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28/01/2010

La réforme des retraites

Communiqué d'ATTAC :

Rapport du Conseil d'orientation des retraites : les retraites mises au régime


L’orchestration de la propagande en faveur d’une nouvelle réforme des retraites a accéléré son tempo. Après les exigences exprimées par le Medef tout au long de l’année 2009 pour reculer l’âge de la retraite et la certitude affichée par le gouvernement d’y procéder, le Conseil d’orientation des retraites a remis au Parlement son rapport qui étudie le passage d’un système par répartition par annuités à un système par points ou par comptes notionnels.

Le résultat des réformes de 1993, 2003 et 2007 est désastreux : l’allongement de la durée de cotisation à 40 et bientôt 41 ans, le calcul de la retraite sur les 25 meilleures années au lieu des 10 pour les salariés du privé et l’indexation sur les prix et non plus sur les salaires et la productivité ont conduit à une baisse des pensions de 15 à 20 %. Cela n’empêche pas l’aggravation des déficits des caisses de retraite, essentiellement due à la crise, et les entreprises continuent d’évincer les salariés avant qu’ils aient acquis la totalité de leurs droits.

Le COR examine les effets des trois leviers disponibles pour piloter l’équilibre du système de retraite. Il note que « l’effet positif d’une hausse du taux de cotisation sur le solde du régime est immédiat et durable » et c’est le seul levier pour lequel les effets sont si positifs. Pourtant, l’augmentation du taux de cotisation est absente des solutions et le gouvernement s’apprête à utiliser une fois de plus un seul levier, celui de l’allongement de la vie active, soit en reculant l’âge légal du départ à la retraite, soit en allongeant encore la durée de cotisations, dont les conséquences seraient pires que celles des précédentes réformes, compte tenu de l’aggravation des conditions de travail et de la précarité accrue. En focalisant sur l’emploi des seniors, il ne favorise pas la lutte contre le chômage des jeunes, ni le taux d’emploi des femmes. Et il ignore le fait que la descendance finale des femmes est à un niveau suffisant pour renouveler les générations.

Le COR imagine alors ce que donnerait un changement complet de système. 
Disons-le nettement : ce serait une catastrophe. Que ce soit par points ou par comptes notionnels, il s’agirait de se débarrasser de la contrainte d’avoir à assurer un taux de remplacement minimal du salaire. Cet objectif serait atteint dans un système par points en jouant sur la diminution de la valeur du point, et, dans un système par comptes notionnels, en neutralisant l’effet de l’âge de départ à la retraite puisque la somme perçue par le retraité pendant tout son temps de retraite serait répartie en fonction de l’espérance de vie de sa génération. Dans les deux cas, la plupart des salariés, et surtout les salariés pauvres et effectuant les travaux pénibles, seraient obligés de travailler toujours plus longtemps.

Le résultat serait sans appel : le COR estime à 15 % la nouvelle baisse des pensions à prévoir. De plus, le COR reconnaît qu’un système notionnel, censé s’équilibrer automatiquement, n’y parvient pas car les incertitudes tenant aux évolutions économique et démographique, qui sont le propre de tout système de retraites, ne sont pas atténuées. En revanche, un système par points ou par comptes notionnels qui serait accompagné d’une diminution des droits non contributifs tendrait à aligner le système par répartition, vidé ainsi de son contenu, sur un régime d’épargne individuelle. Il ne resterait plus qu’à reprendre une campagne de publicité pour promouvoir des fonds de pension aujourd’hui défaillants.

La question des retraites ne sera pas résolue tant qu’on ne s’attaquera pas à la racine du problème : la répartition fondamentale entre revenus du travail (retraites incluses) et revenus du capital, qui est elle-même liée à l’emploi et à la durée du travail. Tant que le tabou de ne pas accroître les cotisations patronales, soit en augmentant le taux, soit en élargissant l’assiette, dominera, rien ne sera possible hormis l’aggravation de la pauvreté, des inégalités et des discriminations envers les femmes.

Attac, qui a joué un rôle important en 2003 pour décrypter les mensonges et les bêtises entourant la question des retraites, s’engagera résolument au côté de ceux qui prendront le parti de la solidarité et qui refuseront celui de l’accaparement des richesses par une minorité.

Attac France,
Montreuil, le 28 janvier 2010
http://www.france.attac.org/spip.php?article10720

27/01/2010

Hypertension artérielle et catégorie sociale

lu sur :
http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/
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Hypertension artérielle et niveau d’instruction

Basile Chaix et son équipe ont établi qu'il existe une corrélation négative entre hypertension artérielle et niveau d'instruction. Ils ont constaté que plus le niveau d'instruction des individus était faible, plus leur pression artérielle était élevée. Même observation à l'échelle du quartier : plus le niveau d'instruction moyen est faible, plus la pression artérielle des habitants est importante. Ces observations ont reposé sur l'étude de cohorte RECORD ('Environnement résidentiel et maladies coronaires') qui regroupait 7 292 personnes, âgées de 30 à 79 ans et résidant dans des quartiers aisés ou des quartiers défavorisés. M. Chaix identifie l'obésité comme le principal vecteur de la corrélation tension artérielle/niveau d'instruction. Selon lui : "Elle explique près de la moitié de l'association entre une augmentation de la tension artérielle et le niveau d'instruction du quartier. L'épidémie d'obésité et sa distribution sociale pourraient donner lieu à une augmentation des disparités sociales de risque cardiovasculaire dans les décennies à venir." Les résultats de cette étude viennent d'être publiés par le mensuel américain Hypertension.

Reprise information presse du 26 janvier 2010 : "Inégalités sociales de santé : une pression artérielle plus élevée dans les quartiers défavorisés"

Agence France Presse_Fil Gen , 26/01/2010

18:43 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, société

La santé des Européennes

lu sur :
http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/
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La santé des Européennes
Des universitaires allemands ont bouclé une volumineuse étude relative à la santé des femmes dans l'UE. La Commission européenne vient d'en publier les conclusions sur son site (*). "Si toutes ces données ne sont par forcément nouvelles, elles ont le mérite d'être présentées pour la première fois de manière globale et au niveau de toute l'Europe", apprécie le rédacteur du Quotidien du médecin. Ont été passés en revue : le surpoids, l'alcoolisme, le tabagisme, la dépression, les tendances suicidaires, les morts violentes, le sida ou la maladie d'Alzheimer, ainsi que l'accès aux soins, dépistages, offre généalogique, etc. Les habitantes des pays baltes cumulent les plus mauvais indicateurs de santé. "Une Européenne sur sept et un Européen sur six mourra d'une affection coronarienne, cause de mort la plus fréquente, suivie par les maladies cérébro-vasculaires puis par les cancers : chez les femmes, les localisations les plus fréquentes sont le sein, le côlon et le rectum, l'utérus et le poumon." En 2011, les universitaires poursuivront leurs investigations en s'intéressant, cette fois, à la population masculine.
Quotidien du Médecin [Le] , 26/01/2010
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(*) voir :
http://ec.europa.eu/health/population_groups/docs/women_report_en.pdf

26/01/2010

Le risque nucléaire est-il avant tout climatique ?

Pas seulement, me semble-t-il : les substances radioactives peuvent affecter le métabolisme de toute cellule vivante, en tant que substances chimiques d'une part, par leur rayonnement ionisant d'autre part.
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lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/01/26/le-risque-nucleaire-est-avant-tout-climatique_1296776_3244.html#ens_id=1296122
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Le risque nucléaire est avant tout climatique
LEMONDE.FR | 26.01.10 | 12h39  •  Mis à jour le 26.01.10 | 12h49


a perspective d'un conflit nucléaire entre l'Inde et le Pakistan inquiète la commission internationale pour la non-prolifération et le désarmement nucléaires, créée en 2008 à l'initiative du premier ministre australien, Kevin Rudd. Un rapport conjoint australo-japonais, intitulé Conséquences climatiques catastrophiques des conflits nucléaires, souligne les risques climatiques qu'entraînerait un conflit régional, même considéré comme mineur.

"Un conflit nucléaire régional entre l'Inde et le Pakistan, au cours duquel cent armes nucléaires d'une puissance comparable à celle de Hiroshima exploseraient, (...) bouleverserait de façon significative le climat au niveau mondial pour au moins une décennie", explique Steven Starr, l'auteur du rapport. "Plus de cinq millions de tonnes de fumée s'élèveraient au-dessus des nuages pour former, en quelques jours, une couche de fumée stratosphérique autour de la Terre (...) qui réduirait la lumière du Soleil parvenant sur Terre de 7 à 10 %", poursuit-il.

"HIVER NUCLÉAIRE"

En conséquence de quoi, avertit M. Starr, "les températures moyennes sur Terre deviendraient plus froides qu'elles ne l'ont été au cours des mille dernières années", créant ce que l'auteur nomme "un hiver nucléaire". La diminution des précipitations et la réduction des périodes de pousse entraîneraient un désastre agricole.

Pour prendre la mesure du bouleversement, le rapport compare cette projection avec "les arsenaux nucléaires déployés et opérationnels russes et américains", plus de cent fois plus importants. Si ces dernières armes étaient utilisées, ce sont plus de 150 millions de tonnes de fumée qui envahiraient la stratosphère, réduisant la luminosité solaire de 70 % dans l'hémisphère Nord et 35 % dans l'hémisphère Sud, "avec des températures plus froides que celles connues il y a dix-huit mille ans au cours de l'âge de glace" et des précipitations réduites de plus de 90 %. En clair : la mort pour la quasi-totalité des êtres vivants sur Terre.

OGM: les semenciers demandent la reprise des essais en plein champ

lu sur :

http://www.romandie.com/infos/news2/100125162915.0ncrt9zr.asp#

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PARIS - Les semenciers ont demandé lundi l'autorisation de reprendre les essais de maïs transgénique en plein champ après la condamnation de 53 faucheurs anti-OGM par la cour d'appel de Versailles à 3 de prison avec sursis pour la destruction d'une parcelle.

Dans un premier temps, ces faucheurs anti-OGM avaient été relaxés par le tribunal correctionnel de Chartres après avoir détruit des essais menés par le semencier Monsanto en 2007 à Poinville (Eure-et-Loir).

"Une nouvelle fois, le droit à la recherche sur les biotechnologies végétales est reconnu", a souligné le groupement national interprofessionnel des semences et des plants (Gnis) qui demande que le gouvernement "confirme ce droit en autorisant dans les plus brefs délais des essais en plein champ".

"Pour être menée jusqu'à son terme, la recherche sur les biotechnologies végétales doit pouvoir donner lieu à des expérimentations en plein champ", a ajouté Philippe Gracien, porte-parole du Gnis.

"Le gouvernement a annoncé que la recherche sur les biotechnologies est reconnue comme une priorité nationale puisqu'elle doit bénéficier de la répartition du grand emprunt, nous attendons maintenant qu'il le prouve par un acte concret en autorisant au plus vite la reprise des essais", a ajouté M. Gracien.

 

(©AFP / 25 janvier 2010 17h29)

25/01/2010

Ce que révèle la rémunération d'Henri Proglio

lu sur :
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/01/25/ce-que-revele-la-remuneration-d-henri-proglio-par-pierre-yves-gomez_1296190_3232.html
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Entreprise
Ce que révèle la rémunération d'Henri Proglio, par Pierre-Yves Gomez
LE MONDE ECONOMIE | 25.01.10 | 16h21


près trois décennies de dérégulation, l'Etat semble revenir en force pour sauver les banques et défendre les entreprises nationales menacées par la concurrence mondiale. La France offre un intéressant cas d'école avec la recomposition récente du secteur de l'énergie. De très grandes entreprises publiques se sont unies à des sociétés privées de taille plus modeste, comme GDF et Suez en 2008, puis EDF et Veolia Environnement en 2009. Est-ce la revanche du capitalisme d'Etat sur le privé ?

Pour répondre à cette question, il est intéressant d'observer comment ont évolué les rémunérations des dirigeants de ces entreprises. En effet, il existe un lien entre pouvoir des actionnaires et croissance de ces rémunérations.

Dès 1975, dans Managerial Control and Performance (Lexington, Heath & Cie), William McEachern a classé les entreprises en trois catégories : celles dont les actionnaires sont aussi les dirigeants ; celles dont les actionnaires, nombreux et dispersés sur le marché, ne contrôlent pas les dirigeants ; celles dont les actionnaires, peu nombreux et puissants, contrôlent fortement les dirigeants. Il a montré que c'est dans cette dernière catégorie que les patrons peuvent le moins décider du niveau de leurs salaires. Depuis trente ans, la recherche a corroboré ce résultat et prouvé que lorsque l'actionnariat est fort, l'augmentation des rémunérations est plus limitée et davantage liée aux résultats de l'entreprise.

EDF et GDF relevaient de la troisième catégorie : l'Etat était un actionnaire unique et puissant. A l'opposé, Veolia et Suez se situaient dans la seconde : l'actionnariat était dispersé et faible et les rémunérations des dirigeants des deux groupes publics très inférieures à celles des deux entreprises privées. En 2005, le PDG d'EDF, Pierre Gadonneix, recevait 550 000 euros par an ; celui de Veolia, Henri Proglio, 1,90 million d'euros ; le PDG de GDF recevait 458 000 euros et celui de Suez 2,53 millions d'euros.

Après la fusion de GDF avec Suez, puis le rapprochement d'EDF avec Veolia, l'évolution de ces rémunérations reste un bon indicateur du maintien ou du déclin de l'influence que l'Etat-actionnaire exerce sur le sort des nouvelles entités. Les faits plaident plutôt pour la seconde issue. Dans les deux cas, c'est l'ancien dirigeant de l'entreprise privée qui a pris les commandes du nouveau groupe. Jean-François Cirelli, ex-président de GDF devenu vice-président de GDF Suez, a vu ses revenus multipliés par 2,5 pour passer à 1,3 million d'euros par an ; M. Proglio a obtenu 1,6 million d'euros comme nouveau patron d'EDF. Des montants dans la moyenne du marché des dirigeants du CAC 40.

