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30/11/2011

La police française épinglée par Amnesty International

lu sur :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/11/30/la-police-francaise-epinglee-par-amnesty-international_1610984_3224.html

Amnesty International France met en avant la mort de cinq personnes lors d'interpellations pour dénoncer "l'impunité" de certains policiers soupçonnés de violences et réclamer dans ces affaires des enquêtes "impartiales""Ces cinq affaires banales au départ se terminent très très mal, parfois juste une heure après l'interpellation", explique Patrick Delouvin, directeur du pôle Europe de l'ONG, à l'occasion de la publication d'un rapport sur le sujet. "On ne dit pas que la police fait mal son travail", souligne-t-il.

Mais "il est extrêmement préoccupant que dans certains cas, plusieurs années après les faits, les familles sont toujours en attente d'un procès […], les policiers sont toujours en fonction, il n'y a pas eu de poursuites disciplinaires", note Izza Leghtas, chercheuse d'Amnesty.

Ali Ziri, Algérien de 69 ans, mort par asphyxie en 2009 après un contrôle routier à Argenteuil (Val-d'Oise), ou Mohamed Boukrourou, Marocain de 41 ans mort d'une défaillance cardiaque lors de son interpellation en 2009 à Valentigney (Doubs) : leurs histoires illustrent des "problèmes structurels", notamment "l'impunité" de certains policiers, souligne Geneviève Garrigos, présidente d'Amnesty International France.

L'ONG réclame "au parquet et aux juges d'instruction" des enquêtes "effectives, impartiales et dans les meilleurs délais", et au ministère de l'intérieur une interdiction des méthodes d'immobilisation "dangereuses", une "formation approfondie" des policiers sur "les droits humains" et la suspension ou la sanction systématiques de ceux mis en cause.

Dans le cas d'Abou Bakari Tandia, Malien de 38 ans mort en 2004 après être "tombé dans le coma dans les locaux de la police" de Courbevoie (Hauts-de-Seine), la responsabilité est bien "judiciaire", dénonce son avocat, Me Yassine Bouzrou : "Les policiers mis en cause ne sont pas sous contrôle judiciaire, ils peuvent se voir, se mettre d'accord sur leur version."

Les ministères de l'intérieur et de la justice n'avaient pas réagi mardi soir. Après ces morts, les vies des familles restent "en suspens" tant que l'enquête n'est pas close et qu'il n'y a pas eu de procès. "La réputation et la confiance dans les institutions y perd beaucoup", souligne Izza Leghtas.

29/11/2011

Max Havelaar débouté de sa demande de condamnation en diffamation

communiqué

Le 23 novembre, la Cour d'Appel de Paris a rendu son jugement : Max Havelaar a été débouté de sa demande, la condamnation en diffamation de 2010 est annulée !

Le Comité de soutien tient très sincèrement à remercier chacun des 4298 personnes qui ont apporté leur soutien à Christian Jacquiau dans cette affaire, en signant la pétition sur ce site et/ou en lui adressant un soutien financier pour l'aider à couvrir les frais juridiques entraînés par cette affaire.

En effet, bien que la Cour d'Appel ait affirmé le fait que Christian Jacquiau n'avait pas lieu d'être considéré comme diffamateur, aucune indemnité ne lui sera versée, ni pour le préjudice subi, ni pour les frais juridiques qu'il a dû débourser pour sa défense. Les dons des signataires de la pétition ont donc été réellement précieux bien qu'insuffisants pour couvrir l'ensemble des frais engagés. 

Voici un extrait de ce que publie aujourd'hui Christian Jacquiau

sur son site :

« (...) Au delà de notre victoire pour la liberté, la libre expression des individus et de la presse, le droit à la critique, contre la censure des puissants et du pouvoir de l’argent, l’affaire Max Havelaar fera jurisprudence.
Gageons qu’elle sera utile à d’autres victimes de manipulations médiatiques.
Ma motivation d’aller regarder là où on nous l’interdit n’a jamais été affectée par cette affaire.
Elle est intacte et sort même renforcée de ce funeste épisode qui a duré plus de trois ans.
Ce combat que vous avez mené à mes côtés, nombreuses et nombreux au travers de mon comité de soutien, c’est ensemble que nous l’avons gagné.
Cette victoire, je veux la partager avec Mikhal Bak, Marion Corcin et Michel Besson, initiateurs et animateurs infaillibles du comité de soutien et avec toutes celles et tous ceux, ami(e)s ou anonymes, qui m’ont apporté leur indéfectible soutien depuis le début de cette sombre affaire.
La Justice et l’Équité ont triomphé.
Plus que jamais le combat continue…
Merci encore. Merci à toutes et à tous.
Amitiés résistantes.

Christian Jacquiau »

C'est l'occasion pour nous de vous inviter à faire un tour sur son site et à y revenir régulièrement, pour bénéficier de son regard sur ses sujets de prédilection et sur l'actualité, déceler les alternatives qu'il nous fait découvrir et connaître les occasions de le voir intervenir dans des débats.

Cordialement,
l'équipe du Comité de soutien à Christian Jacquiau

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RAPPEL :

Max Havelaar ou les ambiguïtés du commerce équitable

www.monde-diplomatique.fr/2007/09/JACQUIAU/15101

Leader mondial du commerce équitable, Max Havelaar prétend répondre à une demande de consommation « différente » placée sous le signe de la solidarité entre consommateurs du Nord et petits producteurs du Sud. Toutefois, l’entreprise semble effectuer un tournant « pragmatique » en se liant à de grands groupes très éloignés de ses préoccupations d’origine. Il n’est pas certain que les producteurs et les citoyens s’y retrouvent.

par Christian Jacquiau, septembre 2007

28/11/2011

Veaux, vaches, poulets... empoisonnés par les PCB

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/11/26/veaux-vaches-poulets-empoisonnes-par-les-pcb_1609595_3244.html

Veaux, vaches, poulets... empoisonnés par les PCB

Au sud de la Mayenne, des produits chimiques - les PCB - ont contaminé les élevages, contraignant les paysans à abattre leurs troupeaux. Tous sont voisins d'une usine de traitement de déchets industriels

26.11 | 13h36

Vallonnés, bordés de haies boisées, dans le sud de la Mayenne, les paysages ressemblent à la campagne immuable telle que les citadins l'imaginent. Dans les prairies voisinent des bovins, des chevaux, des moutons, quelques chèvres aussi. Ne pas se fier à ces scènes bucoliques : ce sont les animaux élevés aux champs qui ont le plus pâti de la pollution aux PCB - polychlorobiphényles - mise en évidence en janvier dans ce pays d'élevage. Depuis, une dizaine d'exploitations agricoles ont été touchées, certaines sont sous séquestres, quelques-unes dans des situations inextricables.

