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30/05/2009

Procréation sous pesticides ?

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3769

27-05-2009

Maternités sous pesticides : gare aux risques de leucémie infantile

 

Si la présence et la persistance des pesticides dans notre environnement et dans notre quotidien ne font aujourd’hui plus de doute (1), l’impact réel sur la santé humaine d’une exposition prolongée à ces substances actives reste plus incertain. Omniprésents, les pesticides s’acheminent, lentement mais sûrement, jusqu’à nous  via l'alimentation et l'eau (*). Reprenant des données de l’Institut Français de l’Environnement (IFEN), le MDRGF (2) rappelle que  96 % des eaux superficielles analysées recèlent des résidus de pesticides, ce pourcentage passant à 61 % pour les eaux souterraines(**). Les herbicides sont les composés les plus retrouvés dans les eaux. Or, s’il est clair que l’ingestion répétée de substances pesticides par l’organisme humain ne confère pas une santé de fer, il s’avère toutefois extrêmement délicat d’évaluer avec précision leur nocivité réelle pour la santé humaine.

Mais cette carence s’atténue à chaque nouvelle étude scientifique qui paraît, la plupart de ces travaux s’accordant à décrire ces substances comme de véritables poisons. D’après le MDRGF, l’épidémiologie (3) a déjà démontré par le passé la responsabilité des pesticides dans la prédisposition observée chez certaines personnes exposées à développer des maladies telles que des cancers, des malformations congénitales, des problèmes d’infertilité ainsi que des problèmes neurologiques.

 

Dernière en date, une meta-étude (compilation de plusieurs études) canadienne, réalisée par l’équipe de Donald Wigle de l’université canadienne d’Ottawa, a compilé 31 études épidémiologiques publiées entre 1950 et 2009 analysant un probable lien de cause à effet entre les leucémies dépistées chez l’enfant et l’exposition des parents aux pesticides.

Si les résultats ne confirment pas une corrélation systématique, ils sont toutefois relativement inquiétants. En effet, d’après cette enquête, on a constaté que le risque de leucémie était doublé chez les enfants dont les mères, de par leur activité professionnelle, ont été exposées aux pesticides pendant leur grossesse, comparativement aux enfants de femmes non exposées. Ainsi, le risque était augmenté de 40 % chez les femmes exerçant la profession d’agricultrice. Toujours d’après l’analyse canadienne, l’exposition aux insecticides multiplierait le risque de leucémie infantile par un facteur de 2,7 et l’exposition aux herbicides par un facteur de 3,6, ces résultats reposant toutefois sur un nombre limité d’études.

 

Préoccupant, ce constat n’est, malheureusement, pas surprenant alors que, comme le rappelle l’étude canadienne, l’Agence de Protection de l’Environnement des Etats-Unis (EPA) ainsi que d’autres organismes nationaux et internationaux ont identifié comme cancérigènes connus, probables ou possibles pas moins de 165 substances actives utilisées dans des pesticides. Seules quelques-unes ont fait l’objet d’interdictions ou de restrictions, notamment dans le cadre de l’Agence de Protection de l’Environnement des Etats-Unis, de l’Union Européenne et, à l’échelle mondiale, de la Convention de Stockholm.

Cécile Cassier

1- Voir notre dossier "Homme, nature et pesticides" (http://www.univers-nature.com/dossiers/pesticides/index.html)

2- Mouvement pour le Droit et le Respect des Générations Futures.

3- Cette discipline étudie l’influence de divers facteurs (environnement, constitution individuelle, habitudes de vie…) sur la prédisposition et la fréquence de certaines maladies.

 

(*) voir : http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3539

(**) voir : http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=2334

 

29/05/2009

Tarnac : les avocats des prévenus réclament un non-lieu

Tarnac : les avocats des prévenus réclament un non-lieu

LEMONDE.FR | 29.05.09 | 15h16  •  Mis à jour le 29.05.09 | 16h18

 

Après plus de six mois de détention, Julien Coupat est sorti de prison, jeudi 28 mai. Présenté comme le cerveau d'un groupe soupçonné de sabotages de lignes de trains à grande vitesse (TGV) fin 2008, il a quitté la maison d'arrêt de la Santé, mais l'affaire n'est pas terminée pour autant. Le jeune homme de 34 ans reste mis en examen, notamment pour "destruction en réunion et direction d'une association de malfaiteurs", le tout "en relation avec une entreprise terroriste", des crimes passibles des assises.

Cette libération a suscité de nombreuses réactions : l'opposition dénonçant un "fiasco" et Arnaud Montebourg (PS) allant jusqu'à réclamer la démission de la ministre de l'intérieur, Michèle Alliot-Marie, pour avoir "fait monter une sauce politicienne au goût infect". Vendredi, le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, a lui tenu à préciser que la remise en liberté d'une personne "au cours de l'information judiciaire ne saurait être interprétée comme le signe de l'absence ou l'insuffisance de charges contre elle".

Les avocats des mis en examen, eux, n'ont pas désarmé. Me Irène Terrel, avocate de M. Coupat, réclame l'"abandon de toutes les poursuites" et envisage de faire appel du placement sous contrôle judiciaire de M. Coupat. Ce dernier a été libéré contre une caution de 16 000 euros, et est obligé de se rendre une fois par semaine au commissariat de Montreuil, de demeurer en Ile-de-France et a dû remettre ses papiers d'identité et son passeport. Il lui est également interdit de rencontrer les huit autres prévenus dans ce dossier.

 

"QU'EST-CE QUE M. FILLON CONNAÎT DE CE PROCÈS ?"

 

Me William Bourdon, l'avocat d'une des mises en examen, Yldune Levy, promet qu'après consultations avec ses collègues, les avocats de la défense "se mobiliseront pour obtenir du magistrat instructeur la seule décision qui s'impose, à savoir un non-lieu". "Tout démontre dans ce dossier que cette affaire est le fruit d'une grande manipulation politique", maintient Me Bourdon, citant pêle-mêle "la scénarisation des interpellations, la mobilisation de moyens exceptionnels, l'acharnement des policiers à tracer des éléments de preuves imaginaires" ou encore "la scénarisation, en forme de communiqué du parquet, de la libération de Julien Coupat".

Si l'on doutait de la dimension politique de cette affaire, note Me Bourdon, il suffit selon lui d'écouter le premier ministre, François Fillon, expliquer, vendredi matin sur Europe 1, que la "procédure a été respectée". "La justice estime désormais que l'enquête a suffisamment avancé pour qu'il soit libéré. Il y aura un procès, on saura à ce moment-là la vérité", a notamment dit M. Fillon, des propos qui mettent l'avocat hors de lui. "C'est sidérant ! M. Fillon sait avant tout le monde que le magistrat instructeur va renvoyer certains des mis en examen devant le tribunal. Qu'est-ce que M. Fillon connaît de ce procès pour se prononcer de cette façon ?", lance-t-il, qualifiant les propos de "tentative maladroite pour justifier a posteriori une détention provisoire absolument scandaleuse". A l'heure actuelle, aucune date n'est fixée pour un quelconque procès et le magistrat instructeur doit encore statuer sur le sort des cinq mis en examen.

 

En attendant, le comité de soutien aux mis en examen (*) promet également de "déplacer l'affrontement du plan judiciaire au plan politique". "Avec la libération de Julien tout continue (...) L'enjeu, outre que cette affaire cesse une bonne fois pour toute, c'est de mettre à mal, pour longtemps, les mesures antiterroristes", peut-on lire dans un communiqué. "Donc il n'est pas question de s'arrêter là."

 

Luc Vinogradoff

 

(*) voir : http://www.soutien11novembre.org/

Sri Lanka : comment faire taire les témoins des massacres

Sri Lanka : comment faire taire les témoins des massacres

LE MONDE | 29.05.09 | 16h42  •  Mis à jour le 29.05.09 | 16h48

Colombo. Envoyé spécial

 

Leur seul crime est d'avoir donné une voix aux victimes. Alors que les bombes gouvernementales pleuvaient sur les réfugiés tamouls, les docteurs Thurairaja Varatharajah, Thangamuttu Sathyamurthi et V. Shanmugarajah sont restés jusqu'au bout, soignant ceux qui pouvaient l'être avec les moyens du bord. En l'absence de journalistes ou d'observateurs internationaux, les médecins tamouls sont devenus les derniers témoins d'une tragédie à huis clos qui a fait des milliers de morts, de fin janvier à fin mai, dans l'offensive finale de l'armée sri-lankaise contre le mouvement séparatiste des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE).

Pour toute récompense, les docteurs, affiliés au ministère de la santé de Colombo, ont été emprisonnés, dès qu'ils ont pu quitter, le 15 mai, la bande de plage du Nord-Est, où l'armée a donné l'assaut final. Selon une source bien informée, ils sont au secret dans l'immeuble de la Criminal Investigation Division (CID) de Colombo, dans un centre d'interrogation "sordide". Selon un rapport de l'ONU de 2007, la torture y est une pratique "routinière". Seul le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a pu les rencontrer et constater qu'ils sont "OK". L'un d'eux, V. Shanmugarajah, a été soigné pour un éclat d'obus à la poitrine. "Si, un jour, on fait le procès du régime, ce seront des témoins clés, c'est pour ça qu'ils voulaient les tuer et ont été très déçus qu'ils s'en sortent", explique un responsable international.

Ce responsable international a été en contact avec les docteurs mais refuse de donner son nom, de peur d'être expulsé. "Ces types sont des héros, on fait des films sur ce genre de personnes", ajoute-t-il. Durant le conflit, depuis des ordinateurs connectés à des téléphones satellitaires, au fur et à mesure qu'ils déplaçaient leurs hôpitaux de fortune, ils ont envoyé des courriels, comme des bouteilles à la mer.

Le Monde s'est procuré certains de ces documents, souvent brefs, sobres, presque cliniques. Exemple : "29 avril 2009. Cher Monsieur, Madame, aujourd'hui, aux alentours de 16 heures, l'hôpital de Mullivaikkal a été attaqué au mortier. Le toit du pavillon a été très endommagé et des patients à l'intérieur sont morts. Neuf patients morts et quinze patients blessés. Beaucoup de patients ont quitté l'hôpital. Ce matin, un officier du CICR a visité l'hôpital aux alentours de 11 heures. Salutations. Docteur T. Sathiyamoorthy, directeur régional des services de santé."

Les destinataires étaient un cercle de fonctionnaires de l'ONU, de responsables sri-lankais, de diplomates et de membres de la diaspora. Les photos numériques qui accompagnent chaque message, prises par les médecins ou des employés locaux de l'ONU, montrent crûment, au bord de la plage, corps démembrés, plaies béantes, femmes en larmes et enfants à l'agonie - le résultat de bombardements à l'arme lourde contre des civils sous des tentes en plastique, que les Tigres tamouls empêchaient de fuir, et dont l'armée n'avait que faire.

"Les docteurs évitaient toujours les questions politiques, ils faisaient simplement leur boulot", se souvient le responsable international. Rarement trahissaient-ils le moindre sentiment. Sauf un jour. Au téléphone, Thangamuttu Sathiyamoorthy est au bord des larmes. Une femme, dont les deux jambes ont été sectionnées au niveau des cuisses par des éclats d'obus, est en train de se vider de son sang sous une bâche, qui frémit au rythme de ses derniers souffles. Sa petite fille, que des patients tentent de distraire, implore le docteur de la sauver. Elle a perdu son père et c'est toute la famille qu'il lui reste. Les médecins, qui n'ont plus de matériel depuis des mois, ne peuvent rien faire. "Sathiyamoorthy m'a dit : "J'ai toujours su que la guerre viendrait, mais je n'ai jamais pensé que ça finirait sous un tapis de bombes"", se souvient le responsable international.

A plusieurs reprises, lorsque le bateau du CICR accostait sur la plage pour évacuer les blessés, les docteurs fournissaient à l'organisation les coordonnées GPS de leurs centres médicaux itinérants, pour qu'ils préviennent l'armée de leur position. "Quelques heures plus tard, l'armée bombardait ce point précis", rapporte cette source.

Sur la fin, le ton des e-mails change. 13 mai : "Les combats à l'arme lourde ont commencé à 5 h 30 du matin. Beaucoup de civils blessés ont été amenés à l'hôpital, et l'hôpital ne fournit plus de soins parce qu'il est sous des tirs de mortier (...). Près d'un millier de patients attendent leur traitement quotidien.(...) Tant de blessés ont dû mourir. Dans le pavillon, il y a de nombreux cadavres parmi les patients. On peut voir et entendre les patients pleurer dans l'hôpital, c'est un vrai désastre."

"Ce sont des médecins qui improvisent, qui font tout ce qu'ils peuvent, même s'il faut arrêter une hémorragie avec un bout de ficelle ou panser une plaie avec un drap", explique notre source. Mais les dernières semaines, "ils disaient qu'il était temps de partir, qu'ils ne pouvaient plus soigner les gens. C'était trop dangereux, ils ne pouvaient plus sortir des bunkers. Il n'y avait aucun matériel, ils étaient dépassés par le nombre de blessés. Ça tirait de tous côtés. L'armée était à 500 mètres. Il y avait des morts partout autour d'eux".

Détenus en vertu des "régulations d'urgence" et du Prevention of Terrorism Act qui permettent de les garder enfermés un an avant de les inculper, les trois docteurs n'ont formellement été accusés de rien. Mais dans la presse aux ordres, ils sont "soupçonnés d'avoir fait des déclarations désobligeantes dans les médias et la communauté internationale en faveur des LTTE." "Le gouvernement ne va pas les laisser partir parce qu'ils peuvent témoigner des crimes de guerre commis par l'armée", prédit un défenseur des droits de l'homme, qui craint qu'ils soient, comme tant d'autres, soumis à la torture.

Leurs familles ont été menacées par des paramilitaires tamouls progouvernement qui surveillent leurs maisons, les suivent dans la rue et posent des questions sur leur lieu de travail. "Si vous avez affaire à ces groupes, vous retrouverez le torse de votre fille dans un réservoir dans quelques jours", explique le responsable international. Les ONG et plusieurs missions diplomatiques tentent d'obtenir la libération des docteurs, pour qu'ils puissent s'installer dans un pays d'accueil.

Dans un pays où plus de 60 employés humanitaires ont été tués en trois ans, et où des journalistes connus ou des défenseurs des droits de l'homme sont couramment enlevés en plein jour par des hommes en armes, parfois pour ne jamais réapparaître, rares sont ceux qui s'expriment. Il n'est qu'à lire les derniers titres de "une" des principaux journaux, The Island ou le Daily News : "Complicité avec les terroristes au prétexte du soutien des droits de l'homme" ; "Les journalistes payés par le LTTE seront dénoncés" (citation du comandant de l'armée, le général Sarath Fonseka) ; "L'expertise des ONG a aidé le LTTE"...

"Ici, c'est pire qu'en Birmanie", affirme un fonctionnaire onusien, selon lequel les bureaux de l'ONU sont sur écoute. Le régime, dit-il, a repris à son compte le mantra bushien : "Vous êtes avec nous, ou contre nous". "Depuis la victoire, on ne peut plus les arrêter. C'est un Etat militaire et ça ne va faire qu'empirer", prévient le défenseur des droits de l'homme. Pour l'heure, les médecins, "héroïques" selon l'ONU, croupissent en détention. Mais ils pourraient un jour se retrouver dans le box des témoins, et leurs geôliers sur le banc des accusés.

 

Philippe Bolopion

Article paru dans l'édition du 30.05.09

L'ONU a caché l'ampleur des massacres au Sri Lanka

lu sur :

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2009/05/28/sri-lanka-l-onu-a-cache-l-ampleur-des-massacres_1199091_3216.html

 

L'ONU a caché l'ampleur des massacres au Sri Lanka, par Philippe Bolopion

LE MONDE | 28.05.09 | 15h24  •  Mis à jour le 28.05.09 | 16h58

Colombo, envoyé spécial

 

Les chiffres étouffés. Des rapports sans suite. Un bilan des victimes très vraisemblablement sous-estimé. Des principes reniés.

Bien qu'elle ait disposé d'éléments accablants sur la conduite de l'armée sri-lankaise, la hiérarchie de l'ONU a, selon une enquête du Monde, gardé le silence, de peur de compromettre ses activités dans ce pays.Tandis que se préparait ce qu'elle a fini par décrire comme un "bain de sang", l'ONU a fait le choix de la conciliation avec Colombo, au risque de faillir à son devoir envers des centaines de milliers de civils en danger.

Le refus de l'ONU de publier le bilan des victimes est emblématique. Tout au long de l'offensive de l'armée contre l'une des plus vieilles et des plus violentes guérillas dans le monde, les séparatistes des Tigres de l'Eelam tamoul (LTTE), une cellule onusienne a collecté et recoupé des données auprès d'employés locaux de l'ONU, d'ONG, de médecins ou de prêtres.

Son total, entre le 20 janvier et le 13 mai (une semaine avant l'assaut final), est de 7 720 morts (dont 678 enfants) et 18 465 blessés (dont 2 384 enfants). Il y a eu "une tentative de suppression systématique de ce matériel", affirme un officiel onusien.

Quand les chiffres ont été communiqués à la presse par des voies détournées, le coordonnateur local de l'ONU, Neil Buhne, a exigé d'être, désormais, le seul destinataire de ces bilans. En public, les responsables onusiens ont pris leurs distances avec ces chiffres.

Contre l'avis du secrétaire général, Ban Ki-moon, et de Vijay Nambiar, son chef de cabinet, le haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Navi Pillay, a jugé qu'il était de la responsabilité de l'ONU de publier ces données "crédibles", selon elle (le décompte était alors de 2 800 morts). De peur de provoquer l'ire de Colombo, le chef des affaires humanitaires de l'ONU, John Holmes, a dû prévenir l'ambassadeur du Sri Lanka à l'ONU.

Bien qu'il ne tienne pas compte des lourdes pertes des derniers jours, le chiffre de 7 700 morts continue à faire référence dans la presse. Mais Vijay Nambiar a été informé que le bilan final "dépasserait sans doute les 20 000 morts". Ce chiffre, non vérifié, est une extrapolation des rares informations disponibles. Imparfait, il reste méthodologiquement plus solide que le bilan de 300 000 morts au Darfour cité par M. Holmes, en 2008.

Dès le début, l'ONU aurait dû s'attendre au pire. Le 23 janvier, 17 de ses employés, dont deux "internationaux", sont au centre de distribution de nourriture de Udaiyaarkaddu (Nord), dans la zone dite de "sûreté", lorsque l'armée sri-lankaise pilonne l'endroit. Des dizaines de personnes sont tuées. Dans l'hôpital le plus proche, les fonctionnaires onusiens prennent des photos des femmes blessées, d'enfants défigurés, brûlés, amputés.

Dans les semaines suivantes, les responsables onusiens restent informés de l'évolution des combats à travers les SMS désespérés d'employés locaux de l'ONU et d'ONG, coincés dans la zone des combats. Les hôpitaux sont frappés par des bombes sri-lankaises. Les SMS égrènent les morts, par centaines. Les blessés, par milliers. Un message du 9 mars : "S'il vous plaît, demandez à l'ASL (armée sri-lankaise) d'arrêter." Le 14 mars : "Où est la zone de sûreté ?"

Au milieu du chaos, les LTTE recrutent de force. Le 12 mars : "Les deux camps nous torturent." "Nous mourrons ! Deux obus ont atterri à 10 m." Le 19 mars : "Les jeunes sont emmenés au combat, très triste. Quelle est la réaction de la communauté internationale ?" Le 21 mars : "Des centaines de gens qui essayaient de s'échapper ont été arrêtés par des dictateurs locaux. Ils ont été battus avec des bâtons, sans distinction d'âge ni de sexe. Je les entends pleurer très fort." "Pourquoi la communauté internationale reste-t-elle silencieuse ?"

A situation nouvelle, nouveaux outils. Incapable d'être sur le terrain, l'ONU fait appel à une de ses agences (Unosat) pour suivre les déplacements de population sur des photos satellite. Les clichés révèlent des cratères, certains de 12 m de diamètres, produits par des bombardements aériens du gouvernement. "Malgré les assurances données au plus haut niveau de l'ONU, le gouvernement n'a jamais arrêté de bombarder, pas une seule fois", explique un responsable. L'ONU détient la preuve de violations du droit international, mais n'en fait pas grand cas.

Mi-avril, lorsqu'il arrive pour sa première mission au Sri Lanka, Vijay Nambiar délivre aux responsables onusiens un message étonnant : l'ONU devrait garder "un profil bas" et jouer "un rôle d'appui", "compatible avec le gouvernement", explique-t-il. A cette époque, les morts et les blessés se comptent par milliers. A son retour, l'ONU annonce que Colombo accepte la venue d'une mission humanitaire dans la zone des combats. Elle ne verra jamais le jour.

L'attitude de la hiérarchie onusienne, de New York à Colombo, suscite un profond malaise chez plusieurs cadres. "On savait qu'on se préparait à un carnage", explique l'un d'eux. "On a tiré la sonnette d'alarme pendant des mois, mais ils n'ont jamais frappé en public sur le gouvernement." "Tout le monde a peur que son agence soit jetée dehors", explique une fonctionnaire. De fait, les autorités sri-lankaises n'hésitent pas à menacer d'expulsion ou à intimider quiconque sort du rang.

Le 11 mai, après la mort de plus de 100 enfants, le porte-parole de l'ONU à Colombo, Gordon Weiss, évoque enfin un "bain de sang". Le gouvernement le somme de s'expliquer. Sa hiérarchie le lâche. Sur la BBC, Amin Awad, le chef local du Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR), explique qu'il est difficile de démêler les accusations des contre-accusations

Le 17 mai, sur Al-Jazira, M. Awad encore, abondant dans le sens des déclarations victorieuses du gouvernement, affirme qu'il ne reste presque aucun déplacé dans la zone de combat ; 20 000 réfugiés en sortiront le lendemain. "C'était donner un chèque en blanc au gouvernement pour lâcher un tapis de bombes sur la zone", déplore un responsable onusien

La fin des combats n'a pas marqué la fin des dilemmes. Dans les camps où sont détenus 300 000 déplacés tamouls, les ONG éprouvent une gêne croissante. "Les compromissions, ça suffit", résume une responsable d'ONG qui accuse l'ONU ne pas se battre pour faire appliquer les principes élémentaires de l'aide humanitaire : l'accès aux victimes, la liberté de mouvement des réfugiés, la démilitarisation des camps...

Dans une lettre envoyée le 11 mai à Neil Buhne, 7 ONG s'inquiètent de l'aide apportée par l'ONU au gouvernement pour étendre le camp de Menik Farm (Nord), qui comprend "une installation d'internement semi-permanente" dont les extensions pourraient "représenter le stade initial d'un site plus permanent". "Nos opérations ne devraient pas seulement satisfaire des besoins matériels mais aussi promouvoir et respecter la dignité des déplacés", assure le document.

 

Philippe Bolopion

Article paru dans l'édition du 29.05.09

12:27 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : onu, guerre, information

28/05/2009

Coupat libéré après plus de six mois de détention préventive

lu sur : 

http://laposte.lci.fr/infos/france/justice/0,,4427894-VU5WX0lEIDQ0OQ==,00-julien-coupat-est-sorti-de-prison-.html

 

Après plus de six mois de détention, Julien Coupat est libre. Principal suspect dans le dossier des sabotages de lignes TGV en novembre 2008, il a quitté jeudi vers 17h20 la prison de la Santé à Paris, en se dissimulant dans le coffre d'une voiture pour éviter les reporters qui l'attendaient devant la prison. Dans la matinée, le juge d'instruction Thierry Fragnoli avait ordonné sa remise en liberté, suivant le parquet de Paris.

Julien Coupat s'est vu imposé un contrôle judiciaire qui comporte notamment le versement d'une caution de 16.000 euros et impose qu'il demeure chez lui à Montreuil ou chez ses parents à Rueil-Malmaison. Le contrôle judiciaire lui interdit en outre de sortir d'Ile-de-France et lui impose d'aller pointer une fois par semaine au commissariat de Montreuil où il devra laisser ses papiers d'identité. Enfin Julien Coupat n'aura pas le droit d'entrer en relation avec les huit autres mis en examen et les témoins du dossier. "Mieux vaut tard que jamais", a réagi l'avocate de Coupat, Me Irène Terrel, qui dénonce une "affaire politique dont le dernier épisode est l'annonce par le parquet de la remise en liberté" de son client.

Une incarcération "injustifiable et longue"

Présenté par l'accusation comme "le leader charismatique et idéologue" d'un groupe clandestin "anarcho-autonome" soupçonné d'avoir saboté des lignes TGV, Julien Coupat, mis en examen pour "direction d'une entreprise terroriste et destruction en réunion à visée terroriste", était incarcéré depuis le 15 novembre 2008. Une durée de détention largement critiquée par nombre d'intellectuels, de partis de gauche ou d'associations, qui trouvaient également disproportionnée voire infondée la qualification terroriste de la procédure engagée contre lui. Jeudi, l'annonce de sa libération a été saluée par plusieurs personnalités politiques de gauche. Le député du Doubs Pierre Moscovici a jugé que "l'incarcération en préventive était injustifiable et longue. Il est normal qu'il soit libéré maintenant". L'ancienne magistrate Eva Joly a conclu de cette remise en liberté que "les charges ne doivent pas être très lourdes" contre lui. Le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre a lui critiqué la façon dont des personnalités de gauche "instrumentalisent" la sortie de prison de Julien Coupat.

Le comité de soutien aux neuf mis en examen du dossier a assuré dans un communiqué qu'en dépit de cette libération, "le sentiment qui domine, c'est toujours et encore la colère, pour l'incarcération de Julien et les autres, les arrestations en pleine rue, les gardes à vue de 96 heures". Julien Coupat reste soupçonné d'avoir saboté, dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008, avec sa compagne, Yldune Levy, une ligne du TGV Est à Duisy, en Seine-et-Marne, un des quatre sabotages commis en France cette nuit-là. Des investigations sont également toujours en cours concernant d'éventuels liens entre Julien Coupat et des autonomistes allemands soupçonnés d'avoir saboté des lignes ferroviaires outre-Rhin à l'aide de crochets similaires à ceux utilisés en France.

 

(D'après agence) 

27/05/2009

La carte d'identité du virus H1N1

La carte d'identité du virus H1N1 est enfin dévoilée

lu sur :

http://www.lesechos.fr/info/metiers/4868214-la-carte-d-identite-du-virus-h1n1-est-enfin-devoilee.htm

[ 27/05/09  ]

 

Les analyses génétiques du virus H1N1 responsable de la grippe mexicaine ont révélé l'existence d'un génome totalement original.

 

C'est une combinaison génétique que nous ne connaissions pas. » La carte d'identité génétique et les principales caractéristiques du virus H1N1 responsable de l'épidémie de grippe née au Mexique vers la fin mars sont enfin connues. Après l'analyse de plus de 70 génomes de virus issus de prélèvements sur des malades mexicains et américains, les chercheurs des Centers for Diseases Control (CDC) d'Atlanta ont déterminé le parcours de ce virus, qui a affolé la planète pendant trois semaines. Bonne nouvelle, la signature génétique ne contient pas les séquences indiquant habituellement une forte pathogénicité et une contagiosité élevée présentes dans d'autres versions de la famille H1N1.

Ces éléments expliquent sans doute la faible propagation de l'épidémie constatée à ce jour. Les essais réalisés ont également confirmé le pouvoir antigénique du H1N1 mexicain. Des furets infectés en laboratoire ont développé une réponse immunitaire, mais les anticorps produits par les rongeurs sont totalement différents de ceux connus à ce jour. Cette information confirme que le vaccin contre la grippe saisonnière de l'hiver dernier n'est probablement pas efficace contre la version circulante (*). Les souches analysées contiennent du matériel génétique d'origine humaine, porcine et aviaire venant de zones géographiques très différentes (Amérique du Nord, Europe et Asie). Cette hypothèse de croisements multiples qui avait été émise dès le début de l'épidémie est donc confirmée. Le porc est sans aucun doute le réservoir initial de cette nouvelle version, mais les chercheurs n'ont pas découvert l'origine du réassortiment génétique qui a donné naissance à l'épidémie actuelle.

Très probablement, le H1N1 mexicain tournait depuis plusieurs années sur la planète sur des animaux d'élevage, sa présence étant restée invisible aux systèmes de surveillance sanitaire. Les raisons pour lesquelles le mutant est devenu d'un seul coup transmissible à l'homme ne sont pas non plus clairement identifiées.

Variante assez stable :

La contagion interhumaine, cause des nombreuses contaminations secondaires, n'est pas non plus expliquée. Les chercheurs n'excluent pas la possibilité d'un hôte supplémentaire (inconnu) dans la chaîne de fabrication du virus. En général, les virus de la grippe circulent des oiseaux aquatiques aux porcs d'élevage puis se transmettent aux humains. Chacun de ces passages est la source de mutations potentielles. En revanche, la variante mexicaine semble assez stable, ce qui devrait faciliter la mise au point d'un vaccin efficace.

Plus d'une soixantaine d'équipes de chercheurs ont été mobilisées dans le monde pour établir cette carte d'identité, dont le principal intérêt consiste à assurer le suivi du virus dans le temps. Les spécialistes mesurent les distances génétiques existants entre les différentes souches connues pour établir une sorte d'arbre généalogique de chaque souche. « Quand on est confronté à une nouvelle variante, il est très important de connaître ses origines pour éviter de nouvelles émergences », a précisé Nancy Cox, qui dirige la division grippe des CDC. Les chercheurs ont réclamé (une fois de plus) une surveillance épidémiologique renforcée des élevages de porcs, cet animal restant le creuset principal des virus de la grippe. Ils demandent également une meilleure coordination entre spécialistes de la santé humaine et animale pour prévenir les risques de pandémie.

ALAIN PEREZ, Les Echos

 

(*) Le vaccin contre la grippe saisonnière contient trois souches de virus inactivées.Sa composition est décidéetous les ans par l'OMS en février pour une mise sur le marchéen novembre de la même année. Il contient une souche H3N2, une H1N1 et une souche B.

13:34 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : santé, grippe, h1n1

H1N1 : virus composite ; grossesse et société capitaliste-libérale ; l'antibiorésistance ; jeu et addiction

lu sur : http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/

 

La carte d'identité du virus H1N1 a été dévoilée

Les Echos indiquent que les Centers for Diseases Control (CDC) d'Atlanta viennent d'établir la carte d'identité génétique du virus H1N1. La signature génétique de ce virus ne possède pas de séquences révélant "une forte pathogénicité" ni "une contagiosité élevée". En outre, ce travail confirme l'hypothèse de croisements multiples, car les souches analysées comprennent du matériel génétique humain, porcin et aviaire, en provenance d'Amérique du Nord, d'Europe et d'Asie. "C'est une combinaison génétique que nous ne connaissions pas" ont précisé les chercheurs. La variante mexicaine paraît assez stable, ce qui pourrait favoriser l'élaboration d'un vaccin. Par ailleurs, dans un article consacré aux masques destinés à protéger lors des épidémies, Science et Vie estime que "le modèle conseillé aux populations n'est pas le plus efficace".

Echos [Les] , 27/05/2009 - Science et Vie , 01/06/2009

 

Une atteinte aux droits de la personne

Dans un entretien accordé à France Soir, Annie Thébaud-Mony, directrice de recherche à l'Inserm, spécialiste des questions de santé au travail, estime que l'amendement déposé à l'Assemblée, qui "imposerait aux futures mamans de ne pas être libérée de leurs obligations professionnelles pendant leurs grossesses" constitue "une remise en cause des fondements d'une société démocratique". Il s'agit selon elle d'une "atteinte grave à la séparation entre l'espace privé et professionnel" et d'une "atteinte grave aux droits de la personne". Annie Thébaud-Mony souhaite que "les médecins s'insurgent massivement contre cette proposition qui transformerait les salariés en esclave". Elle lance un appel à tous ceux "pour qui la vie a encore un sens, pour qu'ils protestent".