Au-delà des jugements de valeur, ces tendances indiquent un alignement des anciennes -entreprises publiques sur les règles de la gouvernance privée plutôt qu'un retour de l'Etat patron, même si ces restructurations sont organisées par le gouvernement. Francis Brochet a montré dans La Grande Rupture (2009, Ed. Toucan) comment la gouvernance de l'entreprise privée est devenue la référence absolue pour le monde politique. A aucun moment du feuilleton autour de la rémunération de M. Proglio, il n'a été question de diminuer le salaire qu'il touche dans l'entreprise publique. Malgré la crise, l'absence de propositions alternatives à la régulation par le marché se traduit jusque dans le gouvernement d'entreprises... dont l'Etat est actionnaire.

 

Pierre-Yves Gomez est professeur à l'EM Lyon et directeur de l'Institut français de gouvernement des entreprises.
Article paru dans l'édition du 26.01.10

24/01/2010

Le traitement des eaux usées contre les micropolluants

lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/01/22/le-traitement-des-eaux-usees-contre-les-micropolluants-est-a-ameliorer_1295259_3244.html#ens_id=1295344
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Compte rendu
Le traitement des eaux usées contre les micropolluants est à améliorer
LE MONDE | 22.01.10 | 16h21  •  Mis à jour le 22.01.10 | 16h21


ne partie des micropolluants présents dans les eaux usées sont éliminés par les stations d'épuration classiques. Mais pas tous. Des solutions techniques existent pour obtenir de meilleurs résultats. Mais elles sont coûteuses. Telles sont les conclusions d'une étude de grande ampleur - la plus vaste conduite en Europe sur ce sujet - réalisée par le Cemagref (établissement public de recherche en sciences et technologies de l'environnement), Suez Environnement et l'université de Bordeaux-I.

En France, les effluents domestiques et industriels sont traités par un parc de 17 700 stations d'épuration, dont le ministère de l'écologie a lancé, en 2007, un plan de mise aux normes, 146 d'entre elles ayant été épinglées pour non-conformité avec la réglementation. "Nous sommes en passe de gagner la bataille de l'assainissement", s'est récemment félicitée la secrétaire d'Etat à l'écologie, Chantal Jouanno. La victoire n'est pourtant pas acquise.

La directive-cadre européenne sur l'eau de 2000 exige que soit assuré, à l'horizon 2015, un "bon état écologique et chimique" de tous les milieux aquatiques naturels. En particulier, 33 substances classées "prioritaires", parce que potentiellement nocives, devront avoir disparu des ruisseaux, des rivières et des eaux souterraines, ou y être présentes en moindres quantités qu'aujourd'hui.

Ces produits font partie des multiples micropolluants issus de l'industrie, de l'agriculture, des transports ou des usages domestiques, dilués en quantités infimes (de l'ordre du millionième de gramme par litre), dans les eaux usées. On y trouve, en vrac, des dérivés du pétrole, des pesticides, des solvants, des détergents et des métaux. Sur ces 33 substances, 13, jugées "dangereuses", comme le cadmium et le mercure, devront avoir été totalement supprimées, une réduction étant imposée pour les 20 autres.

En complément d'une baisse des émissions à la source, le rôle des stations d'épuration est crucial. Or, les installations actuelles ont été conçues pour traiter les macropolluants, c'est-à-dire les matières azotées, phosphorées et carbonées. Pour déterminer si elles dégradent aussi les micropolluants, et avec quelle efficacité, le Cemagref et Suez Environnement ont analysé les performances de 21 stations représentatives des différentes filières. En élargissant le panel à plus de 100 substances, très répandues ou suspectées de nocivité.

"Aller plus loin"

Parmi elles, une trentaine de molécules provenant des industries pharmaceutiques. Les résidus médicamenteux, rejetés par ces industries, mais aussi par les hôpitaux (dont les effluents contiennent beaucoup d'anticancéreux), par les élevages industriels (gros consommateurs d'antibiotiques et d'hormones de croissance) ou par les foyers domestiques (avec les urines et les selles), représentent en effet une proportion importante - 15 % - des polluants contenus dans les eaux arrivant en station d'épuration.

L'enquête montre que "85 % des substances prioritaires sont éliminées à plus de 70 %". Le score tombe à "environ 35 %" pour les autres molécules passées au crible. Un examen plus détaillé révèle que les stations conventionnelles ont une bonne capacité d'élimination pour des substances biodégradables comme l'aspirine, le paracétamol ou l'ibuprofène, ou d'autres, retenues dans les boues d'épuration, comme des plastifiants, des hydrocarbures aromatiques et la plupart des métaux. Mais, du fait de leur forte concentration originelle, 50 % des produits restent présents (à l'état de traces) dans l'eau traitée : c'est le cas de détergents, de plastifiants, de solvants et de l'aspirine. En outre, 25 % des molécules restent réfractaires au traitement biologique : ainsi de certains pesticides et certains antidépresseurs.

"Ces premiers résultats sont rassurants, commentent les auteurs de l'étude. On peut aller plus loin." Des procédés d'épuration plus poussés existent : par filtration sur charbon actif, passage par des membranes ultrafines, ou ozonation. Ces techniques pourraient améliorer sensiblement l'efficacité du traitement. Mais leur mise en oeuvre "peut doubler le coût de l'épuration".

Il faudra donc arbitrer, entre coût économique et risques sanitaires et environnementaux. Il est établi que même à très faibles doses, certains polluants peuvent affecter les poissons (en provoquant parfois leur changement de sexe), les mollusques et les plantes aquatiques. En 2008, l'Académie de pharmacie avait estimé que les résidus médicamenteux, qui se retrouvent dans les réseaux d'eau potable et à la sortie du robinet, nécessitaient une surveillance, "notamment pour les personnes sensibles comme les enfants ou les femmes enceintes".

 

Pierre Le Hir
Article paru dans l'édition du 23.01.10

18:27 Publié dans société,santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : eau, pollution

19/01/2010

Les déplacements aériens des membres du gouvernement français

à lire sur MEDIAPART :

 

Par Fabrice Arfi Fabrice Lhomme
Falcon 900
Falcon 900© DR

Depuis plusieurs mois, des membres du gouvernement, non contents de snober Air France, jettent leur dévolu sur des compagnies privées étrangères pour effectuer leurs déplacements ministériels en avion, alors qu'il existe une offre de sociétés françaises sur ce marché. Un comble à l'heure du «patriotisme économique» érigé en vertu cardinale.

 

extrait :

... " Dernier exemple en date avec Haïti. Pour le déplacement à Port-au-Prince du secrétaire d'Etat à la coopération, Alain Joyandet, le ministère des affaires étrangères a choisi une compagnie basée à Eindhoven (Pays-Bas). Plusieurs compagnies françaises avaient pourtant été démarchées.

Le sous-ministre est finalement parti jeudi 14 janvier au soir de Paris pour se rendre en Haïti, après avoir fait escale vers 22 heures à Luxeuil à bord d'un Falcon 900 de 14 places. L'engin est immatriculé «PH.LCG» et appartient à la compagnie hollandaise Solid'Air. Le jet a transporté M. Joyandet, trois conseillers, un officier de sécurité et quatre journalistes. Retour dimanche 17.

Un voyage comme celui-là coûte dans les 160.000 euros, d'après les estimations fournies à Mediapart par des spécialistes du transport aérien privé" ...

OMS et pandémie de grippe

lu sur :
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/f6cc9580-0478-11df-82a3-9d622675a4b5|0
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Nations unies mardi19 janvier 2010
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Les Etats ménagent l’OMS pour éviter leur mea culpa

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L’Organisation mondiale de la santé tient son Conseil exécutif jusqu’à vendredi. Les rapports entre l’agence onusienne et l’industrie pharmaceutique font débat.

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A l’heure où le Conseil exécutif de l’Organisation mondiale de la santé est réuni à Genève pour une semaine, Wolfgang Wodarg continue d’asséner ses critiques au vitriol: «Le problème avec l’OMS, c’est qu’elle a modifié la définition d’une pandémie. Elle a supprimé dans cette même définition la notion de maladies graves et de haute morbidité/mortalité. Du coup, on peut déclarer une pandémie chaque année sur la base d’une simple grippe.»

Population sceptique

Médecin et épidémiologiste, Wolfgang Wodarg est à la tête de ceux qui pensent que l’OMS a surréagi par rapport à la grippe A(H1N1) en raison de ses liens incestueux avec l’industrie pharmaceutique. Celle-ci ayant beaucoup investi d’argent dans la recherche sur les vaccins, elle avait conclu des contrats avec différents Etats qui n’entraient en vigueur qu’en cas de pandémie déclarée.

Membre de la commission Social et Santé du Conseil de l’Europe, le médecin allemand s’est engagé pour qu’une enquête soit menée sur les liens entre les pharmas et l’OMS. Mais aussi entre les scientifiques et l’agence onusienne. «Il n’y a pas que des politiques qui dénoncent la situation, soulève Wolfgang Wodarg. La population elle-même ne croit plus dans les scientifiques. Une preuve? Elle a en grande partie refusé de se faire vacciner.»

Conseiller spécial de la directrice de l’OMS pour la grippe pandémique, Keiji Fukuda réfute toute manipulation du terme pandémie. Il reconnaît que la formulation varie quelque peu d’un cas à l’autre. Mais il rappelle qu’une pandémie répond toujours à la même idée: celle d’une propagation mondiale d’une maladie ou infection. Le conseiller spécial ajoute que l’OMS «n’a jamais inclus dans la définition la sévérité» du virus.

Aujourd’hui, l’ex-député allemand au Bundestag le confie au Temps: «Nous demandons que l’OMS fasse preuve de plus de transparence. Mais elle n’est pas la seule en cause. Les gouvernements nationaux ont aussi leur part de responsabilité. Ils ont aussi échoué à améliorer le mode de fonctionnement de l’OMS.» C’est peut-être la raison pour laquelle les Etats membres de l’OMS ont épargné lundi la directrice de l’OMS, Margaret Chan. La critiquer, c’était risquer l’effet boomerang.

Hier, devant le Conseil exécutif de l’organisation, Margaret Chan a tenu à circonscrire les attaques. Elle a déclaré qu’une commission d’experts indépendants allait évaluer de façon «très large» la réaction de l’OMS à la pandémie et soumettre ses premières conclusions aux ministres de la Santé en mai prochain. La Chinoise a ajouté que la commission analysera le système d’alerte pandémique ainsi que les questions liées à la virulence et à l’étendue géographique du virus. «Il est normal que chaque décision soit examinée de près, estime Margaret Chan. L’OMS n’opposera aucune restriction à ce type d’investigation.»

La directrice de l’agence onusienne a relevé hier à Genève que l’OMS avait prévu qu’il y aurait des problèmes pour produire des vaccins à temps. Mais elle a reconnu que son organisation n’avait pas «prévu que les gens décideraient de ne pas se faire vacciner. […] Inciter les gens à adopter un comportement sûr est l’un des plus grands défis de santé publique.»

Grands profiteurs

Quoi qu’il en soit, Wolfgang Wodard juge une enquête nécessaire, d’autant que «les pharmas ont été les grands profiteurs de la pandémie». Le membre du Conseil de l’Europe rappelle que tous les Etats n’ont pas cédé à la «psychose» provoquée par l’agence onusienne: «Certains Etats ont refusé l’alarmisme de l’OMS. Des Etats comme la Pologne n’ont pas acheté de vaccins. Le Luxembourg a aussi mis en garde contre tout accès de panique.» En France, les sénateurs vont auditionner mercredi les entreprises pharmaceutiques pour tenter d’y voir clair. Paris avait commandé 94 millions de doses de vaccins avant de résilier certains contrats pour faire taire la polémique qui a éclaté dans l’Hexagone.

 

Stéphane Bussard

14/01/2010

Prélèvement d'ADN et fauchage OGM

Refusez tout prélèvement d'ADN pour des fait relevant de la désobéissance civique !

 

lu sur :

http://www.lamanchelibre.fr/OGM-Francois-Dufour-relaxe,1.media?f=3806

11 janvier 2010

François Dufour, candidat d'Europe Ecologie en Basse Normandie et Pierre Jarre, faucheurs volontaires d'OGM, ont été relaxés ce lundi  11 janvier par la cour d'appel de Caen. François Dufour et Pierre Jarre étaient poursuivis pour avoir refusé un prélèvement d’ADN. En première instance, le Tribunal d’Avranches, fondant sa décision sur la Convention européenne des Droits de l’Homme, avait prononcé la relaxe des 2 militants. La Cour d’appel de Caen a  doncconfirmé ce jugement.

Graines Baumaux en guerre contre KOKOPELLI (2)

communiqué de KOKOPELLI

Le piratage à la mode Baumaux s'étend sur la toile

Nous prions nos ami(es) de nous pardonner d'envoyer un second mail aussi rapproché du premier. Il nous parait, cependant, important de porter à l'attention des internautes les méthodes, pour le moins douteuses, de la société Baumaux. Les photos de prise d'écran, illustrant ce présent communiqué, sont disponibles sur le blog de Kokopelli

Une précision tout d’abord: contrairement à certaines rumeurs qui courent sur la toile, le nom « KOKOPELLI association » déposé en mai 1999 à l’INPI (dans les classes 35, 41 et 42) est le fait d’une entité, sise à Paris, que nous ne connaissons pas et qui travaille dans l’informatique. Ce nom a été déposé une semaine après que nous ayons déclaré notre association Kokopelli en préfecture d’Ardèche. C’est cette même entité qui est propriétaire en France du nom de domaine "kokopelli.fr" sur internet.

