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31/08/2009

Menace de boycott des magasins IKEA en Israël (suite)

lu sur :

http://www.liberation.fr/monde/0101586477-suede-et-israel-les-nerfs-a-vif

MONDE 22/08/2009 À 06H51

Suède et Israël, les nerfs à vif

Polémique . Un tabloïd accuse Tsahal de trafic d’organes sur des Palestiniens.

Par ANNE-FRANÇOISE HIVERT SCANDINAVIE, de notre correspondante (à Malmo)

 

Les relations diplomatiques entre la Suède et Israël ont toujours été tourmentées. L’Etat hébreu reproche fréquemment au royaume scandinave ses prises de positions propalestiniennes, tandis que Stockholm ne manque jamais une occasion de dénoncer les violations des droits de l’homme, commises par Tel-Aviv. Le ton est monté d’un cran après la publication d’un article, le 17 août, dans les pages du tabloïd suédois Aftonbladet.

Excuses. Le journaliste Donald Boström y accuse Tsahal de se livrer à un trafic d’organes, prélevés sur des Palestiniens, tués en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Colère en Israël. A Tel-Aviv, l’ambassadrice de Suède s’empresse de dénoncer l’article, qu’elle qualifie de «choquant et répugnant». Mais c’est sans l’accord de Stockholm qui rappelle à l’ordre sa diplomate et les excuses sont retirées. Il en va de la défense de la liberté de la presse, assure le ministère des Affaires étrangères suédois. Le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, se tourne alors vers le chef de la diplomatie suédoise, Carl Bildt, à qui il demande de «se dissocier publiquement»de la publication de l’article. L’intéressé compare sur son blog l’affaire à celle des caricatures de Mahomet et rétorque : «Ce n’est pas ainsi que fonctionne notre pays.»

Convoqué. En Israël, on manque de s’étouffer. «Cela nous rappelle l’attitude de la Suède pendant la Seconde Guerre mondiale, quand elle n’est pas non plus intervenue», s’insurge le chef de la diplomatie israélienne, Avigdor Lieberman. A Stockholm, l’ambassadeur de l’Etat hébreu est convoqué pour s’expliquer. De son côté, Israël envisage de porter plainte pour diffamation contre le journaliste. Et s’interroge sur l’opportunité de la visite prochaine de Carl Bildt, pourtant prévue de longue date.

    08:35 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : guerre

    25/08/2009

    Des arbres fruitiers en ville

    lu sur :

    http://www.letemps.ch/Page/Uuid/de8e292e-90ed-11de-a91a-bf1622a176df/Un_verger_dans_ma_rue

    Une bonne idée suisse ...

    VERDURE Mardi25 août 2009
    Un verger dans ma rue

    PAR VALÉRIE HOFFMEYER
    Etiqueté «convivial» et «durable», l’arbre fruitier tente une percée dans les préaux, les parcs et les nouveaux quartiers romands. Décryptage d’un phénomène «rurbain»
    Dix hectares de campagne en pleine ville. Et, au milieu, un verger. A Lausanne, la Campagne des Cèdres, campus estudiantin entre gare et lac, offre un morceau de paysage bucolique là où on ne l’attendait pas. Mais attention, de la véritable campagne, puisqu’on peut même y cueillir des fruits. Y marauder en toute légalité, entre deux cours dispensés dans les salles voisines ou simplement en traversant ce site devenu parc public.

    En Suisse romande, d’autres aménagements récents font la part belle aux pommiers, poiriers et cerisiers. Le long des nouveaux trams à Genève, bientôt sur un square à Renens, formant des allées au fil des chemins comme les noyers de Meinier… Sans parler des projets «griffés» des stars européennes du paysage, les Michel Desvigne, Michel Corajoud en France ou Peter Latz en Allemagne. Dans les concours pour l’aménagement de places, de nouveaux quartiers ou de préaux d’écoles, urbanistes, architectes et paysagistes plaquent de plus en plus souvent ce mot magique sur leurs planches: verger. Au même titre que les plantages – ces potagers urbains au pied des immeubles, à Lausanne notamment – le fruitier est désormais porteur de valeurs nouvelles, qui vont au-delà de la triviale question de sa productivité: convivialité, partage et écologie. Symbole nostalgique d’une campagne idéalisée par les citadins?

    «Le fruitier ne se prête pas vraiment à l’alignement en ville, mais il est parfois utilisé comme un alibi par les urbanistes, remarque Laurent Daune, professeur en architecture du paysage à la Haute Ecole du paysage, d’ingénierie et d’architecture à Genève. La ville mange peu à peu la campagne et, pour se donner bonne conscience, on rencontre de plus en plus cette intention de planter ici des lignes de fruitiers en limite d’urbanisation, là un verger public. Dans les faits, ce n’est pas si simple: il faut un système de type agricole pour l’entretien. Les fruitiers doivent être taillés régulièrement, la récolte se faire au bon moment. Je ne suis pas certain que ce soit un arbre idéal pour l’espace public.» Sauf s’il fait d’emblée partie d’un plan d’entretien adapté, qu’il se prête au site et à ses usagers, selon Laurent Salin, architecte-paysagiste qui, avec son bureau Paysagestion, a réaménagé la Campagne des Cèdres. «Nous avons planté un verger parce que cela avait du sens, à la fois sur le plan historique, puisqu’il y avait des hutins avant, et paysager: nous voulions un arbre qui permette de créer une continuité verte tout en préservant les vues par en dessous. Quant à savoir si les pommes finissent au sol ou dans l’estomac des passants…»

    Peu importe, c’est plus pour ce qu’ils évoquent que pour la récolte que ces petits arbres sont plantés dans les parcs publics ou les préaux des écoles. A fortiori le long des voies de tram! De faible développement et supportant bien la taille, certaines variétés s’adaptent à la ville qui se densifie. «Surtout s’il s’agit de plantes stériles, souligne Gérald Lecoultre, du bureau Gillig & Associés à Genève. Des cerisiers sauvages ou un poirier horticole ont ces avantages: ils fleurissent généreusement comme un «vrai» fruitier, mais ne laissent aucun fruit écrasé sur la voie publique. Et certains sont admis au titre de compensation écologique parce qu’indigènes. Du coup, on en plante beaucoup suite à des travaux. On en trouve sur la voie du tram TCMC à Meyrin et à Lancy.»

    Mais les puristes de la variété locale ne considèrent pas ces cousins stériles comme de vrais fruitiers. Le seul, le vrai, celui dont la plantation est soutenue par des fonds publics, doit présenter deux caractéristiques: être estampillé terroir et d’ascendance ancienne (adieu golden et gala, bonjour pomme d’api) et avoir été élevé en haute tige, c’est-à-dire porter sa couronne à 1,80 mètre du sol. Ces variétés-là, décimées par le feu bactérien et abandonnées au profit de fruitiers plus rentables, sont sauvées de la disparition dans des vergers-conservatoires qui fleurissent d’Aubonne à Pierre-à-Bot. Et on ne compte plus les initiatives de sauvegarde de ce patrimoine en péril. «Nous prévoyons la plantation de 2400 fruitiers anciens sur le territoire du Jura et du Jura bernois dans les quatre années à venir, déclare Michel Thentz, de la Fédération rurale interjurassienne, et cheville ouvrière du projet Vergers +. Nous venons d’obtenir le soutien financier de la Fondation suisse pour le paysage.» Des arbres qui seront d’abord plantés dans les vergers des agriculteurs, qui bénéficieront d’un soutien financier et logistique. Michel Thentz compte aussi sur la demande de particuliers pour leurs jardins, éventuellement de professionnels de l’aménagement.

    Mais ces derniers restent timides et pour cause. «En théorie, l’engouement pour les fruitiers est réel en ville comme à la campagne, mais quand on dit qu’il faut traiter, même peu, tailler une fois l’an, surveiller le feu bactérien, les privés comme les professionnels renoncent, selon Vincent Compagnon, pépiniériste chez Boccard à Genève. «Si les vrais fruitiers pouvaient être inscrits au titre d’arbres de compensation lors de travaux publics par exemple, nous pourrions en soutenir la production et en promouvoir mieux la plantation, suggère Pierre Sterchi, du Service des parcs et promenades de la Ville de Lausanne, fervent promoteur du fruitier en ville. Le fruitier pourrait occuper quantité d’espaces résiduels dans les quartiers, et pas seulement dans les écoquartiers, mais partout en ville.»

    24/08/2009

    Menace de boycott des magasins IKEA en Israël

    lu sur :

    http://www.letemps.ch/Page/Uuid/adfd2892-9024-11de-ac51-a58665e50c72|1

     

    Diplomatie  lundi24 août 2009

    Israël s’enflamme contre un article de journal suédois

    Serge Dumont Tel-Aviv

     

    Un article du quotidien «Aftonbladet» accusant les soldats israéliens d’avoir tué des Palestiniens pour prélever leurs organes est assimilé à un pamphlet antisémite. Le gouvernement suédois n’ayant pas présenté d’excuses officielles, la prochaine visite de son ministre des Affaires étrangères est compromise. Or il vient en Israël au nom de l’Union européenne, que préside la Suède.

    «Interdits de séjour»: le ministre de l’Intérieur de l’Etat hébreu, Elie Yshaï, a confirmé dimanche qu’il ne renouvellerait pas le visa et le permis de séjour de plusieurs journalistes suédois basés en Israël. Dans la foulée, l’Office de presse gouvernemental ne leur délivrera plus les cartes officielles leur permettant, entre autres, de circuler librement dans les territoires palestiniens.

    Tout a commencé la semaine dernière quand le quotidien suédois Aftonbladet a publié un long article reprenant des propos de Palestiniens accusant les soldats israéliens d’avoir, durant la première intifada, tué certains d’entre eux afin de prélever leurs organes.

    L’article, basé sur une seule source, faisait le lien avec la récente arrestation, aux Etats-Unis, des responsables d’une «yeshiva» (école talmudique) accusés de blanchir de l’argent et de participer à un trafic clandestin de reins entre leur pays et l’Etat hébreu.

    Jugé «diffamatoire voire antisémite» par l’ensemble de la classe politique ainsi que par la majorité des médias israéliens, l’article d’Aftonbladet a rapidement été condamné par l’ambassade de Suède à Tel-Aviv. Mais le gouvernement de Stockholm s’est désolidarisé de cette position. Or, Israël exige des excuses officielles des autorités suédoises, alors que celles-ci refusent de se mêler du dossier au nom de la liberté d’expression.

    En quelques jours, l’affaire s’est transformée en incident diplomatique majeur entre les deux pays. Mais également entre Israël et l’Union européenne, dont la Suède occupe actuellement la présidence.

    A Jérusalem, il se dit d’ailleurs que la visite que doit effectuer le 10 septembre le ministre suédois des Affaires étrangères, Carl Bildt en Israël et dans l’Autorité palestinienne a été reportée. Pourtant, le ministre doit s’y exprimer au nom de l’UE, pour soutenir le nouveau plan de paix que Barack Obama est censé présenter à la même période, et pour pousser à la reprise du dialogue entre Israël et l’Autorité palestinienne.

    «Quiconque refuse de condamner un pamphlet antisémite tel que l’article du Aftonbladet doit être considéré comme indésirable en Israël», a déclaré dimanche le ministre des Finances de l’Etat hébreu, Youval Steinitz. Un avis important puisque celui qui l’a prononcé passe pour le porte-voix de Benyamin Netanyahou.

    Quant au ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, il s’est déclaré prêt à rencontrer son homologue suédois, mais «seulement lorsqu’il aura condamné le journal». Il a aussi rappelé que le gouvernement de Stockholm n’avait pas traîné, en 2005, pour condamner les caricatures de Mahomet publiées par le quotidien Jyllands-Posten. Peu après la parution de l’article d’Aftonbladet, Avig­dor Lieberman a aussi comparé le silence du gouvernement suédois actuel à celui de Stockholm pendant la Deuxième Guerre mondiale.

    A l’instar de l’historien Tom Segev, plusieurs intellectuels israéliens estiment que l’acharnement des responsables politiques «risque de braquer davantage l’UE contre Israël dans un moment délicat». Mais ils sont peu nombreux, et leur impact est limité.

    Certains affirment qu’Israël «passe son temps à monter des affaires en épingle»; depuis dix ans, de nombreuses crises semblables ont en effet éclaté sous les motifs les plus divers. Avec la Belgique, la France, la Grande-Bretagne, la Suisse, l’Espagne et avec la Turquie entre autres.

    Durant le week-end, d’intenses négociations israélo-suédoises se sont déroulées par l’intermédiaire de l’ambassadeur de l’Etat hébreu à Stockholm, qui rencontrait le secrétaire d’Etat suédois aux Affaires étrangères. Confident de Benyamin Netanyahou et conseiller à la sécurité nationale d’Israël, l’ancien numéro deux du Mossad, Uzi Arad, s’est également entretenu au téléphone avec Carl Bildt. Pour ce que l’on en sait, les ponts entre les deux pays n’ont pas été rompus, mais les échanges ont été orageux. Une pétition a par ailleurs été lancée en Israël afin de boycotter la chaîne de magasins d’ameublement Ikea.

