont jamais vu d'un très bon oeil l'organisation d'un dépistage de masse".

Aujourd'hui en France , 09/04/2009

08/04/2009

Prendre conscience : Big Brother vous regarde

lu sur : http://www.letemps.ch/Page/Uuid/8e38ea60-208e-11de-ab92-b38b5a1511e8|1

L'oeil permanent des caméras
LE TEMPS.CH | 06.04.09 | 15h15

lus rien ni personne n'échappe à la vigilance des caméras de surveillance ou des webcams. Des événements naguère invisibles deviennent visibles, où qu'ils se déroulent dans le monde
Tout voir, tout le temps, partout. C'est vers cette visibilité permanente que l'on semble se diriger avec la prolifération des caméras de surveillance, des webcams, des téléphones mobiles et autres outils à saisir des images numériques.

Cette évolution est frappante dans l'actualité. Jusque dans un passé récent, les événements imprévisibles n'étaient que rarement mémorisés par un appareil photo ou une caméra. Il fallait que, par chance, un passionné de cinéma amateur comme Abraham Zapruder soit sur les lieux d'un attentat (l'assassinat du président Kennedy en 1963 à Dallas) pour qu'un tel événement soit filmé. La situation a commencé à changer il y a une vingtaine d'années. En 1991, le citoyen noir américain Rodney King est battu par des policiers devant la caméra d'un passant. La vidéo fait le tour du monde et sera l'une des causes des plus graves émeutes de l'histoire de Los Angeles.

Aujourd'hui, tout au moins dans les grandes villes, rares sont les faits d'actualité qui échappent à l'œil toujours ouvert des caméras de surveillance. En janvier, un avion de ligne se pose en catastrophe sur la rivière Hudson, à Manhattan. La procédure d'urgence, totalement imprévisible, est capturée par plusieurs caméras de télévisions en circuit fermé, sous plusieurs angles, de chaque côté du fleuve.

Cette surveillance ubiquiste n'est pas que le fait des Etats-Unis, du Japon ou de l'Europe. En novembre dernier, les terroristes pakistanais qui sèment la mort dans Bombay sont filmés par des caméras automatiques. Si la vidéosurveillance est absente de la scène du crime, un amateur équipé de son téléphone portable se charge de prendre le relais. Le mois dernier, en Allemagne, les derniers instants de l'adolescent meurtrier du collège de Winnenden sont filmés par une main tremblante, mais obstinée. La vidéo au gros grain et au mauvais son montre le jeune homme pris au piège dans un parking se tirer finalement une balle dans la tête. Filmer, photographier l'extraordinaire devient ordinaire.

Il faut dire que les moyens d'observation sont omniprésents. Combien de fois suis-je filmé sur mon trajet quotidien de pendulaire ferroviaire, entre Lausanne et Genève? Même le train régional entre le chef-lieu vaudois et les autres villes du canton est pourvu d'un œil rond qui voit tout. Même les petites gares, à Yverdon, à Aigle, s'équipent de vidéosurveillance pour prévenir, sécuriser, éventuellement dénoncer.
Et encore, ce n'est rien par rapport à la capitale britannique. Lorsque vous arrivez avec l'Euro­star dans la gare de Londres-Saint Pancras, 450 caméras automatiques filment la scène. En dessous, le métro King's Cross-Saint Pancras en compte le même nombre. Chaque jour, le Londonien moyen est filmé en moyenne 300 fois par ces mouchards automatiques postés en hauteur, visibles ou invisibles. Il y aura bientôt 5 millions de caméras de sécurité en Grande-Bretagne. La France a la volonté de la rejoindre sur ce front de l'hypersurveillance, du scannage systématisé des individus.

