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28/12/2011

Les banques et leur argent prêté par la BCE

lu sur :

http://www.lepoint.fr/economie/crise-de-la-dette-record-des-depots-au-jour-le-jour-des-banques-aupres-de-la-bce-27-12-2011-1412903_28.php

411,81 milliards d'euros ont été déposés entre lundi et mardi à la BCE. Un record qui indique la crise de confiance des banques.

27/12/2011 à 18:23

Les dépôts au jour le jour des banques de la zone euro auprès de la Banque centrale européenne (BCE) ont atteint un nouveau record, selon des chiffres publiés mardi, signe que les dysfonctionnements persistent sur le marché interbancaire. Les banques ont déposé 411,81 milliards d'euros auprès de la BCE entre lundi et mardi, soit un montant jamais atteint jusqu'ici et qui est le signe que les banques en excès de liquidités préfèrent les parquer auprès de la BCE, qui ne leur offre pourtant qu'un taux de rémunération de 0,25 %, que de les prêter à d'autres établissements financiers.

Le précédent record remonte à juin 2010, avec 384,3 milliards d'euros de dépôts. Les dépôts avaient ensuite progressivement diminué avant de connaître de nouveaux pics depuis l'été et l'aggravation de la crise de la dette en zone euro. Ce chiffre des dépôts sur 24 heures intervient alors que la BCE a réalisé, mercredi, sa première opération de prêts sur trois ans, qui était censée apaiser les inquiétudes des banques et des marchés concernant les liquidités à leur disposition et éviter une pénurie du crédit en faveur des ménages et entreprises.

"Solution d'attente" (économiste)

L'opération a attiré une demande record de 489 milliards d'euros par 523 instituts de crédit, ce qui peut aussi expliquer les montants record parqués auprès de l'institution monétaire de Francfort depuis vendredi, selon les analystes. Pour Michael Schubert, économiste de Commerzbank, les banques, après s'être abreuvées auprès de la BCE, ont pu déposer cet argent débloqué à la veille du week-end de Noël en attendant le passage des fêtes, une sorte de "solution d'attente".

Les banques de la zone euro doivent faire face à des échéances de remboursement importantes en 2012, dont environ 230 milliards d'euros dès le premier trimestre, et elles préfèrent manifestement garder les liquidités à leur disposition pour y répondre malgré les tentatives de la BCE, inquiète du mauvais fonctionnement du marché interbancaire qui pourrait se traduire par une restriction du crédit pénalisant ainsi la croissance, de les rassurer sur sa disposition à les aider. L'institution monétaire de Francfort a déjà prévu une nouvelle opération de prêts sur trois ans le 29 février, en sus de ses prêts hebdomadaires et mensuels.

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voir aussi sur ce blog les notes des 21 et 22/12/2011 :Click here to find out more!

27/12/2011

Insatisfaction générale des femmes vis-à-vis de leur corps ?

lu et vu sur :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/12/24/beautes-irreelles_1622133_3224.html

Beautés irréelles
LE MONDE CULTURE ET IDEES | 24.12.11 | 19h39  •  Mis à jour le 24.12.11 | 19h43
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Les mannequins "virtuels" du site de H&M.H&M




Irréelles et trompeuses, ces filles aux jambes interminables qui ornent les publicités ? Oui, et bien plus que vous ne le croyez ! Le 4 décembre, la marque H&M a reconnu dans le tabloïd suédois Aftonbladet avoir utilisé des mannequins "virtuels" pour présenter ses vêtements sur son site Internet. Pour huit modèles, la pose est étrangement identique, le corps svelte et sans défaut. Et pour cause : les têtes ont été empruntées à de vraies filles, mais le corps est celui d'un mannequin en plastique "humanisé" grâce à un logiciel informatique. Pour chacune, la couleur de peau a été travaillée pour s'adapter à la carnation du "vrai" modèle. Une mesure sans doute économique vu le prix des mannequins, mais qui a provoqué une nouvelle levée de boucliers contre l'irréalisme des photos de femmes dans les magazines. "L'industrie de la mode est responsable des idéaux qu'elle choisit de créer et de renforcer", a dénoncé la ministre de la culture suédoise.

Depuis l'avènement de l'ère numérique en photographie, les images sont devenues extrêmement faciles à modifier par ordinateur. La simplicité d'utilisation de logiciels comme Photoshop a permis de systématiser et de banaliser la retouche dans les magazines sur papier glacé, dans la mode et la publicité, en visant en particulier les femmes. Finis les cernes, les rides, la cellulite ; envolés les bourrelets et les kilos en trop. A tel point que les femmes retouchées ressemblent à des poupées lisses et sans âge, plus vraiment humaines. En 2009, en Grande-Bretagne, la marque de cosmétique Olay a ainsi été contrainte de retirer une de ses publicités pour sa crème anti-âge : on y voyait le mannequin Twiggy, 60 ans, le visage presque aussi juvénile qu'au temps de sa gloire, dans les années 1960. Pourtant, des photos récentes montraient qu'elle avait des rides....

En 2010, dans un geste étonnant, la chanteuse Britney Spears a dévoilé les coulisses de ces pratiques : après avoir posé en petite tenue pour la marque de chaussures Candie's, elle a rendu publiques les photos avant et après la retouche. Le résultat est saisissant : on y voit la star grandie et amincie, débarrassée de sa cellulite, de ses cicatrices et de ses bleus. Mais elle y a aussi laissé ses muscles saillants dus à une pratique sportive intensive, et même un petit tatouage - parties intégrantes de sa personnalité.

Image 2.png

 
 
 
 

Les photos avant/après dévoilées en 2010 par la chanteuse Britney Spears.DR

Ce type de retouche s'est répandu bien au-delà du cercle des stars et des mannequins : en 2006, l'une des présentatrices vedettes du journal télévisé de CBS, Katie Couric, a été critiquée après avoir subi une "cure d'amaigrissement numérique". Sur une des photos de promotion fournies par la chaîne, elle avait l'air d'avoir perdu 10 kilos. La chaîne s'est excusée, et la présentatrice a déclaré ne pas avoir été consultée avant ce régime virtuel.

PROMOTION DE L'ANOREXIE

Quels sont les effets de ces images irréelles sur les femmes ordinaires, incapables d'atteindre une semblable perfection ? Plusieurs études ont établi un lien entre les idéaux véhiculés par les médias et l'insatisfaction générale des femmes vis-à-vis de leur corps. Les magazines sont même accusés de favoriser certains troubles alimentaires comme l'anorexie. Le lien n'est pas aussi simple que ça, car l'anorexie a des causes complexes : c'est ce que démontre une étude de trois chercheurs américains publiée dans la Revue de psychologie générale américaine en mars 2011. Ce qui n'a pas empêché la version italienne du magazine Vogue de retirer de son site en décembre une photo du mannequin Karlie Kloss, après avoir découvert que sa maigreur athlétique était prise en exemple par certains des sites qui font la promotion de l'anorexie.

Confrontés aux critiques montantes du public, plusieurs magazines féminins ont récemment mis en avant des images non retouchées. Le magazine Elle a ainsi consacré une série de couvertures, en 2009, à des actrices et mannequins photographiés sans maquillage ni retouche, comme Monica Bellucci. La marque de savon et cosmétique Dove est allée plus loin en utilisant systématiquement, dans ses publicités, de "vraies" femmes, âgées ou rondes, avec des petits seins ou une culotte de cheval.

Dans différents pays, associations de consommateurs et politiques se mobilisent à leur tour contre la retouche. En septembre 2009, la députée UMP Valérie Boyer a déposé une proposition de loi obligeant à signaler, sous peine d'amende, toutes les photos publicitaires de personnes retravaillées par l'informatique. Sauf que toutes les interventions sur l'image ne sont pas à mettre dans le même sac : elles servent autant à éclairer une zone d'ombre qu'à créer une femme bionique sans rides. Pour tenter de s'y retrouver, deux chercheurs en informatique de Dartmouth (New Hampshire, Etats-Unis) viennent de mettre au point un logiciel qui classe les photos sur une échelle de 1 à 5 en fonction de leur degré d'altération et de leur réalisme. Histoire de rendre visible, derrière les images glamour, la dose d'illusion qu'elles renferment.

Claire Guillot
Article paru dans l'édition du 25.12.11

Le commerce avec Israël en temps de crise

pétition :

Non à l’achat par la France de 318 millions d’euros de drones à Israël ! 

Embargo militaire immédiat contre Israël!

Le ministère de la Défense français a pris le 20 juillet  la scandaleuse décision d’acheter pour plus de 318 millions d’euros d'armes de guerre à Israël. Alors que cet état hors-la-loi se rend, jour après jour, coupable de graves violations du droit international, alors que l’heure est à la démilitarisation, aux économies budgétaires et aux sanctions contre l’impunité d’Israël, le choix du ministère de la Défense français est indigne, et nous indigne.


Israël a un bilan bien établi de violations du droit international et des droits humains au cours de ses diverses opérations et agressions militaires, invasions et occupations de territoires palestiniens et d'autres pays arabes, par l’emploi abusif et indiscriminé de la force et le ciblage délibéré des civils et des infrastructures. Il en résulte une répétition incessante de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.

La Campagne BDS France, comme le BNC palestinien, appelle donc à un embargo militaire immédiat contre Israël, similaire à celui imposé contre l’Afrique du Sud dans le passé.

 Nous demandons l’annulation immédiate de ce contrat d’achats de drones à Israël. 


lien pour signer la pétition :

BDS France | Boycott - Désinvestissement - Sanctions

Nous appelons tou-te-s les citoyen-ne-s engagé-e-s à signer la pétition initiée par la Campagne BDS France et qui sera ensuite adressée au Ministre de la Défense.

Campagne BDS France -

Site : www.bdsfrance.org

E-mail : campagnebdsfrance@yahoo.fr

26/12/2011

Soyez intelligents : mangez moins !

lu sur :

http://www.lepoint.fr/sante/la-diete-fait-du-bien-au-cerveau-26-12-2011-1412527_40.php

La diète fait du bien au cerveau

Par

Plusieurs études avaient déjà démontré que le vieillissement du cerveau est inversement proportionnel à la quantité de calories absorbées quotidiennement. Ainsi, l'obésité est un facteur connu du ralentissement précoce des fonctions cérébrales. Mais au-delà des observations cliniques, la science ignorait la nature du lien moléculaire entre l'alimentation et le cerveau.

Les chercheurs de l'université catholique de Rome ont apporté une réponse à ce mystère en isolant une molécule responsable de l'allongement des facultés cérébrales. Appelée CREB1, cette molécule est activée par les diètes hypocaloriques. L'équipe du professeur Giovambattista Pani a démontré qu'il suffit d'absorber 30 % en moins de son alimentation habituelle pour stimuler naturellement la production de CREB1.

Dans leurs travaux, publiés dans la revue américaine Proceeding of the National Academy of Sciences of the United States of America (Pnas)(*), les médecins romains ont également apporté la preuve que la molécule agit en augmentant la capacité des synapses à mémoriser les informations. "Or, le bon fonctionnement des synapses est déterminant pour l'apprentissage et la mémoire, explique Guido Grassi, un des chercheurs de l'équipe. Leur altération est à la base du déclin cognitif, de la maladie d'Alzheimer et d'autres formes de démence." La CREB1 est également fondamentale pour le contrôle de l'anxiété.

"La restriction calorique n'est qu'une phase expérimentale"

L'expérimentation a été conduite sur des souris soumises à une diète. Les animaux de laboratoire ont confirmé que la réduction de l'alimentation favorisait la production de CREB1 et qu'elle accroissait leurs capacités cognitives et leur mémoire. Mais en bloquant la production de CREB1 chez des souris également soumises à des restrictions caloriques, ces dernières ont développé les mêmes pathologies de vieillissement cérébral que leurs consoeurs nourries normalement. La preuve par neuf du rôle de la CREB1 sur le cerveau et de son lien avec l'alimentation.

"La restriction calorique n'est qu'une phase expérimentale, explique le professeur Pani. Désormais, notre but est de trouver des médicaments capables d'activer la production de CREB1 sans l'obligation de suivre une diète." Toutefois, en attendant, seule une alimentation modérée pourra sauvegarder ce qu'il reste de nos synapses. Raison de plus pour refuser de reprendre de la bûche lors des agapes de Noël.

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(*) voir :

http://www.pnas.org/content/early/2011/12/20/1109237109.abstract?sid=47e219ce-ca9c-4556-87d2-36a42b6a7945

Abstract

Calorie restriction delays brain senescence and prevents neurodegeneration, but critical regulators of these beneficial responses other than the NAD+-dependent histone deacetylase Sirtuin-1 (Sirt-1) are unknown. We report that effects of calorie restriction on neuronal plasticity, memory and social behavior are abolished in mice lacking cAMP responsive-element binding (CREB)-1 in the forebrain. Moreover, CREB deficiency drastically reduces the expression of Sirt-1 and the induction of genes relevant to neuronal metabolism and survival in the cortex and hippocampus of dietary-restricted animals. Biochemical studies reveal a complex interplay between CREB and Sirt-1: CREB directly regulates the transcription of the sirtuin in neuronal cells by binding to Sirt-1 chromatin; Sirt-1, in turn, is recruited by CREB to DNA and promotes CREB-dependent expression of target gene peroxisome proliferator-activated receptor-γ coactivator-1α and neuronal NO Synthase. Accordingly, expression of these CREB targets is markedly reduced in the brain of Sirt KO mice that are, like CREB-deficient mice, poorly responsive to calorie restriction. Thus, the above circuitry, modulated by nutrient availability, links energy metabolism with neurotrophin signaling, participates in brain adaptation to nutrient restriction, and is potentially relevant to accelerated brain aging by overnutrition and diabetes.                    

