Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

31/03/2010

Le bilan carbone des pays occidentaux sous-évalué

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/03/31/le-bilan-carbone-des-pays-occidentaux-sous-evalue_1326783_3244.html

.

Enquête
Le bilan carbone des pays occidentaux sous-évalué
LE MONDE | 31.03.10 | 16h31  •  Mis à jour le 31.03.10 | 16h31


'empreinte carbone d'un Français est de 6 tonnes de CO2 par an, celle d'un Américain avoisine les 20 tonnes, mais combien faut-il ajouter pour le jean importé du Bangladesh, le téléphone mobile fabriqué en Chine, le téléviseur produit en Corée du Sud ?

L'Organisation mondiale du commerce (OMC) a annoncé, vendredi 26 mars, un vigoureux redémarrage des échanges internationaux en 2010, avec une hausse prévue de 11 % des exportations des pays en développement. Aux avant-postes pour profiter de cette reprise : la Chine qui, en 2009, a détrôné l'Allemagne de la première place du palmarès des plus grands pays exportateurs.

En l'espace d'une vingtaine d'années, la production industrielle des pays développés a basculé vers les pays émergents. Et avec elle, une grande partie de la pollution rejetée par des usines occidentales aujourd'hui disparues. A qui ces émissions de gaz à effet de serre doivent-elles être imputées ? Au pays dans lequel sont fabriqués les produits qui seront ensuite exportés pour satisfaire les besoins de consommateurs occidentaux ? Ou au pays consommateur, qui, en s'approvisionnant à l'extérieur, réduit "artificiellement" son empreinte carbone ?

La séparation de plus en plus nette entre la production d'un bien et son lieu de consommation complique le débat sur la lutte contre le changement climatique. Le sujet, jusqu'à présent, n'a pas été abordé de front, de peur de voir se rouvrir la boîte de Pandore du protectionnisme, avec les guerres commerciales qui l'accompagnent. Le protocole de Kyoto, adopté en 1997, ne dit d'ailleurs pas grand-chose des relations entre changement climatique et commerce, si ce n'est que "les parties devront mettre en oeuvre des politiques qui minimisent les impacts sur le commerce international".

En Europe, Nicolas Sarkozy réclame l'instauration d'une taxe carbone aux frontières pour lutter contre le "dumping environnemental" des pays qui produisent sans se soucier de réduire leurs émissions polluantes. Les Etats-Unis envisagent aussi de se doter de barrières tarifaires dans leur projet de loi sur le climat. Mais la Chine, première concernée, a déjà répondu par une fin de non-recevoir : si quelqu'un doit payer pour ces émissions, ce sera au consommateur occidental.

Une étude publiée par le Carnegie Institution of Washington, une fondation de recherche, sur "les émissions de CO2 liées à la consommation" confirme que le sujet ne pourra être indéfiniment laissé en marge des négociations internationales sur le climat. Steven Davis et Ken Caldeira, ses auteurs, ont traqué les émissions liées aux échanges de produits manufacturés entre 113 pays, sur la base de données mondiales datant de 2004, et décrivent, avec une précision sans égal, les pérégrinations de ce carbone "importé".

Il en ressort que 23 % des émissions de CO2 liées à la consommation de biens dans les pays développés - soit 6,4 milliards de tonnes - ont été rejetées dans un autre pays. Le plus souvent en Chine, dont 22,5 % des émissions résultent de la production destinée à l'exportation. Dans le classement des plus gros exportateurs de CO2 établi par l'étude, viennent ensuite la Russie, les pays pétroliers du Moyen-Orient et l'Inde.

A l'autre bout de la chaîne, les Etats-Unis apparaissent comme les premiers "importateurs" de CO2, suivis du Japon, du Royaume-Uni, de l'Allemagne, de la France et de l'Italie. Ce palmarès n'est plus le même si les émissions sont rapportées au nombre d'habitants. Ce sont alors les pays européens, aux premiers rangs desquels la Suède, le Danemark et la Suisse, qui prennent la tête du classement. Suivent le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne.

Rien ne permet d'affirmer que les délocalisations d'industries polluantes dans les pays en développement sont une réponse aux politiques de lutte contre le changement climatique initiées par certains pays développés. Le transfert d'activités continue davantage à être justifié par la recherche de plus faibles coûts de main-d'oeuvre, voire de nouveaux débouchés. Cela pourrait changer : les industriels européens brandissent désormais à mi-mot la menace de l'expatriation pour échapper aux efforts en matière environnementale que veulent leur imposer les gouvernements.

Ces "fuites de carbone" constituent bien un maillon faible dans les dispositifs imaginés pour lutter contre le changement climatique. Les chercheurs du Carnegie Institution considèrent qu'il n'y aura pas de solution sans compromis : "Les consommateurs des pays riches devront prendre en charge le coût d'une partie de ces émissions", suggèrent-ils. Autrement dit : il faudra leur faire admettre qu'après avoir vu partir ailleurs les emplois industriels, ils devront payer plus cher pour des produits dont le faible prix est souvent le seul avantage qu'ils perçoivent de la mondialisation. Ce n'est pas gagné.

 

Laurence Caramel
Article paru dans l'édition du 01.04.10

28/03/2010

Nanoproduits : le principe de précaution préconisé

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/03/24/nanoproduits-le-principe-de-precaution-preconise_1323606_3244.html

.

Nanoproduits : le principe de précaution préconisé
LE MONDE | 24.03.10 | 10h04  •  Mis à jour le 24.03.10 | 10h31


es chaussettes antibactériennes aux nanoparticules d'argent; du ciment autonettoyant au dioxyde de titane; une crème solaire au même dioxyde de titane; un antiagglomérant pour sucre de table à la silice… Ce sont les quatre produits passés à la loupe par l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset), qui a rendu, mercredi 24 mars, un avis très attendu sur les "risques liés aux nanomatériaux pour la population générale et dans l'environnement". Verdict : en l'état actuel des connaissances, "le risque ne peut pas être évalué, il ne peut donc pas être exclu".

Cette formulation a minima laissera sur leur faim ceux – consommateurs, industriels, associations – qui espèrent que soient identifiés des risques précis, avec des seuils de dangerosité. Mais en pointant l'insuffisance des données aujourd'hui disponibles, elle invite clairement à la mise en œuvre du principe de précaution. En 2008, l'Afsset avait déjà préconisé ce principe pour les personnels de l'industrie et de la recherche, en recommandant d'"éviter ou minimiser" leur exposition aux nanoparticules. Elle l'étend cette fois à l'ensemble de la population et du milieu naturel. En se fondant sur des exemples concrets.

"Avec les nanomatériaux, il est impossible d'en rester aux généralités. Il faut les examiner au cas par cas, produit par produit, usage par usage, souligne Martin Guespereau, directeur général de l'Afsset. Selon la formulation et la matrice où il est incorporé, chaque nanomatériau acquiert une réactivité et un comportement différents." Quatre produits ont donc été retenus, parce que largement utilisés et représentatifs des différentes voies d'exposition directe: cutanée, par inhalation ou par ingestion.

