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30/11/2009

OGM et utilisation excessive des pesticides vont de pair

lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/11/28/aux-etats-unis-la-generalisation-des-ogm-aboutirait-a-une-surutilisation-de-pesticides_1273432_3244.html#ens_id=1269926
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Aux Etats-Unis, la généralisation des OGM aboutirait à une surutilisation de pesticides
LE MONDE | 28.11.09 | 14h10  •  Mis à jour le 28.11.09 | 14h10


es organismes génétiquement modifiés (OGM) permettent-ils de réduire la consommation de pesticides ?
L'argument, contesté par les écologistes, est mis en avant par les entreprises de semences transgéniques. Une étude, publiée en novembre par The Organic Center, un centre de recherche américain opposé aux biotechnologies, ravive ce débat en affirmant que la généralisation du soja, du maïs, et du coton OGM aux Etats-Unis depuis 1996 a abouti à une surconsommation de pesticides de 144 000 tonnes (soit deux fois la quantité utilisée par an en France).

Le directeur scientifique du centre, Charles Benbrook, ancien directeur du bureau de l'agriculture de l'Académie des sciences américaine, devenu consultant, a utilisé les données collectées chaque année par le ministère américain de l'agriculture (USDA), qui évalue par sondage les surfaces traitées et les quantités appliquées par hectare. Ces données ne distinguant pas les plantes transgéniques des conventionnelles, M. Benbrook a donc estimé "l'impact" des biotechnologies en mettant en équation les chiffres de l'USDA avec des estimations - effectuées à partir de données publiques - des traitements appliqués en moyenne en fonction des modes de culture.

Selon ces résultats, l'utilisation de maïs et de coton génétiquement modifiés pour sécréter une toxine mortelle pour les insectes ravageurs (plantes Bt) aurait permis "d'économiser" 29 000 tonnes d'insecticides depuis 1996. En revanche, la généralisation du soja Round Up Ready (RR), conçu par Monsanto pour résister au passage de son herbicide vedette, aurait abouti à une surconsommation de 173 000 tonnes d'herbicides.

Le soja RR a conquis les agriculteurs américains : il représente 90 % des surfaces cultivées de soja. "C'est ce succès qui a entraîné l'accroissement des quantités de pesticides utilisées, affirme Charles Benbrook. L'utilisation d'un seul herbicide a favorisé l'apparition de mauvaises herbes résistantes. Plus on avance dans le temps, moins le système marche. Une seule application suffisait au départ pour contrôler les mauvaises herbes. Deux à trois sont parfois nécessaires aujourd'hui."

"DONNÉES INCOMPLÈTES"

Le rapport de M. Benbrook est contesté par le cabinet de conseil britannique PG Economics, spécialisé dans l'analyse de l'impact des biotechnologies - et en général favorable à ces dernières. "M. Benbrook utilise des données incomplètes de façon erronée", résume Graham Brookes, de PG Economics. Premier écueil : les données de l'USDA s'arrêtent en 2007 pour le coton, en 2006 pour le soja et en 2005 pour le maïs. Elles ont été complétées par extrapolation par M. Benbrook. Deuxième critique : ce dernier sous-évaluerait les traitements réalisés par les cultivateurs de soja traditionnel, peu nombreux aux Etats-Unis, donc jugés non représentatifs.

PG Economics utilise les données commercialisées par l'organisme privé DMR Kynetec, qui procède par sondage et, contrairement à l'USDA, distingue les modes de culture. Selon ces chiffres, M. Benbrook surestime l'utilisation des herbicides de 28 000 tonnes sur la période étudiée. Les mêmes données confirment toutefois une tendance à l'augmentation de l'usage des herbicides sur le soja OGM américain depuis le début des années 2000, de 10 % à 15 % par rapport à la période antérieure à 1996. Il augmente également sur le coton (de 18 % à 22 %), mais baisse sur le maïs (8 % à 12 %).

A ce débat sur les tonnages utilisés s'ajoute une controverse sur le glyphosate, la molécule active du Round Up, présentée comme moins dangereuse que celles qu'elle a remplacées. "C'est l'une des moins nocives utilisées actuellement, mais elle n'est pas sans risque", répond M. Benbrook.

 

Gaëlle Dupont
Article paru dans l'édition du 29.11.09

Biopersistance des nanotubes de carbone dans l'organisme

lu sur :
http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/
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Des études sur les nanotubes de carbone
Dans un article consacré aux dangers des nanotechnologies, Le Monde cite l'Institut national de recherche et de sécurité (INRS) selon lequel certaines études in vitro ont montré "le caractère insoluble des nanotubes de carbone", qui sont capables de "pénétrer à l'intérieur des cellules et provoquer une cytotoxicité". L'INRS indique en outre que des études menées in vivo sur des souris ont démontré "clairement la biopersistance de ces nano-objets et leur capacité à engendrer une inflammation pulmonaire ainsi qu'une fibrose". L'INRS estime que ces résultats suggèrent que les nanotubes de carbone pourraient être "potentiellement toxiques pour l'homme".

12:46 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sciences, santé

Un vaccin anti-cancer testé chez la souris

lu sur :
http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/
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Un vaccin anti-cancer testé chez la souris
D'après Le Quotidien du Médecin, l'équipe des chercheurs de l'université de Harvard (Cambridge, États-Unis) a réussi à provoquer la régression totale d'une tumeur solide (un mélanome), chez la souris, grâce à un vaccin anti-cancer implantable. Le professeur David Mooney, qui a dirigé ces travaux, a déclaré dans un communiqué : "En mariant l'ingénierie à l'immunologie (...), nous avons réalisé un pas majeur vers la conception de vaccins efficaces contre le cancer".
Quotidien du Médecin [Le] , 27/11/2009

12:44 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, sciences

29/11/2009

Jouets nocifs : appel à la vigilance parentale à l’approche de Noël

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4001

 

 

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25-11-2009

Jouets nocifs : appel à la

vigilance parentale

à l’approche de Noël

A l’approche de Noël, on assiste à une effervescence générale, joyeusement orchestrée par d’alléchants messages publicitaires vantant les mérites des derniers modèles de jouets. Mais cette atmosphère de festivités ne doit pas masquer les dangers qui se cachent derrière certains de ces cadeaux. De fait, à l’instar du bisphénol A détecté dans certains biberons en plastique, nombre de substances chimiques peu recommandables intègrent la composition des peluches, hochets et autres jouets d’apparence anodine.

Représentant l’un des principaux marchés de l’industrie des jouets avec les Etats-Unis, l’Europe importe 90 % des jouets qu’elle distribue sur son territoire. Toutefois, bien qu’étant consciente des faibles exigences des pays fournisseurs en matière de sécurité et de qualité des jouets,
l’Union européenne pâtit d’une réglementation pour le moins laxiste quant au contrôle de ces produits. Néanmoins, suite à la détection de problèmes de qualité, des marques réputées telles que Matel ou Fisher-Price ont été soumises à des rappels à grande échelle en 2007 (1605 tonnes de jouets), au sein de l’UE.

En l’absence d'une réglementation efficace en la matière, il revient dès lors aux parents de faire preuve de vigilance face à une offre de produits toujours plus foisonnante. Pour les accompagner dans leur rôle de veilleur, le réseau « Women in Europe for a Common Future » (WECF) met à disposition des consommateurs un guide d’achat, à commander par courrier auprès de WECF France (1). Celui-ci fournit un tableau listant les différentes gammes de jouets (peluches, jouets électroniques, en bois, en plastique…) et les principales substances potentiellement toxiques qu’elles sont susceptibles de contenir. Figurent notamment dans cette liste non exhaustive le Bisphénol A, le formaldéhyde, les hydrocarbures, les phtalates ou encore le plomb. Une troisième colonne décrit les effets sur la santé attribués à ces substances.

Outre ce tableau, le guide délivre quelques conseils simples à suivre avant de procéder à ses achats. Il est ainsi recommandé de préférer les poupées en tissu ou en coton bio plutôt que celles en plastique ou en synthétique. En effet, sur les 13 poupées testées par le magazine allemand Ökotest en 2008, 12 ont reçu la mention « insatisfaisante ». D’après une autre étude, menée par l’association française 60 Millions de consommateurs, trois des six poupées analysées contenaient des phtalates ou des colorants azoïques.
De la même manière, les peluches et autres doudous à poils longs ou rembourrés en synthétique sont suspectés de contenir des allergènes ou des retardateurs de flamme bromés, réputés dangereux pour la santé. Au regard de quoi, il est préconisé de laver le produit avant utilisation, de privilégier les produits en fibres naturelles ou bio et d’éviter les cadeaux publicitaires, auxquels les limites fixées par la réglementation ne sont pas applicables.
D’autres recommandations similaires sont proposées dans de multiples domaines : jouets en bois, mobilier et équipement de puériculture, peintures, feutres, kits de maquillage, pâtes à modeler, et également gadgets électroniques dont le public ciblé est de plus en plus précoce.

A l’heure actuelle, malgré la révision de la Directive européenne sur la sécurité des jouets en décembre 2008 et la réglementation REACH relative aux substances chimiques, beaucoup de substances nocives, telles que le mercure et le plomb, entrent encore dans la composition des jouets. Une réalité contre laquelle il est difficile pour les consommateurs de se prémunir, d’autant que la composition des jouets n’est pas soumise à l’obligation d’étiquetage. Toutefois, certaines démarches restent à portée de main et permettent de faire valoir ses droits auprès des industriels. De fait, en vigueur depuis 2007, REACH octroie aux consommateurs européens le droit de s’informer sur les substances chimiques nocives présentes dans un produit, via un courrier adressé directement au fabricant.

Cécile Cassier

1- WECF est un réseau d’organisations féminines et environnementales présentes dans 40 pays d’Europe, du Caucase et d’Asie centrale. L’adresse où passer commande de la nouvelle édition du guide Jouets est la suivante : WECF France - 1 Place de l’Eglise St André - 74100 Annemasse.

11:23 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, société

26/11/2009

Votation : Les Suisses invités à interdire les exportations de matériel de guerre

lu sur :
http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/11/26/les-suisses-invites-a-interdire-les-exportations-de-materiel-de-guerre_1272452_3214.html#ens_id=1272549
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Les Suisses invités à interdire les exportations de matériel de guerre
LE MONDE | 26.11.09 | 15h07  •  Mis à jour le 26.11.09 | 15h07
Genève Correspondance


ne fois de plus, le Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA), un mouvement pacifiste créé en 1982, peut se prévaloir de son rôle d'empêcheur de tourner en rond des lobbies militaires helvétiques. Dimanche 29 novembre, à son initiative, les Suisses sont appelés à voter sur l'interdiction d'exporter du matériel de guerre.

Le GSsA, soutenu par les socialistes et les Verts, plaide pour la fin et la reconversion de ce "commerce de la mort", qui, souligne-il, ne représente que 0,44 % des exportations suisses, mais "bafoue la neutralité et la tradition humanitaire du pays", explique le secrétaire du mouvement, Tobia Schnebli. Les trois quarts des armes exportées sont destinés à des pays démocratiques comme les Etats-Unis, la Grande-Bretagne ou l'Allemagne, engagés en Afghanistan et en Irak. Le reste concerne le Pakistan, l'Egypte et l'Arabie saoudite. Les partisans du "non", qui regroupent le Conseil fédéral (gouvernement), les partis de droite et les milieux industriels, brandissent la menace du chômage dans un secteur qui comptait, en 2007, 5 100 employés et rapportait 500 millions de francs (332 millions d'euros).

Entre 39 % et 41 % des électeurs pourraient soutenir l'initiative du GSsA. Ces vingt dernières années, le groupe pacifiste, qui vit des cotisations de ses 20 000 adhérents, a été à l'initiative d'une demi-douzaine de votations populaires et de référendums. Le 26 novembre 1989, les Suisses avaient voté sur une question sacrilège : la suppression de l'armée suisse ; 35,6 % des électeurs avaient dit oui, provoquant un électrochoc dans le pays. Dans ce sillage, la question d'un service civil était posée, puis son principe adopté dès 1993. Les adversaires du GSsA font valoir qu'aucun de ces scrutins n'a été remporté : "Ils ont toujours été désavoués, mais à chaque fois ils remettent ça", juge Giovanni Giunta, le secrétaire général du Groupe romand pour le matériel de défense et de sécurité.

Démasquer l'hypocrisie

Le politologue Hanspeter Kriesi estime que le mouvement, qui "a eu son heure de gloire en 1989, fonctionne de manière ritualiste et est désormais beaucoup moins influent". Mais toujours dérangeant : cet été, mandaté par le lobby des fabricants d'armes, l'agence de relations publiques suisse Farner a ainsi tenté d'infiltrer le GSsA, envoyant incognito l'une de ses collaboratrices à un week-end de préparation.

Le GSsA s'emploie à démasquer l'hypocrisie d'une Suisse qui se targue d'avoir l'une des lois sur l'exportation du matériel de guerre la plus stricte du monde : les autorisations sont accordées aux cas par cas et la livraison vers des pays en guerre est interdite. En pleine campagne, la presse lui a donné raison. Début novembre, NZZ am Sonntag révélait que, malgré les assurances du gouvernement sur le gel des exportations vers le Pakistan, "eu égard au contexte politique insatisfaisant et à la situation des droits de l'homme", une livraison d'obus destinés à des canons de défense antiaérienne avait été autorisée le 25 mars, pour une valeur de 13 millions de francs. Contraint de s'expliquer, Berne a argumenté que les obus étaient considérés comme des "pièces de rechange" dans le cadre d'un vieux contrat ! "Des abus systématiques sont commis", estime M. Schnebli, qui espère que la votation de dimanche redonnera des couleurs au GSsA et effacera l'échec cuisant de 1997. Une votation sur l'interdiction de l'exportation du matériel de guerre avait été organisée, ne récoltant que 21 % de "oui". "Beaucoup d'électeurs soutenaient alors les "guerres humanitaires" en ex-Yougoslavie. Après les interventions de George Bush en Afghanistan et en Irak, les illusions sont tombées", ajoute-t-il.

En 2010, le GSsA espère faire le plein de voix lors d'une autre votation en faveur d'un moratoire de dix ans sur l'achat d'avions de combat. Le résultat pourrait compromettre les plans de Berne et de ses fournisseurs potentiels. Le gouvernement, qui souhaite renouveler la flotte vieillissante des Tiger, projette d'acheter 22 avions de combat pour 2,2 milliards de francs. Il hésite entre les Rafale de Dassault, les Eurofighter d'EADS et les Gripen du suédois Saab.

 

Agathe Duparc

Référendum sur l'interdiction des minarets

Dimanche 29 novembre, les Suisses voteront également sur l'interdiction de la construction de minarets. L'UDC, qui a lancé l'initiative, veut ainsi s'opposer à "l'islamisation" de la Suisse, qui compte 400 000 musulmans et... 4 minarets. Le Conseil fédéral, soutenu par une large coalition droite-gauche, estime que l'initiative est contraire à la Constitution helvétique. Le non pourrait l'emporter. - (Corresp.)

Article paru dans l'édition du 27.11.09

Washington critiqué pour son refus d'interdire les mines antipersonnel

lu sur :
http://www.lemonde.fr/organisations-internationales/article/2009/11/26/washington-critique-pour-son-refus-d-interdire-les-mines-antipersonnel_1272447_3220.html#ens_id=1265987
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Washington critiqué pour son refus d'interdire les mines antipersonnel
LE MONDE | 26.11.09 | 14h43  •  Mis à jour le 26.11.09 | 14h43


uman Rights Watch (HRW) a jugé "condamnable", jeudi 26 novembre, le refus de l'administration américaine de signer le traité d'Ottawa interdisant l'utilisation des mines antipersonnel. "La décision du président Obama (...) maintient les Etats-Unis du mauvais côté de l'histoire et de l'humanité", estime l'ONG américaine. La position de la Maison Blanche "manque de vision, de compassion et du plus simple sens commun", poursuit-elle. La veille, le département d'Etat avait indiqué que signer cette convention empêcherait Washington "d'assurer ses besoins de défense nationale et ses engagements envers ses alliés". Le motif principal du refus américain semble lié aux interventions militaires en cours en Irak et en Afghanistan. Les militaires américains ne souhaitent pas se priver de cette option bien que les Etats-Unis n'aient plus utilisé ces armes depuis 1991 et aient cessé d'en produire depuis 1997. Washington est le premier donateur financier dans la lutte internationale pour le déminage.
Sylvain Cypel
Article paru dans l'édition du 27.11.09

18:08 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : société

23/11/2009

L'agriculture européene : une source importante de gaz à effet de serre

lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/11/23/l-agriculture-europeenne-emet-trop-de-gaz-a-effet-de-serre_1270617_3244.html
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L'agriculture européenne émet trop de gaz à effet de serre
LEMONDE.FR | 23.11.09 | 10h21


ans l'Union européenne, les émissions de gaz à effet de serre provenant de l'agriculture dépassent la capacité d'absorption du gaz carbonique (CO2) par la végétation, révèle une vaste étude publiée dimanche 22 novembre par la revue Nature Geoscience. "Nous avons été surpris par l'ampleur" de ce phénomène, confie Detlef Schulze, directeur de l'institut Max Planck et de cette étude qui a évalué selon deux méthodes les flux de CO2, mais aussi de deux autres importants gaz à effet de serre : l'oxyde nitreux, largement dégagé par les engrais, et le méthane, émis par le bétail.
L'étude montre que les forêts et prairies de l'UE ont absorbé 125 millions de tonnes de carbone par an durant la période 2000-2005. Cela a compensé 12 % du milliard de tonnes d'émissions de CO2 issus de la combustion des énergies fossiles. Mais la biosphère n'a pas suffi à stocker les émissions de l'agriculture : l'écart est de 34 millions de tonnes d'équivalent carbone rejetées dans l'atmosphère, contribuant donc au réchauffement climatique. Alors que selon Le Figaro, qui dresse un bilan de la même étude, les Etats-Unis font mieux...

Les auteurs de l'étude estiment donc que "la tendance à développer une agriculture plus intensive et l'exploitation forestière est suspectible de faire des sols européens une source importante de gaz à effet de serre". Ils appellent à faire des politiques de réduction de ces émissions une priorité.

 

Le Monde.fr, avec Reuters

22/11/2009

Les faucheurs volontaires envahissent un cargo de soja OGM à Lorient

lu sur :

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Les-faucheurs-volontaires-envahissent-un-cargo-de-soja-OGM-a-Lorient_-1162471_actu.Htm

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Les faucheurs volontaires envahissent un cargo de soja OGM à Lorient

Une soixantaine de faucheurs volontaires se sont retrouvés ce matin à 
l'aube, sur les quais du port de commerce de Lorient, où était amarré 
le cargo vraquier /Ariso/, avec 46 500 tonnes de soja OGM en provenance 
de l'Uruguay. Ils ont réussi à monter à bord. Avec du brou de noix, ils 
ont "marqué" une partie de la cargaison, sous le regard médusé de 
l'équipage philippin. Ils ont également apposé une grande banderole sur 
les flancs du navire, exprimant leur refus d'importation de soja OGM. 
Ils sont ensuite restés sur les quais de Kergroise, pour informer sur 
leur combat contre les OGM. Ils ont demandé une entrevue sur le sujet à 
Pascale Briand, directrice nationale de l'alimentation. Ils veulent la 
rencontrer à Paris. Pour l'instant, les faucheurs sont toujours au port 
de commerce. Ils pourraient poursuivre leur action, en allant dans une 
grande surface, pour informer les consommateurs sur la traçabilité de la 
viande, provenant d'animaux nourris par des aliments, dans lesquels, on 
intègre du soja OGM.

10:13 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ogm

21/11/2009

Incroyable, mais vrai ???

Néo-libéralisme et obésité pourraient-ils faire bon ménage ?
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lu sur :
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2009/11/19/coup-de-filet-dans-un-reseau-presume-de-trafic-de-graisse-humaine_1269617_3222.html
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Coup de filet dans un réseau présumé de trafic de graisse humaine
LEMONDE.FR avec AFP | 19.11.09 | 22h35  •  Mis à jour le 19.11.09 | 22h36


uatre personnes ont été arrêtées dans le centre du Pérou depuis début novembre, dans le cadre d'une enquête sur un réseau présumé de trafic international de graisse ou de tissus humains, qui pourrait être lié à soixante disparitions, ont indiqué jeudi 19 novembre des sources judiciaires. Sept autres personnes sont recherchées, dont deux ressortissants italiens, a déclaré le procureur chargé de l'enquête, Jorge Sans Quiroz.

Selon lui, la graisse était achetée "pour être commercialisée ensuite dans des laboratoires européens" de cosmétologie. Un assassinat mi-septembre, planifié à des fins de prélèvement de tissus et de trafic, a d'ores et déjà été avéré, pour lequel quatre détenus ont été inculpés. Le réseau pourrait être lié à une soixantaine de disparitions dans les régions andines de Pasco et Huanuco, à 400 km au nord-est de Lima, bien que ces liens n'aient pas été confirmés.

LÉGENDE ANDINE

La police a procédé aux premières arrestations après la découverte début novembre d'un récipient contenant de la graisse humaine, envoyé dans une entreprise de transports de Lima en provenance de Huanuco. Deux personnes ont été arrêtées à l'arrivée, deux à l'origine. Les suspects italiens ont été identifiés grâce à "l'interception de communications téléphoniques" des suspects péruviens arrêtés. L'un d'entre eux aurait regagné l'Europe, a ajouté le procureur Sans.

Selon le général Félix Burga, directeur de la division criminelle de la police, des indices de "l'existence d'un réseau international trafiquant de la graisse humaine" sont apparus depuis environ deux mois. "Elle peut se vendre 15 000 dollars [10 056 euros] le gallon [près de 4 litres] dans des pays européens", estime l'officier cité dans la presse péruvienne jeudi.

Selon des actes de l'instruction, le groupe de trafiquants attaquait des paysans ou des personnes circulant seules dans des zones reculées des Andes, et les attirait avec une offre de travail, avant de les tuer et de procéder au prélèvement. Le modus operandi, souligne la presse, rappelle la légende andine des "Pishtacos", un nom dérivé du quechua pishtay ("couper en lamelles"), qui terrorisaient les populations des montagnes. Selon le mythe, ces personnages attaquaient et tuaient des voyageurs ou des femmes isolées, pour les dépecer et utiliser ou vendre leur graisse à des fins diverses : des lubrifiants, des savons, des onguents ou des crèmes.

09:15 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : faits divers

20/11/2009

Chronique de la vie ordinaire en France

lu sur :
http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/11/19/toumani-traore-neuf-ans-de-travail-sans-papiers-reclame-sa-regularisation_1269314_3224.html
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Toumani Traoré, neuf ans de travail sans papiers, réclame sa régularisation
LE MONDE | 19.11.09 | 14h04  •  Mis à jour le 19.11.09 | 14h04


euf ans ! Neuf ans que Toumani Traoré travaille, sous un nom d'emprunt, pour la même entreprise de BTP, ADEC, filiale du groupe Sageret. Neuf ans qu'il est rémunéré par la même société d'intérim, Synergie, et touche le même salaire mensuel, 1 260 euros net. Rémunéré mais sans contrat de travail : Toumani n'en a jamais signé bien qu'il cotise et paye des impôts. Comme tous ces travailleurs sans-papiers qui sont déjà dans leur sixième semaine de grève pour obtenir leur régularisation.

En 2008, un premier mouvement de grève s'était soldé par l'ouverture de 2 500 procédures de régularisation. Trop peu pour les syndicats qui soutiennent le nouveau mouvement, lancé le 12 octobre. Celui-ci n'a cessé de s'amplifier en Ile-de-France, touchant aujourd'hui 1 800 sociétés d'intérim et entreprises de la restauration, du BTP, de la propreté et du gardiennage. Porté à l'origine par des sans-papiers africains, le mouvement, qui réunit près de 5 200 travailleurs, est de plus en plus rejoint par des Chinois.

C'est à peine arrivé, début 2001, de son Mali natal, un visa de tourisme en poche, que Toumani Traoré, alors âgé de 19 ans, a appris par des camarades que la société ADEC cherchait des bras. Il se présente sur un des chantiers de l'entreprise et est aussitôt enrôlé, sans plus de questions. Le soir même, le chef de chantier, satisfait de son travail, lui indique la société d'intérim Synergie qui doit lui remettre "une feuille d'horaires". A aucun moment, on ne lui demande de préciser son statut administratif. Depuis, il fait consigner chaque jour ses heures travaillées par son chef d'équipe : il ramène tous les vendredis à Synergie cette feuille dûment remplie pour toucher sa paie.

Ses semaines de travail varient de 35 à 43 heures. Mais même s'il y ajoute un maximum d'heures supplémentaires, cela ne lui permet guère de gagner que 15 euros de plus par semaine. "On nous paye 5 euros l'heure supplémentaire et jamais plus de trois, même si on en fait plus", explique Toumani, dont le salaire de base n'a jamais été augmenté en neuf ans.

Pourtant, il a progressé. Ayant commencé comme simple ouvrier à ramasser les gravats, il est aujourd'hui "chalumiste" et conducteur d'engin. Métier qu'il a appris sur le tas, n'ayant jamais bénéficié d'aucune formation. "Je conduis des pelles de 5 tonnes et des bobcats (pelleteuses) mais sans avoir le permis spécial."

Quand il fait de la soudure, il n'est pas davantage équipé des gants, lunettes et masque requis par la réglementation. "Les seules fois où l'on nous en donne, dit-il, c'est lorsque l'inspection du travail vient sur le chantier. Si l'un de nous a un accident, le chef le dépose à l'hôpital et lui dit "à toi de te débrouiller !" Et quand il veut reprendre le travail, il n'y a plus de boulot pour lui."

Toumani affirme avoir "de la chance", n'ayant jamais eu ni accident ni été congédié, même pour une semaine. "Depuis 2001, j'ai toujours eu du boulot douze mois sur douze", relève-t-il. "C'est de l'esclavage moderne. Mais on n'a pas le choix et on assume pour faire vivre la famille", explique-t-il avec amertume. Parti du Mali à la suite du décès de son père, Toumani, premier des garçons d'une fratrie de sept enfants, envoie tous les mois à sa famille 400 euros.

Il assume. Mais cette fois, Toumani Traoré et 61 autres de ses collègues ont dit stop. Ils ont décidé de se mettre en grève et d'occuper leur chantier du moment, un ancien bâtiment du ministère des affaires étrangères du 16e arrondissement de Paris, réhabilité pour devenir un hôtel de luxe. Au prétexte d'un début d'incendie, l'entreprise a bien essayé, le 24 octobre, de les évacuer, en faisant intervenir pompiers et forces de l'ordre. En vain. Le soir même, ils réinvestissaient les lieux en passant par une fenêtre laissée entrouverte.

Sur quelque 70 sites déjà occupés par les grévistes, plus d'une trentaine ont été évacués par les forces de l'ordre, par voie de référés, astreintes financières ou ordonnances d'évacuation. "Parfois, sur simple appel du chef d'entreprise, sans qu'aucune décision de justice n'ait été prise, comme le chantier Bouygues de la tour First (ancienne tour Axa) à la Défense", relève Raymond Chauveau de la CGT. Mais ces opérations de police n'entament pas la volonté des grévistes qui vont immédiatement occuper un autre site.

Comme tous les grévistes, Toumani Traoré est déterminé à maintenir la pression jusqu'à ce qu'une nouvelle circulaire édite des critères clairs de régularisation. Il veut obtenir de sa société de BTP, ADEC, ce qu'elle a jusqu'ici toujours refusé : une promesse officielle d'embauche, soit le sésame pour la régularisation qui lui permettrait d'avoir "enfin un vrai emploi avec (son) vrai nom".

 

Laetitia Van Eeckhout

Vers une nouvelle circulaire de régularisation

Les discussions sur une nouvelle circulaire de régularisation par le travail progressent entre le ministère de l'immigration et les syndicats CGT, CFDT, FSU, UNSA et Solidaires. Dans un "document de synthèse" du 16 novembre, les syndicats qui soutiennent le mouvement de grève des travailleurs sans papiers notent des "avancées" jugées encore "très insuffisantes". Le ministère veut étendre la possibilité de régularisation de 30 métiers à la liste des 150 ouverts aux ressortissants de l'Union européenne. Mais cette possibilité serait subordonnée à la situation "trimestrielle" de l'emploi dans les régions. "Les salariés sans papiers ne sont pas des nouveaux arrivants, ils sont pris en compte dans les statistiques de l'emploi", objectent les syndicats.

Article paru dans l'édition du 20.11.09

Les OGM détrônent le dieu Maïs

à lire sur POLITIS cette semaine :

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Les OGM détrônent le dieu Maïs

jeudi 19 novembre 2009, par Marie Massenet

Après onze ans de moratoire, le gouvernement mexicain autorise vingt et un essais de maïs OGM en plein champ. Une catastrophe pour les défenseurs de l’environnement et de la culture mexicaine.

Monsanto, PHI AgroSciences et Dupont Pioneer piaffaient de voir autoriser les essais de maïs transgénique en plein champ. Pour la première fois, malgré les risques environnementaux, les ministères de l’Agriculture et de l’Environnement ­viennent de donner satisfaction à 21 des 35 demandes de ces firmes qui contrôlent 50 % du marché des semences mondiales. Les semences testées sont des OGM de première génération (il faut les racheter chaque année), une (...)

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18/11/2009

Les agriculteurs bio réclament "la vérité sur les prix"

lu sur :
http://www.lemonde.fr/economie/article/2009/11/16/les-agriculteurs-bio-reclament-la-verite-sur-les-prix_1268004_3234.html#ens_id=1254664
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Les agriculteurs bio réclament "la vérité sur les prix"
LEMONDE.FR avec AFP | 16.11.09 | 17h29


n colère après la parution d'une enquête attribuant aux produits bio un surcoût de 72 % sur les produits conventionnels, les agriculteurs bio réclament "la vérité sur les prix" dans ce domaine, pointant notamment la faiblesse des subventions dont ils bénéficient.

 

"La distorsion de concurrence est présente à tous les niveaux de la construction des prix. En France, 60 000 exploitations agricoles concentrent à elles seules 80 % des aides de l'Europe payées par les impôts des citoyens", a souligné la FNAB (Fédération nationale d'agriculture biologique). Pour comparer, il est aussi "essentiel […] de répercuter les coûts techniques et sociaux" générés par les productions intensives : "dépollution de l'eau, des sols, et traitement des conséquences sur la santé d'une alimentation surchargée en pesticides", souligne la FNAB. "La réduction des coûts des produits biologiques passe par une meilleure redistribution des aides européennes et par une réforme des pratiques agricoles. Elle passe aussi par un changement des pratiques de la grande distribution", relève aussi la FNAB.

La Fédération relève que "les distributeurs spécialisés en bio sont environ 40 % moins chers que les GMS (grandes et moyennes surfaces) généralistes". L'enquête critiquée par la FNAB a été publiée par un magazine spécialisé dans la grande distribution, Linéaires. Elle a été réalisée à Rennes, entre le 8 et le 12 octobre, exclusivement dans les GMS (Leclerc, Carrefour, Intermarché et Géant Casino). Elle conclut que les produits bio coûtent 72 % plus cher que les produits conventionnels.

La FNAB "regrette" que "les lobbies ciblent leurs attaques sur le bio", et ce "à l'heure où même les agriculteurs conventionnels tentent d'attirer l'attention sur le risque d'arrêt d'une exploitation sur cinq, sur les politiques de prix désastreuses des grandes surfaces et de l'agroalimentaire".

Conjoints violents : la France séduite par le modèle espagnol

lu sur :
http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/11/18/conjoints-violents-la-france-seduite-par-le-modele-espagnol_1268752_3224.html#ens_id=1268111
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Reportage
Conjoints violents : la France séduite par le modèle espagnol
LE MONDE | 18.11.09 | 14h39  •  Mis à jour le 18.11.09 | 14h39
Madrid Envoyée spéciale


êtus d'un T-shirt blanc, ils sont assis devant un ordinateur avec un casque téléphonique sur les oreilles. Au mur, un écran égrène l'activité de la matinée : la date et l'heure de chaque intervention, le nom de l'inculpé, la gravité de l'alerte - vert pour les pannes de batterie, rouge pour le non-respect des périmètres d'exclusion. Debout devant les tableaux informatiques, la secrétaire d'Etat à la famille, Nadine Morano, semble séduite. "Ici, les femmes victimes de violences sont bien protégées", affirme-t-elle.

Ce mardi 17 novembre, Mme Morano visite le Centre national de surveillance des bracelets électroniques pour conjoints violents, non loin de Madrid. A quelques jours de la Journée internationale contre les violences faites aux femmes, le 25 novembre, la secrétaire d'Etat est venue découvrir le système espagnol : les auteurs de violence peuvent se voir imposer le port d'une unité GPS et d'un bracelet électronique qui se fixe au poignet ou à la cheville. La victime est, elle aussi, équipée d'un dispositif GPS d'alerte dotée d'un bouton d'urgence.

Dès que l'homme violent s'approche de sa victime ou pénètre dans le périmètre de sécurité qui la protège, une alarme se déclenche. Le Centre de surveillance localise immédiatement l'auteur et sa victime grâce au GPS, informe l'unité de police la plus proche afin qu'elle mette en place un système de protection et prévient la femme que son agresseur n'est pas loin. Sur les 600 alertes enregistrées depuis le mois de juillet à partir des 58 bracelets recensés en Espagne, 222 ont donné lieu à une "activation des forces de sécurité".

Inscrit dans la loi-cadre sur les violences faites aux femmes de 2004, le dispositif espagnol a été généralisé en juillet. "Nous avons mis à la disposition de la justice 3 000 bracelets", précise la ministre de l'égalité, Bibiana Aido. "C'est une mesure intéressante, estime Mme Morano. En France, 3 600 mesures d'éviction du conjoint violent ont été prononcées de 2006 à 2008 mais il est très difficile de les contrôler. Du coup, on laisse les femmes dans l'insécurité."

Téléassistance

La secrétaire d'Etat à la famille pourrait annoncer l'expérimentation de ces mesures de surveillance le 25 novembre. "Nous avons déjà un arsenal législatif solide, un numéro d'appel pour les victimes et des campagnes d'information régulières, mais cela ne suffit pas", reconnaît Mme Morano. Elle souhaiterait que la France s'inspire d'un autre dispositif espagnol : la téléassistance mobile destinée aux femmes victimes de violence.

Géré par le centre de coordination de la Croix-Rouge, ce système bénéficie à plus de 6 000 femmes. Le centre leur propose un suivi social, les appelle tous les quinze jours pour faire le point sur leur situation et leur confie un téléphone-GPS muni d'un bouton d'alerte. Si l'une d'elles a besoin d'aide, elle peut contacter le centre d'appel de Madrid, qui est ouvert 24 heures sur 24 et 365 jours par an.

Dès qu'une victime appelle, elle est localisée par GPS et son dossier s'affiche sur écran : son nom, mais aussi celui de son conjoint, son adresse, voire le numéro d'immatriculation de leurs voitures. "Si elle est menacée, nous lui conseillons de se rendre dans un espace public proche - un supermarché par exemple - pour qu'elle ne reste pas seule et nous appelons immédiatement la police", explique une responsable du centre. Ces échanges, qui représentent plus de 1 000 appels par jour, ont pour but de "tranquilliser" les victimes. "Elles ont besoin de sécurité pour se reconstruire", conclut-elle.

 

Anne Chemin

Un décès tous les deux jours et demi en France

En France, une femme meurt tous les deux jours et demi sous les coups de son compagnon et 330 000 femmes déclarent vivre avec un homme qui a déjà levé la main sur elle. Cette délinquance a fait l'objet de deux plans triennaux (2005-2007, 2008-2010). Ils prévoient le développement de l'hébergement et de la formation, la création d'un numéro national d'appel (le 39-19) ainsi que le renforcement des soins aux auteurs de violence.

Selon une étude menée par un laboratoire de Lille, les violences conjugales coûtent un milliard d'euros par an.

Article paru dans l'édition du 19.11.09

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17/11/2009

WWOOFING, vous connaissez ?

Logo

voyage mardi17 novembre 2009

lu sur :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/37d8d528-d2f8-11de-bcc0-b6fafc728c79|0

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Voir aussi :

http://www.wwoof.org/

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Complètement Wwoof

Par Laureline Duvillard
Aller de ferme en ferme, aider des agriculteurs bio en échange du gîte et du couvert. C’est ce que propose le mouvement Wwoof, qui se développe en Suisse, porté par les préoccupations écologiques

Troquer son sac à main contre une botte de foin. Quitter le béton et les pavés pour de la paille et des champs de blé. Délaisser son ordinateur pour un tracteur. Devenir un wwoofer.

Wwoof. Oouuff, comme un soupir de soulagement à l’abandon d’un rythme métro boulot dodo. Wouf comme l’aboiement du chien de l’agriculteur prêt à accueillir le voyageur. Ou encore ouf comme une aventure un peu folle.

En fait, WWOOF est l’acronyme de World Wide Opportunities on Organic Farms. Une association qui offre la possibilité d’être gratuitement nourri et logé dans des exploitations ou des propriétés biologiques, en échange d’un coup de main. «En Australie, j’ai séjourné chez une personne qui avait construit une maison en plein milieu d’une forêt subtropicale. Il avait acheté plusieurs hectares de terrain et il avait besoin d’aide pour l’entretien et la conservation de cette végétation luxuriante» remarque Vincent Crausaz, un wwoofer de Lausanne.

Dépaysement, gratuité et facilité d’accès, à condition d’être motivé, devenir un wwoofer est aisé. Généralement, l’inscription se fait via le site internet Wwoof du pays que l’on souhaite visiter ou, comme en Suisse, par courrier. En échange d’une vingtaine de francs qui permettent de se constituer membre pour une année, on obtient la liste des hôtes de l’endroit choisi. La durée du séjour, l’aménagement des horaires et la nature de l’activité se discutent ensui­te directement entre le volontaire et la personne qui l’accueille. «Il faut être prudent, le wwoofing doit rester un plaisir, une activité touristique. Normalement, la personne ne doit pas aider plus de 6 heures par jour. D’ailleurs, cette aide ne doit pas être comprise comme du travail au sens strict mais comme un échange de services. Pour cette raison, la plupart des associations Wwoof ne garantissent aux volontaires aucune assurance, notamment contre les accidents», note Reinhard Lüder, responsable de Wwoof Suisse. Car, légalement, les volontaires ne doivent pas être considérés comme des travailleurs. C’est pourquoi, en 2000, pour éviter toute confusion avec un organisme favorisant le travail au noir, l’association, nommée à ses débuts Willing Workers on Organic Farms s’est rebaptisée. L’absence de rémunération, l’obligation d’attester l’adhésion à l’association auprès de l’hôte, la limitation du séjour à quelques mois ou, parfois, l’exigence d’une lettre de motivation, sont autant de mesures prises pour éviter les dérives.

Loin d’une séance de contemplation oisive, cette pause nature, qui permet d’apporter sa contribution au mouvement biologique, exige tout de même une forte implication personnelle. «Quand elle vient chez nous, la personne alterne une journée de travail et une de congé. Le matin, on déjeune ensemble, puis le volontaire m’aide dans mes activités selon ses points d’intérêt. J’ai par exemple accueilli un Américain de 18 ans, passionné par la cuisine. Il s’est donc concentré sur l’utilisation des herbes aromatiques», souligne Erwin Grünenfelder, cultivateur de plantes et d’herbes médicinales à Vaulion. Inscrit dans le réseau Wwoof Suisse depuis douze ans, cet agriculteur a vu défiler dans sa ferme des personnes de tous les continents. Normal, car l’association internationale Wwoof, qui est née en 1971 en Angleterre, compte aujourd’hui des antennes dans une cinquantaine de pays. Et ce moyen de voyager, économique et enrichissant, connaît une popularité croissante. «Durant la période estivale, nous affichons très rapidement complet. De plus, avant, nous accueillions surtout des gens l’été, désormais nous recevons des volontaires presque toute l’année», remarque Erwin.

Au fait, qui wwoofe? Baroudeur sensible au mouvement biologique, le wwoofer habite souvent des contrées aux étendues goudronnées et vit dans une atmosphère où le dioxyde de carbone prolifère. «La hausse du tourisme dit écologique a encouragé la progression du tourisme à la ferme. Un nombre croissant de personnes désirent se rapprocher de la nature et les familles citadines veulent offrir à leurs enfants un contact avec le monde agricole ainsi que des connaissances sur l’environnement», souligne Véronique Kanel, porte-parole de Suisse Tourisme. L’augmentation de ces citoyens en manque de verdure, qui viennent s’injecter une dose d’air pur dans le monde rural, peut être rapprochée de l’intérêt croissant pour l’agritourisme. Car, avec le partage des cultures, le wwoofing offre aussi une opportunité d’échange entre différents modes de vie. «J’ai fait connaissance avec un milieu et des gens merveilleux, proches de la terre, conscients que leur action au niveau local a un impact global. Des personnes plus intelligentes, spirituellement et émotionnellement qu’un grand nombre de celles que je côtoie dans ma «vraie vie», constate Amanda Gutierrez, spécialiste en sciences politiques, qui a pratiqué le wwoofing aux Etats-Unis et en Suisse.

Si en Suisse cette démarche reste encore marginale, en Australie ou en Nouvelle-Zélande, le Wwoof s’est imposé en réel mouvement. «La section australienne compte environ 10 000 membres, alors que dans notre pays on reçoit en moyenne deux cents inscriptions par année», constate Reinhard Lüder. En dignes héritiers de communautés hippies, certains membres sont d’ailleurs devenus des wwoofers à plein-temps. «Dans la dernière ferme biologique où je me suis rendu, j’ai rencontré un Australien qui avait choisi de vivre comme ça. Et, dans ce pays, il y a plusieurs personnes qui adoptent ce mode de vie», note Vincent.

Moins baba mais plus bobo, la Suisse, quant à elle, compte surtout des wwoofers à temps partiel. Des arpenteurs de tout âge, qui choisissent de mieux découvrir leurs terres ou d’explorer des plaines lointaines. Avec l’envie d’apprendre, d’intégrer d’autres cultures, un petit goût pour l’imprévu et l’aventure. «J’ai passé ma première nuit de wwoofer à dormir sur la mezzanine du garage d’une maison érigée sur une dune. J’avais, depuis ma couchette, une vue magique sur l’océan. Mais, à la lueur de ma bougie, j’avais aussi la vue sur plusieurs peaux de serpents. J’ai su, après, que j’avais dormi dans un lieu où les pythons viennent régulièrement s’accoupler et y muer», raconte Vincent.

 

 

14:46 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : société, ogm

L’hospitalisation sous contrainte

lu sur :

http://www.la-croix.com/La-contrainte-en-psychiatrie-un-moindre-mal-/article/2401663/5547

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La contrainte en psychiatrie, un moindre mal ?



En partenariat avec Bayard, la Cité des sciences de la Villette organise le 17 novembre 2009 les Rencontres vidéo en santé mentale. A cette occasion, « La Croix » donne la parole à des personnes malades

Grégoire, 19 ans, allait mal depuis quelques mois, sans que ses parents aient vu la « crise » arriver. Puis le couperet est tombé violemment : il s’est mis à ne plus dormir, à marcher de long en large dans l’appartement, et à tenir des propos incohérents… Une nuit, alors que son état s’était encore aggravé, ses parents ont appelé les pompiers. « Votre fils est majeur, leur a-t-il été répondu. S’il ne veut pas aller à l’hôpital, on ne peut rien faire pour lui, il faut que vous appeliez la police. » Mais, explique son père, « face à notre désespoir, ils nous ont proposé d’utiliser un subterfuge : “Posez-lui n’importe quelle question (“Veux-tu que quelqu’un vienne s’occuper de toi ?”), s’il répond oui, on vous envoie une équipe.” » La ruse a fonctionné. Grégoire a été embarqué aux urgences de l’hôpital du secteur, puis hospitalisé sous la contrainte.

« C’est une vraie violence qu’on lui a faite, reconnaît son père. Nous avons abusé de sa faiblesse, profité de son désarroi pour le piéger. Mais on n’avait pas le choix : c’était comme jeter la couverture sur quelqu’un qui brûle. Mon fils ne nous l’a d’ailleurs jamais reproché. » Après un mois d’hospitalisation, Grégoire vit dans un appartement thérapeutique et accepte de prendre ses médicaments. Mais son père ne sait pas s’il les prend pour son bien-être, les médecins ayant réussi à le convaincre, ou par peur de la menace répétée d’un retour à l’hôpital s’il ne les prend pas. « C’est dur à dire, soupire-t-il, mais c’est sans doute plus difficile encore à entendre. »

L’hospitalisation sous contrainte, que l’on impose à certains malades psychiques – notamment lors de leur première crise, parce qu’il y a urgence, voire danger, ou que le déni de leur maladie fait partie de leurs troubles –, reste une expérience traumatisante pour tous, à commencer par les malades eux-mêmes. Si certains reconnaissent a posteriori qu’on leur a rendu service, d’autres en gardent un sentiment de persécution et une perte de confiance douloureuse.

"C’est traumatisant, vous perdez toute croyance en toute valeur de la société"

Ainsi Philippe, 56 ans, hospitalisé à deux reprises à cause de « syndromes bipolaires », est persuadé que c’est « la contrainte qui (l’)a rendu malade ». « C’est traumatisant de subir cela, dit-il, vous perdez toute croyance en toute valeur de la société : ce passage par l’infirmerie de la préfecture, cette espèce de garde à vue punitive, où on ne vous parle pas, mais où on vous bourre de médicaments. Puis l’hôpital où on vous refuse toute activité, tout contact avec l’extérieur, et où vous n’avez aucun droit, sauf celui de prendre vos médicaments. Si vous refusez de les prendre, on vous met dans une cellule d’isolement, et on vous les injecte de force… » Aujourd’hui, il vient dans un accueil de jour participer à des activités et prendre ses médicaments. Le fait-il de son plein gré ? «Cette question n’a pas de sens, rétorque-t-il avec humour. Notre seul choix est de dire oui, sinon on nous réinterne : c’est l’injonction de l’injection ! »

François, 53 ans, interné il y a dix ans à la demande de ses frères pour une « grosse dépression » (diagnostiquée comme trouble bipolaire), garde le sentiment amer qu’on a voulu « se débarrasser de lui » et souffre qu’on l’ait « privé de sa décision ». « Mes frères ont fait venir un psychiatre chez moi, mais comme je ne voulais pas bouger (je disais que je n’étais pas malade, c’est ce qu’on dit dans ces cas-là), ils ont appelé la police, qui m’a conduit à l’hôpital. Peut-être ont-ils eu raison, mais je l’ai très mal vécu : j’aurais voulu qu’on m’explique, qu’on me rassure ; j’avais plus besoin de soutien psychologique que de police et d’ambulance. »

Il a souffert d’autres choix dont il s’est senti spolié, notamment la mise sous curatelle. « Peut-on vous priver de vos droits et libertés parce que vous êtes en souffrance psychique ? On nous dit : c’est pour notre bien… Mais on ne sait pas tout le mal que cela nous fait. En même temps, y avait-il d’autres solutions ? »

"La contrainte n’est pas tenable sur le long terme"

Ces « autres solutions », préservant à la fois la liberté et la santé du malade et celles de son entourage, Catherine les cherche encore. Son fils Julien, 21 ans, souffre depuis deux ans de troubles psychotiques, et refuse de se soigner. Il ne peut pas être hospitalisé sous la contrainte, car il n’est pas en crise aiguë, n’est pas considéré comme dangereux pour lui-même ou pour les autres. « Or, souligne Catherine, la famille peut vivre des situations de violence psychique, d’épuisement nerveux, de tyrannie quotidienne du malade, sans qu’il y ait pour autant délire ou passage à l’acte violent. Par ailleurs, l’hospitalisation ne résout pas tout, quand la personne est renvoyée chez elle au bout d’un certain temps. Car la contrainte n’est pas tenable sur le long terme.»

Pour obliger certains patients à se soigner sur une plus longue durée, sans pour autant les hospitaliser, l’Union nationale des amis et familles de malades psychiques (Unafam) préconise, avec l’appui de psychiatres, une réforme de la législation qui permette d’imposer des soins en ambulatoire sans consentement. Une mesure qui n’est pas à l’abri d’une récupération sécuritaire, craignent certains médecins, et qui soulève de nombreuses questions éthiques (lire débat) : doit-on et peut-on soigner un malade psychique contre son gré, voire par la force ? Dans quels cas et dans quel but ? Qui cherche-t-on avant tout à protéger : le patient, l’entourage, la société ? Et de quels types de soins parle-t-on ?

« La famille pourrait intervenir au déclenchement de la procédure, car elle est le veilleur au quotidien. C’est elle qui est en risque aujourd’hui, estime Jean Canneva, président de l’Unafam. C’est donc elle qui pourrait faire cette demande de soins intensifs. L’idéal est de rechercher le consentement de la personne, mais il est difficile d’attendre sa volonté quand la maladie porte sur sa capacité à décider. Il faut donc qu’à certains moments quelqu’un décide à sa place. Qui ? Je ne serais pas contre une décision judiciaire quelque part. »

Pour Claude Finkelstein, présidente de la Fédération nationale des patients en psychiatrie (Fnapsy), la réflexion devrait rester dans un tri comportant le patient, le soignant, et éventuellement le juge, mais pas la famille : « Ce n’est pas de sa responsabilité de priver une personne de sa liberté. Je comprends leur peur, leur terrible demande de prise en charge. Mais tout cela n’est pas toujours très sain. Je souhaiterais que cette obligation de soin ne soit pas perçue comme une menace ou une punition, comme les hospitalisations sous contrainte le sont souvent, ce qui empêche la personne de prendre conscience qu’elle est malade, la désinsère immédiatement, et l’empêche de s’en sortir. Mais qu’elle prenne la forme d’un contrat de soin entre le médecin et la personne, et qu’on ne la médicalise pas tout de suite. Sous prétexte qu’il n’y a pas assez de soignants, on ne prend plus le temps de le faire. Or, je suis sûre que dans 85 % des cas d’hospitalisation sous contrainte, si on prenait le temps de leur expliquer, on arriverait à leur faire accepter un contrat de soin, qui respecte leur liberté. »
Christine LEGRAND

14:38 Publié dans société,santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : société

16/11/2009

Pourquoi Pasqua ne va pas en prison

15 novembre 2009

Un an ferme, deux ans avec sursis - et l’ancien ministre est libre comme l’air. Il se fend même d’une conférence de presse tonitruante. Certains (mauvais esprits) peuvent s’étonner que dans le même temps, au tribunal de Bobigny par exemple, les condamnés ressortent systématiquement entre deux gendarmes… Suivez-moi dans les dédales de la justice. ...

 

lire la suite sur :

http://moreas.blog.lemonde.fr/2009/11/15/pourquoi-pasqua-ne-va-pas-en-prison/

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la grippe A : qui en profite ? (2)

lu sur :
http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/
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Deux points de vue différents sur la vaccination
Dans France Soir, le professeur Jean-François Delfraissy, coordinateur des recherches menées à l'Inserm sur le H1N1, indique que le vaccin, de même que tout "médicament efficace", peut provoquer des effets secondaires. Mais il rappelle que la fréquence du syndrome de Guillain-Barré se situe "entre 1 cas sur 100.000 et 1 cas sur 1 million", et que le risque de contracter une forme grave de la grippe A est "entre 1 cas sur 1.000 et 1 cas sur 5.000". Selon lui, au fur et à mesure que des cas graves apparaîtront, l'on assistera "à une prise de conscience". Toujours dans France Soir, le professeur Marc Gentilini, spécialiste des maladies infectieuses et tropicales, ne voit quant à lui "aucune urgence à vacciner massivement". Au regard des autres urgences sanitaires mondiales, il ne comprend pas la "fixation sur la grippe A". Il estime qu'il s'agit d'une fausse alerte dont le coût est important pour la France et la Sécurité sociale.

12:49 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, société

12/11/2009

Le naufrage de l'ERIKA le 12 décembre 1999

lu sur :
http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/11/11/erika-le-parquet-reclame-la-confirmation-du-prejudice-ecologique-contre-total_1265695_3224.html#ens_id=1265477
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Compte rendu
"Erika" : le parquet réclame la confirmation du "préjudice écologique" contre Total
LE MONDE | 11.11.09 | 14h42  •  Mis à jour le 11.11.09 | 14h45

rançoise Mothes est une femme de terre, et même une femme terre à terre. L'avocate générale du procès en appel de l'Erika a revendiqué, mardi 10 novembre, à Paris, un "bon sens" de paysanne pour requérir contre les prévenus, ces gens de mer, eux, aux étranges manières.

 

Avec une fausse naïveté confinant à la rouerie, elle a demandé la confirmation des condamnations et des amendes prononcées en première instance, en janvier 2008, notamment à l'encontre de Total pour "faute d'imprudence". Comme une évidence, une simple justice vue du plancher des vaches, elle a également souhaité la confirmation du "préjudice écologique", introduit en première instance. Un soutien aux parties civiles qui, dans les jours précédents, ont plaidé pour le renforcement de cette notion nouvelle en matière de réparations.

On ne saura donc jamais si Françoise Mothes possède quelque youyou amarré dans un port de plaisance. La représentante du ministère public a fait mine que non. Elle a pris son air le plus étonné pour décrire les moeurs du transport maritime. "J'avais l'occasion de pénétrer dans le monde du shipping, a-t-elle minaudé. Un monde qui a la particularité de trouver banal ce qui ne l'est pas pour le monde normal."

Un demi-mensonge : Mme Mothes a, au pied levé, suppléé Laurence Vichnievsky, qui se présente aux élections régionales sur une liste écologiste et s'est logiquement désistée du procès. Sa remplaçante a juste eu le temps de faire son paquetage, de se plonger dans l'imposant dossier et de se rendre deux fois dans un port, histoire de humer l'iode et la marine marchande. Pendant le mois d'audience, l'avocate générale s'est faite discrète, s'est initiée en silence à l'univers du pétrole et des pavillons de complaisance. En a tiré, mardi, des conclusions sévères, mais prononcées sans effets : "Vous avez tous commis des fautes."

Forcément, les leçons de cette terrienne ont eu le don d'agacer les prévenus. Regards furibonds, marmonnements, haussements d'épaules ont ponctué les trois heures du réquisitoire. "Ne soufflez pas, monsieur, vous me déconcentrez", a même tancé l'avocate générale. Accessoirement, la presse en a aussi pris pour son grade : "Médiatiquement, ce procès est passé sous silence. Il fera pourtant date en France, en Europe et au-delà." Message au Tout-Paris journalistique, qui avait préféré, entassé dans une salle voisine, le grand show de Clearstream à cette autopsie rébarbative d'une marée noire de province.

Durant des semaines, les experts se sont ainsi succédé devant des bancs désertés, y compris par les prévenus et leurs avocats. Ils ont repassé le film des événements qui ont conduit au naufrage du pétrolier maltais, le 12 décembre 1999, au large de la Bretagne, ont doctement débattu des conventions internationales. De cet affrontement de spécialistes, l'avocate générale a tiré la conclusion que "l'accident n'était pas imprévisible".

"Faute caractérisée"

Corrosion, corrosion, corrosion. Cent fois, Mme Mothes a prononcé ce mot, dénoncé "l'insuffisance d'entretien", les "réparations à la petite semaine". Elle a accusé de "faute caractérisée" Giuseppe Savarese, l'armateur, et Antonio Pollara, le gestionnaire du navire. La Rina, la société italienne de certification, s'est vu reprocher une "faute d'imprudence" pour avoir accordé ses papiers à cette coque rouillée.

Restait à blâmer Total. L'avocate générale a dénoncé "une mise en oeuvre défaillante de la procédure de vetting", c'est-à-dire du système d'évaluation interne des pétroliers à affréter. "Total ne pouvait pas ignorer que ce navire était potentiellement dangereux", a-t-elle insisté, mais "la dilution des responsabilités a conduit à ce choix", à cette "acceptation imprudente". L'amende requise au pénal, 375 000 euros pour Total et une de ses filiales, est symbolique pour la compagnie. Mais Françoise Mothes estime nécessaire que le seul accusé solvable, condamné à verser 192 millions d'euros d'indemnités civiles en première instance, prenne ses responsabilités dans l'assainissement du milieu. "Vous avez les moyens de mettre en oeuvre les mesures de prévention et de précaution", a-t-elle affirmé. Et d'insister : "Les prévenus ont des leçons à tirer, tous, dans cette chaîne d'irresponsabilités."


Benoît Hopquin
Article paru dans l'édition du 12.11.09

11/11/2009

Quand se chauffer devient un luxe

lu sur :
http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/11/11/quand-se-chauffer-devient-un-luxe_1265667_3224.html#ens_id=1265760
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Reportage
Quand se chauffer devient un luxe
LE MONDE | 11.11.09 | 15h02  •  Mis à jour le 11.11.09 | 15h02
Montréal-du-Gers et Bassoues (Gers) Envoyée spéciale


lanche Puertas n'est pas frileuse. A 65 ans, alors que les premières gelées ont envahi la campagne gasconne, elle s'affaire dans sa cuisine en tee-shirt. Mme Puertas vit à Montréal-du-Gers, village de l'Armagnac. Les hivers n'y sont pas aussi rigoureux que dans la capitale du Québec, mais pas assez doux pour se passer de chauffage. Pendant trois ans, Mme Puertas a pourtant vécu dans le froid, faisant partie de ces ménages en situation de "précarité énergétique".

 

Ce terme, qui est en train d'apparaître dans les discours officiels, désigne les foyers qui éprouvent des difficultés à se chauffer ou qui s'endettent pour maintenir une température correcte dans leurs logements. En Europe, le Royaume-Uni est le seul pays à avoir défini une norme pour quantifier le phénomène. Tout ménage qui dépense au moins 10 % de ses revenus pour régler ses factures d'énergie est comptabilisé comme souffrant de précarité énergétique.

 

Entre 50 et 125 millions d'Européens seraient touchés. En France, ils sont de 2 millions à 5 millions. Sur ce nombre, 300 000 sollicitent, chaque année, les services sociaux pour les aider à régler leur facture énergétique. Le montant des aides publiques s'élève à 150 millions d'euros, une somme en hausse de 15 % par an.

En 2006, quand Blanche Puertas a loué cette maison, elle avait remarqué que la cuisinière à bois qui assurait le chauffage de toute l'habitation n'était pas de première jeunesse, mais avec sa retraite d'auxiliaire de vie, elle n'avait pas les moyens "de faire la difficile".

Après deux ans de recherches, elle avait fini par trouver ce logement, pas trop éloigné du travail de son fils, qui vit avec elle. Les 450 euros de loyer pesaient déjà un peu lourd dans le budget familial (1 500 euros mensuels), mais le pire était à venir. "En faisant fonctionner la cuisinière à plein régime, nous arrivions à peine à 15 degrés. De plus, il fallait se lever plusieurs fois par nuit pour recharger le foyer en bois", raconte Mme Puertas. Surtout, la cuisinière fonctionne mal et dégage d'abondantes fumées. Pendant deux ans, elle et son fils s'en accommodent. Un matin pourtant, la cote d'alerte est atteinte. "La cuisine était envahie de fumée, on aurait pu fumer un jambon", plaisante Blanche. Alertée, une assistante sociale prend contact avec Thomas Monge, un thermicien indépendant (Gascogne énergie conseil) qui intervient pour le conseil général du Gers.

Pionnier en matière de lutte contre la précarité énergétique, le département a, depuis 2004, mis en place, avec le soutien de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), un dispositif d'aide et d'accompagnement aux travaux de maîtrise de l'énergie pour les familles en difficulté. "Face à l'augmentation constante des besoins, nous ne pouvions plus nous contenter d'aider les ménages à apurer leurs dettes d'énergie, il nous fallait agir en amont pour diminuer leur facture et améliorer leur confort de vie", explique Marie-José Peyrelade, directrice de l'insertion et de la lutte contre l'exclusion qui privilégie donc le préventif au curatif.

Après une visite chez Mme Puertas, le verdict du thermicien est sans appel, "Il y avait un réel risque pour la santé des locataires", se souvient Thomas Monge, qui préconise alors des travaux d'isolation et un changement du mode de chauffage. Après de multiples discussions, le bailleur accepte de remplacer la chaudière. Les matériaux d'isolation et de peinture sont fournis par l'association Revivre, qui aide les familles à autoréhabiliter leurs logements.

Chaque année, le département établit une cinquantaine de diagnostics thermiques, des conseils en travaux et de plans de financement. "Les aides et les actions sont plus faciles à mener chez les propriétaires occupants. Dans les logements locatifs, il faut convaincre les bailleurs d'entreprendre des travaux, or nous disposons de peu de leviers", déplore M. Monge. "La pénurie de logements locatifs ne nous aide pas. Tout se loue quel que soit l'état, et à des prix élevés", poursuit Marie-Pierre Etienne, qui travaille sur le logement des personnes défavorisées au conseil général. Un tiers des dossiers aboutissent à des travaux. Dans 70 % des cas, le diagnostic thermique reste sans suite, soit parce les propriétaires ne veulent rien faire, soit parce que les familles ont déménagé.

Bernard et Minzala Mouret n'ont jamais envisagé une telle éventualité. "Même si notre maison est pourrie, elle est à nous", explique Minzala avec son accent russe. Ancienne grutière en Russie, aujourd'hui aide-ménagère, elle est mariée depuis cinq ans avec Bernard. La vieille bâtisse qu'ils occupent à l'entrée du village médiéval de Bassoues, également dans le Gers, est le cadeau de mariage d'une parente. Mal isolée, la maison était chauffée jusqu'à l'hiver dernier par un poêle à bois. Sur les conseils de Thomas Monge, le couple a opté pour un poêle à granulés de bois, un mode de chauffage écologique et économique. Et grâce à un prêt octroyé par le département, M. et Mme Mouret ont pu changer leur installation.

A raison de 87 euros par mois, le remboursement ne pèse pas trop lourd sur leurs finances. Des travaux d'isolation ont été entrepris. "Il aurait fallu s'attaquer au gros oeuvre mais cela dépassait les capacités de la famille", explique M. Monge. Pour chaque dossier, une visite est réalisée à la fin des travaux et un an après, afin d'en mesurer l'impact. "Les bénéfices vont bien au-delà de l'aspect économique. Ils se mesurent aussi en termes de confort, ce qui est primordial pour l'intégration sociale", analyse le thermicien. "Maintenant, je suis fière de montrer ma maison", constate Minzala. Le lambris des murs, le poêle et le samovar donnent à l'ensemble un petit air slave. Par la fenêtre, Minzala jette un coup d'oeil à son potager. "Cette nuit, il a dû faire froid, mes plants de basilic ont gelé." Dans la maison, la température dépasse les 20 degrés.

 

Catherine Rollot
Article paru dans l'édition du 12.11.09

16:27 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : société

Incinération des déchets toxiques en Irak et Afghanistan

lu sur :
http://www.lemonde.fr/web/depeches/texte/0,14-0,39-40872007,0.html
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       Incinération des déchets en Irak et Afghanistan: plaintes aux USA contre KBR
AFP 10.11.09 | 22h56

Des dizaines de militaires américains ont déposé 34 plaintes un peu partout aux Etats-Unis contre la société KBR qu'ils accusent d'avoir incinéré dans des décharges à ciel ouvert toutes sortes de déchets toxiques pour leur santé en Irak et en Afghanistan.

 

Selon une de leurs avocates Susan Burke interrogée mardi, "34 plaintes ont été déposées depuis novembre 2008, dont 18 ces derniers jours". "Toutes les actions réparties dans plus de 30 Etats sont rassemblées en une devant un juge fédéral du Maryland (est) pour toute la procédure précédant les procès qui se tiendront séparément", a-t-elle expliqué à l'AFP.

Chacune des plaintes représente plusieurs soldats mais parle au nom d'"au moins 100.000 autres" qui souffrent de problèmes de santé en raison des émanations provenant de l'incinération des déchets sur des bases militaires.

Les sociétés de services pétroliers Kellog Brown & Root et son ancienne maison-mère Halliburton, qui a été dirigée par l'ancien vice-président Dick Cheney, étaient sous contrat avec le gouvernement américain pour détruire les déchets des bases et des camps en Irak et en Afghanistan.

Dans une des plaintes, déposée devant le tribunal fédéral de Nashville (Tenessee, sud) et dont l'AFP s'est procuré copie, les plaignants affirment que les faits "ont commencé en 2003 et demeurent inchangés jusqu'à la date d'aujourd'hui". Pour eux, KBR et Halliburton étaient "motivés par le gain financier".

Ils décrivent le type de déchets brûlés dans ces décharges: "camions, pneus, piles au lithium, mousse de polystyrène, papier, bois, caoutchouc, produits pétroliers lubrifiants, métaux, huile hydraulique, boites de munitions, déchets médicaux, corps humains, articles médicaux, peinture, solvants, amiante, produits contenant des pesticides, tuyaux en plastique, carcasses animales, produits chimiques dangereux, et centaines de milliers de bouteilles en plastique".

L'exposition à l'"épaisse fumée" qui émanait de l'incinération a, toujours selon la plainte, "créé un grave danger pour la santé" des militaires en poste en Irak et en Afghanistan, dont certains souffrent aujourd'hui de troubles respiratoires ou d'asthme.

Les plaignants accusent KBR et Halliburton entre autres de "négligence", "mise en danger de leur intégrité physique", "nuisance", "détresse émotionnelle", "conduite délibérée et volontaire", "négligence dans l'embauche, la formation et la supervision" des personnels ou encore "non respect de l'obligation d'alerte". Ils réclament des compensations financières.

Dans un communiqué sur son site internet, KBR rejette ces allégations. La société affirme notamment que c'est l'armée américaine qui "créé une liste des articles interdits à l'incinération déterminant quel déchet peut être placé dans la décharge".

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( Remarque : pour bien comprendre, lire "la stratégie du choc" de Naomi Klein. )

 


09/11/2009

Nouveau risque toxique induit par les nanoparticules

lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/11/09/une-etude-alerte-sur-un-nouveau-risque-toxique-induit-par-les-nanoparticules_1264653_3244.html
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Compte rendu
Une étude alerte sur un nouveau risque toxique induit par les nanoparticules
LE MONDE | 09.11.09 | 15h30  •  Mis à jour le 09.11.09 | 15h30


es nanoparticules peuvent endommager les cellules humaines, notamment leur ADN, même à l'abri d'une barrière cellulaire. La démonstration de leur génotoxicité in vitro est rapportée par Gevdeep Bhabra (Southmead Hospital, Bristol) et ses collègues dans un article publié en ligne, jeudi 5 novembre, par la revue Nature Nanotechnology. Un effet indirect à double tranchant : un risque toxique inédit, mais de possibles actions thérapeutiques nouvelles.

 

Les nanoparticules ont une taille de l'ordre du nanomètre (nm), soit un milliardième de mètre (10-9 m). En médecine, elles servent dans les prothèses et au transport de médicaments, en particulier pour atteindre les organes protégés par une barrière cellulaire, comme le cerveau. Pour agir, elles doivent avoir une taille suffisante pour ne pas être trop vite éliminées par les reins. Celles utilisées en médecine ont donc une taille de 20 à 200 nm. Cela implique un accroissement de l'exposition de différents organes.

 

Les nanoparticules en alliage cobalt-chrome, présentes dans des prothèses en métal, ont une toxicité directe lorsqu'elles sont en concentration suffisamment importante au contact d'un organe : lésions de l'ADN, aberrations chromosomiques, mort cellulaire. Elles sont libérées du fait de l'usure des prothèses.

Barrière cellulaire

Gevdeep Bhabra et ses collègues ont placé pendant 24 heures l'alliage cobalt-chrome sur plusieurs couches de cellules classiquement utilisées comme modèle de barrière cellulaire, les séparant ainsi de cellules humaines, des fibroblastes (cellules du tissu conjonctif).

"Nous avons montré que les nanoparticules peuvent endommager l'ADN et les chromosomes à travers une barrière intacte. Les nanoparticules n'ont pas traversé la barrière ; en fait, les lésions sont dues à un nouveau mécanisme", indiquent les auteurs de l'étude. Ce mécanisme mettrait en jeu les canaux présents dans les membranes et les voies de communication entre cellules.

"Cette étude expérimentale montre à la fois des effets génotoxiques indirects inconnus et de possibles moyens d'action thérapeutique inédits pour les nanoparticules", commente le professeur Gérard Lasfargues, chef du département santé au travail de l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail. Il en découle la "nécessité de proposer des tests adéquats et standardisés pour prendre en compte ces données dans l'évaluation de la génotoxicité des nanoparticules", estime-t-il.

L'évaluation en cours au niveau européen de la génotoxicité des nanoparticules devra donc intégrer ce nouvel élément. De même pour la mise en oeuvre du règlement européen Reach sur les substances chimiques, qui inclut les nanoparticules. Deux procédures dans lesquelles l'Afsset est investie. La découverte d'une génotoxicité indirecte constitue en tout cas un élément nouveau au moment où se déroule en France, jusqu'au 23 février 2010, une consultation publique sur les nanotechnologies.

 

Paul Benkimoun
Article paru dans l'édition du 10.11.09

07/11/2009

Les cris des bébés dépendent de leur langue maternelle

lu et écouté sur :

http://news.bbc.co.uk/2/hi/health/8346058.stm

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      Babies 'cry in mother's tongue'

Crying newborn
Babies' cries imitate their mother tongue as early as three days old

German researchers say babies begin to pick up the nuances of their parents' accents while still in the womb.

The researchers studied the cries of 60 healthy babies born to families speaking French and German.

The French newborns cried with a rising "accent" while the German babies' cries had a falling inflection.

Writing in the journal Current Biology, they say the babies are probably trying to form a bond with their mothers by imitating them.

 

FROM THE TODAY PROGRAMME

The findings suggest that unborn babies are influenced by the sound of the first language that penetrates the womb.

Cry melodies

It was already known that foetuses could memorise sounds from the outside world in the last three months of pregnancy and were particularly sensitive to the contour of the melody in both music and human voices.

Earlier studies had shown that infants could match vowel sounds presented to them by adult speakers, but only from 12 weeks of age.

Kathleen Wermke from the University of Wurzburg, who led the research, said: "The dramatic finding of this study is that not only are human neonates capable of producing different cry melodies, but they prefer to produce those melody patterns that are typical for the ambient language they have heard during their foetal life.

 

Newborns are highly motivated to imitate their mother's behaviour in order to attract her and hence to foster bonding
Kathleen Wermke, Unversity of Wurzburg

"Contrary to orthodox interpretations, these data support the importance of human infants' crying for seeding language development."

Dr Wermke's team recorded and analysed the cries of 60 healthy newborns when they were three to five days old.

Their analysis revealed clear differences in the shape of the infants' cry melodies that corresponded to their mother tongue.

They say the babies need only well-co-ordinated respiratory-laryngeal systems to imitate melody contours and not the vocal control that develops later.

Dr Wermke said: "Newborns are highly motivated to imitate their mother's behaviour in order to attract her and hence to foster bonding.

"Because melody contour may be the only aspect of their mother's speech that newborns are able to imitate, this might explain why we found melody contour imitation at that early age."

Debbie Mills, a reader in developmental cognitive neuroscience at Bangor University, said: "This is really interesting because it suggests that they are producing sounds they have heard in the womb and that means learning and that it is not an innate behaviour.

"Many of the early infant behaviours are almost like reflexes that go away after the first month and then come back later in a different form.

"It would be interesting to look at these babies after a month and see if their ability to follow the melodic contours of their language is still there." 

 

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en français sur :  

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/11/07/les-bebes-crient-dans-leur-langue-maternelle_1264250_3244.html#ens_id=1264252

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Les bébés crient dans leur langue maternelle
LEMONDE.FR avec AFP | 07.11.09 | 15h02

ès les premiers jours suivant leur naissance, les nourrissons français et allemands ne crient pas la même langue : tandis que les premiers ont la voix qui monte, celle des seconds va de l'aigu vers le grave, selon une étude publiée jeudi 5 novembre par une équipe franco-allemande.

 

 

"La raison en est probablement les différences d'intonations dans les deux langues, qui sont ressenties dans le ventre de la mère et reproduites plus tard", explique dans un communiqué l'Institut Max-Planck, dont deux chercheurs ont participé à l'enquête aux côtés du Laboratoire des Sciences cognitives de l'Ecole normale supérieure de Paris. "L'ouïe est le premier système sensoriel qui se développe" chez les foetus, qui sont des auditeurs attentifs durant le dernier tiers de la grossesse, selon Angela Friederici, l'un des auteurs de l'étude parue dans Current Biology.

 

PREMIER DIALOGUE AVEC LA MÈRE

Selon l'analyse des cris réalisée par la psychologue Kathleen Wermke du CHU de Würzburg (Allemagne), "les nouveau-nés ont une prédilection pour les modèles mélodiques qui sont typiques pour leurs langues maternelles". Or les mots en français sont accentués à la fin, si bien que la mélodie est ascendante, tandis que c'est généralement l'inverse en allemand, des intonations qui se retrouvent dans les cris des bébés des deux langues, comme on peut le constater sur un enregistrement sonore publié par la BBC.

En imitant leur mère, les bébés de tous pays chercheraient à établir un premier contact avec elle. Selon les scientifiques, cette sensibilité précoce pour les mélodies linguistiques les aideraient par la suite à acquérir leur langue maternelle, bien que l'origine de cette faculté soit selon les chercheurs antérieure à l'apparition des langues parlées telles que nous les connaissons aujourd'hui.

18:52 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sciences

Comment se développe le cancer (vue actuelle)

lu sur :
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/11/05/une-vision-radicalement-nouvelle-du-cancer-par-david-servan-schreiber_1263122_3232.html#ens_id=1261447
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Point de vue
Une vision radicalement nouvelle du cancer, par David Servan-Schreiber
LEMONDE.FR | 05.11.09 | 13h22


'ancienne façon de penser était que le cancer était un processus linéaire… Une cellule mutée finissait par acquérir de plus en plus de mutations. Et ces mutations ne sont pas supposées disparaître spontanément…" C'est le Dr. Barnett Kramer, directeur associé pour la prévention à l'Institut national de la santé américain, qui parle à la suite de la publication des médecins chercheurs de l'université de Californie à San Francisco le 21 octobre dans la plus grande revue médicale américaine. Dans cette façon de voir, le cancer était "une flèche qui ne va que dans une seule direction". Désormais, ajoute-t-il, il devient clair que les cancers ont besoin de bien plus que des mutations pour progresser. Ils ont besoin de la coopération des cellules normales autour d'eux, et même "de l'organisme dans son ensemble, de la personne", dont le système immunitaire, ou les hormones, par exemple, peuvent soit éliminer soit alimenter une tumeur.

 

Que s'est-il passé ? Depuis la découverte dans les années 1950 de la présence de mutations génétiques dans les cellules cancéreuses, on a toujours imaginé qu'une fois ces cellules en place, elles ne pouvaient que devenir des tumeurs de plus en plus grosses et de plus en plus dangereuses. Mais ce que démontre cet article du Journal of the American Medical Association (JAMA) dans le numéro du 21 octobre, c'est que dans de nombreux cas, des petites tumeurs sont parfaitement tenues en respect par les défenses naturelles de l'organisme et que certaines finissent même par disparaître.

 

Bien sûr, la disparition spontanée du cancer reste un événement rare, surtout pour les cancers les plus avancés, et il ne s'agit pas d'abandonner le dépistage et les traitements conventionnels qui sauvent de nombreuses vies. Mais la reconnaissance par la communauté scientifique et médicale internationale que les facteurs de terrain peuvent jouer un rôle majeur dans la progression, voire l'élimination, du cancer est une avancée majeure.

Thea Tlsty, professeure d'histologie et spécialiste de biologie cellulaire du cancer à l'université de Californie de San Francisco rappelle qu'à partir de la cinquantaine, et plus encore au-delà, presque tout le monde est porteur de cellules cancéreuses et précancéreuses. "La vraie question à se poser", dit la Pre Tlsty au New York Times, "ce n'est pas tant pourquoi est-ce qu'on développe un cancer, mais plutôt qu'est-ce qui fait qu'on n'en développe pas ?"

Dans l'article du JAMA, les auteurs concluent que leur démonstration – selon laquelle le corps est capable de contenir et d'éliminer certaines tumeurs — devrait inciter la communauté scientifique à étudier de plus près de véritables interventions de prévention qui permettraient de réduire le nombre de tumeurs qui évoluent en une maladie cancéreuse. Trop souvent, ce qu'on appelle communément la "prévention" du cancer se limite en fait au dépistage précoce des tumeurs.

Il existe pourtant de nombreuses études qui mettent en avant l'impact considérable de certains comportements de santé sur le développement du cancer. Par exemple, une étude portant sur onze pays, elle aussi publiée dans JAMA, en 2004, a constaté que les personnes qui n'ont pas fumé pendant au moins quinze ans, font un usage modéré de l'alcool, pratiquent trente minutes d'activité physique six jours par semaine (ne serait-ce que de marcher pour aller travailler), et dont le régime s'approche de la diète méditerranéenne (huile d'olive, poisson, nombreux légumes et fruits, céréales complètes, peu de sucres raffinés et de viande rouge) avaient 60 % de cancers en moins que les autres.

Les bénéfices de tels comportements de santé s'étendent aux personnes qui sont déjà atteintes d'un cancer. Dans une grande étude californienne, des femmes qui avaient été traitées pour un cancer du sein avaient moitié moins de risques de rechuter si elles avaient mangé plus de cinq fruits et légumes par jour et fait trente minutes d'activité physique six jours par semaines (celles qui ne pratiquaient qu'un seul de ces deux comportements n'y avaient pas trouvé de bénéfice notable. C'est la combinaison des deux qui s'est avérée cruciale à la réduction du risque de rechute).

Encore plus frappant, des femmes traitées pour un cancer du sein qui s'était déjà étendu hors du sein (stade II ou stade III) mais qui participaient à un programme de modification de style de vie et de réduction du stress ont vu leur risque de mourir de leur cancer réduit de 68 % au cours d'un suivi de onze ans. De la même façon, du côté des hommes, de nombreuses interventions de style de vie ont comme effet documenté de ralentir la progression du cancer de la prostate. Cela inclut les graines de lins broyées au petit-déjeuner, le jus de grenade, le thé vert, la sauce tomate, les poissons gras, et l'exercice physique. Il est heureux que la médecine occidentale moderne reconnaisse enfin ce qui est un des fondements de toutes les traditions médicales asiatiques (et que prônait déjà Hippocrate) : que toute maladie se développe sur un terrain qui lui est favorable, et que la meilleure médecine est celle qui joint au remède tout ce qui peut aider le corps dans sa capacité naturelle à conserver sa santé.

Dans son nouveau "Plan cancer", le président Sarkozy reconnaît l'importance des facteurs environnementaux sur le développement des cancers, et il promet de consacrer près des 20 % des fonds de recherche à la prévention. C'est un signe important et bienvenu. Pour être vraiment efficace, il faudra savoir utiliser une partie de ces fonds pour enseigner aux enfants dans nos écoles, aux employés de nos entreprises et aux médecins dans nos hôpitaux les moyens de prévenir vraiment le cancer.

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David Servan-Schreiber, MD, PhD Clinical Professor of Psychiatry, University of Pittsburgh, Chargé de cours, faculté de médecine de Lyon-I

 

par David Servan-Schreiber

18:42 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sciences

06/11/2009

Succès d'une thérapie génique

lu sur :
http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/
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Succès d'une thérapie génique
Plusieurs quotidiens rapportent que le professeur Patrick Aubourg, directeur de l'unité 745 de l'Inserm, et le docteur Nathalie Cartier-Lacave, qui appartient à cette même unité, viennent de réussir, grâce à une thérapie génique, à ralentir l'évolution de l'adrénoleucodystrophie, une pathologie génétique du cerveau. Le traitement consiste à greffer les propres cellules de moelle osseuse des patients après les avoir corrigées. Un vecteur dérivé du virus du VIH (désactivé) a ainsi permis de transférer à trois enfants atteints de la maladie le gène qui leur manquait. Selon Nathalie Cartier-Lacave, citée par La Croix, "les deux premiers patients traités vont bien : la progression de la maladie s'est arrêtée quelque mois après l'auto-greffe". Aujourd'hui en France précise qu'il s'agit d'une "première mondiale". Selon Le Figaro, ces travaux, qui pourraient bénéficier à d'autres pathologies, "ouvrent la voie de la guérison pour tous les enfants affectés par ce mal terrible".
Agence France Presse , 05/11/2009 - Figaro [Le] , 06/11/2009 - Aujourd'hui en France , 06/11/2009 - - Croix [La] , 06/11/2009
 

18:50 Publié dans médecine, santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sciences

05/11/2009

Mise en place d'un dispositif de vigilance sur les compléments alimentaires

lu sur :
http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/page/2/
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Mise en place d'un dispositif de vigilance sur les compléments alimentaires
Selon Libération et Aujourd'hui en France, l'Afssa vient de mettre en place un dispositif de vigilance concernant les compléments alimentaires. Il s'agit d'une première en Europe. Les deux quotidiens citent la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), selon laquelle 12,5% de ces produits présentent des tromperies sur la composition, des allégations mensongères et des problèmes d'étiquetage. D'après l'Afssa, quelques "accidents aigus graves" ont été observés, mais il est "trop tôt pour être certain que les compléments alimentaires utilisés soient les uniques responsables".
Aujourd'hui en France , 30/10/2009 - Libération , 30/10/2009

La grippe A : qui en profite ?

lu sur :
http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/page/2/
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Grippe A : la polémique sur le financement des experts par les laboratoires se poursuit
Dans La Tribune, le député socialiste Jean-Marie Le Guen estime qu'en ce qui concerne la commande de vaccins, "le gouvernement a faibli et s'est aligné sur les positions les plus radicales et excessives de certains laboratoires". Le quotidien indique que Bruno Lina, président du comité scientifique du GEIG, association financée à 100% par cinq laboratoires pharmaceutiques, a participé aux côtés de Roselyne Bachelot à la conférence de presse de lancement de la vaccination. De son côté, Aujourd'hui en France rapporte que Gérard Bapt, rapporteur spécial de la commission des Finances, a déclaré à l'Assemblée nationale qu'il s'était heurté à une fin de non-recevoir de la part du ministère de la Santé lorsqu'il avait voulu avoir accès aux contrats passés avec les laboratoires. Roselyne Bachelot lui a répondu : "Si vous m'accusez de cacher quelque chose dans ces contrats, prenez votre voiture et filez à l'établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires, on vous les montrera".
Aujourd'hui en France , 30/10/2009 - Tribune [La] , 30/10/2009  Libération , 30/10/2009 - Croix [La] , 30/10/2009 - Elle , 30/10/2009 - Parisien_Seine et Marne [Le] , 30/10/2009

Proposition de label pour les aliments sans OGM

lu sur :
http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/page/2/
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Un label pour les aliments sans OGM
Le Haut Conseil des biotechnologies (HCB) vient de proposer au gouvernement de fixer à moins de 0,1% le taux d'ADN transgénique pour les plantes et les produits alimentaires portant la mention "sans OGM". Dans Le Monde, Christine Noiville, présidente du comité économique, éthique et social du HCB, estime que ce taux a été considéré "comme le plus bas techniquement réalisable et garantissant le respect du consommateur et la fiabilité des transactions". Un seuil de 0,9% a été défini pour les produits provenant d'animaux (viande, laitage, fromage), sur lesquels pourra figurer l'étiquette "nourri sans aliments OGM". Les Echos indiquent que le HCB incite les agriculteurs et les industriels à oeuvrer pour diminuer ce seuil "de manière significative" durant les 5 ans à venir.
Figaro [Le] , 04/11/2009 - Echos [Les] , 04/11/2009

19:11 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : société, ogm

Non au prosélytisme des chasseurs en milieu scolaire

Cyber @ction 332 Non au prosélytisme des chasseurs en  milieu scolaire

Une cinquantaine d’associations s’insurge contre le prosélytisme des  chasseurs dans les établissements scolaires, par le biais d’une lettre  cosignée adressée à Monsieur Luc Chatel, Ministre de l’Education Nationale.
Usant du prétexte de « découverte de la faune et de la nature », les fédérations de chasse organisent de plus en plus d’actions auprès des écoles. Un accord entre ministères aurait été conclu sur une labellisation des fédérations des chasseurs en vue d’actions de découverte de l’environnement pour les scolaires.
Récemment, deux articles de presse relatant ces rencontres sont parus. Dans le premier, concernant une école maternelle, intitulé « En Sologne, la chasse… en classe ! » et publié le mardi 13 octobre 2009 dans le quotidien Le Parisien, un président de fédération de chasse explique : « Il faut que les jeunes possèdent une autre image de la chasse. Chasser, ce n’est pas uniquement tuer des animaux, c’est aussi s’intéresser à la gestion de la nature et à la régulation du monde animal ». Selon l’intervenante « Les enfants ont une image négative de la chasse. Je leur explique qu’il est pourtant utile de tirer sur les animaux ». Elle 
aurait également indiqué comment « repérer les différentes techniques de piégeage » et conclu en dévoilant que « expliquée simplement, la chasse sera mieux tolérée. ».
Le second article, nommé « Faire l'école buissonnière dans une palombière », paru le lendemain, soit le mercredi 14 octobre, dans le journal La Dépêche, est tout aussi révélateur. Il débute en expliquant que « les élèves de l'école de Roquetaillade sont partis à la découverte de la palombière ». Selon le journaliste « les élèves ont écouté avec  beaucoup d'attention comment se pratiquait la chasse à la palombe ». Des explications sur « les différentes méthodes de chasse » ont été données, et la classe aurait « eu droit aussi à la simulation de la capture [d’oiseaux] au filet ».
Ainsi, le rôle de ces rencontres est clairement indiqué : faire découvrir et accepter la chasse aux enfants.
Les associations cosignataires de la lettre condamnent fermement ce prosélytisme et requièrent, auprès du Ministre de l’Education Nationale, de faire abroger la labellisation et de veiller à une stricte application du principe de laïcité dont l’une des composantes est la neutralité ; ceci, en mettant un terme immédiat à ces immixtions du lobby chasse dans les établissements scolaires.
La lettre est téléchargeable ici : 
Les associations cosignataires : ADEO Animalis, ANDPNC, A Pas de Loup, APIE, ASPAS, Association IDAE, Association MELES, Association UPLA, Association Végétarienne France, Autun Morvan Ecologie, AVES France, BORTA, CAPEN 71, Centre ATHENAS, C.H.E.N.E, Coloca Terre, CPN Brabant, CORA Rhône, CPEPESC Nationale, CPEPESC Franche-Comté, CROC BLANC, CVN, 
Dignité Animale, Dole Environnement, Droits Des Animaux, Franche-Comté Nature Environnement, FRAPNA Archèche, GPOV, L214, La Forêt de Léa, Le Clan, LFDA, Loire Vivante Nièvre Allier Cher, Loiret Nature Environnement, LPA de Calais, LPO Drôme, Meuse Nature Environnement, 
Mille Traces, Nature Centre, One Voice, Perche Nature, Pôle Grands Prédateurs, Rassemblement Anti Chasse, SEPANSO Béarn, Serre Vivante, SFEPM, SNDA, SOS Rivières Environnement, Veg Asso.
COMMENT AGIR ?
Sur le site
Par courrier électronique
C'EST FACILE : A VOUS DE SUIVRE LES 6 ETAPES SUIVANTES :
1- Copiez LE TEXTE À ENVOYER ci-dessous entre les ############
2- Ouvrez un nouveau message et collez le texte
3- Signez le : prénom, nom, adresse, ville
4- Rajouter l'objet de votre  choix :   Non au prosélytisme des chasseurs en  milieu scolaire
5- Adressez votre message aux  adresses suivantes :
Vérifiez que les 2 adresses apparaissent bien 
6- Envoyez le message
Par cette action, vous ferez connaître votre opinion au Ministre de l'Education Nationale par l'entremise de la direction
générale de l'enseignement scolaire au ministère de l'éducation nationale (vous recevrez un message automatique d'accusé de réception) et à Cyber @cteurs pour nous permettre d'évaluer l'impact de cette action.
############
Prénom, Nom
Profession :
Adresse :
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Monsieur le Ministre, 
Nous souhaitons attirer votre attention sur la recrudescence des interventions des chasseurs auprès des écoles au titre d'un accord entre différents Ministères (notamment ceux de l’Education Nationale et de l’Environnement) et la Fédération Nationale de la Chasse sur une labellisation en vue d’actions de découverte de l’environnement pour les scolaires. Si les fédérations des chasseurs ont obtenu en décembre 2008 l’agrément de « protection de la nature » (ce qui est parfaitement incohérent), il est utile de rappeler que la chasse est un loisir dont le but est de tuer des animaux pour se distraire. C’est une passion qui ne fait d’ailleurs pas l’unanimité puisque 60 % de nos concitoyens condamnent cette pratique (sondage SOFRES). 
De tels actes de prosélytisme masqué ne sont pas tolérables. De ce fait, nous vous demandons de bien vouloir faire révoquer la « labellisation » accordée aux fédérations de chasse et de veiller à une stricte application du principe de laïcité dont l’une des composantes consubstantielle est la neutralité ; ceci, en mettant un terme immédiat à ces immixtions du lobby chasse dans les établissements scolaires. 
Dans l’attente de votre réponse et vous en remerciant par avance, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre haute considération.
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Par courrier postal
Monsieur le Ministre, Luc Chatel Ministère de l'Education Nationale 110 rue de Grenelle 75357 Paris SP 07 

18:55 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : démocratie

04/11/2009

Tarnac : où en est-on ?

lu sur :
http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/11/02/tarnac-les-avocats-de-julien-coupat-denoncent-des-anomalies-dans-l-enquete_1261809_3224.html#ens_id=1261811
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Tarnac : les avocats de la défense dénoncent des "anomalies" dans l'enquête
LEMONDE.FR avec AFP | 02.11.09 | 16h55  •  Mis à jour le 02.11.09 | 17h01


es avocats de Julien Coupat et Yldune Levy, mis en examen dans l'affaire des sabotages de lignes TGV, ont remis, lundi 2 novembre, une note au juge d'instruction dans laquelle ils dénoncent des "anomalies" et des "incohérences" de l'enquête ouverte il y un an. Cette note de sept pages a été remise lundi en milieu de journée au juge d'instruction Thierry Fragnoli, a précisé un de ces avocats, Me Louis-Marie de Roux, confirmant une information de Libération.

 

Cette note "met en évidence des anomalies et des contradictions dans l'enquête de police. Elle ne constitue pas une demande d'actes mais une invitation à instruire à charge et à décharge, ainsi que le code de procédure pénale le prévoit".

 

Neuf jeunes gens, âgés de 22 à 35 ans, sont mis en examen dans ce dossier depuis le 15 novembre 2008 pour destructions et association de malfaiteurs, le tout en relation avec une entreprise terroriste. Ils sont soupçonnés d'appartenir à un groupe d'ultragauche à l'origine de dégradations contre des lignes TGV. La qualification terroriste de l'enquête est contestée depuis le début par les mis en examen, ainsi que par l'opposition et des associations.

DES ÉLÉMENTS QUI NE "SONT PAS COMPATIBLES"

Dans leur note, les avocats critiquent plus particulièrement le contenu de l'enquête sur un des sabotages, commis dans la nuit du 7 au 8 novembre en Seine-et-Marne. Julien Coupat, présenté comme le cerveau de ces actes, et sa compagne Yldune Levy sont soupçonnés d'en être les auteurs alors qu'ils étaient l'objet cette nuit-là d'une filature.

Les avocats relèvent notamment qu'"aucun des fonctionnaires de police chargés de la surveillance continue […] n'a déclaré avoir vu l'un d'entre eux sortir du véhicule ou y entrer, ni avoir vu personne sur la voie ferrée". Ils relèvent en outre que les traces de pneus relevées à proximité de la voie sabotée ne "sont pas compatibles" avec la voiture de Coupat.

"Les pneus de la Mercedes 250 [de Coupat] ont une largeur de 200 mm et la distance entre les bords intérieurs des roues du train avant et du train arrière est de 1 300 mm." Or, les traces relevées sur les lieux ont montré qu'"entre l'intérieur de chacun des deux pneumatiques, la distance est de 1 190 mm, la largeur de chaque pneumatique étant de 153 mm", précise la note.

15:51 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : justice, société