France Soir , 27/05/2009

 

Une découverte sur l'antibiorésistance

Des travaux réalisés par des équipes de l'Institut Pasteur de Limoges associées au CNRS (URA 2171) et à l'Inserm (EA 3175), ainsi qu'à des chercheurs espagnols, ont permis de mettre en évidence le mécanisme moléculaire grâce auquel les bactéries acquièrent des multirésistances face aux antibiotiques. D'après ces travaux, les antibiotiques entraînent la synthèse d'une enzyme bactérienne  qui est à l'origine de ces résistances. Les "intégrons" constituent un système d'échange des gènes d'antibiorésistance entre bactéries. Les chercheurs estiment que cette découverte devra être prise en compte dans les mesures de santé publique concernant l'antibiorésistance.

Reprise information presse du 19 mai 2009 "Multirésistance aux antibiotiques : pourquoi les bactéries sont si efficaces"

Quotidien du Médecin [Le] , 26/05/2009

 

Les jeux de hasard et d'argent sont un problème de santé publique

Dans un article consacré au "monde des joueurs compulsifs", 60 millions de consommateurs cite l'expertise collective réalisée par l'Inserm sur l'addiction au jeu. Selon le magazine, les auteurs de cette expertise déplorent qu'il n'existe pas d'autorité de régulation dans ce domaine, ni de données fiables sur le jeu pathologique en France. Les résultats d'une étude qui doit être menée début 2010 sur 35.000 personnes par l'Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT) pourraient constituer une base de données.

Reprise information presse du 22 juillet 2008 "Jeux de hasard et d'argent. Contextes et addictions"

60 Millions de Consommateurs , 01/06/2009

26/05/2009

Les associations se sentent flouées par le Grenelle des ondes

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/05/25/les-associations-se-sentent-flouees-par-le-grenelle-des-ondes_1197939_3244.html#ens_id=1183131

 

Les associations se sentent flouées par le Grenelle des ondes

LEMONDE.FR | 25.05.09 | 19h43  •  Mis à jour le 25.05.09 | 19h51

 

Le rapport du "Grenelle des ondes" publié lundi 25 mai ne satisfait pas vraiment les associations qui ont participé aux six semaines de débats. Ses principales propositions sont l'interdiction des téléphones portables dans les écoles primaires, des mesures de surveillance des antennes-relais et de limitation des usages pour les enfants.

Mais pour les associations, ces pistes ne reprennent pas les avancées (*) de leurs travaux, notamment sur l'abaissement des seuils d'exposition aux ondes. La synthèse des débats diffusée aux acteurs du Grenelle des ondes le 18 mai avait pourtant nourri certains espoirs pour les associations.

Document de travail préalable à une dernière rencontre entre Etat, associations et opérateurs, elle présentait des avancées sur la prise en compte des risques liés aux ondes. Problème : celles-ci ne se retrouvent pas dans le rapport publié une semaine plus tard. Deux des associations ayant participé aux discussions, Priartém (**)(Pour une réglementation de l'implantation des antennes relais de téléphonie mobile) et Agir pour l'environnement (***), ont d'ores et déjà annoncé qu'elles ne participeraient pas au comité de suivi du Grenelle

"On a du mal à s'expliquer les absences dans le rapport", s'exclame Stéphen Kerckhove, délégué général d'Agir pour l'environnement. L'interdiction de vente de téléphones portables au moins de 12 ans avait été évoquée lors des débats. Une mesure absente du rapport ministériel, remplacée par une possible interdiction dans les écoles primaires.

Même chose pour la définition d'un seuil d'exposition plus faible que celui en place aujourd'hui, qui ne figure pas dans le rapport, alors que la note de synthèse du 18 mai dessinait des solutions possibles. Un retournement de situation qui donne l'impression à Stéphen Kerckhove de n'avoir servi que de "caution à un faux débat" et à légitimer des normes déjà en place.

 

DES PISTES DE TRAVAIL

"Le moratoire [sur l'installation de nouvelles antennes relais] n'a pas fait consensus, ni l'abaissement des seuils" d'exposition, a justifié Roselyne Bachelot. La ministre de la santé a cependant fait valoir que l'essentiel était que le "débat ait pu s'engager". Le comité de suivi du Grenelle doit se retrouver en septembre pour discuter des suites à donner au rapport. D'ici là, certaines villes pilotes devraient avoir expérimenté une baisse du taux d'émission maximal des antennes relais à 0,6 volt/mètre contre 61 volt/mètre actuellement. D'autres pistes sont aussi avancées par les secrétaires d'Etat Nathalie Kosciusko-Morizet (économie numérique) et Chantal Jouanno (écologie), comme la mise en place d'offres exclusivement SMS et de téléphones uniquement utilisables avec une oreillette pour limiter les expositions aux ondes.

"On a fait du surplace", estime cependant Janine Le Calvez, présidente de Priartém. Selon elle, si les riverains d'antennes sont "les premiers perdants" de ce rapport, les opérateurs ne devraient pas y trouver leur compte non plus. "S'ils ne se sentent pas protégés, fait-elle remarquer, les riverains vont peut-être se mobiliser de façon plus forte." Une situation qui pourrait poser problème alors que de nombreuses antennes devront être renouvelées dans les années à venir. Ce qui pourrait donner lieu à des actions en justice.

 

Antonin Sabot

(*) voir : http://www.agirpourlenvironnement.org/presse/29tchermobile29.htm

(**) voir : http://www.priartem.fr/

(***) voir : http://www.agirpourlenvironnement.org/index.htm

Allègements fiscaux, l'Etat a perdu 7,6 milliards d'euros en 2008

lu sur :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2009/05/26/avec-les-allegements-fiscaux-l-etat-a-perdu-7-6-milliards-d-euros-en-2008_1197986_3234.html

 

Avec les allègements fiscaux, l'Etat a perdu 7,6 milliards d'euros en 2008

LE MONDE | 26.05.09 | 09h05

 

L'Etat ne tient ni ses recettes ni ses dépenses. C'est ce qui ressort de la synthèse du rapport (*) sur l'exécution budgétaire 2008 annexé au projet de loi de règlement, qui est présenté mercredi 27 mai en conseil des ministres.

Le premier président de la Cour des comptes, Philippe Séguin, doit présenter les grandes lignes de ce document le 3 juin aux commissions des finances de l'Assemblée nationale et du Sénat.

Le déficit budgétaire s'est accru. En 2008, le déficit budgétaire a augmenté de 47 % pour s'établir à 56,3 milliards d'euros alors même que la dégradation de la conjoncture a eu un impact limité, "au plus égal à 4 milliards" sur les recettes fiscales nettes.

Autrement dit, ce n'est pas la récession qui explique la forte hausse du déficit budgétaire, mais la combinaison de deux éléments : l'Etat s'est privé de recettes précieuses en poursuivant la politique d'allégements fiscaux engagée avec la loi TEPA du 21 août 2007. Par ailleurs, il ne maîtrise pas ses dépenses.

Des dettes ne sont pas remboursées. La haute juridiction financière fait aussi remarquer que 5,9 milliards de dettes exigibles en 2008 n'ont pas été remboursés et que 953 millions de dépenses de prime d'épargne logement ont été payées au moyen d'avances rémunérées consenties par le Crédit foncier de France...

Les recettes sont en repli. Le ralentissement de la conjoncture dès le début 2008, puis l'accélération de la crise à partir de la faillite, le 15 septembre, de la banque d'affaires américaine Lehman Brothers "ont limité la croissance spontanée des recettes à 7,3 milliards, confirmant l'affaissement du dynamisme des bases taxables déjà constaté au cours des deux dernières années", relèvent les magistrats financiers.

Mais, ajoutent-ils, l'impact de la crise sur les recettes fiscales nettes a été "globalement limité en 2008" et serait "au plus égal à 4 milliards".

Les ressources nettes de l'Etat ont diminué de 4,6 % en 2008 : elles sont en retrait de 11,2 milliards par rapport à 2007. A la différence des années précédentes, 2008 a été marquée par une baisse sensible des recettes fiscales nettes (- 6,7 milliards) et non fiscales (- 730 millions).

A elle seule, la poursuite de la politique d'allégements fiscaux a induit en 2008 une diminution de recettes de 7,6 milliards, souligne la Cour. La gauche qui n'a cessé de critiquer le paquet fiscal présidentiel, qui cible les plus aisés des contribuables et prive le gouvernement de marges de manœuvre budgétaires, appréciera sûrement cette précision.

Les dépenses ne sont pas stabilisées en volume. S'agissant des dépenses, les critiques de la Cour des comptes sont encore plus nettes : la norme fixée par le gouvernement (une stabilisation en volume) "n'a été respectée, formellement, que parce que l'inflation (2,8 %) a été sensiblement plus forte que celle prévue dans la loi de finances initiale (1,6 %)".

Les dépenses du budget général ont cru de 2,8 % et celles de l'ensemble de l'Etat de 3,4 % (alors que l'objectif était de 1,9 %), observent les magistrats financiers.

Comme en 2007, la Cour plaide pour une norme de dépenses élargie à une partie des remboursements et dégrèvements (90 milliards en 2008), à la totalité des prélèvements sur recettes aux collectivités locales, aux recettes affectées aux opérateurs, aux comptes spéciaux et aux budgets annexes.

Elle relève aussi que la lecture de l'exécution budgétaire est compliquée par le poids des dépenses fiscales (allégements d'impôts, exonérations...). Ces fameuses "niches fiscales" au nombre de 486, ne sont indolores qu'en apparence pour les finances publiques. Elles ont représenté 70 milliards en 2008 (+ 7 % par rapport à 2007), "soit l'équivalent de 21 % des dépenses totales du budget général".

Le déficit de 2008 a représenté un cinquième (20,2 %) des dépenses de l'Etat et le quart (25,4 %) de ses recettes nettes. Avec de tels chiffres, il apparaît que ce que pouvait faire le gouvernement en 2008 en matière de soutien conjoncturel était limité.

Le rapport sur la situation et les perspectives des finances publiques, que la Cour des comptes prépare pour le débat d'orientation des finances publiques de début juillet, doit permettre d'en savoir plus sur 2009 et 2010, deux années où l'impact de la récession devrait, cette fois-ci, être particulièrement fort.

 

Claire Guélaud

 

(*) voir : http://www.ccomptes.fr/fr/CC/Accueil.html

 

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lu sur :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/05/25/le-deficit-budgetaire-en-hausse-de-47-en-2008_1197936_823448.html#ens_id=1192066

Le déficit budgétaire de l'Etat en hausse de 47 % en 2008

LEMONDE.FR avec AFP | 25.05.09 | 18h47  •  Mis à jour le 25.05.09 | 19h19

 

Les dépenses de l'ensemble du budget de l'Etat ont augmenté de 3,4 % en 2008, bien au-delà de la norme fixée par le gouvernement, selon la Cour des comptes. L'Etat affiche ainsi un déficit budgétaire de 56,3 milliards d'euros, en augmentation de 47 % par rapport à celui de 2007 (38,4 milliards).

A cela s'ajoute une baisse marquée des ressources nettes de l'Etat (- 4,6 %) en 2008, en raison d'une diminution des recettes fiscales (- 6,7 milliards d'euros), liée en partie seulement à la crise, et des recettes non fiscales (- 730 millions), indique la Cour dans son rapport sur la gestion budgétaire de l'Etat.

 

Si le ralentissement économique et le manque à gagner qui en découle pour l'Etat ont bien aggravé le déficit, l'impact de la crise internationale sur les recettes fiscales nettes est resté toutefois globalement limité en 2008. Il serait tout au plus de l'ordre de 4 milliards d'euros, selon les calculs de la Cour.

22/05/2009

À Fos-sur-Mer, Ikea accusé de détruire des espèces protégées

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/05/22/a-fos-sur-mer-ikea-est-accuse-par-une-association-de-detruire-des-especes-protegees_1196639_3244.html

 

A Fos-sur-Mer, Ikea est accusé par une association de détruire des espèces protégées
LE MONDE | 22.05.09 | 14h35 • Mis à jour le 22.05.09 | 14h35
Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) Envoyé spécial

À l'entrée de la zone industrielle de Fos-sur-Mer, le bâtiment attire l'oeil : un parallélépipède formé d'un gigantesque entrelacs métallique. Ni cheminée ni cuve, à la différence de la plupart des constructions du secteur. C'est ici qu'Ikea installe sa plate-forme logistique pour le sud de la France : un dépôt de 35 m de hauteur et de 65 000 m2 de capacité.

A ses pieds, des prairies humides, terrains fréquentés par les manadiers et les taureaux. La Camargue n'est pas loin. Les travaux ont débuté en 2007, la livraison est prévue pour cette année... malgré les efforts de Nacicca, acronyme de l'association locale Nature et citoyenneté Crau Camargue.

"Nous sommes partis du constat qu'il y avait une multitude d'aires protégées dans la région et qu'il s'y faisait un peu tout et n'importe quoi, raconte Cyril Girard, un de ses administrateurs. Nous avons eu vent du projet Ikea et avons trouvé surprenant le choix d'un territoire situé à l'intersection de la Camargue, de la Crau et des territoires maritimes, et donc forcément d'une grande biodiversité."

Pour beaucoup professionnels de l'environnement, les membres de Nacicca se sont rendus aux alentours du site du chantier. Ils affirment y avoir repéré une trentaine d'espèces protégées en l'espace de quinze jours. Parmi celles-ci : le lézard ocellé, espèce en voie de disparition dans la plaine de la Crau, ou la diane, un papillon.

"L'étude d'impact réalisée pour le compte d'Ikea se basait sur une seule journée de terrain et quelques données bibliographiques, affirme Cyril Girard. Nous avons alerté le Conseil national de la protection de la nature, qui avait pourtant donné un avis favorable au projet."

NAPPE PHRÉATIQUE PERCÉE

Contacté par le sous-préfet des Bouches-du-Rhône, Nacicca a également été sollicitée par Ikea. Plusieurs rencontres ont eu lieu entre la multinationale et l'association locale. Mais aujourd'hui, les ponts sont coupés. "On n'est pas parvenus à trouver un compromis", assure Cyril Girard. En 2008, Nacicca et France nature environnement (FNE) ont déposé une plainte pour destruction d'espèces protégées.

"On était pourtant arrivés à un niveau de compromis acceptable, estime Pierre Deyries, directeur de la communication et du développement durable d'Ikea-France. Les gens de Nacicca ont de véritables compétences, et nous avons tenu compte de leur point de vue. Mais quand on leur a proposé de signer un protocole en douze points, ils ont refusé."

Ikea affirme avoir modifié l'implantation et l'orientation de son dépôt pour tenir compte des remarques de l'association et protéger une zone humide, avoir repensé les réseaux d'alimentation de l'installation et la zone de circulation des camions. "Même s'ils ne veulent pas le dire, les gens de Nacicca ont apprécié ces changements, affirme Pierre Deyries. Nous souhaitons les rencontrer à nouveau, ainsi que FNE, pour discuter de la situation."

Mais un nouveau motif de discorde est survenu. Nacicca affirme que les travaux ont provoqué le percement de la nappe phréatique de la Crau, qui se trouve à moins de 3 mètres de profondeur. Plusieurs terrains environnant le chantier ont en effet été inondés. Pierre Deyries l'explique par la nécessité de pomper la nappe afin de pouvoir réaliser à sec certains travaux de coffrage des réseaux, et assure que les mesures de précaution nécessaires ont été prises.

"Notre but est de moraliser ce genre de chantier et de faire en sorte que la loi s'applique, affirme Cyril Girard. Il est hallucinant de voir comment les services de l'Etat peuvent se montrer complaisants." Chacun son rôle : intransigeance pour l'un, ouverture pour l'autre. "Nous avons toujours respecté et écouté Nacicca, assure Pierre Deyries. Cette histoire n'a rien à voir avec celle du pot de terre contre le pot de fer."

Gilles van Kote
Article paru dans l'édition du 23.05.09

19/05/2009

Les dangers de la course aux hydrocarbures et aux minerais précieux dans l'Arctique

En attendant la disparition du Gulf Stream ...