D’un point de vue éthique, nous avons refusé de déposer en avril 1999, en tant que marque commerciale, le nom Kokopelli qui est un symbole culturel millénaire chez les Amérindiens.

Pour en venir au marketing Google (et autres) utilisé par Baumaux, voici (sur notre blog) des photos d’écran de sites internet ou de blogs qui se font le relais des luttes de Kokopelli et nous les en remercions sincèrement.

Mais de par le fait que ces blogs acceptent des "pubs Google", toute mention de Kokopelli « appelle » automatiquement une pub de la société Baumaux.

Dans un cas de figure, par exemple, la mention de Kokopelli a déchaîné la fureur Googlienne de Baumaux avec pas moins de 4 encarts publicitaires!!

Cela fait des années que cette situation perdure et je l’ai déjà évoquée dans un communiqué: Tintin, Google et les publicités Baumaux, il y a deux ans, communiqué que l’on retrouve sur la toile, par exemple chez Bioeco.

En sus de ces publicités sur les blogs, Baumaux a "acheté" le premier espace publicitaire auprès de Google, et parfois d'autres moteurs de recherche, pour toute recherche portant sur les noms "Kokopelli", "association Kokopelli", "semences", "semences bio", "graines", "graines bios", etc, ad nauseam.

Chez Google, la recherche sur "kokopelli", "association kokopelli", appelle, en ce moment, une publicité Baumaux intitulée "Tomate Kokopelli" avec l’adresse internet de Baumaux.

Dans le cas de "Voila" et dans le cas "d’Orange", la recherche sur "Kokopelli" donne Baumaux en premier lien sous le nom "Kokopeli" avec 1 seul l !! Ce qui veut dire que Baumaux a "acheté" auprès de Voila et d’Orange des espaces publicitaires "Kokopeli".

Et l'ironie de tout cela, c'est que certains internautes qui ouvrent (sur la messagerie Orange, par exemple) les communiqués de Kokopelli, dénonçant les manoeuvres peu élégantes de Baumaux, ont en haut de leur message un espace publicitaire Baumaux qui s'affiche!!

Chez Google, en sus de Voila et d'Orange, la recherche sur "kokopeli" (avec un seul l) appelle une publicité Baumaux avec comme intitulé Kokopeli (avec un seul l).

En conclusion, Baumaux a également "sécurisé" (un euphémisme dans notre société de pathologie marchande) auprès de Google, de Voila et d'Orange le terme "kokopeli" (avec un seul l ) Pourquoi se gêner?

Dernière Minute: Notre ami, et webmaster Pascal Farcy, vient de nous souligner que Kokopelli n’est pas la seule obsession des amourettes de Mr Baumaux. Nos collègues semenciers du Biau Germe se font mal-aimer, idem: une recherche sur leur nom (chez Google, Voila et Orange) « appelle » une pub Baumaux libellée "Biau Germe": on vit une époque formidable.

Il est donc clair que le "pacifisme" a des limites! De même pour la tolérance. Que peut faire un tolérant face à un intolérant? C'est l'éternelle question. Un tolérant mort ne serait-il pas une tautologie?

En vous remerçiant pour votre soutien éternel.

Dominique Guillet

12/01/2010

Graines Baumaux en guerre contre KOKOPELLI

Communiqué de KOKOPELLI

Provocation sur fond de contrefaçon

Le communiqué de Blanche Magarinos-Rey, avocate de Kokopelli, est disponible sur le blog de Kokopelli

Dans son catalogue de printemps 2010, la société GRAINES BAUMAUX propose à la vente, en page 491, un mélange de 15 variétés de tomates que son dirigeant a choisi d’appeler "TOMATE KOKOPELLI", cette appellation étant suivi d’un petit signe © indiquant qu’il est propriétaire de la marque.

Cette initiative, de la part d’un adversaire judiciaire notoire, a semé le doute et la confusion dans les esprits des adhérents, clients et sympathisants de l’association, qui ont demandé à ce qu’un éclaircissement soit donné sur la réalité de cette incompréhensible et absurde assimilation des tendances.

En effet, le procès initié depuis décembre 2005 par la société BAUMAUX contre l’association KOKOPELLI est toujours en cours. Dans celui-ci, aujourd’hui au stade de l’appel, BAUMAUX se fait redresseur de torts et, sans pouvoir démontrer aucun préjudice lié aux activités de l’association, réclame l’application stricte de la législation sur l’inscription des semences au catalogue officiel. Prenant ainsi le rôle du Ministère Public, et sortant du cadre de la concurrence déloyale sur laquelle il prétend se baser, il remet ainsi en scène le triste procès qu’a mené l’Etat contre l’association KOKOPELLI pendant plus de quatre ans, et qui s’est conclu récemment, en Cour de Cassation, par la condamnation de l’association à plus de 17.000 € d’amende.

Non content vraisemblablement des conditions d’exécution de cette condamnation, qui a vu certains membres du gouvernement qualifier de "service public" le travail de KOKOPELLI et l’Etat renoncer au recouvrement de l’amende, la société BAUMAUX réclame aujourd’hui à l’association quelques 100.000 € de dommages-intérêts, ainsi que la cessation de ses activités.

C’est donc un véritable acharnement que subit ici, par ce nouveau procès, l’association KOKOPELLI.

Mais le dépôt de la marque "TOMATE KOKOPELLI" par son propre adversaire constitue une étape nouvelle dans cette croisade contre le travail de diffusion de la biodiversité agricole et de l’autonomie semencière que réalise l’association.

Or, renseignements pris auprès de l’Institut National de la Propriété Intellectuelle, le dépôt de la marque "TOMATE KOKOPELLI" par la société BAUMAUX remonte au 31 octobre 2007, soit lorsque le procès initié par celle-ci battait son plein en première instance.

Pour cet enregistrement de marque, la société BAUMAUX ne pourra dès lors pas arguer de sa bonne foi, c’est une évidence. Pire encore, réalisé dans l’intention de nuire, il doit être considéré comme frauduleux, au sens de notre jurisprudence en la matière.

Mais ce qui est plus grave, dans la mesure où l’association KOKOPELLI bénéficie, à n’en pas douter, d’une « marque notoirement connue », cet enregistrement est également constitutif d’un acte de contrefaçon, qui est un délit pénal puni de quatre ans d’emprisonnement et de 400.000 euros d’amende.

On s’interroge donc sur les raisons qui ont poussé la société BAUMAUX à de telles extrémités.

En définitive, cette démarche outrancière s’apparente à de la provocation pure et simple, à laquelle le pacifisme de KOKOPELLI hésite à répondre. Cependant, la société BAUMAUX a peut-être prévu, dans le cadre d’une nouvelle procédure judiciaire, d’interdire à l’association d’utiliser sa propre dénomination…?

Enfin, et pour couronner le tout, il est encore affligeant de constater que la marque déposée par BAUMAUX l’a été pour deux catégories : les semences, d’une part, et les produits "phytosanitaires", de l’autre.

Alors, Monsieur BAUMAUX, pour quand avez-vous programmé la sortie des "Pesticides KOKOPELLI"?

Blanche MAGARINOS-REY.
Avocate au Barreau de Brest

 

Association Kokopelli Oasis. 131 impasse des Palmiers 30100 Alès - France Tél : 04 66 30 64 91

09/01/2010

Vivre c'est interagir avec ce qui nous entoure

lu sur :

http://www.inserm.fr/espace-journalistes/les-nerfs-a-fleur-de-peau

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Les nerfs à fleur de peau

08 Janvier 2010

Les neurones responsables de la perception du toucher viennent d’être identifiés, au cours du développement embryonnaire, chez la souris. On parle de neurones somatosensoriels. Cette identification améliore la compréhension des mécanismes de formation des neurones sensoriels sensibles aux déformations mécaniques, les mécanorécepteurs.
Ces résultats de l’équipe Inserm "Neurobiologie moléculaire et cellulaire du système somatosensoriel" (Unité Inserm 583, Institut des Neurosciences de Montpellier) sont publiés dans la revue Neuron.

Sans que nous en ayons conscience, notre organisme ressent en permanence les variations de notre environnement. Les sensations qui y sont associées (chaleur, douleur, toucher, position du corps dans l’espace) sont perçues par les innombrables récepteurs sensoriels de notre système dit somatosensoriel.

Section de la peau d’une souris après immunohistochimie - En vert : les projections des neurones somatosensoriels ; en rouge : les cellules de Merkel formant un collier autour d’un follicule pileux. © Inserm, S. Bourane/U 583

Section de la peau d’une souris après immunohistochimie.
En vert : les projections des neurones somatosensoriels ; en rouge : les cellules de Merkel formant un collier autour d’un follicule pileux.

Ces dernières années, nombre de découvertes ont levé le voile sur les neurones somatosensoriels impliqués dans la détection des sensations de type chaleur, douleur et position du corps dans l’espace. En revanche, les propriétés des neurones responsables de la sensation de toucher restaient encore énigmatiques, faute de marqueurs moléculaires permettant de les identifier.
De récents travaux, conduits sous la direction de Patrick Carroll (équipe de Jean Valmier), ont permis de caractériser, au cours du développement embryonnaire, plusieurs gènes impliqués dans la différenciation neuronale en jeu.
Une analyse détaillée d’un petit groupe de neurones a montré qu’ils innervent spécifiquement des structures spécialisées de la peau - telles que les cellules de Merkel ou les follicules pileux - impliquées dans la perception du toucher. Par ailleurs ces mêmes neurones se connectent à des régions de la moelle épinière déjà connues pour intégrer les informations liées au toucher. Ils ont aussi la particularité d’exprimer très tôt le gène MafA ainsi que le récepteur à tyrosine-kinase Ret et son co-récepteur Gfra2.

Afin d’identifier la voie de signalisation impliquée dans le développement harmonieux de ces neurones, les chercheurs ont utilisé des souris mutantes chez lesquelles ces différents gènes ont été invalidés. Leur manipulation a révélé l’implication de la voie de signalisation Ret. MafA semble pour sa part jouer un rôle plus tardif dans la différenciation terminale d’au moins une partie d’entre eux.

Cette découverte ouvre plusieurs pistes de recherche. Il devient par exemple possible d’étudier les mécanismes moléculaires de la transduction des stimulations mécaniques pour l’instant inconnus, et d’identifier les circuits responsables de l'intégration de la mécanoception au niveau du système nerveux central. Patrick Carroll précise aussi que "cette avancée fondamentale devrait également permettre de mieux appréhender la physiopathologie de certaines maladies du système somatosensoriel comme les douleurs neuropathiques, les ataxies sensitivo-motrices et les défauts de régénération du nerf périphérique et ainsi générer de nouvelles stratégies thérapeutiques".

La biologie du toucher : Les corps cellulaires des neurones somatosensoriels sont localisés dans les ganglions rachidiens dorsaux situés de part et d’autre de la moelle épinière. Ils émettent des projections vers la périphérie où ils relaient diverses sensations telles que la douleur (nociception), la température (thermoception), le toucher (mécanoception) ou la position de notre corps dans l’espace (proprioception). Ils projettent également vers le système nerveux central où ces informations sont intégrées de façon à déclencher une réponse adaptée de la part de l’organisme (cf. figure ci-dessous).

Cette grande diversité de neurones sensoriels innervant des structures spécifiques dans la peau ou les muscles explique la richesse de nos perceptions somatosensorielles.

En savoir plus :

Source
Low-threshold mechanoreceptor subtypes selectively express MafA and are specified by Ret signaling
Accès à l'article original sur Neuron, Volume 64, Issue 6, 857-870, 24 December 2009

Contact chercheur
Patrick Carroll (tél. : 04 99 63 60 41)
Unité Inserm 583 - "Neurobiologie cellulaire et moléculaire du système somatosensoriel"

Contact presse
Axelle de Franssu (tél. : 01 44 23 60 98)

09:56 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sciences

Mondialisation,Mafia,immigration,Italie

lu sur :
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/a54c6b2e-fc9c-11de-a33a-76a00061db9f|0
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italie samedi9 janvier 2010
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Révolte immigrée en Calabre

 

Victimes d’exploitation, de vexations et de provocations, des centaines d’immigrés africains, le plus souvent clandestins, ont provoqué depuis jeudi une véritable émeute dans la petite ville calabraise de Rosarno, au sud de l’Italie. Vivant depuis des années des conditions d’habitat et d’hygiène terribles, travaillant dans les champs d’agrumes jusqu’à quatorze heures par jour pour une vingtaine d’euros, ils ont bloqué et saccagé une partie de la commune et se sont très violemment affrontés aux forces de l’ordre, après avoir été une nouvelle fois l’objet d’intimidations.

Arme à air comprimé

Jeudi après-midi, deux d’entre eux ont en effet été pris pour cible et légèrement blessés par des inconnus tirant avec une arme à air comprimé. Au retour du labeur, les centaines d’étrangers ont alors décidé de se rassembler pour bloquer dans un premier temps les routes d’accès à Rosarno, n’hésitant pas à s’en prendre physiquement aux automobilistes avant de fondre dans le centre-ville. Armés de barres de fer, de bâtons et de pierres, ils ont caillassé les commerces, brûlé des bennes à ordures, détruit de nombreuses voitures. Dans la soirée, la police est intervenue, chargeant très durement les manifestants. Jeudi soir, le bilan était de 34 blessés (dont 18 policiers) et de sept immigrés arrêtés.

