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28/02/2011

Alan Turing, pionnier de l'informatique

lu sur :

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2011/02/28/le-musee-de-bletchley-park-acquiert-une-collection-d-articles-d-alan-turing_1486005_651865.html

Le musée de Bletchley Park acquiert une collection d'articles d'Alan Turing

LEMONDE.FR | 28.02.11 | 10h39  •  Mis à jour le 28.02.11 | 10h55

Une collection d'articles scientifiques du mathématicien et pionnier de l'informatique Alan Turing, comportant des notes manuscrites du chercheur, a été acquise par lemusée de l'informatique de Bletchley Park, au terme d'une vente aux enchères.

Alan Turing, considéré comme l'un des plus grands contributeurs à la création de l'informatique moderne, est resté dans l'Histoire pour ses travaux sur la "machine de Turing", l'un des premiers ordinateurs, ses réflexions sur l'intelligence artificielle, et surtout pour sa contribution décisive au décodage des codes secrets utilisés par la marine de guerre allemande durant la seconde guerre mondiale.

Les quinze articles mis aux enchères par Christie's, annotés par le mathématicien, ont été adjugés pour une somme non communiquée, mais qui a dépassé le prix de réserve, estimé à 300 000 livres sterling (350 000 euros). En novembre, une première enchère n'avait pas atteint le prix minimum, malgré un don de 100 000 dollars (72 000 euros) de Google. Un don du National Heritage Memorial Fund, un organisme public qui finance la sauvegarde du patrimoine britannique, a complété les sommes collectées par le musée de Bletchley Park par un chèque de 235 000 euros qui a permis d'emporter l'enchère.

Le site de Bletchley Park, où les Alliés avaient établi un gigantesque centre de recherche pour casser les codes allemands durant la seconde guerre mondiale, abrite aujourd'hui un musée dédié aux pionniers de l'informatique.

Alan Turing, victime de persécutions après-guerre en raison de son homosexualité, s'est suicidé à l'âge de 42 ans. En raison des contributions décisives de ce génie des mathématiques au développement de l'informatique, il a donné son nom à l'équivalent du prix Nobel de l'informatique. Il a cependant fallu attendre 2010 pour que le gouvernement britannique présente officiellement ses excuses pour la manière dont Alan Turing a été ostracisé après-guerre.

Rions un peu !

lu sur :

http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/02/28/deux-seules-lettres-vous-manquent_1486243_3214.html

Lettre d'Allemagne

Deux seules lettres vous manquent...

LEMONDE | 28.02.11 | 15h39  •  Mis à jour le 28.02.11 | 15h40

Devinette : que peut-on encore vouloir, à 35 ans, lorsqu'on est issu d'une des plus vieilles et des plus riches familles du pays, que l'on porte dix prénoms d'ancêtres illustres, que sa femme est une descendante directe de Bismarck, que l'on a deux jeunes enfants, que l'on est beau, intelligent, déjà député, qu'on se prépare à être ministre et qu'on se rêve chancelier ? Réponse qui coule de source en Allemagne : un grade de doktor délivré par une université.

Ces deux lettres "Dr" qu'un officier de l'état civil va respectueusement accoler à votre patronyme sur vos papiers d'identité et qui achèveront de faire de vous un aristocrate de la République. La crème de la crème peut même exhiber sur sa carte de visite un "Dr Dr" (pour les auteurs de deux thèses) voire un "Prof. Dr" ou un "Prof. Dr. Dr" pour les universitaires.

Le titre de doktor est une distinction intimement liée à l'histoire du pays. Un titre prestigieux porté par des Allemands aussi différents que Martin Luther au XVesiècle, la militante communiste Rosa Luxemburg, au début du XXe siècle, ouJoseph Goebbels quelques années plus tard. Un honneur dont peuvent actuellement se réclamer 2 % des Allemands actifs mais 50 % des grands patrons et, jusqu'à ces derniers jours, douze des seize ministres du gouvernement du Dr Merkel.

Pour obtenir ce sésame, le baron Karl-Theodor Maria Nikolaus Johann Jacob Philipp Franz Joseph Sylvester von und zu Guttenberg était prêt à tout. Sacrifier sa vie de famille, négliger ses électeurs, déserter le Bundestag.

Bref, voler dans un emploi du temps déjà surchargé quelques précieuses heures pour établir une savante comparaison entre la Constitution américaine et les traités constitutionnels européens, thème de sa thèse de 475 pages comportant pas moins de 1 200 notes de bas de page. Un travail remarquable auquel les enseignants de l'université de Bayreuth n'ont pas hésité à accorder en 2006 la meilleure mention, la si recherchée summa cum laude. Enfin, c'est ce que l'on croyait. Jusqu'à ce qu'un juriste de Brême, Andreas Fischer-Lescano, intrigué par l'inégale qualité du style et des arguments employés, vérifie sur Google que l'actuel ministre de la défense d'Angela Merkel, ne s'est pas contenté de recycler certains des discours prononcés au début de sa carrière. Une pratique certes légale mais un tantinet désinvolte. Quelle ne fut pas sa surprise de découvrir que ce n'était pas ses propres écrits que Karl-Theodor zu Guttenberg avait reproduits mais, dans plusieurs cas, ceux d'autrui, sans qu'aucune mention ne le précise.

Révélée par la Süddeutsche Zeitung le 16 février, l'affaire prend des proportions inouïes. Rapidement, les internautes ont découvert que le "baron von Googleberg" comme on le surnomme désormais n'a pas copié quelques passages mais les deux tiers de sa thèse. Depuis, ce roi de la com'capable d'emmener sa ravissante épouse, star du petit écran, passer quelques heures auprès des soldats allemands en Afghanistan et d'y faire installer un studio de télévision, multiplie les gaffes. D'abord il nie les faits. Puis, s'octroyant un pouvoir que nul ne lui a conféré, il renonce de lui-même à son prestigieux titre. Enfin, il présente ses excuses devant le Parlement tout en affirmant ne pas avoir "consciemment trompé" le jury de thèse.

L'affaire ne devrait pas en rester là. L'université de Bayreuth a d'ores et déjà déchu "KT" de son titre mais, dans un sursaut d'orgueil, a décidé de poursuivre l'enquête pour analyser l'étendue de la tromperie. Tous les textes du ministre sont passés au peigne fin. Surtout, l'opposition qui le soupçonne d'avoir utilisé un nègre, vérifie dans quelle mesure il a eu recours pour sa thèse aux petites mains du Bundestag. Tout cela devrait logiquement conduire Karl-Theodor zu Guttenberg à démissionner. Logiquement. N'a-t-il pas menti alors qu'il prétendait incarner la droiture en politique ? N'a-t-il pas entaché la réputation d'une université qui, hasard malencontreux, avait reçu peu de temps auparavant des fonds d'une société dont la famille zu Guttenberg était l'un des principaux actionnaires ? Ne jette-t-il pas le discrédit tant sur la classe politique que sur l'élite allemande ? Lui qui n'a pas hésité, ces derniers mois, à se séparer de deux très hauts gradés militaires sur lesquels pesaient de simples soupçons, sans attendre les conclusions des enquêtes lancées à leur encontre, ne devrait-il pas se montrer aussi exigeant avec lui-même ?

Mais "K T" semble intouchable. Lundi 21 février, en pleine tourmente, les militants de la CDU lui ont fait un triomphe. Si l'élite est choquée, l'opinion, elle, soutient ce ministre qui fut en 2009 le député le mieux élu du pays et reste le ministre le plus populaire du gouvernement. Signe de ce décalage : sur le site de Süddeutsche Zeitung, influent quotidien de centre gauche, 84 % des internautes indiquent qu'ils souhaitent la démission du ministre mais 87 % des 261 223 lecteurs de Bild, qui ont pris la peine de téléphoner aux numéros mis à leur disposition par ce quotidien populaire, jugent au contraire qu'il doit rester. Car "c'est un bon ministre" qui, à leurs yeux, n'est sans doute pas plus coupable de turpitudes que les autres responsables politiques. Logique de l'efficacité contre logique de l'honneur, le débat ne fait que commencer.

lemaitre@lemonde.frFrédéric Lemaître

26/02/2011

Manifestation contre les "OGM cachés" devant le salon de l'agriculture

lu sur :

http://www.lemonde.fr/depeches/2011/02/26/manifestation-contre-les-ogm-caches-devant-le-salon-de-l-agriculture_3244_108_44464762.html

Une trentaine de "faucheurs volontaires" ont manifesté samedi devant le salon de l'agriculture à Paris pour dénoncer la commercialisation d'"OGM cachés".

Avec des banderoles sur lesquelles on pouvait lire "Halte aux OGM cachés", les manifestants entendaient mettre en garde contre l'existence de nouvelles variétés de tournesols et de colzas, désormais tolérantes à des herbicides après "mutagenèse" (action d'un produit chimique ou irradiation).

Pour les "faucheurs volontaires" cette technique aboutit au même résultat que celle de la "transgenèse" (apport de matériel génétique extérieur) dans la mise au point d'OGM (organisme génétiquement modifié). D'où le nom "OGM cachés".

Les manifestants réclament que ces nouvelles variétés, soient soumises à la même réglementation que les OGM transgéniques (études, autorisations,..).

"Les OGM cachés présentent les mêmes dangers que les plantes transgéniques: contamination des autres cultures, utilisation accrue d'herbicides, brevetage des semences...", expliquent les faucheurs dans un tract.

En juillet dernier, plusieurs dizaines de faucheurs volontaires avaient coupé des tournesols "mutés" résistants à des pesticides en Indre-et-Loire.

24/02/2011

Pas qu'à Montpellier !

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4577

17/2/2011

Démarrage incognito de l’abattage de 343 arbres dans le centre parisien

Le 16 février dernier, au matin, Jacques Boutault, maire EELV (1) du 2e arrondissement de Paris, a découvert, alerté par des riverains, qu’avait démarré « en catimini » l’abattage de quelque 343 arbres du jardin des Halles. Cette coupe prend cadre dans le vaste projet de réaménagement du quartier des Halles, incluant notamment la création d’une aire de jeux pour enfants, la rénovation de la gare et du Forum (centre commercial), ainsi que la construction d’une Canopée, immense toit transparent destiné à recouvrir le centre commercial.

Les divers recours déposés par l’association de riverains Accomplir n’auront donc pu empêcher la réalisation de cette phase du projet. Pour Jacques Boutault, cette opération, réalisée « par surprise et sous la protection de la police », « marque bien la défiance de la Ville à l'égard des riverains très attachés à leur jardin ». Selon lui, « ce passage en force » reflète l’opposition des familles du centre de Paris à « ce projet qui fait la part belle aux entreprises privées ».

Lors du Conseil de Paris des 15 et 16 novembre 2010, le maire du 2e arrondissement avait exprimé ses réserves sur ce projet, estimant que les Parisiens n’avaient pas besoin d’un centre commercial à un milliard d’euros, dont la construction nécessite la destruction d’un des rares jardins arborés du centre de Paris. En outre, en privatisant le sol parisien, ce projet annule tout droit d’initiatives et de réaménagements futurs sur le site des Halles.

Si, le matin du 16 février, 250 arbres ont déjà été abattus sur les 343 destinés à connaître ce sort, la mairie de Paris a assuré qu’elle compenserait cette perte par la plantation de 478 nouveaux arbres.
Cécile Cassier

1- Europe Ecologie Les Verts.

Contournement de l'interdiction : le CRUISER remplacé à l'identique

lu sur:

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4585

23/2/2011

L’insecticide CRUISER : plus autorisé mais… remplacé

Depuis 2008, le ministre de l’agriculture accorde, année par année, grâce à un système pernicieux de dérogation d’une durée d’un an, des renouvellements d’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) de l’insecticide CRUISER. Pour contrer cette pratique, renouvelable à l’infini alors même que la preuve de l’innocuité de ce produit fait défaut, l'UNAF a déposé pas moins de 4 recours au Conseil d’Etat, respectivement en 2008 et 2009 pour le CRUISER®, en 2010 et 2011 pour le CRUISER® 350.

Le 24 janvier dernier, le rapporteur public du Conseil d’Etat, monsieur Edouard GEFFRAY, demandait l’annulation des décisions du ministre de l’Agriculture autorisant le CRUISER, respectivement prises en 2008, 2009 et 2010. Or, par un arrêt rendu le 16 février dernier, le Conseil d’Etat a finalement annulé les autorisations de mise sur le marché du CRUISER, délivrées en 2008 et 2009 à Syngenta par Michel Barnier, ministre de l’Agriculture. Le Conseil a, en effet, estimé que « le Ministre n’apporte pas d’éléments suffisants et précis », ajoutant que « l’appréciation à laquelle s’est livrée l’AFSSA/ANSES et sur le fondement de laquelle le ministre a pris la décision contestée repose sur une méthode d’évaluation du risque qui n’est pas conforme à celle qu’exige la réglementation ».

Malheureusement, il s’agit là d’une victoire en demi-teinte. D’une part, comme le souligne Henri Clément, président de l’UNAF, il est regrettable qu’il faille d’abord violer la loi pour régler des comptes ensuite. Mais plus dommageable encore, bien qu’écarté, le CRUISER passe déjà la main à son remplaçant. En effet, sur une décision de Bruno Lemaire, ministre de l’Agriculture, prise en 2010 et renouvelée en 2011, le CRUISER 350 a vocation à remplacer le CRUISER illégal. Pourtant, selon l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire, les deux produits sont strictement identiques. En effet, si Syngenta a rebaptisé son produit, la molécule active utilisée reste le thiamétoxam. Malgré cela, bien que récemment décrites comme irrégulières par le Conseil d’Etat dans le cas du CRUISER, les mêmes procédures d’évaluation sont appliquées.

Pour l’heure, le Conseil d’Etat a annoncé ne pas vouloir statuer immédiatement sur l’AMM du CRUISER 350, disponible sur le marché depuis 2010, et a renvoyé sa décision à plus tard. A l’instar de l’UNAF, le rapporteur public au Conseil d’Etat avait pourtant demandé l’annulation du CRUISER et du CRUISER 350, pour des motifs communs et par un même arrêt. L’instruction se poursuit donc, voie laborieuse et coûteuse pour les syndicats agricoles mais synonyme de gain de temps pour les grands groupes fabricants.
Cécile Cassier

Lampes à basse consommation, quelles précautions prendre ?

lu sur :

http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2456470&rubId=4076

23/02/2011 16:56

Lampes à basse consommation, quelles précautions prendre ?


Les lampes à basse consommation sont plus écologiques, certes, mais pas sans risques. À tel point que dans un communiqué, la Commission de sécurité des consommateurs (CSC) vient d’appeler les particuliers à la prudence. Dans la mesure où « l’éventuelle nocivité de ces éclairages fait débat », l’autorité indépendante recommande de prendre certaines précautions

Jean-Luc Guerquin-Kern, Chercheur à l’Inserm, membre de la Commission de sécurité des consommateurs

« On est dans un flou concernant les effets de ces lampes, notamment en ce qui concerne les émissions d’ondes électromagnétiques. Il est donc conseillé aux usagers de ne pas rester de façon prolongée à moins de 30 cm d’une ampoule allumée. Au-delà de cette distance, il n’y a aucun risque.

En revanche, on ne sait pas ce qui se passe en deçà, parce que les mesures sont impossibles. Si les niveaux de références sont dépassés, cela pourrait créer un échauffement dans le cerveau, un peu comme dans un micro-ondes. On doit en tenir compte en disant qu’il peut y avoir un risque.

Cela dit, ce risque me paraît de toute façon minime : il n’y a aucun danger d’électrocution ou de picotement violent. Par ailleurs, on ne connaît pas les effets à long terme des ondes électromagnétiques.

Aérer la pièce quand une ampoule casse

Les lampes à basse consommation contiennent également du mercure. Quand on casse une ampoule, celui-ci est libéré dans l’air. Les pouvoirs publics n’ont pas établi de seuil d’exposition maximal. Mais l’agence américaine qui s’occupe des substances toxiques, dépendant du ministère de la santé, recommande, lorsqu’on a cassé une lampe, de quitter la pièce et de n’y revenir qu’une fois le mercure redescendu sous les 3 microgrammes par mètre cube.

Les mesures que l’on a faites montrent que le taux de mercure consécutif au bris d’une ampoule peut être de 15 à 20 microgrammes, ce qui est effectivement une quantité non négligeable.

Une personne qui casse une ampoule doit donc aérer la pièce durant 15 à 30 minutes, puis ramasser les débris avec du papier humide ou un morceau de scotch, en évitant absolument de passer l’aspirateur. Autre consigne à respecter : même si le mercure a disparu, les ampoules à basse consommation contiennent des terres rares [métaux polluants, NDLR] et des composants électroniques. Il faut donc les recycler.

On demande par ailleurs aux fabricants de prendre le maximum de précautions pour réduire les émissions d’ondes électromagnétiques et la quantité de mercure présente dans les ampoules. Les technologies pour limiter les ondes existent, la preuve : certaines ampoules émettent moins que d’autres. »
Recueilli par Simon CARRAUD

23/02/2011

Les méfaits des sels d'aluminium (suite)

lu sur:

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

L'aluminium préoccupe une association
L'Association d'entraide aux malades de myofasciite à macrophages (AE3M) dénonce des conflits d'intérêts dans la décision, prise en 2004 par l'Afssaps, de ne pas commander d'études complémentaires sur les liens possibles entre l'aluminium des vaccins et la maladie, en dépit d'une recommandation dans ce sens du CHU de Bordeaux. L'AE3M demande une révision de la position de l'Afssaps et la conduite d'une nouvelle étude. La myofasciite à macrophages se traduit notamment par des douleurs musculaires et articulaires, ainsi qu'une importante fatigue.
Aujourd'hui en France, 23/02/2011

22/02/2011

OGM : tolérance à 0,1% en Europe

lu sur : http://www.infogm.org/spip.php?article4738

UE - La politique de « tolérance zéro » adoptée

par Eric MEUNIER

Les États membres, réunis au sein du Comité permanent de la chaîne alimentaire (CPCHA), ont adopté à la majorité qualifiée la proposition de règlement de la Commission européenne, établissant une tolérance jusqu'à 0,1% de présence de plantes génétiquement modifiées (PGM) dans les lots d'importation à destination de l'alimentation animale. Ce vote avait été reporté lors de la précédente session du CPCHA, les 8 et 9 février 2011.

Le règlement tel qu'il était proposé dans l'ordre du jour de la réunion fixe les conditions dans lesquelles des PGM non autorisées seront tolérées par l'Union européenne lorsque présentes à moins de 0,1% dans des lots destinés à l'alimentation animale. Les conditions sont qu'une méthode de détection et de traçabilité soit validée par le Centre Commun de Recherche (CCR), qu'une demande d'autorisation commerciale soit en cours de traitement au sein de l'Union européenne depuis au moins trois mois et, nouveautés depuis la réunion du 9 février, que la PGM soit déjà autorisée dans le pays exportateur et que l'Autorité Européenne de Sécurité Alimentaire (AESA) n'ait identifié aucun risque pour la santé et l'environnement dans la mesure ou la plante sera présente à moins de 0,1%. Par rapport au travail habituel de l'AESA, on ignore encore si évaluer une PGM présente à moins de 0,1% implique une différence avec la procédure d'évaluation conduite dans le cadre de demande d'autorisation commerciale. Toujours est-il que les deux dernières conditions (autorisation de la PGM dans le pays exportateur et conduite d'une évaluation de risques) correspondent notamment à la position de la France qui faisait partie des pays ayant demandé un report du vote. Interrogée par Inf'OGM avant le vote, la France avait fait savoir qu'elle souhaitait notamment qu'une évaluation nationale des risques puisse être conduite. La Commission européenne a donc répondu à cette demande en instaurant une évaluation européenne. S'agissant d'une proposition de règlement, donc d'un texte législatif, la proposition doit maintenant être présentée au Parlement européen et au Conseil européen qui auront trois mois pour objecter ou proposer des modifications.
Rappelons que du côté de l'industrie alimentaire, les pressions étaient fortes pour que ce règlement soit présenté par la CE et adopté. En 2009, un rapport non signé et nommé « Le dossier de la chaîne alimentaire humaine et animale au vue de la présence d'évènements GM non encore autorisés dans l'Union européenne dans les produits d'importations, notamment soja et graines de soja » était diffusé. Diffusé aux représentants nationaux d'industries agroalimentaires par la Confédération des Industries Agro-alimentaires de l'UE (CIAA), la Fédération européenne des aliments composés (FEFAC) et le Comité du Commerce des céréales, aliments du bétail, oléagineux, huile d'olive, huiles, graisses et agrofournitures (Coceral). Ce rapport visait à convaincre les différents destinataires de demander la remise en cause de la politique de tolérance zéro [1]. Un peu plus d'un an plus tard, le travail de lobbying paraît avoir été efficace même si la CE se refuse à considérer que cette politique de tolérance zéro est remise en cause par ce projet d'évolution de la législation [2].

Sur un autre plan, ce vote pourrait presque être qualifié d'historique puisque c'est la première fois que le Comité permanent de la chaine alimentaire atteint la majorité qualifiée en faveur d'une proposition de la Commission Européenne concernant les OGM ! Ce comité est au contraire plutôt habitué à ne pas atteindre de majorité qualifiée et donc à renvoyer les propositions au Conseil des ministres.

Enfin, la décision d'aujourd'hui s'inscrit dans un moment chargé du dossier OGM au niveau européen. Dans le même temps, le Parlement européen travaille de son côté sur une proposition de la CE de fournir aux Etats membres les outils pour interdire nationalement ou localement la mise en culture de PGM au cas par cas [3]. Par ailleurs, la CE continue de présenter au comité permanent et conseil des ministres des propositions d'autorisations commerciales de PGM [4]. Et l'AESA travaille elle à de nouvelles lignes directrices d'évaluation des risques liés aux plantes transgéniques. Autant dire que le dossier OGM est plutôt actif en ce moment et que les années 2011 et 2012 laissent présager de possibles nouvelles règles du jeu.

1]  cf. Inf'OGM n°24, octobre 2009, http://www.infogm.org/spip.php?arti…

[2]  http://www.infogm.org/spip.php?arti… 

[3] cf. http://www.infogm.org/spip.php?arti… et Inf'OGM détaillera cette proposition dans Inf'OGM n°109, à paraître début mars 2011

[4]  http://www.infogm.org/spip.php?rubr… 

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sur le même sujet :

un commentaire du reseau_tourangeau_anti_ogm

OGM : l'UE validerait l'importation de nourriture animale contentant des traces d'OGM non autorisés

Un projet de règlement tolérant les traces d'OGM non autorisés dans l'UE dans l'alimentation animale a été validé en comité. Le Parlement et le Conseil doivent adopter le texte qui apparaît comme un abandon de la tolérance zéro.

L'ONG Inf'OGM rapporte que les représentants des Etats membres de l'Union européenne (UE) ont validé, mardi 22 février 2011, la proposition de règlement de la Commission européenne, établissant une tolérance de 0,1% pour la présence de plantes génétiquement modifiées non autorisées dans l'UE dans les lots importés et destinés à l'alimentation animale. Un seuil de 0,1% qualifié de "zéro technique" par opposition à la position actuelle basée sur la"tolérance zéro" qui implique une absence totale de traces d'OGM.

La décision a été validée par le Comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale qui est chargé d'assister la Commission dans l'élaboration des mesures concernant l'ensemble de la chaîne de production alimentaire. La validation, par le Comité, des mesures dont il est saisi ouvre la voix à l'adoption du règlement par la Commission européenne.

Simplifier l'importation d'aliments pour le bétail

Concrètement, ce vote vise les importations d'aliments pour le bétail, et en particulier le soja et le maïs en provenance notamment de l'Argentine, du Brésil ou des Etats-Unis. En effet, certains OGM interdits dans l'UE sont autorisés en dehors et la probabilité d'en trouver des traces dans les lots d'aliments importés n'est pas nulle. Jusqu'à maintenant, la doctrine européenne en la matière tenait de la tolérance zéro et lorsque des traces d'OGM non autorisés en Europe étaient détectées, l'ensemble de la cargaison repartaient dans son pays d'origine.

Un négociateur européen, ayant participé à l'élaboration du règlement, a indiqué à l'agence de presse Reuters que "cela posait des problèmes commerciaux et d'approvisionnement et poussait aussi la Commission à accélérer les demandes d'autorisation." Dans ce contexte, les défenseurs de la mesure évoquent une "solution technique" face aux problèmes de contamination non intentionnelle rencontrés par les importateurs.

S'agissant des conditions dans lesquelles des OGM non autorisées seront tolérées dans des lots destinés à l'alimentation animale, Inf'OGM en cite quatre. Tout d'abord, il faudra établir une méthode de détection et de traçabilité validée par le Centre commun de recherche (CCR). Ensuite il faudra que l'OGM fasse l'objet d'une demande d'autorisation commerciale en cours de traitement au sein de l'Union européenne depuis au moins trois mois. D'autre part il faudra que l'OGM ait obtenu une autorisation préalable dans le pays exportateur. Enfin, il faudra que l'OGM ne présente aucun risque pour la santé et l'environnement dans la mesure où la plante sera présente à moins de 0,1%. Ce dernier point sera validé par l'Autorité européenne de sécurité alimentaire (AESA).

S'agissant du dernier point, InfOGM note que "par rapport au travail habituel de l'AESA, on ignore encore si évaluer une PGM présente à moins de 0,1% implique une différence avec la procédure d'évaluation conduite dans le cadre de demande d'autorisation commerciale."

La France modifie sa position initiale

Afin de valider le règlement, le Comité, constitué de représentant des Etats membres et présidé par un représentant de la Commission européenne, devait émettre un avis positif à la majorité qualifiée. Il apparaît que certains états ont modifié leur position, rendant possible l'adoption de la mesure par le Comité. Il s'agit en particulier de la France qui a fait ajouter les deux dernières conditions avant d'accepter le règlement proposé par la Commission. Inf'OGM rapporte que sept États se sont opposés à la proposition (Chypre, Grèce, Lettonie, Lituanie, Malte, Pologne, et Slovénie), le Luxembourg s'abstenant et les 19 autres États membres validant la proposition.

Ce n'est cependant pas la dernière étape puisque le Conseil et le Parlement doivent la valider. Cependant, le négociateur européen interrogé par Reuters estime qu'"en toute logique, la mesure devrait être adoptée par les Etats membres et les eurodéputés, même si on s'attend à un débat animé au Parlement européen."

L'industrie agro-alimentaire souhaiterait un relèvement du seuil

La décision devrait satisfaire les représentants de l'industrie agro-alimentaire qui militaient de longue date pour que soit abandonnée la politique de la tolérance zéro s'agissant des traces d'OGM non autorisés dans l'alimentation animale.

Ainsi, la Fédération européenne des aliments composés (Fefac), a accueilli favorablement la mesure. Elle estime qu'"après deux ans de discussion, il y a maintenant une définition analytique du niveau "zéro", qui reste l'objectif recherché sur le plan politique." "La décision est tout d'abord, et avant tout, un pas en avant vers une amélioration de la sécurité juridique", minimise la fédération qui "s'oppose à la vision selon laquelle la "solution technique" implique un affaiblissement du fameux principe de tolérance zéro en matière d'OGM."

Enfin, le règlement validé par le Comité, s'il est adopté par le Conseil et le Parlement, pourrait ouvrir la voix à un relèvement progressif du seuil technique de 0,1%. Tout au moins est-ce le souhait de la Fefac qui explique que "la séparation complète des variétés OGM non autorisées dans la chaîne d'approvisionnement, dominée par la manipulation en vrac des produits alimentaires, est impossible dans la pratique." Et d'ajouter que "le fardeau logistique imposé par la nouvelle législation au secteur de l'alimentation reste un défi majeur qui nécessitera, à moyen ou plus long terme, une solution plus globale sous la forme d'un vrai seuil de présence bas niveau."

Philippe Collet

20:15 Publié dans OGM | Lien permanent | Commentaires (0)

Apple et ses bénéfices (à quel prix ?)

lu sur :

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2011/02/22/profond-malaise-chez-les-sous-traitants-d-apple_1483502_651865.html#xtor=EPR-32280229-[NL_Titresdujour]-20110222-[zoneb]

Profond malaise chez les sous-traitants d'Apple

LEMONDE.FR avec Reuters | 22.02.11 | 11h40

 

Des employés chinois du constructeur Wintek, une entreprise taïwanaise qui fabrique notamment des écrans tactiles, ont écrit une lettre à Steve Jobs, le PDG d'Apple, pour l'alerter sur les risques pesant sur la santé des employés de l'usine de la zone industrielle de Suzhou.

Les employés de Wintek ont utilisé de l'hexyl hydride, également appelé n-hexane, entre mai 2008 et août 2009 pour nettoyer les écrans. Ce produit, interdit en Europe et aux Etats-Unis en raison de son caractère cancérigène, n'est aujourd'hui plus utilisé, mais les employés de l'usine affirment que leur santé est toujours menacée. Le n-hexane a été remplacé par de l'alcool, mais les conséquences à long terme sont difficiles à évaluer.

"C'est un poison mortel", explique la lettre dont l'agence Reuters a eu connaissance. Le n-hexane peut causer des dégâts neurologiques à long terme nécessitant des soins à vie que les employés ne pourront se permettre, expliquent les salariés dans leur courrier. Les symptômes vont d'une transpiration excessive à des douleurs répétées aux mains et aux pieds ainsi qu'une perte de contrôle des doigts et une fatigue permanente.

Apple, qui a publié des résultats records en janvier, n'a pas souhaité commenter cette lettre, expliquant que son rapport sur les conditions de travail de ses sous-traitants détaillait les mesures prises.

TRAVAIL DES ENFANTS

Les conditions de travail chez les sous-traitants asiatiques d'Apple, mais aussi dans d'autres entreprises des nouvelles technologies, font l'objet de vives critiques, notamment depuis la vague de suicides qui avait touché la gigantesque usine Foxconn à Shenzen, l'an dernier. Qualifiée de "plutôt sympa" par Steve Jobs, l'usine avait été confrontée à une vague de suicides parmi ses trois cent mille employés.

Foxconn n'est pas un cas isolé : l'audit annuel réalisé par Apple auprès de ses sous-traitants montre que le cahier des charges social de la marque n'est globalement pas respecté. Le travail des mineurs, par exemple, est en augmentation : sur les cent vingt-sept ateliers inspectés, les inspecteurs ont relevé quarante-neuf cas dans neuf usines. Apple affirme avoir mis fin à son contrat avec l'une d'elles.

Plus globalement, qu'il s'agisse de la gestion des substances dangereuses ou de la lutte contre les discriminations, seuls deux ateliers visités sur trois respectent les demandes d'Apple. Quant aux exigences sur les horaires de travail, pourtant peu contraignantes (soixante heures maximum et un jour de repos par semaine), elles ne sont suivies que par un tiers des usines auditées.

Cancer du sein : une piste pour bloquer la migration des cellules cancéreuses

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

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Cancer du sein : une piste pour bloquer la migration des cellules cancéreuses
L'Institute of Cancer Research britannique a identifié l'enzyme LOXL2, responsable de l'expansion du cancer du sein vers d'autres organes. Cette découverte, publiée dans la revue Cancer Research, pourrait permettre aux scientifiques de développer de nouveaux médicaments, s'ils trouvent le moyen de stopper l'activité de cette molécule LOXL2. Plus de 90 % des décès par cancer du sein sont dus à la migration des cellules cancéreuses vers d'autres organes.
Daily Telegraph [The], 22/02/2011

21/02/2011

Immobilier: des diagnostics énergétiques très imprécis

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/02/21/ufc-que-choisir-denonce-des-diagnostics-energetiques-tres-imprecis_1483061_3244.html

UFC-Que choisir dénonce des diagnostics énergétiques très imprécis

LEMONDE.FR avec AFP | 21.02.11 | 14h01  •  Mis à jour le 21.02.11 | 14h44

En fonction de l'entreprise qui réalise le diagnostic de performance énergétique (DPE), une même maison peut être classée en C, D ou même E, selon les résultats "effarants" d'une enquête, présentés lundi 21 février, par UFC-Que Choisir.

Un constat d'autant plus "inquiétant" pour l'association de consommateurs, qui rappelle que l'affichage du DPE est désormais obligatoire dans les annonces immobilières, et qu'il conditionne le montant du nouveau prêt à taux zéro. 

"Sur quatre maisons visitées par seize diagnostiqueurs : deux maisons ont été classées dans pas moins de trois classes énergétiques différentes, une a été classée dans deux étiquettes différentes, une seule s'étant vu attribuer la même étiquette énergétique par tous ces 'professionnels'", écrit UFC-Que Choisir dans un communiqué. "Une des maisons enquêtées a été classée, selon les diagnostiqueurs, en C, D ou E, avec une estimation de consommation de 134 kiloWattheures (kWh) à 244 kWh par m2 et par an, soit une facture annuelle variant de 1 000 à 1 800 euros !" poursuit l'association de consommateurs.

LA RESPONSABILITÉ DU DIAGNOSTIQUEUR EN QUESTION

UFC-Que Choisir, qui juge ces résultats "effarants", précise qu'ils sont le fruit d'une réactualisation en 2011 d'une précédente enquête menée en 2008 au terme de laquelle l'association s'était déjà "indignée du caractère aléatoire du classement". L'association appelle les pouvoirs publics à "adopter sans délai des mesures techniques pour fiabiliser les DPE" et à "rendre opposable le DPE entre l'acheteur et le vendeur pour que la responsabilité du diagnostiqueur puisse être engagée en cas de diagnostic erroné".

Depuis le 1er janvier, toutes les annonces immobilières doivent afficher les résultats du DPE, le non-respect de cette obligation étant passible de sanctions judiciaires. Le DPE était déjà obligatoire depuis 2006 pour les ventes de logement et depuis 2007 pour les locations. Il permet de connaître les consommations d'énergie, leur impact sur l'effet de serre, responsable du réchauffement climatique, et de favoriser leur maîtrise, en classant les biens en sept catégories de A (50 kWh/m2/an, soit 250 euros de dépenses) à G (450 kWh/m2/an, 2 250 euros).

Internet et le pouvoir américain

lu sur :

http://www.lemonde.fr/international/article/2011/02/21/washington-defend-l-internet-libre-mais-sous-surveillance_1483056_3210.html

Washington défend l’Internet libre…mais sous surveillance
 | 21.02.11 | 12h30  •  Mis à jour le 21.02.11 | 15h49

Depuis l'arrivée au pouvoir du président Obama, les Etats-Unis ont érigé la "liberté de l'Internet" en objectif officiel de leur politique étrangère. Ce volontarisme fut solennellement réaffirmé en janvier 2010 dans un discours de la secrétaire d'Etat Hillary Clinton, qui proclama l'avènement d'un nouveau droit humain fondamental, le "droit de connexion".

Au passage, Mme Clinton rappela que son pays a une responsabilité particulière, car il est la "terre natale" de l'Internet. Pour Washington, la défense de l'Internet est d'autant plus naturelle qu'il s'agit de faire la promotion à l'export d'entreprises américaines comme Google, Twitter ou Facebook, dont les dirigeants sont proches des élites politiques et financières du pays.

La secrétaire d'Etat avait aussi annoncé le renforcement d'un programme hérité de l'administration précédente : l'aide financière à des entreprises et des ONG fabriquant des logiciels anticensure, pour aider les opposants vivant sous des régimes autoritaires à contourner les blocages, crypter leurs messages et effacer leurs traces. Les bénéficiaires des fonds fédéraux devaient distribuer leurs logiciels gratuitement, les traduire en différentes langues et offrir des programmes de formation.

Un an plus tard, au lendemain des soulèvements populaires de Tunisie et d'Egypte, Mme Clinton fait un premier bilan de son action, citant notamment la création d'un service spécialisé au département d'Etat et le déblocage de 30 millions de dollars (22 millions d'euros) pour une soixantaine d'organismes développant des systèmes anticensure.

L'une des ONG ayant reçu des fonds fédéraux ces dernières années est le projet TOR (The Onion Router). Géré par des hackeurs américains et européens, TOR a créé un réseau international de serveurs permettant de crypter tous les types de messages et de se connecter sans laisser de traces. L'un des responsables américains de TOR, Jacob Appelbaum, a voyagé au Moyen-Orient, de la Tunisie au Kurdistan, pour faire connaître son système aux militants locaux.

Or, M. Appelbaum est aussi un membre actif de WikiLeaks. Cela fait partie de son métier car, au départ, Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, avait pour but d'aider les internautes vivant dans des pays de dictature à dénoncer des actes immoraux ou illégaux commis par leur patron ou par un responsable officiel. De fait, WikiLeaks s'appuie en partie sur les serveurs de TOR pour garantir l'anonymat de ses sources.

Dès que M.Assange commence à publier des documents confidentiels appartenant aux Etats-Unis, le statut de M. Appelbaum change aux yeux des autorités américaines : il cesse d'être un héros de la liberté pour devenir un complice présumé dans l'enquête criminelle lancée contre WikiLeaks pour vol de documents.

"HÉGÉMONIE AMÉRICAINE"

Au cours de l'été 2010, M. Appelbaum prend publiquement la défense de WikiLeaks face aux attaques virulentes des responsables politiques américains. Peu après, de retour d'un voyage aux Pays-Bas, il est interrogé pendant plusieurs heures par la police des frontières américaine, qui saisit ses téléphones et ses ordinateurs portables. Même chose en janvier, alors qu'il rentre d'un séjour en Islande –mais cette fois la police est bredouille, car désormais il voyage léger, sans appareil électronique.

Interrogé par Le Monde, M. Appelbaum met en garde les jeunes étrangers qui racontent leur vie avec insouciance sur les réseaux sociaux: "Si vous êtes sur Facebook, bienvenue dans le monde de l'hégémonie américaine!" Il rappelle que le business model de ces entreprises est fondé sur le stockage et l'analyse des données personnelles de leurs utilisateurs, puis il raconte une anecdote : un jour, il se rendit dans les locaux de Facebook en Californie pour un entretien d'embauche (qui n'aboutit pas). Là, il bavarda par hasard avec un homme disant travailler pour une agence fédérale qui était en train d'installer un système d'inspection des serveurs de Facebook.

De son côté, la justice américaine s'intéresse aussi aux réseaux sociaux. En janvier, Twitter a annoncé qu'un procureur fédéral exigeait des copies des comptes de MM. Assange et Appelbaum et d'autres militants de WikiLeaks, dont Birgitta Jonsdottir, députée islandaise. En outre, le procureur avait interdit à Twitter de prévenir les personnes visées. L'entreprise a réussi à faire annuler cette dernière mesure et a pu alerter ses utilisateurs, mais leurs recours juridiques semblent limités.

Yves Eudes

Les méfaits des sels d'aluminium

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Une conférence sur les dangers de l'aluminium
L'Université de Keele à Niagara (Canada) réunit en ce moment et jusqu'à mercredi des chercheurs autour des conséquences pour la santé de la prolifération des sels d'aluminium dans les produits du quotidien, tels que les cosmétiques, les additifs alimentaires ou même l'eau potable. Dans le cadre de ce colloque, l'intervention du Pr Romain Gherardi est particulièrement attendue, rapporte le quotidien 20 Minutes. Il présentera les travaux de l'équipe Inserm de Créteil sur la myofasciite à macrophages, dont l'origine est attribuée à l'hydroxyde d'aluminium, contenu notamment dans certains vaccins. L'aluminium fait depuis peu l'objet d'une surveillance renforcée de la part de l'Anses, précise le quotidien.
20 Minutes, 21/02/2011 (*)

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(*)

http://www.20minutes.fr/article/673615/sante-les-effets-aluminium-inquietent

Les effets de l'aluminium inquiètent

Créé le 21.02.11 à 06h55 -- Mis à jour le 21.02.11 à 07h37

SANTE - Une université réunit des chercheurs du monde entier pour discuter des dangers de ce métal...

Cosmétiques, additifs alimentaires, eau potable : les sels d'aluminium ont envahi notre quotidien. Une réalité débattue à l'université de Keele, du 19 au 23 février, à Niagara (Canada). L'une des interventions les plus attendues est celle du Pr Romain Gherardi, qui présentera les résultats de l'équipe Inserm de Créteil. Depuis des années, il travaille au côté du Pr Authier sur une maladie de découverte récente : la myofasciite à macrophages (lire encadré), dont l'origine est imputée à l'hydroxyde d'aluminium, adjuvant contenu dans de nombreux vaccins.

«Réduire l'exposition humaine»

A l'initiative de ce congrès, Christopher Exley, biochimiste britannique, qui étudie ce métal depuis plus de vingt-cinq ans. «Les expositions aiguës sont connues pour provoquer un processus neuro-dégénératif ainsi que des maladies osseuses, mais les dangers potentiels de l'exposition chronique peuvent inclure de nombreuses maladies telles que le diabète ou la maladie d'Alzheimer.»

Une session sera d'ailleurs consacrée à cette pathologie, qui touche aujourd'hui en France près de 800.000 personnes. Si les agences de santé publique affirment qu'aucun lien n'a pu être démontré, «l'hypothèse selon laquelle cette substance contribue de manière significative à la maladie d'Alzheimer est construite sur des preuves expérimentales solides et ne devrait pas être rejetée. Des mesures immédiates doivent être prises pour réduire l'exposition humaine à l'aluminium», estime le Dr Lucija Tomljenovic, de l'université de British Columbia à Vancouver, qui présentera cette semaine le résultat encore inédit de son travail.

     Virginie Belle  

19/02/2011

Chine : après le lait à la mélamine voici le lait au cuir

lu sur :

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2011/02/18/le-lait-aux-proteines-de-cuir-fait-scandale-en-chine_1481980_3216.html

 Le lait aux protéines de cuir fait scandale en Chine

LEMONDE.FR avec AFP | 18.02.11 | 12h45  •  Mis à jour le 18.02.11 | 12h45

Les autorités chinoises ont affiché vendredi 18 février leur détermination à "réprimer sévèrement les sociétés qui transforment illégalement ou produisent du lait contenant des protéines de cuir", dernier d'une série de scandales alimentaires qui secouent la Chine.

 Les protéines de cuir sont issues de lambeaux de peaux animales et peuvent être dangereuses pour la santé si des substances chimiques comme l'acide sulfurique sont utilisées pour les extraire, avait expliqué plus tôt la presse chinoise.

Le gouvernement a interdit en février 2009 l'ajout de protéines de cuir dans les produits alimentaires destinés à la consommation humaine, mais certains producteurs peu scrupuleux en mettent dans leurs produits laitiers pour élever leur taux de protéines, selon l'AQSIQ. Ni le gouvernement ni les journaux n'ont fait état d'un usage de ces protéines à grande échelle, mais Pékin paraît désireux de rassurer le public chinois après le retentissant scandale du lait contaminé à la mélamine, qui a mis à mal la réputation de la filière depuis 2008.

La mélamine est une substance chimique toxique qui simule un apport en protéines et permet aux producteurs de tricher en ajoutant de l'eau au lait. L'ajout de mélamine avait provoqué la mort d'au moins six bébés et été responsable de 300 000 maladies rénales graves chez de jeunes enfants.

Depuis ce scandale, des informations font régulièrement état de nouveaux cas d'usage de cette substance. En mars 2009, les autorités ont fermé l'entrepriseChenyuan Dairy à Jinhua, dans la province orientale du Zhejiang, après avoir déterminé que des protéines de cuir y étaient utilisées, a rapporté vendredi le quotidien China Daily.

Le ministère de l'agriculture a annoncé pour sa part que les autorités allaient effectuer cette année 6 450 tests sur des produits laitiers. La sécurité alimentaire est un grave problème en Chine. Les produits contaminés ou frelatés vont des champignons artificiellement blanchis au faux tofu (fromage de soja) en passant par l'huile de cuisine recyclée et aux oranges peinturlurées.

Informations santé du 19/2/2011

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Vendredi 18 février 2011

Le rôle actif du sommeil dans la mémorisation
Une équipe de chercheurs franco-belges coordonnée par Géraldine Rauchs (Unité Inserm U923) a mis en évidence le rôle actif du cerveau lors des phases de sommeil dans la consolidation des informations stockées dans la mémoire à long terme. L'étude, conduite sur une population âgée de 23 à 27 ans, tend à démontrer que l'hippocampe, structure située en profondeur du lobe temporal du cerveau, est plus actif lorsqu'il s'agit de retenir un mot plutôt que lorsqu'il s'agit de l'oublier. « Notre étude va dans le sens de certains travaux qui suggèrent que l'hippocampe marquerait des populations neuronales spécifiques au moment de l'apprentissage », commente Géraldine Rauchs.
Quotidien du médecin [Le], 18/02/2011
Reprise information presse du 15 février 2011 : Le sommeil permet de trier les informations importantes de celles qui ne le sont pas !

L'incidence du milieu agricole sur les maladies des voies respiratoires
Marion Hulin (Inserm UMR-S 707, équipe épidémiologie des maladies allergiques et respiratoires) explique dans Le Quotidien du médecin l'effet paradoxal exercé par le milieu agricole sur l'appareil respiratoire. Bien que moins exposés au risque d'allergie, les populations rurales seraient plus susceptibles de développer des symptômes asthmatiques chroniques, lesquels pourraient être associés aux polluants émis par les activités agricoles (poussières organiques, produits chimiques, etc.). Ces affections sont particulièrement complexes et délicates à diagnostiquer, d'autant que les pathologies en question sont multifactorielles, de par la forte concentration d'allergènes naturels et la diversité des polluants présents en milieu agricole, explique Marion Hulin. Quotidien du médecin [Le], 18/02/2011

12/02/2011

SCANDALE !

La Suisse n'est pas

un paradis !!!

lu sur :

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/02/12/04016-20110212ARTFIG00364-la-suisse-gele-les-avoirs-de-la-famille-moubarak.php

 

La Suisse gèle les avoirs de la famille Moubarak

12/02/2011 | Mise à jour : 10:39

Le Conseil fédéral helvétique veut ainsi «prévenir tout risque de détournement de biens publics égyptiens», a-t-il expliqué.

Dépossédé du pouvoir en Egypte, Hosni Moubarak pourrait bientôt l'être aussi de ses biens. A peine une demi-heure après l'annonce de la démission du Pharaon, soit à 17h30 ce vendredi, le gouvernement suisse a annoncé qu'il bloquait tous les fonds pouvant appartenir au président égyptien et à sa famille en Suisse. Le Conseil fédéral a publié une ordonnance en ce sens demandant aux banques suisses de rechercher et de geler les avoirs du clan Moubarak. D'après la Banque nationale suisse, fin 2009, les dépôts égyptiens sur les comptes en Suisse atteignaient 3,6 milliards de francs suisses (2,27 milliards d'euros).

«Le président Hosni Moubarak a démissionné aujourd'hui, après des semaines de manifestations de masse. Le Conseil fédéral a pris acte de cette évolution de la situation», peut-on lire dans ce texte. Les avoirs de Moubarak et de son entourage ont été bloqués «avec effet immédiat» et l'ordonnance est «valable trois ans», précise le Conseil fédéral. «En outre, la vente et l'aliénation de biens - notamment immobiliers - appartenant à ces personnes sont interdites. Le Conseil fédéral veut prendre toutes les mesures nécessaires pour prévenir tout risque de détournement de fonds publics.»

Entre 40 et 70 milliards de dollars

Selon des experts du Moyen-Orient cités par le journal britannique Guardian, la fortune de la famille Moubarak serait comprise entre 40 et 70 milliards de dollars (29,5 et 51,7 milliards d'euros). Elle serait répartie comme tel : 15 milliards de dollars pour Hosni Moubarak, un milliard pour son épouse Suzanne, huit milliards pour son fils aîné, Alaa et 17 milliards pour son second fils Gamal. Par comparaison, celle du couple Ben Ali est estimée à cinq milliards de dollars, selon le classement du magazine américain Forbes. Et celle de l'homme le plus riche des Etats-Unis, Bill Gates, à 54 milliards.

Le journal algérien Al Khabarprécise de son côté qu'une bonne partie de la fortune des Moubarak serait déposée dans des banques ou investie dans de l'immobilier. La famille Moubarak possèderait ainsi, en dehors de l'Égypte, des propriétés aux États-Unis, en Grande-Bretagne (dont les fils et la mère détiennent la nationalité), en France, en Suisse, en Allemagne, en Espagne et à Dubaï. Enfin, ses deux fils, Gamal et Alaa ont créé et pris des participations dans de nombreuses sociétés en Europe et aux États-Unis.

(Avec agences)

LIRE AUSSI :

» La fortune des Moubarak dépasserait les 40 milliards

» Hosni Moubarak, le pharaon déchu

» DOSSIER SPÉCIAL - Tunisie, Égypte... Révoltes dans le monde arabe

11/02/2011

L’eau, source de vie ou de guerre

 

lu sur :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/a40a9dfa-355b-11e0-a83c-72c9481907e8/Leau_source_de_vie_ou_de_guerre

 

Editorial vendredi11 février 2011

L’eau, source de vie ou de guerre

L’initiative suisse de promouvoir le dialogue au Moyen-Orient tombe bien

 

De passage récemment à Genève, Hussein Chahristani, vice-premier ministre irakien et ministre du Pétrole, disait qu’il passait de plus en plus de temps à négocier un juste partage de l’eau de l’Euphrate avec les voisins, la Turquie et la Syrie. Rien d’étonnant. Toute la région connaît une faible pluviosité et la pression démographique. L’urbanisation et la dégradation environnementale réduisent la quantité d’eau disponible pour l’agriculture, l’industrie et pour les besoins domestiques. Source de vie, l’eau peut, dans ces circonstances, se transformer en source de guerre entre pays. Les relations entre ces trois voisins n’ont pas toujours été les meilleures.

Dans ce contexte, l’initiative suisse de promouvoir le dialogue au Moyen-Orient pour une meilleure gestion des ressources en eau tombe bien.

Le Moyen-Orient n’est pas une exception. A travers la planète, les conflits liés à l’eau ne manquent pas. En Afrique, le Nil prend sa vie dans plusieurs sources. A maintes reprises, les pays en amont ont remis en cause le partage actuel qui a été imposé par l’Egypte coloniale. Le changement vient du fait que certains d’entre eux se mettent à l’agriculture intensive pour satisfaire leurs besoins alimentaires croissants ou pour l’exportation. La création du nouvel Etat du Sud-Soudan va obliger les pays reliés par les eaux du Nil à revoir le partage. Que dire de l’Asie centrale, où la guerre de l’eau est une réalité quotidienne? La mer d’Aral, après avoir servi à arroser les champs de coton en Ouzbékistan, est sèche. Par conséquent, l’Amou Daria n’apporte plus assez d’eau au Tadjikistan et au Kirghizistan. Ces deux voisins s’accusent mutuellement de vouloir assécher l’autre. Et les coups de fusil résonnent régulièrement à la frontière. Les eaux du Brahmaputra et du Ganges sont certes considérées comme sacrées en Inde. Mais elles sont aussi source de conflits avec les pays limitrophes.

Au Moyen-Orient, l’initiative suisse sera sans doute difficile à mettre en place à cause des hostilités politiques entre Israël et ses voisins. Mais, si elle est concluante, elle pourrait servir de modèle dans de nombreuses situations tout aussi conflictuelles.

La Suisse dispose d’une longue expérience dans la gestion des ressources aquatiques, de centres d’excellence comme l’EPFL qui font des recherches sur les technologies liées à l’eau ainsi que d’entreprises qui comprennent les besoins en termes de filtrage, de stockage et de distribution. «Forts de nos expériences, nous voulons aider à faire face à la crise annoncée», a déclaré Micheline Calmy-Rey. Par ailleurs, la Suisse consacre 30 millions de francs par an à des projets de coopération liés à l’eau potable et à l’irrigation.

«Les rivières, les nappes phréatiques, les mers et les lacs ne connaissent pas de frontières. Une gestion nationale ne peut être que conflictuelle et chaotique», a affirmé Sundeep Waslekar. Pour ce dernier, il faut oublier les schémas actuels et travailler sur des thèses probables dans les prochaines années. Il écarte ainsi l’idée que les uns et les autres, c’est-à-dire Israéliens, Palestiniens, Irakiens, Syriens et les autres, ne puissent pas travailler ensemble. Selon l’expert indien, les Etats savent reconnaître où se trouvent leurs intérêts fondamentaux.

The Blue Peace, après avoir dressé le constat de la situation, fait une série de recommandations. La plus importante concerne la création d’un Conseil de coopération pour les ressources en eau, qui se limiterait dans un premier temps à cinq pays: Irak, Jordanie, Liban, Syrie et Turquie. Cette plate-forme pourrait être mise sur pied en 2011 encore.

Un autre conseil réunissant la Turquie, la Syrie et l’Irak pourrait aussi être créé pour la gestion commune du bassin reliant les rivières Euphrate et Tigre. «Fait remarquable, a souligné l’expert indien, les relations entre ces trois pays étaient empoisonnées, notamment à cause de l’eau. Depuis 2008, ils ont signé plusieurs accords de coopération régionale, notamment sur le commerce, le transit et les télécommunications. Ils pourraient désormais se consacrer à l’eau», a fait remarquer l’expert indien.

Désormais, la Suisse s’emploiera à propager le rapport. «Par la suite, nous sommes prêts à financer les structures nécessaires pour faciliter le dialogue», a conclu Martin Dahin­den, directeur de la Coopération suisse.

L’industrie des piles à combustible

lu sur :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/7775bc14-3562-11e0-a83c-72c9481907e8|2

L’invité vendredi11 février 2011

L’ère de l’hydrogène arrive, mais n’en parlons pas !

Par Daniel Paul*
*Consultant

L’industrie des piles à combustible se trouve aujourd’hui dans une phase semblable à celle de l’informatique au début des années 1970, c’est-à-dire à l’aube d’une expansion et d’une prospérité qui durera des décennies.

L’une des plus grandes évolutions industrielles depuis l’informatique est en cours et étonnamment, elle est silencieuse. Si la conquête spatiale avait passionné les médias et les foules, l’arrivée de l’informatique s’était elle aussi faite relativement silencieusement dans les années 1960-1970.

L’hydrogène comme vecteur d’énergie en remplacement du pétrole et d’autres combustibles fossiles est en train de prendre lentement sa place. C’est une excellente nouvelle pour l’économie et pour l’environnement car l’hydrogène est le complément parfait des énergies renouvelables. L’hydrogène produit par électrolyse de l’eau peut être stocké puis être transformé en électricité au gré des besoins par la pile à combustible (fuel cell).

L’histoire de la pile à combustible a débuté par les ouvrages des chimistes Henry Cavendish qui découvrit les principales propriétés de l’hydrogène vers 1760, puis William Grove entreprit des recherches sur l’électrolyse de l’eau.

En 1838, Christian Frédéric Schoenbein, alors qu’il pratiquait l’électrolyse de l’eau observa qu’après la coupure de l’alimentation électrique de l’électrolyseur, un courant inverse transitoire se produisait. Le phénomène inverse de l’électrolyse, c’est-à-dire celui de la pile à combustible était donc découvert. Ce fait resta pratiquement sans suite jusque vers le début des années 1960. A ce moment, la NASA qui préparait le voyage vers la Lune lança un concours pour la fourniture d’un générateur permettant les 8 ou 12 jours d’autonomie en électricité qu’exigeaient les missions lunaires. Les batteries conventionnelles étant beaucoup trop lourdes et les panneaux solaires trop peu performants à l’époque. Les premières piles à combustible mises au point par General Electric équipèrent les capsules Apollo de la NASA.

Aujourd’hui, les piles à combustible commencent à quitter les laboratoires pour trouver place dans certains équipements industriels. Les premières utilisations se trouvent dans des secteurs tels que les télécommunications, dans la mobilité, et les satellites. Bientôt, nos téléphones portables, des jouets, nos ordinateurs portables, nos outils électriques, nos vélos, seront propulsés par des piles à combustible. Les maisons individuelles équipées de panneaux photovoltaïques, et de pile(s) à combustible seront autonomes en énergie, combinant notamment électricité et chaleur (cogénération). Quelques dizaines d’installations existent, au Japon, aux USA, et des solutions intégrées devraient être sur le marché vers 2015.

Un événement s’est produit à l’automne 2009, qui fut de nature à largement accélérer la production à grande échelle des piles à combustible à hydrogène. En septembre 2009, sept des plus importants constructeurs mondiaux d’automobiles ont écrit et signé ensemble une lettre d’entente «letter of understanding» adressée aux gouvernements et aux sociétés pétrolières. Ces chefs d’entreprise annonçaient qu’ils avaient fait suffisamment d’expériences sur des véhicules prototypes pour affirmer que dès 2015 ils seraient prêts à mettre sur les routes des centaines de milliers de véhicules électriques mus par pile à combustible. Dès 2020 des millions de ces véhicules pourraient être produits chaque année. Cette lettre demandait aux gouvernements et aux pétroliers de déployer un réseau de distribution d’hydrogène afin d’alimenter ces véhicules propres (zéro émission – si l’hydrogène est d’origine renouvelable).

Les USA, le Japon et l’Allemagne ont déjà publié leurs plans en 2009 et 2010. L’Italie a annoncé un projet il y a quelques semaines.

Comment produire l’hydrogène en quantité suffisante?

Idéalement, cet hydrogène proviendra de plus en plus d’énergies renouvelables: solaire photovoltaïque, éolien, énergie des vagues, énergie marine thermique, géothermie, solaire thermique, etc. Rappelons que l’eau utilisée pour l’électrolyse n’est ni consommée, ni altérée dans ce cycle. Le nucléaire est également à même de produire d’énormes quantités d’hydrogène sans émission de carbone. Cependant, si les constructeurs automobiles, les gouvernements et les compagnies pétrolières mettent leur plan en pratique dès 2015, l’hydrogène nécessaire proviendra, temporairement, en partie, du gaz naturel par «reformage». Les écologistes les plus convaincus admettent que ce processus est plus propre que la consommation directe du gaz naturel par les véhicules.

L’avènement de l’ère de l’hydrogène est une excellente nouvelle pour l’économie et pour l’environnement. Pour ceux d’entre vous qui s’y intéressent, l’industrie des piles à combustible a déployé des appareils et matériel didactiques qui s’adressent aux différents degrés de l’instruction publique, aux HES techniques, aux universités, aux écoles polytechniques, aux industriels.

De nombreuses écoles, particulièrement en Asie, aux USA, en Angleterre, au Brésil, ont intégré cet enseignement dans leurs classes. En Suisse, le Conseil fédéral a constaté (Rapport MINT en 2010) un manque prononcé d’étudiants dans les disciplines scientifiques et techniques.

Pourtant, aujourd’hui, trop peu de nos classes bénéficient d’un enseignement des technologies relatives aux énergies renouvelables et de l’hydrogène. Pour nos jeunes, la découverte des perspectives que présentent les énergies renouvelables en complément des piles à combustible serait de nature à induire de nombreuses et passionnantes carrières scientifiques.

Espérons que la Suisse qui possède déjà quelques laboratoires de pointe dans les domaines de l’hydrogène (EMPA, PSI, ETHZ, EPFL et quelques universités ou HES) saura populariser ces technologies et transformer ces recherches en succès industriels.

L’industrie des piles à combustible se trouve aujourd’hui dans une phase semblable à celle de l’informatique au début des années 1970, c’est-à-dire à l’aube d’une expansion et d’une prospérité qui durera des décennies. Il vaut la peine de s’y intéresser car nous sommes entrés dans l’ère de l’hydrogène.

 

09/02/2011

Les OGM et la Commission européenne

lu sur :

http://www.lemonde.fr/depeches/2011/02/09/l-ue-continue-de-se-diviser-sur-les-ogm_3244_108_44357091.html

L'UE continue de se diviser sur les OGM
AFP | 09.02.11 | 18h01

Les gouvernements européens ont une nouvelle fois affiché mercredi leurs divergences sur les organismes génétiquement modifiés et empêché l'adoption d'une norme commune pour faciliter le contrôle des cargaisons de céréales, plantes et végétaux dans l'Union européenne (UE).

La France et la Pologne se sont opposées à un vote sur une proposition de la Commission sur les niveaux de contamination par des OGM au cours d'une réunion d'experts, a-t-on appris de source communautaire.

La Commission a "pris note" de la demande de plusieurs pays de poursuivre l'examen de cette proposition jusqu'à la prochaine réunion du comité permanent pour la sécurité alimentaire, prévue les 22 et 23 février.

L'enjeu est considérable. L'Union européenne a importé 4 millions de tonnes de maïs et 33 millions de tonnes de soja ou équivalent destinés essentiellement à l'alimentation animale en 2008-2008.

Or les règles européennes actuellement en vigueur stipulent que si les contrôles d'une cargaison montrent des traces d'une contamination par un OGM non autorisé dans l'UE, elle est refoulée.

La proposition de la Commission fixe à 0,1% le seuil de contamination appelé "zéro technique" et prévoit que si l'OGM décelé n'a pas été soumis pour autorisation dans l'UE, un avis est demandé à l'Agence européenne pour la sécurité des aliments (AESA, ou EFSA en anglais) basée à Parme.

La France a refusé. Elle exige que l'AESA se soit déjà prononcée de manière positive sur l'OGM qui a contaminé la cargaison pour accepter qu'elle soit déchargée.

Les gouvernements se sont également divisés sur les demandes de commercialisation de quatre OGM, trois maïs de la firme Syngenta et un coton du groupe Dow Science. Aucune majorité ne s'est dégagée pour les accepter ou pour les refuser, car chaque camps a rallié une dizaine de soutiens. La France et l'Espagne se sont abstenues au cours de ces votes, a-t-on appris de source communautaire.

Les ministres de l'Environnement en charge du dossier seront invités à trancher lors de leur prochaine réunion et si aucune majorité n'est trouvée, la Commission devra autoriser leur commercialisation, conformément aux règles en vigueur.

Cette procédure changera à compter du 1er mars. La Commission pourra à cette date décider l'autorisation, "mais elle ne sera plus obligée de le faire".

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mon commentaire :

si je comprends bien, la France autoriserait une cargaison contaminée par des OGM non autorisés s'ils n'ont pas encore été évalués ... Donc elle tourne le dos au principe de précaution !

08/02/2011

Les semences potagères et l'appropriation du vivant à des fins commerciales

 

Nouvelles de Kokopelli: Février 2011

Communiqué de Presse

Kokopelli fait appel à la Cour de Justice Européenne!

Dans le cadre du procès qui nous oppose à la société Graines Baumaux, nous avons demandé à la Cour d’Appel de Nancy de saisir la Cour de Justice de l’Union Européenne d’une question portant sur la validité de la législation européenne sur le commerce des semences potagères au regard de certains principes fondamentaux de l’Union Européenne et du Traité International sur les Ressources Phytogénétiques pour l’Alimentation et l’Agriculture (TIRPAA).

Alors que la société Graines Baumaux s’opposait fortement à cette demande, qu’elle qualifiait de « cheval de Troie », la Cour d’Appel, par une Ordonnance du 4 février 2011, a fait droit à notre demande.

Les questions fondamentales, que nous soulevons depuis le début de notre existence, seront enfin posées à la juridiction suprême de l’Union Européenne. Les enjeux, en termes d’appropriation du vivant et de sauvegarde de la biodiversité, sont immenses et nous espérons que la Justice, ultime recours des opprimés, saura les mesurer.

Nous appelons tous les opérateurs européens de la semence ancienne à se joindre à nous pour témoigner, dans le cadre de ce procès historique, de l’absurdité de la législation actuelle sur le commerce des semences.

Contacts :

Association Kokopelli

communication@kokopelli.asso.fr

Blanche MAGARINOS-REY, Avocate de Kokopelli

contact@avocat-magarinos-rey.com

Association Kokopelli
Oasis. 131 impasse des Palmiers
30100 Alès - France
Tél : 04 66 30 64 91

 

07/02/2011

Pour la petite histoire : comment le président déchu Ben Ali s’est enfui dans son Boeing

lu sur :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/2c24c0a6-3239-11e0-9581-5c80251fb044|0

tunisie lundi7 février 2011

Comment le président déchu Ben Ali s’est enfui dans son Boeing

Isabelle Mandraud Le Monde

Des témoins racontent le départ précipité le 14 janvier et le vol du chef d’Etat tunisien, accompagné de son épouse Leïla Trabelsi et de proches, vers l’Arabie saoudite.

Lorsque l’ancien président Zine el-Abidine Ben Ali a quitté la Tunisie, le 14 janvier, pensait-il y revenir très vite? C’est ce qu’il a laissé entendre à l’équipage qui l’a accompagné à bord de l’avion présidentiel, ce soir-là, en Arabie saoudite: «Allez vous reposer et demain, vers 7 heures, on repart pour la Tunisie», a-t-il lancé au commandant de bord et au copilote, à son arrivée à Djeddah, avant de rejoindre le pavillon royal de l’aéroport.

Ils étaient cinq à composer l’équipage: les deux pilotes, un mécanicien, une hôtesse et un steward. A partir du témoignage précis de certains d’entre eux et d’un responsable au sol, Le Monde a pu reconstituer le dernier vol du président déchu. Il apporte un éclairage précieux sur les conditions du départ du dirigeant tunisien, qui demeure, à bien des égards, mystérieux. A-t-il été poussé vers la sortie? Ou bien un plan avait-il été ourdi pour l’éloigner d’une situation de chaos, avant de le faire revenir comme celui pouvant ramener l’ordre?

Le 14 janvier, alors que la police a commencé à charger les manifestants, à Tunis, la direction de l’aviation civile est prévenue qu’un plan de vol «pour entraînement» est déposé concernant l’appareil immatriculé BBJ TS-IOO, c’est-à-dire l’avion présidentiel, un Boeing 737-700 équipé d’une trentaine de sièges, d’un bureau, d’une chambre et d’un cabinet de toilettes avec douche. Le plan est un leurre. Aucune indication n’est donnée sur d’éventuels passagers: les codes Tunis 01 et Tunis 02, qui correspondent au président et à sa femme, ne sont pas communiqués. Le personnel navigant est convoqué peu avant 17 heures, dans le hangar qui abrite l’avion présidentiel sur la base militaire de l’Aouina, en face de l’aéroport de Tunis-Carthage.

Un convoi arrive. D’une Mercedes noire sortent Ben Ali, vêtu d’un costume bleu et d’une cravate rouge, et sa femme, Leïla Trabelsi, «pas maquillée», ainsi que leur jeune fils. D’une Porsche Cayenne grise descendent à leur tour l’une des filles du couple, Halima, et son fiancé. Puis viennent trois employés, deux femmes et un homme. L’équipage note la présence autour de l’appareil, en nombre beaucoup plus important qu’à l’accoutumée, de membres de la garde présidentielle suréquipés. Parmi eux figure leur chef, Ali Seriati.

« Je reviendrai avec vous»

Le plein est fait, pas tout à fait, 16 tonnes de carburant. Les passagers n’ont avec eux que quelques bagages, peu volumineux. Soudain, d’autres véhicules surgissent, avec, à leur bord, une quinzaine de membres de la famille Trabelsi, dont Mourad Trabelsi et sa famille, ainsi que le chanteur Seïf Trabelsi. Ils sont armés. Les gardes du corps du président ne les laissent pas monter à bord, en leur promettant qu’ils prendront un autre avion.

Dans le cockpit, Ben Ali dit aux pilotes: «Nous allons à Djerba [île tunisienne située dans le golfe de Gabès], c’est plus calme.» «Je vais monter avec eux parce qu’ils ont peur, précise-t-il en désignant sa famille, puis je reviendrai avec vous.» Leïla Trabelsi s’inquiète de savoir si l’avion a bien reçu l’autorisation de décoller. L’appareil quitte la piste à 17 h 45.

«Le président était très stressé; normalement, il ne va jamais dans la cabine de pilotage, rapporte un membre de l’équipage. Au bout de quelques instants, poursuit-il, Ben Ali nous a demandé de faire route vers Djeddah [Arabie saoudite] et il a ajouté: «Si jamais nous n’avons pas assez de fuel, nous pouvons nous ravitailler en Libye.» Cela ne sera pas nécessaire.

Habitué à ne pas commenter les décisions du chef de l’Etat, l’équipage obtempère, mais le commandant de bord et son copilote s’assurent auprès des autorités libyennes, puis égyptiennes, qu’ils peuvent survoler leur territoire.

Durant le trajet, le président tunisien commentera une seule fois la situation dans son pays: «Ce sont les islamistes qui font tout ça, confie-t-il à l’équipage, ils se sont introduits dans la police, vous allez voir, ça va s’aggraver.» Il passe deux appels depuis son bureau. L’un de ses gendres, Sakhr el-Materi, tente de le joindre de son côté, en apparence sans succès.

A 22 h 50, l’avion se pose en Arabie saoudite, avec difficulté. Une violente tempête de pluie s’est abattue sur Djeddah et les autres avions sont déroutés vers Médine. «Nous roulions tout doucement sur la piste, cela a inquiété le président qui est revenu dans la cabine de pilotage.» Il est accueilli par des dignitaires saoudiens que les navigants tunisiens ne reconnaissent pas.

«On a laissé le président»

Mais, à terre, les membres de l’équipage, qui ont des chambres retenues au Hilton, reçoivent des messages angoissés de leurs proches. Dans un salon de l’aéroport, ils apprennent en regardant, médusés, la chaîne Al-Jazira, qu’un avion transportant la famille présidentielle, en fuite, se serait posé en Sardaigne. Inquiet, le commandant de bord tente de joindre le palais de Carthage, puis le PDG de Tunisair (la compagnie nationale), Nabil Chettaoui. Après des hésitations, l’équipage a l’autorisation de redécoller et ne demande pas son reste. Un plan de vol est déposé cette fois au nom de Tunisair, ce qui permettra à l’avion de survoler sans difficulté l’Egypte, la Grèce puis Malte.

L’appareil repart avec le plein de carburant à 1 h 50. «Nous étions tous angoissés, on n’arrêtait pas de se dire: on a laissé le président, témoigne un membre de l’équipage. Mais quand nous sommes arrivés, à 6 h 30 du matin à Tunis, l’armée nous a accueillis en nous remerciant d’avoir ramené l’avion.»

Un jeune Tunisien est mort dans la nuit de samedi à dimanche à Kebili, localité du sud de la Tunisie, après avoir reçu une grenade lacrymogène en pleine tête lors de heurts avec les forces de l’ordre. Par ailleurs, l’immeuble abritant le siège de la police du Kef (nord-ouest) a été incendié hier après-midi. L’armée a été déployée dans la ville après des attaques menées par des «bandes de jeunes». (AFP)

03/02/2011

La pression monte contre les gaz de schiste

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4558

2/2/2011

Alors que le Ministère de l’Ecologie a accordé ces derniers mois, en grande discrétion, plusieurs milliers de kilomètres carrés de permis de recherches de gaz de schiste, de plus en plus de voix s’élèvent contre les dangers environnementaux de leur exploitation.

Contrairement au gaz naturel classique qui se situe dans des grandes poches du sous-sol, le gaz de schiste se répartit dans une multitude de petites poches dispersées dans des roches imperméables. Leur extraction nécessite des forages verticaux et/ou horizontaux d’une profondeur allant de 1 000 à 3 000 mètres selon le type de sous-sol. La libération du gaz implique de fracturer la roche par une technique de « fracturation hydraulique », consistant à injecter à haute pression un mélange d’eau, de sable et d’additifs chimiques (1).

Au niveau du terrain, la contestation s’organise et une « Coordination des collectifs pour un moratoire sur la prospection du gaz de schiste » a lancé une pétition (2) pour demander « un gel immédiat des prospections et la suspension des permis de recherche de gaz et pétrole de schiste sur l’ensemble du territoire français ».  Trois semaines après son lancement sur Internet, la pétition affiche déjà plus de 22 000 signataires.

Martin Malvy,  président de la région Midi-Pyrénées, a demandé fin janvier la suspension des autorisations. Lors du colloque « Maîtrise des énergies dans les collectivités », Martin Malvy a déclaré : « Les autorisations ont été délivrées sans aucune concertation préalable, ni avec les élus locaux, ni avec les populations. Or, chacun sait que l’exploitation du gaz de schiste pose des problèmes environnementaux sérieux. C’est le cas au Canada et aux Etats-Unis. Ici, nos sous-sols sont maillés de rivières souterraines, une grande partie de l’espace concerné est située soit en Parcs Naturels Régionaux, soit en sites protégés. ». La région Midi-Pyrénées est notamment concernée par le « Permis de Nant » qui a été accordé en mars 2010 pour une surface d’environ 4 414 kilomètres carrés.
Michel Sage

1- Pour en savoir plus sur le sujet, voir le plein phare « La France ouvre les vannes des gaz de schiste » du magazine Echo Nature.
2 - http://www.petitions24.net/gaz_de_schiste__non_merci

 

Voir aussi les notes sur le blog :

http://collectifuneplacepourtous.midiblogs.com/

(lien ci-contre)

 

02/02/2011

Manœuvre franco-tchèque en faveur du nucléaire et du gaz de schiste

lu sur :

http://www.lemonde.fr/depeches/2011/02/02/paris-et-prague-accuses-de-confondre-energies-renouvelables-et-nucleaire_3244_108_44312123.html

Paris et Prague accusés de confondre énergies renouvelables et nucléaire

Plusieurs eurodéputés ont dénoncé mercredi une tentative franco-tchèque de faire adopter au plus haut niveau de l'UE une déclaration faisant de l'énergie nucléaire un moyen de lutte contre le changement climatique, qui nuirait selon eux aux énergies renouvelables.

Si les amendements franco-tchèques sont adoptés vendredi lors d'un sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE à Bruxelles, "ce serait une percée décisive en faveur de l'énergie nucléaire, qui aurait pour conséquence d'affaiblir indirectement les énergies renouvelables", a souligné l'eurodéputé luxembourgeois Claude Turmes, spécialiste de ces questions chez les Verts.

Pour l'eurodéputée française du groupe libéral-démocrate Corinne Lepage, "il s'agirait d'une forfaiture en regard des conventions internationales sur le climat, signées depuis Rio par la France, puisque l'ensemble des négociateurs ont toujours été attentifs à ce que le nucléaire ne profite pas des mesures destinées à réduire le CO2 et autres gaz à effets de serre".

"Par cette mesure non seulement la France +pomperait+ les subventions européennes destinées aux énergies alternatives, mais elle poursuivrait sa politique de sabotage quant au développement des filières", a dénoncé Mme Lepage.

Selon des textes vus par l'AFP, la France souhaite faire figurer les énergies "faiblement carbonées" aux côtés des énergies renouvelables dans la déclaration finale du sommet, consacré notamment à l'énergie.

Elle a proposé notamment que l'UE et ses Etats s'engagent à promouvoir l'investissement dans "les énergies renouvelables et les énergies faiblement carbonées" et souhaite rappeler que Bruxelles a récemment "indiqué qu'une proportion de 2/3 pour la production d'électricité faiblement carbonée devrait être atteinte d'ici 2020".

Selon Claude Turmes, un tel objectif de deux tiers compromettrait clairement les chances de développement du secteur des renouvelables.

Ces références aux énergies faiblement carbonées --parmi lesquelles le nucléaire-- n'ont pas été reprises dans la dernière version du projet de déclaration finale obtenue par l'AFP, encore susceptible toutefois de modifications.

Plusieurs pays, dont le Luxembourg et l'Irlande, s'y sont opposés lors d'une réunion lundi des ministres des Affaires européennes, selon Claude Turmes.

En marge de cette réunion, Laurent Wauquiez, ministre français des Affaires européennes, et le ministre tchèque Karel Schwarzenberg ont adopté une déclaration commune.

Ils y expriment notamment "leur soutien aux énergies sobres en carbone et rappellent que l'énergie nucléaire représente une source dénergie décarbonée répondant à la fois à la rationalité économique et aux objectifs de lutte contre le changement climatique".

Une grande inconnue reste la position de l'Allemagne, qui compte plusieurs champions de l'energie nucléaire comme E.ON et Siemens, relève Claude Turmes.

Un autre passage du projet de déclaration pourrait venir alimenter le débat sur les gaz de schiste en France, où trois vastes zones dans le sud sont désormais l'objet de prospection.

Le dernier projet de conclusions en date demande à ce que le "potentiel" d'une extraction soutenable de ces gaz soit "évalué". En Europe, le sous-sol de la France, de la Pologne, du Royaume-Uni, ou encore de l'Allemagne, en est doté.

Mais leur extraction difficile, à l'aide de forages de deux à trois kilomètres et pour fracturer la roche en injectant d'énormes quantités d'eau, de sable et de produits chimiques, suscite une importante levée de boucliers, notamment en France.

yo/ylf/juv e

Comment notre cerveau s’est-il adapté à l’apparition de l’écriture et donc de la lecture ?

lu sur :

http://www.inserm.fr/actualites/les-dernieres-actualites/le-cerveau-se-modifie-avec-l-apprentissage-de-la-lecture

Comment notre cerveau s’est-il adapté à l’apparition de l’écriture et donc de la lecture ? En comparant l’activité cérébrale d’adultes analphabètes à celle de personnes alphabétisées durant l’enfance ou à l’âge adulte, une équipe internationale de chercheurs a démontré une réorganisation de larges zones du cerveau sous l’effet de la lecture. Ces travaux impliquant des équipes brésiliennes, portugaises et belges soulignent l’impact massif de l’éducation sur le cerveau humain. Ils sont publiés dans la revue Science et ont été coordonnée par Stanislas Dehaene (Collège de France, Unité CEA/Inserm-Université Paris Sud 11 de Neuroimagerie Cognitive, NeuroSpin/I2BM) et Laurent Cohen (Inserm, AP-HP, Université Pierre et Marie Curie).


L’écriture est une invention trop récente pour avoir influencé l’évolution humaine au plan génétique. L’apprentissage de la lecture ne peut donc reposer que sur une réorientation de régions cérébrales préexistantes, initialement dédiées à l’exécution d’autres tâches.

En pratique, de quelle manière notre cerveau s’est-il adapté à ce nouvel apprentissage ? C’est une question scientifique importante à laquelle des chercheurs ont pu répondre pour la première fois grâce à l’imagerie par résonnance magnétique fonctionnelle (IRM f) (1).

Une activation plus forte de divers réseaux cérébraux

L’activité cérébrale de 63 adultes volontaires diversement alphabétisés au Portugal et au Brésil a été analysée par IRM tandis que les chercheurs leur présentaient toute une batterie de stimuli : phrases parlées et écrites, mots et pseudo-mots parlés, visages, maisons, objets, damiers…

Lorsqu’on leur a présenté des phrases écrites, les individus sachant lire ont montré une augmentation de l’activation de plusieurs zones de leur cerveau par rapport aux analphabètes.
Ces modifications ont été observées dans diverses aires dédiées au traitement de l’information visuelle, dont l’une s’est spécialisée dans l’analyse de la forme des lettres, et dans l’ensemble des régions de l’hémisphère gauche impliquées dans le traitement du langage parlé.

La lecture induit de plus une extension des aires dédiées au traitement du langage et une communication réciproque entre les réseaux du langage parlé et écrit : chez un bon lecteur, voir une phrase écrite active l’ensemble des aires du langage parlé. Inversement, entendre un mot parlé permet de réactiver rapidement son code orthographique dans les aires visuelles.

Les chercheurs démontrent ainsi un impact de l’alphabétisation bien plus étendu que les études précédentes ne le laissaient penser.

Une réorganisation du cortex visuel

A quoi était initialement destinée l’aire visuelle de l’hémisphère gauche, partie du cerveau qui décode les mots écrits chez les lecteurs ? Chez les analphabètes, cette zone s’active en réponse à une fonction proche : la reconnaissance visuelle des objets et des visages.

L’étude de sujets présentant des compétences variables en lecture a permis aux chercheurs de conclure qu’au cours de l’apprentissage, la réponse aux visages diminue légèrement à mesure que la compétence de lecture augmente, et l’activation aux visages se déplace partiellement dans l’hémisphère droit. Le cortex visuel se réorganise donc, en partie, par compétition entre l’activité nouvelle de lecture et les activités plus anciennes de reconnaissance des visages et des objets.

Des circuits de la lecture plastiques tout au long de la vie

La très grande majorité des effets de l’apprentissage de la lecture sur le cortex sont visibles autant chez les personnes scolarisées dans l’enfance que chez celles qui ont suivi des cours d’alphabétisation à l’âge adulte. À performances de lecture égales, il n’existe pratiquement pas de différences mesurables entre les activations cérébrales des personnes qui ont appris à lire dans l’enfance ou à l’âge adulte. Les circuits de la lecture restent donc "plastiques" tout au long de la vie.

"Ces résultats soulignent l’impact massif de l’éducation sur le cerveau humain. Ils nous rappellent également que l’immense majorité des expériences d’IRM cérébrale portent sur le cerveau éduqué et que l’organisation cérébrale en l’absence d’éducation constitue un immense territoire largement inexploré" concluent les auteurs.

Note
(1) Imagerie par résonance magnétique qui permet de déterminer l’activité du cerveau d’une personne lorsqu’elle effectue une tâche.

L’étude
63 adultes ont participé à l’étude : 10 personnes analphabètes, 22 personnes non-scolarisées dans l’enfance mais alphabétisées à l’âge adulte, et 31 personnes scolarisées depuis l’enfance.
Les études ont été réalisées avec des imageurs IRM à 3 Tesla au centre NeuroSpin (CEA Saclay) pour les volontaires portugais et au centre de recherches en neurosciences de l’hôpital Sarah Lago Norte à Brasilia pour les volontaires brésiliens.

Source
How learning to read changes the cortical networks for vision and language
Dehaene et coll. Science, 11 novembre 2010 

19:29 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0)

01/02/2011

La publicité d'AREVA pour le nucléaire

Communiqué du réseau "Sortir du nucléaire"

Près de 15 000 signatures contre la publicité d’Areva... et vous ?

Déjà près de 15 000 personnes parmi vous ont envoyé un e-mail au Jury de Déontologie Publicitaire (JDP) et à l’Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP) pour réclamer le retrait immédiat de la nouvelle publicité d’Areva ("L’épopée de l’énergie"). Cette campagne de désinformation coûte près de 20 millions d’euros, et tente de faire passer le nucléaire pour une énergie propre et sûre. Notre spot de contre-information a déjà été vu par plus de 40 000 internautes, et il est dorénavant également disponible en anglais.

Le Jury de Déontologie Publicitaire nous a déjà fait savoir qu’il va examiner notre plainte le 4 février. Vous aussi, participez à la cyber-action pour interpeller le JDP, et relayez sur le web notre spot de contre-information !