    12:54 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualités

    22/08/2009

    Critiques contre le développement du train à grande vitesse

    lu sur :

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/08/22/des-ecologistes-critiquent-le-developpement-du-train-a-grande-vitesse_1230915_3244.html#ens_id=1230991

     

    Des écologistes critiquent le développement du train à grande vitesse

    LE MONDE | 22.08.09 | 13h57  •  Mis à jour le 22.08.09 | 13h57

     

    Des écologistes contre les TGV ? L'hypothèse semblait improbable il y a peu. Les trains à grande vitesse apparaissaient comme le symbole d'une victoire environnementale sur les avions et les voitures. Et c'est sans difficulté que le Grenelle de l'environnement a produit un schéma de développement de nouvelles lignes à grande vitesse (LGV) de près de 2 000 km, avalisé par le Parlement, en juillet, puis par le gouvernement (Le Monde du 11 août).

    Mais, dans plusieurs régions, les projets suscitent une vive contestation. Et des écologistes estiment que la modernisation du réseau existant, beaucoup moins coûteuse et sans impact environnemental, doit être étudiée beaucoup plus attentivement.

    "Toute création de nouvelle ligne est pénalisante pour l'environnement", reconnaît Jean Sivardière, président de la Fédération nationale des associations d'usagers de transport (FNAUT), pourtant favorable au développement des TGV. Dans la Bresse, région de bocage et de zones humides, le projet Dijon-Lyon aurait "des conséquences irrémédiables sur des espèces protégées, car entraînant la destruction de zones naturelles classées (ZNIEFF) et rendant impossibles des corridors écologiques", écrit Thierry Grosjean, président de la CAPEN, une des associations de Saône-et-Loire qui se battent contre le projet.

    Dans le Sud-Ouest, on redoute la répétition des destructions occasionnées par l'autoroute Pau-Langon, en cours de construction : "La LGV Bordeaux-Hendaye est aussi inutile et destructrice que l'A 65", affirme Denise Cassou, de Landes Environnement Attitude. Sur le tracé Tours-Bordeaux, "l'atteinte à l'environnement est énorme, affirme Patrick Lantrès, du Comité TGV Réaction Citoyenne, dans le Poitou. Le projet a été conçu pour minimiser les dépenses de protection de l'environnement".

    La création de gares en rase campagne est aussi dénoncée : "Nous y sommes radicalement opposés, explique M. Sivardière. Soit elles rendent nécessaire pour s'y rendre de prendre la voiture, et l'on perd le gain environnemental du TGV, soit elles sont desservies par car, mais alors on perd le gain de temps."

    Ces nuisances sont d'autant moins acceptées que l'utilité des lignes nouvelles est souvent contestée. "Un record de vitesse a été battu en 1955 sur la ligne Bordeaux-Dax, à 300 km/h, ironise Simon Charbonneau, de Landes Graves Palus Environnement. Cela signifie que, si on l'ajustait, des trains classiques pourraient y rouler à 250 km/h."

    Le député Vert de Gironde, Noël Mamère, complète l'argument : "Compte tenu des coûts financiers et environnementaux entraînés par la création de ces voies nouvelles, la grande vitesse ne peut se réaliser qu'au détriment du réseau ferroviaire existant. Mieux vaut se contenter d'utiliser les voies existantes, en les modernisant."

    "Le problème, poursuit M. Sivardière, est que pendant qu'on investit pour faire de nouvelles lignes de TGV, on ne fait rien sur le réseau classique. La FNAUT a fait une étude, concluant que 10 milliards d'euros suffiraient à moderniser le réseau classique. A comparer aux 15 milliards que coûtera la ligne TGV en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Un kilomètre de TGV, c'est 20 millions d'euros ; moderniser une ligne, 2 millions."

    De surcroît, les nouvelles lignes à grande vitesse nuiraient en fait l'aménagement du territoire : "Le TGV est conçu pour les villes d'échelon européen tous les 400 km, mais il pousse au déclin des villes moyennes", affirme Victor Pachon, de la Coordination des associations de défense de l'environnement (CADE), en Pays basque. Cela explique ce qu'observe M. Charbonneau : "Il y a un divorce : les élus de base sont plutôt du côté des associations, alors que les grands élus soutiennent toujours les grands projets."

    La polémique a aussi un enjeu social : selon M. Grosjean, "les clients des TGV et des liaisons régionales n'appartiennent pas aux mêmes catégories sociales : la grande vitesse génère de l'inégalité".

    Face à ces critiques, la SNCF indique que la construction des lignes n'est plus de sa compétence et renvoie à Réseau ferré de France. RFF répond par une logique de maillage du territoire : "Notre philosophie est de toujours chercher quel sera le service pertinent, dit Jean-Marc Charroud, responsable des grands projets à RFF. Pour que les lignes nouvelles soient efficaces, il faut qu'elles soient correctement reliées." Mais pour lui, l'angoisse des villes moyennes est infondée : "Il ne faut pas les opposer aux grandes agglomérations : le coeur de ville ne va pas vivre parce qu'un train non rapide y passera, mais parce qu'il sera relié à une agglomération qui est un poumon régional."

    Au total, le débat sur les nouveaux TGV renvoie à une vision différente de l'avenir. Pour M. Sivardière, "il faut raisonner sur vingt ans : le pétrole sera rare et cher, le climat sera dégradé, il y aura un report quasi autoritaire du fret routier vers le rail et le maritime". Tout en revendiquant la modernisation des lignes classiques, la FNAUT accepte donc la majorité des nouvelles lignes annoncées en juillet.

    Mais pour d'autres, c'est le développement de la mobilité lui-même qui pose problème : "Notre position, explique M. Pachon, est qu'il faut une décroissance des transports. On nous explique que le développement du TGV dégagera des lignes pour le fret. Mais cela n'a pas de sens par exemple d'envoyer des pommes de terre belges se faire conditionner en Italie. Il faut se poser la question de la société que l'on veut."

     

    Hervé Kempf

    Article paru dans l'édition du 23.08.09

    21/08/2009

    Exposition des femmes enceintes aux polluants atmosphériques et croissance foetale

    lu sur : http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/page/2/

     

    Deux études de l'Inserm sur les substances toxiques pour le foetus

    Enfant Magazine cite deux études réalisées par l'Inserm. La première montre que les polluants atmosphériques, notamment ceux du trafic routier et du chauffage, peuvent entraîner, à la naissance, un poids plus faible et une diminution du périmètre crânien du foetus. D'après la deuxième étude, les femmes enceintes ont une mauvaise estimation des conséquences de leur consommation d'alcool. Enfant Magazine rappelle que le syndrome d'alcoolisation foetale constitue la première cause non génétique de handicap mental en France.

    Reprise information presse du 18 juin 2009 "Quel impact de l'exposition des femmes enceintes aux polluants atmosphériques sur la croissance foetale ?"

    Enfant Magazine , 01/09/2009

    Particules fines et moteur diesel

    lu sur : http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/page/2/

     

    La pollution liée aux particules fines

    Le Monde rappelle qu'en 1999, une étude menée en France, en Suisse et en Autriche, et publiée par l'OMS, avait révélé que l'exposition à long terme des adultes de plus de 30 ans à un air pollué par le trafic automobile provoquait 21.000 morts prématurés chaque année, de maladies respiratoires ou cardiaques. Il s'agissait de la première étude évaluant les effets sur la santé d'une exposition aux particules fines. D'après le quotidien, le gouvernement a actuellement pour objectif une réduction de 30% en 2015 de la teneur de l'air en particules fines. À partir de septembre 2009, l'installation d'un filtre à particules sur tous les nouveaux véhicules diesel sera obligatoire au niveau européen.

    Monde [Le] , 19/08/2009

    Accidents Vasculaires Cérébraux

    lu sur : http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/

     

    Un nouveau traitement permettrait de guérir 93% des AVC

    Baptisée Recanalise, une étude menée par le professeur Pierre Amarenco (Hôpital Bichat, Unité Inserm 698) a permis, en combinant deux traitements existants, d'obtenir 93% de guérison immédiate chez des patients atteints d'AVC lorsque l'intervention était pratiquée moins de 3 heures 30 après les premiers symptômes. Le reste des patients a été guéri après un suivi médical de 3 mois. Cette nouvelle procédure d'urgence associe un traitement intraveineux basé sur un médicament enzymatique (RTPA), et une technique consistant à ôter mécaniquement le caillot. Grâce à la méthode employée lors de l'étude Recanalise, le RTPA est injecté directement au contact du caillot. Seul inconvénient, d'après Le Figaro, "cette course contre la montre va coûter cher en ressources humaines et en fonctionnement des urgences neurovasculaires".

    Croix [La] , 21/08/2009 - Figaro [Le] , 21/08/2009 - Aujourd'hui en France , 21/08/2009

    17:48 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, médecine

    Aux USA exemption de taxes pour l'encouragement à la colonisation juive à Jérusalem-est

    lu sur :

    http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/20090817.OBS7826/pas_de_taxes_pour_une_association_de_procolons_israelie.html

    ISRAEL

    Pas de taxes pour une association de pro-colons israéliens aux Etats-Unis

    NOUVELOBS.COM | 17.08.2009 | 12:20

    Les donateurs américains d'une association de soutien à la colonisation juive à Jérusalem-est bénéficieraient d'une exemption de taxes accordée aux Etats-Unis, au titre d'aide à des "projets éducatifs".

    Dans son édition du lundi 17 août, le quotidien israélien Haaretz révèle que les donateurs américains de l'association "Ateret Cohanim", qui encourage la colonisation juive à Jérusalem-est, bénéficieraient d'une exemption de taxes aux Etats-Unis. Les "Amis américains d'Ateret Cohanim" auraient recueilli ces dernières années plusieurs millions de dollars pour cette association, dont l'objectif est de développer la présence juive dans la partie orientale de la ville annexée par Israël en juin 1967, et plus particulièrement la Vieille ville.

     

    Le financement d"institutions éducatives"

     

    Pour bénéficier d'une exemption de taxes, les "Amis américains d'Ateret Cohanim" sont enregistrés aux Etats-Unis en tant qu'organisme de financement d"institutions éducatives" en Israël, précise Haaretz. Mais la législation américaine interdit aux associations caritatives de s'engager dans des activités politiques. Les Amis d'Ateret Cohanim" financent exclusivement nos institutions éducatives", a déclaré le responsable de la campagne de fonds Daniel Luria, qui a démenti toute implication des donateurs américains dans l'achat de terrain à Jérusalem-est. Selon le quotidien israélien, pour l'année fiscale 2007, les "Amis américains d'Ateret Cohanim" ont recueilli 2,1 millions de dollars.

     

    "Renforcer les racines juives à Jérusalem-est"

    "Ateret Cohanim" est une association nationaliste et religieuse qui s'emploie à "renforcer les racines juives à Jérusalem-est par la rédemption de la terre", a affirmé Daniel Luria. L'un de ses principaux bailleurs de fonds est l'homme d'affaires américain Irving Moskowitz, dont le projet de construction d'un ensemble immobilier, approuvé récemment par les autorités, dans le quartier Cheikh Jarrah à Jérusalem-est, a provoqué de vives protestations. Au début du mois, des Palestiniens ont été expulsés de deux maisons dans ce même quartier. Quelque 200.000 Israéliens vivent dans une douzaine de quartiers de colonisation à Jérusalem-est, aux côtés de 270.000 Palestiniens.

     

    (Nouvelobs.com avec AFP)

     

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    lu sur lemonde.fr :

    Etats-Unis: exemption de taxes pour une association de colons (journal)

    17.08.09 | 08h03

     

    Les donateurs américains d'une association d'encouragement à la colonisation juive à Jérusalem-est bénéficient d'une exemption de taxes accordée aux Etats-Unis au titre d'aide à des "projets éducatifs", affirme lundi le quotidien israélien Haaretz.

    Toutefois, interrogée par l'AFP, l'association "Ateret Cohanim" a démenti que ses donateurs américains financent ses achats de terrains.

    Selon le journal, Les "Amis américains d'Ateret Cohanim" ont recueilli ces dernières années plusieurs millions de dollars pour cette association qui s'est donnée pour objectif de rejudaïser la partie orientale de la ville annexée par Israël en juin 1967, et plus particulièrement la Vieille ville.

    Pour bénéficier d'une exemption de taxes, les "Amis américains d'Ateret Cohanim", sont enregistrés aux Etats-Unis en tant qu'organisme de financement d'"institutions éducatives" en Israël, précise Haaretz.

    La loi américaine interdit cependant à une telle association caritative de s'engager dans des activités politiques.

    "Les Amis d'Ateret Cohanim financent exclusivement nos institutions éducatives", a déclaré à l'AFP le responsable de la campagne de fonds Daniel Luria.

    Il a néanmoins reconnu qu'Ateret Cohanim, une association ultra-nationaliste et religieuse, s'employait à "renforcer les racines juives à Jérusalem-est par la rédemption de la terre", en référence aux achats de terrains par cette association pour installer des colons au coeur de quartiers arabes.

    Pour l'année fiscale 2007, les "Amis américains d'Ateret Cohanim" ont recueilli 2,1 millions de dollars, selon le Haaretz.

    L'un des principaux bailleurs de fonds de cette association est l'homme d'affaires juif américain Irving Moskowitz, dont le projet de construction d'un ensemble immobilier, approuvé récemment par les autorités, dans le quartier Cheikh Jarrah à Jérusalem-est, a provoqué de vives protestations, en particulier de Washington.

    Au début du mois, des Palestiniens ont été expulsés de deux maisons dans ce même quartier. Quelque 200.000 Israéliens vivent dans une douzaine de quartiers de colonisation à Jérusalem-est, aux côtés de 270.000 Palestiniens.

    Créer des monnaies par millions

    lu sur :

    http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/08/18/creer-des-monnaies-par-millions_1229556_0.html

    Créer des monnaies par millions

    LE MONDE | 18.08.09 | 14h04  •  Mis à jour le 20.08.09 | 08h30

    Ne dites pas à Roland Canonica qu'il contribue à changer le monde, il croit qu'il est banquier... Et c'est d'un ton placide, avec un bel accent helvète de Neuchâtel, qu'il explique au journaliste français étonné que la Banque Wir existe depuis 1934, et que, oui, elle gère sa propre monnaie, et que, ma foi, ça marche bien : 60 000 entreprises participent au système. Bien sûr, on a été un peu prudents, on visite tous les clients avant d'ouvrir un compte. Ah, un détail, les wirs ne rapportent pas d'intérêts.

    Si M. Canonica est très heureux que vous l'appeliez, il n'est pas du genre à vous promettre que sa banque se pliera en quatre pour vous, et qu'il multipliera vos économies par miracle. "On vise le long terme", dit-il. Et, en passant : "C'est une opportunité pour résister à la mondialisation." En fait, la Banque Wir, dont M. Canonica se présente comme "le technicien", est un archétype des systèmes monétaires indépendants que de plus en plus de groupes divers veulent créer à travers le monde : elle crée et gère sa propre monnaie.

    Elle est née en Suisse en 1934, au coeur de la crise économique, de l'union d'une quinzaine de petites entreprises : celles-ci voulaient pouvoir s'échanger leurs produits, alors même que, faute d'argent, le commerce était au point mort. L'idée était de s'ouvrir des crédits mutuels au sein d'un Wirschaft Ring ("cercle économique"). Ils seraient comptabilisés en une unité spécifique, le wir, de valeur égale à un franc suisse.

    Comment cela fonctionne-t-il ? Quand l'entreprise A achète quelque chose à B, A reçoit un crédit et B enregistre le débit correspondant. Le débit en wir sera compensé par les ventes de B à un participant C, ou réglé en francs suisses, avec lesquels la convertibilité est totale.

    Le système a fait ses preuves, de nombreuses autres entreprises s'y sont agrégées, l'organe de comptabilité a obtenu le statut bancaire. Mais cette banque présente une caractéristique remarquable : elle ne cherche pas à gagner de l'argent, juste à faciliter les transactions entre les participants. "Nous pratiquons un taux de 0,8 %, pour couvrir les frais, dit M. Canonica d'un ton détaché. C'est beaucoup moins qu'ailleurs." Le système prospère : soixante-quinze ans après sa création, il fait circuler chaque année plus de 1,7 milliard de francs suisses (1,1 milliard d'euros), et il est cité en exemple par un des meilleurs spécialistes mondiaux des monnaies complémentaires.

    "Vous l'aimez cuit comment, votre saumon ? - Euh, comme vous voulez, ça ira." Bernard Lietaer reçoit très gentiment dans son grand appartement de Bruxelles, décoré de masques africains et asiatiques et de centaines de livres. Plutôt que de vous retrouver dans un restaurant, il prépare - avec talent, il faut le dire - le repas, tout en poursuivant la conversation.

    Son amabilité recouvre une longue et originale expérience de financier. Au sein de la Banque royale de Belgique, il a appartenu à la petite équipe qui a conçu le système monétaire qui a conduit à l'euro ; puis, il est devenu gérant d'un des premiers fonds spéculatifs, le Gaia Fund, au début des années 1990. Il était alors un des plus gros acheteurs "d'options" à la City de Londres. Mais, aussi étrange que cela paraisse, il a quitté ce jeu qui ne répondait pas à ses aspirations, et a commencé à se passionner en intellectuel sur le phénomène monétaire, avant de promouvoir les monnaies complémentaires.

    Pour comprendre sa démarche ou celle de la Banque Wir, il faut se rappeler un fait, si contraire au sens commun : la monnaie n'est pas fabriquée par une autorité centrale qui l'adosse à des réserves d'or ou d'argent ; elle est créée par les banques privées à partir des promesses de remboursement des emprunteurs. Et durant les dernières décennies, les banques se sont émancipées de toute autorité - avec les résultats que l'on sait.

    "L'homogénéisation monétaire, dit M. Lietaer, a incontestablement facilité les échanges à chacune des étapes historiques, le passage à l'Etat-nation, puis la mondialisation. Mais elle a aussi pénalisé la capacité de gérer les problèmes qui se manifestent dans les économies locales. En même temps, la puissance financière a tendance à se concentrer dans un nombre sans cesse plus réduit de centres de décision de plus en plus éloignés du citoyen ."

    Les conséquences sont néfastes. La monnaie est indifférente à la finalité de l'échange, et se moque de servir à enfouir des déchets toxiques ou à dispenser des cours d'alphabétisation. Elle pousse à des activités susceptibles de détruire l'environnement : "Quand une banque prête 300, il faut lui rendre 600. La croissance est nécessaire pour créer les 300 supplémentaires", explique Bernard Lietaer. La création monétaire étant aux mains des banques, elle conduit à la concentration d'argent d'un côté et à la sous-monétarisation d'une partie de la population mondiale de l'autre : "Cette rareté, écrit un autre spécialiste, Patrick Viveret, oblige les dominés à n'utiliser qu'une faible partie de leur potentiel d'échange et d'activité." Et puis, comme l'expérience actuelle le montre, le système financier est intrinsèquement instable.

    La solution de Bernard Lietaer à tous ces maux ? "Il faut de la diversité monétaire, comme il y a de la biodiversité dans une forêt, afin d'amortir les chocs. Les sociétés matriarcales ont toujours eu un système de double monnaie : une pour la communauté dans laquelle on vit, l'autre pour les échanges avec l'extérieur. Il nous faut créer des monnaies complémentaires qui permettent aux communautés de satisfaire leurs besoins d'échange sans dépendre d'une autorité extérieure."

    Le plus étonnant est que déjà, nombre de monnaies s'émancipent du système dominant : les bons de réduction dans les supermarchés, les "miles" des compagnies aériennes ou les chèques-déjeuner sont si courants qu'on n'y prête plus attention. A une échelle plus impressionnante, les "marchés d'émissions de gaz à effet de serre" mis en place par les Nations unies ou par l'Union européenne afin de parer au changement climatique ne créent rien moins qu'une nouvelle monnaie, la monnaie carbone.

    Partout dans le monde, des communautés créent de nouvelles monnaies : les SEL (système d'échange local) permettent aux individus d'échanger leurs compétences, comptées en unités de temps. Les SOL (abréviation de solidaire), expérimentés en France par une dizaine de communes, fonctionnent sur carte à puce comme une carte de fidélité dans un magasin - sauf que c'est tout un réseau de magasins et d'institutions qui participent au système.

    En Allemagne, plus d'une trentaine de monnaies régionales (appelées regio) ont cours. L'Argentine a passé le pire moment de sa crise financière, entre 1998 et 2002, avec des systèmes privés d'échange qui ont impliqué jusqu'à six millions de personnes. Au Brésil, dans un bidonville de Fortaleza, la Banco Palmas délivre depuis dix ans des microcrédits avec le palma , sa monnaie, qui présente un taux d'intérêt très faible. Elle a ainsi créé 3 200 emplois. D'autres villes brésiliennes commencent à imiter cette démarche.

    Le mouvement est stimulé par l'affaissement du système financier capitaliste, et va prendre une autre ampleur grâce aux nouvelles technologies. Les téléphones portables deviennent un moyen de paiement électronique. Une possibilité de plus en plus appréciée en Afrique, où le système bancaire est défaillant : au Ghana, par exemple, TradeNet permet d'effectuer les transactions des matières premières agricoles sur le téléphone.

    Internet pourrait permettre à des communautés autonomes de créer leur propre monnaie. Un réseau discret prépare cette mutation, dont Jean-François Noubel, cocréateur en son temps du serveur AOL, est un prophète : "La philosophie d'Internet peut s'appliquer à la monnaie comme elle l'a fait avec les médias, où l'on passe d'un système centralisé à un système où chacun est producteur et transformateur d'information. Il y aura ainsi des millions de monnaies, comme il y a maintenant des millions de médias. Il s'agit maintenant de fabriquer les outils d'interopérabilité, les protocoles permettant de mettre en réseau ce qui est fait."

    Concrètement, des groupes expérimentaux commencent à définir des règles d'échanges et des registres de crédit, avec deux caractéristiques essentielles : les monnaies ne peuvent générer de phénomène spéculatif, et elles peuvent être pondérées par des paramètres définis en commun, comme par exemple la bonne réputation que s'attire chaque membre du réseau. De la même manière qu'Internet repose sur des protocoles tels que HTML (format de données conçu pour représenter les pages Web), le réseau "Metacurrency project" (projet monnaies libres) achève d'élaborer un protocole pour des monnaies libres.

    Les banquiers qui tiennent les rênes des institutions monétaires laisseront-ils ce bouleversement arriver ? Jean-François Noubel ne s'en inquiète pas : "Le processus est énorme, il est dans l'air, il est en train d'arriver. On va déposséder les banques du pouvoir de faire la monnaie."

    Pour en savoir plus :

    Monnaies régionales, de Bernard Lietaer, éd. Charles-Léopold Mayer, 2008.

    Le site de "Metacurrency project" (création de monnaies) : http://flowplace.webnode.com/

    La Mare aux Canards (vidéo)- TINA Films, contact tinafilms@free.fr

    Découvrir les SOL : http://www.sol-reseau.org/

    Un dossier sur l'enjeu des monnaies plurielles : http://grit-transversales.org/

    12/08/2009

    A Java, le volcan Lusi pourrait vomir sa boue pendant encore cent ans

    lu sur :

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/08/12/a-java-le-volcan-lusi-pourrait-vomir-sa-boue-pendant-encore-cent-ans_1227867_3244.html#ens_id=1227951

     

    A Java, le volcan Lusi pourrait vomir sa boue pendant encore cent ans

    LE MONDE | 12.08.09 | 15h22  •  Mis à jour le 12.08.09 | 15h22

    Ile de Java (Indonésie) Envoyé spécial

     

    Au guidon de sa Mobylette, Januari vient souvent rouler sur les ruines de son village. Jatirejo, une ville cimetière, ancienne cité ouvrière du nord-est de l'île de Java en Indonésie, que l'éruption du volcan Lusi en 2006 a ensevelie sous 8 mètres de boue. Jatirejo, d'où n'émergent que bouts de charpente et pinacles de mosquée. "Avant, il y avait 2 000 maisons, des écoles, des usines. Le volcan a tout détruit. Aujourd'hui, on n'a plus qu'à promener les touristes", déplore le jeune homme. Dans ce paysage de désolation, seul se dessine au loin l'inquiétant champignon de fumée blanche de celui que l'on surnomme ici le "monstre" Lusi.

    Actif depuis le 29 mai 2006, le volcan ravage à petit feu la région industrielle et agricole de Sidoarjo. Chaque jour, il crache des tonnes de boue, d'eau et de gaz toxiques, au point qu'un lac visqueux s'est formé sur plus d'un millier d'hectares (cinq fois la superficie de Monaco). Pour freiner sa progression, des digues de terre ont été érigées, parfois fleuries, histoire d'égayer un décor de chaos.

     

    PERFORATION D'UN GISEMENT

    Au pied de remparts sans cesse fortifiés, on traverse pourtant des villages fantômes. Douze ont déjà été rayés de la carte. Les 45 000 habitants ont tous fui les coulées de boue. "On a été évacués dans un camp tout proche. On vit dans l'angoisse de la boue. Trois ans après, on attend toujours le remboursement de nos maisons détruites", raconte Fitria.

    La plupart des victimes rendent la compagnie pétrolière indonésienne Lapindo-Brantas responsable de leurs malheurs. Deux jours avant l'éruption, elle menait sur les lieux un forage exploratoire de gaz. La perforation d'un gisement d'eau sous pression, à 3 kilomètres de profondeur, aurait fracturé les roches. Des fissures sont remontées en surface jusqu'à faire jaillir un geyser bouillonnant d'eau, d'argile et de gaz. "Il est impossible qu'un forage ait pu produire un tel phénomène ,explique-t-on à Lapindo. Nous sommes ici sur une faille. Un séisme a pu provoquer cette catastrophe."

    Selon la société, le tremblement de terre, survenu le 27 mai 2006 à Yogyakarta, au centre de Java, a pu réactiver la faille (6,2 sur l'échelle de Richter). Même avec un épicentre à 280 km de là ? "Les volcans de boue sont liés à l'activité tectonique. La zone a d'ailleurs bougé dans les heures qui ont suivi le séisme. A chaque secousse, l'intensité de Lusi s'accroît avec une augmentation des débits de boue", souligne Adriano Mazzini, géologue à l'université d'Oslo (Norvège).

    Tous les scientifiques ne partagent pas cette thèse. "L'épicentre du séisme était trop éloigné et sa magnitude trop faible pour avoir un tel impact", nous confie l'Américain Michael Manga, chercheur à l'université de Berkeley en Californie. Ses prévisions sur la durée de l'éruption ne sont guère optimistes : "Au mieux, entre dix et cent ans. Cela va dépendre des pressions et des concentrations en eau et en gaz dans le sous-sol", explique-t-il.

    Devant l'énigme Lusi, les autorités ont bien tenté de stopper l'éruption : comme obstruer la cheminée du cratère avec un chapelet de boules en béton. Sans succès. Face à la menace omniprésente d'inondations, la boue est pompée, traitée, puis évacuée par pipeline vers le fleuve Porong. Tout l'écosystème, jusqu'à la mer de Java, s'en trouve bouleversé. Au grand désespoir des éleveurs de poissons et de crevettes, confrontés à une pollution des eaux. "On a 70 % de production en moins, déplore Saiful Bakhri, patron d'une coopérative. Avant, il y avait 25 éleveurs, il n'y en a plus que 3. Les autorités doivent stopper ces rejets ."

    Signe de l'intense activité du sous-sol de Sidoarjo, un deuxième cratère de boue vient de se former, non loin du volcan Lusi. Une réplique qui ne surprend pas les chercheurs. Selon Andang Bachtiar, de l'Association des géologues indonésiens, "un phénomène identique s'est produit dans cette zone entre dix mille ans et un million d'années".

     

    Arnaud Guiguitant

    Article paru dans l'édition du 13.08.09

    OGM et pollinisation : la contamination des semences naturelles est inévitable

    Destruction de 30 hectares de maïs contaminé aux OGM
    L EXPRESS.fr avec AFP, publié le 10/08/2009 12:50
    En cause, des semences fournies par la société Pioneer à des agriculteurs de la Sarthe.
    Trois parcelles de maïs représentant une trentaine d'hectares ont été détruites dans la Sarthe (à Dangeul, Courgains et Saint-Vincent-des-Prés), fin juillet, après la découverte de traces d'OGM dans des semences fournies par la société Pioneer, a-t-on appris ce lundi auprès de l'entreprise et d'un agriculteur.

    "Des traces d'OGM inférieures à 0,1% ont été constatées par la Direction de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes dans un lot de semences conventionnelles en provenance de Hongrie", a indiqué à l'AFP Karine Affaton, responsable de communication de l'entreprise basée en Haute-Garonne, filiale du groupe chimique américain Dupont De Nemours. "Grâce à la traçabilité nous avons pu rappeler tous les sacs provenant de ce lot sauf pour trois exploitations de la Sarthe qui avaient déjà ensemencé, a précisé Karine Affaton. Comme il n'y a aucun seuil de tolérance en France, nous avons dû procéder à la destruction des parcelles concernées."
    Francis Lecorcier, un des agriculteurs concernés, a été contraint par la préfecture de détruire son champ avant la floraison du maïs. "C'est le principe de précaution qui a été strictement appliqué", a-t-il expliqué. "Nous respectons toutes les règles mais nous ne pouvons pas être à l'abri d'une présence fortuite d'OGM due à la pollinisation dans les pays comme la Hongrie où la culture d'OGM est autorisée", plaide Karine Affaton.

    09/08/2009

    Une ville australienne interdit les bouteilles d'eau

    Un exemple à suivre !

     

    lu sur :

    http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/environnement/20090709.OBS3705/une_ville_australienne_interdit_les_bouteilles_deau.html

    PREMIERE

    Une ville australienne interdit les bouteilles d'eau

    NOUVELOBS.COM | 09.07.2009 | 17:04

    Les habitants de la petite ville de Bundanoon ont décidé d'interdire la vente de bouteilles dans leur commune afin de limiter le coût environnemental que représentent l'extraction, l'embouteillage et la distribution.

    (Reuters)

     

    Les habitants de la ville Bundanoon en Australie ont décidé, mercredi 8 juillet, d'interdire la vente de bouteilles d'eau dans leur commune, une première mondiale dans la lutte pour la protection de l'environnement.

    Cette décision a été votée à la quasi-unanimité lors d'une réunion publique à laquelle participaient 350 résidents des 2.500 habitants de cette petite ville située dans l'Etat du New South Wales. Seules deux personnes ont voté contre, un habitant et le représentant de l'industrie de l'eau minérale.

     

    "Bundy on Tap"

    L'interdiction de vente de bouteilles d'eau fait partie d'une campagne de sensibilisation à l'environnement lancée par la municipalité et baptisée "Bundy on Tap" (de "Bundy", surnom de la ville et "Tap" signifiant robinet).

    C'est un projet d'une société de boissons qui a sensibilisé les habitants au coût environnemental que représentent l'extraction, la mise en bouteille et la distribution de l'eau minérale. Celle-ci envisageait en effet d'exploiter une réserve d'eau située sous la ville. "La société voulait extraire l'eau localement, la mettre en bouteille à Sydney et la ramener ici pour la vendre", explique à la BBC l'un des responsable de la campagne.

    Si les habitants de Bundanoon devront maintenant se contenter de l'eau du robinet, les visiteurs, eux, se verront remettre une bouteille réutilisable, marqué du slogan "Bundy on Tap".

    (Nouvelobs.com)

    08/08/2009

    Une étude affirme qu'une plage française sur dix est menacée de fermeture en 2015

    lu sur :

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/08/08/une-etude-affirme-qu-une-plage-francaise-sur-dix-est-menacee-de-fermeture-en-2015_1226769_3244.html#ens_id=1226839

     

    Une étude affirme qu'une plage française sur dix est menacée de fermeture en 2015

    LE MONDE | 08.08.09 | 13h32

     

    À Marseille, les treize plages fermées le 2 août, suite à la pollution provoquée par un violent orage, ont été rouvertes. Mais c'est une plage française sur dix qui est menacée de fermeture en 2015, selon la Surfrider Foundation Europe.

    Cette association basée à Biarritz et créée en 1990, sous l'impulsion, six ans plus tôt, à Malibu (Californie), de surfeurs soucieux de protéger leurs plages, s'est fixé pour objectif la sauvegarde du littoral. Elle compte aujourd'hui un millier de bénévoles, et revendique 5 000 adhérents et plus de 15 000 sympathisants.

    Elle effectue ses propres mesures de la qualité de l'eau, et a établi une liste des plages qui seraient fermées selon les critères de la nouvelle directive européenne, qui doit entrer en vigueur en 2015. Dans son rapport, l'association prévoit la fermeture de 171 plages "non conformes" sur les côtes françaises - sur 1 974 plages étudiées - contre sept aujourd'hui.

    Après la publication de cette étude, certains départements ont manifesté leur inquiétude. La direction générale de la santé (DGS) a tenté de les rassurer en invoquant des erreurs d'analyse, un argument contesté par la Surfrider Foundation. La DGS assure de plus que certains sites ont fait l'objet d'un nombre insuffisant de prélèvements. Elle a annoncé son intention de publier bientôt sa propre simulation, à partir des contrôles effectués en 2008 par les directions départementales des affaires sanitaires et sociales.

     

    Quatre catégories

    Selon Olivier Barrière, membre actif de Surfrider Foundation Europe, l'ancienne directive européenne, qui datait de 1976, était "désuète". Il était "temps, selon lui, de faire une remise à jour". Le seuil de tolérance des polluants bactériologiques va être divisé par quatre par le nouveau texte, qui impose aussi la prise en compte des résultats d'analyses concernant les quatre dernières années.

    Les eaux de baignade seront classées en quatre catégories : excellente, bonne, suffisante ou insuffisante. Seules les plages entrant dans les trois premières catégories seront considérées comme conformes. Contrairement aux souhaits de la Surfrider Foundation Europe, le nouveau texte n'impose aucun contrôle des polluants chimiques.

    L'association réclamait aussi la mise en place d'un contrôle des zones d'activités nautiques, et un suivi toute l'année : aujourd'hui, seules les zones de baignade sont testées, et les contrôles ne sont effectués qu'en période estivale. Même si elle déplore qu'aucune de ces demandes n'ait été prise en compte, la Surfrider Foundation Europe note un "net progrès" dans le domaine de l'information du public.

    Un autre problème inquiète l'association : plutôt que de régler les problèmes de pollution sur certaines zones de baignade, beaucoup de collectivités préfèrent fermer celles-ci. Face à une réglementation quatre fois plus sévère, le nombre de zones de baignade accessibles risque donc de fortement diminuer. Certaines collectivités ont déjà commencé à faire des efforts, mais toutes n'ont pas les moyens financiers de se mettre aux futures normes européennes.

    Par ailleurs, certaines zones sont polluées par des cours d'eau venant de régions situées en amont. "Des efforts sont donc également à produire en dehors de la zone du littoral", rappelle la Surfrider Foundation. C'est l'un des points sur lesquels elle avait insisté lors du Grenelle de la mer.

     

    www.surfrider.eu,   l'intégralité du rapport et la liste des plages sur le Web

    L. Lcq

    Article paru dans l'édition du 09.08.09

    La prolifération des algues, un danger pour le littoral

    lu sur :

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/08/08/la-proliferation-des-algues-un-danger-pour-le-littoral_1226765_3244.html

     

    La prolifération des algues, un danger pour le littoral

    LE MONDE | 08.08.09 | 13h32  •  Mis à jour le 08.08.09 | 17h45

     

    La mort d'un cheval sur une plage des Côtes-d'Armor, fin juillet, a relancé la polémique à propos des marées vertes provoquées par la prolifération d'algues sur certains littoraux. Le malaise dont a été victime le cavalier lui-même est bien dû à l'inhalation d'hydrogène sulfuré, un gaz toxique dégagé par la décomposition des algues, selon le médecin qui a examiné le jeune homme. Apparues dans les années 1970 dans plusieurs régions du monde, ces accumulations d'algues comme l'ulve, dite "laitue de mer", sont une conséquence de l'emploi massif par les agriculteurs d'engrais azotés et du lessivage des sols par les pluies. Mais la pollution n'est pas seule en cause : le réchauffement climatique provoque l'apparition d'algues toxiques, notamment en Méditerranée.

    Les algues peuvent-elles tuer ? La mort d'un cheval sur le littoral des Côtes-d'Armor, fin juillet, dans une zone où prolifèrent des algues vertes et où plusieurs incidents ont déjà eu lieu, a ramené le projecteur sur le phénomène des marées vertes, sensible depuis les années 1970 dans plusieurs régions du monde, notamment en Bretagne. Les effets sanitaires de ces algues font encore l'objet de débats animés entre spécialistes.

    La fameuse laitue de mer, ou ulve, recouvre deux espèces relativement proches : Ulva armoricana et Ulva rotundata. Ces végétaux invasifs se plaisent plus particulièrement dans les baies semi-ouvertes, pourvues d'un ou de plusieurs cours d'eau, comme il en existe notamment dans les régions de Lannion et de Saint-Brieuc.

    Comme tout végétal, l'ulve a besoin de soleil, mais aussi de deux nutriments : le phosphore et l'azote. Ce dernier se trouve au coeur du problème et avec lui la question de l'agriculture intensive et de la surfertilisation des sols. Lessivant les nitrates des sols, les pluies printanières transportent ces nutriments azotés vers les zones littorales. La Bretagne est particulièrement touchée, à cause de sa forte concentration de zones agricoles.

