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28/06/2010

Accouchement naturel ou par césarienne : la flore intestinale du nouveau né ne sera pas la même

lu sur :

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/anne-jeanblanc/le-mode-d-accouchement-influence-le-risque-de-maladies-infectieuses-25-06-2010-470419_57.php

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Publié le 25/06/2010 à 14:00 lepoint.fr

Le mode d'accouchement influence le risque de maladies infectieuses

Par Anne Jeanblanc

 

Le mode d'accouchement, par les voies naturelles ou par césarienne, serait à l'origine de différences dans le développement de la flore microbienne du nouveau-né, selon une étude portoricaine et américaine publiée dans les Proceedings of the National Academy of Sciences. Car, en sortant du milieu placentaire stérile, le nouveau-né est pour la première fois en contact avec des microbes variés, dont les bactéries maternelles, en premier lieu vaginales. Avec la césarienne, le bébé ne reçoit pas la même exposition microbienne. Et cela pourrait expliquer les différences de prédisposition aux infections ainsi qu'aux allergies et à l'asthme.

Maria Dominguez-Bello de l'université de Porto Rico et ses collègues ont cherché les différences d'acquisition et de développement de la flore bactérienne néonatale en fonction du mode d'accouchement. Ils ont donc comparé les nouveau-nés de 4 femmes ayant accouché par voie basse et 5 par césarienne. Les nouveau-nés issus de la voie vaginale avaient une flore microbienne proche de la flore vaginale de leur mère, comprenant surtout des bactéries non pathogènes pour l'homme, comme Lactobacillus, Prevotella, Atopobium ou Sneathia, tandis que les nouveau-nés issus de césarienne n'avaient pas ces bactéries, mais d'autres typiques de celles que l'on trouve sur la peau, en particulier les staphylocoques.

La flore bactérienne vaginale de la mère fournit donc une première exposition bactérienne naturelle au nouveau-né. Ces bactéries peuvent avoir un rôle défensif et éviter la colonisation par des agents pathogènes comme les staphylocoques dorés résistants à la méticilline, expliquent les chercheurs. "Ces résultats peuvent en partie expliquer pourquoi la susceptibilité à certains pathogènes est souvent plus élevée chez les bébés nés par césarienne que chez les autres", ajoutent-ils.

Cela pourrait entraîner des différences entre les profils de succession microbienne dans l'intestin et d'autres habitats de l'organisme, qui persistent dans le temps. "De même, la composition de la flore microbienne initiale pourrait avoir des implications pour les fonctions nutritionnelles et immunitaires associées", estiment les auteurs. Ils rappellent que des études récentes ont montré que les bébés nés par césarienne étaient plus susceptibles de développer des allergies et de l'asthme.

15:44 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : santé, sciences, société

Le Nutella : à base d'huile de palme

Je ne savais pas que le NUTELLA était à base d'huile de palme ...

Sachant que cette huile est à boycotter en raison de la déforestation des forêts tropicales pour la plantation de palmiers à huile, en Indonésie notamment, je préconise les tartines à la confiture (faite maison de préférence, ou bio), au miel, ou encore au beurre saupoudré de chocolat noir râpé (un souvenir de mon enfance).

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lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/alimentation-faut-il-avoir-peur-du-nutella-28-06-2010-471005_23.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20100628

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Adulée par des millions d'inconditionnels à travers le monde - qui en consomment 235.000 tonnes par an ! -, la célèbre pâte à tartiner chocolatée est dans le collimateur de l'Union européenne.

Composé de plus de 60 % de sucre et d'huile de palme, le Nutella ne serait pas conforme au "profil nutritionnel" défini à Bruxelles.

Le fabricant, l'italien Ferrero, risque de devoir annoncer sur ses étiquettes que son produit est dangereux pour la santé. Mais la résistance s'organise à Alba, dans le nord de l'Italie, où il est fabriqué. Un député de la Ligue du Nord a même fondé un comité Touche pas à mon Nutella.

27/06/2010

Eric Woerth et les lingots d'or de l'héritier de Peugeot

... mais que fait le fisc ?!
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lu sur :
http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/06/27/eric-woerth-et-les-lingots-d-or-de-l-heritier-de-peugeot_1379604_823448.html#ens_id=1373579
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Eric Woerth et les lingots d'or de l'héritier de Peugeot
LEMONDE.FR | 27.06.10 | 15h07  •  Mis à jour le 27.06.10 | 16h11


e ministre du travail Eric Woerth est déjà dans la tourmente en raison de ses liens et de ceux de sa femme avec Liliane Bettencourt et son entourage. Selon le Journal du dimanche du 27 juin, M. Woerth aurait dîné avec un autre héritier, celui du groupe automobile Peugeot, après que ce dernier a été cambriolé.
L'affaire remonte au mois de décembre alors que M. Woerth était encore en charge du budget. En voyage à l'étranger, Robert Peugeot est averti d'un cambriolage à son domicile. Quelques jours plus tard le ministre et l'héritier ont dîné dans un restaurant de la capitale. "Pourquoi le président de la structure familiale contrôlant le géant automobile a-t-il voulu dîner rapidement avec le ministre du budget ?", se demande le JDD.

LÉGION D'HONNEUR

"Le montant du vol, sur la base de sa déclaration initiale, a d'abord été estimé à 500 000 euros… puis aujourd'hui à 150 000 euros", rapporte le JDD qui explique que M. Peugeot est "déjà sous le coup d’un litige fiscal" et qu'il craint "une enquête sur l’origine de son or". Selon un conseiller de M. Peugeot, "le préjudice réel de 150 000 euros, sur lequel l’assurance a remboursé 82 000 euros, est conforme à l’impôt sur la fortune de M. Peugeot. Le fisc s’en est assuré, point final, nous ne dirons rien de plus, ni là-dessus ni sur le dîner avec M. Woerth". Les services du ministre ont égélement nié toute implication de M. Woerth dans le dossier du cambriolage de celui a qui il remit la Légion d'honneur au début du mois de juin.

Interrogé par le JDD, un avocat fiscaliste assure que "dans ce genre de situation, le fisc vous tombe dessus aussitôt pour vous demander la provenance de l’or." Ce qui pourrait expliquer que le montant du larcin ait été divisé par trois en quelques jours.

Le Monde.fr

26/06/2010

Exposition universelle de Shanghaï

lu sur :
http://www.lemonde.fr/culture/article/2010/06/25/a-shanghai-la-censure-epingle-les-francais_1378682_3246.html
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A Shanghaï, la censure épingle les Français
LE MONDE | 25.06.10 | 18h22  •  Mis à jour le 25.06.10 | 18h22


fficiellement, ce n'est pas une censure. Pourtant, la restriction de l'accès à une des expositions du pavillon français de l'Exposition universelle de Shanghaï fait déjà l'objet d'une polémique. Une des expositions qu'il présente reste fermée au public, sa porte gardée par un vigile. Dans un petit espace clos, elle rassemble du 1er au 30 juin les oeuvres des plasticiens nominés au prix Marcel-Duchamp 2009 : Saâdane Afif, lauréat du prix, Nicolas Moulin, Philippe Perrot et Damien Deroubaix. Une sculpture de ce dernier aurait provoqué l'ire du comité de censure, qui a visité l'exposition pendant son accrochage : une énorme tête grotesque qui engloutit dans sa bouche des yuans, la monnaie locale. Commissaire général du pavillon, José Frèches nie toute pression émanant du gouvernement chinois : il l'a écrit à Gilles Fuchs, président de l'Adiaf, association de collectionneurs français qui a monté le prix Duchamp il y a dix ans et financé pour moitié l'exposition.

Répondant aux questions de M. Fuchs sur une éventuelle censure, José Frèches assure que l'exposition n'est pas fermée mais entrouverte, afin de faciliter une meilleure gestion des flux de visiteurs. Le pavillon français est en effet le plus visité : il a déjà attiré 3 millions de curieux ; 10 millions sont attendus. "Ridicule, rétorque Damien Deroubaix. Aucune de nos oeuvres n'est fragile, elles ne craignent rien." Pour lui, qui a effectué une résidence d'un mois à Shanghaï, il s'agit d'une censure avérée. Sur un dessin accroché face à la sculpture incriminée, le mot "money" côtoie le mot argent en idéogrammes chinois. "On m'avait prévenu de ne pas mettre de motif de femme nue, de croix gammée ou de portrait de Mao. Mais en m'attaquant à l'argent, j'ai touché au nouveau dieu, au sacré. Pour un pays qui se dit communiste, ça me fait rigoler."

Un autre Français a eu affaire au comité de censure chinois lors de l'Exposition universelle : il s'agit du commissaire Ami Barak, responsable de l'exposition "Art for the World Expo", qui rassemble vingt sculptures autour de l'allée centrale du site de l'Expo U. Pour lui, les voies du comité restent souvent impénétrables. Une oeuvre de Paul McCarthy, qui représente un Père Noël portant un godemiché en guise de sapin, a sans surprise été refusée. Mais une autre de Mike Kelley, qui semblait inoffensive, a reçu un feu rouge du comité : une silhouette sculptée dans le sel, que chèvres et ânes viennent lécher jusqu'à sa disparition. Ami Barak résume ainsi son incompréhension : "Avec ses professeurs académiques et ses fonctionnaires d'une moyenne d'âge de 70 ans, le comité de censure, c'est Jurassic Park."

 

Emmanuelle Lequeux
Article paru dans l'édition du 26.06.10

19:58 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : culture, société

23/06/2010

bisphénol A et politique (de l'autruche) - (3)

lu sur :
http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/06/23/bisphenol-a-dans-les-biberons-nous-n-avons-resolu-qu-un-petit-bout-du-probleme_1377130_3224.html
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Entretien avec Edwige Antier, député UMP et pédiatre
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Bisphénol A dans les biberons : "Nous n'avons résolu qu'un petit bout du problème"
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LEMONDE.FR | 23.06.10 | 08h35  •  Mis à jour le 23.06.10 | 10h09


'Assemblée nationale doit voter, mercredi 23 juin, la suspension de la commercialisation de biberons produits à base de bisphénol A. Cette disposition, adoptée en première lecture au Sénat, est prévue dans la loi Grenelle 2. Le député Gérard Bapt (Haute-Garonne, PS) a déposé un amendement qui visait à étendre, en application du principe de précaution, la suspension de la commercialisation à tous les "contenants de denrées alimentaires produits à base de bisphénol A autres que les biberons". Il a été rejeté par le gouvernement.
La commercialisation de biberons contenant du bisphénol A devrait être suspendue. Quels sont les risques liés à ce composant ?

Il a été montré que le bisphénol A est un perturbateur endocrinien qui entraîne la diffusion d'œstrogènes [hormones sexuelles féminines]. C'est-à-dire que l'on peut craindre une féminisation des embryons et l'augmentation d'anomalies génitales. On remarque déjà l'augmentation du nombre de garçons avec des micropénis et des petites filles avec une hypertrophie mamaire très précoce, dès 6 à 8 mois jusqu'à 3 ans.

Le lien avec le bisphénol A est-il démontré ?

Certaines études ont montré l'augmentation d'anomalies tandis que d'autres sont contradictoires. Dans tous les cas, dès qu'il s'agit des bébés, il est nécessaire de respecter le principe de précaution.

Pourquoi n'appliquer le principe de précaution qu'aux seuls enfants ? Gérard Bapt a demandé l'élargissement de la suspension de la commercialisation à l'ensemble des contenus alimentaires mais le gouvernement n'a pas retenu son amendement…

Il n'existe pas de produits de substitution, de contenants non toxiques. Mais il est vrai que les enfants ne sont pas complètement protégés par la loi. Aujourd'hui, il existe des sucettes et des tétines, mâchouillées par les enfants, qui sont étiquetées sans bisphénol A alors qu'elles en contiennent. Ensuite, une mère qui boit dans une bouteille et mange dans des contenants qui contiennent du bisphénol A va le cumuler dans son corps, dans les graisses, et pourra le transmettre à son enfant si elle allaite. Nous n'avons résolu qu'un petit bout du problème. Il est nécessaire que les industriels se bougent. Il y a urgence !

 

Propos recueillis par Eric Nunès

16:59 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, société, chimie

La crise ? Quelle crise ?!

lu sur :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/855c409a-7e3e-11df-9261-0ea996042533|0

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enquête mercredi23 juin 2010

Selon le dernier rapport de Merrill Lynch et Capgemini consacré aux grandes fortunes, l’essor des marchés boursiers a entraîné une hausse du nombre de riches en 2009.

Le beau temps après la tempête. Suite à la crise qui a provoqué un fort recul du nombre de riches en 2008, l’année dernière a été synonyme de grande embellie dans le monde entier. C’est ce qui ressort du 14e rapport présenté mardi à Zurich par Merrill Lynch et Capgemini et consacré aux «High Net Worth Individual» (HNWI), soit des personnes disposant d’une fortune d’un million de dollars en dehors de leur résidence principale.

Au niveau global, le nombre de HNWI a grimpé de 17,1% à 10 millions. Quant à leur fortune, elle a augmenté de 18,9% à 39 000 milliards de dollars. L’Amérique latine et la région Asie-Pacifique sont les seules à dépasser les niveaux d’avant-crise. Cette dernière tire d’ailleurs son épingle du jeu, notamment grâce une plus forte progression du produit intérieur brut et de leurs propres marchés boursiers, comparativement aux autres régions du monde. Ainsi, la fortune des millionnaires de la région Asie-Pacifique a grimpé de 30,9% à 9700 milliards de dollars en 2009. Pour la première fois, la richesse totale des personnes aisées de la région Asie-Pacifique a dépassé celle des Européens (9500 milliards de dollars).

Parallèlement, l’Amérique du Nord, avec 3,1 millions de millionnaires, devance toujours l’Europe (3 millions). Toutefois, la progression la plus forte s’est produite en Asie-Pacifique: +25,8%. Ainsi, cette région abrite autant de personnes aisées que l’Europe. Illustration de cet essor: sur les dix pays qui ont enregistré la plus forte croissance du nombre de millionnaires, huit sont en Asie. La palme revient à Hongkong (+104,4%), suivi par l’Inde (+50,9%) et Israël (+42,7%). Ces trois pays ont tous bénéficié d’une croissance de leurs propres marchés boursiers supérieure à la moyenne mondiale. A Hongkong, les indices ont progressé de près de 75% en 2009, tandis qu’ils ont plus que doublé en Inde.

De son côté, la Suisse compte environ 221 700 riches, soit une hausse de 19,7%. Pour Patrick Ramsey, directeur général de Merrill Lynch en Suisse, plusieurs facteurs expliquent cette progression. «La capitalisation du marché suisse a progressé de 20,9% en 2009. Le prix de l’immobilier a grimpé de 3,2%. De plus, la Banque nationale suisse a abaissé ses taux à un niveau peu élevé de 0,25%», a relevé le patron.

Moins de produits alternatifs

Au niveau de l’allocation des actifs des riches, l’an dernier a été marqué par un retour des investisseurs sur le marché des actions et des obligations. Vingt-neuf pour cent du portefeuille des millionnaires étaient composés d’actions, contre le quart en 2008. Quant aux obligations, la part atteint 31%, soit le niveau le plus élevé depuis plusieurs années. En revanche, les produits alternatifs ont été moins populaires. Ils ne représentent que 6% du portefeuille, contre 10% en 2006. En Amérique du Nord, la proportion des produits alternatifs est la plus faible (4%) de toutes les régions. «Il est possible que les personnes aisées préfèrent investir directement dans des titres de sociétés», tente d’expliquer Patrick Ramsey.

Probable, car une tendance s’est dégagée dans ce rapport: après la crise, les HNWI préfèrent des produits financiers simples et transparents. Ils se renseignent mieux sur ce qu’offrent les banques.

22/06/2010

Santé et marche à pied

lu sur :
http://dircom.inserm.fr/
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De l’utilité de la marche à pied

Mille habitants de la commune de Loudéac (Côtes-d'Armor) ont été équipés d'un podomètre pendant 4 jours, afin de compter leur nombre de pas au quotidien.
"La marche est le moyen le plus accessible à tous pour lutter contre les effets de la sédentarité et le surpoids qui l'accompagne. Mais pour mesurer son impact et la réalité de ses bienfaits, le monde médical manquait d'études sur le terrain", a indiqué l'office municipal des sports, qui a initié cette expérience.
Une enquête de l'OMS montre que, de nos jours, nous marchons en moyenne 300 mètres par jour, contre 7 km dans les années 60. Or, environ 5 km (10 000 pas quotidiens) seraient nécessaires pour parvenir à un niveau d'effort physique suffisant.
Croix [La] , 22/06/2010

19:07 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, sciences, société

bisphénol A et politique (de l'autruche) - (2)

lu sur :
http://dircom.inserm.fr/
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Bisphénol A

Dans un ultime vote à l'Assemblée nationale, le Parlement s'apprêterait à interdire la fabrication et la commercialisation des biberons au bisphénol A (BPA), qui pourrait avoir des conséquences néfastes sur la fertilité humaine.
Le texte prévoit une interdiction, mais pas avant 2011, quand l'ensemble des travaux sur le sujet seront connus, a déclaré Valérie Létard, secrétaire d'Etat à l'Environnement.
Au début du mois, les experts de l'Inserm indiquaient dans un rapport qu'"une exposition au BPA chez l'animal induit des effets au niveau du développement des organes de la reproduction (.) et de la fonction de la reproduction". De son côté, l'Afssa a reconnu que certaines études donnaient des "signaux d'alerte".

Quotidien du Médecin [Le] , 21/06/2010 - Humanité [L'] , 22/06/2010

19:05 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, société, chimie

À l'attention de Monsieur Woerth, ministre

( voir : Éric Woerth - Wikipédia )

lu sur :
http://www.legrandsoir.info/Nous-on-reste-chez-nous-on-paye-et-en-plus-on-nous-dit-de-la-fermer.html

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Evadés du fisc

A l’aube d’une période d’austérité et d’un plan de rigueur pour la France, il peut être intéressant de connaître la liste (non exhaustive, tirée du « Nouvel Observateur » n° 2359 du 21 Janvier 2010) des personnalités qui ont fui fiscalement le pays pour s’installer en Suisse, ou dans un autre paradis fiscal.

S’ils l’ont fait en toute légalité (achat d’une résidence en Suisse, séjour inférieur à 6 mois sur le sol français), il est par contre inadmissible que certains d’entre eux continuent à s’immiscer dans la vie politique française, en participant activement aux campagnes électorales, pour soutenir tel ou tel candidat, ou pire, en étant officiellement investi par l’Etat pour représenter la France à l’étranger, comme c’est le cas actuellement pour Alain Delon qui est le parrain officiel du pavillon français à l’exposition universelle de Shanghai.

Parmi les plus actifs dans ce domaine, il y a donc Alain Delon (à Genève depuis 1999),mais aussi Johnny Hallyday à Gstaad depuis 2006 (le concert du 14/07/2009 à coûté 500000€ payé par le contribuable Français), sans oublier Charles Aznavour (résidant à Genève), Patricia Kaas, Emmanuelle Béart, Daniel Auteuil, Marc Levy et Michel Houellebecq etc....

Parmi les sportifs on peut citer Alain Prost, Jean Alesi, Richard Virenque, et les tennismen Guy Forget, Richard Gasquet, Henri Leconte, Amélie Mauresmo, Gaël Monfils, Cédric Pioline, et Jo-Wilfried Tsonga qui payent tous leurs impôts en Suisse.

Moins étonnant, mais encore plus scandaleux, des personnalités des affaires qui exercent actuellement (ou ont exercé récemment) un pouvoir politique économique ou financier en France, parmi eux : Antoine Zacharias (Vinci), Claude Berda (AB groupe, TF1), Daniel Hechter (couturier) et Jean-Louis David (salons de coiffure, cosmétiques).

Mais aussi des rentiers et des héritiers, dont les fortunes ont été créées en France, avec la participation de centaines de milliers d’ouvriers français : Eric Peugeot, Jean Taittinger (PDG de la société du Louvre, ancien ministre de la justice et député de la Marne), Philippe Hersant (patron de presse du Groupe Hersant), Corinne Bouyques (héritière de la fortune Bouygues), les familles Defforey (Carrefour), Mulliez (Auchan) et Halley (Promodès), tous résidant à Genève ou aux environs.

Si ces gens n’aiment pas (fiscalement) la France, qu’ils la quittent et qu’ils l’oublient, et surtout qu’ils n’en profitent pas quand ils en ont besoin (comme par exemple pour venir s’y faire soigner).

A tous les français qui vont se serrer la ceinture dans un proche avenir, nous proposons de boycotter les concerts, les disques et les livres de tous ceux qui ne participeront pas à l’effort de solidarité nationale et aux médias, nous demandons de ne plus offrir de tribunes télévisées (pour la promotion de films et de disques) aux artistes concernés et de ne plus faire de sponsoring aux sportifs exilés.

Aux députés nous demandons d’instaurer une loi pour qu’il ne soit plus possible pour un évadé fiscal de venir se faire soigner en France (dans un hôpital public) ni de représenter officiellement la France à l’étranger.

Si vous pensez que ce message est légitime, faites le circuler. Il aura peut-être le pouvoir de ramener certains de ces égarés fiscaux à revoir leur position.

21/06/2010

Les vertus du chocolat

lu sur :
http://dircom.inserm.fr/
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Le chocolat, aliment le plus riche en polyphénols

Depuis de nombreuses années, les chercheurs cherchent à démontrer scientifiquement les bienfaits de la fève de cacao.
Dans le domaine cardiovasculaire, les preuves commencent à se multiplier. Une étude allemande sur 20 000 personnes a ainsi montré que la consommation quotidienne d'une quantité modérée de chocolat (7,4 g/jour) réduit de 48% le risque d'AVC et de 27% celui d'infarctus du myocarde, des proportions d'ailleurs plus élevées quand la consommation est supérieure (10 voire 20 g/jour). "Ces résultats semblent liés à une baisse de la tension artérielle (TA) chez les mangeurs de chocolat. C'est très intéressant car il est bien établi qu'une diminution même très modeste de la TA réduit le risque cardiovasculaire", explique le cardiologue André Vacheron.
En fait c'est l'action des polyphénols, présents dans de nombreux végétaux (fruits, légumes, thé vert, café, vin) qui est décisive.
Une autre équipe (Inra) a ainsi établi une base de données qui indique précisément la teneur en polyphénols de 450 aliments : c'est le chocolat (noir) qui reste le plus richement doté. Quant aux effets supposés pervers sur le psychisme, aucune étude ne vient clairement les démontrer. D'autres études, sur les effets du chocolat sur le stress ou sur la maladie d'Alzheimer, mériteraient par ailleurs d'être approfondies.

18:59 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, goumandise

bisphénol A et politique (de l'autruche)

lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/06/18/le-gouvernement-differe-le-debat-sur-l-interdiction-totale-du-bisphenol-a_1374943_3244.html
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Le gouvernement diffère le débat sur l'interdiction totale du bisphénol A
LE MONDE | 18.06.10 | 16h06


'Assemblée nationale n'a finalement pas mis au vote, jeudi 17 juin, la proposition de loi visant à "suspendre la commercialisation de biberons produits à base de bisphénol A". Cette disposition, adoptée en première lecture au Sénat, est prévue dans la loi Grenelle 2. Par la voix de Valérie Létard, secrétaire d'Etat aux technologies vertes, le gouvernement a usé de la possibilité prévue par l'article 44-3 de la Constitution de "réserve" du vote.

Celui-ci aura lieu mercredi 23 juin, en bloc, avec les seuls amendements ayant l'accord du gouvernement.

Ce qui a pour effet de rejeter de fait l'amendement déposé par le député Gérard Bapt (Haute-Garonne, PS), qui visait à étendre, en application du principe de précaution, la suspension de la commercialisation à tous les "contenants de denrées alimentaires produits à base de bisphénol A autres que les biberons".

Le débat sur l'interdiction totale de ce composé présent dans les plastiques a été repoussé à janvier 2011.

 

Paul Benkimoun
Article paru dans l'édition du 19.06.10

La chasse à la baleine

lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/06/19/le-japon-trublion-des-negociations-sur-la-chasse-a-la-baleine_1375517_3244.html
Le Japon, trublion des négociations sur la chasse à la baleine
LE MONDE | 19.06.10 | 14h05  •  Mis à jour le 19.06.10 | 19h37
Tokyo Correspondance


e Japon aborde en position particulièrement délicate la réunion de la Commission baleinière internationale (CBI) qui s'ouvre lundi 21 juin à Agadir au Maroc. La faute à une année 2010 catastrophique. Profitant des dérogations au moratoire de 1986 interdisant la chasse à la baleine, le pays poursuit ses prises menées à des fins dites "scientifiques". Mais cette activité commence à diviser son opinion et surtout, le brouille avec plusieurs pays.

La contestation diplomatique est montée du Pacifique, que les baleiniers nippons écument pour leurs campagnes annuelles très controversées. Mercredi 16 juin, Palau, petit Etat insulaire du Pacifique qui, depuis son adhésion à la CBI en 2002, soutenait le Japon dans ses initiatives pour retrouver le droit de chasser la baleine à des fins commerciales, a décidé de ne plus le faire. Une décision prise trois jours après la publication d'un article par l'hebdomadaire Sunday Times, selon lequel plusieurs petits pays auraient obtenu d'importantes aides du Japon en échange de leur soutien à sa cause à la CBI. Les dirigeants de ces pays auraient même eu droit, selon le journal, à des parties fines offertes par Tokyo.

Plus grave, le Japon doit faire face au durcissement de la position de plusieurs de ses importants partenaires commerciaux, à commencer par l'Australie. Las des campagnes de chasse, Camberra a déposé plainte le 31 mai auprès de la Cour internationale de justice de La Haye. "Nous voulons que les baleines ne soient plus tuées au nom de la science dans l'océan Austral", a assené Peter Garrett, ministre australien de l'environnement.

L'Australie met en doute l'aspect scientifique de la chasse japonaise, qui ne présenterait en réalité "aucun intérêt avéré en matière de gestion et de préservation des populations de baleines". Une position partagée par la Nouvelle-Zélande, qui pourrait également engager une action en justice.

Face à ces attaques, le Japon, qui a démenti les allégations du Sunday Times, a qualifié la décision australienne d'"extrêmement regrettable". "Nous ne pouvons l'accepter, a déclaré Yutaka Aoki, du ministère des affaires étrangères, et nous répondrons avec fermeté à cette plainte." Le 16 juin, Masayuki Komatsu, ancien responsable de l'Agence japonaise des pêches, a rappelé, au micro de la chaîne américaine ABC, que le Japon agissait conformément aux réglementations. Invoquant les observations réalisées par les baleiniers japonais sur les populations de cétacés, qui seraient importantes, M. Komatsu a déclaré que "le moratoire de 1986 n'avait plus aucune validité". Pour lui, l'action intentée auprès de la Cour internationale de justice permettra de clarifier cette affaire.

La volonté de Tokyo de minimiser les tensions naissantes risque de ne pas véritablement porter ses fruits. Au Japon même, l'opinion qui, jusque-là - le plus souvent par manque d'information -, voyait dans les critiques contre la chasse à la baleine de simples attaques contre l'Archipel et ses traditions, commence à changer d'avis. "La perception de la population évolue, estime Sara Holden, coordinatrice pour Greenpeace, d'autant plus que le gouvernement a décidé de faire des économies budgétaires, et que ces campagnes coûtent aux contribuables 800 millions de yens (7,1 millions d'euros) par an, sans rien rapporter."

Un argument à ajouter aux excès observés. Depuis la reprise de la "chasse scientifique" en 1988, les Japonais ont pêché près de 10 000 baleines. Mais peu de travaux de recherche ont été publiés. Quant aux ventes de viande de baleine, elles restent faibles, malgré des campagnes pour relancer la consommation. Les Japonais en consomment environ 50 grammes par personne et par an, contre 4,3 kg avant le moratoire de 1986. En 2009, malgré la baisse des prix de la viande, les stocks ont atteint 4 800 tonnes. La prise de 506 baleines pendant la campagne 2010 devrait les augmenter.

Le procès de deux activistes de Greenpeace, accusés de vol alors qu'ils avaient mis en évidence l'existence "d'un véritable marché noir de viande de baleine", ajoute au trouble que suscite cette pratique. De même que l'arrestation de Peter Bethune, militant néo-zélandais de l'organisation de lutte contre la chasse à la baleine Sea Shepherd. Accusé notamment d'être monté sans autorisation à bord d'un baleinier nippon, il risque quinze ans de prison.

C'est dans ce contexte que la délégation japonaise arrive à la CBI. Sur place, elle discutera de la proposition d'avril 2010, rédigée pour calmer les tensions entre les nations membres. Elle prévoit le maintien du moratoire sur la pêche commerciale, sauf pour les pays chasseurs, le Japon, l'Islande et la Norvège, dont les quotas de prises seraient fixés par la commission.

Un compromis paraît difficile, mais il semble que le Japon n'en a cure. D'ailleurs, la délégation envoyée à la CBI ne compte pas de très hauts responsables. Sûr de son bon droit, et au risque de pénaliser sa diplomatie, Tokyo prépare une nouvelle campagne pour la fin de l'année.

 

Philippe Mesmer
Article paru dans l'édition du 20.06.10

14:38 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : environnement

L'Appel des Résistants du 15 mars 2004

A l'occasion de l'anniversaire du programme du Conseil national de la Résistance de mars 1944, treize figures historiques de la Résistance ont lancé un appel en direction des jeunes générations pour que jamais ne s'éteigne la flamme de la résistance.

En cette période de régression totale, piqure de rappel ci-dessous, à faire circuler sans modération !
Et n'oubliez pas la manifestation du 24 juin ...
Amitiés résistantes
Corinne Mahé

L'Appel des Résistants du 15 mars 2004

Au moment où nous voyons remis en cause le socle des conquêtes sociales de la Libération, nous, vétérans des mouvements de Résistance et des forces combattantes de la France Libre (1940-1945), appelons les jeunes générations à faire vivre et etransmettre l’héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et culturelle.
Soixante ans plus tard, le nazisme est vaincu, grâce au sacrifice de nos frères et soeurs de la Résistance et des nations unies contre la barbarie fasciste. Mais cette menace n’a pas totalement disparu et notre colère contre l’injustice est toujours intacte.
Nous appelons, en conscience, à célébrer l’actualité de la Résistance, non pas au profit de causes partisanes ou instrumentalisées par un quelconque enjeu de pouvoir, mais pour proposer aux générations qui nous succéderont d’accomplir trois gestes humanistes et profondément politiques au sens vrai du terme, pour que la flamme de la Résistance ne s’éteigne jamais :
Nous appelons d’abord les éducateurs, les mouvements sociaux, les collectivités publiques, les créateurs, les citoyens, les exploités, les humiliés, à célébrer ensemble l’anniversaire du programme du Conseil national de la Résistance (C.N.R.) adopté dans la clandestinité le 15 mars 1944 : Sécurité sociale et retraites généralisées, contrôle des « féodalités économiques », droit à la culture et à l’éducation pour tous, presse délivrée de l’argent et de la corruption, lois sociales ouvrières et agricoles, etc. Comment peut-il manquer aujourd’hui de l’argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes sociales, alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période où l’Europe était ruinée ? Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l’ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l’actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie. Nous appelons ensuite les mouvements, partis, associations, institutions et syndicats héritiers de la Résistance à dépasser les enjeux sectoriels, et à se consacrer en priorité aux causes politiques des injustices et des conflits sociaux, et non plus seulement à leurs conséquences, à définir ensemble un nouveau « Programme de Résistance » pour notre siècle, sachant que le fascisme se nourrit toujours du racisme, de l’intolérance et de la guerre, qui eux-mêmes se nourrissent des injustices sociales.
Nous appelons enfin les enfants, les jeunes, les parents, les anciens et les grands-parents, les éducateurs, les autorités publiques, à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation marchande, le mépris des plus faibles et de la culture, l’amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous. Nous n’acceptons pas que les principaux médias soient désormais contrôlés par des intérêts privés, contrairement au programme du Conseil national de la Résistance et aux ordonnances sur la presse de 1944.
Plus que jamais, à ceux et celles qui feront le siècle qui commence, nous voulons dire avec notre affection : « Créer, c’est résister. Résister, c’est créer ».
Signataires : 
Lucie Aubrac, Raymond Aubrac, Henri Bartoli, Daniel Cordier, Philippe Dechartre, Georges Guingouin, Stéphane Hessel, Maurice Kriegel-Valrimont, Lise London, Georges Séguy, Germaine Tillion, Jean-Pierre Vernant, Maurice Voutey.

 

Corinne Mahé
06 80 31 31 81

08:35 Publié dans démocratie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : démocratie

16/06/2010

Les tabous de la maltraitance à enfant

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/

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Les tabous de la maltraitance à enfant


Les États Généraux de l'enfance, lancés par la secrétaire d'Etat à la famille Nadine Morano, vont rendre aujourd'hui leurs premières conclusions, mais un débat s'est ouvert sur les chiffres réels de la maltraitance. Anne Tursz, pédiatre, épidémiologiste et directrice de recherche à l'Inserm, a rédigé un livre intitulé Les Oubliés (éd. du Seuil), où elle estime que 10 % des enfants sont maltraités en France, dans toutes les classes sociales, un chiffre 10 à 100 fois supérieurs aux statistiques officielles.

"L'État ne prend en compte que les cas signalés, or on sait qu'ils ne forment que la partie émergée de l'iceberg", souligne-t-elle. Phénomène caché, la maltraitance à enfants fait également l'objet d'un lourd tabou social.

Mais des éléments socio-économiques expliquent aussi que plusieurs actes de maltraitance soient passés sous silence : "On ne veut pas voir parce que c'est affreux à voir.

De plus, dans une petite ville, un médecin libéral qui ferait un signalement verrait sa clientèle s'évaporer en un rien de temps (.) Les enfants ne sont pas valorisants financièrement pour les hôpitaux. Les procédures de signalement sont longues et administrativement très lourdes".


France Soir , 16/06/2010

19:03 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : société

14/06/2010

GAZA : la presse internationale met en doute la crédibilité de l'enquête israélienne

lu sur :

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2010/06/14/gaza-la-presse-internationale-met-en-doute-la-credibilite-de-l-enquete-israelienne_1372294_3218.html#ens_id=1228030

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Après plusieurs jours de négociations avec Washington, Israël a finalement annoncé la création d'une "commission publique indépendante" avec participation étrangère, deux semaines après l'assaut contre la flottille internationale qui a fait neuf morts.

L'ONU et plusieurs pays, dont la France et la Grande-Bretagne, avaient réclamé une commission internationale, une proposition rejetée par l'Etat hébreu, qui veut mener l'enquête par ses propres moyens. La commission israélienne aura pour mission d'"enquêter sur les aspects relatifs à l'action entreprise par l'Etat d'Israël pour empêcher des navires d'atteindre les côtes de Gaza", selon un communiqué du bureau du premier ministre, Benyamin Nétanyahou.

Dans un éditorial, le quotidien Haaretz dénonce "les efforts du gouvernement pour éviter une enquête approfondie et crédible" qui "s'apparentent de plus en plus à une farce" et appelle le juge Yaakov Tirkel, nommé à la tête de la commission, à démissionner. Cet ancien magistrat à la Cour suprême se retrouve en porte-à-faux, estime Haaretz, après avoir prôné un autre type de commission quelques jours seulement avant sa nomination.

LES MÉDIAS EXAMINENT LE PARCOURS DES OBSERVATEURS INTERNATIONAUX

La nomination de deux observateurs internationaux – sans droit de vote – répond aux demandes de la communauté internationale et particulièrement des Etats-Unis, qui avait réclamé une "participation internationale" à l'enquête. Mais l'impartialité de David Trimble, ancien premier ministre d'Irlande du Nord et nommé dimanche 13 juin, est sujette à caution. Le Prix Nobel de la paix 1998 ferait partie de l'initiative "Friends of Israël", qui aurait été inaugurée à Paris lundi 31 mai, précisément le soir de l'assaut. Le groupe se définit comme "une initiative pour lutter contre la déligitimisation de l'Etat d'Israël". Il compte notamment en son sein José Maria Aznar, l'ancien premier ministre espagnol. La cérémonie aurait été introduite par Dore Gold, ancien ambassadeur d'Israël auprès des Nations unies et proche de Benyamin Nétanyahou.

Le parcours de l'autre observateur international, le général KenWatkin, ex-avocat de l'armée canadienne, est davantage salué. Comme l'explique le journal canadien The Chronicle Herald, Ken Watkin est notamment connu pour son implication auprès de l'armée candienne en Afghanistan. Dans un mémo envoyé à l'état-major canadien, dans le cadre de son travail, il rappelait qu'ignorer volontairement des faits de maltraitance sur des prisonniers était un crime. Le ministre des affaires étrangères canadien a déclaré que la carrière de Watkin le recommandait pour ce rôle.

LA TURQUIE N'A PAS CONFIANCE

De son côté, la Turquie s'est déclarée insatisfaite de ce compromis. "Nous n'avons pas du tout confiance dans le fait qu'Israël, un pays qui a perpétré une telle attaque sur un convoi civil dans les eaux internationales, mènera une enquête impartiale", a déclaré le ministre des affaires étrangères turc, Ahmet Davutoglu, à la presse lundi 14 juin. Le gouvernement insiste sur la création d'une commission d'enquête "sous le contrôle direct des Nations unies", qui incluerait des représentants turcs et israéliens. Le pays est concerné au premier rang par cette enquête puisque les neuf personnes tuées lors de l'assaut avaient la nationalité turque (l'une d'entre elles possédait également la nationalité américaine).

Israël avait rejeté à plusieurs reprises une commission d'enquête internationale, expliquant qu'"Israël est une démocratie". "Israël a la capacité et le droit d'enquêter par lui-même, de ne pas être l'objet d'une investigation par une instance internationale", expliquait son ambassadeur aux Etats-Unis, Michael Oren.

Les Etats-Unis ont estimé qu'une "présence internationale" au sein de la commission "conforterait la crédibilité" de l'enquête. La Maison Blanche a précisé qu'elle ne "préjugeait pas de l'issue du processus et attendrait ses résultats avant de tirer des conclusions."

Le contrôle des médias par les politiques

lu sur :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/3dc9cfc8-772b-11df-b66a-49c3504c021e/Bataille_politico-financi%C3%A8re_pour_la_conqu%C3%AAte_du_Monde

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médias lundi14 juin 2010

Par François Vallières, Paris

Le calendrier du processus de reprise du quotidien français devrait être dévoilé lundi. Le groupe public Orange est en embuscade. Avec, derrière lui, l’influence politique de l’Elysée

Institution majeure de la presse française, Le Monde cherche des repreneurs en vue d’une recapitalisation. Le Conseil de surveillance du groupe – qui possède aussi La Vie, Télérama, Courrier international, le mensuel Le Monde diplomatique et Le Monde imprimerie – se réunit lundi.

Deux consortiums ont déposé le 9 juin des «pré-offres», après les retraits (provisoires?) du suisse Ringier et des Italiens de l’Espresso. D’un côté un trio constitué par l’homme d’affaires Pierre Bergé – mitterrandiste de choc et actionnaire de Libération – Matthieu Pigasse, banquier de Lazard et propriétaire des Inrockuptibles, aux côtés de Xavier Niel, fondateur de groupe de télécommunications Free. De l’autre, un groupe à la tête duquel se trouve Claude Perdriel, 83 ans, patron de l’hebdomadaire de gauche le Nouvel Observateur. Enfin, un outsider, susceptible de s’adosser à l’un des repreneurs possibles: l’opérateur Orange, détenu majoritairement par l’Etat. L’espagnol Prisa, propriétaire d’El Pais, a demandé un délai supplémentaire.

Dépôt de bilan à la rentrée?

La réunion d’aujourd’hui, destinée initialement à faire un choix, devrait servir à fixer un nouveau calendrier. Mais le temps presse: dans les couloirs du Monde, il se murmure qu’il n’y aura plus assez de trésorerie pour payer les salaires du mois de juillet.

Le choix du calendrier, aujourd’hui, est essentiel: reporter le choix après l’été pourrait avoir pour conséquence le dépôt du bilan du journal. En dépit d’un plan social – 130 salariés sont partis ces dernières années – le quotidien du soir affiche un endettement de 69 millions d’euros (96 millions de francs). A ceci s’ajoutent 25 millions d’euros à rembourser rapidement à BNP-Paribas, qui avait exigé en gage Télérama, florissant hebdomadaire culturel. Sans oublier les problèmes de l’imprimerie, qui nécessitent un apport de 50 millions d’euros. La somme totale à apporter par les repreneurs tournerait autour de 100 millions d’euros (140 millions de francs).

La semaine dernière, après l’arrivée inédite d’Orange – et donc de l’Etat – dans la bataille, c’est une intervention de Nicolas Sarkozy qui a ému les milieux de la presse.

L’homme du «peep show»

Le président du directoire du groupe, Eric Fottorino, a reconnu que le président de la République l’avait convoqué pour l’avertir que la perspective d’une reprise du Monde par le trio Bergé-Pigasse-Niel ne lui convenait pas. Et que, s’il était retenu, l’Etat pourrait renoncer à aider l’imprimerie. Officiellement, Nicolas Sarkozy reproche à Xavier Niel d’être, dit-il, «un homme du peep show» qui a bâti sa fortune sur le minitel rose. Mais peut-être juge-t-il surtout le trio trop marqué à gauche.

Depuis 1945, le pouvoir de droite ou de gauche a toujours été très attentif au Monde. Mais l’intervention de l’Elysée intervient dans une période critique pour la presse française. Le quotidien économique La Tribune vient d’être vendu pour un euro symbolique et Le Parisien pourrait aussi changer de mains. A deux ans de l’élection présidentielle, toutes les grandes manœuvres seront interprétées comme autant de décisions politiques.

11/06/2010

Nestlé et les brevets sur le vivant

lu sur :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/df20e5e6-7406-11df-b2fc-186928f78f03/Nestl%C3%A9_se_d%C3%A9fend_contre_des_accusations_de_piraterie_en_Afrique_du_Sud

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jeudi10 juin 2010

Nestlé se défend contre des accusations de piraterie en Afrique du Sud

Cinq demandes liées au Rooibos, une plante aux multiples propriétés médicinales, ont été faites à l’OMPI

Nestlé a-t-elle contrevenu tant à la Convention sur la biodiversité qu’à la loi sud-africaine en réclamant des brevets sur l’utilisation du rooibos auprès de l’Organisation mondiale pour la protection intellectuelle (OMPI)?

L’extrait de cet arbuste, qui pousse dans certaines régions arides d’Afrique du Sud, est utilisé dans une infusion connue comme le thé rouge ainsi que dans le traitement d’infections dermiques et capillaires.

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sur le même sujet, lu sur :

http://www.evb.ch/fr/p25017518.html

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Pillage de Rooibos : Nestlé accusé de biopiraterie en Afrique du Sud

Une enquête menée par la Déclaration de Berne et Natural Justice a révélé que cinq demandes de brevets déposées récemment par Nestlé concernant l’utilisation de Rooibos et de Honeybush pour des alicaments ou des produits cosmétiques contreviennent tant à la Convention sur la diversité biologique (CBD) qu’à la législation sud-africaine. Ce second cas de biopiraterie en Afrique du Sud en moins d’un an est une nouvelle preuve du peu de respect dont font preuve les multinationales vis-à-vis des règles de la CBD. En particulier, l’obligation d’un consentement préalable éclairé et d’un partage des avantages lorsqu’elles exploitent des ressources génétiques de pays en développement.

Quatre des cinq brevets en question concernent l’utilisation du Rooibos (Aspalathus linearis) et du Honeybush (Cyclopia spp.) pour traiter certaines affections dermiques et capillaires. Quant au dernier brevet, il revendique l’usage du Rooibos pour une préparation prévenant des problèmes inflammatoires. L’octroi de ces brevets couvrirait un large champ d’application et de produits, du cappuccino à la sauce à salade, en passant par le dentifrice et le rouge à lèvre. Le déposant est une société filiale de Nestlé nommée Nestec S.A. Le Rooibos et le Honeybush sont des plantes endémiques dans les provinces sud-africaines du Cap oriental et occidental, avec des vertus médicinales connues et exploitées de longue date.

Conformément à la loi sud-africaine sur la biodiversité, une entreprise doit obtenir une autorisation du gouvernement avant de pouvoir entreprendre des recherches à des fins commerciales ou déposer un brevet sur des ressources génétiques sud-africaines. Une telle permission n’est accordée que si un accord sur le partage des bénéfices a été préalablement négocié. Or, le Département des affaires environnementales sud-africain a confirmé à Natural Justice et à la Déclaration de Berne que Nestlé n’avait jamais reçu l’autorisation d’utiliser ces ressources génétiques.

Sur la base des informations fournies, les brevets de Nestlé ainsi que les recherches sur lesquelles ils reposent sont dès lors en contradiction flagrante avec la législation sud-africaine et la Convention sur la diversité biologique (CBD). L’office spécialisé dans les systèmes de savoir traditionnel au sein du Département des sciences et de la technologie sud-africain, qui défend les intérêts des communautés indigènes, a été approché et réfléchit actuellement à la manière dont il compte s’impliquer sur ce dossier.

Nestlé détient 30,5% des actions de L’Oréal et 50% de celles d’Innéov, une entreprise partenaire du géant mondial des produits cosmétiques, ce qui expliquerait l’intérêt de la multinationale suisse pour les produits dermiques et capillaires. Selon François Meienberg de la Déclaration de Berne, « Nestlé construit sa nouvelle activité économique sur du matériel obtenu de façon illégale et prive ainsi l’Afrique du sud de ses droits légitimes à un partage équitable des avantages. À l’avenir, le système des brevets devrait interdire de tels comportements hors-la-loi, et les gouvernements ne plus les tolérer ».
Ces dernières années, les États signataires de la CBD ont négocié un nouveau protocole devant garantir le respect des règles d’accès et de partage des avantages (Access and Benefit Sharing) de la CBD, ainsi que des législations nationales correspondantes. Kabir Bavikatte de Natural Justice conclut : « Le cas de Nestlé met clairement en évidence le besoin d’un nouveau protocole afin de prévenir une mainmise sur les ressources génétiques et les savoirs traditionnels associés. Seul un instrument contraignant et fort permettra aux pays en développement d’éviter que leurs ressources génétiques ne soient exploitées de manière illégale et abusive par des entreprises. »

09/06/2010

Contamination par du maïs transgénique en Allemagne

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lu sur :
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3244,50-1370050,0.html
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Contamination par du maïs transgénique en Allemagne

Des traces d'un maïs transgénique non autorisé à la culture en Europe ont été détectées dans sept régions d'Allemagne. Ces contaminations représenteraient 0,1 % des semis, soit une centaine de plants par hectare, selon Greenpeace. La filiale allemande de la firme américaine Pioneer Hi-Bred, qui commercialise les semences conventionnelles polluées par son maïs transgénique NK603, estime que le taux de contamination est bien plus faible, de l'ordre de 0,03 %.

