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30/04/2010

Les agences de notation et la spéculation

à lire sur :
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http://www.mediapart.fr/journal/economie/290410/les-agences-de-notation-agents-de-la-speculation
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Par Martine Orange

Dans le passé, elles n'ont rien vu et ont cautionné toutes les dérives du marché, et en premier les subprimes. Aujourd'hui, elles se posent en juges des politiques d'Etat. Avec la dégradation de la Grèce, du Portugal et de l'Espagne, les agences de notation se trouvent à nouveau sur le banc des accusés, soupçonnées d'alimenter la spéculation contre l'euro.

 

voir aussi :

L'Euro, la spéculation et les agences de notation

29/04/2010

L'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments et et le laxisme des normes

28/04/2010

L’Afssa indécise quant au sort à réserver au BPA

Dans un avis rendu le 29 janvier 2010, l’Afssa (1) recommandait la collecte de données afin d’évaluer l’exposition des consommateurs français au bisphénol A (BPA) et de mesurer les effets potentiels sur la santé humaine. Produit chimique utilisé depuis de nombreuses années pour la fabrication de certains plastiques, le BPA inquiète par sa capacité à migrer dans les aliments mis en contact avec les plastiques incriminés (boîtes de conserve, cannettes, vaisselle, biberons…), propension aggravée par le chauffage.
A l’heure actuelle, l’Afssa a collecté 769 données relatives aux teneurs en BPA des aliments, issues de publications scientifiques, des professionnels et d’associations de consommateurs. Celles-ci varient sensiblement selon le type de conditionnement mais également d’un produit à l’autre. Ainsi, pour les sodas, les valeurs les plus basses sont inférieures au seuil de détection, les plus hautes allant jusqu'à 17 µg/kg d'aliment. Concernant les conserves de légumes, de poissons et les plats cuisinés, les valeurs les plus hautes atteignent jusqu'à 128 µg/kg d'aliment, les plus basses étant également inférieures au seuil de détection.

S’appuyant sur ces données, l’Afssa finalise actuellement « la première étude d’exposition des consommateurs français au BPA ». Les conclusions montrent un niveau moyen d'exposition d’environ 1µg/kg de poids corporel/jour (un microgramme par kilo et par jour), décrit comme « très inférieur (en moyenne 50 à 100 fois inférieur) à la valeur toxicologique de référence (Dose Journalière Tolérable), fixée à 50 µg/kg de poids corporel/jour par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) ».
Mais cette Dose Journalière Tolérable (DJT) est désormais vivement contestée, notamment par le collectif Réseau Environnement Santé (RES). En effet, à la lumière de récentes études scientifiques, ce dernier estime que la DJT fixée par l’Efsa « représente un risque de santé publique considérable ». Invoquant « les règles habituellement utilisées pour fixer les normes de contamination chimique », RES demande à l’Afssa d’abaisser la DJT actuelle d’un facteur d’au moins 50 000, mesure qui équivaut à l’interdiction du BPA dans les plastiques alimentaires.

Si elle ne reconnaît pas, en l’état actuel des connaissances, de raison légitimant une modification de nos habitudes alimentaires,
l’Afssa évoque cependant des études récentes faisant état d'éventuels effets toxiques après des expositions au BPA dans la période périnatale à basses doses, inférieures à la DJT fixée par l'Autorité européenne de sécurité des aliments. Au regard de quoi, elle préconise notamment un étiquetage systématique permettant aux consommateurs d’être informés de la présence de BPA dans les récipients et les ustensiles ménagers pour en limiter l’exposition à la chaleur. Aussi, et ce malgré la précédente déclaration, il semble déjà que l’on se place dans une politique de modification de nos habitudes de préparation culinaire.
L’Agence ajoute qu’une « mobilisation de l’industrie serait nécessaire pour mettre au point des substituts du BPA pour les usages alimentaires (…) ». Pourtant, d’après RES, les industriels auraient déjà trouvé des produits de substitution au revêtement intérieur des boîtes de conserve et des canettes à base de BPA de type polyépoxy depuis au moins 1999.
Pour l’heure, une nouvelle échéance est fixée avec le prochain avis que doit rendre l’Efsa, attendu d’ici la fin mai.

Cécile Cassier

1- Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments.

Europe, viande reconstituée et techniques chirurgicales

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4201

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28/04/2010

Colle à viande : des eurodéputés tentent de s'opposer à sa légalisation

La colle à viande, une substance organique qui entraîne la coagulation du sang est plus particulièrement utilisée en milieu médical. Mais le Conseil européen et la Commission européenne entendent élargir son utilisation aux préparations de viandes et viandes préemballées destinées à la consommation humaine, en y légalisant le recours à la thrombine bovine et à sa déclinaison porcine. Une démarche à laquelle s'oppose la commission de l'environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire (ENVI) du Parlement européen, par 31 voix contre 21.

Alors que le vote de la commission ENVI doit être confirmé lors de la session plénière du parlement européen en mai, une telle légalisation des thrombines bovine et porcine permettrait d'assembler divers morceaux de viandes pour constituer une seule et unique "pièce", à l'insu des consommateurs finaux. On imagine ainsi facilement l'utilisation que pourraient en faire les industriels, restaurateurs, et autres professionnels de la filière viande ...

Pascal Farcy

26/04/2010

Macrodéchets marins : la Méditerranée en première ligne

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4193

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22/04/2010

Alerte aux macrodéchets marins :

la Méditerranée en première ligne

Etudiés depuis le début des années 1980, les macrodéchets incluent toutes les substances, matières et objets d'origine humaine, introduits de manière volontaire ou non dans le milieu marin. Si le phénomène n'est pas nouveau, il s'est largement intensifié au cours des dernières années, en raison de multiples facteurs dont l'utilisation croissante de matériaux jetables et persistants, l'expansion démographique mondiale sur le littoral et les bords des fleuves et le développement des transports maritimes et des activités de pêche.
Emboîtant le pas aux études de l'Ifremer débutées en 1992, de nombreuses campagnes ont été menées, notamment de chalutage, afin de localiser et quantifier ces débris. On a ainsi recensé 2 milliards de déchets pour l'ensemble de la Méditerranée et 50 millions dans le Golfe de Gascogne.

En tête des nombreux méfaits liés à ces macrodéchets persistants, la biodiversité marine paie un lourd tribu. En effet, outre qu'ils dégradent les paysages et leurs usages d'agrément, ces rejets sont responsables d'un nombre de mortalités d'animaux marins non négligeable, transformés en pièges physiques ou en leurres. De plus, certaines matières, à l'instar du plastique capable de se dégrader en microplastique, sont ingérées par le plancton et intègrent donc la chaîne alimentaire.
Au-delà de ces préoccupations environnementales, les macrodéchets nuisent à la sécurité de la navigation maritime. Ils s'accompagnent également d'un coût économique conséquent, tant pour les gestionnaires de la pêche qui doivent gérer les pollutions au large, que pour les collectivités qui assument le nettoyage du littoral et les pêcheurs, contraints de réparer les dégâts causés à leurs navires et de colmater les filets endommagés.

Les principales sources à l'origine des déchets qui échouent sur les côtes françaises sont les fleuves, les agglomérations urbaines situées sur le littoral, les aires touristiques et les navires de commerce et de pêche principalement. Répartis dans trois « compartiments », sur les plages, à la surface de la mer et au fond des océans, les déchets sont principalement constitués d'emballages. Sans surprise, c'est la matière plastique qui domine.
Mais qu'il s'agisse de déchets flottants, de dépôts sur les plages ou sur les fonds marins, les côtes méditerranéennes sont les plus touchées, victimes de sources polluantes à la fois terrestres et maritimes. Des analyses ont ainsi constaté une « abondance des débris de verre sous les lignes de ferries assurant la liaison entre la Corse et le continent, ainsi que sur le littoral de la Côte d'Azur ».

Consciente de la gravité du problème des macrodéchets marins, l'attention des élus, nationaux comme régionaux, est de plus en plus sensible à ce phénomène récurent. Piloté par l'ONG Robin des Bois, un groupe de travail du Grenelle de l'Environnement dédié aux déchets en milieu aquatique a ainsi réalisé
un rapport destiné à servir de base au Grenelle de la Mer. Aux efforts scientifiques et aux travaux des pouvoirs publics, s'ajoute en outre la participation des pêcheurs, premiers concernés par cette forme de pollution invasive. Encouragés via des « contrats bleus » à récupérer ce qu'ils trouvent, ils ont également l'obligation de ramener au port l'intégralité des déchets qu'ils produisent, qu'ils soient ménagers ou issus de leur activité (cordages…). En 2008, plus de 600 tonnes de déchets auraient été récupérées et ramenées dans les ports de Cornouailles, dont 265 tonnes de filets et cordages.

