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18/07/2009

Stockage de déchets radioactifs

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/07/18/deux-villages-de-l-aube-renoncent-au-stockage-de-dechets-radioactifs_1220329_3244.html#xtor=EPR-32280229-[NL_Titresdujour]-20090718-[zonea]

 

Deux villages de l'Aube renoncent au stockage de déchets radioactifs

LE MONDE | 18.07.09 | 14h23  •  Mis à jour le 18.07.09 | 15h32

Troyes Correspondance

 

Face à l'hostilité croissante de la population et des écologistes, les deux communes de l'Aube sélectionnées par le gouvernement et l'Agence Nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) pour y installer un centre d'enfouissement de déchets nucléaires de faible activité à vie longue (FA-VL) ont préféré se désister.

Les protestations sont allées crescendo depuis que les noms de ces deux villages aubois (74 habitants à Pars-lès-Chavanges, un millier à Auxon) sont sortis du chapeau, le 24 juin. Ces communes avaient été choisies parmi 42 encore en lice, sur les 3 115 pressenties à l'origine. Joëlle Pesme, maire de Pars-lès-Chavanges évoque même un "déchaînement de violence", un déluge d'insultes et de menaces, orales ou écrites. Ce climat délétère a fait reculer de nombreux conseillers municipaux. Pars a fait machine arrière dès le 4 juillet et l'assemblée délibérante d'Auxon a exigé la convocation d'un conseil municipal extraordinaire afin de délibérer en faveur du retrait de la candidature. Le maire d'Auxon, Jean-Louis Caillet, a jusqu'au 10 août pour se plier à cette injonction.

M. Caillet a le "sentiment d'un inimaginable gâchis". "Nous sommes une région pauvre, et ce centre de stockage représentait une opportunité unique de développement, avec la création de 200 emplois à terme, explique-t-il. Les retombées économiques pour la commune auraient été de l'ordre de 1,5 à 2 millions d'euros par an, quand notre budget atteint 1 million d'euros, sans oublier les quelques dizaines de millions d'euros qui auraient profité à l'ensemble du territoire."

 

TOURISME VERT

Deux centres de stockage sont déjà implantés dans l'Aube. Ce département de Champagne-Ardenne semble en effet très apprécié par l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs, tant pour la qualité de son sous-sol argileux que, jusqu'à présent, pour le caractère conciliant de la population locale. Le refus cette fois a été partagé à la fois par les antinucléaires et par les représentants des communes avoisinantes.

Présidente de l'association Auxon dit non - pendant de l'association Ni à Pars, ni ailleurs -, Laetitia Carougeat s'est opposée avec vigueur au centre de stockage : "Nous ne voulons pas laisser souiller les terres que nous ont léguées nos ancêtres. Enfouir, c'est favoriser l'oubli et l'abandon", explique-t-elle.

L'action des associations "au nom du principe de précaution" a été relayée par la grogne de maires et présidents de communautés de communes qui misent sur le tourisme vert pour développer leur territoire, associé au vignoble champenois. Les édiles misent d'ailleurs sur l'extension attendue de l'aire d'appellation champagne, qui autorisera une quinzaine de communes auboises supplémentaires à produire le précieux raisin. L'une d'entre elles se trouve à une dizaine de kilomètres seulement de l'ex-futur site de l'Andra.

Contraints de modifier leur projet, l'Etat et l'Andra vont devoir repêcher d'autres candidats dans le réservoir des communes "très intéressantes" ou "intéressantes" d'un point de vue géologique. Cinq communes auboises figurent sur cette liste.

Les pouvoirs publics prendront-ils le risque de déplacer le problème dans un département où une centrale nucléaire, celle de Nogent-sur-Seine, avait pu voir le jour il y a une vingtaine d'années contre le gré des habitants ? "Aujourd'hui, ce ne serait plus possible", estime le maire de la ville. (- Intérim)

 

Article paru dans l'édition du 19.07.09

La durée effective de travail a augmenté en cinq ans

lu sur :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/07/17/la-duree-effective-de-travail-a-augmente-en-cinq-ans_1220158_3224.html

 

La durée effective de travail a augmenté en cinq ans

LEMONDE.FR avec AFP | 17.07.09 | 18h45

 

En cinq ans, la durée moyenne effective du travail pour les salariés à temps complet a augmenté, passant de 1 635 heures par an en 2003 à 1 680 heures en 2007, selon une étude publiée vendredi 17 juillet par l'Insee. Comme en 2003, "la durée du travail est plus longue dans le privé" ainsi que "dans les petites entreprises" que dans le public.

Si la semaine habituelle de travail salarié à temps complet a peu évolué au cours de cette période, passant de 39 h 7 réparties sur cinq jours à 39 h 24, "l'augmentation globale des heures supplémentaires, rémunérées ou non, et la consommation de moins de jours de congés" peut expliquer cette hausse, explique Lucie Gonzalez, coautrice de l'étude.

De 2003 à 2007, la durée effective du travail à temps complet a augmenté pour toutes les catégories mais davantage pour les cadres et professions intellectuelles supérieures (+3,2 % à 1 950 heures par an) et les professions intermédiaires (+3,1 % à 1 680 heures) que pour les ouvriers (+2,5 % à 1 640 heures) et les employés (+1,3 % à 1 610 heures).

 

UNE FEMME SALARIÉE SUR TROIS À TEMPS PARTIEL

 

La palme des longues journées de travail est restée cependant, comme par le passé, aux non-salariés, agriculteurs en premier lieu, mais aussi artisans, commerçants, professions libérales ou chefs d'entreprise, qui travaillent aussi plus de jours dans l'année. Les non-salariés ont déclaré en moyenne 2 560 heures en 2007, une durée relativement stable par rapport à 2003.

L'étude fait apparaître d'autres constantes, notamment que "les femmes déclarent moins d'heures de travail professionnel que les hommes" . C'était déjà le cas en 2003. L'Insee expliquait alors que "les femmes prennent davantage en charge les tâches domestiques et familiales" et "occupent aussi moins souvent des postes à responsabilités".

Près d'une femme salariée sur trois travaille à temps partiel, contre moins de 5 % des hommes, 38 % d'entre elles déclarant l'être principalement pour s'occuper des enfants ou d'un autre membre de la famille.

17/07/2009

Jurer, "phénomène linguistique presque universel"

lu sur :

http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/07/17/lancer-un-juron-soulage-la-douleur_1220056_0.html

 

Lancer un juron soulage la douleur

LEMONDE.FR avec Reuters | 17.07.09 | 14h38

 

Qui n'a jamais lancé un juron en se coinçant le doigt ou en se cognant le coude ? Contre toute attente, ce réflexe courant bien que peu élégant semble contribuer à soulager la douleur.

Des chercheurs de l'université britannique de Keele ont constaté que le fait de répéter un juron augmentait le seuil de tolérance à la douleur de volontaires dont la main était plongée dans l'eau glacée. Cela leur permettait de maintenir cette position plus longtemps que lorsqu'ils répétaient un mot plus "neutre".

Le fait de jurer, "phénomène linguistique presque universel", n'entraîne donc "pas seulement une réponse émotionnelle mais aussi une réponse physique", ce qui pourrait expliquer pourquoi cette pratique séculaire s'est développée et persiste aujourd'hui, a expliqué Richard Stephens, l'un des auteurs de cette étude publiée dans la revue scientifique Neuro Report (*).

 

(*) voir : http://www.neurosite.com/pt/re/neuroreport/abstract.00001756-200908050-00004.htm;jsessionid=KgyQDyGXvb051wyXFhRL9xwscsk1M4cCC37JVzYvKvt7374ZM2CT!940204909!181195628!8091!-1

Swearing as a response to pain.

SOMATOSENSORY SYSTEMS, PAIN

Neuroreport. 20(12):1056-1060, August 5, 2009.

Stephens, Richard; Atkins, John; Kingston, Andrew

Abstract:

Although a common pain response, whether swearing alters individuals' experience of pain has not been investigated. This study investigated whether swearing affects cold-pressor pain tolerance (the ability to withstand immersing the hand in icy water), pain perception and heart rate. In a repeated measures design, pain outcomes were assessed in participants asked to repeat a swear word versus a neutral word. In addition, sex differences and the roles of pain catastrophising, fear of pain and trait anxiety were explored. Swearing increased pain tolerance, increased heart rate and decreased perceived pain compared with not swearing. However, swearing did not increase pain tolerance in males with a tendency to catastrophise. The observed pain-lessening (hypoalgesic) effect may occur because swearing induces a fight-or-flight response and nullifies the link between fear of pain and pain perception.

18:35 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sciences, santé

Les victimes des pesticides s'organisent

lu sur :

http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/07/17/les-victimes-des-pesticides-s-organisent-pour-faire-reconnaitre-leurs-maladies_1219976_0.html

 

Les victimes des pesticides s'organisent pour faire reconnaître leurs maladies

LE MONDE | 17.07.09 | 16h36  •  Mis à jour le 17.07.09 | 16h36

 

Le Mouvement pour le droit et le respect des générations futures vient de lancer un Réseau des victimes des pesticides. Cette association, qui milite depuis quinze ans pour une agriculture sans pesticides, est sollicitée par "de nombreux particuliers qui constatent qu'ils n'ont aucun moyen de se défendre contre les pulvérisations, la législation étant quasiment inexistante", explique François Veillerette, président du Mouvement.

Bertrand Pouchin est l'un d'entre eux. Lorsqu'il achète sa maison au milieu des champs de blé de la Beauce, en juillet 2004, il pense avoir gagné un "petit coin de paradis". Il déchante vite. Un week-end, un énorme tracteur vient pulvériser des pesticides à l'odeur nauséabonde jusqu'à la haie qui sépare les champs de son jardin, où joue son petit garçon. Première confrontation, violente, avec le fermier. M. Pouchin fait appel au maire qui, dans un premier temps, temporise. "Le conseil municipal, composé de huit céréaliers sur onze élus, a fini par m'envoyer promener, raconte-t-il. Chez les gendarmes, même chose ! On m'a répondu que les agriculteurs étaient là avant moi, et qu'ils doivent travailler." Il ne trouve donc personne pour constater l'infraction qui consiste à pulvériser ces produits même par vent de force 3, soit 19 km/h. "C'est pourtant fréquent dans la Beauce, premier parc éolien de France !", observe M. Pouchin. "De mars à octobre, on vit un enfer !, poursuit-il. Les céréaliers déversent des herbicides, des insecticides, des fongicides, des hormones de croissance, des hormones de contrôle..."

En octobre 2008, Damien, son deuxième petit garçon, alors âgé de 3 ans, perd du poids, et les médecins diagnostiquent une hyperthyroïdie que M. Pouchin impute aux pesticides, considérés comme des perturbateurs endocriniens. "En guerre" contre cette pollution chimique, il lance des accusations dans la presse locale et reçoit des menaces de mort. Il s'estime pourtant légitimé dans son combat lorsque des "repentis" de l'agriculture intensive lui font part de leurs maladies et de leurs soupçons.

Agriculteur installé en Alsace, Patrick fait partie de ces "repentis". Il a toujours utilisé les pesticides parce qu'on lui a "appris à le faire à l'école", mais le regrette depuis qu'il a développé la maladie de Parkinson, à l'âge de 35 ans. "On nous disait que les pesticides n'étaient pas nocifs, alors on les pulvérisait en short et en chemise... Un jour, un tuyau a éclaté et j'ai été douché aux désherbants à l'intérieur de la cabine de mon tracteur. J'ai dû être hospitalisé après une forte fièvre. Huit ans plus tard, les tremblements ont commencé. J'estime que j'ai été empoisonné, mais la Mutualité sociale agricole refuse d'établir un lien entre les deux événements et de reconnaître qu'il s'agit d'une maladie professionnelle", explique-t-il. Patrick et Bertrand se sont retrouvés au sein du nouveau Réseau des victimes des pesticides.

Le Mouvement pour le droit et le respect des générations futures réclame l'interdiction des pesticides en ville, dans les parcs, jardins et aires de jeux, "pour éviter que les enfants dont le ballon tombe sur la pelouse les touchent et les avalent". Il demande aussi l'instauration de zones tampons (cultures bio ou pâturages), entre les habitations et les lieux de pulvérisation. Et, "pour que la législation soit respectée, il faut qu'elle soit assortie de sanctions pénales dissuasives", insiste M. Veillerette. Il souhaite que le gouvernement saisisse l'opportunité de la transposition d'une directive européenne encadrant l'usage des produits phytosanitaires pour introduire ces dispositions.