Le semencier avance le chiffre de moins de 2 000 hectares concernés, quand l'association écologiste fait état de 3 000 hectares. Selon Greenpeace, le ministère de l'agriculture de Basse-Saxe, où est basé Pioneer, en était informé depuis mars, mais n'en aurait averti son homologue de l'environnement qu'un mois plus tard. Ce n'est que début juin, selon la radio Deutsche Welle, et après une décision de justice, que Pioneer a livré la liste des revendeurs des semences contaminées.

Article paru dans l'édition du 10.06.10

Gestion de l'eau: l'impact du réchauffement climatique "sous-estimé", selon le Conseil d'Etat

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lu sur :
http://www.google.com/hostednews/afp/article/
ALeqM5jQYFzh2BOPCly7Ott9O5fHwEoPQw
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Gestion de l'eau: l'impact du réchauffement climatique "sous-estimé", selon le Conseil d'Etat

PARIS — L'Etat français doit repenser sa gestion de l'eau, en intégrant mieux les problématiques environnementales et notamment l'impact du changement climatique qui est "sous-estimé", estime le Conseil d'Etat qui a présenté vendredi un rapport à ce sujet.

"L'impact du réchauffement climatique est sous-estimé, alors que ses effets se font déjà sentir sur la disponibilité et la qualité de l'eau et sur l'ampleur des risques", assure la plus haute juridiction administrative dans les "considérations générales" sur son rapport public 2010 intitulé "l'eau et le droit".

"Il devient urgent d'agir", ajoute le Conseil d'Etat.

Plus globalement, l'institution met l'accent sur la nécessité d'adapter la gestion de l'eau aux nouvelles problématiques environnementales.

En France, "jusqu'à la fin du 20e siècle, la question principale était de raccorder tout le monde à l'eau", a expliqué Frédéric Tiberghien, rapporteur général de la section du rapport et des études, lors de la présentation du rapport à Paris.

Récemment "nous avons vu surgir de nouvelles préoccupations: la pollution, l'épuisement des nappes phréatiques, le gaspillage de l'eau et l'impact du réchauffement climatique qui va accroître les risques de sécheresse et inondations...", a-t-il ajouté, tout en précisant que, pour l'heure, "la France bénéficie d'une situation satisfaisante".

Parmi ses propositions, le Conseil d'Etat invite à ouvrir un débat sur l'utilisation des eaux pluviales et des eaux usées, et "améliorer le rendement des techniques d'irrigation pour économiser l'eau en agriculture", une "questions sous-estimée" selon M. Tiberghien.

Concernant la pollution des eaux liées à l'activité agricole, le Conseil d'Etat recommande de "renforcer le régime d'assurance récolte" pour compenser les baisses de revenus des agriculteurs en cas d'aléas climatiques et ainsi, les dissuader de "surdoser" les pesticides pour se protéger contre ce risque.

Il propose encore de "spécialiser les cours d'eau entre réservoirs de biodiversité et ceux réservés au transport et à l'hydroélectricité".

 

08/06/2010

Les enfants prématurés sont très sensibles à la douleur

lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/06/05/les-prematures-tres-sensibles-a-la-douleur-doivent-faire-l-objet-de-soins-plus-doux_1367947_3244.html
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Les prématurés, très sensibles à la douleur, doivent faire l'objet de soins plus doux
LEMONDE.FR | 05.06.10 | 14h30


es prématurés reviennent de loin : il y a plus de vingt ans, on pensait qu'ils étaient insensibles à la douleur. De nombreux soins invasifs, opérations chirurgicales comprises, leur étaient infligés sans anésthésiant. Aujourd'hui, les médecins savent que c'est l'inverse : les bébés nés avant terme sont souvent plus sensibles que les autres, ils ont donc besoin d'une attention toute particulière. Ce point est au centre des assises de la fondation de recherche PremUp, dédiée à la grossesse et à la prématurité, sur le thème "La douleur du foetus et du nouveau-né prématuré", samedi 5 juin.

"Le système qui véhicule la douleur est fonctionnel dès le troisième trimestre de grossesse tandis que le système inhibiteur se développe plus tard", explique le professeur Ricardo Carbajal, du service des urgences pédiatriques de l'hôpital Armand Trousseau à Paris.

DES PATIENTS SOUMIS À PLUS DE DOULEUR ET DE STRESS

Plus sensibles, les nouveau-nés prématurés subissent beaucoup plus de gestes médicaux : les actes de prélèvement et de diagnostic répétés sont la principale source de douleur. "Dans les premières heures de vie, ils peuvent avoir jusqu'à quatre prélèvements sanguins par jour", explique Natacha Michelin, infirmière en néonatologie à l'hôpital de Port-Royal à Paris, qui s'occupe quotidiennement de prématurés. La plupart d'entre eux sont sous ventilation artificielle, avec poses de systèmes respiratoires et de sondes : une nuisance permanente source de beaucoup de stress. Pour respecter leur sursensibilité, les nouveau-nés sont aujourd'hui placés dans des pièces moins exposées à la lumière et au bruit.

Parce qu'ils ont moins de tonus que les autres, les bébés nés avant terme sont moins susceptibles d'exprimer la douleur par des mouvements physiques ou des grimaces. Le personnel doit donc déployer des précautions supplémentaires. "Dès qu'on le peut, on essaie de faire le soin à deux, explique Natacha Michelin, un infirmier qui contient le bébé avec ses mains le plaçant en position physiologique pour plus de confort, l'autre qui fait les prélèvements."

L'un des objectifs des assises de PremUp est ainsi de généraliser des pratiques plus douces pour le bébé. Par exemple, l'administration de solutions sucrées permet de stimuler la production d'antalgiques propres dans le corps du bébé. "Ces solutions sont très bien connues des personnels soignants, pourtant des études ont montré qu'elles n'étaient pas utilisées de manière systématiques. Il y a une brèche entre les connaissances, ce qu'on sait faire, et la pratique."

LES DOULEURS NÉFASTES AU DÉVELOPPEMENT

L'enjeu est d'autant plus important que la douleur peut affecter durablement l'individu en devenir. "Les stimuli douloureux répétés modifient de façon durable la perception de la douleur", explique le professeur Vincent Laudenbach, du service de réanimation pédiatrique et néonatale du CHU Charles Nicolle de Rouen. "Autrement dit des enfants qui ont beaucoup été exposés à la douleur en période périnatale peuvent avoir par la suite une sensibilité plus grande à la douleur. Elle peut aussi affecter le développement cognitif."

Les médecins doivent aussi être attentifs à ne pas surdoser d'éventuels traitements médicamenteux de la douleur. Les nouveau-nés prématurés sont plus sensibles aux analgésiques et leur métabolisme est en pleine évolution. Un meilleur suivi de la douleur, pas toujours facile à détecter, est donc une autre piste d'amélioration. "Les outils qui permettent de surveiller la douleur sont bien plus perfectionnés qu'il y a vingt ans, précise le docteur Laudenbach, mais pourraient être plus fins encore. Il faut accentuer la recherche pour les améliorer. Tout en prenant garde à les rendre utilisables au quotidien."

Ces difficultés concernent un nombre toujours plus élevé de petits patients : la prématurité a augmenté de 15 % sur les quinze dernières années. Environ 50 000 enfants naissent chaque année avant terme.

 

Marion Solletty

20:00 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, sciences

06/06/2010

Bisphénol A : rapport préliminaire de l’INSERM

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4254

04-06-2010

Bisphénol A : l’INSERM fait le point sur les doutes actuels

Composé chimique de synthèse entrant dans la fabrication industrielle de plastiques de type polycarbonates et de résines époxy, le Bisphénol A (BPA) se retrouve dans nombre d’ustensiles du quotidien tels que les CD, les lunettes, certaines bouteilles plastiques ou biberons mais également dans les amalgames dentaires ou certains revêtements de boîtes de conserve. Perturbateur endocrinien (1), le BPA est actuellement classé comme substance reprotoxique de catégorie 3, à savoir jugée « préoccupante pour la fertilité de l’espèce humaine » en raison « d’effets toxiques possibles » mais non démontrés sur la reproduction, comme le rappelle l’INSERM (2). Face à ces doutes persistants, les agences sanitaires internationales ont défini une dose journalière admissible de 50 µg de BPA par kg de poids corporel et par jour, soit 2,5 mg par jour pour un individu de 50 kg.