Cécile Cassier

23/04/2010

Les terres arables dans le monde

La course aux terres arables devient préoccupante
LE MONDE | 22.04.10 | 15h24  •  Mis à jour le 22.04.10 | 19h45


epuis 2006, près de 20 millions d'hectares de terres arables auraient fait l'objet de négociations dans le monde, selon Olivier de Schutter, rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l'alimentation. Des transactions correspondant presque à la surface arable française.

L'hectare devient un actif à la mode pour des investisseurs comme le financier George Soros ou le fonds Altima, à l'affût d'une hausse durable des prix des denrées ou d'une volatilité accrue des marchés. Tout comme il est devenu un élément stratégique pour les pays soucieux s'assurer leur sécurité alimentaire.

Car d'ici à 2050, la production agricole doit croître de 70 % pour répondre à l'augmentation de la population, selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). Mais cette offensive sur les terres ne se fait pas sans dérapages. Il devient nécessaire de cadrer ces investissements, dont certains peuvent déséquilibrer un pays, à l'image des visées du coréen Daewoo à Madagascar. C'est pourquoi, parallèlement aux travaux menés au sein des Nations unies, les Etats-Unis et le Japon organisent, dimanche 25 avril à Washington, une table ronde sur les "principes d'un investissement responsable dans l'agriculture".

"Il est nécessaire d'investir dans l'agriculture, mais attention, il faut un code de conduite pour les acquisitions, notamment dans les pays pauvres, qui n'ont pas les moyens politiques et économiques de défendre leurs intérêts", lance Jacques Diouf, le directeur général de la FAO, deux ans après avoir pointé les risques d'émergence d'un "néocolonialisme". La crise des prix des denrées alimentaires en 2008 a précipité vers les terres des investisseurs aux profils différents.

Aux fonds souverains d'Etats soucieux d'assurer leur stratégie d'approvisionnement, parmi lesquels les pays du Golfe ou la Chine, se sont ajoutés des investisseurs privés, locaux ou étrangers. "Les fonds et les investisseurs privés s'intéressent à la terre, car malgré la crise, ils disposent encore de réserves", explique ainsi Carl Atkin, de Bidwells Property, une société britannique de conseil dans le domaine foncier.

Ces acteurs n'en sont souvent qu'à leurs premiers pas, car "il y a un décalage entre les effets d'annonce et les investissements effectivement réalisés", souligne Patrick Caron, directeur scientifique au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad).

Les acquisitions de terres n'ont pas commencé avec la crise alimentaire de 2008. Mais leur rythme s'accélère, pointe M. de Schutter. L'Arabie saoudite a mis sur pied une société publique pour financer les entreprises privées du royaume qui achètent des terres à l'étranger. Les créations de fonds d'investissement spécialisés se multiplient. Et les élites locales, proches des gouvernements, entendent aussi profiter de l'attrait financier des terres. "En Ukraine, il y a peu d'étrangers sur ce secteur, mais plutôt des Ukrainiens et des Russes", souligne Charles Vilgrain, qui dirige AgroGeneration, une entreprise fondée par Charles Beigbeder pour investir dans la production de céréales et d'oléagineux en Ukraine.

DÉRAPAGES

L'investissement dans les terres arables n'est pas une chose simple et transparente. En Ukraine, les investisseurs étrangers peuvent louer les riches terres céréalières et non les acheter. En Afrique, sur une même terre peuvent se juxtaposer des titres de propriété formels et des droits coutumiers d'usage. "Les accords entre groupes sociaux ne sont pas toujours reconnus par le droit international ou par les acteurs politiques institutionnels", note M. Caron.

Pour éviter les dérapages au cours de ces investissements, l'ONU, la FAO et certains gouvernements essaient de trouver des principes d'encadrement de ces investissements qui protègent les petits producteurs.

"Souvent, tout se passe entre le gouvernement et une grande entreprise, regrette Ajay Vashee, président de la Fédération internationale des producteurs agricoles (IFAP). Il faut un dialogue avec les gens sur le terrain. Par ailleurs, des investissements bien encadrés peuvent apporter des bénéfices aux producteurs, avec des économies d'échelle dues à l'arrivée de sous-traitants des investisseurs, des retombées sociales avec la construction d'écoles ou de centres de santé et la création de contrats qui font travailler les petits fermiers."

Outre l'encadrement des acquisitions, une autre voie explorée est en effet celle du "contract farming", qui établit un contrat de longue durée et évite l'achat de la terre et la disparition des droits d'usage. "Le rôle des organisations paysannes est important pour l'expression des intérêts et des droits des producteurs auprès des Etats et des investisseurs", note Paul Mathieu, expert des questions foncières au sein de la FAO.

Reste à savoir comment et par qui le respect de ces principes sera assuré. L'implication des pays de l'OCDE, des nations en développement et des bailleurs de fonds, comme la Banque mondiale, paraît indispensable, mais difficile à obtenir.

 

Bertrand d'Armagnac
Article paru dans l'édition du 23.04.10

Le dernier dictateur argentin condamné à 25 ans de prison

lu sur :
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2010/04/21/le-dernier-dictateur-argentin-condamne-a-25-ans-de-prison_1340444_3222.html
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Le dernier dictateur argentin condamné à 25 ans de prison
LEMONDE.FR avec Reuters | 21.04.10 | 06h13  •  Mis à jour le 21.04.10 | 11h13


82 ans, le dernier dictateur argentin, Reynaldo Bignone, a été condamné mardi à vingt-cinq ans de prison pour son implication dans l'enlèvement, la torture et le meurtre de cinquante-six personnes dans un camp de concentration clandestin.

Cet ancien militaire avait été nommé président de l'Argentine en 1982, après la défaite du pays dans la guerre des Malouines contre la Grande-Bretagne, avant de remettre le pouvoir au social-démocrate Raul Alfonsin, lors du retour de la démocratie, en 1983.

Artisan de la "sale guerre", nom donné à la répression systématique par la junte des militants de gauche et autres opposants à la dictature militaire, il est considéré comme l'un des chefs du centre clandestin de détention des casernes du Campo de Mayo, dans l'ouest de Buenos Aires, où sont passés quelque 4 000 opposants, pour la plupart toujours portés disparus. La "disparition forcée", était en effet, à l'époque, un moyen efficace de se débarrasser d'un opposant sans faire de lui un martyr : enlever et assassiner un opposant sans qu'on retrouve son corps afin d'empêcher qu'on puisse dénoncer sa mort. On estime que 30 000 opposants ont ainsi "disparu" en sept ans de dictature.

VOL DE CINQ CENTS BÉBÉS

Reynaldo Bignone était également mis en cause dans le vol de cinq cents bébés : une maternité clandestine avait été installée au Campo de Mayo. Les enfants qui y sont nés ont été pris aux femmes emprisonnées et ont été adoptés sous une autre identité par des membres du régime militaire.

Des quatre présidents de la dictature, qui a duré de 1976 à 1983, Reynaldo Bignone et Jorge Rafael Videla, l'homme qui a dirigé le coup d'Etat en 1976, sont les derniers survivants. Videla, ancien général de 84 ans, avait été condamné à la réclusion à perpétuité lors d'un procès historique de la junte militaire, en 1985, avant d'être amnistié cinq ans plus tard par le président d'alors, Carlos Menem. Il fait de nouveau l'objet de poursuites depuis que, sous l'impulsion de Nestor Kirchner, président de 2003-2007, la Cour suprême a supprimé les lois amnistiant les crimes commis par la dictature.

Six autres anciens cadres du régime militaire, considérés eux aussi comme des responsables du centre clandestin de Campo de Mayo, ont été condamnés lors du même procès : les anciens militaires Santiago Omar Riveros et Fernando Verplaetsen (vingt-cinq ans de prison), Carlos Tepedino (vingt ans), Jorge Garcia (dix-huit ans), Eugenio Guanabens Perello (dix-sept ans). L'ancien policier German Montenegro a été acquitté.

22/04/2010

Report de la taxe kilométrique poids lourds

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4192

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Report de la taxe kilométrique poids lourds

21-04-2010

Destinés pour l’essentiel à alimenter l’Agence de financement des infrastructures de transports de France en vue de nouveaux projets d’infrastructures, les bénéfices générés par cette taxation devraient s’élever à 1,2 milliard d’euros. Autrefois alimentée par les péages routiers, l’agence affiche une carence en financements et aurait bien besoin de ce budget. Aussi, pour France Nature Environnement et la CFDT , le report de la taxe kilométrique poids lourds implique dans l’immédiat que les contribuables continuent à assumer les dégâts provoqués par l’excès du transport routier, dont la dégradation des routes notamment.Comme le dénoncent de nombreuses associations de protection environnementale, le fléchissement du gouvernement français à donner corps à l’emblématique Grenelle de l’Environnement ne cesse de se vérifier. Après l’abandon de la taxe carbone, c’est désormais la taxe kilométrique poids lourd qui prend du plomb dans l’aile. Initialement prévue pour 2010, puis pour 2011, elle est finalement reportée à la fin 2012. En théorie, cette taxe doit concerner les poids lourds de plus de 3,5 tonnes, sur près de 10 000 km de routes.

Cécile Cassier

16/04/2010

Participer à l'étude de la nature

lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/04/16/scrutateurs-benevoles-des-plantes-et-des-animaux_1334829_3244.html
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Scrutateurs bénévoles des plantes et des animaux
LE MONDE | 16.04.10 | 16h21


l y en a  pour tous les goûts et pour tous les niveaux. Selon le recensement effectué par l'association Tela botanica, plus d'une quarantaine de programmes de recherche font aujourd'hui appel aux bénévoles en France. Le petit dernier, baptisé Spipoll (Suivi photographique des insectes pollinisateurs), sera lancé le 21 mai par le Muséum national d'histoire naturelle de Paris. Les bénévoles devront photographier un maximum d'insectes visitant une fleur. Le Muséum espère que l'aspect ludique de la chasse photographique attirera les candidats. Les programmes sont souvent menés en partenariat avec des associations, comme Noé Conservation ou Tela botanica, essentielles pour recruter parmi leurs adhérents.

Toute la difficulté, pour les chercheurs, consiste à trouver un compromis entre la nécessaire attractivité du programme et la rigueur du protocole d'observation. Il faut aussi lutter contre le taux de rotation important, et fidéliser les participants, en proposant des nouveautés et en les tenant informés des résultats scientifiques qui découlent des observations.

DES PROGRAMMES POINTUS

Certains programmes, qui s'adressent au grand public, rencontrent un vif succès, comme l'observatoire des papillons de jardin (4 000 participants chaque année). Le programme Phénoclim du Centre de recherche sur les écosystèmes d'altitude (CREA) et l'observatoire des saisons (CNRS), qui mesurent l'impact du réchauffement climatique sur la végétation, rassemblent 2 700 participants. Il s'agit par exemple de rapporter les stades successifs de la végétation (débourrement, floraison, feuillaison...) de neuf arbres choisis parmi trois espèces communes.

D'autres programmes sont plus pointus, comme le Suivi temporel des oiseaux communs (STOC), qui rassemble un millier d'amateurs chevronnés. Le suivi est effectué par le biais de points d'écoute : les ornithologues amateurs doivent reconnaître le chant des oiseaux. Autre méthode pour le suivi des chauves-souris : les volontaires doivent effectuer un trajet en voiture et enregistrer les animaux... La biodiversité aquatique est également concernée : l'Agence des aires marines protégées vient de lancer le programme 20 000 yeux sous les mers, afin que les plongeurs mettent en commun leurs observations.

Ces études doivent être menées sur plusieurs années pour donner des résultats, mais certains portent déjà leurs fruits. Le programme STOC, le plus ancien, est aujourd'hui l'un des principaux indicateurs de l'état de la biodiversité en France. Le Suivi des papillons de jardin a permis de mettre en relation la décrue du nombre d'espèces et l'urbanisation ; celui des chauves-souris, leur préférence pour les haies mixtes aux haies de conifères.


 

Sur le Web :

- Tela Botanica, pour télécharger le livret "Observons la nature" (PDF), qui recense les programmes de science participative, le niveau et l'investissement demandés.

- Vigie nature rassemble les programmes du Muséum d'histoire naturelle.

- Centre de recherche sur les écosystèmes d'altitude, programme de suivi de la végétation entre 200 et 2 200 m d'altitude.

www.obs-saisons.fr, observatoire des saisons.

 

 

Gaëlle Dupont
Article paru dans l'édition du 17.04.10

19:22 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sciences

14/04/2010

Faire entendre les exigences citoyennes sur les retraites

lu sur :

Accueil du site - Fondation Copernic

http://petition.exigences-citoyennes-retraites.net/

Signer en ligne : ici

Faire entendre les exigences citoyennes sur les retraites

Le gouvernement français s’apprête à engager une nouvelle réforme qui risque de porter un coup fatal au système de retraite par répartition en jurant une fois de plus que c’est pour le sauver. Le bilan des réformes menées depuis 1993 est déjà catastrophique car toutes les dispositions prises (calcul sur les 25 meilleures années, indexation sur les prix et non plus sur les salaires des actifs, allongement de la durée de cotisation sous peine de décote...) ont déjà fait baisser le niveau des pensions d’environ 20 %. Elles ont aggravé les inégalités déjà fortes entre les pensions des hommes et des femmes. Le Conseil d’orientation des retraites (COR) prévoit que le taux de remplacement moyen - niveau de la retraite par rapport au salaire, passerait de 72 % en 2007 à 59 % en 2050. Cette dégradation continuera donc de frapper les actuels retraités et touchera également les générations suivantes.

Malgré ce bilan désastreux, le gouvernement veut aller encore plus loin en supprimant l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans en le portant à 62, voire 65 ou 67 ans, comme le demande le Medef, et en remettant en cause le calcul sur les six derniers mois d’activité des retraites du secteur public. Jumelées avec un nouvel allongement de la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein, ces mesures condamneraient à la pauvreté la plupart des futurs retraités, surtout les femmes et tous ceux et celles qui ont connu et connaîtront des périodes de chômage et de précarité importantes. Ce sont les salarié-es les plus jeunes qui subiraient les effets cumulés de ces orientations au moment de partir à la retraite.

Le gouvernement et le patronat persistent à vouloir durcir les conditions de départ en retraite alors même que les entreprises continuent de se débarrasser des salariés âgés avant qu’ils aient acquis la totalité de leurs droits. Exiger que les salariés travaillent et cotisent plus longtemps, alors que l’âge moyen de cessation d’activité est de 59 ans, ne vise qu’à baisser le niveau des pensions. De plus, cette logique remet en cause la solidarité intergénérationnelle. Il n’y a aucun sens à augmenter l’âge de la retraite alors que le chômage de masse sévit pour les jeunes. Au lieu de voir dans la retraite par répartition une transmission perpétuelle et solidaire de la prise en charge d’une génération par la suivante, le gouvernement et le patronat, afin d’attiser la division, la stigmatisent comme un fardeau pour la seule génération à venir.

Le danger ne s’arrête pas là. Le COR dessine les contours d’une réforme pour remplacer notre système par un autre « par points » ou « par comptes notionnels ». Dans les deux cas, il s’agirait de ne plus avoir à assurer un taux de remplacement du salaire défini à l’avance et de faire de la variation du niveau des pensions le moyen d’équilibre financier des régimes. Cela aggraverait encore la baisse du niveau des pensions et contraindrait les salariés, particulièrement les salarié-es pauvres et effectuant les travaux pénibles, à travailler toujours plus longtemps.

La vraie raison des mesures qui s’annoncent n’est pas liée à la démographie. La crise financière a provoqué une récession et donc une flambée des déficits publics. Les États continuent benoîtement à financer leurs déficits en empruntant sur ces mêmes marchés financiers qui ont provoqué la crise. Réduire ces déficits pourrait se faire par une taxation du capital. Mais les spéculateurs refusent évidemment cette solution, demandent que les États donnent des gages et exigent une réduction des dépenses publiques.

Une alternative à cette régression sociale existe pourtant. A moins de décréter la paupérisation des retraité-es, il est normal de couvrir les besoins sociaux liés à l’augmentation de leur part dans la population par un accroissement des prélèvements sur la richesse produite. Les déficits des caisses de retraite sont essentiellement dus au refus obstiné de le faire. Pourtant, le besoin supplémentaire de financement nécessaire aux retraites est réalisable puisqu’il a été chiffré en 2007 par le COR entre 1 et 2 points de PIB jusqu’en 2050, à comparer avec la chute de la part de la masse salariale de 8 points au cours des dernières décennies et avec l’explosion correspondante des dividendes, qui sont passés de 3,2 % du PIB en 1982 à 8,5 % en 2007. Il est donc juste d’augmenter la part des salaires et des pensions dans la richesse produite en s’attaquant aux profits. Le financement des retraites est possible à condition d’en finir avec l’actuel partage éhonté de la richesse au bénéfice des revenus financiers. C’est ce partage qui constitue le tabou à faire sauter, et non l’âge de départ. Il s’agit là d’un choix politique de justice et de solidarité.

La question des retraites pose celle de la société dans laquelle nous voulons vivre. Nous ne pouvons accepter la paupérisation programmée des futurs retraité-es, l’idéologie absurde du « travailler toujours plus » et la destruction des solidarités sociales. Nous souhaitons contribuer à une vaste mobilisation citoyenne (réunions publiques, appels locaux…) pour stopper cet engrenage.

Un nouveau label pour les produits BIO en France

Communiqué de  :

http://www.novethic.fr/novethic/planete/environnement/agriculture/bio_coherence_lance_marque_privee_pour_bio/129012.jsp

lire aussi :

Un nouveau label BIO en France

Les producteurs bio lancent un nouveau label privé

Un nouveau logo pour les produits issus de l'agriculture biologique française apparaîtra bientôt dans les rayons. Celui de Bio Cohérence, marque lancée le 12 avril dernier, à l'initiative de la Fédération Nationale de l'Agriculture Biologique.