La protestation a repris vendredi matin avec le renfort de centaines d’immigrés provenant de toute la région de la plaine de Gioia Tauro (qui accueillerait au total 15 000 étrangers). Les écoles et les commerces sont restés fermés. Mais, de nouveau, des vitrines ont été brisées et des poubelles renversées tandis qu’une partie des habitants de Rosarno s’organisaient à leur tour contre les immigrés, certains tirant des coups de feu en l’air. Le calme n’est que très provisoirement revenu qu’après une rencontre entre une délégation de travailleurs africains et le commissaire Domenico Bagnato, qui assure l’administration de la ville depuis que le Conseil municipal a été dissous pour infiltration mafieuse. Le représentant de l’Etat a assuré aux immigrés que leurs dortoirs seraient «surveillés et protégés», que des structures seraient aménagées et des toilettes chimiques installées. «Les lieux où ils vivent sont comme les cercles de l’enfer de Dante, ce sont des conditions inhumaines et de désespoir», a rappelé Don Carmelo Ascone, le curé de Rosarno.

 

Mafia et exploitation

Après l’entrevue avec le commissaire, les travailleurs africains ont accepté de mettre un terme à la manifestation. Mais une centaine d’habitants de la ville se sont à leur tour mobilisés pour occuper la mairie et demander l’expulsion des étrangers. «Basta avec les extracommunautaires, il faut qu’ils s’en aillent», a hurlé l’un des meneurs parcourant les rues de la ville en voiture avec un mégaphone.

Le ministre (Ligue du Nord) de l’Intérieur, Roberto Maroni, qui a dépêché des renforts sur place, a profité des incidents pour parler d’une «trop grande tolérance envers l’immigration clandestine». «Ce n’est pas parce que celui qui recourt à la violence est un immigré que l’on doit le tolérer», lui a fait écho le ministre de la Défense, Ignazio La Russa, tandis que le secrétaire du Parti démocrate, Pierluigi Bersani, invite au contraire à prendre «le problème à la racine, un problème marqué par la mafia, l’exploitation, la xénophobie et le racisme». La police n’exclut d’ailleurs pas que la’Ndrangheta, la mafia calabraise, ait provoqué les incidents de Rosarno pour détourner l’attention et alléger la pression de la police dans sa lutte contre les clans.

«Il est étrange que deux immigrés aient été blessés au moment même où le comité national pour l’ordre et la sécurité se réunissait à Reggio de Calabre», a fait remarquer le commissaire Domenico Bagnato. «Le problème des immigrés est lié à celui de la’Ndrangheta, a de son côté estimé le vicaire du diocèse de Rosarno, Don Pino Demasi. L’exploitation est en partie pilotée par la criminalité organisée.»

Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés se déclare en tout cas «très préoccupé par la situation à Rosarno» et estime qu’il est «absolument nécessaire d’empêcher la chasse à l’immigré». Comme pour donner raison à ce sombre pressentiment et signe que la tension restait très vive, on apprenait hier soir de source officielle que deux immigrés avaient été grièvement blessés à coups de barres de fer à Rosarno, tandis que deux autres avaient été victimes de tirs de balles dans les jambes.

Enfin, au moins cinq étrangers ont été volontairement renversés par des voitures conduites par des habitants de la petite ville. Selon l’agence de presse italienne Ansa, ils ne souffraient que de blessures légères.

Eric Jozsef

08/01/2010

Les vertus cachées du khôl égyptien

lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/01/08/les-vertus-cachees-du-khol-egyptien_1289145_3244.html#ens_id=1289230
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Enquête
Les vertus cachées du khôl égyptien
LE MONDE | 08.01.10 | 15h54  •  Mis à jour le 08.01.10 | 15h54


'art médical, dans l'Egypte ancienne, faisait déjà l'objet d'une codification poussée. En témoigne le papyrus Ebers, trouvé en 1862 à Louxor. Long de 20 mètres sur 30 centimètres de large, il rassemble en 877 paragraphes la connaissance déjà accumulée entre les XVIIe et XIVe siècles avant l'ère chrétienne (selon les datations). Ainsi de l'ophtalmologie : "Autre (remède), pour chasser l'exsudat-khent qui est dans les yeux : galène : 1/32 ; suc de baumi r : 1/16 ; calamine : 1/16 ; ocre rouge (tjerou) : 1/64 ; minéral-sia du Sud : 1/64. (Ce) sera broyé finement, préparé en masse homogène, et placé dans les yeux jusqu'à ce qu'ils guérissent parfaitement." (Traduction de Thierry Bardinet, 1995.)

Toute la difficulté, pour les chercheurs qui souhaiteraient vérifier l'efficacité de ces remèdes - et s'en inspirer, comme certains le font à travers l'ethnopharmacologie -, est de déterminer la nature exacte des multiples ingrédients cités dans ces manuscrits. La chimie moderne peut les y aider, comme le prouve une aventure scientifique de longue haleine, conduite par des équipes françaises, et qui vient de trouver son épilogue dans la revue Analytical Chemistry de janvier. Elle aboutit à la conclusion que le plomb qui entrait dans la composition des khôls, loin de menacer la santé des Egyptiens - comme le laisserait supposer la toxicologie moderne -, leur assurait au contraire une protection contre les infections oculaires.

"Nous sommes partis des flacons" : il y a dix ans, Philippe Walter (Centre de recherche et de restauration des musées de France-CNRS) et ses collègues avaient analysé les résidus trouvés dans des dizaines de "trousses à maquillage" tirées des collections égyptiennes du Musée du Louvre. Ils avaient montré que quatre composés à base de plomb entraient dans la composition de ces khôls : la galène, qui assure les tons noirs et le brillant, ainsi que trois matières blanches, la cérussite, la phosgénite et la laurionite. La présence de ces deux derniers composés constituait une surprise, car ils n'existent pas à l'état naturel.

En revanche, des auteurs comme le Romain Pline l'Ancien (23-79 après J.-C.) ou le Grec Dioscoride (40-90 après J.-C.) indiquent qu'ils étaient synthétisés intentionnellement pour leur propriété médicale, rappelle Philippe Walter. "Certains écrasent une livre de sel avec une quantité égale d'écume d'argent (oxyde de plomb ou litharge), sous le soleil, avec de l'eau continuellement décantée, jusqu'à ce qu'elle devienne blanche", précisait même ce dernier dans son De materia medica. Durée des opérations : quarante jours...

Philippe Walter et sa collègue Pauline Martinetto ont suivi la recette et ont bien abouti à la production de laurionite. Avec un mélange de sel et de natron, un carbonate de sodium aussi utilisé dans la momification, on obtient la phosgénite. Mais que l'on s'écarte un tant soit peu du taux d'acidité voulu, et de tous autres composés dériveront de cette "chimie douce", à base de solutions non chauffées (Le Monde du 7 février 1999).

Les Egyptiens, lorsqu'ils cernaient leurs paupières de ces fards sombres, si complexes à formuler et à obtenir, faisaient-ils seulement preuve de coquetterie ? Ou cherchaient-ils par là à se protéger des multiples infections microbiennes qui les menaçaient, dans un environnement de marais gonflés par les respirations du Nil ?

"Il faut noter que l'ensemble de la population, hommes, femmes et enfants, de toutes classes sociales, employaient ces cosmétiques", rappelle Philippe Walter. Et deux millénaires plus tard, les Romains avaient, semble-t-il, retenu la leçon, indique le chercheur : "On s'en sert pour les collyres, et en pommade pour faire disparaître chez les femmes les cicatrices disgracieuses et les taches de la peau, et pour se laver les cheveux", écrivait ainsi Pline l'Ancien dans son Histoire naturelle.

Pour tester les vertus prophylactiques des composés de plomb, les chercheurs du Louvre se sont associés aux chimistes de l'équipe de Christian Amatore (ENS, CNRS, université Pierre-et-Marie-Curie). "Quand Philippe Walter m'a parlé de cet aspect médical, j'ai pensé que les ions plomb ressemblaient à ceux du calcium, et qu'ils pouvaient induire une confusion biochimique vis-à-vis des cellules", raconte celui-ci. Les ions calcium sont eux-mêmes impliqués dans l'activation des défenses immunitaires. Se pouvait-il que le plomb du khôl joue le même rôle ?

Pour valider cette hypothèse, Issa Tapsoba, de l'équipe de Christian Amatore, a utilisé une "synapse artificielle", capable de flairer les moindres composés émis par une cellule soumise à un stimulus (lire ci-dessous). En l'occurrence, il a testé la réponse de dizaines de kératinocytes, des cellules de peau humaine, à des bouffées de diverses concentrations de laurionite. "Ces cellules étaient effectivement stimulées, et émettaient jusqu'à 2,5 fois plus de monoxyde d'azote", résume Christian Amatore. Or le monoxyde d'azote est un composé qui induit la dilatation des capillaires, ce qui aide les macrophages, ces cellules tueuses de microbes, à accéder au lieu d'infection éventuel.

"Cela confirme le rôle protecteur de ce maquillage, qui n'était pas disposé sur les cils, mais sur l'épaisseur même de la bordure de la paupière. Si bien qu'à chaque fois que l'on fermait l'oeil, celui-ci était balayé par l'onguent", explique Christian Amatore. Selon lui, il faut imaginer les Egyptiens avec les yeux injectés de sang, le système immunitaire non spécifique sans arrêt en éveil : "S'il y avait en permanence des "patrouilleurs" macrophages dans l'oeil, les bactéries n'avaient aucune chance", avance-t-il. Resterait, pour parfaire la démonstration, à tester in vivo l'efficacité de la recette égyptienne en présence de bactéries. "Sur le plan éthique, ce serait irrecevable", rappelle Christian Amatore

Faut-il supposer que les Egyptiens avaient conscience du mécanisme en jeu ? "Pas plus que les peuples qui se soignaient avec de l'écorce de saule ne savaient qu'ils ingéraient en fait de l'aspirine", répond Christian Amatore. Pour autant, il faut bien envisager que l'usage d'une chimie synthétique élaborée à des fins médicales n'a pas été fortuit. "Ont-ils fait des expériences ?, s'interroge Philippe Walter. Nous ne le saurons jamais."

Etaient-ils conscients qu'en utilisant le plomb de façon moins parcimonieuse, ils se seraient exposés à d'autres maladies, comme c'est le cas de certains enfants d'aujourd'hui, quand ils ingèrent le surma (un khôl indien) qui a coulé sur leurs mains ? C'est probable. Des siècles plus tard, l'héritier de la sagesse égyptienne, Pline l'Ancien, avait noté que les femmes employaient le carbonate de plomb "pour se blanchir le teint". Mais il précisait bien que "prise à l'intérieur, la céruse est un poison, comme l'écume d'argent".

 

Hervé Morin

Une "synapse artificielle" pour humer les cellules fardées

Pour vérifier que le plomb du khôl égyptien engendrait bien une réponse immunitaire, l'électrochimiste moléculaire Christian Amatore a mobilisé une "synapse artificielle", à l'origine conçue pour étudier la dynamique des phénomènes biologiques à l'échelle de la cellule vivante. La synapse est cette zone de contact essentielle au transfert de l'information nerveuse entre les cellules.

La synapse artificielle mise au point par Christian Amatore et Mark Wightman (université de Caroline du Nord, Etats-Unis) est en fait une "ultramicroélectrode", dont le diamètre est cinq fois inférieur à celui d'un cheveu. Positionnée à proximité d'une cellule unique, cette électrode est capable d'enregistrer des molécules émises par le vivant. "Nous pouvons distinguer des flux de mille molécules par milliseconde. On "marche" aussi bien que la synapse naturelle", explique le chercheur.

Cette technique de mesure électrochimique a été mise au point pour étudier la libération de neurotransmetteurs, puis celle de radicaux libres en cancérogénèse. Christian Amatore a souhaité la mettre au service de l'archéologie, par goût de l'interdisciplinarité, et par conviction que la science fondamentale peut aider à "relire" le patrimoine. "On ne pouvait pas demander une allocation pour le faire. Pour valider notre intuition, nous avons donc fait des heures supplémentaires, une "perruque"", avoue-t-il. Quoi de mieux pour régler une question de cosmétique ?

Article paru dans l'édition du 09.01.10

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Un nouvel ancêtre viral de l'homme

lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/01/08/un-nouvel-ancetre-viral-de-l-homme_1289146_3244.html#ens_id=1289231
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Compte rendu
Un nouvel ancêtre viral de l'homme
LE MONDE | 08.01.10 | 15h56  •  Mis à jour le 08.01.10 | 15h57


xhumer de nouveaux ancêtres d'Homo sapiens n'implique pas forcément de gratter la terre. On peut, aussi, fouiller ses chromosomes à la recherche de gènes exotiques et découvrir des branches singulières à son arbre généalogique. En témoignent les travaux de chercheurs américains et japonais, dirigés par Masayuki Horie et Tomoyuki Honda (université d'Osaka), publiés jeudi 7 janvier dans la revue Nature, qui documentent l'existence de l'un de nos aïeux jusqu'ici inconnu.

Celui-ci est un petit virus, de la famille des bornavirus ; il a légué, il y a quelque 40 millions d'années, quatre séquences génétiques à l'ancêtre des primates.

Qu'un virus compte au nombre des ancêtres d'animaux ou de plantes n'est cependant pas une surprise en soi. On sait déjà qu'environ 8 % du génome humain est composé de séquences génétiques virales. Mais celles-ci proviennent exclusivement de rétrovirus : ceux-ci ont en effet la propriété d'insérer leur génome dans celui des cellules qu'ils infectent.

Imaginons que les cellules germinales (spermatozoïdes ou ovules) d'un animal sont infectées par de tels virus : la descendance de l'animal en question reçoit un patrimoine génétique modifié, agrémenté des gènes du microscopique parasite. Cette modification génétique sera, ensuite, transmise verticalement à l'ensemble de la descendance de l'être touché par l'infection...