Mais, depuis cette expertise, les études travaillant à démontrer les effets néfastes sur la santé humaine d’une exposition à long terme à des perturbateurs endocriniens, et plus particulièrement au BPA, n’ont cessé de se multiplier. Or, bien qu’à l’heure actuelle aucune certitude n’ait pu être avancée quant à la toxicité du BPA, les doutes s’avèrent suffisamment sérieux pour convaincre,
en mai dernier, les députés d’adopter un amendement édictant la fin de la commercialisation des biberons contenant du BPA.
Face à ces « signaux d’alerte », la Direction générale de la santé a sollicité l’Inserm en vue d’une analyse approfondie des effets du BPA sur la fonction de reproduction. Pour ce faire, l’institut a réuni un groupe pluridisciplinaire d’experts composé notamment d’épidémiologistes, de toxicologues, de chimistes, de biologistes spécialistes de la reproduction et du développement, afin de mener une expertise collective basée sur l’analyse critique d’environ 300 articles issus de la littérature scientifique internationale publiée sur le sujet. Préliminaire, ce rapport s’inscrit dans un programme de recherche plus vaste, s’intéressant aux effets sur la reproduction d’un certain nombre de substances chimiques, et qui devrait être publié à l’automne 2010.

Récemment publiées, les conclusions du rapport préliminaire émanant de l’INSERM ont été approuvées par les associations de protection de la santé, dont Réseau Environnement Santé (RES). Pour ce dernier, « Ce rapport représente un camouflet cinglant pour les agences de sécurité sanitaire française (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments, AFSSA) et européenne (Agence Européenne de Sécurité Sanitaire de l'Alimentation, AESA) ». Le principal mérite reconnu à cette nouvelle analyse tient au fait qu’elle s’appuie sur l'ensemble de la littérature scientifique publiée et non uniquement sur quelques études suspectées d’être l’ouvrage de scientifiques travaillant pour le compte de l'industrie chimique. Entre autres constats, il ressort que la période de gestation s’avère la plus critique en cas d’exposition au BPA et que l’exposition à des doses pourtant très inférieures à l'actuelle Dose Journalière Admissible (DJA) induit des effets chez l'animal, pouvant éventuellement se manifester sur plusieurs générations.
Pour RES, ce nouveau rapport doit servir de support à l’AFSSA afin de réduire d’un facteur minimum de 50 000 l’actuelle DJA, mesure qui revient à supprimer purement et simplement la présence de BPA dans les plastiques alimentaires, source prédominante d’exposition.

Cécile Cassier

1- En tant que perturbateur endocrinien, le Bisphénol A est capable d’imiter l’hormone sexuelle féminine, à savoir l’œstrogène.
2- Institut national de la santé et de la recherche médicale.

08:04 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, société, chimie

03/06/2010

La composition de la flore vaginale varie selon l’ethnie

(à vérifier; 400 c'est peu, et "l'ethnie" ou "la communauté" c'est vague)
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lu sur :
http://dircom.inserm.fr/
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La composition de la flore vaginale varie selon l’ethnie

Des chercheurs de Baltimore ont mené une étude sur 400 femmes en âge de procréer, originaires de quatre communautés différentes, et ont constaté que la composition de la flore vaginale variait selon l'ethnie.
Le pH serait nettement plus élevé chez les Hispaniques que chez les Caucasienne.
"En analysant le séquençage génétique des prélèvements vaginaux, ils ont identifié cinq profils bactériens différents", le cinquième étant dominé par des "organismes strictement anaérobies" plutôt que par des bactéries à acide lactique.
Les données de cette étude nourriront les travaux de prévention des troubles urogénitaux comme la vaginose bactérienne, les infections urinaires, voire l'infection par le VIH.
Quotidien du Médecin [Le] , 01/06/2010

12:39 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sciences

Cancer du sein : les promesses de la vaccination par l'alpha-lactalbumine

lu sur :
http://dircom.inserm.fr/
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Cancer du sein : les promesses de la vaccination par l'alpha-lactalbumine
Des chercheurs américains ont expérimenté avec succès, sur des souris prédisposées à développer un cancer du sein, une stratégie vaccinale à la fois préventive et thérapeutique. "Les chercheurs ont identifié une protéine très souvent retrouvée dans les cancers du sein, mais pas dans les cellules mammaires, sauf au moment de la lactation : l'alpha-lactalbumine.
" Ainsi, la vaccination par l'alpha-lactalbumine serait susceptible de prévenir le cancer du sein chez les femmes en pré-ménopause, "lorsque la fonction de lactation n'est plus nécessaire", indiquent les chercheurs.

01/06/2010

Le Brésil utilise des pesticides interdits ailleurs

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Le Brésil utilise des pesticides interdits ailleurs
LE MONDE | 01.06.10 | 15h59  •  Mis à jour le 01.06.10 | 15h59
Rio de Janeiro Correspondant

'agriculture brésilienne a recours à des pesticides dont l'usage est interdit, à cause de leur toxicité, aux Etats-Unis, en Europe, en Inde ou en Chine. Ce constat inquiétant, que rapporte, dimanche 30 mai, le journal O Estado de São Paulo, a été dressé par l'Agence nationale de vigilance sanitaire (Anvisa), créée en 1999 et qui pratique des tests en laboratoire et des inspections sur le terrain. "Nous consommons ce que les autres nations rejettent à la poubelle", résume Rosany Bocher, coordinatrice du système national d'information toxico-pharmacologique de la prestigieuse Fondation Oswaldo Cruz (Fiocruz), équivalent au Brésil de l'Institut Pasteur.

Depuis sa création, l'Anvisa est parvenue à faire interdire quatre pesticides. En 2008, elle a établi une nouvelle liste de quatorze produits jugés dangereux. Mais, du fait des lenteurs administratives, des pressions politiques et des recours en justice, ces pesticides continuent à être utilisés.

Hautement suspect

Une seule de ces substances sera prohibée, mais seulement en 2011 : la cyhexatine, utilisée dans la culture des agrumes. Trois autres attendent d'être soumises à une commission tripartite où siègent des experts de la santé, de l'agriculture et de l'environnement : il s'agit de l'acéphate, du methamidofos et de l'endosulfan. L'importation de ce dernier, pourtant très suspect, a augmenté de 25 % en 2009.

Le Brésil est un des champions de l'usage des pesticides, qui y sont le quatrième facteur d'intoxications humaines. En 2007, 6 260 cas d'intoxications provoquées par ces substances, notamment chez des travailleurs agricoles, ont été enregistrés. Ils sont à l'origine d'hépatites, de maladies de peau, de cancers, de problèmes hormonaux et neurologiques.

Selon Sergio Rabello, chef du laboratoire toxicologique de l'Ecole nationale de santé publique, ces affections ne résultent pas nécessairement directement des pesticides, mais de leur "usage incorrect".

Plus inquiétant encore : les industriels brésiliens du secteur violent allégrement les règlements sanitaires. Depuis juillet 2009, l'Anvisa a inspecté les usines de sept entreprises qui assurent 80 % de la production nationale de pesticides. Une seule était à peu près en règle. Les six autres ont été contraintes d'arrêter leur production. Les inspecteurs de l'Anvisa, soutenus par des policiers fédéraux, ont saisi d'importants tonnages de pesticides suspects.

Une autre affaire, révélée lundi, attire l'attention sur la fragilité de la réglementation sanitaire du Brésil dans certains secteurs agricoles. Le ministère de l'agriculture a suspendu l'exportation de conserves de viande de boeuf vers les Etats-Unis après une plainte des autorités américaines auprès du fournisseur JBS Friboi, première entreprise mondiale de "traitement des protéines animales". Certains de ses clients ont décelé une trop forte présence d'Ivermectine, un vermifuge utilisé dans l'élevage des bovins.


Jean-Pierre Langellier
Article paru dans l'édition du 02.06.10