Lundi 21 novembre, trois troupeaux supplémentaires ont été "enlevés", comme disent les agriculteurs. Selon leur décompte, 302 bêtes ont été abattues jusqu'à présent, sans compter les quelques-unes qui ont servi aux analyses. Des associations locales ont insisté pour que la population, aussi, ait droit à des tests. L'agence régionale de santé a accepté de financer une vingtaine d'analyses de sang qui vont être proposées aux soixante riverains les plus proches de la source de la contamination. Surtout à ceux qui ont pour habitude de consommer leurs propres légumes, leur viande, leurs oeufs, en toute confiance.

Personne n'en doute plus, l'épicentre se situe entre les communes de Bouère et de Grez-en-Bouère, un petit millier d'habitants chacune, à La Promenade, une modeste et mal nommée zone industrielle. Le long de la route, quelques mécontents ont planté des potences au bout desquelles pendent des têtes de vaches en carton et un panneau vengeur à l'encontre d'Aprochim. L'usine, installée là depuis vingt-trois ans, est spécialisée dans le traitement de déchets industriels, en particulier des transformateurs électriques au pyralène, autrement dit aux PCB. Ces dérivés chimiques, interdits depuis 1987, étaient présents dans des huiles utilisées comme isolants. Ils sont très résistants : inflammables à très haute température uniquement, ils s'accumulent dans l'environnement et y restent.

Leurs effets sur l'homme - surtout in utero - les classent au minimum parmi les perturbateurs endocriniens, voire parmi les éléments cancérogènes. Chez les veaux élevés sous la mère, les PCB ont atteint des taux record près d'Aprochim : six à sept fois supérieurs à la norme car ils contaminent particulièrement la matière grasse et donc le lait. C'est ainsi que, pour les Reigner, les rêves d'avenir se sont écroulés. Cette famille se retrouve avec tout un troupeau sur les bras, un mois et demi de fourrage en réserve, et vit désormais avec le RSA.

Mardi 22 novembre, Jérôme Harnois, sous-préfet de Château-Gontier, a finalement rédigé une mise en demeure enjoignant Aprochim de respecter les seuils d'émission en PCB que ses services avaient prescrits en janvier. La société a quinze jours pour y parvenir, faute de quoi son activité sera suspendue. La pression monte vis-à-vis de cette entreprise du groupe français Chimirec.

"Quand ils ont téléphoné pour nous convoquer à une réunion avec les producteurs de lait, fin janvier, je me suis immédiatement dit : revoilà Aprochim !", se souvient Joseph Gaudin. Son élevage de vingt-six chèvres a été mis sous séquestre le 17 novembre après plusieurs mois de surveillance. Sans surprise : sa production frôlait régulièrement les 6 picogrammes par gramme - le seuil fatidique pour le lait et les oeufs. Dans son petit atelier, il montre les fromages bio qu'il ne pourra pas commercialiser. Pour cet homme à l'allure de patriarche, l'histoire de l'usine était écrite d'avance. En 1987, alors qu'il venait juste de s'installer comme éleveur avec son épouse, Simone, ils se sont battus contre son implantation, sûrs que vingt ans plus tard il faudrait abattre des troupeaux.

Manifestations, pétitions, Simone Gaudin se lance à l'époque dans une grève de la faim pour obtenir un référendum municipal. Les habitants s'étaient prononcés à 52 % contre Aprochim. Joseph Gaudin avait tant pris l'affaire à coeur, s'était tant mobilisé, avait tant menacé à la ronde qu'il a failli être interné d'office. Il n'est plus seul dans son combat. Ce personnage haut en couleur a rejoint le collectif Terre et vie d'Anjou, qui a décidé de ne pas taire la situation, au risque d'essuyer la réprobation du pays, inquiet pour l'économie locale. Jean-Marc Guesdon, qui préside l'association, s'était lancé récemment dans la vente directe de volaille de qualité. Il a perdu tous ses clients, bien que sa basse-cour soit indemne à part un ou deux canards. Alain Geslin et Nathalie Hallier consacrent, eux, plusieurs heures par jour à leur blog, Anjou Mayenne environnement, qui relate toute l'affaire. S'ils ont rejoint le mouvement, c'est que la verte Mayenne les inquiète. Ils n'en reviennent pas que Séché, l'autre groupe français capable de retraiter des transformateurs au pyralène, y importe de grandes quantités de déchets ménagers ou dangereux en provenance d'autres départements.

Simone Gaudin, 65 ans, s'inquiète pour ses chèvres. "Quand elles sont malades je leur fais de la tisane avec du miel, sourit-elle en les caressant avec tendresse. Je ne risque pas de les faire euthanasier. Chez nous, elles meurent de vieillesse." Son époux est convaincu que l'Etat a choisi de sacrifier une parcelle du territoire pour venir à bout de ces fichus transformateurs à pyralène. Une directive de l'Union européenne n'exigeait-elle pas que la France achève son plan de décontamination et d'élimination des appareils contenant des PCB le 31 décembre 2010 au plus tard ? Le coup de projecteur sur la pollution autour d'Aprochim ne date-il pas de janvier ?

Pendant longtemps, le sentiment des Gaudin à l'égard de l'usine n'était pas partagé. Aprochim emploie 86 personnes et les paie bien. "On pouvait recevoir des primes d'intéressement annuel de 5 000 euros", témoigne Stéphane Picrouillère, un ancien ouvrier, licencié en 2009 pour raison de santé, après seize ans de service. Cet homme de 46 ans montre volontiers les analyses de sang effectuées dans le cadre de la médecine du travail. En 2002, par exemple, les PCB totaux atteignaient vingt fois la norme. "Il y en a eu des bien pires. Cela dépend si on comptabilise aussi les furanes et les dioxines", commente-t-il.

C'est par ces bilans alarmants que les ennuis ont commencé pour Aprochim. Les services de l'Etat s'en sont inquiétés et ont imposé à cette société de faire réaliser une évaluation des risques sanitaires - ce n'était pas la première fois -, dont les résultats ont été connus en janvier. Au printemps, la sous-préfecture a exigé que l'usine réduise ses activités de moitié, puis a accepté qu'elle redémarre à plein régime pour tester les nouveaux filtres installés sur sa cheminée. D'autres contrôles ont eu lieu sur le lait, les graisses animales, l'herbe, le fourrage à trois kilomètres à la ronde autour de l'usine... Soit "un plan de contrôle très très renforcé", selon Jérôme Harnois.

A en croire Stéphane Picrouillère, c'est aussi à l'intérieur de l'usine que des vérifications auraient été nécessaires. Il est intarissable sur l'exposition aux fumées, aux poussières, subie par les ouvriers. Pendant qu'il y pointait, il ne s'est pas contenté d'écrire à l'inspection du travail, il s'est aussi adressé à EDF pour témoigner de la façon dont les transformateurs étaient décontaminés. La plus récente technologie employée, dite du "vide poussé" - pour laquelle Aprochim avait reçu, en 2006, un trophée distinguant les technologies propres attribué par l'Ademe et remis par la ministre de l'écologie de l'époque -, lui semblait pour le moins étrange et pas tout à fait efficace. Médisance d'employé licencié ? Voire. En mai 2012, Chimirec va devoir affronter une autre tempête : un procès pour un trafic qui a consisté à diluer pendant des années à Grez-en-Bouère des huiles contaminées aux PCB avec d'autres qui ne l'étaient pas. Ce qui répondait de façon radicale à la difficulté de décontaminer.

En 2008, Stéphane Picrouillère avait déposé une plainte auprès du procureur de Laval. Elle avait été classée sans suite, sans même qu'il reçoive de réponse. Terre et vie d'Anjou lui a présenté un avocat d'Angers, Pascal Rouillé, auprès de qui relancer son dossier. Ce dernier en est à cinq plaintes, "cinq victimes des pollutions", dit-il, qu'il a déposées auprès d'un juge d'instruction.

Martine Valo

Sables bitumineux : la guerre des lobbies est lancée

lu sur :

http://www.branchez-vous.com/info/actualite/2011/11/sables_bitumineux__londres_soutiendrait_ottawa_15197099.html

Sables bitumineux : Londres soutiendrait Ottawa (la Presse Canadienne)

OTTAWA - La Grande-Bretagne a secrètement soutenu la campagne du Canada contre la proposition de l'Union européenne visant à étiqueter le pétrole produit à partir de sables bitumineux comme étant plus polluant, a rapporté dimanche un journal britannique. >> 

dimanche 27 novembre 2011 à 19H16

OTTAWA - La Grande-Bretagne a secrètement soutenu la campagne du Canada contre la proposition de l'Union européenne visant à étiqueter le pétrole produit à partir de sables bitumineux comme étant plus polluant, a rapporté dimanche un journal britannique.

The Guardian a en effet révélé que Shell et BP, deux géants du secteur de l'énergie ayant chacun un important projet d'exploitation de sables bitumineux en Alberta, avaient fait du lobbying auprès du gouvernement de David Cameron afin qu'il prête main-forte au gouvernement de Stephen Harper dans sa lutte contre l'initiative européenne.

Selon des documents obtenus en vertu des lois sur l'accès à l'information, au moins 15 réunions de haut niveau et plusieurs échanges ont eu lieu depuis septembre entre Londres et Ottawa.

L'Union européenne souhaite faire officiellement reconnaître que le transport du pétrole provenant des sables bitumineux génère 22 pour cent plus de gaz à effet de serre que celui du pétrole conventionnel, ce qui reviendrait à étiqueter le pétrole albertain comme étant plus polluant.

En prévision du vote européen sur la qualité des carburants, qui aura lieu vendredi, le secrétaire aux Affaires étrangères britannique, William Hague, avait offert son appui au gouvernement canadien et envoyé, en septembre, un télégramme aux ambassades de la Grande-Bretagne au Canada leur ordonnant de transmettre l'opinion de Londres sur la question et de demander à Ottawa ce qui constituerait pour elle un arrangement acceptable.

Selon The Guardian, le fait que la Grande-Bretagne adopte la même position que le Canada au sujet de la proposition de l'Union européenne isole le pays par rapport au reste du continent et le place dans une situation très embarrassante, alors qu'une nouvelle série de rencontres internationales sur les changements climatiques est sur le point de commencer à Durban, en Afrique du Sud, lundi.

L'article du quotidien est basé sur des documents obtenus par The Co-operative, un regroupement d'entreprises britanniques qui milite contre les sables bitumineux dans le cadre d'une campagne sur les changements climatiques.

«C'est très décevant d'apprendre que le gouvernement de la Grande-Bretagne soutient les efforts du Canada et nous espérons qu'il reverra sa position et qu'il placera la nécessité de remédier aux changements climatiques avant les intérêts commerciaux du Canada lorsque viendra le temps de voter pour la proposition de la commission européenne», a déclaré Colin Baines, le responsable de la campagne contre les carburants toxiques pour The Co-operative, en entrevue avec The Guardian.

Bill McKibben, un environnementaliste américain qui a été arrêté en août dernier alors qu'il manifestait contre le pipeline Keystone XL de TransCanada, a affirmé que la Grande-Bretagne semblait être devenue le «partenaire de crime» du Canada.

«Ce sera l'une des plus importantes décisions en matière d'environnement prises par le gouvernement Cameron», a-t-il conclu.

par La Presse Canadienne 

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voir aussi sur le journal Le Monde :

Sables bitumineux : la guerre des lobbies est lancéeLE MONDE | 26 novembre 2011 | Anne Pélouas | 775 mots 

 

Les écologistes essaient de contrer le travail d'influence des pétroliers canadiens en Europe.

A la veille de la Conférence des Nations unies sur le climat à Durban (Afrique du Sud), le lundi 28 novembre, Friends of the Earth Europe, Greenpeace et d'autres organisations non gouvernementales (ONG)...

25/11/2011

Informations santé

lues sur : http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Augmentation du risque de cancer avec les implants mammaires
La famille d’une femme de 53 ans, porteuse de prothèses de la marque Poly Implant Prothèse (PIP) depuis 2005, est persuadée que le décès, des suites d’un cancer de leur proche, est lié à ces implants, et a donc décidé de porter plainte, indiquent Aujourd’hui en France et Libération. Le fabricant de ces prothèses est soupçonné d’avoir employé un gel de silicone destiné non pas à un usage médical mais industriel. Actuellement, les autorités refusent d’admettre un lien entre ces implants et la survenue du lymphome chez cette patiente. Cependant, il est établi qu’il existe un lien accru de contracter cette maladie lorsqu’on a des implants. Aux Etats-Unis, la Food and Drug Administration (FDA) a rendu, en janvier 2011, un rapport associant clairement l’apparition d’un lymphome anaplasique à grandes cellules (ou ACLC) et la pose d’implants mammaires. (Aujourd’hui en France, Libération, 25/11)

Les 18-25 ans suivent peu les recommandations nutritionnelles
Selon l’étude NutriNet-Santé, les 18-25 ans sont trois fois moins nombreux que les plus de 65 ans à suivre les recommandations nutritionnelles nationales, rapportent l’AFP et France Soir, ainsi que l’édition nationale d’hier du journal « 12-13 » de France 3 et La Correspondance de la Publicité. Plus de la moitié des plus de 65 ans (52%) respecte les recommandations du Programme national nutrition santé (PNNS) comme « au moins manger 5 fruits et légumes par jour » et « 3 produits laitiers par jour ». Les jeunes de 18-25 ans sont seulement 16% à suivre ces conseils. (AFP, France 3, 24/11, France Soir, La Correspondance de la Publicité, 25/11)

En bref

Dans le Hors Série du Monde consacré au « Nucléaire », le journal publie un article intitulé « Radioactivité, j’écris ton nom » qui rend compte des savants (Curie et Sievert notamment) qui ont donné leur nom aux mesures des rayonnements. Cependant, comme le souligne le journal, un débat doit être mené sur l’évaluation des effets individuels des doses radioactives. Nicolas Foray, radiobiologiste à l’Inserm, souligne : « (…) Il y a des gens qui meurent de la radiothérapie, encore aujourd’hui ! Tout le monde n’est pas égal face aux radiations, mais cette variable n’est toujours pas prise en compte ». (Le Monde – Hors Série, 01/12)

L’hôpital de Rambouillet (Yvelines) expérimente, pendant un an, des équipements en cuivre dans l’objectif de lutter contre les maladies nosocomiales, indique Metro. L’établissement s’est en effet porté volontaire pour être le premier, en France, à installer à titre expérimental des objets en cuivre, métal aux nombreuses propriétés antibactériennes naturelles, les plus fréquemment touchés par les patients et le personnel. (Metro, 25/11)

Le Lipitor de Pfizer, premier médicament mondial contre le cholestérol, ne sera plus protégé par des brevets aux Etats-Unis à partir du 30 novembre. Cette échéance « relance la bataille des traitements du cholestérol », soulignent Les Echos. Le quotidien explique que la famille des statines à laquelle appartient le Lipitor, prescrite à 60 millions de patients dans le monde, a encore un bel avenir. En effet, selon une étude publiée mercredi, ces produits réduisent sans dommage les risques d’accidents cardio-vasculaires et leur effet bénéfique anticholestérol persiste même après l’arrêt du traitement. (Les Echos, 25/11)

23/11/2011

Le crime de "féminicide"

lu sur :

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2011/11/22/le-perou-instaure-le-crime-de-feminicide_1607799_3222.html

Le Pérou instaure le crime de "féminicide"

Le Pérou rejoindra ainsi plusieurs pays latino-américains qui ont déjà fait du meurtre contre les femmes une qualification distincte, comme le Chili, le Costa Rica, la Colombie, le Salvador, le Guatemala et le Mexique.

À l'occasion de la Journée contre la violence faite aux femmes, le 25 novembre, le Pérou entend marquer le coup en intégrant à son code pénal un nouveau crime : le "féminicide". Selon la ministre de la femme péruvienne, Aida Garcia Naranjo, les meurtres de femmes commis par un conjoint ou ex-conjoint, un partenaire ou un ex-partenaire, pourront être qualifiés de "féminicide", circonstance aggravante d'un homicide simple, qui entraînera une peine plancher de quinze ans de prison.

Le Pérou rejoindra ainsi plusieurs pays latino-américains qui ont déjà fait du meurtre contre les femmes une qualification distincte, comme le Chili, le Costa Rica, la Colombie, le Salvador, le Guatemala et le Mexique, selon la ministre.

Le conseil des ministres a décidé lundi d'ajouter le nouveau crime au code pénal afin de dissuader la violence conjugale dans un pays où une centaine de femmes meurent chaque années, victimes de ce type d'agression.

Selon les statistiques du parquet péruvien, 73 femmes ont été tuées depuis début 2011 par leur conjoint ou partenaire, un bilan en légère baisse par rapport aux années précédentes, notamment aux 123 de 2010. Le centre Urgence Femmes du ministère a en outre recensé une soixantaine de tentatives de meurtres.

21/11/2011

Retiré aux Etats-Unis, un anticancéreux reste autorisé dans l’Hexagone

lu sur :

http://www.liberation.fr/societe/01012372511-retire-aux-etats-unis-un-anticancereux-reste-autorise-dans-l-hexagone

Retiré aux Etats-Unis, un anticancéreux reste autorisé dans l’Hexagone

Par ERIC FAVEREAU

Libération, 19/11

C’est un sale coup pour l’anticancéreux le plus vendu au monde. Vendredi, l’Agence américaine des médicaments (FDA) a annoncé qu’elle n’autorisait plus l’utilisation de l’Avastin (du laboratoire suisse Roche) pour traiter les cancers avancés du sein. Cette révocation de l’anticancéreux devrait occasionner une perte d’un milliard de dollars par an selon le New York Times, les ventes de l’Avastin s’étant chiffrées en 2010 à 7 milliards de dollars (5,2 milliards d’euros).

Qu’est-ce que l’Avastin ?

Quand il est apparu, il y a plus de dix ans, ce médicament avait suscité beaucoup d’espoirs. Son mode d’action était inédit : ses propriétés pharmacologiques lui permettaient de s’attaquer à la croissance de vaisseaux sanguins qui nourrissent les tumeurs. En somme, l’Avastin allait assoiffer la tumeur, jusqu’à la rendre inopérante. D’abord utilisée dans le cancer du colon, sa prescription s’est peu à peu élargie. Au point de devenir générale, aussi bien pour les cancers du sein métastasés que pour les tumeurs au cerveau résistantes.

Pourquoi ce retrait ?

Différentes études ont pointé des effets secondaires réels. Avec des risques identifiés, comme l’hypertension artérielle sévère, des saignements et des hémorragies, mais aussi des perforations dans le nez, l’estomac et les intestins. Pour la FDA, la balance bénéfice-risque a profondément changé : «Aujourd’hui, les femmes qui prennent de l’Avastin pour traiter un cancer du sein métastasé s’exposent à des effets secondaires mettant potentiellement en danger leur vie, a expliqué, vendredi, Margaret Hamburg, directrice de la FDA, dans un communiqué. Aucune preuve d’efficacité de cet anticancéreux pour retarder la croissance de la tumeur des patients ou pour prolonger leur vie ne justifie que ce risque soit pris.»

Quel avenir en France ?

Formellement, l’Avastin reste autorisé aux Etats-Unis pour le traitement de certains types de cancer du colon, du poumon, du rein, mais aussi les tumeurs au cerveau. En France, les autorités sanitaires ne vont pas suivre la FDA, ni limiter les prescriptions de l’Avastin. «La véritable question est de savoir qui doit en bénéficier, nous a déclaré le professeur Dominique Maraninchi, directeur de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé. Il faut arriver à le prescrire de façon rationnelle.»

19/11/2011

Homicide ou interruption temporaire de travail ?

À lire. Çà paraît incroyable !

http://www.lepoint.fr/invites-du-point/sihem-souid/homicide-ou-interruption-temporaire-de-travail-18-11-2011-1397783_421.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20111119

Homicide ou interruption temporaire de travail ?

Le Point.fr ouvre son espace Débattre à Sihem Souid, auteur de "Omerta dans la police". 

18/11/2011

Des biberons toxiques dans les maternités

à lire sur le Nouvel Observateur :

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20111115.OBS4546/exclusif-ces-bebes-qu-on-empoisonne.html

EXCLUSIF. Des biberons toxiques dans les maternités - Société - Nouvelobs.com.pdf

EXCLUSIF. Des biberons toxiques dans les maternités

Publié le 15-11-11 à 15:51    Modifié le 18-11-11 à 11:30     par Guillaume Malaurie 

Dans les maternités, tétines et biberons jetables sont stérilisés en toute illégalité depuis des années avec un gaz hautement toxique : l’oxyde d’éthylène. Enquête.

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et aussi :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/11/18/une-enquete-ouverte-sur-la-sterilisation-des-biberons_1606001_3224.html

Une enquête ouverte sur la stérilisation des biberons

Le ministère de la santé veut que le matériel stérilisé à l'oxyde d'éthylène soit retiré au plus vite des maternités.

CRUISER et mortalité des abeilles

lu sur :

http://www.rue89.com/rue89-planete/2011/11/17/frelon-asiatique-pesticide-abeilles-mortes-les-piques-de-bruno-le-maire

extrait:

..."une étude réalisée à l'université de Bologne (Italie) selon laquelle :

« Après trois ans d'interdiction des insecticides néonicotinoïdes [dont fait partie le Cruiser, ndlr] sur le maïs, la mortalité des abeilles dans les régions maïsicoles est passée de 37,5% à 15%, alors que les mortalités sont de 30% en moyenne dans les autres pays de l'UE où ces familles de produits sont utilisés. » ...

Rappel : le CRUISER est autorisé en France bien que le Conseil d'Etat ait annulé en début d'année son autorisation de mise sur le marché.

17/11/2011

Eh bé !

vu sur :

 

Diaporama Hier à 17h39 (Mis à jour à 17:42)

Benetton, le retour de la provoc'

Non, les photos ne sont pas d'Oliviero Toscani. La dernière campagne de Benetton, intitulée "Unhate" ("ne pas haïr") et créée par la Fabrica, la cellule de communication de Benetton, est pourtant aussi sulfureuse que les photos du photographe italien dans les années 80. Le principe est simple: des clichés retouchés dans lesquels des leaders politiques et religieux s'embrassent à pleine bouche, comme ici la chancelière allemande Angela Merkel et Nicolas Sarkozy. Polémique en vue.

La marque italienne vient de dévoiler "Unhate", sa nouvelle campagne qui montre des leaders politiques et religieux en train de s'embrasser.

 

14/11/2011

AIEA: radioactivité dans plusieurs pays d'Europe

lu sur :

http://www.romandie.com/news/n/_AIEA_radioactivite_dans_plusieurs_pays_d_Europe_aucun_risque_pour_la_sante111120111911.asp

Romandie News

  AIEA: radioactivité dans plusieurs pays d'Europe, aucun risque pour la santé

VIENNE - L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a fait état vendredi de la présence d'iode 131, un élément radioactif, dans l'atmosphère en République tchèque et dans d'autres pays européens à des niveaux ne présentant aucun risque pour la santé.

L'AIEA n'a pas précisé de quels autres Etats il s'agissait, mais plusieurs agences de sûreté nucléaire de pays voisins --Pologne, Autriche, Slovaquie notamment-- ont eux aussi révélé la présence de cette substance dans l'atmosphère, toujours à des doses très faibles.

L'agence onusienne estime que les niveaux actuels d'iode 131 relevés ne représentent pas de risque pour la santé publique.

L'iode 131 est un élément radioactif dont la durée de vie est très courte, environ huit jours.

L'origine de la présence de ce produit reste mystérieuse et l'AIEA travaille actuellement avec les autorités nationales pour tenter de la déterminer. Une chose paraît presque sûre, elle n'est pas liée à l'accident de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima en mars dernier, selon l'AIEA.

Les relèvements étaient 100 fois plus élevés à la fin mars, dans le sillage de l'accident nucléaire de Fukshima au Japon, a déclaré à l'AFP Stanislaw Latek, porte-parole de l'autorité de sûreté nucléaire en Pologne, où des traces d'iode 131 ont aussi été repérées.

En République tchèque, sa présence a été détectée dans l'air au cours des deux dernières semaines. Nous surveillons les évolutions de la situation en détail afin de localiser et d'identifier la source qui est probablement située hors du territoire tchèque, a déclaré l'autorité de sûreté nucléaire tchèque.

Nous n'avons détecté aucune augmentation dans la concentration d'autres radionucléides (éléments radioactifs, ndlr), ce qui suggère que la cause ne serait pas liée à un accident dans une centrale nucléaire, selon la même source.

Dana Drabova, chef de l'autorité tchèque, a affirmé à l'agence de presse CTK que la source n'était pas tchèque, à un degré de probabilité proche de la certitude.

En Autriche, le phénomène a surtout touché l'est et le nord du pays, mais là aussi, il n'y a aucun danger pour la santé de la population, a indiqué le ministère autrichien de l'Environnement.

De la radioactivité à l'iode 131 a aussi été mesurée en Ukraine et en Slovaquie. La source est un mystère pour nous. Cela ne provient pas de nos centrales nucléaires, nous avons vérifié, a déclaré le porte-parole des autorités sanitaire de Slovaquie, Vladimir Jurina.

Le porte-parole de l'agence polonaise a évoqué une piste pakistanaise. Fin octobre, les autorités du Pakistan avaient dû intervenir pour colmater une importante fuite d'eau dans la plus vieille centrale nucléaire du pays, dans les faubourgs de la mégalopole portuaire de Karachi (sud).

Un responsable de la KANUPP (Karachi Nuclear Power Plant) avait assuré qu'aucune radioactivité n'avait été enregistrée ni aucun employé affecté pendant cette opération.


(©AFP / 11 novembre 2011 19h01)   

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Sur le même sujet, lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/11/17/l-iode-radioactif-baladeur-viendrait-de-hongrie_1605525_3244.html

L'iode radioactif baladeur viendrait de Hongrie

LEMONDE.FR | 17.11.11 | 13h58   •  Mis à jour le 17.11.11 | 14h27

L'Institut hongrois de recherche sur les isotopes a annoncé, jeudi, avoir enregistré une augmentation de ses émissions d'iode 131 dans son laboratoire de Budapest.

Le mystère est sans doute résolu : une installation hongroise de production d'isotopes médicaux serait à l'origine des rejets atmosphériques d'iode radioactif détectés ces derniers jours, à l'état de traces, dans plusieurs pays d'Europe centrale ainsi qu'en Allemagne et en France.

L'Institut hongrois de recherche sur les isotopes a annoncé, jeudi 17 novembre, avoir enregistré, dans son laboratoire de Budapest, une augmentation de ses émissions d'iode 131. Selon le directeur de cet institut, ces rejets n'expliqueraient pas – ou du moins pas en totalité – la contamination observée jusqu'en France. Mais, d'après l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), qui n'a pas encore communiqué officiellement cette information, le laboratoire de Budapest serait bien l'origine principale de la contamination, qui ne présenterait pas de danger sur le plan sanitaire.

L'ACTIVITÉ DU LABORATOIRE A ÉTÉ INTERROMPUE

Ce laboratoire avait déjà constaté une hausse de ses émissions d'iode 131 au cours du premier semestre 2011. Bien que les niveaux soient restés inférieurs, selon les dirigeants, au seuil toléré par les autorités sanitaires, la production d'isotopes avait été suspendue de juin à août, pour permettre une amélioration du système de filtrage. La production a repris en septembre, mais les émissions d'iode radioactif ne sont pas redescendues à leur niveau antérieur. L'activité du laboratoire serait à nouveau interrompue.

Le 11 novembre, l'AIEA avait indiqué avoir été informée, par les autorités de contrôle de la République tchèque, de la présence dans l'air ambiant de "très faibles niveaux d'iode 131". Des traces de particules radioactives, présentes dans l'atmosphère sous forme d'aérosols, ont également été décelées en Pologne, en Slovaquie, en Autriche et en Allemagne. En France, les niveaux mesurés par l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) étaient de quelques microbecquerels par mètre cube d'air. Des concentrations beaucoup trop faibles pour présenter un risque sanitaire.

 Différentes hypothèses avaient été émises pour expliquer cette faible pollution à l'iode 131, dont celle de rejets accidentels provenant d'un réacteur nucléaire, industriel ou de recherche. Si la source de l'iode radioactif semble désormais identifiée, l'incapacité des autorités nationales et internationales à la localiser rapidement reste préoccupante.

13/11/2011

Près de 38 % des fruits et légumes contaminés aux pesticides

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4900

Près de 38 % des fruits et légumes contaminés aux pesticides

12/11/11

Basé sur des données de 2009 communiquées par les Etats membres, le troisième rapport annuel de l’EFSA (1) évaluant la présence de pesticides dans les aliments vient de paraître. Il en ressort que 37,74 % des fruits et légumes issus de l’agriculture intensive, et analysés en 2009, contiennent des pesticides. Sur ce chiffre, 3,1 % sont touchés par des quantités supérieures aux Limites Maximales de Résidus (LMR). Il y a donc eu peu d’évolution par rapport à l’année précédente, la part de fruits et légumes contenant des pesticides étant de 38,1 % en 2008, dont 3,8 % au-dessus des LMR. Le raisin de table est le plus fréquemment contaminé, avec 75 % d’échantillons contenant des pesticides. Par ailleurs, plus de 25 % des échantillons au niveau européen, et 16 % pour le seul cas français, concentrent plusieurs résidus. Pourtant, cet inquiétant effet « cocktail » reste peu pris en compte dans le suivi sanitaire. 

En revanche, seuls 2 % des échantillons de fruits et légumes bio analysés en France étaient contaminés, aucun ne dépassant les LMR. Restreintes, ces traces donnent à penser à des contaminations croisées ou des pratiques inadaptées. Aussi, comme l’indique l’association Générations Futures, les consommateurs ont 18 fois plus de risque de trouver un résidu de pesticide dans un aliment issu de l’agriculture intensive que dans un équivalent bio. Et bien que ces chiffres soulignent l’importance de surveiller la contamination de notre alimentation par les pesticides, le nombre total d’échantillons analysés par la France continue de diminuer. Il est ainsi passé de 5063 en 2008 à 4953 en 2009. 

Cécile Cassier

1- European Food Safety Authority ou Autorité européenne de sécurité des aliments en français.

09/11/2011

Les droits de propriété de l'industrie semencière : danger !

communiqué :

Une nouvelle proposition de loi sur le Certificat d'Obtention Végétale sera débattue le 24 novembre à l’Assemblée Nationale en Novembre.
Le 8 Juillet dernier, l'ancienne majorité sénatoriale a déjà cédé aux pressions du lobby semencier en approuvant ce texte. Si les députés confirmaient ce vote, les paysan(ne)s connaîtraient une régression sans précédent de leur droit le plus fondamental : celui de ressemer librement leur propre récolte et d'échanger leurs semences.
Cette proposition de loi vise à étendre les droits de propriété de l'industrie semencière. Elle voudrait interdire aux paysans d'utiliser une partie de leurs récoltes comme semences, ou pour quelques espèces comme le blé, ne les y autoriser qu'en échange du paiement de royalties à l'industrie.
Ce droit ancestral des paysan(ne)s de ressemer et d’échanger librement leurs semences de fermes fait partie de droits collectifs inaliénables. Il est à l'origine de toute la biodiversité cultivée. Il est le fondement de l'agriculture et le garant de la souveraineté alimentaire qui ne sera jamais assurée par des sociétés commerciales orientées vers la satisfaction des intérêts de leurs actionnaires.

Il est inacceptable que la loi, censée défendre l'intérêt général, renforce les droits privés de l'industrie semencière au détriment des droits collectifs paysans. Il est inacceptable que la loi, censée défendre l'intérêt général, favorise la confiscation du vivant par cette industrie et la régression de la biodiversité

Signez et faites signer cette cyberaction 
A chaque signature un mail est automatiquement envoyé au président de l'assemblée nationale et à votre député(e)
 
Cette cyber @ction pour la défense des semences de ferme, se situe dans le cadre plus général de la CAMPAGNE POUR UNE LOI DE RECONNAISSANCE POSITIVE DES DROITS DES AGRICULTEURS PAR LA LIBERATION DES SEMENCES PAYSANNES ET FERMIÈRES. 

Cette Campagne a pour objectif de promouvoir une loi globale, garantissant d'abord les droits fondamentaux et ancestraux des agriculteurs, des jardiniers et des artisans semenciers de conserver, de ressemer, d'échanger et de vendre leurs propres semences, et de les protéger de la biopiraterie et des contaminations génétiques. Cette loi devra concerner le brevet, le catalogue, les OGM, la gestion et la conservation des ressources phytogénétiques à la ferme et dans les collections..., tout autant que le Certificat d'Obtention Végétale, afin de ne pas abandonner l'avenir de notre alimentation à quelques firmes multinationales.
Ces différents sujets feront l'objet d'autres actions pétitions ou cyberactions.

05/11/2011

Antibiotiques et pesticides : un cocktail mortel pour les abeilles américaines

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/11/05/antibiotiques-et-pesticides-un-cocktail-mortel-pour-les-abeilles-americaines_1599438_3244.html

Antibiotiques et pesticides : un cocktail mortel pour les abeilles américaines

Souvent qualifiée de "mystère", la surmortalité des abeilles domestiques, qui peut atteindre 90 % dans certaines colonies, mobilise un grand nombre de scientifiques. Les conclusions de leurs recherches excluent, dans une majorité de cas, une cause unique et évoquent une multiplicité de facteurs : monocultures, OGM, virus, champignons, invasion de frelons, réchauffement climatique et pesticides, bien sûr.

Ces derniers sont souvent les premiers accusés. Leur nombre et leurs multiples interactions possibles ouvrent un champ de recherche immense : ainsi, plus de 120 produits différents ont été trouvés dans des ruches américaines.

Cependant, l'étude que vient de publier la revue scientifique en ligne Plos One allonge d'un nom la liste des périls qui menacent les abeilles domestiques : l'oxytétracycline. Cet antibiotique ne sauve pas les butineuses, mais semble au contraire les rendre plus sensibles à l'effet nocif des pesticides. D'où le titre paradoxal de cette étude : "Les tuer avec gentillesse ?"

Aux Etats-Unis, à la fin de l'hiver, les apiculteurs ont couramment recours à l'oxytétracycline à titre préventif pour essayer de surmonter les pertes très importantes qui se produisent dans les colonies à cette saison-là. Ce médicament est mélangé à des nutriments sucrés ou diffusé dans la ruche. Cette façon de procéder est aujourd'hui interdite dans l'Union européenne, mais se pratiquait encore en France il y a une vingtaine d'années.

Pour sa recherche, l'équipe menée par David J. Hawthorne, professeur d'entomologie à l'université du Maryland, s'est penchée sur l'interaction de l'oxytétracycline avec deux médications communes chez les apiculteurs américains, le coumaphos et le tau-fluvalinate.

Toutes deux sont utilisées dans les ruches pour lutter contre le varroa, un acarien connu pour affaiblir le système immunitaire des insectes. Ces deux produits sont appliqués "par routine", notent les scientifiques. Or, lorsque les abeilles ont été préalablement traitées à l'oxytétracycline, les chercheurs ont constaté que ce "cocktail" de substances augmentait le taux de mortalité.

MÊME À FAIBLE DOSE

Les chercheurs se sont penchés plus précisément sur l'action de l'oxytétracycline sur certaines protéines des abeilles, appelées Mulit-drug Resistance Transporters (MDR). Ces vecteurs de résistance à de multiples substances avaient été peu étudiés chez les insectes et négligés dans la toxicologie des abeilles domestiques jusqu'à présent, note David J. Hawthorne. Il avance que l'inhibition de ces MDR qu'entraîne l'antibiotique amplifierait l'effet néfaste chronique des insecticides, même lorsque la contamination a lieu à faible dose.

Dans le cadre de cette étude, M. Hawthorne et son équipe ont par ailleurs traité des abeilles avec du Vérapamil, médicament contre la vasoconstriction connu pour inhiber certaines protéines MDR.

Dans ces conditions, les cobayes se sont montrés beaucoup plus sensibles que des insectes témoins à cinq pesticides différents. Trois néonicotinoïdes ont notamment été testés. Ce groupe de produits, dont le Gaucho est issu, a la réputation d'affecter l'orientation et la capacité des abeilles à retourner dans leur ruche.

Selon les auteurs, l'implication directe des néonicotinoïdes dans l'effondrement des colonies n'a pas été prouvée par des études récentes, mais l'abondance de ces pesticides (on en trouve jusque dans la cire et le pollen des abeilles domestiques) et le fait que leur nocivité augmente avec l'inhibition des protéines MDR pourraient les impliquer dans tous les cas de surmortalité explicables par une contamination multifactorielle.

Martine Valo
Article paru dans l'édition du 06.11.11

04/11/2011

La mortalité va augmenter en France !

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Dans l'Humanité Dimanche, des chercheurs suédois estiment qu’« au rythme où nous polluons et auquel se réchauffe la planète, l’ozone au sol devrait augmenter la mortalité dans plusieurs pays d’Europe, la France en particulier, de 10 à 14% d’ici à 2060 ».

Selon les scientifiques suédois impliqués dans le projet européen Climate Trap – qui mesure l’impact du changement climatique sur la santé publique –, les décès seraient essentiellement liés à des problèmes respiratoires et cardiaques, rapporte Humanité Dimanche. (Humanité Dimanche, 03/11)

03/11/2011

Le saviez-vous ?

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4887

15 Etats européens utilisent un pesticide interdit

Immunotoxique, reprotoxique, toxique pour le foie et suspecté d’être cancérigène, le pesticide Metam sodium est théoriquement interdit en Europe. Pourtant, 15 Etats membres de l’Union européenne, dont la France, bénéficient actuellement d’une dérogation, permettant l’utilisation de ce gaz à des fins de fumigation du sol. Seule condition à cette dérogation, les pays utilisateurs sont tenus de rechercher activement des solutions alternatives au produit. 

Selon les rapports obligatoires réalisés par les Etats concernés pour 2010, et relayés par l’association Générations Futures, la France s’impose comme le plus grand utilisateur de Metam sodium avec 6 millions et demi de kilos utilisés pour ses terres. Parmi les diverses cultures de légumes et plantes fruitières traitées, figurent la mâche, les carottes, les tomates, les fraises, les asperges, certaines plantes ornementales etc. A l’instar de la France, l’Espagne, le Portugal et la Grèce sont de grands consommateurs de Metam sodium. La Grande-Bretagne et l’Italie n’ont, quant à elles, pas communiqué les quantités utilisées. 

Si ces pays profitent largement des dérogations accordées, il n’en va pas de même quant à l’obligation de rechercher des solutions alternatives. Selon Générations Futures, aucun des 15 pays impliqués n’a initié de plan d’actions en ce sens. Pourtant, les alternatives existent bel et bien, notamment la pratique de rotations culturales plus longues ou le choix de variétés plus résistantes. Le fait que 12 Etats au sein de l’Union européenne se passent de Metam sodium parle de lui-même et démontre la non recevabilité des dérogations délivrées.   

Malgré cela, les 15 Etats utilisateurs font pression pour légaliser le Metam sodium via une procédure rapide, ignorant l’avis de l’EFSA (1). Selon elle, les adultes vivant dans un périmètre proche d’un lieu où le produit a été injecté dans le sol dépassent leur limite de sécurité, sous l’action du vent, en l’espace de cinq heures. Pour les enfants, le délai pour dépasser la dose maximale est de seulement une heure. Par la suite, le gaz est relargué pendant plusieurs jours, contaminant les eaux souterraines et tuant la faune présente dans les sols. 

Cécile Cassier

 

1- Autorité Européenne de Sécurité des Aliments.

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LES OBJECTEURS DE CROISSANCE REPONDENT AU SYSTEME MEDIATIQUE (ET ACCESSOIREMENT A PASCAL BRUKNER)

« Bruckner pourfend les “décroissants” » AFP 4-10-2011

Ainsi, une des rares occasions ou la décroissance a été évoquée dans les médias aura été pour donner la parole à un de ses pires détracteurs ; Pascal Bruckner. Le philosophe se déclarait lui-même épuisé par la tournée médiatique suite à la promotion exceptionnelle dont a bénéficié son ouvrage Le Fanatisme de l’apocalypse (France 2, 22 octobre 2011). Ceux qui pensent que la croissance économique infinie est impossible observent dans les grands médias, sans pouvoir répondre, le flot de calomnies à leur égard du philosophe du régime. Les objecteurs de croissance répondent à travers le nouveau numéro de La Décroissance intitulé : « Apocalypse now ? » En kiosque le jeudi 3 novembre 2011. 2 euros 20.

http://www.ladecroissance.net/

01/11/2011

L’entrée de la Palestine porte le nombre d’Etats membres de l’UNESCO à 195.

lu sur :

http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/general_conference_admits_palestine_as_unesco_member_state/

La Conférence générale admet la Palestine comme État membre de l’UNESCO

Pour que cette admission* devienne effective, la Palestine doit signer et ratifier l’Acte constitutif de l’UNESCO déposé dans les archives du Gouvernement du Royaume-Uni à Londres, où il est  ouvert à la signature.

L’entrée de la Palestine porte le nombre d’Etats membres de l’UNESCO à 195.

Le vote a été obtenu avec 107  voix en faveur de l’admission et 14 voix contre, avec 52 abstentions.

L’admission à l’UNESCO des États qui ne sont pas membres des Nations Unies nécessite une recommandation du Conseil exécutif de l’Organisation et un vote favorable à la majorité des deux-tiers des Etats membres présents et votants à la Conférence générale (les membres qui s’abstiennent de voter sont considérés comme non-votants).

La Conférence générale est composée des représentants des États membres de l’Organisation. Elle se réunit tous les deux ans et est composée des États membres et des membres associés ainsi que des observateurs des États non membres, des organisations intergouvernementales et non gouvernementales (ONG). Chaque État membre dispose d’une voix, quelle que soit sa taille et l’importance de sa contribution budgétaire.

La Conférence générale détermine la politique et les principales orientations de travail de l’Organisation. Son rôle consiste à déterminer les programmes et fixer le budget de l’UNESCO. Elle élit aussi les membres du Conseil exécutif et nomme, tous les quatre ans, le Directeur général.

*Acte constitutif, Article XV, « Entrée en vigueur »

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mon commentaite :

Je n'ai pas réussi à avoir la liste des 14 pays ayant voté contre. Même pas sur le site de l'UNESCO.

4 pays ont été cités : USA, Allemagne, Canada, et évidemment Israël. Il y en a 10 autres à trouver.