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30/08/2011

France; pollution; PCB ;

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/08/29/alerte-aux-pcb-et-peche-aux-anguilles-interdite-en-tarn-et-garonne_1565081_3244.html

Alerte aux PCB et pêche aux anguilles interdite en Tarn-et-Garonne

29/08/2011

Soigner par les plantes

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/08/24/christian-portal-soigner-par-les-plantes_1556856_3244.html

Christian Portal, soigner par les plantes

Dénonçant une démarche de soin "tournée essentiellement sur l'augmentation des profits", Christian Portal plaide, à travers son blog, pour une médecine écologique.

Trouver une alternative à la médecine conventionnelle, tel est le but de Christian Portal, professeur d'éducation physique et sportive depuis 1978. Il se dit convaincu de l'intérêt des médecines dites naturelles ou alternatives. Selon lui, "l'ostéopathie, l'acupuncture, l'homéopathie, la médecine chinoise, qu'il a découverte en 1984, sont infiniment plus efficaces que les médicaments".

C'est au travers de deux blogs, Sunsimiao.org, dédié à la médecine chinoise, et Ecomedecine.ouvaton.org, qu'il s'exprime. Il y raconte par exemple les vertus remarquables de la plante sud-africaine, l'Harpagophytum, utilisée pour apaiser les douleurs rhumatismales. La volonté de réunir les thérapeutes et les patients dans un mouvement solidaire s'est soldée par la création en 2006 du collectif Agir pour une médecine écologique (Acecomed).

Réorienter nos pratiques médicales

"Nous avons une croyance commune qui suggère que la médecine progresse, au travers de plusieurs indicateurs : l'allongement de la durée de la vie, la disparition de certaines maladies infectieuses comme la polio, la variole ou la tuberculose, les performances spectaculaires de la chirurgie et de l'imagerie médicale", indique-t-il. Mais selon lui, "la médecine est plus en panne que le consensus médiatique ne l'affirme". Il dénonce notamment une démarche de soin "tournée essentiellement sur l'augmentation des profits". Et prône une médecine écologique. Il a écrit un livre sur ce sujet en 2009 (Pour une médecine écologique, éditions Alphée - Jean-Paul Bertrand). Il y défend l'idée que "la médecine a suivi les mêmes dérives que l'agriculture industrielle""La médecine est le Cheval de Troie de l'industrie chimique", assène-t-il. Ce qui doit selon lui nous inciter à réorienter nos pratiques médicales vers des démarches moins toxiques, moins coûteuses et plus humanistes. Son prochain livre, Se soigner écolo, défend le droit de se soigner où l'on veut. Il a flirté avec les Verts en participant à la commission santé du parti, mais l'a quittée en 2006.

Il se sent un peu seul. Même si certains trouvent Christian Portal un peu extrême, un mouvement semble s'enclencher. Des réfle-xions sont en cours à la direction générale de la santé. Dans un rapport intitulé "Développement de la prescription de thérapeutiques non médicamenteuses", remis début juin, la Haute Autorité de santé (HAS) a fait le point sur les freins au développement de ces prescriptions et les pistes à apporter. Ces pratiques sont souvent recommandées pour les maladies chroniques, les maladies cardio-vasculaires, l'insomnie ou le cancer.

Les établissements de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) se penchent également sur les médecines complémentaires (ostéopathie, acupuncture, homéopathie, hypnose...). Le constat est simple : il y a une vraie demande des patients. Autant de démarches qui sonnent comme une incitation à pratiquer ce que certains appellent "une médecine sobre". Ce qui n'est pas pour déplaire à Christian Portal.

"Pour une médecine écologique" : www.medecine-ecologique.info
Pascale Santi
 
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voir aussi :

MDMA, héroïne, cannabis : ces drogues appelées à soigner | Rue89

www.rue89.com/.../mdma-heroine-cannabis-ces-drogues-appelees-a-soigne...

L'huile de cannabis contre le cancer

lu sur :

Cannabis et cancer : des liens trop peu étudiés - Doctissimo

www.doctissimo.fr/.../cancer/sa_7971_cancer_cannabis_pe... - En cache
 
et aussi une vidéo :

Informations santé

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Dirty Laundry 2
Selon une étude de Greenpeace, « Dirty Laundry 2 », les vêtements de 14 grandes marques (H&M, Lacoste, Adidas, Calvin Klein...) contiennent des traces de substances chimiques susceptibles de porter atteinte aux organes de reproduction. Produit incriminé : le très toxique éthoxylate de nonylphénol, détecté dans deux tiers des échantillons produits en Chine et achetés dans 18 pays.
Le Figaro, 24/08

L'ecstasy testée contre le cancer
Selon une équipe de chercheurs australiens, des formes modifiées de MDMA, principe actif de l’ecstasy, donnent des résultats intéressants pour éliminer des cellules cancéreuses. Se pose alors la question de l’utilisation de substances interdites et dangereuses à des fins de recherche. « S’il est prouvé de façon irréfutable que des dérivés d’ecstasy ont une efficacité contre le cancer, il n’y aura pas de raison de s’en priver. A condition qu'elle soit délivrée dans un cadre médical très encadré », souligne une conseillère médicale à la Ligue contre le cancer.
Aujourd’hui en France, 23/08

23/08/2011

Les pratiques illégales des agences immobilières

lu sur :

http://www.lepoint.fr/economie/une-association-denonce-les-pratiques-illegales-des-agences-immobilieres-23-08-2011-1365373_28.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20110823

Une association dénonce les pratiques illégales des agences immobilières 

Le Point.fr - Publié le 23/08/2011 à 12:33 - Modifié le 23/08/2011 à 12:40

Les professionnels n'hésitent pas à demander aux locataires des documents interdits, selon UFC-Que choisir.

source AFP

L'association de consommateurs UFC-Que choisir a dénoncé, mardi, les "pratiques bien peu louables" des agences immobilières françaises, s'en prenant à de nombreuses violations de la loi.

Se basant sur une enquête effectuée auprès de 1 056 agences*, UFC-Que choisir a affirmé, lors d'une conférence de presse, que nombre d'entre elles ne respectent pas les informations obligatoires qui doivent être portées à la connaissance des clients. Ainsi, selon l'association, dans 21 % des cas, les honoraires n'étaient ni affichés en vitrine, ni visibles de l'extérieur, alors que cette obligation est vieille de 20 ans.

De plus, près de 4 mois après l'entrée en vigueur de l'obligation d'affichage du DPE (diagnostic de performance énergétique), seules 72 % des agences respectaient la loi. Près des deux tiers des agences (62 % exactement) n'hésitent pas à demander des documents strictement interdits : attestation de l'employeur (46 %) ou du précédent bailleur (10 %), photographie d'identité (10 %).

"Illégalité et dans une immunité totale"

Les honoraires acquittés par les locataires (en moyenne 93 % du loyer mensuel hors charge) sont jugés prohibitifs, alors que, selon UFC-Que choisir, le locataire ne doit à l'agence que la seule rédaction du bail. Enfin, alors que la situation financière du candidat locataire était confortable (son salaire était 3 fois le montant du loyer), l'absence de garant a posé problème dans 28 % des cas. Pour Alain Bazot, président d'UFC-Que choisir, "la profession d'agent immobilier est en pleine illégalité et dans une immunité totale".

*L'enquête a été menée par des bénévoles du 14 mars au 2 avril auprès de 1 056 agences autour d'un scénario unique : aider un jeune membre de sa famille dans sa recherche d'un appartement de 2 pièces et 40m2 à louer. Le soi-disant candidat locataire avait un dossier répondant aux obligations légales et gagnait trois fois le montant du loyer, mais n'avait pas de garant.

FIN DU PACTE CONTRE HULOT

Communiqué du Pacte contre Hulot
http://www.pacte-contre-hulot.org/

FIN DU PACTE CONTRE HULOT

Après quatre années de fonctionnement, le Pacte contre Hulot s'arrête en cette rentrée 2011. La défaite de l'animateur de TF1 à la primaire d’Europe Écologie–Les Verts (EELV) marque le terme de cette mobilisation. La volonté du Pacte contre Hulot, lancé par le journal La Décroissance en 2007, n'est pas de tirer sur ce qui est désormais une ambulance. Les sponsors.... pardon les mécènes, et les relations... pardon les amis, de Nicolas Hulot n'ont pas pour nature de soutenir une personne considérée désormais comme un perdant (c'est-à-dire un « looser » pour les non-francophones). L'avenir du VRP de la marque Ushuaïa semble bien compromis. Gageons qu'il peut bien vite trouver un successeur, plus jeune, moins encombrant, pour remplir la case « nature » de TF1, la chaîne qui « prépare les cerveaux à Coca-Cola ».
Le Pacte contre Hulot remercie chaleureusement les presque 11 000 signataires de leur engagement malgré une remarquable omerta médiatique. Tous les signataires ont contribué à cette victoire contre le héraut des grands médias et du capitalisme vert. Le Pacte contre Hulot est la première référence qui apparaît à la recherche du nom « Hulot » sur Google.
Notre dernier mot sera pour féliciter Stéphane Lhomme, « candidat contre Hulot » à la primaire EELV, chroniqueur au journal La Décroissance, qui a montré ce qu’est un homme debout face à la déferlante médiatique et à la bureaucratie verte.

Nous vous invitons à retrouver l’actualité de La Décroissance sur internet sur le site decroissance.org
http://www.decroissance.org/

Et surtout d’acheter le journal La Décroissance, premier titre d’écologie politique en France, en kiosque dans 10 pays. Achetez la presse (sans publicité) pour qu’elle ne soit pas vendue !
http://www.ladecroissance.net/

Bonne Rentrée et vive la décroissance !

19/08/2011

Un peu de physique des particules

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/08/18/comment-les-taches-de-cafe-peuvent-ameliorer-la-qualite-de-nos-peintures_1560700_3244.html

Comment les taches de café peuvent améliorer la qualité de nos peintures

Des chercheurs de l'université de Pennsylvanie ont compris que la forme des particules en suspension dans le café, ou tout autre liquide, joue un rôle déterminant dans leur accumulation sur les bords d'une tache.

Pourquoi les taches de café laissent-elles une auréole sur la table ? La revue scientifique britannique Nature consacre sa couverture à ce problème, avec en perspective des applications permettant d'obtenir des encres ou peintures s'étalant de façon uniforme.

Lorsqu'une goutte de café macule une surface, une fois le liquide évaporé, il reste une auréole brun foncé sur le pourtour. Partant de cette constatation familière, des chercheurs de l'université de Pennsylvanie (Etats-Unis) ont compris que la forme des particules en suspension dans le café, ou tout autre liquide, joue un rôle déterminant dans leur accumulation sur les bords d'une tache.

Si elles sont sphériques comme dans le café, elles vont s'accumuler à la périphérie de la tache et y rester, produisant l'auréole caractéristique. "Mais si on change la forme des particules en solution, l'effet auréole de café disparaît et on obtient une couche uniforme", explique Peter Yunker, principal auteur de l'étude publiée mercredi 17 août dans Nature.

AJOUTER DES PARTICULES ELLIPSOÏDALES À UNE SOLUTION

Des particules de forme allongée ou ellipsoïdale se comportent différemment des rondes parce qu'elles ne sont pas affectées de la même façon par la tension de surface à l'interface entre air et liquide. Un effet qui peut s'observer dans le bol du petit déjeuner avec de légers flocons de céréales. "S'il n'en reste que quelques-uns, ils vont s'agglomérer au milieu du bol, à cause de la tension de surface du lait", précise le chercheur. Cette tendance à s'agglomérer modifie la façon dont les particules se répartissent au sein de la tache.

Lorsque des particules de forme allongée atteignent le bord d'une goutte de café, elles ne s'y accumulent pas de façon aussi dense que le font les particules sphériques. Une fois l'évaporation terminée, toute la surface peut être recouverte de façon uniforme par le dépôt. D'où l'idée, avancée par les chercheurs, d'ajouter des particules ellipsoïdales à une solution pour obtenir des encres d'imprimante, peintures ou autres produits se répartissant de façon parfaitement uniforme en film mince sur une surface.

"Dans certains cas, il suffit d'une petite quantité d'ellipsoïdes pour changer la façon dont les particules se déposent quand elles sèchent", relève dans un communiqué Arjun Yodh, responsable du groupe de chercheurs. Une vidéo diffusée sur Youtube par l'université de Pennsylvanie permet de mieux comprendre le phénomène.

 

18/08/2011

L'Allemagne va incinérer ses stocks de vaccins anti-grippe A H1N1

lu sur :

http://www.lepoint.fr/monde/l-allemagne-va-incinerer-ses-stocks-de-vaccins-anti-grippe-a-h1n1-17-08-2011-1363574_24.php

L'Allemagne va incinérer ses stocks de vaccins anti-grippe A H1N1

L'Allemagne va incinérer environ 16 millions de doses de vaccin anti-grippe H1N1 inutilisées, ont annoncé les autorités régionales mercredi alors qu'elles avaient dépensé quelque 230 millions d'euros pour faire face à la pandémie annoncée. L'État régional de Saxe-Anhalt (est), qui gère ces stocks pour le compte de tous les länder, est à la recherche d'une société de traitement des déchets, a précisé un porte-parole du ministère régional des Affaires sociales.

Au total, l'Allemagne s'est retrouvée avec 28 millions de doses sur les bras pour un coût de 230 millions d'euros. Une partie de ces stocks sont gérés directement par chaque région, et certaines se sont déjà débarrassées de leurs doses, a indiqué le porte-parole. L'Allemagne avait cherché à en revendre une partie, mais aucun pays n'avait manifesté son intérêt.

Moins de 10 % de la population allemande avait accepté de se faire vacciner en raison notamment d'une grande méfiance à l'égard des vaccins. Dans de nombreux autres pays, les populations ont également boudé les programmes de vaccination. En outre, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) tablait dans un premier temps sur un vaccin en deux injections alors qu'une seule dose s'est finalement révélée suffisante. Apparue au Mexique en mars-avril 2009, la grippe H1N1 avait suscité une grande inquiétude en Europe et aux États-Unis. Elle a fait plus de 18 000 morts dans le monde depuis son apparition, selon l'OMS.

1769: l'ancêtre de l'automobile

lu sur :

http://www.lepoint.fr/automobile/l-ancetre-de-l-automobile-11-08-2011-1363411_214.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20110817

 L'ancêtre de l'automobile 

 23 octobre 1769, Nicolas-Joseph Cugnot fait avancer le premier chariot automobile.

L'ancêtre de l'automobile

Le fardier de Nicolas-Joseph Cugnot © DR 

Le Point - Publié le 11/08/2011 à 11:18

Le fardier de Cugnot fut la première "auto mobile" du monde ! Il y a deux cent quarante-deux ans, ce drôle d'engin - un véhicule conçu pour transporter des canons - parcourait son premier mètre, entraînant avec lui toute l'histoire de la locomotion moderne. Son concepteur, l'ingénieur militaire et visionnaire français Nicolas-Joseph Cugnot, venait d'ouvrir la route de la grande aventure de l'automobile.

L'anecdote est savoureuse. Le 23 octobre 1769, Nicolas-Joseph Cugnot s'affaire fébrilement autour d'un gros chariot. À la place des chevaux habituels, une grande cuve en cuivre, dans laquelle brûle un feu de bois. Le public, le regard inquiet, fixe l'engin, d'où s'échappent des volutes de fumée et des sifflements de marmite bouillonnante. Cugnot ouvre soudain la vanne et l'engin fait un bond en avant ! C'est l'hystérie générale : "La machine à feu avance ! Elle avance toute seule !"

Après de timides premiers essais, c'est le grand succès. Le fardier atteint "la vitesse d'un homme au pas"(4 km/h) et supporte 4,5 tonnes pendant plus d'une heure. Ce modèle original ne fonctionne plus - sa structure en bois est affaiblie et la chaudière n'est plus en état -, mais il a été miraculeusement conservé et exposé au Conservatoire des arts et métiers.

Depuis, sa belle mécanique a fait au moins un émule. Alain Cerf, fan de voitures d'époque et fondateur du Musée automobile de Tampa Bay, en Floride, a relevé le défi de faire revivre le fardier en le reconstruisant à l'identique... Imaginez les difficultés pour trouver une main-d'oeuvre à la hauteur de celle du XVIIIe siècle ! Le résultat est bluffant. Cérémonieusement, je grimpe sur le mastodonte de plus de 7 mètres de longueur et 2 mètres de largeur. Un généreux remplissage de la cuve et le fardier sursaute, tousse, sort de sa léthargie. Le monstre avance, imperturbable, en fumant de toutes parts.

Je me souviens alors de la dernière apparition du modèle original... Le fardier a connu le tout premier accident de circulation. À la suite d'une erreur d'évaluation de freinage, il avait défoncé un mur de pierre et l'aventure avant-gardiste avait été stoppée net par la Révolution... Prions pour que ma réplique ait de bons freins !

Une dernière marche arrière pour amuser la galerie et on glisse les cales en bois. Le fardier retrouve le sommeil et nous, nos voitures respectives. Avec ABS et direction assistée.

Par Émilie Eyzat
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La fiche technique de Fardier de Cugnot 

L x l (m) : 7,06 x 2,25

Poids à vide : 2,5 tonnes

Charge utile : 4,5 tonnes

Vitesse : 4 km/heure

Autonomie : une heure sans remettre d'eau

Moteur : vapeur avec deux cylindres à simple effet, pression 1,5 bar, chauffage au bois

Transmission : traction avant

Freinage : sabot en bois sur la roue avant

Direction : volant, pignon et crémaillère

Contrôle : mise en marche avec vitesse réglable en dosant l'admission de vapeur

Caractéristiques : une roue avant et deux roues arrière, siège pour deux personnes, treuil arrière pour suspendre un affût de canon, coffre à outils, réserve d'eau et réserve de bois, soupape de sûreté sur la chaudière...

Trois questions à Alain Cerf, créateur de la réplique du fardier

Comment et quand a été créé le premier fardier ?

Excellente question... On sait seulement que Nicolas-Joseph Cugnot a commencé à travailler et à expérimenter en 1762, à Bruxelles. Soit huit ans avant les derniers essais de 1770. On peut imaginer que ses travaux portaient alors sur la locomotion à vapeur et que c'est le général de Gribeauval, en 1760, qui l'a poussé vers le tracteur d'artillerie.

Pourquoi avez-vous souhaité le reconstruire à l'identique ?

J'ai été étonné par la qualité du dessin, déçu par le peu de foi des experts envers les idées techniques de Cugnot et j'ai simplement voulu prouver qu'il avait vu juste. C'est aussi l'éternel problème de la lutte de l'innovation contre le conservatisme...

Comment décrivez-vous Cugnot dans votre livre (1) ?

Il a reçu une formation d'ingénieur. Dans ses livres - il en a publié trois sur les fortifications -, il fait preuve de bon sens et d'un solide esprit cartésien. Le dessin et la réalisation de la partie mécanique, dont l'original est au Cnam, sont excellents. Tout est logique, facile à fabriquer, pratiquement sans entretien. Sa machine est fiable et élégante. À la fin de mon livre, j'ai reproduit quelques passages des ouvrages de Cugnot. 

17/08/2011

Vous voyagez en train ?

Bon à savoir :

lu sur :

http://www.lemonde.fr/voyage/article/2011/08/17/pour-voyager-en-train-dans-l-hexagone-laissez-vous-aiguiller-par-la-deutsche-bahn_1560383_3546.html

Pour voyager en train dans l'Hexagone, laissez-vous aiguiller par la Deutsche Bahn

 

LE MONDE | 17 août 2011 | Olivier Razemon | 288 mots


Un voyage entre une ville de France et une capitale d'Europe ? Une excursion dans un village suisse desservi par une compagnie ferroviaire privée ? Un trajet en France entre deux gares éloignées et méconnues ? Pour ces demandes complexes, les voyageurs avertis ont délaissé Voyageurs-sncf.com, le site de l'agence de voyages qui appartient à la SNCF, pour Bahn.com, celui de la Deutsche Bahn (DB).

Les informations émanant de la compagnie allemande seraient, selon des habitués, plus lisibles, rapides et complètes. "Impossible de me passer de la DB pour les trajets avec plus d'une correspondance, sans parler des voyages en Europe !", s'enthousiasme Ludovic Bu, un Parisien qui se déplace souvent pour son travail.

PRATIQUE

Yann Ollivier, qui vit à Bruxelles, regrette le caractère franco-français de la SNCF. "Les allers Bruxelles-Paris doivent être retirés à une borne libre-service située sur le territoire français, alors que les Bruxelles-Cologne commandés par la DB peuvent être imprimés chez soi", constate-t-il.

Disponible en neuf langues, dont le français, Bahn.com fournit les horaires entre toutes les gares d'Europe, et même jusqu'à Vladivostok. A titre de comparaison, Tgv-europe.com, la version européenne de Voyages-sncf.com, consultable en cinq langues, préfère capitaliser sur la notoriété des lignes à grande vitesse.

Le site allemand séduit jusqu'à la Fédération des usagers de la bicyclette (FUB), qui promeut le transport des vélos en train. Bahn.com indique "des correspondances que le moteur de recherche de la SNCF n'est pas capable de trouver, ou que la SNCF cache délibérément", affirme la FUB.

Prenons un exemple de trajet incongru, de Belgrade (Serbie) à Cadix (Espagne). "Nous n'avons trouvé aucune proposition correspondant à vos souhaits", lit-on sur Voyages-sncf.com. La DB propose, pour sa part, les horaires (mais pas les prix) de cette expédition. Elle prendra au voyageur 48 heures, et le contraindra à quatre changements : à Vienne, Zurich, Barcelone et Madrid.

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voir aussi :

Voyager avec bahn.com

www.bahn.com/i/.../index.shtml
Le grand portail européen dédié à ..

20:06 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0)

Les déchets des pays riches

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/08/16/les-etats-unis-mauvais-eleves-du-recyclage-de-l-electronique_1559994_3244.html

Les Etats-Unis, mauvais élèves du recyclage de l'électronique

L'ONG Basel Action Network combat le commerce des déchets toxiques.

Le 26 juillet, une cérémonie surprenante s'est déroulée au quatrième étage d'un petit immeuble de bureaux situé au centre de Seattle, dans l'Etat de Washington, au nord-ouest des Etats-Unis.

De hauts dirigeants du groupe sud-coréen de produits électroniques grand public LG étaient venus là signer un accord avec le Basel Action Network (BAN), une organisation non gouvernementale américaine qui lutte contre le commerce de déchets toxiques, notamment de déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE).

"C'est historique", a commenté sobrement Jim Puckett, le fondateur et directeur exécutif de BAN, au siège duquel l'événement avait lieu. Au terme de cet accord, LG s'est engagé à avoir recours, pour le traitement de ses déchets électroniques, à des recycleurs certifiés dans le cadre du programme "e-Stewards", lancé en 2010 par BAN.

Le groupe sud-coréen a ainsi rejoint le groupe d'une petite vingtaine d'entreprises labellisées "e-Stewards" qui ont pris le même engagement, parmi lesquelles Bank of America ou la branche américaine de Samsung.

CENT CONTENEURS PAR JOUR

"On me demande souvent pourquoi nous collaborons avec des entreprises comme celles-ci, qui n'ont pas la réputation de défendre particulièrement l'environnement, justifie M.Puckett. Je réponds que dès qu'elles mettent le doigt dans l'engrenage, elles sont forcées de réfléchir à toute leur chaîne de production et à son impact environnemental."

Il ajoute: "Elles ne sont pas parfaites, mais, ces dernières années, nous avons davantage avancé en travaillant avec elles qu'en faisant pression sur l'administration américaine, y compris depuis l'arrivée de Barack Obama."

La grande affaire de Jim Puckett et de son organisation, c'est de dénoncer les exportations de déchets toxiques des pays industriels vers l'Asie ou l'Afrique, où ces rebuts sont traités – ou souvent brûlés – au mépris de l'environnement et la santé des populations.

Et à ce niveau, les Etats-Unis sont incontestablement le cancre de la classe mondiale : premiers producteurs et exportateurs mondiaux de déchets, ils n'ont jamais ratifié la Convention de Bâle réglementant le commerce des déchets toxiques, qui date de 1989 et de laquelle BAN tire son nom.

Alors que l'Union européenne a été au-delà du texte en interdisant dès 1997 l'exportation de déchets dangereux à destination des pays non membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), entre 50 et 100 conteneurs de déchets d'équipements électriques et électroniques partent – en toute légalité – chaque jour des Etats-Unis à destination de Hongkong, principal "hub" asiatique, selon les estimations de BAN.

Rien ne destinait Jim Puckett, 56 ans, à devenir le militant emblématique de cette cause. Jusqu'au jour où, jeune cinéaste, il se penche sur les eaux pas très claires du Puget Sound, ce bras de mer qui baigne Seattle et le nord de la côte ouest américaine, le conduisant à s'intéresser à la question des pollutions industrielles.

"A la fin des années 1980, on a commencé à entendre parler de trafics de déchets toxiques, avec notamment l'odyssée d'un bateau chargé de milliers de tonnes de cendres venant des incinérateurs de Philadelphie", raconte-t-il.

Jim Puckett rejoint alors Greenpeace et mène campagne pour le durcissement de la Convention de Bâle et l'interdiction pure et simple des exportations de déchets dangereux. Cette disposition (appelée le "Ban amendment") a été votée en 1995, mais n'est jamais entrée en vigueur, faute d'avoir été ratifiée par un nombre suffisant de pays.

SANTÉ ET ENVIRONNEMENT

"J'ai créé BAN en 1997, parce qu'il fallait passer de la lettre à l'application, parce que les pays industrialisés et leurs entreprises ne pouvaient pas continuer comme cela à utiliser le libre-échange et la mondialisation comme prétextes pour externaliser leurs coûts aux dépens des plus pauvres, explique-t-il. J'ai commencé dans le sous-sol de ma maison de Seattle. BAN s'est vraiment fait connaître quand nous nous sommes intéressés aux DEEE, qui concernent tout le monde, entreprises et particuliers, à un degré ou à un autre."

La question du traitement des DEEE est donc devenue le cheval de bataille de Jim Puckett et de son équipe de huit permanents, parallèlement à un autre sujet, moins médiatique : le démantèlement des navires.

La méthode de cet infatigable militant est simple : aller sur le terrain, en rapporter des témoignages (en utilisant une caméra cachée si besoin), faire pression. Il peut raconter les effroyables conditions dans lesquelles les ordinateurs, téléviseurs et autres appareils venus d'Occident sont dépecés en Chine, au Vietnam, au Nigeria et au Ghana par des travailleurs ne bénéficiant pas de la moindre protection, comment les habitants de ces décharges à ciel ouvert inhalent des fumées toxiques et pataugent dans des eaux chargées de métaux lourds.

Les recycleurs certifiés dans le cadre du programme "e-Stewards" s'engagent à ne pas exporter vers des pays tiers les déchets qui leur sont confiés et à en assurer eux-mêmes le traitement, dans le respect de l'environnement et de la santé humaine.

Ils sont actuellement une cinquantaine en Amérique du Nord. Le budget de BAN – un million de dollars par an (environ 700 000 euros) – est financé pour un peu plus de la moitié par ces entreprises, notamment grâce aux droits versés par celles-ci pour se prévaloir du label "e-Stewards". Le programme a vocation à prendre une dimension internationale et BAN envisage d'ouvrir un bureau à Bruxelles.

Car l'Europe n'est pas un élève aussi vertueux que cela : l'interdiction d'exporter les déchets toxiques est largement contournée par des trafics illégaux ou par des systèmes de fausses déclarations.

"Les trois quarts des équipements électroniques déclarés d'occasion et envoyés vers les pays en voie de développement ne sont pas réutilisables, assure Jim Puckett. En réalité, ce sont des DEEE dont on veut se débarrasser." Un projet de contrôle systématique des exportations de matériel électrique et électronique est en discussion à Bruxelles.

Gilles van Kote
Article paru dans l'édition du 17.08.11

LE CAFÉ COMME ÉCRAN SOLAIRE

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/08/17/la-cafeine-aurait-des-vertus-contre-le-cancer-de-la-peau_1560327_3244.html

La caféine aurait des vertus contre le cancer de la peau

Selon des chercheurs de l'université de Seattle, la caféine inhiberait une protéine qui joue un rôle clé pour la multiplication des cellules de peau endommagées par les rayons.

La caféine a bien des vertus contre certains cancers de la peau, confirme une étude menée sur des souris et publiée lundi 15 août. Elle en explique le mécanisme protecteur au niveau moléculaire.

Les chercheurs, dont le Dr Masaoki Kawasumi, de la faculté de médecine de l'université de l'Etat de Washington, à Seattle, le principal auteur, ont modifié génétiquement des souris pour réduire dans leur peau la fonction de la protéine ATR (telangiectasie d'ataxie, Rad3). ATR joue un rôle clé pour la multiplication des cellules de la peau endommagées par les rayons ultraviolets du soleil.

Des recherches précédentes avaient déjà montré que le caféine inhibait ATR qui, en étant neutralisée, entraîne donc la destruction de ces mêmes cellules. Chez les souris génétiquement modifiées exposées à des rayons ultraviolets dont l'action de la protéine ATR était fortement diminuée, des tumeurs de la peau se sont développées trois semaines plus tard que chez les rongeurs du groupe témoin.

LE CAFÉ COMME ÉCRAN SOLAIRE

Après dix-neuf semaines d'exposition aux ultraviolets, les souris génétiquement modifiées avaient 69 % de tumeurs de la peau en moins, et quatre fois moins de cancers agressifs que les autres, précisent les auteurs de ces travaux, publiés dans la version en ligne des annales de l'Académie nationale américaine des sciences. La persistance de l'irradiation a fini par endommager les cellules de la peau des souris génétiquement modifiée après trente-quatre semaines.

Les résultats de cette recherche indiquent que les effets protecteurs de la caféine contre les ultraviolets, déjà documentés dans de précédentes études, s'expliquent probablement par la neutralisation de la protéine ATR durant le stade précancéreux, avant que la tumeur de la peau ne se développe totalement, soulignent ces chercheurs.

Selon eux, des applications de caféine sur la peau pourraient contribuer à empêcher la survenue de cancers. De plus, la caféine absorbe les rayons ultraviolets, agissant comme un écran solaire. Le cancer de la peau est le plus fréquent aux Etats-Unis avec plus d'un million de nouveaux cas diagnostiqués annuellement, selon l'Institut national du cancer. La plupart ne sont pas des mélanomes – forme la plus grave – et sont très souvent curables si le diagnostic est effectué tôt.

Monsanto poursuivi pour "biopiraterie" par l'Inde

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/08/17/monsanto-poursuivi-pour-biopiraterie-par-l-inde_1560365_3244.html#xtor=EPR-32280229-[NL_Titresdujour]-20110817-[zonea]&ens_id=1557369

Le semencier est accusé d'avoir mis au point une aubergine transgénique sans avoir demandé les autorisations.
 

LEMONDE | 17.08.11 | 14h10

L'Autorité indienne de la biodiversité a annoncé, le 11 août, qu'elle allait engager des poursuites judiciaires à l'encontre du semencier américain Monsanto pour avoir mis au point une aubergine génétiquement modifiée à partir de variétés locales sans en avoir demandé l'autorisation.

C'est la première fois, en Inde, qu'une entreprise va être poursuivie pour acte de "biopiraterie", une infraction passible de trois années d'emprisonnement.
Monsanto, son partenaire indien Mahyco et plusieurs universités indiennes s'étaient associés en 2005 pour mener les recherches, avec l'appui de l'agence américaine de développement Usaid, favorable aux organismes génétiquement modifiés (OGM).

MORATOIRE RECONDUIT EN 2011

Une dizaine de variétés existant dans les régions du Karnataka et du Tamil Nadu, parmi les 2 500 que compte le pays, avaient été utilisées pour mettre au point cette première aubergine génétiquement modifiée, destinée à être commercialisée en Inde.

Or, contrairement à ce qu'exige la loi sur la biodiversité votée en 2002, aucune autorisation n'avait été demandée pour utiliser des variétés locales. Les agriculteurs auraient dû notamment être consultés afin de négocier une éventuelle participation aux bénéfices tirés de l'exploitation commerciale de l'aubergine. "Monsanto était parfaitement au courant de la législation et l'a volontairement ignorée", estime Leo Saldanha, directeur de l'organisation de défense de l'environnement Environment Support Group, qui a saisi l'Autorité indienne de la biodiversité de ce cas de biopiraterie.

Contacté par Le Monde, Monsanto s'est refusé à tout commentaire. D'après l'hebdomadaire India Today, le semencier rejetterait toute responsabilité, tout en accusant ses partenaires indiens de ne pas avoir demandé les autorisations nécessaires. Mahyco, dont Monsanto est actionnaire à hauteur de 26 %, a indiqué qu'il s'était contenté de fournir le gène de transformation. L'accusation de biopiraterie est un nouveau coup dur pour Monsanto, et risque de freiner le développement de ses activités en Inde.

Le moratoire décrété en février 2010, par le ministre indien de l'environnement, sur la commercialisation des aubergines génétiquement modifiées a été reconduit cette année. Et sa levée ne semble pas à l'ordre du jour. A l'époque, le Comité de consultation de génie génétique avait pourtant émis un avis favorable à la commercialisation de l'aubergine.

Les opposants aux OGM espèrent que Monsanto ne sera pas autorisé à mener des recherches sur les oignons génétiquement modifiés, comme l'entreprise en a fait la demande au mois de juin.

L'Inde, qui abrite 7,8 % des espèces animales et végétales de la planète sur seulement 2,5 % des terres émergées, est très exposée aux risques de biopiraterie. Le sujet y est particulièrement sensible depuis qu'en 1997, des paysans du nord du pays avaient violemment protesté contre le brevetage, par le semencier américain RiceTec, d'une variété de riz basmati appelée "kasmati".

VICTOIRE DES OPPOSANTS AUX OGM

Afin de disposer de tous les éléments nécessaires, le gouvernement a démarré un projet pharaonique de recensement du savoir-faire en matière de médecine traditionnelle : 200 000 traitements – y compris les postures de yoga – ont déjà été répertoriés. Des centaines de scientifiques épluchent les traités anciens de médecine ayurvédique pour y recenser les vertus déjà éprouvées de fruits ou de plantes médicinales.

Cette "bibliothèque numérique du savoir traditionnel", qui compte 30 millions de pages et a été traduite en cinq langues, a déjà permis d'annuler de nombreux brevets. Celui déposé par une université américaine sur le curcuma pour ses vertus dans la lutte contre le cancer a été annulé à la suite d'une plainte du gouvernement indien. Et la demande de brevet déposée en 2007 par le laboratoire pharmaceutique chinois Livzon, auprès de l'Union européenne, sur la menthe et l'Andrographis (échinacée d'Inde), utilisées notamment comme traitement contre la grippe aviaire, a été rejetée.

Mais aucune de ces organisations n'avait été poursuivie en justice. "Il aura fallu six ans à l'Autorité nationale de biodiversité pour engager les poursuites", regrette Leo Saldanha. Après avoir enquêté sur une éventuelle infraction commise par Monsanto et ses partenaires, l'Environment Support Group avait donné l'alerte en février 2010. "Il faut que l'Autorité nationale accélère et multiplie les enquêtes pour lutter contre les cas de biopiraterie", insiste le directeur de l'organisation non gouvernementale.

Cette action en justice contre Monsanto constitue une victoire pour les opposants aux OGM. Seule la culture du coton génétiquement modifié est actuellement autorisée en Inde. Elle a propulsé le pays au rang de deuxième producteur mondial, devant les Etats-Unis. Mais ces nouvelles semences, coûteuses, sont accusées de ruiner les producteurs les plus fragiles.

L'aubergine, très présente dans l'alimentation quotidienne partout dans le pays, est aussi utilisée comme offrande religieuse. Dans le temple d'Udupi, dans le sud de l'Inde, les fidèles du dieu Krishna s'étaient ainsi violemment opposés à la commercialisation de l'aubergine génétiquement modifiée. Ils craignaient de susciter la colère de leur divinité en lui offrant des légumes "impurs".

Julien Bouissou

14/08/2011

2030 : l'agonie de nos sociétés ?

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http://www.universnature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4795

13/8/2011

2030 : l'agonie de nos sociétés ?

L'homme est un prédateur qui ne sait pas s'arrêter. Même si nous ne pouvons prédire des événements futurs précis, il est tout à fait possible d'identifier les tendances et les développements à venir susceptibles d'avoir un impact important sur notre futur. Seul le futur est malléable. 
En 2030, malgré toutes les études concernant les changements climatiques, les scénarii de l'Agence internationale de l'énergie du Conseil mondial de l'énergie prévoient que les énergies fossiles continueront à dominer le bilan énergétique. La part des énergies renouvelables ne dépassera pas les 10%. On prévoit un retour du charbon et du nucléaire ! Malgré ses inconvénients, il continuera à faire partie des bilans énergétiques de beaucoup de pays industrialisés, malgré, en définitive, « la fausse émotion après Fukushima ». La pression sur les sources d'énergie sera encore plus forte qu'aujourd'hui. Le pétrole restera l'énergie la plus demandée et représentera comme aujourd'hui 35% de la consommation totale d'énergie. Celle du charbon croîtra dans des pays émergents comme l'Inde ou la Chine, qui utilisent ce minerai. La hausse des températures et la baisse de la pluviométrie concerneront surtout les régions arides et semi-arides comme le Moyen-Orient, la Corne de l'Afrique, l'Afrique du Nord, le sud de l'Afrique, le nord-ouest de la Chine et l'Asie centrale. 

Six facteurs majeurs de changement façonneront le monde en 2030 : il y a d'abord l'explosion de la démographie mondiale et les modifications de démographies sociétales. Les changements climatiques et environnementaux, la crise énergétique à venir, la globalisation croissante, l'accélération du développement exponentiel de la technologie. 

Le drame est que rien ne semble arrêter la course mortelle à la croissance sans laquelle nos brillants économistes sont incapables d'échafauder la moindre perspective d'évolution vers un autre modèle économique. Les tensions de tous ordres et le désordre économique et social apparaîtront sans doute bien avant, avec la disponibilité décroissante du pétrole que nous ne parviendrons pas à compenser en temps voulu par les autres sources d'énergies. Même en misant tout sur une substitution du pétrole par le charbon et ses dérivés liquides, même en ayant recours massivement au nucléaire avec tous les inconvénients créés par ces deux sources d'énergies, elles seront très insuffisantes pour compenser le déficit d'énergie laissé par le pétrole. Ne parlons pas des énergies dites renouvelables qui plafonneront autour de 10%, dans le meilleur des cas, d'ici à 2030. Nous n'aurons ni le temps ni les moyens financiers pour réussir une mutation nécessaire des infrastructures, le tout dans un climat de crise financière et de récession économique engendrée par le coût croissant et la réduction physique de l'énergie disponible. Et ceci sans compter avec la facture à payer des désordres écologiques et climatiques qui en résultera. Facture qui sera soldée en premier par les variables d'ajustement que sont les peuples harassés du Sud qui auront à combattre l'errance climatique et la faim. 

11/08/2011

Le nombril, un paradis pour 1 400 bactéries

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http://www.lepoint.fr/sante/le-nombril-un-paradis-pour-1-400-bacteries-11-08-2011-1361907_40.php

Le nombril, un paradis pour 1 400 bactéries

Par Jean-David Raynal            

Même les plus nombrilistes n'avaient rien vu. Pourtant, l'ombilic de chaque être humain héberge une véritable faune. Après avoir étudié les gènes des bactéries qui peuplent les océans ou vivent sous nos meubles, le département de biologie de l'université de Caroline du Nord s'est penché sur celles qui fourmillent dans le nombril.

Jiri Hulcr, biologiste et directeur du projet, reconnaît que "les recherches sur cette partie du corps ont commencé comme une blague". "Personne ne se porte volontaire pour des échantillons d'aisselle, alors nous nous sommes intéressés à une partie du corps plus isolée et moins sensible", explique-t-il. Trois chercheurs, un professeur et trois étudiants ont donc lancé le programme Belly Button Biodiversity, "la biodiversité du nombril".

"Jungle microbienne"

Durant plusieurs mois, ces derniers ont exploré le ventre de 95 bénévoles pour y découvrir 1 400 espèces de bactéries. Ils ont ensuite étudié leur ADN, mais 662 souches bactériennes n'ont pas pu être identifiées. "Ce sont de nouvelles bactéries que la science ne connaissait pas", explique Jiri Hulcr, avant d'ajouter que "ces résultats ne le surprennent pas. On s'attendait à découvrir une vraie jungle microbienne, riche, colorée et à la vie dynamique, puisque personne n'avait jamais étudié cet aspect du corps humain". Une importante diversité qu'il faut cependant tempérer. Car, selon les chercheurs, "seulement une quarantaine de ces bactéries pourraient représenter 80 % des populations de quasiment tous les nombrils".

Plus étonnant que leur présence, c'est le rôle de ces petites bêtes qui surprend. Jiri Hulcr et son équipe ont établi que ces bactéries "produisent des odeurs particulières qui modifient la façon dont les êtres humains se comportent. Elles permettent de nous reconnaître les uns les autres." Mais attention, "rien ne sert de se laver plus consciencieusement ou plus fréquemment le nombril, car le nombre de bactéries ne dépend pas de l'hygiène", prévient Patricia Eghigian, dermatologue. Les bactéries "jouent un rôle plus important que la simple reconnaissance. Ce sont de véritables protectrices contre les agents pathogènes", détaille le médecin. Rob Dunn, auteur de La vie sauvage de nos corps, considère même que "ces bactéries sont des partenaires plus intimes que nos compagnons, nos enfants, ou que n'importe quel organisme vivant". 

La première cigarette est la plus meurtrière

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http://www.lepoint.fr/sante/cancer-la-premiere-cigarette-est-la-plus-meurtriere-10-08-2011-1361381_40.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20110811

La première cigarette est la plus meurtrière

Les fumeurs qui consomment rapidement après leur réveil s'exposeraient plus que les autres à certains cancers.

Les accros au tabac au saut du lit sont (encore plus) en danger. D'après deux études de chercheurs du Penn State College of Medicine de Pennsylvanie, fumer sa première cigarette au réveil accélérerait considérablement les risques de certains cancers. "C'est en travaillant sur la question pourquoi certains fumeurs développent-ils des cancers et d'autres pas ? que nous avons pu établir ce lien", explique le docteur Joshua Muscat, en préambule aux résultats des recherches.

Dans un premier temps, ils ont étudié les dossiers médicaux et les comportements de 4 775 fumeurs atteints d'un cancer des poumons, puis les ont comparés avec les données de 2 835 consommateurs réguliers de nicotine, mais sans problème de santé. Les chercheurs ont pu distinguer trois attitudes de consommation : ceux qui allument leur première cigarette dans les trente minutes après le réveil, ceux qui attendent entre trente minutes et une heure, et les plus patients, avec un délai supérieur à une heure.

Une "blonde" fatale

Les résultats de l'étude sont édifiants. Les fumeurs qui consomment de manière compulsive, dès le réveil, ont 79 % de risques supplémentaires d'avoir un cancer des poumons par rapport à ceux qui attendent au moins une heure avant leur première bouffée, alors que ceux qui laissent passer la première demi-heure voient ce risque diminuer à 30 % .

L'équipe du Penn State Collège a utilisé la même méthode de comparaison pour une étude concernant les cancers de la tête et du cou, sur un panel de 1 055 fumeurs ayant développé l'une des deux maladies, et 795 autres consommateurs de tabac non malades. Le résultat est le même, mais dans des proportions différentes : le risque de développer l'une des deux pathologies augmente de 60 % pour les plus matinaux, et de 40 % pour ceux qui consomment dans la seconde demi-heure.

Des facteurs aggravants

Pour le docteur Joshua Muscat, "ces fumeurs ont des niveaux élevés de nicotine et autres toxines du tabac dans leur corps, et peuvent être plus dépendants que les fumeurs qui s'abstiennent pendant une heure". "C'est une combinaison de facteurs génétiques et personnels qui provoque une plus forte dépendance à la nicotine", précise-t-il. Une analyse que complète le professeur Robert West, interviewé par la BBC : "Ces fumeurs ont tendance à fumer chaque cigarette plus intensément. Il est probable que plus l'individu allume rapidement sa première cigarette, plus la quantité de fumée inhalée est importante, et plus l'exposition aux agents cancérigènes est élevée."

"Si l'effet de la première cigarette est important, il ne faut pas exclure du raisonnement d'autres facteurs, comme la consommation quotidienne ou le nombre d'années passées à fumer", ajoute Joshua Muscat. Dans les conclusions de son étude, l'équipe de Pennsylvanie préconise donc "des campagnes de sevrage tabagique" ciblant notamment ces "accros matinaux". 

Les brevets concernant les fruits et légumes

lu sur :

http://www.evb.ch/fr/p25019425.html

Les consommateurs suisses rejettent les brevets sur les fruits et légumes  (27.07.11)

La population suisse pose un regard critique sur les brevets concernant les fruits et légumes. Un sondage représentatif mené par la Déclaration de Berne (DB) et Swissaid montre que 2/3 de la population suisse est fondamentalement opposée au brevetage de plantes alimentaires, alors que presque une personne sur deux renoncerait à l’achat de fruits et légumes brevetés si elle pouvait choisir en toute connaissance de cause. Ce rejet concerne également les produits de la multinationale agrochimique Syngenta, dont le brevet sur un melon «au goût agréable» a été confirmé par l’Office européen des brevets en avril dernier.

 
Les ONG, les gouvernements, les organisations paysannes et les associations de sélectionneurs s’opposent depuis des années au brevetage de plantes alimentaires. Les brevets octroient des monopoles au sein du marché alimentaire et empêchent les sélectionneurs de recourir librement au matériel génétique des plantes pour la découverte de nouvelles variétés, avec une incidence négative sur l’innovation et, à long terme, sur notre sécurité alimentaire. Avec l’essor de brevets sur des plantes cultivées selon des méthodes conventionnelles (sans génie génétique), cette problématique est devenue d’autant plus centrale ces dernières années.

Les consommateurs et consommatrices suisses se montrent également critiques envers ce développement. Selon un sondage Isopublic mandaté par la DB et Swissaid et mené auprès d’un échantillon représentatif de 1000 personnes en juillet, deux-tiers de la population rejette le brevetage de plantes alimentaires, près de 70% souhaiterait une mention claire et explicite sur l’étiquette des fruits et légumes brevetés vendus dans le commerce, et près de la moitié renoncerait à l’achat de tels aliments. A l’heure actuelle, cette «sanction par le porte-monnaie» est impossible, car les fruits et légumes brevetés vendus dans le commerce ne sont pas identifiables en tant que tels.

Syngenta est la compagnie déposant le plus grand nombre de brevets sur des plantes alimentaires conventionnelles, après Monsanto et DuPont. Un brevet de Syngenta particulièrement controversé sur un melon (EP1587933) a été confirmé en avril dernier, suite au rejet d’un ultime recours par l’Office européen des brevets. Il s’agit du premier brevet européen octroyé à une plante alimentaire sélectionnée par méthode conventionnelle sur la base de son goût. Dans le dossier du brevet, la saveur du melon est décrite comme «amer-rafraîchissant-aigre-doux». Par ce brevet, qui porte sur la plante, la semence, la chair et leur utilisation, Syngenta revendique tous les melons présentant une certaine teneur en acide citrique et en sucre, ainsi que ceux possédant un pH déterminé. Cette «invention» résulte de croisements et de sélections effectuées selon des méthodes traditionnelles (sans génie génétique) à partir de melons d’origine indienne.

La Déclaration de Berne et Swissaid demandent une interdiction des brevets sur les plantes alimentaires aux niveaux suisse et européen. Nous appelons également les commerces de détails à ne plus proposer de fruits et légumes brevetés sur leurs étals, ou au moins à les identifier comme tels afin que leur clientèle puisse, à l’avenir, choisir en toute connaissance de cause.
 
 
   Fiche signalétique sur la problématique des brevets sur les plantes alimentaires (0.32 MB)
 
   Fiche signalétique sur le melon breveté de Syngenta (95 KB)
 
   Aperçu des résultats du sondage (40 KB)

10/08/2011

De l'utilisation des phosphites en agriculture

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/faut-il-avoir-peur-des-phosphites-dans-nos-legumes-09-08-2011-1360979_23.php

09/08/2011 - Le Point.fr - 573 mots 

Claude Keller n'en fait pas mystère : depuis trois ans, ce producteur à la tête de 180 hectares de champs de légumes à Balgau (Haut-Rhin) traite ses salades et ses radis au Sémafort, un produit distribué en Alsace par une société basée à Soultz-sous-Forêts. Ce "phyto-stimulant" à base d'algues brunes, d'extraits végétaux et de produits nutritifs, dont les phosphites, est censé renforcer les défenses naturelles des plantes avec un impact moins toxique sur l'environnement que les substances conventionnelles. Pourtant, le ministère de l'Agriculture vient d'en interdire la commercialisation. En cause : les fameux phosphites. Une décision qui a déclenché la colère des agriculteurs.

"Les résultats sont probants à tout point de vue : nous utilisons moins de produits chimiques et la qualité des produits est meilleure. C'est tout à fait dans l'air du temps ! D'année en année, on nous interdit de plus en plus d'outils pour lutter contre les maladies des plantes. Je peux comprendre cette évolution, mais qu'on nous interdise des produits naturels, c'est aberrant", peste Claude Keller. D'autant plus aberrant, selon lui, que les agriculteurs allemands utilisent des produits analogues... et exportent leurs légumes ainsi traités en France. "C'est comme si, au tarot, ils avaient tous les atouts et nous les brêles. On nous parle toujours de problématique européenne, mais j'ai l'impression qu'elle est gérée en France de façon plus dogmatique qu'ailleurs."

"Cela crée une distorsion supplémentaire entre la France et l'Allemagne, appuie Fabien Digel, directeur de Planète légumes, une association de producteurs du nord-est de la France soutenue par la chambre d'agriculture d'Alsace. Les Allemands ont plus d'armes pour lutter contre les parasites, car beaucoup de produits autorisés chez eux ne le sont pas en France. Là-bas, le Sémafort est même utilisé dans le bio."

Des différences entre la France et l'Allemagne

Une des différences est bêtement technique : à côté des engrais et des substances phytosanitaires, les paysans allemands disposent d'une troisième catégorie pour les produits alternatifs, à laquelle appartient le Sémafort. Un distinguo que ne connaît pas la France. "Et monter un dossier pour une autorisation de mise sur le marché coûte 2 000 euros en Allemagne contre 4 millions en France !" La pilule passe d'autant plus mal chez les maraîchers alsaciens que le coût de la main-d'oeuvre est également bien plus bas de l'autre côté du Rhin : le smic n'y existe pas et les travailleurs roumains et bulgares sont nombreux dans les exploitations.

Rappelant que Planète légumes fait aussi office de "station d'expérimentation" pour améliorer la qualité des légumes en diminuant l'impact environnemental, Fabien Digel revendique "l'avancée" que représente l'utilisation des phosphites : "On nous parle beaucoup du Grenelle de l'environnement. Or, là, nous détenons une solution moins polluante contre le mildiou", cette maladie qui touche la vigne et certains légumes.

François Loos, député UMP du Bas-Rhin, a pris fait et cause pour les maraîchers de sa région. "Je constate qu'en matière d'homologation automobile, l'Union européenne peut harmoniser les choses. Est-ce qu'il ne serait pas temps de faire de même en agriculture ?" François-Xavier Marxant, responsable scientifique de Tribo Technologies, la société qui distribue le Sémafort, avance une explication. "Il y a phosphites et phosphites. Tout est question de formulation technique du produit. Certains engrais à base de phosphites, fabriqués dans d'autres pays, peuvent être toxiques ou nécessiter un certain nombre de précautions dans leur utilisation. Ce n'est pas le cas du Sémafort, qui a été testé par le CNRS et l'Inra et dont on a prouvé qu'il n'est pas toxique."

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lire aussi : [PDF]

L'usage de phosphites en agriculture biologique

phosphites-italy.pdf

conclusion : méfiance; ne pas acheter de produits "bio" produits en Allemagne

Roundup : toujours d'actualité

à lire sur le Monde papier:

Nouvelles charges contre le Roundup de Monsanto

LE MONDE |  8 août 2011 | Stéphane Foucart | 1013 mots

Des chercheurs reprochent à Bruxelles sa lenteur à réévaluer la toxicité de l'herbicide à la lumière d'études récentes. Le Roundup et son principe actif, le glyphosate, sont de nouveau au centre d'une controverse.

 

En Argentine, les habitants exposés à l'herbicide se plaignent de multiples affections

 .

LE MONDE |  8 août 2011 | Christine Legrand | 908 mots

Cancers, leucémies, malformations foetales, avortements spontanés, infertilité, problèmes respiratoires, oculaires et dermatologiques : la liste des maladies dont se disent victimes les habitants de San Jorge est interminable.

05/08/2011

L’insecticide Cruiser reste autorisé sur le colza

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4785

FNE déboutée : l’insecticide Cruiser reste autorisé sur le colza

1/8/2011

Le 29 juillet dernier, le Conseil d’Etat a rejeté la requête de France Nature Environnement (FNE) et de l’Union Nationale de l’Apiculture Française (UNAF), demandant la suspension de l’autorisation de mise sur le marché (AMM) de l’insecticide Cruiser OSR (1), pour l’enrobage de semences de colza. Il a justifié sa décision au motif de son incompétence à traiter ce dossier. Rendue à quinze jours seulement des premiers semis de colza, cette décision réduit grandement l’efficacité d’un possible recours devant une autre juridiction. 

Utilisé en enrobage des semences, le Cruiser OSR est diffusé par la sève dans toute la plante, jusqu’aux fleurs. Appartenant à la même famille de celles utilisées dans la composition du Régent et du Gaucho, sa substance active est le thiaméthoxam. Insecticide dit néonicotinoïde, le Cruiser OSR a « des effets délétères avérés sur les abeilles », souligne l’UNAF. Appliqué au colza, culture très attractive pour les insectes pollinisateurs, il représente une menace accrue pour les populations d’abeilles. Alors que près d’1,5 million d’hectares seront semés dans les campagnes françaises d’ici quelques semaines, de fortes retombées sont à craindre sur les colonies de butineuses. 

Mais le débat n’est pas clos pour autant. Avant même le verdict rendu le 29 juillet, FNE avait déjà fait part de sa volonté de lancer une action « sur le fond » pour demander l’annulation de l’autorisation du Cruiser délivrée sur le colza, ainsi que celle accordée pour l’année 2011 sur le maïs. Si, en France, les batailles se suivent et se ressemblent, d’autres pays ont, semble-t-il, su trancher. Ainsi, d’après l’UNAF, la Slovénie a retiré l’AMM « Cruiser » sur le maïs au printemps dernier, en raison de la surmortalité des colonies apicoles. De même, le 30 juin dernier, l’Italie a renouvelé pour la seconde fois son interdiction visant les insecticides néonicotinoïdes sur le maïs. 

Cécile Cassier
1- Cette AMM a été accordée par le ministre de l’agriculture, le 3 juin 2011. 

02/08/2011

Plage déconseillée aux sangliers (suite)

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/08/01/sangliers-morts-en-bretagne-la-piste-des-algues-vertes-se-precise_1555110_3244.html

Sangliers morts en Bretagne : la piste des algues vertes se précise

La présence d'hydrogène sulfuré, gaz toxique issu de la putréfaction des algues vertes, "est avérée" dans les poumons de cinq des six sangliers découverts morts le 24 juillet.

01/08/2011

Le changement climatique augmente les rejets toxiques en Arctique

lu sur :

http://ecologie.blog.lemonde.fr/2011/07/26/le-changement-climatique-augmente-les-rejets-toxiques-en-arctique/

Le changement climatique augmente les rejets toxiques en Arctique

En Arctique, l'effet du changement climatique se manifeste de manière visible par la fonte de la banquise. Mais au-delà, il provoque aussi, de manière plus discrète et insidieuse, une augmentation de la concentration dans l'atmosphère de pesticides et d'autres polluants organiques persistants, ces fameux POP, des substances chimiques que l'Europe cherche à éliminer par tous les moyens.

 La Convention de Stockholm, entrée en vigueur en 2004 et révisée en 2009, vise en effet à réduire ou éliminer les rejets de 21 de ces polluants qui peuvent par exemple provoquer des cancers ou des malformations congénitales, dont les PCB, HCB, DDT ou encore le chlordane. Et jusqu'à présent, les mesures prises pour restreindre leur production et utilisation avaient porté leurs fruits : la concentration dans l'air, en Arctique, de plusieurs de ces substances toxiques avait ainsi diminué au cours des dernières décennies.

Mais le réchauffement de la planète est en train d'inverser la tendance. Ainsi, selon une étude publiée dimanche 24 juillet dans la revue Nature par des chercheurs canadiens et norvégiens, les POP qui avaient été stockés dans les sols et les glaces de l'Arctique lorsque les températures étaient encore basses commencent à se volatiliser maintenant que le climat se réchauffe et que la banquise recule.

S'ils ont analysé l'évolution des concentrations aériennes de certains de ces POP, entre 1993 et 2009, ils estiment néanmoins que des milliers de polluants organiques persistants pourraient se comporter de façon similaire. Au final, selon ces experts, leur libération sous l'effet du changement climatique pourrait "saper les efforts mondiaux effectués pour réduire l'exposition de l'homme et de l'environnement à ces produits chimiques toxiques".

Reste à savoir la quantité de substances chimiques stockées dans la région polaire qui pourrait potentiellement être relarguée. "La prochaine étape est de savoir combien de POP les glaces de l'Arctique renferment, quelle est l'ampleur du relargage et à quelle vitesse", explique Hayley Hung, l'une des chercheurs de l'équipe. Le sort de ces polluants dépendra notamment de l'importance du réchauffement climatique dans l'Arctique — qui est actuellement plus important que dans les basses latitudes — ainsi que la manière dont les produits chimiques interagissent avec la neige et la pluie.

MARTIN BUREAU / AFP

Actualités santé

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

 Dans une série consacrée aux « idées reçues de la santé », Les Echos abordent le thème suivant : « Le café, ça empêche de dormir ». Où l’on apprend que notre sensibilité aux effets néfastes ou bénéfiques du café sur notre organisme est liée à notre patrimoine génétique. Ainsi, 50% des individus sont sujets à des problèmes d’insomnie liés à la prise de caféine. Mais le café est néanmoins source de vertus insoupçonnées : principale source d’antioxydants dans notre alimentation ou pouvoirs préventifs contres les maladies graves entre autres. Le quotidien donne à cette occasion la parole à Astrid Nehlig, directrice de recherche à l’Inserm. (Les Echos, 27/07)

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Annoncés en Conseil des ministres, le nouveau programme national Nutrition Santé 2011-2015 et le plan Obésité 2010-2013 ont été publiés sur le site www.sant.gouv.fr . En matière d’obésité, l’accent est mis sur l’offre de soins et le dépistage. L’objectif étant « d’amplifier l’effort préventif » en apportant une attention particulière à l’alimentation scolaire, la restauration collective et la restauration solidaire ou encore au lien entre sommeil et obésité. L’ensemble du plan obésité s’articule autour de 23 mesures et 36 actions. (Le Quotidien du Médecin, 25/07)

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Baclofène et alcoolisme

Un essai clinique va être lancé en France en décembre pour évaluer l’utilisation du baclofène contre l’alcoolisme. Il s’agit d’une molécule ancienne, initialement prescrite en neurologie, mais de plus en plus utilisée hors AMM dans le traitement de la dépendance à l’alcool. Le recours au baclofène pour soigner cette dépendance a été popularisé en 2008 par un livre, « Le dernier verre », écrit par le cardiologue Olivier Ameisen, qui raconte comment il a supprimé toute envie de boire en s’autoprescrivant ce myorelaxant à haute dose. A noter que ce sont des fonds publics qui financeront cet essai. (Aujourd’hui en France, 28/07, Le Figaro, Libération, 29/07, L’Humanité, 01/08)