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28/07/2011

Aujourd'hui, j'ai appris quelque chose :

Le « Wilhelm scream » : ce « Arrgh ! » dont le cinéma raffole

 

Cri Wilhelm - Wikipédia

09:19 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

L'urbanisation et la disparition des terres agricoles en France

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4778

L’artificialisation des sols gagne du terrain en France

27/7/2011

D’après le Commissariat général au développement durable (1), les espaces artificialisés ont augmenté d’environ 3 % (+ 820 km²), entre 2000 et 2006, en France. En 2006, ils occupaient ainsi plus de 5 % du territoire métropolitain selon la base de données européennes Corine Land Cover. Ces espaces artificialisés englobent tant les zones urbanisées, industrielles ou commerciales et les réseaux de communication que les mines, décharges et chantiers ou les espaces verts urbains. 

L’accroissement global de ce phénomène s’est fait à 90 % aux dépens de terres agricoles (745 km²), lesquelles incluent principalement des terres arables (44 %) et des zones agricoles hétérogènes. Ces dernières regroupent majoritairement des mosaïques agricoles (31 %) et des prairies (18 %). Outre l’impact sur les ressources agricoles, l’artificialisation des sols a de lourdes retombées environnementales. Responsable de l’imperméabilisation de la surface des sols, elle favorise le ruissellement de l’eau le long des pentes au détriment de son infiltration, l’érosion des sols, les coulées d’eau boueuse et le risque d’inondation. Par ailleurs, la concentration du ruissellement intensifie le transfert de sédiments, chargés de contaminants des sols (2), vers les cours d’eau. Enfin, l’artificialisation des sols contribue également à la fragmentation des habitats naturels et des écosystèmes, fragilisant la biodiversité. 

En France métropolitaine, les sols de très bonne qualité agronomique représentaient plus du tiers (34,8 %) des surfaces agricoles artificialisées entre 2000 et 2006, au niveau national. Dans environ la moitié des régions françaises, les sols qui présentent le meilleur potentiel agronomique sont les plus touchés. 

Cécile Cassier
1- Le Commissariat général au développement durable interfère auprès de l’ensemble des ministères pour promouvoir une meilleure intégration de l’environnement dans leurs propres politiques et projets. 
2- Engrais azotés ou phosphatés, hydrocarbures, métaux lourds, produits phytosanitaires.

27/07/2011

Le saviez-vous ?

lu sur :

http://www.lepoint.fr/economie/les-producteurs-de-peches-en-guerre-contre-la-concurrence-deloyale-27-07-2011-1356800_28.php

Opération coup de poing des producteurs de pêches

Par Sophie Pams            

Sur l'autoroute A9, ils arrêtaient les poids lourds pour contrôler les cargaisons. Ils n'ont pas hésité à déverser sur la chaussée les pêches dont l'origine n'était pas clairement identifiée. Mardi matin, des producteurs des Pyrénées-Orientales, du Gard et de la Drôme ont mené une opération coup de poing au Boulou. Son but : dénoncer la concurrence déloyale espagnole.

Les producteurs ibériques, en situation de surproduction, préfèrent brader leurs prix en France plutôt que de jeter leur surplus de marchandises. Arrivées sur le territoire français, les pêches sont étiquetées "produit national" par les grossistes, ce qui leur permet de doubler leur marge : en Espagne, une pêche est vendue 0,50 centime le kilo contre 1,20 euro en France. À l'origine de la différence de prix, le coût de la main-d'oeuvre et l'exigence du cahier des charges de la distribution. En France, on ramasse jusqu'à six fois les fruits d'un arbre en fonction de leur maturité. En Espagne, le ramassage est limité à deux passages.

Les grossistes français recourent donc à la francisation de fruits et légumes espagnols, tout comme certains arboriculteurs français. "Des producteurs vont aussi en Espagne, achètent des fruits à bas prix, les ramènent sur leur exploitation et les revendent au prix français", dénonce la Fédération nationale des producteurs de fruits (FNPF). Ceux qui respectent les règles sont actuellement contraints de vendre leurs pêches à des prix inférieurs aux coûts de production.

Une pratique illégale

Depuis 2010, date d'entrée en vigueur de la loi de modernisation agricole (LMA), cette pratique est pourtant devenue illégale. La loi oblige les camions à partir de la station de production avec un bon de commande. Il doit mentionner le nom des parties, leur adresse, la date de la commande, la quantité, le prix et la dénomination des produits. Mais lorsque les bons n'indiquent pas le prix ou le destinataire, les fruits ne sont pas renvoyés, cela reviendrait trop cher. Ils sont alors automatiquement bradés par les grossistes.

La francisation des produits espagnols concerne les pêches en particulier. "C'est un fruit cultivé dans le Sud, l'Espagne n'est pas loin et elle produit les mêmes sortes qu'en France", explique la FNPE. Cette année, une recrudescence du phénomène a été observée. "En France, nous avons eu beau temps en avril et mai, ce qui a avancé le calendrier de deux semaines. En Espagne, la pluie l'a au contraire retardé de quinze jours", indique un membre de la FNPE. En temps normal, la production espagnole démarre avant la française. Cette année, la concomitance des calendriers a défavorisé les arboriculteurs français. "On demande aux distributeurs de privilégier la production française, mais s'ils ont le choix avec des fruits espagnols moins chers..." regrette la FNPE.

La bactérie E. coli aurait également joué un rôle. Pendant l'épidémie, la Russie a fermé ses frontières aux fruits et légumes européens. "Elle est un partenaire important de l'Espagne, informe la Fédération nationale des producteurs de fruits. Cela explique le surplus de marchandises et ce besoin de les écouler vers la France."

Renforcement des contrôles

Début juillet, les arboriculteurs se sont rendus au ministère de l'Agriculture. À l'issue de la rencontre, un renforcement des contrôles aux frontières espagnoles a été annoncé. Selon la FNPE, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a particulièrement été réactive depuis, malgré les baisses d'effectifs saisonniers.

Au cours du mois de juillet, les distributeurs ont organisé des ventes au déballage afin d'écouler les stocks français. L'opération s'est déroulée les trois premiers week-ends de juillet et sera reconduite les 29 et 30 juillet prochains. La FNPE s'estime satisfaite de cette action. "D'habitude, les distributeurs font figure de mauvais élèves. Mais cette année, ils ont joué le jeu et proposé majoritairement des produits français." 

26/07/2011

Nucléaire : enquête publique sur ITER

communiqué du Réseau Sortir du nucléaire


Vous le savez peut-être l'enquête publique sur le projet ITER est prolongée jusqu'au 4 août. Si vous n'avez pas encore envoyé votre avis négatif à la commission d'enquête et participé à la cyberaction, il est encore temps de la faire.

Vous trouverez tous les détails pour se faire, ainsi que des informations sur le projet ITER, une vidéo informative... sur notre site:
http://groupes.sortirdunucleaire.org/ITER-C-est-le-moment....

Je vous invite également à prendre connaissance de l'article de presse ci-dessous, publié hier dans la Marseillaise.

LES PRO ET LES OPPOSANTS AFFÛTENT LEURS ARGUMENTS

21/7/2011
L’enquête publique sur Iter met en lumière les points de désaccords entre opposants et pro-Iter. Récapitulatif sur les points de vue des uns et des autres.

 

25/07/2011

Éric Besson n'aime pas Greenpeace

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/07/25/greenpeace-souligne-les-failles-de-l-epr-en-cas-de-panne-electrique_1552664_3244.html#xtor=EPR-32280229-[NL_Titresdujour]-20110725-[zonea]

Greenpeace souligne les failles de l'EPR en cas de panne électrique

L'organisation écologiste explique qu'en cas de coupure prolongée de l'alimentation électrique, comme à Fukushima, les réacteurs deviendraient vulnérables.

LEMONDE.FR avec AFP | 25.07.11 | 13h19   •  Mis à jour le 25.07.11 | 13h52

L'organisation écologiste Greenpeace a pointé des failles, lundi 25 juillet, dans la sûreté du futur réacteur nucléaire de troisième génération, l'EPR, en cas de coupure prolongée de l'alimentation électrique. Une situation qui s'était notamment produite à la centrale de Fukushima, à la suite du séisme et du tsunami du 11 mars.

"Les mesures de sécurité reposent sur l'hypothèse que soit l'électricité fournie par le réseau électrique soit les groupes électrogènes de secours primaires peuvent être rétablis dans un délai de vingt-quatre heures", souligne Greenpeace, qui rappelle qu'"à Fukushima, la panne totale d'électricité a duré onze jours". L'association écologiste s'appuie sur un rapport commandé  à Helmut Hirsch, expert autrichien du nucléaire auprès des gouvernements allemand et autrichien, et membre du groupe d'experts de l'Agence de l'énergie nucléaire de l'OCDE.

"AREVA SOUS-ESTIME LE RISQUE"

Selon ce rapport, "la principale leçon de Fukushima, c'est que les réacteurs sont vulnérables en cas de coupure de l'alimentation électrique des systèmes de secours fondamentaux". Or, selon cet expert, une situation similaire à celle connue au Japon sur un EPR ne permettrait notamment pas de "refroidir l'eau du réacteur en-dessous de 100 °C et de parvenir à un arrêt froid (arrêt stable et sûr) du réacteur"

"Areva sous-estime le risque de coupure d'électricité (...) au point d'avoir amoindri les mesures de précaution entourant l'EPR" par rapport aux centrales existantes, assure même Greenpeace. Selon l'organisation, "le nombre de groupes électrogènes de secours a été réduit" et ils doivent être "activés manuellement, ce qui augmente le risque d'erreur de la part d'un opérateur".

"L'EPR SERA LE RÉACTEUR LE PLUS SÛR AU MONDE."

Le 16 mars, cinq jours après le séisme et le tsunami qui avaient touché le Japon, Anne Lauvergeon, alors présidente du groupe nucléaire Areva, avait estimé que l'EPR aurait évité les fuites radioactives à Fukushima. "S'il y avait des EPR à Fukushima, il n'y aurait pas de fuites possibles dans l'environnement, quelle que soit la situation", avait-elle déclaré à la presse après une audition à l'Assemblée par les parlementaires.

Invité ce matin de la matinale de France Inter, le ministre de l'industrie, Eric Besson, a réagi à ce rapport. Il a notamment remis en cause l'expertise du chercheur autrichien Helmut Hirsch, et le sérieux de l'association écologiste. Il a ainsi estimé que "Greenpeace a dit tellement de bêtises sur ce sujet depuis tellement longtemps, je ne connais pas le rapport en question, simplement, je vois ce que disent les meilleurs experts internationaux, pas français, ils considèrent que, en l'état actuel des connaissances, l'EPR sera le réacteur le plus sur au monde".

La mise en service de l'EPR de Flamanville (Manche), le premier réacteur de troisième génération, n'est plus attendue que pour 2016, avec deux ans de retard sur la date initiale, a annoncé mercredi dernier EDF.

Mediator : une enquête sur d'éventuels conflits d'intérêt

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/07/25/scandale-du-mediator-l-office-antifraude-europeen-ouvre-une-enquete_1552697_3244.html

Mediator : une enquête sur d'éventuels conflits d'intérêt à l'Agence européenne du médicament

LEMONDE.FR avec AFP | 25.07.11 | 15h58   •  Mis à jour le 25.07.11 | 17h24

L'office antifraude européen (OLAF) a ouvert une enquête sur d'éventuels conflits d'intérêts au sein de l'Agence européenne du médicament (EMA) dans l'affaire du Mediator, médicament accusé d'avoir causé la mort de centaines de patients, a-t-on appris lundi auprès d'une eurodéputée.

Dans un courriel adressé à la députée européenne écologiste Michèle Rivasi, l'OLAF annonce qu'il a ouvert le 22 juillet "une enquête interne (à l'EMA) afin de vérifier les allégations de conflit d'intérêts" à la suite d'informations transmises par la députée concernant des irrégularités potentielles à l'Agence européenne du médicament.

"COUP DE PIED DANS LA FOURMILIÈRE"

"C'est une première victoire qui va permettre de donner un coup de pied dans la fourmilière de l'EMA", s'est réjouie Mme Rivasi. L'enquête se fera "en collaboration avec les autorités judiciaires françaises", a-t-elle précisé.

Ces dernières avaient mené début juin des perquisitions en France dans le groupe pharmaceutique français Servier, dans le cadre de l'enquête sur l'affaire du Mediator (Benfluorex).

En France, deux informations judiciaires contre X pour "tromperie aggravée" et pour "homicides et blessures involontaires" ont été ouvertes dans cette affaire, et un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS) avait mis en lumière en janvier le rôle de plusieurs experts français, qui siégeaient également à l'EMA, dans l'interdiction tardive du médicament.

Destiné aux diabétiques en surpoids mais largement détourné comme coupe-faim, le Mediator a fait en France en trente-trois ans entre 500 et 2 000 morts, selon plusieurs études.

Le Médiator n'a été retiré du marché français qu'en novembre 2009 en raison des risques cardiaques encourus par les patients. Mais il avait déjà été retiré du marché en Espagne, en 2003, en Italie, en 2004, et dès 1979 en Suisse.

L'EMA se défend en soulignant qu'elle n'avait alors "aucun mandat" pour se prononcer sur des procédures d'autorisation nationales du Médiator. Et souligne qu'elle a réformé ses règles internes en matière de conflits d'intérêts.

Plage déconseillée aux sangliers

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/07/25/la-mort-de-huit-sangliers-pres-d-une-plage-bretonne-relance-le-debat-sur-les-algues-vertes_1552712_3244.html

La mort de huit sangliers près d'une plage bretonne relance le débat sur les algues vertes

La découverte dimanche 24 juillet de huit nouveaux cadavres de sangliers près d'une plage des Côtes-d'Armor régulièrement envahie par les algues vertes a relancé le débat en Bretagne sur leur présence et sur les dangers de leurs dégagements toxiques.

Les cadavres des trois laies et des cinq marcassins ont été retrouvés dimanche matin dans la vase de l'estuaire du Gouessant, tout près de la plage Saint-Maurice à Morieux (Côtes-d'Armor) où deux marcassins étaient déjà morts le 7 juillet.

Les résultats des autopsies des huit sangliers sont attendus lundi en fin d'après-midi mais déjà, les environnementalistes dénoncent l'aveuglement des autorités vis-à-vis des marées vertes. Les esprits s'échauffent d'autant plus que le phénomène dure depuis des années. Près de 32 000 m3 d'algues vertes ont été ramassés sur les plages bretonnes au 18 juillet, soit un peu plus qu'à la même période l'an dernier (28 271 m3 à la mi-juillet 2010), selon la préfecture de région.

PLAGE FERMÉE

Début juillet, la préfecture des Côtes-d'Armor avait assuré que les deux premiers marcassins avaient succombé à un "étouffement dû à une présence de vase dans les voies aériennes supérieures", écartant l'effet des gaz toxiques émis par les algues en putréfaction. La plage a néanmoins été fermée.

"Pourquoi l'embouchure du Gouessant est-elle le seul site du littoral français concerné par de telles mortalités d'animaux, habitués d'ailleurs à fouiller le sol pour se nourrir ?" a ironisé l'association Eau et Rivières de Bretagne dans un communiqué. Pour elle, les conclusions de l'autopsie des deux premiers marcassins ne sont pas significatives et la mort de huit autres animaux en devient "de plus en plus suspecte".

"On nous a fait le même coup pour le cheval soi-disant embourbé et asphyxié dans la vase" en 2009 à Saint-Michel-en-Grève, s'énerve en écho André Ollivro, président de l'association Sauvegarde du Penthièvre. Le cheval était en réalité mort des suites d'un œdème pulmonaire lié au dégagement d'hydrogène sulfuré (H2S), comme l'a montré l'autopsie faite à la demande du cavalier.

Vendredi, un rassemblement a marqué à Binic (Côtes-d'Armor) le deuxième anniversaire de la mort de Thierry Morfoisse, un chauffeur qui transportait des algues vertes. Il est officiellement mort d'un arrêt cardiaque mais sa famille reste persuadé qu'il a été intoxiqué par les gaz mortels. L'affaire est en cours d'instruction.

La prolifération des algues vertes est liée à des "concentrations élevées de nitrates dans les eaux, apportés par les activités humaines, en particulier l'agriculture", selon l'Agence de sécurité sanitaire de l'environnement (Anses). Cependant, le plan national de lutte contre les algues vertes lancé en janvier 2010 se concentre sur le ramassage plus que sur la prévention.

Les dangers des « tatouages d’été »

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Aujourd’hui en France alerte sur les dangers des « tatouages d’été », ces tatouages éphémères, au henné notamment, qui provoquent des eczémas locaux ou généralisés, qui peuvent laisser des traces à vie. « Ils sont toxiques car ils contiennent un colorant interdit, la paraphènylènediamine », explique un responsable de la DGCCRF. (Aujourd’hui en France, 22/07)

Lettre ouverte pour le financement de la recherche

Plus d’une centaine d’organisations  de chercheurs et de la société civile de toute l’Europe - dont la Fondation Sciences Citoyennes - s’alarment de ce que les projets préparatoires de la Commission Européenne pour le cadre stratégique commun sur le financement de la recherche (2014-2020) ne permettent pas de relever les défis que les sociétés européennes doivent affronter aujourd’hui.
Elles en appellent à un programme de recherche européen qui soit orienté en fonction des besoins de la société et de l’environnement plutôt que des intérêts des grandes entreprises, dans une lettre ouverte envoyée le 29 juin 2011 au Président et à certains membres de la Commission Européenne, aux eurodéputés ainsi qu’aux représentants des Etats Membres de l’Union Européenne.
L'appel à signature est enfin ouvert aux signatures individuelles :
http://sciencescitoyennes.org/open-letter-eu-research/

Il reste possible de la signer en tant qu'organisation via l'adresse :
openletter_csf2011@sciencescitoyennes.org


Merci de le signer et de diffuser largement l'info.

Lettre ouverte pour le financement de la recherche

Plus d’une centaine d’organisations  de chercheurs et de la société civile de toute l’Europe - dont la Fondation Sciences Citoyennes - s’alarment de ce que les projets préparatoires de la Commission Européenne pour le cadre stratégique commun sur le financement de la recherche (2014-2020) ne permettent pas de relever les défis que les sociétés européennes doivent affronter aujourd’hui.
Elles en appellent à un programme de recherche européen qui soit orienté en fonction des besoins de la société et de l’environnement plutôt que des intérêts des grandes entreprises, dans une lettre ouverte envoyée le 29 juin 2011 au Président et à certains membres de la Commission Européenne, aux eurodéputés ainsi qu’aux représentants des Etats Membres de l’Union Européenne.
L'appel à signature est enfin ouvert aux signatures individuelles :
http://sciencescitoyennes.org/open-letter-eu-research/

Il reste possible de la signer en tant qu'organisation via l'adresse :
openletter_csf2011@sciencescitoyennes.org


Merci de le signer et de diffuser largement l'info.

24/07/2011

Oshkosh, le plus grand meeting aérien au monde

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/oshkosh-le-plus-grand-meeting-au-monde-23-07-2011-1355491_23.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20110723

Oshkosh, le plus grand meeting aérien au monde

Un million de spectateurs suivent généralement cette fête aérienne annuelle qui se tient du 25 au 31 juillet aux États-Unis.

 

Oshkosh, le plus grand meeting au monde

Deux Douglas DC3 ont été préservés en France. A Oshkosh, plus d'une vingtaine arrivent en formation. © Tyson Rininger / EAA 

Aux États-Unis, il n'y a pas de salon aéronautique généraliste comme celui du Bourget ou celui de Farnborough en Angleterre. En revanche, la communauté aéronautique américaine organise chaque été AirVenture, le plus grand rassemblement au monde d'avions, sur une ancienne base militaire du Wisconsin, d'une surface comparable à celle de Roissy-CDG, au milieu des plaines à blé proches des grands lacs. C'est aussi le plus grand rassemblement humain de plein air de notre planète, largement devant les grands concerts. Il se tient cette année à partir de lundi prochain.

À 280 km au nord de Chicago, Oshkosh, connu aussi pour sa fabrique locale de salopettes, est visité, pendant la semaine que dure cette fête, par un million de spectateurs venus pour la plupart des quatre coins des États-Unis. Sur les parkings, on compte 12 000 avions, du Piper-Cub à l'Airbus A380, présent il y a deux ans. À peu près tous les types d'aéronefs, stationnés sur plusieurs rangs et 6 km de long, sont représentés, du minuscule ULM à construire soi-même aux avions d'armes et de transport les plus récents. Concorde était un habitué. En vedette, cette année, le Boeing 787 Dreamliner, à quelques semaines de sa livraison à son premier client, doit combler un déficit de notoriété lié aux trois ans de retard du programme.

Forte présence française

En 2003, l'Airbus Beluga, l'avion qui transporte les ailes et les fuselages d'usine en usine dans toute l'Europe, n'est pas arrivé à Oshkosh les soutes vides. Le plus gros biréacteur au monde transportait le Cri-Cri, le plus petit bimoteur (2 x 9 ch.) existant, ainsi que quelques avions anciens symbolisant la célébration d'un siècle d'aviation. La Demoiselle de Santos-Dumont y voisinait aussi avec le Morane H avec lequel Roland Garros traversa la Manche en 1913.

En 2005, c'est le Flamant MD 312 français de 1947 qui stationne sur le parking d'honneur aux côtés du SpaceOneShip et du Virgin Atlantic Flyer. Le vétéran français, premier avion construit par Marcel Dassault après la guerre, a réussi à traverser l'Atlantique par le cercle polaire avec une quinzaine de monomoteurs de tourisme. Deux ans plus tard, en sauts de puce, le raid HeliVenture rallie Oshkosh au départ de l'héliport d'Issy-les-Moulineaux, saluant le centenaire de l'hélicoptère. Toutes ces aventures ont été organisées par Gérard David, un passionné d'avions et d'hélicoptères, malheureusement immobilisé cette année après un accident. Il avait prévu de traverser une fois de plus l'Atlantique par le Groenland et le Grand Nord canadien. Des dizaines d'aviateurs français empruntent cette route qui n'est pas la plus courte, mais qui réduit la longueur des traversées maritimes.

2 800 avions présentés en vol

Oshkosh obéit à un rythme quotidien immuable. Le matin est généralement studieux. Les stands abritent les constructeurs d'avions mais aussi des salles de plein air où se tiennent près de 500 forums avec des chercheurs de la Nasa, des représentants de la FAA (Administration de l'aviation civile américaine), des astronautes, des pilotes d'essai mais aussi des techniciens qui apprennent à utiliser la dernière colle composite ou qui font découvrir les fonctions cachées des GPS.

Dans le ciel, l'activité est permanente. 400 avions atterrissent chaque heure quand Roissy-CDG peine à en traiter 120. Mais ici les contrôleurs aériens venus de tous les États-Unis sont volontaires et patientent souvent sur une liste d'attente avant d'être admis à la tour. Au total, 5 000 bénévoles permettent le déroulement de la manifestation. L'accès aux taxiways n'est pas interdit comme en France par une double barrière mais par un simple trait de chaux sur l'herbe.

L'après-midi, le meeting permet de présenter 2 800 avions en vol pendant la semaine à l'occasion de tableaux retraçant des grandes batailles où le ciel est saturé d'avions. Les meilleurs voltigeurs viennent de très loin pour cette présentation où ils ne sont pas rémunérés. Mais Oshkosh sur sa carte de visite ouvre ensuite l'accès à de nombreux meetings dans tout le pays.

Business is business

Qui croise-t-on dans les allées d'Oshkosh ? Même en vacances, l'Amérique aéronautique travaille. Sous le couvert de la plus grande manifestation aéronautique mondiale, les dirigeants des grandes sociétés viennent discuter affaires en short autour d'un avion ancien ou d'un prototype. Phil Condit, l'ancien P-DG de Boeing, vient souvent montrer son Stearman à Oshkosh. Parmi les habitués de ce rassemblement, Warren Buffet, le gourou de la finance (Berkshire Hathaway), propriétaire de NetJets, vient évaluer les dernières tendances de l'aviation générale. Sa flotte compte plus de mille avions en propriété partagée.

Paul Allen, le cofondateur de Microsoft, accompagne Burt Rutan, le concepteur du projet SpaceShipOne. Quelques minutes plus tôt, un chasseur P51 vole dans le ciel d'Oshkosh issu de la collection privée de Paul Allen. Celle-ci, près de Seattle, compte à peu près autant d'avions anciens que ceux recensés dans la France entière.

Steve Fossett aimait la réunion d'Oshkosh. Avec son compère Richard Branson, le P-DG de Virgin Atlantic, ils choisissaient ce rassemblement pour annoncer quelque tentative de record ou encore présenter SpaceShipTwo, le vaisseau de tourisme spatial. John Travolta y vient régulièrement aux commandes de son Boeing 707. Harrison Ford, propriétaire d'un petit monomoteur Husky et d'un hélicoptère, encourage tous les partenaires de l'aéronautique à faire voler les jeunes. La vedette d'Indiana Jones préside, en effet, l'association des Youngs Eagles. Son objectif : offrir un million de baptêmes de l'air à des moins de 20 ans. Une bonne manière d'entretenir la fibre aéronautique.

 

La semaine prochaine : Jacques Brel, l'aviateur au service des Marquises

23/07/2011

Rien de rien ...

lu sur :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/07/22/a-normal-sup-une-journee-pour-disserter-autour-du-rien-scientifique_1551571_3224.html

A Normale Sup, une journée pour disserter autour du "rien" scientifique

Lors du festival Paris-Montagne ouvert au grand public ce samedi au 45, rue d'Ulm, jeunes chercheurs et étudiants proposent une approche décalée et citoyenne des sciences. 

Que faut-il entendre quand un enfant prononce cette phrase péremptoire : "Je ne comprends rien" ? Des blocages qu'il suffit de déjouer, selon l'association scientifique Paris-Montagne, dont le festival annuel, qui se déroule ce week-end rue d'Ulm à Paris (5e), promet de tout nous dire sur un thème étonnant : le "rien".

Depuis 2006, ce regroupement de jeunes chercheurs et d'étudiants propose une approche décalée et citoyenne des sciences. Etalé sur quatre jours, son festival accueille des enfants et des adolescents venus de MJC ou de centres culturels avant de s'ouvrir au grand public pour une journée, samedi 23 juillet.

Après une édition sur "l'erreur" en 2010, le festival, qui attend 1 500 à 2 000 personnes cette année, cultive sa différence avec des thèmes non traités par les musées, que Livio Riboli-Sasco, fondateur et porte-parole de l'association, qualifie en riant de "rock'n'roll". Comment définir "rien" ? En se passant de définition, peut-être, pour mieux tester le rapport des enfants au savoir.

"Ne rien comprendre" reste une situation vécue de manière si négative au quotidien que les organisateurs ont mené leur enquête auprès d'une cinquantaine de professeurs d'école primaire : comment gèrent-ils l'incompréhension des élèves ? L'angoisse et la peur du ridicule sont souvent des éléments de blocage importants : "malgré la bonne volonté des enseignants, on ne laisse pas toujours la place à l'élève de dire son incompréhension et de l'assumer comme quelque chose de positif", explique M. Riboli-Sasco, alors même que le problème peut souvent être résolu en reformulant ou à demandant à un autre enfant d'expliquer.

DÉMYSTIFIER LE MONDE DE LA RECHERCHE

Paris-Montagne cherche donc moins à faire découvrir des faits scientifiques qu'à permettre aux participants "de poser des questions, de se sentir à l'aise face à un manque de connaissances". Il fait la part belle cette année aux limites de la science, dans le but avoué d'"inspirer une curiosité" et de dédramatiser le savoir, et le thème du "rien" est l'occasion pour les scientifiques d'aborder le zéro mathématique ou les trous noirs sous forme d'activités ludiques et de spectacles décalés. Un clown des sciences mobilise ainsi l'air et le vent pour montrer qu'il y a "quelque chose" jusque dans le vide, tandis qu'un autre animateur guide douze enfants jusqu'à l'infiniment petit avec quelques énigmes : qu'est-ce qui est plus grand, une nanoparticule d'or ou une molécule d'eau ?

Y a-t-il quelque chose au-delà des quarks, la plus petite unité connue ? L'une des armes de ce festival, financé en grande partie par la Fondation Bettencourt Schueller, c'est également son essaim de jeunes bénévoles. Chercheurs en début de carrière, étudiants et associations partenaires se mélangent à l'Ecole normale supérieure de la rue d'Ulm, qui prête ses locaux, pour démystifier le monde de la recherche, et chaque groupe de 10 à 15 participants est encadré par un référent scientifique.

M. Riboli-Sasco revendique par ailleurs la gratuité de l'évènement pour tous : "on se veut d'abord une association sociale, et notre outil, la culture scientifique, est une façon de faire passer des messages forts en termes de citoyenneté ".

Laura Cappelle

 

21/07/2011

Habla usted portunhol ?

lu sur :

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2011/07/20/la-langue-de-la-triple-frontiere_1550839_3222.html

La langue de la triple frontière

Le "portugnol" combine les deux langues en toute liberté : un article espagnol précède un nom portugais, un verbe portugais détermine un complément espagnol.

.

Lettre d'Amérique du Sud | LEMONDE | 20.07.11 | 14h39   •  Mis à jour le 20.07.11 | 14h45

 

Son nom - le "portunhol" - ("portugnol", en version française) - résume son identité : un langage hybride empruntant aux deux grandes soeurs, le portugais et l'espagnol, qui règnent à peu près également sur les populations d'Amérique du Sud.

Commerce, voyages, tourisme obligent : le portugnol est en vogue dans le sous-continent. Il multiplie les adeptes, qu'il séduit à sa manière - spontané, chaleureux, créatif.

Il ne prétend pas être une langue à part entière. Mais le rabaisser à l'état de sabir serait trop dédaigneux. C'est un dialecte sauvage qui s'invente chaque jour au gré des rencontres, de la volonté d'échange et du désir de communiquer.

Le portugnol a vu le jour au fil du temps, comme un outil dont on use entre peuples voisins de bon aloi, dans la région baptisée "de la triple frontière" (Argentine, Brésil, Paraguay), autour des célèbres chutes d'Iguaçu. Une "langue de confluence", disent les experts, enfant naturelle de la géographie et du négoce, pimentée de guarani - la vieille langue amérindienne - et d'un peu d'anglais.

Plus au sud, aux confins de l'Uruguay et du Brésil, on l'appelle fort justement "fronterizo", là où se touchent deux villes jumelles, Rivera d'un côté, Santana do Livramento de l'autre, qui le pratiquent de longue date. Ce "riverense portunhol" a pris ici sa forme la plus structurée, au point de nourrir le travail minutieux des linguistes, tableaux descriptifs à l'appui.

Au-delà des contingences frontalières, le portugnol répond à l'envie de comprendre et de se faire comprendre, chez tous ceux qui ne peuvent ou ne veulent apprendre la langue de l'autre. Chacun fait semblant d'en être familier, tout en ne connaissant d'elle que ce qui la différencie très sommairement de sa propre langue.

Dans ce simulacre un rien prétentieux, fruit d'une quête inaccomplie du bilinguisme, le portugnol a trouvé son destin. Il doit évidemment sa bonne fortune à ses deux matrices latines, si cousines par leurs syntaxes, leurs grammaires et leurs vocabulaires, qu'elles s'entremêlent et s'hybrident sans effort.

Avec son orthographe fantaisiste, son lexique accueillant et sa richesse phonétique, le portugnol est un langage primesautier qui, fier de sa liberté, innove et s'improvise dans la bouche de ses locuteurs les plus divers : hommes d'affaires, touristes, commerçants, chauffeurs de taxi, petits vendeurs, et jusqu'aux stars du foot latino, champions sans frontières.

Il combine les deux langues en toute liberté : un article espagnol précède un nom portugais, un verbe portugais détermine un complément espagnol. Pour s'exprimer en portugnol "classique", un hispanisant commence par remplacer ses "b" par des "v", ses "lo" par des "o", etc. Il se familiarise avec les voyelles nasales, inexistantes dans sa langue.

Né dans la rue, le portugnol a engendré un petit mouvement littéraire qui aurait ravi un Kafka ou un Joyce, attentifs aux "langues mineures". L'oeuvre fondatrice, un roman du Brésilien Wilson Bueno (1949-2010), date de 1992. Elle s'intitule Mar Paraguayo ("Mer au Paraguay").

Ce livre, observe le philologue américain John Lipski, est un récit fait pour "être lu à haute voix, aisément compréhensible par quiconque maîtrise le portugais ou l'espagnol". Dans la préface, le sociologue argentin Nestor Perlongher souligne : "L'effet du portunhol, avec ses caprices et ses écarts, est immédiatement poétique. Il y a entre les deux langues, un vacillement, une tension et une oscillation permanents - l'une est "l'erreur" de l'autre - où tout devient possible et improbable."

Wilson Bueno a fait des émules. Le poète brésilien Douglas Diegues, 45 ans, a écrit plusieurs livres en portugnol dont un recueil de sonnets, et fondé une maison d'édition, Yiyi Jambo, qui diffuse son langage favori. D'autres écrivains brésiliens l'accompagnent dans cette entreprise de divulgation, comme Xico Sa ou Joca Terron. Tous privilégient l'aspect ludique et surréaliste de leurs créations littéraires.

Internet a donné un immense élan au portugnol. Des centaines de sites, en majorité brésiliens, lui sont voués, sur lesquels des écrivains en herbe postent leur prose ou leurs vers. Des poèmes, des hymnes, des chansons fleurissent en portugnol sur le réseau mondial. Une journée internationale le célèbre chaque dernier vendredi d'octobre.

Ses adeptes ont leur drapeau, à l'effigie de la chanteuse de samba luso-brésilienne Carmen Miranda (1909-1955). Leur glorieuse marraine, disent-ils, est connue pour avoir propagé, notamment aux Etats-Unis, "un parfait portugnol".

Ils ont tenu leur premier congrès en septembre 2009 à Rio de Janeiro. L'artiste uruguayen Diego de los Campos y a présenté sa "machine à parler portugnol", qui débite en permanence des mots portugais et espagnols, mélangés et remixés pour "reproduire la confusion linguistique" régnant sur la "triple frontière". Objectif atteint, selon les témoins.

Le portugnol a aussi quelques ennemis au Brésil, qui déplorent la "prostitution" de leur langue, ou craignent qu'elle soit victime d'un "effet de succion" par l'espagnol. Ils recommandent qu'on développe plutôt le bilinguisme à l'école.

Quant à l'auteur de ces lignes, dont c'est ici l'ultime "Lettre d'Amérique du Sud", il préfère dire "au revoir !" à ses lecteurs dans les deux langues "régionales" : "hasta luego !" et "até logo !".

langellier@lemonde.fr           Jean-Pierre Langellier

Chasse à la baleine

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4762

15/7/2011

Le Japon sème le trouble à la Commission Baleinière Internationale

Du 11 au 14 juillet 2011, s’est tenue la 63ème Commission Baleinière Internationale (CBI) à l’île de Jersey. Initialement créée en 1946 dans un contexte de surexploitation des grands cétacés, la CBI s’est progressivement donnée pour mission la conservation des baleines. Mais elle pâtit aujourd’hui de dysfonctionnements dus notamment à un texte fondateur trop souple, qui permet à ses membres de contourner ses décisions, même importantes telles que le moratoire sur la chasse commerciale de 1986. En outre, elle doit faire face à la diplomatie active du Japon, qui plaide en faveur de la chasse à la baleine. 

Cette 63ème session n’a malheureusement pas fait exception, le Japon ayant « démontré la diversité de ses talents pour saborder les initiatives en faveur de la protection des baleines » comme l’explique l’association Robin des Bois. Les juristes nippons ont effectivement eu recours à une lacune dans le règlement de la CBI pour écarter une proposition de sanctuaire dans l’Atlantique Sud, portée par le Brésil et l’Argentine. Lancée en 1998, cette proposition est régulièrement soumise à l’approbation de la CBI depuis 2001. Surexploitées, ces eaux, des côtes d’Amérique du sud aux côtes africaines, ont vu leurs populations de baleines à bosse et de baleines franches australes passer de 55 000 / 70 000 individus à 7 500 aujourd’hui. 

Si, dans un premier temps, seuls cinq pays étaient opposés à la proposition de sanctuaire, le Japon a attendu le dernier moment pour orchestrer un coup de théâtre. Paralysant le processus de décision, il a, en effet, déclaré que si les pays en faveur de l’exploitation quittaient la salle, l’assemblée n’aura pas le quorum (1) nécessaire, rendant impossible le vote sur cette proposition. Les délégations japonaise, russe, norvégienne, islandaise, africaines, caribéennes, entre autres, sont alors sorties du forum. Le flou régnant quant à la procédure à appliquer en pareil cas, il a été décidé, huit heures plus tard, que ces échanges seraient décrits dans le rapport annuel du Président selon des termes négociés. La question du sanctuaire est, quant à elle, reportée à la prochaine session plénière. 

1- Le quorum désigne le nombre de voix minimum nécessaire pour que les décisions soient validées. 

Cécile Cassier

Aspartame et santé (suite 2)

lu sur :

14/7/2011

Aspartame : la Commission européenne veut une nouvelle DJA

En mai dernier, Réseau environnement santé (RES) réitérait sa demande d’annulation de l’actuelle dose journalière admissible (DJA) applicable à l’aspartame, en raison de la nature douteuse et obsolète des études sur lesquelles elle repose. Dans un courrier daté du 6 juillet, et adressé au RES, la direction générale de la santé et des consommateurs (DG SANCO) de la Commission européenne a finalement reconnu l’urgence de fixer une nouvelle DJA fiable. Précédemment programmée pour 2020, avant d’être avancée à 2012, une réévaluation complète est ainsi prévue pour septembre 2011. 

Par ailleurs, la DG SANCO informe que la Commission a transmis une copie des dossiers qui sont en sa possession à l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), ainsi qu'à mesdames Lepage et Liotard et monsieur Chountis, membres du Parlement européen. Les études originales ont également été transmises à l’EFSA par l’industrie, suite à un appel public pour recueillir des données scientifiques. 

S’engageant à veiller à ce que l’ensemble des études fournies sur la problématique de l’aspartame soient prises en compte, RES appelle l’EFSA à clarifier « la question des conflits d’intérêt au sein du comité additifs de l’EFSA ». Ainsi, selon le dernier rapport du Corporate Europe Observatory (CEO), 11 membres sur 20 sont en situation de conflits d’intérêt au sens de l’OCDE. Parmi eux, figurent notamment le président John Larsen, le rapporteur Gerrit Speijers et les membres Jürgen König et Iona Pratt, tous ayant tu leurs liens d'intérêt avec l'ILSI, un organisme de lobbying de l'industrie agroalimentaire. 

Cécile Cassier

20/07/2011

Quel est l’impact pour le climat de notre choix de protéines ?

trouvé grâce à :

http://ecologie.blog.lemonde.fr/2011/07/19/quel-est-l’impact-pour-le-climat-de-notre-choix-de-proteines/

Quel est l’impact pour le climat de notre choix de protéines ?

Un rapport (en anglais) à lire sur :

http://breakingnews.ewg.org/meateatersguide/a-meat-eaters-guide-to-climate-change-health-what-you-eat-matters/

What You Eat Matters   (ce que vous mangez a de l'importance)

Eat Less Meat + Cheese and Buy Greener When You Do

(mangez moins de viande et de fromage et achetez local et bio le cas échéant)

By Kari Hamershlag, EWG Senior Analyst

le rapport en fichier pdf :  Download as a PDF

Ondes de téléphonie : le début d'une contestation d'ampleur ?

lu sur :

http://www.rue89.com/2011/07/19/ondes-de-telephonie-le-debut-dune-contestation-dampleur-214835

Ondes de téléphonie : le début d'une contestation d'ampleur ?

La liste des actions entreprises contre la téléphonie mobile ces dernières semaines est quasiment sans fin :

Que se passe-t-il ? Les Français n'écouteraient-ils plus les adages de l'Académie de médecine, dont le principal conseil en matière de champs électromagnétiques est Didier Aurengo, ancien conseiller scientifique de Bouygues Télécom ? Ne se fieraient-ils plus à l'État français pour les protéger – État dont l'actuelle ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a enterré son projet de loi visant à protéger la population des radiofréquences depuis qu'elle fait partie du gouvernement ?

Préféreraient-ils écouter les recommandations du conseil d'experts de l'OMS qui, après avoir évincé de son collège les scientifiques compromis avec les opérateurs, a déclaré récemment le téléphone portable “ cancérogène possible ” ? Se fieraient-ils au Conseil de l'Europe qui a demandé le 6 mai dernier aux États membres de revoir leurs normes de sécurité en matière de téléphonie mobile dans les plus brefs délais ?

“Mauvaises ondes”

Les Français ne croiraient-ils plus en l'indépendance des chercheurs, après que le documentaire “Mauvaises Ondes”, programmé sur France 3 le 18 mai 2011 a brillamment montré que si leurs résultats n'étaient pas conformes aux attentes des commanditaires, ils disparaissaient aux oubliettes ? (Voir un extrait, de 6m30)


 

 

Un soupçon se serait-il dessiné dans leurs esprits quand, le 15 juin 2011, sur France 5, le représentant des opérateurs, Jean-Marie Danjou, esquiva par une faiblarde pirouette à plusieurs reprises la question pourtant simple du journaliste Yves Calvi : “accepteriez-vous de mettre par écrit que les ondes de la téléphonie mobile sont sans danger pour la santé ? ”

Que se passe-t-il ? Les Français commenceraient-ils à soupçonner que les milliards d'euros de recettes des géants de la téléphonie mobile auraient pu justifier quelques petites cachotteries quant à la réalité du risque sanitaire qu'encourt la population ? (Bouygues Telecom : 5,6 milliards d'euros ; SFR : 12,6 milliards ; Orange : 22,8 milliards, d'après leurs sites respectifs)

Des études scientifiques sonnent l'alerte

Les opérateurs auraient par exemple pu faire signer à un gouvernement Jospin sur le départ des normes d'émissions de radiofréquences aberrantes qui ne prennent pas en compte les effets biologiques non thermiques des micro-ondes pulsées.

Ou bien ils auraient pu, à force de lobbying, pousser l'Agence française de sécurité sanitaire (Afsset) à déclarer par la voix de son directeur général adjoint, Gérard Lasfargues, que certes le téléphone portable génère une modification du débit sanguin cérébral, mais que “ cela ne veut pas dire que c'est grave. C'est une réaction physiologique normale de l'organisme mais cela veut dire qu'il se passe quelque chose ” (sur TF1, le 25 février 2011).

En furetant un peu sur Internet, lesdits Français auraient-ils senti les cheveux se dresser sur leurs têtes face à la foultitude des (très accessibles) études scientifiques qui sonnent l'alerte ?

Des endroits préservés de la pollution électromagnétique

“C'est pas possible ! Qu'est-ce que c'est que ça, encore ? ”, se sont peut-être inquiétés les Français, effarés d'apprendre que leur génial smartphone ou leur Wifi si pratique peut déclencher chez les personnes prédisposées, et même à bonne distance, de violents maux de tête, des troubles de la concentration, de la mémoire, de l'équilibre, des nausées, des pertes de poids, des dépressions, des crises de tachycardie, des arythmies cardiaques et peut-être même des accidents vasculaires cérébraux

Les Français auraient-ils alors entendu parler de la première consultation pour personnes électrohypersensibles du pays, ouverte par le professeur d'oncologie Dominique Belpomme, unique médecin français à se pencher sur la question, quand les praticiens d'autres pays signent par milliers des appels à un changement des pratiques ?

Auraient-ils appris que celui-ci a déjà reçu plus de 500 malades chez qui il a pu mettre en évidence leur électrohypersensibilité par plusieurs marqueurs spécifiques et que son traitement expérimental soulage certaines personnes, mais que ce qu'il leur faut, à ces patients, pour guérir vraiment, ce ne sont pas des médicaments, car au fond, ils ne sont pas malades. Ce qu'il leur faut, ce sont des endroits préservés de la pollution électromagnétique. Or de tels endroits n'existent plus, grâce à l'obligation faite aux opérateurs de couvrir le territoire dans son entier.

Grossières manipulations des réalités scientifiques

“Oh la la”, ont sans doute pensé les Français, en voyant l'image de personnes comme moi, survivant dans des parkings souterrains, des grottes, des forêts et se déplaçant caparaçonnées d'un voile métallique qui arrête les ondes. “Pourvu que ça n'arrive pas à mes enfants ! ”, se sont-ils certainement exclamés, décidant sur-le-champ de se mobiliser comme ils peuvent contre l'implantation de la nouvelle antenne de téléphonie ou de Wimax sur leur commune.

Serait-ce possible, une telle onde de résistance ? Cette mobilisation tous azimuts ne serait-elle pas plutôt l'expression d'une psychose collective tout-à-fait irrationnelle ?

C'est ce que les opérateurs – décidément rois de la cabriole – tentent encore désespérément de nous faire croire par de grossières manipulations des réalités scientifiques, osant sans rire mettre à égalité les effets des micro-ondes pulsées et ceux des ondes radio, qui seraient selon eux “ de même nature au plan sanitaire. ”

Photo : un arbre à téléphones portables (spo0nman/Flickr/CC).

Le décret qui entube en douce les assos pour l'environnement

lu sur :

http://www.rue89.com/corinne-lepage/2011/07/19/les-assos-pour-lenvironnement-se-font-entuber-en-douce-214879

Le décret qui entube en douce les assos pour l'environnement

Les mauvais coups se font généralement le 14 juillet ou le 15 août. C'est encore plus tentant en période de crise majeure, comme actuellement. C'est sans doute pour cette raison que le Journal officiel du 13 juillet publie un nouveau décret concernant les associations.

Celui-ci fixe les modalités d'application au niveau national de la condition prévue au premier point de l'article R.141-21 du code de l'environnement, concernant les associations et fondations souhaitant participer au débat sur l'environnement dans le cadre de certaines instances.

Pour pouvoir participer, une association devra désormais compter au moins 2 000 adhérents. Quant aux associations d'utilité publique, elles devraient exercer leur action sur la moitié des régions au moins, et disposer d'un minimum de 5 000 donateurs, pour pouvoir se faire entendre.

Les seuls organismes ayant le droit de le faire entendre leur voix sur les politiques environnementales sont des organismes publics au sein desquels seules ces grandes associations ont le droit d'être représentées. De plus, l'Etat s'octroie le droit de vérifier les conditions de financement des associations pour s'assurer « de leur indépendance ».

Les assos les plus gênantes pour les lobbies handicapées

Ce texte est liberticide au regard de la liberté d'association ou plus précisément du droit des associations à se faire entendre. Il exclut en particulier toutes les associations d'experts qui ont fait l'essentiel du travail en termes d'alerte au cours des dernières années.

Mouvement des générations futures – Criirad, Criigen, réseau santé environnement, Inf'OGM, pour n'en citer que quelques-uns – n'auront aux termes de ce texte plus le droit de participer, voire plus le droit d'être agréés puisque c'est l'agrément au titre de l'environnement lui-même qui est touché par ce décret scélérat.

Autrement dit, non seulement aucun texte de protection des lanceurs d'alerte n'a jamais été pris par ce gouvernement, du temps de monsieur Borloo comme a fortiori du temps de madame Kosciusko-Morizet, mais plus encore, c'est la capacité des associations les plus dérangeantes pour les lobbies défendus par le gouvernement qui est ici mise en cause. En effet, sans agrément, la capacité de porter plainte avec constitution de partie civile reste très réduite. Dans ces conditions, les procès mettant en cause ces lobbies deviennent beaucoup plus difficiles.

De la même manière, le fait que les agréments soient conditionnés par le nombre de personnes rendra très difficile la tâche des associations locales, constituées contre tel ou tel projet, telle ou telle infrastructure. Les préfets pourront toujours soutenir qu'elles ne remplissent pas les conditions.

Ainsi le gouvernement s'est-il attaqué avec efficacité, une fois encore, aux modestes contre-pouvoirs que notre pays compte encore.

► Référence concernant l'arrêté du 12 juillet 2011 fixant les modalités d'application au niveau national de la condition prévue au 1° de l'article R. 141-21 du code de l'environnement concernant les associations et fondations souhaitant participer au débat sur l'environnement dans le cadre de certaines instance (JORF n°0161 du 13 juillet 2011, page 12 154).

18/07/2011

Le massacre illégal d'oiseaux sauvages, une pratique très répandue en Europe

un article payant du Monde :

Le massacre illégal d'oiseaux sauvages, une pratique très répandue en EuropeCompte rendu

 

LE MONDE | 18 juillet 2011 | Catherine Vincent | 649 mots

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Empoisonnement, piégeage, capture : l'association BirdLife International vient de présenter un rapport accablant sur ces actions de destruction, qui menacent plus de 80 espèces protégées. L'année 2010 avait été désastreuse pour les oiseaux de Chypre : le piégeage illégal des fauvettes, gobe-mouches...

Une colonie de gibbons retrouvée au Vietnam

lu sur:

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/07/18/une-colonie-de-gibbons-retrouvee-au-vietnam_1549859_3244.html

Une colonie de gibbons retrouvée au Vietnam

Cette nouvelle communauté de près de 500 individus devient la seule "population viable confirmée" de gibbons à joues blanches dans le monde.

Le puissant chant matinal d'une espèce rare de gibbons a permis la découverte d'une nouvelle communauté de près de cinq cents individus dans les forêts reculées du Vietnam, ont indiqué des conservateurs lundi 18 juillet.

Les chercheurs de Conservation International (CI) se sont aidés du chant "fort, élaboré et prolongé" des gibbons à joues blanches pour les localiser dans les hauteurs du parc naturel de Pu Mat, dans la province de Nghe An (nord).

Cette nouvelle communauté représente deux tiers de la population totale recensée au Vietnam et devient la seule "population viable confirmée" de cette espèce dans le monde. 
"C'est une découverte extrêmement significative, soulignant combien les zones protégées fournissent un dernier refuge aux espèces décimées de la région"
, a déclaré le président de CI, le Dr Russell Mittermeier, dans un communiqué.

Les gibbons sont considérés comme les primates les "plus romantiques", en particulier parce qu'ils demeurent en couple toute leur vie et chantent la sérénade à leur partenaire.
La perte de leur habitat et 
"la valeur médicale présumée de certaines parties de leur corps" en font une cible des chasseurs et une espèce particulièrement menacée dans le monde.

La population de gibbons à joues blanches aurait décliné de 80 % en l'espace de quarante-cinq ans, selon l'Union internationale pour la conservation de la nature. L'espèce est "au bord de l'extinction", selon le Dr Mittermeier, et est déjà "fonctionnellement éteinte" en Chine. Elle pourrait en revanche être encore présente au Laos, où les statistiques sont insuffisantes pour se prononcer clairement.

Mais CI craint que le projet de construction d'une route à travers la zone de Pu Mat représente une menace sérieuse pour l'avenir de cette nouvelle colonie.

"Le problème majeur sera la chasse des gibbons, qui étaient jusqu'à présent protégés par un terrain difficile. Le contrôle des armes à feu sera vital", a estimé Luu Tuong Bach, primatologue consultant pour CI.

"Sans protection directe dans le parc national de Pu Mat, il est probable que le Vietnam perde cette espèce dans un avenir proche."

15/07/2011

Se vacciner contre le cancer du col de l'utérus n'est pas recommandé

lu sur :
 
Un des vaccins contre le cancer du col de l'utérus a transformé en cauchemar la vie de deux jeunes femmes. Elles racontent un quotidien suspendu à des crises de paralysie, des maux de tête et de ventre.

08/07/2011

La Chine et les OGM

lu sur : http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4742

 L’Europe en alerte face à du riz OGM chinois


En avril 2011, un membre du ministère de l’Environnement chinois a reconnu que des semences de riz génétiquement modifié (GM) « étaient présentes dans plusieurs provinces du fait d’une gestion ...

30/6/2011

En avril 2011, un membre du ministère de l’Environnement chinois a reconnu que des semences de riz génétiquement modifiés (GM) « étaient présentes dans plusieurs provinces du fait d’une gestion déficiente ». En 2010, Greenpeace avait déjà émis des doutes, suspectant la présence de riz GM dans des champs basés dans les régions de Hubei et du Hunan. L’ONG avait, en effet, découvert que deux supermarchés, Wal-Mart et Zhongbai, ainsi que les réserves nationales chinoises distribuaient du riz GM Bt63, pourtant non autorisé à la commercialisation. 

Selon l’association Inf’OGM, on ignore encore les surfaces incriminées et la destination du riz en question. Au niveau européen, le système d’alerte rapide pour l’alimentation humaine et animale a répertorié 15 alertes depuis le 1er janvier 2011 (1) pour des présences de riz transgéniques non autorisés en provenance de Chine. Les produits alimentaires dans lesquels les traces de riz ont été retrouvées sont des nouilles, du vermicelle, des crackers etc. Manipulés pour produire une protéine insecticide Cry, les riz transgéniques incriminés sont le riz Bt63, KMD1, KeFeng6 et cry1a© (2).

Au sein de l’Union européenne, d’autres céréales transgéniques (sésame, haricot et lin) ont été identifiées en provenance de Chine. Aussi, le 9 février 2010, suite à la contamination de produits importés contenant du riz Bt63, la Commission européenne annonçait le besoin de renforcer les mesures d’urgence. Celles-ci consistent principalement en des analyses obligatoires, donnant accès à un certificat attestant de l’absence de contamination. 

Cécile Cassier
1- On en recense 109 depuis le 1er janvier 2006. 
2- Ce dernier renseigne seulement sur la présence de la protéine insecticide Cry1Ac.

07/07/2011

Documentaire : la grande invasion

Un documentaire à voir ABSOLUMENT !

http://documentaires.france5.fr/documentaires/la-grande-i...Durée : 51 minutes 

Production : MOSAÏQUE FILMS
Participation : FRANCE TÉLÉVISIONS

Dernière diffusion :

samedi 2 juillet 2011 à 19:00

Le Resume

Notre quotidien est envahi de produits chimiques. Incrustés dans les plastiques, les détergents et les grille-pains, nichés dans les aliments, les boîtes de conserve, les jouets, les shampooings, ils sont invisibles et partout à la fois, y compris dans nos corps.

La société de consommation et la "magie" pétrochimique peuplent nos intérieurs sous des noms inconnus et parfaitement barbares.

Phtalates, retardateurs de flammes bromés, parabens, bisphénol-A ont pour fâcheux inconvénient de "cambrioler" notre intimité hormonale : ce sont des perturbateurs endocriniens.

Pour les scientifiques, cette imprégnation chimique n'est pas étrangère au développement des maladies dites modernes - du cancer du sein à l'obésité.

Sur un ton décalé et plein d'humour, ce documentaire décrypte cette "grande invasion" à l'aide d'interventions de chercheurs reconnus, d'animations en papiers collés et d' archives commerciales des années 1950-60 - allégorie de la frénésie du progrès.

Programme sous-titré par télétexte pour les sourds et les malentendants.

 

L'usage du scanner corporel dans les aéroports : refus possible

lu sur :

http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/07/06/le-parlement-europeen-encadre-l-usage-du-scanner-corporel-dans-les-aeroports_1545660_3214.html

Le Parlement européen encadre l'usage du scanner corporel dans les aéroports

Le Parlement européen s'est prononcé mercredi 6 juillet pour une utilisation très encadrée des scanners corporels dans les aéroports et a demandé d'interdire les appareils à rayons X.

La résolution du Parlement a été adoptée à main levée, à la veille d'une décision de la Commission qui pourrait autoriser les États membres à utiliser les scanners corporels dans les aéroports. Le Parlement a le pouvoir d'annuler la décision dans un délai de trois mois.

"BONHOMME ALLUMETTE"

Tout en reconnaissant les avantages de l'utilisation des scanners corporels pour la sûreté aérienne, les députés demandent aux États membres "de faire usage de la technologie qui soit la moins nocive possible pour la santé des personnes" et qui respecte la vie privée. Les images générées devraient être des silhouettes du type "bonhomme allumette" ("stick figure"), et les données, détruites immédiatement après le contrôle de sécurité pratiqué sur la personne.

Ils estiment en outre que "les scanners qui font appel aux radiations ionisantes doivent être interdits au sein de l'Union", en raison du risque pour la santé.

Les députés demandent aussi que les passagers vulnérables tels que les femmes enceintes, les enfants, les personnes âgées et les personnes à mobilité réduite bénéficient d'un traitement particulier, et que chacun puisse refuser le scanner corporel et être soumis à une autre méthode d'inspection sans que ce refus ne jette une "une quelconque suspicion sur le passager".

Les députés européens appellent les gouvernements européens à se doter de la technologie adéquate avant fin avril 2013, date à laquelle l'interdiction de transporter des liquides dans les avions doit être levée.

La Commission européenne, "qui entend que le délai de 2013 soit respecté", a annoncé mardi la mise en place d'un groupe de travail comprenant des représentants des Etats et des responsables de l'industrie et de l'aviation, qui se réunira après l'été pour convenir des mesures à mettre en place à cette fin.

06/07/2011

Pour une assemblée constituante

lu sur :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/07/05/pour-une-a... 

Point de vue
Pour une Assemblée constituante

Le Monde | 05.07.11 | 13h22  •  Mis à jour le 06.07.11 | 11h27

Face aux menaces qui pèsent sur la planète, face aux recompositions de la géopolitique mondiale, les élites françaises et plus généralement occidentales restent enfermées dans un discours qu'elles ont elles-mêmes fabriqué et correspondant à des intérêts restreints. Elles considèrent toute contestation des contraintes générées par la mondialisation ou par leur construction européenne comme un délit de blasphème.

Notre pays affronte une crise exceptionnelle : son gouvernement a perdu toute autonomie d'action et justifie comme inévitables des politiques aux conséquences économiques et sociales catastrophiques ; le peuple est parallèlement privé de son pouvoir politique par la remise en cause continue des instruments normaux de la démocratie.

Une telle situation pourrait sembler insoluble et conduire au fatalisme, à des contestations violentes ou à des dérives extrémistes. Il existe cependant une solution pacifique : l'élection d'une Assemblée constituante pour en finir, sous le contrôle du suffrage universel, avec des institutions de plus en plus hors-sol et refonder la vie politique sur les enjeux de fond qui préoccupent les Français.

Le décalage entre électeurs et élus est en effet devenu une source grave de tensions dans notre pays. Le 29 mai 2005, avec une participation d'environ 70 %, 55 % des électeurs ont rejeté le traité constitutionnel européen. Les élites, toutes tendances confondues, ont méprisé ce vote et font passer en force un traité jumeau, dit de Lisbonne. En septembre-octobre 2010, des millions de citoyens ont manifesté contre une réforme des retraites. La réforme fut tout de même adoptée par le Parlement sur injonction présidentielle.

Si le vote est l'attribut indispensable de la démocratie, celle-ci ne saurait se résumer à cela. Elle doit permettre l'expression des enjeux politiques et sociaux fondamentaux. Dire que, parce qu'il est élu, le président de la République a tout pouvoir, apparente plus le régime à une monarchie qu'à une République. Lorsque les principaux partis sont d'accord sur l'essentiel, en particulier en matière économique, lorsque les directives de Bruxelles priment sur la loi nationale, la formule de "gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple " employée dans l'actuelle Constitution apparaît comme une agression et un mépris.

Si le peuple, souverain théorique, ne peut exprimer et voir appliquée sa volonté ni par les urnes ni par des manifestations pacifiques, alors comment ? Par le désespoir ? La violence ? Il ne faut pas s'étonner de la montée de l'abstention - 60 % aux élections européennes, 55 % aux cantonales - ou de la désaffection vis-à-vis des grands partis dont le 21 avril 2002 a été un symbole si fort. Il ne faudra pas non plus s'étonner que la situation ne fasse que se dégrader dans les mois et années à venir.

Les institutions et le jeu des partis ne permettent plus de représenter la réalité de la société ni de répondre aux défis d'un monde en transformation, et c'est aussi de ce fossé entre électeurs et élus que profite le Front national. Le pays a besoin d'institutions reconnues comme légitimes par les citoyens, de couches moyennes vivaces.

Certains tentent de réformer le système institutionnel de l'intérieur, en lançant une énième rénovation ou en cherchant le candidat (centriste, écologiste, gauche non PS, gaulliste...) idéal pour l'élection présidentielle. Si ces tentatives sont respectables, elles sous-estiment ce que l'expérience des trente dernières années a révélé : les logiques institutionnelles, les jeux partisans et la nécessité des alliances les vouent presque sûrement à la marginalité.

Certains cherchent à résoudre la quadrature du cercle en appelant à une Constituante européenne, manière de faire avaliser la prééminence de l'Union par la récupération du terme au bénéfice d'un mythique peuple européen ; d'autres demandent une VIe République. Ces propositions font l'impasse sur une évidence : pour recréer une dynamique démocratique, les institutions ne peuvent être octroyées ; la reconstruction institutionnelle doit émaner du seul acteur politique reconnu et légitime : le peuple français.

Seule une Assemblée constituante élue au suffrage universel direct en France peut répondre à cette exigence fondamentale, comme ce fut le cas lors de moments-clés de notre histoire où les élites avaient failli (1789, 1848, 1946). Facteur de repolitisation, elle revitalisera une société anesthésiée par les faux débats et la course obscène au coup médiatique et à l'intérêt personnel dont les conseillers en communication de l'extrême gauche à l'extrême droite se délectent.

Aujourd'hui, la crise politique et sociale est tellement profonde que la question est surtout de savoir comment va s'opérer le changement qui s'impose. Pour tous ceux qui refusent les options violentes et qui souhaitent que la participation des citoyens à la vie politique marginalise les extrêmes, la Constituante offre une alternative rassembleuse, constructive et démocratique au découragement et au fatalisme qui se sont emparés de nombreux Français de tous bords. Elle devra définir les moyens (institutions, financement de la vie politique, participation des citoyens...) nouveaux permettant à la fois la redynamisation de la démocratie, le renouvellement des élites et la revitalisation du pays dans un monde en profonde mutation.

André Bellon, ex-président de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale, président de l'Association pour une Constituante.
 
Article paru dans l'édition du 06.07.11

05/07/2011

Corée du nord: la drogue comme système de gouvernance

lu sur :

http://www.rue89.com/2011/07/05/la-methamphetamine-de-coree-du-nord-un-casse-tete-chinois-212334

Aujourd'hui la Chine

La méthamphétamine de Corée du Nord, un casse-tête chinois

(De Pékin) La Chine a lancé une campagne de lutte contre la prolifération de méthamphétamine produite en Corée du Nord. Mais le « royaume ermite » n'est pas très coopératif. La suite
 

(De Pékin) La Chine a lancé une campagne de lutte contre la prolifération de méthamphétamine produite en Corée du Nord. Mais le « royaume ermite » n'est pas très coopératif.

Pour la Chine, la Corée du Nord n'a jamais été un voisin facile, le régime est à bien des égards un poids pour Pékin. D'autant que, via la frontière entre les deux pays, de nombreux réfugiés, poussés par la faim et la misère, ne cessent d'affluer, dans l'espoir de rejoindre, après un long périple, la Corée du Sud.

Mais il est un domaine dans lequel la Chine ne semble plus prête à transiger : celui de la drogue, en grande partie de la méthamphétamine, que la Corée du Nord exporte illégalement dans les régions frontalières.

Les autorités viennent de lancer un vaste plan de lutte répondant au nom de code « vent fort », pour venir à bout de ce phénomène dévastateur.

Il faut dire qu'il y a de quoi s'inquiéter, car depuis des années la drogue fait son trou, notamment dans la province de Jilin.

Selon un rapport de 2010 de la Brookings Institution, il y avait officiellement 44 toxicomanes dans la ville frontalière de Yaji il y a vingt ans, alors que l'année dernière, on en recensait 2 100. Mais des officiels locaux interrogés par le magazine Newsweek s'accordent à dire que les chiffres réels seraient 5 ou 6 fois supérieurs.

Ce « pays frontalier » qu'on ne saurait nommer

Cependant, pour ne pas froisser son encombrant allié, la Chine évite pour l'instant scrupuleusement de le nommer, et sauve la face en affirmant que la drogue est issue d'un « pays frontalier ».

La provenance de cette substance hautement addictive ne laisse pourtant aucun doute.

La méthamphétamine est relativement facile à produire, tant en termes de procédés chimiques que de logistique. Et la Corée du Nord, pays montagneux presque totalement isolé du monde extérieur, est l'endroit parfait pour s'adonner à ce genre d'activités.

« Il y a si peu d'espoir en Corée du Nord »

La drogue est en outre un bon moyen de gagner de l'argent alors que l'économie du royaume ermite est totalement dévastée, d'autant qu'elle est aussi largement consommée en interne, notamment dans un but médicinal.

Elle y compense le manque total d'infrastructures et de matériels médicaux, comme l'explique un travailleur humanitaire sud-coréen, sous condition d'anonymat, à Newsweek.

« Les gens souffrant de maladie chronique en prennent jusqu'à y être dépendants. Ils en prennent pour des choses comme le cancer. Cette drogue est leur seule forme de traitement. »

Mais la méthamphétamine peut aussi avoir des usages plus quotidiens : alors que selon toute vraisemblance, beaucoup de Nord-Coréens souffrent de malnutrition, sa vertu de coupe-faim peut être appréciable, de même que l'euphorie qu'elle procure.

Shin Dong Hyuk, l'une des rares rescapées des goulags nord-coréens, commente :

« Il y a si peu d'espoir en Corée du Nord. C'est pour ça que c'est devenu si populaire. Les gens ont perdu espoir. »

La Chine fait cavalier pour ne pas irriter Pyongyang

Le fléau est donc désormais bien présent au pays du leader éternel Kim Il-sung, qui en avait été longtemps préservé. Et il semble que l'Etat en ait au moins partiellement abandonné la gestion à des « privés ».

Le temps des diplomates nord-coréens arrêtés aux frontières avec leurs valises pleines de substances illicites, comme cela est arrivé de nombreuses fois depuis 35 ans, semble donc révolu.

C'est en tout cas ce qu'avance Andrei Lankov, chercheur à l'université Kookmin de Séoul, dans Asia Times. Selon lui, l'Etat relâche son monopole depuis 2005, au profit d'une multitude d'entrepreneurs privés désormais tolérés par le régime, et qui font transiter la drogue en traversant illégalement le fleuve-frontière.

Alors, la Chine agit de son côté. La semaine dernière, les autorités ont arrêté dix Chinois en possession de 450 grammes de méthamphétamine.

Mais l'Empire du milieu risque de ne pas de réussir à enrayer le phénomène, en tout cas pas tant qu'il fera cavalier seul pour ne pas irriter la Corée du Nord.

Car, même en renforçant les sanctions envers les trafiquants, il est peu probable que la Chine arrive à les dissuader, ceux-ci venant de toutes façons d'un pays qui, à bien des égards, ressemble déjà à une prison à ciel ouvert.

En partenariat avec Aujourd'hui la Chine

Aujourd'hui la Chine

20:49 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (0)

Revue de presse médicale

lu sur: 

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/


Inquiétudes autour de l'hypertension sévère


La Croix revient sur la suppression par le gouvernement de l'hypertension artérielle sévère de la liste des affections de longue durée, remboursées à 100 % par la Sécurité sociale. De facto, cette décision limite le remboursement des médicaments antihypertenseurs. Une décision « vivement critiquée par les cardiologues », rapporte le quotidien, pointant un risque de moindre accès aux soins pour les patients non titulaires d'une mutuelle. « Cette mesure repose uniquement sur une logique financière », dénonce pour sa part le Pr. Daniel Thomas, président de la Fédération française de cardiologie.
Croix [La], 05/07/2011

La difficile vie professionnelle des diabétiques


La Croix relaie une étude du Centre d'études épidémiologiques de l'Inserm à Villejuif, concluant que les personnes diabétiques tendent à quitter plus tôt le monde du travail. Impliquant une cohorte de salariés EDF-GDF, cette étude conduite entre 1989 et 2007 indique que les diabétiques ont 60 à 70% de risque supplémentaire de passer en invalidité ou en retraite anticipée avant 60 ans. Le risque de décès prématuré est en outre multiplié par sept. Le quotidien rappelle que selon l'OMS, le nombre de diabétiques pourrait passer de 135 millions dans le monde en 1995 à 299 millions en 2025.
Croix [La], 05/07/2011 

04/07/2011

De l'influence des médias sur le comportement humain ...

... et ce qui est possible pour la mode l'est aussi pour la politique, évidemment.

lu sur :

http://www.lepoint.fr/monde/les-medecins-americains-contre-photoshop-04-07-2011-1349075_24.php

Le Point.fr - Publié le 04/07/2011 à 16:28

Les médecins américains contre Photoshop

Par Armin Arefi            

La plus grande association de médecins américains vient de lancer une campagne visant à limiter la retouche de photos de magazines afin de protéger les adolescents.

Halte aux logiciels de retouche d'images ! Voici l'avertissement lancé par l'American Medical Association (AMA), la plus grande association de médecins américains, afin de lutter contre les "effets destructeurs" des photos de modèles présentés aux adolescents américains. "Nous devons cesser d'exposer à des enfants influençables des mannequins avec des corps retouchés à l'aide de logiciels photo", affirme le docteur Barbara MacAneny, membre du conseil de l'AMA.

Et l'organisation est déjà entrée en campagne. Associée à l'ONG féministe Girls Scout of America, elle a lancé en juin l'idée d'une nouvelle directive concernant la publication d'images de femmes dans les magazines de beauté. Sa méthode : favoriser au maximum les échanges entre les organisations de santé pour enfants et les organismes de publicité, pour limiter au maximum l'usage des retouches de photos. Plusieurs stars du cinéma américain ont déjà rallié la cause. Parmi elles, Geena Davis ou la pulpeuse Espagnole Penelope Cruz, qui a répété son souhait de voir fermer "tous ces magazines pour ados qui encouragent les jeunes filles à faire des régimes".

Une campagne made in France

Un combat qui ne trouverait pas en réalité son origine aux États-Unis, mais en France. C'est en tout cas ce qu'affirme Valérie Boyer, députée UMP des Bouches-du-Rhône, qui a déposé le 15 septembre 2009 une proposition de loi visant à signaler (mais pas à interdire) les photographies d'images corporelles retouchées, un projet de loi qui n'a finalement pas été examiné faute de texte permettant son intégration. "Nous sommes confrontés à un matraquage d'images identiques de corps de femmes travaillant énormément notre inconscient, explique la députée au Point.fr. Je propose simplement à la profession d'instaurer une déontologie des images signalant qu'une image est retouchée à partir d'un certain pourcentage de pixels retravaillés."

La responsabilisation des journalistes, véritable remède aux images dénaturées ? C'est aussi ce que pense le docteur Jean-François Rey, directeur de l'Union des médecins spécialisés (Umespe). "Il est beaucoup plus grave d'inciter de jeunes lectrices à idéaliser de maigres mannequins que d'enlever quelques bourrelets à un président." Et le médecin d'avertir sur le danger d'anorexie, et donc de décès, qui pèse sur ces filles dans une période aussi sensible et cruciale que l'adolescence.

"Les médias ont beaucoup plus de pouvoir sur la jeunesse que les médecins", insiste de son côté le docteur Roger Rua, secrétaire général du Syndicat des médecins libéraux (SML). "Pourquoi ne pas lancer ensemble une campagne commune d'explication et de prévention sur les risques de la retouche photo ?" À bon entendeur...

17:17 Publié dans médias | Lien permanent | Commentaires (0)

01/07/2011

Graines germées et E.coli

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

E.coli : la piste égyptienne se confirme
Les autorités sanitaires européennes soupçonnent des semences de fenugrec « bio » (une plante voisine du trèfle), produites en Egypte en 2009 et 2010, d'être à l'origine des deux épidémies d'E.coli O 104 survenues en Allemagne et à Bordeaux plus récemment, qui ont causé la mort d'une cinquantaine de personnes. Les experts estiment plausible l'hypothèse selon laquelle les bactéries E.coli auraient pu survivre pendant des mois, voire des années, dans des graines sèches. Ces graines, « si elles sont infectées, peuvent, une fois réhydratées et distribuées, emporter la bactérie n'importe où », confirme Michael Osterholm, de l'Université du Minnesota (Etats-unis). Les autorités redoutent l'éclatement de nouvelles épidémies, si ces graines continuent à être consommées.
Figaro [Le], 01/07/2011