    "Sur le sol breton se trouvent 5 % de la surface agricole utile française, mais aussi 60 % des élevages de porcs, 45 % de volailles, et 30 % de veaux, explique Jean-François Piquot, porte-parole de l'association Eau et rivières de Bretagne. Il y a eu une telle concentration de bétail que la terre et l'eau se trouvent chargées en nitrates à un taux bien supérieur à ce qu'elles peuvent supporter."

    En elles-mêmes, les algues vertes ne sont pas nocives. Mais elles s'échouent sur les plages et commencent à s'y décomposer, formant une croûte blanchâtre sous laquelle l'hydrogène sulfuré (ou sulfure d'hydrogène) qu'elles dégagent est emprisonné. Dès qu'il y a rupture de la croûte, ce gaz nauséabond - mortel en cas de fortes inhalations - est libéré. D'après les analyses effectuées par Air Breizh, organisme agréé pour la surveillance de la qualité de l'air en Bretagne, les émissions d'hydrogène sulfuré sur le littoral sont régulièrement supérieures aux seuils fixés par l'Organisation mondiale de la santé.

    Pour lutter contre la prolifération d'algues vertes, "l'idéal serait de changer les pratiques agricoles, estime Jean-François Piquot. Notamment en évitant la concentration des terres destinées aux bétails". Ce qui a déjà été fait dans certaines zones proches des points de captage d'eau potable.

    En attendant, les algues sont ramassées, mais cela a un coût. Pour la commune d'Hillion, il s'est élevé en 2008 à 100 000 euros, auxquels se sont ajoutés 400 000 euros apportés par le conseil général des Côtes-d'Armor.

    Pour les recycler, l'épandage à base uniquement d'algues est une solution. Mais, peu informés, les agriculteurs les ajoutent en général aux engrais habituels, ne faisant ainsi qu'augmenter la quantité d'azote (une tonne d'algues en contient 1,2 kg). Le même phénomène de marée verte s'était produit en Chine, en 2008, peu avant l'ouverture des Jeux olympiques de Pékin. La pollution avait engendré une prolifération d'algues vertes dans la station balnéaire de Qingdao, qui s'apprêtait à recevoir les épreuves de voile.

    Les autorités avaient dû employer les grands moyens pour régler le problème, faisant appel à plus de dix mille bénévoles pour nettoyer le site. Le phénomène est pourtant bien connu en Chine : le lac Taihu, situé dans le delta du fleuve Yangze, avait été le cadre d'une marée verte en 2007. Deux millions de personnes avaient alors été privées d'eau potable pendant quinze jours.

    L'ulve n'est pas la seule à provoquer des dégâts : Ostreopsis ovata sévit actuellement sur la Côte d'Azur. Cette algue, invisible à l'oeil nu, vit fixée sur les grandes algues. "Elle se retrouve parfois dans l'air, déplacée par les embruns de la mer et peut entraîner, par son inhalation, des troubles respiratoires, de la fièvre, une toux ou encore un rhume", explique Rodolphe Lemée, chercheur à la station marine de Villefranche-sur-Mer (Alpes-Maritimes). Les symptômes diminuent en général en un jour ou deux, sans complications.

    Le 30 juillet, et ce pour la deuxième année d'affilée, la présence d'Ostreopsis ovata a conduit à une interdiction de baignade sur une plage de Villefranche-sur-Mer : des analyses avaient révélé un taux de 184 000 cellules de cette algue par litre d'eau, alors que le seuil d'alerte est fixé à 100 000 cellules. Cette fois, c'est le réchauffement climatique qui est en cause. D'origine tropicale, cette espèce est présente en Méditerranée depuis la fin des années 1990.

    L'Italie, l'Espagne ou l'Algérie ont, elles aussi, été touchées : plus de deux cents intoxications ont été recensées en juillet sur les plages d'Alger. Ostreopsis ovata a également été repérée en Nouvelle-Zélande.

    L'inquiétude plane par ailleurs quant à l'arrivée en Europe d'une micro-algue bien plus toxique : Gambierdiscus toxicus pose depuis des années un énorme problème sanitaire sous les tropiques. Certains poissons infectés par cette algue sont susceptibles de provoquer un empoisonnement chez l'homme et sont donc interdits à la consommation.

    L'intoxication se manifeste par une démangeaison féroce, qui a donné à cette maladie le nom de "gratte". En 2008, Gambierdiscus toxicus a été localisée en Grèce. Le réchauffement climatique est, encore une fois, la cause la plus plausible de cette migration.

     

    Lucie Lecocq

    Article paru dans l'édition du 09.08.09

    07/08/2009

    Familistère, l'oeuvre révolutionnaire de Godin

    lu sur :

    http://www.lemonde.fr/culture/article/2009/08/07/au-familistere-l-oeuvre-revolutionnaire-de-godin-en-ses-appartements_1226559_3246.html#ens_id=1226621

     

    Au Familistère, l'oeuvre révolutionnaire de Godin en ses appartements

    LE MONDE | 07.08.09 | 14h38  •  Mis à jour le 07.08.09 | 17h31

    Guise (Aisne) Envoyée spéciale

     

    Au Familistère de Guise, dans l'Aisne, Palais social de Jean-Baptiste André Godin (1817-1888) construit en 1859 et classé monument historique en 1991, l'appartement de l'audacieux capitaine d'industrie, juste restauré et ouvert au public, raconte son oeuvre révolutionnaire. Patron autodidacte, inventeur des fameux poêles Godin en fonte de fer, ce fils de serrurier parti de rien deviendra en vingt ans numéro un des appareils de chauffage et réalisera avec pragmatisme l'utopie sociale du phalanstère de Charles Fourier (1772-1837).

    Dès 1859, M. Godin se réserve un appartement dans le premier pavillon achevé. En 1877, il emménage avec sa collaboratrice et compagne Marie Moret au premier étage de l'aile droite nouvellement bâtie. La restitution des éléments décoratifs - moulures, plinthes et parquets au lieu des tomettes des logements du personnel - montre que l'appartement du patron diffère bien peu de ceux des employés. Ici, ouvriers, cadres et dirigeants cohabitent sans hiérarchie.

     

    PHALANSTÈRE AMÉRICAIN

    Ses portraits, ses ciseaux de sculpteur - son passe-temps favori avec la craniologie -, ses ouvrages La Richesse au service du peuple et Solutions sociales, dévoilent l'homme. Le livre d'or témoigne de son aura auprès de visiteurs comme Zola. Sont recensées les utopies sociales et les colonies expérimentales de l'époque, comme celle de New Lanark, en Ecosse, coopérative textile lancée par Robert Owen. Une carte monumentale du Texas rappelle l'engagement de Jean-Baptiste André Godin auprès de Victor Considérant, dont il finança l'installation du phalanstère dans l'Etat américain, sur le modèle de Fourier. L'entreprise fut un échec, faute de mise en oeuvre d'un projet économique. Une leçon qu'il retiendra.

    La réussite fulgurante de l'industriel, fondée sur l'innovation, lui permet de mettre en pratique l'association Capital-travail et son corollaire, le progrès social. Il veut procurer à ses salariés des équivalents de la richesse : logement, éducation, nourriture, divertissement. Ainsi est né, à côté de la manufacture et sur 6 hectares, le "Palais social", quadrilatère de brique rouge où seront logés jusqu'à 1 750 employés et leurs familles dans des appartements lumineux, confortables, avec buanderie collective et sanitaires à l'étage. Sont construits théâtre, piscine - le domaine borde l'Oise : les enfants doivent savoir nager -, kiosque à musique pour la fanfare, potager et jardin d'agrément. L'école, obligatoire jusqu'à 14 ans, accueille filles et garçons. La loi de Jules Ferry date de 1882, celle de la mixité scolaire de 1975.

    Sa vision de l'entreprise est autogestionnaire. En 1880, il crée l'association Capital et travail : les salariés deviennent propriétaires de l'usine : "Il est temps de se demander si ceux qui créent la richesse n'ont aucun droit aux bienfaits et splendeurs qu'elle procure", écrit-il en 1871.

    Sous la direction de l'architecte Luca Lotti, avec Frédéric Panni, conservateur du patrimoine, et un budget de 558 101 euros - financé par l'Etat (33 %), la Communauté européenne (38 %), le département et le Syndicat mixte du Familistère Godin (SMFG), l'appartement et toute l'histoire de cet aventurier éclairé revit. Après sa mort, la propriété collective perdurera jusqu'en 1968, année de la dissolution de l'association Capital et travail. L'usine périclite alors faute d'activité industrielle. Godin SA est depuis 1988 propriété des Cheminées Philippe. Et le Familistère appartient au Syndicat mixte de collectivité publique (SMFG), hormis les ailes du pavillon central, restées en copropriété.

    Le projet Utopia, mis en oeuvre en 2000 pour la valorisation culturelle et touristique du site, maintient la mixité des usages. "Actuellement, précise Bruno Airaud, coordinateur du programme Utopia, la maternelle accueille 80 enfants et l'école primaire 110. Vingt-cinq appartements sont habités par des anciens du familistère. L'objectif est de ne mettre personne dehors."

    Le pavillon des économats, occupé par l'accueil, la librairie et la buvette, est d'ores et déjà restauré. La buanderie et la piscine ont été réhabilitées, avec une exposition sur le thème de l'hygiène. Le jardin et le potager sont remis en état. Prochaine étape, la réouverture de l'unité d'habitation du pavillon central en mars 2010, puis la rénovation du théâtre. Au final, l'ensemble sera considéré comme un "musée de site" illustrant la société égalitaire rêvée et bâtie, il y a cent cinquante ans, par un capitaliste visionnaire.

     

    Familistère de Guise,

    Guise (Aisne). Tél. : 03-23-61-35-36. De 10 heures à 12 heures et de 14 heures à 18 heures ; fermé lundi. De 3 € à 6 €.

    www.familistere.com

     

    Florence Evin

    Article paru dans l'édition du 08.08.09

    05/08/2009

    L'Islande face à un scandale bancaire de plusieurs milliards d'euros

    lu sur :

    http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/08/04/l-islande-face-a-un-scandale-bancaire-de-plusieurs-milliards-d-euros_1225749_1101386.html

     

    L'Islande face à un scandale bancaire de plusieurs milliards d'euros

    LEMONDE.FR | 04.08.09 | 20h08  •  Mis à jour le 05.08.09 | 12h34

     

    Il n'était bien entendu pas prévu que l'affaire soit rendue publique. En pleine période de crise, les Islandais apprennent que, deux semaines avant de faire faillite, la plus grosse banque de leur pays a prêté des sommes allant de 45 millions à 1,4 milliard d'euros… à ses principaux actionnaires.

    Le 29 juillet, sur Wikileak.org (*), un site qui permet de donner une audience aux fuites d'informations tout en protégeant les sources, a été publié anonymement un "loan book" ("livre de prêts") de la banque islandaise Kapthing. Le document, "privé et confidentiel", liste, sur 210 pages, 205 emprunteurs de la banque à travers le monde. Et dans l'entourage de la juge Eva Joly, qui s'occupe de la commission d'enquête, l'authenticité du document n'est pas remise en question.

    Le document est daté du 25 septembre 2008. Deux semaines plus tard, le 9 octobre, la banque est mise sous tutelle et placée en cessation de paiements. Et parmi les 205 emprunteurs, on trouve essentiellement des actionnaires de la banque.

     

    DES CENTAINES DE MILLIONS D'EUROS PRÊTÉS AUX ACTIONNAIRES

    Des noms reviennent régulièrement au fil des 210 pages. Par exemple les frères Ágúst et Lýður Guðmundsson, qui dirigent le groupe Exista, le plus gros actionnaire de la banque. Exista possède 99 % du groupe Skipti, également actionnaire de Kaupthing Bank. Exista a reçu un prêt de 1,42 milliard d'euros, Skipti, de 320 millions d'euros.

    Robert Tchenguiz est directeur du groupe Exista. Il a reçu personnellement un prêt d'un peu plus d'un milliard d'euros. Son frère, Vincent, a, lui, reçu 200 millions d'euros en prêt. Ólafur Ólafsson, un autre homme d'affaires, a emprunté personnellement 48 millions d'euros. Mais il est également président du conseil administratif de la holding Alfesca, qui a reçu près de 150 millions d'euros en prêt. En tout, selon l'hebdomadaire islandais Visir, son emprunt s'élèverait à 700 millions d'euros. Des emprunts massifs, consentis à des initiés à un moment où les dirigeants de la banque savaient que l'entreprise était au plus bas, et accordés sans aucune garantie.

    Quant à l'homme d'affaires Skuli Thorvaldsson, il a, lui, reçu 650 millions d'euros. En outre, il est le plus gros emprunteur de KBLux (filiale luxembourgeoise de la banque islandaise et non de la Kredietbank belge comme nous l'avons écrit par erreur).

     

    ÉTOUFFER L'AFFAIRE

    Comme si ce scandale ne se suffisait pas à lui-même, un jour après la publication de ce rapport, les avocats de la "nouvelle" banque Kaupthing, depuis nationalisée – mais dont certains dirigeants sont restés en place – ont écrit à Wikileak pour que ce rapport soit retiré du site. "Cette information hautement sensible et confidentielle est soumise au secret bancaire islandais", écrit l'avocat principal de Kaupthing. "Toute divulgation de ces informations est strictement interdite et passible de peines de prison, selon la loi islandaise", menace-t-il (**).

    La radiotélévision publique islandaise (RUV) a également reçu l'injonction de taire l'affaire. L'ordre a été donné par le commissaire de Reykjavik, Rúnar Guðjónsson, dont le fils, Guðjón Rúnarsson, dirige l'Association islandaise des services financiers et joue le rôle de porte-parole des banques en faillite du pays. Détail : l'autre fils du commissaire, Frosti Reyr Rúnarsson, a dirigé le département de courtage de Kaupthing. La RUV a refusé de faire l'impasse.

    Ce n'est qu'après le week-end, mardi 4 août, que la première ministre islandaise, Johanna Sigurdardottir, a fait une déclaration publique, devant l'ampleur de la colère du peuple et des médias islandais. "Il n'est pas possible, dans la situation que connaît actuellement notre société, où tout doit être ouvert et transparent, d'utiliser le secret bancaire pour dissimuler des abus du marché", a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse. "Nous avons donc examiné la possibilité de réviser la législation sur le secret bancaire", a-t-elle ajouté.

     

    RENDRE LA BANQUE AUX ACTIONNAIRES

     

    Le 20 juillet, l'Etat islandais avait annoncé son intention de renflouer à hauteur de 1,5 milliard d'euros les trois principales banques islandaises, nationalisées en urgence en octobre, dont la "nouvelle" Kaupthing. L'accord, précédé de plusieurs semaines de négociations avec les créanciers des banques, était censé être appliqué le 14 août et prévoyait que la quasi-totalité du capital de deux banques, Islandsbanki (ex-Glitnir) et New Kaupthing, soit rendu à des actionnaires. On prend les mêmes et on recommence ?

     

    Hélène Bekmezian

    (*) voir :

    http://wikileaks.org/wiki/Financial_collapse:_Confidential_exposure_analysis_of_205_companies_each_owing_above_EUR45M_to_Icelandic_bank_Kaupthing%2C_26_Sep_2008

    (**) voir :

    http://wikileaks.org/wiki/Icelandic_bank_Kaupthing_threat_to_WikiLeaks_over_confidential_large_exposure_report%2C_31_Jul_2009

    Le répulsif antimoustique le plus utilisé a des effets neurotoxiques indésirables

    lu sur :

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/08/05/le-repulsif-antimoustique-le-plus-utilise-a-des-effets-neurotoxiques-indesirables_1225967_3244.html

     

    Le répulsif antimoustique le plus utilisé a des effets neurotoxiques indésirables

    LE MONDE | 05.08.09 | 12h56  •  Mis à jour le 05.08.09 | 16h03

     

    Le répulsif le plus utilisé au monde dans les produits contre les piqûres d'insectes, le "DEET", présente, in vitro, une toxicité pour le système nerveux des mammifères. Dans une étude publiée mercredi 5 août sur le site de la revue BioMed Central Biology, une équipe internationale menée par les Français Vincent Corbel (Institut de recherche pour le développement, Montpellier) et Bruno Lapied (université d'Angers) démontre pour la première fois que le DEET inhibe une enzyme clé dans l'échange d'information entre les cellules nerveuses, l'acétylcholinestérase.

    Le "N, N-Diméthyl-3-méthylbenzamide", plus simplement appelé DEET, constitue la référence comme répulsif antimoustiques. "Environ 200millions de personnes en font usage chaque année et plus de 8milliards de doses ont été appliquées au cours des cinquante dernières années", rappellent les auteurs de l'article.

    Cette molécule agit en modifiant les perceptions olfactives du moustique, et donc son comportement : l'insecte ne piquera pas une peau imprégnée d'une préparation à base de DEET. "En effectuant des tests, nous avons constaté que des moustiques mouraient, ce que l'on observe avec un insecticide mais normalement pas avec un répulsif, explique Bruno Lapied. Sachant que la structure chimique du DEET est proche de celles de certains pesticides organophosphorés ou carbamates, nous avons cherché à montrer si, comme eux, il inhibait l'activité de l'acétylcholinestérase."

     

    COSMÉTIQUE

     

    Lors de tests in vitro, l'équipe a vérifié que le répulsif ralentissait l'activité de l'enzyme tant chez l'insecte que sur des cellules nerveuses de mammifères (en l'occurrence la souris). "Le mode d'action du DEET est très comparable à celui des pesticides organophosphorés ou des carbamates, même si nous ignorons encore s'il s'attaque au même site sur l'acétylcholinestérase", analyse Bruno Lapied.

    Ce travail ne permet pas de démontrer que le DEET présente une toxicité nerveuse dans l'espèce humaine, mais il soulève cette hypothèse. "C'est ce que nous allons essayer d'évaluer dans une nouvelle étude", indique Bruno Lapied. Néanmoins, ces résultats attirent l'attention sur un problème de classification en vigueur dans l'Union européenne.

    Rangé dans la catégorie des répulsifs et non dans celle des insecticides, selon les critères européens, le DEET relève de la réglementation des cosmétiques et non de celle, plus stricte, des pesticides. "Notre étude implique que les tests en vigueur pour le DEET ne sont plus suffisants et il faudra prendre des mesures", affirme Bruno Lapied. Comme une reclassification du DEET, qui ne pourrait plus, en toute rigueur, être considéré comme un répulsif mais avoir le statut d'insecticide.

     

    Paul Benkimoun

    Article paru dans l'édition du 06.08.09

    19:14 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sciences, santé

    Le 4 août 1789

    lu sur :

    http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/08/03/le-4-aout-1789-premier-des-grands-soirs_1225260_3224.html

     

    Le 4 août 1789, premier des "grands soirs"

    LE MONDE | 03.08.09 | 15h18  •  Mis à jour le 03.08.09 | 17h51

     

    C'est l'une des scènes fondatrices sur lesquelles s'est construite l'identité de la France contemporaine. Dans la nuit du 4 au 5 août 1789, l'Assemblée constituante renversait une organisation sociale plusieurs fois centenaire, bâtie sur un enchevêtrement de coutumes et de statuts, pour lui substituer un ordre nouveau, régi par le principe de l'égalité de tous devant la loi. Cette nuit-là, rappellent les manuels scolaires, "les privilèges ont été abolis". Trois semaines après la prise de la Bastille, l'Ancien Régime s'effondrait. Moment inouï qui, deux cent vingt ans plus tard, imprègne encore profondément l'imaginaire politique des Français.

    Que s'est-il exactement passé ce soir-là ? Le déroulement de la séance est connu minute par minute. Du moins son récit officiel : le procès-verbal de la soirée fut en effet discuté, jusqu'au 12 août, et amendé en fonction de l'évolution des événements. Car, si les décisions prises le 4 août furent l'aboutissement d'un siècle de maturation intellectuelle, elles furent aussi, largement, le fruit des circonstances.

    En ce début du mois d'août 1789, un peu partout dans les provinces, les abbayes et les châteaux sont pillés par des paysans, agités par la crise frumentaire née de la mauvaise récolte de 1788. Les insurgés s'en prennent aux bureaux du fisc, mais aussi aux symboles de l'Ancien Régime, comme les "terriers", ces registres où sont consignés les droits seigneuriaux. La crainte d'une réaction violente des "privilégiés", ajoutée à la rumeur persistante de la présence d'armées étrangères sur le sol national et au sentiment d'insécurité provoqué par les bandes de vagabonds jetés sur les routes à cause de la crise, créent un phénomène de panique : la "Grande Peur". Comment arrêter les troubles sans faire appel à l'armée pour rétablir l'ordre, ce qui reviendrait à réinstaller le roi au centre du jeu ? Que faire pour réaffirmer le caractère sacré de la propriété tout en lâchant du lest ? La voie qui s'offre aux députés est étroite. Les événements du 4 août en sont la démonstration.

    Rien, au départ, ne laissait pourtant présager un grand soir. La séance du 4 août, en effet, commence par la lecture d'un rapport de Target, député du tiers état, suggérant de ne rien changer pour l'heure aux lois et à l'imposition. Il faudra en fait l'intervention du vicomte de Noailles pour que tout bascule. Soucieux de "ramener la tranquillité publique", le beau-frère de La Fayette propose alors quatre résolutions : l'égalité devant l'impôt, l'accessibilité des charges à tous les citoyens, le rachat des droits féodaux et la suppression des corvées, mainmortes "et autres servitudes personnelles". Son discours est appuyé par le duc d'Aiguillon, qui a avancé les mêmes idées, la veille, au Club breton, l'ancêtre du Club des jacobins. Ironie de l'histoire : l'abolition des privilèges est lancée par deux membres de la noblesse, un cadet de famille désargenté et l'une des plus grandes fortunes du royaume. Deux privilégiés.

    Le grand hara-kiri durera jusqu'à deux heures du matin. Dans une atmosphère de transe collective, les orateurs se succèdent à la tribune, chacun se dépouillant tour à tour de ses droits ancestraux. C'est ainsi qu'on vit les ducs de Guiche et de Mortemart renoncer aux pensions du roi, l'évêque La Fare réclamer l'abolition des privilèges ecclésiastiques, l'archevêque d'Aix, Boisgelin, l'approuver "au nom du clergé". En quelques heures, des dizaines d'exemptions de nature fiscale et de droits liés à des statuts particuliers sont abrogés. Jusqu'aux plus incongrus. Comme cette pratique, dénoncée par le député du tiers état Le Guen de Kérangal, qui obligeait certains à "passer les nuits à battre les étangs pour empêcher les grenouilles de troubler le sommeil de leurs voluptueux seigneurs".

    A ce grand sacrifice des différents corps constitutifs de la société française s'ajoute, enfin, celui des provinces, dont les fameuses "libertés" sont, elles aussi, supprimées au nom du même principe d'égalité. "Celles qu'on appelait "pays d'Etat", qui avaient des privilèges à elles, des avantages divers pour les libertés, pour l'impôt, rougirent de leur égoïsme : elles voulurent être France", expliquera Jules Michelet dans son Histoire de la Révolution française (1847).

    Voilà pour le récit, édifiant, du "grand soir" de l 'Ancien Régime. Il convient cependant d'y apporter quelques nuances. Pour rappeler, d'abord, que la suppression des privilèges n'était pas, en 1789, une idée neuve. Défendue dans les cercles "physiocratiques" au nom des principes du libéralisme économique et politique, elle faillit être mise en oeuvre sous le bref ministère Turgot (1774-1776), avant que celui-ci n'y renonce en raison de l'hostilité de ceux - des "épiciers" aux "seigneurs", comme le dira Michelet - qui se sentaient menacés par sa volonté de restreindre les prérogatives des corporations et d'établir une contribution unique sur les biens nobles et roturiers.

    Aboutissement de plusieurs décennies de maturation intellectuelle, la nuit du 4 août fut aussi le fruit d'un compromis politique. Les droits seigneuriaux ne furent pas déclarés "abolis", mais "rachetables". Ce qui revenait, comme le souligne l'historien François Furet, à "traduire en bon argent bourgeois les droits qui sont supprimés". Seules les dîmes, en réalité, disparurent sans contrepartie. Et plusieurs textes législatifs furent encore nécessaires, comme la loi Le Chapelier supprimant les corporations, en 1791, pour mettre fin à ce "conglomérat hétéroclite de particularismes" qu'était, selon l'expression de l'historien Bernard Barbiche, la France d'avant 1789. Un pays dans lequel, contrairement à l'idée véhiculée par l'Abbé Sieyès dans son pamphlet Qu'est-ce que le tiers état ? (1789), les privilégiés n'étaient pas seulement les nobles et les ecclésiastiques, mais aussi de très nombreux roturiers titulaires de charges leur permettant de ne pas payer certains impôts ou d'échapper à la milice.

    Il n'empêche. Même s'il fallut attendre plusieurs années - jusqu'au code civil de 1804 - pour que les principes proclamés à l'époque trouvent leur socle juridique, la nuit du 4 août fut bien cet acte inaugural qui, pour reprendre l'expression d'Adolphe Thiers en 1866, assura à chaque Français cette "égalité sacrée qu'on appelle l'égalité devant la loi". Ou, pour le dire avec les mots de l'historien Albert Mathiez (1874-1932), ce moment fondateur où "le niveau égalitaire passa subitement sur une nation parquée depuis des siècles en castes étroites".

    Référence obligée, depuis plus de deux siècles, pour tous les défenseurs de l'égalitarisme "à la française", symbole ultime du volontarisme politique, le 4 août mérite enfin de rester dans les mémoires comme une grande date de l'histoire parlementaire. Ce que Pierre Larousse, dans son Grand Dictionnaire du XIXe siècle, affirmait en ces termes : "Il suffit d'un vote de constituants pour venger la nation de la tyrannie incessante de douze siècles, tant il est vrai que le bonheur du peuple est facile à faire quand ceux qui le gouvernent s'occupent moins d'eux-mêmes que de lui."

     

    Jérôme Gautheret et Thomas Wieder

    Article paru dans l'édition du 04.08.09

    12:26 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : démocratie

    Services publics: toujours plus cher pour les usagers

    à lire sur MÉDIAPART :

     

    Services publics: toujours plus cher pour les usagers

    04 Août 2009 Par

    Martine Orange

     

    Le gouvernement a tranché: les prix de l'électricité augmenteront de 1,9% pour les particuliers à partir du 15 août. Le gouvernement a décidé d'ignorer les règles fixées par le contrat de service public signé avec EDF. Les révisions se font toutes dans le même sens: en défaveur des usagers et des consommateurs. En dépit de la récession et de la montée du chômage, tous les services publics et les charges de la vie quotidienne augmentent au-delà de l'inflation. En revanche, le gouvernement a décidé de ne pas donner de pouce au SMIC. Les salariés de la fonction publique ont vu leur salaire revalorisé de 0, 5%. Quant aux allocations familiales et minima sociau, ils sont restés inchangés.Revue de détail avec les prix de EDF, GDF, la SNCF, la RATP et le livret A.

    04/08/2009

    Référendum postal le 3 octobre 2009

    lu sur : http://www.appelpourlaposte.fr/

     

    Référendum postal le 3 octobre 2009

     

    A LA UNE : Revue de presse suite à la conférence de presse du Comité national et du passage de la loi en conseil des ministres le mercredi 29 juillet 2009.

    La profession de foi, l’affiche et le bulletin de vote pour le 3 octobre sont disponibles dans la rubrique matériel de campagne.

    LA POPULATION DOIT SE PRONONCER sur la privatisation de la Poste par une consultation populaire

    Le Président de la République n’a pas répondu aux interpellations du Comité National qui l’appelle à organiser un référendum sur le service public postal.

    Réuni en assemblée plénière le 6 juillet 2009, le comité national contre la privatisation de La Poste, pour un débat public et un référendum sur le service public postal a choisi la date de la consultation nationale sur l’avenir de La Poste :

    Elle se tiendra le samedi 3 octobre 2009.

    Les organisations signataires de l’appel pour La Poste s’engagent à tout mettre en œuvre pour la réussite de cette consultation.

    Organisée localement partout en France par les comités locaux et collectivités partenaires de l’action du comité national, cette consultation pourra se tenir dans les mairies comme devant les bureaux de poste, dans la transparence et la démocratie pour que chacun ait une chance de se prononcer sur le projet de privatisation de La Poste.

    03/08/2009

    Des substances toxiques dans l'air des avions

    lu sur :

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/08/01/l-air-dans-les-avions-de-ligne-peut-il-etre-contamine-par-des-emanations-toxiques_1224866_3244.html#ens_id=1220115

     

    L'air dans les avions de ligne peut-il être contaminé par des émanations toxiques ?

    LE MONDE | 01.08.09 | 14h11  •  Mis à jour le 03.08.09 | 08h40

     

    Jeudi 30 juillet, un Airbus A330 d'Air France assurant la liaison Paris-Douala (Cameroun) a dû rebrousser chemin et se poser d'urgence. A l'origine de cet incident, une "anomalie dans le système de conditionnement d'air", qui a entraîné "l'apparition de légères fumées dans la cabine", selon un porte-parole de la compagnie. Les passagers ont atterri sans encombre. Pour Air France, il s'agit d'un "incident tout à fait mineur". La question est pourtant moins anecdotique qu'il n'y paraît.

    Plusieurs incidents liés à des fumées ont été relevés en vol, notamment sur les deux appareils les plus vendus au monde, le Boeing 737 et l'Airbus A320. Selon le Committee on Toxicity, groupe d'experts indépendants consulté par le gouvernement britannique en septembre 2007, les pilotes rapportent des incidents de fumée sur 1 % des vols ; après enquête, les compagnies en reconnaissent 0,05 %. Aux Etats-Unis, ces pourcentages représentent respectivement 280 et 14 vols par jour, estime le Wall Street Journal.

    Des recherches mettent en cause le système de conditionnement de l'air dans les avions, exposé à des substances toxiques et des fumées dangereuses pour la santé et la sécurité. L'air prélevé à l'extérieur passe dans les compresseurs des moteurs ; refroidi, il est introduit dans l'avion et mélangé à l'air de la cabine. Or, des huiles de moteurs contiennent des substances toxiques, comme le tricrésyl phosphate. En cas de fuites d'huile, des fumées peuvent se dégager dans l'avion. Et les filtres destinés à purifier l'air, s'ils captent la quasi-totalité des bactéries, peuvent parfois laisser passer ces fumées.

    Celles-ci peuvent présenter des risques pour la sécurité, obligeant l'avion à changer sa trajectoire et à atterrir d'urgence. Elles peuvent aussi avoir des conséquences neurotoxiques pour la santé, indique à CNN William Nazaroff, professeur d'ingénierie civile et environnementale à l'université de Berkeley.

    Premiers touchés, les pilotes et le personnel navigant tirent la sonnette d'alarme. Dans le documentaire "Bienvenue à bord d'air toxique" ("Welcome aboard toxic airlines"), réalisé en 2007 et primé dans de nombreux festivals internationaux, l'ancien pilote britannique de British Airways Tristan Loraine révèle les dangers d'expositions toxiques, et dénonce le silence des compagnies aériennes.

    Le 7 juillet 2009, l'hôtesse de l'air américaine Terry Williams a déposé plainte contre le groupe Boeing : elle dit avoir été intoxiquée par des fumées lors du vol 843 d'American Airlines en direction de Dallas, le 11 avril 2007, et souffre de fortes migraines chroniques.

    Si le personnel navigant est le plus exposé, certains passagers aussi disent avoir été intoxiqués. Plusieurs procès sont en cours. Des plaintes ont été déposées ; l'une, en avril, après un incident de fumée lors d'un vol de Southwest Airlines le 27 janvier, et l'autre, par un groupe de vingt passagers d'un vol charter entre Londres et Orlando, en 2007, contre Boeing.

    Ces risques d'exposition toxique commencent à préoccuper les pouvoirs politiques. Aux Etats-Unis, la Chambre des représentants a voté le 21 mai le Federal Aviation Administration Reauthorization Act qui encourage la recherche-développement de technologies pour éliminer les toxines contenues dans l'air comprimé. Au Royaume-Uni, le Parlement a tenu un débat le 1er juillet à ce sujet. En France, la question n'est pas encore à l'ordre du jour : le deuxième plan national santé-environnement, annoncé le 21 juillet, pour réduire les expositions toxiques, ne s'étend pas aux avions.

    Portés tout récemment à l'attention des pouvoirs politiques et des médias, ces risques sont en fait étudiés depuis plusieurs décennies puisque les premières recherches remontent à 1977. En effet, le sujet est très délicat, ainsi que les conditions de recherche : en l'absence de détecteurs, de rapports et d'enquêtes systématiques sur ces incidents, il est difficile d'évaluer leur fréquence et de déterminer précisément leurs implications sur la santé.

    L'étude la plus importante à ce jour a été publiée en 2007 par l'American Society of Heating, Refrigerating & Air Conditioning Engineers (Ashrae), au bout de dix ans de recherches menées par un comité d'experts, représentatif de tous les secteurs de l'aviation. Montrant certaines déficiences des systèmes d'aération des avions, elle a préconisé des normes et proposé le recours à des détecteurs pour s'assurer que l'air comprimé n'est pas contaminé par des fuites d'huiles toxiques.

    En mars, elle a alerté les autorités américaines et européennes, la Federal Aviation Administration (FAA) et l'European Aviation Safety Agency (EASA), et les a appelées à trouver des solutions techniques. Celles-ci sont en train d'effectuer des recherches.

    Mais pour l'heure, les recommandations de l'Ashrae ne sont pas suivies par les industriels de l'aéronautique et les compagnies aériennes, qui oscillent entre le déni et le silence. Le groupe Boeing conteste l'existence de ces risques ; comme Airbus, il estime tout à fait fiable le système de conditionnement de l'air de ses avions, pourvu de filtres. "Les avions d'Airbus", déclare un porte-parole du groupe, "sont conçus pour éviter la contamination de l'air dans les conditions normales d'opération." Certes, mais au sujet des incidents de fumées et des plaintes déposées contre eux, industriels et compagnies aériennes préfèrent ne pas faire de commentaires. Interrogée, Air France n'a pas souhaité s'exprimer sur la question.

     

    Diane Robin

     

    Pollution dans les avions : trois défis à relever

    En 2008, les niveaux de pollution de l'air ont été "dans la continuité des années précédentes", selon le bilan annuel de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) présenté mercredi 29 juillet. Concernant l'air intérieur, le ministère de l'écologie estime que trois défis majeurs sont à relever : mettre en place une surveillance adaptée dans les lieux de vie "clos et sensibles", écoles et crèches en particulier ; trouver un équilibre entre la maîtrise de l'énergie et la qualité de l'air intérieur : ventiler suffisamment, tout en évitant une déperdition trop importante de calories. Enfin, le ministère veut encourager l'étiquetage environnemental et sanitaire des produits de construction et de décoration. Par ailleurs, l'Ademe note que si le chauffage au bois, dont le développement est prévu par le Grenelle de l'environnement, permet de réduire les émissions de CO2, il contribue à la diffusion massive de particules toxiques dans l'atmosphère.

    Article paru dans l'édition du 02.08.09

    15:59 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé

    La maladie du sommeil est de retour

    lu sur :

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/08/03/delaissant-la-savane-la-mouche-tse-tse-colonise-les-villes-d-afrique-de-l-ouest_1225232_3244.html#ens_id=1225317

     

    Délaissant la savane, la mouche tsé-tsé colonise les villes d'Afrique de l'Ouest

    LE MONDE | 03.08.09 | 14h45  •  Mis à jour le 03.08.09 | 14h45

     

    La mouche tsé-tsé menace les villes d'Afrique de l'Ouest, après avoir quasiment déserté son habitat naturel, la savane. C'est ce que révèle une étude de l'Institut de recherche pour le développement (IRD), parue en juin. Si ce diptère sévit depuis toujours en Afrique, c'est la première fois qu'il s'attaque aux villes, phénomène dû à l'impact des importantes évolutions démographiques et climatiques ces dernières décennies.

    Les mouches tsé-tsé transmettent aux hommes et aux animaux le parasite responsable de la trypanosomiase, dite maladie du sommeil, qui attaque le système nerveux et provoque la folie : s'il n'est pas traité, le malade sombre dans le coma et finit par mourir. Or, il n'existe aucun vaccin et il est très difficile de dépister la maladie à temps chez des populations peu informées, en particulier au Liberia, en Sierra Leone, en Guinée-Bissau et au Nigeria. Bien qu'elle soit un problème majeur de santé publique en Afrique, "la trypanosomiase reste une maladie négligée", déplore Fabrice Courtin, chercheur de l'IRD au Burkina Faso et coauteur de l'étude.

    En effet, au cours du XXe siècle, la maladie a régressé, et son extension géographique a diminué, si bien qu'elle a été considérée comme résiduelle. La surveillance s'est relâchée. Mais, depuis les années 1970, on constate une recrudescence de la maladie, qui menace des millions de personnes, et en affecte de 50 000 à 70 000 par an, selon les estimations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Seule une petite partie est dépistée et a accès aux soins.

     

    CIBLER LES ZONES MENACÉES

    Les foyers de la maladie semblent s'être déplacés. Longtemps les mouches tsé-tsé ont ravagé les savanes et les zones rurales reculées, pauvres et faiblement peuplées. Mais leur milieu naturel a été détérioré par l'aridité qu'a accrue le réchauffement climatique ; les hommes plus nombreux dans ces contrées ont dégradé le couvert végétal et mis en péril la faune sauvage. Les mouches tendent à disparaître des savanes.

    Or, certaines espèces de tsé-tsé particulièrement tenaces, les palpalis, ont réussi à s'adapter aux conditions urbaines. Les auteurs de l'étude relèvent de fortes densités de tsé-tsé dans la plupart des grandes villes d'Afrique de l'Ouest comme Abidjan (Côte d'Ivoire) et Dakar (Sénégal), et d'Afrique centrale comme Kinshasa (République démocratique du Congo) frappée par une épidémie à la fin des années 1990. Les risques augmentent avec la densité des populations exposées dans ces villes africaines, d'autant que les palpalis, les plus dangereuses, s'attaquent davantage à l'homme.

    La maladie menace de se propager à cause de l'intense mobilité de la population en Afrique subsaharienne. Dans cette zone en forte croissance démographique, touchée de plein fouet par le réchauffement climatique, la lutte pour les ressources économiques, les terres et l'eau, provoque de plus en plus de conflits et de migrations.

    Les guerres civiles provoquent des flux de population, comme récemment au Liberia, en Sierra Leone et en Côte d'Ivoire, où la crise de 2002 a déplacé un million de personnes. Et l'instabilité de la région risque de se prolonger, comme le prévoit l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

    Ces migrations conduisent des populations infectées dans des zones où les tsé-tsé ne véhiculent pas le parasite - car toutes les mouches ne sont pas porteuses de la maladie. Or, ces mouches peuvent à leur tour contracter le parasite en piquant un homme infecté.

    Inversement, elles amènent dans les zones d'endémie des populations n'ayant jamais été en contact avec le parasite, et donc plus vulnérables. La mobilité des populations nuit à l'instauration de plans d'intervention médicale efficaces et durables.

    Face à la résurgence de la maladie, l'OMS renforce son programme de lutte. En collaboration avec l'OMS, l'IRD propose d'"accentuer les recherches sur les projections futures de la distribution des tsé-tsé", pour mieux cibler les zones menacées et les campagnes d'intervention médicale.

     

    Diane Robin

    Article paru dans l'édition du 04.08.09

    15:43 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : santé, société

    Actualités : Obésité - Aliments Bio

    lu sur :

    http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/

     

    Lutte contre l'obésité : aux Etats-Unis, un impôt sur la consommation de "junk food" est à l'étude

    Citant The Economist, Les Echos indiquent qu'une taxe de 10% sur les barres chocolatées, les sodas et les chips, est à l'étude au Congrès américain. L'argent ainsi récolté pourrait rapporter jusqu'à 50 milliards de dollars par an, et permettre de financer le projet d'extension de la couverture maladie. The Economist considère toutefois que le lien entre taxe et modification des habitudes alimentaires n'est pas prouvé.

    Echos [Les] , 03/08/2009

    voir :  http://www.lesechos.fr/info/france/02087114279-un-impot-pour-lutter-contre-l-obesite.htm

    Polémique sur l'alimentation bio

    D'après une méta-analyse réalisée par des chercheurs britanniques, "il n'existe aucune preuve d'une différence de qualité nutritionnelle entre les produits cultivés de manière biologique et ceux cultivés de manière conventionnelle". Libération indique que, depuis la publication de cette étude, "le petit monde de l'agriculture biologique bouillonne". Selon Mickaël Poillion, secrétaire général adjoint du syndicat des jeunes agriculteurs, "un consommateur bio est intéressé par bien d'autres choses que la qualité des aliments. L'agriculture biologique questionne les modes de consommation dans leur ensemble. Il s'agit de produits attachés à des terroirs, d'exploitants (...) soucieux de préserver la vie de leurs sols, la qualité de l'eau...

    " En outre, cette étude ne dit rien sur les résidus de pesticides que l'on trouve dans les productions conventionnelles.

    Libération , 03/08/2009

    12:43 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : société

    Breveter le vivant : comment çà marche (... un temps)

    à voir :

     

    http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=5629970

    10:21 Publié dans agriculture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : clonage

    Les cures thermales, les boissons hypercaloriques, pesticides et Parkinson

    lus ur :

    http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/page/2/

     

    La rentabilité des cures thermales

    D'après une étude menée par le professeur Nicholas Moore et le docteur Christian Toussaint (Inserm, université Victor-Segalen, Bordeaux), les cures thermales entraînent une diminution de la consommation de médicaments et une réduction des consultations. Pour chaque patient, sur 6 mois, le bénéfice serait de 25 euros. Selon le professeur Toussaint, "cela peut sembler infime, mais au regard des 350.000 curistes en rhumatologie en France, l'économie pourrait être de près de 20 millions d'euros". Selon lui, "c'est la première fois que l'on prouve scientifiquement que les cures thermales sont rentables".

    Croix [La] , 28/07/2009

     

    Les boissons hypercaloriques mises en accusation

    Le World Cancer Research Fund (WCRF) vient de publier une étude mettant en cause des boissons hypercaloriques commercialisées dans les magasins anglais Starbucks. Il s'agit notamment de boissons glacées au café contenant du lait entier en plus de crème, et très sucrées. Le WCRF rappelle que les excès de graisse corporelle sont scientifiquement associés à un sur-risque de cancers du sein, de l'osophage, de l'intestin, du pancréas, de l'utérus et du rein. Selon Rachel Thompson, directrice scientifique du WCRF, "qu'il puisse y avoir un café glacé sur le marché contenant plus du quart de la ration calorique quotidienne dune femme est une notion alarmante. C'est la quantité de calories d'un repas du soir".

    Figaro [Le] , 28/07/2009

    http://www.lefigaro.fr/sante/2009/07/27/01004-20090727ARTFIG00451-attention-aux-mefaits-des-boissons-lactees-tres-riches-.php

     

    Les pesticides augmentent le risque de développer Parkinson chez les agriculteurs

    Science & Vie commente l'étude menée par Alexis Elbaz (Inserm, université Pierre-et-Marie-Curie), selon laquelle les pesticides, notamment les organochlorés, doublent le risque de survenue de la maladie de Parkinson chez les agriculteurs. Le mensuel précise que cette étude a été réalisée à partir de 700 personnes affiliées à la Mutualité sociale agricole.

    Reprise information presse du 16 juin 2009 "Exposition aux pesticides et maladie de Parkinson : le lien confirmé chez les agriculteurs français"

    Science et Vie , 01/08/2009

    09:42 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : santé, société

    Les cabines UV, les particules fines dans l'air

    lu sur :

    http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/page/2/

    Les ultraviolets classés cancérigènes

    Des experts du CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer) viennent de classer les rayonnements ultraviolets artificiels comme cancérigènes, au même titre que l'amiante ou le benzène. La Croix précise que l'exposition aux UV artificiels avant l'âge de 30 ans "augmente de 75% le risque de développer un mélanome". De son côté, Le Figaro rappelle que le Syndicat national des dermatologues interpelle les pouvoirs publics depuis plus de 12 ans à propos de la dangerosité des cabines de bronzage. Dans un entretien accordé à Libération, Claudine Blanchet-Bardon, vice-présidente de ce syndicat, estime que le discours selon lequel les séances d'UV ne font pas de mal et préparent la peau au soleil est "un argument publicitaire criminel". Selon elle, la réglementation de 1997sur les cabines de bronzage n'est pas appliquée. Quant à interdire ces cabines, il s'agit d'un "choix politique".

    Figaro [Le] , 30/07/2009 - Croix [La] , 30/07/2009 - Libération , 30/07/2009

    voir :

    http://www.lefigaro.fr/sante/2009/07/30/01004-20090730ARTFIG00005-les-cancers-de-la-peau-explosent-depuis-dix-ans-.php

    Les UV des cabines de bronzage sont officiellement cancérigènes

    Jusqu'alors, les UV des cabines de bronzage était considérés comme probablement cancérigènes. Mais le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), qui est une agence de l'OMS, vient de les classer officiellement comme cancérigènes. Le Circ indique que "l'exposition aux UV artificiels avant l'âge de 30 ans augmente de 75% le risque de mélanome". Selon ses experts, les agences sanitaires nationales devront maintenant prendre "les décisions qu'elles jugent nécessaires".

    Aujourd'hui en France , 29/07/2009

     

    La lutte contre les particules fines

    Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat à l'Ecologie, vient de présenter un document de travail destiné à lutter contre les émissions de polluants atmosphériques, et plus particulièrement les particules fines. Un plan devrait être élaboré à la rentrée pour atteindre l'objectif du Grenelle de l'environnement de réduire de 30% la teneur de l'air en particules fines, d'ici 2015. Des crédits d'impôts pourraient notamment être mis en place afin de permettre aux ménages de changer leurs appareils de chauffage au bois pour des modèles plus performants et moins polluants. De plus, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) rappellera aux usagers que la qualité du bois et l'entretien des cheminées et des chaudières .sont fondamentaux. Enfin, des normes plus sévères pourraient être instaurées concernant la pollution due aux entreprises et aux transports.

    Croix [La] , 30/07/2009

    09:35 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sciences, santé

    02/08/2009

    Transports publics confiés au privé : qui paye ? Le contribuable bien sûr. Qui fait des bénéfices ? VEOLIA

     

    lu sur :

    http://www.midilibre.com/articles/2009/07/27/NIMES-Le-conseil-general-affirme-rouler-a-gauche-861107.php5

    NIMES

    Édition du lundi 27 juillet 2009

    Transports

    Le conseil général affirme rouler... à gauche

    « J'en ai un peu marre d'entendre dire que nous ne ferions pas une politique de gauche. Nous nous attachons chaque jour davantage à améliorer le bien-être de la population. Nous, nous ne sommes pas dans la posture ! Nous sommes propres et si nous sommes "maqués" avec quelqu'un ou quelque chose... c'est avec les Gardois et l'intérêt général. » Damien Alary et Jean Denat ont modérément apprécié de voir une vingtaine de manifestants d'Attac et de la "gauche de la gauche" sous leurs fenêtres, alors que le conseil général délibérait, avant la trêve estivale, sur la délégation du service public des transports du Gard au groupe Veolia transports. Pour une application dès septembre 2009. « C'est l'un des plus beaux dossiers que j'ai portés. Il est en tout point conforme à l'égalité des hommes et des territoires, revendiquée par le plan Gard durable, qui a fait l'unanimité partout où il a été présenté », a commenté en substance le patron du Département.

    Visiblement peu disposé à se voir suspecté de collaboration avec le grand capital par les élus ayant voté contre cette délégation (Geneviève Blanc, Christophe Cavard et Jean-Michel Suau) ou s'étant abstenu (Martin Delord), Damien Alary a dénoncé ce qu'il croit être un procès d'intention. Et d'égrener, pêle-mêle, les avantages de la réorganisation des transports gardois, à commencer par un billet unique (tous trajets) à 1,50 € avec des forfaits ou formules d'abonnement le ramenant à 1,30 €. « Lorsqu'on sait qu'il en coûte, pour l'heure, dix à vingt fois plus pour venir des Cévennes à Nîmes, c'est du pouvoir d'achat que nous allons restituer aux usagers. C'est aussi un progrès vers l'égalité des citoyens, qu'ils soient citadins ou ruraux », a ajouté Jean Denat. Parmi les autres bénéfices du réseau Edgard qui demeurera gratuit pour les 23 000 scolaires transportés quotidiennement : un parc de bus entièrement modernisé et sécurisé pour un investissement de 70 M€ (nul véhicule n'aura une carte grise antérieure à l'année 2003), des lignes plus nombreuses et des fréquences accrues. Sans omettre une véritable promotion du transport en commun, de nature à réduire le rejet dans l'atmosphère de plusieurs milliers de tonnes de CO2 . Ces quelques arguments ont séduit les élus de l'intergroupe républicain et libéral, qui ont toutefois opté pour le refus « de voter un dossier pourtant bien ficelé », au prétexte d'avoir été insuffisamment associés aux négociations formelles.

    Pour l'immédiat, le réseau Edgard, opérationnel d'ici quelques semaines, table sur un trafic annuel de 240 000 passagers, avec une montée en puissance à 440 000 dès l'an prochain puis 570 000 à terme. Enfin, vingt-trois entreprises départementales de transports ont été intégrées, via un Groupement momentané d'entreprises (GME), au groupe Veolia transports, chargé de mettre en oeuvre le schéma directeur tracé par le conseil général.

    Concernant la « précipitation » et le coût de cette délégation (34 M€ annuels, dont 21 M€ pour les transports scolaires), dénoncés par Attac et les partis les moins consensuels, le président Alary n'a laissé à nul autre le soin de répondre. « J'entends dire que nous aurions dû réfléchir encore et toujours à une régie ou une société coopérative, plutôt que de confier les transports collectifs gardois à Veolia, qui était déjà sur le marché. Il fallait aller vite, à trop attendre on finira par ne plus exister... sans avoir rien fait. Concernant le coût, il a été réduit de 3 M€ à l'issue de négociations longues et difficiles. Contrairement à ce que j'ai pu lire ou entendre, la facture de cette DSP sera réglée sans faire la moindre coupe dans les budgets de l'insertion, du social, de la culture ou du sport. C'est la crise et la politique de Sarko qui nous imposent des économies, pas le service public des transports du Gard et la DSP avec Veolia. »

    G. L.

     

    Débat en cours sur la ligne nouvelle Montpellier - Perpignan

    Le site de la CPDP LNMP : http://www.debatpublic-lnmp.org/participer/questions_reponses.html