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30/09/2010

Vous intéressez-vous à la génétique ?

Voici une expérience facile à faire ... à plusieurs.

lu sur :

http://www.lepoint.fr/actu-science/votre-urine-sent-elle-l-asperge-30-09-2010-1243136_59.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20100930

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ÉTUDE

Votre urine sent-elle l'asperge ?

Publié le 30/09/2010 à 09:52 - Modifié le 30/09/2010 à 10:01 Le Point.fr

La science est trop sérieuse pour ne pas être prise avec le sourire. La chronique de Frédéric Lewino, journaliste au Point.

Ma maman aime les asperges. Mais par-dessus tout, elle adore l'odeur très particulière dégagée par l'urine sitôt après leur ingestion. Pardon maman d'avoir révélé ce secret de famille, mais sache que tu n'es pas la seule à jouir de cette chimie humaine. Dans Du côté de chez Swann, Marcel Proust écrit : "... elles (les asperges) jouaient, dans leurs farces poétiques et grossières comme une féerie de Shakespeare, à changer mon pot de chambre en un vase de parfum." Parfum ? En fait, la plupart des gens évoquent plutôt une odeur d'oeuf pourri, de chou ou encore d'ammoniac. Et puis, il y a ceux qui avouent ne rien sentir du tout !

Ce mystère de l'urine d'asperge intrigue les savants depuis de nombreux siècles. Pourquoi cette odeur et pourquoi n'est-elle pas décelable par tout le monde ? La publication des travaux des chercheurs du centre Monell de Philadelphie vient de lever un peu plus le voile. D'abord sur son origine. Tous ne sont pas d'accord, mais d'après certains biologistes un enzyme digestif spécifique décomposerait l'asperge en plusieurs composés, dont le methyl mercaptan qui rejoindrait rapidement les reins avant d'être évacué par les urines. Or, le methyl mercaptan est une molécule soufrée puante, celle-là même exhalée par le putois pour faire fuir ses ennemis !

Altération génétique de l'odorat

Reste à savoir pourquoi certaines personnes ne sentent rien ? Deux possibilités : ou bien leur métabolisme ne fabrique pas le fameux enzyme qui produit la molécule odorante, ou bien leur odorat est défaillant. En fait, les deux hypothèses sont vérifiées. C'est très simple à constater : il suffit de donner des asperges à manger à un groupe de volontaires et de leur demander de se renifler mutuellement les urines (une expérience très amusante à organiser lors des fêtes de famille...)***. Si l'un des participants ne détecte aucune odeur pour sa production personnelle et celle de tous les autres, c'est qu'il possède un problème olfactif dû à une altération génétique. À l'inverse, si une urine ne présente aucune odeur au nez de tous les autres, c'est que son propriétaire ne synthétise pas la molécule en question.

Quand Danielle Reed du centre Monell a tenté l'expérience sur 38 personnes, elle a trouvé 8 % d'entre elles ne produisant pas d'urine odorante, et 6 % incapables de détecter l'odeur. Mais cette scientifique consciencieuse est allée plus loin : elle a comparé l'ADN de ses cobayes humains pour constater que ceux qui étaient incapables de sentir l'urine d'asperge possédaient une petite anomalie génétique au niveau des récepteurs olfactifs. "C'est l'une des rares études à cette date qui montre l'existence de différences génétiques chez l'homme concernant l'odorat", constate la chercheuse. Ce qui explique également que toutes les personnes ne sont pas obligées d'attribuer la même odeur désagréable à l'urine d'asperge. T'es rassurée, maman ? Au printemps prochain, je t'offrirai tes premières asperges.

 

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*** mon commentaire : mieux vaut que les personnes ne soient pas apparentées.

23:30 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sciences

Vous intéressez-vous à la génétique ?

L'indépendance de la Justice en France

lu sur :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/09/29/de-la-complaisance-a-l-egard-de-l-ethique-publique_1417650_3232.html

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De la complaisance à l'égard de l'éthique publique

Les morales de l'accord sur les emplois fictifs.

LEMONDE | 29.09.10 | 13h49  •  Mis à jour le 30.09.10 | 09h07

Nous étions jeunes et sans doute un peu idéalistes lorsque nous lancions dans les années 1995, avec l'Association des contribuables parisiens, les premières banderilles contre l'Etat RPR de la Ville de Paris. Et dénoncions l'attribution de logements abusifs à des amis politiques ou les travaux effectués par les Tibéri pour meubler en marbre de comblanchien les appartements de la ville pour leur fils.

Un parquet de complaisance refusait avec obstination d'ouvrir les enquêtes. Pourtant, lorsqu'il m'est advenu de défendre le directeur général adjoint de l'OPHLM de la Ville de Paris, celui-ci n'a eu de cesse de dévoiler à la face du magistrat désigné la façon dont la ville de Paris gérée par le RPR avait transformé ses missions en autant d'acte de campagne et de clientélisme. François Ciolina fut néanmoins condamné.

De même Didier Schuller, exilé pendant sept années avant de pouvoir se présenter devant ses juges, puis jeté en prison ; lui non plus ne cessait de clamer que les pratiques politiques de l'époque comportaient des collectes de fonds auprès des entreprises amies, récompensées par l'attribution de marchés publics. Il fut lourdement condamné en première instance, dans une atmosphère de lynchage.

Xavière Tiberi fut poursuivie par le département de l'Essonne pour avoir bénéficié d'un emploi fictif, le fameux rapport sur la francophonie, sans toutefois être condamnée ; la procédure fut annulée sur l'insistance de son conseil et surtout du procureur de la République puis du procureur général. Son mari, Jean Tiberi, président de l'Office d'HLM de Paris fut mis en examen et poursuivi pour avoir lui aussi fermé les yeux sur ses conditions de fonctionnement. Il entraîna la droite dans le discrédit et permit qu'advienne une nouvelle majorité dite de gauche, porteuse, alors, de la promesse d'une gestion moins clientéliste et plus transparente.

Et je ne parlerai pas de Michel Roussin, rude fantassin, poursuivi, mis en examen et incarcéré. Ni d'Alain Juppé, lui aussi poursuivi et condamné pour avoir employé fictivement des salariés, payés par la collectivité des contribuables et occupés à servir la machine RPR.

Pourquoi ne pas parler, alors, de Jacques Chirac, qui, au moins partiellement, a dû son élection aux moyens mis à sa disposition par le contribuable parisien ? Il était le chef de ce parti politique.

Le conseil municipal de Paris a décidé que l'affront fait à la démocratie et au contribuable, pouvait se monnayer, se rembourser... avec les fonds publics qui abondent l'UMP, dernière mue du RPR. L'UMP va donc dispenser un peu de sa manne publique pour régler les vieilles dettes de son chef... à l'égard du contribuable ! C'est la première mauvaise morale de l'histoire, le détournement de la démocratie et de l'éthique politique à donc un prix pour la coalition PS-UMP qui a voté le retrait de sa constitution de partie civile, contre un chèque tiré sur le contribuable. La seconde mauvaise morale de cette histoire est que l'honneur de la démocratie à un prix qui ne va pas au-delà de la créance de la collectivité publique, et tant pis pour l'honneur !

Belle leçon pour l'histoire, le parquet, rugissant contre les Schuller, les Juppé, les Roussin, les Ciolina et tant d'autres, donneur de leçons d'éthique, sera taisant au procès de celui qui était le chef du parti. La Ville de Paris encaissera son chèque et laissera pour l'histoire l'injure faite à l'institution.

Honte à ceux qui hier étaient dans la conspiration de l'aveuglement et qui ont, aujourd'hui, sombré dans la conjuration impardonnable de la complaisance à la compromission de l'éthique de la chose publique !

Jean-Marc Fedida, avocat

Les manifestations en Europe

lu sur :

http://www.lepoint.fr/economie/defile-a-bruxelles-contre-les-politiques-de-rigueur-29-09-2010-1242982_28.php

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Publié le 29/09/2010 à 20:39 Le Point.fr

Défilé à Bruxelles contre les politiques de rigueur

 

Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont défilé, mercredi, dans les rues de Bruxelles à l'occasion d'une journée de mobilisation à travers l'Europe contre les mesures d'austérité qui, de l'avis des syndicats, vont freiner la reprise économique et peser lourdement sur les bas salaires. Les syndicats avaient organisé des rassemblements dans treize capitales européennes, de Lisbonne à Helsinki, et l'Espagne a vécu à l'heure de la grève générale, la première depuis huit ans, pour s'opposer aux baisses des dépenses publiques ainsi qu'à des réformes du code du travail. Des manifestations ont aussi eu lieu à Dublin, Lisbonne, Rome, Paris, Riga, Varsovie, Nicosie, Bucarest, Prague, Vilnius, Belgrade et Athènes.

"C'est le début de la lutte, pas la fin. Notre principale revendication aujourd'hui, c'est de faire entendre notre voix contre l'austérité et pour les emplois et la croissance", a dit John Monks, secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats (CES). À Bruxelles, l'organisation syndicale européenne a avancé un chiffre de 100.000 manifestants. Les policiers ont compté, eux, 56.000 personnes dans le défilé. Il y a eu plus de 200 interpellations pour des délits mineurs. Au Portugal, en pleine crise de sa dette, les syndicats ont fait état de 50.000 manifestants dans la capitale, Lisbonne, et de 20.000 à Porto. La police n'a fourni aucune estimation. En Grèce, qui s'est engagée dans une cure d'austérité en échange de l'aide financière de l'UE et du FMI, un millier de personnes seulement se sont rassemblées dans le centre d'Athènes, loin de la mobilisation des derniers mois qui avait culminé à 50.000 manifestants en mai. À Varsovie, les manifestants étaient 5.000.

Cortège funèbre

"Le sentiment général qu'ont les gens, c'est que pour le système bancaire, on trouve des millions et des milliards d'euros, alors que pour les allocations sociales, on réduit tout. Ce n'est pas juste", déplorait Ralf Kutkowski, un mineur des houillères allemandes, parmi le flot des manifestants à Bruxelles. Les protestataires agitaient dans les rues de Bruxelles des drapeaux et des banderoles rejetant l'austérité et prônant la priorité à l'emploi et à la croissance. On trouvait parmi les cinquante syndicats représentés dans la capitale belge aussi bien des "gueules noires" venues d'Allemagne que des ouvriers roumains du secteur gazier et des employés des chantiers navals polonais.

En tête du défilé avançait un groupe de personnes vêtues de noir et portant des masques, des parapluies et des valises noirs, symboles d'un cortège funèbre pleurant la mort de l'Europe. En Espagne, l'impact de la grève générale était limité essentiellement aux transports en commun et à certaines usines, notamment dans l'industrie automobile. Les syndicats espagnols ont estimé que dix millions de salariés, soit un sur deux, avait cessé le travail. Le gouvernement socialiste n'a pas donné de chiffres mais a minimisé l'impact général du mouvement social.

Les gouvernements européens disent avoir été contraints d'adopter des mesures d'austérité pour écarter le danger d'une crise de leur dette souveraine comme celle qu'a traversée la Grèce au printemps. De l'avis des économistes, les grèves et manifestations ne devraient pas contraindre les États à renoncer aux réformes structurelles et aux réductions budgétaires, mais elles pourraient limiter l'ampleur des réformes sur le long terme et déboucher sur la défaite de certains gouvernements lors des élections. "Nous comprenons bien qu'il y a une crise, mais elle sert de prétexte idéal pour tous types de pressions exercées sur les salariés", a déclaré Alexandre Nikolov, venu de Bulgarie par la route pour manifester à Bruxelles. Pour Dennis Radtue, syndicaliste représentant les mineurs des houillères d'Allemagne, le fossé se creuse entre riches et pauvres en Europe. "C'est un problème parce que les riches ont beaucoup d'occasions de placer leur argent et de ne pas payer d'impôts, alors qu'au même moment, un travailleur de base doit payer ses impôts qu'il le veuille ou non", dit-il.

29/09/2010

Flottille: le Conseil des droits de l'homme de l'ONU accentue la pression sur Israël

lu sur :

http://www.lepoint.fr/monde/flottille-le-conseil-des-droits-de-l-homme-de-l-onu-accentue-la-pression-sur-israel-29-09-2010-1242932_24.php

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  • 19h06

    Flottille: le Conseil des droits de l'homme de l'ONU accentue la pression sur Israël

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    Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a avalisé mercredi un rapport concluant à l'existence de "preuves" pour "appuyer des poursuites" contre Israël après l'abordage fin mai par la marine israélienne d'une flottille pour Gaza, accentuant ainsi la pression sur les autorités israéliennes.

    Ce rapport, publié le 22 septembre, conclut à l'existence de "preuves claires" pour "appuyer des poursuites" contre Israël pour "homicide intentionnel, torture ou traitements inhumains, le fait de causer intentionnellement de grandes souffrances ou des blessures graves".

    Le 31 mai 2010 à l'aube, des commandos israéliens avaient arraisonné la flottille pro-palestinienne de six navires qui se dirigeait vers Gaza dans l'intention de briser le blocus maritime imposé par Israël. Au cours des affrontements entre militants et soldats israéliens qui se sont produits sur le Mavi Marmara, neuf Turcs ont été tués, soulevant une vague de réprobation internationale.

    Qualifiant ces faits de "graves violations des droits de l'homme et du droit international humanitaire", le rapport considère les "circonstances des meurtres d'au moins six des passagers correspondaient d'une certaine façon à une exécution extra-judiciaire, arbitraire et sommaire".

    Le document, qui a été adopté mercredi par le Conseil des droits de l'homme à l'issue d'un vote sur une résolution déposée par le Pakistan au nom de l'Organisation de la conférence islamique (regroupant 57 pays), ne fait toutefois pas de recommandation sur la façon dont des poursuites pourraient être engagées contre Israël.