Des Britanniques commencent à s'indigner face à cette observation continuelle de leurs faits et gestes, voire de leurs maisons. Les voitures de Google, qui comme en Suisse quadrillent actuellement le territoire pour le compte du service internet "Street View", ne sont pas toujours les bienvenues. Le service de la société californienne n'a – a priori – rien de commun avec une vidéosurveillance délatrice. Il permet de se déplacer virtuellement dans un endroit donné, par exemple une rue dans une ville. Mais il rajoute une couche inquisitrice à la situation actuelle qui en insupporte plus d'un. Mercredi, dans le village anglais de Broughton, une voiture chargée de prendre des photos à 360 ° pour "Street View" a dû faire demi-tour devant la colère des habitants, inquiets à l'idée de voir les détails de leurs maisons montrés sur Internet, ce qui selon eux pourrait faciliter la tâche aux cambrioleurs.

Mais autant s'habituer à l'idée d'être un jour constamment filmé ou photographié, ne serait-ce que pour adapter son comportement, se méfier, s'indigner, ou s'en ficher. Dans son essai Surveillance globale (Ed. Flammarion, 2009), le chercheur et professeur à l'ECAL Eric Sadin recommande de ne pas avoir trop peur de la toute surveillance. Mais d'en avoir conscience, de la comprendre, pour mieux réagir face à ce "Big Brother désincarné, dont nous sommes à la fois victimes et complices". Car la limite entre regardés et regardeurs, entre viseur et visé, entre témoins et acteurs, est de plus en plus ténue. Je te filme, tu me filmes, ainsi fonctionnent désormais l'information ou les réseaux sociaux.

Spécialiste à l'EPFL du traitement des signaux numériques, Touradj Ebrahimi pointe les recherches actuelles dans les dispositifs de prise de vue permanents et personnels. L'idée est d'avoir dans ses lunettes ou en pendentif une minicaméra qui prend continuellement des images. Cet œil toujours en veille, et connecté au Web, peut aider un consommateur à choisir un produit dans un supermarché, à s'informer sur un lieu, un bâtiment, une personne. Ou, nous y revoilà, à enregistrer un événement qui survient à l'improviste, qu'il s'agisse de l'envol d'oiseaux ou d'un effet de lumière. Le Media Lab du MIT aux Etats-Unis travaille sur l'un de ces dispositifs de visualisation permanente, que l'on emmènera peut-être partout, tout le temps avec soi. Le projet a un nom explicite: "6e sens".

Luc Debraine

Et aussi :
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/840beb46-208e-11de-ab92-b38b5a1511e8/Voir_le_monde_%C3%A0_360_depuis_chez_soi

webcam
Samedi 4 avril 2009

Voir le monde à 360° depuis chez soi , par Luc Debraine

Suisse Tourisme inaugure lundi le voyage virtuel sur Internet, en train panoramique

Le service «Street View» de Google permet, devant son écran, de prendre la place d’un passant pour observer une rue ou un lieu à 360 degrés. Cette immersion virtuelle dans le grand monde fait des émules, cette fois à des fins touristiques. Dès lundi, Suisse Tourisme lance une application inédite: elle permet à des internautes devoyager à bord d’un train panoramique en Suisse. Grâce à des vidéos tournées à bord du Golden Pass, du Glacier Express ou du Bernina Express, un touriste online embarque dans le train, s’assied et découvre le paysage qui commence à défiler. Une flèche permet de déplacer le regard à droite ou à gauche, en haut ou en bas, derrière ou devant. Huit trajets sont pour l’heure au programme. D’autres sont prévus, ainsi que des itinéraires en bateaux et cars postaux. «Cette application ludique permet de rapprocher nos hôtes de la Suisse.
Ils peuvent ainsi vérifier que la beauté des paysages n’est pas une illusion de carte postale», note Véronique Kanel, porte-parole de Suisse Tourisme.
Les webcams se mettent aussi au 360°, comme celle installée sur le toit du Musée de l’appareil photographique à Vevey. Fabriquée par la maison spécialisée Seitz à Lustdorf, la caméra renouvelle son image panoramique toutes les cinq minutes. L’application, disponible sur le site internet du musée, permet de créer des films et de consulter des archives ou la météo. «C’est la nouvelle vision numérique du Web, remarque le directeur de l’institution veveysanne, Jean-Marc Yersin. Grâce à elle, nous sommes dedans, dehors, partout, en temps réel. Et c’est une image qui n’est ni fixe ni animée, ni photographique ni vidéo, mais un peu de tout cela à fois.»

