Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

29/12/2010

Publicité gratuite pour un pamphlet

lu sur :

http://www.liberation.fr/livres/01012310422-la-crise-au-sarkozistan-succes-pour-un-pamphlet-publie-sur-internet

 28/12/2010 à 17h52
«La crise au Sarkozistan»: succès pour un pamphlet publié sur Internet

Rédigé vraisemblablement par Daniel Schneidermann, 15.000 exemplaires auraient été écoulés en à peine un mois, selon son «publieur».

(Un extrait de la couverture de «La crise au Sarkozistan»)         

( mon commentaire : je pense que les sikhs ne vont pas être contents... Nous allons avoir des ennuis avec l'Inde )

Sorti en catimini début décembre, La crise au Sarkozistan, pamphlet savoureux édité et vendu sur le site lepublieur.com, est en passe de devenir un phénomène avec plus de 15.000 exemplaires écoulés en à peine un mois, selon son «publieur» en ligne.

Son auteur est officiellement un anonyme, mais le journaliste Daniel Schneidermann, qui en signe la préface, ne laisse pas longtemps planer le suspense. Il a tout écrit. Le thème? Le récit en quatorze brefs chapitres mordants d’un séjour dans notre pays d'un Candide étranger qui n’en croit pas ses yeux ni ses oreilles.

Nomenklatura qui jouit de multiples passe-droits, justice aux ordres, police secrète paranoïaque, médias silencieux, c'est cela le Sarkozistan, s'insurge cet envoyé très spécial, qui fait écho aux chroniques rédigées par Schneidermann pour son site arretsurimages.net ou dans Libération. Ce dernier, qui revendique 30.000 abonnés, assure la publicité du livre...

«Le petit Etat voyou»

Sur la couverture de ce petit ouvrage de 93 pages vendu 10 euros, agrémenté de 14 illustrations originales de Mor, la photo officielle du chef de l’Etat avec drapeaux et bibliothèque, le front ceint d’un pagri, turban que portent les Sikhs. Le pays, jamais nommé, est surnommé «le petit Etat voyou».

L’idée du livre a germé à la mi-octobre et Daniel Schneidermann, qui a déjà publié une dizaine de titres chez des éditeurs réputés, voulait qu’il sorte avant Noël. Trop court pour les circuits éditoriaux traditionnels. Il s'est donc tourné vers le portail de publication et de vente ouvert à tous, lepublieur.com, fondé par Jean-Marc Savoye en 2001.

Le Publieur en a assuré l’impression, la coordination et la diffusion, ce qui est sa vocation.

Si un succès aussi rapide est plutôt inattendu, Daniel Schneidermann n'est pas le premier à se lancer dans l'autopublication. D'autres sites comme Lulu.com ou thebookedition.com pratiquent l'autoédition en ligne. A l'automne, le jury du Renaudot avait aussi, pour la première fois dans l'histoire des prix littéraires, sélectionné un livre autoédité, L'homme qui arrêta d'écrire de Marc-Edouard Nabe, mis en vente exclusivement sur la plateforme Marcedouardnabe.com.

(Source AFP)

La censure en France , encore

C'est un peu plus ancien que la note précédente :

.
Ce reportage réalisé par la TSR (Télévision Suisse Romande) a été censuré en France.

28/12/2010

La censure en France (?)

lu sur :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/12/28/le-parti-communiste-accuse-dailymotion-de-censure_1458596_823448.html

Cela devait être une parodie de fin d'année. Le Parti communiste a monté une vidéo figurant les vrais-faux vœux de Nicolas Sarkozy. Réalisée à partir d'images d'archives des vœux 2009, elle montrait le chef de l'Etat s'excusant auprès des Roms et des chômeurs, promettant de rétablir le départ en retraite à 60 ans ou appelant à être battu par le Front de gauche en 2012.

"Je pense à vous, sans-papiers et Roms, obligés de vous cacher de la police, je pense à vous smicards précaires, chômeurs, je pense aussi à vous, journalistes, dont je connais bien le quotidien pour vous mettre sous écoute tout au long de l'année", dit une voix imitant celle du chef de l'Etat.

 

Non visible lundi 27 septembre, la vidéo a été finalement été postée sur le site américain YouTube. La plateforme française Dailymotion en a en effet refusé la publication. "J'ai posté la vidéo hier matin sur les réseaux sociaux, je me suis aperçu une heure après de sa disparition sur Dailymotion", a expliqué à l'AFPFranck Mouly, responsable web du PC. Le parti s'interroge, dans un communiqué, sur une "censure" de la plateforme française de vidéos.

Le Parti communiste s'interroge, dans son communiqué, sur le lien entre le refus de publier cette vidéo, qualifié de "censure" et le fait que Nicolas Sarkozy a choisi, pour la première fois, de retransmettre ses vœux 2010 justement sur Dailymotion, l'un des fleurons du web français, avec lequel le chef de l'Etat tente de se rabibocher.

Dailymotion dément toute censure éditoriale. "Il ne faut voir aucune censure, ce n'est pas un sujet", assure Antoine Nazaret, qui gère la rubrique "actualité et politique" du site. Celui-ci argue d'un point de droit : pour réaliser son montage, le PCF a emprunté les images de l'Institut national de l'audiovisuel (INA), qui sont protégées.

Or, il existe deux types de comptes sur Dailymotion. L'utilisateur "de base", pour lequel Dailymotion assume son rôle d'hébergeur, se rendant légalement responsable du contenu publié, et les comptes "officiels" de tel ou tel organisme, qui s'engagent à prendre en charge les éventuels risques juridiques liés à une publication. Selon Dailymotion, il aurait suffi au PCF de mettre la vidéo sur son compte officiel pour qu'elle soit acceptée.

De fait, la jurisprudence que soulève cette question est complexe. Si la loi consacre la propriété intellectuelle d'une œuvre, le fait que celle-ci soit constituée d'éléments d'actualité rend l'interdiction de leur utilisation plus souple. Comme le note le site Numérama, les articles L122-3 et L122-5 du code de la propriété intellectuelle empêchent l'auteur ou le possesseur d'une œuvre d'interdire "la parodie, le pastiche et la caricature", à condition que le nom de l'auteur et la source soient clairement indiqués.

Alerte au gaz de schiste en France (aux USA c'est trop tard)

En Francelu sur :

http://languedocroussillon.europe-ecologie.net/2010/12/08...ocroussillon/

 De vastes territoires, des Cévennes aux abords de la Méditerranée, sont sous la menace de catastrophes écologiques majeures liées à la possible exploitation du gaz de schiste. Le Larzac se trouve à nouveau en première ligne du combat, cette fois pour la sauvegarde des eaux de ces régions.

En mars dernier, le ministère « de l’Ecologie » a accordé despermis d’exploration à Total, GDF-Suez et à la firme américaine Schuepbach Energy LLC (cf le bulletin d’information du BEPH de mars 2010). Les sous-sols à explorer se trouvent dans des zones allant de Montélimar à Montpellier, en Ardèche et sous le plateau du Larzac. Pour ce dernier secteur, Schuepbach s’est vu accordé l’exploration d’un bassin sédimentaire de 4414 km2. La fin des réserves de pétroles encore facilement accessibles approche et les firmes pétrolières et gazières commencent à piocher dans les ressources plus difficiles d’accès ou moins rentables à exploiter au cours actuel de l’or noir. Le but : maintenir le plus longtemps possible la société de gaspillage fondée sur la consommation des ressources fossiles d’hydrocarbures.

C’est la fuite en avant. Au lieu de lutter contre le gaspillage énergétique et de diminuer la demande, les grands pétroliers veulent encore augmenter l’offre. Aux États-Unis, le gaz de schiste représente déjà entre 12 % et 20 % de la production totale de gaz : on parle de 30 à 50 % dans trente ans. Derrière l’emballement, on trouve Halliburton, détenteur du brevet de la technique d’extraction. Le géant américain qui regroupe des activités tant dans le bâtiment que dans les produits pétroliers est célèbre depuis la guerre d’Irak. Son ancien dirigeant de 1995 à 2000, Dick Cheney, était devenu alors vice-président des Etats-Unis, entrés en guerre trois ans plus tard. Halliburton en a fait ses choux gras : la firme est la principale bénéficiaire du désastre en Irak, avec de juteux contrats assortis de scandales divers.

Pour exploiter le gaz de schiste, Halliburton vend la technique de la fracturation hydraulique. Ce gaz est difficilement accessible. On injecte dans le puits un mélange à haute pression d’eau, de sable et de produits chimiques. Tout le long du conduit, les roches souterraines se fissurent, libérant le gaz qui peut ensuite être acheminé vers la surface. Mais, à la différence du pétrole, souvent présent dans de vastes gisements, ce gaz de schiste se trouve dans des petites poches plus largement disséminées, souvent dans des zones habitées, et les forages chargent l’eau en produits cancérogènes comme le benzène.

Aux Etats-Unis, l’agence fédérale Environmental Protection Agency (EPA) a lancé il y a quelques mois une étude de fond, et des villes de divers Etats, dans le Wyoming ou la Pennesylvanie, sont gravement touchées. Les habitants de Pavillion (Wyoming), par exemple, ne doivent plus boire l’eau du robinet, polluée au benzène, au 2-Butoxyéthanol et à d’autres toxiques liés à une exploitation voisine de gaz de schiste. Gasland, film documentaire sorti cette année aux Etats-Unis, montre les répercussions de la fracturation hydraulique sur les riverains des puits : maladie, nappes phréatiques polluées et même dans une scène hallucinante l’eau du robinet qui s’enflamme.

En réfléchissant aux quantités phénoménales d’eau à très haute pression nécessaires pour fracturer la roche, je ne vois pour le Larzac que deux sources d’eau possibles. Soit Schuepbach Energy LLC obtient des politiques nationaux et locaux la construction d’un barrage sur la Dourbie – et on noie le village de Saint-Jean du Bruel -, soit on privatise la source du Durzon, ce qui priverait d’eau la moitié du Larzac.

Dans tous les cas, la ruée des firmes gazières sur les Cévennes et le Larzac laissent présager un nouveau combat fondamental pour la sauvegarde de nos ressources naturelles.

José Bové, Euro-député EELV

Articles à lire sur le sujet :

Un dossier de fond de Fabrice Nicolino

Gazarem lou Larzac ! Charlie Hebdo

Du gaz de schiste chez José Bové ?

Ca sent le gaz sur le Larzac !

Gaz de schistes : le trésor empoisonné du sous-sol français

-------------------------------

Aux USA :  

lien : Documentaire sur le gaz de schiste aux USA

http://www.tvqc.com/2010/12/gasland-en-streaming-documentaire-sur-le-gaz-de-schiste/

-------------------------------

Sur le même sujet, au Canada :

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=22191

QUÉBEC : Gaz de schiste: urgence d'exploiter? - 

Deux groupes posent la question fondamentale aux audiences du BAPE 
- par Louis-Gilles Francoeur - 2010-11-30

 VIDÉO: Gaz de schiste: Wo!  
- 2010-11-30

26/12/2010

Changer de banque

lu sur :

http://www.liberation.fr/economie/01012309832-l-ethique-une-valeur-bankable

L’éthique, une valeur «bankable»?

L’appel d’Eric Cantona à boycotter les banques a mis en avant les établissements privilégiant les placements dits «alternatifs». 

Un gros buzz, un petit flop, mais une question désormais sur la place publique. L’appel à retirer son argent des banques, inspiré par l’ex-star du ballon rond Eric Cantona et relayé sur Facebook, a mis la Toile en effervescence et inquiété le gouvernement. Sans que la révolte contre le système financier ne franchisse le cap du virtuel. Ni le 7 décembre ni depuis, les grands réseaux bancaires n’ont relevé de mouvement inhabituel de fermetures de comptes.

«Casino financier». La tentative du collectif Sauvons les riches et du site Jechangedebanque.org de transformer l’appel en un bank run constructif n’a guère eu plus d’écho. Distingué «banque éthique» parce qu’il est de ces établissements «qui investissent l’épargne localement, ne participent pas au casino financier, refusent d’être présentes dans les paradis fiscaux et de verser des bonus indécents», le Crédit coopératif a bien reçu 1 500 demandes d’informations le jour J. Mais seulement deux ouvertures de comptes. Si l’intérêt des citoyens s’est cependant confirmé dans les semaines suivantes, avec 3 500 demandes d’ouverture de compte via Internet à ce jour, les passages à l’acte sont encore pour l’heure nettement moins nombreux.

Catharsis collective vite effacée, l’appel au bank run ? Ce serait mésestimer le ressentiment populaire. Les grandes banques ne s’y sont pas trompées, qui ont décelé dans le bouillonnement du Net un signe très tangible de la dégradation de leur image. Leur contre-offensive a pris la semaine dernière la forme d’une campagne de communication commune, dont le slogan - «Parlons de la banque et parlons-en vraiment» - en dit long sur la défiance des épargnants alors que les grands réseaux de proximité, Crédit agricole et Société générale en tête, affichent désormais leur volonté de recentrer leur développement sur la banque de détail.

Le mea culpa a suivi : concédant sur RTL «un peu d’arrogance» de la part des établissements en question, l’actuel président de la Fédération française bancaire, François Pérol, a admis «des erreurs» et «des comportements inadaptés». Et le même de refuser l’amalgame «entre les banques françaises et celles de Wall Street».

Aiguillonné par les associations, le ministère de l’Economie s’est, de son côté, penché sur l’aspect pratique de l’affaire. Résultat : contrairement à leurs engagements, les banques ne favorisent pas la mobilité de leurs clients, toujours très mal informés sur les délais de transfert des opérations et de fermeture de compte. Contraint et forcé, Bercy a sorti le bâton : l’autorité de surveillance des établissements financiers français va, d’ici à juin 2011, procéder à un audit pour distribuer bons et mauvais points.

Classement. Mais le véritable effet Cantona n’est ni commercial ni réglementaire. «L’appel a mis le doigt sur le nécessaire questionnement de chacun sur l’utilisation qui est faite de notre argent, analyse le député européen Pascal Canfin (Europe-Ecologie), ancien journaliste de l’hebdomadaire Alternatives économiques et promoteur du site Jechangedebanque.org. Le citoyen ne peut empêcher la BNP de financer des fonds spéculatifs ou de faire transiter ses fonds par des paradis fiscaux, mais il peut refuser de déposer son épargne dans une banque qui a de telles pratiques.»

La circonspection du public ressemble néanmoins à de la sagesse. A ce jour, aucune analyse multicritère ne permet de classer les différentes banques françaises, au-delà de la Banque postale ou du Crédit coopératif (lire page 3). «C’est vrai, il n’y a pas de définition normative d’une banque éthique et responsable, admet Pascal Confin. Il y a seulement un faisceau d’indices, comme le processus de sélection des clients, la présence dans les paradis fiscaux ou les projets d’investissements financés.» Une grille sommaire qui permet sans doute de distinguer la Banque postale et le Crédit coopératif et de stigmatiser la BNP ou la Société générale. Mais quid du Crédit mutuel, dont la politique est correcte sans être particulièrement environnementale et citoyenne ? Un manque auquel le député dit vouloir remédier. Tout en se félicitant de l’acquis : à son corps défendant, l’ex-joueur de Manchester United a mis à la portée du citoyen lambda la question de l’éthique financière.

------------

sur le même sujet :

lu sur :

http://www.liberation.fr/economie/01012309829-l-accessibilite-dans-le-detail

La Banque postale, l’accessibilité dans le détail

Schizophrène,la Banque postale ? A la fois «banque comme les autres» et«banque pas comme les autres», comme le dit aujourd’hui son slogan. Difficile de ne pas jouer sur les deux tableaux quand on vient «du fond des âges», selon l’expression d’un pilier de la maison, qu’on a bâti sa singularité autour du Livret A et du logement social, mais qu’on ambitionne comme aujourd’huide disputer aux banques commerciales ses clients.

Ce qui la distingue ? «L’accessibilité bancaire», lance un syndicaliste de Sud, ultra-vigilant sur ce registre, et aussi une tarification plutôt douce. Le changement de statut de La Poste, devenue société anonyme au début de 2010, a même plutôt renforcé sa vocation sociale. «Il n’y a qu’à la Poste qu’on peut ouvrir un Livret A à partir de 1,5 euro, s’en servir comme d’un porte-monnaie pour de minuscules montants, effectuer des virements gratuits, ou se faire établir un chèque (de banque) pour payer la cantine quand on est RMiste», énumère le militant.

100 % publique. Pas comme les autres, la Banque postale l’est parce qu’elle se limite à la banque de détail. «Nous n’avons pas perdu un euro dans les subprimes», s’était gargarisé, son patron, Patrick Werner, au lendemain de la chute de Lehman Brothers.

Différente aussi, parce qu’elle est 100% publique. Et ses bénéfices (588 millions d’euros de résultat net en 2009) vont à l’Etat. Mais qu’en sera-t-il demain ? La Banque postale, en bonne forme aujourd’hui, revient de loin. «On a bancarisé les Français avec la création des comptes chèques postaux (CCP). On a atteint 50% de parts de marché [en 1960, ndlr], et après, parce qu’on offrait un service au rabais [pas de découvert bancaire, pas de crédit…]et trop de rigidité, les clients ont commencé à nous quitter», se souvient un ancien.

Le rebond qui va créer et mettre en orbite la Banque postale date de 2005. Sous la forme d’un amendement greffé au détour de la transposition d’une directive postale. Il est déposé par le sénateur Pierre Hérisson, et n’a rien à voir avec le sujet du jour. L’amendement prend les banques par surprise, et passe, soutenu par le gouvernement d’alors (Chirac à l’Elysée, Raffarin à Matignon).

Une fois créée - le 1er janvier 2006 -, la Banque postale se rue sur tous les métiers : crédit immobilier, crédit à la consommation, assurance voiture et habitation (depuis décembre 2009), complémentaire santé l’an prochain.

Crédit resserré. En se banalisant, va-t-elle perdre son âme ? La Poste s’en défend. Chez elle, le crédit conso, selon sa pub, «c’est pour les moments importants, pas pour les envies du moment». Il «s’accorde ou se refuse». La Banque postale aurait même tellement resserré le crédit qu’elle peinerait à atteindre ses objectifs.

Etablissement des pauvres, la Banque postale n’oublie pas les riches. Après Cachemire, (accessible à partir de 24 000 euros), la Poste a lancé Toscane, (mise de départ 200 000 euros) en septembre, un produit spécial ISF, et labellisé «optimisation fiscale». Elle compte 800 000 clients patrimoniaux. Son image est au top, celle d’«une banque aux services accessibles» et d’«une marque qui appartient au patrimoine collectif», loin devant les autres, selon une étude récente d’Euro RSCG.

 

---------------

lu sur :

http://www.liberation.fr/economie/01012309830-le-champion-du-participatif

 Le Crédit coopératif, champion du participatif

A défaut de faire sauter la banque, les citoyens peuvent opter pour les établissements qui jouent la solidarité. En France, le Crédit coopératif est en tête de liste. «Une autre manière d’être banquier, c’est de faire naître de nouvelles façons d’entreprendre, utiles à ceux qui veulent faire changer le monde, explique Jean-Louis Bancel, président du Crédit coopératif. La banque ne doit pas être une fin en soi, mais un service.»

Son fonctionnement coopératif et son mode de gouvernance en sont les fondements. Sa gamme de produits l’illustration. Le Crédit coopératif a, le premier, inventé une carte bancaire de partage. Traduction : à la souscription de la carte Agir de la banque, un client peut sélectionner une association, une ONG ou une fondation qui se voit alors attribuer 3 euros et reçoit 6 centimes à chaque utilisation de la carte. «Attention, ce n’est pas le client qui paie, mais la banque sur ses propres fonds, explique Jean-Louis Bancel. Ce système pousse des clients à s’interroger sur la destination de leurs dépôts. Ils peuvent, en partie, en choisir l’affectation. Nous sommes là au cœur de l’esprit participatif.» Sur les 323 000 clients que comptait la banque en 2009, plus de 10% ont choisi cette carte.

Même principe pour l’épargne : les particuliers ou les associations qui ouvrent un Livret A au Crédit coopératif ont la possibilité de reverser une partie des intérêts à l’association de leurs choix. Et ça marche. Non seulement le nombre des clients augmente d’une année sur l’autre, mais le mouvement s’accélère au fur et à mesure que croît la défiance vis-à-vis des pratiques des banques classiques.

Microfinance. En 2009, l’encours des crédits s’élevait à plus de 8 milliards d’euros. Et 70% des crédits accordés le sont à une clientèle constituée d’associations culturelles, d’enseignement, de santé, mais aussi de collectivités territoriales, de syndicats, de mutualités et d’offices chargés d’habitat social. Ses ressources ? Essentiellement les dépôts de sa clientèle.

Bien sûr, la banque n’est pas étrangère au reste de la finance. Chaque jour, elle prête ou emprunte à d’autres banques, pour assurer sa «liquidité». Mais ici, pas question de superbonus et encore moins de paradis fiscaux. Pour sa politique de crédit, l’établissement, créé en 1893 par des associations ouvrières, prend en compte des critères extrafinanciers. Ainsi, il réduit les taux d’intérêt pour les financements d’habitats écologiques. Et n’hésite pas à jouer le banquier du monde de la microfinance.

Lehman Brothers. En Europe, ces banques d’un autre genre pèsent près de 7% du produit net bancaire (PNB) avec près de 528 000 clients. Et sur la trentaine de pays concernés, la première marche du podium va au Crédit coopératif. Ce dernier aurait-il inventé la banque où finance et morale font bon ménage ? «Nous restons modestes, tempère son président. Mais nous montrons qu’on peut mettre en œuvre des solutions alternatives.» Pourtant, même là, le risque zéro n’existe pas. Par souci de transparence, le Crédit coopératif ne cache pas ses pertes : 20 millions sur des obligations Lehman Brothers ; 30 millions sur la dette islandaise…

Mais la gouvernance en est sortie inchangée : la majorité des 30 000 sociétaires (et non pas actionnaires) de l’établissement ont reconduit les dirigeants. Les mécontents ont cédé leurs parts. A 15,50 euros la part, prix auquel ils l’avaient achetée. Car ici, pas de profit sur le capital. Esprit coopératif oblige.

24/12/2010

Évolution des populations humaines : nouvelle découverte

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/12/24/la-fillette-de-denisova-mere-d-une-autre-humanite_1457433_3244.html

La fillette de Denisova, mère d'une autre humanité

L'analyse génétique d'une phalange et d'une dent de plus de 50 000 ans complique notre généalogie.

Pour les paléoanthropologues, l'homme de l'année est une fillette. Elle vécut en Sibérie il y a plus de 50 000 ans et appartenait à une autre humanité, dont on ne retrouve de ténues traces génétiques que chez les populations actuelles de Papouasie-Nouvelle-Guinée. De cette enfant, il ne restait pourtant rien, ou presque. Seulement un fragment d'auriculaire trouvé par des chercheurs russes dans la grotte de Denisova, dans l'Altaï, en 2008. En mars, une équipe internationale conduite par Svante Pääbo (Institut Max Planck d'anthropologie évolutive de Leipzig) avait révélé son existence et livré une première analyse de l'ADN tiré de ce bout d'os (Le Monde du 27 mars).

"X woman", pensait-on alors, devait avoir environ 40 000 ans. Elle appartenait bien au genre Homo, mais à une lignée distincte de sapiens (c'est-à-dire nous-mêmes) et de neanderthalensis. Sa découverte était exceptionnelle à plusieurs titres : pour la première fois, un être réputé nouveau était présenté à la communauté paléontologique non pas sur la foi des seules données anatomiques, mais grâce à l'analyse génétique. En outre, cette analyse révélait qu'à une époque pas si reculée, la Terre était peuplée d'au moins trois humanités susceptibles de s'être croisées. Voire quatre, si l'on tient compte, plus près de nous, de l'homme de Florès (Homo floresiensis), découvert en Indonésie en 2003 et qui vivait encore il y a 13 000 ans.

L'irruption de l'enfant de Denisova laissait cependant ouverte une foule de questions. Une nouvelle analyse génétique, dont les résultats ont été publiés jeudi 23 décembre dans la revue Nature, permet d'y répondre pour partie.

Svante Pääbo et ses collègues se sont cette fois attaqués à l'ADN nucléaire. Les mutations de l'ADN mitochondrial, qui avait fait l'objet de la publication précédente, fournissent une horloge moléculaire pour dater l'ancêtre commun d'individus que l'on souhaite comparer. Mais cet -ADNmt a l'inconvénient d'être d'origine strictement maternelle, et sujet à des "dérives" difficiles à interpréter.

L'ADN du noyau cellulaire, issu de la fusion du patrimoine génétique des deux parents, raconte une histoire beaucoup plus riche : "Un seul individu offre alors un échantillon statistique de la population qui l'a précédé", résume Jean-Jacques Hublin (Institut Max Planck de Leipzig), cosignataire de l'article.

L'analyse est d'autant plus pertinente qu'on aura élargi la base de comparaison : en l'occurrence, les chercheurs disposaient de données sur des sapiens d'origine géographique variée, sur le chimpanzé et sur divers néandertaliens. C'est d'ailleurs l'équipe de Leipzig qui, en mai, a montré que l'homme de Neandertal a légué une partie de son ADN (environ 2,5 %) aux humains actuels, à l'exception des populations subsahariennes.

Le résultat de ces nouvelles comparaisons ? La fillette de Denisova voit sa singularité confirmée : elle est située sur un rameau frère de celui des néandertaliens. Les chercheurs, s'ils hésitent à parler d'une espèce nouvelle, parlent des dénisoviens, pour désigner ce groupe humain.

L'histoire qui se dessine est celle-ci : il y a environ 800 000 ans, une divergence apparaît chez le groupe humain qui va donner naissance aux néandertaliens et à l'homme moderne. 160 000 ans plus tard, la branche ancestrale des futurs néandertaliens se divise à nouveau pour donner un rameau qui conduit aux dénisoviens.

L'analyse génétique offre une surprise supplémentaire : parmi tous les hommes actuels, on trouve des fragments d'ADN dénisoviens chez les seuls Papous de Nouvelle-Guinée et de l'île de Bougainville - jusqu'à 5 % du génome ! Pour que ce brassage intervienne, il a fallu que des dénisoviens se trouvent sur le passage d'hommes modernes, sortis d'Afrique il y a environ 55 000 ans et qui ont colonisé l'Asie du Sud-Est, en chemin vers la Mélanésie, où ils apparaissent il y a 45 000 ans.

La répartition géographique des dénisoviens s'étendait donc bien au-delà de l'Altaï. Pour Jean-Jacques Hublin, "l'un des enjeux sera désormais de faire le lien entre cette lignée identifiée de manière génétique et les fossiles déjà trouvés dans cette région". Eva-Maria Geigl (Institut Jacques Monod, CNRS, université Paris-VII) se réjouit de la mise en évidence de ces mélanges génétiques entre des populations sorties d'Afrique il y a plus de 500 000 ans pour coloniser l'Eurasie et d'autres ayant quitté le berceau africain bien plus récemment (il y a 100 000 à 50 000 ans) : "Cela permet d'amorcer une synthèse entre l'hypothèse d'une origine multirégionale de l'homme moderne et celle de son origine africaine", estime-t-elle. Deux visions qui engendrent des guerres de tranchées entre spécialistes.

Une molaire a, en outre, été exhumée à Denisova. Son ADNmt permet d'affirmer qu'elle appartenait elle aussi à un dénisovien, qui a occupé les lieux à quelque 7 500 ans de distance de la fillette. Cette molaire a la particularité d'être très grosse, très archaïque d'aspect. Pas plus que l'auriculaire, elle n'a pu être datée directement et remonterait soit à 30 000 ans, soit au-delà de 50 000.

Cette dent évoque "un casse-tête javanais qu'on a déjà connu avec les méganthropes, dont la taille de la mâchoire et des dents était surprenante, avance Pascal Picq (Collège de France). Avec ces résultats génétiques, on parvient à éclairer les relations entre sapiens et neandertal en Europe, et on commence tout juste à découvrir la complexité du puzzle en Asie."

L'année 2010 aura donc été très riche pour la paléogénomique. C'est celle de la découverte de la part néandertalienne chez les non-Africains actuels, et de l'héritage dénisovien chez les Papous. Les généticiens savent que ces avancées peuvent ressusciter des thèses racialistes. Aussi prennent-ils soin de préciser que cet ADN en héritage est non codant, c'est-à-dire qu'il n'a pas de fonction connue. Mais "quand bien même il commanderait des gènes, la différence génétique ne saurait justifier le racisme", insiste Pascal Picq.

 

Hervé Morin

 

Article paru dans l'édition du 25.12.10

23/12/2010

Pétition pour défendre l'Hôpital Public

NE LAISSEZ PAS FAIRE !

L’HÔPITAL PUBLIC EST VOTRE HÔPITAL DÉFENDEZ-LE AVEC NOUS !

 

- Défendez-le parce qu'’il assure des soins de qualité pour tous quels que soient les moyens de chacun. 

 

- Défendez-le parce que c’'est là que se font les grandes recherches d’'aujourd’hui qui permettront les progrès de demain. 

 

- Défendez-le parce que c'’est lui qui assure 80% des urgences, c’'est lui qui a fait face hier à l'’épidémie de SIDA et à la canicule et qui pourra faire face à une pandémie grippale. 

 

- Défendez-le parce que c'’est lui qui prend en charge les cas les plus graves ou les plus complexes à tous les âges de la vie. 

 

- Défendez-le parce que les autres pays nous l'’envient. 

 

La loi HPST dite loi Bachelot a supprimé l'’appellation de « Service Public Hospitalier ». Elle ne parle plus que d’' « Établissement de Santé ».

Elle cherche à transformer l'’hôpital public en entreprise. Pour être rentable l'’hôpital devra sélectionner les pathologies et les patients, et diminuer le nombre de personnels : moins d'’infirmières, moins d’'aides soignantes, moins de médecins, moins de secrétaires, moins d’'assistantes sociales. 

 

Il est prévu de supprimer 20 000 emplois dans l'’ensemble des hôpitaux.

 

NE LAISSEZ PAS FAIRE !

POUR DÉFENDRE VOTRE HÔPITAL PUBLIC ASSURANT L'’ACCÈS ÉGAL POUR TOUS À DES SOINS DE QUALITÉ, SIGNEZ LA PÉTITION NATIONALE QUI SERA ADRESSÉE AU PARLEMENT ET AU GOUVERNEMENT:

 

« Je défends l'’Hôpital Public, lieu de formation des professions médicales et paramédicales, de l’'innovation et des progrès thérapeutiques, qui offre à tous, sans discrimination, des soins de qualité.

 

Je m'’oppose à son démantèlement qu'’annonce d'’une part un nouveau mode de direction qui aura pour souci principal la rentabilité, d'’autre part des suppressions d'’emplois non justifiées qui altèreront la qualité des soins. L'Hôpital Public doit avoir un financement lui permettant de remplir ses missions.» 

 

JE SIGNE LA PÉTITION 

 

LIEN VERS LE SITE DU MDHP   

 

http://petition-mdhp.fr/petition.php 

Vos découverts rapportent deux milliards d'euros aux banques par an

lu sur :

http://www.liberation.fr/economie/01012309710-vos-decouverts-rapportent-deux-milliards-d-euros-aux-banques-par-an

Vos découverts rapportent deux milliards d'euros aux banques par an

Sous la pression du gouvernement et des consommateurs, le secteur devrait trouver d'autres solutions pour réduire ces frais. 

23/12/2010 à 10h58           

L’ensemble des frais liés aux découverts assure aux banques plusieurs milliards d’euros de revenus par an, une ressource précieuse qui devrait pourtant se réduire sous la pression des consommateurs et du gouvernement, poussant le secteur à trouver des solutions de substitution.

Le Canard enchaîné estimait mercredi à deux milliards d’euros annuels les revenus liés au découvert, en l’absence de chiffre officiel.

Le montant avancé comprenait les agios liés aux découverts autorisés, mais aussi les commissions dites d’intervention, qui sont prélevées à chaque fois qu’un client dépasse le montant autorisé ou se met à découvert sans y avoir été autorisé préalablement.

Le taux d’intérêt va d’environ 11% à 15% selon les réseaux pour le découvert autorisé, mais oscille plutôt entre 15% et 19% pour les dépassements non autorisés.
La commission d’intervention, qui s’ajoute aux agios payés sur le découvert, coûte entre 5 et 10 euros.

Taux illégal de découvert non autorisé

«Pour un paiement représentatif, toutes les banques pratiquent donc un taux usuraire (supérieur au plafond fixé par la loi, ndlr), et donc illégal, de découvert non autorisé», avait fait valoir l’association UFC-Que Choisir dans une étude publiée en juin.

En additionnant tous les frais liés au découvert, selon Eric Delannoy, vice-président du cabinet de conseil Weave, l’ensemble pèse entre 8% et 14% des revenus des établissements français sur l’activité banque de détail.

Sur la base du chiffre d’affaires des neuf principaux réseaux, les comptes dans le rouge auraient rapporté aux banques environ six milliards d’euros en 2009. «On ne va pas vous dire que ce n’est pas une source de PNB» (produit net bancaire, équivalent du chiffre d’affaires), reconnaît un banquier, sous couvert d’anonymat.

Bien qu’en nette diminution depuis la crise financière, les taux pratiqués restent élevés. Et aucune des banques interrogées par l’AFP n’explique comment ils sont fixés. «Les banques tarifient tout ce qu’elles font, à des niveaux qu’elles sont incapables de justifier», regrette Reine-Claude Mader, présidente de l’association Consommation, logement et cadre de vie (CLCV).

Baisse des frais et des commissions

Pour Eric Delannoy, la loi sur le crédit à la consommation, initiée par la ministre de l’Economie Christine Lagarde devrait faire fondre ces revenus en modifiant la fixation du taux d’usure, le taux maximum applicable aux crédits. A compter de mai 2011, ce taux ne sera plus déterminé selon la nature du crédit mais selon son montant, ce qui doit contribuer à le faire baisser. Conséquence directe, «les banques anticipent une baisse des revenus liés au découvert comprise entre 30% et 50%», estime Eric Delannoy.

Par ailleurs, dans la foulée d’un rapport commandé par Bercy et publié en juillet, les banques se sont engagées à diviser par deux leurs commissions d’intervention pour les clients les plus fragiles. Le nombre de commissions sera aussi plafonné par jour ou par mois «pour éviter des effets cumulatifs excessifs», selon la Fédération bancaire française (FBF). Face à la perspective d’une contraction de leurs revenus traditionnels, «les banques cherchent à réinventer leur relation avec les clients» et à trouver d’autres sources de chiffre d’affaires, relève Eric Delannoy.

Outre la baisse des frais et commissions, les associations, ainsi que le Comité consultatif du secteur financier (CCSF) qui réunit toutes les parties, militent aussi pour une transparence accrue. «Les gens ne savent pas réellement ce qu’ils payent», affirme Mme Mader, qui réclame la suppression du terme «commission d’intervention», que «les clients ne comprennent pas».

(Source AFP)

22/12/2010

Discrimination : trois cent soixante cheminots attaquent la SNCF

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/transports-trois-cent-soixante-cheminots-attaquent-la-sncf-21-12-2010-1278028_23.php

  • Trois cent soixante cheminots attaquent la SNCF

    Par Pablo René-Worms            

  • "Une véritable humiliation", c'est ce qu'ont subi au moins 360 salariés et retraités de la SNCF d'origine marocaine, selon leur avocat Léopold Mendes. Privés du statut de cheminot du fait de leur nationalité, ils ont attaqué l'entreprise publique devant la justice, qui examinera leur dossier en 2011. Recrutés directement au Maroc entre 1972 et 1974, ces cheminots - qui pourraient être au nombre de 2.000 selon certaines estimations - n'ont jamais pu obtenir le statut - classique à la SNCF - de cadre permanent. En cause, une clause de nationalité censée réserver ce statut aux seuls détenteurs de la nationalité française, alors que la majorité d'entre eux, après des années de travail en France, ont obtenu la nationalité française... Un statut que les ressortissants de l'Union européenne peuvent également obtenir depuis quelques années et qui devrait être étendu aux ressortissants du Maghreb en raison des accords Euro-Méditerrannée de 1996, qui prévoient une absence de discrimination pour les ressortissants d'Afrique du Nord selon Me Mendes. La direction de la SNCF a refusé de répondre à nos sollicitations.

    Mais pour les 360 salariés qui ont porté plainte, la discrimination a bien été réelle tout au long de leur carrière. Refus d'accès aux examens, absence d'intégration au processus de notation, refus de prise en compte de l'ancienneté, leur avancement dans l'entreprise publique n'est en rien comparable à celui de leurs collègues, il est même impossible. D'ailleurs, certains d'entre eux, qui avaient malgré tout réussi à passer entre les gouttes et à réussir les concours, se sont vu refuser des promotions du fait de leur statut, selon Me Mendes. Enfin, leur retraite diffère également de celle des autres employés. Impossible pour eux de la prendre à 55 ans, alors que la plupart travaillent toujours en plein air, sans compter que leur pension est largement inférieure à celle de leurs ex-collègues. Elle serait comprise entre 800 et 1.200 euros pour eux, tandis qu'elle est comprise entre 1.500 et 2.000 euros par mois pour les ex-cadres permanents. Sans compter qu'ils n'ont pas accès à la caisse de prévoyance des cheminots.

    Pas le droit aux avantages sociaux

    La SNCF, reconnue comme une des rares entreprises où il est aisé de progresser dans sa carrière, leur a donc refusé un droit qu'elle accordait à ses autres employés. Certains, après trente ans d'ancienneté, travaillent toujours en gare de triage, selon Me Mendes, alors que, en principe, les cheminots ne restent pas plus de deux ans au même échelon. Pourtant, le contrat de travail qu'ils avaient signé lors de leur embauche stipulait clairement que le travailleur étranger "a droit au même régime de travail que les ouvriers français" et qu'il "doit recevoir à travail égal une rémunération égale à celle de l'ouvrier français de même catégorie". Une rémunération loin de l'être puisque, en fin de carrière, les cheminots marocains gagnent aux alentours du Smic, soit la moitié de la rémunération d'un cheminot ayant le statut de cadre permanent. Par ailleurs, jusque dans les années 1980, ils n'avaient pas le droit aux avantages sociaux de la SNCF, par exemple ceux liés aux tarifs préférentiels pour les billets de train.

    Si la discrimination était prouvée lors des audiences prud'homales qui se dérouleront en mars et en octobre prochain, la SNCF se verrait dans l'obligation de compenser la différence de traitement dont ses salariés étrangers prétendent avoir été victimes. Une indemnisation qui est évaluée entre 300.000 et 400.000 euros par Me Mendes.

    Noël en Chine

    lu sur :

    http://www.letemps.ch/Page/Uuid/7337db5e-0d4a-11e0-8878-76b803449127|0

    A Yiwu, le Père Noël «made in China»

    Chine mercredi22 décembre 2010

    Pierre Tiessen

    La Chine produit près de 70% des objets de Fêtes vendus dans le monde. Pour respecter les échéances, les usines du sud du pays ont accéléré les horaires, avec des salaires pour les ouvriers toujours dérisoires

    Bing Lou tourne en rond, agite en l’air un cutter, fait venir quelques cartons de son stock. «Vous arrivez un peu tard. Pour nous Noël, c’est déjà du passé cette année», s’excuse ce jeune vendeur, à plusieurs semaines du réveillon. Et de déplier tout de même, sous les yeux attentifs d’un acheteur espagnol, un sapin artificiel haut de deux mètres. «Je peux essayer de vous en livrer mille dans trois jours mais pas avant.» Prix à l’unité: 76 yuans (11 francs). Marché conclu.

    A Yiwu, ville secondaire du Zhejiang (au sud de Shanghai), les affaires vont vite. C’est en effet ici que s’écoule, depuis plus de 100 000 stands répartis sur des kilomètres de galeries, tout ce que la Chine produit à bas prix: des centaines de millions de paires de chaussettes, des montagnes de couettes, de luminaires, de vaisselle; des allées sans fin de couronnes de Noël et de boules décoratives. Un énorme bric-à-brac qui attire chaque jour jusqu’à 5000 marchands et grossistes du monde entier (Moyen-Orient et Afrique en tête). «C’est le plus gros marché pour professionnels du pays», explique Ying Hong qui tient une minuscule boutique d’exposition, remplie de Pères Noël miniatures en plâtre. «Nous négocions de très gros volumes [rarement moins de 10 000 pièces]». Les prix sont imbattables. Calculettes à la main, les vendeurs se disputent des centimes de centimes. L’un propose une guirlande argentée à 1,5 yuan (20 centimes) tandis qu’un autre, à quelques pas, vend la même à 1,4 yuan.

    Cette année encore, près de 70% des jouets, des boules, des sapins décorés et des guirlandes vendus dans le monde sont estampillés made in China. A Yiwu et dans toute la partie sud du pays, des armées d’ouvriers font depuis des mois les «trois-huit» ou les «deux-douze» pour pouvoir livrer à temps ces objets de Fêtes. Ils travaillent de huit à douze heures par jour – six jours par semaine – pour un salaire mensuel qui oscille, selon la pénibilité du poste occupé, entre 1200 et 2000 yuans (172 et 286 francs). «C’est dérisoire», fulmine l’universitaire Liu Kaiming, spécialiste du droit du travail et fondateur à Shenzhen de l’Institut d’observation contemporaine. «Ce sont eux, ces ouvriers, qui font tourner l’énorme machine de production du pays.»

    Il y a tout juste six mois pourtant, plusieurs milliers de travailleurs migrants avaient osé faire grève aux portes d’usines étrangères (Foxconn, Honda, Toyota, etc.) pour réclamer des hausses de salaire et des horaires moins durs. Le Parti communistre avait laissé faire avant d’annoncer – de peur de se mettre à dos cette classe ouvrière estimée à 300 millions de personnes – une réévaluation des salaires de 20%. Aujourd’hui, «les choses se sont améliorées», reconnaît Qiang Li, représentant de l’ONG américaine China Labor Watch (CLW). Chez Foxconn notamment, «85% des ouvriers ont été augmentés». Mais ça reste «insuffisant», estime Qiang Li. «Les conditions de travail sont souvent inacceptables.» Deux importants sous-traitants de Disney, fabricants de peluches du Guangdong, viennent d’ailleurs d’être épinglés dans un dernier rapport que CLW vient de publier. On y apprend que les ouvriers – dont certains ont moins de 16 ans – accumulent chaque semaine jusqu’à trente-cinq heures de travail supplémentaires, payées chacune 6,5 yuans (93 centimes), qui viennent s’ajouter aux quarante-huit heures légales!

    Fang Li, en tout cas, veut croire au changement. A 21 ans, cette ouvrière sans diplôme croisée à Shenzhen il y a quelques mois espère pouvoir vivre comme «une Chinoise urbaine normale». Comme la plupart des jeunes travailleurs migrants, nés dans les années 1980 ou 1990, c’est en ville qu’elle veut s’installer. «Je ne retournerai pas chez mes parents, dans le Henan [à plus de 1000 kilomètres au nord]. Je veux pouvoir acheter un appartement ici, trouver un mari.» Mais avec ses 1400 yuans (200 francs) de revenus mensuels, Fang Li sait aussi qu’un énorme fossé la sépare de cette jeunesse au col blanc, qualifiée et qu’elle croise quand elle s’aventure en dehors de son dortoir. «S’il arrive à trouver un travail à Shenzhen, un jeune diplômé peut espérer gagner entre 6000 et 8000 yuans chaque mois [entre 860 et 1145 francs]», soupire-t-elle. «Ici tout coûte très cher. Les gens comme moi n’ont pas les moyens de vivre normalement.» Pour Fang Li aussi, l’urgence, c’est donc le salaire. Travailler plus pour gagner plus. Dès qu’elle le peut, elle cumule les heures supplémentaires. «Il m’arrive de travailler plus de soixante heures par semaine. Si je veux mettre un peu de côté, je n’ai pas le choix.» D’autant moins que son syndicat [All China Confederation of Trade Union, la centrale syndicale officielle, contrôlée par le Parti] ne sert, selon la jeune fille, à rien. «J’ai lu dans les journaux que les salaires minimaux avaient été augmentés dans plusieurs régions, mais c’est le gouvernement qui y a pensé et qui l’a décidé, pas le syndicat.»

    21/12/2010

    Mediator, travail de nuit, santé publique

    lu sur :

    http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

    Mardi 21 décembre 2010

    L’affaire Mediator prend de l’ampleur
    Jean-Marie Le Guen, médecin et député PS, considère que le Mediator est "de loin la plus grosse affaire de santé publique qu'ait eu à connaître notre pays". Il serait responsable de 1 000 à 2 000 décès selon une étude remise à l'Afssaps par des chercheurs de l'Inserm, mais cinq millions de patients ont pris cet antidiabétique, dont 2,9 millions pour une durée supérieure à trois mois. Le Pr. Bernard Debré, député UMP, appelle les sept ministres de la Santé qui se sont succédé depuis 1998 à "s'exprimer" sur la question et "assumer" d'éventuelles erreurs. Le Pr Bernard Bégaud (université de Bordeaux) considère pour sa part que le "maintien sur le marché (du Mediator et son remboursement à hauteur de 65 % relèvent de l'anomalie".
    Agence France Presse_Fil Eco , 20/12/2010 - Croix [La] , 21/12/2010 - France Soir , 21/12/2010 - Echos_2eme Edition [Les] , 21/12/2010
     
    Travail de nuit : le Conseil économique, social et environnemental demande des mesures
    Le Cese (Conseil économique, social et environnemental) publie un rapport sur le travail de nuit, qui concerne aujourd'hui un salarié sur cinq.
    "Outre d'évidentes perturbations dans la vie sociale et familiale, il est potentiellement dangereux pour la santé", lit-on dans L'Humanité. Le travail de nuit favorise en effet les troubles digestifs, ceux du sommeil, les risques cardio-vasculaires et serait encore un "agent probablement cancérogène".
    Le Cese estime que sa justification ("assurer la continuité de l'activité") est floue.
    Il demande que ce travail soit assorti de loisirs compensateurs et que le salarié renoue avec des horaires diurnes après un certain nombre d'années passées à travailler de nuit.
    Humanité [L'] , 21/12/2010

    20/12/2010

    La philosophie de NESTLÉ

    Un extrait de "WE FEED THE WORLD",
    un film toujours d'actualité:
    .
    http://www.youtube.com/watch?v=jYMQ1dgPXLE&feature=pl...

    Ne manquez pas la chute de la fin, criante de vérité...

    Le MEDIATOR, un problème de NOTRE société

    lu sur :

    http://www.lepoint.fr/societe/mediator-ce-poison-rembourse-a-65-18-12-2010-1276961_23.php

    Mediator, ce "poison remboursé à 65 %"

  • Par Émilie Lanez            

  • Le Point - Publié le 18/12/2010 à 13:34 - Modifié le 18/12/2010 à 15:33

    Que fut le plus pénible ? Les pressions diffuses, l'inertie des autorités sanitaires, les réticences des confrères, les soupirs des quatre enfants qui voient leur mère "la tête ailleurs", les nuits de veille devant l'ordinateur, les retards pris dans les consultations ? "Le plus dur aura été de savoir ce qu'il y avait dans le Mediator." Irène Frachon, 47 ans, pneumologue à l'hôpital de Brest, a dû enquêter quinze mois pour découvrir de quoi était composé cet adjuvant, vendu massivement dans nos pharmacies depuis 1976. Pour réaliser que dans ce médicament prescrit aux diabétiques, détourné comme coupe-faim, interdit partout ailleurs dans le monde, il y a une molécule - le benfluorex -, un dérivé d'amphétamine qui, ingéré, produit un métabolite toxique, la norfenfluramine. Un médicament qui pouvait donc se transformer en poison, attaquer les valves cardiaques, les déformant, provoquant des valvulopathies. Incidence : 0,5 cas grave pour 1.000 patients traités. Sachant que 300.000 Français ont avalé du Mediator chaque matin au petit déjeuner pendant trente-trois ans... Cinq millions de consommateurs de 1976 à 2009.

    Irène Frachon, c'est l'histoire d'une femme formidable. La consolante aventure d'un médecin de province qui révèle un scandale national de santé publique. "Elle n'a jamais hésité à dire ce qu'elle pensait ; déjà, gamine, sa parole était forte", se souvient une de ses amies, Hélène Debray. "Une femme qui ne se vante jamais, elle fonce", confie Fabienne, sa coiffeuse. "Elle a vu ce que tous les médecins auraient pu voir, confie, admirative, son ancienne chef de service à l'hôpital Foch, Isabelle Caubarrère, mais elle, elle a fait tilt." En février 2007, la pneumologue visite une patiente obèse, suffocante. Elle soulève la pancarte au pied du lit. Dans la liste des traitements : du Mediator. "Je me suis souvenue d'un article lu dans Prescrire, s'indignant que le benfluorex circule encore sous le nom de Mediator. J'ai cherché à comprendre." Trois ans plus tard, le médicament sera suspendu.

    Lobbys

    Entre l'évocation de son rendez-vous à l'Inspection générale des affaires sociales - "ils écarquillent les yeux, mais sont très attentifs" - et celle de son passage chez Ruquier - "Je n'ai pas la télé, c'est bien, cette émission ?" -, elle montre des vidéos de ses enfants, puis reprend son fil, méthodique, toute droite, croix huguenote autour du cou. "Cette affaire a fait exploser ma vie quotidienne. J'ai quitté le monde des Bisounours et compris la puissance de la désinformation des lobbys. Car, en France, on s'est arraché la gueule pendant trois ans pour faire retirer un truc déjà interdit partout. Aux États-Unis, en 1970, on a interdit toute la famille de médicaments à laquelle appartient la molécule du Mediator. On nous a vendu un poison remboursé à 65 % par la Sécu, c'est pas dingue, ça ?"

    Pourquoi Irène Frachon a-t-elle compris que quelque chose clochait gravement dans ce médicament, "pour lequel il fallait être Prix Nobel de médecine pour parvenir à lire la notice de composition ? Parce que, jeune interne, elle a entendu parler de l'isoméride, un dérivé amphétaminique prescrit comme coupe-faim, interdit en 1997. Ses copains médecins, en pointe sur l'affaire, lui ont raconté les détectives privés qui les filaient, les pressions énormes dans leur service hospitalier, les publications qui s'annulaient, les congrès qui se fermaient, les crédits - toujours privés - qui fondaient... Or, l'isoméride est une formule chimique cousine du Mediator, partageant le même métabolite. L'un fut supprimé. L'autre continuait d'être prescrit. La fille de militaire, mariée à un polytechnicien, ingénieur de l'armement et hydrographe, a foncé. Stratège. Elle a évalué les risques. Habitant Brest, "cela serait plus compliqué pour venir me chercher des noises", "praticien hospitalier, on ne pouvait pas trop peser sur mes financements", et puis "il me fallait me documenter sur tout, j'ai compris que les autorités sanitaires ne me passeraient aucune faiblesse". Irène Frachon n'est pas tout à fait isolée. Son inquiétude est partagée par quelques agences sanitaires, mais l'inertie - la collusion ? - est pesante. En 1999, la Commission de la transparence, dépendante de la Haute Autorité de santé, rend un avis défavorable au remboursement pour "absence d'intérêt thérapeutique". Avis non suivi par le ministère. Le médicament n'est pas très efficace - on ne sait pas encore qu'il peut tuer -, mais il continuera d'être remboursé. En 2003, il est retiré du marché espagnol. En 2005, il figure dans la liste des produits retirés de l'Organisation mondiale de la santé. En France, rien ne bouge. C'est que son fabricant, les laboratoires Servier, est une belle et grande entreprise française : 20.000 emplois, dont 3.000 exclusivement voués à la recherche. Pourquoi se fâcher ?... En mars 2007, la Commission nationale de la pharmacovigilance rend un avis mitigé. En 2008, un médecin écrit aux laboratoires Servier, s'enquérant de ces bruits troublants. Réponse : "Le Mediator 150 mg présente une bonne sécurité d'emploi (...). Et une bonne tolérance cardio-vasculaire."

    Victimes

    Le docteur Frachon a étudié tous les dossiers médicaux de patients décédés ou hospitalisés pour des valvulopathies, alerté ses copains pour qu'ils exhument leurs archives, vérifié, recoupé les publications espagnoles, américaines et même gabonaises. "Chaque fois, la même histoire. Des femmes qui veulent maigrir, puis s'essoufflent. On les surveille, on les hospitalise, elles repartent, continuent d'avaler leur coupe-faim, respirent de plus en plus mal."

    Irène Frachon réclame des autopsies, photographie au bloc ces valves cardiaques déformées. En février 2009, elle déclare onze cas de valvulopathie à son agence régionale de pharmacovigilance. En juin, l'Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) l'invite à présenter ses conclusions. "Cinq diapos, un bref speech, et puis au revoir. Dans ces instances, on ne voit pas les malades, on les oublie." L'Afssaps est embarrassée par ces découvertes confondantes, car son financement dépend des industriels. La règle est en effet que les laboratoires paient l'instance qui évalue et autorise leurs médicaments. Donc, l'agence doit choisir d'interdire - ou pas - un produit commercialisé par l'un de ses contributeurs. Le 25 novembre 2009, le Mediator se voit retirer son autorisation de mise sur le marché. Fin de l'affaire ?

    Pas pour le médecin brestois, qui comprend que la suspension demeurera discrète. "Quand j'ai vu que le médicament était retiré en catimini, j'ai compris qu'on n'allait rien chercher. Et que mes patientes brestoises allaient attaquer en justice dans l'indifférence générale. J'ai décidé d'écrire un livre pour faire pression." Juin 2010 : elle publie son récit chez le libraire et éditeur Charles Kermarec. Une petite maison brestoise, Dialogues-fr. La couverture porte un sous-titre : "Combien de morts ?" Les laboratoires Servier obtiennent, en première instance, le retrait de cette couverture. "Cela a tué la diffusion du livre", déplore l'éditeur. Mais la censure irrite les éditeurs et scandalise les journaux. Branle-bas de combat, pétitions, enquêtes. Soudain, des victimes s'incarnent, on lit le chagrin des familles en deuil. La France découvre qu'on a prescrit, pendant trente-trois ans, un médicament dont on aurait pu savoir - depuis 1997 - qu'il comportait une molécule hautement suspecte. À la Cnam - "alors, eux, ils ont été impeccables" -, depuis plusieurs mois, on mouline des statistiques : combien de malades, combien de morts de valvulopathie ont reçu du Mediator ? "Là, ils se sont pris un cimetière en pleine tronche", dit le docteur Frachon. Le 15 novembre 2010, la Cnam évalue le nombre de morts à "au moins 500", et relève "3.500 hospitalisations". Les laboratoires Servier souhaitent apporter leur "contribution à la compréhension des chiffres avancés et à la réflexion qui sera menée pour l'amélioration du suivi des effets secondaires". Irène Frachon a vu Xavier Bertrand, ministre de la Santé, qui occupait déjà ce maroquin en 2006, lors des premières alertes. "Il m'a dit vouloir tout comprendre de cette affaire." Enfin.

    Mediator

    144 577 000 boîtes vendues depuis 1976.

    44e médicament le plus vendu en officine.

    Un mois de traitement coûte 15 euros, remboursés à 65%.

    L'assurance-maladie envoie cette semaine 350 000 lettres aux patients ayant pris du Mediator entre 2008 et 2009. Impossible de remonter informatiquement plus avant. Ces patients sont invités à consulter un médecin " afin qu'il puisse rechercher tout symptôme ou signe évocateur d'une atteinte d'une valve cardiaque ".

    ---------------

    lire aussi :

    Mediator : l'alerte aurait été donnée dès 1998

    sur le même sujet, lu sur :

    http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

     

    1 000 à 2 000 décès imputables au Mediator
    Le Figaro, en kiosque samedi dernier, révèle que l'Afssaps disposait de deux études pour évaluer le nombre des victimes du Mediator, l'une menée par Catherine Hill (Institut Gustave-Roussy) : elle calculait une fourchette comprise entre 500 et 1 000 morts, et l'autre, menée par deux chercheurs de l'Inserm, Mahmoud Zureik et Agnès Fournier. Cette dernière étude qui, contrairement à la première, prend en compte la mortalité à long terme, dénombrait entre 1 000 et 2 000 décès. Mahmoud Zureik explique que "les patients hospitalisés pour valvulopathies, même s'ils ne décèdent pas pendant les premières années après leur hospitalisation, restent sujets à une surmortalité à plus long terme". Confronté à cette nouvelle estimation, Xavier Bertrand convoquait, samedi, les trois épidémiologistes ayant mené les études, le directeur général de l'Afssaps Jean Marimbert, et le DGS Didier Houssin.
    Agence France Presse_Fil Eco , 17/12/2010 - Figaro [Le] , 20/12/2010 - Figaro [Le] , 18/12/2010 - Monde [Le] , 20/12/2010 - Echos [Les] , 20/12/2010 - Journal du Dimanche [Le] , 19/12/2010 - Libération , 20/12/2010 - Tribune [La] , 20/12/2010 - Croix [La] , 20/12/2010 - Metro_Paris , 20/12/2010
     
    Traitements amaigrissants : les "dérapages" de certains médecins
    Aujourd'hui en France se demande si l'affaire du Mediator n'est pas "la face émergée de l'iceberg du scandale des médicaments amaigrissants". Interviewé par le quotidien, le Dr André Desueur (Conseil national de l'ordre des médecins) dénonce des "prescriptions de complaisance", et pointe certains "dérapages" médicaux. Des médecins généralistes, endocrinologues, parfois gynéco-obstétriciens, ont pu détourner des médicaments de leurs indications premières (Mediator ou Prozac), les prescrivant à des patients souhaitant maigrir.

     

    19/12/2010

    Un herbicide de Syngenta responsable d’empoisonnements

    lu sur :

    http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4504

    Un herbicide de Syngenta responsable d’empoisonnements en Afrique

    15/12/2010

    Selon une étude récemment publiée, sur 296 empoisonnements aux pesticides avérés au Burkina Faso, 54 sont dus à l’herbicide Gramoxone de la multinationale suisse Syngenta. Sur la base de ce rapport, le Burkina Faso demande que le Paraquat, substance active du Gramoxone, soit inclus dans l’annexe à la Convention de Rotterdam listant les produits chimiques et pesticides dangereux.

    Comme le souligne l’association la Déclaration de Berne, cet ajout à l’annexe de la Convention pourrait avoir un impact majeur sur l’exportation du « produit phare de Syngenta » dans les pays en développement. En effet, celle-ci ferait alors l’objet d’une procédure de consentement préalable des pays d’importation, désormais éclairés sur les méfaits du produit.

    Or, nul doute que les divers pays concernés tiendraient compte de l’interdiction du Paraquat en Union européenne, retiré des substances autorisées en Europe le 11 juillet 2007. Cette décision avait d’ailleurs été suivie, en octobre 2007, de l’annonce par le fournisseur mondial de fruits et légumes et de fleurs coupées, Dole, de ne plus recourir au Paraquat au sein de ses exploitations agricoles.   

    Commercialisé par Syngenta sous l’appellation Gramoxone dans plus de 100 pays en 2007, cet herbicide est majoritairement employé dans les plantations de bananes, cacao, café, coton, huile de palme, ananas, caoutchouc et sucre de canne. Selon François Meienberg, responsable du programme alimentation & biodiversité de la Déclaration de Berne : « Syngenta sait depuis plusieurs années que l’utilisation du Paraquat entraîne des conséquences sérieuses sur la santé, en particulier dans les pays en développement. Malgré les victimes, le géant bâlois poursuit la promotion de son produit, en contradiction avec sa responsabilité sociale d’entreprise ».
    Reconnu comme très toxique et considéré CMR (cancérigène, mutagène et/ou reprotoxique), le Paraquat interfère avec le développement de l’embryon et favorise le développement de maladies telles que la maladie d’Alzheimer, de Parkinson, ou le diabète de type 2 selon le cancérologue Dominique Belpomme. Les symptômes générés par ce produit se traduisent par des maux de tête, des problèmes visuels, des vomissements, des évanouissements, des difficultés respiratoires et une destruction de la peau contaminée.

    Cécile Cassier

     

    17/12/2010

    La police danoise condamnée pour arrestations abusives lors du sommet de Copenhague

    lu sur :

    http://www.lemonde.fr/imprimer/article/2010/12/16/1454487.html

    La police danoise condamnée pour arrestations abusives lors du sommet de Copenhague

    Le tribunal a estimé que certaines des personnes arrêtées "étaient loin de faire partie de ce groupe" de fauteurs de trouble.

     

    LEMONDE.FR avec AFP | 16.12.10 | 16h14

    La police danoise a été condamnée jeudi 16 décembre pour avoir abusivement arrêté 250 manifestants en marge du sommet de Copenhague sur le climat en décembre 2009. Elle devra leur payer des indemnités "pour privation illégale de liberté durant le COP15 [conférence de l'ONU sur le changement climatique à Copenhague], a annoncé le tribunal de Copenhague.

    Sur les 1 900 personnes détenues durant plusieurs manifestations qui se sont déroulées du 11 au 16 décembre 2009 en marge du sommet, ces 250 avaient porté plainte contre la police. Un groupe de 178 de ces plaignants, arrêtés au cours de la grande manifestation du 12 décembre à laquelle avaient pris part environ 100 000 personnes qui avaient tenté d'approcher du Bella Center où se tenait le sommet, ont reçu un dédommagement de 9 000 couronnes danoises – 1 200 euros – chacun.

    ARRESTATIONS SANS MÉNAGEMENT

    Ils faisaient partie des 905 personnes interpellées lorsqu'un groupe de manifestants, vêtus de noir, avaient commencé à jeter des pierres sur la police.
    "La cour a estimé que (...) toutes les 905 personnes arrêtées étaient loin de faire partie de ce groupe" de fauteurs de trouble auquel aucune preuve ne liait les 178 plaignants.

    Les arrestations s'étaient déroulées sans ménagement, la police obligeant les manifestant à notamment rester assis pendant des heures sur le sol gelé en attendant d'être transportés dans un centre de détention. "La cour a considéré que les conditions de privation de liberté étaient dégradantes et violaient pour ces raisons la Convention européenne des droits de l'homme", ajoute le communiqué pour justifier le montant élevé des dommages et intérêts.

    Les 72 autres plaignants ont reçu chacun une compensation de 5 000 couronnes. Un an après l'échec du sommet de Copenhague, 200 pays se sont mis d'accord samedi 11 décembre à Cancun (Mexique) sur une série de mécanismes favorisant lutter contre le changement climatique.

     

    Londres : le Frontline Club au secours de Julian Assange

    lu sur :

    http://www.letemps.ch/Page/Uuid/4bb9714c-095c-11e0-9fde-91ffa1ed09fd|0

    Le Frontline Club au secours de Julian Assange

    Le directeur exécutif du mythique club de presse basé à Londres, Vaughan Smith, a offert aux juges de fournir une résidence au fondateur de WikiLeaks. L’Australien bénéficie d’une liberté sous caution et logera dans un manoir au nord de Londres en attendant la décision de justice sur son éventuelle extradition vers la Suède

    C’était (presque) un secret de Polichinelle: où pouvait se cacher ces dernières semaines le cofondateur de WikiLeaks, Julian Assange, alors qu’il était en contact soutenu avec l’avocat londonien du New York Times, et alors que le chef de bureau londonien du quotidien américain, John F. Burns, ancien correspondant de guerre du Times en Irak, affirmait avoir rencontré Assange à la mi-octobre dans «le district de Paddington»? En quel endroit de Londres – et du quartier de Paddington en particulier – Julian Assange avait-il été aperçu, et où pourrait-il même trouver une chambre?

    Au Frontline Club, bien sûr, sur Norfolk Place, à un jet de pierre de la station de métro Paddington: la Mecque des reporters de guerre, où ceux-ci peuvent se réunir en leur bar, se restaurer, organiser la projection de documentaires explosifs… et même louer une chambre s’ils ne sont que de passage entre deux conflits!

    En juillet dernier, brandissant The Guardian qui en faisait déjà sa une, c’est dans l’auditorium select de ce club que Julian Assange avait osé tenir sa conférence de presse lançant les premières fuites afghanes. Quelques semaines plus tard, le magazine Frontline édité par ce même club publiait un long entretien exclusif avec Julian Assange («La guerre secrète»), portant cette fois sur les fuites irakiennes.

    Mardi, ce club de presse unique au monde posait un pas supplémentaire lorsque son fondateur et directeur exécutif – l’ex-reporter de guerre Vaughan Smith – franchissait l’enceinte du Tribunal de Westminster et offrait aux juges de fournir une résidence officielle à Julian Assange si ce dernier était libéré sous caution: «Je peux confirmer que M. Assange a passé l’essentiel de ces derniers mois à travailler au départ de nos installations du Frontline Club, écrira-t-il plus tard sur son site. [Mardi] je lui ai offert une adresse pour sa libération sous caution.»

    Pour ceux qui, malgré le soutien constant de l’Associated Press et du New York Times, ne souhaitaient voir en Julian Assange qu’un «pirate», le revers est rude: en recevant la caution du Frontline Club, c’est la presse internationale de qualité qui adoube l’Australien.

    L’idée de Frontline remonte à la révolution roumaine de décembre 1989: quatre reporters de télévision unissent leurs forces pour créer Frontline Television News, une petite équipe particulièrement audacieuse qui couvrira les guerres des Balkans, d’Afghanistan, d’Irak, de Tchétchénie et autres, mais y laissera la moitié de ses effectifs.

    L’un des deux survivants, Vaughan­ Smith, ancien soldat d’élite de la garde des grenadiers reconverti au journalisme, jette l’éponge en 2003. Il a lui-même été blessé par balles à deux reprises dans les Balkans, et décide d’ouvrir à Londres un club de la presse consacré à la liberté et à l’excellence en journalisme. Pas un mausolée à la mémoire des amis disparus, non, même si plusieurs salles exposent des reliques professionnelles. Mais un lieu d’émulation et de soutien.

    2003 est l’année où le Wig & Pen Club ferme ses portes: le mythe de Fleet Street est bien mort, mais le Frontline Club devient, lui, une success story, avec plus de 200 événements par an: projections en (avant-)avant-première, débats exclusifs (WikiLeaks est au menu le 11 janvier prochain), une librairie en ligne consacrée au journalisme de conflit, et des ateliers réguliers pour initier les professionnels aux techniques d’enquête et de production les plus avancées. Depuis 2006, le Club est même inscrit auprès de la Charity Commission – l’organe de contrôle des associations à but non commercial.

    Si le journalisme – et singulièrement le journalisme TV en zone de guerre – est le cheval de bataille du Frontline Club, pourquoi a-t-il décidé de soutenir Julian Assange? «Pour un point de principe, explique ainsi Vaughan Smith: face aux tentatives concertées de le faire taire, et après une décennie qui, depuis le 11 septembre 2001, a été caractérisée par la manipulation des médias par les autorités, les informations livrées par WikiLeaks donnent une ouverture rafraîchissante dans un monde sans cesse plus opaque.»

    15/12/2010

    Informations santé et recherche dans les organismes publics

    lu sur :

    http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

    Mercredi 15 décembre 2010

    Inégalités sociales face au cancer
    Lors du colloque sur le thème "Cancer et travail" qui s'est tenu hier à Paris, les chercheurs se sont émus des nombreuses inégalités sous-tendues par cette problématique. En premier lieu : plus le poste est précaire, plus le travailleur est exposé au risque de cancer, notamment les sous-traitants, signalait Annie Thébaud-Mony (Inserm), et moins le cancer de ce travailleur exposé sera reconnu comme une maladie professionnelle. Marcel Golberg (Inserm) assimilait ce cercle vicieux à une "triple peine".
    Agence France Presse_Fil Gen , 14/12/2010

    "Faut-il avoir peur des médicaments" ?
    L'Express publie un dossier intitulé : "Faut-il avoir peur des médicaments ?". Prenant argument de l'affaire Mediator, l'hebdomadaire s'interroge "sur l'opacité de l'industrie pharmaceutique, l'indépendance des experts, la formation des médecins, l'information des patients". L'Express revient sur "quarante ans de scandales sanitaires" et propose une liste de "dix médicaments à retirer du marché", établie "à partir des investigations de la revue Prescrire, et avec l'aide d'un spécialiste, le Pr Giroud", pharmacologue et membre de l'Académie nationale de médecine.
    Express [L'] , 15/12/2010

    Critiques contre les priorités du grand emprunt
    Patrick Monfort, secrétaire général du Syndicat national des chercheurs scientifiques (SNCS-FSU), critique la politique du grand emprunt qui fait passer la recherche française, "d'un système où les organismes de recherche scientifique évaluent les laboratoires puis décident de les soutenir, à un système où c'est le politique qui décidera sur ses propres critères". Bertrand Monthubert, secrétaire national à la recherche au PS, craint que "des organismes fondamentaux comme le CNRS ou l'Inserm ne soient aujourd'hui directement menacés par une réduction de leur voilure".
    Agence France Presse_Fil Eco , 14/12/2010

    12/12/2010

    L'autorisation du pesticide CRUISER renouvelée pour la 4e année consécutive

    lu sur :

    http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4495

    09-12-2010 - Le pesticide CRUISER renouvelé pour la 4e année consécutive

    Le ministère de l’Agriculture a annoncé le renouvellement d’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) pour une durée d’un an du CRUISER 350, insecticide systémique utilisé en enrobage de semences de maïs. Pour la quatrième fois consécutive depuis 2008, cet insecticide va, en effet, bénéficier d’une dérogation d’un an, les AMM étant habituellement accordées pour une période de 10 ans et retirées dès lors que l’innocuité du produit est remise en doute.  
    Allant en ce sens, l’AFSSA a réfuté le lien de cause à effet entre ce type de produits et la disparition progressive des populations d’abeilles, invoquant des causes multifactorielles. Un plan de surveillance mis en place par le ministère de l’Agriculture a pourtant mis en évidence des cas avérés d’intoxication des abeilles au thiametoxam, la substance active du CRUISER.

    « Scandalisée » par cette nouvelle, l’Union Nationale de l’Apiculture Française (UNAF) a décrit cette AMM exceptionnelle d’un an, et renouvelable à l’infini, comme « un artifice juridique scandaleux destiné à contraindre les acteurs de l’Environnement à engager chaque année un nouveau contentieux pour contester l’AMM ». De fait, l’UNAF a déjà dû saisir trois fois le Conseil d’Etat. L’institution a également dénoncé l’attitude duale du ministère de l’Agriculture qui, bien que se disant préoccupé par les importantes mortalités des abeilles, conforte le recours aux insecticides néonicotinoïdes tel que le CRUISER 350. Loin de suivre le même schéma, l’Italie a retiré du marché ces produits phytopharmaceutiques depuis trois ans.

    Cécile Cassier

    Le conditionnement du comportement par la publicité télévisée

    lu sur :

    http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4499

    11-12-2010 - 4 publicités alimentaires pour enfants sur 5 en faveur du gras et du sucré

    En février 2009, sous l’égide des ministres de la Culture et de la Santé, les professionnels de l’industrie de l’agroalimentaire signaient une charte les engageant à moraliser leurs pratiques publicitaires à destination des enfants. Mais une récente enquête réalisée par l’association de défense des consommateurs UFC Que Choisir montre que ses promesses de bonnes intentions sont restées sur le papier, la situation ne s’étant pas améliorée depuis la dernière étude, conduite en 2006. 

    Ainsi, bien que leur nombre ait diminué, 80 % des publicités alimentaires diffusées durant les programmes pour enfants vantent des produits gras et sucrés. D’autre part, 93 % de ces publicités figurent désormais durant les phases « tous publics ». Or, ces dernières rassemblent un nombre d’enfants encore plus importants que ceux des programmes pour enfants, récoltant 75 % d’audience supplémentaire. Au final, entre 6h00 et 21h00, un jeune regardant la télévision voit 4 publicités alimentaires destinées aux enfants sur 5 promouvoir des produits trop gras ou sucrés.

    Attestant de la bonne réussite de ce matraquage publicitaire, dans la pratique, la proportion de produits gras et sucrés consommés pour le petit déjeuner a progressé de 17 % depuis 2006 et représente désormais 55 % de l’ensemble des produits relevés. Dans le cas du goûter, ces produits ont augmenté de 25 % pour atteindre 64 % actuellement. Nulle surprise donc si, selon les conclusions rendues par Que Choisir, les 26 % d’enfants ayant l’alimentation la plus déséquilibrée représentent également ceux qui regardent le plus les publicités (1).

    Cécile Cassier

    1- Sondage portant sur les habitudes alimentaires et réalisé à domicile en octobre 2010 pour l’UFC-Que Choisir, auprès de 680 parents et enfants.

    11/12/2010

    Pouchkine l'africain : histoire passionnante

    lu sur :

    http://www.letemps.ch/Page/Uuid/6795bc64-04a6-11e0-a54f-19ee9847ec84|0

    ll a trouvé l’origine de Pouchkine. Pas la gloire

    révélation samedi 11 décembre 2010

    Serge Michel


    Etudiant béninois à Moscou dans les années 1980, Dieudonné Gnammankou est l’auteur méconnu d’un scoop historique et littéraire sur Hannibal, le bisaïeul du plus grand poète russe. Lequel vient du... Cameroun

    L’époque était au doute. Mais celui qui s’est glissé vers la fin des années 1980 dans l’esprit d’un étudiant béninois à Moscou n’avait rien à voir avec l’effondrement imminent de l’empire soviétique, du mur de Berlin et des idéologies. Il touche plutôt aux origines du plus grand poète russe et à la place des Africains dans l’histoire européenne.

    On est en 1986. Le jeune Dieudonné Gnammankou a quitté depuis deux ans le Bénin pour étudier la littérature russe à l’Université Patrice Lumumba de l’Amitié entre les peuples, gigantesque campus de 35 000 étudiants dans le sud de Moscou. Or il n’y a pas de littérature russe sans Alexandre Pouchkine (1799-1837). L’un des cours aborde donc son roman historique inachevé, Le Nègre de Pierre le Grand . Celui-ci, dont seuls sept chapitres ont été écrits, raconte la vie d’un personnage qui a joué un rôle majeur, à la fois pour la Russie et pour le poète, puisqu’il s’agit de son arrière-grand-père, dont Pouchkine est très fier: Abraham Petrovitch Hannibal. La légende veut qu’il soit le fils d’un prince abyssin enlevé en 1703 par les Ottomans, à l’âge de 7 ans, réduit en esclavage à la cour du sultan Ahmed III à Constantinople puis envoyé clandestinement au tsar russe Pierre le Grand, qui l’a affranchi et presque adopté comme son propre fils. Formé en France, Hannibal allait devenir un général auquel la Russie conquérante du XVIIIe siècle doit une grande partie de sa doctrine militaire et de ses fortifications.

    Or à l’université Lumumba, le professeur traite Le Nègre de Pierre le Grand en passant comme chat sur braise sur l’africanité du héros. «Ce qu’on nous enseignait, c’est que le personnage principal du livre était le tsar et non Hannibal, se souvient Dieudonné Gnammankou. Et que l’ouvrage parlait de la Russie en marche, en train de se réformer grâce au tsar.» Et ce n’est là qu’un seul des malentendus qui accompagnent cette œuvre de Pouchkine. L’autre est une question de vocabulaire. Le terme russe pour désigner les Africains, «arap», a été confondu par les Européens avec «arabe» et souvent traduit par «maure» jusqu’au titre de son roman, Le Maure (au lieu du nègre) de Pierre le Grand. «On n’a donc pas imaginé que le personnage pouvait être Noir», relève le chercheur.

    Dieudonné Gnammankou se lance alors dans une thèse sur la présence africaine en Russie de 1670 à 1917 et se passionne pour Hannibal, dont il entreprend une biographie. «Logiquement, mon premier chapitre était consacré à son enfance éthiopienne, dit-il. Je me suis mis à lire des documents pour comprendre le fonctionnement de la société éthiopienne de l’époque et étudier sa ville, dont il avait donné le nom, Logone. Elle était censée régner sur trois cités et se trouver au bord d’un fleuve. Et c’est là où j’ai commencé à avoir de gros doutes, car je n’arrivais pas à localiser cette ville en Ethiopie et aucun des faits de l’époque ne correspondait à ceux utilisés en Russie pour expliquer les conditions de l’enlèvement d’Hannibal.»

    Au fil de ses lectures, Dieudonné Gnammankou s’aperçoit que tous les ouvrages citent le même auteur, le géographe et anthropologue Dimitri Anouchine, qui avait produit pour le centenaire de Pouchkine en 1899 une série d’articles sur les origines d’Hannibal. Un auteur qui fait froid dans le dos: il défend la thèse de la hiérarchie des races et estime que Pouchkine, qui se décrivait comme «nègre», se trompait sur ses propres origines. Il ne pouvait pas être descendant de Noirs, ces «sauvages», mais devait venir d’Ethiopie, «seul pays présentable en Afrique» parce qu’il est impérial et chrétien orthodoxe comme la Russie. Laquelle, en cette fin de XIXe siècle, veut consolider son nationalisme autour de la figure de Pouchkine.

    Trente ans plus tôt, un autre auteur n’a pas supporté le racisme d’Anouchine: Vladimir Nabokov, qui aborde les origines de Pouchkine dans la préface de sa traduction d’Eugène Onéguine. Il faudra pourtant à Gnammankou attendre de sortir de Russie, où Nabokov est proscrit, pour découvrir que l’auteur de Lolita a été à deux doigts de trouver la dernière pièce du puzzle. Il évoque la cité de Logone, au sud du lac Tchad, mais renonce à cette hypothèse parce que les habitants de cette région sont musulmans alors qu’Hannibal était chrétien. «Si Nabokov avait étudié l’histoire de la principauté de Logone, dit Gnammankou, il aurait su qu’elle s’est convertie à l’islam à la fin du XVIIIe siècle, longtemps après la mort d’Hannibal». Lui-même tombe en 1995 sur cette ancienne capitale d’une principauté divisée entre le Cameroun, le Nigeria et le Tchad sur les bords du fleuve Logone, côté camerounais. Il trouve aussi les traces des razzias d’un sultan voisin, soutenu par les Ottomans, qui aurait kidnappé le fils du prince de Logone et l’aurait conduit en Tripolitaine, d’où le garçon a été livré à Constantinople.

    Tout est là. Il ne manquerait qu’un test ADN pour comparer les descendants d’Hannibal à ceux de la dynastie du sultan de Logone, toujours en place. Seul problème: les généticiens britanniques qui ont approché Dieudonné Gnammankou ont besoin d’un descendant d’Hannibal par la branche mâle. Or les 500 encore vivants en Russie le sont tous par les femmes sauf un, qui fut soldat en Perse durant la première guerre mondiale et qui est resté sur place, dans la future ville pétrolière d’Abadan. S’il a eu des descendants mâles et que ces derniers lisent cet article, qu’ils s’annoncent.

    Dieudonné Gnammankou publie alors sa découverte dans le journal russe Rossiiyskie Vesti en juin 1995. Et fait sensation. Les médias se précipitent, un éditeur le prend sous contrat mais les menaces de mort affluent et les skinheads se déchaînent. Car entre-temps, les Africains de l’université Lumumba ne sont plus seulement traités de «singes», comme d’ailleurs Pouchkine l’avait aussi été. Ils doivent former des comités d’autodéfense sur le campus et s’abstenir de sortir les soirs de match. Gnammankou lui-même se fera tabasser, près de la Place Rouge, en 1999. En plus du racisme violent qui émerge en Russie, une puissante mafia russo-éthiopienne ne supporte pas d’être dessaisie de son héros.

    Dieudonné Gnammankou, lui, s’installe en France. Où la reconnaissance se fait attendre, malgré la thèse unanimement saluée. Ses travaux sont pillés par d’autres, qui s’en arrogent la gloire, et la plupart des médias le snobent. «Il est surprenant que je n’aie pas de chaire d’enseignement, dit-il. Ces deux dernières années, je suis chercheur associé à la Sorbonne, mais je n’ai que quelques heures. On ne peut pas en vivre. Des discriminations existent dans le milieu universitaire. En France, dans les études américaines, russes et même australiennes, le taux de chercheurs originaires des régions étudiées est de 15%. Sauf dans le domaine des études africaines, où il n’y a que 2% d’Africains». La solution, adoptée par la quasi-totalité des collègues de Dieudonné Gnammankou? Aller enseigner aux Etats-Unis. Il a d’ailleurs reçu de nombreuses invitations d’universités comme Yale ou Harvard. «J’ai des enfants en bas âge, j’ai préféré rester. J’ai peut-être fait une erreur», dit-il. Les Etats-Unis, après l’Afrique, la Russie et la France, c’est peut-être trop pour un seul homme.

     

     

    10/12/2010

    Attention aux jouets non conformes

    lu sur :

    http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

    De nombreux jouets non-conformes à la législation européenne

    L'association WECF (Women in Europe for a Common Future) alerte sur la composition chimique des jouets, susceptibles de contenir du formaldéhyde, des phtalates et des métaux lourds. La plupart sont fabriqués en Chine, où la législation est beaucoup moins stricte qu'en Europe. Ici, la directive qui encadre la composition des jouets "est affaiblie par de nombreuses dérogations" souligne Libération.
    De plus, le label CE est apposé sur les produits par le fabricant lui-même, donc sujet à caution.
    .
    Libération , 10/12/2010
    ----------------------------
    mon commentaire:
    Le marquage CE est rarement conforme à ce qui est indiqué sur le règlement européen
    (voir : marquage CE à savoir les lettres C et E séparées par une distance suffisante permettant de les inscrire dans deux cercles se touchant. On peut en déduire que lorsque le sigle indiqué sur le produit n'est pas conforme, il ne correspond pas aux normes européennes.

    Image 1.png

     




    09/12/2010

    Purin d'orties

    lu sur :

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/12/09/guerre-des-nerfs-autour-du-purin-d-ortie_1451218_3244.html

    Guerre des nerfs autour du purin d'ortie

    LE MONDE | 9 décembre 2010 | Gaëlle Dupont | 413 mots

    Le purin d'ortie et l'huile de neem sont utilisés par les jardiniers et agriculteurs bio pour soigner les plantes et tuer leurs parasites. La "guerre de l'ortie" reprend. Les membres de l'Association pour la promotion des produits naturels peu préoccupants (Aspro-PNPP) ont relancé les hostilités,...

    La "guerre de l'ortie" reprend. Les membres de l'Association pour la promotion des produits naturels peu préoccupants (Aspro-PNPP) ont relancé les hostilités, mercredi 8 décembre, en épandant sur les plates-bandes de la mairie de Montreuil (Seine-Saint-Denis) des préparations en apparence anodines, mais hors la loi : le purin d'ortie et l'huile de neem, utilisés par les jardiniers et agriculteurs bio pour soigner les plantes et tuer leurs parasites. Objectif de cette action de"désobéissance civique" : obtenir "une réglementation spécifique pour ces produits afin de travailler dans la légalité", explique Guy Kastler, membre de la Confédération paysanne et de l'Aspro-PNPP.

    Trois élus, dont la députée Europe Ecologie des Yvelines, Anny Poursinoff, ont accepté de devenir des "receleurs" des produits. Ces alternatives aux pesticides chimiques (l'une obtenue à partir de décoction d'ortie, l'autre tirée des graines du neem, un arbre tropical commun) ne disposent pas d'autorisation de mise sur le marché (AMM). Leur utilisation est donc illégale.

    L'affrontement autour des préparations naturelles peu préoccupantes (PNPP) commence en janvier 2006, avec l'adoption de la loi d'orientation agricole, qui soumet ces produits à la même procédure européenne d'autorisation que les pesticides chimiques. Une obligation "inadaptée", selon l'Aspro, car très coûteuse (40 000 euros pour déposer un dossier). En outre, pour être homologuée, une substance doit remplir une série de critères (stabilité, homogénéité...) très difficiles à atteindre techniquement pour ces produits. Depuis, le sujet mobilise régulièrement élus et ministres. La volonté de doter les produits naturels d'un régime simplifié a été affirmée dans divers textes de loi et des mesures ont été prises : raccourcissement des délais, réduction du coût à 2 000 euros. Mais l'obligation d'inscription sur la liste européenne persiste.

    Si les jardiniers amateurs bénéficient d'une tolérance, les agriculteurs prennent des risques, car ils sont tenus d'utiliser des préparations dotées d'une AMM. "Pour l'instant, on se contente de nous donner des avertissements, mais nous risquons la perte de notre certification et l'interdiction de vendre nos récoltes", explique M. Kastler. Les vendeurs, de leur côté, se retrouvent dans une situation inconfortable."Nous avons le droit de commercialiser les produits, mais sans dire à quoi ils servent", raconte Didier Bougeard, gérant d'un magasin de produits bio.

    Pascale Briand, la directrice générale de l'alimentation, défend le point de vue du ministère de l'agriculture et veut "favoriser l'émergence de ces produits, mais de façon sécurisée". L'Etat finance des études afin d'aider à constituer le dossier d'homologation du purin d'ortie, qui devrait aboutir, selon Mme Briand. L'homologation de l'huile de neem, toxique à certaines doses, est plus hypothétique. Selon l'Aspro, le produit est inoffensif s'il est utilisé correctement.

    Gaëlle Dupont

    Article paru dans l'édition du 10.12.10

    Consommer sans OGM

    lu sur :

    http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4492

    07-12-2010 - Consommer sans OGM, une troisième région se lance

    Face à une inquiétude croissante des consommateurs (1) et aux réticences de certains agriculteurs qui souhaitent échapper au monopole des firmes agricoles (2), de nombreuses associations œuvrent à une meilleure transparence de l’introduction d’Organismes Génétiquement Modifiés (OGM) dans l’alimentation, humaine comme animale. Aussi, dans la suite des deux premiers sites Internet « Consommer sans OGM en Bretagne » (3) et « Consommer sans OGM en Pays de la Loire » (4), respectivement fonctionnels depuis trois et deux ans, le site web « Consommer sans OGM en Normandie » (5) vient de voir le jour. A l’instar de ses prédécesseurs, celui-ci propose un recensement des producteurs non OGM sur le territoire normand, permettant ainsi au consommateur de choisir des produits exempts d’OGM.
    Avec le soutien de l’association bretonne « Cohérence pour un développement durable et solidaire », la FRCIVAM (6) de Basse Normandie et les Défis Ruraux (7) ont souhaité créé un site Internet diffusant directement aux consommateurs des données claires et précises, promouvant « un répertoire des achats sans OGM ». Cette création web s’adresse également aux producteurs, en mettant en avant des démarches de production autonomes et respectueuses de l’environnement. Est notamment proposé le remplacement du soja OGM par du colza produit en local.

    Parallèlement, l’association Inf’OGM, « veille d’information citoyenne », a lancé un moteur de recherche sur Internet (8) car grâce auquel le public peut suivre n’importe quel dossier de n’importe quelle plante génétiquement modifiée (PGM), déposé dans l’Union européenne en vue d’une commercialisation. Il est également possible d’y rechercher une ou plusieurs plantes, une ou plusieurs entreprises, un ou plusieurs types d’autorisations (Culture, Alimentation animale...), un ou plusieurs types d’état d’autorisation (Autorisé, en attente, expiré, en cours de renouvellement...), en fonction de la procédure suivie. A l’heure actuelle, 39 plantes génétiquement modifiées sont autorisées commercialement dans l’UE, tous types d’autorisation confondus, et  66 sont en attente d’autorisation.

    Cécile Cassier

    1- Selon l’Eurobaromètre, 70 % des Européens sont contre les OGM.
    2- Cette crainte de dépendance des agriculteurs aux firmes agricoles s’expliquent par le fait que les semences font l’objet de brevets et ne peuvent être ressemées.
    3- www.consommersansogmenbretagne.org
    4-  www.consommersansogmenpaysdelaloire.org
    5- www.consommersansogmennormandie.org
    6- Fédération Nationale des Centres d'Initiatives pour Valoriser l'Agriculture et le Milieu rural
    7- Les Défis Ruraux et la FRCIVAM de Basse Normandie sont tous deux membres du réseau CIVAM, Centre d’Initiatives pour Valoriser l’Agriculture et le Milieu rural. IL s’agit de groupes d’agriculteurs et de ruraux qui se rassemblent autour d’une idée, d’un projet.
    8- www.infogm.org/spip.php?rubrique445

    Abeilles: un insecticide controversé autorisé un an de plus

    lu sur :

    http://www.liberation.fr/terre/01012306888-l-insecticide-tueur-d-abeilles-autorise-un-an-de-plus

    Abeilles: un insecticide controversé autorisé un an de plus

    .

    Une abeille butine une fleur dans un champ en jachère, le 18 Juillet 2007 à Castillon-la-Bataille,

    Le ministère de l’Agriculture a renouvelé pour un an l’autorisation de l'insecticide Cruiser dont le retrait est réclamé par les apiculteurs en raison des conséquences sur les abeilles. 

    08/12/2010 à 15h07 

    Le ministère de l’Agriculture a annoncé mercredi le renouvellement pour un an de l’autorisation de l’insecticide Cruiser, dont le retrait est réclamé par les apiculteurs et les associations de défense de l’environnement, en raison des conséquences sur les abeilles.

    Le ministre de l’Agriculture a annoncé parallèlement dans un communiqué que l’usage des «semences enrobées» -c’est le cas notamment des semences de maïs qui sont «enrobées» de Cruiser- serait désormais pris en compte à partir de 2011 dans le plan Ecophyto 2018.

    Ce programme vise à réduire l’utilisation de pesticides de 50% dans un délai de 10 ans (2018) «si possible».

    Le ministère de l’Agriculture a aussi déclaré que le projet de loi de finances rectificative pour 2010, en discussion au Parlement, prévoyait d’élargir aux semences enrobées la redevance «pour pollutions diffuses» (art. L. 213-10-8 du Code de l’environnement).

    L’autorisation du Cruiser renouvelée pour la campagne 2010-2011 «fait suite à l’avis favorable de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) du 15 octobre 2010» selon laquelle l’usage de cet insecticide sur le maïs «ne présente pas de risque pour l’environnement», explique le ministère dans un communiqué.

    Le Cruiser est fabriqué par le groupe suisse Syngenta.

    (Source AFP)

    Ecole : des députés veulent interdire la semaine de quatre jours

    lu sur :

    http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/12/08/une-mission-parlementaire-veut-interdire-la-semaine-de-quatre-jours_1450515_3224.html

    .

    Ecole : des députés veulent interdire la semaine de quatre jours

    LEMONDE.FR avec AFP | 08.12.10 | 11h33  •  Mis à jour le 08.12.10 | 18h04

     

    Au départ, il y eu les doutes des syndicats enseignants et de mouvements pédagogiques. Puis une fronde d'élus socialistes. Et, en septembre 2009,les critiques de l'inspection générale de l'éducation.

    Dans un rapport rendu public mercredi 8 décembre, une nouvelle voix s'élève contre la semaine de quatre jours à l'école primaire, en place depuis la suppression par l'ex-ministre de l'éducation nationale Xavier Darcos, il y a seulement deux ans, du samedi matin : celle de la mission d'information de l'Assemblée nationale sur les rythmes scolaires qui prône ni plus ni moins de l'"interdire" pour"alléger les journées de l'enfant", ainsi que de "réduire les vacances d'été".

    La concentration de la classe en seulement quatre jours conduirait à des journées trop lourdes pour les enfants, ce que les chronobiologistes entendus par la mission ont qualifié de "délirant" et "aberrant". La mission ne tranche toutefois pas entre quatre jours et demi ou cinq jours, ni entre le mercredi ou le retour au samedi matin, chacune des solutions ayant ses défenseurs.

    RÉDUIRE LA DURÉE DE LA JOURNÉE

    Il faudrait donc "réduire la durée de la journée en fixant un plafond quotidien horaire", prône la mission. "Dans ce cadre, une heure d'étude surveillée pour tous les élèves pourrait être instituée, sans sacrifier pour autant l'aide personnalisée. La place de celle-ci devrait être toutefois repensée. Elle pourrait être intégrée dans le temps de la classe, le temps scolaire ordinaire, ce qui permettrait de mettre en œuvre dans les écoles une pédagogie réellement différenciée", ajoute-t-elle.

    La mission recommande par ailleurs de différencier les durées et horaires selon l'âge, car les mêmes emplois du temps pour les enfants âgés de 3 à 11 ans constituent une "absurdité". Ses experts appellent à davantage d'autonomie locale de gestion des horaires en collèges et lycées, où les heures de cours des élèves français sont supérieures à la moyenne européenne. "Il faudrait confier la gestion de la grille hebdomadaire des enseignements au collège et au lycée, dans le cadre de référentiels nationaux fixant le nombre annuel maximal d'heures", écrit-elle.

    Une réforme devrait en fait avoir "pour objectif premier de faire varier les formes d'apprentissage" : il serait "souhaitable de réduire le temps de cours magistral, de développer les enseignements pluridisciplinaires et de repenser les temps pédagogiques". Et les "obligations de service" des enseignants pourraient être liées à la définition d'un "temps de présence" dans l'établissement, ce qui existe dans "de nombreux pays européens", préconise le rapport.

     RACCOURCIR LES VACANCES D'ÉTÉ

    Par ailleurs, concernant le calendrier scolaire, aussi bien en primaire que dans les collèges et lycées, le rapport insiste sur la nécessité de "respecter l'alternance entre sept semaines de classe et deux semaines de vacances prévue par le législateur", ce qui impliquerait d'allonger les vacances de Toussaint et de "réorganiser le troisième trimestre".

    Elle ajoute que "les vacances d'été devraient être raccourcies de deux ou trois semaines". L'impact de ces mesures sur le tourisme "pourra être compensé par la définition d'un nouveau zonage, en deux zones, qui s'appliquerait également aux grandes vacances".

    Ces propositions doivent alimenter la conférence nationale sur les rythmes scolaires, qui doit aboutir à des annonces en mai-juin 2011.

    ----------------------

    lire aussi :

    http://www.lemonde.fr/imprimer/article/2010/08/26/1402804.html

    Rythmes scolaires : Luc Chatel explore le Danemark

    LEMONDE pour Le Monde.fr | 26.08.10 | 11h09  •  Mis à jour le 01.09.10 | 10h54

    C'est dans le cadre de sa "Conférence nationale sur les rythmes scolaires", lancée le 7 juin, que Luc Chatel se rend en visite au Danemark jeudi 26 août. Le ministre de l'éducation s'apprête à trouver dans ce pays de 5 500 000 habitants un système scolaire en pleine activité depuis déjà plusieurs semaines.

    La rentrée, fixée cette année en France au 2 septembre, a lieu traditionnellement début août pour les élèves et les professeurs danois. Ces derniers ont repris les cours le 11 août.

    Le Danemark figure en Europe, avec l'Allemagne, le Lichtenstein et les Pays-Bas, parmi la minorité de pays où les vacances d'été sont particulièrement courtes : environ six semaines, contre neuf en France, qui occupe de ce point de vue une position médiane.

    Pour sa visite, M. Chatel est accompagné des deux coprésidents du comité de pilotage de la conférence sur les rythmes scolaires, Christian Forestier, administrateur général du Conservatoire national des arts et métiers et Odile Quintin, ancienne directrice général de l'éducation et de la culture à la Commission européenne. Les représentants des fédérations de parents d'élèves sont également du voyage.

    "MIEUX ÉQUILIBRER L'ANNÉE"

    Un des buts est de voir "com—ment on peut mieux équi—li—brer l'année scolaire", a précisé le ministre le 18 août sur Europe 1. De ce point de vue, le Danemark fait figure de modèle. "En France, indiquait récemment M. Chatel, nous avons 178 jours de cours par an dans le secon—daire, 144 dans le pri—maire, au Danemark on est autour de 200 jours."

    Eric Charbonnier, expert de l'OCDE sur l'éducation, rappelle pour sa part qu'il y a 42 semaines de classe au Danemark, contre officiellement 36 en France (mais plutôt 35 en réalité).

    Le résultat, outre cet étalement sur l'année, est que les journées scolaires y sont nettement plus courtes. D'autant que les semaines de classe, même au niveau de l'enseignement primaire durent cinq jours, contre quatre jours généralement pour les écoliers français depuis la suppression des cours du samedi matin à la rentrée 2008.

    Outre sa durée plus réduite, la journée scolaire danoise est organisée différemment, les cours s'arrêtant à midi ou 12h30 au niveau primaire et à 14 h ou 15 h pour l'équivalent de notre collège.

    D'autres contrastes existent avec le système éducatif français. Ainsi, le Danemark ignore notre coupure nette entre le primaire et le collège : toute la scolarité obligatoire, de 6 ans à 16 ans, y est accomplie dans la continuité au sein d'une seule "école fondamentale" dénommé Folkeskole. Comme toujours lorsqu'on se livre à la comparaison des systèmes éducatifs, certains aspects du système danois semblent plus ou moins exotiques d'un point de vue français.

    Ainsi, une très grande autonomie est laissée aux établissements scolaires, l'Etat se contentant de fixer des objectifs généraux. Ce sont les écoles qui décident de la répartition des horaires par matière, même si des minima sont fixés au niveau national.

    Les vacances des professeurs ont une durée inférieure à celle des élèves. Ces derniers, conformément à une conception très douce de l'autorité, appellent leurs enseignants par leurs prénoms. Le système éducatif danois, marqué par la tradition de l'Etat-providence, est selon l'OCDE "l'un des plus coûteux du monde" : la part du PIB consacrée à l'éducation (dépenses faites au titre des établissements d'enseignement, tous niveaux confondus, incluant le supérieur) était en 2005 de presque 7,5 %, au troisième rang de l'OCDE après Israël et l'Islande, et avant la Corée, contre 6 % en France.

     MARGES D'EXPÉRIMENTATION

    Ses performances mesurées par les enquêtes internationales ne semblent pas à la hauteur de cet investissement. A l'instar de l'Allemagne, le Danemark a été désagréablement surpris, en 2000, par la première enquête PISA (sur les acquis des élèves de 15 ans), qui le plaçait en milieu de classement, au 16e rang parmi 31 pays participants.

    Son score en "compréhension de l'écrit" était de 497 points, la moyenne de l'OCDE étant à 499. Depuis, qu'il s'agisse de la compréhension de l'écrit, des mathématiques ou de la culture scientifique, le pays n'a pas enregistré d'évolution statistiquement significative lors des enquêtes PISA de 2003 et 2006. La dernière enquête PIRLS, qui mesure les capacités en lecture des élèves âgés de 9 à 10 ans, plaçait en 2006 le pays au 15e rang avec un score de 546 (contre une moyenne de 500, la France étant à 522).

    Si cette visite est une occasion de "regarder ce qui se fait ailleurs", son but, a averti M. Chatel, "n'est pas d'avoir un modèle, un exemple type qu'il faudra reproduire". La Conférence nationale sur les rythmes scolaires doit rendre un rapport d'étape en janvier 2011, puis un rapport d'orientation mi-mai, date à laquelle il est prévu que soient présentées les pistes retenues.

    Le ministre a toutefois souligné lui-même, à plusieurs reprises, que le calendrier scolaire, en France, était fixé avec trois ans d'avance. Néanmoins, M. Chatel dispose de certaines marges d'expérimentation : ainsi, à partir de cette rentrée, certaines classes de 124 collèges et lycées vont expérimenter un nouveau rythme avec cours le matin et sport l'après-midi.

     

    08/12/2010

    Dix-neuf pays déclinent l'invitation à la cérémonie du Nobel de la paix

    lu sur :

    http://www.lepoint.fr/monde/dix-neuf-pays-declinent-l-invitation-a-la-ceremonie-du-nobel-de-la-paix-07-12-2010-1272268_24.php

    Le Point.fr - Publié le 07/12/2010 à 19:43 - Modifié le 07/12/2010 à 19:53

    Dix-neuf pays boudent la cérémonie du Nobel de la paix

    Les ambassades ont subi des pressions de Pékin, leur enjoignant de ne pas participer à la cérémonie du Nobel de la paix, attribué à Liu Xiaobo.

    (source AFP)

    Dix-neuf pays, dont la Chine, la Russie et Cuba, ont décliné l'invitation à la cérémonie de remise du prix Nobel de la paix au dissident chinois Liu Xiaobo vendredi à Oslo, a annoncé l'Institut Nobel mardi, sur fond de pressions chinoises en faveur d'un boycottage. À Pékin, le régime chinois a renouvelé le même jour ses vives critiques contre les membres du comité Nobel norvégien, qu'il a qualifiés de "clowns", et a affirmé qu'il jouissait du soutien de "la majorité" de la communauté internationale. Certains des pays absents "ont, selon toute vraisemblance, cédé aux pressions de la Chine, d'autres ont d'autres raisons, comme un déplacement", a déclaré le directeur de l'Institut Nobel, Geir Lundestad, sans détailler son propos.

    Deuxième puissance économique mondiale, le géant asiatique a tenté de dissuader les autres pays de participer à la cérémonie en envoyant une note à plusieurs ambassades pour leur demander de boycotter la cérémonie et en menaçant de "conséquences" les États qui soutiendraient Liu Xiaobo. "Plus de cent pays et organisations internationales" ont "exprimé de façon explicite leur soutien à la position de la Chine", a affirmé, mardi, Mme Jiang Yu, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. "Nous ne changerons pas à cause de l'ingérence de quelques clowns", a-t-elle ajouté, à trois jours de la remise de la prestigieuse récompense à Oslo, en l'absence du lauréat lui-même.

    Quarante-quatre ambassades ont confirmé leur participation

    Ancienne figure de proue du mouvement pro-démocratique de Tian'anmen en 1989, Liu Xiaobo, ex-professeur de littérature âgé de 54 ans, a été condamné le jour de Noël 2009 à onze années de prison pour "subversion du pouvoir de l'État" après avoir corédigé la Charte 08, un texte qui réclame une démocratisation de la Chine. Dans la capitale norvégienne, Geir Lundestad a toutefois démenti les affirmations du régime chinois pour qui la "majorité" de la communauté internationale bouderait la cérémonie. "Il n'y a qu'à regarder les chiffres. La grande majorité des pays invités seront représentés", a-t-il dit.

    Selon l'Institut Nobel, quarante-quatre ambassades ont confirmé leur participation et deux, l'Algérie et le Sri Lanka, n'ont pas répondu. Tous les ambassadeurs en poste à Oslo sont traditionnellement conviés, mais de nombreux pays n'ont pas de missions en Norvège. À titre de comparaison, l'Institut a rappelé qu'en 2008 dix ambassades n'avaient pas participé à la cérémonie de remise du Nobel en l'honneur du Finlandais Martti Ahtisaari, un prix largement consensuel. L'Irak, l'Iran, l'Afghanistan, le Venezuela, la Serbie, la Colombie, le Maroc et la Tunisie seront aussi au nombre des absents vendredi. Certains, comme la Russie, ont invoqué des problèmes d'emploi du temps plutôt que des motivations politiques.

    Pressions

    "La Chine a tordu le bras des gouvernements pour les empêcher de participer à la cérémonie Nobel, en recourant à un mélange de pression politique et de chantage économique", a commenté Sam Zarifi, un haut responsable de l'ONG Amnesty International. "Le fait que, malgré les pressions et les menaces, les Chinois n'ont pu gagner à leur cause qu'une petite minorité de pays montre la nature inacceptable de leurs demandes", a-t-il ajouté.

    Ulcéré par le choix du Comité Nobel, Pékin s'emploie aussi à empêcher les militants des droits de l'homme de se rendre à Oslo. Zhang Heci, un Australien d'origine chinoise, ami de Liu Xiaobo, a déclaré, mardi, avoir été détenu 24 heures à l'aéroport de Shanghai et contraint à retourner en Australie alors qu'il voulait se rendre à la cérémonie en Norvège. Le Haut Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Mme Navi Pillay, sera également absent pour des raisons d'emploi du temps, une décision critiquée par un dissident exilé aux États-Unis, Yang Jianli.

    07/12/2010

    Moteur de recherche pour les OGM en Europe


    Newsletter / Alert'OGM
    6 décembre 2010

    Inf’OGM publie un moteur de recherche unique des autorisations d’OGM dans l’Union européenne

    par Inf’OGM

    Actuellement, 39 plantes génétiquement modifiées sont autorisées commercialement dans l’UE (tous types d’autorisation confondus : à destination de l’alimentation animale et humaine, et/ou pour l’importation et/ou pour la culture commerciale) et 66 sont en attente d’autorisation.
    Avant leur autorisation commerciale, les plantes génétiquement modifiées font l’objet d’une évaluation par les experts européens réunis au sein de l’AESA (Autorité Européenne de Sécurité Alimentaire) et par les experts nationaux. L’autorisation en elle-même est ensuite décidée au cours d’une procédure faisant intervenir jusqu’à trois instances politiques (procédure de comitologie). Aucune centralisation des informations ne permet un suivi de ces procédures d’autorisation, en cours ou abouties. De plus, le calendrier de la Commission européenne ne suit pas l’ordre d’arrivée des dossiers, ce qui rend ses avis difficiles à anticiper. 

    Pour pallier ce manque d’information sur la multitude et complexité des différentes autorisations, Inf’OGM a créé un outil de suivi aussi exhaustif que possible, simple d’utilisation et accessible à tous sur son site à l’adresse suivante : http://www.infogm.org/spip.php?rubrique445.

     Autorisations d’OGM, où en est-on ?

    En septembre 2010, le Commissaire à la santé et à la protection des consommateurs, John Dalli, annonçait que les procédures d’autorisations continueraient, sans attendre la réponse des Etats membres à un nouvel aménagement législatif leur permettant, théoriquement, d’interdire les cultures de plantes génétiquement modifiées sur leur territoire [1]. Deux autorisations pourraient être données avant la fin de l’année : une pour le maïs TC1507 (renouvellement autorisation alimentation animale) et une concernant le maïs Mon89034*Mon88017 (alimentation humaine).

     Mode d’emploi : une recherche à plusieurs entrées

    La recherche peut se faire par type de plante, d’entreprise, d’événement de transformation, de procédures d’autorisation, d’état de l’autorisation, de la nature de la demande et d’état par nature de la demande.
    Par exemple, vous voulez savoir quels sont les maïs autorisés à la culture commerciale dans l’UE ? En cochant trois critères pertinents ( « Plantes »,« autorisation culture », et « Autorisé »), le moteur de recherche retrouvera tous les dossiers de maïs qui ont été autorisés à la culture (un mode d’emploi détaillé se trouve sur le site).

     

    11:44 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ogm

    Cancun vu par ATTAC FRANCE

    lu sur :

    http://www.france.attac.org/spip.php?article12024

    Cancún à mi-parcours

    À l'issue de la première semaine de négociations, les perspectives de «compromis positifs» semblent éloignées. Les accords sectoriels espérés pour permettre la poursuite du processus - accord sur la déforestation (REDD+) et accord sur le fonds vert de financement annoncé à Copenhague - entendaient se passer du renouvellement des engagements des pays industriels à des réductions d'émissions et des financements significatifs. 

    Ces questions, passées sous la table au départ des négociations, reviennent en discussion avec le refus des pays du Sud que soit abandonnée l’idée d’un traité contraignant. Le Japon, suivi de la Russie et du Canada, a exprimé clairement ce qui se tramait en coulisses : le front du refus des pays riches à s'engager dans une seconde période « post-Kyoto » s'élargit.
    La réaction des pays de l’ALBA lors d'une conférence de presse a été sans appel :  les responsables des délégations de la Bolivie, du Venezuela et de l'Equateur entre autres ont clairement rappelé que les accords sectoriels ne pouvaient être seulement des accords techniques, mais qu'ils étaient eux-mêmes conditionnés par des engagements clairs en vue d'un traité contraignant pour l'après 2012. 
    Mais «l’échec» de Copenhague amplifie les discours de tous ceux qui voudraient réduire ces négociations à des discussions techniques et qui sont prompts à accuser toute expression politique de tentative de sabotage. 

    Les grandes puissances ont repris de l'assurance et tentent de faire tomber les jalons restants. 

    Le paquet dit « LULUCF » est en passe d’être agréé (Land use, land-use change and forestry, usage de la terre, transformation de l’usage de la terre et des forêts) : il s’agit de compenser les émissions par le développement des capacités de la terre et des forêts à capter et séquestrer le carbone (puits de carbone). C'est l'Union européenne qui pilote la négociation. En effet le LULUCF permettrait d'amoindrir les obligations de réductions d'émissions de GES en comptabilisant les gains de réduction offerts par le développement des bioénergies (biomasse, biochar) et des techniques de stockage de carbone dans les sols ou les plantations (puits de carbone). L'Union européenne y voit non seulement un instrument idéal d'ajustement de ses engagements mais aussi un dopant inespéré pour son économie. La terre serait ainsi mobilisée pour délivrer des millions de crédits carbone !

    L’accord sur la déforestation dit REDD+ serait déjà conclu si les pays de l’ALBA, menés par la Bolivie, ne s’opposaient pas au financement privé des projets par les mécanismes de la finance carbone, fondés sur l'idée de compensation et réduisant ainsi les obligations des pays riches à réduire réellement les émissions sur leur territoire. Les pays de l'ALBA et les mouvements sociaux, en particulier la plupart des communautés indigènes, exigent que la préservation des forêts soit financée par des fonds publics et dans le respect des droits des populations locales. 

    Les montants des financements ne sont plus discutés, alors que les sommes avancées dans le texte de Copenhague ne sont pas suffisantes. Seule leur structure est en jeu. Une proposition mexicaine, qui semble en fait être celle des USA, a pris de court les négociateurs : les pays développés (qui refusent tout engagement contraignant) demandent aux pays en développement de s'engager sur des chiffres et des actions d'atténuation avant de trancher sur les modalités et les montants des financements. Quant au Fonds vert, il serait administré par la Banque mondiale. En l’absence de financements publics, ce fonds serait alimenté de fonds privés, via les marchés du carbone notamment, alors que la proposition du G77+Chine consiste à abonder un fonds onusien par le versement obligatoire de 1,5% de leur PIB par les pays développés. 

    Le déséquilibre entre l'importance des délégations des pays industrialisés et la faiblesse de celles des pays en développement est criant. Et les rumeurs de restriction de l'accès des ONG à l'espace de négociations dans la phase finale de discussion (à partir de mercredi) s'amplifient. 
    C'est dans ce contexte que les mouvements paysans, les associations des peuples indigènes, les mouvements sociaux présents à Cancún manifesteront pour faire entendre la voix des peuples, celle qui s’était manifestée à Cochabamba et dont l’esprit semble bien loin des négociations officielles. 

    Attac France,
    Cancun, le 6 décembre 2010

    06/12/2010

    Les riches en France

    lu sur :

    http://www.challenges.fr/classements/fortune.php

    Fortunes de France - Classement 2010 - Challenges.fr

    .

    Fortune en  MILLIARDS       2010              2009           %age        Activité

    Arnault Bernard                   22,760 M€    14,584 M€   + 56%      LVMH Luxe
    Mulliez Gérard                      19,000 M€    15,000 M€    + 27%     GROUPE AUCHAN Distribution
    Bettencourt Liliane              14,449 M€    10,074 M€   + 43%      L'OREAL Cosmétiques
    Puech Bertrand                      8,585 M€      7,676 M€   + 12%      HERMES Luxe
    Famille Louis-Dreyfus          8,500 M€      7,000 M€   + 21%       LOUIS-DREYFUS Services
    Dassault Serge                       6,800 M€      4,700 M€   + 45%      GROUPE DASSAULT Industrie
    Pinault François                     6,216 M€      4,952 M€   + 26%      PPR Distribution luxe
    Alain Wertheimer                   4,500 M€      3,500 M€   + 29%     CHANEL Luxe
    Decaux Jean-Claude              3,256 M€       1,705 M€   + 91%     JCDECAUX Communication
    Bolloré Vincent                       2,917 M€      2,195 M€   + 33%     BOLLORE Transport, médias

    * Extrait du magazine Challenge.
    ( bravo Bernard ! pauvre petit Vincent ! riquiqui ! )

    Entre 2009 et 2010 ces 10 premières fortunes du pays ont progressées de 24 Milliards soit + 34 % !
    Recette de l'état impôt sur le revenu  en 2010 : 48,9 Milliards.
    Remboursement 2010 de la dette de l'état :  42,9 Milliards .
    24 milliards de plus en 1 an équivalent à  1.825.400 années de SMIC.

    05/12/2010

    Stopper le gaspillage publicitaire lors des pics de consommation

    lu sur :

    http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4488

    .

    03-12-2010 - Stopper le gaspillage publicitaire lors des pics de consommation

    Avec le froid hivernal qui s’est installé ces derniers jours, la France est à nouveau confrontée à des pics de consommation électrique. Pour soulager les tensions entre des capacités de production électriques limitées et une consommation en dents de scie, la population est appelée à surveiller sa consommation lors de ces pics, notamment en ce qui concerne le non indispensable tel que les équipements de type machine à laver, sèche linge et lave-vaisselle.
    Or, comme le dénonce l’association Résistance à l’Agression Publicitaire (R.A.P), le secteur publicitaire ne tient pas compte des appels à la responsabilité lancés par le Réseau de Transport de l’Electricité (RTE). De fait, le secteur publicitaire a multiplié les dispositifs retro-éclairés et autres écrans plasmas. Ce gaspillage électrique quotidien s’avère inacceptable alors que des coupures électriques privent certaines régions de chauffage.

    Estimant avec justesse que l’appel à la responsabilisation citoyenne ne doit pas s’appliquer uniquement aux usagers, les associations appellent les décideurs nationaux et locaux à adopter des arrêtés d’interdiction des dispositifs publicitaires énergivores, plus particulièrement lors des épisodes de pics de consommation. Il n’est, en effet, pas illogique que les usages électriques totalement inutiles soient proscrits a priorité.

    Cécile Cassier