    Un des trois experts en charge du rapport, Desmond de Silva (Royaume-Uni), s'est contenté d'indiquer mardi que la Cour pénale internationale pouvait se saisir du dossier étant donné que le navire "Mavi Marmara sur lequel la majorité des violences se sont déroulées battait pavillon des Comores, qui sont membres de la CPI".

    La résolution avalisant le rapport des experts a été adoptée mercredi avec 30 votes favorables, 1 vote contraire (celui des Etats-Unis) et 15 abstentions.

    Les pays qui se sont abstenus sont "la France, la Belgique, la Suisse, la Pologne, la Corée du Sud, la Zambie, le Japon, le Cameroun, la Hongrie, la Norvège, la Moldavie, la Slovaquie, l'Espagne, l'Ukraine et le Royaume-Uni", a indiqué une porte-parole du Conseil, dans un communiqué.

    Les trois experts en charge du rapport ont été mandatés le 2 juin par une résolution du Conseil approuvant la mise en place d'une mission internationale indépendante.

    Cette mission s'inscrit en parallèle à celle du panel formé par le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, également chargé d'enquêter sur le raid meurtrier.

    Regrettant que la résolution ne souligne pas "le rôle central du panel créé par le secrétaire général", l'ambassadeur belge Alex Van Meeuwen, s'exprimant au nom de l'Union européenne, a expliqué que l'UE recommandait l'"abstention".

    De son côté, l'ambassadrice américaine Eileen Donahoe a souligné que Washington s'opposait à la résolution, estimant qu'elle pouvait mettre à mal les pourparlers de paix engagés actuellement entre Israël et les Palestiniens sous supervision américaine.

    Cet "incident souligne la nécessité d'aller de l'avant rapidement avec des négociations qui peuvent conduire à une paix globale entre Arabes et Israéliens", a dit Mme Donahoe.

    "Nous sommes préoccupés par le ton, les propos qui sont tenus et les conclusions du rapport", avait-elle déjà indiqué mardi.

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    sur le même sujet :

    FLOTTILLE POUR GAZA - L'ONU avalise un rapport dénonçant Israël

Les syndicats mobilisent en Europe pour protester contre l'austérité

lu sur :

http://www.lepoint.fr/monde/les-syndicats-mobilisent-en-europe-pour-protester-contre-l-austerite-29-09-2010-1242626_24.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20100929

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Les syndicats mobilisent en Europe pour protester contre l'austérité

Les syndicats mobilisent en Europe pour protester contre l'austérité

Les syndicats espèrent envoyer un signal à la Commission européenne, qui présente mercredi des mesures visant à infliger des amendes aux pays de la zone euro qui ne réduisent pas leur dette assez vite ou dépensent trop; mais aussi aux ministres des Finances de l'UE, qui se réunissent jeudi à Bruxelles.

Publié le 29/09/2010 à 12:45 AFP

La grogne sociale monte en Europe face aux mesures de rigueur prises depuis la crise de la dette, avec plusieurs dizaines de milliers de manifestants attendus mercredi dans les rues de Bruxelles et une grève générale en Espagne.

Dans la capitale de l'Union européenne, plusieurs centaines de personnes ont commencé à se rassembler en matinée autour de la principale gare de la ville, d'où doit partir vers 11H00 GMT une grande "euromanifestation" pour dire "non à l'austérité", a constaté un journaliste de l'AFP.

Dans la foule, on distinguait notamment des drapeaux du syndicat polonais Solidarnosc, des organisations françaises CGT et CFDT, ainsi que des principaux syndicats belges.

La Confédération européenne des syndicats, qui organise l'événement, a annoncé 100.000 participants venus de 30 pays. La police, également très mobilisée, table sur 80.000.

Ce serait dans la ville la plus importante manifestation de ce type depuis décembre 2001, où la CES avait mobilisé 80.000 personnes à Bruxelles pour réclamer "plus d'Europe sociale".

"Nous sommes ici pour dire au monde qu'il doit ralentir sur les économies", dit à l'AFP Markus Machmik, 45 ans dont 28 de travail dans les mines, venu de la Ruhr allemande avec une centaine de collègues tous vêtus de blanc, en bottes et portant leurs casques de travail.

"Nous sommes là pour dire non à la multiplication des plans d'austérité, qu'ils soient pris sous la pression des Etats ou des institutions européennes", a déclaré le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault.

"Chacun agit au niveau national, mais le message commun, c'est qu'il ne faut pas ajouter à la crise financière une crise sociale sans précédent dont les salariés paieraient le prix", insiste-t-il.

Depuis la crise de la dette, qui a ébranlé l'euro en mettant en lumière les dérives budgétaires de la Grèce puis d'une série d'autres pays, la plupart des gouvernements tentent d'assainir leurs finances publiques avec des mesures d'économies et des réformes difficiles comme celles des retraites.

Les syndicats espèrent envoyer un signal à la Commission européenne, qui présente mercredi des mesures visant à infliger des amendes aux pays de la zone euro qui ne réduisent pas leur dette assez vite ou dépensent trop; mais aussi aux ministres des Finances de l'UE, qui se réunissent jeudi à Bruxelles.

La grande manifestation coïncide avec des journées d'action dans plusieurs pays européens, à commencer par l'Espagne, en grève générale pour protester notamment contre une réforme pour rendre plus flexible le marché du travail, en facilitant les licenciements.

Une centaine de manifestations sont annoncées à travers le pays, à la mi-journée dans la plupart des villes et en fin d'après-midi à Madrid et Barcelone.

Mais les effets du mouvement se faisaient déjà sentir en matinée dans la capitale et le reste du pays, avec des piquets à l'entrée des usines, des files d'attentes aux arrêts de bus et des kiosques à journaux vides.

D'autres rassemblements sont aussi prévus au Portugal, en Pologne, en Irlande, en Italie, en Serbie ou en Lettonie.

Et les syndicats ne comptent pas en rester là.

"Nous allons poursuivre cette campagne, nous battre pour la croissance, nous battre pour les emplois, nous battre pour protéger l'Europe sociale", a déjà prévenu John Monks, secrétaire général de la CES.

En France, où le gouvernement a présenté mercredi un projet de budget prévoyant une réduction sans précédent des niches fiscales et sociales afin de réduire le déficit public, les syndicats ont appelé à manifester à nouveau samedi contre la réforme des retraites.

Conditionnement mental : impact visuel accrû

lu sur :
http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2010/09/28/le-monde-de-l-affichage-fait-sa-mue-numerique-pour-investir-les-lieux-publics_1417031_3236.html#xtor=AL-32280308
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Le monde de l'affichage fait sa mue numérique pour investir les lieux publics

Il suffit de parcourir les couloirs du métro parisien pour s'en convaincre : le numérique est prêt à faire une percée dans l'affichage. De grands écrans vidéo sur lesquels de brefs spots publicitaires tournent en boucle, côtoient désormais les traditionnelles affiches en papier. Selon la société Métrobus qui les déploie, 300 sont déjà installés et l'objectif de 400 devrait être atteint à la fin de l'année. Ce n'est qu'un début, selon les afficheurs, qui se préparent à négocier le virage vers le numérique.

"Le numérique représente déjà 10 % à 15 % du chiffre d'affaires du métro de Londres, contre zéro il y a trois ans. De même pour l'aéroport de Londres. Sur le marché chinois, la part du numérique atteint même 15 % à 20 %", affirme Jean-Charles Decaux, codirecteur général de la société JC Decaux, pour qui la mutation est bel et bien enclenchée.

"La technologie devient accessible en termes de prix, a expliqué M. Decaux lors du 37e Grand Prix de l'affichage qui s'est déroulé du 24 au 26 septembre à Marseille. Le coût d'un écran de 70 pouces équipé a baissé d'un facteur 4 à 5 en cinq ans. Il varie, aujourd'hui entre 15 000 et 20 000 euros."

Le numérique devient un enjeu lors des appels d'offres. Ce n'est pas un hasard si Métrobus a privilégié le déploiement du plus grand réseau d'écrans français dans le métro parisien, alors que le contrat qui le lie à la RATP expire fin 2010 et qu'un appel d'offres a été lancé. Les candidats devront déposer leur offre le 8 octobre. Les américains Clear Channel et CBS sont prêts à défendre leurs chances face à Métrobus, détenue à 33 % par JC Decaux et à 67 % par Publicis. En ligne de mire : un contrat qui représente près de 10 % du marché français de l'affichage, soit près de 100 millions d'euros annuels.

Autre contrat français en jeu, où le numérique devrait également jouer un rôle prépondérant. Celui d'Aéroports de Paris (ADP), estimé à 40 millions d'euros par an. Là encore, CBS mais surtout Clear Channel vont tenter de concurrencer l'opérateur en place, JC Decaux.

Clear Channel prépare, quant à lui, une nouvelle offensive dans les centres commerciaux. "Nous avons un plan de déploiement de panneaux digitaux qui seront des relais d'expression des marques dans les centres commerciaux. Il devrait débuter en 2011 et se dérouler sur trois ans", affirme Philippe Baudillon, directeur général de Clear Channel France.

Mais les afficheurs veulent aussi installer les écrans vidéo dans la rue. Un obstacle majeur à leurs ambitions vient d'être levé. "Il fallait attendre une stabilisation du cadre juridique. C'est désormais chose faite avec l'adoption de la loi Grenelle II. Elle a tranché en disant qu'il fallait laisser le progrès technique se faire", précise Stéphane Dottelonde, président de l'Union de la publicité extérieure (UPE). Les afficheurs n'attendent plus que la publication des décrets pour se lancer.

Pour cette profession, l'enjeu de la numérisation est de valoriser ce média aux yeux des annonceurs. Face au développement accéléré de la communication des marques sur Internet, mais aussi face à la déferlante attendue de la publicité sur le téléphone mobile ciblée et géolocalisée, l'affichage ne veut pas rester sur le bas-côté de l'autoroute technologique.

Sans attendre le déploiement des écrans vidéo, JC Decaux dévoilera, début octobre, une initiative dont l'objectif est de faire le lien entre les affiches traditionnelles et les smartphones. Baptisée "U Snap", elle va proposer aux passants de photographier une image et d'accéder ainsi sur leur mobile à des services d'information urbaine ou à des offres promotionnelles de marque.

Avec la numérisation, les afficheurs veulent proposer à leur tour une publicité ciblée. Au risque de susciter la polémique. Métrobus avait installé à l'origine dans ses écrans des capteurs capables de mesurer le nombre de personnes qui les regardent et un système d'envoi automatique de messages sur les mobiles des passants. Un dispositif dénoncé par des associations antipublicitaires et désormais inactif, selon Métrobus.

Laurence Girard

27/09/2010

Une inflation raidibittoire !

Nom d'une pipe ! C'est logique :  "inflation" vient du verbe anglais " inflate ".

( voyez-vous ce que je veux dire ?  inflate - Wiktionnaire)

Dans les maux du jour , lu sur :

http://www.lesoir.be/actualite/france/2010-09-27/inflation-devient-fellation-dans-la-bouche-de-rachida-dati-795257.php

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« Inflation » devient « fellation » dans la bouche de Rachida Dati

lundi 27 septembre 2010, 09:43

Dans une interview diffusée dimanche sur Canal+, l’ancienne ministre de la Justice a par inadvertance remplacé le mot « inflation » par « fellation ».

La langue de Rachida Dati a fourché. Dans une interview diffusée dimanche sur Canal+, l’ancienne ministre de la Justice a par inadvertance remplacé le mot « inflation » par « fellation ».

L’eurodéputée s’était lancée dans des propos économiques enflammés. « De plus en plus, ces fonds d’investissements étrangers ont pour seul objectif la rentabilité financière à des taux excessifs », déplorait la maire du VIIe arrondissement de Paris.

« Moi, quand je vois certains qui demandent des rentabilités à 20-25 % avec une fellation quasi nulle, et en particulier en période de crise, ça veut dire qu’on casse des entreprises ! »

Un embarrassant lapsus qui vient rappeler l’importance de tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de parler.

« J’ai juste parlé un peu trop vite »

Rachida Dati a commenté sans perdre le sens de l’humour son lapsus en expliquant qu’elle avait « juste parlé un peu trop vite ». « J’ai vu ça après coup. Sauf que quand on regarde bien, j’ai juste parlé un peu trop vite, mais bon si ça fait rire tout le monde ! », a lancé l’eurodéputée Rachida Dati sur la radio RTL dans un éclat de rire.

Commentant sur sa page facebook cette confusion qui a fait beaucoup de buzz, Mme Dati explique plus sérieusement que « cela peut arriver de parler trop vite dans ce format d’émission » trouvant toutefois « dommage que ce soit le seul message politique qui ait été repris, surtout sur un sujet aussi grave ».

(avec AFP)

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(j'adore les jeux de mots laids)

26/09/2010

Information sur le mouvement social


RETRAITES: POUR GAGNER, REPRENONS IMMEDIATEMENT LE CONTROLE DE L'INFORMATION !

A Lyon, Paris, Marseille, Montpellier, Pau, Albi, Chambéry, dans les Hauts de Seine, la Creuse, le Cantal...
Dans plusieurs raffineries, des dizaines de classes (du primaire et du secondaire), presque toutes les cantines de Marseille...
La grève du 23 septembre a été reconduite!

Il y a eu des centaines de grévistes le 24 septembre... Le 25... D'autres les rejoindront lundi...
Des AG se sont prononcées pour la poursuite du mouvement avec d'autres rendez-vous à partir du 27 septembre...
POUR RECONDUIRE LE MOUVEMENT JUSQU'AU RETRAIT DU PROJET GOUVERNEMENTAL

Mais peu d'informations filtrent ou sont diffusées dans les médias.

Pourtant il est essentiel pour la poursuite et l'extension du conflit que le maximum d'informations soient RAPIDEMENT communiquées et échangées.
Ceci afin que celles et ceux passent, localement, à la vitesse supérieure dans l'affrontement avec ce gouvernement borné sachent TOUT DE SUITE qu'ils ne sont pas seuls.
Et que le mouvement s'étend partout dans le pays.
Dans ce domaine de la lutte pour sauver nos retraites, toute et tous peuvent aider en diffusant SYSTEMATIQUEMENT les informations qu'ils possèdent.

Le site http://www.7septembre2010.fr en centralise un certain nombre, mais tout n'est pas connu.
Vous pouvez aller chercher ces informations pour les répercuter autour de vous.

Et surtout, faîre remonter celles qui ne sont pas connues en contactant le site (contact@7septembre2010.fr), ou mieux encore en laissant des commentaires sur les billets publiés (ils pourront être repris sous forme d'articles).
Nous savons toutes et tous que le moral est très important pour les grévistes qui ont reconduit le mouvement.

Vous pouvez amener UNE AIDE CRUCIALE en diffusant ces informations rapidement...
LES PROCHAINS JOURS SERONT DETERMINANTS

Informez le site et diffusez ses billets dans tous vos réseaux.

 

09:00 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : démocratie

25/09/2010

Le bio tente de plus en plus d'agriculteurs français

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/09/25/le-bio-tente-de-plus-en-plus-d-agriculteurs-francais_1415851_3244.html

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Le bio tente de plus en plus d'agriculteurs français

LEMONDE | 25.09.10 | 14h27  •  Mis à jour le 25.09.10 | 14h28

Eric Gobard, 41 ans, est un agriculteur heureux, et même enthousiaste. Il y a deux ans, ce céréalier installé depuis huit ans, à Aunoy, au coeur de la Seine-et-Marne, haut lieu de l'agriculture intensive, a converti 30 % de ses 200 hectares au mode de production biologique. Il espère aller au-delà, car, dit-il, il se sent "aspiré" par ce mode de production.

Il est loin d'être le seul. Après des années de stagnation, l'agriculture bio est en pleine explosion. Les conversions ont augmenté de 23,4 % en 2009, et, en 2010, la progression s'accentue encore. La barre des 20 000 producteurs devrait être franchie.

Une foule de motivations ont poussé M. Gobard à sauter le pas. D'abord, "l'attente de la société". "En agriculture productive, on est arrivé à un paroxysme en termes d'impact sur l'environnement, explique-t-il. Il faut faire marche arrière." Sensible dès ses débuts à la thématique de la protection de l'eau, très dégradée dans sa région du fait de l'utilisation massive d'engrais et de pesticides, le jeune homme a été "séduit" par l'objectif de 20 % des surfaces agricoles en bio en 2020, fixé par le Grenelle de l'environnement d'octobre 2007. Ce fut le déclic.

L'agriculteur est aujourd'hui intarissable sur les avantages de ce mode de production. Il se dit "plus serein" de ne pas utiliser de produits chimiques, pour sa propre santé et celle de sa famille ; désigne, ravi, les insectes et les oiseaux qui peuplent ses haies et ses champs. "Je redécouvre l'agronomie, poursuit-il. La base, ce sont les rotations longues, sur sept ou huit ans, contre deux ou trois ans en conventionnel." Pour lui, l'agriculture bio n'est pas un retour en arrière. Il en veut pour preuve le matériel perfectionné qu'il utilise, comme cette bineuse équipée d'une caméra numérique. Du côté des revenus enfin, le calcul a été "vite fait". "On a 25 à 40 % de baisse de rendement, mais la production est payée deux fois plus cher, et, sans engrais ni pesticides, les charges baissent, explique le jeune homme. Et on a un sentiment de liberté extraordinaire."

M. Gobard sent que les choses bougent autour de lui. Peu à peu, l'image des producteurs bio, autrefois moqués, change. "Les voisins sont de plus en plus nombreux à venir voir comment ça se passe sur mes terres, constate-t-il. Ils voient que c'est faisable -techniquement et rentable. C'est comme cela que ça avance."

Mais cela avance si bien que le budget a du mal à suivre. La Fédération nationale d'agriculture biologique (FNAB) a évalué les besoins de financements pour 2010 à 96 millions d'euros (sur cinq ans, soit la durée de l'aide à la conversion) dans 18 régions. Or 81 millions d'euros seulement sont budgétés pour l'instant pour toute la France (financés pour moitié par des fonds européens).

Le ministère de l'agriculture, qui a piloté le plan de développement de l'agriculture bio, se veut rassurant. "Nous faisons tout pour qu'aucun dossier ne soit rejeté pour insuffisance de moyens, y assure-t-on. On négocie, on redéploie. L'agriculture biologique est une priorité." Le non-respect des engagements risquerait de "briser la dynamique actuelle, en adressant un signal contradictoire aux producteurs", prévient Julien Adda, délégué général de la FNAB.

Est-on en train d'assister à l'émergence d'une "bulle" bio ? Jérôme Bédier, président de la Fédération du commerce et de la distribution, pense que non. "C'est un secteur très prometteur, la demande de produits bio est un phénomène durable, dit-il. La France est aujourd'hui le -deuxième pays consommateur en Europe, derrière l'Allemagne." Mais seulement le quatrième producteur. Le rattrapage qui est en train de s'opérer ne suffit pas : environ 38 % des produits (en valeur) sont importés. Et pour atteindre les objectifs du Grenelle, le rythme de conversion "doit encore s'intensifier", affirme Elisabeth Mercier, directrice de l'Agence française pour le développement et la promotion de l'agriculture biologique.

M. Adda reste toutefois prudent. "L'engagement de l'Etat, accompagné par celui des collectivités locales, et la crise du modèle conventionnel font que la bio gagne du terrain, explique-t-il. Mais on n'est pas à l'abri d'un retournement de tendance dû à des évolutions de prix sur le marché conventionnel."

Reste aussi à gérer, pour la filière, le passage d'un marché de niche (2 % du marché alimentaire aujourd'hui) à une certaine massification, "sans y perdre notre âme", dit M. Adda. Et sans voir fondre les prix rémunérateurs aujourd'hui payés aux producteurs. "On se méfie, souligne M. Adda. Il n'est pas question de passer au bio pour se retrouver dans la même misère que l'agriculture convention-nelle."

Or un panier bio vendu sous la marque d'un distributeur est 57 % plus cher qu'un panier non bio de la même enseigne, et 22 % plus cher qu'un panier rempli de produits de marque, selon une enquête de l'UFC-Que choisir ? parue en février - même si la différence est très variable selon le produit considéré. La baisse des prix fait partie des objectifs des distributeurs. "Nous voulons donner un large accès au bio, dit M. Bédier. Un différentiel de prix de 15 % paraît acceptable." Le secteur ne devrait donc pas échapper à la bataille des marges qui sévit pour les produits conventionnels.

Pour M. Adda, il doit donc absolument maintenir sa spécificité, qui est d'écouler une forte part de la production en vente directe, ou dans des magasins spécialisés.

Gaëlle Dupont

Intéressant et instructif

vu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/video/2010/09/24/qui-est-notre-cousin-neandertal_1415752_3244.html

Qui est notre cousin Neandertal ?

À l'occasion de la sortie du film de Jacques Malaterre Ao, le dernier Neandertal, le paléoanthropologue Pascal Picq nous explique, croquis à l'appui, les raisons de la disparition de notre plus proche cousin il y a environ 30 000 ans.

Simon Paul Sutton dans le film français de Jacques Malaterre, "AO, le dernier Néandertal".

vu aussi sur :

http://www.universcience.tv/media/1825/notre-cousin-neandertal.html

Notre cousin Neandertal, vidéo scientifique - Web TV universcience.tv

24/09/2010

Le futur du sport

( AU SECOURS ! )

 

lu sur :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/ec490dc8-c750-11df-859f-126804e4afe5|0

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Demain, tous mutants ?

dopage vendredi24 septembre 2010

Julie Conti

Tiré de la thérapie génique, le dopage génétique fait son apparition dans le sport. Les spécialistes s’accordent sur la possibilité prochaine, pour l’athlète, de programmer son corps en fonction des exploits à réaliser. Mais la technique est dangereuse. Enquête

Les athlètes de demain seront des mutants. Génétiquement modifiés, leurs organismes produiront eux-mêmes les substances dopantes susceptibles d’améliorer leurs performances. Le Temps fait le point sur l’avancée de cette technologie.

Le dopage génétique, qu’est-ce que c’est ?

Il existe deux sortes de dopage génétique. Il est d’abord envisageable d’intervenir sur la fécondation et la genèse de l’embryon pour façonner un futur superathlète. Une «souris marathon», capable d’efforts deux fois plus prolongés que la normale a ainsi été conçue en 2004. Créer un superbébé n’est cependant pas à l’ordre du jour. «Chez l’humain, ce n’est pas pour demain», dit Bengt Kayser, directeur de l’Institut des sciences du mouvement et de la médecine du sport (ISMMS) de l’Université de Genève. «Pour énormément de raisons d’ordre éthique, philosophique, religieux et de vision globale partagée en grande partie dans le monde.»

La deuxième voie consiste à modifier génétiquement un individu en lui incorporant un segment d’ADN pour obliger son corps à produire certaines protéines. Cette approche est développée depuis de nombreuses années par la thérapie génique dans l’espoir de guérir des maladies telles que les myopathies. «On peut, par exemple, introduire un gène dans la séquence d’un virus et infecter la personne par injection ou par voie nasale, poursuit Bengt Kayser. Les séquences génomiques du virus, liées à sa multiplication dans un hôte, vont multiplier le gène qui code la protéine désirée. Et enfin, cette dernière sera fabriquée par différentes cellules du corps.» Il est théoriquement possible, avec cette méthode, de contraindre le corps humain à fabriquer davantage de fibres musculaires ou à produire des quantités importantes d’EPO.

A-t-il déjà cours ?

«Il est difficile de le savoir, car la technique n’est pas complètement au point», dit Claudio Tamburrini, ancien footballeur argentin et chercheur au Centre d’éthique des soins médicaux de l’Université de Stockholm. «Mais ce qui existe à coup sûr est la volonté d’y avoir recours.» Bien des indices vont dans ce sens. Les scientifiques qui avaient fabriqué les «souris Schwarzenegger», rongeurs dont le corps fabriquait un volume de muscles beaucoup plus élevé que la normale, avaient été inondés de sollicitations de sportifs. En 2006, le procès de Thomas Springstein, un ancien entraîneur d’athlétisme allemand, a démontré que celui-ci avait cherché à se procurer du Repoxygen. Ce médicament relevant de la thérapie génique n’a jamais été homologué. Il devait stimuler la production d’EPO par le corps.

Au niveau de l’offre, les pays qui fabriquent déjà clandestinement de nombreuses substances dopantes sont au cœur des soupçons. Un journaliste de la télévision allemande ARD s’est vu proposer des traitements de dopage génétique en Chine, alors qu’il se faisait passer pour un entraîneur de natation. «Les Jeux de Pékin ont poussé le pays à lutter contre le dopage et je pense que la situation s’améliore, dit Bengt Kayser. Mais c’est probablement un endroit où il se passe des choses. Le gène doit être fabriqué en laboratoire et introduit dans la séquence d’un virus par des réactions biochimiques. C’est une cuisine de plus en plus maîtrisée, automatisée et industrialisée. Quelqu’un qui a fait des études de biologie, ou de biochimie, et qui a traîné quelques années dans un laboratoire de génie génétique est capable de le faire. Toutes les connaissances nécessaires sont disponibles dans la littérature scientifique et sur Internet. Il est envisageable que des laboratoires clandestins, dans un garage ou une cave, puissent faire ce genre de choses. Ce n’est pas bon marché, il faut un appareillage, mais ce n’est pas si cher non plus.»

Sans contrôle antidopage, impossible de connaître l’ampleur du phénomène. «Si le recours à ce type de dopage existe, il est encore très ponctuel», estime le directeur du Laboratoire suisse d’analyse du dopage, Martial Saugy. «Il y a peut-être quelques endroits où on essaie des trucs, mais je pense que c’est insignifiant.»

A quoi sert-il?

Claudio Tamburrini distingue cinq substances susceptibles d’améliorer les performances des athlètes.

L’érythropoïétine (EPO), est une hormone qui stimule la production de globules rouges. La production endogène (par le corps) d’EPO serait profitable à de nombreux sportifs d’endurance. «Les recherches ne mènent nulle part pour l’instant», estime Martial Saugy.

Le facteur de croissance insulino-semblable (IGF-1) est une hormone à effet anabolisant. Cette substance pourrait permettre à un sportif d’augmenter sa masse musculaire de 30% en quelques mois. «Cette thérapie génique est relativement sûre, car les effets sont localisés dans le muscle visé, dit Claudio Tamburrini. Les essais sur les êtres humains devraient commencer dans les prochaines années.»

Le facteur de croissance de l’enthothélium vasculaire (VEGF) agit sur les veines et facilite la circulation sanguine et l’oxygénation du sang. «C’est une des thérapies dont les recherches sont le plus avancées, poursuit Claudio Tamburrini. Elle a déjà été testée sur l’être humain.»

La myostatine régule la croissance musculaire. Des inhibiteurs de myostatine entraînent une augmentation du nombre de fibres musculaires et leur épaississement. Ce traitement est très attendu pour soigner la myopathie de Duchenne. Et pour faire tomber quelques records?

Les endorphines agissent sur le processus de fatigue du muscle qui produit de l’acide lactique. «Le soulagement de la douleur pourrait aider les athlètes à réaliser de meilleures performances ou à être plus endurants», indique Claudio Tamburrini.

Quels sont les risques ?

Les premiers essais de thérapie génique chez l’être humain ont eu de lourds effets secondaires, parfois mortels. Des tests menés sur des enfants-bulles, privés de défenses immunitaires, ont provoqué des leucémies. «La liste des recettes de cuisine est longue, mais le plus souvent, la thérapie génique sera permanente et c’est un risque, dit Bengt Kayser. On ne maîtrise pas encore très bien l’amplitude de la production d’hormones. Si on injecte, avec un virus, la séquence de gène qui code l’EPO et que ça marche hyper-bien, une grande quantité de cellules dans le corps exprimera ce gène. Cela entraînera une production énorme d’EPO avec des conséquences très dangereuses pour la santé.»

L’utilisation de virus comme vecteurs de la thérapie génique fait aussi craindre des risques de contagion. «C’est un des principaux problèmes que doit résoudre la thérapie génique», estime Martial Saugy. «Ce n’est pas un risque qui existe avec les laboratoires officiels mais avec les laboratoires clandestins qui veulent juste gagner de l’argent, il y a du souci à se faire.» Si les modifications génétiques touchent des cellules germinales, la personne traitée transmettra la mutation à sa descendance.

Est-il détectable ?

Non. L’Agence mondiale antidopage (AMA) ne dispose pas encore de tests fiables. «Pas mal de travaux sont en cours à ce sujet et sont actuellement discutés par l’AMA, dit Martial Saugy. On devra se concentrer sur les substances anabolisantes comme les inhibiteurs de myostatine.» Une des pistes, pour les instances antidopage, est de chercher la présence des virus qui auraient servi de transports à l’ADN. Mais le dopage génétique peut s’effectuer avec d’autres vecteurs. «Pour nous, l’approche longitudinale reste la plus intéressante, poursuit Martial Saugy. Cela ressemblerait au passeport biologique mais au niveau musculaire.»

La lutte contre le dopage génétique serait vraisemblablement très coûteuse et très invasive pour la sphère privée des athlètes. Les instances antidopage auraient notamment connaissance de leur patrimoine génétique. Ne va-t-on pas trop loin au nom de la lutte contre la tricherie? «Le débat est ouvert et on en discute à tous les niveaux», reconnaît Martial Saugy. «Pour que le passeport biologique soit efficace, il faut qu’il contienne un maximum d’informations et à un moment donné, il faudra mettre dans la balance l’intérêt personnel des athlètes.»

Selon le psychologue du sport et ancien footballeur Lucio Bizzini, les perspectives de la thérapie génique et la possibilité «d’amélioration» de l’être humain en général entraînent une remise en cause du bien fondé de la lutte contre le dopage. «J’ai très peur des conséquences de la lutte contre le dopage dans la société en général, dit Bengt Kayser. Des voix s’élèvent pour demander des tests d’urine pour les étudiants et, au Danemark, le gouvernement fait pression sur des fitness pour qu’ils souscrivent à un label de qualité antidopage avec, à la clé, des analyses d’urine pour les adhérents. Il faut que la société se prépare à mieux faire face à la révolution biomédicale qui nous amènera de plus en plus de possibilités d’améliorer nos performances.»

Le Vatican et l'argent

lu sur :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/09/23/le-vatican-a-toujours-un-probleme-a-regler-avec-mammon_1415096_3234.html

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23.09.10 | 16h01  •  Mis à jour le 23.09.10 | 16h03

Le Vatican a toujours un problème à régler avec Mammon

Ettore Gotti Tedeschi a toujours été fidèle au Vatican. Il a dit, et écrit, que la crise mondiale pouvait largement s'expliquer par le non-respect des préceptes de l'Eglise sur la vie en général et la sexualité en particulier : il voit en effet dans la baisse de la natalité la cause principale des problèmes économiques et financiers de l'Occident.

Il y a un an, ce patron de la branche italienne de Santander, la grande banque espagnole, fut nommé par le pape Benoit XVI à la tête de la banque du Vatican avec la mission de nettoyer l'institution. C'était suggérer que le nettoyage était nécessaire. Il faut croire que le nouveau président ne fut pas assez rapide : la justice italienne, agissant sur des informations fournies par la Banque d'Italie, enquête sur une possible violation des lois antiblanchiment par M. Gotti Tedeschi et son bras droit.

Il y a plus de trente ans, le scandale de Banco Ambrosiano, dont la banque du Vatican était un actionnaire important, secoua dans ses profondeurs l'establishment italien. La saga mêla corruption politique, implications mafieuses et maçonniques, sans même parler du suicide du président de la banque, Roberto Calvi, retrouvé pendu sous un pont de Londres.

Mais l'onde de choc du scandale fut profonde, et durable. Démissions de gouvernements et incarcérations de ministres, disparition des partis politiques qui formaient l'ossature du système : c'est tout le monde issu de la seconde guerre mondiale qui s'écroula dans la foulée. Et on peut même voir une conséquence du scandale dans l'ascension politique de Silvio Berlusconi, au début des années 1990, fondée en partie sur une réaction de défense contre l'opération "mains propres" qui voyait des juges se dresser contre la corruption du pouvoir.

Les accusations portées cette semaine contre la banque du Vatican n'ont certes rien à voir, dans leur ampleur, avec l'affaire Banco Ambrosiano. Mais elles viennent rappeler que le Vatican, aussi petit soit-il, est aussi un Etat qui a des intérêts à défendre, parfois puissants. La banque du Vatican dépend du Saint-Siège, mais elle doit se soumettre aux lois des pays où elle opère. D'où l'intervention des autorités italiennes.

Il se murmura il y a trente ans qu'une partie de l'argent "disparu" (plus de 1 milliard de dollars...) avait servi à financer le syndicat polonais Solidarité, alors engagé dans une lutte inégale contre le pouvoir communiste. Certains pensent que les causes du Vatican valent d'être défendues, d'autres qu'elles sont douteuses. L'Eglise catholique a tendance à penser qu'elle est seule juge du bien et du mal, et libre d'utiliser les armes dont elle a besoin dans la lutte de l'un contre l'autre. Mais la vieille obsession du secret n'est assurément plus dans l'air du temps. Les temps changent, et même Rome doit tenir compte du fait que la finance, même protégée par la pourpre cardinalice, reste sous la surveillance de la justice des hommes.

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lire aussi :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/f4474f1c-c750-11df-859f-126804e4afe5/Le_Vatican_accus%C3%A9_de_blanchiment

vendredi24 septembre 2010


Le Vatican accusé de blanchiment

L’Institut pour les œuvres de religion (IOR) se trouve à nouveau au cœur de la polémique

L’Institut pour les œuvres de religion (IOR), plus connu sous le nom de «banque du Vatican», est la principale institution financière du Saint-Siège. Traditionnellement alimentée par le denier de Saint-Pierre – la contribution volontaire des fidèles à la papauté – c’est une banque privée, instituée en 1942 par le pape Pie XII, avec son siège dans la cité du Vatican, à Rome. L’IOR est considérée à tort comme la banque centrale du Vatican, rôle joué en réalité par l’Administration du patrimoine du siège apostolique, créée en août 1967 par le pape Paul VI et qui est le dicastère de la Curie romaine chargé de gérer les biens du Saint-Siège.

L’Istituto per le opere di religione ne ressemble pas à une banque «normale», car ses profits ne vont pas à des actionnaires qui, dans son cas, n’existent pas, mais sont utilisés à des fins religieuses et charitables. A l’origine, il a été mis en place par le pape Léon XIII en 1887 pour gérer les fonds très limités qui demeuraient après la perte complète des Etats pontificaux en 1870. Ces fonds ont considérablement augmenté après les Accords du Latran de 1929, qui réduisirent les prétentions de souveraineté du pape au seul Etat de la Cité du Vatican.

Selon ses statuts actuels, entrés en vigueur en 1990 après l’effondrement du Banco Ambrosiano – dont l’IOR était l’actionnaire principal mais qui avait démenti sa responsabilité légale tout en reconnaissant un «engagement moral» – l’Institut est dirigé par un conseil de surveillance et par une commission de contrôle des cardinaux. Il est considéré aujourd’hui comme une banque profitable et rentable. Dans les années 1990, il a par exemple investi plus de 10 milliards de dollars dans des sociétés étrangères aux buts proches de ses charitables préoccupations.

23/09/2010

Golfe persique : 123 milliards de dollars d'armements

lu sur :
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Réarmement record contre le nouvel ennemi : l’Iran
Golfe persique : 123 milliards de dollars de fournitures états-uniennes aux régimes arabes


Le 22 septembre 2010

C’est la plus grosse vente particulière d’armes jamais réalisée par les Etats-Unis : ils fourniront à l’Arabie Saoudite et aux autres Etats du Golfe des bombardiers, des hélicoptères, des missiles et d’autres armements pour une valeur de 123 milliards de dollars.

 

Boeing vend à l’Arabie Saoudite 85 nouveaux F-15 et en potentialise 70 autres : ce sont des chasseurs de combat multifonction, en mesure de transporter des armes nucléaires, à une vitesse deux fois et demi supérieure à celle du son, et capables d’éviter les défenses ennemies. Boeing fournit en outre 70 hélicoptères de combat Apache et 36 Little Bird, utilisés par les forces pour les opérations spéciales. A cela s’ajoute plus de 70 hélicoptères de combat Black Hawk de Sikorsky (United Technologies). Le « colis » coûtera à l’Arabie Saoudite 67 milliards de dollars, à quoi s’ajouteront les dépenses pour l’entraînement du personnel, les pièces de rechange et les modernisations.

 

Aux  Emirats Arabes Unis, les USA vendent 35-40 milliards de dollars d’armements, dont un « bouclier » formé de missiles Thaad de Lockheed Martin. Sont en outre potentialisés les missiles Patriot, fournis par Raytheon aux Emirats et aux Koweït. Ce dernier paiera 7 milliards de dollars. A Oman seront fournis 18 nouveaux chasseurs F-16 de Lockheed Martin, tandis que 12 autres seront potentialisés : la dépense se monte à 12 milliards de dollars.

 

Dans son annonce de la vente de 123 milliards de dollars aux Etats du Golfe, le Financial Times (21 septembre) la définit comme « une énorme impulsion à l’industrie américaine (états-unienne, NdT) de la défense ». Il ajoute ainsi que « l’achat de nouvelles armes états-uniennes survient au moment où de nombreux pays du Moyen-Orient, où se trouvent les deux tiers des réserves pétrolifères mondiales, sont en alarme à cause des ambitions nucléaires de l’Iran ». La campagne sur la « menace iranienne » fonctionne donc, et bien. Les pays du Golfe ne sont pas seuls à avoir intensifié leurs acquisitions de systèmes d’armes états-uniennes, les pays européens aussi se préparent à le faire : le secrétaire général de l’OTAN, Anders Rasmussen, leur a recommandé il y a quelques jours de réaliser avec les Etats-Unis un unique « bouclier » contre la « menace des missiles iraniens». La décision politique devrait venir du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Alliance Atlantique, à Lisbonne, en novembre. Viendra ensuite la phase opérative, avec une toute nouvelle militarisation du territoire européen et italien.

 

Que préfigure-t-on, dans l’administration Obama, avec cette mega vente d’armes aux pays du Golfe ? Son objectif, écrit le Financial Times, va au-delà de la simple promotion de l’industrie militaire états-unienne. Si les alliés de Washington dans le Golfe achètent leurs armes aux USA, ils « sont entraînés sur des plateformes communes, en potentialisant leur capacité de combattre un adversaire commun » avec les forces états-uniennes. Sur cela, ajoute le New York Times, est aussi d’accord Israël, qui jusque là avait considéré avec suspicion toutes fournitures d’armes USA aux pays arabes. En d’autres termes : en faisant la promotion de cette colossale vente d’armes, non seulement l’administration Obama revigore l’industrie guerrière et donc l’économie états-unienne, dans laquelle celle-ci joue un rôle important. Mais en même temps, l’administration Obama accroît l’influence états-unienne dans la zone stratégique du Golfe, en s’assurant que les armées des pays alliés soient à la totale disposition du Pentagone et bien armées, de façon à pouvoir un jour attaquer l’Iran qui a pris la place de l’Irak comme ennemi numéro un.

 

Est-ce ainsi que le président Obama est en train de gagner le Prix Nobel pour la paix qui lui a été conféré « pour ses efforts extraordinaires afin de renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples » ? Quels sens cela a-t-il de commencer le retrait des troupes combattantes en Irak – mais en laissant un presidium de bases et environ 50 mille soldats, et en doublant le nombre des mercenaires – et d’annoncer la probable amorce d’une sortie du bourbier afghan avec une afghanisation plus importante de la guerre sur le terrain, si pendant ce temps on prépare concrètement un nouveau scénario guerrier, bien plus grave ?

 

Il est emblématique que cette administration, tandis qu’elle accuse le gouvernement iranien de violer les principes de la démocratie et les droits de l’homme, soutienne et arme l’Arabie Saoudite, où le souverain détient le pouvoir législatif, exécutif et judiciaire ; où il n’existe pas de Parlement mais seulement un conseil consultatif nommé lui aussi par le souverain ; où les partis politiques et les organisations syndicales sont considérées comme illégales, et les femmes exclues de la vie politique et du travail. Sans oublier les nombreux « cas Sakineh » dans les prisons des pays du Golfe. Ces « valeurs » sont défendues et renforcées par les chasseurs bombardiers et les hélicoptères de combat, fournis dans une mesure sans précédents par les Etats-Unis sous une administration démocratique.

 

Il manifesto, 21 septembre 2010,

http://www.ilmanifesto.it/il-manifesto/in-edicola/numero/20100922/pagina/09/pezzo/287376/

 

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

08:08 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, société

21/09/2010

Un appel pour défendre les retraites

COLLECTIF CITOYEN GERSOIS (1)

FAIRE ENTENDRE LES EXIGENCES CITOYENNES SUR LES RETRAITES

Appel Attac/Fondation Copernic

Vote de l’Assemblée Nationale sur la réforme des retraites :

Un déni de démocratie !

La Commission des affaires sociales de l’Assemblée Nationale a adopté en moins de 3 jours à huis clos et l’Assemblée elle-même en moins de 8 une réforme capitale qui concerne tous les citoyens. Son président n’a pas hésité à violer le règlement intérieur parlementaire pour que le débat se termine à la minute près à l’instant qu’avait décidé Nicolas Sarkozy.

S’agissait-il de répondre à une menace de guerre d’un puissant ennemi ou, à une catastrophe naturelle exceptionnelle et imminente ?

Non, il s’agissait de la réforme des retraites dont l’horizon est à 2020 :2030 !

Alors pourquoi cette procédure d’urgence sinon pour faire adopter cette réforme avant que les français en aient mesuré toute sa nocivité ?

Le pouvoir comptait sans doute sur la torpeur de l’été pour faire passer la réforme la plus néfaste qui soit et la plus dure de toute l’Europe en prenant en traitre les français puisque celle-ci ne figurait pas dans le programme du candidat Sarkozy.

Il était d’autant plus pressé qu’il sent monter la réprobation populaire : un million de manifestants le 27 mai, deux millions le 24 juin, deux millions sept cent mille le 7 septembre…Selon un sondage CSA/CGT 70% des français sont contre cette réforme, 63% réclament un grand débat national avec des propositions alternatives.

70% des citoyens contre, 58% des députés pour !

De plus il y a récidive : en 2009 les députés avaient adoptés la réforme de La Poste avec 60% des voix alors que 59% des français réclamaient un référendum !(Sondage IFOP/Sud Ouest Dimanche). Deux millions trois cent mille citoyens s’étaient clairement opposés à la réforme lors de la votation citoyenne.

Même si l’on peut s’étonner qu’il faille pour être élu 6 fois d’électeurs à un député du Val d’Oise qu’à celui de la Lozère, cette chambre a été régulièrement élue, elle est légale mais la démonstration est faite : Cette chambre n’est pas représentative de ses électeurs. La démocratie c’est d’bord la souveraineté populaire. Mépris du peuple, déni de démocratie, forfaiture, quel que soit le terme employé une chose est sure :

Cette Assemblée est légale mais elle n’est plus légitime.

La parole est maintenant au Sénat et surtout à la rue !

 

  1. (1) Soutenu par :

    AC, AICRA, APF, ATTAC, les Alternatifs, CGT, Confédération paysanne, Institut d’Histoire Sociale CGT, JRG, MODEF, MRC, NPA, PCF, PG, PRG, SUD Solidaires, UDIRS, Europe Ecologie.

     

Contact : ccgretraites@yahoo.fr

20/09/2010

OGM : le Gers dépose un recours contre Bruxelles

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/09/20/ogm-le-gers-depose-un-recours-contre-bruxelles_1413512_3244.html

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OGM : le Gers dépose un recours contre Bruxelles

20.09.10 | 14h13  •  Mis à jour le 20.09.10 | 14h14

Le conseil général du Gers s'apprête à déposer, d'ici au 30 septembre, un recours contre la Commission européenne auprès de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE), à Luxembourg. La procédure vise les décisions prises par la Commission, le 28 juillet, d'autoriser l'importation pour la consommation de cinq variétés de maïs transgénique et de renouveler l'autorisation d'une sixième. Philippe Martin, président (PS) du conseil général, a annoncé cette procédure, originale de la part d'une collectivité locale, lors de la conférence "Europe sans OGM 2010", qui s'est tenue dans les locaux du Parlement européen, à Bruxelles, le 16 septembre.

"Ce qui me choque dans cette décision (de la Commission), c'est que les Etats sont spectateurs et le Parlement exclu, et que la Commission ne se fonde que sur une expertise, a déclaré le député du Gers. On ne peut pas prendre une telle décision, au coeur de l'été, dans de telles conditions. Notre recours est un combat pour la démocratie et pour la gouvernance européenne."

Le président du conseil général du Gers a été enhardi par une décision du Conseil d'Etat, en date du 30 décembre 2009, qui a reconnu la validité d'une délibération de son assemblée, par laquelle celle-ci s'était opposée, le 11 juin 2004, à la culture des organismes génétiquement modifiés (OGM) sur son territoire. La juridiction administrative française a reconnu que, compte tenu de l'importance de l'activité agricole dans le département, la question des OGM était bien d'intérêt départemental.

Selon Dominique Rousseau, professeur de droit public à l'université Paris-I, qui a développé l'argumentation qui sera présentée devant la Cour européenne, la plainte est bien recevable : "Le département est directement concerné parce qu'il a une activité agricole spécifique, notamment biologique, menacée par les OGM." Par ailleurs, les décisions du 28 juillet ne seraient pas régulières, du fait qu'elles ne se fondent que sur une évaluation scientifique : "La CJUE rappelle régulièrement que la Commission doit exercer ses compétences sans être liée par l'expertise", dit le juriste. Enfin, le recours du département du Gers conteste la régularité du règlement n° 1829-2003 sur lequel se fondent les décisions.

M. Martin espère que d'autres collectivités locales européennes emboîteront le pas à son département. Le ministre de l'agriculture de la région belge de Wallonie, Benoît Lutgen, a indiqué que sa région pourrait se joindre à la procédure. Celle-ci n'est pas isolée : en mai, la Hongrie a attaqué la décision de la Commission, au mois de mars, d'autoriser la pomme de terre transgénique Amflora, développée par la firme BASF. Début septembre, l'Autriche a notifié à la CJUE qu'elle se joignait à la plainte hongroise, et le Luxembourg a fait de même le 15 septembre. Un épisode de contamination d'une culture de cet OGM par une autre pomme de terre transgénique, non autorisée celle-là, révélé en Suède le 4 septembre, a sans doute encouragé cette démarche.

"Nous attaquons la décision de la Commission pour trois raisons, explique Katalin Rodics, qui représentait le ministère hongrois du développement rural à la conférence de Bruxelles. Elle ne respecte pas le principe de précaution, une évaluation correcte de l'OGM n'a pas été menée, et il n'y a pas eu d'investigation sur ses effets à long terme."

Le commissaire européen à la santé et à la protection des consommateurs, John Dalli, en charge du dossier des OGM, n'a pas réagi à ces différentes procédures. Lors de la conférence, il a insisté sur la nécessité de "fournir un choix aux consommateurs entre les produits OGM et les non-OGM". Il a plaidé pour la proposition faite par la Commission, en juillet, de laisser les Etats européens décider eux-mêmes de l'autorisation de cultiver les plantes transgéniques sur leur territoire, tandis que les autorisations d'importation reviendraient à la Commission. "Il faut un débat concret, pas rhétorique, a-t-il dit. C'est seulement comme cela qu'on aura une solution acceptable pour tout le monde."

En réponse, le député européen José Bové (Europe Ecologie) a rejeté la proposition de s'en remettre aux Etats : celle-ci entraînerait forcément, selon lui, une contamination des cultures non transgéniques par les cultures voisines OGM. De plus, selon M. Bové, ce système provoquerait une distorsion de concurrence entre les agriculteurs "biologiques" des pays libres d'OGM et ceux des pays où les OGM seraient cultivés. Selon M. Bové, il n'est pas possible de changer la réglementation européenne tant que la demande du conseil des ministres de l'environnement, exprimée en décembre 2008, de refondre les procédures d'évaluation de l'Autorité européenne de sécurité alimentaire (AESA) n'a pas été satisfaite. M. Dalli a indiqué que cette refonte était engagée et a invité les députés européens à participer à cette démarche.

Par ailleurs, le commissaire européen a rencontré le ministre de l'agriculture français, Bruno Le Maire, qui lui a signifié l'opposition de son gouvernement à la proposition de la Commission.

Les tentatives de la Commission européenne de débloquer le processus d'autorisation des OGM semblent avoir eu pour effet de ranimer l'opposition aux OGM. Une pétition a été lancée par Greenpeace et le réseau Internet Avaaz.org dans le but de réunir un million de signatures en faveur d'un moratoire sur les OGM en Europe, ce qui obligerait la Commission, selon un article du traité de Lisbonne, à lancer une initiative législative sur le sujet. Les associations affirment avoir déjà réuni 869 000 signatures.

La pêche au thon rouge, un gouffre financier pour l'Europe

lu sur :

http://www.lepoint.fr/actu-science/la-peche-au-thon-rouge-un-gouffre-financier-pour-l-europe-18-09-2010-1238097_59.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20100919

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La pêche au thon rouge, un gouffre financier pour l'Europe

Le contrôle et la surveillance de la pêche au thon rouge ont coûté entre 8 et 10 millions d'euros aux pays de l'Union européenne pour la seule campagne 2010. C'est énorme. Aucune autre pêche, à tonnage comparable, n'engage une telle dépense. C'est en réponse à une question de Greenpeace que la Commission européenne a révélé cette effarante addition.

La somme a servi à affréter les navires de surveillance, dont le Jean Charcot, et le personnel chargé de contrôler les thoniers-senneurs. Un première petite division très simple à effectuer aboutit à une dépense de 300.000 euros par bateau senneur ! Une deuxième, tout aussi simple, chiffre la surveillance de chaque tonne de thon rouge pêché à quelque 1.000 euros ! Et encore, font remarquer les ONG, dans ce total, les subventions octroyées aux propriétaires de thoniers pour construire leurs navires, ou pour les indemniser de rester à quai (comme cela a été le cas des senneurs italiens), n'ont pas été incluses. "Bien sûr que le contrôle est essentiel, mais devant un montant aussi élevé pour si peu de captures, les États doivent s'interroger sur la nécessité d'autoriser la poursuite d'une telle pêche", commente Julie Cator, éditeur du site www.cfp-reformwatch.eu.

Les scientifiques dans le brouillard

Justement, le montant des quotas 2011 sera arrêté, en novembre prochain, lors de la prochaine réunion de la Cicta (La Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique), à Paris. La session promet d'être houleuse. D'autant que les scientifiques chargés de fournir aux politiques une estimation des stocks et leurs recommandations en matière de quotas sont dans un brouillard épais. Réunis actuellement à Madrid par la Cicta dans le cadre de la session d'évaluation 2010 des stocks de thon rouge, ils sont encalaminés, incapables d'arrêter un avis.

Selon des informations ayant filtré malgré les consignes de silence absolu, le diagnostic sur la reconstitution des stocks de thons n'est absolument pas encourageant malgré les faibles quotas accordés les années précédentes. Même si certains modèles prétendent à une très légère augmentation de la population, on reste loin des chiffres espérés. Par ailleurs, quelle fiabilité accorder à ces modèles ? Bref, un vif débat s'est engagé pour savoir s'il faut continuer à accorder des quotas (même en baisse) ou carrément les suspendre, durant les deux prochaines années. Les scientifiques hésitent car certains sont soumis à de fortes pressions de la part de leurs gouvernements pour éviter un quota nul. L'Europe et le Japon seraient parmi les plus favorables à la poursuite de la pêche.

Mais pourquoi persister dans la pêche industrielle au thon rouge, alors qu'elle met en péril une superbe espèce, qu'elle n'assure pas un besoin alimentaire capital, qu'elle provoque une hémorragie financière à l'Europe, qu'elle ne procure du travail qu'à une poignée de marins-pêcheurs, et qu'elle n'enrichit que quelques industriels de la pêche ? Les explications ne sont pas encore au programme.

19/09/2010

Campagne BDS : Boycott Désinvestissement Sanctions

contre les agissements des israéliens en Palestine

communiqué de BDS :

 

Nous venons de recevoir une (nouvelle) citation à comparaître le 29 octobre au Tribunal de Paris, pour la  publication sur site europalestine.com, d'une Action BDS à Carrefour Evry, le 4 juillet 2009, considérée comme un "délit de provocation à la discrimination, la haine ou la violence envers un groupe de personnes à raison de leur appartenance à la nation israélienne"

Il se trouve que cette vidéo que vous pouvez voir ou revoir sur notre site ou bien sur

http://www.youtube.com/watch?v=dWFlRDfcxYQ

est, comme c'est écrit en toutes lettres à la fin de cette vidéo, une action collective, organisée par la Campagne BDS France. Elle est signée par une série d'organisations : Génération Palestine, CCIPPP, NPA, IJAN, Comité Palestine Montreuil, CAPJPO- EuroPalestine, Collective Villeneuve, Respaix...

Les T.Shirts bleus que l'on voit sur la vidéo "sont ceux de la campagne BDS France",  relève la citation à comparaître, et les propos qui sont cités comme "délictueux", selon le plaignant (toujours le fameux Sammy Ghozlan du Bureau National de Vigilance Contre l'antisémitisme) sont prononcés par des personnes qui ne sont pas membres de notre association,  l'une d'entre elles étant le maire du Village de Masaara en Cisjordanie, qui s'était joint à cette action, alors qu'il était de passage en France (son identité est indiquée dans la vidéo).

Il nous semble que cette nouvelle attaque vient à point nommé pour organiser une riposte unitaire d'envergure. Tout d'abord parce que l'action visée est une action emblématique de la Campagne BDS en France, et qu'elle se présente comme telle, puisqu'il est indiqué dans cette vidéo que ce magasin Carrefour n'a pas été choisi par hasard mais parce qu'il se trouve à Evry, tout comme le siège de cette enseigne qui met en vente des produits sans traçabilité, qui triche sur les provenance des produits (nous avons les preuves), qui encourage la colonisation en vendant des machines Soda-Cub, produites dans la colonie de Maale Adounim dans les territoires palestiniens et qui se permet d'attaquer en justice des militant(e)s qui, eux, défendent le droit (Bordeaux, Mulhouse)

Et d'autre part parce qu'il est grand temps de se regrouper pour mettre un terme à ces attaques, qui sont un détournement de la loi sur la discrimination en faveur de criminels de guerre, une atteinte grave à la liberté d'expression et un scandale quand on ose venir nous accuser de "discrimination", alors qu'il n'y a pas pire discrimination que celle imposée au peuple palestinien, et ce depuis des décennies !

Nous demandons donc à l'ensemble des organisations parties prenantes de la campagne internationale BDS de

Mettre cette vidéo unitaire sur leur site. C'est simple, voici les codes pour ce faire :

Demander à Monsieur le Procureur de la République près du Tribunal de Grande Instance de Paris : Palais de Justice 14, quai des Orfèvres. 75001 Paris,  à être jugés solidairement pour cette action et pour sa publication sur les sites de chaque association ou parti concernés, parce que nous en sommes tous fiers et que nous la revendiquons

D'organiser sans plus attendre une vaste mobilisation pour protester contre ces mesures de répression intolérables contre des personnes qui, dans toute le pays, se lèvent pour dire NON à l'étranglement d'un peuple, NON à la privation de liberté, NON aux crimes de guerre, NON au blocus de Gaza.

Non seulement, cette répression ne nous fera pas taire, mais elle engendrera une mobilisation exemplaire, pour faire honte à un gouvernement qui tente de baillonner ceux qui n'ont pas une conception à géométrie variable des droits de l'homme et du droit international.

Nous vous signalons que, outre le procès de Sakina Arnaud, militante de la Ligue des Droits de l'Hmme, qui viendra en appel le 24 septembre à Bordeaux, ont été annoncés ceux de trois militants à Perpigan le 11 octobre prochain (cf notre site), celui de Alima Boumedien-Thiery (sénatrice Verts) et d'Omar Slaouti (dirigeant NPA) le 14 octobre à Pontoise, celui indiqué plus haut à Paris le 29 octobre et d'autres. Samy Ghozlan se vante, n'est-ce pas, d'avoir déposé plus de quatre vingt plaintes.

Unis, nous avons les moyens de faire regretter à nos dirigeants d'avoir choisi le camp de l'occupant !

Olivia Zemor

http://www.fischer02003.over-blog.com/article-quatre-ving...

http://www.convergencedesluttes.fr/index.php?post/2010/09...

16/09/2010

L'aluminium dans les vaccins

lu sur :
http://dircom.inserm.fr/
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Les dangers de l’aluminium, jusque dans les vaccins…

La journaliste du Monde, Virginie Belle, publie : 'Quand l'aluminium nous empoisonne', un ouvrage où elle dénonce la présence de cet élément dans de nombreux produits de consommation courante.
L'aluminium est utilisé comme adjuvant dans les vaccins.
L'OMS admet depuis quelques années que la question de son innocuité est "un domaine important et négligé". Aucune étude sérieuse n'a encore été financée pour l'évaluer, malgré l'insistance de chercheurs comme Romain Ghérardi (Inserm, Pitié-Salpêtrière). Il soupçonne l'hydroxyde d'aluminium retrouvé dans les muscles d'un millier de patients, tous vaccinés, d'être à l'origine de leur myofasciite à macrophages, un type de myopathie inflammatoire. D'après les tests de ce chercheur, ce sont les particules d'aluminium, en passant des muscles au cerveau, qui déclencheraient cette pathologie.

Monde [Le] , 15/09/2010
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mon commentaire :
Aujourd'hui, à part celui contre le tétanos, quel est le vaccin réellement indispensable ?

09:03 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, sciences, société

15/09/2010

Défendre Woerth est-il un "impératif prépondérant d'intérêt public" ?

lu sur :

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/emmanuel-berretta/affaire-woerth-apres-le-dementi-de-l-elysee-le-monde-enfonce-le-clou-14-09-2010-1236212_52.php

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Le Monde vs l'Élysée : la bataille se poursuit

Publié le 14/09/2010 à 16:08 - Modifié le 15/09/2010 à 09:59

En frappant une seconde fois à la une, Le Monde ne désarme pas face au démenti de l'Élysée concernant les "fuites" de l'affaire Woerth. Le journal "met en doute" la défense qui s'est organisée lundi à travers les explications des services policiers et de contre-espionnage. Le quotidien maintient ses affirmations et déposera plainte pour violation du secret des sources à la suite de la mise au placard d'un haut fonctionnaire du cabinet de Michèle Alliot-Marie, soupçonné d'avoir éventé les P.-V. des auditions d'Éric Woerth dans l'affaire Bettencourt.

La protection du secret des sources journalistiques a été réaffirmée dans la loi Dati de janvier 2010. Le texte législatif, encore nouveau, n'a pas fait l'objet d'une interprétation par la justice. "Ce qui est important pour nous, c'est précisément d'obtenir qu'une jurisprudence soit établie sur la base de cette nouvelle loi, indique Éric Fottorino, directeur du Monde, interrogé par Le Point. De même qu'il est urgent que, dans cette affaire Woerth, un juge d'instruction soit saisi. Notre plainte est aussi une façon d'y arriver par cette voie-là."

Le flou juridique de la loi Dati

Le texte de loi prévoit qu'il ne peut être porté atteinte "directement ou indirectement" au secret des sources sauf à justifier d'un "impératif prépondérant d'intérêt public". Aucun juge n'a encore précisé ce que cette acception floue signifiait exactement. Lors des débats parlementaires, il était plutôt question de lever le secret des sources en cas de danger imminent pour la sûreté des citoyens dans le cadre d'une menace terroriste.

Pour autant, en l'espèce, ce n'est pas le téléphone d'un journaliste du Monde qui a été mis sur écoute. Le contre-espionnage a étudié les relevés téléphoniques d'un haut fonctionnaire, puis en a déduit qu'il était l'un des informateurs du quotidien. Peut-on empêcher l'État de surveiller ses fonctionnaires ? "Si ce n'est pas le texte, c'est du moins l'esprit de la loi Dati qui a été foulée au pied", argumente Éric Fottorino. En tout cas, la procédure utilisée n'est pas conforme au droit. Les services de police affirment avoir consulté une "personnalité qualifiée" désignée par la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS) avant de procéder à la surveillance téléphonique de ce haut fonctionnaire. Or la CNCI dément.

Éric Fottorino dénonce "une procédure opaque"

"Le Monde ne déclare pas la guerre à Nicolas Sarkozy, rappelle Éric Fottorino. Mais je suis choqué que l'on utilise les services du contre-espionnage pour rendre inactive une supposée source du Monde et venir en aide à un ministre. Dans une procédure opaque, la présidence instrumentalise le contre-espionnage à des fins politiques. Il y a là une zone de non-droit dangereuse."

Pour mémoire, le 18 juillet, Le Monde révèle le contenu de l'audition de Patrice de Maistre devant les policiers. Il affirme qu'Éric Woerth lui a demandé de recevoir sa femme pour la "conseiller sur sa carrière". L'enquête de la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur) est déclenchée peu après afin de découvrir qui a renseigné Le Monde. Pour Éric Fottorino, les révélations du Monde ont profondément irrité Nicolas Sarkozy, lequel était désireux qu'Éric Woerth puisse être entendu par la police le 29 juillet dans un climat apaisé. Il fallait donc faire cesser les fuites qui viendraient remettre en cause sa version de l'affaire Bettencourt.

14/09/2010

La grève du 23 septembre

lu sur :

http://www.lemonde.fr/depeches/2010/09/14/23-septembre-la-cgt-chimie-et-la-cgt-de-total-proposent-une-greve_3244_108_43384961.html

23 septembre: la CGT-chimie et la CGT de Total proposent une grève

14/09 AFP

La fédération nationale des industries chimiques CGT (Fnic-CGT) et le syndicat CGT du groupe Total ont proposé aux salariés du secteur une grève reconductible à partir du 23 septembre, alors que la CGT confédérale s'en tient à une "journée de grèves et de manifestations". La Fnic-CGT, qui rassemble notamment les activités de chimie, industrie pharmaceutique, pétrole et plasturgie, considère que, "face à ce démantèlement programmé des retraites, nous n'avons pas d'autre choix que de durcir les mouvements, d'augmenter le rapport de forces, notamment par de nouvelles actions de grève". "La question de la grève reconductible se pose de plus en plus", estime la fédération dans un communiqué. Elle suggère que des "débats avec les salariés" aient lieu ce mercredi, journée d'initiatives et de rassemblements à l'appel des centrales syndicales, "sur la possibilité de grèves reconductibles à partir du 23 septembre en lien avec d'autres professions". Selon un communiqué distinct, la CGT de Total, qui dépend de la Fnic-CGT, a "pris la position de proposer aux salariés de durcir le mouvement en s'inscrivant dans la grève reconductible jusqu'à satisfaction des revendications à travers le retrait du projet gouvernemental et l'ouverture de véritables négociations pour une réforme juste et solidaire de notre système de retraite". Le 7 septembre, dernière journée de mobilisation interprofessionnelle, les six raffineries Total en France s'étaient retrouvées en débit minimum en raison de la grève. Deux raffineries, celles de Donges (Loire-Atlantique) et Grandpuits (Seine-et-Marne), avaient prolongé le mouvement d'une journée, d'après la CGT.

13/09/2010

Supposons que Sarkozy devienne soudain fou ...

lu sur :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/09/13/fidel-castro-se-demande-si-nicolas-sarkozy-a-bien-toute-sa-tete_1410682_823448.html

Fidel Castro se demande si Nicolas Sarkozy a bien toute sa tête

13.09.10 | 17h37

Nicolas Sarkozy est-il devenu fou ? C'est la question que se pose l'ancien président cubain dans un article (*) publié lundi 13 septembre dans Granma à propos des expulsions de Roms organisées par la France vers la Roumanie et la Bulgarie. A en croire Fidel Castro, l'évolution de la santé mentale du chef de l'Etat français est d'autant plus préoccupante "que la France est la troisième puissance nucléaire de la planète" et que "Sarkozy a aussi une mallette avec les codes pour lancer une des plus de trois cents bombes qu'il possède".

"Supposons que Sarkozy devienne soudain fou, comme il semble que cela est en train de se passer. Que ferait dans ce cas le Conseil de sécurité des Nations unies avec Sarkozy et sa mallette ?" s'interroge le leader de la révolution cubaine. "Est-ce que cela a un sens moral et éthique de lancer une attaque contre l'Iran, qu'ils [les membres du Conseil de sécurité] condamnent pour son intention présumée de fabriquer une arme de ce type ? Où est la sagesse et la logique de cette politique ?" demande le dirigeant, qui agite depuis plusieurs mois la menace d'une guerre nucléaire en cas d'attaque contre l'Iran. "Que se passera-t-il si l'extrême droite française décide d'obliger Sarkozy à appliquer une politique raciste en contradiction avec les normes de la Communauté européenne ?" "Le Conseil de sécurité pourrait-il répondre à ces deux questions ?"

Vendredi, Fidel Castro, 84 ans, avait estimé que les Roms expulsés de France étaient victimes d'une "espèce d'holocauste racial", ce que Paris avait jugé "inacceptable". "Cette utilisation de l'holocauste par M. Castro montre son ignorance de l'Histoire et son mépris des victimes. De tels propos sont inacceptables", avait déclaré le porte-parole du ministère des affaires étrangères français, Bernard Valero, en marge d'une réunion des chefs de la diplomatie de l'UE à Bruxelles. "Que M. Fidel Castro s'intéresse enfin aux droits de l'homme, ça c'est vraiment révolutionnaire", a-t-il ajouté.

(*) voir :

http://www.granma.cu/espanol/reflexiones/13-septiembre-la-infinita.html

Woerth: Le Monde accuse l'Elysée d'avoir violé "le secret des sources" et porte plainte

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/woerth-bettencourt-le-monde-accuse-l-elysee-d-avoir-viole-le-secret-des-sources-et-porte-plainte-13-09-2010-1235601_23.php

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Publié le 13/09/2010 à 11:35 AFP

Woerth: Le Monde accuse l'Elysée d'avoir violé "le secret des sources" et porte plainte

 

Le Monde accuse lundi en Une l'Elysée d'avoir violé le secret des sources d'un de ses journalistes travaillant sur l'affaire Woerth en utilisant les services du contre-espionnage et annonce qu'il va déposer plainte contre X.

"Affaire Woerth: l'Elysée a violé la loi sur le secret des sources des journalistes", titre le quotidien, soulignant que "Le Monde va déposer plainte contre X pour violation du secret des sources".

"Les service du contre-espionnage ont été utilisés pour rechercher l'informateur d'un de nos reporters", peut-on lire en première page.

"Afin d'identifier la source d'informations parues dans Le Monde sur l'affaire Woerth-Bettencourt et de tenter de mettre un terme aux révélations dans la presse sur cette enquête, l'Elysée a eu recours, courant juillet, à des procédés qui enfreignent directement la loi sur la protection du secret des sources des journalistes", écrit Sylvie Kaufmann, directrice de la rédaction du quotidien.

10/09/2010

Firmes pharmaceutiques et diabète

lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/09/10/un-antidiabetique-trop-bien-tolere_1409442_3244.html
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LEMONDE | 10.09.10 | 14h23  •  Mis à jour le 10.09.10 | 14h23

Un médicament antidiabétique à grand succès, la rosiglitazone, sur le marché depuis dix ans, est actuellement sur la sellette, aux Etats-Unis comme en Europe : ce blockbuster augmenterait légèrement le risque d'infarctus du myocarde, un effet secondaire qui a été ignoré ou minimisé pendant des années.

Dans son édition du 6 septembre, le British Medical Journal (BMJ) décortique ce qu'il convient de nommer l'"affaire Avandia", le nom sous lequel le médicament a été commercialisé par GlaxoSmithKline (GSK). Les pièces du dossier montrent que le laboratoire pharmaceutique, mais aussi les instances de régulation, les cliniciens et les journaux médicaux ne sont pas exempts de reproches.