"Ici, la nouveauté est que les séquences détectées dans des génomes de mammifères proviennent d'un virus qui n'est pas un rétrovirus, explique le biologiste Cédric Feschotte (université du Texas à Arlington). La première question posée par ces travaux est donc de savoir comment un bornavirus a été capable de s'intégrer dans le génome de nos ancêtres."

D'abord, contrairement aux rétrovirus, les bornavirus ne sont pas outillés pour mener à bien cette invasion génétique. Il leur manque la capacité à produire eux-mêmes une enzyme nécessaire à transformer leur patrimoine génétique en ADN "compatible" avec celui de leur hôte. Pour ce faire, il est probable, expliquent les auteurs, que le petit bornavirus soit parvenu à utiliser à son profit les outils du génome même qu'il allait coloniser. Une telle capacité à "pirater" le matériel génétique de son hôte a déjà été mis en évidence chez un autre virus.

D'autre part, les bornavirus sont réputés infecter le cerveau de leur victime, non leurs cellules germinales. Les virus semblables qui circulent aujourd'hui sont ainsi responsables de foudroyantes encéphalites chez les chevaux et d'autres grands herbivores... Depuis quelques années, certaines équipes de recherche suggèrent même un lien entre infection par un bornavirus et apparition, chez l'homme, de sévères troubles psychiatriques, comme la schizophrénie. Ces travaux sont toutefois encore préliminaires et très débattus.

Comment un virus à ce point porté à infecter les cellules cérébrales s'est-il retrouvé dans les cellules germinales de son hôte, pour se transmettre à la descendance de celui-ci ? Cette question demeure ouverte. "Elle est d'autant plus troublante que l'introduction, il y a 40 millions d'années, d'un bornavirus dans le génome des primates n'est pas un cas isolé, dit le biologiste Christophe Terzian (Ecole pratique des hautes études). La même équipe montre par exemple l'insertion d'un bornavirus, il y a 10 millions d'années, dans le génome de l'écureuil..."

Autre fait étonnant, ajoute Cédric Feschotte, "sur les quatre séquences génétiques identifiées (chez les primates) comme issues du bornavirus, deux sont des gènes potentiellement fonctionnels et sont donc théoriquement capables de produire des protéines". Ces protéines sont-elles bien synthétisées ? A quoi servent-elles ? "Le travail publié ne permet pas de le dire, répond Christophe Terzian. Mais si elles se sont conservées au cours de l'évolution, c'est vraisemblablement qu'elles avaient une utilité : peut-être offrent-elles une forme d'immunité contre les bornavirus, ou peut-être leur fonction a-t-elle été "domestiquée" par l'hôte." De tels exemples de "domestication" existent bel et bien. Ainsi, les gènes qui permettent la synthèse du placenta chez l'homme (c'est aussi le cas chez la majorité des mammifères) sont directement hérités de rétrovirus.

Pour autant, si certaines fonctions génétiques héritées du monde viral sont effectivement actives - et utiles - au fonctionnement de notre organisme, la majorité d'entre elles sont réduites au silence par des mécanismes de répression de l'expression des gènes. Or certains travaux montrent que, en cas de défaut de ces processus de répression, certaines maladies peuvent se déclencher. "C'est très spéculatif, mais il est désormais possible d'imaginer que des dérèglements de l'expression des séquences du bornavirus insérées dans nos chromosomes puissent provoquer certaines maladies neurologiques", conclut M. Terzian.

 

Stéphane Foucart
Article paru dans l'édition du 09.01.10

19:51 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sciences, évolution

Recrudescence de la mouche tsé-tsé en Afrique

lu sur :
http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/page/2/
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Les zones fortement peuplées maintenant touchées par la mouche tsé-tsé
La Croix révèle que des chercheurs français de l'Institut de recherche pour le développement (IRD) ont observé une recrudescence de la mouche tsé-tsé, parasite responsable de la maladie du sommeil, dans des villes d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique centrale (Conakry, Abidjan, Dakar, Kinshasa). On croyait auparavant que ce parasite était cantonné aux forêts et aux mangroves. "Dans les aires de grande concentration humaine, les mouches sont capables de propager rapidement la maladie, laquelle reste difficile à détecter parmi la population", indique Philippe Solano, de l'IRD. L'OMS estime aujourd'hui entre 50 000 et 70 000 le nombre de porteurs de la maladie au sud du Sahara, mais seule une petite partie des cas sont dépistés et ont accès aux soins. S'il n'existe aucun traitement préventif, les pièges à muches tsé-tsé seraient pourtant très efficaces, mais ils sont trop peu nombreux autour des villes menacées.

Une approche plus ciblés contre les cancers du sein

lu sur :
http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/page/2/
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Une approche plus ciblés contre les cancers du sein
Le Dr Fabrice André, cancérologue à l'Institut Gustave-Roussy, à Villejuif, directeur du laboratoire de recherche Inserm U-981, présente les nouveaux traitements ciblés contre les cancers du sein métastasés, dans une interview à Paris-Match. Il explique que chaque type de cancer du sein métastasé nécessite un traitement adapté. C'est une des conclusions essentielles de l'étude qu'il est en train de mener. Le diagnostic joue du coup un rôle majeur et l'Institut Gustave-Roussy s'est doté de la technologie GGH, qui consiste à analyser les gènes de la tumeur pour en donner une définition très précise. Il indique que les premiers résultats sont encourageants : "Dans cet essai clinique comportant 400 malades en situation de rechute et résistantes à tout traitement, on a déjà pu, chez 39 d'entre elles, identifier l'anomalie génétique. Parmi ces femmes, 15 atteintes de métastases du foie ou du poumon ont reçu un traitement ciblé par voie orale ou par perfusion. Aujourd'hui, avec un recul de six mois à un an, on constate chez certaines une nette régression tumorale, ce qui est très encourageant !"
Paris Match , 07/01/2010

19:08 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sciences, santé

Tentative d'intimidation concernant l'utilisation des pesticides

( Commentaire : je serais curieux de savoir quel est le chiffre d'affaire des producteurs de raisins de table en France. )

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Les producteurs de raisin de table se disent dénigrés par une associationde défense de l'environnement.

Ils réclament 500 000 € de dédommagement.

lu sur :

http://www.ouest-france.fr/actu/AgricultureDet_-Environnement-les-raisins-de-la-colere-_3640-1216276_actu.Htm

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Un demi-million d'euros.

Le MDRGF (Mouvement pour le droit et le respect des générations futures) a été assigné, hier, devant le tribunal de Grande instance de Paris.
La fédération nationale des producteurs de raisin de table lui réclame un demi million d'euros de dommages et intérêts.
Elle accuse cette association de défense de l'environnement de les avoir « dénigrés ». En 2008, le MDRGF avait publié, avec quatre autres associations européennes, une étude menée dans cinq pays européens. Elle relevait la présence de résidus de pesticides, dont certains interdits dans l'Union européenne, dans la quasi-totalité des raisins de table prélevés dans ces pays.
Sans contester les analyses publiées, les producteurs de raisin parlent d'une présentation « malhonnête » à propos de cette étude. Le jugement a été mis en délibéré. La décision sera rendue le 10 février.

 

Pépins.

Sur un total de 124 échantillons de raisin de table testés, 123 laissaient apparaître des résidus de pesticides. 20 % étaient contaminés par dix substances chimiques différentes ou plus et 4,8 % dépassaient les limites maximales autorisées par la nouvelle législation européenne. Trois échantillons contenaient des pesticides interdits dans les pays de production.

 

« Poursuite baillon ».

« On veut nous intimider et nous faire taire car les informations que nous publions dérangent certains groupes d'intérêts qui voudraient continuer à avoir des pratiques polluantes », dénonce François Veillerette. Pour le président du MDRGF, si le tribunal donnait raison à la fédération des producteurs de raisin de table, l'association devrait cesser ses activités et ne serait pas en mesure de verser la somme demandée.

 

Soutien de la Confédération paysanne.

Le MDRGF a reçu le soutien de la Confédération paysanne. « Cette étude a le mérite de mettre sur la place publique un problème qui mérite de l'être. Ne l'oublions pas, les premières victimes des pesticides, ce sont les producteurs eux-mêmes. ce n'est pas responsable de se voiler la face », estime Philippe Collin, son porte-parole.

 

Sortir de l'impasse.

La France est le premier utilisateur de pesticides en Europe. Dans le cadre du Grenelle de l'environnement, elle s'est lancée dans un programme ambitieux de réduction des pesticides. Avec la volonté de diminuer le nombre de molécules autorisées de 50 % d'ici à 2018. Mais on se heurte dans un certain nombre de cas à des impasses techniques. Car la mise au point de méthodes alternatives ou de produits prend plusieurs années. Une première liste de dérogations a été éditée pour prendre en compte ces situations. Mais elles n'ont pas vocation à être maintenues. Simplement de permettre à la recherche de faire son travail.

Changement de marketing ou changement de comportement dans l'agriculture intensive ?

lu sur :

http://www.ouest-france.fr/actu/AgricultureDet_-Et-si-l-agriculture-intensive-devenait-ecolo-_3640-1213210_actu.Htm

.

Terrena, l'une des premières coopératives française change de modèle. Et parie sur le vert pour rester dans la course. Et si l'agriculture intensive devenait écolo ? Chiche. Terrena, l'une des principales coopératives françaises avec 25 000 adhérents et plus de 10 000 salariés bouscule les codes. Et passe à l'action. Quitte à surprendre. Un pari qui s'appuie sur un constat simple. Les sols s'épuisent, les rendements stagnent et dans certaines régions les ressources en eau s'épuisent.

Et pourtant, il va bien falloir continuer à produire. Avec 9 milliards d'habitants à nourrir en 2050, il faudrait doubler la production agricole de la planète. Passer au tout bio ? C'est une piste. Retenue notamment par la FAO, l'agence des Nations Unies pour l'agriculture et l'alimentation. Dans un rapport daté de 2007, elle pense que le bio « a le potentiel pour satisfaire la demande alimentaire mondiale ». Mais cette thèse ne fait pas l'unanimité.

« Échapper aux idées anciennes »

Agronome, directeur adjoint de l'Agence nationale la recherche (ANR), Michel Griffon plaide plutôt pour une agriculture écologiquement intensive. Une façon pour les paysans de renouer avec leurs racines et donc avec la nature. En ayant recours aux micro-organismes des sols pour nourrir les plantes et les protéger des agresseurs. Ou en misant sur la lutte biologique. On peut ainsi s'appuyer sur les propriétés d'un champignon pour se débarrasser d'un autre. Et mettre ainsi la pédale douce sur l'utilisation des pesticides. Réconcilier les agronomes et les écologues. Mieux, les faire travailler ensemble. C'est la solution retenue par Terrena. Sans exclure de recourir à la chimie lorsque cela
est nécessaire.

Une vraie révolution. « Même si nous n'avons pas encore toutes les réponses (1) », reconnaissait récemment Alain Guillemin, le directeur général de Terrena. « La difficulté n'est pas de comprendre les idées nouvelles mais d'échapper aux idées anciennes », note de son côté son président Hubert Garaud, dans un éditorial récent de Horizon, le magazine de Terrena. Pour gagner son pari, Terrena mise sur des expérimentations menées par ses adhérents en lien avec des chercheurs. La coopérative est également entrée dans le capital d'Agrauxine, une start up bretonne spécialisée dans la lutte biologique. Minier, l'une de ses filiales a de son côté lancé une gamme de fruitiers pour le jardin écologique. Ces arbres, robustes ont été sélectionnés pour leur capacité de résistance aux maladies. Dans le même esprit, les céréaliers de Terrena développent avec les biscuits LU une filière « respectueuse de l'environnement et favorable à la biodiversité ».

(1) Une association AEI (Agriculture écologiquement intensive) a été créée au mois de septembre. Michel Griffon directeur adjoint de l'ANR et Bruno Parmentier, directeur de l'Ecole supérieure d'agronomie d'Angers en ont rédigé le manifeste. Avec la volonté d'organiser des débats autour de cette question.

07/01/2010

Vin rouge : Le « French Paradox » dévoilé

 

Paris, le 7 janvier 2010

Information presse de l'INSERM

Le « French Paradox » dévoilé

 

De nombreuses études épidémiologiques s’accordent depuis longtemps sur une réduction du risque de maladies cardiovasculaires pour les consommateurs modérés de vin rouge. Cependant  les mécanismes d’action des polyphénols en cause restaient mystérieux. En identifiant le sous-type α du récepteur aux œstrogènes comme l’acteur clé de la voie de transduction des polyphénols du vin, des chercheurs d’Angers (Unité mixte  Inserm 771- Université d’Angers -Biologie Neurovasculaire Intégrée-) dévoilent notre si cher « French Paradox ». Leurs résultats sont parus dans la revue PLoS ONE.

Une  consommation modérée de vin, notamment de vin rouge, est associée à une réduction du risque de maladies cardiovasculaires. Cette forte suggestion ne reposait jusqu’à présent que sur des études épidémiologiques, bien que très nombreuses. Le mécanisme mis en jeu ainsi que la cible moléculaire responsable des effets protecteurs vasculaires du vin rouge demeuraient inconnus à ce jour. Restait donc à démontrer scientifiquement ce postulat. Différentes études, à commencer par celles de l’équipe angevine, ont cependant progressivement conduit à identifier les polyphénols du vin comme responsables d’un effet vasodilatateur via la production de monoxyde d’azote (NO) par les cellules endothéliales.

Dans cette nouvelle étude et à l’aide de techniques de biologie moléculaire, les chercheurs se sont appliqués à déterminer le mécanisme d’action des polyphénols en jeu. Ils ont eu l’intuition de l’implication du récepteur aux œstrogènes. Effectivement, l’activation du sous-type α du récepteur aux œstrogènes (ERα) est connue pour stimuler la voie du NO dans les cellules endothéliales.

Ramaroson Andriantsitohaina et son équipe sont donc partis de l’hypothèse suivante : un composé activateur d’ERα pourrait suffire à allumer la voie NO dans les cellules endothéliales et induire ainsi la réduction admise du risque de maladies cardiovasculaires.

 

http://sciences.blogs.liberation.fr/.a/6a00e5500b4a6488330120a7b18014970b-pi

Alors qu’expérimentalement les polyphénols du vin rouge – en particulier la delphinidine - conduisent au relâchement vasculaire dépendant de l’endothélium dans les artères issues de souris sauvages, ils n’entraînent aucune vasodilatation dépendante de l’endothélium vasculaire dans les artères de souris déficientes pour le récepteur ERα.

Cela démontre que l’effet vasodilatateur des polyphénols via la production de NO par les cellules endothéliales nécessite la présence du récepteur ERα.

Par ailleurs, l’utilisation d’un antagoniste des récepteurs aux oestrogènes (le fulvestrant) ou d’un siRNA (1) dirigé spécifiquement contre ERα abolit à la fois la production de NO et l’activation des voies de transductions moléculaires menant à la formation de cette molécule dans les cellules endothéliales humaines.

Une modélisation moléculaire et des études de liaisons spécifiques ont permis à cette équipe de confirmer l’interaction directe de la delphinidine sur le site activateur du récepteur ERα.

L'ensemble des résultats sur la pharmacologie des polyphénols fournit une base scientifique aux hypothèses issues d'études épidémiologiques sur les effets protecteurs vasculaires de la consommation modérée de vin et d'autres végétaux, probablement par leur capacité à activer le récepteur œstrogène ERα.

 

En savoir plus :

Source :

Estrogen Receptor Alpha as a Key Target of Red Wine Polyphenols Action on the Endothelium

Matthieu Chalopin1*, Angela Tesse1*, Maria Carmen Martínez1, Didier Rognan2, Jean-François Arnal3 and Ramaroson Andriantsitohaina1

 

1 Inserm, U771, CNRS UMR, 6214, Université d'Angers, Angers, France

2 Bioinformatics of the Drug, UMR 7175 CNRS-ULP (Université Louis Pasteur-Strasbourg I), Illkirch, France

3 INSERM U858, Université Toulouse III Paul Sabatier, CHU (Centre Hospitalier Universitaire), Toulouse, France

*  Equal contribution in the work

 

PLoS ONE, January 2010, Volume 5, Issue 1, e8554

http://www.plosone.org/article/info:doi%2F10.1371%2Fjournal.pone.0008554?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+plosone%2FPLoSONE+%28PLoS+ONE+Alerts%3A+New+Articles%29

 

 

Contact chercheurs

Ramaroson Andriantsitohaina

Unité Inserm 771 - Biologie Neurovasculaire Intégrée Prochainement unité Inserm 694 – Mitochondries : Régulations et Pathologie

Email : ramaroson.andriantsitohaina@univ-angers.fr

Tel : 02 41 73 58 29

Contact presse :

Axelle de Franssu

Email : presse@inserm.fr

Tel : 01 44 23 60 98

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(1)

siRNA : petits ARN pouvant se lier spécifiquement à une séquence d'ARN messagers et ainsi empêcher

l'expression de gènes en clivant cet ARN

17:52 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sciences, santé

Gers : Cultures. Pas d' OGM dans les champs.

lu sur :
http://www.ladepeche.fr/article/2010/01/06/749659-OGM-le-Conseil-d-Etat-donne-raison-au-conseil-general-du-Gers.html
.
Publié le 06/01/2010 08:55 - Modifié le 07/01/2010 à 07:56 | Recueilli par Ch.R.-P.

OGM : le Conseil d'État

donne raison

au conseil général du Gers

Cultures. Pas d' OGM dans les champs.

En matière de culture d'OGM, les collectivités locales ont leut mot à dire. Photo DDM

Après plus de 5 ans de bataille juridique, le Conseil d'État vient de donner raison au conseil général du Gers en validant le vœu par lequel celui-ci s'était déclaré opposé aux essais d'OGM en plein champ. Hier en rendant publique cette info, le président Philippe Martin ne pouvait cacher sa légitime satisfaction. « Cette décision remet le citoyen au cœur de la question des OGM ».

Le fameux vœu qu'avait attaqué avec succès d'abord, le préfet d'alors Jean-Michel Fromion, était formulé comme suit : « Le conseil général décide de se déclarer opposé à tous essais privés ou publics, à toutes cultures de plantes génétiquement modifiés en plein champ sur le territoire du département du Gers ; d'émettre le souhait que dans chaque commune concernée, le maire mette en œuvre ses prérogatives pour interdire de telles cultures sur le territoire de la commune, afin de protéger la santé, la salubrité publique, la biodiversité et les productions existantes en agrobiologie ou labellisées ; d'agir en liaison avec les maires dans les éventuels contentieux relatifs aux arrêtés municipaux d'interdiction d'OGM plein champ ».

Le préfet Fromion qui lut dans ce vœu « un abus de pouvoir manifeste » obtint son annulation par le tribunal administratif de Pau. Plus tard, la cour administrative d'appel de Bordeaux l'annula à son tour sans que le conseil général ne jette l'éponge. Bien lui en a pris puisque le Conseil d'État, « la plus haute juridiction administrative », vient de lui donner raison. Il a même condamné l'État à verser 3 000 € de dommages et intérêts au département. « C'est pour nous une victoire sur toute la ligne » se félicite le président Martin pour qui « le plus important est que pour la première fois le Conseil d'État rejoint le conseil général du Gers en considérant que dans un département dans lequel l'activité agricole est significative, la délibération du conseil général marquant une opposition ferme aux essais de cultures OGM en plein champ portait bien sur un objet d'intérêt départemental ».

Cette décision du Conseil d'État « générée » par Philippe Martin et sa majorité, est appelée selon l'élu « à avoir une résonance très forte sur le territoire national ». Et si les essais plein champ de cultures OGM devaient être à nouveau autorisés, nul doute que d'autres conseils généraux s'inspireraient du « combat » que l'assemblée départementale du Gers,qui a su se montrer très opiniâtre, vient de remporter.


Référendum ou pas ?

A la suite des « attaques » du préfet Fromion contre le vœu adopté le 11 juin 2004, le conseil général ne donna pas suite à son projet d'organiser en septembre de la même année, un référendum d'initiative populaire. La question prévue était la suivante : « Êtes-vous favorable à la présence d'expérimentation d'OGM plein champ sur le territoire du Gers ? ». Pour se mettre en conformité avec la loi, le conseil général et l'ARGO, l'association support créée pour l'occasion et présidée par Michel Cardoze, avaient sollicité les Gersois. 16312 d'entre eux, soit largement plus que les 10 % requis du corps électoral, avaient signé en faveur de la tenue de ce scrutin. « La victoire en Conseil d'État est aussi celle de tous ces citoyens signataires » souligne Philippe Martin. Il doit rencontrer prochainement les responsables de l'ARGO et autres acteurs du monde associatif mais tout semble indiquer que ce référendum ne sera pas organisé maintenant que « la menace » d'essais d'OGM plein champ n'apparaît que plus lointaine. Concernant les 3 000 € de dommages et intérêt que l'État est condamné à verser au département, ils seront utilisés à la création d'un support pédagogique consacré « aux avantages alimentaires liés à une agriculture biologique et localisée pour les collégiens du Gers ». Philippe Martin a dit par ailleurs suivre de près l'étude de la CCI du Gers relative à l'impact positif ou pas qu'aurait pour l'économie gersoise, l'absence totale d'OGM sur le territoire du département.


Quand le Grand Sud fut une terre d'OGM

Cultures. Officiellement, depuis l'interdiction du maïs transgénique en France, le MON 810 (du semencier américain Monsanto), plus aucune trace d'OGM dans la région Midi-Pyrénées et sur la façade aquitaine. « Chaque année, nous effectuons des contrôles sur des parcelles et on n'a jamais rien trouvé. C'est, certes, une réponse administrative, on ne peut garantir à 100 % que personne n'en cultive encore », fait remarquer Bruno Lion, directeur-adjoint de la Direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt (Draaf) Midi-Pyrénées.

20 000 ha en 2007

La région, grande productrice de maïs, a été jusqu'en 2007 une terre bénie pour le maïs transgénique. À lui seul, le territoire a concentré la quasi-totalité des cultures du MON 810 en France, soit quelque 20 000 ha, à des fins de commercialisation. En particulier pour l'alimentation animale. Les essais en plein champ sur des petites surfaces d'un demi-hectare sur d'autres organismes génétiquement modifiés ont toujours été effectués de manière sporadique. « Il n'y en a pas eu en 2009 et aucun n'est annoncé pour cette année », confirme Bruno Lion, notant la position attentiste des industriels au niveau national « qui attendent que les règles soient mieux définies ».

Parmi les départements les plus audacieux, la Haute-Garonne avait largement tiré son épingle du jeu, permettant la mise en culture de près de 6 000 ha de maïs transgénique. Le Tarn, Tarn-et-Garonne, le Gers, les Hautes-Pyrénées, l'Aveyron et le Lot-et-Garonne se partageant le reste.

Résultat, la guerre des nerfs a longtemps fait rage entre cultivateurs, faucheurs d'OGM et élus résistants. 2008 fut d'ailleurs une année fertile en procédures : en juin, ce sont 41 faucheurs qui comparaissaient à Toulouse pour la destruction de parcelles OGM en 2006 à Saint-Hilaire de Daux. En septembre de la même année, José Bové, Arnaud Apoteker (Greenpeace) et 25 autres personnes étaient relaxés pour « inspection citoyenne » dans les locaux de Monsanto à Trèbes. En janvier 2009, le cas de la ville de Thor (Vaucluse) faisait jurisprudence après la décision du tribunal administratif de Nîmes qui abondait dans le sens de la petite commune opposée aux essais d'OGM sur son territoire.


Les semenciers restent prudents

« On importe des OGM, c'est paradoxal »

- « Une technologie de pointe ». Philippe Gracien, directeur du Groupement national interprofessionnel des semences et plants (Gnis), estime que la décision du Conseil d'État, concernant des essais de maïs transgéniques dans le Gers, ne s'oppose pas sur le fond à une décision qui a été prise par le ministère de l'Agriculture. « Le grand paradoxe, dit-il, c'est que plusieurs OGM sont aujourd'hui autorisés pour l'alimentation mais pas pour les cultures. Nos animaux se nourrissent de soja et de maïs importés d'Amérique du Sud et des États-Unis, on favorise les importations. On empêche, dans une certaine mesure, les agriculteurs de bénéficier d'une technologie à la pointe. On sait qu'il n'y a pas de danger en matière de santé publique. Dans les pays où sont cultivés les OGM, on a quinze ans de recul. Concernant le cas du Gers, les tests sont autorisés au niveau national où l'on estime que la liberté d'entreprendre doit être mise en œuvre avec toutes les garanties dont disposent les industriels ».

- La société Maïsadour reste prudente. Contactée, hier, suite à la décision du Conseil d'État, la direction de Maïsadour a préféré ne pas réagir « à chaud » et attendre « l'analyse de ses conseillers juridiques sur la teneur de la décision ».

- Monsanto dans l'attente. La position est la même du côté du géant Monsanto qui a décidé de confier les textes en cause à ses experts avant de s'exprimer sur le fond de la décision.


José Bové : « Une première qui fera date »

Il était 2 h 30 du matin, hier à Nouméa quand José Bové a décroché son téléphone. À peine débarqué de l'avion qui le conduisait en terre canaque pour organiser la défense de trois syndicalistes incarcérés depuis six mois, le député européen n'était pas au courant de la décision du conseil d'État. N'empêche. Le dossier des OGM, Bové connaît. De même que le combat du Gers mené par Philippe Martin auquel il s'est associé à plusieurs reprises.

« C'est un vrai succès qui couronne la volonté farouche de tout un département prêt à aller jusqu'au référendum pour s'opposer à la culture des OGM en plein champ. C'est aussi une décision qui pourrait faire jurisprudence. Si demain l'État français revoit sa position sur le moratoire en cours depuis 2007, il est certain que l'avis du Conseil d'État servira d'autres régions et d'autres départements français déterminés à se protéger des introductions d'OGM au profit d'une agriculture plus saine.

06/01/2010

L'identité, qu'est-ce ?

lu sur :
http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/01/06/gueules-noires-venues-de-chine_1288106_3224.html#ens_id=1277701
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Enquête
Gueules noires venues de Chine
LE MONDE | 06.01.10 | 13h34  •  Mis à jour le 06.01.10 | 16h15


l a 84 ans, mais pas un début d'accent nivernais. Rouler les "r", comme les "l", il laisse ça à sa femme, une vraie fille "de souche", comme elle dit. Lui, Roger, il est pourtant né comme elle, à 45 km de Nevers, dans cet endroit dépeuplé qui s'appelle La Machine. Il s'en souvient, il a même grandi au "numéro 12 de la rue 2". C'est comme ça, à l'époque, qu'on nommait les allées dans cette ancienne cité minière - 7 000 habitants autrefois, 3 700 aujourd'hui. Sa mère était de Bonny-sur-Loire, pas très loin. Mais son père venait de Nankin, et tout le monde sait ici que c'est en Chine.

Un père chinois, c'est rare dans une région de forêts de chênes et de prés de charolaises. Encore plus dans une petite ville créée ex-nihilo, spécialement pour l'extraction du charbon. Une vraie histoire pour le coup, qui est en partie celle de 140 000 autres Chinois, débarqués un peu partout, en France, pendant la Grande Guerre, après avoir été recrutés par les armées française et anglaise alors en manque de main-d'oeuvre. Une histoire mal connue, qui est pourtant celle de la première vague d'immigration chinoise dans l'Hexagone.

Peu de travaux historiques existent sur le sujet. En leur mémoire, il n'y a qu'une petite stèle, dans un coin du jardin Baudricourt, à Paris, inaugurée en 1998. Or leur histoire est aussi celle d'une intégration originale, surtout pour la poignée d'entre eux qui ont atterri à La Machine. Les rares, avec quelques-uns dans le Nord-Pas-de-Calais, à s'être retrouvés à creuser des galeries.

De ces Chinois "machinois", Roger Tchang est un peu le dernier. Le seul, du moins, à vivre encore sur place, dans ces enfilades de baraques à vendre. Sa maisonnette est comme les patrons paternalistes aimaient à les millimétrer, avec la taille des volets, le jardin en long et la margelle standardisés. Avec ses frères, son père, c'est toute la famille qui a travaillé "au fond". Alors, dans son intérieur rangé, papier peint fleuri, buffet en bois massif, il raconte ses années pas banales dans les mines de charbon.

La saga familiale commence forcément par son père, "un beau Chinois", né en 1 897. Son prénom c'était Tson - plus tard, il a changé pour "André". Un jour, à 19 ans, il a été attiré par des affiches qui promettaient "la fortune" en France. Rien n'indiquait que c'était la guerre. Alors fils unique, orphelin de père, maçon de formation, il n'a pas eu d'hésitation. Il a passé une visite médicale. On lui a donné un numéro de matricule. Et après plusieurs mois de bateau, il a débarqué à Marseille, en 1917.

Les contrats étaient précis. Tout était prévu : les doses de thé, de graisse et de sel, 5 francs de salaire par jour, 25 centimes pour les vêtements et les chaussures, autant pour les "frais de maladie" et l'assurance décès. Officiellement, la main-d'oeuvre ne devait pas combattre, elle était à la disposition de l'arrière-front. Mais les tâches étaient ingrates : terrassement des tranchées, déminage. André Tchang, lui, fut d'abord docker, puis manutentionnaire à Châlons-sur-Marne, chargé du nettoyage des champs de bataille et du ramassage des cadavres. "Il n'en parlait jamais", raconte Roger.

C'est seulement à la fin de son contrat, en 1923, alors que la plupart de ses compatriotes rentrent au pays, qu'il rejoint La Machine. Il a entendu dire que quelques Chinois y sont restés. Certains sont venus via Schneider, qui fabrique de l'armement et exploite le gisement. D'autres sont des étudiants en quête de fins de mois, envoyés par le gouvernement chinois. Au Creusot, à 100 km de là, en avril 1921, le plus célèbre d'entre eux, Deng Xiaoping, futur numéro un chinois de 1978 à 1992, a fait un séjour de trois semaines, et c'est là qu'il a découvert le marxisme.

Dans ce bourg de Nièvre, ils sont alors un peu les premiers "étrangers". Jusque-là, on faisait plutôt appel aux gens des campagnes. Des figures presque exotiques dans ce paysage de terres froides où culminent les terrils. Ils organisent leurs fêtes, avec des fleurs de papier. Ils reconstituent aussi une fumerie d'opium, selon un témoignage de l'époque. Beaucoup, comme le père Tchang, aiment surtout à s'habiller beau, chaque soir, après le travail, pour se retrouver au bar des mineurs et jouer des heures, aux cartes ou au mah-jong, avec l'argent de la quinzaine.

A l'instar de toutes les cités minières en besoin de main-d'oeuvre, La Machine devient alors un lieu de brassage en avance sur son temps. Après les Chinois, arrivent les Polonais, les Maghrébins, les Italiens, les Yougoslaves... En 1936, 30 % de la population est d'origine étrangère. Mais au fond des puits, comme en rigole Roger Tchang, "on était tous noirs !". Roger Pasquet, un vieux mineur de 83 ans, abonde : "Il n'y avait pas de nationalité ! Avec la chaleur, on travaillait tous en slip ou à poil !" L'ancien maire, René Vingdiolet, 84 ans, résume à sa façon : "C'était l'Europe avant l'Europe."

En réalité, un racisme latent existe, des règlements de comptes entre communautés surviennent parfois, mais la solidarité minière joue son rôle. Le père de Roger est le seul Chinois à bien maîtriser le français. Il fait office de traducteur. Après plusieurs années, alors que la plupart de ses alter ego sont affectés comme boiseurs pour soutenir les galeries, lui est promu "boutefeu", poste sensible chargé des explosifs. Une intégration qui l'amène, avec son fils, jusque dans les rangs de la Résistance. Plus tard, avec 13 enfants, le foyer recevra la médaille de la famille française.

Au total, entre 1917 et 1927, près de 300 Chinois passent ainsi par les houillères de La Machine. Beaucoup seront découragés par les conditions de vie et le climat. Ils n'ont souvent pour logement que des dortoirs collectifs dans des baraquements en bois. En 1930, ils ne sont plus qu'une vingtaine. A l'échelle nationale, sur les 140 000 initialement recrutés, 3 000 seulement sont restés en France après leur contrat.

Les traces du passage de tous ces Chinois sont maigres, du coup. La plupart du temps, ne demeurent que leurs tombes dans les cimetières. A Noyelles-sur-Mer (Somme) notamment, où plus de 800 sont enterrés. Des tombes de célibataires souvent, jamais fleuries, avec des noms gravés légèrement francisés - comme "Tchang" au lieu de "Chang".

A La Machine, seul le père de Roger a vraiment "fait souche". Juste avant son arrivée dans le bourg minier, il avait rencontré la fille d'un roulier, Louise, 16 ans. Roger est le quatrième enfant du couple. Et c'est son parcours, dans les pas de son père, à la mine, avec sa passion du football, qui vont parachever l'assimilation de la famille.

Après avoir été à l'école Schneider, comme ses frères, Roger Tchang a toute sa vie associé mine et ballon rond. Il double ses journées quand il y a match le week-end. A plusieurs reprises présélectionné pour l'équipe de France de football amateur de l'époque, il joue une fois avec Raymond Kopa. Courtisé par des clubs professionnels mais inquiet pour ses vieux jours, il refuse de changer de club sans la garantie d'une exploitation minière à proximité : "Il fallait que j'assure ma retraite, moi !" A La Machine, ce sont des choses que l'on retient.

A force, il s'est taillé une petite notoriété. A Montceau-les-Mines, à la fin des années 1950, une photo noir et blanc le montre fier, posant sur le perron avec les patrons. Lors d'une Coupe de France, un envoyé spécial du journal L'Equipe n'en revient pas : "Dire que ces gueules noires joueront dimanche contre les professionnels de Sochaux, en 8e de finale..." Un des chauffeurs de François Mitterrand aussi, qui avait été un temps gardien de but de La Machine, aimait bien, une fois déposé le président à Château-Chinon, taper un verre, chez lui, la berline garée devant le pavillon.

Aujourd'hui, avec les retours de l'histoire, les vies de Roger Tchang, son père, et toute leur petite communauté passée par là suscitent un intérêt nouveau de la part de la diaspora chinoise immigrée. Il y a quatre ans, une exposition intitulée "Les Chinois de La Machine" avait été présentée, au Musée de la mine. Ça avait ameuté un car entier de médias chinois. Même le premier secrétaire de l'ambassade de Chine à Paris s'était déplacé.

En banlieue parisienne, Roger Tchang a aussi un frère de quinze ans son cadet, Gérard, qui se passionne pour l'histoire familiale. Il y a un an, il a été invité à un colloque d'une semaine, en Chine, sur le sort de ces Chinois de la première guerre mondiale. Là-bas, il a retrouvé une poignée de descendants. Tous, comme lui, étaient en quête d'une reconnaissance de l'engagement sans fureur de leurs pères dans la Grande Guerre.

Roger Tchang n'y est pas allé. Il n'aime plus trop quitter son "chez lui". Sa carrière de mineur, il l'a finie comme secrétaire du comité d'entreprise. C'était juste à la fermeture du dernier puits, en 1974. Il laisse croire qu'il n'en regrette rien : "Je n'ai aucune nostalgie." Mais à le suivre dans les ruines des salles de machines, au pied des dalles de béton scellées sur l'entrée des puits, il s'emporte sans cesse : "Tout ça, c'est du patrimoine qui s'en va !"

Aujourd'hui, avec ses "genoux de caoutchouc", il ne peut plus courir. La faute au football, assure-t-il, "pas à la mine". Mais tous les jours, il continue de faire ses six kilomètres à pied, le long de l'étang Grenetier, réserve d'eau autrefois consacrée au lavage des blocs de charbon. "Inarrêtable", déplore son épouse. Têtu. Comme son père qui, "jusqu'à sa mort, a mangé avec des baguettes".

 

Elise Vincent
Article paru dans l'édition du 07.01.10

05/01/2010

Être trop propre nuit

lu sur :
http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/
.
L’ultra-hygiène facteur d’allergies et de maladies du cœur
Une étude publiée dans la revue Proceedings of the Royal Society B. suggère de laisser les enfants se salir pour les protéger des maladies cardiovasculaires à l'âge adulte.
"Nos recherches laissent penser que des environnements ultrahygiéniques dans l'enfance peuvent augmenter le risque d'inflammation à l'âge adulte, ce qui à son tour accroît le risque de contracter un grand nombre de maladies, notamment cardiovasculaires", a ainsi déclaré Thomas McDade (Northwestern University, Evanston), premier auteur de l'article.
Ce facteur, comme d'autres (pollution, diversification trop précoce de l'alimentation, recours très large aux vaccins et aux antibiotiques), est considéré comme une des causes de l'explosion des allergies. Des études ont, dans la même veine, confirmé que les enfants vivant en milieu rural souffrent moins d'allergies que les citadins. Ce phénomène pourrait même commencer dès la vie intra-utérine.

09:38 Publié dans médecine, santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé

04/01/2010

Manifestation pour l'anniversaire de l'attaque de Gaza par l'armée israélienne

lu sur :

http://www.haaretz.com/hasen/spages/1139054.html

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Last update - 17:50 31/12/2009

Israeli Arab MK: Barak enjoys classical music and killing Gaza children By DPA

Tags: Gaza, Ismail Haniyeh, Hamas


Some 1,000 people, among them all of Israel's Arab MKs and community leaders, gathered Thursday at the Israeli side of the Gaza border to express solidarity with the residents of Gaza, one year after Israel's offensive there. MK Taleb A-Sana relayed Hamas leader Ismail Haniyeh's message to the Israeli side via a mobile phone.

During the rally, Israeli Arab MK Jamal Zahalka directed harsh criticism at Defense Minister Ehud Barak, who he said enjoys "classical music and killing children in Gaza."

The terror emerging from the Gaza Strip was a result of Israel's actions against Palestinians, Zahalka told the protesters.

Haniyeh told activists gathered on both the Israeli and Palestinian sides of the Gaza border that residents of the besieged territory had not given up hope and would never stop fighting for a state, with Jerusalem as its capital.


"Because of international solidarity and your support, we have become stronger," Haniyeh declared. "The Palestinian nation will never give up its national aspirations or its right to Jerusalem, the capital of Palestine and the Islamic people."

On the Gaza side of the border, nearly 100 international activists joined about 500 Palestinians, chanting and carrying signs denouncing the blockade.

Egypt allowed 84 pro-Palestinian foreign activists to march into Gaza, Egyptian officials in the North Sinai governorate said.

Some 1,400 activists from 43 countries have gathered in Cairo since Sunday to mark the first anniversary Operation Cast Lead. Egypt said 100 activists were allowed to pass through

"Egyptian authorities made an exception and opened the Rafah border on Wednesday and allowed activists from the Gaza Freedom March to pass through," Alhamy Aref, secretary-general of the North Sinai governorate, said.

The Israeli Arab protesters on the Israeli side waved the flag of the Palestine Liberation Organization as they rallied against Israel's continued blockade of Gaza, accusing Israel of starving the Palestinian people.


The 86 international activists began touring the Gaza Strip on Thursday, in an expression of solidarity with Palestinians living there under the Israeli blockade.

They were also scheduled to tour areas hit in the Israeli bombardments, visit Gaza's Shifa hospital, and meet with community leaders, said Hamdi Shaath, the head of the pro-Hamas Committee to Defeat the Blockade.

Tighe Berry, the spokesman of the group, said Hedy Epstein, an 85-year-old Holocaust survivor, had remained behind in Cairo
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10:24 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : palestine

03/01/2010

Le transport fluvial en France

lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/01/02/le-canal-seine-nord-cle-de-la-renaissance-du-transport-fluvial_1286701_3244.html#ens_id=1286777
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Le canal Seine-Nord, clé de la renaissance du transport fluvial
LE MONDE | 02.01.10 | 14h08


e canal Seine-Nord Europe (SNE), qui permet de relier les voies fluviales françaises au réseau européen, devrait finalement voir le jour en 2015. Ce tronçon de 106 km, reliant la Seine à l'Escaut, pourrait éviter de mettre sur les routes 500 000 camions par an.

Le canal Rhin-Rhône avait été abandonné en 1997 par le gouvernement Jospin : trop d'écluses, pas assez de financements, trop d'oppositions locales. Seine-Nord ne devrait pas connaître le même sort : l'appel à la concurrence a d'ores et déjà été lancé pour sélectionner un concessionnaire privé susceptible de financer la moitié du projet, d'un coût total de 4,2 milliards d'euros, tandis que l'Etat (900 millions), les collectivités locales (900 millions) et l'Europe (330 millions) réunissent l'autre moitié. Et les archéologues ont entamé les opérations de diagnostic préventif sur le parcours.