(voir, entre autres :

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Perturbation_du_Gulf_Stream )

 

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/05/19/les-dangers-de-la-course-aux-hydrocarbures-et-aux-minerais-precieux-dans-l-arctique_1195197_3244.html#ens_id=1192068

 

Les dangers de la course aux hydrocarbures et aux minerais précieux dans l'Arctique

LE MONDE | 19.05.09 | 14h47  •  Mis à jour le 19.05.09 | 14h47

 

Le Canada vient de publier le premier Atlas géologique de l'Arctique qui cartographie en 1 222 cartes l'emplacement des gisements d'hydrocarbures et de minerais précieux de cette région convoitée. Environ un quart des réserves non découvertes de gaz et de pétrole se trouverait dans l'Arctique. Cette course aux matières premières s'intensifie alors que le réchauffement climatique imprime sa marque sur la planète.

En 2007 et en 2008, les chercheurs ont constaté une fonte record de la banquise estivale. Pour la première fois les passages du Nord-Ouest (le long de l'Amérique) et du Nord-Est (le long de la Russie) ont été libérés pendant plusieurs semaines. "Les régions polaires sont au coeur des incertitudes que nous avons sur l'évolution du climat", explique Jean Jouzel, du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), en rappelant que le comportement des calottes glaciaires sera crucial pour la hausse du niveau des océans. Un paramètre que, faute de données, le rapport du GIEC en 2007 avait ignoré.

 

STATUT PROTECTEUR

Les chercheurs aimeraient que l'Arctique bénéficie comme l'Antarctique d'un statut protecteur. Sans trop y croire. "L'exploitation des énergies fossiles va à l'encontre de la lutte contre le réchauffement, et elle s'accompagne de risques très importants pour l'environnement", poursuit M. Jouzel.

Michel Rocard, ambassadeur chargé des négociations internationales sur les pôles, juge difficile de "sanctuariser" le pôle Nord : "L'Antarctique est un continent vide, alors que l'Arctique est un milieu humanisé et disputé pour ses ressources." Près de 4 millions de personnes y vivent. Les zones économiques exclusives (ZEE) - jusqu'à 200 milles des côtes -, relevant des pays riverains (Canada, Etats-unis, Russie, Danemark, Norvège), couvrent 40 % de l'Arctique. Mais si toutes les demandes d'extension étaient satisfaites, la zone internationale serait ramenée à 10 %, et "l'Arctique serait alors réduite à une mosaïque de zones nationales ouvertes à tous les usages, y compris militaires", redoute M. Rocard.

Pour revendiquer une portion de territoire, les Etats s'appuient sur la Convention internationale sur le droit de la mer, qui permet d'étendre ses droits pour l'exploitation des ressources naturelles au-delà des 200 milles (sans dépasser les 350) si le pays prouve que cette extension est la prolongation de son plateau continental.

Le Canada, en publiant un atlas fondé sur des données récoltées par chacun des pays, espère dépassionner les discussions. Les géologues ont réuni des relevés sous-marins pris par les brise-glace à l'aide de sonars, d'études sismiques... Les cartes indiquent la composition du sous-sol, l'emplacement des plaques tectoniques ou encore les volcans sous-marins, dont l'existence coïncide souvent avec des gisements de matières précieuses.

Vu l'ampleur des enjeux, il est peu probable toutefois que les Etats acceptent de réviser leurs appétits sur la foi de ce seul atlas, qui refuse par exemple à la Russie la propriété de la dorsale de Lomonossov sur laquelle Moscou s'était empressé, en 2008, de planter son drapeau national. Pour les géologues canadiens, cette chaîne volcanique sous-marine est nord-américaine.

 

Laurence Caramel

Article paru dans l'édition du 20.05.09

15/05/2009

L'ONU réclame une enquête sur les centres secrets de détention israéliens

lu sur :

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2009/05/15/l-onu-reclame-une-enquete-sur-les-centres-secrets-de-detention-israeliens_1193703_3218.html#ens_id=1106055

 

L'ONU réclame une enquête sur les centres secrets de détention israéliens

LEMONDE.FR avec AFP | 15.05.09 | 16h43

 

Le comité contre la torture de l'ONU (CAT) a appelé, vendredi 15 mai, Israël à lever le voile sur ses centres secrets de détention et d'interrogatoires, auxquels n'ont accès ni le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) ni les avocats ou parents des détenus. Dans son rapport sur l'Etat hébreu publié vendredi le CAT demande que "les allégations de tortures et de mauvais traitements de détenus dans le 'camp 1391' fassent l'objet d'une enquête impartiale".

Israël "devrait enquêter et révéler l'existence de tout autre camp du même type, et établir sous l'autorité de qui il a été créé", ajoute le rapport. Les experts demandent en outre que les résultats de l'enquête "soient rendus publics et que tout responsable de violation de la convention (contre la torture) réponde de ses actes".

Le CAT ne s'est pas satisfait des réponses fournies par Israël, selon lequel "le lieu de détention et d'interrogatoire (...) connu sous le nom de 'camp 1391' n'est plus utilisé depuis 2006 pour détenir ou interroger des suspects". "En dépit de [ces] informations, le Comité remarque avec inquiétude que plusieurs pétitions déposées auprès de la Cour suprême [d'Israël] dans le but d'inspecter l'installation ont été rejetées", relève le rapport. Le Comité contre la torture s'est aussi déclaré "préoccupé" par le fait que cette même Cour suprême ait jugé "raisonnable" le refus des autorités israéliennes de ne pas enquêter sur les allégations de tortures commises dans le camps.

14/05/2009

Un pesticide hautement toxique enfin interdit aux USA

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3744

12-05-2009

Un pesticide hautement toxique enfin interdit aux USA

Tueur d’oiseaux et reconnu dangereux pour l’homme, on espérait ne plus entendre parler du carbofurane. Mais cette substance active utilisée comme insecticide et commercialisée sous le nom de Furadane, interdite en Europe depuis 2007, est toujours utilisée dans un certain nombre de pays, dont les Etats-Unis. Cela dit, peut être pas pour longtemps…

Déjà, en 1994, les USA bannissaient son utilisation sous forme de granules et, depuis lundi 11 mai, le carbofurane est dans le collimateur de l’EPA (U.S. Environmental Protection Agency) pour une interdiction complète. L’EPA entend bien réduire sa limite résiduelle à zéro dans toutes denrées alimentaires.

Encore utilisé aux Etats-Unis sous sa forme liquide dans le traitement des cultures de pommes de terre, de blé ou de soja, le carbofurane est suffisamment mobile et persistant pour être entraîné par lessivage dans les sols et les eaux souterraines. Contaminant l’eau, mais aussi les aliments, toxique par inhalation pour ses utilisateurs, ce composé de la famille des carbamates est un neurotoxique qui peut se signaler par des symptômes allant de soubresauts musculaires, tremblements, diarrhée et vomissements jusqu’à de graves œdèmes pulmonaires en cas d’exposition aiguë. Aux cotés des risques pour l’homme, ses effets sont surtout dévastateurs chez les oiseaux. Dans les années quatre-vingt, l’EPA estimait que le carbofurane était responsable de la mort par empoisonnement de près d’un million d’oiseaux chaque année. Cette hécatombe très largement médiatisée par les protecteurs de l’avifaune, touchant des espèces aussi emblématiques que l’aigle royal, la buse à queue rousse et de nombreux oiseaux migrateurs, conduisit aux restrictions de 1994, mais ne parvient qu’aujourd’hui à motiver une interdiction complète aux USA.

Les mesures pour proscrire toute présence de carbofurane dans l’alimentation des Américains pourraient bien avoir des implications au niveau international. Elles s’appliquent en effet également aux produits d’importation, comme le riz, le café ou le sucre de canne. Or, de nombreux pays en voie de développement utilisent encore cet insecticide de façon totalement incontrôlée, notamment le Kenya, pays d’où la BBC reportait encore l’année dernière un empoisonnement massif des grands mammifères (1) via cette substance. La restriction d’accès au marché américain est peut-être, à défaut de strictes réglementations internationales, une voie vers un changement plus global.

Elisabeth Leciak

1- Voir le reportage de la BBC « Insecticide "killing Kenya lions" » :

http://news.bbc.co.uk/2/hi/africa/7460008.stm

13/05/2009

Un vaccin contre le pneumocoque : Ce vaccin existe en théorie, mais les laboratoires pharmaceutiques rechignent à le fabriquer

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/05/13/la-banque-mondiale-soutient-pour-la-premiere-fois-un-vaccin-destine-aux-pays-pauvres_1192441_3244.html#ens_id=1192540

 

La Banque mondiale soutient pour la première fois un vaccin destiné aux pays pauvres

LE MONDE | 13.05.09 | 16h39  •  Mis à jour le 13.05.09 | 16h39

 

Un vaccin contre le pneumocoque - une bactérie responsable de la mort de 800 000 enfants par an - va pouvoir être fabriqué et diffusé dans une forme adaptée aux pneumonies et méningites qui sévissent dans les pays pauvres, et ce grâce à un dispositif financier original mis en place par les bailleurs de fonds avec l'aide de la Banque mondiale.

Ce vaccin existe en théorie, mais les laboratoires pharmaceutiques rechignent à le fabriquer. Son coût, oscillant entre 71 et 84 dollars la dose aux Etats-Unis, est en effet jugé beaucoup trop élevé pour être vendu dans les pays en développement, compte tenu du faible pouvoir d'achat des populations. Comment, alors que le besoin existe, assurer la solvabilité du marché ?

Dans le cadre de l'alliance GAVI (Global Alliance for Vaccines and Immunization), qui regroupe entre autres l'Unicef, l'Organisation mondiale de la santé et la Banque mondiale, six donateurs, l'Italie (635 millions de dollars), le Royaume-Uni (485 millions), le Canada (200 millions), la Russie (80 millions), la Norvège (50 millions) et la Fondation Bill et Melinda Gates (50 millions) se sont engagés à apporter un total de 1,5 milliard de dollars de subventions aux laboratoires au fur et à mesure qu'ils fabriqueront le vaccin destiné aux pays en développement.

Malgré ces engagements, les industriels n'osaient prendre le risque de lancer une chaîne de fabrication très onéreuse. Le conseil d'administration de la Banque mondiale a donc décidé, le 2 avril, de leur promettre que l'institution se substituerait à ces bailleurs s'ils faisaient défaut, à concurrence des 1,5 milliard de dollars. Pour la première fois dans l'histoire, cette promesse sera gagée sur le capital de la Banque.

"Nous avons dû surmonter un autre problème, raconte Philippe Le Houérou, vice-président de la Banque pour les financements concessionnels et les partenariats mondiaux. Sur quel prix de la dose de vaccin devions-nous nous baser pour calculer notre subvention ? Si nous le fixions trop haut, on pourrait nous accuser d'avantager les grands groupes pharmaceutiques. Si nos calculs étaient trop bas, les laboratoires risquaient de ne pas se lancer dans l'aventure."

 

700 MILLIONS D'ENFANTS

 

Les coûts de fabrication du vaccin étant tenus secrets par les laboratoires, la Banque mondiale a fait appel à des économistes, dont un Prix Nobel, Eric Maskin, pour fixer un tarif. Sur cette base, "nous proposons donc un prix de 3,50 dollars pendant dix ans, et les laboratoires qui l'accepteront recevront, outre cette recette garantie, une subvention de 3,50 dollars par dose pour environ 20 % des doses qu'ils produiront. Cela afin de leur garantir un amortissement convenable, et avec un processus de révision en cas d'inflation", précise M. Le Houérou. Ce financement particulièrement innovant devrait être techniquement bouclé avant trois mois, ce qui permettra de mettre en production le vaccin au cours de l'année à venir.

La vaccination progressive des 700 millions d'enfants menacés dans le monde par les affections dues au pneumocoque permettrait de sauver 900 000 vies d'ici à 2015 et 7 millions d'ici à 2030.

Si cette "première" réussit, la Banque pourrait l'étendre à d'autres cas où le marché fait défaut. "Le système mis au point pour le pneumocoque semble adapté, par exemple, à la mise au point d'un vaccin contre le paludisme, à la fabrication d'une pilule nutritive "miracle", mais aussi au développement de nouvelles technologies adaptées aux pays pauvres", explique le vice-président de la Banque mondiale, bien décidé à faire jouer à l'établissement son rôle de fédérateur des donateurs publics et privés.

 

Alain Faujas

Article paru dans l'édition du 14.05.09

12/05/2009

Licenciement d'un cadre de TF1 : "liens incestueux" entre le pouvoir actuel et la principale chaîne de télévision

lu sur :

http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2009/05/11/licenciement-d-un-cadre-de-tf1-christine-albanel-sanctionne-un-membre-de-son-cabinet_1191478_3236.html

 

Licenciement d'un cadre de TF1 : Mme Albanel sanctionne un membre de son cabinet

LE MONDE | 11.05.09 | 16h03  •  Mis à jour le 11.05.09 | 16h03

 

La ministre de la culture, Christine Albanel, a suspendu pour une durée d'un mois un de ses collaborateurs. Ce membre du cabinet ministériel - dont l'identité n'a pas été révélée - avait transmis à TF1 un courrier électronique, rédigé par Jérôme Bourreau, responsable du pôle innovation Web de la chaîne critiquant le projet de loi "Création et Internet" en discussion au Parlement. M. Bourreau avait fait l'objet, dans la foulée, d'une procédure de licenciement.

En annonçant, dimanche 10 mai, la suspension de son conseiller, Mme Albanel est sortie du déni avec lequel elle avait accueilli, dans un premier temps, les informations révélées par Libération, le 7 mai. Interpellée à l'Assemblée nationale par plusieurs députés de l'opposition, elle avait écarté toute implication de son cabinet dans la sanction visant M. Bourreau.

"Je ne suis naturellement pour rien dans cette affaire. Il s'agit de décisions internes à la société TF1, avait répondu la ministre à un rappel au règlement de Patrick Bloche (PS, Paris). A ma connaissance, rien n'a été transmis, je n'ai jamais demandé la tête de quiconque." Cette argumentation embarrassée ne pouvait suffire à lever toutes les suspicions dans cette affaire.

Rappel des faits. Le 18 février, M. Bourreau adresse à la députée de sa circonscription, Françoise de Panafieu (UMP, Paris), un courriel dans lequel il exprime son hostilité au projet de loi Hadopi. "Devant les arguments donnés par son auteur, je l'ai transféré au ministère de la culture en suggérant qu'on s'en inspire pour établir une sorte de contre-argumentaire à l'intention des députés du groupe", a expliqué Mme de Panafieu à l'Assemblée, ajoutant que, l'auteur n'ayant pas demandé la confidentialité sur son identité, elle s'était "sentie autorisée à appuyer sur la touche "forward"".

Transmis au conseiller parlementaire de la ministre, Richard Eltvedt, le courrier circule au sein du cabinet et une copie est adressée à TF1. M. Bourreau est alors convoqué par le directeur de eTF1, Arnaud Bosom, qui lui signifie son renvoi au motif que "cette prise de position (constitue) un acte d'opposition à la stratégie du groupe". Dans la lettre de licenciement reçue par le cadre de TF1, il est précisé que "cette correspondance nous est parvenue via le cabinet du ministre de la culture, qui l'a adressée le jour même à TF1". "Madame la ministre dit qu'elle n'était pas au courant : je veux bien la croire, déclarait Martine Billard (Verts, Paris), lors de la discussion à l'Assemblée. Allez-vous procéder à une enquête interne et prendre des sanctions en conséquence ?"

L'affaire soulève en effet deux interrogations. Tout d'abord, le statut d'une correspondance privée : "On ne peut être licencié pour avoir émis une opinion par voie de correspondance privée, encore moins quand cette opinion concerne un projet de loi", relevait Mme Billard. Jean-Pierre Brard (app. PCF, Seine-Saint-Denis) s'inquiétait pour sa part de "la consanguinité entre l'appareil d'Etat et les majors de la communication".

Pour l'ensemble de la gauche, cette affaire est une nouvelle illustration des "liens incestueux" entre le pouvoir actuel et la principale chaîne de télévision. La ministre, sur les conseils de Matignon, a préféré couper court en prenant cette décision de sanction à l'encontre d'un de ses collaborateurs. Il n'est pas sûr que cela suffise à faire taire les polémiques.

 

Patrick Roger

Article paru dans l'édition du 12.05.09

"Nous voulons que les Français travaillent plus, investissent plus et que l'Etat dépense moins", déclarait le premier ministre François Fillon en janvier 2008.

 

lu sur :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/05/12/un-ministre-combien-ca-depense_1191962_823448.html

 

Un ministre, combien ça dépense ?

LE MONDE | 12.05.09 | 16h11  •  Mis à jour le 12.05.09 | 16h11

 

Aors que les Britanniques découvrent avec stupeur le détail des dépenses privées effectuées par les ministres, les élus ou leur entourage avec les deniers publics, la France est loin d'une telle transparence. Depuis sept ans, un député de l'Aisne, René Dosière, désormais apparenté PS, traque les dépenses de l'Etat. Après avoir permis de lever le secret qui régnait sur le budget de l'Elysée, il a entrepris d'y voir plus clair dans les dépenses de fonctionnement des ministères.

Il lui aura fallu attendre près de neuf mois pour obtenir des réponses aux questions qu'il avait posées en août 2008. Ces réponses, parvenues simultanément d'une vingtaine de ministères et de secrétaires d'Etat, ont été publiées au Journal officiel du 5 mai. Elles portent sur l'exercice 2007.

Un bon point au ministère de la justice, qui fournit la ventilation de certains chapitres de dépenses. Tous les ministères n'ont pas fait preuve de la même transparence.

La ministre de la justice, Rachida Dati, n'habite pas le logement de fonction, d'une superficie de 127 mètres carrés, qui lui est attribué place Vendôme. Elle est en revanche grosse consommatrice de véhicules de fonction. Pour elle et les vingt membres de son cabinet, elle dispose d'une flottille de 20 véhicules, conduits par 19 chauffeurs. Mme Dati est également une grande voyageuse : 416 370 euros en frais de déplacements aériens (incluant les membres de son cabinet), ce qui la place en "pole position" des ministres baladeurs, si l'on excepte les membres du gouvernement qui, de par leurs fonctions, sont appelés à de fréquents déplacements à l'étranger : affaires étrangères (2,24 millions), commerce extérieur (1 million), économie (893 107 euros), coopération et francophonie (763 579 euros). La palme revient toutefois à la ministre de la culture qui, avec un budget de 562 346 euros, se montre particulièrement attirée par les voyages.

Avec 269 012 euros de frais de représentation, la justice se range plutôt parmi les ministères dépensiers pour ce chapitre, avec l'éducation nationale (399 898 euros) et la santé (470 584 euros). Ces ministères restent toutefois loin du 1,4 million d'euros engagés par le ministère de la culture et des 3,25 millions d'euros des affaires étrangères.

Plus intrigantes sont les dépenses de communication, d'études et de sondages, du ministère de la justice, pour 3,177 millions d'euros. Selon le ministère, ce chapitre se répartit sur quatre grands postes : impression (542 188 euros), veille presse (489 015 euros), organisation d'une campagne "métiers" (487 000 euros), formation des magistrats à la communication (363 958 euros).

S'y ajoutent "divers marchés" liés à l'"organisation d'événements", sans plus de précision, (213 124 euros), l'"achat d'outils de communication" (315 910 euros) ou, plus modestement, l'achat de journaux (159 252 euros). Saluons donc la contribution de la garde des sceaux à l'activité économique de la presse, à raison de 436 euros de journaux achetés par jour. De même, celle-ci a-t-elle veillé à la bonne santé de l'industrie des sondages en passant commande de trois études pour un total de 118 129 euros

En matière de communication, la justice est pourtant loin d'être la plus dépensière. Le record appartient au ministère de l'économie, avec un budget de 12,86 millions d'euros. Ainsi la campagne de promotions des mesures issues de la loi Travail, emploi et pouvoir d'achat a-t-elle coûté, à elle seule, pas moins de 810 000 euros. Bercy a dépensé 1,76 million d'euros en études et sondages, 2,26 millions d'euros en "actions éditoriales" et 1,19 million d'euros en "actions événementielles" sans plus de détail.

Autre grand "communicant", le ministère de la défense, dont les dépenses de communication, d'études et de sondages se sont élevées à 8,173 millions d'euros en 2007. Nettement plus que l'éducation nationale : 4,770 millions d'euros, dont 767 725 euros au titre des études et sondages. Les affaires européennes (3,857 millions) et la culture (3,4 millions) complètent ce hit-parade.

Bizarrement, un gros ministère comme la santé affiche de très faibles dépenses de communication (387 798 euros), moins que les 647 888 euros consacrés par le secrétariat d'Etat aux sports qui lui est rattaché.

Depuis l'épisode de l'appartement de fonction d'Hervé Gaymard, qui contraignit ce dernier à démissionner de son poste de ministre de l'économie en 2005, les consignes de rigueur ont semble-t-il été appliquées. Tous les ministres ne disposent pas d'un logement de fonction, et, parmi ceux qui en ont un, tous ne l'utilisent pas à des fins d'habitation. Ceux qui y habitent sont tenus, depuis une circulaire du 9 juillet 2007, d'en acquitter les charges.

Sur ce plan, tous les ministres ne sont pas logés à la même enseigne. Ainsi l'agriculture met-elle à disposition du titulaire du poste un appartement de 264 mètres carrés. Une situation bien plus enviable que celle réservée à la ministre du logement : celle-ci doit se contenter d'un modeste 60 mètres carrés.

 

Patrick Roger

Article paru dans l'édition du 13.05.09

Autre fait divers, dont la presse officielle ne se fait pas l'écho

lu sur : 

http://www.indigenes-republique.fr/article.php3?id_article=544

 

lundi 27 avril 2009

Qui laisse agir les milices sionistes à Paris ?

par Zulficar 

 

Les milices sionistes font régner la terreur dans Paris. Certains événements qui se sont déroulés ces derniers jours mettent au jour une fois de plus les agissements anciens de milices sionistes ultra violentes, mais aussi les étranges accointances et l’impunité quasi totale dont elle semblent bénéficier depuis très longtemps, au sein de cette république.

 

Ce soir là mercredi 22 / 04 se tient au CICP, 21 ter rue Voltaire une petite réunion de solidarité pour Gaza, à l’initiative de Génération Palestine. Tout à coup, effervescence en contrebas sur le boulevard Voltaire. Quatre personnes sont en train de rouer de coups un participant au meeting qui remontait paisiblement la rue en direction du centre associatif situé à 200 m environ. S’ensuivent des affrontements très violents lorsque le petit service de sécurité du meeting, venu à la rescousse, se trouve débordé car confronté à une bande organisée d’une quarantaine de nervis sionistes identifiés comme tels, surgie comme par magie de nulle part. Un véritable guet-apens. Ce soir là, il y a bien eu attaque préméditée. Et ce d’autant plus que d’autres provocations ou agressions, verbales ou physiques, ayant eu lieu à peu près au même moment dans les environs, confirment cette thèse. Ainsi des jeunes femmes portant le hijab et se rendant à la réunion Palestine ont déclaré à la police avoir été menacées et suivies par un groupe hostile depuis la place de la nation, un autre jeune porteur de keffieh palestinien, entré imprudemment dans un café, « se fait courser » et violemment agressé par une bande d’hystériques. Le lendemain, c’est à dire jeudi soir un commando viendra à nouveau asperger de gaz lacrymogène les portes du CICP.

 

Bref tout cela ne serait demeuré qu’exactions supplémentaires à mettre au compte de milices pro israéliennes ayant pour nom Betar ou Ligue de Défense Juive, si, et c’est cela qui pose problème, cette agression ne s’était déroulée sous le regard même des forces de police. Celles ci présentes sur les lieux, justement à la demande de Génération Palestine, sans doute dans l’attente de consignes de leurs supérieurs ont temporisé suffisamment longtemps pour que les agresseurs aient le temps de blesser sérieusement deux des jeunes. In fine, intervention des fonctionnaires, contrôles d’identité et tout le monde, agresseurs, victimes, témoins, se retrouve au commissariat du XIe arrondissement. Les deux blessés y déposent plainte puis se rendent aux urgences hospitalières où ils passeront la nuit après s’être vus délivrer des ITT respectivement de 2 et 3 jours. Les policiers leur demandant juste de revenir le lendemain matin au commissariat pour compléter leur déposition.

 

Et c’est ce même jeudi à 11 h que le piège se referme sur eux. Ce qui n’aurait dû être qu’une formalité rapide, leur déposition, se transforme en cauchemar. Ils apprennent qu’ils sont convoqués dans un autre commissariat, celui du XIXe. Confiants en la justice de leur pays, ils s’y rendent immédiatement, non sans avoir été menacés et insultés, à nouveau, aux portes même de celui ci par un groupe organisé présent et apparemment bien renseigné sur leur rendez vous. A peine arrivés, ils apprennent, changement de rôle, qu’ils sont désormais en garde à vue.

 

A croire que le scénario qui depuis la veille attendait d’être peaufiné était désormais au point. Emprisonnés de jeudi midi à samedi dans les locaux du commissariat de Riquet, les deux jeunes, se sont ensuite vus déférés devant un juge d’instruction. Celui ci, ne peut que les remettre en liberté sous contrôle judiciaire après, incroyable mais vrai les avoir gratifiés, eux les agressés ainsi qu’une troisième personne, celle là même qui avait été assaillie en premier, d’une hallucinante inculpation pour « violences en réunion et actes antisémites ».

 

Dés lors plusieurs questions s’imposent. Que faisait Samy Gozlan sur le théâtre d’opérations du boulevard Voltaire ? En effet si l’on en croît plusieurs témoins, on aurait vu rapidement accourir sur le lieux des incidents cette figure connue du soutien à Israël. Cet ex commissaire de police et responsable communautaire au CRIF, est aussi le chef du très officiel SPCJ "Service de protection de la communauté juive". Il est surtout connu pour être un ennemi fanatique de la cause palestinienne. Avait-il décidé de se reconvertir dans la protection de la communauté musulmane, qui en avait bien besoin ce soir là, ou était-il en train de faire son footing vespéral ? L’inculpation scandaleuse des victimes n’est-elle pas le fruit d’un deal, histoire de contrebalancer l’inculpation pour violences des deux agresseurs sionistes arrêtés dont semble t-il un cadre connu d’une de ces milices ? En tout cas tout cela en dit long sur le niveau de connivence entre l’Etat et ces mêmes milices.

 

Depuis le temps qu’elles agissent dans l’impunité, de Mitterrand à Sarkozy, les milices sionistes sont très utiles, tout comme les milices de l’extrême droite classique, au pouvoir politique français. D’abord comme instrument de terreur à l’encontre du mouvement de solidarité pro-palestinien. Mais il semble qu’elles aient aussi désormais une autre fonction, celle de terroriser la jeunesse « indigène », dans le but de la mettre au pas. Ainsi de plus en plus souvent, celles ci se font le bras armé de l’islamophobie ambiante. A de nombreuses reprises ces dernières années, souvent en marge de manifestations pour la Palestine, des jeunes musulmanes se sont fait arracher leur Hijab par des admirateurs de l’Etat d’Israël.

 

Autre constat. Cette nouvelle affaire d’agression sioniste intervient curieusement après celle il y a quinze jour du gala "Nos talents pour Gaza" ( deux blessés parmi les gens qui faisaient la queue ) par un commando hurlant « mort aux Arabes ! ». Deux des assaillants de l’attaque contre le théâtre Adyar le 12 avril auraient d’ailleurs à nouveau été identifiés parmi ceux de mercredi soir. Dans une conjoncture marquée par la conférence de Durban et la commémoration de la création d’Israël, les milieux sionistes comme d’habitude vont tout faire pour banaliser leur soutien constant à des crimes de guerre, ceux de l’armée israélienne, surtout après l’agression contre Gaza. Ainsi l’hebdo Actualités Juive tente déjà, dans un article tout récent titré "les barbares", d’exploiter de façon indécente, l’émotion plus que légitime soulevée par l’odieux assassinat du jeune Ilan Halimi dont le procès des tortionnaires s’ouvre bientôt. En liant, rien de moins, ce crime crapuleux aux propos d’Ahmadi Nejad et à Durban II. Bien sûr au mépris total de la mémoire du jeune Ilan mais dans le sens d’un soutien accru à Israël. Sous le thème, "les mots ( comprendre ceux des pro-palestiniens, avérés ou supposés) conduisent aux actes" ( ceux du Gang des Barbares, assassins du jeune Ilan ).,

 

C’est ainsi que par la magie d’une promotion républicaine express, réservée aux seuls jeunes bronzés, deux victimes, des « issues de » passent en un clin d’œil, de la catégorie d’agressés à celle d’agresseurs. Ce qui, diront certains, n’est, ni plus ni moins, en raccourci, que le sort subi par le peuple palestinien depuis son expulsion hors de sa terre natale en 1948. Considéré depuis 60 ans, par un étrange strabisme occidental, comme le bourreau de son bourreau.

 

Dans la France de 2009, les jeunes bronzés de toute évidence demeurent les coupables tous désignés de tous les maux du moment. Délinquance, toxicomanie, violences scolaires, urbaines ou conjugales, bien sûr anti sémitisme et bientôt, pourquoi pas, le chômage et la crise financière, eux qui en sont les premières victimes. Suspects professionnels, c’est à eux de prouver en permanence leur innocence. Surtout quand ils sont hors de cause, surtout quand ce sont eux sur lesquels se déchaîne le monde politique. Leur innocence apparente ne peut être alors qu’un sortilège oriental et c’est bien là, la marque de leur perversité suprême que de réussir à dissimuler leur culpabilité ontologique. Ce que l’on veut faire payer à trois jeunes dans cette nouvelle affaire de violences sionistes est connu. Tout simplement la défense du droit à la liberté pour le peuple palestinien et l’opposition résolue à une idéologie colonialiste avérée, le sionisme. Mais c’est aussi leur dignité que l’on veut fouler des pieds et c’est leur soumission totale que l’on réclame à corps et à cris. Pourtant les politiques de ce pays devraient le savoir, rien n’arrêtera notre quête de justice.

 

Zulficar du MIR

11/05/2009

Fait divers au printemps

Pauvre France ...

 

"Les policiers ont fait 'Bingo !' comme s’ils avaient découvert une cache d’armes"

LE MONDE | 11.05.09 | 10h32  •  Mis à jour le 11.05.09 | 19h00

lu sur :

http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/05/11/les-policiers-ont-fait-bingo-comme-s-ils-avaient-decouvert-une-cache-d-armes_1191399_0.html

 

Tessa Polak a "la rage". Interpellée le 28 avril par la police antiterroriste (SDAT), placée en garde à vue 72 heures puis relâchée sans aucune charge, cette femme de 36 ans, photographe de profession, dénonce aujourd'hui une "manœuvre d'intimidation".

Membre active d'un comité de soutien aux neuf personnes mises en examen dans l'affaire des sabotages de voies SNCF, elle en connaît quelques-unes, en a croisé d'autres à Tarnac, en Corrèze, où elle s'est déjà rendue. Mais elle ne s'attendait pas, six mois après l'arrestation des neuf le 11 novembre 2008, a être, à son tour, interpellée de la sorte dans la rue. Depuis lors, elle collecte les témoignages.

Ce 28 avril, en début d'après-midi, Tessa Polak circule en voiture dans le 20e arrondissement à Paris avec Benjamin Rosoux, l'un des mis en examen de Tarnac, à ses côtés. "A l'angle de la rue des Pyrénées et de la rue du Jourdain, alors que je ralentissais, une nuée de types a surgi, dit-elle. Ma vitre était ouverte, je me suis retrouvée avec un pistolet sur la tempe tandis que deux autres me braquaient de face. J'ai cru à un car-jacking." Il s'agit en fait de policiers en civil. Eberluée, elle ne se souvient que de ces mots : "Terroriste ! Terroriste !"

Menottée, elle est embarquée dans une autre voiture, tandis que Benjamin Rosoux est planté sur le trottoir, et emmenée à son propre domicile où a lieu une perquisition. Sur place, la police saisit ses ordinateurs et deux piles de L'insurrection qui vient. Ce livre collectif et anonyme, en vente libre, est perçu par la police, qui l'attribue à Julien Coupat, comme la doctrine du groupe. Il a été versé, dans son intégralité, au dossier d'instruction et vaudra d'ailleurs à son éditeur, Eric Hazan, d'être entendu le 9 avril par la police antiterroriste.

Dans le coffre de la voiture de Tessa Polak, la SDAT en découvre 400 autres exemplaires. "Ils ont fait 'Bingo !', comme s'ils avaient découvert une cache d'armes, ironise-t-elle. Sauf que quand ils m'ont demandé d'où ça venait, je leur ai dit que j'étais passée chez l'éditeur et que je comptais les distribuer dans le cadre du comité de soutien, ce qu'ils savaient déjà."

Tout au long de sa garde à vue, et des "8 à 10 interrogatoires", la jeune femme comprend qu'elle a fait l'objet d'une surveillance. Aux policiers qui lui demandent pourquoi elle a prêté son véhicule, en novembre 2008, à trois des mis en examen, dont Benjamin Rosoux, elle répond : "Ma voiture je l'ai prêtée comme ma maison est ouverte, mon frigo est ouvert…" "Ce qui m'a étonnée, poursuit Tessa Polak, c'est que leurs investigations portaient beaucoup sur le livre. Le type de questions qu'ils m'ont posé, la manière avec laquelle ils le faisaient, c'était pour valider leurs fantasmes. Le mot 'cellule' revenait sans cesse…"

Après 48 heures, elle est brièvement présentée au juge d'instruction Thierry Fragnoli pour une prolongation de sa garde à vue. Tessa Polak jure alors l'avoir entendu dire : "Ce n'est pas ma faute mais vous allez payer pour les autres." "J'étais sonnée", dit-elle.

Avec le recul, la jeune femme analyse son interpellation comme une "manœuvre d'intimidation, une façon de briser les solidarités actives, d'envoyer des signaux, et de banaliser les garde à vue". "Sinon, ajoute-t-elle, pourquoi m'ont-ils convoquée de cette façon ? Quand je leur ai demandé, ils ne m'ont pas répondu." Après cette interpellation, et celle de plusieurs étudiants, soupçonnés d'avoir participé à une manifestation non autorisée en faveur, notamment, de Julien Coupat, dernier des mis en examen à être toujours incarcéré, les comités de soutien – il en existerait une cinquantaine en France –, se sentent sous pression. "Il y a une demande très pressante de “guides” de garde à vue", ironise Frédéric Combarieu, membre du comité parisien.

Alors que le juge des libertés et de la détention doit une nouvelle fois statuer sur la demande de remise en liberté de Julien Coupat, ce dernier lassé des fouilles et de cette "farce", a demandé à ne pas être extrait de sa cellule pour l'occasion. Pour les mêmes raisons, le comité de soutien ne se rassemblera pas non plus ce jour-là. Mais plusieurs initiatives en mai, des concerts notamment, sont à l'ordre du jour

 

Isabelle Mandraud

Article paru dans l'édition du 12.05.09

09/05/2009

Des adolescents malformés attaquent en justice une municipalité britannique

lu sur : 

http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/05/08/des-adolescents-malformes-attaquent-en-justice-une-municipalite-britannique_1190519_3214.html#ens_id=1190630

 

Des adolescents malformés attaquent en justice une municipalité britannique

LE MONDE | 08.05.09 | 15h22  •  Mis à jour le 08.05.09 | 15h22

LONDRES CORRESPONDANTE

 

George Taylor, 17 ans, n'a que trois doigts. Depuis sa naissance, il a dû subir cinq opérations sur ses mains abîmées par des tumeurs. Il a mal, tout le temps. Anthony McGrath, 18 ans, lui, a tous ses doigts, mais ils sont chacun d'une taille inusuelle. Il parle avec difficulté. Il y a quelques années, on ne le comprenait pas. Il n'a jamais pu aller à l'école comme les autres. Ils sont seize autres jeunes, entre 9 et 22 ans, à présenter des malformations prénatales de ce type. Certains ont également des problèmes cardiaques, d'autres font de l'asthme

Jeudi 7 mai, ils sont rentrés chez eux après plus de douze semaines d'audience. Sans doute avec un sentiment du devoir accompli. Cela faisait dix ans que leurs familles voulaient aller en justice. On ne connaît pas encore le verdict, mais le procès, lui, a bel et bien eu lieu, devant la Haute Cour de justice. Et il s'est achevé jeudi 7 mai.

Ces 18 jeunes ont en commun, en dehors de leurs handicaps, d'avoir côtoyé la ville de Corby (Northamptonshire) quand ils étaient dans le ventre de leur mère. Douze d'entre eux y sont nés. Quatre autres venaient des villes voisines. Et dans les deux derniers cas, leurs familles ont rendu des visites régulières à Corby pendant le premier trimestre de la grossesse. Ils ont également en commun d'être nés entre 1985 et 1999, c'est-à-dire durant les travaux de réaménagement d'un ancien site sidérurgique

Pour eux, cela ne fait aucun doute : il y a un lien entre ce chantier de plus de 15 ans et leurs maladies. Ils ont donc attaqué la municipalité de Corby qui s'est lancée dans le redéploiement de ces 680 hectares. Pour les autorités locales, il s'agissait de reconvertir ce terrain à l'abandon depuis que British Steel s'en était allé en 1980, après 60 ans de présence, licenciant au passage plus de 10 000 personnes. Le programme de 35 millions de livres financé par le gouvernement et l'Europe a vu des tonnes de déchets toxiques déterrés et transportés dans des conditions que les habitants de Corby ont jugé, a posteriori, indignes des critères minima de sécurité. Il y avait là du plomb, des dioxines, du chrome, mais aussi du cadmium. Les camions qui ont transporté toutes ces matières, affirment les plaignants, voyageaient sans protection. Ils se souviennent aussi d'un air empesté et chargé... "Une soupe atmosphérique de matériaux toxiques", juge David Wilby, l'un des avocats des 18 jeunes.

"Nous compatissons de tout coeur avec chacun de ses enfants, ainsi qu'avec leur famille. Mais nous avons enquêté sur le sujet durant ces cinq dernières années, et il n'y a aucun lien entre ces travaux et leurs maladies", affirme Chris Mallender, le directeur général de la mairie. Ces travaux qui ont permis à la municipalité d'attirer, aides à la clef, des entreprises, ont marqué "un nouveau départ pour Corby", juge-t-il, "le début d'une success story". Corby aujourd'hui a une nouvelle gare, des magasins flambant neufs,...

Mais un audit interne à la mairie, mené en 1996, juge les choses un peu différemment. Il parle d'une "approche cavalière", d'un "manque total de supervision" mais aussi de "négligence" et d'"incompétence". Un ancien employé municipal a pour sa part jugé que les précautions les plus élémentaires en matière de sécurité n'avaient pas été prises. Ainsi, a-t-il décrit, les roues contaminées des camions n'étaient même pas nettoyées.

Qui plus est, le taux de malformation à la naissance à Corby est incontestablement au-dessus de la moyenne nationale, et ce dans des proportions significatives. Toutes les familles concernées n'ont pas porté plainte. Mais, sur la seule période de 1992 à 1999, quand la rénovation de la zone sidérurgique battait son plein, 24 enfants malformés ont vu le jour. Rapporté au nombre de naissances, c'est trois fois plus que dans la région.

Pour M. Wilby, la mairie "a utilisé l'argent public pour payer des entreprises locales et, de nombreux contrats ont été attribués à des amis ou à d'anciens collègues". Les victimes, aujourd'hui, réclament plusieurs millions de livres. Elles veulent aussi savoir ce qui s'est vraiment passé. "Je voudrais juste être sûre que je n'ai rien fait de mal pendant que je portais mon enfant", explique au Guardian Anita Nathwani, la maman de Kerri, 12 ans. Louise Carley - dont la fille Ashleigh Custance a 10 ans - ne culpabilise plus. "Si je devais avoir un autre enfant, serait-il également malformé ? s'interroge-t-elle. Je n'en sais rien, et c'est une des raisons pour lesquelles je ne veux plus d'enfant."

 

Virginie Malingre

Article paru dans l'édition du 09.05.09

08/05/2009

La découverte, qu'est-ce ?

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/05/08/quand-l-encephale-prepare-l-illumination-du-eureka_1190559_3244.html#ens_id=1190652

 

Quand l'encéphale prépare l'illumination du "Eurêka !"

LE MONDE | 08.05.09 | 16h29

 

Problème : sur trois interrupteurs situés au rez-de-chaussée, un seul commande une lampe placée à l'étage. Saurez-vous dire lequel, sachant que vous pouvez les actionner autant que vous le souhaitez, mais que vous n'avez le droit de monter qu'une seule fois au troisième ?

Cette énigme et une batterie de devinettes du même calibre ont permis de jeter une lumière nouvelle sur le phénomène d'illumination dont les plus grands génies, mais aussi le commun des mortels, font état quand ils trouvent une solution inédite. Ce que les Anglo-Saxons nomment l'"insight", c'est l'"Eurêka !" d'Archimède et le "aha" satisfait de l'amateur de jeux d'esprit, quand l'obstacle s'efface.

Or des électroencéphalogrammes (EEG) réalisés en série viennent de révéler que notre conscience est la destinataire tardive d'une solution que notre encéphale a déjà élaborée plusieurs secondes auparavant, à notre insu. Ces observations, à paraître dans le Journal of Cognitive Neuroscience, ont été conduites par une équipe anglo-américaine. "On sait que le "aha !" est une expérience subjectivement soudaine, indique Joydeep Bhattacharya (Université de Londres), cosignataire de l'article. Nous avons voulu voir si c'est aussi un phénomène neurologiquement soudain : trouver la trace neurale de l'Eurêka !"

 

COGITO INCOGNITO

Pour ce faire, les chercheurs ont donc soumis des étudiants à des devinettes nécessitant un saut de côté mental pour être résolues. Ils avaient trente secondes pour en prendre connaissance puis, si au bout de 60 à 90 secondes, ils n'avaient pas trouvé la solution, ils bénéficiaient d'un indice. Pendant cette épreuve, leur activité cérébrale était mesurée.

Celle-ci présentait un profil particulier lorsque le sujet était finalement capable de fournir la bonne réponse - et ce jusqu'à 8 secondes avant qu'il se déclare subitement certain de la tenir ! Une sorte de Cogito incognito. "Nous n'avons pas d'explication sur ce qui se passe réellement, précise M. Bhattacharya. Une hypothèse est que, pour résoudre ces problèmes créatifs, il faut intégrer des informations distribuées dans le cerveau, les combiner d'une façon nouvelle." Ce serait ce processus d'assemblage que les électrodes enregistreraient.

Le neuropsychologue Lionel Naccache estime que cette étude porte sur "les deux premières étapes du processus de découverte", tel que les psychologues, mais aussi des mathématiciens comme le Français Hadamard, ont tenté de le décomposer. Ce modèle comporte quatre phases, "la préparation, longue, qui a tous les stigmates de la conscience, suivie de l'incubation, période de laisser-faire, de libre association", décrit Lionel Naccache. Suivent l'illumination proprement dite et la finition "qui consiste à ciseler un matériau encore brut". Le signal observé par M. Bhattacharya et ses collègues correspondrait à l'activité d'incubation, non consciente, probablement sémantique. Mais eux-mêmes reconnaissent que le puzzle est encore loin d'être complet.

Au fait, un petit indice, pour cette histoire d'interrupteurs ? Allumez l'un d'entre eux pendant quelques minutes, puis fermez-le. Bonne illumination !

P.S. : Les lampes à incandescence chauffent...

 

Hervé Morin

Article paru dans l'édition du 09.05.09

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Le cerveau, maître des intentions

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http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/05/08/neurologie-le-cerveau-maitre-des-intentions_1190558_3244.html#ens_id=1190652

 

Enquête

Le cerveau, maître des intentions

LE MONDE | 08.05.09 | 16h29  •  Mis à jour le 08.05.09 | 16h29

 

Sur des vidéos à la bande-son parfois inaudible, sous-titrée en anglais, on devine un champ opératoire d'où dépasse une main, qui soudain s'agite. "Avez-vous bougé ?", demande une personne masquée. "Non", répond un patient invisible. Autres séquences : une femme fait part de son désir de mouvoir son thorax, un homme dit avoir "bougé le coin de la bouche" - alors que tous deux sont restés parfaitement immobiles.

Ces petits films, tournés dans le bloc opératoire d'une unité de neurochirurgie des Hospices civils de Lyon, sont des documents uniques. Ils illustrent la façon dont certaines structures cérébrales engendrent des intentions de mouvement, et d'autres l'illusion que ce mouvement a été réalisé. D'autres encore sont à l'origine de mouvements dont les patients ne sont pas conscients. Ces observations ont été conduites sur des patients souffrant de tumeurs cérébrales, au cours d'interventions réalisées par le professeur Carmine Mottolese. Ces opérations nécessitent d'explorer les zones du cortex à l'aide d'électrodes, afin de s'assurer que des fonctions cérébrales importantes ne seront pas lésées par l'extraction des tissus malades. Elles supposent la coopération du patient, qui rend compte "en direct" des effets de ces stimulations électriques.

Ces interventions chirurgicales sont aussi l'occasion d'ouvrir de nouvelles fenêtres sur le fonctionnement du cerveau. C'est pourquoi les neuropsychologues s'invitent au chevet des malades, lorsque ceux-ci sont volontaires, pour faire progresser la connaissance scientifique. C'est ce qu'a fait une équipe du centre de neuroscience cognitive (CNRS-université de Lyon), conduite par Michel Desmurget et Angela Sirigu, qui publie les résultats de ces stimulations dans la revue Science du 8 mai.

Leur conclusion principale ? Ces expériences montrent que l'intention et la conscience dépendent d'entités distinctes du cerveau. "Ce n'est pas parce que je bouge que j'ai conscience du mouvement, mais parce que j'ai une intention préalable de bouger", résume Angela Sirigu. En stimulant le cortex pariétal, on pouvait déclencher chez les patients des déclarations du type : "J'ai voulu bouger ma jambe."

Quand l'intensité de la stimulation était plus élevée, ces mêmes patients avaient l'impression d'avoir effectué un mouvement, ou même d'avoir parlé, alors que l'enregistrement de leur activité musculaire était restée atone. A l'inverse, la stimulation du cortex prémoteur voisin engendrait des mouvements inconscients. Comme si ce dispositif expérimental avait décomposé le circuit cérébral qui conduit de l'intention du mouvement à sa réalisation consciente : stimulées séparément, les structures sont elles-mêmes "inconscientes" des effets qu'elles produisent en amont ou en aval. "En condition normale, elles travaillent ensemble", note Angela Sirigu. La chercheuse estime que cette déconstruction donne plus de poids à une théorie selon laquelle "cette portion du cerveau construit des modèles potentiels de mouvement. Pourquoi ? Pour anticiper, prédire les conséquences de ces mouvements, plutôt que de réagir." "Ces observations sont vraiment remarquables", commente Lionel Naccache (Inserm U 556). Il vient lui-même, avec une équipe de chercheurs français, de publier un article dans la revue PLoS Biology (17 mars), où sont décrits quatre marqueurs neurophysiologiques caractéristiques de l'accès à la conscience.

Leur expérience portait sur des malades souffrant d'épilepsie sévère, dont l'activité cérébrale était surveillée en permanence grâce à des électrodes. Là encore, ces patients se sont portés volontaires pour des tests. Ils mettaient en jeu la conscience visuelle, et non pas motrice : on enregistrait leurs ondes cérébrales face à des mots projetés de façon subliminale (temps trop court pour être vu consciemment), puis devant des mots non masqués. Les résultats "supportent assez bien le modèle selon lequel l'accès à la conscience correspond à une activation globale du cerveau", résume M. Naccache. Un modèle théorique proposé en 1998 par Stanislas Dehaene, Michel Kerszberg et Jean-Pierre Changeux.

Ces études et observations nouvelles font écho à une expérience pionnière et vertigineuse de Benjamin Libet, conduite en 1983. Le psychologue américain avait demandé à des cobayes humains de pousser un bouton lorsqu'ils le souhaiteraient. Il avait montré que plusieurs centaines de millisecondes avant le moment où ceux-ci déclaraient avoir voulu agir, leur encéphale avait montré des signes d'activité particulière : le cerveau avait décidé d'actionner le bouton avant même d'en informer son possesseur. Cette expérience devait engendrer des querelles sans fin, neuropsychologiques mais aussi philosophiques et religieuses, sur la nature du libre arbitre : sommes-nous des pantins agis par nos neurones, ou bien maîtres de nos actes ?

"Nous sommes évidemment capables d'avoir des plans d'action, soutenus, à long terme, répond Lionel Naccache : il n'y a pas d'homonculus qui nous dirige." Angela Sirigu estime que la notion de libre arbitre est trop générale. Elle fait l'hypothèse qu'il y a plusieurs systèmes intentionnels dans le cerveau. L'intention du mouvement, qu'elle vient de mettre en évidence, ne serait que l'un d'entre eux. Mais d'où vient l'intention elle-même ? "Elle dérive, comme tout le reste, de l'activité de notre cerveau, elle-même stimulée par la mémoire, la vie, avance la chercheuse. Mais il faudra plus d'une expérience pour le préciser." "On n'a pas tous les éléments, convient Lionel Naccache. Mais ce qui rend l'époque passionnante, c'est que ça progresse assez vite."

 

Hervé Morin

Article paru dans l'édition du 09.05.09

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Diététique collective chez les fourmis australiennes

lu sur : 

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/05/08/dietetique-collective-chez-les-fourmis-australiennes_1190561_3244.html#ens_id=1190654

Compte rendu

Diététique collective chez les fourmis australiennes

LE MONDE | 08.05.09 | 16h31  •  Mis à jour le 08.05.09 | 16h31

 

Placez deux friandises appétissantes devant une fourmilière. Deux flans gélatineux, riches, le premier en oeuf et en protéines lactées, le second en sucre. Observez alors le comportement des fourrageuses, ces 10 % de membres de la colonie chargés d'approvisionner en nourriture l'ensemble du nid. C'est l'expérience qu'ont tentée une entomologiste française, Audrey Dussutour, du Centre de recherche sur la cognition animale (CNRS-université Paul-Sabatier de Toulouse), et un nutritionniste australien, Steve Simpson, de l'université de Sydney. Ils publient leur travail dans le numéro du 12 mai de Current Biology.

Résultat : les ravitailleuses ne choisissent pas leur entremets au hasard. Elles privilégient la formule protéinée lorsque des larves sont présentes dans la colonie, ce qui favorise la croissance de ces dernières. Elles préfèrent au contraire la gelée sucrée en l'absence de larves, répondant aux besoins énergétiques des adultes.

Cette étude apporte un nouvel éclairage sur le fonctionnement très structuré de ces sociétés d'hyménoptères, où les tâches sont réparties entre fourrageuses, nourrices, bâtisseuses, guerrières... Elle n'explique pas, toutefois, comment les fourmis, qui communiquent principalement grâce à leurs phéromones (sécrétions chimiques), évaluent le nombre de larves de la colonie et leurs besoins nutritionnels.

 

EFFETS DÉLÉTÈRES

Les chercheurs ont poussé leurs investigations. Ils ont observé, pendant plusieurs cycles de développement (du premier oeuf au premier cocon, soit environ sept semaines), le régime alimentaire de 60 colonies de fourmis australiennes, de l'espèce Rhytidoponera metallica, auxquelles étaient proposées différentes denrées, plus ou moins protéinées et plus ou moins sucrées.

Ils ont constaté que, lorsque les rations sont riches en protéines, les insectes en régurgitent une partie à l'extérieur du nid, sous forme de boulettes. Ce qui n'empêche pas une mortalité très élevée, pouvant atteindre 75 % du groupe. A l'inverse, les fourmis nourries avec des aliments pauvres en protéines enregistrent moins de 5 % de pertes. La mortalité est cependant réduite dans les colonies comprenant des larves.

Première conclusion : les larves effectuent, au bénéfice des adultes, une prédigestion des protéines qui, cassées en acides aminés, deviennent plus facilement assimilables. La digestion des aliments, comme leur collecte, obéit donc à une division du travail, la communauté disposant en quelque sorte d'une bouche et d'un estomac collectifs.

Deuxième conclusion : les aliments protéiques sont hautement toxiques pour les fourmis, ce que les scientifiques avaient déjà établi pour la mouche drosophile. De là à penser que, chez l'homme, les régimes hyperprotéinés - suivis pour maigrir ou augmenter la masse musculaire - peuvent aussi avoir des effets délétères, il y a davantage qu'un pas de fourmi.

Pierre Le Hir

Article paru dans l'édition du 09.05.09

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07/05/2009

Les normes comptables et la valeur des banques

lu sur : http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2009-04-29-normes-comptables

 

mercredi 29 avril 2009

Les banques veulent changer le thermomètre

 

Changer les graduations du thermomètre pour minimiser l’impact dévastateur de la crise financière sur les comptes… C’est la stratégie déployée par l’industrie bancaire aux Etats-Unis mais aussi en Europe. Depuis qu’a éclaté la crise des subprimes, un lobbying intensif a en effet été mené des deux côtés de l’Atlantique pour modifier les normes comptables. Dans la ligne de mire des agents d’influence, la manière dont sont évalués certains actifs au moment de l’élaboration des comptes. En Europe comme aux Etats-Unis, les banques doivent en effet valoriser leurs actifs à la valeur de marché, c’est-à-dire qu’elles doivent leur attribuer une valeur comme si elles s’apprêtaient à les vendre. Cette disposition, qui est entrée en vigueur au début des années 2000 au nom de la transparence des comptes, a ses avantages quand le marché est haussier ou qu’il connaît la formation d’une bulle. A l’inverse, la baisse des indices a un impact négatif puisque la valeur des actifs est entraînée à la baisse. Pour les banques, cette situation est d’autant plus inconfortable qu’elles sont aussi soumises à des ratios prudentiels qui les obligent à disposer d’une certaine réserve de fonds propres par rapport aux emprunts qu’elles ont accordés. Quand le prix des actifs baisse, voire qu’il est égal à zéro, cela amplifie les pertes des établissements bancaires.

 

Aux Etats-Unis, ces derniers viennent donc d’obtenir un sérieux coup de pouce avec la modification d’une norme comptable établie par le Financial Accounting Standard Board (FASB), l’organisme américain en charge de l’établissement du référentiel comptable. Approuvée par le Congrès début avril 2009, la norme FAS 157-e (1) permet aux banques, dans certains cas, par exemple lors d’une crise boursière, de ne pas valoriser leurs actifs selon leur valeur de marché. En clair, les actifs « pourris » que détient l’industrie bancaire américaine pourront ne pas être imputés au tableau des pertes, ce qui devrait permettre aux établissements concernés d’afficher des résultats moins catastrophiques qu’au cours des dix-huit derniers mois. Au premier trimestre 2009, ces résultats ont d’ailleurs déjà surpris la grande majorité des observateurs puisque les principales banques américaines ont annoncé un retour aux bénéfices et que certaines d’entre elles, à l’image de Goldman Sachs, envisagent même de rembourser le Trésor américain afin d’échapper à sa tutelle, en matière notamment de paiements de dividendes et de bonus.

 

Pour autant, ces résultats en hausse sont plus dus aux aides et financements de l’Etat américain qu’à l’entrée en vigueur de la nouvelle norme FAS 157-e. Si certaines banques l’ont intégrée pour l’élaboration de leurs comptes trimestriels, d’autres établissements ne l’appliqueront que pour l’actuel trimestre, ce qui promet une nouvelle salve de résultats en hausse en juillet prochain. Parmi les autres facteurs qui ont contribué aux bons comptes des banques américaines, il faut aussi relever la hausse des marges bancaires. Elles sont à un niveau historiquement élevé, en raison de la faiblesse des taux de la Réserve fédérale et de la reprise des émissions obligataires des entreprises, cela sans oublier le fait que les banques américaines ont diminué la masse salariale globale de leur secteur, avec la destruction de près de 300 000 emplois depuis la mi-2008.

 

On s’en doute, la démarche américaine donne des idées aux banques européennes. Tribunes, appels, colloques et interviews de grands patrons martèlent l’idée d’une révision comparable des normes comptables. Même les politiques s’en mêlent, comme en témoignent les déclarations de responsables européens en marge du G20. L’International standard accounting board (ISAB), le pendant continental du FASB, est ainsi sommé de modifier au plus vite la norme de la valorisation au prix de marché. Pour l’heure, ses membres résistent au nom de la « règle de la permanence » en matière de comptabilité, mais ont tout de même dû concéder l’ouverture de discussions sur ce thème avec le FASB, avec pour objectif à moyen terme une « harmonisation » des normes comptables. En clair, la remise en cause en Europe de la valorisation des actifs selon le prix de marché n’est plus qu’une affaire de temps.

Akram Belkaïd

 

(1) La FAS 157-e permet aux banques d’inclure dans leur bilan un prix pour leurs actifs (*) qui n’est pas forcément celui du marché.

(*voir : http://fr.wikipedia.org/wiki/Actif_financier )

Privatisation du vivant : vers un brevetage des semences traditionnelles ?

lu sur : http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3735

06-05-2009

Privatisation du vivant : vers un brevetage des semences traditionnelles ?

Des brevets pourraient-ils être déposés pour des variétés de plantes et des semences issues de croisements traditionnels ? La question, en suspens cette année à l’OEB (Office européen des brevets), a fait réagir une coalition d’ONG (1) qui vient de publier un rapport et de lancer un appel devant les risques imminents. Pour les ONG, les décisions de l’OEB pourraient avoir un très fort impact sur le marché international des semences, et plus globalement sur la sécurité alimentaire.

Actuellement, un brevet sur les semences et parties comestibles du brocoli (EP 1069819) et un autre concernant des tomates à faible teneur en eau (EP 1211926) sont en attente d’approbation. Ces deux cas concernent des plantes issues de sélections et de cultures conventionnelles, or il était jusqu’à présent exclu d’obtenir des brevets sur des « processus essentiellement biologiques pour la production des plantes ou des animaux ». C’est la première fois que l’office des brevets va devoir statuer sur cette question dans le détail. Avec le dossier du brocoli, une plante qui n’a subi aucune manipulation génétique, la Grande Chambre de Recours de l’OEB arrêtera une décision de principe qui pourra faire office de précédent pour tous les autres cas.

Dans leur rapport, les ONG montrent que les demandes de brevets pour des variétés conventionnelles n’ont fait qu’augmenter durant ces dernières années. En 2008, près de 500 candidatures ont été déposées, représentant 25 % de toutes les demandes concernant les plantes et les semences pour cette année-là. D’après le rapport, ce type de cas, impliquant des semences obtenues par voie conventionnelle, ne comptait que pour 5 % de l’ensemble des dossiers dans les années 2000 à 2002. Les ONG militant contre la privatisation du vivant y voient tout de suite l’intérêt des grandes compagnies, comme Monsanto ou Syngenta. Le succès des variétés utiles, non issues de modifications génétiques, n’est pas à démontrer et le marché est immense. Les multinationales, spécialisées dans le génie génétique, pourraient bien vouloir étendre leur monopole à ce plus large spectre. Elles ont déjà commencé à « inventer des inventions » dans le domaine de la sélection dite « normale », jouant sur le fait que quelques outils techniques utilisés pour la reproduction suffisaient pour convertir l’ensemble du processus de reproduction en objet brevetable. Déjà 70 brevets ont ainsi été obtenus. Si jamais l’OEB finit par accepter le brevet sur le brocoli, il est à craindre un scénario dans lequel les compagnies privées pourront progressivement contrôler l’accès aux semences, impactant à la fois leur prix et leur disponibilité, préviennent les ONG (2).

Elisabeth Leciak

1- La Déclaration de Berne (DB), Greenpeace, Misereor, « Pas de brevets sur le vivant », Swissaid. Télécharger le rapport complet (en anglais).

2- Appel Mondial contre des brevets sur des semences et des animaux conventionnels.

(voir : http://www.no-patents-on-seeds.org/ )

"Vous pouvez profiter du bon air après avoir uriné de manière civilisée"

lu sur : http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-39232396@7-37,0.html

Un amoureux des mots se bat pour sauver le "chinglish"

AFP 07.05.09 | 12h10

Les autorités chinoises le considèrent comme un anglais truffé de barbarismes destiné à être éradiqué, mais pour l'Allemand Oliver Radtke, le "chinglish" est surtout une langue à préserver.

La première rencontre de ce producteur multimédia avec ce langague -- né de la fusion entre deux des langues les plus parlées au monde, le chinois et l'anglais -- remonte à 2000, dans un taxi de Shanghai.

Un écriteau conseillait: "Don't forget to carry your thing" ("N'oubliez pas de porter votre chose").

Depuis, il est devenu l'un des plus grands défenseurs du "chinglish", ayant même écrit un livre référence sur le phénomène, où il présente de nombreux exemples tirés de menus de restaurants, panneaux dans la rue ou enseignes de magasins. Il dispose aussi d'un blog spécialisé.

"Il y a beaucoup de +chinglish+ qui est beaucoup plus que du mauvais anglais", soutient Radtke, 32 ans, qui vit à Pékin et parle chinois.

"Beaucoup de mots du +chinglish+ contiennent une certaine notion chinoise qui enrichit l'anglais et rend l'anglais plus chinois dans la mesure où il y a une saveur chinoise, une manière de penser chinoise", explique-t-il.

Il donne un exemple recueilli dans des toilettes: "You can enjoy the fresh air after finishing a civilised urinating" ("Vous pouvez profiter du bon air après avoir uriné de manière civilisée").

"En Occident, on n'utilisera jamais le mot +urinating+ dans des toilettes publiques, mais les Chinois n'ont pas ces convenances, leur approche est très directe", dit le spécialiste.

"Cela vous questionne comme occidental et vous amène à vous demander pourquoi nous évitons soigneusement l'usage de certains mots. Pourquoi nous avons ces convenances? Pourquoi stigmatise-t-on presque l'usage de certains mots dans l'espace public?", ajoute-t-il.

D'autres expressions du "chinglish" sont ainsi politiquement incorrectes, comme "Cripple's lane" ("Route pour les estropiés") ou "Deformed man toilet" ("Toilettes pour les personnes difformes").

D'autres semblent poétiques, prêtant par exemple des émotions à une pelouse ou aux incendies: "Our life will be ceased if you step hard" ("Notre vie finira si vous marchez trop fort"), dans la ville de Kunming (sud-ouest), ou "Do not forget the fire is heartless" ("N'oubliez pas que le feu est sans pitié"), près d'une partie touristique de la Grande Muraille.

Cependant, non seulement pour les autorités mais aussi pour beaucoup de Chinois, le "chinglish" est une honte, qui doit être combattue. Avant les jeux Olympiques, Pékin s'était ainsi lancée dans la chasse à ces mots impropres.

Ce qui explique que la défense du "chinglish" par Radtke n'est pas toujours comprise en Chine.

"La première réaction de beaucoup de Chinois était plutôt négative. Ils pensaient que je me moquais d'eux", raconte-t-il.

"C'est une question très intéressante: la difficulté pour un étranger en Chine d'écrire de manière critique sur certains phénomènes sociaux", ajoute-t-il.

Mais Radtke affirme que désormais il est soutenu par de plus en plus de gens. Et il n'est guère inquiet de l'impact des campagnes officielles.

"Je suis pessimiste quand il s'agit des panneaux officiels dans les grandes villes. Mais les restaurants, les entreprises, les institutions privés et les petits magasins seront toujours une source inépuisable de +chinglish+", se réjouit-il.

14:06 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : société

05/05/2009

internet -énergie-empreinte carbone

Menace sur le Net, grand dévoreur d'énergie

lu sur : http://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/05/04/menace-sur-le-net-grand-devoreur-d-energie_1188442_651865.html#ens_id=1183120

LEMONDE.FR | 04.05.09 | 11h57  •  Mis à jour le 05.05.09 | 13h15

L'usage d'Internet est de plus en plus répandu dans le monde et son utilisation représente une dépense énergétique de plus en plus importante. Selon des scientifiques, l'appétit croissant d'Internet en énergie représente désormais une menace majeure pour des sociétés comme Google et pourrait, selon le Guardian du lundi 4 mai, mettre en danger l'ensemble du réseau. De fait, de  nombreuses sociétés ont commencé à lutter pour gérer les coûts de distribution de milliards de pages Web, vidéos et dossiers en ligne.

La hausse de la consommation énergétique a un coût financier, comme le souligne Subodh Bapat, vice-président de Sun Microsystems, l'un des plus importants fabricants de serveurs au monde. "Nous avons besoin de plus de bases de données, de plus de serveurs. Chaque serveur consomme plus de watts que la génération précédente, et chaque watt coûte plus cher."

Mais au-delà de l'aspect économique, la hausse de la demande énergétique du secteur augmente de manière drastique  l'empreinte carbone de l'industrie du Net. Alors que son impact sur l'environnement était faible il y a encore quelques années, l'empreinte carbone du Net a maintenant dépassé d'autres secteurs comme celui de l'aérien, pourtant gros consommateur d'énergie. Une augmentation cependant difficile à établir, les sociétés concernées tenant le plus souvent leur consommation secrète. Comme l'explique au Guardian Rich Brown, analyste au Lawrence Berkeley National Lab en Californie, "Google est probablement le meilleur exemple : combien de bases de données possèdent-ils, quelle est leur taille, de combien de serveurs disposent-ils ? Mystère."

Dans une étude pour l'Agence de protection de l'environnement américaine, Brown a mesuré que les bases de données américaines ont utilisé 61 milliards de kilowatts.heure en 2006. Ce qui suffirait à fournir le Royaume-Uni en électricité pendant deux mois. Les innovations techniques ne permettent pas d'endiguer le taux de croissance d'Internet. Et la consommation électrique du Web pourrait  finir par générer des pannes d'électricité, des plantages de serveurs ou  des coupures de télécommunications. Conscientes du problème, de nombreuses sociétés essaient de le combattre en investissant dans les énergies renouvelables, en cherchant de meilleures organisations de leurs bases  de données ou de nouvelles méthodes de refroidissement des serveurs.

Le Monde.fr

En Europe, la nature disparaît à un rythme inquiétant

lu sur : http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/05/05/en-europe-la-nature-disparait-a-un-rythme-inquietant_1189050_3244.html#ens_id=1183800

Compte rendu

En Europe, la nature disparaît à un rythme inquiétant

LE MONDE | 05.05.09 | 14h08  •  Mis à jour le 05.05.09 | 14h08

ATHÈNES ENVOYÉE SPÉCIALE

Faire un bilan est toujours risqué. Stavros Dimas, le commissaire européen à l'environnement, s'est prêté à l'exercice à Athènes, les 27 et 28 avril, devant la fine fleur des experts de la biodiversité. Ce bilan ne s'imposait pas seulement parce que le mandat de la Commission arrive à échéance dans quelques semaines, mais aussi parce qu'il y a sept ans, la communauté internationale s'était fixé rendez-vous en 2010 - autant dire demain - pour mesurer les progrès accomplis en matière de lutte contre la disparition des espèces et la dégradation des écosystèmes constatées sur tous les continents.

L'objectif avait été adopté par les Nations unies, mais l'Union européenne (UE) avait choisi de se montrer encore plus ambitieuse en s'engageant à "stopper l'érosion de la biodiversité" à l'horizon 2010. L'état des lieux dressé par Jacqueline McGlade, la directrice exécutive de l'Agence européenne de l'environnement (AEE), montre qu'un peu de prudence aurait évité aux Européens de devoir assumer aujourd'hui un véritable échec. "L'objectif de 2010 ne sera pas atteint et la biodiversité européenne demeure très fortement menacée", a-t-elle confirmé.

De 40 % à 70 % des espèces d'oiseaux et de 50 % à 85 % des habitats dans lesquels se déploient la faune et la flore européennes se trouvent ainsi dans "une situation de conservation critique", selon les chiffres d'un rapport que l'AEE s'apprête à publier.

A-t-on au moins réussi à ralentir la cadence à laquelle la nature dépérit sous l'effet de la fragmentation du territoire, de l'extension des villes, des routes et de l'intensification de l'agriculture ? Le débat reste ouvert.

"Au niveau mondial, la moitié de la nature a disparu depuis l'ère préindustrielle et elle recule encore au rythme de 1 % par an. C'est peut-être moins en Europe depuis la création de Natura 2000", avance Andrew Balmford, professeur à l'université de Cambridge (Royaume-Uni). Avec ses 25 000 sites couvrant 17 % du territoire européen, Natura 2000 constitue le premier réseau d'aires protégées au monde. Mais cette vitrine a surtout vocation à préserver les espèces dites "remarquables", pas la biodiversité que l'on pourrait qualifier d'ordinaire, sur laquelle repose l'essentiel des services rendus par les écosystèmes.

En 2006, l'UE a adopté un plan d'action pour la protection de la biodiversité. La mise en oeuvre n'a pas suivi. "Ce plan n'a aucun caractère contraignant. C'est sa grande faiblesse. Sans menaces de sanctions, il est illusoire de penser que les gouvernements ou les acteurs économiques prendront en compte la biodiversité", remarque Tony Long, représentant du Fonds mondial de la nature (WWF).

Les scientifiques font aussi leur mea culpa : "Nous n'avons pas réussi à démontrer pourquoi la sauvegarde de la biodiversité est si importante", a reconnu John Hutton, du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE). Alors que, grâce au travail du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), à celui de l'économiste britannique Nicholas Stern et à l'engagement de l'ancien vice-président américain Al Gore, le changement climatique s'est hissé au sommet de l'agenda mondial, la crise de la biodiversité reste dans l'ombre. Et peu d'hommes politiques en ont saisi la gravité.

"Nous n'avons pas un indicateur simple - la hausse des températures ou la concentration du CO2 dans l'atmosphère - pour nous alerter. Nous n'avons pas non plus de scénarios nous mettant en garde contre les risques à franchir certains seuils, explique Lucien Chabason, de l'Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri). Enfin, nous n'avons pas encore vécu d'épisodes comme Katrina ou la canicule de 2003 pour aider à la prise de conscience du problème." Certains phénomènes commencent cependant à frapper les esprits, tels l'effondrement des stocks de poissons ou la mortalité massive des abeilles.

"Le changement climatique et la perte de biodiversité sont intimement liés, ces deux crises doivent être traitées avec la même importance", a plaidé Stavros Dimas. Les écosystèmes jouent en effet un rôle majeur dans la régulation du climat. Les experts estiment qu'ils absorbent la moitié des émissions de gaz à effet de serre émis par l'homme.

A Athènes, la Commission et les scientifiques ont appelé les Européens à redoubler d'efforts et à se doter, secteur par secteur - agriculture, équipements, aménagements du territoire, etc. -, d'objectifs chiffrés qui permettront réellement d'enrayer la destruction de la nature. Bruxelles devrait lancer prochainement une campagne pour sensibiliser les citoyens européens. En 2007, 75 % d'entre eux ignoraient la signification du mot biodiversité, selon un sondage réalisé pour la Commission.

 

Laurence Caramel

Donner un prix aux services rendus par la nature

La plupart des services assurés par les écosystèmes sont aujourd'hui quasiment gratuits. Si bien que leur destruction n'a, en apparence, aucune incidence. Dans le sillage de l'économiste britannique Nicholas Stern, qui a chiffré le coût du changement climatique pour l'économie mondiale, les Nations unies ont engagé un vaste travail d'évaluation monétaire des services rendus par la nature. L'objectif est d'intégrer cette valeur à toutes les équations économiques. La France participe à l'exercice. Le Conseil d'analyse stratégique (CAS) a publié, le 29 avril, les premiers résultats de ses travaux. Le CAS, qui a étudié surtout les forêts, évalue à 970 euros en moyenne par hectare et par an la valeur liée au bois, en tenant compte des produits de cueillette mais aussi des fonctions de stockage du carbone, de recréation, etc.

Article paru dans l'édition du 06.05.09

La justice allemande confirme l'interdiction du maïs Monsanto MON810

lu sur : http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/05/05/la-justice-allemande-confirme-l-interdiction-du-mais-monsanto-mon810_1189249_3244.html#ens_id=1176302

La justice allemande confirme l'interdiction du maïs Monsanto MON810

LEMONDE.FR avec AFP | 05.05.09 | 15h11

Un tribunal administratif allemand a rejeté, mardi 5 mai, un référé introduit par le groupe agro-industriel américain Monsanto contre l'interdiction de cultiver son maïs OGM prise par Berlin mi-avril. Le tribunal administratif de Brunswick, dans le nord-ouest de l'Allemagne, a rejeté le recours en urgence déposé par Monsanto, estimant que la culture de maïs MON810 de Monsanto représentait "après un examen provisoire (...) une situation de risque justifiant une telle interdiction, comme le prévoit la loi sur les biotechnologies".

Pour qu'une telle décision soit légitime, il n'est pas nécessaire qu'un danger clairement identifié existe, il suffit que des indices aillent dans ce sens, estime encore le tribunal. Monsanto a la possibilité de faire appel de cette décision en référé. La firme a indiqué à l'AFP qu'elle "étudiait la possibilité de présenter de nouveaux éléments de droit". Dans tous les cas, une procédure sur le fond va se poursuivre à Brunswick, au cours de laquelle des débats oraux seront menés. Mais le tribunal a précisé qu'aucune date ne pouvait être fixée pour le moment.

Le 14 avril, la ministre de l'agriculture, Isle Aigner, avait activé la clause de sauvegarde contre le MON810, s'appuyant sur "deux nouvelles études" ayant apporté "de nouveaux éléments scientifiques" – notamment le fait que le gène introduit par Monsanto dans la semence serait nuisible aux coccinelles et aux papillons. L'Allemagne avait ainsi rejoint la France, la Grèce, l'Autriche, la Hongrie et le Luxembourg, parmi les pays ayant banni cette culture au nom du "principe de précaution".

 

Pas bête !

lu sur : http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/05/05/les-chemins-du-virus-passent-par-les-billets-de-1-dollar-sur-internet_1189049_3244.html#ens_id=1185166

Les chemins du virus passent par les billets de 1 dollar, sur Internet

LE MONDE | 05.05.09 | 14h04

En lançant cette idée tout à fait saugrenue, en décembre 1998, Hank Eskin devait être assez loin de penser qu'elle aiderait les scientifiques, dix ans plus tard, à prévoir la propagation d'une épidémie sur le sol américain. De quoi s'agit-il ? D'un site Web baptisé Where's George ? ("Où est George ?") et dont le projet est d'organiser une sorte de traçabilité des billets de banque américains. Le "George" dont il est question n'est autre, en effet, que le président américain George Washington (1732-1799), dont le visage orne les coupures d'un dollar.

Par simple jeu, les internautes peuvent indiquer sur Wheresgeorge.com le numéro de série des billets de banque en leur possession ainsi que l'endroit où ils se trouvent. Ceux qui ont eu une coupure bancaire entre les mains et qui se sont fait connaître de Wheresgeorge.com peuvent ainsi tout savoir de ses pérégrinations ultérieures - pour peu que d'autres acceptent de jouer le jeu. Un jeu auquel il faut bien reconnaître une forme de poésie...

Le rapport avec l'épidémie de grippe A (H1N1) peut sembler lointain. Mais la base de données générée par le site de Hank Eskin - considérable - a permis à l'équipe de chercheurs dirigée par Dick Brockemann (Northwestern University) de fonder un modèle de déplacement des populations américaines. Le cheminement de l'argent n'est, après tout, guère différent de celui des femmes et des hommes qui l'ont en poche...

140 MILLIONS DE COUPURES

En mêlant aux données des transporteurs aériens les trajets des quelque 140 millions de coupures bancaires enregistrées sur le site, les chercheurs ont pu bâtir un modèle de propagation des épidémies - puisqu'un rapport très étroit existe entre les déplacements d'une population et la diffusion des maladies qu'elle porte.

Résultats ? Le modèle de l'équipe de Dick Brockemann prévoit que 600 à 700 cas de grippe A (H1N1) devraient s'être déclarés sur le sol américain au 14 mai. La prévision monte à quelque 2 000 à 2 200 cas pour le 28 mai.

Le modèle est d'un grand secours aux autorités sanitaires : il n'anticipe pas uniquement le nombre total de malades, il peut également cibler les zones les plus à risque, celles dans lesquelles le virus devrait faire irruption en première instance. En l'occurrence, les villes de Los Angeles, Dallas, Miami, Houston, New York et Chicago.

Les chercheurs disent s'attendre à ce que la réalité soit inférieure à leurs projections. En effet, "les scénarios présentés ne tiennent pas compte des actions menées pour contrer l'épidémie", explique Alain Barrat (CNRS, Centre de physique théorique de Marseille).

Toutefois, le modèle anticipait un total d'environ 160 cas au 3 mai et les autorités sanitaires en ont finalement recensé plus de 220 ce dimanche...

"Il est très difficile d'anticiper certains effets, explique M. Barrat. En particulier la réaction des populations, dont le comportement joue un rôle central dans la propagation d'une épidémie."

Stéphane Foucart

Article paru dans l'édition du 06.05.09

L’Union européenne contre les droits des femmes

lu sur : http://www.parti-ouvrier-independant.com/spip/spip.php?article298
L’Union européenne contre les droits des femmes

Le 3 octobre dernier, la Commission européenne a présenté une nouvelle proposition de directive concernant les femmes enceintes. La discussion sur cette directive doit venir au Parlement européen le 5 mai. Cette directive contient une remise en cause fondamentale des droits des femmes en supprimant le congé prénatal obligatoire ( pour la femme comme pour l’employeur) qui est en France de 2 semaines avant la date présumée de l’accouchement.

Cette même directive propose d’allonger la durée globale du congé de maternité de 14 à 18 semaines. Un droit et non une obligation. Chacun comprend comment pourront s’exercer les pressions des employeurs ! Au nom des prérogatives que lui confèrent les traités européens, la Commission européenne voudrait ainsi interdire aux Etats membres de maintenir le congé prénatal d’au moins deux semaines, là où il est obligatoire, comme c’est le cas en France.

La Commission européenne justifie cette mesure en expliquant que les femmes doivent pouvoir conserver le choix de travailler jusqu’au terme de leur grossesse en invoquant le fait de « de nombreuses femmes enceintes ne connaissent aucun problème de santé durant leur grossesse » et qu’elles souhaitent passer le plus de temps possible avec leur nouveau-né après la naissance. De qui se moque-t-on ? Qui peut croire un seul instant que la suppression du congé prénatal obligatoire relèverait du « choix des femmes » ? Qui peut croire un seul instant que la suppression du congé prénatal améliorerait la protection des femmes enceintes ? Il est parfaitement juste d’affirmer, comme le fait la Commission des affaires européennes du Sénat (1), que : « le congé prénatal, en assurant aux femmes enceintes le repos indispensable dont elles ont besoin, surtout durant le dernier mois de la grossesse, où tout est plus contraignant, contribue à la prévention des naissances prématurées ». Dans les pays qui n’ont pas de congé maternité prénatal, les taux de prématurés observés atteignent parfois le double du taux français ! Tout comme il est juste de revenir sur les pressions auxquelles les femmes pourraient être soumises dans certaines entreprises « parfois contre leur gré, de rester à leur poste de travail le plus longtemps possible ».

Le 16 avril dernier, la commission des droits de la femme du Parlement européen a adopté un rapport, présenté par Edite Estrela au nom du Parti socialiste européen, sur cette directive.

Aucun des 29 amendements proposés ne porte sur la question du congé prénatal obligatoire !

Alors que les institutions de l’Union européenne remettent en cause les droits des femmes depuis des décennies, comment prétendre combattre pour « Une Europe des droits des femmes » sans rompre avec les traités européens existants ? Pour le maintien de la période de congé prénatal obligatoire, pour la rupture avec l’Union européenne ! C’est cette exigence qu’exprimeront les travailleuses et travailleurs rassemblés le 16 mai prochain à l’initiative du POI.

(1) La sénatrice Annie David a déposé une résolution demandant au gouvernement de s’opposer à la suppression du congé prénatal obligatoire.

La commission femmes du Parti Ouvrier Indépendant

Cet article a été publié le 30 avril 2009