- Le cas des chaussettes antibactériennes : Dans certaines chaussettes, des nanoparticules d'argent sont intégrées aux fibres pour éliminer les mauvaises odeurs. L'expertise conclut que, "pour l'homme, l'exposition cutanée est non négligeable", même si "les risques sanitaires ne peuvent pas être estimés".

Le passage de la barrière cutanée pourrait être facilité en cas de peau endommagée. Or ces particules peuvent induire un "stress oxydant" provoquant une altération des cellules.

Quant à l'impact environnemental, l'agence calcule, sur la base d'un Français sur dix converti aux chaussettes antitranspiration et de 10 paires achetées par an, que leur lavage entraînerait le relarguage annuel de 18 tonnes de nanoargent dans les milieux aquatiques. Une dispersion qui "devrait faire l'objet d'une attention particulière", le caractère biocide de ces particules présentant "un danger avéré chez certaines espèces animales".

- Le cas du ciment autonettoyant : le ciment, lui, acquiert, grâce à l'adjonction de dioxyde de titane nanométrique, des propriétés autonettoyantes et assainissantes, par décomposition des dépôts organiques. La voie d'exposition est ici l'inhalation. Les experts notent que "les personnes souffrant d'une pathologie respiratoire constituent des populations sensibles".

Des inflammations pulmonaires et des tumeurs ont été déclenchées chez des rats, avec de très fortes doses, il est vrai. L'action sur les écosystèmes, où l'usure des bâtiments entraîne une dissémination du dioxyde de titane, reste très mal connue. Des œdèmes des filaments branchiaux ont été observés chez des poissons.

- Le cas des crèmes solaires : C'est encore du dioxyde de titane nanométrique qui entre dans la composition des crèmes solaires comme agent filtrant les rayons ultraviolets. Les fabricants ont toujours affirmé que ces nanoparticules ne franchissent pas la barrière cutanée. Or, relève l'Afsset, "certaines études récentes montrent qu'elles peuvent se retrouver dans la couche profonde de l'épiderme".

Les peaux lésées (blessées, allergiques ou brûlées), ou celles des enfants sont particulièrement vulnérables. Chez des souris, ces particules peuvent atteindre la rate, le cœur et le foie, et causer des lésions pathologiques. Les rejets dans le milieu naturel sont estimés, pour la France, à 230 tonnes par an, mais l'impact de ces substances, dans leur formulation cosmétique, reste à étudier.

- Le cas du sucre en poudre : Quant au sucre en poudre, le consommateur ignore qu'il peut – comme le sel de table – contenir de la nanosilice évitant l'agglomération des grains.

Les éventuels dangers sanitaires de cet additif sont inconnus. Chez le rat, une administration orale à forte concentration peut avoir des effets toxiques sur le foie. Pour les écosystèmes, il n'existe aucune donnée.

ANALYSER LE RAPPORT BÉNÉFICE-RISQUE

Face à tant d'incertitudes, l'Afsset insiste sur la nécessité de "faire progresser les connaissances sur la caractérisation, l'exposition et la dangerosité potentielle des nanomatériaux". En attendant, elle recommande de mettre en place un "étiquetage compréhensible" informant de la présence de nanomatériaux dans les produits, avec leur toxicité et les risques d'exposition.

Des fiches descriptives fournies par les industriels et rassemblées dans une base de données assureraient "une traçabilité". Ce qui constituerait une première en Europe.

Pour "limiter l'exposition des consommateurs et de l'environnement", les experts préconisent en outre de privilégier, à performances et coût égaux, des produits sans nanoparticules, et de restreindre le recours aux nanoproduits à "faible utilité". A leurs yeux, "une analyse socio-économique du rapport bénéfice-risque" s'impose.

A la société de décider si des chaussettes inodores valent vraiment de répandre des tonnes de substances biocides dans la nature.

 

Pierre Le Hir
Article paru dans l'édition du 25.03.10

116.500 euros pour sauver Haïti

à lire sur MEDIAPART :

http://www.mediapart.fr/journal/france/260310/un-ministre-se-paye-un-vol-en-jet-prive-116500-euros-pour-sauver-haiti

Un ministre se paye un vol en jet privé à 116.500 euros pour sauver Haïti

.

 

© DR
Pour aider à la reconstruction d'Haïti après le terrible séisme qui a ravagé l'île début janvier, la République française est prête à tout. Y compris à envoyer son ministre de la coopération et de la francophonie en jet privé – et au prix fort – pour qu'il participe, dans les Antilles, à la Conférence internationale des villes et régions du monde pour Haïti.

18:41 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : société

Le moustique utilisé pour vacciner

lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/03/24/paludisme-l-espoir-du-vaccin-volant-et-piquant_1323641_3244.html
.
Paludisme : l'espoir du vaccin volant et piquant
LE MONDE.FR | 24.03.10 | 12h04


n savait que le moustique était responsable de la transmission du paludisme, il pourrait bientôt en devenir le remède. Des chercheurs de l'université médicale japonaise de Jichi ont modifié génétiquement un moustique afin que sa salive contienne une protéine servant de vaccin contre la Leishmania, une fièvre à phlébotome potentiellement mortelle, selon les conclusions de leurs recherches publiées dans Insect Molecular Biology sous le titre : "Le vaccinateur volant : un moustique transgénique inocule un vaccin contre la Leishmania par voie sanguine".

Une souris piquée par ce moustique transgénique a développé un anticorps contre cette maladie, a expliqué mercredi le professeur Shigeto Yoshida, qui a dirigé l'expérience. Le principe en est simple : lorsqu'un moustique vous pique, il vous injecte une petite quantité de salive déstinée à empêcher la coagulation de votre sang. En agissant sur les glandes salivaires de l'insecte, par exemple en y intégrant un antigène, on permet l'inoculation de cet antigène à toutes les personnes piquées.

"Et le mieux, c'est qu'ils ne vous font pas payer la vaccination", s'enthousiasme M. Yoshida. "Vous serez vacciné sans même le savoir. Vous n'aurez besoin d'aucun médicament et vous n'aurez pas besoin de vous déplacer dans un centre dédié à la vaccination de masse", poursuit le scientifique.

MANQUE ENCORE UN VACCIN

L'équipe considère que l'expérience pourrait conduire à un "vaccin volant" contre le paludisme en moins de dix ans. Dans l'immédiat, le principal obstacle à ce vaccin volant est qu'aucun vaccin contre le paludisme n'a encore été breveté. Un problème qui pourrait être résolu rapidement puisqu'un vaccin est en phase 3 de test actuellement. En novembre, l'Initiative multilatérale sur le paludisme estimait lors de sa conférence panafricaine à Nairobi qu'un vaccin pourrait être breveté d'ici trois à cinq ans. Resteront alors les problèmes éthiques et de réglementation de santé publique, dont les chercheurs reconnaissent qu'ils pourraient constituer un obstacle de taille.

Le paludisme est, selon l'OMS, la cause de plus d'un million de morts par an, essentiellement des enfants de moins de cinq ans en Afrique subsaharienne. Ce n'est pas la première fois que l'utilisation de moustiques génétiquement modifiés est évoquée pour lutter contre les maladies dont ils sont vecteurs. Au printemps 2009, l'OMS rapportait la possibilité prochaine d'implanter des populations de moustiques mâles incapables de se reproduire pour faire chuter la population des vecteurs de la dengue.

 

avec AFP

27/03/2010

Le cerveau s'endort par étapes

lu sur :
http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/page/2/
.
Le cerveau s'endort par étapes
"L'équipe de Michel Magnin (Inserm U879) vient de montrer que le cerveau s'endort par étapes, contrairement au réveil. Les chercheurs ont orienté leurs travaux vers les relations entre le thalamus et le cortex cérébral."Reprise communiqué presse du 17 mars 2010 : "L'ensemble de notre cerveau s'endort-il au même instant ?"
Quotidien du Médecin [Le] , 22/03/2010
-----------------------------------------------------------------
lu sur :
http://public.adequatesystems.com/pub/link/74456/092235612574191268823344660-inserm.fr.html
.

L’ensemble de notre cerveau s’endort-il au même instant ?

Notre cerveau est sans conteste très complexe. Sujet de nombreuses études, cet organe se dévoile un peu plus chaque jour. Aujourd’hui, c’est une partie de son fonctionnement pendant le sommeil qui est mise au jour. Plus particulièrement, Michel Magnin et ses collaborateurs, unité Inserm 879 « Intégration centrale de la douleur chez l’homme » à Lyon, ont démontré le rôle prépondérant joué par le thalamus lors de l’endormissement. Leurs travaux sont publiés dans la revue the PNAS du 23 février 2010.

Chacun sait qu’il faut dormir et se prête, plus ou moins, volontiers à la dernière étape du rituel « métro, boulot, dodo ». Indispensable à notre survie, le sommeil représente un tiers de la vie d’un homme. Cet état particulier, durant lequel notre cerveau est « au repos », est sujet de nombreuses études. Que se passe-t-il réellement dans notre cerveau lors de ces heures d’évasion du monde qui nous entoure ? Pendant longtemps, les chercheurs ont pensé que l’état de sommeil dit lent était corrélé à un changement de l’activité électrique impliquant simultanément la totalité des structures cérébrales. Depuis une quinzaine d’années, ce concept est remis en cause. Plusieurs travaux ont en effet démontré que, lors du sommeil lent, le changement d’activité cérébral qui en découle ne touchait pas l’ensemble du cortex : l’activité du cortex préfrontal étant par exemple parmi les plus diminuées. Mais qu’en est-il des étapes particulières du sommeil telles que l’endormissement ou le réveil ?

Si des données s’accumulent au sujet du fonctionnement du cerveau lors de l’état de sommeil lent, en revanche aucune information sur la dynamique de l’activité cérébrale associée au passage d’un état de vigilance vers un autre n’était jusqu’alors disponible. Michel Magnin et ses collaborateurs de l’unité Inserm 879 « Intégration centrale de la douleur chez l’homme » ont porté leurs travaux sur ce sujet. En particulier, ils ont cherché à savoir si le cortex cérébral et le thalamus, tous deux fonctionnellement liés d’une manière très étroite, « s’endormaient » ou se « réveillaient » simultanément ? Pour répondre à cette question, les scientifiques ont exploité les enregistrements électrophysiologiques effectués pendant plusieurs jours consécutifs chez des patients épileptiques candidats à un traitement chirurgical de leurs crises. En raison de cette intervention, ces patients sont dotés d’électrodes intracérébrales, indispensables à la localisation précise de leur foyer épileptique avant une résection neurochirurgicale.

C’est grâce à ces électrodes que les chercheurs ont eu l’opportunité d’enregistrer simultanément l’activité du thalamus et du cortex cérébral, permettant d’obtenir des résultats significatifs. Le thalamus s’avère être le premier à s’endormir tandis que beaucoup de sites corticaux montrent un retard dans la décroissance de leur activité. Ce retard peut atteindre jusqu’à une vingtaine de minutes et être très variable pour la même zone corticale enregistrée chez différents patients. En revanche l’éveil, lui, est corrélé à une réactivation apparaissant simultanément aux niveaux thalamique et cortical. Ces résultats montrent le rôle prépondérant joué par le thalamus lors de l’endormissement.

© Inserm

Au moment où l’on s’endort, le thalamus (flèche rose), bien qu’étroitement connecté au cortex cérébral (flèche bleue), montre une décroissance de son activité (courbe rose et diagramme temps fréquence du bas) survenant bien avant celle observée dans certaines parties du cortex cérébral (courbe bleue et diagramme temps-fréquence du haut).

« Des territoires corticaux étendus restent activés pendant plusieurs minutes après que le thalamus a adopté une activité caractéristique du sommeil. Cela pourrait expliquer les phénomènes de type hallucinatoire fréquemment observés à l’endormissement et notre surestimation du temps mis pour s’endormir. » explique Michel Magnin.

Pour en savoir plus
Source :

Thalamic deactivation at sleep onset precedes that of the cerebral cortex in humans
Michel Magnin 1,2, Marc Rey 3, Hélène Bastuji 1,2,3, Philippe Guillemant 5, François Mauguière1,4, and Luis Garcia-Larrea1,2

1 Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale U879, Bron, F-69677, France;
2 L’Université Lyon 1, Lyon F-69000 France;
3 Service de Neurophysiologie Clinique, CHU Timone, Hôpital Timone, Marseille F-13385 France;
4 Service de Neurologie Fonctionnelle et d’Epileptologie, Hôpital Neurologique, Hospices Civils de Lyon, Bron F-69677 France;
5 Institut Universitaire des Systèmes Thermiques Industriels,
Université de Provence, Marseille F-13453, France

The PNAS, February 23, 2010 vol. 107 no. 8 3829-3833

Contact chercheur :
Michel Magnin
Directeur de recherche, unité Inserm 879 « Intégration centrale de la douleur chez l’homme », Lyon.
Tél : +33 (0)472681319/ Email : michel.magnin@univ-lyon1.fr

Contacts presse :
Amélie Lorec

Tél : 01 44 23 60 73 / Email : presse@inserm.fr

14:29 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sciences

26/03/2010

Polémique passage à l'heure d'été

lu sur :
http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/03/26/l-irresistible-mais-polemique-passage-a-l-heure-d-ete_1324978_3224.html
.
L'irrésistible mais polémique passage à l'heure d'été
LE MONDE.FR | 26.03.10 | 18h13  •  Mis à jour le 26.03.10 | 19h34


imanche 28 mars à deux heures, il sera trois heures : la France et les pays européens avanceront leurs montres et pendules d'une heure ce week-end, à l'occasion du passage à l'heure d'été.

L'heure d'été a été instituée en 1974 à la suite du choc pétrolier dans le but de réaliser des économies d'énergie en réduisant les besoins en éclairage en fin de journée. Mais ce n'est qu'en 1976 qu'elle est rentrée en application, non sans provoquer un certain scepticisme, comme celui de Roger Gicquel dans ce journal télévisé du 26 mars 1976 (voir: www.ina.fr ).

Selon l'Agence française de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) le changement d'heure a permis d'économiser en 2009 440 GWh en éclairage, soit la consommation d'environ 800 000 ménages. Grâce à ces économies, la France a ainsi évité l'émission de 44 000 tonnes de CO2. L'Ademe estime qu'en 2030 la réduction globale des émissions due au changement d'heure pourrait être de 70 000 à 100 000 tonnes de CO2.

LES MILITANTS ANTI-HEURE D'ÉTÉ

Les opposants à l'heure d'été sont cependant nombreux. L'association La Méridienne, qui milite pour le retour à l'heure méridienne, estime que "les économies faites l'après-midi sont annulées par les dépenses supplémentaires faites le matin". Plusieurs rapports parlementaires se sont penchés sur la question. En 1990, une jeune députée socialiste, Ségolène Royal, avait fait de l'abandon de l'heure d'été un enjeu de santé publique ( voir : www.ina.fr ).

Par ailleurs, tous les foyers sont invités à éteindre leurs lumières pendant une heure, samedi soir, au cours de l'opération "Earth Hour, 60 minutes pour la planète", lancée à l'initiative du WWF, à laquelle participent plus de 2 000 villes dans le monde.

 

avec AFP
Article paru dans l'édition du 27.03.10

20:03 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : société

25/03/2010

Compléments alimentaires et société néo-libérale

lu sur :
http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/
.
Compléments alimentaires : l’Union européenne va légiférer
.
(NB : peut-être, mais quand et comment ???)
.
Deux ouvrages récents dénoncent "l'enfumage" des compléments alimentaires. Le premier est signé Luc Cynober (pharmacologue) et Jacques Fricker (nutritionniste) : 'La vérité sur les compléments alimentaires'. Le second, élaboré par Stéphane Korsia-Meffre, est un 'Vidal' destiné à guider les lecteurs sur le sujet.
En ligne de mire des détracteurs du complément alimentaire : l'absence d'évaluation avant leur mise en circulation, et un argumentaire qui ne semble pas dépasser le stade du marketing.
De plus, une consommation excessive de minéraux et de vitamines peut s'avérer toxique, surtout quand les effets de plusieurs produits s'additionnent.
Le chiffre d'affaires de ce marché culminait déjà à 1 milliard d'euros en 2008. En France, il a doublé en l'espace de dix ans.
L'Union européenne s'est saisie de ce problème et a commencé à examiner les "allégations santé" brandies par les fabricants. Pour l'heure, sur 4 000 dossiers d'allégations, 3 500 ont été rejetés.
En 2011, les compléments alimentaires ne pourront plus faire impunément réclame de leurs prétendues vertus thérapeutiques.
Le Point, 25/03/2010

06/03/2010

Promotion du nucléaire par la France

« Sortir du nucléaire » dénonce une conférence internationale à Paris pour la promotion du nucléaire

5/3/2010

communiqué de presse lu sur :

http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php?aff=669



Les 8 et 9 mars prochain, Paris accueillera une conférence internationale pour inviter 65 pays à se doter de la technologie nucléaire, organisée avec le concours de l’OCDE. Ouverte par Nicolas Sarkozy et animée par le Directeur Général de l’AIEA, son objectif affiché est de « promouvoir l’usage pacifique et responsable de l’énergie nucléaire », tout en dissuadant de se tourner vers des applications militaires.

Le Réseau « Sortir du nucléaire » souligne la duplicité des autorités françaises. Celles-ci propagent une distinction artificielle entre un nucléaire civil « pacifique » et un nucléaire militaire à réserver à un club fermé.

Le nucléaire « civil » est un alibi facile pour camoufler l’enrichissement de l’uranium à des fins militaires. Cet enrichissement est en effet une étape indispensable pour fabriquer tant le combustible des centrales que la matière fissile des bombes. La communauté internationale elle-même reconnaît implicitement cette faille : pourquoi, sinon, s’offusquer de la volonté de l’Iran de posséder sa propre usine d’enrichissement ?

Enfin, rappelons-nous que la France a elle-même aidé certains Etats (Israël, Irak, Afrique du Sud) dans leurs tentatives pour se doter de la bombe[1]. A quelques mois de la révision du Traité de Non Prolifération, la tenue de cette conférence est une véritable provocation. Tant qu’il y aura des centrales, il y aura des bombes !

Le Réseau « Sortir du nucléaire » dénonce les risques que la France fait courir au monde entier en cherchant à propager la technologie nucléaire.

De la pollution générée par les mines d’uranium à l’héritage empoisonné des déchets radioactifs, du risque permanent d’accident à la menace terroriste, le nucléaire représente un danger global.

Au-delà des risques majeurs qu’elle comporte, cette technologie est totalement inadaptée pour répondre aux grands enjeux énergétiques et environnementaux actuels, notamment l’épuisement des ressources et le changement climatique.

Enfin, ce grand raout atomique n'est-il pas une tentative désespérée de faire oublier les difficultés de la filière nucléaire française ?

En effet, malgré les discours de relance, la production d’électricité nucléaire mondiale est en déclin[2], et l’industrie nucléaire française en pleine déconfiture. Les chantiers de l’EPR connaissent des déboires permanents, et les investisseurs ne s’y trompent pas : le nucléaire est un puits sans fond !

Le Réseau « Sortir du nucléaire » appelle les Etats participants à la lucidité, et à se tourner vers d’autres options sûres et prometteuses (efficacité énergétique, énergies renouvelables) plutôt que vers une technologie dangereuse et coûteuse.

Conférence de presse et action le lundi 8 mars à 11 h, Place de Colombie (accès : RER C, arrêt Henri Martin)

Contact : Charlotte Mijeon
charlotte.mijeon@sortirdunucleaire.fr
Tél : 06 75 36 20 20



[1] Pierre Péan, Les Deux Bombes, Editions Fayard, 1982 ; Bruno Barillot, Le complexe nucléaire, CDRPC/ Réseau « Sortir du nucléaire »

[2] Mycle Schneider, World Nuclear Industry Status Report, 2009

Lien permanent vers ce communiqué: http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php?aff=669

05/03/2010

Réchauffement climatique : importante fuite de méthane de l'océan Arctique dans l'atmosphère

lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/03/04/importante-fuite-de-methane-de-l-ocean-arctique-dans-l-atmosphere_1314668_3244.html#ens_id=1275244
.
Importante fuite de méthane de l'océan Arctique dans l'atmosphère
LEMONDE.FR avec AFP | 04.03.10 | 21h22  •  Mis à jour le 04.03.10 | 21h22


e fond de l'océan Arctique libère du méthane, un puissant gaz à effet de serre, à un rythme plus élevé que ne le pensaient les experts, ce qui pourrait aggraver le réchauffement climatique, selon une étude publiée jeudi dans la revue Science.

"Cette découverte met en évidence une source de méthane importante mais jusqu'ici négligée provenant du permafrost [le sol gelé en permanence] situé sous l'eau, plutôt que sous les terres", écrivent les auteurs de l'étude, qui soulignent que "ces émissions risquent d'avoir à l'avenir un effet dramatique sur le réchauffement climatique".

Cette équipe de recherche internationale a étudié entre 2003 et 2008 les eaux du plateau arctique de Sibérie orientale, qui couvrent plus de 2 millions de kilomètres carrés dans l'océan Arctique. De précédentes études effectuées en Sibérie s'étaient plutôt concentrées sur le méthane s'échappant sous l'effet du dégel du permafrost situé sur le continent.

Les scientifiques ont en effet longtemps considéré que le permafrost situé sous l'océan Arctique constituait une barrière infranchissable pour le méthane, un gaz dont l'effet de serre est trente fois supérieur à celui du CO2. Mais les observations de l'équipe de l'université de Fairbanks montrent que le permafrost sous-marin est perforé et laisse échapper de grandes quantités de méthane.

 

--------------

lu sur :

http://www.sciencemag.org/cgi/content/short/327/5970/1211

.

Science 5 March 2010:
Vol. 327. no. 5970, pp. 1211 - 1212
DOI: 10.1126/science.1187270

Perspectives

Climate Change:

How Stable Is the Methane Cycle?

Martin Heimann

Methane is, after water vapor and carbon dioxide, the third most important greenhouse gas in the atmosphere. Its concentration in the atmosphere has more than doubled since preindustrial times. Human energy production and use, landfills and waste, cattle raising, rice agriculture, and biomass burning are considered responsible for this increase (1). However, ~40% of current global methane sources are natural. Most natural emissions come from anaerobic decomposition of organic carbon in wetlands, with poorly known smaller contributions from the ocean, termites, wild animals, wildfires, and geological sources. Two observational studies now shed light on how these natural sources are changing in today's changing climate (2, 3).

Max-Planck-Institut für Biogeochemie, Hans-Knöll-Strasse 10, 07745 Jena, Germany.

E-mail: martin.heimann{at}bgc-jena.mpg.de

 

FRANCE : le gouvernement actuel est-il opposé aux OGM ?

lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/03/05/la-france-est-elle-vraiment-opposee-aux-ogm_1314725_3244.html#ens_id=1269926
.
La France est-elle vraiment opposée aux OGM ?
LEMONDE.FR | 05.03.10 | 15h59  •  Mis à jour le 05.03.10 | 16h07


es OGM peuvent-ils gagner du terrain en France, pays traditionnellement frileux en matière de biotechnologies ? La question reste posée après la décision de la Commission européenne, mardi 2 mars, d'autoriser dans l'Union européenne la culture de l'Amflora, la pomme de terre génétiquement modifiée du groupe allemand BASF, tout en laissant à chaque Etat membre le soin de décider de la cultiver ou pas.

Côté français, la réaction ne s'est pas fait attendre. "Oui à la recherche et à l'expertise, non aux OGM qui nous sont imposés", a affirmé Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat à l'écologie, avant de préciser : "Ce qu'on conteste aujourd'hui, c'est une proposition d'OGM dont ne voit pas ce qu'elle apporte : pourquoi accepter les incertitudes environnementales alors qu'on n'en voit pas les bénéfices ?" La France a alors renvoyé le dossier Amflora au Haut Conseil des biotechnologies (HCB), le collège d'experts créé en 2008 par la loi sur les OGM, pour pouvoir "arrêter sa position" sur le sujet. Elle a par ailleurs souhaité "qu'il n'y ait plus d'autorisation d'OGM sans le renforcement de l'expertise scientifique communautaire".

CLAUSE DE SAUVEGARDE

Officiellement, la position de la France sur les OGM est donc très claire. C'est l'Union européenne qui délivre les autorisations de mise sur le marché ou de mise en culture des organismes génétiquement modifiés. Ces autorisations sont basées sur une évaluation, au cas par cas, des risques pour la santé publique et l'environnement, réalisée par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) après consultation des Etats membres. La France, comme les autres pays, peut ensuite faire jouer la clause de sauvegarde pour interdire sur son territoire l'un de ces OGM, après avis du HCB, en ce qui concerne les risques environnementaux, et de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa), pour les risques nutritionnels et sanitaires des aliments contenant des OGM. Elle l'a ainsi fait en 2008, avec six autres pays, pour le maïs MON 810 du géant américain Monsanto, au motif qu'il risquait de contaminer les cultures traditionnelles et biologiques.

COMMERCIALISATION AUTORISÉE

Mais dans la pratique, la position française présente quelques ambiguïtés. S'ils ne sont pas autorisés à la culture, une trentaine d'OGM, cultivés à l'étranger, sont malgré tout importés en France, essentiellement pour l'alimentation animale et l'industrie, grâce à des autorisations de mise sur le marché européennes. Rien que pour l'année 2009, cinq autorisations ont été délivrées, quatre de maïs et une d'œillets. Une "contradiction" qui découle du "pragmatisme politique", selon Philippe Gracien, directeur du Groupement interprofessionnel des semences et des plants (GNIS), pro-OGM : "La commercialisation des produits OGM, assez discrète, passe mieux vis-à-vis de l'opinion publique que leur culture."

Pour le gouvernement, la justification est tout autre : il s'agit d'éviter la contamination, par dissémination du pollen, des plans non transgéniques par les OGM. Un argument qui ne tient pas, avance Michel David, secrétaire national de la Confédération paysanne. "Quand on importe 4,5 millions de tonnes de soja, dont les trois quarts génétiquement modifiées, chaque année, on s'expose naturellement à la contamination de nos champs pendant le transport. Sans compter que l'on retrouve ces OGM dans la viande, le lait ou encore les œufs", déplore-t-il.

INVESTISSEMENT DANS VILMORIN

Là où l'argumentaire français bat de l'aile, c'est dans la décision, lundi 1er mars, du Fonds stratégique d'investissement (FSI), détenu par l'Etat et la Caisse des dépôts, d'apporter 150 millions d'euros au capital de la coopérative agricole française Limagrain. Créé fin 2008 par Nicolas Sarkozy, cet organisme public a pour mission de financer les entreprises françaises jugées stratégiques. Pour son premier investissement dans le secteur de l'agroalimentaire, il a choisi d'aider Limagrain, qui souhaite augmenter le capital de sa filiale, le semencier Vilmorin, dont l'un des axes de développement est basé sur culture d'OGM.

"C'est une vraie escroquerie, martèle Arnaud Apoteker, responsable de la campagne OGM de Greenpeace. Au lieu d'utiliser cet argent public pour développer une agriculture durable, la France finance une partie de la recherche et de la culture d'OGM à l'étranger, dont une des conséquences sera de générer de nouvelles autorisations de mise sur le marché en Europe." Du côté du FSI, on se défend en affirmant que la décision d'investissement, indépendante de l'Etat, se justifie par le "secteur très concurrentiel et stratégique pour l'agriculture française", tout en avouant à demi-mot que "Vilmorin doit se renforcer par rapport aux autres grands semenciers internationaux, qui, eux, maîtrisent les OGM".

Au final, la France s'avère moins réticente aux OGM lorsqu'il s'agit de permettre à son industrie de jouer un rôle dans ce secteur prometteur et lucratif. Car aujourd'hui, le marché des OGM est en très forte croissance et ses produits se vendent 50 à 100 % plus cher que les autres. Pour Guy Kastler, membre du Haut Conseil des biotechnologies et de la commission OGM de la Confédération paysanne, "la France utilise les normes environnementales et sanitaires sur les OGM pour ralentir la concurrence étrangère et donc soutenir l'industrie française". Et de conclure : "Aujourd'hui, il n'y a pas de culture d'OGM en France car aucun n'est issu de brevet français."

 

Audrey Garric

03/03/2010

L'innocuité de la pomme de terre transgénique mise en cause

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/03/03/l-innocuite-de-la-pomme-de-terre-transgenique-mise-en-cause_1313674_3244.html#ens_id=1269926

.

L'innocuité de la pomme de terre transgénique mise en cause
LE MONDE | 03.03.10 | 12h00  •  Mis à jour le 03.03.10 | 12h03
Bruxelles, envoyés spéciaux


a reprise des cultures transgéniques en Europe ne devrait pas se dérouler aisément. L'autorisation d'une pomme de terre transgénique, mardi 2 mars, par la Commisson européenne, a suscité de vives réactions.

La firme allemande BASF, qui a mis au point cette variété, s'est réjouie de la décision, tandis que l'organisation des industriels des biotechnologies agricoles, Europabio, s'est déclarée "encouragée par cette approche fondée sur la réglementation". Europabio souligne que dix-sept OGM (organismes génétiquement modifiés) sont actuellement en cours de procédure d'autorisation.

L'Allemagne, la Suède, la République tchèque et les Pays-Bas devraient commencer à cultiver cet OGM (organisme génétiquement modifié) au printemps. L'Italie et l'Autriche ont en revanche immédiatement annoncé leur intention d'interdire sa culture.

Le gouvernement français, qui a, comme six autres pays européens, suspendu sine die la culture du maïs Mon 810 (autorisé par l'Europe en 1998), a indiqué par un communiqué du ministère de l'Ecologie qu'il "allait saisir le Haut conseil des biotechnologies (HCB), notamment sur la présence dans cette pomme de terre d'un gène de résistance à un antibiotique." Le 1er mars, le Fonds stratégique d'investissement français a annoncé l'injection de 150 millions d'euros dans la coopérative Limagrain, qui développe des OGM.

Les organisations écologistes (Greenpeace, Friends of the Earth, France nature environnement) ont de leur côté vivement critiqué la décision de Bruxelles. Quant aux députés Verts européens, ils stigmatisent "l'incapacité des commissaires à prendre en compte les points de vue clairement exprimés par un nombre important des Etats membres ainsi que par une large majorité des citoyens européens."

L'annonce a été faite par le commissaire européen à la santé et à la protection des consommateurs, John Dalli. C'est la première fois depuis douze ans que l'Union européenne délivre une telle autorisation. Dénommée Amflora, cette pomme de terre a été génétiquement modifiée afin d'augmenter son contenu en un composant chimique de l'amidon, l'amylopectine, dans le but de satisfaire des usages dans l'industrie du papier.

La validité scientifique de la décision suscite de vives interrogations. La pomme de terre Amflora contient en effet un gène de résistance aux antibiotiques kanamycine et neomycine. Or, la directive européenne sur les OGM 2001-18 prévoyait (son article4-2) "l'élimination" de tels marqueurs, pour éviter l'éventuelle émergence de bactéries résistantes.

INDÉPENDANCE

L'Agence européenne de sécurité des aliments (AESA), sur les avis de laquelle la Commission se repose, a cependant jugé que ce marqueur ne posait pas de problème. Pourtant, deux avis de l'Organisation mondiale de la santé, en février 2005, et de l'Agence européenne des médicaments (EMEA), en février 2007, ont estimé que les antibiotiques concernés avaient un caractère thérapeutique notable. La position de l'AESA n'apparaît donc pas totalement convaincante. Pour Greenpeace, l'acceptation d'un OGM doté d'un marqueur de résistance aux antibiotiques est "incohérent".

L'indépendance de l'AESA est, d'autre part, sujet à controverse depuis que l'Observatoire européen des multinationales (CEO) a révélé en janvier que la coordinatrice scientifique du groupe d'experts sur les OGM de l'AESA, Suzy Renckens, avait été embauchée en 2008 par le groupe Syngenta, qui produit des OGM : la société espère notamment que son maïs Bt 11 sera prochainement autorisé.

Les critiques à l'égard de l'agence européenne ont été relayées par les Etats membres : le 4 décembre 2008, le conseil des ministres européens de l'environnement avait adopté à l'unanimité des conclusions demandant d'"améliorer" le système d'expertise communautaire et "une évaluation détaillée des effets à long terme sur l'environnement" des OGM. Mais depuis cette réunion, peu de changements ont été apportés. Selon des fonctionnaires européens, "la réforme de l'ASEA n'est pas à l'ordre du jour".

En fait, plutôt que de renouveler la méthode d'expertise, la Commission préfère assouplir le processus d'autorisation. D'ores et déjà, a indiqué John Dalli, "chaque Etat est libre d'autoriser ou non la culture de cet OGM". D'ici à l'été, des réflexions seront menées au sein de la Commission de façon à donner plus de souplesse aux Etats membres pour appliquer, ou pas, sur leur territoire, les autorisations accordées au niveau européen. Il s'agit d'élargir leur marge de manœuvre, soit dans le cadre de la législation existante, soit en refondant les lois européennes.

 

Hervé Kempf et Philippe Ricard
Article paru dans l'édition du 04.03.10

19:26 Publié dans OGM | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ogm, environnement, santé

OGM et Europe : le forcing de la commission européenne

OGM : Bruxelles donne le feu vert à la mise en culture d’une pomme de terre modifiée

Bruxelles vient d'autoriser la culture d'une pomme de terre OGM, l'Amflora. La commission  européenne a également donné son aval à l'utilisation de produits dérivés de l'amidon d'Amflora, pouvant être utilisés à des fins industrielles ou dans l'alimentation animale.

Les adversaires des OGM s'insurgent contre cette "véritable offensive".

Le commissaire en charge de la Santé et de la Politique des consommateurs,John Dalli précise : "Notre décision se fonde sur plusieurs analyses de sécurité menées par l'Agence européenne de sécurité des aliments et sur notre volonté de soutenir une recherche et une innovation responsables en Europe". Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Écologie, a demandé au HCB (Haut Conseil des biotechnologies) de formuler un avis, qui demandera probablement quelques mois de réflexion.

Jean Jacques Leguay, vice-président du HCB, fait remarquer que commercialisation et culture ne signifient pas la même chose en termes de sécurité. L'importation d'OGM est quasiment sans risque en ce qui concerne la dissémination des gènes modifiés, ce n'est pas le cas de la culture in situ.

Echos [Les] , 03/03/2010 - Figaro [Le] , 03/03/2010 - Libération , 03/03/2010

« La stratégie du choc »

Il faut lire le livre à défaut de voir le film.

voir aussi la note :

Incinération des déchets...

http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2009/11/11/incineration-des-dechets-toxiques-en-irak-et-afghanistan.html

 

.

Le film « La stratégie du choc », d'après le livre de Naomi Klein

le film "La Stratégie du Choc"Le premier à s'être rendu compte que « nous », dans un état de choc, étions plus enclins à suivre les leaders, fut Milton Friedmann, dans les années 50.

Initiateur de la pensée ultralibérale et théoricien du courant monétariste (notamment suivi par Reagan et Thatcher), il conseillait aux hommes politiques d'imposer immédiatement après une « crise » les réformes économiques avant que les gens n'aient eu le temps de se ressaisir.

Il qualifiait cette méthode de « traitement de choc ». Naomi Klein parle elle dans son livre de « stratégie du choc ».

En utilisant de nombreuses images d'archives, Michael Winterbottom et Mat Whitecross mettent en perspective les arguments de Naomi Klein et son « encouragement à résister ». Sortie en salles le 3 mars 2010. (Voir la bande-annonce)


 

 

Rue89, partenaire du film, vous propose d'assister à l'avant-première du film le mardi 2 mars 2010 à 20h, au cinéma Racine Odéon (6, rue de l'école de médecine, Paris VIe). Pour cela, il vous suffit de nous faire parvenir un mail avant le lundi 1er mars, 18h. Un tirage sera effectué parmi vos messages. Vingt invitations (dix pass valables pour deux personnes) sont disponibles.

01/03/2010

Les Mémoires de Casanova sont à Paris

lu sur :
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/325ac6aa-24b1-11df-ad48-41050ff556f8|1
.
lundi 1 mars 2010

Les Mémoires de Casanova sont à Paris

Par Frédérique Roussel
Après plus de deux siècles de censure, de tribulations et de traductions édulcorées, le manuscrit original des Mémoires du célèbre Vénitien vient d’être acheté par la Bibliothèque nationale de France, à prix d’or

Personne ou presque ne les avait vus depuis cinquante ans. Ils avaient été gardés précieusement sous clé pendant près d’un siècle et demi. Les manuscrits de l’Histoire de ma vie de Giacomo Girolamo Casanova (1725-1798) viennent comme de sortir de terre grâce à leur acquisition par la Bibliothèque nationale de France (BNF) jeudi dernier. Leur accueil dans le giron français est l’aboutissement d’une négociation de deux ans avec la maison d’édition Brockhaus qui les détenait depuis 1821.

En septembre 2007, l’éditeur allemand charge un certain comte Douglas de négocier leur vente. L’ensemble comprend plus de 3768 feuillets et des opuscules, notamment «Lucubrations sur l’usure», adressées à l’empereur d’Autriche, et les échanges de Casanova avec Voltaire. Pour Brockhaus, la destination des manuscrits ne fait pas de doute: l’Histoire de ma vie représente un monument de la littérature française, la priorité est de les proposer à la France.

Prévenu de la démarche, Claude Martin, ambassadeur de France à Berlin, alerte la BNF. «Le 7 décembre 2007, raconte Bruno Racine, son président, nous sommes partis à Zurich pour aller voir les fameux écrits. Ils étaient conservés dans la zone de fret de l’aéroport. On nous a fait rentrer dans une petite salle. Sur la table étaient disposées les 12 boîtes qui contiennent les 3768 pages de l’Histoire de ma vie. Le cadre était fort peu évocateur et nous avions sous nos yeux émus cette écriture venue du XVIIIe siècle.»

L’écriture de Casanova frappe immédiatement les visiteurs. Elle apparaît tantôt appliquée, recopiant sans doute, tantôt nerveuse, traversée par les états d’âme du mémorialiste. Reste à fixer un prix. Les estimations situent sa valeur entre 5 et 20 millions d’euros. Le montant sera finalement négocié à 7,25 millions d’euros [environ 10,6 millions de francs].

Mais il faut réunir la somme, un challenge en période de crise… Le feuilleton durera plus de deux ans, Brockhaus n’étant heureusement pas pressé. «Brockhaus, qui ne voyait pas le sens de les conserver éternellement dans un coffre, voulait qu’ils soient accessibles aux chercheurs», précise Bruno Racine. Un généreux mécène qui souhaite demeurer anonyme accepte finalement de couvrir l’intégralité de la somme, dans le cadre de la loi du 1er août 2003 relative au mécénat. La BNF vient ainsi de réaliser l’acquisition la plus chère de son histoire. Au regard du manuscrit du Voyage au bout de la nuit de Céline, acquis mémorablement à 1,6 million d’euros, ou celui de Jacques de Châtillon, à 3 millions.

«Les manuscrits d’œuvres majeures du XVIIIe sont exceptionnels, ajoute Bruno Racine, qui a mené avec opiniâtreté l’entrée de la vie relatée de Casanova à la BNF. Il s’agit en plus d’un texte mythique, qui reste encore à découvrir.» On y trouve des noms complets qui ne sont qu’à l’état d’initiales dans la version intégrale, publiée en 1960 seulement.

Les casanovistes du monde entier vont pouvoir enfin toucher du doigt les feuillets, qui vont être numérisés rapidement pour être accessible sur Gallica (la bibliothèque virtuelle de la BNF). Une exposition est déjà programmée pour l’automne 2011. «Depuis quelques années, nous avons appris à mieux lire ses écrits et à voir en lui ce qu’il est aussi avant tout: un des grands auteurs de la littérature française du XVIIIe siècle», a estimé Frédéric Mitterrand, le ministre de la Culture, avant d’apposer sa signature le 25 février sur l’acte de vente.

«Le paradoxe, c’est que cette œuvre pleine de vie a été écrite au crépuscule de son existence en même temps qu’au crépuscule du siècle, au milieu de cette tourmente révolutionnaire qui est peut-être un écho à sa vie, un peu comme le papillon qui, de loin, dit-on, déclenche une tornade.» L’œuvre aura vécu une épopée rocambolesque, digne du sulfureux Vénitien, joueur invétéré et esprit superstitieux.

Il faut imaginer Casanova rédigeant ses Mémoires. «Digne ou indigne, ma vie est ma matière, ma matière est ma vie.» Il faut imaginer cet aventurier vieillissant reclus dans le château de Dux, en Bohême, où il joue le bibliothécaire grâce à la générosité du comte de Waldstein. On est en 1789 quand le célèbre libertin commence l’Histoire de ma vie. A 64 ans, il est souffrant et son médecin lui conseille en guise de remède de reprendre le récit de ses aventures entamé en 1780. En quatre ans de rédaction, il retrace les péripéties de son existence mouvementée et voyageuse, de sa naissance à 1774. Sur l’insistance du prince de Ligne, qui souhaitait lire ses Mémoires, Casanova entreprend, à partir de 1794, un minutieux travail de révision du premier jet.

En mai 1798, se sentant proche de la mort, il lègue son volumineux manuscrit à son neveu, Carlo Angiolini. Après la mort de son oncle, le 4 juin 1798, Carlo ramène cet héritage littéraire à Dresde. Ce n’est qu’en 1820 que son propre fils décide de vendre les manuscrits et se met en rapport avec l’éditeur Friedrich Brockhaus, à Leipzig. L’éditeur regarde avec une vive curiosité cette masse de feuilles à l’écriture serrée. Il a sous les yeux l’autobiographie authentique de l’aventurier du XVIIIe siècle, qui s’était baptisé lui-même chevalier de Seingalt. La transaction est conclue en janvier 1821 pour une somme assez modeste.

Le texte circule alors dans les cercles littéraires. La narration audacieuse des aventures érotiques de Casanova, qui trousse pas moins de 122 femmes dont une religieuse, choque les esprits de l’époque. Friedrich Brockhaus, convaincu de leur intérêt, tente de trouver un traducteur. Wilhelm von Schütz commence à travailler sur le texte dès l’été 1821. A la fin de la même année, Brockhaus publie trois chapitres des mémoires dans sa revue Urania.

Les premières apparitions du récit de Casanova heurtent, comme l’a raconté Hubertus Brockhaus, descendant de l’éditeur, dont la famille vient de céder le manuscrit. Ainsi rapporte-t-il que la romancière et critique littéraire Johanna Schopenhauer, mère du philosophe, trouve du plaisir à la lecture des extraits publiés dans Urania, mais s’émeut des saillies propres à faire rougir la gent féminine.

Elle écrit à Brockhaus: «Le Casanova dans Urania est parfaitement remarquable. Que vous, cher monsieur Brockhaus, laissiez balayer soigneusement les grossièretés et qu’ainsi vous montriez considération pour nous les femmes, est délicat et mérite d’être loué par nous toutes. […] Car la lecture est trop amusante pour que nous nous en voyions privées.»

Le premier volume de l’édition allemande sort en 1822, expurgé de ses passages trop licencieux. Mais Schütz trouve dommage de raboter autant dans la langue de Casanova. Il écrit ainsi à Brockhaus, toujours selon son descendant Hubertus: «Je ne peux tout à fait approuver que vous vouliez étouffer […] la partie érotique de ces Mémoires, même dans l’édition de l’original. A mon avis, une forte sensualité serait surtout bénéfique à l’impuissance bigote de notre époque.» Le traducteur abandonnera après la publication du cinquième volume en 1824.

Entre-temps, des éditions pirates de ce déjà best-seller au fumet de soufre ont commencé à circuler en France. Brockhaus, décidé à s’engager dans une édition française, demande à un professeur de français de l’Académie militaire de Dresde, Jean Laforgue, de s’y atteler. La consigne est de nettoyer le texte de Casanova de ses italianismes et d’épurer les passages trop osés. Les deux premiers volumes paraissent en 1826. L’œuvre est interdite par le gouvernement de Saxe après la publication du quatrième tome. Même censure en France pour les quatre tomes suivants, publiés à Paris en 1832, les Mémoires de Casanova sont mis à l’index des livres interdits.

Déjà, la langue enjouée et fluide de Casanova a subi quelques outrages. Les nombreuses coupures opérées par Schütz ont enlevé beaucoup à la vivacité du texte. Quant à Jean Laforgue, il a non seulement édulcoré les scènes érotiques mais aussi réécrit au tamis de ses convictions les passages où Casanova parle de politique (il aurait de surcroît égaré corps et bien quatre chapitres des manuscrits).

Bien que libertin, le Vénitien restait un personnage de l’Ancien Régime. A l’inverse de son traducteur, plutôt anticlérical et perméable aux idées révolutionnaires. Mais ce sont ces versions qui vont servir aux éditions successives des Mémoires de J. Casanova de Seingalt, avant l’édition intégrale sans tripatouillages de 1960 sous le titre originel de l’Histoire de ma vie.

Car les manuscrits vont rester sous les verrous pendant très longtemps. L’opprobre de l’époque pour un texte jugé scabreux y est sans doute pour quelque chose. «Comment une maison d’édition aussi respectable peut-elle publier une œuvre aussi amorale?» s’entendent incriminer les deux jeunes fils de Friedrich Brockhaus, disparu en 1823. On préféra alors la faire oublier. Les nombreuses sollicitations de casanovistes pour approcher la source infâme restèrent vaines. Cent quarante ans de frustration littéraire et intellectuelle.

«Une situation bizarre sinon unique dans l’histoire du livre», relève la préface de l’édition Bouquins *. «Même les dieux luttent en vain contre les Brockhaus», se plaindra l’écrivain autrichien Stefan Zweig, à qui on en refusa l’accès. Au dire des propriétaires historiques, la raison de l’escamotage tenait aussi à leur rêve de publier eux-mêmes la grande édition des mémoires.

Mais grâce à eux, les précieux feuillets survivent miraculeusement aux péripéties de l’histoire. En 1943, la prestigieuse maison Brockhaus est fermée par les nazis. La famille décide de déposer les boîtes contenant les in-folio dans un coffre-fort de banque pour qu’ils ne soient pas détruits par les bombardements. Quand les Américains conquièrent Leipzig en juin 1945, ils proposent aux maisons d’éditions qui ne s’étaient pas ralliées au régime nazi de les suivre à l’Ouest. Casanova se retrouve ainsi embarqué dans un camion militaire américain. Pour atterrir à Wiesbaden, où se situe encore aujourd’hui le siège de la maison Brockhaus.

Ce n’est que quinze ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale que Brockhaus réalisera son rêve d’une édition intégrale en français d’après le texte authentique du manuscrit, avec Plon. Pendant près d’un siècle et demi, plus de 500 éditions différentes des Mémoires sont parues basées sur les traductions ou versions de Schütz, de Laforgue voire de Busoni. La sortie du «texte intégral du manuscrit original» tient véritablement du scoop mondial. Entre 1960 et 1962 paraissent 12 volumes. Les manuscrits demeuraient depuis à l’abri des regards.

Il faut imaginer Casanova à sa table au château de Dux. Les carnets dans lesquels il a noté ses déplacements et ses rencontres sont éparpillés autour des feuillets où il va inscrire son récit à jamais. Celui qui arrive ici plus de deux siècles plus tard. Vénitien, prêtre défroqué, militaire, prisonnier, fuyard, espion, séducteur, il fut. Sa liberté et son cynisme laissent vivre sa plume, peu inquiète de sa crudité. Il y a le libertinage, certes, mais il y a aussi la chronique sans tabous de l’Europe des Lumières. «Le lecteur qui aime à penser verra dans ces Mémoires que n’ayant jamais visé à un point fixe, le seul système que j’eus, si c’en est un, fut celui de me laisser aller où le vent qui soufflait me poussait.»

 

* L’édition présentée et établie par Francis Lacassin en 1994 propose une très précise «Biographie du manuscrit». (Ed. Robert Laffont, coll. Bouquins.)




13:40 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire