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30/06/2011

Aux USA faux complot, vraies condamnations !

lu sur :

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2011/06/30/trois-hommes-condamnes-a-25-ans-de-prison-pour-un-faux-complot_1542748_3222.html

Trois hommes condamnés à 25 ans de prison dans un complot monté par le FBI

Un intermédiaire du FBI avait fourni des armes et était intervenu auprès des accusés pour planifier deux attentats avortés contre des synagogues de New York.

Trois hommes ont été condamnés mercredi 29 juin à New York à 25 ans de prison dans une affaire de terrorisme montée de toutes pièces par le FBI. Ces peines ont été prononcées à contre-cœur par la juge qui a critiqué le rôle de l'accusation. "Il n'y avait pas de complot préexistant, le gouvernement a trouvé un homme incapable de commettre un acte terroriste, je n'ai jamais entendu des faits pareils", a déclaré la juge Colleen McMahon au terme de trois heures d'audience au tribunal fédéral de Manhattan.

La juge était donc contrainte de les condamner au moins à 25 ans. "Je ne peux pas ne pas appliquer la loi, mais je crois que l'attitude du gouvernement doit changer", a déclaré Colleen McMahon, dans une claire référence au fait que l'affaire a été montée de toutes pièces, comme le fait régulièrement le FBI.

James Cromitie, 45 ans, David Williams, 30 ans, et Onta Williams, 35 ans, avaient été arrêtés le 20 mai 2009, après une opération menée par le FBI pendant un an par l'intermédiaire d'un informateur agissant sous couverture qui leur avait fourni des explosifs inutilisables. Ils avaient été interpellés alors qu'il s'apprêtaient à poser des "bombes" – en fait des leurres fournis par l'informateur — près de deux synagogues dans le quartier de Riverdale dans le Bronx.

"LE FAIT QUE TOUTE L'OPÉRATION AIT ÉTÉ UNE ARNAQUE NE CHANGE RIEN"

Ils avaient également été accusés d'avoir eu l'intention de tirer sur des avions militaires stationnés sur la base de la garde nationale à l'aéroport de Stewart à Newburgh, dans l'Etat de New York, avec des missiles sol-air Stinger. Ils ne s'étaient en fait jamais procuré ces missiles. Le procureur David Raskin, qui avait requis la perpétuité pour les trois hommes, a reconnu que Cromitie n'avait même jamais prononcé le terme "missile Stinger""Le fait que toute l'opération ait été une arnaque ne change rien", a estimé David Raskin.

"Ils avaient toujours le choix de se désengager. Les bombes qu'ils projetaient de poser pouvaient tuer beaucoup de monde", a-t-il estimé. En octobre 2010, un jury fédéral avait reconnu les trois hommes coupables de huit chefs d'inculpation. Les plus graves, "complot en vue d'utiliser des armes de destruction massive""tentative d'acquisition de missiles anti-aériens", et "tentative de meurtre de fonctionnaires américains", leur faisaient encourir une peine comprise entre 25 ans de prison et la perpétuité.

L'informateur du FBI a mis très longtemps avant de convaincre James Cromitie de se lancer dans cette opération. Ce "petit trafiquant de drogue", tel que l'ont décrit les avocats et la juge, n'a cédé que lorsqu'il a perdu son emploi dans un magasin de la chaîne Wal-Mart et s'est retrouvé criblé de dettes, tandis que l'informateur lui promettait argent, voitures et vacances. Et il a aussi eu du mal à trouver ses complices. "Il ne les connaissait même pas", a plaidé l'avocate Susanne Brody.

"JE ME SUIS MIS DANS CETTE GALÈRE STUPIDE ORGANISÉE PAR LE GOUVERNEMENT"

"Le gouvernement a, à l'évidence, construit le crime, sélectionné les chefs d'accusation, tout fourni, si cela n'est pas suffisant pour prononcer un non-lieu, je ne vois pas ce qu'il vous faut", a poursuivi l'avocate. "Cela est un piège et une manipulation de peines", a-t-elle ajouté, demandant à la cour de retirer au moins l'affaire des missiles. La juge a répondu qu'elle ne pouvait pas, après le verdict du grand jury.

"Je n'ai jamais été un terroriste et je ne serai jamais un terroriste. Je me suis mis dans cette galère stupide organisée par le gouvernement, je suis désolé. Je suis un citoyen américain, je n'ai même jamais voyagé hors des Etats-Unis", a déclaré James Cromitie. Les avocats ont annoncé qu'ils allaient faire appel. La condamnation de leur acolyte présumé, un homme d'origine haïtienne nommé Laguerre Payen, a été reportée sine die après une demande d'expertise psychiatrique déposée par la défense début juin.

27/06/2011

La géothermie profonde, une alternative au nucléaire et au gaz de schiste

lu sur :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/06/27/la-geothermie-profonde-une-alternative-au-nucleaire-et-au-gaz-de-schiste_1540661_3232.html

La géothermie profonde, une alternative au nucléaire et au gaz de schiste 

 

LEMONDE.FR | 27.06.11 | 09h10  •  Mis à jour le 27.06.11 | 09h22
 

Des accidents aussi graves que ceux de Tchernobyl et de Fukushima constituent le centre d'ondes de choc qui interpellent toutes celles et tous ceux qui veulent bien réfléchir sur les destinées que nous réserve notre société industrielle.

De nombreux incidents ou accidents jalonnent l'utilisation de l'énergie atomique. Mais au delà d'un certain niveau de gravité, Tchernobyl et Fukushima montrent qu'ils ne sont plus maîtrisables. Le problème le plus inquiétant étant celui de la contamination radioactive de toute une région. Même dans le cadre d'un fonctionnement normal, une centrale émet des déchets nucléaires qu'il faut retraiter.

Certains comme le plutonium 239 ne perd que la moitié de sa radioactivité en 24 000 ans (il y a 24 000 ans, l'humanité était encore en plein paléolithique). Comme il faut surveiller les déchets, certains déchets vont nécessiter de très longues périodes de surveillance.

Vingt-six ans après son arrêt, on ne sait toujours pas comment se débarrasser des éléments contaminés de l'ex-centrale de Brennilis en Bretagne. Ce n'est qu'un aperçu du fardeau que nous allons abandonner sur les épaules des générations futures. Ces aspects particulièrement négatifs, sont systématiquement niés ou ignorés par les inconditionnels du nucléaire.

Mais le nucléaire civil présente aussi un revers de médaille colossal, qui est le nucléaire militaire, issu des mêmes minéraux et des mêmes techniques de séparation et de concentration. Les menaces que ce dernier fait peser sur notre devenir sont encore plus radicales puisqu'il y va de la survie de l'humanité. Le potentiel de destruction de notre force de frappe peut s'élever jusqu'à près de 4 000 Hiroshima. Quant aux Américains et aux Russes, leurs stocks d'armes nucléaires leur permet à chacun de détruire, raser, carboniser plusieurs fois la surface des terres émergées. Force est de reconnaître que le nucléaire dans ces deux principales composantes fait perdre la tête aux "grands responsables" de la planète.

Quant au gaz de schiste, étant donné la multitude de produits toxiques qu'il faut utiliser pour fracturer les roches, il a causé d'énormes dégâts dans les nappes phréatiques du sous-sol américain et de l'environnement des forages. La pollution s'est même étendue aux cours d'eau ainsi qu'à l'eau de consommation qui en principe doit rester potable. Un certain nombre de municipalités comme celles de New York et de Buffalo ont fait interdire tout forage sur leur territoire. Le gaz de schiste est, de loin, le plus polluant des carburants fossiles.

Jusqu'à maintenant, de toutes les énergies disponibles, la géothermie profonde, alors qu'elle est particulièrement abondante, fait figure de parent pauvre. C'est dans le nord de l'Alsace que notre pays s'investit dans cette énergie. Les forages y ont une profondeur de près de 5 km pour atteindre des eaux qui ont une température de près de 200°C. A cette température et à cause de la pression de 300 bar, l'eau ne bout pas. Elle ne se mettra à bouillir qu'en se rapprochant de la surface. Elle peut alors servir à faire tourner les turbines d'une centrale électrique.

Situé sur une faille géologique, le nord de l'Alsace fait partie des zones privilégiées pour lesquelles on trouve assez rapidement des températures élevées. Font aussi partie de ces zones privilégiées, les zones volcaniques. C'est ainsi qu'avec leurs centrales géothermiques, l'Islande et d'autres pays profitent de la chaleur souterraine amenée par les volcans. Dans l'île de la Guadeloupe, un forage profond seulement d'un kilomètre à cause de la proximité du volcan de la Soufrière, permet à l'île de produire une partie de l'électricité dont elle a besoin.

Partout ailleurs en dehors de ces zones privilégiées, chaque fois qu'on s'enfonce d'un kilomètre dans l'écorce terrestre, la température augmente en moyenne de 25°C. A 5 km de profondeur, on est à 125°C, ce qui est un peu juste pour faire tourner des turbines étant donné que cette eau chaude va perdre quelques dizaines de degrés en remontant.

Il suffit donc de descendre de quelques 2 à 3 km plus bas pour bénéficier de températures voisines de 200°C et faire tourner directement des turbines. On arrive ainsi dans les parages d'un océan d'énergie pratiquement illimité. Cette énergie a de plus l'énorme avantage d'être totalement gratuite. Une fois le forage terminé, l'installation d'un tube en acier en forme de U de grandes dimensions permettrait de remonter vers la surface des eaux chaudes et des vapeurs non corrosives. Ces dernières peuvent alors être envoyées directement dans les turbines. Un isolant entourant le tube chaud permettrait de limiter les pertes thermiques.

Dans la presqu'île de Kola, les ingénieurs russes sont arrivés à descendre à plus de 12 km. Point n'est besoin de descendre à de telles profondeurs pour installer partout (ou presque) des centrales géothermiques. Il suffit pour cela de rendre un peu plus performantes les techniques actuelles de forage.

C'est là un défi auquel il est urgent de s'atteler pour surmonter les difficultés technologiques auxquelles devront faire face les techniciens. L'homme a déjà surmonté bien des défis technologiques autrement plus redoutables notamment dans les domaines aéronautique et spatial. Mais il y avait alors la volonté politique d'aboutir. Il y a fort à parier que les obstacles à surmonter seront moins considérables que ceux qu'il a fallu surmonter pour les forages en mer.

La géothermie présente bien d'autres avantages avec tous les risques de pollution en moins. Les centrales géothermiques peuvent être installées à proximité des centres de consommation comme les villes ou les zones industrielles et éviter ainsi les transports d'électricité sur de longues distances avec les pertes qui s'ensuivent. La sécurité dans ces centrales est identique à celle des centrales thermiques classiques qui jusqu'à maintenant ont posé peu de problèmes.

La géothermie peut présenter un espoir sérieux pour mieux maîtriser le grave problème du réchauffement climatique en diminuant la consommation des carburants fossiles.
Une généralisation de la géothermie profonde et une limitation de la gloutonnerie énergétique du système actuel, permettraient d'établir avec l'ensemble des énergies renouvelables une économie plus stable, plus sociale et moins sujette à des crises car moins dépendante des spéculateurs.

Jean Molénat, ingénieur et docteur en sciences

17:00 Publié dans énergie | Lien permanent | Commentaires (0)

Épigénétique et alimentation (suite)

lu sur :

http://www.inserm.fr/index.php/espace-journalistes/alimentation-maternelle-quelles-incidences-sur-l-expression-des-genes

21/06/2011 - Alimentation maternelle : quelles incidences sur l’expression des gènes ?

Au cours de la vie intra-utérine et pendant la lactation, une sous-nutrition entraîne des modifications autour de l’ADN à l’origine de pathologies métaboliques à l’âge adulte. A travers une étude menée chez l’animal, des chercheurs du CNRS, de l’INRA et de l’Inserm (1) ont mis en évidence, pour la première fois, de telles répercutions au niveau du gène de la leptine, l’hormone régulant satiété et métabolisme. Publiés dans The FASEB Journal, ces travaux pourraient avoir, à plus long terme, des impacts sur la prévention des maladies métaboliques, la procréation médicale assistée ou encore les soins aux prématurés.

Depuis une dizaine d’années, des études menées chez l’homme montrent que l’environnement intra-utérin et en particulier l’alimentation maternelle joue un rôle important dans l’apparition, à l’âge adulte, de maladies complexes telles que l’obésité, le diabète ou l’hypertension. A l’origine de telles observations, on retrouve des mécanismes moléculaires de "programmation" que les scientifiques tentent de décrypter.

Les chercheurs du Centre de recherche de l'Institut du cerveau et de la moelle épinière (CRICM, CNRS/UPMC/Inserm) et de l’Unité de nutrition humaine (INRA/Université Clermont 1) se sont intéressés spécifiquement aux conséquences de l’alimentation maternelle pendant la période périnatale (gestation puis lactation) sur les modifications épigénétiques du génome. Le terme épigénétique décrit des altérations stables de l’expression des gènes qui n’entraînent aucun changement au niveau de la séquence nucléotidique de l’ADN. Elles impliquent des transformations chimiques telles que la méthylation (1) de l’ADN et/ou la modification des histones (méthylation, acétylation, déacétylation).

Des souris gestantes ont été nourries depuis le premier jour de gestation et jusqu’au sevrage, soit avec un régime contenant 22 % de protéines (souris contrôles), soit avec un régime pauvre en protéines contenant 10% de protéines. Puis, à partir du sevrage, les souriceaux ont été nourris avec un régime contrôle.
Résultat : les souriceaux dont les mères avaient reçu un régime pauvre en protéines, à l’âge adulte, étaient plus maigres par rapport aux souriceaux contrôles et présentaient des troubles métaboliques. Les chercheurs ont directement relié ces conséquences de la carence en protéine pendant la période périnatale à une déméthylation au niveau du gène de la leptine. Cette modification épigénétique est spécifique puisque la méthylation globale du génome n'est pas affectée. Les scientifiques avaient choisi de s’intéresser au gène de la leptine car cette molécule est cruciale pour l’équilibre énergétique de l’organisme : c’est l’hormone qui régule les réserves de graisses.

Ces travaux révèlent donc le type de processus moléculaire qui s’est mis en place pendant la période périnatale, laissant une "empreinte" au niveau des gènes du fœtus et perdurant tout au long de la vie de l’individu. La compréhension de tels mécanismes de programmation est absolument nécessaire pour définir les politiques de prévention pour ces maladies qui représentent un enjeu majeur de santé publique. Ce type d’étude présente également d’autres intérêts : qu’il s’agisse des conditions de culture des cellules dans les techniques de procréation médicale assistée ou en termes de nutrition des grands prématurés à l’hôpital.

 

 

 

Notes
(1) Des chercheurs du Centre de recherche de l'institut du cerveau et de la moelle épinière (CRICM, CNRS/UPMC/Inserm) et de l’Unité de nutrition humaine (INRA/Université Clermont 1)
(2) La méthylation est une modification chimique consistant en l'ajout d'un groupe méthyle (CH3) sur un substrat, en l’occurrence l’ADN. L'ADN peut être méthylé au niveau des cytosines mais aussi au niveau des protéines qui l'entourent, les histones. 

 

13:02 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0)

25/06/2011

Épigénétique et alimentation

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/06/24/dis-moi-ce-que-mange-ta-mere_1540501_3244.html

Dis-moi ce que mange ta mère...

Une alimentation insuffisante au cours de la grossesse provoque dans la descendance une modification d'une hormone qui régule l'appétit, selon une étude française.

Une alimentation insuffisante au cours de la grossesse et dans la période périnatale provoque, chez la descendance, une modification durable de l'expression du gène de la leptine, une hormone qui régule l'appétit et la prise alimentaire. La démonstration vient d'en être faite sur un modèle de souris par une équipe française, qui a publié ses résultats, lundi 13 juin, dans The FASEB Journal, édité par la Fédération des sociétés américaines de biologie expérimentale.

Les scientifiques ont accumulé une quantité importante de données sur les effets d'une sous-nutrition maternelle, notamment chez des enfants nés pendant la seconde guerre mondiale aux Pays-Bas. Elles ont montré une corrélation entre la malnutrition pendant la grossesse et la petite enfance, en particulier pendant l'allaitement, et le développement de maladies chroniques chez l'adulte. Pour mieux comprendre cette interaction entre des facteurs environnementaux et l'activité des gènes, que l'on appelle l'épigénétique, les chercheurs s'intéressent à l'un des principaux mécanismes à l'oeuvre : la méthylation des gènes.

Lorsqu'un groupement méthyle vient s'ajouter à une base constitutive de l'ADN, il entraîne une répression de l'activité du gène concerné. Des études chez l'homme ont montré des différences de méthylation du gène de la leptine, sécrétée presque exclusivement par le tissu adipeux, selon que l'individu est mince ou obèse : l'altération de l'expression de la leptine est associée à l'obésité.

De ce fait, il était tentant d'examiner l'influence de la nutrition maternelle sur l'expression du gène de la leptine. Une équipe composée de chercheurs du CNRS, de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA), de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), de l'université Pierre-et-Marie-Curie à Paris et de l'Institut Cochin (université Paris-Descartes) s'y est attelée.

"Grâce à de nouvelles technologies, nous avons pu évaluer la correspondance entre un certain type de nourriture et de méthylation, et le fait d'être obèse, d'avoir un diabète et même des effets neuropsychiatriques", explique Jacques Mallet (Institut du cerveau et de la moelle épinière, Paris), l'un des principaux auteurs de l'étude.

Pour cela, les scientifiques ont nourri des souris dès le premier jour de leur gestation jusqu'au sevrage de leur progéniture, soit avec un régime de référence, contenant 22 % de protéines, soit avec un régime appauvri, avec seulement 10 % de protéines. Une fois sevrés, les souriceaux ont été alimentés avec le régime normal. Les différences constatées entre les deux groupes ne pouvaient donc provenir que du régime alimentaire maternel au cours de la grossesse et de la période d'allaitement.

Les souriceaux dont la mère avait été sous-alimentée avaient un poids significativement inférieur à ceux du groupe contrôle. Tant la masse grasse que la masse maigre étaient significativement plus basses chez eux. Cette différence était observée alors même que les animaux dont la mère avait eu un apport réduit en protéines consommaient une ration alimentaire plus élevée que les animaux de l'autre groupe. "La sous-nutrition maternelle en protéine modifie l'équilibre entre la ration alimentaire et la dépense énergétique chez les animaux adultes", écrivent les auteurs de la publication.

Ces observations étaient corrélées à une déméthylation spécifique du gène de la leptine, sans que la méthylation du reste du génome soit affectée. Les auteurs soulignent que "la malnutrition foetale produit ultérieurement une induction plus forte de la sécrétion de leptine en réponse à un repas".

"Même si ce modèle animal est très particulier et ne représente pas la situation actuelle de la majorité des futurs obèses, il montre que des événements d'origine environnementale peuvent entraîner des conséquences épigénétiques fortes sur des gènes clés du contrôle de l'appétit", commente le professeur Philippe Froguel (Imperial College, Londres, et Institut Pasteur de Lille), spécialiste de la génétique du diabète.

Il est frappant de constater le caractère durable, tout au long de la vie, des modifications provoquées par des facteurs intervenant in utero. Les cellules du tissu adipeux ou celles qui contrôlent leur production de leptine semblent garder une mémoire de cette exposition à un "stress nutritionnel", avance Jacques Mallet.

Pour le neurobiologiste, "l'un des intérêts de cette étude réside dans la possibilité de repérer des réseaux métaboliques impliqués dans l'appétit, la prise de poids, la régulation du taux de sucre dans le sang, et les interactions de différents mécanismes". L'étape suivante devrait consister à transposer ces études chez l'homme. L'objectif serait de permettre des diagnostics plus précoces et de proposer des traitements, "même si, pour l'instant, nous n'avons pas encore les outils pour déclencher une déméthylation", reconnaît Jacques Mallet. Cependant, le chercheur insiste sur le fait que d'autres paramètres, comme l'interaction mère-enfant ou des facteurs sociaux, paraissent impliqués.

Paul Benkimoun
Article paru dans l'édition du 25.06.11

16:45 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0)

23/06/2011

Mieux vaut être riche et puissant ...

lu sur :

http://www.liberation.fr/politiques/01012344903-jean-pierre-chevenement-ne-veut-pas-quitter-son-hlm

Jean-Pierre Chevènement ne veut pas quitter son HLM

La Régie immobilière de la Ville de Paris «regrette» de n'avoir pu obtenir le départ de personnalités qui restent locataires dans son parc de logements pour des loyers très modérés. 

La RIVP (Régie immobilière de la Ville de Paris) "regrette" de n'avoir pu obtenir le départ de personnalités qui restent locataires dans son parc de logements, selon un communiqué diffusé mercredi.

La RIVP réagit à un article du Parisien de mercredi qui cite un rapport de la Chambre régionale des Comptes selon lequel des élus louent des logements de la RIVP alors qu'ils disposent d'autres habitations, ou paient des loyers sous-évalués par rapport à leurs ressources.

Le quotidien cite Jean-Pierre Chevènement et Delphine Batho, dont le loyer a été réévalué, Fadela Amara, et aussi deux personnalités qui ont quitté leur logement Benoist Apparu, Brigitte Kuster (maire du 17ème).

Selon le Parisien, Jean-Pierre Chevènement a notamment un appartement de 120 m2 rue Descartes pour 1271 euros de loyer par mois.

La RIVP, interrogée par l'AFP, dit qu'il n'y a pas d'autres personnalités politiques bénéficiant de logements de son parc, c'est à dire pas d'autres députés, sénateurs ou membres du gouvernement.

Toutefois, selon son communiqué, la RIVP "regrette que les démarches qu'elle a entreprises auprès des personnalités locataires afin qu'ils quittent leur logement n'aient pas pu aboutir compte tenu du refus des locataires concernés et de l'impossiblité juridique de leur donner congé".

La Chambre régionale des Comptes a réalisé ce rapport à la suite d'une demande du maire de Paris formulée en 2008, indique la RIVP.

Au cours de l'année 2008, la RIVP avait récupéré une vingtaine de logements occupés par des députés, sénateurs ou membres du gouvernement.

Le président d'alors Pierre Castagnou, avait en effet lancé une opération "transparence, équité, respect du droit" à la suite de la révélation de l'"affaire Bolufer" du nom du directeur de cabinet de la ministre du Logement, Christine Boutin, qui occupait près de Port-Royal un logement de 190 m2 pour le prix d'un HLM et l'avait même sous-loué un moment. L'actuel président de la RIVP, Pierre Aïdenbaum, a repris à son compte les mêmes critères de "transparence, équité, respect du droit", selon son entourage.

(Source AFP)

17/06/2011

Feu vert à un pesticide redouté des apiculteurs

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/06/17/le-gouvernement-donne-son-feu-vert-a-un-pesticide-redoute-des-apiculteurs_1537257_3244.html

Le gouvernement donne son feu vert à un pesticide redouté des apiculteurs

Le ministère de l'agriculture a confirmé avoir autorisé la mise sur le marché du pesticide Cruiser OSR, destiné au traitement du colza, controversé pour ses effets potentiels sur la santé des abeilles.

16/06/2011

Informations scientifiques

lues sur :http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

La migraine expliquée par les gènes
Des équipes de chercheurs internationaux coordonnées par Tobias Kurth, directeur de recherche à l'unité Inserm 708 « Neuroépidémiologie », ont exploité l'analyse des données de plus de 23.000 femmes pour déterminer une variation génique liée à un risque accru de migraine. Trois gènes spécifiques ont pu être isolés, dont deux, le TRPM8 et le LRP1, sont clairement associés à la migraine, un mal qui touche 20% de la population générale. « Bien que les mécanismes de la migraine restent mal compris et ses causes sous-jacentes difficiles à cerner, l'identification de ces dénominateurs communs permet d'éclairer les origines biologiques de cette affection fréquente et invalidante », souligne Tobias Kurth. La revue Nature Genetics publie les résultats de l'étude.
AFP, 15/06/2011 - Quotidien du médecin [Le], 16/06/2011
Reprise d'information presse du 14 juin 2011 : La migraine : une affaire de gènes

Doutes sur l'indépendance des chercheurs
Un sondage Ipsos mandaté par Le Monde et La Recherche apprend qu'une minorité de Français dit avoir pleine confiance dans les scientifiques pour « dire la vérité sur les résultats et les conséquences de leurs travaux. » Il ressort de cette enquête que les domaines de recherche les plus controversés sont le nucléaire et les OGM. En outre, 80% des sondés s'estiment insuffisamment « informés et consultés » sur les grands dossiers scientifiques. Un constat qui, commente Le Monde, illustre « l'appétence » de savoir des Français vis-à-vis de sujets dont ils perçoivent les enjeux sur leur vie quotidienne.
Monde [Le], 16/06/2011

Les frères Sarkozy

Voir les notes du 17/10/2010 et du 11/6/2011 sur "lebloglibredemonquartier" (lien ci-contre):

La réforme des retraites, pourquoi, pour qui ? (reprise ci-dessous)(*)

lu sur :

http://www.lepost.fr/article/2011/03/22/2442296_les-trois-freres.html

Les trois frères 

22/03/2011 à 09h32 - mis à jour le 22/03/2011 à 13h15

 

Alors que le déficit prévisionnel de la Sécurité Sociale a été annoncé cette semaine et qu’une diminution des remboursements est au programme, penchons-nous sur le secteur de la santé et sur ses acteurs. 


Le Pôle Emploi, fusion de l’ANPE et de l’ASSEDIC sur une idée de Nicolas Sarkozy, compte 50.000 employés. La Sécurité Sociale, comprenant l’Assurance Maladie, l’Assurance Vieillesse et les URSSAF compte 120.000 employés.
 
Ces deux organismes ont été concernés par une réforme récente concernant les "complémentaires santé". Depuis le 1er janvier 2009, 170.000 employés ont été contraints de résilier leurs contrats avec leurs mutuelles pour adhérer à une "mutuelle employeur obligatoire;".
Ceux qui ont des enfants ont également été obligés d’ inscrire ces derniers sur le nouveau contrat (sauf exception). C'est une conséquence de la loi Fillon de 2003.
 
C'est le même organisme qui a remporté les deux marchés : le groupe Malakoff-Médéric obtenant 170.000 adhérents supplémentaires. Ajoutez à cela les 800.000 salariés CHR (café-hôtellerie-restauration) qui entreront dans le dispositif en janvier 2011.
 
Cette compagnie d’ assurance et de prévoyance Malakoff-Médéric sur le marché français : 
n°1 des groupes paritaires de protection sociale, 
n°2 de la retraite complémentaire,
 n°3 en santé collective (classement Argus de l’Assurance).
 Le groupe est né de la fusion de Malakoff et Médéric le 30 juin 2008, 6 mois avant la mise en place du dispositif "mutuelle obligatoire employeur" pour la Sécurité Sociale et le Pôle Emploi.  

Le président de Médéric cède sa place au président de Malakoff : Guillaume Sarkozy.

Au Medef de 2000 à 2006, il a aussi été le vice-président de la CNAM de 2004 à 2005.

Guillaume Sarkozy est le frère de Nicolas.

Intéressons-nous maintenant au troisième larron : François Sarkozy.
Pédiatre de formation, a abandonné la pratique pour l’industrie pharmaceutique depuis 2001. 
Il siège au conseil de surveillance de Bio Alliance Pharma et est devenu le président d’AEC Partners dont une des missions est le conseil aux fonds d’investissement.
 

 

François Sarkozy a lancé une chaîne de télévision spécialisée internet financée par le laboratoire Sanofi. Ajoutons ses relations avec le groupe Paris Biotech Santé, l’un des protagonistes de l’affaire de l’Arche de Zoë. il fait partie aujourd'hui des puissants lobbyistes de l’industrie pharmaceutique.
  D’ailleurs le grand plan Alzheimer lancé par le gouvernement est un joli cadeau de quelques centaines de millions d’ euros, une aubaine pour le secteur dont il défend les intérêts.
 A venir, le plan "Dépendance des Seniors" annoncé avant les prochaines élections présidentielles...
 
Trois frères

 - l’ un en charge de l’exécutif : notre Président,
 - l’ un à la tête d'un des plus gros groupes d’assurance santé,
 - le dernier sert les intérêts des laboratoires pharmaceutiques.
 
  On peut légitimement nourrir des inquiétudes sur l’avenir de notre système de santé. 
Les réformes engagées depuis 2004 ne font que confirmer sa détérioration et l’ on peut prédire son démantèlement d’ ici quelques années. Tout dépendra sans doute de 2012...


  Après cela, étonnons-nous de l'acharnement de Nicolas à réformer le financement des retraites (qui va fatalement s'orienter vers un système par capitalisation) et de sa "bienveillance" vis-à-vis de sa ministre Roselyne lorsqu'elle fait prospérer les grands laboratoires pharmaceutiques en leur achetant à-tout-va des millions de vaccins ... inutiles mais financièrement juteux !....

 

A faire circuler SANS modération, pour la bonne information des citoyens.


Groupe Malakoff Médéric
 http://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_Malakoff_M%C3%A9d%C3%A9ric
 
Guillaume Sarkozy
 http://fr.wikipedia.org/wiki/Guillaume_Sarkozy
 
BioAlliance Pharma
 http://fr.wikipedia.org/wiki/BioAlliance_Pharma
 
Polémique à propos du lien avec Paris Biotech Santé
 http://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Arche_de_Zo%C3%A9#Pol.C3.A9mique_.C3.A0_propos

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un commentaire du porte-parole du groupe Malakoff Médéric :

Bonjour, 

Nous avons pris connaissance de votre post du 11 juin, dans lequel vous reprenez des informations qui circulent sur le net concernant le groupe Malakoff Médéric, à propos des contrats santé-prévoyance de Pôle Emploi, de l’UCANSS et des Hôtels Cafés restaurants. Ces informations sont erronées. En effet, le groupe Malakoff Médéric a répondu à l’ensemble des appels d’offres cités dans le strict respect des règles déontologiques, aux côtés d’une concurrence sévère. Par ailleurs, le groupe assurait déjà, historiquement, la protection de nombreux salariés des organismes visés par l’article en cause (ASSEDIC, UCANSS, HCR…)

Afin d’être tout à fait clair et en tant que porte-parole du groupe Malakoff Médéric, je me permets de vous apporter les précisions suivantes :    

Concernant les contrats Pôle emploi et UCANSS  

Les salariés de Pôle Emploi couverts en prévoyance et en santé par le groupe Malakoff Médéric représentent  49 000 personnes. S’agissant des salariés couverts par le contrat santé UCANSS (Union des caisses nationales de Sécurité sociale), je vous précise qu’il s’agit d’un partenariat avec la Mutualité française et le groupe AG2R, relevant tous deux du secteur de l’économie sociale à but non lucratif. De ce fait, les salariés de l’UCANSS couverts en santé par le groupe Malakoff Médéric représentent 36 500 personnes. Nous sommes loin du chiffre de 170 000 qui circule sur le Net.

Concernant les contrats santé Hôtels Cafés restaurants (HCR) :

Du fait du partenariat historique avec cette branche d’activité, le groupe Malakoff Médéric a concouru lors de l’appel d’offres de mai 2009 sur la mise en place d’un régime frais de santé au bénéfice des salariés.

L’ensemble des organisations syndicales et patronales de la branche HCR a retenu comme gestionnaire du régime les groupes paritaires que sont le groupe Mornay, le groupe Audiens et notre groupe. Compte tenu de ce partenariat de couverture, le groupe Malakoff Médéric est susceptible de couvrir, à terme, environ 240 000 salariés. Là encore, vous constaterez que nous sommes bien loin des affabulations du Net.

Enfin, je tiens à vous préciser que le groupe Malakoff Médéric est un groupe de protection sociale, à gouvernance paritaire et mutualiste, à but non lucratif (pas d’actions, pas de dividendes, pas de stock options). Paritaire, signifie qu’il est gouverné par des administrateurs issus tant des 5 grandes confédérations syndicales de salariés (CGT, CGT-FO, CFE-CGC, CFDT et CFTC) que des organisations patronales.                                               

Les excédents du groupe sont intégralement consacrés à ses ressortissants et au développement de ses services en cohérence avec ses valeurs, notamment au travers de son action sociale. Tous ses dirigeants sont salariés et Monsieur Guillaume Sarkozy a été nommé par les Conseils d’administration. Il n’a jamais été Président ni de Malakoff, ni de Médéric, Il est actuellement Délégué général du groupe Malakoff Médéric après avoir été Délégué général du groupe Médéric.

Pour en savoir plus sur notre groupe, nous vous invitons à aller sur notre site www.malakoffmederic.com

Bien cordialement

Le porte-parole du groupe Malakoff Médéric

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mon commentaire :

Bien noter que Guillaume Sarkozy est un dirigeant salarié qui n'a été Président ni de Malakoff, ni de Médéric, mais Délégué général du groupe Malakoff Médéric après avoir été Délégué général du groupe Médéric (nuance).

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(*) La réforme des retraites, pourquoi, pour qui ? 

lu sur :

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/social/20101014.OBS1278/guillaume-sarkozy-futur-beneficiaire-de-la-reforme-des-retraites.html

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Guillaume Sarkozy, futur bénéficiaire de la réforme des retraites ?

Le site d'information Médiapart affirme jeudi 14 octobre que la réforme des retraites pourrait favoriser les intérêts du groupe Malakoff Médéric, dont le délégué général n'est autre que Guillaume Sarkozy, le frère du chef de l'Etat.

Selon Médiapart, la réforme "va conduire à l'asphyxie financière des grands régimes par répartition" et sera donc "propice à l'éclosion de ces grands fonds de pension qui n'étaient pas encore parvenus à s'acclimater en France, à quelques rares exceptions près". Parmi les opérateurs privés d'ores et déjà sur les rangs, figure le groupe Malakoff Médéric.

Des alliés puissants

"Il ne s'agit pas que d'une coïncidence. Mais bien plutôt d'une stratégie concertée en famille", écrit Médiapart, "l'un assèche les régimes par répartition tandis que l'autre pose les fondements du système par capitalisation". Le site ajoute : "Guillaume Sarkozy a engagé son entreprise dans une politique visant à en faire un acteur majeur de la retraite complémentaire privée. Et il a trouvé des alliés autrement plus puissants que lui, en l'occurrence la Caisse des dépôts et consignations (CDC), le bras armé financier de l'Etat, et sa filiale la Caisse nationale de prévoyance (CNP). Ensemble, tous ces partenaires vont créer, le 1er janvier prochain, une société commune qui rêve de rafler une bonne part du marché qui se profile."

"Cette société n'aurait jamais vu le jour sans l'appui de l'Elysée", écrit Médiapart. En effet, la Caisse des dépôts et consignations est une institution publique présidée par un parlementaire. Pour sa part, laCaisse nationale de prévoyance (CNP) est une filiale de la Caisse des dépôts et consignations, de la Banque postale et du groupe Caisses d'Epargne, lui-même présidé par François Pérol, ancien secrétaire général adjoint de l'Elysée.

En outre, la Caisse des dépôts gère le Fonds de réserve des retraites. "Pourquoi la CDC se lance-t-elle dans pareille aventure pour faire le jeu du système adverse, celui par capitalisation?", demande Médiapart. "Et pourquoi, de surcroît, le faire avec une entreprise dont le patron est le frère du chef de l'Etat?"

L'enjeu n'est pas mince. Le marché pourrait représenter "40 à 100 milliards d'euros" : en fonction de l'aspect final de la réforme, les Français connaîtront une baisse plus ou moins considérable du taux de remplacement, c'est-à-dire du montant de la pension rapporté au salaire, et donc se précipiteront sur les systèmes de retraite complémentaire. Médiapart publie notamment un "business plan" confidentiel, qui fixe pour objectif une part de marche de "17%" d'ici dix ans.

(Nouvelobs.com)

13/06/2011

Les médicaments dans l'eau

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/page/3/

Mardi 31 mai 2011

Mesurer l'impact des médicaments dans l'eau
Nathalie Kosciusko-Morizet a hier annoncé le lancement d'un plan national sur les résidus de médicaments dans l'eau. Il s'agit, précise La Croix, de cibler les répercussions sur la santé humaine de ce phénomène « émergent », via un renforcement des programmes de recherche. Le plan se propose également d'agir en amont sur la consommation de médicaments ainsi que sur le recyclage. Les associations écologistes regrettent que le plan soit discret quant à l'impact des résidus sur l'écosystème.


Croix [La], 31/05/2011

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lu sur :

http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/France/Les-effets-des-traces-de-medicaments-dans-l-eau-seront-mieux-etudies-_NP_-2011-05-30-620357

Les effets des traces de médicaments dans l’eau seront mieux étudiés

La ministre de l’écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a lancé lundi 30 mai un plan national sur les résidus de médicaments dans l’eau.         

Ce sont des traces, des doses infinitésimales que seuls les progrès de la recherche permettent aujourd’hui de déceler. Il n’empêche: les résidus de médicaments dans l’eau retiennent l’attention des pouvoirs publics et notamment du ministère chargé de l’environnement.

La ministre de l’écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a ainsi annoncé lundi 30 mai un plan national, qui prévoit pour l’essentiel un renforcement des programmes de recherche. Car les conséquences de ce phénomène «émergent» sont encore très mal connues.

«Pour l’eau potable, les concentrations trouvées dans les eaux traitées sont 1.000 à un million de fois inférieures aux doses utilisées dans le cadre thérapeutique», précise une étude récente de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses).

Pas de quoi, a priori, présenter de risques pour la santé humaine. «Mais on ne peut pas conclure immédiatement à une absence de risque du fait notamment des effets à faibles doses (…) et d’un potentiel effet cocktail», estime-t-on au ministère. Bref, le principe de précaution est appliqué à la lettre.

Médicaments mais aussi pesticides et phtalates

Les préoccupations des chercheurs se concentrent essentiellement sur la pollution du milieu naturel par des substances particulièrement actives. Ainsi, le seul effet aujourd’hui scientifiquement documenté des effets des résidus médicamenteux concerne celui de la féminisation des poissons ayant ingéré des hormones qui, présentes dans les urines, ne sont pas totalement éliminées par les stations d’épuration.

Sachant, là encore, que la présence dans l’environnement d’autres perturbateurs endocriniens comme les pesticides ou les phtalates peuvent jouer leur rôle.

Autre sujet de préoccupation, qui peut avoir des effets indirects sur la santé humaine: la diffusion d’antibiotiques dans l’environnement pouvant entraîner le développement de bactéries antibiorésistantes.

Faire jouer le principe du pollueur-payeur

Outre une meilleure connaissance des risques, le plan présenté lundi prévoit donc de réduire à la source la consommation de médicaments – qu’elle soit à usage humain ou vétérinaire – et de renforcer les filières de récupération et d’élimination des médicaments non utilisés.

En revanche, le plan ne prévoit rien concernant les industriels, les réflexions sur les autorisations de mise sur le marché étant renvoyées au «niveau européen».

Pour le moment, les effets des molécules sur l’environnement n’y sont quasiment pas pris en compte. «Il faudrait au moins contraindre les fabricants de médicaments à faire des recherches sur ce point, estime le docteur Patrice Halimi, président de l’Association Santé Environnement de France. Et, à terme, faire en sorte que le rejet soit le moins actif possible.»

Dans un rapport récent, le commissariat général au développement durable proposait ainsi de faire jouer le principe du pollueur-payeur: une redevance pour pollution de l’eau versée par les fabricants et utilisée par les pouvoirs publics pour financer leurs efforts de recherche.

12/06/2011

Vers un retour des farines animales en septembre prochain

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4719

11-06-2011 - Vers un retour des farines animales en septembre prochain

Interdites fin 2000, suite à la crise de la vache folle, les farines animales pourraient faire leur retour dans l'alimentation animale avec le blanc-seing de la Commission européenne, favorable à un assouplissement des mesures en vigueur actuellement. En France, pays historiquement à la pointe de l'interdiction au niveau européen, cette nouvelle tentative européenne de voir ces farines réinvestir le bol alimentaire des animaux d'élevage n'a pas déclenché un 'non' ferme et massif à l'inverse des fois précédentes. Le Conseil National de l'Alimentation (CNA) étudie ainsi actuellement une réintroduction dans l'hexagone des farines animales. 

Conseil consultatif des ministères de l'agriculture, de la santé et de l'économie, le CNA doit rendre son avis définitif mi-septembre. Néanmoins, un document de travail disponible sur son site internet suggère d'ores et déjà une probable autorisation limitée, dans un premier temps, au secteur de l'aquaculture. Dans un second temps, et après une évaluation du ratio bénéfices/risques, les porcs et les volailles verraient également les farines animales revenir dans leur alimentation, à l'inverse des bovins pour lesquels une levée de l'interdiction n'est pas d'actualité apparemment. 
Si ce retour des farines animales se faisait, le cannibalisme serait toutefois interdit. Il ne serait donc pas possible de nourrir une espèce avec des protéines provenant d'elle; par exemple, nourrir un cochon avec des protéines de cochon serait interdit. D'autre part, les farines ne devraient être destinées qu'aux animaux omnivores. 

Outre une situation sanitaire maîtrisée, aboutissant à l'absence de risques pour la santé humaine, l'aspect économique n'est pas le moindre pour un retour des farines animales. Entrant pour 2 à 3% dans la ration alimentaire des espèces concernées, la disparition des farines animales a été remplacée par des protéines végétales, essentiellement du soja provenant d'Amérique du Nord. 
Autrement dit, les farines animales permettent aux filières de l'élevage et de la pêche de tirer un bénéfice de leurs déchets (abats, peaux, graisses …) au lieu d'un coût en les détruisant. Une valorisation loin d'être neutre lorsque l'on connaît les proportions non-valorisées par la filière alimentaire (48% du mouton, 46% du bœuf, 38% du porc et 32% des poulets n'étant pas valorisés ...). Il n'y a donc rien d'étonnant à lire, en octobre dernier, dans un rapport du Conseil Général de l'Alimentation, de l'Agriculture et des Espaces Ruraux (CGAAER), sur l'élevage des volailles, que l'accès aux farines animales serait un facteur important de consolidation de la filière. 

Par ailleurs, pour le CNA, la réintroduction des farines animales pourrait être une réponse aux 'besoins croissants en protéines pour l'alimentation animale' avec même des 'avantages environnementaux probables', notamment pour l'aquaculture, où les farines de poissons sont toujours autorisées, poussant à la surexploitation de certaines espèces de poissons dites 'poissons fourrage'. 

Alex Belvoit

11/06/2011

Gaz de schiste : le débat reprend au Sénat, la polémique continue

à lire :

Gaz de schiste : le débat reprend au Sénat, la polémique continue ...

http://www.lepost.fr/article/2011/06/10/2519420_gaz-de-schiste-le-debat-reprend-au-senat-la-polemique-continue.html

Gaz de schiste : le Sénat adopte le texte, la polémique continue

http://www.publicsenat.fr/lcp/politique/gaz-schiste-s-nat-adopte-texte-pol-mique-continue-123603

Gaz de schiste : Claude Biwer, le VRP de Total au Sénat - Sylvie ...

Claude Biwer, VRP de Total au Sénat « Gaz de Schiste Provence

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Claude Biwer est l'auteur de l' amendement autorisant les travaux à des "fins scientifiques"                                                                                                                               

Biwer Claude, actuel Sénateur a été reconnu coupable de prise illégale d’intérêts par le tribunal correctionnel de Verdun, qui a rendu son jugement en délibéré suite à l’audience qui a eu lieu le 25 janvier 2010.

L’élu est condamné à six mois de prison avec sursis, 10.000 euros d’amende et privation de ses droits civiques, civils et familiaux pour une durée de cinq ans. Accusé d’avoir employé des agents territoriaux à son profit personnel durant plusieurs années, l’édile a annoncé son intention de faire appel ce qui rend sa peine suspensive.

Agé de 73 ans, Claude Biwer a déjà eu affaire à la justice en 2006. Poursuivi pour irrégularités administratives, il a été condamné à 20.000 euros d’amende et cinq années d’inéligibilité par le tribunal correctionnel de Verdun avant de voir sa peine réduite à 15.000 euros d’amende et conservation de son éligibilité par la cour d’appel de Nancy au printemps 2008.

voir aussi :

Claude Biwer - Wikipédia

Le sénateur NC de la Meuse, Claude Biwer, condamné à 5 ans d ...

Le sénateur Nouveau centre (NC) de le Meuse Claude Biwer a été condamné à 5 ans d'inéligibilité, deux mois d'emprisonnement avec sursis et 10.000 euros d'amende pour prise illégale d'intérêts, le 24 février 2011, par la Cour d'appel de Nancy.

Inéligibilité de Claude BIWER (NC) - Modification du paysage politique

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pour toutes celles et ceux qui devant l'urgence de la situation veulent envoyer un courrier ou un mail pour exposer leur point de vue sur les gaz de schiste à la comission mixte paritaire

 Députés :

Jean-Paul CHANTEGUET (Socialiste-Indre)     jpchanteguet@assemblée-nationale

Pascal TERRASSE (Socialiste -Ardèche)         pterrasse@assemblée-nationale.fr 

Marie-Lou MARCEL (socialiste Aveyron)         mlmarcel@assemblée-nationale.fr

Michel HAVARD (UMP-Rhône)                     mhavard@assemblee-nationale.fr

Serge GROUARD (UMP-Loiret)                    sgrouard@assemblee-nationale.fr

Christian JACOB (UMP- Seine et Marne)        cjacob@assemblée-nationale.fr

Martial SADDIER (UMP- Haute Savoie)         msaddier@assemblee-nationale 

Sénateurs :

Jean-Paul EMORINE (UMP-Saone et Loire)           JeanPaul.Emorine@wanadoo.fr

Michel HOUEL (UMP-Seine et Marne)                  m.houel@senat.fr

Ladislas PONIATOWSKI (UMP-Eure)                    l.poniatowski@senat.fr

Claude BIWER (Centriste-Meuse)                       c.biwer@senat.fr

Michel TESTON (Socialiste-Ardèche)                    m.teston@senat.fr

Alain FAUCONNIER (Socialiste-Aveyron)                a.fauconnier@senat.fr

Evelyne DIDIER (Communiste-Meurthe et Moselle)   evelyne-dedier@orange.fr

10/06/2011

Le FMI et ATTAC

lu sur :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/06/08/aurelie-trouve-la-candidature-de-christine-lagarde-est-encore-pire-que-celle-de-dsk_1533385_823448.html

 "La candidature de Christine Lagarde est encore pire que celle de DSK"

LEMONDE.FR | 8 juin 2011 | Propos recueillis par Alexandre Piquard | 618 mots

Aurélie Trouvé, 31 ans, a annoncé lundi 6 juin qu'elle se portait candidate à la succession de Dominique Strauss-Kahn à la tête du FMI. Cette maître de conférences en économie est coprésidente d'Attac (Association pour la taxation des transactions financières et l'action citoyenne), une...

Aurélie Trouvé, 31 ans, a annoncé lundi 6 juin qu'elle se portait candidate à la succession de Dominique Strauss-Kahn à la tête du FMI. Cette maître de conférences en économie est coprésidente d'Attac (Association pour la taxation des transactions financières et l'action citoyenne), une organisation, née avec le mouvement altermondialiste.

Pour être soumise au vote, la candidature d'Aurélie Trouvé doit être présentée par un administrateur du FMI. Ce qui laisse peu de chance à cette candidature d'aboutir, d'autant que la représentante de la France au Fonds n'est autre que Christine Lagarde, actuelle ministre de l'économie et des finances, elle-même candidate à la succession de DSK. Aurélie Trouvé veut cependant profiter de cette occasion pour défendre les idées d'Attac.

Attac, au début, plaidait pour une suppression du FMI. Vous voulez maintenant le diriger : vous avez évolué ?

Non. Depuis le début, nous proposons une refondation totale du FMI et c'est le sens de ma candidature : nous voulons revoir les fondements et la gouvernance du FMI. Les fondements, c'est rompre avec la politique libérale qui impose depuis de nombreuses années des plans d'austérité drastique en échange des prêts accordés aux pays en difficulté.

Dans les années 80, cette politique s'appelait "ajustements structurels" et s'appliquait aux pays pauvres. De façon générale, dans les milieux économiques et politiques, on considère que cela a été un échec. Pourtant, c'est ce que le FMI applique aujourd'hui aux pays européens. C'est inefficace : par exemple, la dette de la Grèce a continué d'augmenter ces derniers mois, malgré les plans d'austérité. C'est aussi injuste : on fait payer la crise aux salariés, aux chômeurs et aux retraités, alors que les banques, elles, ont recommencé à augmenter leurs profits.

Dominique Strauss-Kahn n'a-t-il pas infléchi la politique du FMI vers moins de libéralisme ?

Non. Il suffit de regarder les faits. Avec DSK à la tête du FMI, les plans d'austérité ont repris de plus belle : en Hongrie, en Ukraine, au Portugal... Ce sont des baisses de salaires, des privatisations de services publics, des baisses des retraites... Avec Strauss-Kahn, la politique libérale du FMI a été confirmée, avec l'aide du G20.

Il y a quelques années, le FMI était en difficulté notamment parce que des pays en développement, comme l'Argentine, avaient remboursé le maximum de leur dette pour se libérer des plans d'austérité. Les pays riches l'ont renfloué et ont restauré sa capacité de prêt en réaugmentant les "droits de tirage spéciaux". Nous ne sommes pas contre les prêts du FMI, le problème, ce sont les conditions.

Si vous accordiez un prêt à un pays en difficulté, quelles conditions mettriez-vous ?

Il faut surtout arrêter les plans d'austérité. Et en parallèle mettre à contribution la finance et la réguler. Le problème c'est qu'on n'a pas demandé à la finance de contrepartie après la crise. On n'a rien résolu et une nouvelle crise reste possible.

Depuis sa création, Attac défend la taxe Tobin, un prélèvement sur les transactions financières suffisamment élevé pour juguler les transactions et financer des actions. Avec 0,05 % prélevé, on génèrerait des centaines de milliards d'euros qui manquent pour le social, la lutte contre la pauvreté et pour l'écologie.

Que pensez-vous de la candidature de Christine Lagarde au FMI ?

Elle appartient à un gouvernement qui est complètement dans cette logique de libéralisme et de régression sociale, on l'a vu sur les retraites par exemple. Ce gouvernement a refusé de porter une régulation financière forte, malgré les grands discours.

Quand l'Allemagne a proposé de porter une taxe sur les transactions financières au niveau européen, la France n'a pas saisi la balle au bond. Paris n'a défendu cette idée que dans un cadre dans lequel sa mise en oeuvre était impossible : au sein du G20, où l'on sait que les Etats-Unis, entre autres, y sont opposés. La candidature de Christine Lagarde au FMI est un très mauvais signe : c'est encore pire que celle de Dominique Strauss-Kahn.

La police (russe) j'adore !

lu sur :

http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/06/09/le-bal-des-menteurs_1534036_3214.html

Le bal des menteurs

Du simple agent de la circulation au ministre, tous passent à la moulinette de la "réévaluation". L'examen comporte une épreuve redoutée : le passage au détecteur de mensonges.

Avis de tempête pour les policiers russes, désormais scrutés à la loupe. Depuis le 1er mars, date d'entrée en vigueur de la nouvelle loi sur la police, ils doivent se soumettre à des tests censés mesurer leur aptitude au métier. Il s'agit de moraliser la profession et aussi d'alléger de 20 % les effectifs du ministère, soit 1,2 million de personnes actuellement. Le processus est "long et douloureux", selon le chef de l'institution, le ministre de l'intérieur, Rachid Nourgaliev.

Du simple agent de la circulation au ministre, tous passent à la moulinette de la "réévaluation". Les candidats sont testés sur leurs capacités d'endurance physique, sur leurs liens éventuels avec le monde du crime, sur leur connaissance du code de la police, un manuel précisant que le policier doit être poli, sentir bon et refuser tout pot-de-vin.

L'examen comporte une épreuve redoutée : le passage au détecteur de mensonges. 6 000 appareils ont été acquis en 2010 par le ministère de l'intérieur (MVD). Tremblez menteurs, affabulateurs, agents indélicats ! Le candidat soupçonné de dissimulation est mené à la machine, où un psychologue officie. Quelques capteurs placés sur la poitrine, la tête et à l'extrémité des doigts permettront de démasquer les dissimulateurs sur un simple emballement du coeur, une transpiration excessive des mains...

Combien de menteurs dans la police russe ? Les autorités restent muettes sur le sujet. Entre mars et mai, une centaine de hauts responsables auraient été limogés par la commission pour la réévaluation, composée de représentants du parquet, du FSB (services de sécurité) et de l'administration présidentielle. A ce qu'on dit, la police fiscale a mal supporté l'examen, 25 % de ses effectifs ont dû rendre leur tablier. Pour quelles raisons ? Mystère.

Récemment, le ministre Rachid Nourgaliev a confié qu'il avait été "abasourdi" par la découverte des luxueuses propriétés acquises à l'étranger par certains de ses collègues. "Nous ne savions pas tout cela", a-t-il assuré. Avec le détecteur, c'est sûr, tout est limpide.

Pourtant, la machine n'est pas infaillible. Prenons, par exemple, le cas d'Artiom Kouznetsov, lieutenant-colonel de la police à la section des enquêtes du ministère de l'intérieur (MVD). L'officier a brillamment passé les tests et pourtant il ment. Point n'est besoin de lui brancher des électrodes sur la tête pour le constater. Il suffit tout bonnement de comparer son revenu et son train de vie.

Comment, avec un salaire équivalant à 364 euros par mois, Artiom Kouznetsov est-il propriétaire d'appartements et de terrains à Moscou d'une valeur de 2 millions d'euros au total ? Il est vrai qu'une partie de ces biens sont enregistrés au nom de sa mère, Lilia Gueorguievna, titulaire d'une retraite de 122 euros mensuels. Lui est modeste, il n'a que la voiture avec laquelle il se rend à son travail, une Mercedes 200 SLK Kompressor achetée 55 000 euros. Sa femme, Ina, fait les courses au volant d'une Land Rover à 89 000 euros.

Bizarrement, son collègue, le major Pavel Karpov est dans le même cas : il roule en Porsche Cayenne (86 000 euros) et sa mère, retraitée, a acquis pour plus de 1 million d'euros d'appartements et de terrains. Bizarrement, tous les enquêteurs se sont enrichis au même moment, à la fin de 2007.

Tout a commencé le 4 juin 2007, quand 25 policiers, conduits par le lieutenant-colonel Kouznetsov, ont perquisitionné les locaux de trois sociétés appartenant au Fonds Hermitage de William Browder, le créateur d'un fonds d'investissement de 4,5 milliards de dollars, chassé de Russie sans plus d'explications en 2005.

Hermitage a depuis longtemps retiré ses billes de l'économie russe, mais il lui reste ces trois sociétés, des coquilles vides. Au moment de la perquisition, les policiers confisquent les sceaux et les enregistrements officiels des trois sociétés. Trois mois plus tard, Hermitage constate qu'elles ne lui appartiennent plus. Elles figurent désormais au registre du commerce comme les propriétés d'un certain Viktor Markekov, qui a purgé deux ans et demi de prison en 2002 pour homicide.

Or le seul moyen de changer la propriété d'une société est d'avoir en main les sceaux et les originaux des titres de propriété. Qui, sinon la police, a pu remettre ces documents au nouveau propriétaire ? L'affaire ne s'arrête pas là. En décembre 2007, le nouveau propriétaire réclame au fisc russe le remboursement d'un trop-perçu de 150 millions d'euros.

La demande est faite le 21 décembre. Le 24, les autorités fiscales donnent leur accord. Le 26, l'argent est versé en roubles sur deux comptes (à la banque russe USB et à l'Intercommerz Bank), puis changé en dollars et transféré aux Etats-Unis. C'est le remboursement d'impôts le plus diligent de toute l'histoire du fisc russe.

En octobre 2008, Sergueï Magnitski, 37 ans, un des juristes employés par le Fonds Hermitage, dénonce l'affaire et porte plainte. Un mois plus tard, il est arrêté par ceux-là même qu'il accuse de fraude, soit le lieutenant-colonel Kouznetsov et le major Karpov. Maintenu un an en maison d'arrêt dans des conditions épouvantables, il meurt le 16 novembre 2009 d'une insuffisance rénale, faute de soins.

Les enquêteurs du MVD responsables de sa détention n'y sont pour rien, dit le parquet. C'était une mort "par négligence". Selon Irina Doudoukina, porte-parole du MVD, le juriste était lui-même l'auteur du "schéma d'évasion fiscale" qu'il dénonçait. On comprend mieux tout à coup pourquoi, selon un sondage publié par l'institut FOM en 2010, 42 % des jeunes Russes rêvent de devenir fonctionnaires. C'est-à-dire riches et intouchables.

jego@lemonde.fr

Marie Jégo

Article paru dans l'édition du 10.06.11

09/06/2011

Wi-Fi,DECT,Bluetooth,téléphonie portable, etc ...

ROBIN DES TOITS
Correspondance : 12 rue Lucien Sampaix  75010 Paris
Tél. : 33 1 43 55 96 08
E-mail : contact@robindestoits.org
http://www.robindestoits.org


Lettre ouverte
Envoyée le 06 Juin 2011

A l'attention de Monsieur Stéphane RICHARD, Président du Conseil d’Administration du Groupe FRANCE  TELECOM ORANGE
A l'attention de Monsieur Olivier ROUSSAT, Directeur Général et Administrateur de BOUYGUES TELECOM S.A.
A l'attention de Monsieur ESSER FRANK EBERHARD, Président du Conseil d’Administration de S.F.R.
A l'attention de Monsieur Cyril POIDATZ, Président du Conseil d’Administration du Groupe ILIAD (FREE)


Messieurs,

Le 31 Mai 2011, le CIRC, laboratoire de recherche de l’OMS, a estimé que l’usage des téléphones portables et du Wi-fi devait être considéré comme « peut-être cancérogène pour l'homme ».

Le CIRC précise que "les preuves, qui continuent à s'accumuler, sont assez fortes pour justifier une classification au niveau 2b", et que "le groupe de travail a fondé cette classification (...) sur des études épidémiologiques montrant un risque accru de gliome, un type de cancer du cerveau". Ce nouveau classement est identique à celui du plomb, de la laine de verre, du Bisphénol-A, de la chlordécone et des vapeurs d'essence... (1).

Le Conseil de l'Europe, quelques jours plus tôt, a signé une résolution intitulée "Le danger potentiel des champs électromagnétiques et leur effet sur l’environnement" qui dit « recommander l’utilisation de téléphones fixes filaires chez soi » et demande de « privilégier pour les enfants en général et plus particulièrement dans les écoles et salles de classe des systèmes d’accès à l’Internet par connexion filaire » pour des raisons sanitaires (2).

Ainsi, le Wi-fi, le DECT et le Bluetooth, des appareils que vous commercialisez, sont concernés par ces mises en garde scientifiques, que relaient les préconisations politiques...

Les normes actuelles, que le Parlement Européen avait qualifié d' « obsolètes » en 2008 (3), ainsi que l'expertise officielle internationale sur les champs électromagnétiques, sont donc remises en question parce que les effets non thermiques des ondes sont à présent pris en compte.

Et ce sont ces effets qui sont pointés du doigt par la science indépendante de l'industrie, qui conclut à des troubles neuro-endocrino-immunitaires sous exposition de ce type d'ondes particulier (4).
Ce n'est donc pas seulement un problème d'intolérance qui concernerait quelques allergiques, mais un problème de pollution électromagnétique globale, dont les conséquences risquent de constituer le prochain scandale sanitaire.

Nous constatons, en effet, que les citoyens se retrouvent exposés malgré eux à une technologie que les plus hautes instances déclarent être potentiellement dangereuse pour leur santé.

L'OMS, lors du Colloque de Prague en 2004 sur l'Electro-Hypersensibilité (EHS), avait déjà reconnu les effets délétères de ces ondes sur certaines personnes (5). Des projections scientifiques concluent à une augmentation considérable des cas d'électro-hypersensibilité dans les années à venir (6).

Récemment, le Conseil de l'Europe a recommandé « de porter une attention particulière aux personnes «électrosensibles» atteintes du syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques et de prendre des mesures spéciales pour les protéger, en créant par exemple des «zones blanches» non couvertes par les réseaux sans fil ». Or, ces zones blanches, décidées par le non déploiement d'antennes-relais ne concernent pas les émissions Wi-fi, DECT ou Bluetooth non désactivables ou activés par défaut, et qui sont incontrôlables par nature !

Ainsi, le gouvernement allemand recommande de ne pas utiliser de Wi-fi pour raisons sanitaires (7), recommandation suivie par de nombreux médecins à travers le monde (8).
Alors que des cliniques dans le monde soignent cette pathologie environnementale, le paradoxe est que de nombreux électrosensibles, qui ne sont à priori pas technophobes, ne peuvent plus utiliser vos technologies dès lors que le Wi-fi n'est pas désactivable et qu'aucune capacité filaire n'y est offerte (certaines boxes et certains jeux, consoles, smartphones et tablettes...).

Ceci exclut une part de plus en plus croissante de la population qui se dit plus ou moins intolérante à ce type d'ondes particulier, et qui comme vous le savez n'a rien à voir avec les ondes continues de la radio hertzienne, mais sont des micro-ondes de plus de 2 Ghz, « pulsées en extrêmement basses fréquences ».

C'est pourquoi, dans la mesure où la législation ne vous y oblige pas, nous imaginons que vous demander de retirer définitivement le Wi-fi, le Bluetooth et le DECT de vos matériels serait illusoire, nous vous proposons, à la fois dans votre intérêt à venir et dans celui de tous vos clients, de mettre sur le marché un matériel répondant aux exigences techniques suivantes :

1) options Wi-fi, DECT et Bluetooth (personnel et communautaire) non activées par défaut et qui ne se réactivent ni au
   redémarrage, ni à la réinitialisation de l'appareil ;
2) capacité filaire, mise à disposition à l'achat du matériel, sans surcoût ;
3) interrupteur marche / arrêt du Wi-fi, du Bluetooth et du DECT facile d'accès et fiable, associé à un voyant de contrôle.

Ceci permettrait à vos clients, et notamment aux enfants, d'utiliser votre matériel en toute sécurité en n'étant pas exposés malgré eux aux micro-ondes pulsées.

Vous remerciant pour votre attention, nous vous prions de croire en l'assurance de nos sentiments les meilleurs.

Etienne CENDRIER
Porte-Parole National


(1) Communiqué de presse du CIRC du 31/05/2011 :
    http://www.iarc.fr/en/media-centre/pr/2011/pdfs/pr208_E.pdf
(2) http://assembly.coe.int/Mainf.asp?link=/Documents/Adopted...
    La résolution précise que « Si les champs électriques et électromagnétiques de certaines bandes de fréquence ont des effets tout à fait bénéfiques, qui sont utilisés en médecine, d’autres fréquences non ionisantes, que ce soient les extrêmement basses fréquences, les lignes électriques ou certaines ondes à haute fréquence utilisées dans le domaine des radars, de la télécommunication et de la téléphonie mobile, semblent avoir des effets biologiques non thermiques potentiels plus ou moins nocifs sur les plantes, les insectes et les animaux, ainsi que sur l’organisme humain même en cas d’exposition à des niveaux inférieurs aux seuils officiels. »
(3) http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//E...
     (4) http://www.magdahavas.com/2010/10/21/new-study-radiation-...
    http://www.safeschool.ca/uploads/Abstract_Laptop_Expositi...          http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed?term=Effect%20of%20cel...
    http://www.icems.eu/papers.htm
    http://www.smh.com.au/digital-life/computers/laptops-dama...
(5) Extrait « La sensibilité vis-à-vis des champs électromagnétiques a reçu la dénomination générale : « hypersensibilité
    électromagnétique » ou EHS. Elle comprend des symptômes exprimés par le système nerveux comme les maux de tête, la fatigue, le stress, les troubles du sommeil, des symptômes cutanés comme des picotements, des sensations de brûlure, des démangeaisons, des douleurs et des crampes musculaires, ainsi que beaucoup d'autres problèmes de santé. »
    http://www.robindestoits.org/_a315.html
(6) http://www.robindestoits.org/_a477.html
(7) http://www.robindestoits.org/_a341.html
(8) http://www.robindestoits.org/_r27.html

Europe écologie et liberté d'expression

Alerte : la Profession de foi de Stéphane Lhomme
est censurée par la direction d'Europe écologie

Motif : interdit d'égratigner
l'icone Nicolas Hulot !

Résultat : les 25 000 votants vont recevoir les professions de foi des
candidats Hulot, Joly, et Stoll, mais pas celle de Stéphane Lhomme !

Voir la profession de foi interdite : ici

07/06/2011

Informations médicales

lues sur:

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Vers un nouvel arsenal thérapeutique contre le mélanome
Deux médicaments concentrent les espoirs de la communauté scientifique pour un allongement de la survie des patients atteints de mélanome malin métastasé. Le Vemurafenib cible la mutation des gènes Braf, lesquels facilitent la croissance des cellules tumorales. L'Ipilimumab stimule de son côté des cellules immunitaires et contribue à l'élimination de certaines cellules cancéreuses. Objets de deux essais publiés dans le New England Journal of Medicine, ces pistes thérapeutiques ont enlevé l'adhésion du 47e congrès de la Société américaine d'oncologie clinique (Asco).
Figaro [Le], 07/06/2011

Dépistage du cancer de l'ovaire : des résultats décevants
Un essai américain sur 78.200 femmes démontre que les interventions pour tenter de dépister le cancer de l'ovaire avant son apparition (dosage de CA-125 et échographie pelvienne) n'améliorent pas la mortalité spécifique de la maladie. L'essai révèle même que ce dépistage entraîne des complications chez les femmes faussement positives. L'essai a été présenté au congrès de l'Asco et fait partie du programme américain de dépistage des cancers fréquents. Une des pistes pour améliorer ces résultats, et éviter les faux positifs, serait de contrôler le taux de CA-125 sur la longue durée chez un même individu. Les variations du taux feraient alors office de signaux d'alarme.
Quotidien du médecin [Le], 07/06/2011

Téléphonie mobile et FFT

communiqué:

ROBIN DES TOITS
Correspondance : 12 rue Lucien Sampaix  75010 Paris
Tél. : 33 1 43 55 96 08
E-mail : contact@robindestoits.org
http://www.robindestoits.org

Lecture d’une tentative infructueuse d’argumentaires

Objet : Téléphonie mobile


La F.F.T. – Fédération Française des Télécoms - publie en date du 20/05/2011 quelques observations suscitées par la diffusion d’un documentaire sur France 3 le 18 Mai 2011 nommé « Mauvaises Ondes », dont l’auteur est Madame Sophie LE GALL (1).
La F.F.T. déplore le caractère  "à charge" de ce documentaire et rappelle qu'elle répond aux normes françaises et relaie les préconisations d'usage du Ministère de la Santé, deux aspects justement dénoncés dans ce documentaire.
En effet, il a été fait état de normes laxistes, qui passent les intérêts des industriels avant la santé des utilisateurs (2).
Bien que cette lettre ne lui soit pas destinée, voici les contre-arguments de Robin des Toits à ce courrier qui le met en cause directement.

- « Il n’y a pas de différence entre la téléphonie mobile et la radio ou la télévision ».
L’argument est un classique dans le recueil de fables des opérateurs.
Toutes les émissions par voie hertzienne sont rangées sous le seul nom « d’ondes radio », ce qui est une erreur technique.
La F.F.T. omet de dire que les effets de ces émissions sur le vivant sont variés.
Certaines émissions sont neutres. Certaines sont bénéfiques. Certaines sont toxiques.
Le groupe technologique de la Téléphonie Mobile, dont le lien familial est la structure physique très particulière, attaque le
vivant.
La F.F.T. omet aussi de dire que les émissions de ce groupe sont composites en fréquences, et qu’elles sont également pulsées en extrêmement basses fréquences, venant ainsi parasiter les fréquences cérébrales. L'effet biologique étant la perméabilisation de la barrière hémato-encéphalique et perturbation du système neuronal, endocrinien (mélatonine et acétylcholine) et immunitaire... Le Rapport Reflex parle de brisures définitives d'ADN sous exposition 3G (2100Mhz) (3).
Les ampoules basses consommation sont également un problème de santé publique. Ceci a d'ailleurs été dénoncé par le Dr Pierre Le Ruz, Expert de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris (4).
La F.F.T. apporte donc son soutien aux travaux du Pr. LE RUZ, ce dont Robin des Toits se félicite.

- « France 3 ne nous a pas répondu et a ignoré nos appels… »
La F.F.T. prétend ensuite n'avoir pas reçu de réponse à sa volonté de participer au documentaire.
Cet argument paraît être d'une particulière mauvaise foi lorsque l'on lit dans la presse les propos de Samuel Etienne, le présentateur de ce « Hors Série » :
"Le caractère délicat du sujet abordé (les dangers des ondes émises par les antennes relais et les portables) a effectivement poussé les opérateurs de téléphonie mobile à tenter d'empêcher la tenue des discussions." (5)

- « Le document de 1994 ne concerne pas la téléphonie mobile. » [Organisation du lobbying industriel]
Au sujet de la réunion de 1994, il faut préciser que l'industrie de la téléphonie mobile est issue de la F.I.E.E. On peut d'ailleurs constater que le programme d’occultation et de déformation des faits a été mis en application avec une grande efficacité tant vis-à-vis des politiques que de la population et des journalistes.

- « Robin des Toits a formulé des menaces. »
Tout le monde sait que les moyens de pression de Robin des Toits sont très supérieurs à ceux des multinationales ! Accuser Robin des Toits de faire régner la terreur est particulièrement comique... Et les accusations “policières” n'ont aucune valeur juridique.

- « La recherche officielle en France ne trouve aucun danger ! »
La fondation dont parle la F.F.T. est la Fondation Santé et Radiofréquence (FSR). Cette Fondation a été déclarée d'intérêt public en 2005. Elle est financée mi-partie par l'Etat et mi-partie par les industriels des télécoms.
Ses représentants affirment garder une totale indépendance en raison du fait que les travaux de la FSR sont coordonnés et suivis par un conseil scientifique distinct du conseil d'administration.
Mais les membres fondateurs siégeant au conseil d'administration de la FSR sont les industriels du secteur eux-mêmes : TDF, Bouygues, Alcatel, Orange, SFR, etc…
Ainsi, quand la «Charte d'Ethique » de la Fondation stipule :
« Le Conseil d'administration arrête le programme d’actions de la Fondation. A ce titre, (...), il décide des choix faits au nom de la Fondation. Lorsqu'une de ses décisions diffère de la proposition du Conseil scientifique, il en expose les raisons par écrit à ce dernier. »,
cela veut dire que ce conseil d'administration (Bouygues, Alcatel, Orange, SFR, etc...) décide in fine des choix scientifiques de la Fondation !
Le conseil d'administration de la FSR a ainsi la main sur le conseil scientifique et conclu naturellement, au nom de la science et depuis de nombreuses années à l'innocuité de la téléphonie mobile.

- « L’ANSES ne trouve aucun danger non plus. »
Au contraire ! Le Rapport de l'AFSSET, devenue ANSES, de 2009 apporte plusieurs arguments sur la toxicité sanitaire. Plusieurs études mettant en valeur des effets sur les cellules ont valu à son Directeur, Mr Martin Guespéreau, de recommander la baisse de l’exposition du public (6).

- Il n’y a  « aucune raison de considérer avec suspicion le travail fait par le groupe d’experts. »
En effet, l'IGAS (Inspection Générale des Affaires Sociales) affirme qu'il n'y a « aucune raison de considérer avec suspicion le travail fait par le groupe d'experts », parce qu'elle n'a pas été mandatée pour enquêter sur la valeur scientifique de l'AFSSET. L'IGAS et l'IGE (Inspection Générale de l'Environnement) ont en revanche bien mis en cause les méthodes de l'Afsset en dénonçant les collusions existantes entre la science et l'industrie (7).
Le documentaire montre ainsi, que plusieurs experts ont eu des liens directs ou indirects avec les opérateurs de téléphonie mobile, et que ceci est la cause du désaveu de l'expertise produite.
Désaveu partagé à l'époque par son propre directeur d'études Denis Zmirou et son Président du Conseil d’Administration Guy Paillotin !

- « Les études citées sont anciennes. »
La critique de l'ancienneté des études présentées par France 3 oublie, peut-être volontairement, que la réplication des études a été réalisée récemment (8).

- « Les travaux sur la perméabilité de la barrière sang-cerveau sont contestés par l’ANSES. »
La liste des travaux nombreux et non contestés qui traitent de sa dégradation est publiée dans le Rapport BIOINITIATIVE.
Ce sujet a fait l'objet de nombreuses autres études publiées en comité de lecture. Plusieurs commentaires scientifiques ont également été publiés sur ce sujet (9).

- « L’OMS qui ne trouve aucun danger a validé les normes internationales. »
Vient ensuite la sérénade habituelle sur les expertises officielles de l'OMS. Or, l'OMS a été totalement discréditée sur le plan scientifique. En 2007, une étude du Lancet a, en effet, révélé de graves dysfonctionnements.
On observe également que Mike Repacholi, coordonnateur à l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) du projet international pour l'étude des champs électro-magnétiques, lequel aboutit à des conclusions rassurantes, n'a cessé d'être, à titre personnel, consultant rémunéré par les industries de l'électricité et de la téléphonie mobile.
Il dit d'ailleurs que « dans le domaine des micro-ondes, le niveau a fini par être négocié. Cela n’a pas été basé sur la science. Mais négocié avec les industriels » (10).
Cependant, l'OMS a tout de même publié une trentaine d'études qui mettent clairement en lumière l'impact biologique négatif de la téléphonie mobile, études que la F.F.T. jugera certainement d'"alarmiste" ! (11)
Récemment, le CIRC, laboratoire de recherche de l’OMS, a décidé d’exclure un scientifique de son comité d’experts chargé d’une évaluation des risques de cancérogénicité pour l’homme des radiofréquences de la téléphonie mobile pour cause de conflits d’intérêt avec l’industrie du mobile. Le 31 Mai 2011, à l’issue d’une session de travail de ce nouveau groupe, le CIRC a estimé que l’usage des téléphones portables devait être considéré comme « peut-être cancérogène pour l’homme », en raison du fait que « les preuves qui continuent à s’accumuler sont assez fortes pour justifier une classification au niveau 2b ». L’Agence précise que « le groupe de travail a fondé cette classification (…) sur des études épidémiologiques montrant un risque accru de gliomes, un type de cancer du cerveau associé avec l’usage du téléphone sans fil ». Ce nouveau classement est identique à celui du plomb, de la laine de verre, du Bisphénol-A, de la chlordécone et des vapeurs d’essence (12).

- « La F.F.T. répond à ces normes internationales et n’a donc rien à se reprocher. »
Oui mais ce sont ces normes qui sont justement critiquées !
La F.F.T. omet de dire, en outre, que le Parlement Européen a demandé à la Commission Européenne la révision des normes depuis 2004, puis en 2008, avis aujourd’hui partagé par le Conseil de l’Europe.
Le Parlement Européen a ainsi constaté que les limites d’exposition aux champs électromagnétiques fixées pour le public étaient « obsolètes » et demandé à les réviser à la baisse (0,6 V/m), tout récemment. Aujourd’hui, le Conseil de l’Europe demande de baisser la Valeur Limite d’Exposition (VLE) à 0,6 V/m, puis à 0,2 V/m à moyen terme (13).

En résumé, disons que, dans l’ensemble, l’énumération de la F.F.T. laisse l’impression d’un tri plus que sélectif !
Enfin, jeter le discrédit sur des lanceurs d'alerte qui défendent depuis toujours la position de la science indépendante n'est finalement pas surprenant lorsqu'on sait combien cette dernière est incompatible avec les intérêts de l'industrie.

En vous remerciant de l'attention que vous voudrez bien porter à ce courrier, Robin des Toits vous prie de croire à l'assurance de ses sentiments distingués.

(1) Lire la lettre ouverte du 20/05/2011 de la F.F.T. à Rémy Pfimlin publiée sur leur site
    http://www.fftelecom.org/sites/default/files/Federation%2...

(2) Revoir la vidéo du documentaire : http://www.robindestoits.org/_a1238.html

(3) Voir le rapport « Réflex » de l'Union Européenne (2004) :
   http://www.itis.ethz.ch/assets/Downloads/Papers-Reports/R...

(4) Voir le JT de TF1 du 08 Décembre 2008 : http://www.robindestoits.org/_a650.html
Source : http://www.tele-2-semaines.fr/contenu_editorial/pages/ech...

(5) Source : http://www.tele-2-semaines.fr/contenu_editorial/pages/ech...

(6) Voir : L’Afsset recommande de réduire les expositions - RAPPORT - 15/10/2009
   http://www.robindestoits.org/_a997.html
   http://www.robindestoits.org/_a1020.html
   http://www.robindestoits.org/_a1008.html

(7) Les biais d'expertise à l'Afsse / Afsset :
   http://www.robindestoits.org/_a187.html
   http://www.robindestoits.org/_a39.html
   http://www.robindestoits.org/_a146.html
   http://www.robindestoits.org/_a660.html
   http://www.robindestoits.org/_a171.html
   http://www.robindestoits.org/_a447.html
   http://www.robindestoits.org/_a182.html

(8) Liste d'études scientifiques : http://www.robindestoits.org/_r29.html

    La F.F.T. omet également un nombre important de Rapports internationaux, dont :
    - BIOINITIATIVE – Voir §2 ci-dessus – 1500 études non contestées citées en référence,
    - REFLEX – sur les dommages génétiques,
    - HARDELL et Al – Mai 2008 – Effets cancérigènes,
    - Méta-analyse COREE USA – Octobre 2009 – Effets cancérigènes – 25000 patients,
    - DE IULIS et Al – Juillet 2009 – Dommages ADN spermatique,
    - ZHONG et Al – Octobre 2009 – Dommages ADN neuronal,
    - KHURANA et Al – Juillet 2010 – Méta-analyse,
    - KUMAR – Inde – Rapport officiel – Effets mortels.


(9) Voir les travaux sur la barrière hémato-encéphalique :
   http://www.robindestoits.org/_a258.html
   http://www.robindestoits.org/_a228.html
   http://www.robindestoits.org/_a78.html
   http://www.robindestoits.org/_a177.html
   http://www.robindestoits.org/_a1020.html
   http://www.robindestoits.org/_a1129.html
   http://www.robindestoits.org/_a1042.html
   http://www.robindestoits.org/_a915.html

(10) Voir les raisons du discrédit de l'OMS : http://www.robindestoits.org/_a311.html
   http://www.robindestoits.org/_a462.html
   http://www.robindestoits.org/_a433.

(11) Voir les 30 études de l'OMS sur l'impact négatif des ondes de la téléphonie mobile :
   http://www.robindestoits.org/_a600.htm et http://www.robindestoits.org/_a362.html

(12) Communiqué de presse du CIRC, 31/05/2011 :
    http://www.iarc.fr/en/media-centre/pr/2011/pdfs/pr208_E.pdf

(13) Résolutions du Parlement Européen (2008 et 2009) :
    http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//E... ;
    http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//E...

     Rapport de la commission de l'environnement du Conseil de l'Europe (Groupe socialiste) du 06/05/2011
     http://assembly.coe.int/Documents/WorkingDocs/Doc11/FDOC1...

      Résolution votée le 27/05/2011  par la commission permanente, au nom de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe:
      http://assembly.coe.int/Mainf.asp?link=/Documents/Adopted...


Copie à :

F.F.T.
- Monsieur Jean-Marie DANJOU, Directeur Général Délégué au Collège Mobile

France Télévision :
- Monsieur Rémy PFLIMLIN, Président
- Monsieur François GUILBEAU, Directeur de France 3
- Madame Sophie GAZIO, Rédactrice en Chef de l’émission « Hors Série »
- Madame Gisèle BOUSQUET, émission « Hors Série »
- Monsieur Samuel ETIENNE, émission « Hors Série »

Conseil Supérieur de l’Audiovisuel :
- Monsieur Michel BOYON, Président
- Madame Christine KELLY, Conseillère représentant le CSA à la table ronde « Radiofréquences, Santé, Environnement »

Comité de Suivi du Grenelle des Ondes :
- Pr. Jean-François GIRARD, Président

Comité Opérationnel du Grenelle des Ondes :
- Monsieur François BROTTES, Président

Ministère du Travail, de l’Emploi et de la Santé :
- Monsieur Julien EMMANUELLI, Cabinet du Ministre
- Pr. Didier HOUSSIN, Directeur Général de la Santé
- Monsieur Charles SAOUT, Direction Générale de la Santé

Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement :
- Monsieur Emmanuel MOREAU, Cabinet du Ministre
- Monsieur Laurent MICHEL, Directeur Général de la Prévention des Risques
- Madame Patricia BLANC, Direction Générale de la Prévention des Risques

Ministère de l’Industrie, de l’Energie et de l’Economie numérique :
- Madame Lucile BADAIRE, Cabinet du Ministre
- Monsieur Xavier MERLIN, Direction Générale de la Compétitivité, de l’Industrie et des Services

INERIS :
- Monsieur Philippe HIRTZMAN, Président

ARCEP
- Monsieur Jean-Ludovic SILICANI, Président

ANFR
- Monsieur Arnaud MIQUEL, Président du Conseil d’Administration de l’Agence Nationale des Fréquences (ANFR)
- Monsieur Gilles BREGAND, Directeur Général de l’Agence Nationale des Fréquences (ANFR)

ANSES
- Monsieur Marc MORTUREUX, Directeur

IGAS
- Monsieur Pierre BOISSIER, Chef de l’Inspection Générale des Affaires Sociale (IGAS)

INSERM
- Monsieur André SYROTA, Président Directeur Général




06/06/2011

La marchandisation de la nature en procès

lu sur :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/1054ff14-8fb1-11e0-b6a0-5ddc9395a9d4/La_marchandisation_de_la_nature_en_proc%C3%83%C2%A8s

Finance
La marchandisation de la nature en procès
Le Centre Europe-Tiers Monde publie un ouvrage collectif qui fait le bilan de 20 ans de la Convention de l’ONU sur la diversité biologique

Livres lundi6 juin 2011
 

La marchandisation de la nature en procès

Le Centre Europe-Tiers Monde publie un ouvrage collectif qui fait le bilan de 20 ans de la Convention de l’ONU sur la diversité biologique

Le débat autour de la propriété intellectuelle n’est pas près d’aboutir. Le principe de droits exclusifs d’un inventeur d’une machine, d’un médicament ou d’une sculpture est plus ou moins acquis. Des forums internationaux comme l’Organisation mondiale pour la propriété intellectuelle (OMPI) ou l’Organisation mondiale du commerce (OMC) ont fixé les règles du jeu ainsi que les exceptions qui s’appliquent si des conditions précises sont remplies. L’objectif est aussi d’encourager la recherche et l’innovation qui requièrent beaucoup d’investissements. Mais lorsqu’il s’agit de protéger les droits liés à la biodiversité (animaux ou plantes), le consensus est loin d’être acquis.

Il y a un pourtant un instrument qui gouverne la propriété intellectuelle et la biodiversité. Il s’agit de la Convention des Nations unies sur la diversité biologique (CDB) négociée en 1992 au Sommet de la Terre à Rio de Janeiro. Elle reconnaît que les pays du Sud recensent 80% des ressources naturelles mondiales et que celles-ci représentent un trésor inestimable pour l’humanité en termes notamment de propriété médicinale et alimentaire. La Convention garantit l’accès à ce réservoir aux chercheurs ainsi qu’un partage des fruits de la recherche.

Partager les gains

En gros, si une entreprise pharmaceutique développe et commercialise un médicament à partir d’un principe actif d’une plante qui pousse dans la forêt au Costa Rica, elle est tenue de partager les gains avec ce pays. Elle rentabilise ses investissements dans la recherche, la production et la commercialisation, tandis que le pays reçoit une compensation pour avoir préservé la plante en question.

Cela fait bientôt vingt ans que la CDB est en vigueur. L’organisation genevoise Centre Europe-Tiers Monde propose un bilan sous la forme ouvrage collectif. Les auteurs traitent des sujets actuels et controversés: perte de la biodiversité, bio-piraterie, manipulation génétique. Le parti pris est évident; l’ouvrage fait le procès de la marchandisation de la nature. Les auteurs se posent aussi la question de modèles alternatifs hors marché, comme celui de type «open source».

Débat en présence de trois coauteurs mardi 7 juin, à 20h, à l’Institut national genevois, promenade du Pin 1, Genève.

05/06/2011

Des particuliers grecs retirent leurs dépôts des banques

 

autre article payant :-

Des particuliers grecs retirent leurs dépôts des banques

LE MONDE | 2 juin 2011 | Alain Salles | 634 mots

Les dépôts fondent dans les banques grecques. Les dépôts fondent dans les banques grecques. De décembre 2009 à mars 2011, les sommes déposées par les particuliers ont diminué de 16 % selon la Banque de Grèce, passant de 237,5 à 199 milliards d'euros.

Les associations déclinent l'invitation de la ministre de l'écologie à la table ronde sur l'"efficacité énergétique"

 

un article payant du Monde :

Les associations déclinent l'invitation de la ministre de l'écologie à la table ronde sur l'"efficacité énergétique"

LE MONDE | 2 juin 2011 | Hervé Kempf | 494 mots

Nathalie Kosciusko-Morizet a lancé une consultation sur les économies d'énergie. Les partenaires du Grenelle réclament au préalable l'application des mesures décidées en 2007. Les associations écologistes ont répondu, mercredi 1er juin, par une fin de non-recevoir à l'invitation à la "table ronde...

04/06/2011

Communiqué du Pacte contre Hulot

Communiqué du Pacte contre Hulot
http://www.pacte-contre-hulot.org

Stéphane Lhomme (stephanelhomme.free.fr) a obtenu plus que largement le nombre de parrainages nécessaires pour participer aux primaires Europe-Ecologie-Les Verts, en vue des présidentielles.

Même si vous n'êtes pas adhérent à EELV vous pouvez voter aux primaires pour que Lhomme soit le candidat de ce parti. L'inscription coûte 10 euros. Voir ici :


http://primairedelecologie.fr/participer/
Date limite de réception des inscriptions : 10 juin 2011.

Pour la planète et surtout pour ses habitants, votez pour Stéphane Lhomme, signez le Pacte contre Hulot et diffusez ce communiqué.

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http://www.pacte-contre-hulot.org
Vous recevez cette lettre car vous avez signé le Pacte contre Hulot le 28/02/2010.

02/06/2011

Pour passer le temps

lu sur :

http://sexes.blogs.liberation.fr/agnes_giard/2011/05/laffaire-des-cartes-postales-des-seins-suite.html#more

Blog Les 400 culs 31 mai 15h25

L'affaire des cartes postales de seins, la suite

Est-il possible d’envoyer une carte postale à caractère érotique sans se retrouver en garde à vue, puis inculpé d'atteinte à la dignité humaine? Le détournement de courrier est illégal en France. Et pourtant… 

Résolution du Conseil de l'Europe sur la téléphonie mobile

 

 

communiqué de ROBIN DES TOITS

 

Association régie par la loi du 1er juillet 1901                                                                             Site : www.robindestoits.org 

 

Membre du « Comité Opérationnel chargé de l’expérimentation 

sur l’abaissement de l’exposition aux champs électromagnétiques » 

dans le cadre du Grenelle des Ondes. 

              

 

            Paris, le 15 Mai 2011 

 

Téléphonie Mobile et annexes 

Résolution de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe 

 

Le Conseil de l’Europe publie le 06 Mai 2011 

une Résolution de son Assemblée Parlementaire : 

http://assembly.coe.int/Documents/WorkingDocs/Doc11/FDOC12608.pdf 

 

Le texte donne lieu à plusieurs observations : 

1- Par les termes employés la Résolution reconnaît pleinement, implicitement et explicitement, une attaque générale de la Santé Publique par les émissions du groupe technologique de la téléphonie mobile. Ce qui indique que, contrairement à ce qui se passe pour d’autres organismes, la littérature scientifique est ici non seulement lue mais comprise 

2- La Résolution rejoint l’avis des scientifiques dont la compétence est notoire sur le fait que les travaux de l’ICNIRP, seule référence des officiels, sont dénués de toute validité scientifique. Notamment par leur totale ignorance d’une branche entière de la Science, le BioElectroMagnétisme. 

3- La Résolution reconnaît l’existence médicale spécifique de l’ElectroHyperSensibilité – E.H.S. –     ce qui renvoie au registre de l’affabulation exotique la version officielle de perturbations psychologiques. La Résolution préconise l’organisation de zones dites blanches pour la protection des victimes des émissions pulsées. 

4- La Résolution rappelle que les technologies filaires ne sont pas toxiques. On peut y ajouter qu’elles sont nettement supérieures sur le plan technique. 

5- La Résolution affirme la nécessité d’une réglementation fixant une Valeur Limite d’Exposition (VLE). 

    Dans l’immédiat à 0,6 V/m. Puis à terme à 0,2 V/m. 

6- La Résolution préconise une information réelle et générale de la population. En coordination avec les Associations. 

7- La Résolution préconise une généralisation de relevés permanents de mesures. Ce qui peut se réaliser par des sondes dites en continu avec gestion coordonnée entre autorités locales et 

    associations. 

8- La Résolution préconise un financement indépendant pour la Recherche Scientifique. Et des dispositifs de protection pour les lanceurs d’alerte. 

9- La Résolution préconise une amélioration de transparence des groupes financiers. 

 

Conclusion : 

Les destinataires sont les Gouvernements des Pays membres du Conseil de l’Europe. 

Ils sont devant deux possibilités : 

- suivre le Conseil de l’Europe dans la prise d’autonomie vis-à-vis de ce qu’on appelle des intérêts économiques. 

- poursuivre dans l’état de dépendance et d’autoaveuglement au détriment de la Santé Publique dont ils sont censés 

  être responsables. 

Suivons tous avec attention les décisions et absences de décisions. 

 

P.J. : Un résumé des articles de la Résolution. 

 

 

 Résolution du 06/05/2011 -  Conseil de l’Europe 

 

Dans un projet de résolution voté à l’unanimité le 11 Avril 2011 et publié le 06 Mai 2011 sous la référence 

Doc12608, l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe recommande aux Etats membres de prendre 

plusieurs décisions. 

 

8-1-1 – Réduire l’exposition aux émissions de la téléphonie mobile. 

  Surtout pour les enfants, en raison du risque plus élevé de tumeurs cancéreuses de la tête. 

8-1-2 – Revoir les fondements scientifiques des définitions de normes fixées par l’ICNIRP, en raison de leurs graves faiblesses. 

8-1-3 – Organiser une information réelle de la population sur la réalité des attaques de la Santé. 

8-1-4 – Reconnaître l’existence des victimes de l’ElectroHyperSensibilité - E.H.S. -  et participer à leur 

  protection par l’organisation de zones blanches. 

8-1-5 – Dans le double but d’économie de coût et d’énergie d’une part, de protection de l’environnement et de la Santé d’autre part, développer d’autres technologies, aussi efficaces et non nocives. 

8-2 –  Rappel de l’existence d’un groupe d’émissions dont le lien familial est la structure physique, qui 

  est d’une part composite par le regroupement de trois ensembles de bandes de fréquences, et 

  d’autre part pulsée, c’est-à-dire diffusée de façon non continue par microsaccades – En      

  multipulsation chaotique. 

8-2-1 – Fixer une Valeur Limite d’Exposition (VLE) à 0,6 V/m et le faire redescendre à moyen terme à 0,2 V/m. 

8-2-2 et 

8-2-3 – Inscrire sur les appareils des informations sur les dangers. 

  Concerne bien sûr en premier lieu les portables – téléphones et ordinateurs – Et correspond aux réglementations actuelles sur le tabac. Rappeler que seuls les appareils filaires ne sont pas nocifs. 

8-3-1 – Organiser une information globale de la jeunesse, des parents et des éducateurs. 

8-3-2 – Interdire tous portables dans tous les établissements scolaires. 

8-4-1 – Etablir une réglementation sur les distances de sécurité vis-à-vis de tous émetteurs électromagnétiques. 

8-4-2 – Etablir des normes de Sécurité strictes pour les logements. 

8-4-3 – Organiser des systèmes de relevé de mesures en continu pour tous les émetteurs. 

  Ce qui suppose des mesures totalement indépendantes des opérateurs. Et donc des appareils de 

  mesures nommés sondes en continu. A gérer par les autorités locales. 

  Il existe une expérience communale de pleine efficacité dans la Ville de LEGANES en Espagne. 

8-4-4 – Revoir toutes les implantations en coordination avec les associations de citoyens, locales et 

  nationales. 

8-5-1 – Inclure la prévention dans l’information. 

8-5-2 – Etablir une échelle des niveaux de risques. 

  Avec référence aux conditions de la vie réelle. 

8-5-3 – Organiser la diffusion des travaux des scientifiques indépendants. C’est-à-dire dont l’absence de conflits d’intérêts est vérifiable. 

  Et organiser la protection des lanceurs d’alerte contre les divers types d’agressions dont les lobbies 

  sont coutumiers. 

8-5-4 – Donner des précisions détaillées sur les applications concrètes du Principe de Précaution. 

8-5-5 et 

8-5-6 – Innover par la mise au point d’un financement simultanément public et indépendant dont les 

  décisions publiques soient contrôlées par les associations de citoyens. 

8-5-7 – Diffuser une information complète sur les structures financières et les participations des divers 

  groupes financiers intervenant dans l’ensemble technologique concerné. 

8-5-8 – Organiser des réunions d’information pleinement publiques et enregistrées, à trois parties,, pouvoirs 

  publics, complexe finances industrie, associations. 

01/06/2011

Gaz de schiste, le rêve polonais

article payant du Monde :

Reportage Gaz de schiste, le rêve polonais

LE MONDE | 1 juin 2011 | Piotr Smolar | 902 mots

Rompre la dépendance à l'énergie russe, et même en exporter : en Pologne, le gaz de schiste est paré de toutes les vertus. Quel qu'en soit le prix écologique. Bulle ou révolution ? L'euphorie gagne la Pologne lorsqu'elle pense à son sous-sol. Certains parlent d'eldorado.

Le risque de cancer lié à l'amiante dans le bâtiment

article payant du Monde : 

Compte rendu Un rapport souligne le risque de cancer lié à l'amiante dans le bâtiment

LE MONDE | 31 mai 2011 | Bertrand Bissuel | 532 mots

Le dispositif de préretraite pour les travailleurs exposés à cette fibre est en train d'être réformé. C'est un état des lieux extrêmement minutieux de la présence de l'amiante dans le monde du travail en France.

18:31 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0)

Les résidus de médicaments dans l'eau du robinet

article payant du Monde:

Un plan national pour limiter les résidus de médicaments dans l'environnement

LE MONDE | 31 mai 2011 | Paul Benkimoun | 413 mots

Un quart des échantillons d'eau potable testés en France sont pollués. Ministre de l'écologie et du développement durable, Nathalie Kosciusko-Morizet, a lancé, lundi 30 mai, le Plan national sur les résidus de médicaments (PNRM), à l'occasion d'une visite dans le laboratoire de santé publique et...

Les émissions mondiales de CO2 en 2010

lu sur :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/05/31/climat-le-cri-d-alarme-lance-par-les-experts_1529910_3232.html

Edito du Monde Climat : le cri d'alarme lancé par les experts

LE MONDE | 31 mai 2011 | 435 mots

Les émissions mondiales de COont atteint leur plus haut niveau historique en 2010. Elles exposent la planète à un risque de réchauffement incontrôlé. L'alerte donnée par l'Agence internationale de l'énergie (AIE), lundi 30 mai, mérite d'être entendue.

Alors qu'une partie du globe, de la France à la Chine, subit un exceptionnel épisode de sécheresse, un phénomène qui pourrait devenir de plus en plus fréquent selon les experts, le climat semble n'avoir jamais été aussi absent des préoccupations.

Les plus riches de la planète, réunis à Deauville les 26 et 27 mai pour un nouveau G8, ont effleuré le sujet - pour confirmer leur refus de s'engager dans un accord contraignant.

Tout plaide, pourtant, pour que le climat reste au centre des priorités de la communauté internationale. Pour commencer, la multiplication des événements météorologiques extrêmes. Les dérèglements annoncés par les climatologues se vérifient chaque jour un peu plus, infligeant à l'économie mondiale des pertes considérables.

Les interrogations sur le nucléaire après la catastrophe de Fukushima obligent, ensuite, à repenser notre avenir énergétique. L'Allemagne, qui vient de décider de sortir de l'atome dès 2022, se transforme en laboratoire. Le remplacement du nucléaire, faible émetteur de CO2, se fera-t-il par des énergies renouvelables ou bien du gaz et du charbon, au risque, dans cette dernière hypothèse, de troquer le risque nucléaire par le péril climatique ?

Enfin, la flambée du cours du pétrole, qui rend un peu plus compétitives les énergies renouvelables, devrait inciter les Etats à subventionner davantage les technologies "vertes", et non les énergies fossiles.

Pour avoir une chance de maintenir le réchauffement sous la limite de 2 0C d'ici à la fin du siècle, les émissions de COdoivent non seulement cesser d'augmenter, mais commencer à baisser dès 2015.

Cet objectif nécessite des investissements massifs dans les énergies renouvelables et les économies d'énergie. Il est peu probable que les gouvernements prennent ce chemin en l'absence d'un accord international ambitieux.

Or, pour l'instant, les engagements de réduction des émissions de COne représentent que 60 % de l'effort nécessaire. Nombreux sont les pays en développement à attendre que l'Europe, historiquement en pointe sur la question du climat, continue à jouer un rôle moteur. L'Union européenne s'est déjà engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 20 % d'ici à 2020 par rapport au niveau de 1990. Faut-il aller plus loin : aller à 30 %, au risque de faire cavalier seul ?

Sept pays européens sont pour ; la France tergiverse. Le Conseil européen des ministres de l'environnement, le 21 juin, donnera aux Vingt-Sept une chance de remettre le climat au premier plan. Ce serait une bonne chose.

Mais, sans l'engagement des Etats-Unis, de la Chine et de l'Inde, principaux émetteurs de la planète, les émissions de COcontinueront de s'envoler.

L'isoméride, autre coupe-faim polémique des laboratoires Servier

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Mediator : possible extension du dispositif d'indemnisation

Sur l'impulsion de Gérard Bapt, les députés socialistes proposent d'inclure l'Isoméride, autre coupe-faim polémique des laboratoires Servier, dans le spectre d'indemnisation des victimes du Mediator.

Les députés arguent que les deux produits ont « le même mécanisme d'action et ont tous deux provoqué des pathologies cardiovasculaires. »

La proposition socialiste a peu de chances d'aboutir, jugent Les Echos, faute de soutien au sein de la majorité.


Echos [Les], 01/06/2011

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/grande-consom...

01/06 | 07:00 | Vincent Collen

Médicaments : les députés PS veulent indemniser les victimes de l'Isoméride

L'Assemblée examine le texte qui institue un système d'indemnisation pour les victimes du Mediator. Les députés socialistes veulent étendre le dispositif à l'Isoméride, autre coupe-faim de Servier. La firme pharmaceutique conteste la constitutionnalité de la loi.

Le député socialiste Gérard Bapt veut étendre l'indemnisation prévue pour les victimes du Mediator aux patients qui ont pris de l'Isoméride, un autre coupe-faim des Laboratoires Servier retiré du marché en 1997. L'élu de Haute-Garonne, qui préside l'une des missions d'information parlementaires sur le Mediator, présente ce matin en commission un amendement en ce sens au texte de loi du gouvernement. « Les deux médicaments ont le même fabricant, le même mécanisme d'action, et ont tous deux provoqué des pathologies cardiovasculaires, il serait logique que les victimes de l'Isoméride bénéficient du même dispositif que les victimes du Mediator », explique-t-il.

Pas de soutien de la majorité

Cette proposition a peu de chances d'être votée, faute de soutien de la majorité. « Je m'y opposerai, car elle risquerait de compliquer une procédure simple, indique Jean-Pierre Door (UMP), rapporteur pour avis de la commission des Affaires sociales pour ce texte, qui fait partie de la loi de Finances rectificative. Le but de ce dispositif est d'apporter une réponse urgente à une demande urgente, celle des victimes du Mediator. »

Les débats s'annoncent donc animés, d'autant qu'une autre question pourrait donner du fil à retordre au gouvernement. Le projet de loi prévoit que l'Etat indemnise la victime dans le cas où Servier refuse de payer. L'Etat pourra ensuite se retourner contre le laboratoire pour obtenir le remboursement des sommes versées. La justice pourra alors y ajouter une pénalité de 30 %. Deux fois plus que les 15 % prévus par la loi dans des cas comparables. Ce point est vivement contesté par Servier. Son avocat, Hervé Temime, menace d'un recours devant le Conseil constitutionnel. Le texte de loi devrait de toutes façons être examiné par le Conseil après le vote du Parlement.

VINCENT COLLEN, Les Echos

Pour l'OMS, le téléphone portable est peut-être "cancérogène"

communiqué de Robin des toits :

Lyon, France, 31 Mai 2011

L'OMS/L'agence Internationale pour la Recherche sur le Cancer (IARC) a classifié les champs électromagnétiques des radiofréquences comme probablement cancérigène pour les humains (Groupe 2B), basé sur un risque accru de gliome, un type malin du cancer du cerveau, associé à l'utilisation du téléphone portable.

Groupe B : L'agent est probablement cancérogène pour les humains.
Cette catégorie est utilisée pour les agents pour lesquels il existe des preuves limitées de cancérogénicité chez l'homme et d'indications insuffisantes de cancérogénicité chez les animaux de laboratoire.
Il peut également être utilisé lorsqu'il existe des preuves insuffisantes de cancérogénicité chez l'homme mais qu'il existe des preuves suffisantes de cancérogénicité chez les animaux de laboratoire.
Dans certains cas, un agent dont les preuves de cancérogénicité sont insuffisantes chez l'homme et moins de preuves suffisantes de cancérogénicité chez les animaux de laboratoire, les deux accompagné des justificatifs de mécanique et d'autres données pertinentes peut être placé dans ce groupe.
Un agent peut être classé dans cette catégorie uniquement sur la base de preuves solides de mécanique et d'autres données pertinentes.

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lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/05/31/pour-l-oms-le-telephone-portable-peut-etre-cancerogene_1530238_3244.html


Pour l'OMS, le téléphone portable est peut-être "cancérogène"
LEMONDE.FR avec AFP | 31.05.11 | 19h07  •  Mis à jour le 31.05.11 | 21h25

L'agence de recherche sur le cancer de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué, mardi 31 mai, que l'usage des téléphones portables devait être considéré comme "peut-être cancérogène pour l'homme".

"Les preuves, qui continuent à s'accumuler, sont assez fortes pour justifier une classification au niveau 2b" – un des cinq niveaux de la classification qui définit des produits "peut-être cancérogènes pour l'homme"–, a estimé Jonathan Samet, président du groupe de travail.

Il s'exprimait à l'issue d'une réunion à laquelle ont participé pendant huit jours à Lyon une trentaine d'experts de quatorze pays sous l'égide du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC).

CLASSÉ AU MÊME NIVEAU QUE LES VAPEURS D'ESSENCE

"Le groupe de travail a fondé cette classification (...) sur des études épidémiologiques montrant un risque accru de gliome, un type de cancer du cerveau associé avec l'usage du téléphone sans fil", a dit Jonathan Samet lors d'une conférence de presse téléphonique. Ce classement signifie qu'"il peut y avoir un risque, et que donc nous devons surveiller de près le lien entre les téléphones portables et le risque de cancer", a-t-il ajouté.

Selon Gérard Lasfargues, directeur général adjoint de l'Agence de sécurité sanitaire de l'environnement (Anses), le classement du CIRC était jusqu'à maintenant un cran en dessous (soit "inclassable quant à sa cancérogénicité pour l'homme"). Le nouveau classement est identique à celui de la laine de verre et des vapeurs d'essence.

"Il est important que des recherches complémentaires soient menées sur l'utilisation intensive, sur le long terme, des téléphones portables", a soulignéChristopher Wild, directeur du CIRC. "Dans l'attente de la disponibilité de telles informations, il est important de prendre des mesures pragmatiques afin de réduire l'exposition [aux ondes]", a-t-il ajouté.

UN RISQUE NON QUANTIFIÉ

Kurt Straif, du CIRC, a évoqué des moyens de réduire l'exposition. "Ce qui probablement entraîne le plus haut niveau d'exposition, c'est utiliser le portable pour des appels", a-t-il souligné. "Si vous l'utilisez pour des SMS, ou avec un kit mains libres pour les appels, vous abaissez l'exposition de dix fois", a-t-il ajouté.

Les experts ont estimé que s'il existait un lien possible pour les gliomes et les neurinomes de l'acoustique, il n'était pas possible de tirer des conclusions pour les autres types de cancer. Le groupe de travail n'a pas quantifié le risque. Selon le professeur Lasfargues, il se base sur l'étude Interphone, qui a étudié un usage du portable jusqu'en 2004 et a montré une augmentation de 40 % du risque de gliomes chez les plus gros utilisateurs (à l'époque définis comme utilisant l'appareil pendant en moyenne trente minutes par jour durant dix ans).

Le docteur Robert Baan, chercheur au CIRC, a souligné la difficulté de l'exercice en se basant sur une étude relativement ancienne. "Concernant les forts utilisateurs, il faut faire attention, car les données épidémiologiques remontent à dix ans. Entre-temps, la technologie a beaucoup évolué et les téléphones modernes ont une émission beaucoup plus basse que les anciens", a-t-il expliqué.

"Il y a une amélioration de la technologie mais il y a aussi une augmentation de l'usage, il est difficile de faire la balance entre les deux", a-t-il ajouté. Les experts, qui étudiaient aussi les risques posés par d'autres champs électromagnétiques, tels que radars, micro-ondes, émetteurs de radio ou télévision, ou télécommunication sans fil, ont considéré que les preuves étaient dans ce cas insuffisantes.