Le Mouvement espère aussi venir en aide aux victimes professionnelles, en les aidant à faire reconnaître leurs maladies, "ce qui n'a été le cas que d'un ou deux agriculteurs pour l'instant", selon M. Veillerette. "De nombreuses études épidémiologiques montrent que l'exposition aux pesticides augmente les risques de cancers, de troubles de la reproduction et de maladies neuro-dégénératives", rappelle-t-il. L'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) vient ainsi de confirmer, le 16 juin, qu'elle double le risque de survenue de la maladie de Parkinson chez les agriculteurs. "Nos adversaires répondent qu'on ne peut rien prouver, qu'on n'a jamais établi de lien de causalité entre l'exposition et la maladie, s'indigne M. Veillerette. Le fait de briser la loi du silence devrait les faire reculer." Comme cela a été le cas pour l'amiante.

 

Sur le Web : Pesticidescancer.eu

 

Rafaële Rivais

 

Risques accrus de Parkinson et de lymphomes

L'exposition aux pesticides double le risque de survenue de la maladie de Parkinson chez les agriculteurs, selon les travaux menés par une équipe de chercheurs de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et de l'université Pierre-et-Marie-Curie. Le risque augmente avec le nombre d'années d'exposition et il est principalement lié à l'usage d'insecticides, notamment de type organochloré. Une autre étude récente de l'Inserm montre que les agriculteurs exposés aux pesticides présentent des anomalies chromosomiques pouvant favoriser le développement d'un lymphome ou d'un cancer du système immunitaire. Dans le cas du lymphome, le processus de cancérisation débute par un échange de matériel génétique, ou translocation, entre les chromosomes 14 et 18. Or, le sang de 128 agriculteurs suivis par l'Inserm présentait une fréquence de cellules transloquées pouvant être jusqu'à 1 000 fois supérieure à la normale.

 

Article paru dans l'édition du 18.07.09

Les résidus de pesticides dans les aliments

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/07/15/en-europe-les-residus-de-pesticides-dans-les-aliments-sont-de-plus-en-plus-surveilles_1218948_3244.html#ens_id=1219039

 

En Europe, les résidus de pesticides dans les aliments sont de plus en plus surveillés

LE MONDE | 15.07.09 | 14h44  •  Mis à jour le 15.07.09 | 14h44

 

L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a publié, jeudi 9 juillet, son rapport annuel sur les résidus de pesticides contenus dans les aliments. Ce document est fondé sur les données recueillies pendant l'année 2007 dans les vingt-sept Etats membres de l'Union européenne (UE), auxquels s'ajoutent la Norvège et l'Islande.

Au total, 74 305 échantillons ont été analysés, issus d'environ 350 types d'aliments - fruits, légumes, céréales et produits transformés. L'EFSA, dont la mission est de fournir aux gestionnaires des conseils scientifiques indépendants sur les risques des pesticides pour la santé humaine et animale, y a recherché la présence de 870 substances actives. Une palette d'éléments soumis à une analyse plus large que les années précédentes (+ 13 % par rapport à 2006).

Cette augmentation est en partie due à l'entrée de la Bulgarie et de la Roumanie dans la collecte de ces données, mais aussi, souligne le rapport, "aux efforts faits par l'ensemble des pays pour améliorer le contrôle en matière de sécurité alimentaire".

Les résultats de ces analyses montrent que 96 % des échantillons étudiés sont conformes aux limites maximales de résidus (LMR) légales. Dans 4 % des cas, ces limites sont dépassées pour un ou plusieurs pesticides, soit une légère amélioration de la conformité par rapport aux années précédentes (5 % en 2006).

 

DIAZINON INTERDIT

Les rapporteurs notent toutefois qu'il est "difficile de réaliser une comparaison précise". Pour deux raisons : le nombre de pays considérés est passé de 16 en 1996 à 29 en 2007 ; les programmes nationaux de surveillance diffèrent les uns des autres et ont considérablement évolué avec le temps.

Dans quelle mesure la présence de pesticides au-delà de la limite autorisée dans l'alimentation entraîne-t-elle un risque sanitaire ? Tout dépend du taux de dépassement et de la quantité ingérée. Notamment chez les groupes potentiellement vulnérables, tels que les jeunes enfants, les personnes âgées et les végétariens.

Pour évaluer les effets d'une exposition chronique à long terme, l'EFSA a appliqué une approche de précaution fondée sur des hypothèses hautes. "Pour tous les pesticides évalués, excepté un, l'exposition chronique ne doit pas susciter d'inquiétude pour la santé du consommateur", note-t-elle. Le produit phytosanitaire pour lequel tout danger ne peut être exclu est le diazinon. Cet insecticide, longtemps très répandu dans les cultures, a été interdit de mise sur le marché depuis décembre 2007, l'utilisation des stocks étant, elle aussi, interdite depuis janvier 2009.

En ce qui concerne les risques d'une exposition aiguë à court terme, l'EFSA indique avoir également envisagé "les scénarios les plus pessimistes " (consommation élevée, combinée au plus haut niveau de résidus observé dans le programme de surveillance de l'UE en 2007). Dans ce contexte, elle relève un risque potentiel pour 52 combinaisons de pesticides/aliments, et précise qu'il est "très peu probable que de tels cas critiques d'ingestion se produisent". Dans vingt-neuf de ces combinaisons, le problème a été traité depuis lors, en retirant les autorisations ou en abaissant les LMR des pesticides incriminés.

 

Catherine Vincent

Article paru dans l'édition du 16.07.09

L'effet "nocebo"

lu sur : http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/

 

L'effet "nocebo"

D'après Courrier International, l'effet placebo a un "jumeau maléfique" : l'effet "nocebo" ("je nuirai" en latin), à propos duquel les connaissances sont réduites car il est difficile éthiquement de rendre malades des volontaires lors d'études. Mais un chercheur de l'université du Michigan a constaté que cet effet, qui provoque la maladie lorsqu'on croît être malade (notamment après une annonce médicale erronée), était associé à une diminution de la dopamine et de l'activité opioïdes dans le cerveau. Courrier International cite en particulier une étude selon laquelle les femmes se croyant sujettes au risque d'arrêt cardiaque présentent 4 fois plus de chances de mourir de maladie cardio-vasculaire que celles ayant les mêmes facteurs de risque.

Courrier International , 16/07/2009

16:50 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sciences, santé

1969 : Les premiers pas sur la Lune

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/07/16/la-nasa-propose-de-revivre-en-temps-reel-les-premiers-pas-sur-la-lune_1219764_3244.html#ens_id=1219763

 

La NASA propose de revivre en temps réel les premiers pas sur la Lune

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 16.07.09 | 23h07  •  Mis à jour le 16.07.09 | 23h10

 

Afin de célébrer le quarantième anniversaire des premiers pas d'un humain sur la Lune, le 20 juillet 1969, la NASA propose de revivre en temps réel chaque étape de la mission sur Internet. Le site WeChoseTheMoon (http://wechoosethemoon.org/)  a ainsi commencé jeudi 16 juillet (le décollage de Cap Canaveral a eu lieu un 16 juillet) la diffusion audio des quatre jours de la mission.

La NASA, qui cherche visiblement à donner un coup de jeune à cet événement historique, mobilise toutes les nouvelles technologies disponibles pour faire revivre aux internautes chaque étape de la mission Apollo 11. Des alertes postées sur Twitter rythment ainsi les temps forts de la mission spatiale, des préparatifs à l'alunissage : "On vient juste d'apprendre que Neil Armstrong sera le premier homme à marcher sur la Lune. Confirmation." ou encore "Le compte à rebours Apollo 11 commence."

Une reconstitution très réaliste de la célèbre épopée spatiale permettra notamment le 20 juillet de suivre cet événement de manière inédite, grâce à un mixage sophistiqué des enregistrements de la NASA de l'époque. "Il sera possible de voir et d'entendre bien plus de choses que ce que les téléspectateurs ont pu observer en 1969. Aucun média n'a jamais couvert l'événement de cette manière, minute par minute, pendant les quatre jours de la mission", explique Tom McNaught, qui travaille sur le projet.

 

LES VIDÉOS RESTAURÉES

La NASA a par ailleurs présenté jeudi des vidéos restaurées de la mission Apollo 11, qu'elle présente comme étant de meilleure qualité que les originales. Mais l'agence spatiale américaine a dans le même temps confirmé que les enregistrements originaux avaient eux bel et bien été effacés comme on le redoutait depuis quelques années.

En 2006, l'agence spatiale américaine avait en effet reconnu ne pas savoir où se trouvaient les enregistrements vidéo originaux de la mission Apollo 11. Au bout de trois ans de recherches, un ingénieur de l'agence a fini par découvrir que certains supports avaient tout simplement été effacées magnétiquement et réutilisées pour des raisons d'économie.

Heureusement, des copies en bon état ont été récupérées, notamment dans les archives de la chaîne de télévision CBS. Les images restaurées de façon numérique montrent dans une définition largement améliorée les scènes du 21 juillet 1969. Un aperçu de ces images, débarrassées du grain de la retransmission d'origine, est disponible sur le site de la NASA (http://www.nasa.gov/mission_pages/apollo/).

16/07/2009

Pour les adeptes du vélo

lu sur : http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/

 

Le vélo nocif pour les spermatozoïdes

Selon une étude menée par le professeur Diana Vaamonde (université de Cordoue), la pratique intensive du vélo est nocive pour les spermatozoïdes. Une analyse a montré que le sperme de 15 athlètes spécialistes du triathlon contenait "moins de 10% de spermatozoïdes normaux". Ce taux descend à 4% chez les hommes qui parcourent plus de 300 kilomètres à vélo hebdomadairement. Le Nouvel Observateur indique qu'il est difficile à ce stade de "concevoir un bébé sans recours aux techniques de fécondation in vitro".

Nouvel Observateur [Le] , 16/07/2009

15:10 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sciences, santé

14/07/2009

Des antennes-relais moins puissantes pour la téléphonie mobile ?

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/07/14/le-gouvernement-alloue-un-million-d-euros-au-grenelle-des-ondes_1218756_3244.html#ens_id=1218777

 

Le gouvernement alloue un million d'euros au Grenelle des ondes

LE MONDE | 14.07.09 | 16h11  •  Mis à jour le 14.07.09 | 16h11

 

Le Grenelle des ondes reprend du service. Les participants à la table ronde "Radiofréquences, santé, environnement", qui s'étaient quittés sur un constat très mitigé le 25 mai (Le Monde du 27 mai 2009), se sont retrouvés, à partir du 7 juillet, pour les premières réunions chargées de mettre en musique la feuille de route définie par Chantal Jouanno, la secrétaire d'Etat à l'écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, la secrétaire d'Etat à la prospective et à l'économie numérique, et Roselyne Bachelot, la ministre de la santé.

Au menu : un comité opérationnel sur les antennes-relais ainsi que trois groupes de travail sur les protocoles de mesures des ondes ; sur l'information du public, des professions de santé et des élus ; et sur les conditions de mise en oeuvre d'une recherche indépendante.

Présidé par le député (PS) de l'Isère François Brottes, le comité opérationnel se donne neuf mois pour dégager un terrain d'entente au niveau local en expérimentant "une puissance émettrice inférieure à la réglementation actuelle", ainsi qu'une "méthode de concertation locale" utile pour les communes actuellement coincées entre les opérateurs et les riverains. Le comité disposera, pour ce faire, d'un budget de 1 million d'euros.

 

SÉCURITÉ JURIDIQUE

L'installation de ces antennes-relais a provoqué, ces derniers mois, des conflits sérieux entre les opérateurs et les riverains. Ces derniers refusent en effet leur présence à proximité des lieux sensibles, les écoles notamment, invoquant des motifs de santé publique.

Plusieurs de ces conflits se sont soldés par des défaites pour les opérateurs de téléphonie mobile : certains ont été empêchés par la justice d'implanter des antennes-relais ou ont été sommés de les démonter.

D'ici à la fin septembre, M. Brottes espère avoir finalisé "le cahier des charges" de l'expérimentation de l'abaissement du seuil d'exposition avant de lancer un appel à candidatures auprès des villes. L'échantillon des communes devra être représentatif de l'ensemble des cas de figure : urbain, urbain diffus, rural, montagne, plaine. Il n'est pas question de retenir le seuil d'exposition à 0,6 volt par mètre, préconisé par l'association Robin des toits, à l'origine de l'idée même d'expérimentation. L'important étant cependant, pour José Cambou de France Nature Environnement, "d'aller aussi bas que possible compte tenu de la technologie disponible". Signe de la volonté des maires d'en finir avec un sujet qui empoisonne leur quotidien, une centaine de villes se sont d'ores et déjà portées candidates, assure le député.

Outre l'expérimentation d'un abaissement du seuil d'exposition avec ses conséquences pour la qualité de service, le comité opérationnel vise à déterminer les conditions d'une meilleure "acceptabilité sociale" de ces antennes-relais, avec, à la clé, une réelle "sécurité juridique" sur le terrain, espère le représentant de l'Association française des opérateurs de téléphonie mobile (AFOM), Jean-Marie d'Anjou.

Mais pour les opérateurs, nul doute que l'essentiel se jouera en septembre avec la publication, très attendue, de l'enquête de l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) sur les risques sanitaires des téléphones mobiles, l'autre grand volet de ce Grenelle des ondes.

 

Brigitte Perucca

Article paru dans l'édition du 15.07.09

13/07/2009

Travailler pour rien

lu sur :

http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-39844145@7-37,0.html

 

Travailler gratuitement: stratégie ou désespoir ?

13.07.09 | 16h20

Par Michelle Nichols

 

NEW YORK (Reuters) - Le chômage, à son plus haut niveau depuis 20 ans aux Etats-Unis, a modifié les comportements des salariés américains dont certains sont tentés d'accepter de travailler gratuitement pour ne pas sortir durablement du marché de l'emploi.

Cette tendance est perçue par des experts comme une forme de désespoir exploité en toute illégalité par certaines entreprises, tandis que d'autres veulent y voir un moyen d'élargir son expérience et d'améliorer ses compétences.

Au mois d'avril, Dana Lin, 22 ans, a perdu son emploi dans une société technologique près de San Francisco et elle a rejoint les rangs des 14,7 millions de salariés américains au chômage.

Après avoir postulé en vain à une cinquantaine d'offres, elle a accepté de travailler gratuitement cinq heures par semaine pour une société de l'internet Jobnob.com.

"Dans certains cas, les entreprises peuvent profiter de la situation", reconnaît Lin, diplômée de l'université Cornell. "Mais, il est bon d'avoir quelque chose pour s'occuper.

"Et quand je m'adresse à d'éventuels employeurs, il est mieux de pouvoir dire que je ne suis pas restée assise toute la journée à ne rien faire, que je fais quelque chose".

Jobnob.com est un site qui référence les salaires moyens par profession, organise des réunions, baptisées "happy hour", afin de mettre en relation des chômeurs et de jeunes entreprises qui n'ont pas toujours les moyens d'offrir des rémunérations.

"Les demandeurs d'emploi ont du temps", explique Julie Greenberg, co-fondatrice de Jobnob.com. "Cela constitue pour eux un danger car lorsque vous ne travaillez pas pendant plusieurs mois, un vide apparaît dans votre curriculum vitae et il ne fait que s'accroître."

"Ils perçoivent immédiatement les avantages. Ils ont besoin de références. Ils ont besoin d'entretenir leurs compétences et beaucoup de gens acquièrent de nouvelles connaissances", explique-t-elle.

"Je ne pense pas que les gens ont le sentiment que l'on profite de la situation parce qu'ils comprennent ça (...) Nous préférerions avoir des revenus, nous préférerions pouvoir vous rémunérer."

 

UN REVENU MINIMAL

La première "happy hour" organisée par Jobnob.com a attiré plus de 300 demandeurs d'emploi. D'autres rencontres sont déjà au programme.

Les chômeurs ne sont pas les seuls qui acceptent de travailler gratuitement, certaines entreprises sont attirées par cette tendance.

Ainsi British Airways a demandé le mois dernier à ses employés basés en Grande-Bretagne de se porter volontaires pour travailler jusqu'à un mois sans rémunération.

Certaines entreprises et certaines administrations américaines ont imposé à leurs employés des congés sans solde. Ces derniers, craignant de perdre leur emploi, ont continué à travailler.

"Cela n'est pas seulement une mauvaise idée, c'est illégal", rappelle Ross Eisenbrey, vice-président de l'Institut de politique économique basé à Washington. "La loi prévoit que les entreprises ne peuvent tolérer ou autoriser des employés à travailler en-dessous du revenu minimal."

"Plus les gens sont désespérés et plus ils font des choses comme ça afin de susciter l'intérêt d'un employeur", précise Eisenbrey. "Les perspectives à court-terme sont très mauvaises pour la plupart des chômeurs. Ils ne vont pas améliorer leur situation en travaillant illégalement ou gratuitement."

Comme le souligne Alexandra Levit, spécialiste du monde du travail, les salariés doivent prendre garde à ne pas se dévaluer. "Si vous avez une expérience, elle doit être rémunérée", explique-t-elle. "Je suis convaincue que les entreprises profitent de la situation."

Madeline Laurano, analyste chez Bersin and Associates, une société de conseil, estime que cette tendance au travail gratuit constitue un excellent moyen pour les entreprises de constituer des "réservoirs de talents" dans lesquels elles pourront puiser au moment de la reprise.

Selon elle, les salariés doivent penser en termes stratégiques comme le font les entreprises qui cherchent toujours à engager des personnes compétentes.

"Les demandeurs d'emploi doivent se dire: 'Je veux investir mon temps dans une entreprise dans laquelle je crois, dans laquelle je peux m'épanouir et apprendre des choses'".

 

Version française Pierre Sérisier

Le Conseil d’Etat annule un essai de maïs OGM par faute de transparence

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3834

07-07-2009

Le Conseil d’Etat annule un essai de maïs OGM par faute de transparence

Par un arrêt du 24 mai dernier, rendu public dernièrement, le Conseil d’Etat a annulé les décisions prises début 2007 par le ministère de l’agriculture pour autoriser la multinationale Monsanto à procéder à des expérimentations de divers maïs transgéniques sur le territoire de la commune de Bourgoin-Jallieu, en Isère. Suite à cette décision ministérielle, une forte mobilisation, tant des habitants que des instances communales, départementales et régionales, a vu le conseil municipal prendre 'symboliquement' un arrêté visant à interdire la culture en plein champs d’OGM sur le territoire communal, tandis qu’un recours était déposé au Conseil d’Etat.

Formulé pour contrer la décision du ministre de l’époque, qui imposait de facto ces expérimentations pour la saison 2007, le recours attaquait la 'forme' de la procédure ministérielle, avec plus particulièrement le manque de transparence qui l’accompagnait. En effet, joint par téléphone, le maire, Alain Cottalorda, souligne que faute de connaître les emplacements précis des essais d’OGM, il n’était '…pas en position de pouvoir évaluer leur risque d’interaction (pollution génétique, N.D.L.R.) avec les cultures bio et raisonnées locales'. De plus, partant du principe que la compétence du maire s’étend sur l’ensemble du territoire de la commune, il paraissait logique qu’il bénéficie d’une information complète pour exercer pleinement sa fonction, ce qui en l’occurrence faisait défaut.

Si le Conseil d’Etat a étonnamment refusé de statuer en urgence sur le dossier, laissant le champ libre aux plantations, la commune a néanmoins eu gain de cause, Monsanto préférant renoncer aux plantations en Isère, vraisemblablement face à une opposition massive et au risque de destruction de ses parcelles d’OGM.

Alors qu’aucune expérimentation n’a donc été menée localement, l’affaire aurait pu en rester là sans la décision que vient de rendre le Conseil d’Etat, deux ans plus tard. Donnant raison à la commune de Bourgoin-Jallieu, le Conseil d’Etat a argumenté sa décision par le manque de transparence et d’informations relatif à l’autorisation d’expérimentation des OGM en plein champ, et plus particulièrement quant à la localisation exacte des parcelles concernées. Un défaut d’autant plus important que la Commission du Génie Biomoléculaire (l’organisme scientifique chargé d’assister le ministre avant sa décision) ne disposait pas, elle-même, des informations nécessaires pour apprécier les risques d’une éventuelle dissémination…

Cette décision contre le non-respect de la démocratie et l’absence de consultation des municipalités trop souvent mises devant le fait accompli, constitue une première victoire sur la 'forme' et devrait normalement faire jurisprudence.

Pascal Farcy

11/07/2009

Le coton bio et les industriels bretons

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/07/11/quand-l-afrique-de-l-ouest-fournit-du-coton-bio-aux-industriels-bretons_1217842_3244.html#ens_id=1217936

 

Quand l'Afrique de l'Ouest fournit du coton bio aux industriels bretons

LE MONDE | 11.07.09 | 15h04  •  Mis à jour le 11.07.09 | 15h04

 

Un petit pas, mais dans le bon sens. Pour Soumaïla Cissé, président de la commission exécutive de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), le partenariat mis en place depuis plus d'un an entre la région Bretagne, des industriels du textile de l'ouest de la France, et les cultivateurs de coton du Mali et du Burkina Faso, doit permettre de donner une nouvelle tournure au soutien du coton dans la région, et plus largement au développement économique.

Un élan qui a donné ses premiers fruits, avec la production de près de 1 500 tonnes de coton graine à la fin de 2008, mais qui reste encore fragile. "Ce programme va au-delà d'un système simplement fondé sur des subventions gouvernementales et une collaboration entre Etats trop rigide. Il favorise plutôt les contacts directs entre acteurs économiques", explique M. Cissé.

La Bretagne et l'UEMOA ont investi 740 000 euros sur trois ans, de 2008 à 2010, afin de donner à près de 5 000 cotonculteurs maliens et burkinabés, organisés en coopératives, les outils et le savoir-faire pour cultiver du coton bio. Le programme est coordonné sur le terrain par l'ONG suisse Helvetas, en collaboration avec des associations locales, à l'instar du Mouvement biologique malien (Mobiom). La région Bretagne essaie, elle, de mobiliser les entreprises de l'ouest de la France. Des marques de textiles comme Armor Lux, Ekyog ou Dolmen, ainsi que la filature TDV, dont le siège est à Laval, intéressées de pouvoir sécuriser leur approvisionnement en coton bio, s'engagent sur des volumes d'achats année par année.

"Le coton bio ne représente que 0,2 % de la production mondiale, mais la demande croît, notamment dans le secteur du textile professionnel", note Grégoire Guyon, responsable des actions de développement durable chez Armor Lux. "Ce n'est encore qu'un marché de niche, renchérit M. Cissé, mais son développement peut aller vite."

 

APPROCHE ÉQUITABLE

Secoués par la crise économique et par la concurrence venant de pays comme l'Inde ou les Etats-Unis, où les cotonculteurs sont fortement subventionnés, les cultivateurs africains associés à ce programme y voient le moyen de s'assurer de meilleures recettes, plus stables. L'approche équitable du programme amène les entreprises textiles à acheter environ 350 francs CFA (0,53 euro) le kilo de graines de coton bio, contre 170 francs CFA (0,26 euro) pour le coton conventionnel.

Ne nécessitant pas l'achat d'engrais, le coton bio a pour autre avantage de permettre aux femmes de travailler plus facilement que dans la filière conventionnelle, où les pesticides peuvent les exposer à des substances nocives, notamment pour la maternité.

Mais le développement du coton bio au Mali comme au Burkina Faso reste fragile. Franck Merceron, responsable du projet "coton bio" au Mali pour Helvetas, regrette la lenteur du décollage de la production liée, entre autres, à la difficulté à convaincre les partenaires industriels d'acheter des quantités importantes. Face à la crise, les entreprises textiles françaises veulent aussi diversifier leurs sources d'approvisionnement, avec du coton bio d'Inde, par exemple. Ce dernier est moins cher d'environ 70 centimes d'euro par kilo par rapport au coton bio malien ou burkinabé de meilleure qualité.

Malgré ces premiers pas mal assurés, Alain Yvergniaux, président de la commission développement économique de la région Bretagne, et Soumaïla Cissé veulent consolider leurs efforts autour du coton bio dans l'ouest africain. Ils étudient la faisabilité de la création, en Afrique de l'Ouest, d'un réseau de filatures qui donnerait un peu plus de valeur ajoutée à la filière de coton bio locale.

 

Bertrand d'Armagnac

Article paru dans l'édition du 12.07.09

10/07/2009

L'humus

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/07/10/l-homo-humus-de-l-aveyron_1217658_3244.html#ens_id=1217666

 

Portrait

L'"Homo humus" de l'Aveyron

LE MONDE 2 | 10.07.09 | 16h48  •  Mis à jour le 10.07.09 | 19h51

 

L'humus représente " la matière organique du sol provenant de la décomposition partielle des matières animales et végétales ". Le Robert dit vrai mais il ne dit pas tout. L'humus, c'est aussi la clé de la fertilité des sols, la base nourricière de la terre nécessaire à l'alimentation des plantes. Sans lui point de culture, des sols nourris artificiellement et finalement sans vie. En France, selon l'Inra, 7 millions d'hectares – environ un tiers des sols cultivés – ont une teneur insuffisante en humus. A l'échelle mondiale la situation est pire encore puisqu'on estime que 50 % à 60 % des sols sont plus ou moins dégradés. Et " lorsque l'humus s'en va, l'homme s'en va ".

Celui qui me livre cette forte maxime, quelque part sur le causse du Nord Aveyron, a deux passions : les pur-sang arabes et l'humus. Les premiers gambadent sur des dizaines d'hectares et il les connaît tous par leur prénom. Plus de 200, dont cette bande de 19 juments, accompagnées de leurs 19 poulains, paissant tendrement dans l'herbe luisante d'après l'averse et gravée à jamais dans ma mémoire pastorale.

L'humus, c'est l'autre histoire de Marcel Mézy, 67 ans, un homme qui plonge à pleines mains dans un tas et vous en met une poignée sous le nez en disant : " Regardez comme ça sent bon ! " Soumis à un contrôle sanguin inopiné, il serait à coup sûr déclaré positif au compost. Voilà trente ans que celui-ci coule dans ses veines.

Ils étaient huit garçons, nés sur la ferme familiale. Trop de bouches, pas assez d'hectares. Marcel, qui dans son adolescence s'était caché pour échapper au séminaire, part vivre sa vie. Marchand de boissons, d'engrais, de matériel agricole, il sera l'un des premiers à s'essayer au commerce des produits bio dans les années 1970. Autodidacte complet, il se passionne pour l'agriculture biologique et comprend vite que le compost agit "comme un catalyseur de la vie du sol, capable de lui rendre sa capacité naturelle à retenir les éléments fertilisants". Et Marcel se mit au compost, choisissant avec soin les denrées et leurs sites de fermentation, à l'abri des regards.

Il multiplie les expériences sans obtenir de résultats probants. Jusqu'à ce jour de 1982 où, faute de place, " j'ai poussé mes tas de compost les uns sur les autres et je me suis rendu compte qu'en mélangeant des plantes originaires des bois ou des prairies, par exemple, on arrivait à des résultats complètement différents ". A tel point qu'il renverra deux fois les échantillons au laboratoire, pensant à une erreur d'analyse.

Empiriquement, intuitivement Marcel Mézy a découvert un accélérateur d'humus extraordinaire avec ce cocktail de compost dont la formule reste un secret absolu, connu seulement de trois personnes. La visite de plusieurs sites de compostage se fera d'ailleurs dans la plus grande discrétion. Ici des orties, là des feuilles de chêne, ailleurs des lichens cueillis par ses ramasseurs, une douzaine de composts différents vivent leur vie, cachés dans la campagne aveyronnaise. Agglomérés à d'autres matières organiques (cabosse de cacao, mélasse), ils deviendront Bactériolit pour le fumier et Bactériosol pour la terre, un " intrant " en granulés qui " agit naturellement sur la fertilité du sol, améliore sa qualité et permet une récolte abondante ". Bref l'engrais magique, certifié de surcroît par Ecocert pour l'agriculture biologique.

Inévitablement le doute saisit l'enquêteur, renforcé par l'atmosphère de secret qui entoure l'invention de cet Homo humus. Sa société (Sobac) emploie une cinquantaine de salariés et a fabriqué en 2008 30 000 tonnes de Bactériolit et de Bactériosol dans son usine de Bourré (Loir-et-Cher). Il revendique 8 000 clients en France et à l'étranger (Suisse, Maroc, Canada) et plus de 200 000 ha sont traités avec ces produits. " Un agriculteur sur six les utilise dans l'Aveyron bien qu'une pseudo-étude de la chambre d'agriculture les ait qualifiés de poudre de perlimpinpin ", affirme Marcel.

Nous avions rendez-vous avec quelques-uns dans un des derniers burons préservés dans l'Aubrac. Nourritures solides et franches paroles. André et Odile Franques et leur fille Nathalie élèvent 400 brebis à Sébazac-Concourès (Aveyron). Ils font partie des pionniers, faisant confiance à Marcel Mézy dès 1982. " En 1986, nous avons fait le grand saut. Nous avons arrêté tous les engrais chimiques et sommes passés en bio. Les marchands de produits phytosanitaires nous disaient : “Vous êtes foutus.” Nous avons pourtant vu très vite la différence en comparant avec nos voisins. Nos terres, qui étaient pauvres, se sont remises à vivre. "

Et André se souvient d'un jour où les brebis, ayant le choix entre une prairie traditionnelle et une traitée au Bactériosol, se sont toutes regroupées dans cette dernière car " les animaux ne se trompent jamais ". Aujourd'hui, leur Gaec fournit en saison 600 litres de lait bio par jour, les bêtes sont rarement malades et jamais ils ne reviendront aux engrais chimiques après vingt ans d'expérience.

Les frères Paul et Mathieu Causse ont un troupeau de 140 vaches allaitantes de race aubrac dans leur ferme de Bozouls (Aveyron).

Marchant sur les traces de leur père décédé qui avait le premier suivi Marcel Mézy, ils sont passés en bio et tiennent à démentir le schéma traditionnel selon lequel " passer en bio signifie baisse de la production ". " A condition de bien choisir la race et son alimentation, nous obtenons de très bons résultats en croissance comme en reproduction. " Parfois meilleurs qu'en élevage traditionnel et à moindre coût en produits.

Ces expériences sur le terrain, Marcel Mazoyer, professeur à l'Inra Paris-Grignon et expert en économie rurale, les a étudiées dans le Limousin et en Bretagne. A chaque fois, ses conclusions sont identiques : Bactériolit et Bactériosol améliorent la fertilité des sols, la quantité et la qualité des productions tout en réduisant les charges et en préservant l'environnement. " Cette technologie est donc un bon outil de développement d'une agriculture durable, économe et autonome. " Qu'attend-on pour l'utiliser massivement ? Homo humus en rêve.

JP Géné

Pour les particuliers aussi

Bactériolit et Bactériosol étaient jusqu'à présent réservés aux agriculteurs. Avec Bactériosol jardin (12,50 $ le sac de 3 kg) cet amendement organique sera disponible pour les particuliers à partir du mois de septembre. Marcel Mézy, Société Sobac, ZA Lioujas, 12740 Lioujas. Rens. : 05-65-46-63-30, contact@sobac.fr, www.bacteriosol-sobac.com

 

Article paru dans l'édition du 11.07.09

20:27 Publié dans agriculture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : agriculture

Origine de l'homme : Asie ou Afrique ?

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/07/10/une-dent-relance-le-debat-sur-les-origines-de-l-homme_1217504_3244.html

 

Enquête

Une dent relance le débat sur les origines de l'homme

LE MONDE | 10.07.09 | 14h59  •  Mis à jour le 10.07.09 | 19h51

 

Qu'on exhume, dans une forêt d'Asie, les restes fossilisés d'un mammifère et c'est toute l'histoire de nos ancêtres qu'il faut envisager de repenser. Ainsi de ce fragment de mâchoire d'un petit primate - baptisé Ganlea megacanina - vieux de quelque 37 millions d'années et découvert en novembre 2008 dans le centre de la Birmanie. Selon ses "inventeurs", qui en publient la description et l'analyse dans la dernière édition de la revue Proceedings of the Royal Academy, ce nouveau fossile appuie l'hypothèse d'une origine asiatique de l'un des deux principaux rameaux de l'ordre des primates. Celui qui évoluera bien plus tard vers Homo sapiens.

Pour le béotien, la preuve peut sembler ténue : elle ne tient qu'à la forme d'une canine. Mais, pour les auteurs de la découverte, c'est un indice qui ne trompe pas. Il montre que Ganlea megacanina, qui devait avoir l'aspect d'un petit singe arboricole d'environ trois kilos, "disposait d'une dentition adaptée pour percer la coque, dure, de certains fruits tropicaux afin d'en consommer le coeur", explique Jean-Jacques Jaeger (université de Poitiers), coauteur de la découverte. Or le développement de ces grandes canines est l'une des plus anciennes caractéristiques acquises par ceux des primates qui évolueront vers le genre Homo.

Il faut savoir que l'ordre des primates se divise schématiquement en deux grandes catégories : les strepsirrhiniens et les anthropoïdés. Les principaux représentants du premier embranchement sont les lémuriens actuels qui, parmi les primates, présentent les traits les plus archaïques. Quant aux anthropoïdés, ils regroupent notamment les singes, les hominoïdes (gorilles, orangs-outangs, chimpanzés) et les hommes. Or les lémuriens actuels ne disposent pas de ces grandes canines ; celles-ci sont l'apanage des anthropoïdés.

Découvrir en Asie un primate pourvu de cette dentition au cours de l'Eocène supérieur (il y a 37 millions à 33 millions d'années) suggère, du coup, l'origine asiatique des anthropoïdés. "Voilà encore une douzaine d'années, il était impensable pour la majorité des paléontologues que cette origine puisse se trouver ailleurs qu'en Afrique", dit Jean-Jacques Jaeger. Les découvertes d'anthropoïdés au Fayoum, en Egypte, réalisées par le paléontologue américain Elwyn Simons, semblaient enraciner les anthropoïdés en Afrique. Avec, là aussi, des fossiles très anciens, remontant à 36 millions à 37 millions d'années. Mais, depuis une douzaine d'années, de nombreux spécimens d'Amphipithecidæ - membres de la même famille que Ganlea megacanina - ont été découverts en Birmanie, en Thaïlande et au Pakistan.

Inclure les Amphipithecidæ dans les anthropoïdés pose donc question : les singes et les hommes viennent-ils d'Afrique ou d'Asie ? Les canines de megacanina ne tranchent pas la question. Le paléontologue Marc Godinot (Muséum national d'histoire naturelle) dit ainsi accueillir ces travaux et leurs conclusions avec "beaucoup de scepticisme". Selon certains chercheurs, les spécimens retrouvés en Asie pourraient en effet n'être que les représentants d'une famille éteinte dont les traits auraient été similaires à ceux développés en Afrique par les anthropoïdés. Tandis que ceux-ci se seraient développés sur le continent africain, d'autres primates, confrontés en Asie à un environnement similaire, auraient acquis des caractéristiques morphologiques identiques, avant de s'éteindre sans descendance, selon un phénomène de "convergence" de deux processus évolutifs.

"Il faut se méfier des conclusions tirées de l'analyse des caractères dentaires, prévient Marc Godinot. En effet, les lémuriens actuels ne disposent pas de grandes canines, mais certains adapiformes (primates n'appartenant pas aux anthropoïdés) ont, malgré tout, des dents un peu comparables, quand bien même elles ne sont pas aussi importantes..."

Tout, dans cette affaire, ne se résume pas à une simple canine. Sur l'ensemble des spécimens apparentés à Ganlea megacanina, d'autres caractères comme l'astragale ou les incisives spatulées semblent les rattacher aux anthropoïdés. "On peut avoir de la convergence sur un trait adaptatif, mais avoir de la convergence sur plusieurs caractéristiques devient très improbable", explique M. Jaeger. Mais, pour M. Godinot, aucun des traits décrits chez Ganlea megacanina et ses cousins asiatiques ne suffit à les placer de manière certaine d'un côté ou de l'autre de l'embranchement : du côté des singes et des hommes, ou du côté des lémuriens...

La même question s'est récemment posée avec la médiatisation d'"Ida", un fossile de primate découvert en Allemagne et vieux de plus de 45 millions d'années, qui s'est avéré ne pas appartenir aux anthropoïdés, mais à une lignée de primates européens éteinte il y a environ 30 millions d'années. Comment éteindre le débat ? En découvrant d'autres fossiles. "C'est sur les caractères de l'oreille moyenne et ceux de la fermeture post-orbitaire que sont reconnus sans ambiguïté les anthropoïdés", assure Marc Godinot.

Derrière ces discussions sur l'origine géographique des hommes et des singes apparaît, en filigrane, le débat sur le rôle de l'Asie dans l'ensemble des mécanismes évolutifs qui ont mené au genre Homo. Le consensus qui prévaut aujourd'hui est que son évolution tardive s'est faite en Afrique. Mais de nombreuses questions demeurent ouvertes sur les époques les plus hautes. "L'origine des ancêtres de Toumaï (Sahelanthropus tchadensis, vieux de quelque 7 millions d'années et découvert au Tchad en 2001) est aujourd'hui inconnue, dit ainsi Jean-Jacques Jaeger. On ne lui trouve pas d'ancêtres en Afrique. Et il n'est pas exclu que ceux-ci puissent avoir été originaires d'Asie."

 

Stéphane Foucart

Article paru dans l'édition du 11.07.09

20:21 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sciences

Vers une privatisation du système de santé ?

lu sur : http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/

 

Vers une privatisation du système de santé ?

Le Monde s'interroge : notre système de santé "est-il en voie de privatisation" ? Cécile Prieur, du service France, estime que le discours prononcé par Nicolas Sarkozy lors du congrès de la Mutualité française pourrait entraîner "un recul de la solidarité nationale". Selon elle, le développement des assurances privées, des mutuelles et des instituts de prévoyances, "revient à accepter une privatisation partielle" de notre système de protection. Ce qui s'effectuera "au détriment de milliers de personnes", car "l'absence de couverture par une complémentaire est un facteur important de renoncement aux soins". Cécile Prieur regrette que ce mouvement s'opère "à bas-bruit, presque en catimini".

Monde [Le] , 09/07/2009

voir :

http://uneplacepourtous.midiblogs.com/archive/2009/07/10/le-systeme-de-sante-francais-en-voie-de-privatisation.html

voir aussi :

http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/07/08/le-systeme-de-sante-en-voie-de-privatisation-par-cecile-prieur_1216611_0.html

08:09 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : société

08/07/2009

ARLES : festival photo jusqu'au 13 septembre

lu sur :

http://www.lemonde.fr/culture/article/2009/07/07/les-images-de-brian-griffin-presentent-le-monde-du-travail-comme-un-univers-de-fiction_1216265_3246.html#ens_id=1214109

 

Critique

Les images de Brian Griffin présentent le monde du travail comme un univers de fiction

LE MONDE | 07.07.09 | 15h55  •  Mis à jour le 07.07.09 | 15h55

ARLES (BOUCHES-DU-RHÔNE) ENVOYÉE SPÉCIALE

 

Non, le monde de l'entreprise n'est pas aussi morne qu'il y paraît. Cachés sous l'uniformité des costumes gris et des bleus de travail, des tragédies se jouent, des drames se nouent. C'est ce que dévoilent les photographies de Brian Griffin : ce Britannique est exposé aux Rencontres de la photographie d'Arles, organisées jusqu'au 13 septembre. Le plus ancien festival de photo du monde fête ses 40 ans et change de président : à partir de 2010, François Barré sera remplacé par Jean-Noël Jeanneney, ancien président de la Bibliothèque nationale de France. Parmi les soixante-six expositions présentées, les images de Brian Griffin méritent qu'on s'y arrête pour leur originalité et leur fraîcheur.

Le reste de la sélection est rassembleuse : plutôt que les découvertes, le festival privilégie surtout le passé, en jetant un regard rétrospectif sur une longue histoire faite de "rencontres" et de "ruptures". Or les pionniers d'autrefois sont devenus des classiques : tels l'éditeur défricheur Robert Delpire, le fondateur du festival d'Arles Lucien Clergue, couronné photographe académicien, ou l'humaniste Willy Ronis, salué par une rétrospective.

Même les révolutions ont été digérées. L'Américaine Nan Goldin avait fait arriver le scandale à Arles en 1987 avec un journal intime photographique touchant, La Ballade de la dépendance sexuelle (Le Monde daté 5-6 juillet). Invitée à établir sa programmation, elle est revenue cette année entourée de ceux qui partagent son goût pour l'introspection impudique. Mais JH Engström, qui expose le double placenta de sa femme, ou Leigh Ledare, avec les ébats sexuels incestueux de sa mère, font à peine lever le sourcil des festivaliers. La seule exposition qui retourne les tripes, finalement, est un document historique : on y voit des lynchages de Noirs dans le Sud des Etats-Unis. A une époque pas si lointaine, ces images insoutenables étaient éditées en cartes postales et collectionnées comme des trophées de chasse.

Dans l'oeuvre de Brian Griffin, au contraire, il n'y a ni sexe ni sang. Ce Britannique volubile et décontracté s'est spécialisé dans un sujet "ennuyeux au possible" : le monde du travail. Mais il le photographie de façon inattendue, comme un univers de fiction. Dans Team, sa série sur la construction du tunnel sous la Manche réalisée pour la compagnie de chemin de fer britannique LCR, on découvre des ouvriers transformés en statues grandioses, quand les dirigeants américains tout raides en costume sombre semblent fomenter un complot. "Je dirige mes personnages comme des acteurs, explique Brian Griffin. Je les manipule afin de faire naître des histoires. J'aime bien travailler avec un homme en costume, c'est comme faire du nu. C'est neutre, on ne le voit pas."

Au départ, Brian Griffin n'avait pas du tout prévu de photographier le monde des bureaux. "Au contraire, je voulais en sortir ! Je pensais que la photo serait une échappatoire... je voulais devenir photographe de mode, mais j'ai commencé à Management Today dans les années 1970. Cela m'a forcé à regarder et à inventer." L'arrivée au pouvoir de Margaret Thatcher, en 1979, marque un tournant. "A l'époque, je photographiais surtout les rock-stars... mais tout à coup le monde des affaires est devenu sexy. Et tout le monde a fait appel à moi ! Certains responsables de la communication étaient très audacieux." Même si le résultat les déstabilise. "Mes commanditaires aiment rarement les images que je leur livre, soupire-t-il. Et en Grande-Bretagne personne ne s'intéresse à la photographie. Les photos de Team n'ont même pas été exposées dans la gare."

 

LUMIÈRE ARTIFICIELLE

Pour composer ses images surprenantes, Brian Griffin pioche dans toutes les disciplines : le cinéma, la photo de mode, la peinture - expressionnisme allemand, surréalisme et même... réalisme soviétique. Dans Team, les ouvriers sont photographiés individuellement, en contre-plongée, le regard lancé vers un avenir meilleur. Le résultat est assez ambigu : est-on encore dans le documentaire ? Le photographe est-il moqueur, admiratif ? "Je n'ai pas de sous-entendu politique, dit-il, mais j'ai du respect pour le travail manuel. Je suis issu d'un milieu ouvrier et j'ai vu mes parents se faire maltraiter à l'usine. Du coup j'essaie de faire des travailleurs des stars." Il y a d'ailleurs un côté cinématographique dans ses images : pour Team, Brian Griffin a installé un studio sur un parking, pour éclairer les modèles avec de la lumière artificielle.

Avec son projet The Water People, lui aussi exposé à Arles, le photographe est allé encore plus loin, quittant la réalité pour de bon : à partir d'une commande pour Reykjavik Energy, il a inventé des lieux surnaturels, une planète lointaine peuplée d'hommes et de femmes étranges aux yeux de poisson. La compagnie islandaise a pourtant utilisé les images pour ses documents institutionnels.

"Team", "The Water People" et une rétrospective projetée, de Brian Griffin, Atelier de maintenance, parc des ateliers, Arles. Rencontres de la photographie d'Arles, 66 expositions, jusqu'au 13 septembre. De 5 € à 7 € ; forfait toutes expositions 35 €. Catalogue 556 p., 44 euros. Sur Internet : www.rencontres-arles.com.

 

Claire Guillot

Article paru dans l'édition du 08.07.09

 

voir aussi :

http://www.lemonde.fr/culture/portfolio/2009/07/03/arles-40-ans-de-d-histoires-photographiques_1212921_3246.html#ens_id=1214109

 

et aussi :

lu sur :

http://www.lemonde.fr/culture/article/2009/07/04/nan-goldin-le-miracle-devrait-se-reproduire-a-arles_1215270_3246.html#ens_id=1214109

Nan Goldin, le miracle devrait se reproduire à Arles

LE MONDE | 04.07.09 | 15h22  •  Mis à jour le 07.07.09 | 12h25

 

En cette soirée de début juillet 1987, les 3 000 personnes assises dans le Théâtre antique d'Arles ont le bonheur ou l'effroi - c'est selon - de découvrir, sur grand écran, une projection de photos avec musique comme ils n'en ont jamais vu. Le titre intrigue : The Ballad of Sexual Dependency. La ballade de la dépendance sexuelle.

Son auteur a pour nom Nan Goldin, ce qui ne dit pas grand-chose au public. C'est la première fois que cette Américaine qui a alors 35 ans montre ses photos en France. Sa projection, elle la trimballe avec elle depuis 1978, dans les bars enfumés, les cinémas minables, des lieux alternatifs de New York.

Vingt-deux ans après, le 11 juillet, ce diaporama en musique sera redonné dans le même lieu, toujours dans le cadre des Rencontres photographiques d'Arles. Et ce sera une toute autre histoire. Car Nan Goldin est devenue une des rares stars de la photo au monde. Et cette ballade sexuelle, si elle a en partie fait son malheur dans la vie, a fait son triomphe dans l'art.

Il faut imaginer le choc. Arles est le temple de la belle image. Et là, individuellement, les photos en couleur ne sont pas terribles. Ce sont des instantanés, avec un côté amateur, sauf que les sujets ne sont pas ceux qui animent les soirées diapos de papa. On voit bien que l'auteur a plus important à faire qu'à soigner son cadrage.

Ce qui défile sur l'écran, c'est la vie de Nan Goldin. Il y a beaucoup à raconter quand on quitte la maison à 14 ans, mais ce n'est pas toujours beau à voir. Sa jeunesse, ses amis, ses amours, ses douleurs. Sa famille qu'elle retrouve. La drogue, la violence, l'alcool, et beaucoup d'amour aussi. Le milieu homosexuel, le sida qui frappe nombre de ses amis.

Des autoportraits rythment la projection. Certains sont magnifiques d'apaisement, mettent en valeur sa chevelure bouclée et rousse, son visage fragile, son corps désirable. D'autres sont plus durs. Jusqu'à ce portrait qui saisit d'effroi le théâtre antique en plein été : Nan Goldin le visage ensanglanté par les coups de son amant.

Sur une autre photo, dominée par cette couleur ambrée et chaude qui est sa marque, Nan Goldin est couchée sur un lit alors que son amant, le corps massif et nu, fume une cigarette en l'ignorant. On se demande qui a pris la photo, si elle déclenche à distance, confie l'appareil à quelqu'un. Nan Goldin invente le journal intime en images. Elle parle d'elle mais elle évoque aussi une époque, une communauté marginale qui brûle sa vie dans les années 1970 et 1980 - la majorité des gens qu'on voit sur l'écran sont morts aujourd'hui. C'est aussi une oeuvre sur la guerre entre les hommes et les femmes.

S'il n'y a pas de paroles dans ce diaporama, on a pourtant l'impression d'assister à un film. Que Nan Goldin nous raconte une histoire qu'elle ne peut pas dire avec des mots. C'est dû au rythme, à l'ordre des photos. Mais aussi beaucoup à la musique. Là encore on n'a jamais entendu une musique qui fait autant vibrer les photos. Des chansons d'amour et de sexe Tu t'laisses aller, d'Aznavour, Fais-moi mal, Johnny, Johnny, de Boris Vian, James Brown, la Callas, Eartha Kitt, Nico... On comprend alors ce terme musical de ballade, qui joue sur la musique, le récit, le souvenir, les chemins de traverse.

A un moment, alors que le temps file vite tant nous sommes pris par la projection, un incident survient. A cette époque, la photo est argentique, ce sont des diapositives qui sont projetées. Tout à coup, les photos sautent hors de leur boîtier. Les techniciens n'arrivent pas à réparer. Le théâtre antique gronde, la projection est suspendue. Nan Goldin est blême.

 

ALLER BOIRE UN VERRE

François Hébel, le directeur du festival - c'est encore lui qui fait revenir Nan Goldin cette année - propose au public d'aller boire un verre sur la place du Forum, le temps de réparer. Vers minuit trente, le public revient. A la fin, l'ovation l'emporte sur les sifflets.

Cette projection arlésienne de 1987 est historique. Car c'est à ce moment, en ce lieu magique, qu'elle trouve son format quasi définitif : 45 minutes (contre 1 h 30 au début), plus de 700 images montées à l'avance alors qu'elle les projetait à la main, comme une performance. Chaque photo défile toutes les trois secondes sur un écran unique et carré. C'est aussi à partir d'Arles que cette projection en musique, support alors jugé ringard, va se répandre dans le monde de l'art contemporain.

La ballade est l'oeuvre de sa vie pour Nan Goldin, qui l'a présentée des centaines de fois, dans des musées et galeries du monde entier. Le sujet existe aussi en livre, dès 1986 (Aperture), mais il est bien plus fort sur le mur avec la musique. A Arles, cette année, le changement vient justement de la musique. Le groupe anglais Tiger Lillies jouera en direct, en regardant les images défiler, et en essayant de les suivre. Cette performance a déjà été donnée à la Tate Modern de Londres, il y a un an. Ceux qui seront dans le Théâtre antique auront de la chance.

 

Nan Goldin, "Invitée spéciale" aux Rencontres d'Arles 2009.

Projection de "The Ballad of Sexual Dependency" avec Tiger Lillies, Théâtre antique, samedi 11 juillet, 22 h 15.

L'exposition "Soeurs, Saintes et Sibylles" et la collection de photos sont à voir à l'Eglise des Frères Prêcheurs. Ses invités sont exposés à l'Atelier de mécanique. Du 7 juillet au 13 septembre. Rencontres d'Arles. Tél. : 04-90-96-76-06.

Michel Guerrin

Article paru dans l'édition du 05.07.09

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Gaz à effet de serre : les principaux pollueurs renoncent à diviser par deux leurs émissions

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/07/08/gaz-a-effet-de-serre-les-principaux-pollueurs-renoncent-a-diviser-par-deux-leurs-emissions_1216564_3244.html

 

Gaz à effet de serre : les principaux pollueurs renoncent à diviser par deux leurs émissions

LEMONDE.FR avec AFP | 08.07.09 | 12h20  •  Mis à jour le 08.07.09 | 14h28

Les principales économies, qui représentent 80 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, ont renoncé à leur objectif de les diviser par deux d'ici à 2050. Cette décision a été prise mardi soir, lors d'une réunion à Rome des représentants des dirigeants du MEF, le Forum des économies majeures, dont le sommet est prévu jeudi à L'Aquila, indique, mercredi 8 juillet, une source européenne.

"Il y a un très fort engagement à réduire de façon substantielle les émissions mondiales d'ici 2050, mais il n'y a pas de 50 %", a précisé ce responsable. Le MEF serait d'ailleurs décidé à conserver, dans sa déclaration finale, cet objectif d'un réchauffement maximal à 2 °C supplémentaires par rapport aux niveaux pré-industriels, a indiqué un négociateur occidental. Mais sans préciser comment ils entendent y parvenir.

Pour l'Union européenne, il s'agit d'un revers : "Nous poussons pour avoir davantage, nous poussons pour des objectifs ambitieux à moyen terme, et nous poussons pour une division par deux des émissions" mondiales, a souligné le responsable européen. Dans un précédent projet de déclaration, le MEF "soutenait l'objectif de réduire les émissions mondiales de 50 % d'ici 2050", sans toutefois préciser l'année de référence par rapport à laquelle cette division devait s'opérer.

Le MEF rassemble les seize principales économies de la planète, les huit pays les plus industrialisés du G8 et les grands émergents comme la Chine, l'Inde, la Corée du Sud et le Brésil.

15:22 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : environnement

07/07/2009

Le financement du barrage turc d'Ilisu

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/07/07/les-europeens-reticents-a-financer-le-barrage-turc-d-ilisu_1216197_3244.html

 

Les Européens réticents à financer le barrage turc d'Ilisu

LE MONDE | 07.07.09 | 15h37

ISTANBUL CORRESPONDANCE

 

L'Allemagne, la Suisse et l'Autriche, trois pays européens dont les agences de crédits à l'exportation garantissaient une partie du financement d'un barrage sur le Tigre, à Ilisu, dans le sud-est de la Turquie, devraient, selon la presse allemande et suisse, se retirer du projet.

Si la décision est confirmée, elle sanctionnera l'échec d'Ankara à remplir les 153 critères sociaux, économiques et culturels définis par la Banque mondiale avant d'entamer le chantier. Fin décembre 2008, un dernier délai de six mois, jusqu'au 6 juillet, avait été accordé à la Turquie atteindre ces objectifs.

Près trois ans de bataille pour contester la construction du barrage, les défenseurs de l'environnement savourent "une victoire historique". "Nous accueillons avec joie le fait que les gouvernements européens aient finalement pris au sérieux les standards internationaux pour ce projet", a réagi l'Allemande Heike Drillisch, membre de la campagne contre le barrage d'Ilisu. "Nos recherches récentes ont montré qu'il n'y a toujours aucune solution proposée pour les 60 000 personnes qui risquent de perdre leur moyen de subsistance, ni pour la préservation de l'inestimable patrimoine culturel menacé d'inondation", a déclaré Christine Eberlein, de la Déclaration de Berne, une ONG suisse.

Pour construire ce barrage, d'un coût supérieur à 1,1 milliard d'euros, 200 villages et plus de 300 km2 doivent être submergés dans la vallée du Tigre. L'Irak voisin, déjà sujet à une forte sécheresse, s'inquiète d'une nouvelle diminution du débit du fleuve. A la veille de l'ultime délai fixé à Ankara, Bagdad a officiellement demandé aux pays engagés de renoncer au chantier.

Plus de 60 000 habitants de la région ont été priés de quitter les lieux, ce qui fait craindre un nouvel exode vers les grandes villes. Enfin, le site multimillénaire d'Hasankeyf et ses précieux vestiges, des habitations troglodytiques, une mosquée et un pont médiéval, devaient être sacrifiés. En guise de compensation, le gouvernement turc prévoyait de reloger les propriétaires dans des pavillons modernes et d'installer une base de tourisme nautique dans le "nouveau Hasankeyf".

 

PATRIMOINE MONDIAL

Le gouvernement turc a martelé son intention de mener à bien, coûte que coûte, le chantier du barrage, l'une des vingt-deux retenues d'eau du Plan de développement d'Anatolie du Sud-Est (GAP), mis en place dans les années 1980. "Même sans les crédits internationaux le barrage sera construit, si nécessaire avec nos propres ressources. (...) Nous n'avons besoin d'aucun pays pour le faire", a déclaré le ministre de l'environnement, Veysel Eroglu, fervent partisan de cette politique de grands barrages. Selon les estimations, Ankara aurait besoin d'environ 450 millions d'euros. "Les travaux reprendront la semaine prochaine", a annoncé le premier ministre Erdogan.

La campagne nationale pour la sauvegarde d'Hasankeyf, qui a réuni artistes et militants autour de cette opposition au barrage, réclame le classement du site au patrimoine mondial de l'Unesco pour assurer sa protection. M. Eroglu s'en est pris à "ceux qui essayent de protéger l'histoire", a-t-il déclaré au quotidien Radikal.

 

Guillaume Perrier

Article paru dans l'édition du 08.07.09

06/07/2009

Des facteurs génétiques dans le cancer du cerveau et de la peau

lu sur :

http://www.lefigaro.fr/sciences/2009/07/06/01008-20090706ARTFIG00317-des-facteurs-genetiques-dans-le-cancer-du-cerveau-.php

 

Des facteurs génétiques dans le cancer du cerveau

Martine Perez

06/07/2009 | Mise à jour : 10:53 |

Cinq études publiées hier ont permis de découvrir plusieurs gènes associés à un risque accru de tumeur cérébrale et de mélanome malin.

Quelles sont les causes des cancers ? Quel est le rôle de la génétique ? Du vieillissement cellulaire ? De l'environnement ? Il y a encore bien des mystères à résoudre avant de comprendre pourquoi telle personne souffre d'un cancer, alors que telle autre qui a adopté le même type de comportement en est exempte. Certaines tumeurs ont déjà livré leur déterminisme, telles celles du poumon très largement favorisées par le tabac, ou encore celles du col de l'utérus dues à une infection virale sexuellement transmissible, le papillomavirus. Pour la majorité des cas cependant, on est dans le brouillard.

Hier, cinq études publiées dans la revue Nature Genetics viennent de mettre en évidence des variations génétiques particulières sur plusieurs chromosomes qui seraient associées les unes à un risque accru de développer des cancers du cerveau et les autres à un risque accru de cancers de la peau, notamment de mélanome malin. Ces travaux confirment que, outre des facteurs d'environnement, certaines caractéristiques génétiques représentent une prédisposition à certains cancers. Mais si ces données innovantes mettent en évidence une susceptibilité génétique accrue au mélanome malin pour certaines personnes, cela n'exclut en rien le rôle du soleil dont on sait qu'il est un facteur de risque majeur dans cette maladie.

 

Le rôle de l'environnement

Les gliomes sont les tumeurs du cerveau les plus fréquentes chez l'adulte. L'étude menée par le Centre Anderson (université du Texas, États-Unis) et l'Institut de la recherche sur le cancer de Londres en comparant les caractéristiques de 1 878 malades souffrant de gliomes à celles de 3 670 témoins a mis en évidence des variations génétiques particulières associées à un risque accru de gliome au niveau de cinq gènes, sur cinq chromosomes différents (8, 5, 9, 20 et 11). Une autre étude américaine de l'université de Californie (San Francisco) et de la Mayo Clinic a confirmé le lien entre des variations sur le chromosome 9 et le glioblastome.

D'autres recherches sont nécessaires pour comprendre comment ces gènes influencent le risque de cancer. Pour Sanja Sheete (Institut Anderson), cette maladie n'est pas seulement génétique : «Un modèle qui inclut des facteurs liés au comportement et à l'environnement est nécessaire pour identifier les personnes à risque.» «Cette étude ne justifie pas que les individus présentant ces variations génétiques passent un scanner chaque année», a soutenu Robert Jenkins, un des auteurs de l'étude, qui souligne lui aussi le rôle des facteurs environnementaux dans le développement des cancers.

La même revue Nature Genetics publiait hier également les résultats de deux autres études menées à la fois en Europe et en Australie, révélant que des variations génétiques sur le chromosome 9p21 sont associées à un risque accru de mélanome, le plus grave des cancers de la peau. Là encore, la connaissance de gènes de susceptibilité ne permet pas d'expliquer en soi l'origine de ces cancers graves dont la fréquence double tous les dix ans en France. Si cette maladie augmente, ce n'est pas parce que les gènes humains se sont modifiés, mais parce que les comportements face au soleil se sont transformés. Le soleil dans l'enfance, notamment les coups de soleil, sont un des principaux facteurs de risque identifiés du mélanome malin.

Enfin, des variations génétiques, dont une sur le chromosome 9p21, sont également associées à une augmentation du risque de carcinome basocellulaire, forme de cancer de la peau la plus fréquente, selon une étude publiée dans la même revue par des chercheurs de la société de Code Genetics. Là encore, l'exposition cette fois chronique au soleil - qui concerne certaines professions particulières, jardiniers, agriculteurs, marins pêcheurs… - se combinerait à certains facteurs génétiques pour expliquer le développement de ces cancers.

05/07/2009

Information locale : défense de l'école publique

Bastien Cazals, directeur désobéissant de l'école Louise Michel à St Jean de Védas et personnage symbolique de la lutte contre la destruction de notre école publique, est sérieusement menacé par sa hiérarchie. Il est convoqué

lundi 6 juillet à 10h

à l'inspection académique et fait face à de sérieuses menaces (outre les lourdes sanctions financières dont il a déjà fait l'objet).

Malgré les congés, il faudrait qu'il y ait du monde. Faisons circuler l'information dans les réseaux.

Ils ont grand besoin de nous, lui et la cause qu'il défend :

une école libre et fraternelle pour nos enfants.

 

voir :        http://parentsdesaintjeandevedas.blogspot.com/

Ozone, qualité de l'air, chaleur estivale

lu sur : http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3829

03-07-2009

Quand la température grimpe, la qualité de l’air trinque

Avec la montée des températures, l’air se fait moins respirable. Et cela ne vaut pas qu’au sens figuré. Un récent communiqué du ministère de l’écologie informe, en effet, sur l’observation de concentrations élevées d’ozone dans certaines régions françaises suite aux épisodes de chaleur survenus ces derniers jours. Sont concernées par cette alerte : la région Rhône-Alpes, l’Aquitaine, l’Ile-de-France, la Haute-Normandie, la Provence Alpes Côte d’Azur, le Languedoc Roussillon, les Midi Pyrénées et la Martinique. Pénétrant dans les poumons et pouvant affecter les capacités respiratoires, l’ozone est essentiellement issu des transports et de l'utilisation des solvants et hydrocarbures.

Complétées de sources locales (1), ces prévisions s’appuient majoritairement sur les données collectées via le système PREV’AIR (2), lequel a signalé « pour les 30 juin, 1er et 2 juillet une augmentation des concentrations d’ozone sur une bonne partie de la France, avec une persistance du dépassement du seuil d’information sur plusieurs régions ». A l’annonce de ce bulletin, le ministère de l’écologie a notifié le maintien du dispositif d’information et de recommandation, et ce, tant que de telles conditions météorologiques persisteront.

Pour limiter au maximum ces pics d’ozone, ce dernier a, en outre, rappelé quelques recommandations telles que privilégier les transports en commun, la marche et le vélo pour assurer ses déplacements, réduire la vitesse de circulation pour les automobilistes ou encore « limiter les travaux nécessitant l’emploi de solvants organiques volatils ou de matières à base de solvants ». Il est également conseillé aux personnes sensibles (jeunes enfants, personnes âgées et/ou souffrant de problèmes respiratoires) de limiter leur activité.

Cécile Cassier

1- Dans notre dossier intitulé "L'air, un bien si précieux", nous vous proposons un tableau listant les différents organismes de contrôle de l'air au niveau régional, avec leurs coordonnées complète et lien vers leur site Internet. (*)

2- Mis en place en 2003 à l’initiative du ministère de l’écologie, le projet PREV’AIR (**) a pour objectifs d’anticiper les événements de pollution atmosphérique, d’informer le public sur la qualité de l’air et de développer l’expertise nationale en matière de pollution atmosphérique. Les prévisions sont accessibles depuis son site Internet au niveau mondial, européen et français pour l'ozone ; sur l'Europe et la France pour le dioxyde d'azote et à l'échelle européenne pour les particules.

 

(*) voir : http://www.univers-nature.com/dossiers/air-1.html

(**) voir : http://www.prevair.org/fr/index.php

11:35 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, société

La commercialisation de l’huile de lin sur le marché européen : prudence

lu sur : http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3830

04-07-2009

Appel à la prudence face à la commercialisation de l’huile de lin

De par sa richesse en Acide Alpha Linolénique ou ALA, acide gras essentiel faisant partie des si recherchés Oméga-3, l’huile de lin est largement mise en avant pour ses atouts nutritionnels bien que son utilisation s’avère délicate. En France, depuis le 4 décembre 2008, l’huile de lin raffinée est autorisée comme ingrédient en mélange dans les huiles alimentaires et les matières grasses tartinables. Mais, bien qu’elle soit effective dans de nombreux pays mondiaux et européens comme l’Allemagne, le Canada ou la Chine, la commercialisation de l’huile de lin vierge reste problématique pour la France. La raison de ce frein tient à la grande instabilité de cette huile qui se conserve très difficilement et peut s’avérer toxique en cas de péremption.

Ces doutes ne datent, certes, pas d’hier. En décembre 2004, l’Afssa (Agence Française de Sécurité Sanitaires des Aliments) était saisie d’une demande d’évaluation de l’emploi de l’huile de lin, nature ou en mélange, dans l’alimentation courante. Le 25 juillet 2006, l’Agence rendait ses conclusions, recommandant « une évaluation préalable à l’utilisation de l’huile de lin vierge, afin de s’assurer des conditions de stabilité ».

Toutefois, comme le note la DGCCRF (1), le Traité de l’Union ne permet pas de conditionner la mise sur le marché d’un produit légalement commercialisée au sein de l’Union européenne. Couramment utilisée dans les pays membres, l’huile de lin est, effectivement, l’objet d’échanges, notamment sur le territoire français. Seule l’attestation d’un risque avéré pour la santé des consommateurs pourrait justifier une interdiction de la commercialisation d’huile de lin vierge pure ou en mélange. Or, aucun des éléments avancés dans l’avis de l’Afssa émis en juillet 2006 ne permettait de s’opposer aux règles de la libre circulation des produits.

Etant dans l’incapacité de prouver avec certitude la dangerosité de la vente de l’huile de lin vierge, l’Afssa a, toutefois, renouvelé son avis en mars 2009, posant certaines conditions destinées à encadrer la mise sur le marché de cette huile. En raison de son oxydation rapide après l’ouverture de son contenant, l’huile de lin vierge doit ainsi faire l’objet de conditions de conservation spécifiques. La durée de conservation ne doit pas, d’une manière générale, dépasser 3 à 6 mois lorsque l’huile est stockée en bouteilles ou en conditionnements hermétiques. Dès que la bouteille a été ouverte, elle doit être conservée au réfrigérateur. Dans son avis, l’Afssa recommande, en outre, une utilisation à froid de l’huile de lin, en assaisonnements des salades ou en jus mixés. Elle peut être utilisée comme huile de cuisson dans la mesure où la température ne dépasse pas les 150 °C. Enfin, l’agence préconise de ne pas utiliser l’huile de lin dans l’alimentation des enfants de moins de trois ans.

Le conditionnement est, lui aussi, soumis à des mesures restrictives. Sont notamment recommandés une traçabilité des lots, depuis la pression des graines de lin jusqu’au conditionnement, ainsi qu’un volume de conditionnement maximal de 250 mL, ce dernier devant être réalisé en un matériau opaque.

Enfin, le principal concerné restant le consommateur, un effort particulier devra être fourni en matière d’étiquetage. Sur chaque emballage, devraient figurées les mentions suivantes : « réserver à l’assaisonnement », « ne pas chauffer », « conserver à l’abri de la chaleur avant ouverture », « conserver au réfrigérateur après ouverture », « ne pas conserver plus de trois mois après ouverture » et « ne convient pas aux enfants de moins de trois mois ».

Cécile Cassier

1- Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes.

11:29 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, société

03/07/2009

L'utilisation d'outils chez les chimpanzés

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/07/03/le-chimpanze-sourcier-du-miel_1214779_3244.html#ens_id=1214868

 

Compte rendu

Le chimpanzé, sourcier du miel

LE MONDE | 03.07.09 | 15h16  •  Mis à jour le 03.07.09 | 15h16

 

Le singe serait-il un homme comme les autres ? A étudier le chimpanzé, il est de plus en plus tentant de le penser, tant notre proche cousin se révèle subtil artisan. Un constat déjà ancien, que les observations publiées dans le Journal of Human Evolution (juin 2009) par le primatologue Christophe Boesch (Institut Max-Planck de Leipzig, Allemagne), grand connaisseur des us et coutumes de Pan troglodytes, le chimpanzé commun, viennent de confirmer au-delà de toute prévision.

Les chimpanzés ne sont pas seulement intelligents. Ils sont aussi gourmands. Et obstinés. Dans la forêt de Taï, en Côte d'Ivoire, ils cassent de grandes quantités de noix, des heures durant, à l'aide de pierres ou de longues branches dures. A Gombe, en Tanzanie, ils consacrent une bonne partie de leur temps à capturer termites et fourmis, selon des techniques de "pêche" variant d'une population à l'autre. Leurs outils proviennent de branchages, effeuillés et modifiés de façon à produire des objets de tailles et de formes différentes selon le rôle qui leur est prêté.

Ces découvertes, qui s'accumulent depuis une vingtaine d'années, avaient montré que l'homme partage avec les grands singes, mais aussi avec d'autres animaux (vautours, corbeaux, loutres), la faculté d'utiliser des outils. Champions hors catégorie de ce bricolage animalier : les chimpanzés. On leur connaît une trousse à outils d'une cinquantaine d'objets, chaque population employant plusieurs d'entre eux. Mais personne, jusqu'alors, ne soupçonnait les capacités mentales que peuvent montrer les chimpanzés du parc national Loango, au Gabon, pour récolter la nourriture dont ils raffolent : le miel.

 

"CAPACITÉS COGNITIVES"

"Notre étude n'ayant commencé qu'en 2005, les chimpanzés ne sont pas encore habitués à nous, et leur observation directe est restée exceptionnelle, précise M. Boesch. En revanche, nous avons collecté une grande quantité d'outils, la plupart employés à l'extraction du miel" : 614 exactement, recueillis entre février 2005 et septembre 2007 sur 45 sites d'occupation différents. "Dans cette région d'Afrique, certaines espèces d'abeilles font leur ruche dans les arbres, d'autres sous la terre, poursuit le chercheur. Pour chacune de ces situations, nous avons déduit de notre récolte que les singes utilisaient de trois à cinq types d'outils distincts, de façon séquentielle et dans un ordre prédéterminé. Ce qui signifie qu'ils sont capables de planifier leurs actions."

Mieux encore : les chimpanzés de Loango imaginent ce qu'ils ne peuvent voir, et fabriquent des sortes de "perforateurs" pour repérer, avec succès, les ruches souterraines... "Tout cela demande des capacités cognitives sophistiquées, peut-être comparables à celles qu'avaient les hommes au début de l'âge de pierre", estime M. Boesch. A quelques nuances près, toutefois : il n'a pas (encore ?) été trouvé chez les chimpanzés la moindre trace d'un "débitage industriel" analogue à celui de nos silex préhistoriques. Ni d'indices laissant penser qu'ils fabriquent leurs outils... à l'aide d'autres outils. Ouf ! L'honneur est sauf.

 

Catherine Vincent

Article paru dans l'édition du 04.07.09

19:22 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sciences

Dégel du permafrost et réchauffement climatique

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/07/03/le-sol-arctique-recelerait-deux-fois-plus-de-carbone-que-prevu_1214727_3244.html#ens_id=1099506

 

Le sol arctique recèlerait deux fois plus de carbone que prévu

LE MONDE | 03.07.09 | 15h10  •  Mis à jour le 03.07.09 | 15h10

 

La quantité de carbone stockée dans les couches supérieures du pergélisol arctique serait deux fois plus importante que certaines estimations publiées jusqu'ici. Selon des travaux internationaux publiés dans la dernière édition de la revue Global Biogeochemical Cycle, environ 495 milliards de tonnes (Gt) de carbone seraient emprisonnés dans le premier mètre de ces sols perpétuellement gelés, soit environ la moitié de la totalité du carbone présent aujourd'hui dans l'atmosphère terrestre. Or les strates supérieures du pergélisol sont les plus sensibles au changement climatique. Les chercheurs redoutent que leur dégel (déjà engagé dans certaines zones) ne conduise à un relargage dans l'atmosphère de dioxyde de carbone et de méthane, les deux principaux gaz à effet de serre. A l'aune de ces résultats, cette "rétroaction positive" pourrait, à l'échelle du siècle, aggraver le réchauffement en cours deux fois plus vite que les estimations actuelles.

 

 

Stéphane Foucart

Article paru dans l'édition du 04.07.09

 

La plus ancienne poterie

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/07/03/vieille-de-18-000-ans-la-plus-ancienne-poterie-est-chinoise_1214780_3244.html#ens_id=1214869

 

Vieille de 18 000 ans, la plus ancienne poterie est chinoise

LE MONDE | 03.07.09 | 15h18  •  Mis à jour le 03.07.09 | 15h18

 

Des tessons de céramiques découverts dans la grotte Yuchanyan, en Chine méridionale (Hunan), viennent d'être datés de 18 000 ans. Ce qui fait de cette poterie la plus ancienne jamais découverte. De précédents travaux avaient permis la mise au jour, dans la même région, de tels objets d'argile cuite plus récents de 2 000 à 3 000 ans. Ces résultats, publiés dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), s'appuient sur la datation au radiocarbone (carbone 14) de charbons et de collagène d'ossements animaux retrouvés dans la même couche stratigraphique. L'ensemble des datations effectuées sur les vestiges animaux du site indique une occupation de la grotte remontant à 21 000 ans environ. Des assemblages d'ossements animaux et des outils lithiques ont également été découverts sur le site.

Les chercheurs sont parvenus à réunir suffisamment de tessons pour reconstituer ce que devait être l'aspect de la céramique. D'aspect conique, celle-ci devait mesurer une trentaine de centimètres de hauteur. En outre, la qualité de sa facture laisse supposer que les artisans qui l'ont façonnée devaient être dépositaires d'un savoir-faire acquis de longue date.

La présence de telles céramiques à des époques aussi hautes pose question à la communauté scientifique. Elle suggère que la transition du paléolithique au néolithique s'est faite, en Asie de l'Est, sur de très longues périodes.

Au contraire, au Proche-Orient, le passage d'un mode de vie de nomades chasseurs-cueilleurs se fait relativement vite. Et ce n'est qu'autour du Xe millénaire avant notre ère que l'on retrouve de telles céramiques, sur des sites occupés par des populations déjà sédentarisées et maîtrisant les techniques agricoles. Une statuette en céramique datée d'environ 25 000 ans - la célèbre Vénus de Dolní Vestonice - a bien été mise au jour en Moravie (République tchèque) au début du XXe siècle, mais jamais aucun récipient remontant à des époques aussi anciennes n'a jamais été découvert.

Et pour cause : les chercheurs s'interrogent sur l'utilité de ces poteries primitives pour des populations ne maîtrisant pas encore l'agriculture - comme on le présume de celles occupant le site de Yuchanyan il y a 18 000 ans. Cependant, le site a également livré de rares restes de grains de riz. D'où ces questions : y avait-il plus de riz à l'origine qu'on n'en exhume aujourd'hui ? Ce riz était-il totalement sauvage ou déjà le fruit d'un embryon d'agriculture, dans une région réputée être le berceau de la domestication de cette céréale, à la base des régimes alimentaires de l'ensemble de l'Asie... Enfin, des questions se font également jour sur la nature de l'habitat qu'aurait représenté la grotte pour ses occupants d'il y a 18 000 ans.

 

Stéphane Foucart

Article paru dans l'édition du 04.07.09

19:12 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, préhistoire

Cancer et environnement

lu sur :

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hIXT7z5dokG1TKg9zc6cOLHZEAiA

 

Risques de cancer : le poids "majeur" de l'environnement

De Christine COURCOL – Il y a 20 heures

 

PARIS (AFP) — Tabac, produits chimiques, amiante, benzène des carburants, alimentation, le poids de l'environnement est "majeur" dans les risques de cancers et explique en bonne partie l'augmentation de leur nombre, ont souligné jeudi devant la presse les responsables de l'Afsset.