www.myswitzerland.com (dès lundi)
www.cameramuseum.ch

© 2009 Le Temps SA

20:17 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : société, police

Les bons réflexes pour recycler ses appareils électroménagers

lu sur : http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/04/07/les-bons-reflexes-pour-recycler-ses-appareils-electromenagers_1177775_3244.html#ens_id=1171560

Enquête
Les bons réflexes pour recycler ses appareils électroménagers
LE MONDE | 07.04.09 | 16h32 • Mis à jour le 08.04.09 | 08h02

Que faire de ses appareils électriques et électroménagers usagés ? A l'heure où se termine la semaine du développement durable, et bien que les enjeux environnementaux préoccupent le grand public, le taux de recyclage de ces produits n'est que de 30 % environ. Il reste donc du chemin à faire.

Appareils électroménagers (petits et gros), téléphonie, informatique, vidéo, jouets... la liste des objets recyclables est longue. Quatre organismes ont été agréés par les pouvoirs publics pour veiller à la collecte et au traitement de ces déchets : Eco-systèmes revendique 73 % du marché. Son site Internet permet de savoir où recycler son produit. Les autres organismes sont EcoLogic, ERP et Recylum, ce dernier ne concernant que les lampes.

Chaque année, environ 1,7 million de tonnes de ces déchets électriques sont générés par les entreprises et les ménages. Chaque Français produit 14 kg de déchets de ce type par an, selon l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe). Un chiffre en constante augmentation. "En 2008, Eco-systèmes a atteint l'objectif de 4 kg par habitant et par an. Pour le mois de mars 2009, nous avons dépassé le seuil mensuel de 20 000 tonnes, et nous pensons atteindre 5 à 5,5 kg par habitant et par an", explique Christian Brabant, directeur général d'Eco-systèmes. EcoLogic vient de lancer "le tour de France du recyclage" pour sensibiliser les consommateurs "aux bonnes pratiques de tri".

Comment faire avec votre ancien appareil ? Trois solutions existent. Premièrement, vous pouvez le faire reprendre par le distributeur. Il a l'obligation de le faire gratuitement en cas de rachat d'un appareil neuf. Deuxièmement, il est possible de le déposer dans une déchetterie - elles sont gérées par les collectivités locales. Enfin, vous pouvez donner votre réfrigérateur, machine à laver, etc., à une association, qui les répare lorsqu'ils peuvent encore servir, ou récupère les pièces détachées. Il s'agit d'organismes tels qu'Emmaüs ou Envie.

Surtout, il faut éviter d'abandonner son appareil sur le trottoir ou de le mettre à la poubelle. Certains objets, comme les écrans de télévision, contiennent des substances potentiellement dangereuses.

Des centres de traitement permettent de ne pas rejeter ces substances dans la nature, et de recycler les matériaux. Composés essentiellement de métaux, les gros appareils électroménagers sont par exemple broyés, affinés, puis envoyés en aciérie, souligne Eco-systèmes. Les plus petits appareils, comme les sèche-cheveux, majoritairement composés de plastiques, peuvent être réutilisés dans l'industrie automobile ou pour fabriquer du mobilier urbain. Pour financer ce recyclage, les consommateurs doivent payer, depuis fin 2006, une écoparticipation, affichée en magasin (de 0,01 à 13 euros).

Une directive européenne sur les déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE), adoptée en janvier 2003, entrée en vigueur en France en août 2005, a imposé aux producteurs la collecte, la dépollution et le recyclage des équipements électriques et électroniques qu'ils mettent sur le marché. Ils doivent aussi travailler sur l'écoconception de nouveaux équipements. "Les caractéristiques environnementales tiennent une place importante dans les achats d'appareils électroménagers", selon le Groupement interprofessionnel des fabricants d'appareils d'équipement ménager (Gifam).

Sur le Web :
- collectons.org ;
- emmaus-france.org ;
- envie.org.

Pascale Santi

Article paru dans l'édition du 08.04.09

20:08 Publié dans Civisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : civisme

04/04/2009

L'AFSSA et les OGM

lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/04/03/l-agence-francaise-de-securite-sanitaire-des-aliments-recuse-la-conclusion-negative-d-une-etude-sur-un-ogm_1176188_3244.html#ens_id=1176302

Compte rendu
L'Agence française de sécurité sanitaire des aliments récuse la conclusion négative d'une étude sur un OGM
LE MONDE | 03.04.09 | 15h18 • Mis à jour le 03.04.09 | 18h14

L'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) a rendu public, jeudi 2 avril, un avis très critique sur une récente étude toxicologique évaluant les effets biologiques d'un maïs génétiquement modifié (Le Monde du 19 novembre 2008).

Réalisée par des chercheurs de l'université de Vienne (Autriche) à la demande du ministère autrichien de la santé, celle-ci suggérait une altération des fonctions de reproduction chez les souris nourries avec un maïs pourvu d'un gène insecticide et d'un gène de tolérance au glyphosate (MON810, NK603). Ses résultats - mais non encore dûment publiés - avaient conduit l'Afssa à s'autosaisir.

Après examen de ces travaux, l'agence française indique dans un communiqué qu'ils présentent "d'importantes faiblesses". Et qu'ils ne sont pas de nature à remettre en cause l'avis favorable, rendu en septembre 2005 par l'Afssa, sur le même organisme génétiquement modifié (OGM).

INTERPRÉTATION CONTESTABLE

Les résultats présentés par les chercheurs autrichiens étaient frappants. L'un des protocoles (dit "Reproduction par élevage continu") mis en oeuvre consistait à former deux groupes de vingt-quatre couples de souris - chaque groupe étant nourri de l'OGM ou de la variété de maïs non modifiée.

Les couples de chaque groupe ont donné naissance à quatre portées successives. Le nombre total des souriceaux parvenus à maturité était de 1 035 dans le groupe nourri avec le maïs non-OGM et de 844 dans celui nourri avec l'OGM. Différence à première vue considérable - de l'ordre de 17 %.

Ce chiffre n'est pas remis en cause par les experts de l'Afssa, qui en contestent cependant l'interprétation. En effet, l'un des coefficients utilisés pour analyser les écarts de fertilité entre les groupes est le "nombre moyen de naissances par portée réussie". Or les chercheurs autrichiens ont par mégarde, dans le cas du groupe OGM, confondu ce coefficient avec le "nombre moyen de naissances par couple mis dans l'expérience". "Cette erreur induit une analyse statistique et une interprétation fausses, écrivent les experts de l'Afssa dans leur avis. Cela remet en cause les principales conclusions de l'étude."

Cette erreur n'est pas le seul grief formulé par les experts français. Les résultats des scientifiques autrichiens n'ont pas, selon eux, tenu compte de certains aléas expérimentaux. Ainsi, dans ce genre d'expérience menée, notent les experts de l'Afssa, "les mâles deviennent agressifs avec l'âge et les femelles sont susceptibles de cannibaliser leurs souriceaux. Ces faits connus ne sont pas documentés".

En outre, ajoutent-ils, les différences de fécondité relevées pourraient également être le fait de la variabilité génétique des souris utilisées. Ce qui, en plus de la survenue d'"accidents statistiques" non précisément documentés (couples stériles ou échec de la fécondation), exclut selon l'Afssa que l'exposition à l'OGM soit la cause principale et nécessaire de la baisse de fertilité des rongeurs.

Jürgen Zentek, principal auteur de l'étude, n'était pas joignable, jeudi 2 avril, pour répondre à ces critiques.

Stéphane Foucart
Article paru dans l'édition du 04.04.09
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REMARQUE :
L'AFSSA exclut " que l'exposition à l'OGM soit la cause principale et nécessaire de la baisse de fertilité des rongeurs."
À la lecture des remarques de l'AFSSA, la LOGIQUE scientifique permet simplement de dire que l'exposition à l'OGM n'est peut-être pas la seule cause de la baisse de fertilité des rongeurs. Pas de l'exclure.
Une fois de plus, les experts de l'AFSSA se singularisent. Voir aussi la note du 1/4/2009.
Et les notes du : 26/3/9 - 16/3/9 - 3/3/9 - 18/12/8 - 18/11/8 - 12/11/8 - 9/11/8 - 13/8/8 - 26/7/8 - 7/6/8 - 23/1/8 - 7/12/7

03/04/2009

Communiqué du FRONT DE GAUCHE

FRONT DE GAUCHE POUR CHANGER D’EUROPE

Déclaration de principes

Les élections européennes vont se dérouler dans un contexte de crise historique du capitalisme. Celle-ci se traduit par de graves menaces pour nos concitoyennes et nos concitoyens et pour la planète : chômage grandissant, aggravation des inégalités Femmes/Hommes, difficultés financières pour des millions d’entre nous, démantèlement des services publics, crise d’importants secteurs industriels, dérèglement climatique, mise en cause des milieux naturels et des écosystèmes, recul des libertés publiques et de la démocratie, atteintes à l’indépendance des médias et de la justice, criminalisation des luttes sociales et dérive sécuritaire...Dans un tel contexte, les tentations autoritaires et les extrêmes droites peuvent à tout moment resurgir, les risques de guerre renaître.

Tous ces dangers sont le résultat d’une déréglementation généralisée menée sous la pression des firmes multinationales et de choix politiques qui placent la rentabilité financière des capitaux et la concurrence au dessus de toute considération humaine. Une véritable dictature de l’actionnariat et une mondialisation capitaliste-libérale ont abouti à la multiplication des délocalisations et à la compression des salaires. Cette dérégulation, principalement portée par les Etats-Unis, a été accompagnée par des interventions militaires à l’étranger, comme en Irak et au Moyen-Orient. Multidimensionnelle, la crise est celle de tout un modèle de développement, source d’inégalités monstrueuses, de gaspillages incommensurables des ressources de la planète, de tensions et de conflits dans le monde. Elle est le résultat d’une logique capitaliste qui déconnecte toujours plus la sphère financière de la production créatrice de valeur sociale, qui prône le productivisme au mépris de l’environnement, qui étend la marchandisation et le consumérisme au mépris de l’humain et de l’intérêt général.

L’Union européenne est totalement engagée dans ce modèle néolibéral capitaliste en échec, particulièrement au fil des vingt dernières années. Il imprègne ses traités, ses structures, ses politiques. Il est réaffirmé dans le traité de Lisbonne. Cette crise est donc aussi l’échec de l’« Europe libérale » : celle de l’ « économie de marché ouverte où la concurrence est libre » ; celle de « l’interdiction de tout entrave à la libre circulation des capitaux » ; celle du libre-échange généralisé et de son corollaire : la mise en concurrence des territoires et des peuples pour tirer les acquis sociaux vers le bas ; celle d’une banque centrale européenne (BCE) échappant à la souveraineté populaire et totalement dévouée aux marchés financiers ; celle d’un « pacte de stabilité » visant à faire baisser les « coûts » salariaux et à rationner les dépenses sociales ; celle de l’interdiction d’interventions publiques de l’Etat notamment en faveur de politique industrielle favorisant l’emploi et les salaires; celle de la privatisation des services publics, de la déréglementation, des privatisations; celle de la concentration des pouvoirs loin des citoyennes et des citoyens ; celle qui au nom de la « compétitivité » fragilise en même temps que le tissu social, l’environnement et le « vivre ensemble » lui-même. En réalité, cette crise fait exploser toutes les règles libérales imposées par les textes européens.

Une exigence émerge de cette expérience: « il faut changer d’Europe ! ». Cette exigence est majoritaire en France depuis 2005 et elle ne cesse de grandir à travers le continent.

Des millions d’hommes et de femmes se mobilisent pour faire entendre leur colère, leur soif de justice et de changement. Ces mouvements sociaux sont en plein essor. Les grandes mobilisations sociales que nous connaissons partout en Europe et en France, récemment en Guadeloupe, Martinique et à la Réunion, prouvent que l’unité peut faire plier gouvernants et possédants. Ces mouvements appellent des réponses politiques à la hauteur des exigences de l’heure.

Les forces de gauche sont ainsi confrontées à un triple défi : celui de se montrer utiles aux peuples dans une situation qui s’annonce comme devant être de plus en plus dramatique ; celui d’être capables de gagner la bataille des idées sur les choix stratégiques à faire pour s’attaquer aux racines de la crise, celui de réussir à rassembler autour de ces choix suffisamment de femmes et d’hommes pour ouvrir une perspective de changement.

C’est dans ce contexte que vont se tenir les élections européennes du 7 juin prochain. Elles constituent l’occasion par excellence pour nos concitoyennes et nos concitoyens d’exprimer avec force et dans la clarté quelle politique ils entendent sanctionner et quelle Europe ils souhaitent construire. C’est pour créer les conditions d’une telle dynamique que les organisations signataires de la présente déclaration ont décidé d’unir leurs efforts dans un « Front de gauche pour changer d’Europe ». Ce Front reste ouvert à tout autre parti de gauche partageant ces objectifs et cette démarche. Il s'inscrit dans le meilleur des traditions du mouvement ouvrier, des combats républicains, des mouvements sociaux et de l'écologie politique. Il vise à rassembler l’ensemble des forces qui entendent promouvoir une véritable politique de gauche, les acteurs et actrices du mouvement syndical, social, altermondialiste et associatif qui sont disposés à s’engager dans cette démarche, les citoyens et citoyennes qui partagent cette ambition.

Ce que nous voulons, c’est d’abord faire de ce scrutin un bras de fer entre notre peuple et Nicolas Sarkozy. Celui-ci incarne, en effet, parfaitement ce modèle « libéral-capitaliste » et autoritaire prôné par le MEDEF, et entend – si on lui en laissait le loisir – le pousser jusqu’à l’extrême.
Chaque vote pour le Front de Gauche, le 7 juin prochain, sera, en premier lieu, un «carton rouge » à Nicolas Sarkozy.

Ce que nous voulons, dans le même mouvement, c’est faire de ce vote l’expression du NON de gauche au traité de Lisbonne – cette réincarnation de l’ex-traité constitutionnel – au sujet duquel le Président de la République a prétendu priver notre peuple de la parole, avec l’appui des parlementaires de droite (UMP et Modem) et hélas la complicité de la majorité des parlementaires socialistes, verts et radicaux de gauche lors du Congrès de Versailles.

Ce que nous voulons, c’est indiquer une autre voie pour la gauche que celle qui accompagne en France et en Europe, la construction libérale de l’Union européenne en soutenant les traités actuels.

Ce que nous voulons, c’est affirmer une vision nouvelle de la société et de l’Europe fondée sur l’intérêt général et la souveraineté populaire à l'échelle nationale comme à l'échelle européenne.

Nous affirmons, dans cette vision nouvelle, la place centrale du Féminisme comme un élément constitutif de toute transformation sociale. Changer l’Europe passe par la reconnaissance de l’égalité des droits entre les femmes et les hommes dans toutes les sphères de la vie. Pour obtenir une égalité réelle, il faut tirer vers le haut TOUS les droits, et adopter une clause de l’européenne la plus favorisée pour permettre à Chaque femme de pouvoir bénéficier des lois les plus avancées pour les femmes dans les pays de l'Union. L’Europe doit être contre la domination patriarcale : les femmes doivent pouvoir se faire entendre et participer à égalité aux prises de décisions, avec des lois contraignantes. Les associations féministes doivent être reconnues comme des partenaires sociétales. Nous demandons que l’Europe lutte contre les violences sexistes, au moyen de loi-cadre contre les violences faites aux femmes. Nous voulons qu’elle fasse respecter le droit des femmes à l’IVG et à la contraception libre et remboursée et qu'elle légifère contre la prostitution.

Dans cette campagne nous mettons l’accent sur quelques idées clairement de gauche:

L’impératif social : Au niveau de chaque nation comme sur le plan européen, tous les instruments disponibles doivent être mis prioritairement au service de l’emploi, de sa qualité et de sa sécurisation, de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et de l’éradication de la précarité ; au service de la promotion des capacités humaines : formation, éducation, santé, culture, recherche, logement, salaire décent, conditions de travail humaines, retraites dignes. Cela vaut tout particulièrement pour les moyens financiers et les pouvoirs d’intervention dont doivent disposer les citoyennes et les citoyens, les salariées et les salariés dans l’entreprise, sans lesquels ces priorités resteraient des vœux pieux. Une logique de gauche doit viser à impulser un autre type de production alliant développement humain, social et écologique ce qui implique notamment une mise en œuvre des fonctions d’anticipation, de prévision et de programmation de la puissance publique indissociables de pratiques démocratiques, citoyennes et populaires. Cela implique, surtout dans la phase actuelle, la maîtrise du crédit pour orienter la gestion des entreprises dans le sens de ces nouvelles priorités, et ce depuis les régions jusqu’à la BCE. Elle doit également tendre vers une maîtrise publique du système bancaire pour parvenir à une politique européenne coordonnée en matière monétaire qui mette au centre de la construction européenne une stratégie de l’emploi et de lutte contre le chômage.
A cette fin la BCE doit être transformée dans ses missions pour être mise au service des populations et soumise à un contrôle démocratique. Ce qui nécessite aussi, au niveau des Etats un processus de réappropriation publique des systèmes bancaires et de crédit.
Face à la crise il faut mettre en œuvre un vrai bouclier social au plan européen. Celui-ci doit notamment permettre de s’opposer aux plans de licenciements comme aux délocalisations, d’augmenter les salaires les minimas sociaux et les pensions.
Il faut engager une harmonisation sociale par le haut, remettre en cause le dogme du libre échange, développer des services publics démocratisés et refuser leur libéralisation ; soutenir une politique industrielle respectueuse de l’environnement et créatrice d’emplois de qualité. On se doit aussi d’œuvrer à une large redistribution des richesses au moyen notamment des dispositifs fiscaux

L’impératif écologique : les engagements réclamés par la communauté scientifique mondiale pour lutter contre le réchauffement climatique doivent être tenus. L’appel aux mécanismes de marché, privilégié par l’union européenne, montre ses effets pervers. La crise ne doit pas servir de prétexte pour retarder les transformations nécessaires. Un nouveau type de développement doit promouvoir les investissements dans les énergies renouvelables et propres ; les économies d’énergie ; le développement du transport ferroviaire et de la voie d’eau ; la protection des milieux naturels. L’Europe doit promouvoir une agriculture paysanne non soumise à la logique productiviste qui garantisse aux agriculteurs des prix rémunérateurs. Il faut tarir les subventions à « l’agrobusiness », maintenir un moratoire sur les cultures OGM et inscrire la politique agricole dans une logique de souveraineté alimentaire.

L’impératif démocratique : la démocratie c’est le pouvoir du peuple. Or les institutions européennes actuelles organisent le contournement des peuples, des citoyennes et des citoyens en confiant des pouvoirs essentiels à des instances non élues. Cela affaiblit la souveraineté populaire à l'échelle nationale. Et cela ne construit aucune souveraineté populaire à l'échelle européenne. Cette construction politique est à rebours de tout fondement républicain. A l’inverse, nous estimons que la démocratie repose sur la citoyenneté, avec la parité comme moyen pour les femmes de participer à égalité à l’exercice des responsabilités politiques Dans l’Union européenne, aussi bien les politiques de coopération entre les Etats que les politiques intégrées doivent être contrôlées par les citoyens et soumises à la souveraineté populaire. Nous nous battons pour une Europe laïque. C'est une des conditions indispensables pour construire un espace démocratique européen qui garantisse la liberté de conscience et l'égalité des citoyennes et des citoyens quelques soient leurs convictions philosophiques et religieuses. C’est aussi le fondement d’une vision solidaire et pacifique des relations internationales à l’opposé du prétendu « choc des civilisations ».

L’impératif solidaire : Il vaut à l’intérieur de chaque société : lutte contre l’exclusion sociale et la précarité, contre les discriminations et la xénophobie, et pour l’égalité effective des droits ; respect des droits fondamentaux des personnes issues de l’immigration, à commencer par le droit d’asile, le droit à la scolarisation des enfants et le droit du travail ; droit de vote et d’éligibilité aux élections locales et européennes pour tous les résidents au même titre que les citoyens de l’Union Européenne ; régularisation des « sans papiers » avec la mise en place d’une stratégie de co-développement. Il vaut naturellement au sein de l’union européenne : à la fois entre les nations qui la composent et vis à vis des autres peuples du monde. A cet égard, la « directive retour » mérite bien le nom, qui désormais l’affublera jusqu’à sa nécessaire abrogation, de « directive de la honte ».
Nous défendrons, au parlement européen, un vrai projet de coopération et de solidarité avec les peuples de la Méditerranée et avec l’Afrique.

L’impératif de la paix : L’Union européenne doit refuser de se laisser embrigader dans la politique militariste des Etats-Unis. Elle ne doit pas tolérer l’installation d’un « bouclier antimissile » sur son territoire, mais doit, au contraire, s’engager fermement en faveur de la relance du désarmement. Les troupes européennes doivent être retirées d’Afghanistan et l’aide au développement doit être renforcée. L’Europe doit rompre avec l’atlantisme et l’alignement sur les Etats-Unis notamment dans le cadre de l’OTAN. Une politique extérieure européenne indépendante doit se fonder sur le droit international, en particulier au Proche Orient : elle doit s’engager de façon résolue – en usant de tous les instruments politiques et économiques à sa disposition y compris le traité d’association Union Européenne / Israël et le statut d’Israël dans le cadre de « la politique de voisinage » – en faveur du respect du droit imprescriptible du peuple palestinien à un Etat viable, souverain et démocratique, sur les frontières d'avant juin 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale, à côté de l’Etat d’Israël dans une reconnaissance mutuelle de ces deux Etats et par tous les Etats de la région.
En tant que représentants de la France au parlement européen, nous ferons entendre – à l’opposé de la politique de Nicolas Sarkozy - le projet d’une Europe indépendante, récusant les logiques de mise en concurrence des peuples et au service de la paix et du désarmement.

Sur la base de ces objectifs, nous voulons faire élire, le 7 juin, un grand nombre de parlementaires du « Front de Gauche pour changer d’Europe » qui siégeront au sein du même groupe de « la gauche unitaire européenne » du Parlement de Strasbourg

En un mot nous voulons contribuer à changer la donne en Europe et en France, nous mettre en situation d’agir en faveur des transformations profondes que la situation de crise requiert, nous voulons agir pour une Union européenne aussi utile à notre peuple qu’aux citoyennes et aux citoyens de l’ensemble de l’Europe, utile au monde, utile à la paix.

14:39 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : démocratie

01/04/2009

L'AFSSA

Voir aussi les notes du 03/03/2009 et du 28/08/2008.

Une fois de plus l'AFSSA se singularise,
face aux analyses des autres pays ...
À MOINS QUE CE SOIT UN POISSON D'AVRIL ???
Mais il faut reconnaître que ce n'est pas l'AFSSA qui a dit que le nuage de Tchernobyl s'était arrêté à la frontière française.


lu sur :
http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/

Les biberons aux bisphénol-A seraient sans danger
D'après le ministère de la Santé, qui cite l'Afssa, des études qualifiées de "fiables" ont montré l'innocuité des biberons fabriqués avec du bisphénol-A, même en cas d'important choc thermique.
Figaro [Le] , 01/04/2009

17:36 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, chimie, biberons