Aux Etats-Unis, l'agence chargée de l'autorisation des médicaments, la Food and Drug Administration (FDA), a convoqué en juillet un comité de 33 experts pour décider de l'éventuel retrait du marché de l'antidiabétique. De son côté, le comité sur les médicaments à usage humain de l'Agence européenne du médicament (EMA) a examiné, mercredi 8 septembre, le dossier de la rosiglitazone. Il doit statuer sur le maintien ou non de son autorisation de mise sur le marché, accordée en 2000, lors de sa réunion du 20 au 23 septembre.

Au tournant des années 2006-2007, Avandia rapportait environ 3 milliards de dollars par an à GSK et représentait le deuxième médicament le plus rentable pour le laboratoire. En France, bien que prescrit à 10 % des diabétiques, contre 70 % aux Etats-Unis, il est en valeur le premier antidiabétique vendu.

Dans les articles qu'il consacre à l'affaire, le BMJ se demande "ce qui a cloché" et appelle à une révision des règles d'autorisation de mise sur le marché (AMM) des nouveaux médicaments. La rédactrice en chef du BMJ, Fiona Godlee, estime que la rosiglitazone n'aurait pas dû recevoir de feu vert sur la base des données fournies il y a dix ans. Mme Godlee considère que le médicament devrait être retiré du marché.

La rosiglitazone appartient à la dernière-née des classes d'antidiabétiques, les glitazones. La précédente datait des années 1950. L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé rappelle que, dans le cadre de l'autorisation accordée par l'EMA, "la rosiglitazone est indiquée en France en deuxième intention après échec ou intolérance des autres médicaments antidiabétiques oraux, contrairement aux Etats-Unis où elle peut être prescrite en première intention". Des deux côtés de l'Atlantique, les associations de personnes diabétiques comme beaucoup de diabétologues avaient accueilli avec enthousiasme l'arrivée de ce nouveau produit. "Le médicament était conceptuellement très intéressant, car il permettait au foie et aux muscles de retrouver leur sensibilité à l'action de l'insuline et les débarrassait de leur graisse", raconte le professeur André Grimaldi, qui dirigeait le service de diabétologie à La Pitié-Salpêtrière (Paris). Les Etats-Unis ont autorisé le médicament en 1999 ; l'Europe l'année suivante.

Responsable éditoriale des enquêtes au BMJ, Deborah Cohen a eu accès à des documents confidentiels, obtenus dans le cadre de la loi britannique sur la liberté d'information. Elle oppose, d'une part, la rigueur avec laquelle la FDA a décortiqué les données des essais cliniques mettant en cause la sécurité de la rosiglitazone sur le plan cardiovasculaire et, d'autre part, "le secret entourant les procédures chez le régulateur européen, l'EMA", qui ne dispose pas des mêmes moyens. Elle souligne : "Nous n'avons toujours pas une idée claire des raisons pour lesquelles, après l'avoir initialement rejeté en octobre 1999, l'EMA a donné une AMM à la rosiglitazone en juillet 2000 en l'absence de nouvelles preuves."

D'autant que plusieurs membres de la commission de l'EMA examinant la demande d'autorisation avaient exprimé leurs préoccupations du fait que "le rapport risque/bénéfice à long terme de la rosiglitazone (était) encore inconnu et qu'il y avait plusieurs soucis en matière de sécurité". L'EMA avait demandé à GSK deux études supplémentaires. La première visait à évaluer l'effet du produit sur la structure et la fonction cardiovasculaire des patients ayant un diabète de type 2 et une insuffisance cardiaque chronique ; la seconde, l'étude "Record", examinait sur une durée de six ans la morbidité et la mortalité cardiovasculaires.

L'étude Record a fait l'objet en 2010 d'un très long et très critique rapport d'un responsable de la FDA, Thomas Marciniak, qui a eu accès aux données individuelles de chacun des participants. "Nous n'avons pas examiné le protocole avant la mise en route de l'étude. Si cela avait été le cas, nous l'aurions jugé inacceptable", écrit-il. De plus, l'expert américain signale avoir trouvé, sur 549 dossiers, "70 problèmes sérieux, qui, quatre fois sur cinq favorisaient la rosiglitazone".

Dans un article publié par le BMJ, deux éminents spécialistes britanniques, Richard Lehman et John Yudkin, et un américain, Harlan Krumholz, s'inquiètent sérieusement de ce que "les agences autorisant les médicaments aux Etats-Unis et en Europe refusent toujours de demander des preuves de la sécurité cardiovasculaire avant d'autoriser des médicaments contre le diabète de type 2".

Pour le professeur Grimaldi, "ce qui est en cause dans le cas de la rosiglitazone, ce n'est pas son efficacité, réelle, mais la place qui lui a été accordée dans la stratégie thérapeutique contre le diabète". Pour le diabétologue, c'est une erreur d'avoir voulu inclure ce nouveau médicament dans le traitement précoce, même en association à des antidiabétiques plus anciens.

Faudrait-il attendre les résultats d'études évaluant leurs effets sur la morbidité et la mortalité à long terme avant d'autoriser de nouveaux médicaments ? Pour les industriels, ce serait condamner des innovations thérapeutiques à des retards de plusieurs années. Pour le professeur Grimaldi, la logique serait de "réserver dans un premier temps les nouveaux médicaments aux situations d'échec des traitements classiques et d'attendre les résultats des études sur la morbidité et la mortalité avant d'envisager de commencer un traitement par ces nouvelles molécules".

En contrepartie, il serait normal que le financement des études sur la sécurité à long terme ne soit plus exclusivement privé, mais également public. Les recherches seraient alors sans doute mieux surveillées. Le diabétologue déplore en effet qu'actuellement ces études soient conçues "en fonction de la stratégie des laboratoires, par exemple l'utilisation du produit en bithérapie, et que cela détermine les indications reconnues par les agences de régulation".

Firmes pharmaceutiques et faux articles scientifiques

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lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/09/10/des-negres-font-du-marketing-medical_1409443_3244.html
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Des "nègres" font du marketing médical

LEMONDE | 10.09.10 | 14h23  •  Mis à jour le 10.09.10 | 17h14

Le recours à des "nègres" pour rédiger des articles favorables à des médicaments, que signent ensuite des médecins hospitalo-universitaires, est un phénomène en expansion. Il est difficile à déceler et à quantifier, sauf lorsqu'une procédure judiciaire permet un accès complet à des documents confidentiels. C'est ce qui s'est produit à propos d'un médicament hormonal, le Prempro, utilisé aux Etats-Unis pour traiter les troubles liés à la ménopause. Des faits rapportés, mardi 7 septembre, par la revue PLoS Medicine.

Quatorze mille plaintes sont en cours contre le laboratoire Wyeth (depuis racheté par Pfizer) par des femmes ayant utilisé le Prempro, qui souffrent aujourd'hui d'un cancer du sein. Experte auprès des parties civiles, Adriane Fugh-Berman (université de Georgetown, Etats-Unis) a épluché quelque 1 500 documents internes. Elle a découvert que des articles ont été rédigés par des "nègres". Ces textes atténuaient la perception des risques de cancer du sein lié au traitement, défendaient sans base scientifique le bénéfice cardiovasculaire et promouvaient l'utilisation du médicament hors indication.

Entre 1997 et 2003, une officine spécialisée, DesignWrite, a ainsi produit de manière occulte pour le compte de Wyeth "plus de 50 articles publiés dans des revues à comité de lecture, plus de 50 articles courts et posters pour des manifestations scientifiques, suppléments à des journaux, documents à usage interne, kits de diapositives et symposiums..."

Une vingtaine d'articles ont été payés 25 000 dollars pièce. DesignWrite était chargé de la gestion des "auteurs", loin d'être tous exigeants sur le contenu du texte. "En général, les corrections étaient autorisées si les messages de marketing n'étaient pas remis en cause", constate Adriane Fugh-Berman.

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mon commentaire :

Je suis persuadé que de faux articles scientifiques existent ailleurs que dans le domaine médical. Je pense en particulier à tout ce qui concerne l'alimentation et l'agriculture (OGM, "alicaments", etc ...)

Tours : le "délit de diffamation publique contre une administration publique " !

lu sur :

http://baleiniers.org/laffaire/6-les-prevenues/54-le-comite-de-soutien-aux-4-prevenu-e-s-de-tours-5-aout-2010

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Le Comité de soutien aux quatre prévenu-e-s de Tours PDF Imprimer Envoyer
Samedi, 07 Août 2010 11:37

H A L T E   A   L A   C E N S U R E   :

 

R E L A X E   D E S   4   D E   T O U R S   !

Le comité de soutien aux 4 prévenu-e-s de Tours

LE 16 SEPTEMBRE 2010 À 13H30 AURA LIEU, AU TRIBUNAL CORRECTIONNEL DE TOURS , le procès de quatre militants tourangeaux, Jean Christophe BERRIER & Muriel EL KOLLI du collectif Soif d’utopies et Chantal BEAUCHAMP & Abd-El-Kader AIT MOHAMED du RESF 37. Le ministre Brice Hortefeux ayant porté plainte contre eux pour avoir « commis le délit de diffamation publique contre une administration publique, spécialement celle des préfectures de Guyane, Ille-et-Vilaine et Indre-et-Loire ».


CE QU’ON LEUR REPROCHE EN RÉALITÉ c’est la parution d’un communiqué intitulé « les baleiniers » qui fut suivi d’une conférence de presse. Ce texte comparait les actuelles méthodes d’arrestation des enfants sans-papiers avec celles usitées pour attraper les baleineaux. L’aspect « diffamant » de ce communiqué résiderait dans le fait que les auteurs rappelaient que ces méthodes étaient également employées sous Vichy.

IL A ÉTÉ DEMANDÉ AUX DIRECTEURS DES ÉCOLES PRIMAIRES dans un fichier nommé « Base-élèves » de lister les enfants inscrits dans leur établissement avec outre leur nom de famille, la date d’inscription dans celui-ci, leur lieu de naissance (ce fichier qui a comporté dans sa 1ère version entre autre la nationalité des parents a été vivement critiqué par l'ONU, partiellement censuré par le Conseil d'Etat le 19 juillet 2010). Ainsi, inscrire un enfant en cours d’année avec un nom à consonance étrangère peut permettre d’alerter l’administration. Quel meilleur moyen pour trouver les familles de sans-papiers ? Car une fois l’enfant repéré on peut facilement arrêter les parents et expulser toute la famille. Une plainte a d’ailleurs été déposée par des parents d’élèves et des directeurs d’école ont démissionné. (Pour plus d’infos et agir : http://retraitbaseeleves.wordpress.com).


APRÈS LES PROCÈS DE PAU ET POITIERS c’est encore une fois la liberté d’expression et le droit de faire des rappels historiques qui sont bafoués. Ce que nous réclamons va au-delà de la relaxe des quatre prévenu-e-s de Tours.

Nous exigeons la cessation de la censure ainsi que des tentatives de criminalisation des mouvements militants.

De nombreuses personnes et organisations ont déjà manifesté leur soutien à cette cause. D'ores et déjà le Comité de soutien a pris les  initiatives suivantes :

  • un rassemblement devant le Palais de Justice de Tours , place J Jaurès lundi 13 septembre à 18h
  • une soirée débat le mardi 14 septembre au centre de vie du Sanitas (Tours) à partir de 20h avec : la juriste Danielle LOCHAK, les historiens Olivier LE COUR GRANDMAISON et Cédric Delaunay et un membre du Collectif national de résistance à Base-élèves.
  • une soirée infos/concert le mercredi 15 septembre avec notamment la ZEP au Centre Culturel Communal de Saint-Pierre des-Corps à partir de 18h.
  • un rassemblement jeudi 16 septembre à 13h pour le procès devant le Palais de Justice de Tours

Les différents procès intentés par le gouvernement ne font que montrer que celui-ci ne supporte pas les critiques en matière de politique d’immigration. Nous nous devons de nous opposer à cette censure afin de faire respecter la liberté d’expression fondement de la Démocratie.

Pour signer la pétition et voir les plus de 1900 signataires : http://baleiniers.org/la-petition
(en signant vous serez automatiquement inscrit à la lettre d'info de la campagne de soutien)
Pour plus d’informations, nous rejoindre, faire des propositions : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Pour plus d’informations sur le fichier « Base-élèves » : http://retraitbaseeleves.wordpress.com
Pour soutenir financièrement : Chèque à l’ordre de SUD solidaires, mention au dos « 4 de Tours », à envoyer à Solidaires 37, La Camusière, 18 rue de l’Oiselet, 37550 Saint-Avertin

 

Organisations ayant au minimum signé la pétition au 29 août :

 

Politiques : FASE (Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique), AL (Alternative Libertaire), Mouvement Utopia, NPA, Cercle PRC Adriano Zunino de Carcare (Italie) PG 37, PS37, PS Tours Centre, MJS37, Désirs d'avenir 37, PCF 37, Les Verts/Europe Ecologie 37, FASE 37, Alternatifs 37, NPA 37, AL 37.

Syndicales : Union Syndicale Solidaires, SUD PTT, SUD Santé Sociaux, Fédération Syndicale Étudiante, Secrétariat fédéral FTE-CNT , SUD Emploi Ile De France, SUD Rail Midi-Pyrénées, SUD SEMITAN (44), CNT-STE 35, CNT SUB TP 68, UD CGT 37, CGT-CNAV 37, CGT section CRC Bouygues Tours, Solidaires 37, FSU 37.

Associatives : UJFP (Union Juive Française pour la Paix), CNRBE (Comité National de Résistance à Base-élèves), MQJS (Mouvement des Quartiers et pour la Justice Sociale), AFEF (Association française des enseignants de français) ,  LDH Centre, LDH37, LDH66, LDH Rennes, LDH Cannes-Grasse, SOS Soutien aux Sans Papiers FCPE 66, Collectif Contre Les Abus Policiers 33, Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux, Les amis du négatif, Compagnie Jolie Môme, Collectif Parents Enseignants Ecoles en Danger Ouest Lyonnais, RESF 60, RESF 06, RESF37, ATTAC 37, MFPF37, DAL37, Collectif Palestine 37, Commission DLA 37 (Décentralisation, LOLF, AGCS).

http://baleiniers.org

Mise à jour le Vendredi, 10 Septembre 2010 09:16

08/09/2010

La police suisse perquisitionne chez les amis des Bettencourt

lu sur :

http://www.marianne2.fr/La-police-suisse-perquisitionne-chez-les-amis-des-Bettencourt_a197177.html

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La police suisse perquisitionne chez les amis des Bettencourt

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Actu - Hervé Nathan - Marianne - 07/09/2010

Un juge suisse s’est enfin emparé de l’affaire Bettencourt. Selon les information du journal Le Matin , des perquisitions ont été effectuées le juge d’instruction genevois Jean-Bernard Schmidt a reçu une demande d’entraide judiciaire de la part du parquet de Nanterre le 25 août. Après examen, il a décidé de l’exécuter. Les suspicions portent sur le « blanchiment, trafic d’influence et escroquerie », ce qui laisse supposer que les limiers sont à la recherche à la fois des deux comptes « clandestins » de la famille Bettencourt, dont l’existence a été révélée par les écoutes, sur la pratique de Patrice de Maistre qui avoue, dans les mêmes écoutes, vouloir transférer 80 millions d'euros vers Singapour (ce qui constituerait un fait de blanchiment).

Le motif de l’escroquerie pourrait viser à « éclaircir » le statut de l’île d’Arros, dont la propriété est incertaine, puisque les Bettencourt sont passés par deux « fondations », ou trusts, pour l’acquérir, puis en avoir la jouissance. Selon l’entourage de Mme Bettencourt,  les personnes responsables de la fondation pourraient avoir cherché à « capter » la propriété de l’île sise au Seychelles. Le trafic d’influence pourrait viser les époux Woerth. On sait que Florence Woerth s’est rendu au moins deux fois à Genève, et beaucoup plus selon la Tribune de Genève. Ce journal affirme par ailleurs avoir déniché des propriétés des Bettencourt dans un quartier très chic de la ville de Calvin, dans le parc de Château-Bnaquet, situé au bord du lac Léman. Au fait, on-elles été déclarées au fisc français ?

 

lire aussi :

14:42 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : société, justice

07/09/2010

Pesticide RÉGENT : pourvoi en cassation

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/09/06/pesticide-regent-non-lieu-confirme-pour-bayer-et-basf_1407607_3244.html

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Pesticide Régent : non-lieu confirmé pour Bayer et BASF

 

La cour d'appel de Toulouse a confirmé le non-lieu rendu le 30 janvier 2009 au bénéfice de Bayer et BASF dans l'affaire du pesticide Régent, accusé de provoquer une surmortalité des abeilles, annonce, lundi 6 septembre, la Confédération paysanne.

Dans son délibéré, daté du 2 septembre, la cour a "confirmé l'ordonnance de non-lieu, (...) sans avoir pris en compte les études montrant la dangerosité du Régent TS, fournies" par les plaignants, l'Union nationale de l'apiculture française (UNAF) et la Confédération paysanne, a déclaré à l'AFP un responsable de cette dernière. De son côté, interrogé par téléphone, l'avocat de Bayer France a indiqué que "Bayer était satisfait de cette décision et tranquille sur la suite de la procédure".

La Confédération paysanne a annoncé qu'elle se pourvoirait en cassation contre la décision de la cour d'appel.

Propriétaires successifs du fipronil, la molécule active du Régent, Bayer et BASF avaient bénéficié d'un non-lieu délivré fin janvier 2009 par une juge d'instruction de Saint-Gaudens, quatre ans après leur mise en examen. "Pour les juges, il suffit que les industriels contestent, sans preuve ni fondement établi, les études réalisées par les laboratoires publics montrant la dangerosité du Régent TS pour les abeilles pour que celles-ci soient invalidées", a déploré lundi la Confédération dans un communiqué.

Selon la Confédération paysanne et l'UNAF, en 2002 et 2003, 90 % de certaines ruches ont été éliminés quand les abeilles ont butiné des tournesols dont les semences avaient été enrobées de Régent. Ils rappellent que l'usage agricole du fipronil est interdit depuis 2004.

05/09/2010

Russie : le jardin horticole de Vavilov est menacé par des promoteurs

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/09/04/russie-le-jardin-horticole-de-vavilov-est-menace-par-des-promoteurs_1406671_3244.html

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Russie : le jardin horticole de Vavilov est menacé par des promoteurs

 

Enfoui derrière des grilles rouillées et des herbes hautes, ce jardin, riche de 12 000 espèces de plantes, n'est pas un endroit ordinaire. Il est la "banque génétique à ciel ouvert" de l'Institut russe d'horticulture de Saint-Pétersbourg, fondé en 1926 par le généticien Nikolaï Vavilov.

Depuis peu, cette collection horticole unique au monde est menacée d'être livrée aux promoteurs. L'Agence fédérale du logement, qui a reçu de l'Etat 91 hectares de cette précieuse terre à titre gracieux, est impatiente de vendre le tout aux enchères. Une opération juteuse qui devrait rapporter au total 1 milliard de roubles (25 millions d'euros). Les acheteurs, des promoteurs immobiliers, se pourlèchent déjà les babines. Sans aucun doute, les "cottages" construits à cet endroit pour Pétersbourgeois fortunés vont s'arracher comme des petits pains.

Les 300 employés du domaine sont sous le choc. Depuis avril, l'Agence du logement fait pression pour qu'ils libèrent les parcelles concernées. La première vente aux enchères était prévue, en principe, au 23 septembre. "Quand je pense que ma collection de pruniers va être détruite par des bulldozers, ça me rend malade", confie Olga Radtchenko, une petite femme mince à lunettes, la cinquantaine, blouse blanche de botaniste et bottes de caoutchouc aux pieds.

A Pavlovsk, chaque scientifique a la responsabilité d'une "collection". Olga Radtchenko gère 370 types de prunes. Résidant à Saint-Pétersbourg, elle parcourt chaque jour un long trajet (deux heures en bus, métro, train de banlieue, bus à nouveau) pour se rendre à son travail. Sa collègue Natalia Poupkova surveille, elle, 300 sortes de groseilles à maquereaux et Olga Tikhonova règne sur 1 000 variétés de cassis.

Le personnel fonctionne à l'enthousiasme. Les salaires sont maigres (8 000 roubles en moyenne, soit 200 euros), le matériel fait défaut et le bâtiment de l'administration tombe en ruines. Une blague circule d'ailleurs à Saint-Pétersbourg à propos des botanistes et des généticiens de l'institut Vavilov, "prêts à payer de leurs poches pour pouvoir travailler".

C'est un vaste jardin sur une pente douce et ensoleillée, 500 hectares de bonne terre plantée d'arbres fruitiers, de baies et de fleurs à 30 kilomètres au sud de Saint-Pétersbourg. Ce paradis de la biodiversité est situé aux environs de Pavlovsk, une bourgade impériale dotée d'un magnifique palais où aimait à séjourner le tsar Paul Ier (1754-1801), le fils de la grande Catherine.

Mardi 31 août, les trois femmes et leurs collègues sont aux aguets. Rassemblé devant le bâtiment de l'administration, le petit groupe attend de pied ferme les membres de la commission chargée de rendre un rapport sur le bien-fondé ou non de la vente des parcelles. Depuis peu, le sort du jardin de Pavlovsk a commencé à émouvoir l'opinion publique ainsi que la communauté scientifique, russe comme internationale. Des pétitions ont été adressées au président Dmitri Medvedev, les médias se sont emparés du sujet.

Bientôt, les grosses cylindrées allemandes des fonctionnaires arrivent dans un nuage de poussière, filmées par les caméras des principales chaînes de télévision accourues sur les lieux. "Les voilà ! Vont-ils aller voir les collections ? On y va nous aussi ?", interroge une femme. Les autres lui font signe de se taire tandis que les officiels pénètrent dans le bâtiment.

Dans son bureau du premier étage, Fiodor Mikhovitch, le directeur du domaine, est au comble de l'excitation. Il vient de rentrer de Moscou où, la veille, il a été reçu en audience au Kremlin par le président Medvedev. "Il m'a dit que je devais aller jusqu'au bout et qu'il me soutiendrait. Il m'a recommandé d'insister sur la nécessaire transplantation des collections, ce qui devrait prendre entre dix et quinze ans", se réjouit-il. Cet homme volubile, la quarantaine, vitupère contre ceux qui convoitent une partie du domaine : "Ils se fichent pas mal de nous, ils veulent juste se remplir les poches sans rien faire !" Puis il ajoute, songeur : "J'espère que je ne vais pas me faire virer."

Juridiquement, la vente d'une partie du jardin est légitime. A l'époque de l'URSS, la notion de propriété de la terre n'existait pas, le jardin avait donc été donné en jouissance à l'Institut. En 1995, l'Etat a récupéré les terres pour les transmettre, beaucoup plus tard, à l'Agence du logement qui en est désormais l'incontestable propriétaire. Les scientifiques de Pavlovsk, le nez dans leurs plantations, n'ont rien vu venir. En août 2010, un tribunal d'arbitrage a estimé que la préemption des terrains par l'Agence était légale.

A la fin du mois d'août, les choses ont bougé. Tout a commencé par un message envoyé par M. Medvedev sur son Twitter. Depuis, la vente aux enchères fixée au 23 septembre a été repoussée. La transformation du jardin de Vavilov en "cottages" est très malvenue au moment où la Russie subit des incendies sans précédent. De juin à août, déjà 13 millions d'hectares ont brûlé, des centaines de variétés d'arbres, de plantes et de fleurs ont été réduites en cendres dans le pays.

Le rapport de la commission est attendu pour le 15 septembre. "On espère, sans y croire. Avec de telles sommes d'argent en jeu, nous ne faisons pas le poids", soupire Natalia.

10:20 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : société

01/09/2010

De l'amidon d'OGM dans nos assiettes

lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/09/01/basf-souhaite-cultiver-une-nouvelle-pomme-de-terre-transgenique-en-europe_1405267_3244.html
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BASF souhaite cultiver une nouvelle pomme de terre transgénique en Europe

Le tubercule de la firme allemande pourrait entrer dans l'alimentation des Européens.

Six mois après avoir obtenu l'autorisation de culture commerciale en Europe de sa pomme de terre transgénique Amflora, la firme agrochimique allemande BASF sollicite à nouveau Bruxelles pour obtenir son feu vert à un tubercule OGM de nouvelle génération.

Baptisée Amadea, cette pomme de terre est, elle aussi, prioritairement destinée à l'industrie de l'amidon : comme Amflora, elle a reçu un gène qui lui permet de produire un amidon composé presque exclusivement d'amylopectine, utilisée dans la fabrication de colles, d'adhésifs, de papiers et de cartons.

L'annonce de BASF a été faite mardi 31 août par le patron du groupe, Jürgen Hambrecht, sur le site de Zepkow, en Mecklenbourg-Poméranie-Occidentale (nord-est), où il participait à la première récolte d'Amflora. Celle-ci a été cultivée sur 14 hectares (ha) à Zepkow, sur 80 ha en Suède et sur 150 ha en République tchèque.

Amflora était le premier OGM autorisé en Europe depuis 1998. Dans l'intervalle, seul un maïs transgénique, le MON 810, a pu être cultivé dans certains pays de l'UE, d'autres, comme la France, ayant décrété un moratoire.

En mars, lorsque l'autorisation avait été donnée à Amflora, la secrétaire d'Etat à l'écologie, Chantal Jouanno, avait mis en cause l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), qui avait donné un avis favorable à la solénacée. BASF avait indiqué ne pas vouloir cultiver Amflora en France.

"PAS DE RISQUE SINGULIER"

L'une des questions posées par Amflora concerne l'insertion dans son patrimoine génétique d'un gène de résistance à un antibiotique, nptII. Ce marqueur est un outil de sélection utilisé pour distinguer les jeunes plants qui ont acquis le gène qui lui est accolé, commandant la production d'amylopectine.

Utilisée depuis le début de la transgénèse végétale, cette technique est désormais jugée peu appropriée, dans la mesure où elle fait courir un risque, très faible, de transfert aux bactéries du sol du gène conférant une résistance aux antibiotiques.

Dans un avis rendu le 12 juillet, le comité scientifique du Haut Conseil des biotechnologies (HCB) français a estimé que la présence de nptII dans Amflora ne présente "pas de risque singulier pour la santé humaine et animale". Mais le comité éthique, économique et social, du même HCB, était plus partagé sur la question.

Amadea pourrait échapper à ces débats : le marqueur utilisé par BASF n'utilise pas la résistance à un antibiotique, mais à un herbicide utilisé uniquement en laboratoire, fait-on valoir chez BASF, où l'on vante son rendement, supérieur de 25 % à celui d'Amflora, conçue elle dans les années 1980.

La nouvelle pomme de terre, que BASF espère pouvoir commercialiser en 2013-2014, ne manquera pas de soulever d'autres oppositions. L'agrochimiste envisage en effet de l'utiliser comme Amflora dans les auges animales (pulpe), mais aussi dans les assiettes humaines. Il ne s'agirait pas de commercialiser le tubercule lui-même, mais d'introduire l'amidon issu d'Amadea dans des plats préparés, soupes, sauces, marmelades, etc. "C'est encore en discussion", précise-t-on chez BASF.