L'idée d'une nouvelle marque française a commencé à germer au sein de la Fédération Nationale de l'Agriculture Biologique (FNAB) en 2007, alors que le cahier des charges du label bio européen était en cours de révision. La Commission a en effet retiré aux États membres le droit de compléter ce cahier des charges européen par des réglementations nationales plus contraignantes, jugeant que celles-ci entravaient les échanges commerciaux sur le territoire communautaire. Dès le 1er janvier 2009, les seuls états membres à s'être dotés de règles nationales supplémentaires, la Belgique, le Danemark, la Norvège et la France (avec son label national AB), ont donc revu a minima les critères d'obtention de leurs labels respectifs. De sorte qu'aujourd'hui, le label français AB et le label de l'agriculture biologique européen sont peu ou prou équivalents.

Mais une large majorité  des producteurs bio français ont refusé l'abandon de leurs spécificités hexagonales. 10 000 producteurs, sur les 15 000 que compte la France, se sont donc regroupés avec d'autres acteurs de la filière (notamment les distributeurs Biocoop et BioMonde et l'association Bioconsom'acteurs), au sein de l'association AlternativeBio2009, créée spécifiquement pour élaborer cette nouvelle marque. Après une année de concertations, les critères sont aujourd'hui arrêtés. Comme l'explique Dominique Técher, viticulteur membre de la FNAB et président de Bio Cohérence (association gestionnaire de la marque), « l'engagement des adhérents, qu'ils soient producteurs, transformateurs ou distributeurs, repose sur trois niveaux. D'abord, le respect du cahier des charges européen, condition sine qua non à l'obtention de la marque. Ensuite, le respect d'un cahier des charges supplémentaire, que nous avons élaboré, et qui reprend l'ancienne réglementation française à laquelle nous avons ajouté quelques points qui nous semblaient incontournables. Enfin, les adhérents s'engagent dans une dynamique de progrès, par la signature d'une charte et la réalisation d'un auto-diagnostic. » Plue value essentielle de Bio Cohérence, le cahier des charges supplémentaire contient une soixantaine de contraintes, dont notamment l'interdiction totale des OGM, l'obligation de convertir l'intégralité de l'exploitation à l'agriculture biologique – même si seulement une part de la production est dédiée à ce marché -, produire au minimum 50% de l'alimentation animale consommée sur l'exploitation et limiter les traitements vétérinaires.

Les pouvoirs publics doublés par les initiatives privées

Le label AB s'apprête donc à accueillir un sérieux concurrent. Si les deux logos ne sont pas incompatibles, le dernier-né garantit néanmoins davantage de qualité, à la fois en termes sociaux et environnementaux. Pour Dominique Técher, l'arrivée d'une nouvelle marque privée (aux côtés, notamment, de Nature et Progrès, ou de Déméter), témoigne d'une évolution culturelle positive : « En France, l'héritage de la centralisation est encore très puissant, de sorte que nous sommes en retard par rapport à certains pays européens, où il existe des marques privées très efficaces. » Effectivement, en Grande Bretagne et en Suisse, 80% à 90% des aliments bio consommés sont estampillés d'une marque privée (respectivement Soil Association et Bourgeon). Et depuis la révision du règlement européen, des initiatives similaires à celle de la FNAB sont à l'œuvre en Belgique et au Danemark.

Répondre à l'offensive de la grande distribution

Mais pour les fondateurs de Bio Cohérence, il ne s'agit pas seulement de préserver la qualité du bio français. Depuis l'entrée de la grande distribution sur le secteur, les marques et logos en tout genre ne cessent de fleurir dans les rayons des grandes surfaces. Surfant sur la vague de la consommation responsable, les géants de la distribution alimentaire commercialisent des produits qui ne respectent pas systématiquement des critères sociaux et environnementaux ambitieux. Pour Dominique Marion, président de la FNAB, « la grande distribution est dans un objectif de massification constante, elle ira donc chercher le bio là où il sera le moins cher. » Une stratégie parfois incompatible avec un niveau de qualité élevé. Bio Cohérence entend donc se positionner comme un repère pour le consommateur, un gage de qualité et de respect de tous les acteurs de la filière. D'ailleurs, les acteurs de la grande distribution ne se sont pas, pour l'heure, montrés intéressés par la démarche de Bio Cohérence, de sorte que la marque devrait d'abord apparaître dans les petits circuits de distribution.

Quant au risque de faire fuir les consommateurs en apposant un énième logo sur les emballages, les fondateurs de Bio Cohérence comptent l'écarter en communicant sur la valeur ajoutée de leur marque. « Il s'agit aussi de savoir vers quelle agriculture biologique nous voulons aller. Ce logo symbolise un acte d'achat réfléchi. »

Anne Farthouat
Mis en ligne le : 13/04/2010
© 2009 Novethic - Tous droits réservés 

13/04/2010

Un exemple à suivre !

lu sur :
http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/04/13/en-suede-le-gouvernement-passe-en-force-pour-supprimer-les-bonus-au-sein-des-entreprises-privees_1332902_3234.html
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En Suède, le gouvernement passe en force pour supprimer les bonus au sein des entreprises privées
LE MONDE | 13.04.10 | 15h26  •  Mis à jour le 13.04.10 | 15h28
Stockholm Correspondance


n Suède, le gouvernement de centre droit vient de remporter sa première grande victoire dans sa lutte contre les bonus versés aux dirigeants des grandes entreprises. Mais cette attitude suscite de vives controverses dans le pays.

Lors de l'assemblée générale (AG) de l'opérateur de télécommunications suédo-finlandais TeliaSonera, jeudi 8 avril, l'Etat suédois - premier actionnaire du groupe avec 37,3 % du capital - a en effet réussi à imposer sa volonté seul contre tous. Grâce à l'absence de certains actionnaires à l'assemblée générale, l'Etat suédois possédait 51,99 % des droits de vote représentés à cette AG. Et a ainsi pu supprimer les bonus versés aux dirigeants de TeliaSonera, malgré l'opposition de la direction de l'entreprise et des autres actionnaires, parmi lesquels l'Etat finlandais.

"Les bonus sont une culture profondément ancrée, mais de plus en plus de gens se demandent si ceux-ci fonctionnent", a estimé Mats Odell, ministre suédois des marchés financiers. Depuis la crise financière de l'automne 2008 et les garanties allouées aux banques suédoises par l'Etat, le gouvernement, soutenu par l'opinion, a mené campagne contre ces primes, estimant qu'elles étaient l'une des raisons de la crise.

Dans le cas TeliaSonera, même le fonds d'Etat appelé "4e Fonds de pension", lui aussi présent au capital de l'opérateur de télécommunications, a voté contre la ligne gouvernementale : "Notre conseil d'administration émet une politique d'actionnariat tous les ans et celle-ci donne la possibilité de voter en faveur d'un système de rémunération variable", s'est défendu Mats Andersson, le président-directeur général du 4e Fonds.

"Un actionnaire, public ou non, n'a pas la vision nécessaire pour établir le meilleur système de rémunération pour l'entreprise", a pour sa part expliqué Caroline af Ugglas, une des responsables de l'assureur Skandia Liv, actionnaire de la banque Nordea aux côtés de l'Etat suédois, où le gouvernement a échoué fin mars à supprimer les bonus des dirigeants.

Le gouvernement avait lancé sa campagne antibonus il y a tout juste un an en décidant de stopper totalement les primes accordées aux dirigeants des compagnies publiques. Ce qui fut le cas dernièrement dans les sociétés où l'Etat est actionnaire à 100 %, comme Vattenfall (énergie), LKAB (minerais) ou Sveaskog (forêts). Dans la foulée, il avait appliqué cette interdiction aux dirigeants des quatre fonds de pension publics, tandis que les autres salariés de ces institutions ont vu leurs éventuels bonus limités à deux mois de salaire.

Mais le gouvernement avait surtout ordonné aux fonds de pension publics d'user de leur pouvoir d'actionnaires pour stopper autant que possible les bonus des dirigeants des compagnies privées. Les dirigeants des fonds, pourtant nommés par l'Etat, avaient très mal digéré cette injonction qualifiée alors de directive "quasi stalinienne". Certains ont alors reproché au gouvernement de bien trop s'immiscer dans la gestion de ces fonds de pension et d'en faire des outils politiques, alors que la tradition suédoise veut que les agences et institutions publiques bénéficient d'une large marge de manoeuvre. Aujourd'hui, à cinq mois des élections législatives, le gouvernement est pointé du doigt et accusé d'aller à "la pêche aux voix".

 

Olivier Truc
Article paru dans l'édition du 14.04.10

Appel pour l'Ecole publique

Communiqué :

 

Madame, Monsieur,

Grâce à votre engagement, l'Appel pour l'Ecole publique vient de franchir le cap des 120 000 signatures. C’est en soi un véritable événement.Toutes les organisations(*) qui soutiennent cette initiative, vous remercient pour votre engagement.

