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23/10/2009

Le rapport sur l'offensive israélienne dans la bande de Gaza

lu sur :
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2009/10/23/israel-demande-a-l-onu-d-enterrer-le-rapport-goldstone_1258015_3218.html#ens_id=1228030
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Israël demande à l'ONU d'enterrer le rapport Goldstone
LEMONDE.FR avec AFP | 23.10.09 | 15h39


vigdor Lieberman, le ministre des affaires étrangères israélien, demande au secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, de ne pas transmettre le rapport Goldstone à l'Assemblée générale des Nations unies ou au Conseil de sécurité. Ce document, qualifié d'"inique, saugrenu et unilatéral" par les Israéliens, doit être examiné par l'Assemblée générale de l'ONU d'ici à la fin décembre.
Mandaté par l'ONU, le juge sud-africain Richard Goldstone a rédigé un rapport très critique sur l'offensive israélienne dans la bande de Gaza l'hiver dernier qui a été récemment approuvé par le Conseil des droits de l'homme à Genève. Le rapport Goldstone accuse notamment Israël et les groupes armés palestiniens de "crimes de guerre" durant les combats qui ont tué 1 400 Palestiniens et 13 Israéliens.

M. Lieberman a aussi vivement critiqué le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, estimant que "la réalité est faussée dans chaque forum international en raison des majorités automatiques issues de pays comme Cuba, le Bangladesh, le Pakistan et l'Arabie saoudite, qui sont loin de se soucier des droits de l'homme". Ces quatre pays font partie des vingt-cinq qui ont approuvé le rapport Goldstone. Selon M. Lieberman, "il faut penser à transformer le système international afin qu'il soit crédible et équilibré".

Richard Goldstone a mis hier les Etats-Unis au défi de prouver que son rapport était partial. "L'administration Obama (...) a jugé qu'il y avait des manquements dans le rapport (...), mais je dois encore entendre de cette administration quels sont les manquements qu'elle a identifiés. Je serais heureux de lui répondre", a déclaré M. Goldstone dans une interview à la chaîne satellitaire Al-Jazira. Le juge a estimé que "la grande majorité de ceux qui ont critiqué le rapport ne l'ont même pas lu", en voulant pour preuve "le fait que les critiques ne sont pas dirigées contre la substance même du rapport".

22/10/2009

Pavot, opium, héroïne dans le monde

lu sur :
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2009/10/22/l-onu-denonce-le-poids-de-l-economie-de-la-drogue-sur-les-institutions-afghanes_1257089_3216.html#ens_id=1191850
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L’ONU dénonce le poids de l’économie de la drogue sur les institutions afghanes
LE MONDE | 22.10.09 | 10h16  •  Mis à jour le 22.10.09 | 14h41


a vie politique en Afghanistan, le fonctionnement de l'Etat et la vigueur de l'insurrection talibane peuvent-ils être compris sans se pencher sur l'économie de l'opium dans ce pays ? L'ONU réunit à Paris plus de cinquante pays, jeudi 22 et vendredi 23 octobre, pour évoquer la dimension sans précédent prise par le trafic de cette drogue dont l'Afghanistan est le premier producteur mondial. Les Nations unies semblent désireuses de répondre clairement à cette question, qui met en cause la nature même du pouvoir à Kaboul, alors que la crise politique sur fond de conflit électoral n'est pas encore totalement dénouée.

L'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (UNODC), avec le soutien du ministère des affaires étrangères français, qui héberge cette conférence inscrite dans le cadre du pacte de Paris sur les routes de l'héroïne, signé en 2003 lors d'un G8, estime aujourd'hui que l'Afghanistan produit tellement d'héroïne (370 tonnes en 2008) que le marché international ne peut même plus absorber sa production.

Près de 12 000 tonnes d'opium, extrait des feuilles de pavot (il faut sept kilos d'opium pour obtenir un kilo d'héroïne), seraient ainsi, en grande partie, stockées dans de discrets entrepôts situés sur la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan. Une autre partie serait conservée par les fermiers eux-mêmes.

Pour une économie mondiale de l'héroïne chiffrée à 64 milliards de dollars (42,7 milliards d'euros) dans le rapport de l'UNODC, d'octobre 2009, l'Afghanistan ne retirerait que 3 milliards de dollars. Près de 2,3 milliards de dollars iraient aux trafiquants et seulement 700 millions de dollars seraient reversés aux fermiers afghans qui cultivent le pavot.

Dans son rapport, l'ONU ne se contente pas de livrer une photographie de la production d'opium, elle dresse aussi un tableau édifiant de l'imbrication du trafic de drogue dans la société afghane.

Selon l'Office contre la drogue de l'ONU, 60 % des députés sont liés à des personnes ayant un intérêt dans le trafic d'opium. Il peut s'agir de chefs de guerre, de trafiquants ou de personnes assurant leur protection. Les représentants de l'Etat afghan, encore embryonnaire, policiers, magistrats, gouverneurs, sont, selon l'ONU, souvent corrompus par les trafiquants pour faciliter le transport de la drogue et bloquer toute éradication.

PARADOXE ET CONTRADICTIONS

L'ONU estime à 125 millions de dollars (83,4 millions d'euros) le montant des sommes prélevées sur ce trafic par les talibans sous formes de taxes ou de paiements d'une protection pour la culture ou le transport. Néanmoins, cette source de revenus ne constituerait, comme dans la province du Helmand, au sud du pays, fief des talibans et de la culture du pavot, que 15 % des besoins du mouvement taliban pour financer ses achats d'armes, la rétribution de ses combattants ou acheter différentes complicités. Selon les services anti-drogue américains (DEA) cités par l'UNODC, un kilo d'héroïne permet d'acheter quinze fusils AK 47.

"Le paradoxe, souligne Bernard Frahi, directeur adjoint de l'UNODC, c'est que ce sont les talibans qui ont obtenu les meilleurs résultats contre la drogue en parvenant, en 2001, à éradiquer quasiment la totalité de la culture de l'opium dans le pays. On aurait dû être plus réactifs et poursuivre leur travail dans ce domaine, nous avons laissé reprendre la culture, considérant que cela était secondaire alors que c'est aujourd'hui un problème central."

Le rapport de l'ONU souligne enfin les contradictions apparues au sein de l'OTAN en matière de lutte contre le trafic de drogue et dont les objectifs peuvent encore aujourd'hui s'opposer à ceux du combat contre le terrorisme. Ainsi, l'UNODC cite plusieurs affaires dans lesquelles la CIA, soucieuse de ménager ses sources parmi les trafiquants de drogue, a refusé de transmettre des informations à la DEA. Sollicité pour s'exprimer sur les ravages du trafic d'opium dans son pays, le président Hamid Karzaï use souvent d'une phrase qu'il affectionne, "nous recevons 100 % des blâmes, mais seulement 2 % des revenus de cette activité".

 

Jacques Follorou
Article paru dans l'édition du 23.10.09

18:55 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : économie, société

21/10/2009

Le Jet Propulsion Laboratory

lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/10/16/aiguilleurs-du-cosmos_1254814_3244.html
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Aiguilleurs du cosmos
LE MONDE | 16.10.09 | 15h02  •  Mis à jour le 16.10.09 | 20h43

ntre eux, les employés du Jet Propulsion Laboratory (JPL) appellent la salle le "centre de l'Univers". La plaisanterie est à peine outrancière. Ce mardi-là, vers 13 h 30, heure de Los Angeles, le centre de contrôle du JPL recevait simultanément des nouvelles de la Lune, de Mars et de Saturne par l'intermédiaire de trois vaisseaux en orbite autour de ces astres.

Le robot Opportunity transmettait le récit de sa journée d'exploration de la surface martienne. Voyager 1 signalait sa position au-delà des frontières officielles du système solaire. La sonde, lancée en 1977, a mis tant de milliards de kilomètres entre elle et nous que ses ondes radio mettent plus de quinze heures à parvenir sur Terre.

Muets à cet instant, douze autres explorateurs du cosmos attendaient leur tour d'adresser des messages, via un réseau d'antennes géantes, à cette pièce effectivement placée au centre du petit coin d'Univers fréquenté par des appareils de fabrication humaine.

Derrière les écrans de contrôle, nulle agitation. Quelques visages absorbés par les tâches de routine, hermétiques à l'émotion qui saisit immanquablement les visiteurs. Pour le personnel, le stress et l'euphorie sont désormais réservés aux moments cruciaux : insertion d'une sonde en orbite autour d'une planète ou atterrissage d'un robot sur un sol lointain. Ces jours-là, la salle, bourrée d'ingénieurs et de scientifiques, renoue avec l'excitation des grandes premières spatiales qui secoue périodiquement ces lieux depuis les années 1930. Depuis qu'un groupe de chercheurs du California Institute of technology (Caltech) de Pasadena, faubourg de Los Angeles (Californie), incités à s'éloigner du campus de l'université parce qu'ils y avaient fait trop de dégâts, ont choisi des lieux déserts et pas trop éloignés pour s'adonner à leur dangereuse passion du tir de fusées.

Le Jet Propulsion Laboratory, ainsi baptisé par l'âme du groupe, Théodore von Karman, spécialiste hongrois de l'aéronautique exilé aux Etats-Unis pour fuir le nazisme, n'a jamais quitté ces canyons qui crevassent le pied des montagnes San Gabriel. C'est là que fut conçu et contrôlé Explorer 1, le premier satellite américain placé en orbite, en 1958, quatre mois après le Spoutnik soviétique. La même année, tout en demeurant administré par Caltech, le JPL intégra la NASA, la toute nouvelle agence américaine.

Et lorsque les centres de ce mastodonte naissant se répartirent les grands domaines de la conquête spatiale, William Pickering, directeur historique du JPL, opta pour l'exploration robotisée du système solaire. "J'ai choisi l'espace lointain pour le défi scientifique et technologique, justifiait-il en 2003, peu avant sa mort. Mais aussi parce que je pressentais que les vols habités seraient très lourds politiquement."

Choix judicieux. Les vaisseaux légers du petit JPL ont peu à peu pris de vitesse les navires-amiraux, avec astronautes, de la maison mère. Dans les années 1960, ils ont d'abord tâtonné, et beaucoup échoué, à l'heure du programme Apollo triomphant. Puis à partir de la décennie suivante, ils ont volé de succès en succès alors que les vols habités s'enfermaient dans l'impasse de la navette et de la station spatiale internationale. Leurs premières scientifiques et techniques ont fini par éclipser la monotonie des allers-retours vers l'orbite basse de la Terre. Et imposé l'idée qu'avant de devenir un hypothétique lieu d'expansion humaine, l'espace est un formidable terrain de connaissance.

Aujourd'hui, les 130 bâtiments du JPL couvrent 70 hectares des collines qui l'ont vu naître. Plus de 5 000 personnes travaillent dans ce complexe qui contrôle actuellement 17 sondes envoyées dans le cosmos. "C'est un nombre record, constate Charles Elachi, le directeur du laboratoire, qui s'explique en grande partie par l'allongement du temps des missions." Les symboles les plus médiatisés de cette longévité demeurent les deux robots martiens, Spirit et Opportunity, auxquels les prévisions n'accordaient pas plus de trois mois d'espérance de vie, et qui sont toujours en activité plus de cinq ans après leur arrivée sur la Planète rouge.

Mars, la grande affaire du JPL, le lieu fétiche où l'exploration robotisée a connu quelques-uns de ses plus grands succès, mais aussi nombre de déconvenues. Ces jours-ci, les équipes du JPL se demandent comment sortir Spirit de la pente dans laquelle il s'est ensablé, une pierre coincée sous le ventre. Un "bac à sable" reproduit à Pasadena le piège dans lequel le robot s'est enferré, et où l'on teste sur un frère jumeau les manoeuvres qui le tireront éventuellement de ce mauvais pas.

