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31/05/2010

Marée noire : et si la fuite ne pouvait jamais être arrêtée ?

lu sur :

http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2010-05-31/maree-noire-aux-etats-unis-apres-une-serie-d-echecs-bp-va-experimenter-un-nouveau-dispositif/924/0/461151&xtor=EPR-6-%5BNewsletter-Quotidienne%5D-20100531

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Publié le 31/05/2010 à 11:36 - Modifié le 31/05/2010 à 12:04 Le Point.fr

ÉTATS-UNIS

MARÉE NOIRE - BP expérimente un nouveau dispositif après une série d'échecs

AFP

BP mettait au point dimanche une nouvelle méthode pour arrêter la fuite de pétrole dans le golfe du Mexique, après l'échec d'une tentative de colmatage du gisement samedi, alors que les États-Unis assistent "probablement à la pire catastrophe écologique" de leur histoire. "Nous sommes déçus" par l'échec de la tentative de colmatage de la fuite, a assuré Bob Dudley, le directeur général de BP, sur CNN dimanche.

"Nous n'avons pas été en mesure de maîtriser l'écoulement du puits. Le flot était trop important. Nous n'avons pas été capables de renverser la pression" et de dompter le gisement de pétrole et de gaz. Cette option, hautement délicate et sans précédent à cette profondeur (1.500 mètres), consistait à envoyer dans le puits un mélange d'eau et de matières solides. Une fois le flux de pétrole stoppé grâce à cette "boue", il s'agissait de cimenter la source. Juste après l'annonce de l'échec, le président Barack Obama a qualifié ce nouveau revers de "navrant" et de "déchirant".

Selon des experts mandatés par l'administration américaine, le pétrole s'est répandu dans le golfe du Mexique à un rythme de 2 à 3 millions de litres par jour depuis le naufrage de la plateforme Deepwater Horizon, le 22 avril. Et pour Carol Browner, conseillère de Barack Obama pour les questions environnementales, qui s'exprimait dimanche sur NBC, la marée noire est "probablement la pire catastrophe écologique" qu'aient dû affronter les États-Unis. "C'est sans aucun doute la pire marée noire" de l'histoire du pays, a ajouté Carol Browner.

Le désespoir gagne du terrain

C'est avec cette nervosité en toile de fond que BP, le groupe pétrolier qui exploitait la plateforme Deepwater Horizon, a annoncé qu'il travaillait à une nouvelle approche pour stopper la fuite. Tous les espoirs se portent désormais sur l'installation d'un dispositif prévoyant de sectionner les pipelines endommagés et d'y ajuster une structure permettant de capturer le pétrole puis de le siphonner jusqu'à un navire en surface. "Ce dispositif n'est pas sans risque et n'a jamais été expérimenté auparavant à cette profondeur" de 1.500 mètres, a rappelé Barack Obama. Cette nouvelle approche ressemble fort à celle que BP avait tentée fin mai avec le couvercle de confinement qui n'avait pu fonctionner à cause de la formation de cristaux de glace sous l'effet du gaz et l'eau.

"Si nous pouvons contenir le flot du puits entre maintenant et le mois d'août et l'extraire de l'océan, ce serait une issue positive. Ensuite, si nous parvenons à totalement arrêter la fuite grâce à un puits secondaire, ce serait également une bonne nouvelle", a expliqué Bob Dudley de BP sur CNN. Le groupe pétrolier place son espoir dans la construction de puits secondaires qui seront prêts en août pour définitivement boucher la fuite.

Sur place, en Louisiane (sud), l'État le plus touché par la catastrophe, la colère le disputait à l'abattement. À la Nouvelle-Orléans, quelque 500 personnes ont manifesté dans le quartier historique du Vieux Carré contre le groupe pétrolier britannique. "Je suis ici parce que je veux que BP bouche le puits de pétrole, nettoie toute cette pagaille et s'en aille ! Et nous ne voulons plus de forages off-shore", a expliqué Belinda Sopczak, une habitante de la Nouvelle-Orléans, qui demande que les autorités fédérales prennent en main les tentatives de colmatage. De son côté, Billy Nungesser, le président du comté (paroisse) de Plaquemines, au sud de La Nouvelle-Orléans, a dit sur CNN dimanche que la nouvelle de l'échec de la tentative de cimentation samedi l'avait "anéanti". Il a dit n'avoir que peu d'espoir dans la nouvelle tentative de colmatage, et mise avant tout sur l'installation des "puits secondaires".

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SUR LE MÊME SUJET :



Source : NASAJPL

Tel que vu dans l’article « Le Tchernobyl des pétrolières », la situation dans le golfe du Mexique n’est guère reluisante. En fait, il pourrait s’agir de la pire catastrophe pétrolière jamais connue. Et cela se poursuit de plus belle: le geyser de pétrole perforé par l’avarice des pétrolières dans une des réserves les plus profondes et pressurisées de la planète continu de jaillir sans arrêt dans le fond du golfe.

 

Requiem pour le golfe du Mexique

 

Ce désastre se classe déjà au-delà de ce qui pourrait être considéré le “Katrina” d’Obama. C’est le Tchernobyl des États-Unis; un désastre qui aurait pu être évité si ce n’était de la corruption et de la connivence du gouvernement américain qui a permis à BP de passer outre les régulations de sécurité, puis ensuite de dissimuler la véritable étendue de cette catastrophe.

Le gouvernement fédéral américain, piégé par ses propres mensonges proférés ces dernières décennies, est incapable de reconnaître ses erreurs et trop arrogant pour même envisager de présenter des excuses. Ils vont continuer, comme c’était le cas avec l’URSS et de Tchernobyl, d’éviter et évacuer cette catastrophe jusqu’à ce que toutes les options pour trouver un bouc émissaire soit épuisées pour ensuite transférer la responsabilité financière sur le dos de la population.

Si tout cela échoue, nous pouvons compter sur ce gouvernement pour mettre en scène une distraction, très probablement une nouvelle guerre majeure, pour détourner l’attention loin du Deepwater Horizon. Il pourrait très bien s’agir de l’Iran ou de la Corée du Nord. Après la défaite en Afghanistan, l’URSS a tout essayé pour camoufler, à l’aide de fanfaronnades, la véritable portée de la catastrophe écologique causée par le réacteur détruit de Tchernobyl, ce qui entraina la fin de leur propre gouvernement.

À son tour, au milieu de la défaite en Afghanistan, les États-Unis tente de camoufler la catastrophe écologique provenant de la destruction du Deepwater Horizon et risque bien de faire couler leur propre gouvernement.

Les compagnies pétrolières, elles, ont profité d’une protection provenant du Oil Pollution Act qui inclut une limite maximale de $75 millions en responsabilité civile pour les dommages que BP, ou toute autre compagnie pétrolière pourrait être forcée de payer les coûts autres que le nettoyage du pétrole, qui demeure sous leur entière responsabilité.

Pour mettre ce $75 millions en perspective, il faut noter que BP a fait $93 millions de profits à chaque jour lors des trois premiers mois de 2010. En d’autres mots, il faut moins d’une journée de profit à BP pour couvrir les frais qui leur sont imposés. Le coût des dommages causés par BP sont enlevés de leurs épaules pour être ensuite placés sur le dos des gens et de la communauté qui doivent alors payer pour ce désastre corporatif. (Source)

 

Il y a eu des tentatives aux États-Unis pour faire augmenter ce plafond de $75 millions en responsabilité civile des compagnies pétrolières à $10 milliards, mais elles ont été contrecarrées par la Républicaine de l’Alaska, Lisa Murkowski, qui a opposé son objection.

by SkyTruth

Cette fuite constante de pétrole pourrait être 19 fois pire qu’il a été initialement estimé. Des images vidéos du geyser de pétrole situé dans les profondeurs du golfe du Mexique ont été rendues publiques il y a environ une semaine. Il apparait que ce serait autour de 95 000 barils de pétrole, soit un peu plus de 15 millions de litres, qui s’échapperait quotidiennement,selon ce qu’a indiqué un professeur en ingénierie au Congrès américain la semaine passée.

Ces images vidéos ne sont pas venues immédiatement après l’explosion de la plate-forme du Deepwater Horizon, comme il aurait dû logiquement se passer, mais bien un mois plus tard, seulement après que des scientifiques et membres du Congrès aient forcé BP de le faire. BP a d’ailleurs été accusée, en consultation du Congrès, de retenir des informations pertinentes concernant le fond marin, ainsi que de bloquer les efforts de scientifiques indépendants pour déterminer la quantité réelle de pétrole brut s’échappant quotidiennement dans le golfe du Mexique.

Source : Greenpeace USA 2010

BP a concédé qu’effectivement, il y a beaucoup plus de pétrole qui se disperse dans le golfe du Mexique qu’ils ne le présageaient, alors que le pétrole brut lourd commence à toucher les zones humides de la Louisiane, 35 jours après l’explosion du Deepwater Horizon. D’ailleurs, il semble que ce qui est visible à la surface n’est que la pointe de l’iceberg. En effet, des scientifiques ont découvert qu’il existait de vastes colonnes de pétrole à la dérive sous la surface, dont une mesurant plus de 16km de long, 4km de large et 100 mètres d’épaisseur.

Des chercheurs de l’Institut national de la science et la technologie sous-marine disent avoir détecté plusieurs nappes de pétrole tentaculaire se déployant juste sous la surface de la mer et à des profondeurs de 1200 mètres. Les scientifiques ont déclaré que les dispersants chimiques utilisés par BP dans le golfe du Mexique semble avoir pour effet d’empêcher le pétrole de faire surface. Essaient-ils de dissimuler le pétrole sous le tapis?

Source :  Greenpeace USA 2010

Une chose est certaine, ces corridors sous-marins de pétrole s’étendant sur des kilomètres pourraient empoisonner et suffoquer le vie marine à travers la chaîne alimentaire, entrainant des dommages pour les décennies à venir. Une menace non seulement à la faune marine, mais aussi pour la pêche commerciale et l’industrie touristique de la Louisiane jusqu’en Floride. Selon Samantha Joye, professeur en science marine à l’Université de la Géorgie, les chercheurs ont trouvé davantage de colonnes de pétrole sous l’eau qu’ils ne peuvent compter. Les principales conséquences de celles-ci sont de retirer de vastes quantités d’oxygène de l’eau par les microbes qui consomme le pétrole, un phénomène amplifié par les dispersants chimiques qui nourrissent ces microbes.

Ainsi, cette eau mélangée au pétrole est toxique pour certains organismes et néfaste pour la quantité d’oxygène contenu dans l’eau et cela peut interrompre la chaîne alimentaire à son plus bas échelon, ce qui aura un impact sur les autres organismes qui en dépendent. C’est pourquoi l’écosystème pourrait bien prendre des années, ou même des décennies pour s’en remettre.

Photo HD de la NASA de la marré noire

Les dernières images satellites du déversement continu de pétrole montrent une masse si large qu’il serait possible de la voir à partir de la Lune. Il est question d’une masse immense qui prend toujours plus d’expansionUne vidéo en temps réel est disponible pour surveiller et examiner les dommages causés à l’équipement au fond de l’eau.