L'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) a rendu public un avis sur les liens entre cancers et environnement, se fondant sur un rapport publié en octobre par l'Inserm.

Ce texte, considéré comme "trop prudent" par les associations, soulignait le rôle "avéré" ou "débattu" pour le développement de cancers de nombre d'agents "physiques, chimiques ou biologiques" présents dans l'air, l'eau, les sols ou l'alimentation.

L'Afsset a complété ce rapport par des auditions de personnalités, de spécialistes ou d'associations.

"Il y a une énorme masse de cancers qu'on ne peut expliciter aujourd'hui", a souligné Martin Guespereau, directeur général de l'Agence. Pour lui, peu sont de fait explicables par un seul facteur (amiante, tabac), la plupart se reliant à "des facteurs croisés".

La génétique et le vieillissement jouent un certain rôle, mais "la part de l'environnement est majeure", selon le Pr Gérard Lasfargues, chef du département d'expertises de l'Agence.

Il reconnaît qu'"il y a beaucoup de trous dans les connaissance sur les mélanges et les données d'exposition à long terme".

Pour mesurer les multi-expositions, il faudrait non seulement additionner les impacts à tous les niveaux (domestique, professionnel, loisirs) mais aussi étudier les interactions entre substances.

En outre, les pluri-expositions peuvent survenir "à des moments et en des lieux différents".

"Alors, comment s'y prend-on pour faire reculer les futurs cancers ?", a lancé M. Guespereau, qui rappelle la hausse de leur nombre, même s'il y a relativement moins de décès. Et il affirme : "l'approche de prévention, qui s'appuie sur les risques connus, doit se doubler d'une approche de précaution" qui prenne en compte les risques même s'ils sont seulement "débattus".

Le directeur général de l'Afsset cite l'exemple du dichlorométhane, qui n'est pas classé cancérigène à ce stade et dont 11.000 tonnes sont utilisées par an tous azimuts, pour des matières plastiques, des parfums...

"On attend d'être sûr des effets ou on agit aujourd'hui ?", demande-t-il, préconisant de "développer une logique de précaution".

L'Afsset suggère ainsi la substitution des agents dont le potentiel cancérogène est en débat par d'autres substances moins dangereuses. Elle estime aussi qu'il revient aux industriels et acteurs socio-économiques de faire la preuve de l'innocuité de leurs produits, notamment pour les plus récents comme les nanoparticules.

Il faut aussi, en milieu professionnel, "renforcer les contrôles de l'application de la réglementation". La semaine dernière, l'Afsset avait déjà recommandé un renforcement immédiat de la protection des travailleurs exposés au formaldéhyde (formol), soit 190.000 travailleurs dans une centaine de professions.

Enfin, pour une bonne évaluation des risques, l'Afsset estime qu'il faut multiplier les études et croiser toutes les disciplines telles que "toxicologie, étude des expositions et sciences humaines et sociales".

En 25 ans, la fréquence de survenue du cancer en France a quasiment doublé chez l'homme (+93%) et fortement augmenté chez la femme (+84%). Cette hausse ne peut être attribuée qu'en partie à la poussée démographique (pour 25%) et au vieillissement (20%).

 

Copyright © 2009 AFP.

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02/07/2009

Publicité et développement durable

lu sur : http://www.arpp-pub.org/Nouvelle-Recommandation.html

 

L’Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP) a publié une " Nouvelle Recommandation Développement durable "

26.06.2009 - Le Conseil d’Administration de l’ARPP du 18 juin 2009 a validé les nouvelles règles de déontologie publicitaire relatives au développement durable, réécrites conformément à l’engagement pris dans la Charte pour une publicité éco-responsable signée en avril 2008 avec les pouvoirs publics. Très complet, ce dernier remplace trois textes antérieurs (Recommandations Arguments écologiques et Développement durable et Note de doctrine Véhicules en espaces naturels) et apporte plusieurs novations importantes.

 

Une volonté de simplification

Les professionnels ont souhaité un saut significatif en termes de clarté et de pédagogie. D’où la fusion de plusieurs textes en un seul et l’adoption d’une structure plus didactique.

De multiples sources d’inspiration

Outre l’avis émis par le CPP (Conseil Paritaire de la Publicité) en mars 2009, le groupe de rédaction s’est largement inspiré de la Norme ISO 14021, mais également du Code de la CCI (Chambre de commerce internationale) ainsi que des réflexions issues des études Ademe-ARPP sur ces questions.

Une approche résolument globale

Confirmant et approfondissant l’approche retenue en 2003, ce texte va au-delà des seules allégations environnementales pour englober l’ensemble du développement durable (en faisant des focus sur l’environnement si nécessaire). Ambitieuse, cette approche dote la France d’un texte sans équivalent en Europe.

Des réponses claires à des attentes fortes

Ce texte apporte des réponses opérationnelles sur des sujets particulièrement sensibles :

a) La prise en compte des cycles de vie – Ce texte intègre une définition de ce qu’est un cycle de vie, ses différentes composantes et de la façon dont il doit être abordé en publicité pour respecter les objectifs de véracité et d’objectivité. En allant aussi loin qu’il est techniquement possible de le faire aujourd’hui, notamment compte tenu de l’absence de référentiels publics.

Ainsi, par exemple, si un produit est présenté comme plus écologique parce qu’il intègre des pièces recyclables, le message devra être explicite, de façon à ne pas laisser penser au public que le produit présente des plus-values écologiques également au niveau de sa phase de consommation.

b) Les auto-déclarations environnementales – Le sujet est récurrent, au cœur de la Norme ISO 14021, dans un contexte de grand foisonnement des logos, distinctions, prix, et autres cautions. Le nouveau texte l’aborde en soulignant, entre autres, la nécessité d’une meilleure identification et explicitation de ces signes. L’objectif est que le consommateur puisse savoir à quoi il a affaire.

Dans cette idée, si un annonceur crée un logo, il faudra qu’il indique clairement dans sa publicité qu’il en est à l’origine (pas d’ambiguïté par rapport à un label officiel) et qu’il précise sa signification s’il y a un risque de confusion.

Mais également – au-delà de ces deux éléments majeurs, le nouveau texte marque des avancées significatives sur des sujets qui, pour être plus pointus, n’en sont pas moins importants. On retiendra notamment :

a) La présentation de dispositifs complexes – Comment communiquer sur la compensation carbone sans induire le public en erreur, par exemple ?

Ainsi, ce n’est pas parce qu’un constructeur automobile compense les émissions émises pendant deux ans par un véhicule qu’il peut afficher un slogan de type "tel modèle = zéro CO2".

b) La visualisation – Jusqu’où peut-on aller dans la "verdisation" d’un visuel ?

Par exemple, il ne sera plus acceptable d’identifier un avion à un oiseau ou une voiture à un arbre.

c) Les prototypes, les rêves – Par exemple, quand un produit n’existe qu’au stade expérimental, est-il possible de s’en prévaloir dans une publicité ?

Si un annonceur a développé un prototype, il pourra le mettre en avant dans sa publicité mais il devra le présenter comme tel, sans que le public puisse penser que le produit est commercialisé.

d) Du corporate au produit – Comment ne pas utiliser de façon abusive un positionnement corporate quand on fait de la communication produit, et inversement ?

Ainsi, un annonceur ayant développé une fondation en faveur de la protection des fonds marins ne pourra pas en tirer argument pour dire que ses produits issus de la mer procèdent d’une pêche durable.

Un renforcement du point sur la portée éco-citoyenne des messages

L’ancienne Recommandation Développement Durable avait innové en proscrivant la représentation dans la publicité de comportements contraires à la protection de l’environnement. Le nouveau texte ajoute une dimension complémentaire : la non dévalorisation par la publicité de la gravité des enjeux liés au développement durable. Par exemple, les publicités qui relativiseraient la gravité de la problématique du réchauffement climatique seront exclues.

Ce texte entrera en vigueur le 1er octobre 2009.

 

Jean-Pierre Teyssier, Président de l’ARPP :

"Après la réforme du dispositif de régulation professionnelle de la publicité, la mise en place d’un conseil systématique pour les arguments écologiques, la publication d’un Code sur la construction de maisons intégrant des règles environnementales, cette Recommandation est une étape supplémentaire dans l’accomplissement des engagements pris en faveur d’une publicité éco-responsable. L’étape suivante est la publication des résultats du bilan Ademe sur la bonne application des règles, prévue pour la rentrée prochaine."

01/07/2009

Feu vert au maïs transgénique MON 810

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/07/01/l-autorite-europeenne-redonne-son-feu-vert-au-mais-transgenique-mon-810_1213865_3244.html#ens_id=1213093

 

L'Autorité européenne redonne son feu vert au maïs transgénique MON 810

LE MONDE | 01.07.09 | 15h03  •  Mis à jour le 01.07.09 | 15h03

 

Un bras de fer se prépare entre les institutions communautaires et plusieurs Etats membres de l'Union européenne, concernant le maïs génétiquement modifié, produit par Monsanto, le MON 810. Mardi 30 juin, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), basée à Parme, a publié un nouvel avis scientifique favorable à la culture de cette variété, ainsi qu'à son utilisation dans les produits et les additifs alimentaires. Cela, alors que six pays (Allemagne, Autriche, France, Grèce, Hongrie et Luxembourg) ont interdit la culture de cette semence sur leur territoire.

Les OGM doivent être évalués tous les dix ans et le premier avis de l'EFSA sur le MON 810 datait de 1998. Dans ses conclusions réactualisées, le panel d'experts de l'Autorité européenne considère que cette semence "est aussi sûre que son homologue conventionnel pour ce qui est des effets éventuels sur la santé humaine et animale". Il estime qu'un impact néfaste sur l'environnement est "improbable", en particulier si "des mesures de gestion appropriées" sont mises en place pour limiter l'exposition possible d'insectes inoffensifs pour le maïs.

Pour Greenpeace-France, "une fois de plus, l'EFSA choisit d'ignorer les preuves scientifiques relatives aux effets négatifs sur l'environnement de ce maïs pesticide". Une attitude "d'autant plus grave que la Commission européenne ne se fonde que sur l'avis de cette seule agence". Or, en l'absence de majorité qualifiée dans le vote des Etats membres, c'est la Commission européenne - favorable aux OGM - qui décide des autorisations.

Signe de l'enjeu commercial, dès le 29 avril, le semencier américain Monsanto a révélé la position de l'EFSA, ce qui a fait monter son cours d'action à la Bourse de New York. Le MON 810, conçu pour résister aux chenilles d'un papillon nuisible, la pyrale, est le seul OGM dont la culture est autorisée en Europe, sur une superficie qui, selon Monsanto, a dépassé 107 000 hectares en 2008, les plus grandes parcelles se trouvant en Espagne.

Récemment, douze pays - dont la France, qui a activé sa clause de sauvegarde, et l'Allemagne, qui a décidé en avril de prohiber cette variété - ont fait part à l'EFSA de leurs interrogations devant le risque que le MON 810 crée une résistance chez les insectes ravageurs du maïs, tout en étant nocif pour d'autres insectes (papillons, coccinelles, puces d'eau). Et certains pays - dont ne font partie ni la France ni l'Allemagne - ont réclamé le droit d'interdire la culture de semences transgéniques sur leur sol, de leur propre initiative.

L'EFSA, dont tous les avis ont jusqu'ici été favorables aux OGM, est de plus en plus contestée (Le Monde du 30 juin). Les ministres européens de l'environnement, rejoignant les écologistes, demandent depuis plusieurs mois sa réforme.

 

Pierre Le Hir

Article paru dans l'édition du 02.07.09

Êtes-vous un cerveau ?

lu sur : http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/

Création d'une banque de cerveaux pour lutter contre Alzheimer

Une plate-forme de ressources biologiques a été créée à l'hôpital de la Salpêtrière. L'objectif de cette banque de données spécialisée dans la maladie d'Alzheimer est de constituer une collection de cerveaux sains et malades afin d'établir des comparaisons. Les prélèvements post-mortem des organes des donneurs seront réalisés dans le cadre des lois de bioéthique. Les Echos indiquent que les personnes souhaitant donner leur cerveau à cette banque peuvent contacter l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Le quotidien rappelle qu'il n'existe pas de modèle animal fiable pour vérifier in vivo l'évolution de la maladie.

Echos [Les] , 01/07/2009

voir : http://www.lesechos.fr/info/metiers/4881015.htm

16:41 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sciences, cerveau