Mais cette péripétie n'est rien à côté de la mauvaise nouvelle que les responsables du JPL ont dû assumer il y a un an : le report en 2011 du départ de la sonde Mars Science Laboratory (MSL) prévu cette année. Pour la première fois depuis quinze ans, le laboratoire ne profitera pas d'une fenêtre de tir pour envoyer un engin vers la Planète rouge. Les raisons sont avant tout techniques : les ingénieurs ne parviennent pas à être certains que les roues articulées de cet engin, de la taille d'une petite voiture, ne se gripperont pas dans le froid martien.

Mais ce trou dans le planning est sans doute aussi le signe d'un changement d'époque. Confronté à une complexification des engins, et aux limitations budgétaires de la NASA, le JPL veut davantage s'ouvrir aux partenariats internationaux. L'instrument le plus spectaculaire de MSL, un laser qui analysera les roches à distance, a été réalisé par le CNES, l'agence spatiale française. Sur Mars, le robot a toutes les chances de se poser près de couches d'argile découvertes par l'instrument Oméga de la sonde européenne Mars express. Le repli sur soi, particulièrement sensible durant les années Bush, n'est plus d'actualité. Recevant une délégation du CNES, mi-septembre, Charles Elachi pouvait désormais se déclarer ouvert à tous types de collaborations. S'il tient toujours à se situer au centre de l'univers de la science spatiale, le JPL sait qu'il n'a plus les moyens de s'y maintenir seul.


Jérôme Fénoglio (Pasadena, envoyé spécial)
Article paru dans l'édition du 17.10.09

Tous hypocrites sauf un ...

lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/10/15/seule-monaco-continue-a-defendre-thon-rouge-aupres-de-l-onu_1254517_3244.html
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Seule Monaco continue à défendre le thon rouge auprès de l'ONU
LEMONDE.FR avec AFP | 15.10.09 | 16h01  •  Mis à jour le 15.10.09 | 17h17


près la défection de la France, la principauté de Monaco serait seule à défendre le thon rouge, apprécié par les amateurs de sushis, en réclamant à l'ONU l'arrêt de son commerce international.

 

Selon le secrétariat de la Cites, la Convention internationale sur le commerce des espèces menacées, aucun pays n'a coparrainé la proposition monégasque, ni déposé de projet concurrent. Le délai pour le faire expirait mercredi à minuit.

 

Seule Monaco a proposé en juillet l'inscription du thon rouge sur la liste des espèces les plus menacées, en arguant de la disparition des deux tiers des stocks en Méditerranée, entre 1957 et 2007 et de 82 % en Atlantique ouest entre 1970 et 2007. Cela signifierait l'interdiction totale de sa commercialisation internationale.

 

Le thon rouge de Méditerranée est particulièrement prisé sur le marché japonais pour la fabrication des sushis.
Le président français, Nicolas Sarkozy, avait annoncé en juillet, au nom du "respect des avis scientifiques rendus", que la France soutiendrait "l'inscription du thon rouge à l'annexe de la Convention internationale sur les espèces sauvages, pour en interdire le commerce".

Cette annonce, reconnaît une source gouvernementale, "renvoyait" à l'annexe 1 de la convention, qui signifie une interdiction totale du commerce international. Mais depuis, Paris a sollicité un nouvel avis, modifié sa position et ne réclamait plus qu'une inscription à l'annexe 2 de la Cites – soit une pêche limitée par des quotas.
"L'avis scientifique rendu en août estimait qu'il n'y avait pas de critères requis pour une inscription à l'annexe 1, explique-t-on au ministère du développement durable. La France a proposé fin août à Bruxelles d'appuyer un moratoire de deux ans".

Mais la Commission européenne ne s'est pas non plus manifestée auprès de la Cites. En septembre, la Commission avait soumis une proposition aux vingt-sept Etats membres sur l'interdiction de la pêche au thon qui l'avaient repoussée ; tous les pays riverains de la Méditerranée – dont la France, l'Espagne et l'Italie, les principaux pêcheurs – s'étaient prononcés contre.

La France, explique-t-on désormais, a décidé de miser sur l'ICCAT, la Commission internationale pour la conservation du thon en Atlantique, qui se réunira en novembre à Recife (Brésil). "Suite aux avis scientifiques rendus, l'ICCAT aura une très forte pression sur les épaules, assure le ministère. On attend des TAC (taux autorisés de captures) très faibles, voire de zéro, pour un an ou deux; ce qui équivaudrait à un moratoire."
Pour Stéphan Baucher, chargé des pêches à Greenpeace, "on a encore une fois eu droit à de grands effets d'annonce... puis l'administration s'est mise en marche". Selon lui, "le lobby de la pêche est allé voir qui il fallait".

Au WWF, Charles Braine se dit également intrigué : "La position française était claire et limpide en juillet : pourquoi avoir demandé un nouvel avis aux scientifiques entre-temps ?" Lui aussi attend désormais avec intérêt la décision de l'ICCAT, confrontée depuis de nombreuses années à des prises illégales de thons, bien au-delà des quotas autorisés.

Dans sa proposition déposée à la Cites fin juillet, Monaco estime que "le statut des populations de cette espèce a dépassé le point où son inscription en annexe 2 pourrait suffire. Une inscription de toute l'espèce en annexe 1 (...) est à ce stade malheureusement devenue nécessaire."

20/10/2009

Les adolescents et l'alcool

lu sur :
http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/page/2/

Un colloque consacré aux adolescents et l'alcool

Selon Libération, le Fil santé jeunes, un service téléphonique anonyme et gratuit, organise un colloque rassemblant des épidémiologistes, des anthropologues et des psychiatres, afin d'étudier la "quête d'ivresse des ados". Le quotidien cite l'étude européenne Espad, menée notamment par l'Inserm, selon laquelle 43% des jeunes Français ont "au cours des 30 derniers jours, bu au moins une fois 5 verres ou plus dans la même soirée". De son côté, Aujourd'hui en France indique qu'une enquête réalisée sous l'égide de l'Inserm et consacrée au phénomène du "binge drinking" sera rendue publique lors d'un colloque organisé par l'association l'Ecole des parents. Le quotidien cite Marie Choquet, directrice de recherche à l'Inserm : "le vrai problème, c'est de se demander pourquoi les jeunes ont tant besoin de cette soupape qu'est l'alcool". Elle pense que "la pression scolaire est trop forte".

Aujourd'hui en France, 19/10/2009 - Libération , 19/10/2009

13:30 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, société

15/10/2009

Le trafic d'or en Guyane

lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/10/13/oiapoque-base-arriere-de-l-orpaillage-illegal-en-guyane_1253300_3244.html
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Reportage
Oiapoque, base arrière de l'orpaillage illégal en Guyane
LE MONDE | 13.10.09 | 17h24  •  Mis à jour le 13.10.09 | 17h24
Oiapoque (Brésil) Envoyé spécial

ongs aux pieds, short bleu et tee-shirt marron délavé, Bernardo est assis au bord d'une rue poussiéreuse, sur une chaise en plastique. Il est arrivé il y a quelques jours à Oiapoque, sur la rive brésilienne de l'Oyapock, fleuve frontière avec la Guyane française. "J'étais depuis deux mois en Guyane, sur un chantier clandestin. J'ai fait seize grammes d'or, mais les gendarmes m'ont arrêté et ont saisi mon or", confie-t-il, souriant malgré ses traits tirés.

 

Soigné à l'hôpital de Cayenne des suites d'une blessure contractée dans sa fuite, il est revenu à Oiapoque, dans l'espoir de repartir tenter sa chance sur la rive guyanaise. "J'ai 41 ans, et cela fait dix-sept ans que je fais ça. Ma vie, c'est l'orpaillage", lâche cet homme originaire du Maranhao, l'un des Etats les plus pauvres du Brésil.

Depuis le début des années 1990 et la nouvelle ruée vers l'or en Guyane, des milliers de garimpeiros (chercheurs d'or) sont passés par Oiapoque, au nord de l'Etat brésilien d'Amapa, qui partage une frontière avec la Guyane sur sept cents kilomètres, dans une région de forêt primaire quasiment déserte. En vingt ans, la population de la ville frontière a triplé, pour atteindre vingt et un mille âmes aujourd'hui.

Au bord du fleuve, à Oiapoque, une douzaine de comptoirs achètent l'or extrait - illégalement ou non - dans la forêt guyanaise. A l'approche d'un journaliste, les visages se ferment, les gérants sont systématiquement absents. A la receita federal - les douanes -, l'accueil est meilleur. "L'or est déclaré auprès de nos services par les cinq comptoirs d'Oiapoque autorisés par la banque centrale du Brésil, explique un agent. A partir de là, la marchandise devient officielle."

Sur les documents fournis par les comptoirs, l'origine de l'or déclaré est "Oiapoque", une commune où, pourtant, il n'y a pas d'orpaillage. "Nous savons bien que cet or n'est pas extrait au Brésil, mais en Guyane", reconnaît le douanier, qui montre un tableau récapitulatif : depuis 2003, près de sept tonnes d'or ont été déclarées à Oiapoque. Au passage, l'Etat fédéral prélève une taxe de 1 %. Et avant 2003 ? "Nous n'avions pas de statistiques", répond-il.

"Pratiquement tout l'équipement pour les chantiers clandestins part d'Oiapoque", reconnaît-on aux douanes. "La majorité du matériel franchit la frontière sans documents officiels, sa sortie est donc illégale", indique l'agent des douanes, qui souligne la faiblesse des moyens de contrôle sur place.

Poste de contrôle

Sous la fenêtre des douanes, un magasin géré par le maire de la commune propose justement "tout pour l'orpaillage, sauf les moteurs", selon un employé. "Nous vendons un peu de tout aux orpailleurs clandestins : de la nourriture, des tuyaux, des cordes... Notre commerce est légal, mais quand le fret remonte le fleuve vers les sites clandestins, il devient illégal", reconnaît le maire, Aguinaldo Rocha.

Depuis le renforcement de la répression de l'orpaillage clandestin dans la forêt guyanaise - avec les dispositifs Harpie 1 en 2008, puis Harpie 2 en 2009 -, les affaires ne sont plus ce qu'elles étaient sur la rive brésilienne. "Notre activité orpaillage est en baisse de 90 %", déplore Reginaldo Quaresma, gérant d'un magasin qui vend des moteurs aux orpailleurs.

Depuis mars, l'armée brésilienne tient un poste de contrôle plus en amont, pour limiter le ravitaillement des sites clandestins de Guyane, qui transite par Ilha Bella, village implanté illégalement sur la rive brésilienne de l'Oyapock, en plein parc national des montagnes du Tumucumaque. "Il y a eu pendant très longtemps une absence des pouvoirs publics dans la région de l'Oyapock", constate Christoph Jaster, responsable du parc.

"Les quantités d'or vendues à Oiapoque peuvent être multipliées par deux ou trois si l'on tient compte de l'or non déclaré", assure par ailleurs Romain Taravella, chargé de mission à la branche guyanaise du WWF, qui achève un rapport sur les circuits de vente de l'or guyanais. "Il peut donc y avoir chaque année entre 2 et 6 tonnes d'or produites en Guyane, et exportées illégalement vers le Brésil, où elles sont blanchies", estime-t-il.

Son enquête révèle aussi l'existence, dans la commune brésilienne, d'une douzaine de petits comptoirs qui cohabitent avec les cinq sociétés officielles et peuvent jouer le rôle de banques pour les orpailleurs clandestins. "Ces comptoirs achètent du matériel pour le compte des chercheurs d'or - carburant, alimentation, pompes, moteurs - et gèrent l'expédition jusqu'au lieu de production illégal en Guyane, les orpailleurs payant ensuite leur dû sur l'or vendu au comptoir", explique M. Taravella.

Pour lutter contre les filières de l'or illégal, WWF réclame une meilleure "traçabilité" de l'or guyanais. Contactée à Brasilia, la direction des douanes brésiliennes indique avoir "déjà pris connaissance de ce sujet" qui est "en cours de traitement", mais se refuse à tout commentaire, s'abritant derrière le "secret fiscal".

Oiapoque offre aussi un débouché discret à certains opérateurs miniers de Guyane, qui ont tendance à sous-déclarer leur production locale. "Mais cette évasion est devenue marginale aujourd'hui", confie un opérateur guyanais.

Lors de la visite officielle de Nicolas Sarkozy à Brasilia, le 7 septembre, la question de l'orpaillage clandestin n'a pas été abordée publiquement. Un accord de lutte conjointe sur l'Oyapock a été signé, en décembre 2008, à Rio de Janeiro, par les présidents français et brésilien, mais il n'a toujours pas été ratifié par les parlements.


Laurent Marot
Article paru dans l'édition du 14.10.09


La préservation d'un site est un droit pouvant bénéficier de la protection de la loi

... au Japon.
lu sur :
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2009/10/14/au-japon-le-port-de-ponyo-sur-la-falaise-sauve-du-beton_1253783_3216.html
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Compte rendu
Au Japon, le port de "Ponyo sur la falaise" sauvé du béton
LE MONDE | 14.10.09 | 15h26  •  Mis à jour le 14.10.09 | 15h26
Tokyo Correspondance


e n'est pas un secret. Le réalisateur japonais de films d'animation Hayao Miyazaki (Ponyo sur la falaise, Princesse Mononoké, Nausicaa...) est un fervent défenseur de l'environnement. Le sujet est une composante essentielle de son oeuvre, et il n'hésite pas à s'engager pour la préservation de sites qui l'inspirent. En 1996, il a contribué à la création du Conseil pour la protection de la forêt de Fuchi, située entre les préfectures de Tokyo et de Saitama. Une initiative destinée à contrecarrer les projets immobiliers susceptibles de détruire un cadre naturel utilisé pour son film Mon voisin Totoro.

 

Début octobre, il a pu se réjouir d'une décision de justice concernant Tomo no ura, la "baie de Tomo", où il a puisé l'inspiration pour son dernier film, Ponyo sur la falaise. Tomo, petit port de la préfecture d'Hiroshima (ouest), est un véritable trésor du Japon, choyé parce qu'il a su conserver l'aspect qui fut le sien pendant la période d'Edo (1603-1868).

Bâti sur une anse environnée de petites îles et de la forme d'un croissant de lune, ouvert sur la mer intérieure de Seto, entre le Honshu et le Shikoku, ce port a inspiré bien des poètes dont les oeuvres se retrouvent dans le Man-yoshu, ouvrage du VIIIe siècle et plus ancien recueil de poésies japonaises. Otomo no Tabito (662-731) y a notamment rédigé ses textes poétiques connus sous le nom de Tankas au genévrier.

Tomo connaît une activité depuis mille trois cents ans. Port important de la route maritime commerciale entre le centre et l'ouest de l'Archipel, il accueillit pendant la période d'Edo les ambassades coréennes venues célébrer les nominations des shoguns, les dirigeants de l'époque.

Vingt ans de lutte

Or, dans les années 1980, les autorités locales imaginèrent de construire un pont routier enjambant l'anse, afin de faciliter la circulation dans une ville traversée de venelles peu adaptées aux diktats de l'âge automobile.

Fait rare dans l'Archipel, le projet a d'emblée suscité l'opposition de la population, inquiète pour ses activités de pêche et pour l'impact des travaux sur la beauté du site. La mobilisation s'est amplifiée, au point de s'attirer des soutiens de l'étranger. Le 1er octobre, après plus de vingt ans de lutte, le tribunal d'Hiroshima leur a donné raison en ordonnant la suspension du projet.

Le juge Akio Nose a fondé sa décision sur la nécessité de protéger un site à la valeur historique et culturelle incontestable. Ce jugement s'inscrit dans la lignée de celui rendu en 2006 par la Cour suprême, selon lequel la préservation d'un site était un droit pouvant bénéficier de la protection de la loi. Il pourrait faire jurisprudence à une époque où le Japon commence à se doter d'une politique touristique et à se soucier de la préservation de ses richesses culturelles et naturelles.

Hayao Miyazaki a salué le jugement rendu : "L'âge où les problèmes se résolvaient par le développement est révolu. Les gens doivent renoncer au fantasme et à l'illusion que tout peut changer par la grâce des travaux publics."

 

Philippe Mesmer
Article paru dans l'édition du 15.10.09

Le parc naturel des monts d'Ardèche bannit les OGM

lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/10/14/le-parc-naturel-des-monts-d-ardeche-bannit-les-ogm_1253769_3244.html#ens_id=1253866
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Reportage
Le parc naturel des monts d'Ardèche bannit les OGM
LE MONDE | 14.10.09 | 16h11  •  Mis à jour le 14.10.09 | 16h11
Aubenas Correspondante


uit ans après sa création, le parc naturel régional (PNR) des monts d'Ardèche est le premier en France à décider d'exclure totalement de son territoire la culture des organismes génétiquement modifiés (OGM) - qui sont déjà l'objet d'une mesure de suspension sur le territoire français. Un accord a en été conclu en ce sens, en septembre, entre la chambre d'agriculture et le parc ardéchois. La direction de ce dernier a saisi la possibilité offerte par la loi du 25 juin 2008 d'interdire la culture des OGM sur tout ou partie des territoires des PNR, et ce à deux conditions : que cette option soit inscrite dans la charte du parc et que celle-ci bénéficie de "l'accord unanime des exploitants agricoles concernés".

Si la révision de la charte du PNR des monts d'Ardèche était programmée pour 2009, il semblait plus difficile d'obtenir l'accord de ses 2 600 exploitants agricoles. De plus, que faire lors de l'arrivée d'un nouvel agriculteur ? Pour contourner ces difficultés, ce n'est pas l'accord unanime de ces derniers mais celui de leurs représentants syndicaux - la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA) et la Confédération paysanne, en l'occurrence - qui a prévalu.

Préserver les AOC

Cette décision est l'aboutissement d'un long travail collectif, soutenu par le conseil général. Quatre élus départementaux figurent parmi les vingt-neuf membres du bureau du parc, où la chambre d'agriculture dispose également d'un siège, qu'occupe son président, Jean-Luc Flaugère.

"Je n'ai pas les compétences pour dire si les OGM constituent quelque chose de bien ou de mal, explique celui-ci. Il y a une haute autorité qui travaille là-dessus. Mais en ce qui concerne le PNR, je n'ai pas hésité : il faut préserver les produits, les paysages, les habitants du parc, ainsi que les cultures qui ont besoin d'un périmètre de protection. L'Ardèche et les OGM ne font pas bon ménage..."

"L'une des missions des parcs, qui sont des conservatoires d'environnement, est de protéger la biodiversité, enchaîne le président du parc naturel, Franck Bréchon, qui espère faire école. On est aujourd'hui vierge de culture transgénique, mais il s'agit de se garantir pour l'avenir. En Ardèche, il y a de plus en plus de producteurs bio. L'interdiction des OGM est une question d'éthique qui assure l'absence totale de contamination et aussi la sauvegarde de nos quatre appellations d'origine contrôlée : la châtaigne, le picodon, le boeuf fin gras du Mézenc et, en zone limitrophe, le vin des côtes du Vivarais."

Le parc naturel des monts d'Ardèche s'étend sur le tiers du département, essentiellement des zones de pentes dont l'altitude varie de 170 m à 1 753 m (mont Mézenc). En tout, un territoire de 180 000 hectares, 61 600 habitants et 132 communes où sont privilégiées les activités patrimoniales. L'exploitation intensive est bannie sur les monts d'Ardèche, qui privilégient les cultures en terrasses de myrtilles sauvages, les variétés de châtaignes, les fruits anciens ou encore des élevages bovins ou caprins.

La décision d'interdire des OGM a pour arrière-plan la volonté de valoriser l'écotourisme dans la région. Ce sera un atout de plus pour un territoire qui séduit déjà nombre de citadins, notamment ceux de la région Rhône-Alpes.

 

Carole Dumas
Article paru dans l'édition du 15.10.09

14/10/2009

L'argent de 17 associations caritatives ...

Associations - Des millions d'euros de dons détournés ?

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lu sur :

http://laposte.lci.fr/infos/france/justice/0,,4847383-VU5WX0lEIDQ0OQ==,00-des-millions-d-euros-de-dons-detournes-.html

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Elles recueillent de l'argent pour les enfants, pour lutter contre le diabète, Alzheimer, le cancer ou encore la dégénérescence maculaire liée à l'âge... 17 associations caritatives sont dans le colimateur de la Justice, qui les soupçonne "d'escroquerie" et "d'abus de confiance". Des millions d'euros auraient été détournés, écrit mercredi Le Parisien. Parmi elles figurent notamment l'Associatiion Mère Teresa pour les enfants (Amte), la Ligue européenne contre la maladie d'Alzheimer (Lecma) ou encore Village du monde pour enfants (VMPE).

La Une du Parisien du 14 octobre 2009
La Une du Parisien du 14 octobre 2009
Selon le quotidien, plusieurs de ces associations "n'ont qu'une simple adresse en France", auraient des relations entre elles, partageant notamment des bureaux, des centres d'appels et des hébergeurs internet. Parmi les millions d'euros récoltés, seuls 1% à 20% seraient effectivement utilisés pour financer la cause défendue, avance Le Parisien. Les enquêteurs ont semble-t-il du mal à retrouver le reste de l'argent, dont une partie partirait aux Etats-Unis. Certaines associations dépenseraient ainsi 90% des dons pour rémunérer leurs prestataires de services, principalement des sociétés de marketing direct, qui envoient des courriers de masse appelant aux dons au nom de ces associations. Selon la source citée par Le Parisien, cependant, les enquêteurs semblent dédouaner les employés français de ces associations. "Ils sont sans doute de bonne foi, convaincus du bien-fondé de leur action", écrit le quotidien.

Les associations, elles, se défendent. "L'ensemble des dons versés sert exclusivement à financer la recherche en France", explique ainsi dans Le Parisien une responsable de l'Association pour la recherche sur le diabète (ARD). Même son de cloche du côté de la Ligue européenne contre la maladie d'Alzheimer : "certes, notre ratio argent collecté/argent reversé pour la recherche est encore trop faible, mais nous avons financé treize projets en France depuis 2005. Mais nous ne gérons pas mal notre argent", insiste une manageuse de l'association dans le quotidien. L'escroquerie, bien loin de ne concerner que la France, serait "d'envergue internationale", assure une source judiciaire dans Le Parisien. Aucune personne n'a été mise en examen pour le moment, précise cependant une autre source judiciaire.

16:54 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : société

13/10/2009

Prix Nobel : le marché n'est pas la seule philosophie possible

lu sur :
http://www.lemonde.fr/economie/article/2009/10/13/prix-nobel-le-marche-n-est-pas-la-seule-philosophie-possible_1253360_3234.html#ens_id=1252906
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Chronique
Prix Nobel : le marché n'est pas la seule philosophie possible
LE MONDE | 13.10.09 | 16h58  •  Mis à jour le 13.10.09 | 16h58

'attribution du prix Nobel d'économie 2009 s'inscrit dans la mouvance générale actuelle qui veut battre en brèche le principe de l'économie de marché. Elinor Ostrom étudie certaines traditions communautaires en matière de gestion des ressources. Oliver Williamson explique pourquoi de nombreuses transactions se concluent à l'intérieur des organisations plutôt qu'avec d'autres organisations. Leurs travaux ont en commun de s'intéresser à des processus de décision qui n'ont rien à voir avec le mécanisme classique du marché.

 

M. Williamson s'est attaché à comprendre les raisons pour lesquelles des firmes contrôlent leurs fournisseurs quand d'autres préfèrent des relations régies par la loi du marché. Une de ses conclusions est que fournisseurs et clients s'affranchissent de la logique de marché s'ils dépendent les uns des autres ou s'il n'existe aucune alternative évidente.

Pas de naïve hostilité

Sa pensée n'a rien à voir avec une naïve hostilité au marché. Il utilise la théorie et des exemples concrets pour montrer que le marché est le modèle le plus efficace pour structurer les relations économiques, dès lors que la concurrence y est suffisamment développée. Mais il ne sacrifie pas à la religion du marché comme la plupart de ceux qui ont appelé à la dérégulation du secteur financier quand le crédit coulait à flots.

Pour Mme Ostrom, la gestion traditionnelle "en commun" des ressources serait supérieure à la fois à la logique purement privée et à un étatisme absolu. Ses travaux montrent que les autochtones ont parfois un meilleur niveau d'expertise que les bureaucrates éloignés du terrain.

Première femme à se voir décerner ce prix, elle met aussi en évidence les avantages qu'il y a à faire coopérer les individus pour définir et faire appliquer les règles. Elle ne critique pas directement le mécanisme de marché, mais insiste sur la valeur que peuvent avoir d'autres façons de procéder. Elle se démarque de nombreux historiens économiques ou théoriciens du développement pour qui la reconnaissance du droit de propriété est décisive pour le progrès économique.

Les deux lauréats sont moins connus et moins controversés que l'éditorialiste Paul Krugman, récompensé en 2008, avant que la crise financière ne vienne compromettre la crédibilité de tant d'économistes tenants d'un libéralisme classique. Mais il est injuste de rejeter le blâme sur le principe du libre marché. Car les gouvernements ont une part de responsabilité dans le déclenchement de la crise avec leur politique de faible taux d'intérêt et leur volonté de maintenir leur monnaie dans un système de taux de change fixe.

La Riksbank, l'établissement suédois qui remet le prix, a peut-être cherché à braquer les projecteurs sur des modes de raisonnement moins conventionnels.


 

(Traduction de Christine Lahuec)

Plus de commentaires sur l'actualité économique et financière sur Breakingviews.com.

 


Martin Hutchinson
Article paru dans l'édition du 14.10.09

Les marins pêcheurs de la bande de Gaza

lu sur :
http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/10/13/la-galere-des-marins-pecheurs-de-la-bande-de-gaza-sous-blocus-israelien_1253307_0.html
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Reportage
La galère des marins pêcheurs de la bande de Gaza, sous blocus israélien
LE MONDE | 13.10.09 | 16h01  •  Mis à jour le 13.10.09 | 19h53
Gaza Envoyé spécial

e regard embrasse un décor de carte postale : sur la plage, des pêcheurs, par groupes de cinq ou six, tirent de grands filets oblongs. Dans l'anse du port, des dizaines de barques effilées, certaines de couleurs vives, sont à l'ancre. D'autres longent la côte à petite vitesse, ainsi que quelques chalutiers de faible tonnage, sur une mer d'huile. Tous restent à peu de distance du rivage. Un coup d'oeil sur la ligne d'horizon explique pourquoi : ces masses sombres, de loin en loin, sont des patrouilleurs de la marine israélienne. Le blocus maritime de Gaza est une nasse : gare aux pêcheurs qui s'y font prendre.

 

Mulets, sardines, rougets, calamars, petits requins, et casiers de crevettes sont alignés sur le sol de la criée, attendant les acheteurs. Il n'en vient pas, et Saëd Bakr, le poissonnier, se désole. "Il y a du poisson mais pas de clients. Avant le blocus, indique-t-il, nous ramenions 3 ou 4 tonnes de poisson chaque jour, contre 800 kilos aujourd'hui." Sur la jetée du port, Abdel Rahmane Miqdad se tient devant sa barque de 8 mètres, et sa colère ne tarde pas à poindre : "Normalement, je pêche tous les jours, mais quand j'aperçois les navires israéliens, je ne sors pas. Quand on dépasse la limite, ils ouvrent le feu immédiatement. Quel est notre avenir ?"

Bien des raisons expliquent le blues des pêcheurs de Gaza. Après la seconde Intifada, en 2000, la limite de pêche au large avait été ramenée, selon les accords d'Oslo de 1993, de 20 milles marins (37 km) à 6 milles de la côte. Depuis la guerre de Gaza (27 décembre 2008-17 janvier 2009), elle n'est plus que de 3 miles (5,5 km) avec des zones tampon au sud et au nord, respectivement de 1,5 et 3 miles de large, interdites à toute navigation. Résultat, le tonnage de poisson ramené au port est passé de 4 000 à 3 000 tonnes par an.

La diminution n'est pas considérable, mais Adel Attalah, directeur du département pêche au ministère de l'agriculture, explique pourquoi : "La crise et les pénuries qui sévissent à Gaza ont poussé des tas de gens à pêcher pour leur compte, pour nourrir leur famille." Sur les 3 600 pêcheurs de Gaza, 2 000 seulement sont des professionnels. Une pêche intensive se déroule ainsi très près des côtes, dans un périmètre ramené à la portion congrue, ce qui signifie que des poissons de plus en plus petits sont pris dans les filets, au détriment de la reproduction. "Les ressources halieutiques s'épuisent, insiste M. Attalah, à terme, cela signifie un désastre écologique."

Les maux que subissent les pêcheurs peuvent être plus redoutables. Nizar Ayash, président du Syndicat des pêcheurs de Gaza, raconte les humiliations subies par les pêcheurs arraisonnés par la marine israélienne : "Quand ils ne tirent pas, ils forcent les pêcheurs à monter à bord, ils les déshabillent et souvent les emmènent à Ashdod."

De Gaza, on distingue sans peine les cheminées de ce port qui abrite une partie des navires de guerre israéliens. Que s'y passe-t-il ? Des interrogatoires et, selon Nizar Ayash et le pêcheur Abdel Rahmane Miqdad, du chantage : les pêcheurs sont invités à espionner le Hamas, en échange d'argent ou d'avantages en nature, et parfois de menaces...

La plupart sont relâchés dans la journée, mais deux pêcheurs, assure Abdel Rahmane Miqdad, ne sont jamais revenus. Adel Attalah tient ses comptes : "Depuis la fin de la guerre (de Gaza), nous avons eu plus de deux cents incidents. Quatre pêcheurs ont été tués, et vingt blessés. Il ne se passe plus de jour sans qu'un pêcheur soit arrêté ou blessé. Or nous n'avons pas d'instruments de navigation, comment voulez-vous que nous respections la zone des 3 milles ?" Le 31 août, assure-t-il, la marine israélienne a ouvert le feu sur un chalutier, qui a pris feu. Celui-ci a été remorqué à terre, et le gouvernement du Hamas a remboursé 20 000 dollars (13 600 euros) au patron-pêcheur.

Longuement sollicité par Le Monde, l'état-major des forces israéliennes (IDF) a fini par donner une réponse (avant de connaître les questions...). "Occasionnellement, les forces navales peuvent ouvrir le feu sur des bateaux qui ne s'identifient pas ou qui se trouvent dans des zones interdites, nourrissant ainsi la suspicion." Le 13 avril, rappelle IDF, un bateau de pêche rempli d'explosifs s'est approché d'un détachement naval israélien, à 300 mètres du rivage, et il a été détruit. Le 31 août, la marine israélienne a ouvert le feu "sur un bateau suspect, qui a rapidement pris feu, justifiant le soupçon qu'il y avait peut-être une forme de munition ou d'explosif à bord".

Un officier israélien ajoute qu'il peut arriver que des pêcheurs soient conduits à Ashdod "pour y être questionnés, avant d'être relâchés". Mais Nizar Ayash n'en démord pas : "Les Israéliens essaient de nous étrangler avec leur blocus : plus rien ne rentre à Gaza. Cela ne suffit pas : maintenant, ils étranglent la mer..."


Laurent Zecchini
Article paru dans l'édition du 14.10.09

12/10/2009

Le Nobel d'économie 2009

lu sur :
http://www.lemonde.fr/organisations-internationales/article/2009/10/12/le-nobel-d-economie-recompense-deux-americains-pour-des-travaux-sur-la-gouvernance-economique_1252651_3220.html
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Le Nobel d'économie récompense deux Américains pour des travaux sur la "gouvernance économique"
LEMONDE.FR avec AFP | 12.10.09 | 13h42  •  Mis à jour le 12.10.09 | 14h46

e prix Nobel d'économie a été attribué aux Américains Elinor Ostrom, première femme récompensée depuis la naissance de ce prix en 1969, et Oliver Williamson pour leurs travaux sur "la gouvernance économique", lundi 12 octobre. Leurs travaux sont particulièrement dans l'air du temps, en plein débat sur la meilleure organisation des marchés financiers et de l'économie mondiale mais aussi sur la protection de l'environnement et des ressources naturelles, un domaine essentiel des travaux d'Elinor Ostrom. "Ils veulent comprendre des organisations qui ne sont pas des marchés (...) et ils montrent comment ces institutions résolvent les conflits", a salué Tore Ellingsen, membre du comité Nobel, lors de l'annonce du prix à la presse.


Elinor Ostrom, de l'Université d'Indiana, est récompensée par le comité "pour avoir démontré comment les biens communs peuvent être efficacement gérés par des associations d'usagers". Elle a "remis en cause l'idée classique selon laquelle la propriété commune est mal gérée et doit être prise en main par les autorités publiques ou le marché", salue le comité, qui sacre pour la première fois une femme depuis sa première attribution en 1969. En se fondant sur de nombreuses études sur la gestion par des groupes d'usagers des ressources en poissons, en élevage, les forêts ou les lacs, la lauréate américaine a montré que leur organisation était souvent meilleure que ne le croit la théorie économique, souligne le comité.

Oliver Williamson, né en 1932 et enseignant à l'université de Californie de Berkeley, a été récompensé pour "son analyse de la gouvernance économique, notamment les frontières de l'entreprise". Sa théorie explique que l'entreprise s'est imposée comme modèle économique dominant parce qu'elle facilite la gestion des conflits et réduit les coûts grâce à la hiérarchie, mieux que les marchés où dominent souvent les négociations et les désaccords. L'inconvénient, souligné par la théorie de l'organisation de Williamson, est que l'autorité peut être abusée, observe le comité Nobel.

Elinor Ostrom est la première femme à être récompensée par le Nobel d'économie.  Le Nobel d'Economie est une chasse gardée américaine, avec désormais quarante-cinq lauréats sur un total de soixante-quatre. Cette saison 2009 est également très américaine, avec onze lauréats sur treize venant des Etats-Unis, la sensation étant venue, vendredi 9 octobre, à Oslo du Nobel de la paix attribué à Barack Obama.

L’Inserm lance son site d’information scientifique en santé

L’Inserm lance son site d’information scientifique en santé

12 Octobre 2009

L'Inserm vient de lancer son nouveau site web d’information scientifique en santé : http://www.inserm.fr. Attractif, clair et aéré, ce nouveau site met à disposition plus de 50 dossiers d’information étoffés de références, de liens, d’images et de vidéos. L’interactivité avec l’internaute est renforcée. La qualité des informations et la richesse des illustrations visent à faire de ce site, accessible à tous les publics, une référence en sciences de la vie et de la santé.

"L'Inserm souhaite apporter au public une information scientifique complète et fiable sur un ensemble de thématiques liées aux sciences de la vie et de la santé, explique Arnaud Benedetti, directeur du département de l’information scientifique et de la communication de l’Inserm. Moins institutionnel et directement dédié à un public plus large, le site sera régulièrement enrichi de dossiers, d’interviews, de reportages photos et de vidéos, afin d’illustrer la diversité de la recherche."

inserm.fr

A travers sa nouvelle identité visuelle et grâce à un code couleur vif, le site s’organise autour de grands axes auxquels correspondent autant d’instituts thématiques.

Plus de 50 dossiers d’information approfondis

Obésité, diabète, cancer du sein et bien d'autres questions de recherche et de santé publique sont l'objet de dossiers d'information détaillés. Conçus pour apporter, clés en main, l'essentiel des connaissances sur un sujet, ils répondent aux interrogations du plus grand nombre. Les vidéos associées offrent une approche multimédia et dynamique pour compléter ces informations. La rubrique "de A à Z" apporte de courtes définitions sur des thèmes particuliers et renvoie vers les dossiers, tandis qu'un "Zoom " met l'accent sur l'une des nombreuses actualités de la recherche ou du monde médical.

 


 


 


 


 

Les actualités de l’organisme à la "une"

Réactualisé plusieurs fois par semaine, Inserm actualités donne quant à lui une place centrale aux dernières avancées de la recherche en sciences de la vie et de la santé menées au sein de l'organisme.
En quelques clics, l’internaute accède à une mine d'actualités de grande qualité scientifique.

Un accès par public

inserm.fr

Afin de mieux répondre aux attentes des internautes, des espaces spécifiques ont été créés. Etudiant ou scolaire, médecin, membre d’une association de malades, chercheur mais aussi volontaire à un essai clinique ou encore journaliste ; chacun trouve une entrée vers un espace qui lui est dédié. Les informations concernant l’Institut (missions, organisation, programmes de recherche) sont également accessibles via la rubrique "qu’est-ce que l’Inserm ?".

 

 


 

Espace journalistes

Retrouvez :

  • La photothèque pour illustrer vos sujets
  • L’annuaire de l’Inserm pour trouver les coordonnées d’un chercheur
  • La synthèse de presse quotidienne Le dernier communiqué de presse ou les plus anciens selon leurs thématiques de rattachement.
  • Nouveau : la rubrique "C’est dans l’air" un focus, des contacts, des informations sur l’actualité du jour.

17:26 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, sciences

08/10/2009

La Grande Bretagne poursuivi par Bruxelles pour pollution fluviale et maritime

lu sur :
http://www.lemonde.fr/international/article/2009/10/08/la-grande-bretagne-poursuivie-par-bruxelles-pour-pollution-fluviale-et-maritime_1251328_3210.html#ens_id=1237012
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La Grande Bretagne poursuivi par Bruxelles pour pollution fluviale et maritime
LEMONDE.FR avec AFP | 08.10.09 | 15h39

a Commission européenne a assigné, jeudi 8 octobre, la Grande-Bretagne en justice et adressé un avertissement à l'Espagne pour des négligences dans le traitement des eaux usées, qui ont entraîné une pollution fluviale et maritime.

 

Londres et Madrid risquent de payer de fortes amendes s'ils ne se conforment pas aux recommandations européennes. La Commission a décidé de traduire le Royaume-Uni devant la Cour de justice des Communautés européennes (CEJ) au motif que les systèmes de collecte des eaux urbaines résiduaires et les installations de traitement de ces eaux de Londres et de Whitburn (nord-est de l'Angleterre) ne sont pas conformes à la législation communautaire. "Les systèmes de collecte des eaux résiduaires de Londres et de Whitburn donnent lieu à des rejets trop fréquents et en quantités excessives d'eaux résiduaires non traitées provenant des déversoirs d'orage", a déploré la Commission dans un communiqué.

Dans le cas de l'Espagne, la Commission a envoyé un "dernier avertissement" avant la saisie de la CEJ. Elle reproche à Madrid de ne pas avoir respecté un arrêt de la Cour relatif au traitement des eaux usées à Playa de la Motilla, dans la région de Valence (est de l'Espagne).

"Les eaux urbaines résiduaires non traitées sont une menace pour la santé des citoyens européens et nuisent à la qualité des cours d'eau, des lacs et des eaux côtières de l'Europe. Je conseille vivement à l'Espagne de faire diligence pour régler le problème, faute de quoi, la Commission envisagera de demander à la Cour de lui infliger des amendes", a dit Stavros Dimas, commissaire européen chargé de l'environnement.

20:06 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : environnement

La destruction de vignes transgéniques illégales en Alsace

lu sur:
http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/10/08/la-destruction-de-vignes-transgeniques-en-alsace-casse-tete-judiciaire_1251096_3244.html#ens_id=1251207
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La destruction de vignes transgéniques en Alsace, casse-tête judiciaire
LE MONDE | 08.10.09 | 15h56  •  Mis à jour le 08.10.09 | 15h56


'affaire examinée mercredi 7 octobre devant le tribunal correctionnel de Colmar (Haut-Rhin) semblait limpide : le 7 septembre, Pierre Azelvandre franchit les barrières entourant le centre de l'Institut national de recherche agronomique (INRA) à Colmar. Il sectionne à leur base 70 pieds de vigne transgénique cultivés là depuis 2005 pour évaluer en champ l'efficacité d'un porte-greffe capable de résister à la maladie virale du court noué.

 

Son forfait accompli, M. Azelvandre se rend au journal L'Alsace pour s'en accuser, avant de faire de même auprès du commissariat de Colmar. Agé de 46 ans, ce biologiste de formation a déjà bataillé à maintes reprises sur le plan juridique contre des expérimentations OGM - parfois avec succès. Voulant provoquer "un débat public sur les OGM", il assume ce saccage.

Mais il se trouve que les conditions de réalisation de l'essai de Colmar ont fait l'objet d'un débat ouvert à un grand nombre d'acteurs, y compris parmi certaines associations de défense de l'environnement. Isolé, M. Azelvandre voit son geste réprouvé par tous ou presque : les ministres de la recherche et de l'agriculture, l'INRA, mais aussi bon nombre d'acteurs locaux qui avaient été associés au sein d'un comité de suivi à cette expérimentation en champ, dont l'INRA voulait faire un modèle. Le sénateur vert du Haut-Rhin, Jacques Muller (Verts), qualifie même cet acte de "gâchis humain incommensurable". Seule la Confédération paysanne d'Alsace "salue la détermination" de Pierre Azelvandre.

Affaire limpide, donc, qui s'est obscurcie une semaine avant la comparution de Pierre Azelvandre, lorsque le tribunal administratif de Strasbourg a annulé l'autorisation de conduire cet essai, délivrée en 2005 par le ministère de l'agriculture. Et a condamné l'Etat à verser 1 500 euros de dédommagement à l'association France Nature Environnement qui avait attaqué cette autorisation.

Relaxe demandée

Les Verts d'Alsace ont estimé que, à la lumière de ce jugement, M. Azelvandre devait être relaxé. C'est ce qu'a plaidé son avocate, au motif que son client aurait arraché une parcelle dont la culture était entachée d'illégalité - en raison d'une rédaction de l'autorisation non conforme avec une directive européenne.

L'avocate de l'INRA a indiqué à l'audience, mercredi, qu'un appel avait été interjeté contre la décision du tribunal administratif. L'organisme public a demandé un peu plus de 170 000 euros au titre de son préjudice matériel. Le ministère public a requis quatre mois de prison avec sursis et 1 000 euros d'amende. Le jugement sera rendu le 27 octobre.

Quelle que soit sa teneur, la destruction de l'essai de Colmar constitue un coup dur pour la recherche publique en biotechnologies végétales. L'INRA n'a plus qu'un essai en champ en cours, sur des peupliers, à Orléans. "Les conditions de l'expertise publique se trouvent remises en cause par un acte isolé, déplore Marion Guillou, sa présidente. Sans données, on ne peut pas débattre, faire vivre la démocratie scientifique."

 

Hervé Morin (avec AFP et Reuters)
Article paru dans l'édition du 09.10.09

cerveau-génétique-comportement

lu sur :
http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/
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Mise en évidence d'une altération génétique identique à l'autisme, à la schizophrénie et au retard mental
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L'équipe de neuro-génétique dirigée par le docteur Dominique Campion (Inserm, U614) vient de montrer qu'il existait une base génétique commune à l'autisme, à la schizophrénie et au retard mental. Selon les chercheurs, les gènes altérés dans ces pathologies jouent un rôle dans les connections entre neurones. Audrey Guilmatre, doctorante dans cette unité, estime que ces travaux vont permettre "d'améliorer le diagnostic et à plus long terme de trouver des molécules capables de soigner".
Agence France Presse , 07/10/2009

18:41 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : génétique

07/10/2009

Mangez moins de viande !

... quand on pense que les bovins pètent tant et plus du méthane, en plus de la disparition des arbres qui captent le CO2 ! Un tronc d'arbre brûlé, c'est un stock de CO2 qui repart dans l'atmosphère !
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lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/10/07/foret-amazonienne-les-eleveurs-au-banc-des-accuses_1250493_3244.html#ens_id=1250596
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Forêt amazonienne : les éleveurs au banc des accusés
LE MONDE | 07.10.09 | 15h08  •  Mis à jour le 07.10.09 | 15h08
Belem Envoyé spécial


levage contre forêt. Cette bataille inégale qui dure depuis des décennies au Brésil connaît un nouveau rebondissement. Le ministère de la justice ayant déclenché des poursuites contre 22 fermes et 13 groupes de transport frigorifique, et menacé d'en faire autant contre 72 autres compagnies, les plus gros exportateurs de viande brésiliens se sont engagés lundi 5 octobre à instaurer et à respecter la traçabilité des produits bovins.

 

Ce bras de fer fait suite à un rapport de Greenpeace, paru en août 2009, sur "le massacre de l'Amazonie" qui montrait les liens entre l'expansion foudroyante de l'élevage et la destruction de la forêt. L'organisation écologiste mettait en cause les usines du sud du Brésil qui traitent de la viande et du cuir provenant de 150 000 hectares déboisés illégalement. Ces produits, une fois "blanchis", sont revendus à des entreprises qui approvisionnent de grandes marques mondiales de chaussures, d'aliments ou de voitures. En Amazonie, selon Greenpeace, les éleveurs brûlent un hectare de forêt primaire toutes les 18 secondes. Et le Brésil est le quatrième émetteur de gaz à effet de serre de la planète.

C'est sur ces "fronts pionniers", territoires en transition entre la forêt occupée par ses peuples de toujours et des paysages agricoles exploités en majorité par des éleveurs, que se joue le drame de la déforestation amazonienne. Dans les années 1960 et 1970, à l'apogée de la dictature militaire, l'Etat exalte le peuplement et la mise en valeur de l'Amazonie. A propos de la terre, un slogan d'alors, un brin menaçant, proclame : "Occupez-la, sinon vous la perdrez." Des millions de Brésiliens vont migrer vers la "nouvelle frontière". On les incite à couper et à brûler la forêt, qui, juge-t-on, ne vaut rien, ou si peu.

A côté de la traditionnelle "Amazonie des fleuves" se développe l'"Amazonie des routes", puis celle des nouveaux espaces ruraux et urbains autour de petites villes surgies de rien. L'Incra, l'institut en charge de la réforme agraire, devient le principal déboiseur. En cette époque pré-écologique, les colons sont célébrés pour leur contribution valeureuse à la construction nationale.

Aujourd'hui, environnement oblige, tout a changé. Les anciens colons, ou leurs enfants, sont vilipendés. Ils acceptent mal d'être montrés du doigt pour continuer à faire ce qu'ils ont toujours fait à la satisfaction naguère générale : pousser des troupeaux de vaches blanches à bosse sur les décombres de la forêt.

Entre-temps, le Brésil est devenu le premier exportateur de boeuf au monde, avec 30 % du marché. Il possède le plus grand cheptel de la planète, avec 200 millions de têtes, dont 30 millions en Amazonie. Selon le chercheur Paulo Baretto, de l'institut Imazon, les chiffres de la déforestation épousent, avec un an de retard, les variations des cours de la viande à la Bourse de Chicago.

Malgré ce renversement, il y a peu de chance que les choses bougent sur le terrain. L'élevage reste attractif pour les petits agriculteurs. "C'est le mode de vie le mieux adapté aux précarités des fronts pionniers, explique René Poccard-Chapuis, coordinateur à Belem du Cirad, le Centre international de coopération en recherche agronomique. Sur un territoire immense, les difficultés de circulation, le manque d'infrastructures et les conditions de travail difficiles ont découragé ou marginalisé les cultures pérennes."

Le pâturage est un excellent moyen de marquer la propriété foncière, clé de l'enrichissement, et de la spéculation. L'élevage extensif exige peu d'efforts et un faible investissement. Même les plus pauvres peuvent s'y lancer en louant un troupeau ou en s'en partageant les revenus. Le cheptel permet de sécuriser son capital et d'en tirer de l'argent liquide à tout moment grâce à l'organisation efficace de la filière. Autrement dit, dans le boeuf, tout est bon.

La lutte contre la déforestation suppose de poursuivre les politiques de contrôle engagées : surveillance par satellite, régularisation foncière, installation d'un cadastre, généralisation de la traçabilité des produits. Il faudra surtout, à terme, interdire aux bûcherons et aux éleveurs, qui travaillent en tandem, d'accéder aux forêts menacées.

En attendant qu'on leur propose un mode plus durable de développement, l'immense majorité des petits agriculteurs amazoniens continueront de trouver le salut dans l'élevage. Sur les cendres de la forêt.

 

Jean-Pierre Langellier
Article paru dans l'édition du 08.10.09

05/10/2009

Palestine pas morte (2)

lu sur :
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2009/10/05/nous-resterons-ici-jusqu-a-l-eternite_1249388_3218.html#ens_id=1249497
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"Nous resterons ici jusqu'à l'éternité"
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LE MONDE | 05.10.09 | 15h32  •  Mis à jour le 05.10.09 | 15h32
Taibeh Envoyé spécial


e père Raed Abousahlia, curé de l'église latine - "catholique romaine", à ne pas confondre avec les Eglises orthodoxe grecque et grecque melkite catholique -, est un battant. Sur les 1 300 âmes de Taibeh, il en revendique 780, en accorde 450 aux orthodoxes et 169 aux melkites.

 

Cet homme est une bourrasque. Col romain, soutane noire, il vibrionne au milieu des multiples dignitaires religieux et laïcs rassemblés pour l'inauguration de la fête de la bière, l'"Oktoberfest", un festival qui a fait connaître ce village "à 100 % chrétien, le seul de Palestine, le seul qui n'ait pas de mosquée", fameux, assure-t-il, pour une foule de choses qui n'ont rien à voir avec la brasserie.

Il montre l'antenne de Radio Terre sainte dont l'émetteur va permettre de diffuser la parole de Dieu, à partir de Noël, de Tel-Aviv à Amman et Hébron, parle des 150 groupes de pèlerins qui viennent chaque année à Taibeh, insiste sur son initiative des "colombes de la paix", des lampes à huile (de Taibeh) en céramique qui, fabriquées sur place, éclairent aujourd'hui "50 000 églises dans le monde".

Son objectif ? "Donner du travail aux chrétiens de Terre sainte." "Abouna" (père) est un "citoyen du monde", d'origine palestinienne, un spécialiste de la non-violence. Né en 1965 à Zababdeh, près de Jénine. Il ne se plaint pas des relations avec les musulmans, au contraire : "Nous disposons de la liberté religieuse, nous avons nos églises, nos processions, et faisons sonner nos cloches."

En 2002-2003, avec le patriarche latin, il allait voir presque chaque mois Yasser Arafat, à Ramallah, l'ancien chef de l'Autorité palestinienne, bien disposé envers les chrétiens. Avec les Israéliens, c'est autre chose. Abouna s'enflamme : "Nous ne sommes pas une troisième partie dans ce conflit. Nous sommes un même peuple : les Palestiniens sont sous occupation et nous sommes sous occupation." Le Père Raed a une carte d'identité palestinienne, un laissez-passer du Vatican, mais ne peut franchir les barrages de l'armée israélienne.

Pour se rendre à Jérusalem, il doit obtenir un permis d'"ouvrier d'église". Heureusement, il a plus d'une poche dans sa soutane : "Au check-point, je m'efforce de redonner au soldat son humanité, afin qu'il me redonne mon humanité. Alors je parle, je souris, je raconte une anecdote, et il me laisse passer... " Il est serein : "Nous sommes là depuis deux mille ans, et nous y resterons jusqu'à l'éternité..."

 

Laurent Zecchini
Article paru dans l'édition du 06.10.09

Palestine pas morte

lu sur :
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2009/10/05/fete-de-la-biere-en-palestine_1249387_3218.html#ens_id=1249497
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Reportage
Fête de la bière... en Palestine
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LE MONDE | 05.10.09 | 15h32  •  Mis à jour le 05.10.09 | 15h32
Taibeh (Cisjordanie) Envoyé spécial

adim Khoury, c'est tout à son honneur de brasseur, ne sera pas le dernier, au cours de ces deux jours où la "mousse" va couler des tonneaux, à choquer sa pinte avec qui veut. Samedi 3 octobre, Taibeh, seul village entièrement chrétien de Palestine, a commencé sa "résistance pacifique à l'occupation" (israélienne) avec une stratégie conviviale, sa bière, et l'a achevée dimanche soir, vers 22 heures. Entre-temps, plus d'un millier de litres de Taibeh ont été bus, dans une ambiance qui tient de la Oktoberfest de Munich et de la kermesse festive et politique.

 

Bien sûr, souligne David Khoury, son maire (et propriétaire avec sa famille de la brasserie), Taibeh reste modeste : le petit village, qui a reçu quelque 9 000 visiteurs en deux jours, ne se compare pas avec la fête de la bière qui s'est achevée ce week-end dans la cité bavaroise. Et si, dans la soirée, quelques jeunes chrétiens et musulmans étaient un peu éméchés, personne n'a roulé à terre.

Ce fut une belle fête que cette 5e Oktoberfest de Taibeh, avec danses, musiques, produits de l'artisanat local, brochettes, falafels et shawarmas arrosés de bière Taibeh et de quelques apostrophes politiques bien senties pour rappeler que l'objectif reste de "libérer la Palestine". En ces temps où le peuple palestinien a le moral en berne, chrétiens et Palestiniens, venus de Jérusalem, Ramallah et autres lieux des Territoires occupés, se sont joyeusement mélangés.

C'est le 15 août 1995 que la première Taibeh a coulé dans la brasserie de la famille Khoury, seule bière produite en Palestine, du moins depuis très longtemps. Maria Khoury, épouse du maire, rappelle que, il y a bien plus de cinq mille ans, la bière était boisson courante au Proche-Orient : Meneket, déesse égyptienne de la bière, était vénérée, et Ramsès II était surnommé le "pharaon brasseur".

Plus tard, rappelle le Père Raed Abousahlia, curé de Taibeh, Jésus-Christ est passé à Ephraïm, ancien nom de Taibeh, mentionné à six reprises dans la Bible. La dernière fois, c'était avant la semaine de la Passion (Jean, chap. 11, vers. 54). Les Khoury sont natifs de Taibeh. Comme beaucoup de chrétiens, ils en sont partis parce que l'avenir du processus de paix israélo-palestinien était désespérant. Ils ont fait souche à Boston (Massachusetts), David et Nadim ayant monté un business florissant de vins et spiritueux.

Puis il y eut les accords d'Oslo, en 1993, un formidable espoir de paix pour les Palestiniens, vite déçu. Il n'empêche : les Khoury y croient. Ils liquident leurs affaires américaines, pour 1,2 million de dollars, qu'ils réinvestissent dans la "création d'une bière palestinienne". Avec d'autant plus d'enthousiasme que Yasser Arafat leur a donné "sa bénédiction" pour créer une brasserie à Taibeh, cet îlot de chrétienté en terre musulmane.

Nadim raconte son univers de brasseur : les cuves en Inox achetées aux Etats-Unis, les malts français et belges, l'acheminement vers les centres de distribution, ce parcours du combattant. Nadim tempête : "Après la construction du "Mur", c'est devenu impossible de vendre à Jérusalem (distante de 27 kilomètres). Les Israéliens nous obligent à passer par un seul check-point commercial. Cela prend plus de trois heures, et souvent il faut faire demi-tour. Les Israéliens, eux, distribuent leur bière partout, en passant par tous les check-points."

Les brasseurs israéliens, producteurs des bières Maccabee et Goldstar, ne sont pas mécontents de ces entraves au libre commerce. Nadim et David se rassurent : la Taibeh, produite à 600 000 litres par an, jouit d'un quasi-monopole à Ramallah. Sur l'estrade, les danseuses et danseurs palestiniens ont fait place à un ensemble musical brésilien, puis au groupe allemand Rascasse et aux Britanniques de Two Down.

Plus tard, alors que le soleil se couche sur les collines du désert de Judée et que les lumières de Ramallah scintillent au loin, les groupes hip-hop G-Town et Ramallah Underground vont faire jaillir les décibels de musique pop. Dans l'assistance, des jeunes dansent, alors que quelques (rares) Palestiniennes coiffées d'un foulard regardent, médusées. Les enfants se faufilent, évitant les pintes de bière en plastique, dont la mousse déborde.

Un peu plus tôt, il y a eu des discours. Les maires de quelques-uns des seize villages musulmans qui entourent Taibeh sont venus à l'Oktoberfest en voisins, et le ministre palestinien de l'économie, Bassim Khoury, a fulminé contre la confiscation des droits de douane palestiniens "qui servent à financer la colonisation" juive dans les territoires occupés.

Rafic Husseini, directeur de cabinet de Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, a rappelé que "Jérusalem sera la capitale de notre nation". Les diplomates présents, avec ou non un verre de Taibeh à la main, ont fait preuve de réserve, tout en opinant lorsque le maire a souligné que la bière Taibeh avait pour ambition de "faire croître l'économie nationale de Palestine".

Les dignitaires religieux, eux, étaient partis plus tôt. Le Père Raed était un peu agacé par la place prépondérante prise par la bière dans l'Oktoberfest. Et d'énumérer les produits locaux vendus dans les stands : l'huile d'olive, le miel, les travaux de broderie... Surtout, il ne veut pas que Taibeh devienne le village "où les musulmans des villages voisins viennent boire, même s'ils boivent plus de bière que les chrétiens". Il rappelle que " l'Eglise latine emploie 86 personnes", contre 15 à la brasserie.

Ce sont là de petites agaceries entre le brasseur et le curé, qui ne remettent pas en cause la quiétude du village. Quiétude toute relative pourtant : la voiture de David Khoury, maire et brasseur en son pays, a été détruite par une explosion criminelle, lundi 28 septembre. Comme si tout le monde à Taibeh n'était pas convaincu par le slogan de la famille Khoury : "Drink cool, drink palestinian"...


Laurent Zecchini
Article paru dans l'édition du 06.10.09

18:49 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : société

La directive REACH et les tests des produits chimiques

lu sur :
http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/
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Des solutions alternatives aux tests sur les animaux
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Fin août, des toxicologues ont estimé, dans une tribune libre publiée par la revue Nature, que 54 millions d'animaux devraient être sacrifiés, et non 9 millions comme prévu, dans le cadre du programme Reach, destiné à tester 30.000 substances chimiques. Ces toxicologues demandent un moratoire dans l'attente de solutions alternatives.  Le quotidien cite les travaux de l'Ineris, mené avec l'Inra et une unité Inserm-CEA-université Paris-VII, qui permettent d'étudier, à partir de cellules de testicules de rats, la diffusion des perturbateurs endocriniens.

18:22 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sciences, chimie, santé

Internet : Des associations de consommateurs dénoncent "l'opacité" de la commission Zelnik

lu sur :
http://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/10/01/des-associations-de-consommateurs-denoncent-l-opacite-de-la-commission-zelnik_1248115_651865.html#ens_id=1232569
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Des associations de consommateurs dénoncent "l'opacité" de la commission Zelnik
LEMONDE.FR | 01.10.09 | 18h39  •  Mis à jour le 01.10.09 | 18h49

réation Public Internet, un groupement d'associations qui rassemble l'UFC-Que choisir, l'ISOC France, la Quadrature du Net, le SAMUP et le collectif Pour le Cinéma, dénonce, dans une lettre ouverte, "l'opacité" de la commission Zelnik, qui doit proposer d'ici la fin novembre des pistes pour améliorer l'offre légale d'œuvres sur Internet.

 

Instaurée pour compléter les lois Hadopi 1 et 2, concentrées sur la répression du téléchargement illégal, la commission est composée du PDG de la maison de disque indépendante Naïve, Patrick Zelnik, de l'ancien ministre Jacques Toubon et de Guillaume Cerutti, président de Sotheby's France.

Mais, pour les associations qui composent Création Public Internet, la manière dont travaille la commission lui fait perdre son crédit. La commission Zelnik a envoyé un questionnaire aux principaux acteurs du secteur de la culture, mais elle "n'a pas rendu public le questionnaire envoyé et l'identité des personnes consultées", déplore le groupement. "Les membres de la plate-forme CPI craignent que la mission Zelnik nous produise le remake de la mission Olivennes, où seuls ceux ayant soutenu la mission ont été conviés au round final", précise la lettre ouverte.

Les associations demandent donc à la commission de rendre publiques les réponses qui ont été apportées au questionnaire par les organismes consultés. Elles ont également publié le fac-similé du questionnaire envoyé par la mission Zelnik, qui n'avait jusqu'ici pas été rendu public.


Le Monde.fr

04/10/2009

L'accident du vol Rio-Paris

Vol AF 447 - Des pilotes refont l'enquête

 

L'enquête des deux pilotes résumée en huit diaporamas
Les messages d'alerte du vol AF-447 publiés par un site de pilotes

Dans la nuit du 31 mai au 1er juin, un Airbus A330 d'Air France provenant de Rio et en route pour Paris s'abîmait dans l'océan Atlantique avec, à son bord, 216 passagers et 12 membres d'équipage. Malgré les moyens déployés, les causes exactes de l'accident n'ont pas été établies officiellement et le Bureau français d'enquêtes et d'analyses a évoqué un enchaînement de faits conduisant à la catastrophe, sans qu'aucun d'entre eux ne suffise seul à l'expliquer. Les derniers signaux d'alerte envoyés automatiquement par l'avion, les messages Acars, ont toutefois établi une défaillance des sondes Pitot, chargées de mesurer la vitesse en vol.

C'est en se basant sur cette défaillance avérée que deux pilotes, Gérard Arnoux, commandant de bord sur A320 et président du Syndicat des pilotes d'Air France, partie civile dans le dossier AF-447, et Henri Marnet-Cornus, ancien commandant de bord sur A330, dénoncent aujourd'hui une série de négligences coupables qu'ils considèrent comme les causes profondes de la catastrophe du vol AF-447. Tous deux sont connus dans le milieu des pilotes pour avoir enquêté sur une dizaine d'accidents similaires. Le Journal du Dimanche a publié des éléments de leur propre rapport, qui doit être remis dans les prochains jours aux juges Sylvie Zimmermann et Yann Daurelle, chargés de l'enquête qui doit déterminer les éventuelles responsabilités dans le drame.

"Le BEA cherche à minimiser"

Non seulement, assurent-ils, les sondes Pitot sont bien la cause directe de l'accident, mais celui-ci "aurait sans doute pu être évité" si divers groupes et institutions allant d'Airbus à Air France, en passant par la Direction générale de l'aviation civile, l'Agence européenne de la sécurité aérienne et le BEA lui-même, avaient correctement rempli leur rôle. Interviewé dans le JDD, Gérard Arnoux affirme vouloir "tordre le cou à la thèse selon laquelle sans les boîtes noires nous ne saurons pas ce qui s'est passé et qu'il nous faudrait oublier nos morts au fond de l'océan". Il assure que les sondes Pitot "sont conçues sur la base de standards de certification obsolètes qui ne prennent pas en compte le givrage à haute altitude", et que "le BEA cherche à minimiser le rôle joué" par ces sondes "parce qu'il n'a pas diligenté les enquêtes que les lois et règlements lui imposaient de faire" lors des premières défaillances constatées sur d'autres appareils.

Les pilotes à l'origine de ce rapport évoquent en outre des facteurs aggravants susceptibles d'avoir eu un rôle dans la catastrophe : des pilotes trop peu formés en simulateur à des situations d'urgence comme celle qu'a connue le vol AF-447 ; des procédures d'urgence définies par Airbus "au mieux confuses, au pire dangereuses" ; des informations météo insuffisantes avant l'accident, alors qu'elles auraient pu permettre à l'équipage de choisir une route plus sûre. Sur ce dernier point, Air France a déjà répondu en assurant que la route choisie était conforme aux procédures ; Airbus, pour sa part, réserve ses arguments aux enquêteurs.

Des messages d'alerte non publiés

Gérard Arnoux et Henri Marnet-Cornus ne sont pas les premiers dans le milieu des pilotes à défendre une thèse faisant des sondes Pitot de Thales la cause première de l'accident, et à mettre en cause le BEA, très critiqué. Et les éléments parfois avancés pour expliquer la catastrophe ont, dès le lendemain de l'accident, fait fortement réagir les pilotes. Ainsi, moins de dix heures après le crash, Air France, par la voix de son directeur de la communication, avait évoqué la probabilité d'un foudroiement en vol. Les syndicats de pilotes ont aussitôt rappelé qu'aucun accident dans l'histoire de l'aviation civile n'avait été mis sur le compte de la foudre et qu'un avion est foudroyé en moyenne toutes les 1500 heures de vol. En outre, Météo France avait indiqué le 6 juin, après une analyse de la situation dans la zone au moment du passage de l'avion, que les conditions générales étaient "normales pour un mois de juin".

Un site internet, Eurocockpit, alimenté par des pilotes, des mécaniciens, des personnels navigants ou des contrôleurs aériens, a dès lors clairement mis en cause les sondes Pitot. Sur la base des 24 messages d'alerte automatiques envoyés dans les quatre dernières minutes de vol de l'A330, il a affirmé n'avoir aucun doute sur le fait que le givrage des sondes avait rendu l'appareil impilotable, de nuit et dans une zone orageuse. Mais les messages Acars n'ont jamais été dévoilés dans leur intégralité par le BEA, dont le directeur, Paul-Louis Arslanian, lui-même très contesté par les pilotes, n'a montré que des extraits interprétables de diverses façons.

Depuis le drame de l'AF-447, un vaste programme de remplacement des sondes Pitot du français Thales, par des sondes fabriquées par son rival Goodrich, considérées comme plus fiables, a été préconisé. Ces dernières ont toutefois elles-mêmes fait l'objet récemment d'une demande expresse de contrôle émanant de l'Agence européenne de sûreté aérienne. Air France a annoncé pour sa part une mission d'expertise externe sur la sécurité de ses vols. Quant au controversé Paul-Louis Arslanian, il part à la retraite après 19 ans à la tête du BEA, remplacé par Jean-Paul Troadec, qui était jusqu'alors directeur général de l'Etablissement public de sécurité ferroviaire et du service d'exploitation de la formation aéronautique. Le secrétariat d'Etat chargé des Transports a toutefois précisé que Paul-Louis Arslanian continuera à collaborer aux enquêtes sur les accidents du vol AF447 Rio-Paris et du vol de l'A310 de la Yéménia, à la demande de Dominique Bussereau.

 

Lu sur :

http://laposte.lci.fr/infos/monde/ameriques/0,,4828618-VU5WX0lEIDQ0OQ==,00-des-pilotes-refont-l-enquete-.html

Contamination de produits alimentaires par du lin OGM illégal

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3927

01/10/2009

Cas de contamination de produits alimentaires par du lin OGM illégal

Depuis une quinzaine de jours, les alertes de la Commission européenne quant à des cas de contamination de produits boulangers et de céréales par du lin génétiquement modifié illégal ne cessent de se multiplier. En effet, des produits contaminés ont été trouvés en Allemagne, en Pologne, en Suisse, en Belgique, en Hongrie, aux Pays-Bas, au Portugal, en Roumanie, au Luxembourg, et plus récemment, en Suède et au Royaume-Uni.
Le lin OGM incriminé, également connu sous les appellations FP 967 ou Triffid, a été génétiquement modifié pour résister à un herbicide et contient trois gènes résistants aux antibiotiques. Or, la législation européenne interdit le recours à des gènes résistants aux antibiotiques depuis fin 2004 dans les OGM commercialisés, et depuis 2008 également dans le cadre d'expérimentation. Aussi, n’ayant pas été autorisé au sein de l’Union européenne, le lin OGM FP 967 est strictement illégal. Au regard de quoi, tout produit contaminé par celui-ci doit nécessairement être retiré de la vente.

D’après la Commission européenne, le Canada serait à l’origine de ces cas de contamination, bien que la culture commerciale du FP 967 y soit interdite depuis 2001. Il est à craindre que cette nouvelle porte un lourd préjudice aux cultivateurs de lin canadiens, lesquels s’étaient pourtant battus en faveur de l’interdiction du lin transgénique par crainte de contamination de leurs propres cultures. Selon Greenpeace, jusqu’à aujourd’hui, 68 % de la production canadienne de lin sont importés en Europe.

Cette affaire n’est malheureusement pas la première du genre, et ne sera probablement pas la dernière. Ainsi, en 2006,
un riz OGM non autorisé à la culture commerciale avait contaminé de nombreux produits alimentaires à l’échelle mondiale. De même, au cours de l’été qui vient de s’achever, des importations de soja américain ont été stoppées car elles présentaient des traces de maïs transgénique non autorisé.

Cécile Cassier

02/10/2009

Des poissons qu'il ne faut plus considérer comme de la nourriture

lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/10/02/sabre-grenadier-fletan-des-poissons-qu-il-ne-faut-plus-considerer-comme-de-la-nourriture_1248320_3244.html#ens_id=1248438
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Sabre, grenadier, flétan, des poissons qu'il ne faut plus considérer comme de la nourriture
LE MONDE | 02.10.09 | 15h07  •  Mis à jour le 02.10.09 | 15h07


mpereur, grenadier, sébaste, hoki, flétan du Groenland, siki, sabre noir, lingue bleue : qui n'a jamais consommé ces poissons, vendus en filets dans tous les supermarchés, présents aux menus des restaurants et des cantines ? Pourtant, selon les associations de protection de l'environnement, ces espèces pêchées en eau profonde, particulièrement vulnérables, et pour certaines gravement menacées, "ne devraient pas être considérées comme de la nourriture". Encore faut-il que les consommateurs le sachent.
Dans cet objectif, Greenpeace mène, jusqu'au 13 octobre et dans sept villes françaises, une tournée baptisée "SOS grands fonds marins", qui se poursuivra en Espagne et en Italie. Il s'agit, au travers d'une exposition, de projections de films, et d'interventions devant les points de vente, de sensibiliser le grand public aux "dégâts dramatiques" provoqués par cette forme de pêche, et d'aider à repérer ces poissons, parfois vendus sous des noms trompeurs (dorades pour les sébastes, chiens de mer pour les requins profonds comme le siki...). Les espèces profondes, qui vivent entre 200 et 2 000 mètres, ont une longévité exceptionnelle : une centaine d'années en moyenne, jusqu'à 160 ans pour l'empereur. Leur cycle de reproduction très lent les rend particulièrement fragiles. "Elles n'ont pas une capacité de régénération suffisamment rapide pour supporter une exploitation commerciale", explique Claire Nouvian, de l'association Bloom, spécialisée dans la défense des grands fonds. Selon le Conseil international pour l'exploration de la mer (CIEM), qui coordonne les recherches scientifiques dans la zone Atlantique nord-est, la plupart de ces espèces, surexploitées, sont en déclin. Les populations de grenadiers ont ainsi baissé de 80 % en vingt ans.

Cette pêche, pratiquée par 285 navires dans le monde, a d'autres conséquences. En raclant les fonds, les filets détruisent les habitats et les espèces parfois plurimillénaires qui peuplent les abysses. Ces derniers constituent pourtant un exceptionnel réservoir de biodiversité - entre 10 et 30 millions d'espèces y vivraient -, dont une infime partie a été explorée par l'homme.

En s'adressant aux consommateurs, l'ONG veut surtout mettre la pression sur les supermarchés, appelés à retirer ces poissons de la vente. "Certaines enseignes, comme Carrefour ou Auchan, sont de dimension internationale. Leurs décisions peuvent avoir un effet d'entraînement considérable, explique Emmanuel Buovolo, chargé de campagne océans chez Greenpeace. Nous nous tournons aujourd'hui vers le grand public et les supermarchés car les politiques ont échoué à réguler cette pêche." Elle est réglementée dans les eaux de l'Union européenne, mais les quotas adoptés par les gouvernements sont toujours fixés à des niveaux supérieurs aux recommandations des scientifiques. Quant à la haute mer, située hors des zones de souveraineté des Etats, la pêche s'y déroule quasiment sans contrôle. Un projet de résolution des Nations unies en faveur d'un moratoire sur la pêche profonde dans les eaux internationales est bloqué depuis plusieurs années par les pays pêcheurs, malgré la mobilisation du monde scientifique.


Sur le Web : http://oceans.greenpeace.fr.

 

Gaëlle Dupont
Article paru dans l'édition du 03.10.09

Les poêles téflon

lu sur : http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/

Un débat autour du PFOA
Le Réseau environnement santé (RES), qui réunit des associations, des ONG, des professionnels de santé et des scientifiques, vient de demander l'arrêt de l'utilisation du PFOA. Le Monde rappelle que le PFOA, de la famille des perfluorés, est présent dans les poêles et les casseroles anti-adhésives, les revêtements imperméables, l'habillement, le mobilier, la papeterie et les emballages . Le RES s'oppose à un avis de l'Afssa qui estime que "le risque pour la santé des consommateurs (...) est considéré comme négligeable". Selon André Cicolella, chercheur à l'INERIS et porte-parole du RES, "l'Afssa n'a pas pris en compte toutes les données, notamment les données gênantes (qui) montrent un excès de cancer de la prostate chez l'homme en milieu professionnel". Le RES demande que l'expertise soit menée "sur un mode inter-agence non seulement pour le PFOA mais pour l'ensemble des perfluorés".

13:52 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé

Les banques françaises

lu sur :

 

L'Expansion.com -  22/09/2009 18:07:00

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Dans un rapport publié mardi, la Commission européenne estime que les banques françaises sont parmi les plus chères. La gestion d'un compte courant. revient en moyenne à 154 euros par an.

Les banques françaises comptent en Europe parmi les championnes des frais cachés onéreux et peu compréhensibles pour leurs clients, a dénoncé la Commission européenne dans un rapport publié mardi (*).

La gestion d'un compte courant en France - le compte sur lequel sont versés les salaires et sont effectuées la plupart des transactions - revient en moyenne à 154 euros, ce qui place les banques françaises dans le peloton de tête des plus chères, en troisième position derrière l'Italie (253 euros) et l'Espagne (178 euros).

Le rapport ne cite pas de noms, mais les études comparatives réalisées en France montrent que les principales banques du pays se tiennent sur les tarifs (147 à 206 euros).

La cotisation pour une carte bancaire varie ainsi de 39 à 48 euros et le transfert d'un plan d'éparge logement dans un autre établissement est facturé entre 50 et 80 euros.

L'écart est parfois considérable avec les autres pays de l'UE. La Belgique facture ainsi la gestion d'un compte courant 58 euros, la Bulgarie 27 euros.

L'Association française des usagers des banques (Afub) a qualifié, dans un communiqué, ces résultats de "désavoeu" pour les banques françaises, "qui soutenaient jusqu'à présent être dans la moyenne des frais au regard de leurs homologues européens".

Outre les tarifs, la Commission dénonce le manque de transparence des banques françaises. Les auteurs de l'enquête ont ainsi été contraints de se déplacer dans plus de 50% des banques en France pour obtenir des informations demandées.

La Fédération bancaire française (FBF) "s'étonne des résultats de l'enquête de la Commission européenne", a-t-elle fait savoir dans un communiqué, assurant qu'"il est impossible d'apprécier [leur] fiabilité".

Elle cite les conclusions d'une étude publiée en 2009 par Capgemini et l'association européenne de management et marketing financiers qui placent la France en-dessous de la moyenne européenne sur le plan tarifaire.

La FBF fait valoir des différences entre profils de consommateurs en Europe et souligne que le Français "est un grand utilisateur de services bancaires", "avec des attentes exigeantes en termes de qualité et de diversité". Sans blague !!!!

La Fédération plaide également pour une prise en compte "globale" de la relation entre banque et client, qui intègre notamment le faible niveau des taux d'intérêt en France, "parmi les plus bas d'Europe".

Le rapport pointe par ailleurs un autre problème, général à l'UE: la fiabilité des conseils, souvent faussée par des conflits d'intérêts.

Les employés chargés de vendre des produits de banque sont motivés par des commissions ou des bonus qui les incitent à placer ceux conseillés par leur établissement, même s'ils ne sont pas les mieux adaptés aux demandes de leurs clients.

Tous ces obstacles sont autant d'entraves pour les consommateurs, qui ne sont pas en mesure de comparer et hésitent à changer de banque.

La Commission juge ces pratiques inacceptables, mais elle n'envisage pas d'agir et ne formule aucune menace.  (à quoi ça sert alors ???il n’en serait pas de même si les clients menaçaient les banques !!) Elle veut juste sensibiliser les consommateurs et va sommer les autorités nationales de prendre des mesures pour mettre un terme aux pratiques qui violent les règles communautaires.

L'enquête a porté sur 224 banques de l'UE représentant 81% du marché.

"Ces informations se révéleront inutiles si elles ne sont pas suivies de mesures concrètes et rapides", a averti Monique Goyens, directeur général du Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC), dans un communiqué.

 

(*) voir :

http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=MEMO/09/402&format=HTML&aged=0&language=EN&guiLanguage=en

11:55 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : société, économie

La démocratie représentative en France

un article à lire dans le Monde Diplomatique de ce mois (4,50€ chez votre marchand de journaux habituel)

 

Les pièges de la professionnalisation

Faire de la politique

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ou vivre de la politique ?

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Exclus durablement du pouvoir national en France, les partis de l’ex-gauche plurielle se sont repliés sur leurs bases locales et sur leurs réseaux d’élus, s’accommodant d’une situation qui leur assure de nombreux postes à répartir. Le Parti socialiste, le Parti communiste français et les Verts sont ainsi devenus des machines électorales, relativement performantes sur le plan municipal, départemental ou régional, dans lesquelles les intérêts de milliers de professionnels de la politique semblent désormais prédominer. Il semble loin le temps où la gauche combattait la notabilisation de ses élus. La lutte des places tend à se substituer à celle des classes, coupant les partis de gauche des revendications et du vécu quotidien des groupes sociaux qui les soutenaient traditionnellement (ouvriers, employés, enseignants). Et alors même que flexibilité et précarité frappent durement ces milieux et que la crise a fissuré les dogmes libéraux, ce sont les querelles de chefs et les savants calculs pour la composition des listes électorales qui dominent les débats.

Par Rémy Lefebvre

Les élections européennes passées, les partis de l’ancienne gauche plurielle sont préoccupés, en cette rentrée, non par la crise économique et sociale, mais par les préparatifs des régionales de 2010 et l’épineuse question de la composition des listes. Le mode de scrutin proportionnel confère aux formations politiques un rôle essentiel qui leur permet de rétribuer ou de reconvertir tout un ensemble de responsables (anciens battus, aspirants à la carrière politique sans ancrage municipal, collaborateurs ou proches d’élus, adjoints de grandes villes, responsables de courants…).

Les associés-rivaux socialistes, écologistes et communistes ont beaucoup à perdre ou à gagner dans cette bataille. Le Parti socialiste (PS) cherche ainsi à préserver la quasi-totalité des régions (vingt sur vingt-deux) qu’il dirige depuis son écrasante victoire de 2004. Sa première secrétaire, Mme Martine Aubry, a déjà concédé aux présidents sortants une grande liberté dans les stratégies d’alliance et la composition des listes pour permettre d’en conserver le maximum. Le pragmatisme électoral est désormais de mise.

Les Verts, dont la structuration locale dépend de leurs cent soixante-dix élus régionaux, entendent capitaliser leur succès aux européennes de juin dernier et construire un nouveau rapport de forces avec le PS en vue des prochaines législatives . Le Parti communiste français (PCF), enfin, hésite entre la poursuite du Front de gauche et une alliance classique avec le PS, moins aventureuse, qui aurait l’avantage de lui assurer d’emblée un minimum de mandats. L’intérêt des appareils politiques prime ici sur toute autre considération : les enjeux internes à la gauche ont pris le pas sur les préoccupations externes et les intérêts des groupes sociaux qu’elle est censée défendre.

Depuis 2002, la gauche se trouve dans une situation paradoxale. Affaiblie nationalement, écartée de la sphère du pouvoir d’Etat, idéologiquement dominée, privée de toute perspective structurante, elle n’a jamais autant prospéré localement. Le PS et les Verts ont (...)


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Rémy Lefebvre.

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Rémy Lefebvre

Professeur de sciences politiques à l’université de Lille-II, coauteur avec Frédéric Sawicki de La Société des socialistes, Editions du Croquant, Bellecombe-en-Bauges, 2006.

01/10/2009

Grippe A, vaccination et démocratie

lu sur : http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/

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Jeudi 1 octobre 2009

Grippe A : un point de vue sur le plan du gouvernement
L'Humanité Dimanche, qui estime que "seul un débat public, jusqu'ici occulté" pourrait permettre d'éviter à la société d'en venir à "négliger les valeurs démocratiques", publie un extrait de la préface du livre d'Emmanuel Hirsch, professeur d'éthique à l'université Paris Sud-XI, intitulé "Pandémie grippale, l'ordre de mobilisation". Emmanuel Hirsch considère notamment qu'avoir "renoncé à débattre publiquement des enjeux humains et sociaux que suscite une menace pandémique, interroge la vie démocratique et contribue à amplifier une suspicion à l'égard des dispositions d'exception qui pourraient s'imposer comme mode de gestion arbitraire d'une crise totale". Par ailleurs, Le Nouvel Observateur estime que les médecins sont exaspérés par le "matraquage" sur la grippe A. "Il y a une réaction épidermique à ce harcèlement", indique un praticien.
HD Humanité Dimanche , 01/10/2009 -- Nouvel Observateur [Le] , 01/10/2009 - Moci [Le] , 01/10/2009 -  20 Minutes_Paris , 01/10/2009