Cette campagne qui a démarré il y a trois mois, se poursuit jusqu’au 19 juin. Avec votre appui, nous pouvons, d'ici là, atteindre et dépasser les 150 000 signatures.

Si chacun obtient quelques signatures supplémentaires, c'est chose faite !

C’est pourquoi nous vous invitons :

 

- à envoyer ou renvoyer le lien de la pétition à tous vos proches, vos amis ou vos collègues : http://www.appelpourlecolepublique.fr/.

- à inviter une personne à signer en utilisant ce lien : http://www.appelpourlecolepublique.fr/transf.php

- à  télécharger la pétition pour l’imprimer et la faire signer autour de vous.


Enfin, des initiatives militantes de signatures « papier » vont avoir lieu : avec en point d’orgue, du 1er au 15 mai,  les 15 jours pour « faire le printemps de l’Ecole Publique ». Durant cette période, dans les départements, des campagnes de signatures « publiques », vont se tenir lors des manifestations du 1er mai, puis sur les marchés et les places publiques.

Si vous souhaitez y participer, nous vous invitons à prendre contact avec l’organisation signataire de votre choix (*).

Très cordialement,

 

Pour l’ensemble des organisations nationales signataires :

(*) DDEN, FCPE, SE-UNSA, UNL, UNEF, UNSA-EDUCATION, FERC CGT, SNETAA EIL, FGR-FP, CGT EDUC ACTION, SUD EDUCATION, FAEN, ADLPF (ASSOCIATION DES LIBRES PENSEURS DE FRANCE), A ET I, SNPDEN, SNIES, UNSA, SNPTES, SUP'RECHERCHE, CNAFAL, ANATEEP, UFAL, SIEN, UNSA LABOS EDUCATION, SNCL

L'APPEL DES APPELS, SNASEN, ADFE, SNMSU, SNPSYEN, GDID, SUDEL, UNSA TECHNICOLOR, FNER, RNCE (RESEAU NATIONAL DES COMMUNAUTES EDUCATIVES), CDPEPP (DEFENSE DE L’ECOLE PUBLIQUE DE PROXIMITE), UDAS (UNION DES ALTERNATIVES SYNDICALES), CONVERGENCE REPUBLICAINE, SGL (SYNDICAT GENERAL DES LYCEENS), UNSA MAIF, FLE (FRONT DE LUTTE POUR L'EDUCATION)

Laurent Escure

Jusqu'au 19 juin, je fais campagne pour l'Ecole Publique: http://www.appelpourlecolepublique.fr/

 

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12/04/2010

Agrocarburants,environnement,pollution

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/04/09/les-agrocarburants-sont-ils-polluants_1331562_3244.html

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Les agrocarburants sont-ils polluants ?
LEMONDE.FR avec AFP | 09.04.10 | 20h34  •  Mis à jour le 10.04.10 | 09h33

es agrocarburants sont-ils respectueux de l'environnement ? C'est à cette question qu'a tenté de répondre l'Ademe, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, dans un rapport publié jeudi 8 avril, après une année d'études réalisées par le bureau Bio Intelligence Service.

Comparés aux carburants fossiles, les agrocarburants produits et importés en France (dits de première génération) émettent de 24 à 91 % de gaz à effet de serre (GES) en moins. Les gains nets en émission de GES sont d'environ 50 à 70 % pour les bioéthanols (fabriqués à partir de biomasse), le meilleur élève étant l'éthanol de canne à sucre (72 %). Le gain s'avère encore meilleur pour les biodiesels (obtenus à partir d'huile végétale ou animale), qui assurent de 60 % à 90 % de réduction. Le bilan est en revanche plus faible pour la filière ETBE issue des éthanols de blé ou de maïs : entre 24 et 31 % d'émissions en moins.

Problème : ce bilan s'avère beaucoup plus contrasté, si l'on tient compte de l'impact des changements d'affectation des sols. Par exemple, en transformant une forêt, capable de stocker du CO2 et qui en émet quand on la détruit, en un champ de cultures, on peut renverser le bilan environnemental des agrocarburants. Ainsi, le biodiesel de soja, qui offre une réduction de 77 % d'émission de GES sans prise en compte du changement de sol, ne présente plus le même profil dans le scénario "pessimiste" (un hectare de forêt tropicale transformé en un hectare de culture de biocarburants) : il émet alors quatre à cinq fois plus de gaz à effet de serre que le gasoil. Le même phénomène de pollution est à l'œuvre en cas de dégradation des sols liée à la culture intensive de canne à sucre ou de palmiers à huile.

APPROFONDIR L'ÉTUDE

Un comité d'orientation chargé d'étudier cette question des changements d'affectation des sols va être mis en place le mois prochain, a assuré Jean-Louis Bal, directeur des énergies renouvelables à l'Ademe.

Sur le site de France Nature Environnement (FNE), Michel Dubromel, responsable des transports dans cette fédération qui regroupe près de 3 000 associations, estime que l'étude démontre "qu'en aucun cas les agrocarburants ne représentent une solution pour réduire les émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports routiers". Lionel Vilain, conseiller technique agricole pour FNE, renchérit : "La conséquence, c'est que l'incorporation obligatoire de 10 % d'agrocarburants dans les carburants conventionnels en Europe va se traduire par une déforestation accélérée des forêts brésiliennes, malaisiennes et indonésiennes."

La directive européenne "Energies renouvelables" du 23 avril 2009 demande en effet aux Etats membres d’incorporer dans les transports 10 % d’énergies renouvelables produites de manière durable, avec pour critère une réduction de 35 % des émissions de gaz à effet de serre par rapport aux équivalents fossiles en 2010, puis 50 % en 2017. La France, qui produit 75 % de biodiesel et 25 % d'éthanol, est sur le point d'atteindre cet objectif de 10 % d'agrocarburants dans les transports, mais ceux-ci ont pour l'instant seulement permis de réduire de 4 % les émissions du secteur.

09/04/2010

Thalidomide : un scandale qui a renforcé la pharmacovigilance

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lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/04/09/un-scandale-qui-a-renforce-la-pharmacovigilance_1331285_3244.html
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Un scandale qui a renforcé la pharmacovigilance
LE MONDE | 09.04.10 | 15h58  •  Mis à jour le 09.04.10 | 15h58


'histoire est caricaturale : un médicament vendu dans le monde entier, sans prescription médicale obligatoire, dont le laboratoire allemand qui l'a conçu en 1954 souligne les vertus de sédatif pour l'enfant, mais aussi d'antinauséeux chez la femme enceinte, se révèle provoquer de graves malformations congénitales des membres.

En décembre 1961, alors que l'agence américaine du médicament, la Food and Drug Administration, lui réclame des documents supplémentaires avant d'accorder une autorisation de mise sur le marché, la Chemie Grünenthal, qui commercialisait avec un grand succès depuis 1957 la molécule sous le nom de Contergan, ordonne son retrait et celui de tous les autres médicaments contenant de la thalidomide au niveau mondial. Trop tard pour les 10 000 enfants touchés en Allemagne (3 000 victimes à elle seule), en Angleterre, au Canada, en Suède, en Belgique, en Suisse, au Japon et au Brésil. Très peu sont concernés en France où le médicament n'est pas commercialisé.

Deux ans auparavant, plusieurs médecins allemands signalent des cas de polynévrites (douleurs, sensations de brûlures, troubles vasculaires dans les membres), qu'ils relient à un usage prolongé du Contergan. A l'automne 1961, des obstétriciens et pédiatres allemands s'inquiètent d'une augmentation du nombre d'anomalies des membres - allant de l'absence d'un doigt à une malformation complète du membre - et du tube digestif chez des nouveau-nés.

L'obstination d'un médecin d'une maternité écossaise lui permit de prouver que sur dix mères ayant donné naissance à un enfant ayant ces malformations, neuf avaient pris de la thalidomide. Après le retrait du marché du médicament, un débat éthique s'est ouvert, à l'initiative de médecins britanniques, posant le problème moral de l'interruption de la grossesse chez les femmes l'ayant déjà absorbé.

Surveillance stricte

"Aujourd'hui, avec un dossier comme celui de 1961, la thalidomide ne passerait sans doute même pas la phase I du processus de demande d'autorisation de mise sur le marché", ironise le docteur Anne Castot, chef de service de la surveillance du risque, du bon usage et de l'information sur les médicaments à l'Agence française de sécurité sanitaire et des produits de santé (Afssaps). "Le drame de la thalidomide a montré que les médicaments n'étaient pas anodins et qu'il fallait absolument organiser l'évaluation et le suivi de pharmacovigilance, en centralisant les données jusque-là éparses. La thalidomide avait fait l'objet d'études expérimentales chez le rat, mais cet animal n'est pas sensible aux effets néfastes de ce médicament... De plus, cette affaire a montré les conséquences de l'absence d'action concertée à l'échelle internationale en matière de pharmacovigilance", constate Anne Castot.

En France, la thalidomide était délivrée depuis 1997 dans le cadre d'une autorisation temporaire d'utilisation pour des patients atteints de pathologies graves ou rares et en impasse thérapeutique. En avril 2008, une autorisation de mise sur le marché européenne a été accordée. La commercialisation en France a débuté en octobre 2009, uniquement à l'hôpital, avec une surveillance stricte et la mise en place d'un plan de gestion des risques.

 

Paul Benkimoun
Article paru dans l'édition du 10.04.10

L'Afssa recommande de renforcer la réglementation sur les PCB

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lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/04/09/l-afssa-recommande-de-renforcer-la-reglementation-sur-les-pcb_1331241_3244.html
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L'Afssa recommande de renforcer la réglementation sur les PCB
LE MONDE | 09.04.10 | 16h08  •  Mis à jour le 09.04.10 | 16h08


ans un avis rendu jeudi 8 avril, l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) recommande l'adoption de teneurs réglementaires européennes maximales de PCB (pyralènes) dans l'alimentation, afin de diminuer l'exposition de la population à ces polluants organiques persistants. Les PCB ont été interdits en 1987, mais restent présents dans l'environnement, en particulier dans les sédiments des rivières et les poissons d'eau douce. L'Afssa a également déterminé des valeurs critiques d'imprégnation, au-dessus desquelles des effets sur la santé peuvent advenir : 700 nanogrammes de PCB par gramme de lipides dans le sang pour les femmes enceintes, allaitantes ou en âge de procréer, et 1 800 ng pour les autres catégories. Environ 10 % des femmes en âge de procréer dépasseraient le seuil fixé, et 2 % de la population générale. Les populations les plus exposées sont les pêcheurs amateurs de poissons d'eau douce et leurs familles, sur lesquels une étude d'imprégnation est en cours. L'Afssa recommande aux femmes enceintes et en âge de procréer de ne pas consommer de poissons potentiellement contaminés (anguille, carpe, gardon, espadon, requin, sikki).

 

 

Gaëlle Dupont
Article paru dans l'édition du 10.04.10

Agrocarburant et effet de serre

lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/04/09/les-agrocarburants-ne-sont-pas-si-verts-confirme-l-ademe_1331240_3244.html
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Les agrocarburants ne sont pas si "verts", confirme l'Ademe
LE MONDE | 09.04.10 | 16h10  •  Mis à jour le 09.04.10 | 16h10


es agrocarburants utilisés en France dans les transports émettent de 24 % à 91 % de gaz à effet de serre en moins que l'essence ou le gasoil, mais ce bilan peut s'inverser et devenir négatif si la déforestation ou les prairies détruites pour les produire sont prises en compte, affirme une étude de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), publiée jeudi 8 avril. Les scénarios explorés montrent, par exemple, que dans le cas où un hectare de forêt tropicale est détruit pour cultiver un hectare de soja, le biodiesel de soja émet alors 4 à 5 fois plus de gaz à effet de serre que le gasoil. L'ampleur de ces changements d'affectation des sols est mal connue, souligne l'étude. La France est sur le point d'atteindre son objectif de 10 % d'agrocarburants dans les transports en 2010. Les biocarburants permettent de réduire de 4 % les émissions du secteur du transport. "Ce n'est pas sur les biocarburants qu'il faut se fonder pour réduire les émissions de CO2 dans les transports", a estimé Jean-Louis Bal, de l'Ademe.

Laurence Caramel
Article paru dans l'édition du 10.04.10

06/04/2010

La thalidomide comme traitement du cancer ?

lu sur :

http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/

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La thalidomide corrige les malformations vasculaires
La thalidomide est prescrite pour traiter la lèpre et le myélome multiple. Aux Pays-Bas, sept patients atteints de formes sévères de la maladie de Rendu Osler l'ont testée. Les chercheurs ont constaté une régression des saignements de nez. Les transfusions sanguines, indispensables pour compenser l'effet des saignements digestifs, se sont espacées.

"La thalidomide favorise la maturation des vaisseaux et serait susceptible, à ce titre, de contrecarrer les malformations vasculaires héréditaires", déclare Franck Lebrin, chercheur à l'Inserm, qui vient de publier les résultats de cette étude dans Nature Medicine.

Ainsi, en cas de cancer, la thalidomide entraverait le développement des vaisseaux sanguins qui alimentent la tumeur en favorisant l'arrivée des lymphocytes T tueurs qui les détruisent. Ce traitement, d'abord discrédité, fait aujourd'hui l'objet d'une cinquantaine d'essais dans le monde, la plupart ayant un cancer solide pour cible.


Reprise communiqué de presse Inserm du 6 avril 2010 "Un retour prometteur pour la thalidomide"
Agence France Presse_Fil Gen , 04/04/2010

Pesticides et santé

lu sur :

http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/

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Phytosanitaires, cancers, troubles neurologiques et maladie de Parkinson


La MSA (Mutualité sociale agricole) qui a recensé, depuis 1997, 1 067 cas d'intoxication aiguë imputables aux pesticides, présentait, le 23 mars dernier, le bilan de son observatoire des risques.

Outre les irritations cutanées, les nausées, les céphalées ou les douleurs digestives, certains cancers, certains troubles neurologiques, voire la maladie de Parkinson semblent favorisés par une exposition prolongée aux produits phytosanitaires, certains cas ayant même été reconnus comme des maladies professionnelles.

L'an passé, une équipe de chercheurs américains considérait que les personnes exposées à moins de 500 mètres du manèbe et du paraquat, un herbicide, augmentaient de 75 % le risque de développer la maladie de Parkinson.

En 2009 toujours, l'équipe du Pr Elbaz (Inserm) publiait les résultats d'une étude dans The Annals of Neurology, selon laquelle les personnes exposées à certains insecticides, comme les organochlorés, multipliaient ce risque par deux. Dr Dupupet, médecin responsable des risques chimiques à la MSA, estime toutefois qu' "entre Parkinson ou cancer et phytosanitaires, aucun lien de cause à effet n'a été prouvé". Il rappelle que ces études ne concluent qu'à une "incidence plus importante de la maladie. Libération , 05/04/2010

05/04/2010

BIG BROTHER en France ?

Mon blog semble avoir été intégralement lu (et enregistré ?) hier, 4 avril 2010.

Serais-je sous la surveillance des renseignements généraux ?

Affaire à suivre ...

 

(l'auteur du blog)

09:18 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualités

Surprenante Afrique ...

lu sur :

http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2010-04-03/senegal-polemique-et-manifestation-autour-d-une-tres-couteuse-statue/924/0/440914&xtor=EPR-6-%5BNewsletter-Quotidienne%5D-20100404

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Publié le 03/04/2010 à 15:28 - Modifié le 03/04/2010 à 18:02 Le Point.fr

SÉNÉGAL

Polémique et manifestation autour d'une très coûteuse statue

AFP

Polémique et manifestation autour d'une très coûteuse statue

Cette statue monumentale, qui domine la ville de Dakar et fait la fierté du président Wade, a coûté plus de 15 millions d'euros © AFP/PHOTO SEYLLOU

 

Des centaines d'opposants au régime du président sénégalais Abdoulaye Wade ont manifesté samedi à Dakar juste avant l'inauguration du monument controversé de la Renaissance africaine, plus haute que la statue de la Liberté de New York. Plusieurs centaines de manifestants réclamant notamment le départ du chef de l'État, 84 ans, au pouvoir depuis 2000, ont entamé leur marche peu avant 12 heures (locales) sur l'avenue Bourguiba, à environ 3 km de la statue. Cette dernière doit être inaugurée en fin d'après-midi en présence de plusieurs chefs d'État africains lors d'une cérémonie constituant le point d'orgue du cinquantenaire de l'indépendance de cette ancienne colonie française d'Afrique de l'Ouest, réputée pour sa stabilité politique.

"Signons le départ de Wade", "Le peuple exige une éthique de gouvernance et rejette la gestion mafieuse du clan Wade", pouvait-on lire sur des banderoles. La marche avait dans un premier temps été interdite par les autorités avant d'être finalement autorisée samedi matin. Les opposants, dont de nombreux jeunes, continuaient d'affluer à la mi-journée. Des policiers encadraient la foule et aucun incident n'avait été signalé. Plusieurs leaders de l'opposition étaient présents, notamment le chef du Parti socialiste (PS, parti ayant dirigé le Sénégal de 1960 à 2000) Ousmane Tanor Dieng, ainsi que d'anciens Premiers ministres du chef de l'État passés à l'opposition, comme Moustapha Niasse et Macky Sall.

Pour Moustapha Niasse, leader de l'Alliance des forces du progrès (AFP), "les raisons de cette marche dépassent le monument", évoquant notamment la cherté de la vie et les entraves à la liberté de la presse. De plus, le monument en bronze représentant un couple et un enfant, construit par des Nord-Coréens dans un style vaguement soviétique, "n'a rien d'africain et le président Wade cherche à l'imposer au Sénégal et aux Africains", selon lui. Pour la députée de l'opposition, Ndèye Fatou Touré, il s'agit d'"un monstre économique et d'un scandale financier dans le contexte de crise" actuel, dans un pays où la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté.

Quinze millions d'euros

Le coût de cette statue monumentale qui domine la capitale est estimé à plus de 15 millions d'euros, mais c'est surtout l'idée qu'un tiers des recettes puisse revenir au président Wade au titre de droits d'auteur comme concepteur de la statue qui a été vivement critiquée. Des chefs musulmans sénégalais y ont même vu un symbole d'idolâtrie, dans un pays majoritairement musulman. Pour les promoteurs de la statue, il s'agit au contraire du symbole d'une Afrique émergente sur le plan mondial, forte de son milliard d'habitants et d'une économie en pleine croissance malgré une pauvreté endémique.

Cette imposante structure haute de 52 mètres montrant "une Afrique sortant des entrailles de la terre, quittant l'obscurantisme pour aller vers la lumière" est ainsi comparée par ses promoteurs à la Tour Eiffel à Paris, la Statue de la Liberté à New York, ou le Christ rédempteur à Rio de Janeiro. Cette statue particulièrement choyée par le président Wade devait être inaugurée en fin d'après-midi. Plusieurs chefs d'État africains ont fait le déplacement. Par contre, le président de la France, ancienne puissance coloniale, Nicolas Sarkozy sera absent et a envoyé un message écrit à son homologue sénégalais.

Paris sera donc représenté à l'inauguration par son ambassadeur à Dakar, l'écrivain Jean-Christophe Rufin. Le ministre français de l'Intérieur Brice Hortefeux est attendu samedi soir pour participer aux défilés marquant le jour officiel de l'indépendance, le 4 avril.

04/04/2010

L'huile de palme dans le commerce mondial

Effet d'annonce plus que véritable changement, semble-t-il...
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lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/04/03/l-agroalimentaire-se-convertit-a-l-huile-de-palme-durable_1328292_3244.html
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L'agroalimentaire se convertit à l'huile de palme durable
LE MONDE | 03.04.10 | 13h34  •  Mis à jour le 03.04.10 | 14h00


es attaques contre l'impact environnemental des mauvaises pratiques de production de l'huile de palme, ingrédientimportant de l'industrie agroalimentaire se développent sur plusieurs fronts.

Au cours des dernières semaines, sous la pression d'associations de défense de l'environnement telles que Greenpeace ou Friends of the Earth, plusieurs industriels ont pris leurs distances avec des producteurs indonésiens ou malais. Tout comme l'avait fait Unilever peu auparavant, Nestlé a annoncé fin mars avoir "remplacé" l'Indonésien Sinar Mas, dont les pratiques contribuent à la déforestation, selon Greenpeace, par d'autres fournisseurs.

Le 17 mars, une campagne de Greenpeace, largement relayée sur Internet, avait pris pour cible KitKat, friandise vedette de Nestlé. On y voyait la barre chocolatée transformée en doigt sanguinolent d'orang-outang, espèce symbole victime de la déforestation. Nestlé a réagi très vite. Dès le lendemain du lancement de cette campagne qui pointait les pratiques de Sinar Mas, son fournisseur indonésien, le géant suisse de l'alimentaire a décidé de changer de producteur pour le marché indonésien. "Nous étions sur le point de finaliser un nouveau contrat en provenance de toute une série de fournisseurs quand la campagne de Greenpeace a démarré", affirme Jose Lopez, vice-président de Nestlé, qui explique que "l'huile achetée en Indonésie sert aux besoins indonésiens".

Le cas de Nestlé n'est pas isolé. Depuis le début de l'année, Unilever a pris ses distances avec des producteurs indonésiens. De son côté, Findus, fabricant d'aliments surgelés, vient d'annoncer sa volonté de faire disparaître, courant 2010, l'huile de palme de ses gammes, au profit du colza, tandis que Casino la supprime des produits alimentaires à sa marque, pour des raisons de "qualité nutritionnelle, car elle est riche en acides gras saturés, et pas les bons", dit Philippe Imbert, directeur de la qualité de Casino. Il ajoute : "Jouer la santé est un avantage par rapport à nos concurrents."

Les critiques des mauvaises pratiques en matière de culture de l'huile de palme pointent le fait que certains producteurs abattent des forêts et suppriment des tourbières pour faire place aux palmiers. Pratiquée de manière extensive, cette déforestation augmente les émissions de gaz à effet de serre, bouleverse l'équilibre de la faune et la flore, et peut avoir un impact négatif sur les populations locales de petits paysans.

Mais le passage à une huile de palme respectueuse de l'environnement est un processus qui n'en est qu'à ses débuts. Pour tenter de trouver des modes de production compatibles avec le respect de l'environnement, producteurs, industriels acheteurs et ONG ont créé en 2003 la table ronde pour l'huile de palme durable (RSPO). Cette dernière a établi des critères de certification (CSPO) des bonnes pratiques de culture.

La production mondiale certifiée, disponible depuis la fin de 2008, ne représente qu'environ 4 % de l'offre totale, soit plus de 1,5 million de tonnes pour un total de près de 43 millions de tonnes, selon Jérôme Frignet, de Greenpeace.

L'utilisation d'huile de palme pour la fabrication de biocarburants accentue la nécessité de trouver des solutions, étant donné les objectifs ambitieux en matière de carburants verts affichés notamment par l'Europe.

Face à ces attaques, on se serre les coudes du côté de Djakarta et de Kuala Lumpur. L'Indonésie et la Malaisie contrôlent aujourd'hui près de 80 % de la production mondiale. C'est pourquoi les producteurs ont décidé d'unir leurs efforts pour combattre une "diabolisation" de leur produit fétiche.

Ils déploient aussi un intense lobbying auprès de la Commission européenne pour faire assimiler les plantations d'huile de palme à des forêts, ce qui leur permettrait de supprimer ces dernières en évitant l'accusation d'atteinte à l'environnement.

Les producteurs indonésiens et malais gardent aussi en tête que l'Europe et les Etats-Unis ne constituent qu'une part de leurs débouchés. La Chine et l'Inde sont aujourd'hui les premiers acheteurs d'huile de palme et les principaux relais de croissance, souligne Boris Patentreger, de l'ONG WWF.

Des pistes sont explorées pour éviter une progression de la déforestation. Tout d'abord, la Table ronde RSPO essaie de maintenir un dialogue entre industriels occidentaux, ONG et producteurs.

Non sans mal, comme l'ont montré les blocages qui ont paralysé l'assemblée générale de l'organisation fin 2009. Les tensions entre les membres de la RSPO nées ces derniers jours des actions de Greenpeace face à Nestlé font craindre à certains une fragilisation profonde de la RSPO.

Par ailleurs, une modification des modes de production est envisageable. "Des moyens existent pour cultiver plus et mieux sur les surfaces existantes, notamment avec des variétés plus productives et des modes de fertilisation plus intelligents", note Hubert Omont, chercheur au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), qui ajoute : "Si l'on doit, par ailleurs, augmenter les surfaces, autant le faire sur des zones déjà défrichées ou sur des endroits où l'impact environnemental et social n'est pas lourd."

Enfin, pour le chercheur du Cirad, des incitations financières doivent être mises en place pour pousser les producteurs à travailler sur des zones déboisées. Sinon, il restera toujours plus rentable, pour des producteurs comme Sinar Mas, de déforester pour vendre le bois puis planter des palmiers à huile.

 

Bertrand d'Armagnac et Yves Mamou

Omniprésente dans l'alimentation

Production

L'huile de palme compte pour un tiers de la production totale d'huiles végétales consommées dans le monde, légèrement plus que le soja. L'huile de palme présente l'avantage d'offrir un rendement à l'hectare dix fois plus grand que le soja et six fois plus important que le colza.

Consommation

L'huile de palme est utilisée par l'industrie agroalimentaire (80 % de ses débouchés), mais aussi pour la fabrication de cosmétiques (19 %). Les biocarburants ne représentent que 1 %, mais leur part est amenée à augmenter. L'huile de palme est présente dans près de 50 % des aliments proposés dans les supermarchés. Il se consomme en moyenne 20 kilos d'huile (toutes origines confondues) par an par habitant dans le monde.

Dialogue En 2003, producteurs, industriels acheteurs et ONG ont créé la Table ronde pour l'huile de palme durable (RSPO), plateforme de discussions sur les modes de culture. La RSPO définit les critères de certification de l'huile de palme durable (CSPO).

Article paru dans l'édition du 04.04.10

Diego Garcia , vous connaissez ?

Vous souvenez-vous de la création d'une base militaire américaine sur l'île de Diego Garcia ?
Et avez vous vu le dernier film de Polanski, "the ghost writer" ?
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lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/04/03/aux-iles-chagos-protection-de-la-nature-et-droit-au-retour-s-affrontent_1328295_3244.html
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Aux îles Chagos, protection de la nature et droit au retour s'affrontent
LE MONDE | 03.04.10 | 13h37  •  Mis à jour le 03.04.10 | 13h37
Londres Correspondant


a protection de l'environnement et le respect des droits de l'homme vont le plus souvent de pair. Les îles Chagos, colonie britannique en plein milieu de l'océan Indien, font toutefois exception à cette règle. La création par la puissance tutélaire de la réserve naturelle maritime la plus étendue au monde - soit une surface de 650 000 km2 d'eau parmi la plus pure de la planète - alimente une vive controverse.

"Il s'agit d'un pas majeur dans la protection des océans" : le secrétaire au Foreign office, David Miliband, a qualifié d'"historique" la décision annoncée le 1er avril, visant à transformer l'archipel des Chagos en site de référence pour la recherche scientifique.

En effet, ce lieu idyllique est un refuge pour quelque 76 espèces menacées comme les tortues de mer ou les oiseaux marins. Par ailleurs, les fonds marins autour du British Indian Ocean Territory, l'appellation officielle, abritent un millier d'espèces de poissons. Chagos possède surtout une des plus grandes structures coralliennes de la planète, avec 220 sortes de coraux. La pêche sera désormais interdite dans cette zone d'une incroyable biodiversité.

S'ils ont salué cette mesure de sauvegarde, les écologistes sont dans leurs petits souliers.

En effet, cette affaire fait remonter à la surface les effluves de la colonisation britannique. En 1965, Londres a fait expulser par une milice musclée les 1 500 habitants de la plus grande île Diego Garcia pour permettre l'installation d'une base militaire américaine. Les Etats-Unis avaient exigé une île déserte, afin de ne pas avoir à indemniser des habitants pour les destructions et la pollution marine éventuelles.

Soutenus par l'île Maurice, où la plupart des exilés vivent dans des conditions précaires, les Chagossiens exigent de pouvoir retourner dans leurs îles. Le refus britannique est motivé par la crainte de perdre des revenus substantiels en cas de départ des Américains qui règnent en maître sur l'un des derniers confettis de la Couronne. Ainsi, en 2002, la CIA a utilisé l'île à l'insu de Londres pour transférer en secret des terroristes présumés.

La création de la réserve marine a provoqué la colère de l'île Maurice, qui revendique la souveraineté sur l'archipel.

"La défense de l'environnement est un objectif louable", indique le Times, qui regrette cependant que cette protection n'ait pas été établie en collaboration avec le "peuple de Chagos". Pourtant peu suspect de sympathie envers les groupes de défense des droits de l'homme, le journal a critiqué une action qui n'est pas dénuée d'arrière-pensées électorales.

A l'approche du scrutin général, qui doit se dérouler sans doute le 7 mai, le premier ministre Gordon Brown, à la traîne dans les sondages, espère ainsi redorer son blason écolo mis à mal par le programme de relance du nucléaire civil.

 

Marc Roche
Article paru dans l'édition du 04.04.10

01/04/2010

L'Autorité palestinienne s'attaque à la mainmise israélienne en Cisjordanie

lu sur :
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2010/04/01/l-autorite-palestinienne-s-attaque-a-la-mainmise-israelienne-en-cisjordanie_1327369_3218.html
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L'Autorité palestinienne s'attaque à la mainmise israélienne en Cisjordanie
LE MONDE | 01.04.10 | 15h53  •  Mis à jour le 01.04.10 | 15h57
Ramallah Envoyé spécial


n vent nouveau de volontarisme souffle dans les couloirs de l'Autorité palestinienne à Ramallah. Enhardi par les éloges de la communauté internationale à l'égard de son projet de jeter les bases d'un Etat palestinien dans les deux ans à venir, le premier ministre palestinien, Salam Fayyad, a décidé de passer à la vitesse supérieure. Son nouvel objectif : les zones palestiniennes contrôlées exclusivement par Israël (zones dites C) et qui couvrent 60 % de la Cisjordanie. Aux pays donateurs, aux organisations non gouvernementales (ONG) internationales comme aux agences de l'ONU, il répète sur le même ton : "Il faut construire en zone C, les limitations imposées par Israël sont archaïques et dépassées."

Produit du découpage des territoires palestiniens institué par les accords d'Oslo II (1995), ces secteurs sont placés sous la tutelle exclusive d'Israël, par opposition aux zones A et B où l'Autorité palestinienne peut opérer. Il s'agit de zones rurales, faiblement peuplées, mais riches en ressources naturelles, situées à proximité de colonies juives, de bases militaires et surtout le long de la vallée du Jourdain, une étendue stratégique pour l'Etat juif car contiguë de la Jordanie.

La bureaucratie militaire israélienne y règne en maître. Elle ne délivre des permis de construire qu'au compte-gouttes et n'hésite pas à faire raser la moindre cahute dépourvue d'autorisation, si bien que ces terres sont maintenues dans un état de sous-développement souvent alarmant. "Allez construire des écoles ou des cliniques en zone C, a déclaré Jamal Zakout, un conseiller de Salam Fayyad, lors d'une réunion en présence d'ONG internationales. Et si les Israéliens les démolissent, nous montrerons au monde ce qu'ils font."

Le premier ministre palestinien veut montrer l'exemple. Sensible aux critiques de la société civile qui l'accuse de s'adapter à l'occupation israélienne et non de la défier, il a pris soin d'inclure plusieurs villages en zone C dans les mini-projets de construction qu'il inaugure au pas de charge. Dans la plupart des cas, ses déplacements dans ces zones sont soigneusement coordonnés avec l'armée israélienne, qui a accordé au préalable le permis requis. Mais pas toujours. Dans la vallée du Jourdain et près de Naplouse, ses services affirment avoir reconstruit des infrastructures démolies par les bulldozers israéliens. "On ne nous dissuadera plus de travailler en zone C, affirmait Salam Fayyad à la mi-février, lors d'un entretien accordé à un groupe de médias français. Il ne s'agit pas d'un territoire disputé, mais d'une partie intégrale des territoires occupés en 1967 sur lesquels nous voulons construire notre Etat."

Ce mot d'ordre a été intégré à la direction du Fonds d'investissement palestinien, la holding "souveraine" qui gère le portefeuille du "peuple palestinien". Eparpillée du temps de Yasser Arafat sur des comptes occultes ou des entreprises étrangères, cette manne a été rapatriée dans les territoires occupés, sur des projets immobiliers dont certains sont situés en zone C. Parmi ceux-ci, la construction de deux cents appartements près de Qalqiliya et, surtout, l'aménagement d'un complexe de luxe sur les rives de la mer Morte, avec balnéothérapie, centre de conférence et palaces cinq étoiles.

"Il y a un vrai changement d'attitude chez nos dirigeants, dit un expert palestinien. Dans le domaine économique au moins, ils veulent prendre l'initiative et défier le système d'occupation. Si les Israéliens tentent d'entraver leurs efforts, ils sont prêts à se bagarrer."

L'offensive de l'Autorité palestinienne sur les zones C suscite un agacement certain côté israélien. Dans un récent article, Alex Fishman, le correspondant militaire du Yediot Aharonot, rapportait que l'activisme de Salam Fayyad et sa stature grandissante bousculaient la routine des officiers affectés en Cisjordanie. "Il commence à nous ennuyer sérieusement", écrivait -il. Plus diplomatique, Ygal Palmor, le porte-parole du ministère des affaires étrangères israélien, met en garde contre toute "révocation unilatérale" des arrangements d'Oslo qui "ne ferait que semer la confusion".

Du côté des agences des Nations unies et des ONG, la gêne est palpable. La plupart d'entre elles ont pour règle d'avancer en zone C sur la pointe des pieds. Du fait de l'extrême difficulté à obtenir un permis, du flou qui entoure la procédure et du peu de scrupules des autorités israéliennes à envoyer les bulldozers. Selon un rapport des Nations unies, en douze ans, 2 450 structures "illégales" ont été rasées dans ces secteurs : habitations en dur mais aussi tentes, citernes, étals de fruits ou cabanes en tôle.

"On comprend le souci politique de Salam Fayyad, dit Martha Myers, la directrice de l'association AIDA qui regroupe une centaine d'ONG présentes dans les territoires occupés. C'est vrai que la population des zones C mérite notre soutien. Mais il n'est pas réaliste d'aller construire des écoles en zone C qui risquent d'être démolies aussitôt finies."

Cette tiédeur pose un vrai dilemme au premier ministre palestinien. A eux seuls, ses mini-projets ne suffiront pas à sortir les zones C du marasme. Sans un regain d'audace des bailleurs de fonds, Salam Fayyad ne parviendra pas à desserrer le carcan de l'occupation. "C'est aux pays donateurs d'agir, dit Sami Khader, patron de l'ONG palestinienne Ma'an. Cela fait plus de dix ans que les zones C auraient dû passer sous le contrôle de l'Autorité palestinienne. Plutôt que de s'inquiéter de leurs contribuables, les pays donateurs devraient aller demander des comptes à Israël."

 

Benjamin Barthe
Article paru dans l'édition du 02.04.10