Pour autant, le fluvial reste considéré comme le "parent pauvre" des modes de transport français. Il a certes augmenté de 30 % en dix ans (1997-2007) - mais il ne représente toujours que 3 % des modes de transport. Le livre blanc de la Commission européenne de 2001 le qualifiait de "sous-exploité" tout en en faisant un "élément clé" de l'intermodalité (utilisation de plusieurs modes de transport). Plus récemment, le Grenelle de l'environnement a relancé le débat, en préconisant un report ambitieux de la route vers le fleuve de 25 % à l'horizon 2020.

En février 2009, le président de la République avait déclaré donner une "priorité pour le fluvial". Début novembre, les enjeux étaient rappelés lors d'un colloque organisé à Paris par Voies navigables de France (VNF), l'établissement public chargé de l'exploitation du domaine public fluvial national, et Entreprendre pour le fluvial (EPF), association créée en 2007 à son initiative pour relancer cette filière de transport de fret.

Pour Christian Parent, président d'EPF, "le fleuve n'est pas saturé. Nous avons des réserves de capacités importantes en France et l'intérêt est majeur pour l'environnement". Le fluvial présente en effet des avantages tant écologiques (moins de consommation de carburant, moins de bruit, etc.) qu'économiques (coût de transport moindre, pas de retards dus aux embouteillages...).

Chez Monoprix, on l'a bien compris. Selon Catherine Rivoallon, chef du département international de l'enseigne de distribution, le transport fluvial est un "axe stratégique de développement". Actuellement, 58 % du transport de marchandises pour l'enseigne se fait par bateau. Soit une économie de 4 % sur la facture transport.

Pour convaincre d'autres acteurs économiques, VNF a mis au point un "écocalculateur des voies d'eau", qui permet de comparer les opérations fluviales et routières. C'est le premier du genre à intégrer les coûts externes (bruit, insécurité...). Toutefois, prévient Gérard Allard, de France Nature Environnement (FNE), il faudrait que l'écocalculateur soit validé par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) pour le rendre plus crédible.

Mais c'est la question du financement qui est fondamentale. Si Alain Gest, président de VNF et député UMP de la Somme, pense que le canal SNE "s'inscrit dans l'histoire naturelle de l'intermodalité", Michel Rocard, ancien maire de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), capitale nationale de la batellerie, et créateur de VNF, rappelle que le canal SNE a "mauvaise réputation" auprès d'associations environnementales et que son financement "n'est pas bouclé".

S'il est indéniable que le fluvial doit se développer, M. Allard confie qu'il "faut mener une politique des transports parallèles", et donc cohérente, pour que le projet soit durable. Par exemple, éviter de construire une nouvelle autoroute ou d'autoriser la circulation de "maxi-camions". Il s'agira aussi sans doute de mener de nouveau une réflexion sur le projet de paiement de la taxe carbone par les bateliers.

En matière de financement, il faut mettre en place des facilités bancaires : allonger les durées de prêt pour les futurs transporteurs, par exemple. C'est dans ce cadre que "Fluvial initiative", un fonds national lancé par EPF et VNF en collaboration avec les investisseurs en juin 2009, a déjà financé quinze projets pour un total de 600 000 euros engagés.

Les infrastructures et la flotte nationale doivent suivre. Puisque "le port est à la voie d'eau ce que la gare est au ferroviaire, les infrastructures doivent être d'une capacité suffisante et bien situées", estime Jean-François Dalaise, président du conseil d'administration du Port autonome de Paris.

Quant à la flotte française, elle est "quatre fois moins productive et compétitive que la flotte fluviale européenne", affirme M. Dalaise. Il faut donc l'étendre et la moderniser, afin d'être capable de transporter plus en un même trajet. Si actuellement 65 % de la production neuve de bateaux vient des Pays-Bas, Christophe Michel, du groupe Touax, société spécialisée dans le transport de marchandises, pense que la France a "le talent pour construire", mais qu'elle ne l'exploite pas. Selon une étude pilotée par EPF et réalisée par Eurotrans, 200 entreprises devraient donc être créées pour parvenir aux objectifs de 2020.

 

Carole Deflandre
Article paru dans l'édition du 03.01.10

16:48 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : économie

Ordinateurs, TV... 2e source de consommation d'électricité en France

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3644

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Rappel 2009

12/03/2009

 

Les technologies de l’information et de la communication, dites TIC, ont envahi notre quotidien. Sous cette vaste dénomination, se côtoient ordinateurs et autres équipements informatiques, appareils de téléphonie fixe et mobile, téléviseurs et dérivés audiovisuels (décodeurs…), sans oublier la large gamme couverte par les matériels électroniques (détecteurs de présence, imageries médicale…). Economes en déplacements et en contraintes, les services rendus par les TIC sont régulièrement promus comme atouts écologiques. Pourtant, cette promotion environnementale est à nuancer.

Ayant le vent en poupe depuis le début des années 1990, le secteur des TIC ne s’est que récemment préoccupé des enjeux environnementaux liés à son développement. Conscients de ces lacunes, le ministère de l’écologie et le ministère de l’industrie ont respectivement mandaté, en mars 2008, le Conseil Général de l’Environnement et du Développement Durable et le Conseil Général des Technologies de l’Information pour la rédaction d’un rapport étudiant la place à accorder aux TIC dans le cadre d’une politique de développement durable.
Or, malgré un fort potentiel de réduction des émissions de gaz à effet de serre, les TIC s’avèrent de plus en plus gourmandes en électricité. D’après les estimations du rapport, la consommation électrique annuelle des TIC s’élève à 58,5 TWh, soit 13, 5 % de la consommation électrique française estimée à 434 TWh. Les téléviseurs et leurs périphériques constituent le plus gros poste de la consommation électrique au sein des TIC. Cela s’explique notamment par l’engouement nouveau que suscitent les écrans plats, jugés très énergivores, ainsi que par l’achat croissant d’adaptateurs/ décodeurs, destinés à assurer la transition vers le numérique et la haute définition. A cet égard, le passage à la TNT (1) dès fin 2011 n’a rien de réjouissant et illustre la nécessité, à l’heure actuelle, de prendre les devants via des mesures visant à maîtriser et réduire la dépense énergétique des TIC.

Parmi les pistes envisagées en ce sens dans le présent rapport, figurent, entre autres, l’affichage obligatoire de la consommation des téléviseurs en fonctionnement et en veille, l’obligation d’une compatibilité TNT-HD pour tout téléviseur ou adaptateur mis sur le marché dès 2009, voire le recours à un bonus/malus « modéré ».
Pourtant, il ne s’agit pas de limiter les TIC mais, bien au contraire, d’en favoriser un développement plus responsable. Pour rendre à ces technologies nouvelles tout leur potentiel de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), les auteurs du rapport appellent à une nécessaire mutation de nos façons de consommer, de travailler… Sont ainsi prônés le développement de l’achat en ligne, de même que le télétravail via des visioconférences. Or, en la matière, la France fait figure de retardataire avec environ 7 % de « télétravailleurs » contre 13 % en Europe. Pourtant, les alternatives qu’offrent les TIC « pourraient permettre d’économiser d’une à quatre fois leurs propres émissions de GES. En effet, c’est l’activité économique dans son ensemble qui réduit ses émissions grâce aux TIC… ».

Pour l’heure, si la tendance actuelle se maintient, avec un taux de croissance moyen de 10 %, les TIC pèseront pour 20 % de la consommation d’électricité française dès 2012. Un pourcentage difficilement conciliable avec l’objectif de réduction de 20 % de la consommation énergétique globale à l’horizon 2020.

Cécile Cassier
Illustration © rapport TIC et Développement durable

1- Télévision Numérique Terrestre.

09:16 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : énergie, société

Cohabitation difficile entre filières OGM et non OGM

rappel 2009

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3798

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13/06/2009

Durant près de cinq ans, les chercheurs investis dans le programme européen Co-Extra se sont intéressés aux problématiques soulevées par la coexistence des filières OGM et non OGM ainsi que par le souci de traçabilité des OGM dans l’alimentation humaine et animale. Visant à procurer des bases techniques, scientifiques et économiques pour éclairer les décideurs publics sur le houleux volet des OGM, ce programme a réuni 51 partenaires issus de 18 pays d’Europe mais également de Russie, du Brésil et d’Argentine.

Confortant les avis précédemment rendus par certaines associations de protection de l’environnement, et notamment France Nature Environnement (FNE), les premiers résultats de ce programme de recherches viennent d’être rendus publics. L’étude mentionne ainsi que « (…) la coexistence en Europe, où la taille des champs est en moyenne relativement faible, ne serait possible qu’en employant de grandes distances d’isolement (avec un système d’information des agriculteurs performant) ou dans des zones dédiées de production, que celles-ci soient OGM ou non OGM ». Ce constat n’est certes pas sans implication pour les agriculteurs refusant les OGM. Comme le souligne FNE, la seule présence d’OGM entraîne inévitablement une hausse des coûts pour conserver intactes les filières non OGM. Or, les mesures avancées, telles que la création d’espaces dédiés, n’apportent pas de réponses viables au regard des difficultés économiques auxquelles doivent faire face les filières contaminées.

L’autre point majeur abordé lors de l’annonce des résultats est le seuil de contamination toléré des filières non OGM. Sur cette question, le rapporteur des travaux de Co-Extra préconise de respecter un seuil de contamination fixé à 0,1 % alors que le seuil européen d’étiquetage est de 0,9 %, ce dernier n’étant « qu’un compromis politique sans fondement scientifique et qui revient à légaliser la pollution transgénique » aux yeux de FNE.
Si l’apport de données concrètes en matière de gestion des cultures OGM et non OGM est un pas encourageant, tout doit encore se jouer, la présente étude ayant des visées strictement consultatives et ne pouvant qu’accompagner les décisions qui légiféreront dans la lutte opposant les défenseurs et les réfractaires aux OGM.

Cécile Cassie

Pétrole : l’Agence internationale reconnaît des erreurs

rappel 2009 :

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3872

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05/08/2009

Lors d’une interview accordée au quotidien britannique « The Independent », Fatih Birol, l’économiste en chef de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), a fait part de son inquiétude sur les capacités futures de la production pétrolière mondiale. Selon ses propos, l’Agence aurait largement sous-estimé la baisse de la production de nombreux champs de pétrole. Si la production mondiale repose actuellement sur quelque 70 000 champs, les trois quarts de cette production proviennent de seulement 800 champs dont la plupart ont déjà atteint leur pic de production. D’après une étude récente de l’Agence, le déclin des puits qui avait été estimé en 2007 à 3,7 % par an, serait en fait de 6,7 % par an.
Cette déclaration constitue une sorte de première ; jusqu’à présent l’Agence se contentait de modifier régulièrement ses prévisions à moyen terme pour les faire se rapprocher de la réalité, sans jamais avouer de grossières erreurs d’interprétation.
Les prévisions de l’Agence ont toujours été dénoncées, pour leur caractère simpliste et optimiste par des acteurs indépendants tels l’ASPO (Association for the Study of Peak Oil & Gas) (1), ou l’ EWG (l’institut Energy Watch Group) (2) qui avait publié, en 2007,
une étude très critique sur les prévisions de l’AIE.
Lors de cette interview, Fatih Birol s’inquiète d’une future remontée brutale des prix du pétrole pouvant remettre en cause la sortie de la crise économique mondiale. Il est vrai que les différents plans de relance, aussi bien celui de l’Administration américaine, que celui de la Chine et ceux des pays d’Europe, privilégient les modes de consommation d’avant crise, à savoir ceux basés sur le pétrole. Il est vrai aussi que, jusqu’à présent, ces gouvernements étaient, directement et exclusivement, conseillés par l’Agence internationale de l’énergie. Les autres sources d’informations étant considérées comme « non fiables » pour ne pas dire « folkloriques».

Michel Sage

1- L’ASPO est un réseau de scientifiques et autres, ayant pour but la détermination de la date et de l’impact du pic et du déclin de la production mondiale de pétrole et de gaz, dû aux ressources limitées. Des sections nationales indépendantes existent ou sont en formation dans les pays suivants : Afrique du Sud, Allemagne, Australie, Canada, Égypte, Espagne, États-Unis, France, Irlande, Italie, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni et Suède.

2- Energy Watch Group (EWG) : Initié par Hans-Josef Fell, parlementaire Allemand, regroupe en réseau des spécialistes des ressources énergétiques.

Antennes relais, la justice étend le principe de précaution aux adultes et à Paris

rappel de ce qui s'est passé en 2009 :

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3880

26/08/2009

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Pour les opérateurs de téléphonie mobile, les choses se compliquent singulièrement en matière d'implantation d'antennes relais. En effet, un nombre record de suppression ou interdiction d'installation d'antennes relais a été prononcé par la justice les mois passés, faisant autant de cas possibles de jurisprudences.
Le mois d'août, la justice n'a pas relâché sa pression. France Info révèle ainsi que le 11 août dernier, au nom du principe de précaution, la société Orange s'est vue interdire l'installation d'une antenne relais dans le 13e arrondissement de Paris, suite à la plainte d'une association de copropriétaires. Alors que la distance de sécurité recommandée est de 100 mètres, l'antenne pressentie aurait été située à environ 15 mètres de deux appartements occupés par des personnes âgées et à moins de 50 mètres des autres logements de l'immeuble situé au 15 bis avenue d'Italie.

Rendu au nom du principe de précaution, le jugement est novateur à plus d'un titre. Il n'y a en effet ni école, ni enfants à proximité et c'est la première fois qu'une interdiction de ce type est prise à Paris. Enfin, le juge du tribunal de Créteil s'est prononcé en référé, donc dans le cadre d'une procédure accélérée.

Ce nouveau jugement, qui étend le principe de précaution aux adultes, devrait également faire jurisprudence et favoriser le dépôt de plaintes similaires…

Pascal Farcy