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31/07/2010

Étude de la surmortalité des abeilles

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/07/31/un-programme-sans-precedent-pour-elucider-la-surmortalite-des-abeilles_1394382_3244.html

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Un programme sans précédent pour élucider la surmortalité des abeilles

Quelle est la cause de la surmortalité des abeilles sauvages et domestiques qui, partout dans le monde, menacent la biodiversité et la sécurité alimentaire de l'humanité ? Pour répondre à cette question, les autorités anglaises et écossaises viennent de lancer un programme d'une envergure sans précédent.

Rassemblés sous l'intitulé "Initiative pour les insectes pollinisateurs", neuf projets de recherche, qui bénéficieront d'un financement de 12 millions d'euros sur trois ans, tenteront d'apporter des réponses. "L'enjeu est à la fois de protéger la biodiversité - de nombreuses espèces sauvages dépendant de la pollinisation -, et les cultures alimentaires, en particulier les fruits et légumes, explique Andrew Watkinson, directeur du partenariat Living with Environmental Change, qui chapeaute les recherches menées par les gouvernements du Royaume-Uni. On voit déjà les conséquences du manque de pollinisateurs en Angleterre : les producteurs de pommes doivent ainsi importer des abeilles."

Un tiers de l'alimentation mondiale dépend de la pollinisation par les insectes. Le programme a été suscité par les parlementaires britanniques, alertés par des apiculteurs. Il est financé par des fonds publics et le Welcome Trust, une fondation privée.

IMPACT DES PESTICIDES

Pour expliquer cette surmortalité, la communauté scientifique parle aujourd'hui de causes "multifactorielles", et d'interactions possibles entre les divers facteurs : maladies, parasites, exposition aux pesticides, raréfaction de la nourriture des insectes due à l'uniformisation des cultures, appauvrissement génétique des reines... Les programmes lancés en Grande-Bretagne exploreront ces diverses pistes : rôle du parasite Varroa destructor - surnommé le "vampire de l'abeille" - dans la propagation des virus, impact des modifications du paysage et des changements dans l'environnement, fonctionnement des abeilles en ville...

L'un d'eux, dirigé par le neurologue Christopher Connolly, de l'université de Dundee (Ecosse), sera consacré aux incidences des pesticides. "Ils affectent les connexions neuronales des insectes, explique M. Connolly. A haute dose, ils entraînent la mort, mais l'exposition chronique à de faibles doses peut aussi provoquer des changements plus ténus, comme la perte du sens de l'orientation, la diminution de la capacité d'apprendre et de communiquer." Jusqu'à présent, de tels impacts ont été mis en évidence en laboratoire, mais jamais en conditions réelles, en plein champ. L'équipe du professeur Connolly travaillera sur les deux plans.

Elle tentera de mettre en évidence les effets d'un ou de plusieurs pesticides sur l'activité cérébrale des abeilles au niveau cellulaire. "Nous nous focaliserons sur l'impact combiné de plusieurs pesticides, poursuit M. Connolly. Ils peuvent ne pas avoir d'effets isolément, mais être délétères quand ils agissent en synergie." Les pesticides de traitement des cultures, mais aussi ceux qui sont utilisés par les apiculteurs pour éradiquer les parasites dans les ruches, seront testés. L'évolution des capacités d'apprentissage d'abeilles exposées à des produits chimiques sera également évaluée en laboratoire.

Enfin, volet le plus spectaculaire de la recherche, les abeilles de trois ruches en plein champ seront équipées de puce de radio-identification (RFID), qui permettront de suivre la trace de chaque insecte. Il s'agit de résoudre l'une des difficultés majeures dans l'identification des causes de surmortalité : dans de nombreux cas, les abeilles ne meurent pas près de la ruche, mais disparaissent. Les insectes seront également régulièrement pesés, afin de déterminer s'ils ramènent la même quantité de nourriture que dans des ruches témoins. Quelque 16 000 abeilles au total seront équipées de puce RFID.

Ce programme, mené en collaboration avec des apiculteurs écossais, doit durer trois ans.

18:32 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nature, sciences

Eau, Agriculture et Chimie

communiqué par Eau Secours 34 :
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Eure-et-Loir : assiégés par les pesticides
par Marc Laimé, 6 février 2010