Source : NASA Goddard Photo and Video

Comme il est possible de le voir sur l’image ci-haut, le pétrole brut a fait ses premières apparitions sur les berges et dans les marais de la Louisiane et une partie de ce dégât est entré dans un puissant courant qui pourrait le porter vers la Floride, Cuba et au-delà.  En Floride, on se prépare d’ores et déjà à l’arrivée de ce cauchemar et des impacts sérieux à leur industrie du tourisme. La côte Atlantique est maintenant menacée au fur et à mesure que le pétrole se répand dans la région.

Mais BP insiste qu’il s’agit d’un déversement modéré.

Pourtant, le pétrole visqueux se retrouvant dans le dédale de marais le long de la côte du golfe pourrait se révéler impossible à nettoyer, laissant un ragoût toxique mortel pour les poissons et la faune, selon des fonctionnaires et des scientifiques indépendants. Les fonctionnaires envisagent des solutions radicales et risquées: ils pourraient mettre le feu à des zones humides, ou inonder des zones dans l’espoir de faire flotter l’huile et la récupérer.
Ils ont averti qu’un nettoyage agressif pourrait ruiner les marais et faire plus de mal que de bien. La seule option viable pour de nombreuses zones touchées est de ne rien faire et laisser la nature dissoudre le pétrole. C’est précisément ce que la déréglementation dans le secteur pétrolier a finalement créé: des ravages écologiques.

L’environnement n’est pas le seul à payer le prix de la corruption, de l’indifférence et des agissements criminels du gouvernement et du secteur privé. Tout comme dans le cas du 9/11,c’est les travailleurs et les équipes de secours qui s’intoxiquent suite à l’utilisation de produits toxiques sans qu’on leur apporte les protections nécessaires. Des pêcheurs rapportent aussi des malaises causés par les produits chimiques utilisés par BP. Mais d’un autre côté, les médias ignorent le fait que Goldman Sachs, le Blackstone Group et Apollo Management sont propriétaires Nalco, le fabriquant du dispersant Corexit utilisé par BP. La question posée par la journaliste Paula Quinlan du New York Timesest bien simple: pourquoi utilise-t-on Corexit alors qu’une douzaine d’autres dispersants sont moins toxiques et plus efficaces.

Source: lumis

Mais BP a refusé les demandes de l’EPA d’utiliser des dispersants moins nocifs, alors la Maison-Blanche a donné l’ordre à BP de couper de moitié les quantités de Corexit dispersés dans l’eau du golfe du Mexique. Le problème est qu’il y a déjà plus de 2 500 000 litres de dispersants chimiques déversé dans l’eau.

La Garde côtière américaine assure désormais la protection des intérêts financiers des sociétés privées en essayant de censurer une histoire que le public a besoin de connaitre. Comme l’a rapporté CBS News: «Quand CBS News a tenté de rejoindre la plage couverte d’huile, un bateau d’entrepreneurs de BP, avec deux officiers de la Garde côtière à bord, nous a dit de faire demi-tour sous la menace d’arrestation.”
La Garde-côtière affirment qu’ils agissent sous l’autorité de BP: “Ce sont les règles de BP, pas les nôtres”. Voir cette vidéo. Ainsi, la Garde-côtière menace des journalistes d’arrestationpour vouloir documenter ce désastre pétrolier.

Conclusion

Personne ne semble savoir quoi faire pour colmater ce puissant geyser de pétrole. BP a essayé différentes solutionsmais aucune ne fonctionnent, et selon la American Association of Petroleum Geologistson peut envisager que cette situation perdure pendant des années. Une nouvelle donne est le benzène qui s’évapore continuellement dans l’atmosphère et qui présente un danger non seulement pour les personnes âgées et les gens ayant des problèmes respiratoires, mais aussi pour la population vivant dans la région du golfe du Mexique en entier.


Pour envoyer vos commentaires : 
http://les7duquebec.wordpress.com/2010/05/25/deepwater-ho...

François Marginean : Technicien en Architecture, chercheur indépendant, animateur de radio à l'émission L'Autre Monde sur CHOQ FM de l'UQAM, éditeur du blog Les Nouvelles Internationales et collaborateur chez Les 7 du Québec.

Communiqué de presse du réseau « Sortir du nucléaire »

Réseau « Sortir du nucléaire »
Fédération de 876 associations,
agréée pour la protection de l’environnement
http://www.sortirdunucleaire.org/


Communiqué de presse du 31 mai 2010

Le Réseau « Sortir du nucléaire » soutient Philippe Billard, salarié sous-traitant du nucléaire et lanceur d’alerte

Voir l'interview de Philippe Billard sur : http://groupes.sortirdunucleaire.org/blogs/sante-et-sous-traitance/

Philippe Billard, syndicaliste, travailleur sous-traitant de l’industrie nucléaire et irradié, passera devant le tribunal des Prud'hommes de Rouen le 1er juin 2010. Porte-parole de l’Association Santé / Sous-traitance, Philippe Billard a fait l’objet de mesures de rétorsion, suite à ses actions pour dénoncer l’exposition des salariés sous-traitants aux rayonnements. En tant que lanceur d'alerte, il est devenu « indésirable » sur les chantiers du nucléaire. Son employeur refuse de le réintégrer sur son poste, comme le demande l'Inspection du Travail.

Le Réseau « Sortir du nucléaire » condamne fermement l’industrie nucléaire, mortifère et opaque, et considère l'éviction de Philippe Billard comme un moyen de faire pression sur tous les salariés lanceurs d’alerte. Le Réseau "Sortir du nucléaire" a décidé d’apporter son soutien aux travailleurs du nucléaire qui, comme Philippe Billard, sont victimes des conditions de travail insoutenables imposées par cette industrie, et soumis à l’irradiation sans même bénéficier de suivi médical adapté.

Pour préserver son image de marque, EDF a fait le choix de réserver les tâches les plus dangereuses à des sous-traitants, des hommes de l’ombre au statut précaire, souvent des intérimaires ou des travailleurs nomades. Chaque année, de 25 000 à 30 000 de ces travailleurs sont directement affectés aux travaux sous rayonnements. Pour EDF, ce système permet d’éviter de faire éclater le scandale sanitaire : les sous-traitants, qui supportent plus de 80 % de la dose collective annuelle d’irradiation reçue dans le parc français, ne sont pas comptabilisés dans les études épidémiologiques [1] !

Il est scandaleux qu'EDF, tout en multipliant les discours sur la transparence, cherche à étouffer la parole des travailleurs qui tirent la sonnette d’alarme pour avertir de la catastrophe imminente. Sur un parc nucléaire vieillissant, avec des périodes de maintenance réduites pour augmenter la rentabilité, les risques s’accroissent toujours plus, mais l’injonction officielle reste : « Rien à signaler »[2]. Les profits à court terme passent avant la sécurité de tous.

L’industrie nucléaire fait peser un risque d’accident permanent sur les populations, et sacrifie la santé des travailleurs. Il est urgent de réduire notre consommation d'électricité, et de se tourner vers d'autres modes de production électrique, qui ne mettent en danger ni les travailleurs ni la population et créent bien plus d'emplois[3], sûrs et répartis sur tout le territoire.

En soutien à Philippe Billard et à tous les travailleurs victimes de l’industrie nucléaire, le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle à rejoindre le rassemblement syndical organisé le 1er juin à 8 h 30 (devant les Prud'hommes, 2, place de la Madeleine, Rouen).

Plus d'infos sur :
http://groupes.sortirdunucleaire.org/blogs/sante-et-sous-traitance/

Contacts presse :
Sophie Morel : 06 83 55 15 24
Daniel Roussée : 06 61 97 83 28


[1] Annie Thébaud-Mony, « L’industrie nucléaire organise le non-suivi médical des travailleurs les plus exposés », Imagine, numéro de mai-juin 2007.

[2] Voir le film « R.A.S. Nucléaire : Rien à signaler », d’Alain de Halleux, 2009

[3] A titre d’exemple, l’Allemagne a créé plus de 300 000 emplois dans les économies d'énergie et les énergies renouvelables depuis l'adoption de la loi sur les renouvelables en 2000.

29/05/2010

Le purin d'ortie

 

Un reportage d'ARTE à regarder !

(cliquez sur le lien ci-dessous)

 

Secrets de plantes

 

28/05/2010

Les pesticides favoriseraient les troubles de l'attention chez les enfants

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lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/05/28/les-pesticides-favoriseraient-les-troubles-de-l-attention-chez-les-enfants_1364251_3244.html
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LEMONDE.FR | 28.05.10 | 12h43  •  Mis à jour le 28.05.10 | 13h27


es fruits et légumes responsables de troubles du développement chez les enfants ? C'est ce qu'avance une étude américano-canadienne publiée en mai dans la revue Pediatrics : les enfants exposés à des concentrations importantes de pesticides via les fruits et légumes cultivés aux Etats-Unis sont plus susceptibles de souffrir de troubles déficitaires de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH).

Des chercheurs aux Etats-Unis et au Canada ont étudié les cas de 1 139 enfants âgés de 8 à 15 ans et ont découvert que ceux chez qui des concentrations élevées de pesticides de type organophosphates étaient détectées avaient deux fois plus de chances de souffrir de TDAH. "Cette étude est une nouvelle preuve du lien entre l'exposition à de hauts niveaux de pesticides et les troubles du développement", affirme le document.

L'ALIMENTATION, PRINCIPALE SOURCE D'EXPOSITION

Quelque quarante organophosphates sont homologués par l'Agence fédérale de protection de l'environnement. Les organophosphates sont habituellement issus de l'acide phosphorique ; la plupart sont des insecticides. Ils contrôlent les organismes nuisibles en agissant sur le système nerveux. A quelques exceptions près, la plupart sont hautement toxiques.

Bien que l'usage privé de pesticides soit très répandu, l'Académie américaine des sciences considère que la principale source d'exposition des enfants aux pesticides est leur alimentation, rapporte l'étude. Selon un rapport datant de 2008, cité par Pediatrics, des niveaux détectables de pesticides ont été relevés sur une part significative d'un échantillon de fruits et légumes cultivés aux Etats-Unis. En 2001, 33 000 tonnes de pesticides ont été répandues en 2001 aux Etats-Unis, selon des chiffres cités dans l'étude.

Selon les centres américains de contrôle et de prévention des maladies, entre 3 et 7 % des enfants en âge d'aller à l'école aux Etats-Unis souffriraient de TDAH.

Pour en savoir plus :

- Le site Internet Pesticides et cancer

 

Le Monde.fr avec AFP

L'Australie veut faire interdire la pêche à la baleine par le Japon

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lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/05/28/l-australie-veut-faire-interdire-la-peche-a-la-baleine-par-le-japon_1364313_3244.html
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LEMONDE.FR avec AFP | 28.05.10 | 13h24


'Australie a annoncé vendredi qu'elle allait demander à la Cour internationale de justice de La Haye d'interdire la chasse à la baleine par le Japon.

Les documents vont être transmis à la Cour internationale de La Haye "en début de semaine prochaine" alors que Canberra menace depuis des mois de traîner le Japon devant les tribunaux internationaux, a annoncé Peter Garrett, ministre en charge de la protection de l'environnement.

Le Japon a immédiatement fait part de sa déception. "C'est très décevant", a réagi le ministre japonais de la pêche, Hirotaka Akamatsu, en rappelant que "la pêche scientifique est un programme approuvé" par la Commission baleinière internationale (CBI).

Le Japon pêche chaque année plusieurs centaines de baleines au nom de la "recherche scientifique" alors que la chasse commerciale est interdite depuis 1986.

Les autorités japonaises affirment qu'il s'agit d'une tradition culturelle ancestrale, un argument rejeté notamment par les militants de l'association de défense de l'environnement Sea Shepherd et son fondateur canadien, Paul Watson.

19:05 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : environnement

27/05/2010

"retraites-2010.fr : Réussissons vraiment une réforme juste".

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communiqué d'ATTAC France:

Face à la propagande gouvernementale, Attac lance le site "retraites-2010.fr : Réussissons vraiment une réforme juste".

Le gouvernement français mène depuis plusieurs semaines une campagne de communication sans précédent pour promouvoir sa réforme des retraites. Le centre de cette propagande est le site retraites2010.fr qui matraque l'idée que l'évolution démographique ne laisse pas d'autre choix que de travailler plus longtemps.
Face à cette propagande, Attac répond aujourd'hui en lançant le site retraites-2010.fr , pour montrer qu'une autre réforme des retraites est possible : 
- Que les déficits du système de retraite, principalement provoqués ces dernières années par la crise financière, n'est pas une fatalité pour peu que l'on brise le tabou du partage de la richesse.
-  Que la réforme des retraites du gouvernement, loin d'être guidée par une volonté de sauver un système en danger, s'inscrit dans les politiques menées par les gouvernements à travers l'Europe pour mettre fin à ce qu'il reste du modèle social européen pour satisfaire les marchés financiers et les agences de notation.

Retrouvez aujourd'hui les analyses et propositions pour une réforme vraiment juste des retraites sur retraites-2010.fr.
Aidez-nous à faire connaître retraites-2010.fr en le référençant sur vos sites, blogs et sur les réseaux sociaux.

Attac France,
Montreuil, le 27 mai 2010

26/05/2010

Mise en garde contre les cosmétiques pour bébés

lu sur :
http://dircom.inserm.fr/
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Produits cosmétiques potentiellement toxiques

Fin 2008, le RES (Réseau environnement santé), l'association WECF ('Women in Europe for a Common Future') et le C2DS (Comité pour le développement durable en santé), mettaient en garde contre les cosmétiques pour bébés.
De son côté, Greenpeace mettait en cause la composition des parfums.
Olivier Toma (C2DS) : "Des mallettes sont encore distribuées dans les maternités avec des produits suspects, dont récemment un sirop pour enfants avec du benzoate de sodium".
N'étant pas soumis à des autorisations de mise sur le marché, les fabricants sont presque seuls juges de la non-toxicité de leurs produits. Annie Sasco (Inserm, Bordeaux) : "Pourtant, la directive européenne qui réglemente les cosmétiques devient de plus en plus contraignante. Elle recense pas moins de 1 328 produits interdits. (.) Des centaines de composants sont présents dans les gels douche, shampooings, crèmes, certes souvent à des doses très faibles, mais il est difficile d'en évaluer les effets épidémiologiques. Il faut donc être prudent."
Direct Matin , 25/05/2010

19:00 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, sciences, société

Des murs végétaux pour dépolluer l'air

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4236

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21-05-2010 - Des murs végétaux pour dépolluer l'air des gares

La gare SNCF parisienne de Magenta, dédiée au trafic de banlieue, inaugure le premier mur végétal dépolluant en espace clos au monde. Installé à 8 m du sol, sur le passage de 70 000 voyageurs quotidiens, il forme une surface végétale de 14 x 5 m composée de plus de 3 000 plantes de 31 espèces végétales différentes. Parmi ces plantes, l'œil averti distinguera l'araignée (Chlorophytum comosum), qui absorbe le monoxyde de carbone, le formaldéhyde, le toluène et le xylène; le lierre (Hedera helix), pour absorber le formaldéhyde, le benzène et le xylène; ou encore le philodendron (Philodendron scandens) contre le formaldéhyde et le trichloréthylène.

Les capacités d'épuration de l'air par les plantes ont été mises en évidence dans les années quatre-vingt. Réalisés pour le compte de la NASA, les premiers travaux scientifiques avaient pour objectif la purification de l'air des engins spatiaux, navettes et stations orbitales. Dans le cas présent, le principe de dépollution met en œuvre deux pompes qui dirigent l'air de la gare vers le mur végétal. Les particules polluantes se fixent alors dans la terre, laquelle joue un rôle de stockage, de filtration et de transformation via l'activité des micro-organismes présents, simultanément à l'action assainissante du feuillage et des racines.

Expérimental, ce mur doit faire la preuve de son efficacité. A cette fin, des mesures de qualité de l'air ont été réalisées avant son installation et seront comparées à de nouvelles évaluations dans un an. Si le test s'avère concluant, il est vraisemblable que des réalisations semblables voient le jour dans d'autres espaces confinés ferroviaires.

Pascal Farcy

Alimentation et grande distribution en France

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4237

21-05-2010 - Protéger le consommateur de la « construction des prix alimentaires »

Oeuvrant à la défense des consommateurs, l’association UFC – Que Choisir a mené de fin septembre à mi-octobre 2009 une enquête au sein de 1250 magasins de grande distribution implantés en France. Rendues publiques en décembre de la même année, les conclusions révélèrent alors les manœuvres abusives de certains industriels et distributeurs, lesquels n’hésitaient pas à s’octroyer des marges prohibitives au regard des prix agricoles pratiqués. Ainsi, la barquette d’escalopes de poulet vendue sous la marque Le Gaulois affichait un prix moyen en rayon de 11,99 € alors que le prix agricole moyen de ce produit au kilo était de 2,11 €.
Face à ces agissements, l’association réclama alors l’extension du coefficient multiplicateur, jusqu’alors réservé aux fruits et aux légumes, à l’ensemble des produits bruts et peu transformés. Calculant un prix de vente maximal basé sur la multiplication du prix agricole par un coefficient fixé en accord avec les professionnels, cette méthode permet de s’adapter aux variations des prix agricoles tout en protégeant à la fois le consommateur et les professionnels. Toutefois, depuis lors, cette légitime réclamation n’a pu obtenir gain de cause.

Or, alors que les distributeurs ont consenti, le 17 mai dernier, à signer un accord de modération des marges pour les seuls fruits et légumes, UFC – Que Choisir publie une réactualisation des données collectées en 2009. Et tout donne à penser que les bonnes paroles dispensées n’ont pas eu l’effet escompté. En effet, six mois plus tard, une nouvelle comparaison prix agricoles / prix en rayons démontre le maintien de ces marges abusives. Ainsi, « Si certains prix en rayon ont connu sur les 6 derniers mois une légère baisse, celle-ci n’est pas venue – loin s’en faut - compenser les importantes augmentations intervenues depuis les 10 dernières années ». Pour preuves, entre avril 2000 et avril 2010, le prix du lait demi écrémé a augmenté de 16 % alors que le prix de la matière première a baissé de 5 % ; le prix de la volaille a progressé de 38 % alors que le prix de la matière première a chuté de 19 % ; le prix du rôti de porc a augmenté de 23 % contre une baisse de 5 % du prix de la matière première. Enfin, le prix du bœuf a augmenté de 34 % alors que le prix de la matière première a enregistré une baisse de 4 %.

Nulle surprise, donc, si l’accord récemment concédé par les professionnels du secteur, signé en l’absence des consommateurs, est décrit par l’association comme « non contraignant (ni procédure de contrôle, ni sanction) et de faible portée (limitée aux seuls fruits et légumes) ».

Arguant que, depuis plus de deux ans, les industriels et la distribution font les choux gras de la baisse des prix agricoles en ne les redistribuant pas aux consommateurs, l’association demande aux sénateurs, dans le cadre des discussions de la loi de modernisation de l’agriculture, d’imposer à tous les produits bruts ou peu transformés un coefficient multiplicateur, ou au minimum aux viandes fraîches de bœuf et de porc.


Cécile Cassier

25/05/2010

Les femmes et le cancer du poumon

lu sur :
http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/05/25/les-femmes-de-plus-en-plus-nombreuses-a-mourir-d-un-cancer-du-poumon_1362141_3224.html
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Les femmes de plus en plus nombreuses à mourir d'un cancer du poumon
LEMONDE.FR avec AFP | 25.05.10 | 07h28  •  Mis à jour le 25.05.10 | 10h28


a mortalité par cancer du poumon a été divisée par deux en dix ans chez les hommes de 40 ans, alors qu'elle était multipliée par quatre en quinze ans chez les femmes du même âge. Cette tendance s'explique par un phénomène clairement observable : les hommes ont réduit leur consommation de tabac durant cette période, tandis que les femmes l'ont accrue.

Chez les hommes, la consommation a commencé à décroître en 1980 grâce aux politiques de prévention, selon le dernier bulletin épidémiologique (BEH) de l'Institut de veille sanitaire, consacré au tabac à la veille de la Journée mondiale sans tabac du 31 mai. Conséquemment, la mortalité par cancer du poumon a atteint un maximum en 1993 chez les hommes et a nettement baissé depuis, diminuant de moitié en dix ans entre 35 et 44 ans.

Pour les femmes, la mortalité augmente depuis 1980 et "s'est accélérée dans les années récentes", selon une étude pilotée par Catherine Hill, de l'Institut Gustave Roussy. Elle a ainsi été multipliée par quatre entre 1984 et 1999. La mortalité par cancer du poumon chez les femmes de 35 à 54 ans en 2000-2007 "est proche de la mortalité chez les hommes de même âge observée durant les années 1950", note l'étude.

Selon cette étude, "on peut prévoir que l'épidémie va continuer chez les femmes au fur et à mesure que vieilliront les générations qui ont beaucoup fumé". Et on peut s'attendre à un ralentissement de la diminution de la mortalité chez les hommes, les ventes de cigarettes étant restées constantes de 2004 à 2009.

En effet, si l'augmentation des prix de 37 % intervenue en octobre 2003 et janvier 2004 a entraîné une baisse de 27 % des ventes de tabac, à moitié compensée par les achats frontaliers, les augmentations intervenues depuis 2007, faibles et très inégales selon les marques, n'ont pas eu d'effet sur les ventes.

L'électroménager économe en énergie n'est pas rentable

lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/05/25/l-electromenager-econome-en-energie-n-est-pas-rentable_1362876_3244.html
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L'électroménager économe en énergie n'est pas rentable
LEMONDE.FR avec AFP | 25.05.10 | 15h27  •  Mis à jour le 25.05.10 | 15h38


cheter un appareil électroménager économe en énergie n'est "pas rentable" car l'économie réalisée sur la facture d'électricité permet rarement de rembourser l'investissement de départ, selon une enquête ( fichier pdf téléchargeable ) publiée mardi par l'association UFC-Que Choisir.

Les réfrigérateurs-congélateurs les plus économes en énergie (classe A++) coûtent ainsi en moyenne 282 euros de plus que les moins économes (classe A), selon les relevés de l'association en magasin. Or l'économie d'électricité réalisée par ces appareils n'atteint que 160 euros au bout de dix ans.

En achetant un réfrigérateur de classe A+ (un peu moins économe que les classes A++), un consommateur peut toutefois espérer rentabiliser son investissement en dix ans : il économisera 90 euros par rapport à un classe A pour un surcoût à l'achat de 85 euros. "L'économie d'énergie est hors de prix !" s'exclame l'association dans un communiqué .

Pour les sèche-linge, "l'investissement n'est jamais rentabilisé par l'économie réalisée sur la facture", a souligné Caroline Keller, responsable de l'étude, au cours d'une conférence de presse. Le sèche-linge le plus économe (classe A) va ainsi coûter 532 euros plus cher que le moins économe (classe C) et ne va permettre de réaliser une économie de facture que de 290 euros seulement sur dix ans.

L'association plaide donc pour l'extension aux appareils électroménagers du système de bonus-malus "qui a déjà fait ses preuves dans l'automobile". Un tel dispositif permettrait d'"orienter les consommateurs vers les équipements les plus économes en énergie", en imposant un malus aux appareils énergivores et un bonus aux équipements les plus sobres.

En outre, l'UFC-Que Choisir demande une "remise à plat" de l'étiquetage énergétique qui classe les appareils électroménagers de A à G selon qu'ils sont plus ou moins économes en énergie. Celui-ci est devenu "obsolète", car les réfrigérateurs de classe B à G ne sont plus vendus en magasin, pointe l'UFC. "Il y a une sorte de tromperie sur la performance énergétique des appareils", dénonce Alain Bazot. Un consommateur achète un réfrigérateur de classe A en pensant que c'est le plus économe, alors que c'est le plus énergivore, remarque-t-il, les meilleurs modèles étant classés A+ ou A++.

 

L'UFC-Que Choisir demande une "remise à plat" de l'étiquetage énergétique, devenu "obsolète" car les réfrigérateurs de classe B à G ne sont plus vendus en magasin.
D.R.
L'UFC-Que Choisir demande une "remise à plat" de l'étiquetage énergétique, devenu "obsolète" car les réfrigérateurs de classe B à G ne sont plus vendus en magasin.

20/05/2010

Taxe sur transactions financières : associations et syndicats lancent une pétition

lu sur :

http://www.france.attac.org/spip.php?article11320

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Taxe sur transactions financières : associations et syndicats lancent une pétition

18 mai 2010 - 15:50 - auteur-e(s) : La Croix

La Croix du 18.05.2010 - Source AFP

Plusieurs associations et syndicats français, dont la CGT et la CFDT, ont lancé une pétition pour réclamer l’instauration d’une taxe sur les transactions financières à l’échelle mondiale au bénéfice d’actions contre la pauvreté, les pandémies et le changement climatique.

Figurent également parmi les initiateurs de la pétition l’association altermondialiste Attac, l’organisation non gouvernementale Oxfam France, le principal syndicat de la fonction publique FSU et l’organisation de défense de l’environnement WWF.

Les auteurs estiment que "même à un faible taux, la taxation de ces transactions dégagerait chaque année des centaines de milliards de revenus à redistribuer et contribuerait à dissuader les comportements les plus spéculatifs", selon un communiqué publié mardi.

Le texte de la pétition est en ligne sur les sites respectifs des associations et syndicats signataires, ainsi que sur le sitewww.makefinancework.org/?lang=fr/.

Cet appel est lancé en amont du prochain sommet du G20, qui aura lieu les 26 et 27 juin à Toronto au Canada

Lire la suite de l’article

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VOICI LE LIEN POUR SIGNER LA PÉTITION   :

http://www.makefinancework.org/?lang=fr/

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PÉTITION

Mesdames et Messieurs les membres du G20,

La dérégulation du secteur financier est responsable en grande partie de la crise économique actuelle. La croissance exagérée de ce secteur, concentré sur des profits spéculatifs à court terme, a créé une bulle financière déconnectée de l’économie réelle. Avec l’explosion de la dernière bulle, des millions d’hommes et de femmes perdent leur emploi, sombrent dans une plus grande pauvreté, tandis que cent millions de personnes supplémentaires souffrent de la faim.

Vous avez mobilisé des centaines de milliards de dollars pour sauver les banques et le système financier. Mais vous ne répondez pas aux crises sociales et écologiques avec la volonté politique et les ressources financières indispensables

Les acteurs du secteur financier ont bénéficié pendant des décennies de l’absence de régulation significative et sont largement responsables de la crise. Je pense qu’il est temps qu’ils paient eux aussi leur contribution à l’intérêt général. Une taxe sur les transactions financières serait l’instrument le plus juste et le plus efficace pour le garantir.

Elle permettrait de :

  • De dégager les fonds nécessaires pour payer les coûts sociaux de la crise, pour financer les biens publics mondiaux telle que la santé ou la lutte contre la pauvreté et le changement climatique.
  • De contribuer à une plus grande stabilité du système financier, en réduisant la spéculation et une liquidité excessive.

Votre prochaine réunion à Toronto, les 26 et 27 juin 2010, vous offre l’opportunité de changer le cours des choses et de rompre avec les pratiques habituelles. Nous vous demandons de passer à l’action, à cette occasion, en décidant l’introduction d’une taxe sur les transactions financières.

 

Pour signer la version française de la pétition :

http://www.makefinancework.org/?lang=fr/

Pétition contre le suremballage

lu sur :

http://www.overpacking.eu/

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A la Commission des pétitions du Parlement européen,

Nous, citoyens européens et résidants de l’Union européenne,
Considérons que l’augmentation croissante du suremballage c'est-à-dire de l’ensemble des emballages manifestement surdimensionnés uniquement dans le but d’assurer le développement des ventes des produits contenus est une atteinte au principe de croissance durable respectueuse de l’environnement mentionnée expressément dans le traité sur l’Union Européenne.
Considérons que la réduction des déchets et la protection de l’environnement nécessitent des mesures limitant le suremballage, que la recherche sur des emballages écologiques ou le développement des procédures de valorisation des déchets d’emballage n’est pas une fin en soi, que seule une réduction des déchets à la source permettra de limiter l’impact de nos produits de consommation sur l’environnement.
Considérons que l’absence de fonction propre ou de contribution d’un élément d’emballage à la protection du produit contenu, sa conservation, son transport, son stockage, son identification ou l’information du consommateur justifie de le supprimer.
Parce que l’emballage d’un produit peut représenter 80% du poids total du produit fini et constituer jusqu’à 65% de son coût, la réduction des emballages doit permettre à chaque consommateur de réduire d’autant le volume global de sa production de déchets et réaliser des économies équivalentes.
Le droit de l’Union européenne et en particulier la directive européenne 94/62 ne proposant pas de critères pour limiter la mise en marché des emballages, nous demandons aux institutions européennes de prendre des mesures pour imposer aux industriels la limitation des emballages.
La présente pétition demande des mesures limitant l’emballage, en masse et en volume, au strict respect d’exigences de sécurité des produits et d’hygiène.

 

POUR SIGNER :

Vers le site de pétition contre le suremballage

Consommation : Obliger l'Europe à en finir avec le suremballage

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4227

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Obliger l'Europe à en finir avec le suremballage : un objectif plausible

Tout citoyen d'un Etat membre de l'Union européenne a le droit de saisir le Parlement européen en déposant une pétition rassemblant au moins un million de signataires, provenant d'au moins un tiers des Etats membres.


Partant de ce principe, Frédéric Crépin, considérant entre autres le suremballage comme "une atteinte au principe de croissance durable, respectueuse de l’environnement" mentionnée dans le traité de l’Union Européenne, entend obliger le Parlement européen à se saisir du dossier et à légiférer. A partir du groupe contre le suremballage (1), dont il est à l'origine sur le site Facebook, suivi par près de 130 000 personnes, une petite équipe de bénévoles s'est constituée pour assurer la mise en ligne d'un site dédié (2), rédiger la pétition, collecter les signatures, traduire en différentes langues, servir de relais, etc. Résultat, en ligne depuis mercredi 12 mai, la pétition a déjà rassemblée plus de 2500 signatures. Un nombre qui devrait grossir rapidement pour atteindre, on l'espère, le million de signataires.
Pour mémoire, rappelons que la récente loi Grenelle 2 ne prévoit aucune disposition spécifique contre le suremballage, alors que les emballages peuvent représenter jusqu'à 80 % du poids d'un produit et 60 à 70 % de son coût.

Au final, alors que Facebook fait actuellement la Une des journaux avec l'organisation "d'apéro géants", le site communautaire s'illustre, avec cette initiative, comme un moyen qui pourrait apporter un peu d'air frais dans nos démocraties très verrouillées …

Pascal Farcy

1- Groupe Facebook "Un million de personnes pour un texte de loi contre le suremballage".
2- Vers le site de pétition contre le suremballage

19/05/2010

En France, l'avenir de la recherche fondamentale est sombre ...(2)

... et le restera aussi longtemps que le pays sera dirigé par la classe politique actuelle. (suite)

 

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/

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La recherche médicale française perd de plus en plus d’influence


Le quotidien Les Echos rapporte le classement des chercheurs français en sciences du vivant.

L’enquête, conduite par Philippe Even - président de l'Institut Necker (Paris) - a tenté d'évaluer l'activité individuelle des chercheurs français dans les sciences du vivant en recensant leurs articles publiés dans les revues internationales de référence entre 2000 et 2009. Cet inventaire, qui a nécessité quatre ans, a permis à Philippe Even de constater que la recherche médicale française perdait du terrain face aux Américains, Britanniques, Allemands et Japonais.

L'Hexagone n'occuperait que la cinquième position en termes de découvertes publiées, il est relégué à la treizième place en termes d'impact.

"Le déclin s'accélère, déplore Philippe Even. La plupart des grandes percées se font hors de France. Nos chercheurs d'excellence restent excellents, mais ils sont de plus en plus pauvres et sous-équipés. Toujours plus d'argent et toujours plus de postes n'est pas la solution." Certes, les crédits sont insuffisants et trop souvent "saupoudrés", la mondialisation restreint encore l'influence de l'Hexagone mais, pour Les Echos, c'est avant tout une affaire de gouvernance.

En cause, "un dirigisme d'Etat toujours très pesant, une culture de la recherche inexistante chez les décideurs", l'obsession des grands programmes, des "organismes publics trop rigides" et des effectifs démotivés pour le tiers d'entre eux.

Echos [Les], 19/05/2010

18/05/2010

Monsanto donne des semences OGM à Haïti

lu sur :
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Le séisme Monsanto : Un nouveau «tremblement de terre» se déchaîne en Haïti

 


Mondialisation.ca, Le 16 mai 2010

 


Monsanto va «offrir» aux agriculteurs haïtiens 475 tonnes de semences génétiquement modifiées: un cadeau mortifère. Le statut de «population assistée» n’est pas unanimement accepté ! Ainsi, le 10 mai 2010, d’importantes mobilisations se sont produites contre le président haïtien René Préval. A cette date, le sénat approuvait un projet de loi prolongeant pour trois le mandat présidentiel de Préval. De la sorte, son mandat ne prendra fin qu’en mai 2011. Selon Batay Ouvriye (Bataille ouvrière), les manifestants de diverses forces d’oppositions, se sont dirigés vers le Palais présidentiel – à Port-au-Prince – pour exiger le départ de Préval. La police a réprimé les manifestants et les a empêchés d’atteindre le Palais présidentiel. Des mobilisations sur le même thème ont eu lieu à l’intérieur. Selon Batay Ouvriye, non seulement la population est largement délaissée par le gouvernement, mais elle subit une présence renforcée des troupes des Etats-Unis (qui, entre autres, établissent un «cordon sanitaire» contre toute émigration). Elle prolonge la présence répressive de la Minustah (force de l’ONU placée sous le commandement du Brésil). Le 18 mai, fête nationale qui est censée célébrer l’indépendance nationale obtenue au XIXe siècle, sera, selon Batay Ouvriye, une occasion de manifester contre l’occupation d’Haïti et pour «un nouveau pays» répondant aux exigences des masses populaires. Un appel dans ce sens est relayé par les radios locales. (Réd. À l'Encontre)

Le tremblement de terre à Haïti, le 12 janvier 2010, a fait le bonheur de certains affairistes. La multinationale étatsunienne Monsanto est en train d’offrir aux agriculteurs du pays un cadeau mortel, à savoir 475 tonnes de semences [de céréales et légumes, dont 60 sont déjà livrées] génétiquement modifiées (OGM), en plus des engrais et pesticides qui leur sont associés.

Tout cela sera distribué gratuitement par le projet WINNER [1], avec le soutien de l’ambassade étasunienne en Haïti. Les Haïtiens savent-ils que c’est Monsanto qui fabriquait le défoliant dit «agent orange» [herbicide dispersé massivement de 1961 à 1971 pour liquider la forêt qui «servait de sanctuaire aux combattants vietnamiens engagés contre l’armée impérialiste des Etats-Unis] que les bombardiers américains ont utilisé pendant la guerre du Vietnam, empoisonnant ainsi les soldats américains autant que les civils vietnamiens ?

Les Haïtiens savent-ils que dans beaucoup de pays on a déclaré ces semences dangereuses ? Elles viennent souvent en kit accompagnées d’un herbicide de Monsanto du nom de Round Up qui contient du glyphosate. Dans ma Bretagne natale, cette substance a déjà contaminé l’eau potable. Mais Monsanto continue à prétendre que son produit est biodégradable. Ce qui lui a valu un procès intenté par le service de répression des fraudes de Lyon [2].

Monsanto a déjà commencé à distribuer ses semences de maïs OGM dans les régions de Gonaïves, Kenscoff, Pétionville, Cabaret, Arcahaie, Croix-des-Bouquets et Mirebalais. En Haïti, il n’y aura bientôt plus que des semences Monsanto. Ce sera alors la fin de l’indépendance des agriculteurs. Monsanto a investi récemment 550 millions de dollars au Brésil pour fabriquer son herbicide Round Up dans l’Etat de Bahia. Mais il semble que le pays soit en train de résister à la multinationale.

Monsanto fait toute une publicité autour de ce don de semences qui serait un cadeau généreux. Mais les agriculteurs haïtiens qui voudront disposer de droit de resemer pour leurs récoltes futures devront payer des royalties à Monsanto.

Le représentant de Monsanto en Haïti est Jean-Robert Estimé. Il fut ministre des Affaires étrangères sous la longue dictature de la famille Duvalier. Une alliance prometteuse !


Traduction A l’Encontre

Notes

[1] Le projet WINNER a été lancé le 8 octobre 2009 – avant le tremblement de terre, mais après les tempêtes tropicales – par l'Agence américaine pour le développement international (USAID). Ce projet qui vise, entre autres «l'intensification agricole». Il est financé par l'USAID à plus de 126 millions de dollars. Une délégation de Monsanto a visité Haïti le 6 mai 2010. Un débat existe sur le caractère des semences (maïs hybride) et des pesticides et le ministère haïtien affirme qu’il ne s’agit pas de semences Round UP Ready. (Réd.)

[2] La cour d’appel de Lyon a confirmé en octobre 2008 la condamnation en première instance de la firme d’agrochimie Monsanto pour publicité mensongère à propos de son désherbant, le Round Up. (Réd.)



Le père Jean-Yves Urfié est membre de l’Ordre du Saint-Esprit; il est un ancien professeur de chimie au Collège Saint Martial de Port-au-Prince.


Articles de Jean-Yves Urfié publiés par Mondialisation.ca

L'eau du robinet

lu sur :
http://www.liberation.fr/vous/0101636018-des-produits-toxiques-dans-l-eau-du-robinet-les-medecins-planchent
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17/05/2010 à 18h56

Des produits toxiques dans l'eau du robinet? Les médecins planchent

 

L'Association Santé Environnement France (Asef), qui regroupe près de 2500 médecins en France, annonce qu'elle va lancer prochainement une étude visant à déceler l'éventuelle présence de produits toxiques dans l'eau du robinet.

«Nous allons faire des analyses sur 10 sites français», afin «d'avoir une photo des produits potentiellement toxiques pour l'organisme que nous buvons quotidiennement», a annoncé le Dr Patrice Halimi, Secrétaire Général de l'ASEF.

Cette annonce intervient le jour même de la diffusion, ce lundi sur France 3, d'un documentaire, Du poison dans l'eau du robinet, faisant le bilan de la qualité de l'eau. Il en ressort, note l'Asef, que des millions de Français boivent une eau trop chargée en aluminium, nitrates, pesticides, médicaments, qui peut parfois même être radioactive.

La plupart de ces produits, rappelle-t-elle, «peuvent sur le long terme avoir des effets importants sur la santé de ceux qui la boivent en la pensant potable».

Pour le Dr Pierre Souvet, président de l'Asef, les pouvoirs publics «doivent prendre en compte la question des stations d'épuration», souvent anciennes. Selon lui, «nous devons penser nos normes en termes de durée d'exposition chronique et non plus en termes d'intoxications aiguës».

«Alors que l'Europe somme la France de moderniser ses usines de traitement, notre pays ne cesse de minimiser l'ampleur de la pollution», relève pour sa part le Mouvement pour le droit et le respect des générations futures (MDRGF).

La Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR) affirme quant à elle qu'en France «l'eau du robinet est un des produits alimentaires les plus surveillés au plan sanitaire».

«Plus de 300.000 prélèvements» sont effectués chaque année, et donnent lieu «à plus de 8 millions de résultats analytiques», concernant quelque 800 substances ou paramètres, tels que PH, turbidité, chlore, nitrates, pesticides, radioactivité, indique-t-elle dans un communiqué.

Elle précise encore que «lorsque les contrôles font apparaître un non-respect des normes en vigueur, des mesures de restriction voire d'interdiction de consommation sont mises en œuvre, avec information de la population». S'il n'y a pas danger potentiel pour la santé humaine, il peut y avoir des mesures de restriction de consommation à tout le moins pour les usagers les plus sensibles.

(Source AFP)

10:42 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : environnement, santé

Des pommiers résistant aux maladies

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4223

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12-05-2010

Des pommiers préhistoriques offrent une lueur d’espoir contre les pesticides

Ce n’est pas sans raison qu’un petit coin de forêt sauvage, situé dans les montagnes du Tian Shan au Kazakhstan est comparé au jardin d’Eden. Ce site peu ordinaire accueille, en effet, des forêts de pommiers sauvages préhistoriques, lesquels seraient apparus il y a quelque 165 millions d’années. Toutefois, leur singularité ne réside pas uniquement dans leur ancienneté. Appelés Malus sieversii et pouvant atteindre jusqu’à 30 mètres de haut, ces pommiers produisent des pommes comestibles, de couleurs et de formes diverses, certaines étant réputées « sucrées et savoureuses ». Outre le fait d’être alléchants, certains de ces fruits ont développé des résistances exceptionnelles aux maladies s’attaquant au pommier, et tout particulièrement à son ennemi n°1 qu’est la tavelure.
D’après l’INRA (1), les arbres de Malus sieversii présents au Kazakhstan possèdent probablement « un ensemble de gènes de résistance qui s'est perdu au cours du long processus de domestication des pommes, lors de leur voyage depuis l'Asie jusqu'à l'Europe ».

La découverte de ces pommiers atypiques n’est pas récente. On la doit à l'académicien kazakh Aymak Djangaliev, lequel a dédié sa vie à l’étude et à la protection de Malus sieversii, recensant et étudiant ses représentants. En revanche, les retombées de ces recherches pourraient s’avérer être de réels atouts face aux enjeux agricoles actuels, et notamment concernant la problématique réduction des pesticides. Ainsi, comme l’explique François Laurens, de l'unité Génétique et horticulture à l'Inra d'Angers-Nantes : « Ce travail scientifique d'une importance capitale a aujourd'hui permis qu'un vaste travail de recherche sur les résistances aux parasites de ces pommiers, démarre à l'Université de Cornell aux USA, à Oxford en Angleterre et à l'Inra d'Angers-Nantes en France". Intégrant les nouvelles variétés de fruits destinées à réduire le recours aux pesticides, la pomme Ariane fut ainsi le fruit de 30 ans de recherches.

Cécile Cassier

 

1- Institut national de la recherche agronomique.

17/05/2010

OGM : effets indésirables

lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/05/14/en-chine-un-coton-transgenique-provoque-une-infestation-imprevue-de-punaises_1351551_3244.html
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En Chine, un coton transgénique provoque une infestation imprévue de punaises
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LE MONDE | 14.05.10 | 16h48  •  Mis à jour le 14.05.10 | 16h48


e constat est pour le moins paradoxal : la mise en culture d'un OGM insecticide peut accroître considérablement les populations de certains ravageurs. Dans six provinces de Chine septentrionale, des agronomes chinois documentent, pour la première fois à grande échelle, ce type de réaction d'un agro-écosystème au remplacement d'une culture conventionnelle par une culture transgénique.

Paradoxaux à première vue, ces résultats, publiés vendredi 14 mai dans la revue Science, ne sont pourtant pas totalement surprenants. Le coton Bt - modifié pour produire la toxine Bt (Bacillus thuringiensis) - est en effet si efficace sur son principal parasite local, une petite noctuelle (Helicoverpa armigera), qu'il en réduit considérablement les populations et permet à une niche écologique de se libérer. "Or, quand on libère une niche écologique, il est attendu qu'elle soit réoccupée, explique Denis Bourguet, chercheur (INRA) au Centre de biologie et de gestion des populations (CBGP). La nature, en somme, a horreur du vide."

Or, dans les six provinces chinoises surveillées par Kongming Wu (Institut pour la protection des plantes, Pékin) et ses collègues, les taux d'infestation par des miridés - des insectes hétéroptères de la famille des punaises - ont progressé à mesure que l'OGM gagnait du terrain. Les observations, menées tout au long de la dernière décennie, montrent un lien univoque entre les surfaces plantées en coton Bt et les taux d'infestation par les miridés. Le coton Bt lui-même en est victime, mais aussi et surtout les autres cultures pratiquées alentour (raisin, pomme, poire, pêche, etc.). Les changements de pratiques agricoles sur les quelque 3 millions d'hectares de coton (désormais à 95 % OGM) ont donc un impact sur les 26 millions d'hectares des autres exploitations.

"En Chine, les miridés ont été historiquement considérés comme un ravageur mineur pour l'essentiel des cultures, n'apparaissant qu'à des niveaux de population relativement faibles, et les agriculteurs n'ont eu besoin de les contrôler que sporadiquement", écrivent les chercheurs. Cependant, précise Kongmin Wu, principal auteur de ces travaux, "ces résultats indiquent qu'il va falloir établir une stratégie de lutte contre les -ravageurs secondaires comme les miridés".

"Sources de miridés"

L'occupation d'une niche écologique laissée vacante n'est qu'un des aspects de la récente prolifération des miridés en Chine du Nord. La culture de coton conventionnel nécessitait l'utilisation de pesticides chimiques actifs non seulement contre la noctuelle, mais aussi contre toute une gamme -d'insectes, dont les miridés. "Auparavant, les champs de coton conventionnel agissaient comme des "puits" pour les miridés, en ce sens que ceux-ci y étaient détruits par les traitements, or la toxine Bt ne les cible pas, explique M. Bourguet. Du coup, avec la forte réduction des traitements insecticides, les champs de coton Bt sont devenus des "sources" de -miridés."

De telles études, menées sur dix ans et à l'échelle d'un territoire vaste comme la France, sont très rares. D'importants travaux, engagés à la fin des années 1990 aux Etats-Unis, avaient eu pour objet d'évaluer les effets de cultures Bt sur le papillon monarque (Danaus plexippus), non ciblé par cette -toxine.

Publiée en octobre 2001, la synthèse de ces recherches avait conclu à l'absence de risques sérieux. Mais, comme le montrent les chercheurs chinois, les risques posés par le Bt peuvent s'avérer liés à la prolifération inattendue d'espèces non ciblées, plutôt qu'à leur destruction...

Ces risques remettent-ils en cause l'utilité du coton Bt ? Les travaux présentés n'évaluent pas l'avantage - ou l'inconvénient - économique du déploiement de l'OGM dans cette vaste région. Comment et à quel prix les quelque 10 millions de petites exploitations de la zone gèrent-elles l'accroissement des populations de miridés ? Le bénéfice sur l'exploitation du coton a-t-il en définitive été "effacé" par les dégâts occasionnés sur les autres cultures ? Ces questions demeurent en suspens.

 

Stéphane Foucart
Article paru dans l'édition du 15.05.10

OGM et Commission européenne

lu sur :

http://www.infogm.org/spip.php?article4428

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UE - La Commission européene cultive la subsidiarité pour morceler l’opposition aux OGM


par Eric MEUNIER, 12 mai 2010

L’année 2010 tient ses promesses sur le dossier des PGM. Parmi les chantiers attendus en 2010 [1], celui sur les modalités d’autorisation des PGM vient de connaître une avancée importante. John Dalli, lors de son audition préliminaire devant le Parlement européen en février [2], avait indiqué le souhait de José Manuel Barroso de donner aux Etats membres les outils pour interdire les culture GM sur leur territoire. Une récente communication d’intention de la Direction Générale de la Santé et des Consommateurs (DG Sanco) indique les voies de mise en œuvre possibles de ce souhait [3] !

Sommaire
Dans sa communication, la DG Sanco indique que la procédure d’autorisation actuelle pose deux problèmes : le mécontentement des Etats-membres vu leur faible latitude pour s’opposer à la culture des PGM sur leur territoire et la forte opposition des citoyens aux OGM. Pour répondre à ce double mécontentement, la DG Sanco propose un système d’autorisation des PGM à la culture en deux temps : premièrement, les autorisations, y compris celles à la culture, resteraient validées au niveau européen selon la procédure en cours (c’est-à-dire évaluations des risques potentiels sur la santé et l’environnement) ; deuxièmement, et c’est là où réside la « nouveauté », les Etats membres pourront, s’ils le souhaitent, interdire ces PGM sur leur territoire mais pour d’autres raisons : règles de coexistence, impacts socio-économiques, limitation à certains territoires des autorisations. A noter que la récente décision de laisser la région de Madère (Portugal) interdire les PGM sur son territoire [4] peut représenter une première mise en place informelle d’un tel fonctionnement.

Une proposition à double tranchant

Pour les structures opposées aux PGM, cette proposition a, de prime abord, l’avantage important d’ouvrir la voie à un travail « plus facile » pour faire valoir leurs positons sur ce dossier. Un gouvernement leur semble un interlocuteur plus ouvert que la Commission européenne. Mais elles ne crient pas victoire pour autant car plusieurs questions restent en suspens.
En premier lieu, le constat de dysfonctionnement fait par la DG Sanco repose sur l’incapacité des Etats membres à se mettre d’accord pour autoriser ou non les PGM. Cette absence d’accord traduit non pas un dysfonctionnement mais plutôt une certaine réticence des Etats membres à autoriser les PGM. La rhétorique utilisée par la Commission montre qu’elle se place sur un terrain plutôt favorable aux PGM, ce que confirme la liste établie par la DG Sanco (2) des victimes du système actuel : les entreprises de biotechnologie et les agriculteurs qui souhaitent cultiver des OGM. Ces deux parties sont listées par la DG Sanco comme les bénéficiaires du nouveau système proposé.
En second lieu, la possibilité d’interdire sur un territoire la culture de PGM existe déjà par le biais des clauses de sauvegarde (mises en place notamment par la France sur le maïs Mon810 [5]). Ces dernières, basées aujourd’hui sur des éléments scientifiques, ont été systématiquement contestées par les experts européens (AESA). Leur mise en œuvre dans la nouvelle procédure sera vraisemblablement l’objet de discussion entre la Commission et les Etats membres. Toujours est-il que si ces clauses doivent être justifiées scientifiquement, leur caractère politique supposé a été à l’origine de la procédure à l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) engagée contre l’UE par les Etats-Unis et le Canada [6]. Avec cette proposition d’interdiction nationale, la Commission européenne renvoie sur les Etats membres de telles procédures engagées à l’OMC.
Enfin, les propositions de la DG Sanco quant aux arguments utilisables par les Etats membres pour interdire la culture de PGM sur leur territoire (coexistence, impacts socio-économiques) sont deux domaines dans lesquels la Commission européenne n’a jamais pris de décision. Concernant les impacts socio-économiques, la Commission était critiquée jusqu’à maintenant par les organisations anti-OGM pour ne pas répondre à cet aspect du dossier des OGM : dans le futur, les Etats membres se retrouveraient potentiellement accusés d’utiliser comme justification ces impacts alors qu’ils ne sont pas reconnus par l’OMC comme fondés scientifiquement !

Nationaliser les cultures pour favoriser les importations ?

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La Commission européenne va sûrement négocier sa proposition, en demandant très probablement aux Etats membres de lui laisser les mains libres sur les autorisations à l’importation des PGM. De cette manière, elle serait libre de « synchroniser » les autorisations européennes avec les autorisations états-uniennes et ainsi d’éviter ainsi les conséquences économiques dues aux renvois des exportations d’OGM non autorisés vers l’Europe, comme ce fut notamment le cas avec les riz transgéniques en 2006 et 2007 ( [7]. Surtout, la Commission européenne pourrait profiter de ces discussions pour écarter les Etats membres des procédures d’autorisation européennes. Le système de vote sur les autorisations en cours pourrait être modifié et par exemple, ne plus impliquer le conseil des ministres européens.
Le calendrier de cette réforme n’est pas encore clairement défini. La Commission européenne discute encore de la forme que pourrait prendre sa proposition, à savoir si elle est mise en œuvre via un changement ou un simple complément à la réglementation existante. Seul élément connu, la Commission souhaite qu’une proposition soit faite avant juillet aux Etats membres. Démarrera alors un travail de négociation au bout duquel la nouvelle procédure d’autorisation des PGM sera plus clairement définie.
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En France, l'avenir de la recherche fondamentale est sombre ...

... et le restera aussi longtemps que le pays sera dirigé par la classe politique actuelle.

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/

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Ces chercheurs qui refusent les primes personnelles

L’hebdomadaire Marianne revient sur le refus émis par certains chercheurs de recevoir les primes versées par le gouvernement en raison de leur "excellence scientifique".

François Bonhomme, spécialiste de génétique moléculaire au CNRS, avait refusé cet hiver les 15 000 euros dont on voulait le "gratifier". M. Bonhomme juge que cette somme serait plus utilement investie pour "améliorer la promotion et les recrutements, y compris dans le cadre technique, plutôt que de nous acheminer par petites touches insidieuses vers un système de compétition systématique (.), dans lequel des 'capitaines de recherche' négocieront leur salaire à l'embauche, tout en ayant à leur service une armée de contractuels taillables et corvéables à merci". Outre les médaillés d'argent François Bonhomme et le physicien Didier Chatenay, des "médaillées de bronze", comme la chimiste Karine Costuas, ont emboîté le pas. D'après elle : "notre problème, ce n'est pas le salaire, mais notre vie dans le labo". Mme Costuas a d’ailleurs reversé la moitié de son bonus de 6 000 euros à son laboratoire. Elle estime que nombre de chercheurs se trouvent dans son cas, mais ne peuvent refuser la "gratification", "parce qu'à Paris, avec des enfants et 2 200 euros mensuels sur douze mois, on a du mal à joindre les deux bouts.... "

Marianne, 15/05/2010

 

Aider les chercheurs à évoluer vers le privé

Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, présentera aujourd'hui aux membres de la communauté scientifique de nouveaux outils susceptibles d'aider les chercheurs à créer leur entreprise ou à travailler dans le privé.

Un "vade-mecum des passerelles public-privé" pourrait alors être diffusé dans les universités. Ce mode d'emploi recense toutes les "démarches administratives et pratiques" auxquelles le candidat doit se conformer pour mener à bien son projet. Un autre outil d'information sera bientôt en ligne sur le site Internet du ministère : "un nouvel espace pour répondre aux interrogations des candidats". Cet espace a été inspiré par un bilan dressé par l'Académie des sciences à l’occasion des dix ans de la loi sur l'innovation et la recherche. Ce bilan fait ressortir un défaut d'information préjudiciable à l'initiative. Peu de chercheurs savent par exemple qu'il est possible d'exercer dans le privé en sollicitant une période de mise à disposition auprès de la Commission de déontologie de la fonction publique. Autre objectif : attirer l'attention des chercheurs sur les incubateurs publics, et l'éventail d'aides financières et techniques dont peuvent bénéficier les scientifiques "porteurs de projets innovants".

Aujourd'hui en France , 17/05/2010

17:01 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0)

14/05/2010

Les denrées alimentaires riches en polyphénols

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/

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Les denrées alimentaires riches en polyphénols


Selon l'AFP, l'étude 'Nutrinet-Santé', coordonné par Serge Hercberg (Inserm), montre que les polyphénols contenus dans le café, le thé, le chocolat, le vin rouge ou les fruits, auraient un effet bénéfique contre les maladies cardiovasculaires, les cancers ou le vieillissement cérébral. Des expériences menées sur l'animal mettent en effet en lumière les propriétés anti-oxydantes de ces denrées, ainsi que leurs propriétés anti-inflammatoires, anti-carcinogènes ou protectrices du système vasculaire. Le "French paradox" serait obtenu par les polyphénols du vin. L'AFP précise que Serge Hercberg juge "rassurant" que la première source de polyphénols en France ne soit pas le vin, et Augustin Scalbert (INRA) s'étonne de voir la place importante que prend le chocolat dans cet apport.


Agence France Presse_Fil Gen , 11/05/2010 - France Soir , 12/05/2010

10/05/2010

Le bisphénol A définitivement banni des biberons

lu sur :
http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/05/10/le-bisphenol-a-definitivement-banni-des-biberons_1349238_3224.html
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Le bisphénol A définitivement banni des biberons
LEMONDE.FR avec AFP | 10.05.10 | 14h39


es députés ont entériné, dans le cadre du projet de loi Grenelle 2, la suspension de la commercialisation des biberons contenant du bisphénol A (BPA) qui avait été décidée fin mars par le Sénat. Les sénateurs avaient adopté à l'unanimité une proposition de loi du groupe RDSE, à majorité radicaux de gauche, destinée à suspendre la commercialisation de biberons produits à base de bisphénol A (BPA), déjà en vigueur dans les crèches de plusieurs villes, dont Paris.

Une disposition identique a été présentée, sous forme d'amendement, par le député socialiste Gérard Bapt, et votée sans être discutée par les députés dans la nuit de vendredi à samedi, avec l'accord de la secrétaire d'Etat à l'écologie, Chantal Jouanno.

"Néanmoins, l'objectif à atteindre est l'interdiction totale du BPA dans les contenants alimentaires destinés aux enfants de moins de 3 ans, mesure déjà adoptée par le Danemark", a indiqué lundi M. Bapt dans un communiqué.

Un amendement en ce sens qu'a présenté le député a été refusé par Mme Jouanno puis rejeté par les députés en séance publique.

M. Bapt demande par ailleurs au gouvernement de lancer une campagne d'information et de prévention "à destination des femmes enceintes" car "il a été démontré que le BPA se transmettait également par le cordon ombilical". (voir la note *)

Le projet de loi sur le Grenelle 2 sera soumis au vote des députés mardi 11 mai avant la réunion d'une commission mixte paritaire sur un texte commun.

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(note *) : ceci signifie que les femmes enceintes doivent éviter de consommer des aliments ayant été contenus dans des récipients en plastique, surtout  si le récipient a été chauffé.

à lire aussi :

Bisphénol A, un composé chimique,

..."Environnement et santé - Le bisphénol A est connu pour s'extraire des plastiques spontanément à très faible dose et plus significativement s'il est nettoyé avec des détergents puissants ou utilisé pour contenir des acides, ou des liquides à hautes températures.

95 % des échantillons d’urine collectés auprès d'adultes américains contenaient des niveaux quantifiables de BPA[11].

Il peut être accumulé dans les tissus gras. La contamination humaine se fait essentiellement par ingestion mais un passage par les voies respiratoires ou la peau est possible."...

17:10 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, société, chimie

08/05/2010

Retour sur la pandémie de grippe A / H1N1

vu sur :
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=19046
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VIDEO: Vaccins H1N1: le contrat entre l'état belge et GSK révélé (RTBF, 5 mai 2010)

 

 

Mme Onkelinx (ministre de la santé en Belgique) avait prétendu qu'il n'y avait rien à cacher et que le "contrat n'a pas été signé à n'importe quel prix".
Tout cela n'était que mensonges comme en attestent les deux vidéos qui suivent:



http://www.youtube.com/watch?v=Y65R7e...

http://www.youtube.com/watch?v=SbGLEm...

"Initiative Citoyenne estime qu'il s'agit là d'une trahison démocratique sans précédent et appelle des sanctions de l'électeur. Sanctions de l'électeur mais aussi sanctions de la part des parlementaires que nous appelons à ne surtout pas entériner les mesures prises dans le cadre de la loi d'exception, en juillet prochain."

 

voir aussi les liens :

Grippe A - Industries...

OMS et pandémie de grippe

la grippe A : qui en...

La grippe A : qui en profite ?

Grippe A, vaccination et...

La carte d'identité du...

Pas bête !

Communiqué : APPEL POUR L'ÉCOLE PUBLIQUE

Message reçu ce jour :

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Madame, Monsieur,

Grâce à votre engagement, l'Appel pour l'Ecole publique vient de franchir le cap des 140 000 signatures. C’est en soi un véritable événement et cela fait d’ores et déjà de cette campagne  un incontestable succès qu’il nous reste à amplifier. Toutes les organisations(*) qui soutiennent cette initiative, vous remercient pour votre engagement.

Cette campagne se poursuit jusqu’au 19 juin. Avec votre appui, nous pouvons, d'ici là, rassembler des milliers d’autres signatures pour l’Ecole Publique. Des campagnes  publiques de signatures « papiers » ont lieu actuellement partout en France, et nous avons encore dans notre entourage, des amis, des collègues, des connaissances, des voisins, etc… qui peuvent signer.

C’est pourquoi nous vous proposons :

- d’envoyer ou renvoyer le lien de la pétition à des proches, des amis ou des collègues en les invitant à le diffuser à leur tour : http://www.appelpourlecolepublique.fr/.

- d’inviter de nouvelles personnes à signer en utilisant ce lien : http://www.appelpourlecolepublique.fr/transf.php

- de télécharger la pétition pour l’imprimer et la faire signer autour de vous.

 

Enfin, les organisations signataires vous invitent à réserver votre samedi 19 juin pour « fêter  l’Ecole Publique ». Lors de cette journée un rassemblement de « citoyens-militants » de l’Ecole Publique aura lieu devant les mairies de  toutes les grandes villes et au moins devant celle de la plus grande ville de chaque département. Nous organiserons des lâchers de ballon qui s’envoleront avec un petit carton sur lequel sera imprimé l’ « engagement du 19 juin 2010 » : les dernières phrases de la pétition, commençant par « Nous signataires… ».

 

Très cordialement,

Pour l’ensemble des organisations nationales signataires :

(*) DDEN, FCPE, SE-UNSA, UNL, UNEF, LMDE, APAJH, UNSA-EDUCATION, FERC CGT, SNETAA EIL, FGR-FP, CGT EDUC ACTION, FAEN, ADLPF (ASSOCIATION DES LIBRES PENSEURS DE FRANCE), A ET I, SNPDEN, SNIES, UNSA, SNPTES, SUP'RECHERCHE, CNAFAL, ANATEEP, UFAL, SIEN, UNSA LABOS EDUCATION, SNCL, L'APPEL DES APPELS, SNASEN, ADFE, SNMSU, SNPSYEN, GDID, SUDEL, UNSA TECHNICOLOR, FNER, RNCE (RESEAU NATIONAL DES COMMUNAUTES EDUCATIVES), CDPEPP (DEFENSE DE L’ECOLE PUBLIQUE DE PROXIMITE), UDAS (UNION DES ALTERNATIVES SYNDICALES), CONVERGENCE REPUBLICAINE, UNSA MAIF, SGL (SYNDICAT GENERAL DES LYCEENS), FLE ( FRONT DE LUTTE POUR L'EDUCATION), SNEA

Laurent Escure


Jusqu'au 19 juin, je fais campagne pour l'Ecole Publique: http://www.appelpourlecolepublique.fr/

07/05/2010

La santé en France

lu sur :
http://dircom.inserm.fr/
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L’Igas évalue le deuxième Programme national nutrition santé
Le deuxième PNNS (Programme national nutrition santé), couvrant la période 2006-2010, arrive à échéance.
L'Igas en a dressé le bilan en présence de Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, de Pr Serge Hercberg, directeur de recherche à l'Inserm, et de Didier Houssin, directeur général de la santé.
L'Inspection a reconnu que la consommation de sel avait régressé, que les Français consommaient davantage de fruits, de légumes et de poisson, mais que la question du sucre restait paradoxale, l'engouement pour les boissons sucrées neutralisant les restrictions observées sur les denrées solides.
Autre critique de l'Igas : le PNNS n'a réservé qu'une "place marginale" à l'effort physique, les Français ne "bougent" pas assez.
Enfin, si l'obésité tend globalement à se stabiliser, elle progresse encore parmi les classes sociales défavorisées.
Tout en jugeant le bilan du PNNS satisfaisant, l'Igas en estime les progrès insuffisants et recommande un "changement de braquet", la portée des messages diffusés depuis dix ans semblant avoir atteint ses limites.
Agence France Presse_Fil Gen , 06/05/2010

13:56 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, société

Santé : inégalités sociales

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/   Vendredi 7 mai 2010

Rapport du HCSP sur les inégalités sociales de santé
Le Haut Conseil de la Santé Publique publie un rapport dressant un premier bilan de la loi de santé publique (2004), qui assignait une centaine d'objectifs sanitaires.
Dans de nombreux domaines, le HCSP constate certaines inégalités sociales : Les agriculteurs et les ouvriers non qualifiés sont, par exemple, "les plus exposés au risque d'alcoolisation excessive chronique.
Sur le cancer, on constate aussi que les ouvriers ont un moindre recours au dépistage que les cadres." De même concernant l'obésité : la progression se stabilise, mais les inégalités se creusent selon la classe sociale à laquelle on appartient.
Les inégalités sont tout aussi manifestes lorsqu'on aborde les thèmes du vieillissement et des conditions de vie. "Non seulement un ouvrier aura une durée de vie plus courte qu'un cadre, mais il n'atteindra pas l'âge de la retraite sans une ou plusieurs incapacités (difficultés à marcher, mal de dos.)."

13:53 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, société

06/05/2010

La loi Grenelle 2

Courriel à faire circuler largement !

Un amendement parlementaire à la loi Grenelle 2 propose:

« La mise en culture, la récolte, le stockage, et le transport de végétaux génétiquement modifiés est interdite. »

Cet amendement des députés François de Rugy, Yves Cochet et Noël Mamère (Verts) devrait être discuté jeudi 6 ou vendredi 7 mai.

La pétition lancée par L'Ecologiste et l'association OGM Dangers a déjà recueilli 77 000 signatures pour l'interdiction des OGM. N'hésitez pas à la signer et à la faire signer, afin de montrer aux parlementaires le fort soutien de la population à cette mesure.

C'est la première fois que l'interdiction des OGM est proposée au vote des parlementaires.

Pour soutenir cette initiative,

vous pouvez signer en ligne :

www.ogm-jedisnon.org

liens:

amendement parlementaire

L'Ecologiste

OGM Dangers

www.ecologiste.org

08:38 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ogm

05/05/2010

Le rapport parlementaire sur les pesticides

lu sur :

http://www.rue89.com/2010/05/04/linvraisemblable-rapport-parlementaire-sur-les-pesticides-150113

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Tribune

L'invraisemblable rapport parlementaire sur les pesticides

    Un panneau de danger contre les pesticides (jcwestbrook/Flickr).

    Photo : un panneau de danger contre les pesticides (jcwestbrook/Flickr).

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    L'office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques vient de livrer un très étrange rapport d'information sur les pesticides et la santé. Signé du député Claude Gatignol et du sénateur Jean-Claude Etienne, il marque un retour en force de la promotion d'une agriculture inféodée à l'industrie chimique.

    Et il fait fi de la préservation des écosystèmes, des ressources en eau et en sol, de la qualité des aliments, des revenus et de la santé des paysans.

    Téléchargez le rapport sur les pesticidesAu moment du vote de ce texte, il n'y avait plus que 10 parlementaires présents sur 36. Je suis la seule à avoir voté contre. Je vous livre ici mes réflexions après avoir feuilleté avec assiduité le rapport, que les parlementaires n'ont découvert que le jour de sa présentation.

    Comme par hasard, juste avant le Grenelle 2

    Déposé sur la table une semaine avant l'examen du Grenelle 2 à l'Assemblée nationale, il participe au retour de flamme dont la prise en compte de l'environnement est victime depuis quelques mois.

    Son sujet, les pesticides, est abordé par la juxtaposition d'auditions, et d'opinion contradictoires.

    Mais les alertes des scientifiques sur les éventuels risques de ces produits ne sont pas prises en compte. L'incertitude, quand elle est mise en avant, l'est toujours au bénéfice des mêmes.

    Le ton est donné dès l'introduction :

    « L'agriculture s'est construite autour de l'utilisation des produits phyto-pharmaceutiques, moyen de proposer des produits végétaux de qualité et d'aspect irréprochables tels qu'attendus par le consommateur. »

    Les abeilles ne seraient pas menacées de disparition

    Le rapport est truffé de conclusions intermédiaires à la rédaction ambiguë. Par exemple, il est écrit :

    « En France, les statistiques nationales ne permettent pas à ce jour de chiffrer précisément un phénomène de surmortalité touchant les ruchers du territoire national. »

    Certes. Mais ainsi écrit, sans aucune conclusion tirée des morts d'abeilles et des doléances des apiculteurs, le lecteur pourra en déduire qu'il n'y a pas d'hécatombe visible.

    La publication sert de cheval de Troie aux dispositifs de l'agriculture des grands groupes. L'agriculture dite « raisonnée » y est promue comme modèle, alors que chacun sait qu'elle repose sur des engagements a minima, qui équivaudraient pour un automobiliste à certifier qu'il ne brûlera pas les feux rouges et qu'il s'arrêtera au stop.

    Attention à ne pas baisser trop brutalement les pesticides

    Une vingtaine de pages présentent les OGM comme alternative, alors que leur implantation favorise l'usage de pesticides associés, comme les céréales « Roundup ready » ou bien qu'elles sécrètent en elles-mêmes les insecticides.

    Le ton est donné :

    « L'engagement du Grenelle de l'environnement de réduire l'usage des pesticides de 50% dans un délai de dix ans impliquerait, selon une simulation, que toute l'agriculture française passe en mode intégré. »

    Mais si cet objectif était respecté, voici les menaces énoncées par le rapport : baisse des rendements, malnutrition dans le monde, hausse des prix agricoles, résistance des ravageurs, signal négatif pour la recherche, disparition des productions de fruits et légumes…

    Les rapporteurs « rappellent les bénéfices de l'usage des pesticides et invitent les pouvoirs publics à anticiper les conséquences d'une diminution trop brutale de l'utilisation des pesticides en France ».

    Le rôle cancérigène des pesticides est minoré

    Tout cela fait le terrain des amendements de la majorité, qui prévoient de conditionner la réduction de ces substances à une évaluation des potentiels effets économiques.

    Après avoir minoré la qualité comparée d'un aliment biologique et d'un aliment chargé de pesticides, ainsi que le rôle cancérigène des pesticides, le rapport évoque toutes les autres sources de perturbateurs endocriniens pour mieux dédouaner les pesticides.

    Quant aux maladies professionnelles avérées des agriculteurs, un opportun tableau de leurs expositions quotidiennes flèche d'autres sources de pathologie : le fuel de leur tracteur, les fumées, les poussières du champ, et même les UV, puisqu'ils travaillent en plein air.

    Et si une étude sur l'exposition domestique fait apparaître un surnombre de tumeurs du cerveau, les rapporteurs en concluent :

    « Mais ce résultat est à prendre avec toutes les précautions d'usage d'autant que la question posée “Traitez-vous des plantes d'intérieur ? ” n'était pas assez précise et que les personnes ont très bien pu répondre par l'affirmative, qu'ils utilisent des insecticides, des engrais, des lustrants ou qu'ils ne font qu'arroser leurs plantes. »

    Visiblement, quand on ne veut pas entendre, on ne veut pas entendre !

    Pourtant, comme le note le Réseau environnement santé, « l'impact sanitaire des pesticides est avéré, il suffit de lire la littérature scientifique de façon non sélective. »

    Les recommandations ont sans doute été beaucoup plus éclairées par le médecin Etienne que par le vétérinaire Gatignol. Elles accompagnent le travail et comportent beaucoup plus d'éléments intéressants, comme l'augmentation de la recherche en toxicologie ou les registres cancers.

    Mais elles dissimulent des tentatives de déréglementation, la culpabilisation des apiculteurs -pour lesquels n'a pas été retenue ma proposition de les associer aux protocoles de recherche- ou encore la promotion des OGM.


    03/05/2010

    La liberté de la presse

    lu sur :

    http://fr.rsf.org/www-rsf-org-predateurs2010-03-05-2010,37234.html

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    40 prédateurs de la liberté de la presse

    Publié le 3 mai 2010

    La liste des prédateurs de la liberté de la presse comporte cette année 40 noms : 40 hommes politiques, dirigeants d’institutions d’Etat, chefs religieux, milices et organisations criminelles qui s’attaquent directement aux journalistes, qui font de la presse leur ennemi privilégié, leur bête noire. Puissants, dangereux, violents, ils sont au-dessus des lois.

    Bon nombre d’entre eux confirment leur présence dans le classement depuis l’année dernière. En Amérique latine, les violences proviennent toujours du même quatuor infernal : narcotrafiquants, dictature cubaine, FARC et groupes paramilitaires. Le continent africain voit également peu de modifications. Certains rapports de force évoluent en revanche au Moyen-Orient et en Asie.

    Plusieurs prédateurs ont disparu de la liste, comme en Somalie : Mohamed Warsame Darwish, le chef des services de renseignements, commanditaire de raids musclés, d’arrestations arbitraires et de tirs délibérés sur les rares journalistes du pays, a été révoqué en décembre 2008. Au Nigeria, le SSS, Service de sécurité d’Etat, a perdu son pouvoir. La police nationale, et plus particulièrement son responsable Ogbonna Onovo, apparaît depuis peu dans ce pays comme l’acteur central des exactions contre la presse. La police, déjà mal formée, est encouragée à user de violences contre les journalistes afin d’écarter les témoins lors de ses opérations.

    En Irak, les professionnels de l’information sont confrontés à de réels dangers pour faire leur travail du fait de l’actuel conflit larvé. Mais la situation s’améliore peu à peu et les violences touchent plus la population en général et moins les journalistes en particulier. C’est la raison pour laquelle Reporters sans frontières a retiré les groupes islamiques des prédateurs. Un peu plus au Sud, dans le Golfe persique, Ali Abdallah Saleh, président du Yémen, fait lui son apparition dans la liste. Depuis un an, le pouvoir yéménite s’est raidi : création d’un tribunal spécial pour les délits de presse, une dizaine de journaux poursuivis, une douzaine de journalistes en cours de procès. Rien ne doit filtrer des deux sales guerres que le régime mène au nord et au sud du pays.

    Il était difficile de ne pas faire une place de choix aux milices privées aux Philippines suite au massacre par les nervis du gouverneur local d’une cinquantaine de personnes, dont 30 journalistes, dans la province de Maguindanao le 23 novembre 2009. Les circonvolutions de la justice philippine montrent l’absence de volonté politique à juger les responsables, soutiens trop proches et trop importants pour la présidente Gloria Macapagal-Arroyo. L’impunité prévaut.

    Le mollah Omar, chef des taliban, dont l’influence s’étend d’Afghanistan au Pakistan, mène une guerre sainte également contre la presse libre, une guerre d’occupation de l’espace médiatique. Une quarantaine d’attaques ont visé directement les journalistes et les bureaux de rédactions en 2009. Le mollah Omar a gagné sa place dans la liste des prédateurs, tout comme Ramzan Kadyrov, président de la Tchétchénie, que Reporters sans frontières avait rencontré en mars 2009. Ses poses crânes sur sa supposée tolérance, ses vues faussement bienveillantes sur la liberté de la presse ne trompent personne. Anna Politkovskaïa et Natalia Estemirova, toutes deux ferventes dénonciatrices de la "question tchétchène" ont été abattues, la première à Moscou en octobre 2006, la seconde près de Grozny en juillet 2009. Ramzan Kadyrov n’est pas étranger à ces assassinats, comme à de nombreux autres en Tchétchénie où il a mis en place un régime de terreur.

    Les trois chefs d’Etat Kim Jong-il, Mahmoud Ahmadinejad et Mouammar Kadhafi illustrent la nouvelle campagne de Reporters sans frontières contre les prédateurs de la liberté de la presse, conçue par l’agence Saatchi&Saatchi et réalisée par les artistes Stephen J Shanabrook et Veronika Georgieva.

     

    -------------------

    Curieusement, je n'ai pas trouvé la liste sur le site de RSF mais sur le site de Liberation.fr. Voir :

    http://www.liberation.fr/medias/0101633277-rsf-les-40-predateurs-de-la-liberte-de-la-presse

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    Reporters sans Frontières a établi la liste Des 40 «Prédateurs de la liberté de la presse». «Qu'ils soient président, ministre, chef d'état-major, chef religieux ou leader d'un groupe armé, ces prédateurs de la liberté de la presse ont le pouvoir de censurer, d'emprisonner, d'enlever, de torturer et, dans les pires des cas, d'assassiner des journalistes», souligne RSF.

    AFRIQUE

    Erythrée - Issaias Afeworki - Président de la République

    Gambie - Yahya Jammeh - Président de la République

    Guinée équatoriale - Teodoro Obiang Nguema - Président de la République

    Nigeria - Ogbonna Onovo - Inspecteur général de la police nationale

    Rwanda - Paul Kagamé - Président de la République

    Somalie - Milices islamistes armées (Al-Shabaab, Hizb-Al-Islam)

    Swaziland - Mswati III - Roi

    Zimbabwe - Robert Mugabe - Président de la République

    AMERIQUE LATINE

    Colombie - Aigles noirs (paramilitaire ex-Autodéfenses unies de Colombie) - FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie)

    Cuba - Raúl Castro - Président du Conseil d'Etat et du Conseil des ministres

    Mexique - Cartels de Sinaloa, du Golfe et de Juárez

    ASIE

    Afghanistan, Pakistan - Mollah Mohammad Omar - Chef des taliban

    Birmanie - Than Shwe - Chef de la Junte

    Chine - Hu Jintao - Président de la République

    Corée du Nord - Kim Jong-il - Secrétaire général du Parti du travail

    Laos - Choummaly Sayasone - Chef de l'Etat

    Népal - Groupes armés (Janatantrik Terai Mukti Morcha, Madhesi Tiger Nepal)

    Philippines - Les milices privées

    Sri Lanka - Gotabhaya Rajapakse - Secrétaire d'Etat à la Défense

    Viêt-Nam - Nong Duc Manh - Secrétaire général du Parti communiste

    EUROPE

    Azerbaïdjan - Ilham Aliev - Président de la République

    Bélarus - Alexandre Loukachenko - Président de la République

    Espagne - ETA - Organisation terroriste

    Italie - Organisations mafieuses (Cosa Nostra, Camorra, 'Ndrangheta, et Sacra Corona Unita)

    Kazakhstan - Noursoultan Nazarbaïev - Président de la République

    Ouzbékistan - Islam Karimov - Président de la République

    Russie - Vladimir Poutine - Premier ministre

    Fédération de Russie, république de Tchétchénie - Ramzan Kadyrov - Président de la République

    Turkménistan - Gourbangouly Berdymoukhamedov - Président de la République

    MOYEN-ORIENT

    Arabie saoudite - Abdallah ibn Abdulaziz Al-Saoud - Roi et premier ministre

    Iran - Ali Khamenei - Guide suprême de la République - Mahmoud Ahmadinejad - Président de la République

    Israël - Les forces de défense israéliennes Libye - Mouammar Kadhafi - Chef de l'Etat et Guide de la Révolution

    Syrie - Bachar Al-Assad - Président de la République

    Territoires palestiniens - La Force exécutive (branche armée du Hamas) - Les forces de sécurité de l'Autorité palestinienne

    Tunisie - Zine el-Abidine Ben Ali - Président de la République

    Yemen - Ali Abdallah Saleh - Président de la République

    (Source AFP)