25/12/2011

Le saumon, ruine écologique de la Norvège

lu sur rue89:

Esprit de Noël 24/12/2011 à 11h39

Le saumon, ruine écologique de la Norvège


Sophie Verney-Caillat   Journaliste Rue89

Une association norvégienne a transmis à Rue89 les résultats catastrophiques de son étude sur l'impact environnemental de l'élevage, question ultra-sensible à Oslo.


Ferme aquacole au nord de la Norvège (Norsk Havbrukssenter/Flickr/CC)

Critiquer l'industrie du saumon est de très mauvais goût en Norvège. L'association Green Warriors a vu se déployer une puissante contre-attaque lorsqu'elle a publié l'an dernier son rapport sur l'impact environnemental de l'élevage du saumon.

Voir le document

(Fichier PDF)

Aujourd'hui, en livrant à Rue89 l'exclusivité de sa version française (la version anglaise vient d'être mise en ligne), ils poursuivent leur combat dans un domaine hautement sensible – la pêche y est le troisième secteur d'exportation après le pétrole et le gaz.

Et la France est le plus gros importateur de saumon norvégien, l'essentiel de ce que nous consommons (dont 30% pendant les fêtes de fin d'année) vient des fjords de ce pays. Un marché multiplié par trois en vingt ans, qui pèse 416 millions d'euros annuels.

« Le poisson gras renforce la santé mentale »

Pour les autorités norvégiennes, il est préférable que le consommateur français ne sache pas trop dans quelles conditions sont élevés ces poissons, au risque de perdre l'appétit. Le site internet des exportateurs norvégiens de saumon ne lésine pas pour nous faire rêver :

« Les médecins et scientifiques du monde entier s'accordent à dire qu'il faut manger plus de saumon et d'autres poissons gras, car ils sont bons pour le cœur, la circulation et la lutte contre certaines maladies inflammatoires, voire contre certains cancers.

De plus, le poisson gras renforce la santé mentale, les acides gras contenus dans l'huile sont essentiels pour le développement du cerveau et ont un effet bénéfique sur la dépression, la schizophrénie, la maladie d'Alzheimer et certaines formes d'hyperactivité. »

En Norvège, le ministère de la Santé recommande d'ailleurs de manger du poisson gras deux à trois fois par semaine, dont par exemple 200 gr de saumon par semaine.

Plus risqué que bénéfique ?

Mais derrière les vertus connues des Oméga-3 pour la santé, une autre réalité du saumon norvégien est bien dissimulée.

Selon l'enquête de Green Warriors :

  • 10 à 20% des saumons d'élevage meurent dans les cages, du fait de la surpopulation, de malformations et de maladies ;
  • les études vétérinaires montrent que presque la moitié des saumons souffrent d'inflammation cardiaque, neuf sur dix de dépôts graisseux supplémentaires au cœur ;
  • les vaccins inoculés aux saumons provoquent des effets secondaires, comme des péritonites ;
  • les déchets alimentaires des fermes aquacoles s'élèvent à 7% – il y a donc 70 000 tonnes de restes rejetés en mer et qui sont ensuite mangés par les poissons sauvages à proximité.

Claudette Béthune, pharmacologue qui a travaillé pour l'organisme norvégien de sécurité alimentaire (le Nifes), avant de partir aux Etats-Unis, explique : 

« La présence de polluants tels que les dioxines et le PCB dans le saumon génère un risque de cancer, qui, pour les personnes jeunes, dépasse les bénéfices attendus du saumon sur la santé. »

En 2010, un reportage de France 3 alerte

Si les effets sur la santé humaine font l'objet d'une controverse scientifique, la catastrophe environnementale de l'industrie du saumon norvégien ne fait plus de doute.

Un reportage diffusé sur France 3 l'an dernier a montré que l'aquaculture norvégienne n'avait rien à envier aux élevages de porc intensifs bretons : entassement des animaux, traitements aux antibiotiques, épandages nocifs pour l'environnement...

http://www.youtube.com/watch?v=lkPlQshZNMk&feature=player_embedded 

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mon commentaire : mieux vaut du saumon sauvage

24/12/2011

(PIP) Tous les moyens son bons pour s'enrichir

lu sur :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/12/23/au-bresil-pres-de-25-000-femmes-portent-des-protheses-mammaires-pip_1622558_3224.html#xtor=AL-32280308

PIP, l'entreprise au cœur du scandale

LEMONDE.FR avec AFP | 20.12.11 | 14h32   •  Mis à jour le 21.12.11 | 19h49

Son sigle est maintenant associé à un scandale sanitaire. Fondée en 1991 à La Seyne-sur-Mer (Var), la société de fabrication d'implants mammaires PIP, aujourd'hui liquidée, a occupé pendant un temps le rang de numéro trois mondial du secteur, fournissant quelque 100 000 prothèses par an, essentiellement à l'étranger.

Début 2010, le parquet de Marseille, alerté par l'Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé), ouvrait une enquête préliminaire pour "tromperie sur les qualités substantielles du produit, publicité mensongère, et mise en danger de la vie d'autrui". En cause : un taux de ruptures anormal, "de l'ordre du double en termes de fréquence" comparé aux autres fabricants, sachant que les implants ont une durée de vie moyenne d'une dizaine d'années.

RÉDUIRE LES COÛTS

Les enquêteurs soupçonnent PIP, confronté à la concurrence et à un fléchissement de ses ventes depuis le milieu des années 2000, de chercher à réduire les coûts de revient du gel équipant les prothèses. Sur place, ils constatent que l'entreprise utilise un gel de silicone non conforme, "dix fois moins coûteux" qu'un gel conforme, lui permettant de réaliser une économie d'environ un million d'euros par an.

En mars 2010, l'Afssaps décide de retirer ces implants du marché. Depuis, 2 172 plaintes ont déjà été déposées au parquet de Marseille par des femmes porteuses de ces produits — quelque 30 000 sont concernées en France, sur 500 000 porteuses de prothèses mammaires. Huit cas de cancer ont été "signalés" chez des patientes, dont une qui en est morte.

"TROMPERIE AGGRAVÉE"

Aucune plainte n'est pour l'instant venue de l'étranger, où PIP exportait pourtant 80 % de sa production, par exemple en Espagne ou en Grande-Bretagne. En avril 2010, l'organisme de santé publique du Chili a ordonné le retrait du marché de ces prothèses, dans la foulée de l'Afssaps.

Un premier procès pour "tromperie aggravée""obstacle aux contrôles de l'Afssaps""non-présence de marquage CE", est attendu fin 2012-début 2013. Parmi les responsables présumés cités, figure le président du conseil de surveillance et fondateur de PIP, Jean-Claude Mas. Quant à la société elle-même, le tribunal de commerce de Toulon a prononcé sa liquidation judiciaire en mars 2010.

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sur le même sujet :

Implants mammaires : Interpol demande l'arrestation du fondateur de PIP

 

Selon le site d'Interpol, l'ancien fondateur de l'entreprise, Jean-Claude Mas, qui serait aujourd'hui âgé de 72 ans, est recherché par le Costa Rica pour des crimes portant atteinte à "la vie et la santé". 

 

22/12/2011

Autisme : quelques constats (suite)

lu sur :

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/anne-jeanblanc/l-autisme-les-raisons-de-la-grande-cause-nationale-2012-21-12-2011-1410947_57.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20111222

L'autisme, les raisons de la Grande Cause nationale 2012

Par  

"Le moment est on ne peut plus opportun pour entamer, grâce au label Grande Cause, une année de sensibilisation du grand public." Les mille associations du rassemblement Ensemble pour l'autisme affichent leur satisfaction et leur soulagement au lendemain de la déclaration du Premier ministre, pour qui l'attribution du label "se situe dans la continuité du Plan autisme 2008-2010 qui a mobilisé 187 millions d'euros". Car elles vont pouvoir communiquer plus facilement et donner "une visibilité institutionnelle et médiatique toute particulière" à leur plan d'action, qui comprend notamment les premières Rencontres parlementaires sur l'autisme à l'Assemblée nationale le 12 janvier, la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme le 2 avril ou encore le Tour de France de l'autisme en septembre.

L'autisme touche près de 600 000 personnes en France. La fréquence d'apparition de cette maladie ne cesse d'augmenter. Selon des statistiques parues récemment dans la revue scientifique Nature, la proportion des troubles autistiques dans la population est passée d'un individu sur 5 000 à un sur 110 entre 1975 et 2009. Et malgré le nombre d'équipes qui travaillent dans le monde sur cette mystérieuse maladie, son origine et l'explosion du nombre de cas ne sont toujours pas expliquées. Certains spécialistes relativisent néanmoins cette nette augmentation en arguant que les critères de diagnostic ont été élargis et que les médecins sont plus sensibilisés à ces patients, autrefois souvent considérés comme des "attardés mentaux".

Retard des diagnostics

Concernant les causes, son caractère familial est connu depuis longtemps. On sait qu'il existe une concordance des troubles de 60 % à 90 % chez les jumeaux monozygotes et que, si un enfant est touché, le risque qu'un de ses frères et soeurs le soit aussi est multiplié par vingt. Impossible, pour autant, d'isoler un gène majeur responsable. D'ailleurs, des centaines d'anomalies génétiques différentes ont déjà été identifiées. Il est vrai que l'autisme peut revêtir de multiples formes, ce qui pousse les spécialistes à parler de "troubles du spectre autistique" comprenant des difficultés de communication, de relations sociales et de comportement, avec ou sans retard mental.

D'autres pistes de recherche sont explorées en parallèle. Les unes concernent les facteurs d'environnement susceptibles d'expliquer la multiplication des cas, d'autres sont destinées à comprendre ce qui se passe au moment du développement du cerveau, chez le foetus, notamment lorsque la future mère est malade et prend des médicaments. Une étude post mortem publiée en novembre dernier dans la revue américaine JAMA montre la présence d'une quantité anormalement élevée de neurones (plus de 67 %) dans la zone préfrontale chez des autistes. Ces anomalies étant impliquées dans la communication sociale, les émotions et le développement cognitif, cela conforte l'hypothèse d'un début prénatal des troubles.

Par ailleurs, un autre sujet taraude les familles : la prise en charge des malades. Ensemble pour l'autisme souligne qu'en décembre 2007, dans son avis sur l'autisme, le Comité consultatif national d'éthique la jugeait "inadaptée", conduisant souvent à de la maltraitance. Depuis, la situation ne s'est pas améliorée. "Le manque de formation des professionnels de santé entraîne un retard de diagnostic aux lourdes conséquences (les enfants sont diagnostiqués à 6 ans en moyenne au lieu de 2 ans) et les parents sont encore orientés vers des traitements psychanalytiques inadaptés." Enfin, près de 80 % des enfants concernés ne sont pas scolarisés malgré la loi handicap du 11 février 2005 qui leur garantit normalement l'accès à l'école en milieu ordinaire. Manifestement, l'attribution de la Grande Cause nationale n'est pas un luxe...

De 1% à 3% ou 4% ... peut-être (qui va payer la différence ?) - suite

lu sur :

http://www.lepoint.fr/economie/le-cadeau-de-489-milliards-aux-banques-21-12-2011-1411027_28.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20111222

Le cadeau de 489 milliards aux banques

La Banque centrale européenne sort le carnet de chèques pour éviter un effondrement du crédit en zone euro. Explications.

La Banque centrale européenne (BCE) sort l'artillerie lourde. Face au risque d'effondrement du crédit en zone euro, l'institution de Francfort a décidé d'injecter massivement de la liquidité dans le système bancaire européen. Comme elle l'avait annoncé le 8 décembre, elle a proposé, mercredi, aux banques privées des lignes de crédit de trois ans, en quantité illimitée, à un taux dérisoire de 1 % ! Et la qualité des garanties exigées en échange (le "collatéral", en langage financier : obligations d'État, crédits immobiliers de bonne qualité, actifs financiers liés à des crédits à des PME) a même été assouplie.

Des conditions qui ont visiblement séduit. Alors que les établissements financiers privés sont habituellement réticents à aller frapper à la porte de la BCE, de peur d'apparaître comme fragiles, ils se sont cette fois littéralement rués au guichet de Mario Draghi. 523 banques lui ont emprunté 489 milliards d'euros !

Sauver les banques...

Avec une telle somme créée ex nihilo, la Banque centrale européenne espère pallier la pénurie de financement dont souffrent les banques. Celles-ci "ont en permanence besoin de liquidité pour financer leurs activités. En situation normale, cela ne pose pas de problème. Mais en ce moment, à cause de l'incertitude sur les bilans bancaires, les marchés monétaires sont gelés : les investisseurs institutionnels comme l'ensemble des intervenants du marché se montrent réticents à leur prêter", explique Étienne Farvaque, spécialiste de l'économie bancaire et de la politique monétaire, professeur à l'université du Havre. Or, en 2012, elles devaient refinancer 600 milliards de dette bancaire qui arrive à maturité, dont 230 milliards rien qu'au premier trimestre, selon Mario Draghi. De quoi mettre en danger la distribution de crédit aux entreprises et aux ménages...

La Banque centrale européenne essaie aussi de lutter contre la spéculation dont sont victimes les banques, via l'utilisation de produits dérivés, considère Étienne Farvaque. Avec un message simple : "Spéculez tant que vous voulez", cela n'aura pas de prise sur les banques...

... et la zone euro

L'opération exceptionnelle de la BCE pourrait aussi avoir des effets bénéfiques sur le marché de la dette souveraine. Elle pourrait inciter les banques privées à racheter de la dette publique. Explication : la BCE prête aux banques européennes à 1 % d'intérêt autant d'argent qu'elles le souhaitent. Celles-ci n'ont donc plus qu'à se baisser pour acheter des obligations souveraines sûres, comme celles de l'Allemagne (2,1 % d'intérêt), de la France (3,5 %) ou même de l'Italie (6,3 %). "Même si elle n'apprécierait pas qu'on le dise comme ça, la BCE montre qu'elle est bien le prêteur en dernier ressort de la zone euro", analyse Étienne Farvaque.

Reste à savoir si les marchés feront la même analyse. Certains économistes en doutent. Car racheter des obligations souveraines est toujours un pari très risqué. Non seulement leur valeur risque de continuer à chuter, ce qui menace les ratios de fonds propres des banques, mais cela suppose aussi de parier qu'aucun État ne fera défaut... Ce qui est loin d'être assuré. Car si la BCE a mis le paquet sur les banques, elle rechigne toujours à financer directement les États. Même si elle rachète des obligations souveraines sur le marché secondaire, son action est limitée et trop incertaine pour calmer l'inquiétude. Et les traités européens lui interdisent de racheter de la dette directement à son émission... 

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Regardez donc la vidéo suivante :

Comprendre la dette publique en quelques minutes

 http://www.youtube.com/watch?v=AAyyp_zeWtE (13'29")

21/12/2011

De 1% à 3% ou 4% ... peut-être (qui va payer la différence ?)

Je viens d'entendre à la radio que la Banque Centrale Européenne (BCE) allait prêter de l'argent aux banques privées à un taux de 1%, ce qui permettra à ces banques privées de prêter aux États européens à 3 ou 4% (peut-être ...).

Regardez donc la vidéo suivante :

Comprendre la dette publique en quelques minutes

 http://www.youtube.com/watch?v=AAyyp_zeWtE (13'29")

Le saviez-vous ?

lu sur :

http://www.lepoint.fr/monde/tanya-rosenblit-la-rosa-parks-israelienne-20-12-2011-1410459_24.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20111220

Tanya Rosenblit, la "Rosa Parks" israélienne

Cette jeune femme de 28 ans a "osé" emprunter un bus appartenant aux ultraorthodoxes. Récit.

 De notre correspondante à Jérusalem, Danièle Kriegel

Nom et prénom : Tanya Rosenblit ; âge : 28 ans ; profession : étudiante ; lieu de résidence : Ashdod. Une fiche signalétique banale ! Celle d'une Israélienne lambda... Jusqu'à ce fameux jour de la semaine dernière où la jeune femme est devenue une célébrité ! Une nouvelle "Rosa Parks" ? Du nom de cette couturière noire de l'Alabama qui, le 1er décembre 1955, a créé le scandale en refusant de céder sa place dans un autobus à un passager blanc. Un acte qui fera d'elle l'icône de la lutte contre la ségrégation raciale : "la femme qui s'est tenue debout en restant assise..."

Et pourtant, quand Tanya sort de chez elle à 9 heures du matin ce vendredi 16 décembre, son objectif est simple : aller à un rendez-vous de travail à Jérusalem. Pour ce faire, elle décide de prendre le bus 451, une de ces lignes "super-cachère". Comprenez des autobus de la compagnie publique Egged dans lesquels les ultraorthodoxes font régner la loi de la séparation des sexes : les hommes à l'avant et les femmes à l'arrière. En prévision de ce voyage et pour ne pas choquer les passagers, notre jeune femme s'habille avec "modestie". Manches longues, jupe jusqu'aux chevilles. Pas de décolleté. Seuls son visage et ses cheveux sont découverts.

"Nous sommes en 2011..."

Après quelques minutes d'attente à la station, le 451 arrive. Alors qu'elle monte à bord, le chauffeur lui explique qu'en général les femmes ne prennent pas cette ligne, a fortiori les laïques. Rien n'y fait. Après avoir payé sa place, Tanya s'assoit juste derrière le conducteur "pour qu'il puisse (lui) dire où descendre à Jérusalem". Par la suite, elle racontera qu'elle a tout de même hésité à s'installer à cet endroit, mais qu'elle a fini par se dire "nous sommes en 2011 et il n'y a pas de raison pour qu'il y ait un problème".

Eh bien, si ! En ce début de XXIe siècle, qu'une femme prenne place à l'avant d'un bus en Israël peut créer un incident. À l'arrêt suivant, des hommes ultraorthodoxes montent. La plupart la dévisagent sans aménité et poursuivent leur chemin vers des places assises. Cependant, pour l'un d'entre eux, c'est insupportable. Il décide de bloquer la fermeture automatique des portes et empêche le départ du véhicule. Très vite, la tension monte, à l'intérieur du bus et à l'extérieur où un groupe agité d'ultrareligieux se forme. Les insultes fusent. On la traite de "shikse", un qualificatif péjoratif pour désigner une femme non juive. "C'était assez effrayant... Ils me regardaient comme une sorte de statue bizarre, une extraterrestre... L'un d'entre eux a crié dans ma direction : C'est notre ligne à nous."

"Sous le couvert de la sainteté..."

Au bout d'une demi-heure et alors que les passagers perdent patience et commencent à exiger le remboursement de leur ticket, le chauffeur appelle la police. Très vite, un agent monte à bord. Il demande à Tanya de s'asseoir au fond du véhicule. "Non, répond-elle ! J'ai suffisamment montré de respect en faisant attention à ma tenue vestimentaire." Finalement, les choses se règlent. Le récalcitrant permet la fermeture des portes. Jusqu'à Jérusalem, il restera debout à côté du chauffeur plongé dans la lecture de psaumes.

À ce stade, personne ne sait rien de l'affaire. La rumeur ne se répandra que quelques heures plus tard. Le temps qu'à son retour de Jérusalem notre "rebelle" poste sur Facebook les photographies prises dans le bus de la discorde avec son téléphone portable. À la fin du shabbat, les médias s'en emparent. Le lendemain matin, le nom et la photo de Tanya Rosenblit sont partout. Télés, radio, journaux, sites en ligne. Les politiques s'y mettent aussi. À commencer par le Premier ministre.

En ouverture de la réunion du gouvernement, Benyamin Netanyahou prend quelques minutes pour réaffirmer qu'il s'oppose à toute éviction et discrimination des femmes dans l'espace public, relançant de plus belle le débat. Mais pour combien de temps ? Notre "Rosa Parks" locale n'est pas dupe. Dans une lettre publiée par le Yediot Aharonot, le journal le plus lu en Israël, elle prédit que sa "célébrité" médiatique aura très vite vécu. "Sous le couvert de la sainteté, enfreindre la liberté de choix et le droit au respect de chacun, c'est là la vraie provocation", écrit malgré tout Tanya Rosenblit. "Comment se fait-il que la société israélienne de 2011 n'ait pas encore intériorisé cette idée-là ?" demande-t-elle. Autant de questions qui semblent trouver un large écho au sein de l'opinion publique israélienne. Des groupes contre les discriminations à l'égard des femmes poussent comme des champignons sur les réseaux sociaux. Des manifestations sont prévues.

La sûreté aéroportuaire, une activité privatisée très rentable

à lire sur :

http://www.lepoint.fr/societe/la-surete-aeroportuaire-une-activite-tres-rentable-privatisee-20-12-2011-1410555_23.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20111221

La sûreté aéroportuaire, une activité privatisée très rentable

Le contrôle des passagers et des bagages pourrait revenir aux forces de l'ordre pour fluidifier les grands départs de Noël.

extrait :

..." "Les contrôles de sûreté dans les aéroports font partie des fonctions régaliennes de protection de la population contre les menaces terroristes. Elles font partie intégrante des obligations de l'État", ne manque pas de souligner l'association des compagnies aériennes en France.

Après le 11 Septembre, ces obligations de contrôle des passagers et de leurs bagages ont été transférées massivement aux aéroports, qui ont sous-traité à des sociétés privées. Policiers et gendarmes se contentent de contrôler les procédures utilisées, corrigeant ici et là des dérives d'un personnel généralement peu qualifié et rapidement formé. L'État n'a pas voulu assumer directement la charge d'une mission qui nécessite une dizaine de milliers d'agents. Mais il doit, en même temps, faire face à ses obligations d'assurer la libre circulation des citoyens. La réquisition des agents ne semble pas être une solution. La grève du zèle peut, en effet, paralyser les postes d'inspection filtrage et créer des files d'attente interminables. Le passager en subit les conséquences.

Le passager paye

S'il n'est pas donneur d'ordre, le passager reste l'unique payeur. Sur son billet d'avion à la rubrique XT figure la taxe d'aéroport, comprise entre 12 et 15 euros. Elle varie selon les aéroports et une péréquation est prévue pour aider les plus petits. La sûreté représente un très beau business que se partagent quelques sociétés privées, avec des recettes de l'ordre du million d'euros par jour, par exemple à Roissy-CDG lors des grands départs.

Dans la file d'attente, le passager dispose de tout le loisir pour calculer combien cela rapporte. À raison de quatre passagers contrôlés à la minute, un portique de détection et l'appareil de contrôle à rayons X associé génèrent un chiffre d'affaires de près de 3 000 euros à l'heure. De quoi financer en 60 minutes 2 salaires mensuels bruts d'agent de sûreté. " ...

20/12/2011

Prothèses mammaires défectueuses

lu sur :

http://www.liberation.fr/societe/01012378558-30-000-femmes-appelees-a-se-faire-enlever-leurs-protheses-mammaires-defectueuses

(Libération, 20/12)

Société Hier à 18h21 (Mis à jour aujourd'hui à 6h47)

30 000 femmes appelées à se faire enlever leurs prothèses mammaires défectueuses

Par ERIC FAVEREAU

Le 24 décembre au plus tard, les autorités sanitaires vont demander aux 30.000 femmes porteuses d'implants mammaires de type PIP (Poly implants prothèses) de se les faire enlever.

Ces prothèses défectueuses sont en effet suspectées d'avoir causé la mort d'au moins une femme et la mise en danger de milliers d'autres. D'où cette décision, unique dans l'histoire de la chirurgie esthétique, de demander le retrait de ces implants mammaires, comme le confirment à Libération Agnès Buzyn, la présidente de l'Institut national du cancer et Jean-Yves Grall, le directeur général de la Santé.

Demander le retrait des prothèses pose un certain nombre de problèmes, à la fois médicaux, administratifs et financiers. «En même temps, il n'y a pas urgence, il ne faut pas inquiéter, mais c'est le principe de prévention qui doit s'imposer», déclare à Libération le professeur Lantieri, chef du service de chirurgie réparatrice de l'hôpital Henri Mondor à Créteil.Autopsie de cette décision.

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19/12/2011

Autisme : quelques constats

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/12/16/autisme-changer-le-regard_1619381_3244.html

 

Autisme : changer le regard

 

Spécialiste de l'autisme dans un laboratoire de Montréal, Laurent Mottron a totalement modifié son approche de ce syndrome au contact d'une patiente devenue chercheuse.

 

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 16.12.11 | 19h16  •  Mis à jour le 17.12.11 | 10h24

C'est une histoire unique, scientifique et humaine que raconte le psychiatre-chercheur canadien Laurent Mottron, instigateur du Centre d'excellence en autisme de l'université de Montréal : celle de sa relation de travail avec Michelle Dawson, une patiente autiste devenue chercheuse dans son laboratoire en neurosciences cognitives. Mais, pour lui comme pour elle, l'essentiel est ailleurs que dans l'anecdote de cette rencontre. Il réside dans ce qu'elle a pu susciter pour faire avancer la science de l'autisme, jusqu'à lui donner un statut de "variant" humain plutôt que de "trouble", traduction du terme anglais consacré autistic disorder.

Les recherches du groupe de Montréal, avec quelque 80 articles publiés dans les meilleures revues scientifiques et dans lesquels Michelle Dawson a pris une place majeure, permettent d'affirmer que les autistes pensent, retiennent, s'émeuvent, et surtout perçoivent différemment des non-autistes. Ce groupe défend l'idée que la science, en considérant l'autisme comme une maladie à guérir, passe à côté de sa contribution intellectuelle et sociale.

"Surfonctionnement perceptif"

Dans un article intitulé "Le pouvoir de l'autisme", paru dans la revue Nature le 3 novembre, M. Mottron explique comment il a intégré à divers titres, à cause de leurs qualités personnelles et intellectuelles, huit autistes dans son laboratoire, dont Michelle Dawson. En sept ans de collaboration avec cette dernière, "elle m'a montré, écrit-il, à quel point l'autisme, combiné à une intelligence extrême et à un intérêt pour la science, peut s'avérer une force dans un laboratoire de recherche".

A 50 ans, Michelle Dawson est "l'une des plus grandes voix autistes de la planète", s'exclame-t-il. Elle-même se juge avec modestie : "J'ai toujours une vie difficile au quotidien, avec des peurs incontrôlées ; j'ai beaucoup de mal à communiquer." Diagnostiquée autiste au début des années 1990, Mme Dawson commet l'"erreur" de le dire à son employeur, Postes Canada. "J'adorais mon travail de facteur, dit-elle, j'étais très motivée et je voulais être traitée comme n'importe qui." Harcelée à la suite de cet aveu, elle se voit obligée de quitter son emploi quatre ans plus tard et se bat en justice pour faire reconnaître ses droits. Le Canada, affirme-t-elle, "encourage la discrimination des autistes en ne les protégeant pas comme tout être humain".

En 2001, vivant un "trouble terrible", elle contacte Laurent Mottron. Celui-ci dira : "J'éprouvais dans mon rôle de psychiatre à son égard la nullité de ce que je lui proposais." Pour mieux l'aider, il lui propose plutôt de collaborer à son groupe. A partir de 2003, Michelle Dawson dévore la littérature scientifique sur l'autisme, au point d'en devenir une analyste hors pair. "J'ai tout de suite vu, note-elle, qu'elle contenait les informations dont j'avais besoin, qui pouvaient me servir et avec lesquelles je pouvais être utile."

Son travail impressionne M. Mottron : "Sa clairvoyance sur les questions scientifiques est unique ; elle peut vous rapporter le contenu d'un article lu il y a deux ans avec une incroyable précision. Et traiter les miens de façon impitoyable..." Elle l'admet : "Nous ne sommes pas souvent d'accord, mais c'est très productif. Moi-même, je recherche la critique forte !"

Au sein du groupe de Montréal, les deux chercheurs et leurs collègues pourfendent les idées reçues concernant la définition de l'autisme comme trouble social. Ils caractérisent la perception autistique pour laquelle ils accumulent les preuves d'une différence fondamentale, construisant un modèle du traitement de l'information par les autistes, baptisé "surfonctionnement perceptif", qui, d'abord ignoré, se mesure maintenant à armes égales avec les modèles traditionnels.

Ce modèle met, entre autres, l'emphase sur les forces autistiques. Laurent Mottron croit que si l'autisme handicape la vie au quotidien, il peut également procurer des avantages. Au lieu de définir l'autisme par des caractéristiques négatives (défaut de langage, manque de communication, comportements répétitifs, intérêts restreints...) et par comparaison à la majorité (ce qu'il appelle le normocentrisme), on devrait selon lui le décrire pour ce qu'il est, forces comprises.

Capacité d'apprentissage

La question de l'intelligence autistique est au coeur du débat. "Si je ne crois plus que la déficience intellectuelle soit intrinsèque à l'autisme, déclare-t-il, c'est parce que Michelle m'a ouvert les yeux sur cette attitude normocentrique valorisant les tests basés sur le langage comme mesure de l'intelligence", au détriment de tests non verbaux comme les matrices de Raven (des tests classiques d'intelligence où le sujet doit compléter une liste de dessins). Avec cet outil reconnu (l'armée française s'en servait pour ses recrutements !), "l'intelligence autistique est pourtant bien mieux représentée, ajoute Mme Dawson, et l'on peut vraiment comparer les performances des autistes à celles des non-autistes".

Pourtant, on continue d'utiliser les tests verbaux pour les autistes. Avec pour effet d'en classer 75 % comme déficients intellectuels, alors que seulement 10 % à 15 %, selon M. Mottron, souffrent d'une maladie neurologique associée favorisant l'apparition d'une déficience intellectuelle. Une récente étude coréenne révèle ainsi la présence de 3,5 % d'autistes dans les écoles régulières de Corée, dont 2,5 % sont parfaitement intégrés, sans besoin d'aide particulière.

Au-delà même de l'intelligence, "la question de l'apprentissage par les autistes est l'une des questions-clés que l'on doit se poser", avance Michelle Dawson. Elle cherche à comprendre "pourquoi certains autistes de moins de 2 ans connaissent l'alphabet, voire lisent un journal", et voudrait qu'on "les encourage dans leurs habiletés au lieu de les déclarer déficients intellectuels". Et indique être "fascinée par cette extraordinaire capacité d'apprentissage des autistes", présentée pourtant comme la preuve d'un déficit sévère.

"Plus les tâches sont complexes, ajoute-elle, plus ils ont un avantage sur les non-autistes." Elle-même se dit incapable d'apprendre comme un non-autiste. Elle ne peut remplir des formulaires administratifs mais a "appris rapidement à écrire des papiers scientifiques et à rédiger des arguments juridiques !"

Plaidoyer sur le manque d'éthique

Ses difficultés de communication par le langage l'empêchent d'interagir facilement avec quiconque, y compris ses collègues. Elle travaille donc principalement depuis son appartement, se rend sporadiquement au laboratoire et communique surtout par courriels avec les chercheurs du groupe, comme elle le fait sur Twitter et sur son blog (Autismcrisis.blogspot.com) avec d'autres membres de la communauté scientifique.

Dans son travail de chercheuse, elle dit elle-même avoir "faiblesses et incertitudes" mais aussi pouvoir détecter des anomalies que personne ne voit, "lire, retrouver, utiliser, faire des liens, identifier des tendances à travers une foule d'informations dans la littérature scientifique".

Le domaine le plus polémique des travaux du groupe concerne ses positions sur l'intervention comportementale intensive (ICI), préconisée en Amérique du Nord. En 2004, Mme Dawson a publié, sur le Web, un plaidoyer sur le manque d'éthique de cette technique et critique maintenant la mauvaise qualité des travaux en intervention : "La littérature sur le sujet est énorme en quantité mais pauvre en qualité scientifique." Mme Dawson s'en prend également à l'adoption de "standards éthiques et de recherche beaucoup plus bas" que la normale et se demande "pourquoi les autistes vivent des discriminations même dans ce domaine". Nombreux sont les rapports de recherche qui vont aujourd'hui dans le même sens qu'elle : selon l'Académie américaine de pédiatrie, "la force de la preuve (en faveur de l'efficacité de ces techniques) est insuffisante à basse."

Groupes de pression De nombreux gouvernements subventionnent pourtant toujours ces thérapies, qui coûtent jusqu'à 60 000 dollars (45 000 euros) par an et par enfant, sous l'influence de groupes de pression. M. Mottron s'inquiète pour sa part d'un possible soutien gouvernemental français à l'ICI. La Haute Autorité de santé a en effet commandé un rapport sur ces méthodes qui lui semble biaisé en leur faveur : "En favorisant l'ABA (analyse appliquée du comportement) pour contrer la psychanalyse de l'autisme, on passe du tsar à Lénine !"

Au lieu de monopoliser le budget de l'enfance inadaptée pour de telles thérapies, on ferait mieux, selon lui, d'accepter qu'il n'y a pas de traitement de l'autisme, d'aider les autistes à trouver une fonction en société, avec garanties de droits, gestion pragmatique des crises adaptatives, accès renforcé à des services spécialisés éclectiques et aide pour une meilleure qualité de vie. Et surtout, il faudrait revoir l'équilibre entre le niveau d'aide apporté pendant l'enfance et celui donné à l'âge adulte, en augmentant le second.

Par exemple, les fonds pour faire face aux coûts exorbitants des techniques comportementales seraient mieux utilisés, dit-il, pour payer des gens qui iraient dans les entreprises identifier des tâches où les autistes excellent et pour adapter leurs conditions de travail. Mme Dawson partage ce point de vue que "ce n'est ni l'intelligence ni les habiletés qui manquent aux autistes. Ce qui est rare, ce sont les opportunités qu'on leur donne d'avoir une bonne vie et un travail, d'être autonome et responsable, de contribuer à la société, plutôt que de dresser sans cesse des obstacles devant eux".

Anne Pélouas
Article paru dans l'édition du 17.12.11
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sur le même sujet, lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/12/16/des-pistes-multiples-pour-des-troubles-complexes_1619382_3244.html

Des pistes multiples pour des troubles complexes

 LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 16.12.11 | 19h15   •  Mis à jour le 16.12.11 | 19h15

Etudes génétiques, modèles animaux et cellulaires, techniques modernes d'imagerie cérébrale, suivi de cohortes... De multiples outils sont mis à contribution pour résoudre les mystères de l'autisme. Un défi d'autant plus ardu que les troubles du spectre autistique (TSA) correspondent à un ensemble aussi vaste qu'hétérogène de tableaux cliniques associant des troubles de la communication, des relations sociales et du comportement - avec ou sans retard mental.

L'un des grands points d'interrogation et de débats concerne l'explosion du nombre de cas. Entre 1975 et 2009, la proportion des troubles autistiques dans la population est passée d'un individu sur 5 000 à un sur 110, selon des statistiques parues dans Nature le 3 novembre. Soit, en apparence, une multiplication par cinquante en trente-cinq ans ! Pour certains, cette évolution, constatée dans de nombreux pays, est surtout due à l'élargissement des critères de diagnostic (beaucoup de patients avec un retard mental sont aujourd'hui reconnus autistes et plus seulement "attardés mentaux") et à une plus grande sensibilisation du corps médical et des parents.

Pour d'autres, comme le sociologue américain Peter Bearman, cité par Nature, ces deux paramètres n'expliquent respectivement que 25 % et 15 % de l'augmentation des cas, et l'élévation de l'âge parental, 10 %. Près de 50 % des cas de l'"épidémie" d'autisme seraient donc inexpliqués, ce qui donne lieu à de multiples hypothèses faisant intervenir des facteurs d'environnement combinés à des traits génétiques.

Le caractère familial de l'autisme est connu de longue date : la concordance des troubles est de 60 % à 90 % chez les jumeaux monozygotes, et en présence d'un cas le risque pour la fratrie est multiplié par 20. Mais l'analyse du génome de patients et de leur famille met aujourd'hui en évidence des centaines d'anomalies différentes... que les spécialistes ne savent pas toujours interpréter. "Les facteurs génétiques sont bien plus importants dans l'autisme que dans des maladies comme le diabète ou l'hypertension, estime le docteur Richard Delorme, pédopsychiatre à l'hôpital Robert-Debré, à Paris. Mais c'est un sujet complexe. Deux patients avec des signes cliniques similaires peuvent être très différents sur le plan génétique." Et vice versa.

Plusieurs gènes impliqués

Le démantèlement des facteurs génétiques de l'autisme est loin d'être achevé, confirme le professeur Thomas Bourgeron (université Paris-Diderot, Institut Pasteur), qui, depuis 2003, a contribué à la découverte de plusieurs gènes impliqués dans ces affections, dont ceux codant pour les neuroligines (protéines intervenant dans la formation et le fonctionnement des synapses, les contacts entre les neurones) et les gènes Shank 2 et 3, qui interagissent avec les neuroligines.

Dans ce domaine, les connaissances progressent parallèlement aux progrès technologiques. Les spécialistes ont d'abord identifié les 5 % à 10 % de cas d'autisme associés à des maladies génétiques ou à un remaniement chromosomique (comme le "syndrome de l'X fragile"). "Dans les années 2000, les puces à ADN ont permis de découvrir d'autres anomalies, de type perte ou duplication de gènes, chez 10 % à 15 % des enfants autistes", ajoute Thomas Bourgeron. L'arrivée de méthodes permettant de séquencer le génome (pour moins de 3 000 euros en moins de deux mois) va accélérer les découvertes, selon le généticien. "On devrait arriver à décrire rapidement des anomalies diverses, héritées ou non, dans au moins 35 % des cas", estime-t-il.

Ces travaux ont déjà permis la mise au point de modèles animaux et même cellulaires des troubles autistiques, ouvrant de nouvelles pistes pour tester des médicaments. "La génétique est une voie majeure pour améliorer la compréhension et le diagnostic de l'autisme", synthétise le professeur Marion Leboyer (hôpital Chenevier, Créteil). Mais pour cette psychiatre, directrice de la fondation Fondamental (www.fondation-fondamental.org), qui soutient de nombreux programmes de recherche dans ce domaine, la priorité est d'abord de repérer plus tôt les autistes, et notamment ceux de haut niveau, pour leur proposer une prise en charge personnalisée.

C'est le principal objectif des cinq centres experts dédiés au syndrome d'Asperger récemment ouverts en France. "Dans les centres pour adultes, nous voyons souvent arriver des patients de plus de 50 ans chez qui aucun médecin n'avait jamais évoqué le diagnostic d'autisme de haut niveau", souligne Marion Leboyer. "Les approches centrées sur la génétique sont limitatives et ne permettront ni diagnostic ni traitement de l'autisme, assure le chercheur Yehezkel Ben-Ari (Inserm, Marseille). Cette affection commence in utero, et il n'y a quasiment aucun travail expérimental sur le développement du cerveau foetal, comment il réagit aux maladies maternelles, aux médicaments." Récemment, des chercheurs ont mis en évidence un excès de neurones (+ 67 %) dans la zone préfrontale chez des autistes, ce qui conforte l'hypothèse d'un début prénatal des troubles.

Sandrine Cabut
Article paru dans l'édition du 17.12.11

Les pesticides dans l'eau

communiqué :

«Notre ennemi numéro 1, ce sont les pesticides»
Le 08 décembre 2011 par Stéphanie Senet

Les eaux du Rhône et de la Méditerranée comptent 6 pesticides interdits
Alain Guillemaud

Pour la première fois, l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée et Corse publie un rapport sur la qualité des eaux régionales. Avec 51% des cours d’eau en bon état écologique, le bilan est légèrement au-dessus de la moyenne française (45%).
Mais les concentrations élevées de pesticides et la présence de digues et de barrages s’avèrent problématiques, comme l’explique Martin Guespereau, directeur général de l’Agence.

Qu’est-ce qui a motivé la publication de ce premier rapport?
Nous disposons de données de plus en plus précises. Si nous surveillons la qualité des eaux des bassins Rhône, Méditerranée et Corse depuis 40 ans, la base d’informations a triplé au cours des 5 dernières années. C’est pourquoi nous avons décidé de sortir ce rapport, qui se base sur 3 millions d’analyses effectuées au sein de 1.500 sites de surveillance, les «stations» comme on les appelle dans notre jargon, que nous avons cumulées avec des données de l’Onema (1) et de l’Ifremer (2).

Quels principaux enseignements en tirez-vous? 
La principale conclusion, c’est que 51% de nos cours d’eau sont en bon état écologique. C’est effectivement mieux que la moyenne française, qui s’élève à 45%, mais c’est encore en dessous de l’objectif du Grenelle de l’environnement, qui vise d’atteindre 66% en 2015.

Et pour les 49% restants?
Nous avons deux préoccupations principales. Notre ennemi numéro 1, ce sont les pesticides, et en particulier le glyphosate, la substance active du Round up, que l’on trouve aussi sous la forme de l’Ampa, son produit de dégradation. On le retrouve quasiment partout, et précisément dans trois quarts des cours d’eau. Ce n’est pas un hasard puisque c’est le premier pesticide vendu en France avec 4.000 tonnes en 2010. Ses concentrations sont inquiétantes: c’est 300 fois plus que la norme Eau potable et 50 fois moins que l’apparition des premiers effets sur la santé. On en trouve encore plus dans la Saône que dans le Rhône.
Plus surprenant encore, nous avons découvert dans ces pesticides 6 substances interdites d’utilisation, comme l’atrazine, dont l’usage est prohibé depuis 2003. On a également trouvé du métolachlore, de la simazine, de la terbuthylazine, de l’oxadixyl et du durion.
Concernant les nitrates, les taux ont tendance à augmenter depuis ces 20 dernières années, à cause de l’utilisation croissante d’engrais azotés dans l’agriculture. Notons que nous ne connaissons pas, en Méditerranée, le phénomène d’algues vertes, parce que la mer est naturellement plus pauvre en nutriments que l’océan Atlantique.
Pour clore le tableau, les eaux, en particulier celles du Doubs, ont également montré qu’elles étaient contaminées par des hydrocarbures aromatiques polycycliques, dont l’origine est la combustion de matières fossiles pour l’énergie, le chauffage ou le transport. Le benzopyrène, un cancérogène avéré, se retrouve dans 40% des échantillons d’eau et dans 80% des prélèvements de sédiments.
 
Les concentrations en PCB sont-elles aussi élevées?
En moyenne, les niveaux ne sont pas très élevés, mais nous avons deux points noirs, correspondant à l’ancienne usine de transformateurs d’Aix-les-Bains et à l’installation de Tredi, proche de Lyon, qui traite des déchets dangereux.
 
Quelle est votre deuxième préoccupation?
Outre les pesticides, on a relevé que deux tiers des cours d’eau en mauvais état avaient subi des modifications artificielles. A cause de digues trop étroites, de seuils et de barrages, la circulation des poissons, de la microflore et de la microfaune, se trouve bloquée. Et quand la biodiversité n’est plus aussi riche, la rivière n’a plus autant de moyens de se défendre.
 
Pour conclure, avez-vous noté quelques progrès?
Dans les grandes zones urbaines, la lutte contre les pollutions organiques, dues aux phosphates, est en passe d’être gagnée. En 20 ans, les concentrations en ammonium ont été divisées par 10 dans les cours d’eau, grâce aux nouvelles stations d’épuration qui ont équipé les grandes villes. Il faut toutefois encore agir sur le reste du territoire. Mais ce n’est plus notre problème n°1. Nous allons nous concentrer sur les pesticides et en particulier sur les captages d’eau et les zones de recharge. Cependant, la dépollution a un coût, que le CGDD (3) a récemment évalué à 300 millions d’euros pour les pesticides contenus dans les cours d’eau français (4).
 
Pour lire le rapport de l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée et Corse :
 
(1)   Office national de l’eau et des milieux aquatiques
(2)   Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer
(3)   Commissariat général au développement durable

17/12/2011

Fukushima et la chasse à la baleine

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/11/15/au-japon-la-chasse-a-la-baleine-profite-de-l-argent-de-la-reconstruction_1603889_3244.html

Au Japon, la chasse à la baleine profite de l'argent de la reconstruction

 15.11.11 | 15h21  •  Mis à jour le 16.11.11 | 07h41

Contestées, les activités japonaises de chasse à la baleine, officiellement présentées comme faisant partie d'un programme de recherche, suscitent de nouvelles critiques. De façon pour le moins inattendue, une partie du financement de la campagne 2011 dans l'Antarctique, dont la tenue a été confirmée le 4 octobre par le ministre de l'agriculture et des pêches, Michihiko Kano, sera assurée par des fonds prélevés sur le troisième budget supplémentaire consacré à la reconstruction des zones dévastées le 11 mars.

Pour établir le lien avec le séisme, le tsunami et la crise nucléaire, l'agence des pêches a rappelé qu'Ishinomaki, l'une des villes les plus touchées de la préfecture de Miyagi, est connue pour sa tradition ancienne de chasse baleinière. Elle abritait d'ailleurs un parc à thème sur cette activité, le Oshika Whale land, aujourd'hui détruit.

Fort de cet argument, l'agence a obtenu une enveloppe de 2,3 milliards de yens (21,2 millions d'euros). Or cet argent n'ira pas à la reconstruction d'installations, à l'achat de nouveaux bateaux, ni même au soutien des victimes. Il servira à "assurer la bonne exécution de la campagne 2011" qui doit débuter fin novembre ou début décembre et à "renforcer les moyens de lutte contre les opérations de harcèlement menées par les activistes hostiles à la chasse à la baleine". Plus précisément, l'enveloppe financera le déploiement de navires d'escorte des baleiniers. Car les campagnes annuelles dans l'Antarctique sont soumises à rudes pressions. L'organisation de protection des cétacés, Sea Shepherd mobilise chaque année plusieurs bateaux pour tenter de perturber l'activité des baleiniers. En février, Tokyo a été contraint de jeter l'éponge en suspendant la campagne pour raison de sécurité.

L'octroi de cette subvention a fait réagir les organisations de protection de l'environnement. Quatorze d'entre elles, dont Greenpeace Japan, ont adressé dès le 27 octobre une lettre ouverte aux autorités, les appelant à "consacrer cet argent aux victimes au lieu de le gaspiller dans une inutile mission de chasse baleinière". Le document, s'appuyant sur des chiffres officiels, précise que chaque campagne coûte environ 3 milliards de yens et se termine sur un déficit de 1,9 milliard de yens.

Moratoire international

L'annonce de la nouvelle campagne avait auparavant suscité le mécontentement de l'Australie. Canberra, qui a déposé une plainte contre Tokyo en 2010 auprès de la Cour pénale internationale, a rappelé son opposition "à toute forme de chasse commerciale, y compris aux activités pseudo-scientifiques du Japon".

La chasse baleinière fait l'objet d'un moratoire international depuis 1986. Mais des dérogations autorisent le Japon à s'y livrer sous couvert d'études scientifiques. Les Japonais ont pêché plus de 10 000 baleines depuis 1988. Le maintien de la chasse est aussi un enjeu de politique intérieure. Au point d'avoir convaincu les autorités d'autoriser une nouvelle campagne, mais au risque de voir le Japon perdre une partie du capital de sympathie suscitée par la catastrophe de mars.

15/12/2011

Attention aux petits déjeuners à base de céréales sucrées

lu sur : http://sante.lefigaro.fr/actualite/2011/12/14/16464-cereales-pires-que-junk-food

Le Figaro, 15/12

Les céréales, pires que la «junk-food» ?

Par figaro icon Anne Jouan - le 14/12/2011
Les petits déjeuners pour enfants contiennent beaucoup trop de sucre. La palme revient aux Smacks.

 

On devrait toujours se méfier de la bonne conscience. Pensant bien faire, nombreux sont les parents qui achètent des céréales pour le petit déjeuner de leurs enfants, ne se doutant pas que ceux-ci contiennent en réalité plus de sucre que de céréales.

Une organisation indépendante américaine de santé publique à but non lucratif, Environmental Working Group(EWG), a passé au crible plus de 80 paquets de céréales transformées. Le résultat fera réfléchir les parents. Beaucoup d'entre eux refusent que leurs enfants prennent un gâteau (cookies, donuts) en guise de petit déjeuner, or nombreuses sont les céréales qui contiennent plus de sucre qu'un dessert.

EWG a même établi un classement des plus mauvais élèves. Sur la première marche du podium, un best-seller chez les enfants, les Smacks de Kelloggs, des grains de blé soufflés caramélisés. Viennent ensuite les Coco Pops, des céréales au riz soufflé avec du chocolat, puis d'autres vendus aux États-Unis (et pas en France) contenant notamment des marshmallows. Selon les études réalisées par EWG, une tasse de Smacks de Kellogs contiendrait à peine plus de sucre qu'un donuts (20 grammes contre 18). Autrement dit, un bol de Smacks représente entre 8 à 10 morceaux de sucre. Les normes de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ne sont pas respectées, puisque certaines céréales contiennent parfois plus de 50 % de sucre alors qu'il devrait y en avoir 10 %.

«Je ne suis pas étonné par les résultats obtenus, analyse Serge Ahmed, directeur de recherche au CNRS et auteur, il y a quelques années, d'une étude qui avait beaucoup marqué sur le potentiel addictif du sucre et du goût sucré. Le plus surprenant est que les industriels appellent ces produits des céréales alors qu'il s'agit en réalité de sucreries.» En termes juridiques, ce type de manquement dans l'appellation s'appelle une tromperie sur les qualités substantielles.

Selon Serge Ahmed, les enfants constituent une «proie facile» pour les industriels de l'agroalimentaire car ils sont dotés d'un système de récompense très facile: pour eux, plus l'aliment qu'ils consomment contient de sucre, mieux c'est. «Ils sont très sensibles aux gratifications immédiates, comme un apport en sucre, mais ils n'ont pas conscience à long terme de l'effet de ces aliments, explique Serge Ahmed. À leur âge, le cortex préfrontal n'étant pas encore fini, ils ne peuvent pas limiter leur appétit. C'est donc aux adultes de le faire.»

Potentiellement diabétogènes

Cette consommation de produits riches en sucre est totalement anormale physiologiquement. Il y a une cinquantaine d'années, aucun être humain n'était confronté à de telles concentrations en glucose. Aujourd'hui, on estime que notre consommation de sucre serait trois fois trop importante. Un problème d'autant plus difficile à résoudre que l'on en trouve dans une multitude d'aliments industriels, y compris les plus inattendus, comme le jambon vendu sous vide.

L'organisation EWG estime que pour faire de petits déjeuners sains, il est préférable de privilégier les céréales entières non transformées, au packaging généralement moins glamour. Le matin, il convient également de manger des fruits entiers plutôt que du jus de fruits ou des œufs, comme les font les Anglo-Saxons.

Consommer ce type de céréales très sucrées est-il mauvais pour la santé? En soi, le sucre n'est pas un inducteur de diabète, sauf si l'on a des antécédents familiaux: ces céréales sont donc potentiellement diabétogènes. «Chez les personnes prédisposées génétiquement, on voit apparaître un diabète de type 2 (non insulinodépendant) à partir de 15 ans, observe le professeur Patrick Vexiau, chef de service de diabétologie à l'hôpital Saint-Louis (Paris). Or il y a une trentaine d'années, on n'observait pas ce type de phénomènes, le diabète de type 2 n'existait pas avant 45 ans.»

Outre l'apparition éventuelle d'un diabète, il est désormais connu que le sucre peut provoquer une addiction chez certaines personnes. Un quart d'heure après en avoir été ingéré, le glucose stimule des récepteurs dans le cerveau qui activent le système dopaminergique de récompense, rappelle Serge Ahmed. Consommer trop de sucre agit donc comme une drogue, insiste également l'étude de EWG qui observe que les enfants qui en abusent connaissent souvent des difficultés à l'école.

Enfin, des études, menées jusqu'à présent exclusivement sur l'animal, ont montré que l'exposition précoce à des produits riches en sucre amoindrit les capacités de contrôle (motivation, émotion). Les enfants gros mangeurs de sucre seraient donc plus enclins à adopter des comportements à risque.

EN SAVOIR PLUS:

» Que faut-il manger au petit déjeuner?

» Quelles céréales faut-il manger?

» DOSSIER: Equilibre et plaisir, bien manger aujourd'hui

14/12/2011

Antennes-relais : contestation en Lozère

communiqué:

Les jeunes du village de VERDEZUN 48140 - Lozère - se sont mobilisés contre l'implantation de nouvelles antennes-relais dans leur village.

Ils ont réalisé un clip vidéo diffusé sur youtube "Sauvons Verdezun 48".

 

Diffuser le lien de leur vidéo pour élargir son visionnement serait un grand encouragement pour la poursuite de leur engagement.

 

D'avance, un grand merci de leur part.

 

http://www.youtube.com/watch?v=RMALdf1oK8g

 

Bonjour,

 

Merci, POUR NOUS SOUTENIR, de visionner ce petit clip sur la  Lozère (cliquez sur le lien ci-dessous) et de le FAIRE SUIVRE A TOUS VOS CORRESPONDANTS E-MAIL et à tous ceux qui s'indignent contre l'absurdité !

 

Nous souhaitons atteindre plusieurs milliers de visionnages pour afficher par la suite le chiffre à ceux qui bafouent le citoyen comme dans notre cas.

 

Scandale d'une 2ème antenne multi-opérateurs de 37 m de haut à 50 m des 1ères habitations en Lozère, département pourtant le moins peuplé de France ! Sans aucune concertation ! Sur la colline de Verdezun au Malzieu-Vile en Margeride au dessus des pittoresques Gorges de la Truyère.

 

Merci de transférer "dans la foulée" ce lien. C'est essentiel.

 

Cordialement et MERCI D'AVANCE.

Collectif "Sauvons Verdezun 48"

 

LIEN:

 

http://www.youtube.com/watch?v=RMALdf1oK8g

 

ROBIN DES TOITS

Correspondance : 12 rue Lucien Sampaix  75010 Paris

Tél. : 33 1 43 55 96 08

E-mail : contact@robindestoits.org

http://www.robindestoits.org

11/12/2011

L’état des sols français

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4938

9/12/2011

Tour d’horizon de l’état des sols français

Résultat de dix ans de travaux, le Groupement d’Intérêt Scientifique sur les sols, le Gis Sol, vient de publier le premier bilan de l’état des sols de France métropolitaine et d’Outre-Mer. Si des contaminations avérées, notamment au plomb et au cadmium, ont bien été observées, la grande majorité des sols français présente des « teneurs en éléments traces métalliques plutôt faibles ». Aussi, s’il est admis que certains peuvent soulever de réels problèmes sanitaires, il n’existe qu’un « risque minime » de transfert dans la chaîne alimentaire. Néanmoins, on discerne des phénomènes de contaminations diffuses, la contamination par certains éléments traces métalliques dépassant le secteur des zones urbaines et industrielles. C’est le cas notamment en région parisienne et dans le Nord-Pas-de-Calais. 

Concernant les réserves minérales des sols, l’acidité des sols agricoles a peu évolué. Par ailleurs, malgré une diminution importante des apports minéraux extérieurs, ils ne présentent pas de baisse mesurable de leurs teneurs en potassium. En revanche, en terme de fertilité chimique, de nombreux sols pâtissent de teneurs en phosphore relativement faibles. A l’inverse, dans les régions d’élevage intensif, l’augmentation des teneurs en phosphore des sols s’avère préoccupante en raison de son impact sur la qualité des eaux et l’eutrophisation des milieux. D’après le rapport, ce décalage entre excédents et insuffisances appelle à une meilleure valorisation des effluents d’élevage. 

Certains contaminants ont été détectés dans l’intégralité des sites analysés, y compris ceux où ils n’ont jamais été épandus. En attestent les cas du DDT et du lindane, deux insecticides interdits en Europe mais très persistants. Mais le meilleur exemple de contamination avérée par un polluant organique hautement persistant est la chlordécone, un insecticide employé dans les bananeraies des Antilles

Outre la composition et la pollution des sols, d’autres problématiques sont soulevées dans ce rapport, à l’instar des phénomènes croissants d’artificialisation et d’érosion des sols. De fait, l’artificialisation des sols s’est accélérée au cours de la dernière décennie et concernait 8,9 % des sols français en 2010. Pour plus d’un tiers d’entre eux, il s’agit de sols de très bonne qualité agronomique. Si elle a progressé, la connaissance des sols recèle encore de nombreuses incertitudes, notamment quant au processus de séquestration des sols. En outre, les changements climatiques devraient amener de nouvelles interrogations sur ce socle du vivant que constituent les sols. 

Cécile Cassier

 

10/12/2011

Regardez-vous TF1 ?

lu sur :

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/emmanuel-berretta/bidonnage-securitaire-a-tf1-09-12-2011-1405785_52.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20111210

Bidonnage sécuritaire à TF1

"Le Petit Journal" de Yann Barthès a débusqué dans un reportage de TF1 une fâcheuse supercherie. TF1 "regrette" ce bidonnage.

Les équipes du Petit Journal de Yann Barthès ont détecté ce que les responsables de TF1 n'ont pas vu. Dans l'émission Appels d'urgence, présentée par Carole Rousseau, d'étranges images américaines sont venues "gonfler" un sujet français sur la délinquance. Le thème de l'émission avait de quoi faire frissonner cette France qui a peur, chère à Roger Gicquel : "Vols, agressions : brigade d'élite contre les jeunes". Le reportage, ainsi que le montre Le Petit Journal, était censé suivre le quotidien des policiers du SIT (Service d'investigation transversal), mais, pour rendre l'affaire plus "sexy", deux séquences y ont été glissées : dans l'une, il s'agit de l'agression d'un sans-abri commise à Washington en 2005 et dans l'autre on y voit une personne se faire agresser dans un ascenseur, à Brooklyn, en 2008.

Contactée par Le Point.fr, TF1, qui présente ses excuses aux téléspectateurs, affirme être tombée des nues en découvrant le sujet de Yann Barthès. "C'est regrettable, déplore la direction de la communication de l'information. Nous avons demandé des explications à la société de production qui nous a vendu ce sujet. C'est bien entendu inacceptable et, si nous avions pu déceler l'origine de ses images avant diffusion, nous aurions évidemment précisé leur origine."

TF1 rejette la faute sur le producteur

L'affaire devient cocasse, car la société de production en question, TV Presse, est une filiale de Fremantle, un groupe de production cousin de... M6 ! Les deux sociétés ont la même maison mère. Or, parmi les responsables de TV presse, on retrouve Jacques Aragones, bien connu des dirigeants de TF1. Cet ancien directeur des magazines d'enquête de TF1 a oeuvré de longues années pour Le Droit de savoir avec Charles Villeneuve. On tourne en rond ! Joint au téléphone, TV Presse baisse le rideau de fer, mais précise que le sujet litigieux a été "coproduit" par TF1. Comprendre par là qu'il n'a pas seulement été acheté par la chaîne...

Ce dérapage est un classique du genre. Le dernier bidonnage attribué à TF1 remonte au 23 juin dernier : à l'époque, dans le journal de 13 heures, un reportage sur le contrat de responsabilité parentale mettait en scène un faux témoin, en l'occurrence l'attachée de presse d'un député ! Une intervenante facilement identifiable compte tenu de ses fonctions. Le sujet avait, là aussi, été acheté à une société extérieure. TF1 avait écopé d'une mise en demeure pour un manquement à son exigence d'honnêteté dans le traitement de l'information. Ce qui signifie que le CSA, cette fois, devrait, en principe, monter en gamme dans son échelle de sanctions. L'instance de régulation a été alertée dès le lendemain. Le dossier "Appels d'urgence" est à l'étude dans le groupe de travail "déontologie".

Le CSA dispose de plusieurs types de sanctions : l'amende assortie éventuellement d'une suspension de programme, la réduction de la durée de l'autorisation d'émettre dans la limite d'une année jusqu'à l'arme fatale - assez théorique - du retrait de l'autorisation d'émettre. 

08/12/2011

Cancer et prothèses mammaires

lu sur :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/12/08/protheses-mammaires-pip-un-nouveau-cas-de-cancer-signale_1615831_3224.html

Prothèses mammaires PIP : un nouveau cas de cancer signalé

L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé renforce ses recommandations de suivi des femmes concernées.

Un nouveau cas de cancer du sein a été signalé chez une patiente porteuse de prothèses PIP depuis plusieurs années. C'est ce qu'indique, jeudi 8 décembre, l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), qui renforce ses recommandations de suivi des femmes concernées.

Ce cas d'adénocarcinome a été déclaré le 5 décembre à l'Afssaps chez une patiente portant des prothèses, précise l'agence.

En novembre, un autre cas de cancer, en l'occurrence une forme rare de tumeur (lymphome anaplasique à grandes cellules), avait provoqué la mort d'une femme de 53 ans, ancienne porteuse de prothèses PIP. Quelques jours plus tard, le parquet de Marseille, qui avait reçu plus de deux mille plaintes de porteuses de prothèses mammaires PIP, avait déclaré ouvrir une information judiciaire pour "blessures et homicide involontaire".

EXAMENS CLINIQUE ET RADIOLOGIQUE

"Ces informations nouvelles justifient un renforcement des recommandations adressées par l'Afssaps aux femmes et aux professionnels" concernant ces prothèses retirées du marché en mars 2010 à la suite de la découverte d'une fraude sur la qualité du gel de silicone utilisé pour leur fabrication.

Les patientes "doivent bénéficier systématiquement d'un examen clinique et des examens radiologiques appropriés", rappelle l'Afssaps . "Toute rupture, suspicion de rupture ou de suintement d'une prothèse doit conduire à son explantation, ainsi qu'à celle de la seconde prothèse", ajoute-t-elle. De surcroît, le retrait préventif de cette prothèse "même sans signe clinique de détérioration de l'implant" doit être discuté avec les femmes concernées.

Pour répondre aux interrogations, un numéro vert est disponible, rappellent les autorités sanitaires : il s'agit du 0800 636 636 (du lundi au samedi de 9 heures à 19 heures).

La recherche en santé environnementale disparaît en France

lu sur : http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

La recherche en santé environnementale mise à mal en France


Le Monde
souligne que le programme consacré à la santé environnementale, financé par l’Agence nationale de la recherche (ANR), est annulé pour 2012. L’Agence ne compte en effet pas soutenir l’appel à projets « Contaminants et environnement : métrologie, santé, adaptabilité, comportements et usages » (CESA), indique le quotidien. Bernard Jégou, directeur de l’Institut de recherche sur la santé, l’environnement et le travail (IRSET, Rennes) et président du conseil scientifique de l’Inserm, déplore : « Alors que la détérioration de l’environnement et ses conséquences sur la santé humaine constituent une question centrale pour les citoyens et que des engagements solennels avaient été pris lors du Grenelle de l’environnement pour en faire une priorité nationale, la seule opération ciblée sur ce thème est frappée à peine un an après son lancement ». Selon le responsable du programme CESA, qui se veut rassurant, le programme « revu dans son périmètre, devrait être proposé pour un appel à projet au cours du dernier trimestre 2012 ». Mais, le toxicologue, Robert Barouki, directeur de l’unité 747 de l’Inserm (Université Paris-Descartes), affirme : « Nous ne sommes pas dupes. Tout le monde a ressenti une menace sur le programme. Il y a un problème de continuité (…) ». (Le Monde, 08/12)

à lire sur le journal "Le Monde":

La santé environnementale privée de recherche en France

LE MONDE |  7 décembre 2011 | Paul Benkimoun | 429 mots

Les risques liés aux perturbateurs endocrinens comme le bisphénol A font régulièrement la "une" des journaux. Pourtant, le programme consacré à la santé environnementale, financé par l'Agence nationale de la recherche (ANR), vient d'être rayé des tablettes pour 2012.

Informations médicales

lu sur : http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

 

Le collège national des gynécologues obstétriciens français (CNGOF) dénonce la pratique d’échographies sans visées médicales qui se rapprochent plus de la vidéo ou du portrait 3D. Les spécialistes affirment que les ultra-sons ne sont pas sans danger pour le fœtus et s’inquiètent de l’absence totale de réglementation et de contrôle régissant ce nouveau business. (Aujourd’hui en France, 07/12)


Dans un entretien à La Croix, Henri Rubinstein, médecin spécialiste de l’exploration du système nerveux explique que le rire est bon pour la santé, tant physique que morale. Il attribue au rire des bienfaits au niveau musculaire, respiratoire et neurologique. Il assure qu’il s’agit « d’un mécanisme de défense contre le stress » et affirme qu’il permet de « souder le groupe ». Et de conclure : « Le rire est une hygiène de vie, comme le sport ou la diététique ». (La Croix, 07/12)


Le Quotidien du Médecin présente le travail de l’équipe de Laurence Vaivre-Douret (université Paris-Descartes et AP-HP Cochin, unité Inserm 669) qui a identifié des sous-groupes permettant un diagnostic plus précis du trouble de l’acquisition de la coordination (TAC) ou de la dyspraxie développementale. Détectés chez environ 6% des enfants de 5 et 11 ans, ces troubles se traduisent par des difficultés à faire du vélo, s’habiller seul, manger proprement, faire des puzzles, apprendre à nager… L’étude, entreprise sur 43 enfants, a permis de distinguer trois groupes : les deux premiers portent sur des dyspraxies visuo-spatiale et/ou visuo-constructive. Le troisième associe les deux premiers et inclut des troubles spécifiques de la coordination motrice, voire des déficits cognitifs. (Le Quotidien du Médecin, 07/12)

Protéger l’apiculture

communiqué :

L’UNAF et 16 autres organisations apicoles, agricoles et environnementales appellent les citoyens à signer une pétition pour protéger l’apiculture et les consommateurs face au lobby des OGM.

Cette pétition peut être signée en ligne sur www.ogm-abeille.org ou sur papier

07/12/2011

Prostitution : des faits et des chiffres

lu sur :

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/laurence-neuer/les-limites-de-la-legalisation-de-la-prostitution-07-12-2011-1404925_56.php

Les effets pervers de la légalisation de la prostitution

Par

Les vitrines d'Amsterdam en sont l'emblème et le fer de lance. Dans ce haut lieu du tourisme sexuel, la prostitution est réglementée comme n'importe quel "métier". Le proxénète est considéré comme un chef d'entreprise et n'est sanctionné que si la personne dont il tire ses bénéfices est mineure et non consentante. L'État néerlandais est le premier pays à avoir "réglementé" la prostitution, en 2000, suivi de l'Allemagne, de l'Autriche et de la Suisse. 

Ces zones de tolérance ou de légalisation de la prostitution joueraient un rôle d'encouragement pour les clients. C'est ce que constate l'étude menée, fin 2009, par l'ONG américaine Prostitution Research and Education (PRE) et l'association britannique Eaves de défense des femmes les plus vulnérables, auprès de 103 hommes "clients" de la prostitution à Londres. Près de la moitié d'entre eux (40 %) indiquent avoir fréquenté des personnes prostituées à l'occasion d'un voyage à l'étranger, certains avouant même avoir effectué ce voyage dans ce seul dessein.

Les réseaux criminels

Contrairement au système abolitionniste qui, sans interdire la prostitution, souhaite en prohiber la reconnaissance et l'exploitation, le système réglementariste considère la prostitution comme un travail ordinaire, ou encore un service qu'il convient d'encadrer et de protéger. On délimite les lieux d'exercice (quartiers réservés, eroscenters...), on tient des registres, on prévoit des contrôles sanitaires ou le paiement de taxes. En Allemagne, l'État perçoit une taxe mensuelle de la part des gérants d'établissements et des personnes prostituées, celles-ci s'acquittant, en outre, d'une taxe auprès de la municipalité dont elles dépendent. 

Résultat : l'industrie du sexe rapporte près de 14,5 milliards d'euros par an au pays, un chiffre d'affaires favorisé par la multiplication des lieux de prostitution - certaines villes en compteraient plus de 300 - et des opérations "promotionnelles" proposées à la "clientèle". 

Revers de la médaille ? Les prostituées ne sont pas sorties des griffes du crime organisé, au contraire, la suppression des barrières légales a dopé la prostitution illégale. Et la traite aux fins d'exploitation sexuelle sur fond de mafias et de crime organisé s'est intensifiée. En quelques années, l'Allemagne est devenue l'une des grandes plaques tournantes du trafic sexuel en Europe. Même constat aux Pays-Bas, où la prostitution rapporte environ un milliard d'euros par an à l'État. "La prostitution clandestine est plus importante que la prostitution officielle", note-t-on à la fondation Scelles, qui étudie et combat l'exploitation sexuelle en France et en Europe.

Freiner la prostitution illégale

Autre dérive qui inquiète les autorités néerlandaises : la progression du phénomène des loverboys. Ces jeunes hommes (ou jeunes femmes s'il s'agit de lovergirls) séduisent des collégiennes de 12 à 16 ans, les manipulent, les droguent et les prostituent. Selon certaines associations, 1 500 jeunes filles en seraient victimes chaque année. Outre les campagnes de sensibilisation lancées dans les établissements scolaires, l'État néerlandais entend renforcer l'arsenal législatif en relevant l'âge légal de la prostitution et en obligeant les personnes prostituées à se faire enregistrer auprès des mairies. Les établissements et clients de personnes non enregistrées pourraient ainsi encourir des sanctions pénales.

Cette obligation d'enregistrement est déjà en oeuvre en Suisse romande, autre modèle d'une prostitution réglementée. La Suisse doit cependant faire face, à l'instar des autres pays, à l'accélération des flux migratoires en provenance des pays de l'Est, mais aussi d'Afrique et d'Asie. Des moyens supplémentaires ont été octroyés à des unités spéciales de police pour lutter contre l'expansion de la prostitution illégale et la traite liée aux organisations criminelles.

Prostitution "contrainte" contre prostitution "libre"

Les pays réglementaristes ont par ailleurs adopté des outils répressifs contre le crime organisé et la traite des êtres humains, ces législations ne sanctionnant toutefois le proxénétisme que dans le cadre d'une prostitution "forcée" ou "sous contrainte", la prostitution consentie étant alors légitime. "C'est bien là le piège et l'objet du débat puisque la contrainte est souvent d'ordre économique", souligne le président de la fondation Scelles, Yves Charpenel, avocat général à la chambre criminelle de la Cour de cassation de Paris. "Seules des enquêtes peuvent démontrer que la personne n'avait aucun choix."

La distinction entre ces deux formes de prostitution n'existe pas dans la convention des Nations unies de 1949 contre la traite des êtres humains et l'exploitation de la prostitution d'autrui. Quant au protocole de Palerme de 2000 visant à prévenir et à combattre la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants, il précise que le consentement d'une victime de la traite est indifférent lorsque l'un des moyens suivants a été utilisé : "la menace de recours ou le recours à la force ou à d'autres formes de contrainte, l'enlèvement, la fraude, la tromperie, l'abus d'autorité ou d'une situation de vulnérabilité". Donc peu importe que la personne ait consenti à se prostituer, si elle a été trompée sur les termes du contrat, si elle a été contrainte ou forcée, après avoir été recrutée, transportée ou hébergée dans l'idée d'être exploitée, elle est l'objet d'une "traite" au sens du texte. "Le critère de référence pour juger ce qui est acceptable ou non est le mal fait à la personne, pas son consentement", a dit la féministe canadienne Élaine Audet.

Pollution des eaux des bassins Rhône-Méditerranée et Corse

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/12/07/les-eaux-du-rhone-et-de-la-mediterranee-submergees-de-pesticides_1614393_3244.html?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter#xtor=RSS-3208001

Barrages et pesticides dégradent les eaux du Rhône et de la Méditerranée

LEMONDE.FR |  7 décembre 2011 | avec AFP | 516 mots

 

La moitié des eaux des bassins Rhône-Méditerranée et Corse sont en mauvais état écologique en raison de la pollution par les pesticides et de l'aménagement excessif des rivières (barrages, digues…), selon l'agence régionale de l'eau. "Des efforts sensibles seront nécessaires dans les années à venir pour garantir un bon état des eaux, dans un contexte de changement climatique où la ressource en eau risque de se raréfier", conclut le rapport 2010 de l'agence de l'eau Rhône-Méditerranée et Corse, un établissement public dépendant du ministère de l'écologie.

Selon ce rapport – le premier dans son genre pour l'agence publique –, 51 % des rivières affichent un bon état écologique, permettant en particulier "le maintien des communautés aquatiques, floristiques et faunistiques". C'est un peu mieux que l'ensemble de la France, qui plafonne à 45 %. Mais on est "loin des 66 % fixés à l'horizon 2015 par le Grenelle de l'environnement", note l'agence, qui a effectué près de 3 millions d'analyses dans quelque 1 500 stations. 

DU ROUNDUP DANS TROIS COURS D'EAU SUR QUATRE

"Les pesticides restent l'ennemi numéro un de la qualité des rivières, en particulier le glyphosate, substance active de l'herbicide Roundup, qui se retrouve dans les trois quarts des cours d'eau", dans des quantités parfois non négligeables, souligne le directeur de l'agence, Martin Guespereau.

Vente sur Internet, achat dans des pays frontaliers ou fonds de stocks : les pesticides interdits d'usage depuis plusieurs années – comme les triazines, des désherbants – se retrouvent aussi dans 60 % des rivières, ce qui prouve un usage récent et illicite. Vu le temps que mettent les pesticides à se dégrader, les nappes sont aussi trop souvent "contaminées au-delà des normes de qualité requises".

Les grands cours d'eau – Rhône, Saône et Doubs – sont contaminés aussi par nombre d'hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). Des PCB – molécule utilisée comme isolant électrique, dangereux pour la santé – ont été retrouvés dans deux cours d'eau à Aix-les-Bains (Savoie). On trouve aussi des métaux, comme le cuivre à l'aval de zones urbaines et industrielles ou de secteurs viticoles.

DIGUES ET BARRAGES CONTRE POISSONS

Autre message fort et "nouveau", selon M. Guespereau : les deux tiers des rivières en mauvais état écologique sont celles qui ont subi des altérations physiques : débit modifié, seuils ou barrages qui bloquent la circulation des poissons et des sédiments, digues trop étroites qui diminuent les possibilités de reproduction de certaines espèces…

"On a encore beaucoup d'endroits où les responsables voient encore la rivière comme un tuyau d'eau qu'il faut rectifier pour qu'il envoie les crues le plus vite possible en aval", dit M. Guespereau. "On perd toute la valeur que les rivières apportent en termes d'épuration, en se dilatant ou se rétractant en fonction des saisons." "La vie a besoin de ces rythmes", dit le directeur de l'agence, citant notamment le brochet, qui "a besoin des crues pour se nourrir dans les herbes inondées".

Les stations où l'état de l'eau est moyen, voire mauvais, sont principalement situées "sur les cours d'eau nord-alpins impactés par l'énergie hydraulique, dans les zones où prédomine l'agriculture intensive" et dans celles fortement urbanisées, comme le pourtour de la Méditerranée, selon le rapport.

L'agence note cependant quelques progrès pour la qualité chimique de l'eau, particulièrement la division par dix des concentrations en ammonium, grâce à l'amélioration des stations d'épuration.

06/12/2011

Jérusalem, la Palestine, Israël

" La désignation par la loi israélienne de Jérusalem comme capitale est contestée actuellement par la quasi-totalité de la communauté internationale. "

(voir : 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Israel#L.27ONU_vote_le_Plan_de_Partage_de_la_Palestine )

-------------

lu sur :

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/12/06/israel-expulse-un-depute-du-hamas-de-jerusalem-est_1614037_3218.html

Israël expulse un député du Hamas de Jérusalem-Est

Ahmad Atoun est l'un des quatre dirigeants du Hamas de Jérusalem-Est qu'Israël s'efforce de chasser de la ville, interdisant toute activité politique palestinienne dans le secteur oriental de la ville.

Pour une légalisation de l'action de groupe

lu sur :

http://www.lemonde.fr/aujourd-hui/article/2011/12/06/consommateurs-unissez-vous_1613953_3238.html

Consommateurs, unissez-vous !

LE MONDE |  6 décembre 2011 | Rafaële Rivais | 613 mots

Les associations repartent au combat pour la légalisation de l'action de groupe. Les candidats à l'élection présidentielle de 2012 devront se prononcer sur le "pacte consumériste" que l'UFC-Que Choisir, doyenne française des associations de consommateurs, entend leur soumettre.

 

Les candidats à l'élection présidentielle de 2012 devront se prononcer sur le "pacte consumériste" que l'UFC-Que Choisir, doyenne française des associations de consommateurs, entend leur soumettre. Ils devront notamment dire s'ils sont favorables à "l'action de groupe". Ce mode de règlement collectif des petits litiges permettrait à un grand nombre de consommateurs victimes du même préjudice - de la part d'un opérateur téléphonique ou d'une banque, par exemple - de s'unir pour réclamer en justice leur indemnisation.

Actuellement, les consommateurs lésés d'un faible montant hésitent à saisir le juge individuellement, compte tenu de la disproportion entre les frais à engager et la réparation attendue. La complexité du droit français incite à recourir aux services, coûteux, d'un avocat, même auprès du juge de proximité, compétent pour les litiges de moins de 4 000 euros. Un sondage réalisé par l'UFC auprès de 56 437 personnes, au début de l'année, montre que 80 % des consommateurs renoncent à introduire une action en justice.

Les associations de consommateurs n'ont pas le droit d'agir en leur nom, comme l'a constaté l'UFC à ses dépens. Après que le Conseil de la concurrence eut condamné Orange, SFR et Bouygues pour entente illicite en 2005, l'association a déposé au tribunal pas moins de 12 521 demandes d'indemnisation de clients lésés par l'un ou l'autre de ces trois opérateurs mobiles. La Cour d'appel de Paris a déclaré son action nulle, au motif qu'elle a été organisée "au mépris des interdictions de démarchage".

L'action de groupe est un véritable serpent de mer. En 2005, Jacques Chirac, président de la République, demande à son gouvernement un projet de loi. Le texte est inscrit à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale, mais pas examiné. Le candidat Sarkozy promet la réforme en mars 2007, mais son gouvernement s'y oppose aujourd'hui. Pourtant, le Conseil de la concurrence s'y est dit favorable en 2006 et Jacques Attali l'a préconisée dans son rapport de 2008 sur la libération de la croissance française. On ne compte plus les propositions de loi déposées depuis 2006.

Les consommateurs la réclament : 95 % des personnes sondées par l'UFC y sont favorables. Mais le patronat s'y oppose. Le Medef et la CGPME assurent qu'"elle se transformerait en un handicap pour les entreprises françaises qui vivraient sous cette menace, à la différence de leurs concurrentes", rappellent les sénateurs Laurent Béteille (UMP) et Richard Yung (PS), dans un rapport datant de mai 2010. Pourtant, les "class actions" existent déjà aux Etats-Unis, et dans douze pays de l'Union européenne. "Aucun des mécanismes européens étudiés ne semble avoir généré des coûts déraisonnables ou disproportionnés pour les entreprises et la vie des affaires", constatent les sénateurs, après avoir lu un rapport de la Commission sur le sujet. Bruxelles va d'ailleurs proposer une directive sur le "collective redress" en 2012.

Les détracteurs de l'action de groupe assurent qu'elle importerait en France les dérives des "class actions" des Etats-Unis, où des avocats démarchent des victimes à grand renfort de publicité, afin de se rémunérer ensuite grassement sur les dommages et intérêts obtenus.

Les propositions de loi identiques déposées par MM. Yung et Béteille en décembre 2010 écartent ces risques : seule une association de consommateurs agréée pourrait initier un recours. Elle soumettrait au juge quelques cas types du préjudice commun. Ce magistrat statuerait sur la responsabilité du professionnel. Il définirait le groupe des consommateurs concernés (ceux qui avaient un contrat entre telle et telle date, par exemple). Il fixerait les conditions dans lesquelles l'association pourrait faire de la publicité - aux frais du professionnel - pour les en avertir. A l'expiration du délai prévu, il établirait la liste des personnes recevables et le montant de leur indemnisation. "Cela nous convient tout à fait", indique l'UFC. Au Sénat, M. Yung pourrait réintroduire sa proposition, sous forme d'amendement au projet de loi Lefebvre renforçant les droits des consommateurs, qui devrait être examiné avant Noël.

05/12/2011

Des militants de Greenpeace se sont introduits dans une (ou plusieurs ?) centrale nucléaire EDF

Pas mal !

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/actions-de-greenpeace-les-centrales-nucleaires-francaises-passees-au-peigne-fin-05-12-2011-1403948_23.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20111205

Les centrales nucléaires françaises passées au peigne fin

Greenpeace a mené une opération coup de poing dans plusieurs installations, lundi matin.

Les militants de Greenpeace qui se sont introduits dans la centrale nucléaire EDF de Nogent-sur-Seine dans l'Aube, à 95 kilomètres au sud-est de Paris, ont réussi à atteindre le coeur des installations de la centrale en "environ quinze minutes", a déclaré Sophia Majnoni, la chargée de communication de Greenpeace, lors d'un point de presse improvisé organisé à quelques centaines de mètres du site nucléaire de Nogent-sur-Seine. Tous les accès menant à la centrale de Nogent-sur-Seine étaient toujours coupés peu après 11 heures. Le GIGN, qui était à l'intérieur de la centrale depuis le début de la matinée, est ressorti des installations peu après 11 heures.

Pour pénétrer dans la centrale, les militants "ont eu à traverser quatre barrières de sécurité composées de grillages électrifiés et de barbelés. Ils n'ont rencontré personne" sur leur chemin, a expliqué Sophia Majnoni. Les militants ont ensuite disposé une banderole "Le nucléaire sûr n'existe pas" et peint le symbole "Danger" à la peinture rouge sur le dôme de la centrale, a-t-elle ajouté. La responsable de Greenpeace a refusé de préciser le nombre exact de militants qui se sont introduits dans la centrale, estimant que "c'est le travail des forces de l'ordre de savoir qui se trouve ou pas à l'intérieur". Selon EDF, cette intrusion a été "immédiatement détectée" et l'évènement n'a eu aucune conséquence sur la sécurité des installations.

D'autres centrales prises pour cible

L'organisation écologiste Greenpeace a affirmé qu'elle avait des militants "dans d'autres installations nucléaires" que celle de Nogent-sur-Seine, dans l'Aube, selon un communiqué. "Vers 6 heures, ce matin, au moment où (certains) sont entrés dans la centrale de Nogent, d'autres militants de Greenpeace se sont introduits dans d'autres installations nucléaires", affirme l'organisation sans nommer ces lieux, précisant que ces activistes "parviennent à se déplacer sur ces sites sans être repérés".

EDF a, de son côté, annoncé que des banderoles avaient été déployées et "immédiatement retirées" lundi matin sur les sites nucléaires de Chinon, en Indre-et-Loire, et du Blayais en Gironde, parallèlement à l'intrusion de plusieurs militants de Greenpeace sur le site de Nogent-sur-Seine. Greenpeace n'a pas non plus donné de précisions sur le nombre de militants présents. "Areva, EDF, les forces de l'ordre et les responsables politiques prétendent que les sites nucléaires français sont sécurisés et que les militants de Greenpeace ont été immédiatement repérés ? À eux de retrouver les militants", a ajouté l'organisation dans son communiqué.

Des militants toujours présents sur un site (Greenpeace)

Une fouille "approfondie" de toutes les centrales et installations nucléaires en France (au nombre d'une vingtaine) était en cours lundi pour vérifier que des militants de Greenpeace n'y sont pas cachés", a expliqué Pierre-Henry Brandet, le porte-parole du ministère de l'Intérieur. Et d'assurer qu'à "aucun moment, l'intégrité des installations nucléaires n'a été mise en péril" par l'action de l'organisation écologiste. Les deux derniers des neuf militants de Greenpeace qui s'étaient introduits à Nogent ont été interpellés en fin de matinée, selon le ministère de l'Intérieur. Selon le porte-parole de l'Intérieur, "la montée en puissance des moyens de protection a quand même permis de faire échouer les tentatives d'intrusion dans la majorité des centrales concernées" par les actions de Greenpeace.

La centrale de Nogent-sur-Seine est la seule où il y a eu une "trace d'intrusion", indique, lundi, EDF. "Il n'y a pas de trace d'intrusion sur d'autres centrales nucléaires d'EDF", affirme le groupe dans son communiqué. EDF a précisé que l'incident était terminé : neuf personnes ont été interpellées par la gendarmerie nationale et il n'y a plus aucun militant sur le site. Des affirmations démenties par Greenpeace : "Nous avons actuellement des gens qui sont sur un site nucléaire et qui n'ont pas été repérés", a indiqué Adélaïde Colin, directrice de communication de Greenpeace. "EDF parle d'absence de traces d'intrusion, mais cela ne veut pas dire qu'ils ne sont pas entrés", a-t-elle ajouté, refusant de donner le nom du site en question.

Pas d'intrusion à Chinon

Une banderole de Greenpeace proclamant "Le nucléaire sûr n'existe pas" a été brièvement déployée, tôt lundi matin, sur la clôture extérieure de la centrale de Chinon, mais aucune alarme d'intrusion n'a été déclenchée, a précisé une porte-parole du site. La banderole a été découverte, "accrochée sur la clôture extérieure", lors d'une ronde du personnel de surveillance peu avant 7 heures, a expliqué le service de presse de la centrale. "On a déclenché la procédure intrusion pour vérifier si personne n'était entré sur le site, en sachant qu'aucune alarme d'intrusion n'a été déclenchée", a souligné la porte-parole. "Pour l'instant, il n'y a personne de rentré", a-t-elle ajouté.

Des hommes du peloton spécialisé de protection de la gendarmerie sont arrivés sur place peu après 7 heures et ont fouillé le site dans la matinée, selon elle. Seuls quelque 80 membres du personnel nécessaires au bon fonctionnement de la centrale se trouvaient sur place dans la matinée, les autres employés ayant été renvoyés chez eux. Entre 1 200 et 1 500 personnes travaillent chaque jour à la centrale de Chinon en temps normal, a ajouté la porte-parole.

Jouets et perte auditive

lu sur :

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/anne-jeanblanc/des-jouets-qui-cassent-les-oreilles-05-12-2011-1403996_57.php

Le Point.fr - Publié le 05/12/2011 à 13:43 - Modifié le 05/12/2011 à 17:08

Attention aux jouets qui cassent les oreilles

Par

Le niveau de décibels atteint par certains jouets peut conduire à une perte auditive temporaire chez les enfants.

Certains jouets peuvent produire un son atteignant le niveau de 130 décibels (dB), équivalant à un jet au moment du décollage ! Même si la nature exacte de ces derniers n'a pas été précisée, les résultats de l'enquête - menée par l'initiative Hear the World avec l'université allemande d'Aalen - pour mesurer les volumes sonores des jouets les plus populaires en Europe sont alarmants. En cette période de Noël, où la recherche de cadeaux pour nos chères petites têtes blondes bat son plein, les auteurs de ce travail regrettent que les volumes sonores élevés des instruments de musique, sirènes stridentes et autres "pouet-pouet" intempestifs ne soient pratiquement jamais pris en compte par les adultes lors de l'achat. Car, pour eux, certains de ces jouets devraient carrément être rayés de la liste du Père Noël.

Malheureusement, les jouets qui font un maximum de bruit sont en général les plus appréciés des jeunes enfants. D'où l'intérêt des mesures effectuées par Annette Limberger, professeur d'audiologie à l'université d'Aalen, dans une pièce insonorisée mise à disposition par Phonak, le fabricant suisse d'appareils auditifs. Parmi les jouets dont le niveau sonore a été étudié, on trouve entre autres des voitures téléguidées, des boîtes à musique, des figurines électroniques, des téléphones pour enfants. Chacun a été testé à plusieurs reprises, à une distance de 2,5 cm et également à 50 centimètres de l'appareil de mesure. C'est ainsi que l'on découvre que le pic maximum d'un tambourin, placé juste à côté de l'oreille, est de 112,8 dB, contre 98,5 pour un xylophone et 95,5 pour un bâton de pluie. Ce qui reste encore loin du record détenu par une "cornemuse" nord-américaine pour enfants : 132,5 dB !

Niveau critique

En moyenne, les enfants jouent entre une demi-heure et une heure avec le même jouet. "Les volumes supérieurs à 95 dB peuvent être considérés comme potentiellement dangereux, équivalant au passage d'un train", rappelle Christian Canepa, audioprothésiste. "À partir de 100 dB, un niveau critique est atteint et peut conduire à une perte auditive temporaire." Quant aux conséquences à long terme, rien ne prouve à l'heure actuelle que les oreilles enfantines soient plus sensibles que celles des adultes. Mais à la différence de ces derniers, les jeunes ne pensent pas à se protéger instinctivement du bruit. Ils peuvent donc rester exposés sans conscience du danger.

Un autre phénomène inquiète Christian Canepa : "Un des problèmes majeurs de ces jouets bruyants, c'est l'accoutumance rapide des enfants à leur volume sonore élevé, et ce, à des âges de plus en plus précoces. Cela les amène parfois à modifier inconsciemment leur comportement psychosocial : ils ne supportent plus de rester dans des environnements calmes et ont du mal à fixer leur attention." C'est pourquoi il est recommandé aux parents, grands-parents ou autres adultes d'éviter l'achat de jouets trop bruyants. Et aussi d'aménager des "espaces tranquilles" pour que les enfants apprennent les joies du silence. De telles pauses, régulières, permettent au cerveau et aux oreilles - des jeunes et de leurs parents - de "récupérer". 

Informations santé: jeux violents, sevrage alcoolique

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Le supplément « Science et Techno » du Monde rend compte d’une étude, présentée le 30 novembre lors du congrès annuel de la Société nord-américaine de radiologie (RSNA), et réalisée auprès de 22 jeunes hommes, âgés de 19 à 29 ans, qui montre que chez « les adultes ayant joué à des jeux violents pendant une semaine, certaines régions cérébrales frontales étaient moins activées », souligne Yang Wang, chercheur au département d’imagerie de l’université de l’Indiana. Ce dernier ajoute : « Ces régions sont importantes pour le contrôle des émotions et des comportements agressifs ». (Le Monde, 03/12)

Le Figaro consacre un article au sevrage alcoolique. Selon le journal, le dogme de l’abstinence, après le sevrage, pourrait être revu. Selon le Dr Philippe Batel, alcoologue (hôpital Beaujon, Clichy), « un projet d’abstinence totale et à vie est une erreur stratégique grave, qui écarte du système de soins 80% des malades, convaincus qu’ils n’y arriveront jamais ». Or, un traitement par le baclofène, un myorelaxant, permettrait de mettre un terme à l’alcoolo-dépendance. Les premiers essais d’efficacité contrôlés sont prévus au printemps 2012. Le Pr Michael Naassila (Inserm ERI 124, Amiens), indique par ailleurs que « l’avenir est clairement au typage des gènes de susceptibilité des malades afin d’individualiser les traitements ». (Le Figaro, 05/12)