Ils croyaient s’être achetés un coin de paradis dans la Beauce. Ils ont découvert que leur vie et la santé de leurs enfants ne pesaient rien face aux dérives du lobby agro-industriel qui a transformé l’Eure-et-Loir en cauchemar environnemental sans équivalent en France. La moitié des captages d’eau du département sont impropres à la consommation. Si rien ne change l’Eure-et-Loir connaîtra une crise sanitaire sans précédent.
En juillet 2004 Bertrand Pouchin et sa femme font l’acquisition d’une maison dans un minuscule village de l’Eure-et-Loir, aux confins du Perche, afin d’offrir à leurs deux enfants, aujourd’hui âgés de 4 et 5 ans, « de l’air et le contact avec la nature ».
Ils pensent avoir gagné « un petit coin de paradis ». En mars 2005, alors qu’ils fêtent l’anniversaire de l’un de leurs enfants dans le jardin, où se trouvent une vingtaine de personnes, surgit l’énorme tracteur automoteur de l’un de leurs voisins agriculteur, qui commence à épandre un nuage de pesticides à l’odeur nauséabonde sur le champ qui entoure leur maison. Le tracteur roule à un mètre de la haie, et la rampe d’épandage déborde carrément au-dessus de la petite haie du jardin.
Bertrand demande à l’agriculteur de cesser. Sans succès, celui-ci l’envoie paître. Excédé le père de famille « caillasse » le tracteur, qui finit par s’en aller. Il s’attend à ce que l’agriculteur porte plainte. Rien.
La semaine suivante, alors qu’il se promène sur la petite route qui conduit à sa maison en tenant son enfant par la main, nouvel incident avec un agriculteur qui épand massivement des pesticides à partir de la route. Altercation. Le tracteur le bouscule. La plainte qu’il dépose à la gendarmerie sera classée sans suite.
Il fait appel au maire qui, dans un premier temps, temporise. "Le conseil municipal, composé de huit céréaliers sur onze élus, a fini par m’envoyer promener, raconte-t-il. Chez les gendarmes, même chose ! On m’a répondu que les agriculteurs étaient là avant moi, et qu’ils doivent travailler." Il ne trouve donc personne pour constater l’infraction qui consiste à pulvériser ces produits même par vent de force 3, soit 19 km/h. "C’est pourtant fréquent dans la Beauce, premier parc éolien de France !", observe-t-il. "De mars à octobre, on vit un enfer, poursuit-il. Les céréaliers déversent des herbicides, des insecticides, des fongicides, des hormones de croissance, des hormones de contrôle..."
Dès lors la famille est ostracisée. On les évite, on ne leur parle plus. Les enfants ne sont plus invités aux anniversaires de leurs camarades d’école.
En 2006 Bertrand découvre par hasard en pleine nature un stock de bidons ayant contenu des pesticides. Il saisit le maire de la commune concernée, proche de son village. Le maire, femme de céréalier, rétorque qu’il s’agit d’une propriété privée et que ça ne le regarde pas. Les bidons seront évacués trois mois plus tard.
Inquiet mais déterminé, Bertrand fait l’acquisition d’un Code de l’environnement et commence à étudier la question des pesticides. Il découvre que les épandages sont interdits dès que le vent dépasse les 19 kilomètres à l’heure, et que l’usage des produits phytosanitaires est, en théorie, très réglementé.
Mais il se rendra compte peu à peu, qu’en cas de pulvérisation illicite, et en admettant qu’un particulier mandate par exemple un huissier pour constater les faits, compte tenu de l’inertie des pouvoirs publics, la pulvérisation continue, et le mal est donc fait. Certains céréaliers connaissent parfaitement les ambiguïtés de la réglementation, et profitent largement de l’absence de sanctions pour épandre.
Le maire de son village reste obstinément sourd à toutes ses requêtes.
A l’automne 2008 il découvre un nouveau stock de bidons ayant contenu des pesticides, encore plus important, dans une ruine à proximité d’un puits de captage d’eau potable.
Recevant peu après la visite d’un agent des services d’assainissement qui vient procéder à un diagnostic de leur installation d’épuration, à qui il expose le problème, il s’entend répondre « qu’ils ne sont pas concernés et ne peuvent rien faire. »
En octobre 2008, Damien, son garçon de 3 ans, qui est né sur place, tombe malade. Alors que l’enfant est bon vivant, bon mangeur, il a constamment froid, est toujours fatigué, ne veut plus manger. Il perd 3 kilos en quelques semaines, est constamment surexcité, ses yeux sont marqués. Une consultation médicale débouchera sur un diagnostic d’hyperthyroïdie. Un an après Damien n’a toujours pas retrouvé les kilos qu’il a perdus.
En novembre 2008 la presse locale se fait l’écho de la découverte du stock de bidons ayant contenu des pesticides abandonnés dans la nature. L’Echo républicain, puis la République et l’Action républicaine relatent l’affaire, qui prendra un tour judiciaire, puisque lors d’un reportage réalisé par une chaîne de télévision, la police de l’eau et les gendarmes interpellent l’agriculteur qui a abandonné les bidons en pleine nature. Celui-ci ne fera l’objet d’aucune poursuite.
Au début de l’année 2009, Bertrand, qui est désormais en contact avec le WWF-France, puis le MDRGF, participe à plusieurs réunions publiques dans le département, notamment à l’occasion de la projection du film « Nos enfants nous accuseront ». Il débat à plusieurs reprises avec des représentants de la FNSEA présents à ces réunions publiques, qui le connaissent alors que lui ne les connaît pas.
Il recevra sur son téléphone portable, outre des menaces de mort anonymes, un appel d’un haut gradé de la gendarmerie départementale, qui lui conseillera peu ou prou de « se calmer »…
Le département de l’Eure-et-Loir est en situation de crise. La moitié de ses captages d’eau ont été abandonnés ces dernières années car ils contenaient un taux de pesticides ne permettant plus de produire de l’eau potable.
La préfecture d’Eure-et-Loir a rappelé le 7 juillet 2009 que faute d’interconnexion des réseaux d’eau potable pour résoudre les problèmes de pollution aux nitrates et pesticides, certains plans locaux d’urbanisme (PLU) pourraient être gelés. En l’absence d’échéancier précis de travaux, la préfecture refusera d’autoriser des constructions en ne validant pas certains PLU. Une position que nombre de maires qualifient de « chantage »…
La presse locale multiplie les articles alarmistes. Les autorités se veulent rassurantes.
Bertrand reçoit cette confidence d’un agriculteur : « On nous demande de ne pas mettre de combinaison quand on épand avec le tracteur pour ne pas effrayer les Parisiens ».
D’autres agriculteurs, rencontrés au fil de débats publics, l’interpellent aussi : « Monsieur Pouchin, aidez-nous à changer… »
C’est dans ce contexte que Bertrand a activement participé à la création d’Eau secours 28, et multiplie les contacts dans tout le département, qui enregistre une véritable fuite en avant dans l’interconnexion des réseaux, dans l’espoir, toujours démenti, de retrouver ce faisant des taux de nitrates et de pesticides « acceptables » dans l’eau distribuée. Un aveuglement qui l’indigne :
« L’interconnexion , c’est le geste désespéré des élus soucieux de préserver leur pouvoir.
« Et le le pire est encore à venir, car pour réaliser une interconnexion, il faut fermer les puits les plus pollués et se servir de celui qui, très curieusement reste "potable" au milieu des autres. Ensuite, les zones de cultures situées à proximité des puits fermés vont devenir des véritables poubelles chimiques.
« Un peu de technique : lorsque l’on pompe de l’eau en quantité dans une nappe, on provoque une dépression en sous sol et, par gravitation, l’eau située aux alentours remplira la zone en dépression. De plus les nappes se déplacent dans le temps.
« L’interconnexion ne peut donc être qu’une mesure transitoire, la phase suivante doit être l’arrêt immédiat de tout traitement dans les zones de captage.
« Ce que je déplore, au même titre que pour les algues vertes, c’est que personne n’ose s’opposer aux méthodes ultra polluantes de l’agro-chimie.
« Les céréaliers font très peur, mais ils sont de moins en moins nombreux et surtout leur image de marque c’est très fortement dégradée, tout comme l’environnement.
« Les conséquences de cet aveuglement sont claires. Dans le département la SAUR a par exemple gagné l’appel d’offres pour les travaux d’interconnexion des réseaux d’eau potable de la Communauté de communes des Trois Rivères. Or c’est la même SAUR qui a vendu de l’eau "non-conforme " à Châteaudun, sans avertir la population ! L’avenir est donc tout tracé pour eux comme pour Veolia et la Lyonnaise, car il y a beaucoup d’argent à se faire.
« Les céréaliers sont devenus des industriels. Pourquoi ne pas leur imposer les normes ICPE (Installations classées pour la protection de l’environnement), comme à la plupart des installations où l’on utilise des produits toxiques ?
« Quand verrons-nous un élu qui osera dire "stop", plus de ça chez nous ! Et qui mettra en place un concept de village HQE (Haute qualité environnementale), sur les cantines les écoles, l’eau, les entreprises, les transports...
« L’Eure-et-Loir est le plus mauvais élève de France et d’Europe en gestion des ces ressources en eau. J’espère que nous aurons encore le temps d’inverser la tendance… »
Au début du mois de juin 2009, alors que sa femme est seule à la maison avec ses deux enfants, l’un de leurs voisins, avec qui ils ont convenu qu’il les préviendrait avant d’épandre des pesticides, rompt le pacte et commence à épandre tout autour du jardin. La femme de Bertrand prend des photos. Altercation. Elle enferme les enfants à l’intérieur de la maison, avant de la quitter, contrainte de passer toute la journée avec eux à Chartres.
Le 26 septembre 2009, le préfet d’Eure-et-Loir, M. Jean-Jacques Brot, dressait un tableau accablant de la dégradation des ressources en eau du département devant le congrès des maires d’Eure-et-Loir à Chateaudun.

30/07/2010

Gaza: des milliers d'enfants font voler leurs cerfs-volants simultanément

lu sur :

http://www.lepoint.fr/insolite/gaza-des-milliers-d-enfants-font-voler-leurs-cerfs-volants-simultanement-29-07-2010-1220303_48.php

Gaza: des milliers d'enfants font voler leurs cerfs-volants simultanément

Gaza: des milliers d'enfants font voler leurs cerfs-volants simultanément

 

Des milliers d'enfants gazaouis ont fait voler leurs cerfs-volants dans le ciel de la bande de Gaza jeudi, pour battre leur propre record dans le cadre d'une manifestation organisée par l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens.

Les cerfs-volants colorés ont envahi le ciel, pilotés par plus de 7.200 enfants sur une grande plage du petit territoire palestinien. Leur record de l'été dernier, inscrit dans le livre Guinness, aurait été multiplié par deux, selon les responsables de l'agence onusienne Relief and Works (UNRWA).

Il y a une semaine, le même nombre d'enfants gazaouis avait battu un autre record Guinness en faisant rebondir simultanément plus de 7.000 ballons de basket.

"A coup sûr, deux records mondiaux en une semaine constituent à eux seul un nouveau record", a affirmé John Ging, le directeur de l'UNRWA à Gaza.

"Les enfants de Gaza doivent connaître un peu de normalité, malgré la condition extraordinaire de leur vie quotidienne. La réussite d'aujourd'hui a soulevé les esprits de toute la population gazaouie", a-t-il ajouté.

Beaucoup d'enfants de la bande de Gaza, gouvernée par le mouvement islamiste Hamas, souffrent de problèmes psychologiques depuis l'offensive meurtrière menée en décembre 2008-janvier 2009 par l'armée israélienne dans le territoire qui a fait plus de 1.400 morts palestiniens, dont plus de 300 enfants, selon des sources palestiniennes.

Les 1.200 camps d'été de l'UNRWA auront accueilli cette année, pour leur 4e édition, plus de 250.000 enfants de réfugiés palestiniens entre le 12 juin et le 5 août.

29/07/2010

Le défaut majeur de l'énergie nucléaire : les déchets

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lu sur :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/07/29/des-dechets-radioactifs-en-mal-de-stockage_1393477_3234.html

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Des déchets radioactifs en mal de stockage

29.07.10 | 13h50  •  Mis à jour le 29.07.10 | 13h51

"Il est désormais indispensable que l'Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) définisse de façon urgente la planification opérationnelle fine de la préparation de l'échéance de 2015 concernant le centre de stockage profond." Telle est la recommandation du rapport Roussely au sujet de l'aval du cycle du nucléaire. C'est-à-dire de ses déchets, talon d'Achille de la filière atomique française.

Les résidus visés sont les produits hautement radioactifs, ou moyennement radioactifs mais à vie longue (des centaines de millions d'années pour certains), issus du retraitement des combustibles brûlés dans les centrales. Si leur volume est relativement faible (44 000 m3 fin 2007, 56 000 m3 en 2030), ils concentrent 99,9 % de la radioactivité totale des déchets nucléaires français (1,15 million de m3 fin 2007, le double en 2030). Ces substances sont pour l'instant entreposées à la Hague (Manche) et à Marcoule (Gard), dans des conditions qui laissent parfois à désirer. L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a ainsi enjoint à Areva de reconditionner 25 000 m3 de déchets d'une ancienne usine de retraitement.

Enfouissement

La loi du 28 juin 2006, sur laquelle "le rapport n'imagine pas qu'il y ait lieu de revenir", prévoit d'enfouir ces déchets à 500 mètres de profondeur, sous une couche d'argile, près de la commune de Bure (Meuse). Un débat public doit être organisé en 2013, suivi d'une enquête et d'une demande d'autorisation en 2015, pour une mise en service en 2025.

C'est ce calendrier dont le rapport demande qu'il soit tenu "dans les délais fixés par la loi", alors que, sur place, l'opposition de riverains et d'écologistes à une "poubelle nucléaire" reste vive. Le rapport préconise en outre que l'Andra "associe d'urgence EDF, Areva et le CEA (Commissariat à l'énergie atomique) à la définition optimisée du centre de stockage profond et à sa réalisation".

D'autres déchets, moins dangereux, sont également en souffrance : ceux de faible activité à vie longue (82 000 m3 fin 2007, 151 000 m3 en 2030). Pour les stocker, l'Andra avait retenu deux villages de l'Aube, mais ils se sont désistés en raison de la fronde locale.

Reste une question de fond : la filière électronucléaire considère aujourd'hui comme des matières "valorisables" l'uranium et le plutonium extraits du retraitement des combustibles usés, dont ils représentent 96 %. Or, un récent rapport montre que le taux de recyclage des combustibles est en réalité inférieur à 20 %. D'autres pays ont choisi de ne pas retraiter leurs combustibles usés et de les gérer comme des déchets. C'est le cas de la Suède, dont les études sur le confinement géologique sont aujourd'hui les plus avancées.

16/07/2010

Grippe A : NOVARTIS fait exploser son bénéfice

lu sur :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/e8976d1e-9050-11df-a3ff-6d2295f0bf6e/Novartis_fait_exploser_son_b%C3%A9n%C3%A9fice

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vendredi16 juillet 2010

Novartis fait exploser son bénéfice

Le groupe bâlois, aidé par une meilleure maîtrise des coûts et la vente exceptionnelle de vaccins contre la grippe A(H1N1), augmente son bénéfice d’un tiers au premier semestre

 

Le changement de patron de Novartis, avec l’arrivée aux commandes opérationnelles, en février, de Joseph Jimenez en remplacement de Daniel Vasella, n’a pas modifié la forte croissance du groupe qui a surpris les analystes financiers jeudi, lors de la publication des résultats du premier semestre.

Les chiffres, meilleurs qu’attendu, confirment la stabilité du groupe bâlois qui peut s’appuyer sur une large diversification allant des médicaments de pointe contre le cancer et bientôt la sclérose en plaques, aux génériques Sandoz, en passant par les vaccins. Ces derniers, en particulier celui contre la grippe A(H1N1) ont d’ailleurs nettement contribué à la croissance semestrielle de 15% (en monnaies locales) des ventes du groupe, à 23,85 milliards de dollars, de 33% du bénéfice d’exploitation, à 6,47 milliards, et de 29% du bénéfice net, à 5,38 milliards. La division vaccins et diagnostics a réalisé un bénéfice d’exploitation de 797 millions de dollars à fin juin, contre une perte de 234 millions au premier semestre 2009.

Les génériques Sandoz, grâce à un décollage des ventes aux Etats-Unis et au lancement réussi de trois biosimilaires, sont sortis d’une phase marquée par une faible marge bénéficiaire. La marge bénéficiaire se situe à 18,4% pour Sandoz (+1,1 point de pourcentage), à 24,5% (+42,7 points) pour la division vaccins, et à 34,4% (+1,8 point) pour les médicaments vendus sur ordonnance. Pour l’ensemble du groupe, cette marge atteint 28% (+2,7 points).

Les analystes guettaient la performance de Diovan, le principal produit de Novartis, présent sur le marché de l’hypertension désormais ouvert aux génériques. Ce médicament a bien résisté, avec des ventes en hausse de 1%, à 1,6 milliard de dollars au deuxième trimestre 2010. La stratégie du groupe bâlois, qui consiste à préconiser la vente de médicaments combinés contre l’hypertension afin d’atténuer la prochaine perte de brevet de Diovan, semble fonctionner. La part de marché de Novartis dans les thérapies contre l’hypertension a même augmenté de plus d’un point de pourcentage en avril pour atteindre 15,9%.

Prix mystérieux

Le prochain événement attendu, en septembre, est l’homologation aux Etats-Unis de Gilenia, un médicament prometteur non injectable contre la sclérose en plaques. David Epstein, chef de la division pharmaceutique du groupe bâlois, n’a pas voulu indiquer une fourchette de prix, en réponse à la question d’un analyste qui s’inquiétait du triplement du coût de ces traitements en cinq ans.

L’amélioration des perspectives économiques a incité Novartis à réviser à la hausse ses prévisions de croissance du chiffre d’affaires, qui devrait se situer, en 2010, dans la fourchette de 5 à 9%, au lieu de 5% au mieux.

Le groupe entend toujours, malgré la forte réticence d’actionnaires minoritaires, finaliser cet automne l’acquisition de 77% d’Alcon. Le titre Novartis s’est apprécié jeudi en début de séance à la bourse suisse, avant de clôturer en baisse de 1,02%.

15/07/2010

2, 5 millions de dollars d'amende pour Monsanto

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4309

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14/07/2010

Aux USA, l'Agence de Protection de l'Environnement (EPA) a condamner Monsanto à une amende de 2,5 millions de dollars pour infraction à la législation texane sur les pesticides, durant les années 2002 à 2007. A cette période, deux variétés de coton génétiquement modifiées (Bollgard et Bollgard II), produites par Monsanto pour résister à certains insectes prédateurs, étaient en effet interdites de culture dans dix comtés du Texas (1) et faisaient l'objet d'une obligation d'information, dans d'autres régions quant aux capacités de ces OGM à produire leur propre insecticide. D'après l'agence, Monsanto aurait violé cette réglementation plus de 1 700 fois durant ces cinq années.

Steve Owens, un des administrateurs adjoints de l'EPA, rappelle que "Les entreprises qui produisent et distribuent des produits pesticides doivent suivre les recommandations fédérales", avant de préciser que cette décision a été prise pour prévenir tout risque de développement de résistance d'insectes à ces substances.

Cette amende, la plus importante prononcée aux Etats-Unis contre les pesticides, pourrait marquer un tournant dans la lutte contre les OGM. En effet, elle assujettit clairement les plantes OGM, générant des substances insecticides, à des pesticides, les obligeant ainsi à se conformer à la législation concernant ces derniers.
Gageons que cet exemple américain n'échappera pas aux organisations européennes qui luttent contre les pesticides et que celles-ci demanderont également à l'Europe de considérer ces OGM comme des pesticides.

Pascal Farcy

1- Carson, Dallam, Hansford, Hartley, Hutchison, Lipscomb, Moore, Ochiltree, Roberts et Sherman.

14/07/2010

Forte augmentation des fraudes aux fonds européens en 2009

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lu sur :
http://www.lemonde.fr/europe/article/2010/07/14/forte-augmentation-des-fraudes-aux-fonds-europeens-en-2009_1387977_3214.html
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LEMONDE.FR | 14.07.10 | 16h19


es irrégularités et les soupçons de fraude sur le versement ou l'utilisation des fonds européens ont augmenté dans le domaine agricole mais aussi concernant les aides à l'adhésion à l'Union européenne des Etats d'Europe de l'Est, selon plusieurs rapports publiés mercredi 14 juillet.

Dans un premier rapport publié par la Commission européenne, l'impact financier des soupçons de fraude autour des fonds de pré-adhésion (destinés à aider les pays d'Europe centrale et orientale à répondre aux exigences de l'entrée dans l'Union) a quadruplé, passant de 13 millions d'euros en 2008 à 57 millions en 2009. Celui des soupçons de fraude en agriculture a triplé, passant de 4 millions d'euros à 13,3 millions en 2009.

Les soupçons de fraude en matière d'aide aux régions défavorisées sont eux aussi passés de 57 millions d'euros en 2008 à 109 millions en 2009.
"C'est souvent l'indication que les contrôles et les systèmes antifraudes mis en place fonctionnent plus efficacement", écrit la Commission dans un communiqué.

IMPORTANTES FRAUDES EN BULGARIE

Un second rapport publié mercredi par l'Office européen antifraude (Olaf) révèle qu'une grande partie des irrégularités concerne les aides préalables à l'adhésion de la Bulgarie. C'est le pays où l'Olaf suivait fin 2009 le plus grand nombre d'affaires : 68 sur 354 au total en Europe. D'importantes fraudes aux fonds européens ont été constatées en Bulgarie, conduisant fin juin à des condamnations à des peines allant jusqu'à 12 ans de prison pour une fraude organisée par un industriel de la viande.

En deuxième place arrivait la Belgique, avec quelque 48 affaires en cours, du fait de la présence de nombreuses institutions européennes. Les activités de l'Olaf ont permis, entre autres, la condamnation en novembre 2009 d'un ancien eurodéputé eurosceptique britannique, Tom Wise, à deux ans de prison pour avoir empoché sur son compte personnel 40 000 euros officiellement déclarés comme salaire de son assistant parlementaire.

L'Olaf a également détecté d'importantes irrégularités dans la comptabilité d'une agence créée en 2005, le Collège européen de police (CEPOL), qui réunit des hauts fonctionnaires de police de toute l'Europe dans le but d'encourager la coopération transfrontalière entre policiers, et qui est basé au Royaume-Uni. Il s'agissait de petites sommes, selon une source proche du dossier, mais l'équipement et l'ameublement des domiciles du personnel étaient financés par l'agence, aucun justificatif n'était demandé pour le remboursement des frais de mission et les véhicules de fonction étaient utilisés à des fins personnelles. Les responsables ont démissionné depuis et les procédures internes de l'agence ont été modifiées.

Le financement des retraites en France : un cas particulier

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lu sur :
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/07/13/01016-20100713ARTFIG00510-bettencourt-les-5-m-donnes-a-maistre-seraient-sa-retraite.php
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13/07/2010 | Mise à jour : 20:47

L'avocat du gestionnaire de fortune, Me Pascal Wilhelm, confirme au Figaro que son client a reçu une importante donation de la milliardaire, devant notaire, en 2008.

Le grand déballage de l'affaire Bettencourt s'est poursuivi mardi avec la mise au jour d'un «don manuel» de cinq millions d'euros consenti par la milliardaire, en 2008, au bénéfice de Patrice de Maistre. L'information, dévoilée par L'Express, a été confirmée au Figaro par Me Pascal Wilhelm, conseil du gestionnaire de fortune. «Ce versement, qui est intervenu en toute transparence devant un notaire avant d'être déclaré au fisc, correspond à la pension de retraite que Patrice de Maistre aurait été en droit d'attendre s'il avait eu le statut de salarié travaillant au service de madame Bettencourt», précise Me Wilhelm.

 

L'unique donation consentie

Au lieu de cela, le gestionnaire de fortune, qui travaille depuis 2003 pour l'héritière de L'Oréal dans le cadre d'un contrat de prestation de service, est intégralement rémunéré sous forme d'honoraires. «Ce don manuel, consenti en toute liberté par Mme Bettencourt, était à ses yeux une façon de compenser l'absence de droit à la retraite de Patrice de Maistre», ajoute Me Wilhelm. A l'entendre, «il s'agit de l'unique donation consentie par Liliane Bettencourt à son gestionnaire de fortune». Cette transaction aurait coûté à Liliane Bettencourt quelque trois millions d'euros de droits d'enregistrements, autrement dit, prélevés par le fisc.

13/07/2010

L'ONU AUTORISE LA MÉLAMINE DANS LES ALIMENTS !

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4300

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08/07/2010

L’ONU prend des mesures pour limiter la mélamine dans l’alimentaire

Tenue récemment à Genève, la 33ème session de la Commission du Codex Alimentarius a rassemblé plus de 500 délégués, issus de 130 pays. Elle constitue l’organe exécutif du Codex Alimentarius, programme de l’Organisation des Nations unies (ONU) chargé de fixer des normes et autres recommandations relatives à la production et à la transformation agro-alimentaires à des fins de sécurité sanitaire, de protection des consommateurs et des travailleurs des filières alimentaires, et de préservation de l’environnement.

L’objectif de cette rencontre visait à définir les taux de mélamine admissibles dans les produits alimentaires. Substance chimique toxique, la mélamine fit les choux gras de l’industrie alimentaire, qui l’utilisa pour simuler un apport en protéines. Au cours des dernières années, cette substance alimenta plusieurs scandales, dont le premier éclata en 2007. Cette année-là, en Amérique du Nord, 60 millions de boîtes d’aliments pour chiens et chats, fabriquées en Chine et renfermant du gluten de blé « enrichi » en mélamine, furent rappelées. En 2008, un épisode plus dramatique survient en Chine, où quatre nourrissons chinois décédèrent après avoir consommé du lait artificiel contaminé à la mélamine. Des dizaines de milliers d'autres nouveaux-nés tombèrent malades.
Aussi, décision légitime, même si quelque peu tardive, la Commission du Codex Alimentarius a donc fixé à 1 milligramme/kg le taux maximum de mélamine toléré dans des produits destinés à l'alimentation d'enfant et à 2,5 milligrammes/kg pour le reste des produits alimentaires. En outre, au regard de ces nouvelles normes, les pays pourront désormais s’opposer à l’importation de certains produits alimentaires présentant des taux de mélamine trop élevés.

Cécile Cassier

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VOIR :

Mélamine - Wikipédia

La mélamine est une substance chimique utilisée pour fabriquer des résines thermodurcissables, telles que le FORMICA.

Son seul intérêt dans l'alimentation est de permettre  de tricher sur le taux réel de protéine dans l'aliment auquel on la rajoute. En effet, ce taux se mesure par un test chimique auquel la mélamine réagit comme si c'était une protéine.

 

12/07/2010

La destruction des espèces protégées en France : un exemple

lu sur :

http://www.liberation.fr/economie/0101646244-l-orchidee-qui-a-fait-caler-ikea

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10/07/2010 à 00h00

L’orchidée qui a fait caler Ikea

Récit

Le géant du meuble a été condamné pour avoir mis en danger des espèces protégées, à cause de sa plateforme logistique, près de Marseille. Un cas qui révèle le rôle des cabinets en biodiversité.

Par LAURE NOUALHAT

C’est l’histoire du pot de terre contre le pot de fer, version naturaliste. Début juin, le géant du meuble scandinave Ikea s’est fait condamner à cause d’une délicate orchidée sauvage. Son crime ? «Destruction d’espèces végétales protégées», «destruction du milieu d’une espèce végétale protégée», et «destruction du milieu particulier d’une espèce animale non domestique». Trois motifs qui valent trois fois 10 000 euros d’amende à la société. Laquelle a fait appel.

L’histoire démarre en 2007, alors qu’Ikea cherche à construire une plateforme logistique pour desservir ses magasins du sud de la France et de l’Europe. Le bâtiment promet d’être à la hauteur du territoire à couvrir : 36 mètres de hauteur pour une emprise au sol de 270 000 m2. Le Port autonome de Marseille, friand de développement, octroie à Ikea le droit de s’installer au lieu-dit La Feuillane, qui lui appartient. Au printemps, ces terres en friche, qui servent au pacage des taureaux camarguais, se couvrent d’orchidées sauvages, transformant l’entrée de la zone portuaire de Fos-sur-mer en havre bucolique.

hiver. Or, l’orchidée est une espèce protégée dans la région. Et pour élever cette construction, il faut des autorisations. En France, tout aménagement est théoriquement encadré par la loi relative à la protection de la nature de juillet 1976. Celle-ci impose une étude d’impact, à la charge du maître d’ouvrage. En 2007, Ikea s’adresse donc à Eco-Med, «cabinet d’expertise conseil en environnement naturel», pour inventorier les espèces végétales et animales potentiellement enquiquinées. Le cabinet connaît le coin, puisqu'il est spécialisé sur les écosystèmes de la région. Mais Ikéa ne lui accorde ni le temps, ni les moyens de réaliser une étude d'impact complète, il faudra se contenter d'un prédiagnostic. Réalisé à l'automne et en hiver, celui-ci ne permet pas d'y dénicher des orchidées. Qu’importe, le rapport semble satisfaire tout le monde : les services de l’Etat, ainsi que le Conseil national de protection de la nature (CNPN) qui donne son feu vert aux travaux de défrichement dès 2007.

C’était compter sans l’association Nature Citoyenneté Crau Camargue (Nacicca) qui réalise son inventaire et découvre 8 espèces végétales, 21 espèces d’oiseaux, toutes protégées, voire menacées pour certaines, ainsi que des reptiles et des amphibiens. «A priori, tout le volet étude d’impact a été bâclé», déplore Cyril Girard, de l’association Nacicca qui demande alors le déplacement du projet. Avec ces informations, le CNPN demande à Ikea de réviser sa copie. «Dès l’interpellation de Nacicca, nous avons modifié nos réseaux et nos infrastructures, les zones d’entrée et de sortie du bâtiment», indique le responsable de la communication et du développement durable d’Ikea, Pierre Deyries. La plateforme est tout de même érigée à La Feuillane. Le CNPN donne son aval, autorisant implicitement la destruction des espèces.

Ikea engage 700 000 euros de mesures compensatoires (au total, avec les modifications du chantier préconisées par les associations, l’entreprise aura payé 1,5 million), protège 6 hectares de zone boisée autour du site, offre 300 hectares au Conservatoire du littoral et soutient des projets de recherche de l’université d’Aix-en-Provence. Lors de la procédure, Ikea a oublié de demander la dérogation préfectorale l’autorisant à détruire les espèces. C’est là que Nacicca et France Nature Environnement coincent le géant du meuble, conduisant à la condamnation début juin. Dans le petit monde de la sauvegarde de la nature, la décision du tribunal a été saluée comme une victoire. Elle révèle le laxisme qui entoure les questions de biodiversité où les dérogations sont de mise. Chaque année, la France paie des dizaines de millions d’amende à Bruxelles à cause de ses manquements en matière de protection de la nature. Chez Ikea, on retient la leçon : «Si on nous demande 10, il faut être capable de faire 100», résume Pierre Deyries.

Au-delà du cas Ikea, les entreprises intègrent rarement la biodiversité dans leur stratégie. «Disons que cela devient un sujet d’attention, mais de là à dire qu’elles sont prêtes à modifier le cœur de leur métier, non», prévient Joël Houdet de Natureparif, l’Agence régionale pour la nature et la biodiversité en Ile-de-France. «A leur décharge, il faut dire qu’aucun cadre favorable ne les incite à prendre en compte la biodiversité. Aujourd’hui, sa protection est perçue comme un surcoût.» Il existe pourtant une tripotée de textes… peu ou mal appliqués. «Comme les automobilistes, les entreprises ont peur du gendarme, mais elles ont constaté qu’en matière de biodiversité, le gendarme n’est pas si méchant», analyse, un brin désabusé, Cyril Girard.

«Caution». Les cabinets d’expertise sont donc de plus en plus sollicités par les entreprises, ce qui crée des débouchés pour les jeunes botanistes et ornithologues. En deux ans, le chiffre d’affaires d’Eco-Med, par exemple, a plus que doublé. Mais pour les ONG, ces cabinets ne sont pas toujours bien vus. «Leurs clients sont des entreprises qui n’ont pas toujours intérêt à préserver la nature. Ils leur servent de caution, et ne font pas toujours bien leur boulot», accuse un naturaliste qui travaille dans le public. «C’est vrai qu’il faut pouvoir dire non à des collectivités, des maires ou des entrepreneurs qui rêvent d’aménager tout et n’importe quoi», reconnaît Joël Houdet. En somme, être doté d’une éthique.

07/07/2010

E. Woerth mérite sa retraite !

lu sur :

http://www.fondation-copernic.org/spip.php?article359

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mardi 6 juillet 2010

E. Woerth mérite sa retraite

par Caroline Mécary, coprésidente de la Fondation Copernic, avocate au barreau de Paris, Willy Pelletier (sociologue à l’université de Picardie, coordinateur général de la Fondation Copernic

Arrêtons. Et même « chapeaux bas » : Eric Woerth a du courage. Certaines fonctions sont pénibles, indubitablement. La sienne, assurément. Elles méritent une retraite avant 62 ans, sans qu’individuellement, il faille médicalement, faire constater son usure au travail. Comment, par exemple, expliquer aux salariés qu’il faut travailler plus, pour gagner moins, lorsqu’à 59 ans, déjà 6 salariés sur dix ne sont plus dans l’emploi (ils sont au chômage, en pré-retraite, en invalidité) ? C’est déjà usant. Il faut 45 milliards d’euros pour financer les retraites d’ici 2025. Comment expliquer que les caisses sont vides, quand en 2009, les 500 ménages les plus fortunés ont perçu 80 milliards de plus qu’en 2008, grâce à soi-même, ministre du budget. C’est très usant d’assumer publiquement, qu’on les oublie. Et qu’on ne touche pas aux niches fiscales qui, dans ce pays, ôtent au budget de l’Etat, 78 milliards d’euros. Une preuve supplémentaire que ce métier use : Mr Woerth a zappé leur existence pour financer les retraites. Ah, ces bévues que l’on commet, lorsqu’au travail, on n’en peut plus !

Et comment assurer cette tâche, ingrate, forcément ingrate, après avoir cumulé les fonctions de ministre du budget et de trésorier de l’UMP – c’est-à-dire de collecteur de fonds privés pour la campagne de N. Sarkozy (7 millions d’euros). Cumuler plusieurs jobs finit par être usant. Un étudiant sur deux travaille pour financer ses études, ils le savent bien. Mais quand, en plus, il y a entre les jobs, conflit d’intérêts à gérer, c’est pénible, dur, dur.

Comment assurer, en toute impartialité, que la France est en faillite, quand son épouse gère la fortune de L.Bettencourt. Et que ministre du budget, l’on sait qu’avec le bouclier fiscal, en mars 2008, Mme Bettencourt a reçu de l’Etat, 30 millions d’euros. Mme Bettencourt n’est bien sûr qu’une goutte d’eau dans le manque à gagner budgétaire. Mais c’est compliqué. A moins d’être persuadé que Mme Bettencourt en avait besoin. Un impérieux besoin. Un besoin supérieur aux postes dans l’enseignement, les hôpitaux publics, ou pour nos prisons délabrées. Comment déplorer la faillite de l’Etat, si soi-même, on l’organise. Quand on est crevé au boulot, on a de ces absences…

Certes, on se réconforte comme on peut. A demi crédule, on se répète que ce n’est pas grave. Que l’on a aussi aidé M. Peugeot ; et qu’au Fouquet’s, nous sommes reçu, et très aimablement. On peut, certes, décorer de la légion d’honneur Mr De Maistre, patron de sa femme, qui gère l’évasion fiscale de L. Bettencourt. Et, un instant, trop bref, finir par se rassurer. S’imaginer qu’après tant de signalés services rendus à de si riches personnes, en cas d’éviction gouvernementale, il y aura quelques retours d’ascenseur. Mais au plus profond, l’on sait bien que ce n’est pas sûr. Pas certain du tout. Depuis que grâce à soi, la France entière connaît les us et coutumes des plus belles fortunes des beaux quartiers. Alors fatalement, on doute : peut-être qu’à notre endroit, nos ex-amis ne feront pas de quartier. Tellement d’autres, devenus gênants, furent ostracisés. Cette incertitude, c’est usant également. La peur d’être seul, sitôt licencié. Souvent, on craque. A France Telécom, à Pôle Emploi, etc. Parlez-en aux « Contis » ou aux « licenciés » dont les entreprises réalisent des profits considérables, ils le disent aussi. Alors si, au même moment, il faut s’adresser aux fonctionnaires, pour bloquer leurs salaires. A assumer, c’est usant ; vraiment on le comprend.

Certains s’en félicitent, et vous invitent M. Woerth à conserver vos fonctions. Car pour porter la réforme des retraites inégalitaire que vous proposez, qui, mieux que vous, peut lui faire du tort ? Vous êtes un sponsor miraculeux pour tous ceux qui manifestaient le 24 juin. Le 7 septembre, vous aurez dans leurs rangs un succès fou.

Nous le refusons. La souffrance au travail n’est jamais une solution. En travaillant davantage, vous risquez de tout perdre. Vous avez mérité votre retraite : pour le pot de départ, on amène les chips.

Chimie,santé,société,lobbying

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/

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Les ambitions de Bayer
Bayer, qui réalise déjà plus de 50% de son chiffre d'affaires dans la santé (16 milliards d'euros en 2009), va renforcer sa branche pharmacie Bayer Schering Pharma avec l'objectif d'augmenter ses ventres de 5 milliards d'euros en cinq ans. "Nous sommes actuellement à la douzième place dans le classement des laboratoires mondiaux. L'objectif est de figurer dans le top 10 d'ici à 2015, avec 15 milliards d'euros de ventes, contre 10,5 milliards en 2009", indique Andreas Fibig, PDG de Bayer Schering Pharma. Pour ce faire, le groupe mise sur son implantation dans les pays émergents, qui ont déjà porté 42% de sa croissance en 2009. Le laboratoire compte également sur ses nouveaux médicaments.
Echos [Les] , 07/07/2010

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à mettre en parallèle avec :
http://expovaccins.over-blog.com/article-complot-mondial-contre-la-sante-claire-severac-47781968.html

12:53 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : santé, société, chimie

06/07/2010

Le financement des personnalités politiques en France

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lu sur :
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/6c5aeaea-886d-11df-9131-bd2c20791922/Vers_une_enqu%C3%AAte_visant_les_Woerth
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france mardi6 juillet 2010

Vers une enquête visant les Woerth

Par Gérard Davet, Le Monde
Les intentions du procureur de Nanterre dans l’affaire Bettencourt

Le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, s’apprête à relancer son enquête préliminaire en visant directement le ministre du Travail, Eric Woerth, ainsi que son épouse, Florence. Il précise ses intentions dans un rapport, auquel Le Monde a eu accès, et qui a été adressé, le 23 juin, au Parquet général de Versailles. «A l’issue des auditions et vérifications permettant d’apprécier l’authenticité des enregistrements [clandestins faits au domicile de la milliardaire], écrit ainsi Philippe Courroye à sa hiérarchie du Parquet général de Versailles, il pourrait être envisageable, sauf meilleur avis de votre part, de faire vérifier les éléments révélés dans ces conversations.»

L’enquête préliminaire est circonstanciée, pour l’heure, aux faits d’atteinte à la vie privée. Mais les enregistrements, dont le Parquet fait actuellement vérifier la crédibilité, révèlent nombre d’infractions et de délits potentiels. Le magistrat les énumère dans son rapport, et cite nommément leurs auteurs éventuels.

Philippe Courroye rappelle que des liens pourraient être faits entre l’emploi de l’épouse du ministre, gestionnaire de la fortune de la milliardaire, les dissimulations fiscales, et la fonction d’Eric Woerth, alors ministre du Budget. Le magistrat va même plus loin, en citant les dons financiers opérés en faveur de Valérie Pécresse et d’Eric Woerth.

05/07/2010

Les métiers liés à la protection de la biodiversité en France

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lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/07/05/le-gouvernement-francais-veut-faire-de-la-nature-un-gisement-d-emplois_1383408_3244.html
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Le gouvernement français veut faire de la nature un gisement d'emplois
LE MONDE | 05.07.10 | 14h55  •  Mis à jour le 05.07.10 | 14h56


n France, les métiers liés à la protection de la biodiversité représentent environ 20 000 emplois. Mais ils sont mal organisés et l'intérêt que suscite l'environnement auprès des jeunes rend nécessaire la structuration de cette filière en principe promise, après le Grenelle de l'environnement, à un certain développement. Un doublement de ces emplois est attendu d'ici à 2020.

Pourtant, lors de l'installation des comités de travail sur les métiers de la croissance verte à l'automne 2009, la biodiversité avait été oubliée. La secrétaire d'Etat en charge des technologies vertes, Valérie Létard, a rectifié le tir, jeudi 1er juillet, en signant une convention avec l'Association nationale pour la formation professionnelle des adultes (AFPA) et l'Atelier techniques des espaces naturels (ATEN) pour organiser cette filière. L'enjeu, explique le ministère, est de parvenir à faire émerger des métiers qui protègent la biodiversité et les services écologiques : "Les métiers de la biodiversité sont ceux dont l'activité principale est de contribuer à la connaissance, à la gestion, à la protection et à la restauration de la biodiversité."

"Ce périmètre comprend aussi bien des gardes dans les parcs naturels que des fonctionnaires territoriaux travaillant sur la compatibilité environnementale des grandes infrastructures routières, en passant par la recherche scientifique", explique Chantal Sartorio, directrice de projet sur les métiers de la croissance verte à l'AFPA.

Pour la plupart, les grandes entreprises - lorsque leur activité a un impact sur l'aménagement du territoire - ont déjà leur spécialiste "biodiversité". La loi les contraint en effet à évaluer les atteintes à l'environnement que leur activité occasionne pour les compenser, à défaut de pouvoir totalement les supprimer.

Les Autoroutes du Sud de la France ont, par exemple, un responsable "trame verte" en charge de la continuité des milieux naturels.

"Il y a de vrais besoins et la place pour une vraie filière", assure Christophe Aubert, directeur de la Ligue ROC, une association de protection de la nature. Par exemple, "une entreprise de cosmétique qui a besoin de lavande et de la pollinisation par les abeilles a intérêt à agir pour leur sauvegarde", explique-t-il.

L'AFPA et l'ATEN se sont mis au travail : plus de 800 métiers, en partant des nombreux répertoires existants (Etat, Pôle emploi, etc.), ont été passés au crible. "Une centaine d'entre eux a été identifiée comme relevant de la biodiversité et près de 200 s'en rapprochent et doivent être étudiés de plus près", dénombre M. Vérilhac, le directeur de l'ATEN.

Mais, prudents, les responsables ne veulent pas parler de branche. "Les enjeux ne seraient pas les mêmes, il faudrait élaborer une convention collective avec les partenaires sociaux", explique Mme Sartorio. Et les branches actuelles ne verraient pas d'un bon oeil certains métiers leur échapper.

Aujourd'hui, un employé d'un parc naturel peut appartenir à la fonction publique d'Etat, territoriale ou être rattaché au ministère à l'agriculture. "Cela bloque les évolutions de carrière, les mobilités", regrette M. Vérilhac, qui rappelle le côté, jusqu'à présent, peu gratifiant des métiers de l'écologie, lié au fait que ces emplois ont longtemps été occupés par des bénévoles.

 

Rémi Barroux
Article paru dans l'édition du 06.07.10

Sonde japonaise Hayabusa: la capsule contient de "minuscules particules"

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AFP | 05.07.10 | 06h20


La capsule rapportée sur Terre par la sonde spatiale japonaise Hayabusa contient de "minuscules particules", a annoncé lundi l'Agence d'exploration spatiale japonaise (Jaxa).
Ces infimes poussières demandent toutefois à être analysées pour savoir si elles proviennent de l'astéroïde visité, comme espéré, ou bien de la Terre.
"Nous avons commencé le 24 juin la procédure d'ouverture du récipient et avons confirmé la présence de minuscules particules", a expliqué la Jaxa dans un bref communiqué. L'Agence n'est toutefois pas encore en mesure d'affirmer qu'il s'agit bien de poussières de l'astéroïde Itokawa sur lequel s'était posée Hayabusa pour tenter d'en extirper de la matière.
La sonde n'était en effet pas hermétiquement fermée lors de son départ de Terre en 2003, ce qui rend plausible la présence de résidus terrestres, a prévenu un porte-parole de l'agence.
Les analyses qui permettront de distinguer l'origine des particules minuscules récupérées vont encore exiger plusieurs semaines. La capsule de Hayabusa, récupérée dans le désert australien après un voyage de sept ans et 5 milliards de kilomètres parcourus dans l'espace, a été confiée mi-juin au centre de recherche de Sagamihara, situé à Kanagawa (ouest de Tokyo).
Si les échantillons provenaient bien d'Itokawa, il s'agirait de la première matière d'un corps céleste rapportée sur Terre, en dehors des pierres lunaires. Les poussières d'Itokawa, un astéroïde vieux de "plusieurs dizaines à plusieurs centaines de millions d'années", permettraient alors d'en apprendre plus sur les origines du système solaire.
Hayabusa était entrée en contact avec Itokawa en septembre 2005. La sonde avait cependant dû faire face à de nombreux ennuis techniques, dont des pannes de moteurs, des défaillances de batteries et les caprices du système de prélèvement de poussières d'Itokawa.

Les partenaires de BP jugent qu'ils ne sont pas responsables de la marée noire

lu sur :
http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/07/05/les-partenaires-de-bp-jugent-qu-ils-ne-sont-pas-responsables-de-la-maree-noire_1383442_3234.html
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Les partenaires de BP jugent qu'ils ne sont pas responsables de la marée noire
LE MONDE | 05.07.10 | 14h46  •  Mis à jour le 05.07.10 | 14h47
Londres Correspondant


n raison du coût des opérations en mer, de l'incroyable complexité des forages à grande profondeur et de la nature de roches-réservoirs, plus compactés et plus cimentés, l'exploitation offshore est une aventure plurielle. La plate-forme Deepwater Horizon, à l'origine de la marée noire dans le golfe du Mexique, était un gigantesque Meccano où s'enchevêtraient de multiples compagnies. Et pour l'instant, les associés de BP s'en sont plutôt bien sortis.

BP, qui a déjà dépensé 2,49 milliards d'euros pour la marée noire, était l'actionnaire principal de Deepwater Horizon (65 %) aux côtés de la compagnie pétrolière américaine Anadarko (25 %) et du conglomérat japonais Mitsui (10 %). Société américaine basée en Suisse, Transocean était propriétaire, opérateur et responsable de la sécurité de la structure métallique. Le groupe américain de services Halliburton avait cimenté les appareils de sondages, la petite société texane Cameron International avait fourni les obturateurs anti-éruptions destinés à protéger les équipements contre l'énorme pression à grandes profondeurs.

Le cours en Bourse de ces entités a d'abord souffert de l'inquiétude des marchés face aux poursuites éventuelles de BP contre ses partenaires. En effet, dans la semaine ayant suivi la destruction de la plate-forme, le 20 avril, le groupe britannique avait affirmé que Transocean serait obligée de prendre en charge l'essentiel de la facture, avant de faire marche arrière.

Les milieux financiers se sont rangés aux arguments des partenaires de BP. Pour Transocean, "la production de gaz et de pétrole commence et finit avec l'opérateur ultime, BP". Anadarko et Mitsui ont eu beau jeu de souligner que leur rôle se limitait à l'apport de fonds. Pour sa part, Halliburton a souligné qu'il avait suivi à la lettre le cahier des charges fixé par BP. Enfin, plus que centenaire, Cameron a mis en avant sa longue expérience et son bilan irréprochable en matière de sécurité.

Casting d'enfer

Le recul de ces groupes à la corbeille n'est pas dû à leurs rapports avec BP, mais à la défiance envers l'ensemble du secteur pétrolier (baisse attendue des commandes, hausse du coût des mesures de sécurité et de protection de l'environnement à venir...). Pour le reste, si BP a été contraint de renoncer au versement d'un dividende, Transocean a choyé ses actionnaires en leur distribuant 1 milliard de dollars ! A l'inverse de BP, entité britannique mais de facto américaine, ses associés ont bénéficié du réseau d'influence politique au casting d'enfer bâti par les pétroliers américain. L'administration Obama a concentré ses attaques sur BP, épargnant les autres entreprises.

Pour les deux partenaires du britannique, l'essentiel est de se dégager de toute responsabilité. Ils ont certes participé à l'élaboration du budget, du design du puit et de l'échéancier, et ils ont été informés des progrès de l'exploration. En vertu de l'accord d'association, Anadarko et Mitsui sont responsables à hauteur de leur participation, sauf à démontrer l'acte de négligence de la part du chef de file. Pour n'avoir rien à payer, ces dernières ont délibérément chargé BP. Par ailleurs, les obligations contractuelles des autres sous-traitants, juridiquement bien définies, diffèrent selon les projets et la culture d'entreprise du client.

En attendant le colmatage de la fuite, les concurrents de BP profitent de ses déboires. Ainsi, dans le grand projet d'exploration de la mer de Chine méridionale, la société britannique a dû accepter de laisser à son associé Chevron la direction des opérations.

 

Marc Roche
Article paru dans l'édition du 06.07.10

Bisphénol A : tout risque n’est pas écarté

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/

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Bisphénol A : tout risque n’est pas écarté

C'en est fini du bisphénol A dans la fabrication des biberons en France, cette molécule reste encore très présente dans notre environnement immédiat : on le trouve dans les boites de conserve, les films étirables ou encore les bouilloires électriques.
Et cela inquiète scientifiques et écologistes car le bisphénol est un « perturbateur endocrinien ». André Ciccolella, président du Réseau environnement santé, explique qu'il intervient « dans le cancer du sein, dans certains cas de diabète, d'obésité, dans la fertilité masculine et dans les troubles du comportement.
Les femmes enceintes constituent une priorité car l'imprégnation se fait principalement au niveau du foetus ».
France Soir , 05/07/2010 - Marianne , 03/07/2010

04/07/2010

Communiqué de L’association de consommateurs CLCV et France Nature Environnement

 

Appel pour une réévaluation des OGM
par Inf’OGM, 4 juillet 2010

L’association de consommateurs CLCV et France Nature Environnement se joignent à Inf’OGM pour un appel à la réévaluation des OGM.

La Commission européenne a autorisé récemment de nouvelles variétés de plantes génétiquement modifiées à des fins de cultures commerciales, ainsi que pour l’alimentation humaine et animale [1].

Ces autorisations reposent sur des avis favorables émis par le comité OGM de l’Agence Européenne de Sécurité des Aliments (AESA) selon une procédure d’évaluation fondée pour l’essentiel sur les dossiers présentés par les entreprises de biotechnologies.

S’appuyant sur les avis rendus par le comité scientifique du Haut Conseil des Biotechnologies (HCB), instance française d’évaluation des OGM, nos organisations considèrent que la rigueur scientifique de ces procédures est contestable.

En effet, dans le cadre de la réévaluation décennale du maïs MON 810 de Monsanto, le Comité scientifique du HCB a estimé que les tests présentés par le pétitionnaire et analysés par l’AESA sont insuffisants pour conclure à l’innocuité de ce maïs. Plus précisément, ce sont les analyses statistiques censées permettre d’écarter un risque toxique qui s’avèrent inadaptées.

Sollicitée sur ce point à deux reprises, l’AESA n’a jamais répondu de manière précise aux questions posées par le Ministre Jean-Louis Borloo et l’eurodéputée Monica Frassoni, sur sa capacité à certifier l’absence de toxicité du MON 810.

Ainsi, les avis du Collège d’experts OGM de l’AESA rendus à la Commission européenne ne permettent pas à cette dernière d’écarter le caractère toxique des OGM, comme le lui impose la réglementation européenne.

Compte tenu de ces éléments, nos organisations demandent aux états membres de l’Union européenne :
- d’interpeller la Commission européenne pour qu’elle apporte enfin une réponse claire quant à sa capacité à certifier la non toxicité des OGM évalués ;
- de reconsidérer, selon une approche scientifique révisée, les autorisations précédemment accordées et celles en cours, à commencer par la demande de renouvellement d’autorisation du MON 810.

 

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Pour rappel, Inf’OGm a lancé une pétition pour exiger la réévaluation des OGM !
Déjà plus de 5700 signatures.
Merci de votre soutien.

[1] Pomme de terre Amflora, maïs Mon863xMon810, Mon863xNk603 et Mon863xMon810xNk603

A TELECHARGER

Inf’OGM, CLCV et FNE demandent la réévaluation des OGM autorisés dans l’Union européenne

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11:48 Publié dans OGM | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, sciences, société

02/07/2010

FRANCE : république bananière

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lu sur :
http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/07/02/affaire-bettencourt-les-banques-suisses-chargent-eric-woerth_1381985_3224.html
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Affaire Bettencourt : les banques suisses chargent Eric Woerth
LEMONDE.FR | 02.07.10 | 09h47  •  Mis à jour le 02.07.10 | 13h33


arties de Paris il y a quinze jours, les vagues causées par l'affaire Bettencourt-Woerth atteignent les rives du lac Léman. Les financiers suisses ricanent doucement et s'emportent contre Eric Woerth. Les langues se délient, tel ce financier spécialiste des "family offices" qui s'emporte dans la Tribune de Genève, contre l'ancien ministre du budget qui menaçait, à l'automne, quelques milliers de citoyens français dont les noms figuraient sur un listing volé par Hervé Falciani chez HSBC Private Bank à Genève. "Eric Woerth, qui avait fait de l'évasion fiscale sa priorité, nous a longtemps fustigés comme les ennemis numéro un. C'est lui aussi qui (...) nous a conduits sur la liste grise de l'OCDE, celle des paradis fiscaux non coopératifs. Mais savez-vous qu'au même moment, sa femme Florence, l'une des gérantes de fortune de Liliane Bettencourt, était vue très souvent dans le "family office" de la milliardaire française, qui se situe à deux pas de l'Hôtel d'Angleterre ?" "Eric Woerth, durant ces deux dernières années, ne pouvait pas ignorer que sa femme se trouvait très régulièrement à Genève. Et que ce n'était certainement pas pour voir son Jet d'eau !" Le locataire de la rue de Grenelle appréciera.

Les enregistrements rendus publics par Mediapart ont mis au jour deux comptes bancaires, l'un à Vevey, de 65 millions d'euros, l'autre à Genève, de 16 millions d'euros. "Ces comptes auraient été déplacés au mois d'avril dernier, dans une assurance-vie en France au profit du petit-fils de Liliane et fils de Françoise, aujourd'hui en procès avec sa mère". Le quotidien suisse poursuit en évoquant le transfert "de 280 millions d'euros des comptes français de Liliane Bettencourt chez UBS Genève".

7 MILLIONS D'EUROS POUR LA CAMPAGNE DE 2007

La Tribune de Genève renvoie vers Matin Dimanche, qui affirmait le 19 septembre 2009, qu'en tant que trésorier de l'UMP, Eric Woerth s'est rendu au printemps 2007 en Suisse chez "Pierre Condamin Gerbier, délégué de l'UMP pour la Suisse et gérant de fortune ardent défenseur des "family offices"" qui a été "chargé, notamment, d'organiser le dîner de gala au Crowne Plaza, puis au Caviar House, avec les plus grandes fortunes françaises exilées en Suisse romande, en mars 2007, lorsque Woerth était venu collecter des fonds pour la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy". Le quotidien reprenait alors les propos d'un autre banquier genevois, lui aussi extrêmement courroucé : "Eric Woerth ne cherchait pas alors à savoir si les chèques qu'on lui remettait étaient prélevés sur des comptes suisses non déclarés au fisc français." La collecte finale avait rapporté, en tout, plus de 7 millions d'euros.

Le Matin Dimanche rappelait que Nicolas Sarkozy, avocat d'affaires avant de devenir président de la République, accompagnait des clients à Genève et les introduisait auprès de financiers, reprenant une information du site Rue89 le 2 avril 2009, titrant "Quand Sarkozy l'avocat ne méprisait pas les paradis fiscaux". "Voir (...) Nicolas Sarkozy en procureur Fouquier-Tinville des fraudeurs du fisc, cela ne manque pas d'étonner dans la cité de Calvin", s'étonnait alors Le Matin.

Absurdité de l'économie virtuelle

... sachant que seul le travail est créateur de richesse.
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lu sur :
http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/07/01/ivre-le-courtier-achete-30-de-la-production-de-l-opep_1381389_3234.html
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Ivre, le courtier achète 30% de la production de l’OPEP
LE MONDE | 01.07.10 | 10h35  •  Mis à jour le 01.07.10 | 10h35
Londres, correspondant


e n'était qu'une cuite, mais mémorable, énorme, phénoménale. Sous l'effet de la boisson, Steven Perkins, courtier en pétrole de l'enseigne PVM Oil Futures, a acheté en l'espace de deux heures 7,125 millions de barils de pétrole, soit l'équivalent de près du tiers de la production totale de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP)!

Dans la nuit du 29 au 30 juin 2009, dans la foulée d'un week-end de golf déjà très arrosé, le trader a réalisé cette spéculation massive de 500 millions de dollars (409,4 millions de dollars) depuis son salon à l'aide d'un ordinateur portable et de rasades d'alcool.

A l'ouverture des marchés, le baril de Brent, la référence du marché londonien, est passé brusquement de 71 dollars à 73,50 dollars. Experts et politiciens se sont alarmés de l'effet de cette soudaine envolée des prix sur des économies déjà fragilisées par le krach financier.

INTERDICTION D'EXERCER

Fatales pintes qui transforment la raison frileuse en déraison impériale, éradiquant les limites de risque et anesthésiant la peur. Le calme est revenu dès le lendemain, quand l'employeur a revendu en catastrophe et à perte les positions accumulées par Steven Perkins.

Cette cession massive a eu pour effet de faire tomber le prix de l'or noir à 69 dollars. Le jeune opérateur indélicat a été licencié sur-le-champ. Mercredi 30 juin, la Financial Services Authority (FSA), l'autorité des marchés financiers britanniques, a condamné le courtier alcoolique à cinq ans d'interdiction d'exercer et à une lourde amende.

Cette affaire a relancé le débat sur le rôle de la spéculation dans la volatilité de la matière première la plus échangée. Les volumes du négoce pétrolier défient en effet l'imagination. Et les paris des traders sur les marchés à terme augmentent la volatilité naturelle des cours, créant un énorme climat d'incertitude pour les entreprises, les Etats producteurs, les automobilistes.

Attaquant en meute, les spéculateurs ont par ailleurs les mêmes réflexes, les mêmes attitudes. A l'heure de la mondialisation, les tentatives de réglementation du marché du "baril papier" se sont révélées jusqu'à présent illusoires.

Par ailleurs, le cas Steven Perkins illustre une nouvelle fois les effets de l'incroyable stress auquel sont soumis les experts du négoce énergétique. Ils s'usent les nerfs à manipuler des barils virtuels dans un environnement électrique peu propice aux décisions sereines. La pression hallucinante, la concurrence à couteaux tirés et les longues heures de travail conduisent de nombreux jeunes loups de la City à consommer à l'excès l'alcool comme la cocaïne.

 

Marc Roche
Article paru dans l'édition du 02.07.10

01/07/2010

Spirales anti-moustiques : à utiliser à l'extérieur

 

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4287

30-06-2010 - Spirales anti-moustiques : des effets fumeux sur la santé ?

A l’heure estivale, les dîners qui s’attardent et les barbecues en terrasse reprennent leurs droits. Mais des indésirables peuvent également s’inviter à la fête, à l’instar des moustiques notamment. Pour les chasser, le marché des produits anti-moustiques, disponibles en tous genres et sous toutes les formes, n’a eu de cesse de se développer. Faisant partie des inconditionnels, les spirales anti-moustiques font toujours des adeptes.

Toutefois, il se pourrait que ces dispositifs ne soient pas seulement nocifs pour les intrus qu’ils ciblent. En effet, certaines publications scientifiques témoignent des craintes de leurs auteurs quant aux risques sanitaires liés à ce type de protection anti-moustique, en raison de leur procédé de combustion très émissif.
Du côté des instances faisant autorité en matière de santé, les avis diffèrent selon la source. Ainsi, le Haut conseil de la santé publique recommande, pour sa part, de n’utiliser les spirales qu’à « l’extérieur ou bien dans une pièce aérée ». Prenant le contre-pied de ce discours, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) indique que les spirales anti-moustiques peuvent être utilisées dans les chambres à coucher pendant la nuit. Ce flottement se répercute sur l’étiquetage des spirales anti-moustiques, semant la confusion chez les consommateurs. En outre, relevant de la directive « Biocides », si les spirales anti-moustiques sont destinées à être soumises, à terme, à une autorisation de mise sur le marché, elles restent actuellement accessibles en vente libre.

Saisie le 4 août 2008 par la Direction générale de la prévention des risques (DGPR) du ministère chargé de l’environnement et la Direction générale de la santé (DGS) du ministère chargé de la santé, l’Afsset (1) a été chargée de procéder à une analyse des risques sanitaires liés à l’utilisation de spirales anti-moustiques, notamment en vue de fournir des recommandations ou contre-indications d’utilisation.

En étudiant la composition chimique des fumées et des vapeurs émises lors de la combustion de ces dispositifs, l’expertise a démontré que l’utilisateur s’expose « à un grand nombre de substances constituant ainsi un mélange complexe de polluants ». On a notamment pu identifier des substances actives biocides (d-alléthrine, esbiothrine, transfluthrine), des particules, du monoxyde d’azote, monoxyde de carbone, dioxyde de carbone, des COV (benzène, xylène, phénol etc.), des aldéhydes et cétones incluant le formaldéhyde ou encore des résidus de pesticides. Si l’émission de la plupart de ces composés est comparable à tout processus de combustion de bois, « la spécificité des spirales concerne la présence de substance active biocide qui constitue généralement 0,1 % de la composition intégrale de ces produits ».
Concernant l’impact sur les utilisateurs, l’enquête souligne de possibles effets irritants des voies respiratoires. En revanche, les résultats s’avèrent encore insuffisants pour conclure à une causalité, voire même à une association, entre l’exposition à ces spirales répulsives et le développement de cancers du poumon et du nasopharynx.

Malgré ces soupçons, l’Afsset rappelle que la protection contre les moustiques n’est pas anodine, ces derniers pouvant être vecteurs de maladies graves telles que le chikungunya, le paludisme ou la dengue.

Aussi, en attendant l’évaluation réglementaire des spirales anti-moustiques en vue de l’octroi d’autorisation de mise sur le marché, il est recommandé de « limiter le recours aux spirales à une utilisation en extérieur et dans les zones à risque de transmission de maladies par les moustiques ». En intérieur, il est conseillé de privilégier d’autres moyens de protection.

Cécile Cassier

1- Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail.

08:15 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé