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23/02/2012

Science, conscience, lobbying et blogosphère

Pour les climato-sceptiques.

La question que je me pose est : Claude Allègre a-t-il été payé ? Combien ?

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/02/21/l-origine-de-la-fuite-des-documents-du-heartland-institute-a-ete-revelee_1646404_3244.html

L'origine de la fuite des documents du Heartland Institute a été révélée

Peter Gleick, un hydrologue de l'Académie des sciences américaine, a reconnu avoir utilisé des méthodes frauduleuses pour obtenir des documents internes du Heartland Institute, un think tank libertarien, principal artisan du climato-scepticisme outre-Atlantique.

Un éminent hydrologue, membre de l'Académie des sciences américaine, a reconnu avoir utilisé des méthodes frauduleuses pour obtenir des documents internes du Heartland Institute, un think tank libertarien, principal artisan du climato-scepticisme outre-Atlantique. Dans un billet posté lundi 20 février sur l'un de ses blogs, Peter Gleick, par ailleurs cofondateur et président du Pacific Institute, un centre de recherche basé en Californie, a admis être l'origine de la fuite d'une dizaine de pièces exfiltrées le 15 février du Heartland Institute.

Rendus publics sur le Net, ces documents ont plongé le think tank dans l'embarras : ils révèlent ses sources de financement (grandes entreprises, fondations, etc.), les noms des "experts" et des blogueurs qu'il rémunère pour propager la parole climato-sceptique, ainsi que ses projets d'action prioritaires pour 2012, en particulier pour asseoir auprès des enseignants et des élèves américains l'idée que le changement climatique est "incertain" et scientifiquement "controversé".

Sur son blog, M. Gleick a expliqué avoir reçu, début 2012, par courrier électronique anonyme, des documents confidentiels présentés comme provenant du Heartland Institute. "J'ai tenté de confirmer la validité des informations de ces documents, écrit l'hydrologue. Pour ce faire, et dans une grave faute vis-à-vis de moi-même, de mon éthique et de mon jugement, j'ai sollicité et obtenu du Heartland Institute, sous l'identité de quelqu'un d'autre, des documents supplémentaires." Ces nouveaux éléments ont confirmé, selon M. Gleick, ceux contenus dans l'envoi anonyme précédent, "en particulier la stratégie de levée de fonds [du think tank] pour 2012 et son budget". M. Gleick dit avoir ensuite fait suivre anonymement les documents en question "à plusieurs experts et journalistes travaillant sur la question climatique". Outre-Atlantique, l'affaire a suscité une intense couverture médiatique.

DES AUTEURS RÉMUNÉRÉS

Les aveux du scientifique, qui présente ses "excuses personnelles" à "ceux qui ont été affectés" par son geste, pourraient en réalité plonger le Heartland Institute dans un embarras plus grand encore. En effet, dès la mise en ligne des documents frauduleusement obtenus, le think tank de Chicago avait déclaré que l'un d'entre eux, un mémo intitulé "2012 Heartland Climate Strategy", était un "faux, apparemment destiné à diffamer et discréditer le Heartland Institute". Cependant, la plupart des informations confidentielles contenues dans le mémo litigieux sont présentes dans les autres documents rendus publics. De plus, le Heartland Institute ne précise pas quels sont les éléments dudit mémo qui auraient été fabriqués. Or, dans sa confession, M. Gleick assure n'avoir fait que transmettre les documents qu'il a obtenus et qu'il n'en a pas altéré, ni fabriqué, le contenu. Dans un communiqué du 20 février, le Heartland Institute maintient sa version, mais celle-ci a encore perdu en crédibilité depuis les aveux de M. Gleick.

Le mémo en question montrait que les responsables du think tank étaient très désireux d'entretenir sur le Net "des voix qui s'opposent" au consensus sur le climat et "des groupes capables de mobiliser rapidement des réponses face à des découvertes scientifiques, des articles de presse ou des billets de blog défavorables". Les documents indiquent ainsi qu'un célèbre blogueur climato-sceptique américain, fréquemment cité dans la blogosphère francophone, Anthony Watts, un ancien présentateur météo, s'est vu promettre près de 90 000 dollars sur l'année 2012. Sur son blog, l'intéressé n'a pas démenti ce chiffre, précisant que la somme en question était censée soutenir "un projet spécial" et non son site Web, pour lequel il assure "ne pas toucher de salaire".

Un autre personnage épinglé dans les documents rendus publics est Frederick Singer, un physicien américain à la retraite rémunéré à hauteur de 5 000 dollars par mois par le Heartland Institute. Cette rétribution correspond au travail de coordination et de promotion d'une série de rapports pseudo-scientifiques, rédigés par un groupe de chercheurs présentés comme le Non-Intergouvernmental Panel on Climate Change (NIPCC). Ces rapports, soumis à des décideurs et mis en circulation sur le Net, concluent systématiquement à l'inverse du consensus scientifique sur le réchauffement. Interrogé par Le Monde au printemps 2010, M. Singer – qui n'a cette fois pas répondu à nos sollicitations – avait assuré que les auteurs de ces rapports étaient bénévoles. Les documents du Heartland montrent que le budget prévu sur la période 2010-2013 pour la production, l'édition et la promotion des rapports du NIPCC se monte à plus d'un million et demi de dollars, dont un demi-million environ pour ses auteurs.

SCIENCE CONTRE IDÉOLOGIE

Frederick Singer a en outre eu ses frais de déplacements partiellement pris en charge par le Heartland Institute. Le physicien donne de nombreuses conférences à l'étranger, notamment pour présenter les conclusions des fameux rapports du NIPCC. En France, il a été invité à plusieurs reprises à l'Institut de physique du globe de Paris, bénéficiant ainsi d'un cadre académique prestigieux pour s'exprimer.

S'agissant des moyens frauduleux mis en œuvre par M. Gleick pour faire éclater le scandale, les commentaires sont partagés. Dans un billet publié mardi sur le site Web du Guardian, Bob Ward, l'un des directeurs du Grantham Research Institute on Climate Change and the Environment (London School of Economics) estime que "bien que des actes de tromperie ne puissent être acceptés, il est aussi important de noter que les documents obtenus par M. Gleick donnent une idée sur la manière dont certains groupes, fondamentalement opposés la réduction des émissions de gaz à effet de serre, tentent de donner l'impression que leurs arguments sont fondés sur la science plutôt que sur l'idéologie".

Ironiquement, le Heartland Institute – qui proteste aujourd'hui avec virulence contre la publication des documents qui lui ont été dérobés –, avait été l'une des principales caisses de résonance, en novembre 2009, de l'affaire dite du Climategate. C'était alors les courriels de climatologues qui avaient été piratés dans les serveurs de l'université d'East Anglia (Royaume-Uni) et rendus publics sur le Net. Jusqu'à présent, les auteurs de ce piratage-là ne se sont pas dénoncés, pas plus qu'ils n'ont été démasqués par la police du Norfolk, chargée d'enquêter sur cette affaire.

19/02/2012

Huit Prix Nobel appellent l'Europe à rejeter les sables bitumineux

lu sur : 

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=5032

Huit Prix Nobel appellent l'Europe à rejeter les sables bitumineux

16/02/2012

Le 23 février prochain, les Etats membres de l’Union européenne devront se mettre d’accord sur les conditions de mise en œuvre de la directive sur la qualité des carburants. Votée en 2008 mais mise de côté depuis lors, cette réglementation offre la possibilité de limiter l’importation des carburants les plus polluants en Europe. Ceci explique la forte opposition qu’elle suscite auprès des grandes compagnies pétrolières et du Canada, important producteur de sables bitumeux. Or, selon l’organisation des Amis de la Terre, certains pays, dont la France, seraient en train de céder à la pression du lobby contrant cette loi. Dans ce contexte, huit Prix Nobel de la Paix (1) ont écrit aux chefs d'États européens et aux ministres de l'environnement, en leur demandant de s’attaquer aux problématiques sources de carburants les plus polluantes, tels que les sables bitumineux et les huiles de schiste. 

En effet, comme le rappelle l’ONG, le pétrole produit à partir de sables bitumeux, d’huiles de schiste ou de charbon liquéfie génère des émissions de gaz à effet de serre (GES) bien plus importantes que le pétrole conventionnel. Les carburants issus des sables bitumeux produisent ainsi plus de 23 % d’émissions de GES que le pétrole conventionnel. Ils dégradent de manière irréversible l’environnement et affectent fortement les conditions de vie des populations locales. Selon les Amis de la Terre, Total travaillerait à un tel projet à Madagascar, zone vulnérable qui pourrait ainsi connaître le même sort que les forêts boréales canadiennes. Par le passé, des Prix Nobel s’étaient déjà adressés au président américain Barack Obama. Ils l’avaient alors persuadé d’abandonner le projet d’oléoduc Keystone XL, chargé de transporter les sables bitumeux depuis l’Alberta (Canada) vers les Etats-Unis. 

Cécile Cassier

Mairead Maguire, Prix Nobel de la Paix (1976) - Irlande 
Betty Williams, Prix Nobel de la Paix (1976) - Irlande 
Adolfo Pérez Esquivel, Prix Nobel de la Paix (1980) - Argentine 
Archbishop Desmond Tutu, Prix Nobel de la Paix (1984) - Afrique du Sud 
Rigoberta Menchú Tum, Prix Nobel de la Paix (1992) - Guatemala 
President José Ramos Horta, Prix Nobel de la Paix (1996) - Timor Oriental 
Jody Williams, Prix Nobel de la Paix (1997) - Etats-Unis 
Shirin Ebadi, Prix Nobel de la Paix (2003) - Iran

 

 

 

18/02/2012

J'adore ce récit de pompes funèbres !

lu sur :

http://www.lepoint.fr/c-est-arrive-aujourd-hui/1899-une-fellation-presidentielle-a-l-elysee-16-02-2012-1431920_494.php

1899 : une fellation présidentielle à l'Élysée

Le Point.fr - Publié le 16/02/2012 à 00:05 - Modifié le 16/02/2012 à 14:00

Félix Faure ne résiste pas à la petite gâterie offerte par sa maîtresse dans le salon bleu du palais de l'Élysée. 

Félix Faure, président de la République depuis quatre ans, fait honneur à la patrie. Comme tout bon Français de sexe mâle, il a pris une maîtresse. Elle s'appelle Marguerite Steinheil, elle a 26 ans et, en bonne Parisienne, change d'amant comme de chapeau. Son mari, le peintre Steinheil, qui poursuit ses propres amours, ne trouve rien à y redire. Au contraire même, la nouvelle relation de son épouse lui vaut plusieurs commandes officielles. La fonction du bon Félix Faure étant stressante, il a pris l'habitude de faire venir Mme S. au palais de l'Élysée à chaque fois qu'il a besoin d'une séance de relaxation. Le matin du 16 février 1899, il lui fait savoir qu'il la recevra avec plaisir à 17 heures, après ses dernières obligations. Quelques minutes avant qu'elle ne soit introduite, dans le salon bleu, bien sûr, il avale un excitant pour raffermir sa chair pendouillante. À 56 ans... Elle arrive, enfin. Belle, vive. Il n'y a pas de temps à perdre. Elle ouvre son corsage pour lui offrir une magnifique poitrine qui ne doit rien à une prothèse mammaire PIP.

Connaissant la chanson, elle entame les préliminaires ; soudain, elle sent la main de son amant se crisper sur sa tête. Elle s'apprête à interrompre sa prestation quand il se met à crier : "J'étouffe ! J'étouffe ! Je n'y vois plus." Elle se relève, s'affole, sonne les domestiques et s'enfuit par un escalier dérobé sans même prendre le temps de se rhabiller entièrement. Parvenue dans la rue de Marigny, elle hèle un fiacre, le torse encore nu sous sa jaquette. Pendant ce temps, les domestiques de l'Élysée découvrent le président allongé sur le divan, en pleine crise. Le médecin qui accourt est impuissant à le sauver. Vers 10 heures, il meurt d'une congestion cérébrale, comme on dit à l'époque. Lorsque le prêtre mandé pour lui administrer les derniers sacrements se présente, quelques heures plus tard, il demande à un garde du palais : "Le président a-t-il encore sa connaissance ?", s'attirant la réponse mythique : "Non, elle vient de s'enfuir par l'escalier de service."

La nouvelle de la mort de Félix Faure se répand rapidement. Le Journal du peuple écrit qu'il est mort d'avoir trop "sacrifié à Vénus". Tout Paris comprend l'allusion. Les journalistes, apprenant que le président est mort durant une fellation prodiguée par sa maîtresse Mme S., surnomment celle-ci "la Pompe funèbre". Le sobriquet fait fureur. Cette réputation attire même à la belle de nouveaux amants, parmi lesquels Aristide Briand et le roi du Cambodge.

La fin de Marguerite est moins glorieuse que son entrée dans le monde. Le 30 mai 1908, elle est retrouvée ligotée et bâillonnée dans son lit. Son époux a été étranglé et sa mère est morte d'une crise cardiaque. Soupçonnée d'être l'instigatrice du crime de son mari, elle est cependant acquittée. Elle épousera ultérieurement un baron anglais et s'éteindra à 85 ans, on ne l'invente pas... dans le Sussex.

Qui consomme vraiment l'eau de la planète ?

lu sur :

http://ecologie.blog.lemonde.fr/2012/02/17/qui-consomme-vraiment-leau-de-la-planete/

Qui consomme vraiment l'eau de la planète ?

Plus d'un cinquième de l'eau consommée sur la planète est englouti par des produits destinés à l'exportation. Et en important de la sorte des biens intensifs en eau, les pays développés augmentent les pressions sur des zones fragiles souvent dépourvues de politiques de conservation de cette ressource rare. Voilà les conclusions d'une étude (*), publiée lundi 13 février dans les Proceedings of the national academy of sciences, qui modélise les flux d'eau autour du globe et met en évidence les disparités dans son utilisation.

A partir d'indicateurs commerciaux, de données démographiques et de statistiques sur l'usage de l'eau, souterraine, de surface mais aussi de pluie et celle recyclée, l'équipe de recherche de l'université de Twente aux Pays-Bas a quantifié et cartographié l'empreinte mondiale sur l'eau à une échelle géographique très fine.

Résultat : entre 1996 et 2005, 9 087 milliards de mètres cubes d'eau ont été consommés chaque année à travers la planète. L'agriculture en a englouti 92 %, notamment du fait de l'irrigation intensive des céréales telles que le maïs, le blé ou le riz  (27 % de l'utilisation d'eau douce), ainsi que de la production de viande (22 %) et de produits laitiers (7 %).

Les Etats-Unis, qui ne représentent que 5 % de la population mondiale, constituent le troisième consommateur d'eau douce (1 053 milliards de m3 par an), après les beaucoup plus peuplées Chine (1 207 milliards de m3) et Inde (1 182 milliards de m3). Ramenée par habitant, la consommation américaine d'eau s'élève à 2 842 m3annuels, contre 1 089 m3 pour la Chine, 1 071 m3 en Inde et 1 385 m3 en moyenne mondiale, comme le montre la carte de la consommation d'eau de chaque pays, par an et par habitant :

Au-delà de la consommation directe d'eau, pour un usage domestique ou agricole, le cœur de la problématique tourne autour du concept d'eau virtuelle, c'est-à-dire de la quantité d'eau utilisée pour fabriquer un bien de consommation. Environ un cinquième de l'eau consommée dans le monde est ainsi de l'eau virtuelle, échangée entre les pays sous forme de produits agricoles ou industriels.

C'est notamment le cas des produits alimentaires. Un kilo de bœuf nécessite ainsi 15 500 litres d'eau, un kilo de porc, 4 900 litres, le poulet, 4 000 litres, le fromage, 4 900 litres et le riz, 3 000 litres. En les important, les pays consommateurs sous-traitent à la fois la production alimentaire mais aussi les risques environnementaux et économiques qui peuvent découler de la surexploitation de réserves limitées en eau.

Cette carte montre les importations nettes en eau virtuelle et la direction des flux les plus importants (supérieurs à 15 milliards de m3 par an), liés au commerce de produits agricoles et industriels, entre 1996 et 2005 :

Les pays les plus dépendants de ces ressources sont, comme on pouvait s'y attendre, les îles et les régions désertiques : Malte, qui dépend à 92 % de l'eau virtuelle, le Koweït (90 %), la Jordanie (86 %) et Israël (82 %). Mais certains des pays qui possèdent les plus vastes ressources en eau au monde importent aussi de larges quantités d'or bleu. Le champion de la consommation est les Etats-Unis, qui importe 234 milliards de m3 chaque année. Suivent le Japon, qui importe 127 milliards de m3, l'Allemagne (125), la Chine (121), l'Italie (101), le Mexique (92) et la France (78).

De l'autre côté de la balance, les pays qui exportent le plus d'eau virtuelle sont les Etats-Unis qui, avec 314 milliards de m3 par an compense plus que largement ses importations, la Chine (143 milliards de m3 par an), l'Inde (125) et le Brésil (112).

Au final, les auteurs de l'étude, Arjen Hoekstra et Mesfin Mekonnen, ne proposent pas de solutions directes pour limiter la consommation d'eau, virtuelle ou pas. Ils font surtout valoir que cartographier de manière précise l'empreinte eau de l'humanité permet aux Etats de connaître les risques de dépendances qu'ils encourent alors que la diminution des ressources devient une préoccupation internationale.

Audrey Garric

Suivez mon blog sur Facebook et sur Twitter : @audreygarric.

(*) http://www.pnas.org/content/early/2012/02/06/1109936109

17/02/2012

Le lobby climatosceptique financé par le pétrolier Exxon

lu sur :

http://www.lefigaro.fr/international/2010/07/19/01003-20100719ARTFIG00449-le-lobby-climatosceptique-finance-par-le-petrolier-exxon.php

Le lobby climatosceptique financé par le pétrolier Exxon

19/07/2010 | Mise à jour : 16:54

Le géant américain a versé l'an dernier plus d'un million d'euros à plusieurs groupes d'influence luttant contre le contrôle des gaz à effet de serre, révèle la presse britannique.

Le temps se couvre pour les climatosceptiques. Le quotidien britannique Times a révélé lundi que plusieurs organisations qui luttent contre les projets de limitation des gaz à effet de serre sont financées par le géant pétrolier américain ExxonMobil (maison mère d'Esso), à hauteur de presque un million de livres (1,2 million d'euros).

Les climatosceptiques, qui réfutent la responsabilité de l'homme dans le réchauffement climatique - quand ils ne mettent pas en cause le réchauffement lui-même -, s'opposent aux tentatives de régulations des émissions de gaz à effet de serre. De fait, leurs positions convergent donc avec les intérêts des groupes pétroliers. Mais la collusion irait beaucoup plus loin puisque plusieurs de ces organisations - dont the Media Research Center, the Atlas Economic Research Foundation, the Pacific Research Institute et the Heritage Foundation - auraient bénéficié de la générosité d'ExxonMobil. Le quotidien britannique ne précise toutefois pas comment cet argent a concrètement été utilisé. 

Parole non tenue

La révélation est gênante dans le contexte de bras-de-fer qui oppose depuis plusieurs mois le camp des sceptiques aux chercheurs du Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec). Il y a dix jours, le premier avait déjà subi un revers dans l'affaire dite du «climategate», tentative de discréditation des seconds. Une enquête indépendante avait en effet blanchi les climatologues, accusés d'avoir falsifié des données scientifiques pour accréditer leur théorie. L'enquête a au contraire établi leur «rigueur» et leur «honnêteté». Désormais, c'est l'intégrité des sceptiques qui est donc mise en cause. Par exemple, the Media Research Center, qui a justement contesté le rapport d'enquête établissant l'honnêteté des climatologues du Giec, aurait reçu l'an dernier 50.000 livres (presque 60.000 euros).

Le lobby climatosceptique n'est pas le seul à être discrédité par ces révélations. À un moment où le secteur pétrolier n'est pas en odeur de sainteté, suite à la marée noire dans le golfe du Mexique, Exxon se trouve également pris en flagrant délit de mensonge. Dans un rapport datant de 2007, la compagnie avait en effet promis d'«arrêter de contribuer aux groupes dont la position sur le changement climatique pourrait détourner l'attention de l'importante discussion sur la sécurité énergétique». Parole non tenue. Cette fois, contactée par le Times, Exxon a promis que trois des fondations citées par le quotidien ne seraient plus financées. Mais rien en revanche sur les vingt-et-uns autres groupes qui auraient reçu de l'argent l'an dernier.

LIRE AUSSI :

» Les scientifiques impliqués dans le «climategate» blanchis

http://www.lefigaro.fr/environnement/2010/03/31/01029-20100331ARTFIG00456-les-scientifiques-impliques-dans-le-climategate-blanchis-.php

16/02/2012

Danger chimique: "Omerta" chez MONSANTO

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/02/16/la-toxicite-du-roundup-un-desherbant-de-monsanto-doit-etre-reevaluee_1643591_3244.html

La toxicité du Roundup, un désherbant de Monsanto, doit être réévaluée

Le rapporteur du Conseil d'Etat exige un nouvel examen du pesticide par le ministère de l'agriculture

 

Série noire pour la branche française de Monsanto, le géant américain des produits phytosanitaires. C'est au tour de son produit phare, le Roundup Express, de se trouver sur le banc des accusés. Lundi 13 février, le rapporteur du Conseil d'Etat a exigé un nouvel examen de ce désherbant vendu au grand public dans les jardineries. Le rapporteur enjoint au ministère de l'agriculture d'en analyser la toxicité dans un délai de six mois, de statuer à nouveau sur l'autorisation de mise sur le marché du pesticide et de verser aux requérants la somme de 3 000 euros pour leurs frais de procédure. Le Conseil d'Etat suit généralement les avis de ses rapporteurs.

A l'origine de la procédure, il y a Générations futures, une association spécialisée dans les atteintes de la chimie sur l'environnement, et Jacques Maret, un cultivateur bio. Ce dernier est installé en Charente comme - pure coïncidence - Paul François, le céréalier qui a fait reconnaître la responsabilité de Monsanto, après avoir été intoxiqué accidentellement par un autre des herbicides de la multinationale, le Lasso. L'audience de cette dernière affaire, qui s'est tenue en premier ressort devant le TGI de Lyon, a aussi eu lieu le 13 février.

"Omerta"

"Les produits de Monsanto sont conformes aux exigences de sécurité en place au moment de leur mise sur le marché. (La société) a une politique très rigoureuse en ce qui concerne l'évaluation scientifique de la sécurité des produits de protection des plantes", a réagi l'entreprise, dans un communiqué sur le Lasso. Elle pourrait avancer les mêmes arguments au sujet du Roundup. Or, c'est le manque d'études sur les effets des molécules de désherbant qui lui est reproché.

Les requérants parlent même d'une "omerta" qui les a obligés à financer eux-mêmes de coûteuses analyses sur la composition de deux autres Roundup également dans leur ligne de mire : les Extra 360 et GT Plus.

Les adhérents de Générations futures et M. Maret s'étaient adressés au ministère de l'agriculture pour demander l'abrogation de l'herbicide. Ils faisaient valoir que certains éléments de sa composition n'avaient pas été considérés comme "substances actives" et donc non pris en compte dans l'évaluation de la toxicité du produit. Une bonne partie du débat a porté sur cette question scientifique.

"Le Roundup contient non seulement du glyphosate, perturbateur endocrinien (suspecté) avec des effets à long terme, mais aussi une sorte de détergent adjuvant qui aide la molécule à pénétrer dans la plante, explique Jacques Maret. C'est la toxicité de leur mélange qui doit être évaluée. La direction de l'alimentation n'a jamais voulu nous entendre." Ils se sont donc tournés vers le Conseil d'Etat, au nom d'une directive européenne stipulant que chacune des molécules doit être étudiée, ainsi que le mélange chimique qui en résulte.

Pourquoi avoir ciblé le Roundup Express ? "Parce que nous disposions d'analyses sur ce désherbant et parce que Monsanto le distribue tout autour du monde", répond le cultivateur. L'homme a beau faire partie des Faucheurs volontaires d'OGM et d'un mouvement au titre limpide : "Combat Monsanto", il dénonce surtout l'attitude de l'administration. "Nous avons récupéré un document de l'ex-AFSSA. Celle-ci note que "le pétitionnaire n'a pas étudié les effets du produit sur le public concerné", mais lui a tout de même donné un avis favorable..."

Martine Valo
Article paru dans l'édition du 16.02.12
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sur le même sujet :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/02/16/monsanto-un-demi-siecle-de-scandales-sanitaires_1643081_3244.html

Monsanto, un demi-siècle de scandales sanitaires

Malgré des condamnations à répétition, rien n'arrête la croissance du géant américain des phytosanitaires. 

15/02/2012

Informations médicales

lues sur : http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Mercredi 15 février 2012

Bisphénol A et diabète
Selon deux nouvelles études, le bisphénol A (BPA) « contribuerait bel et bien à l’épidémie mondiale de diabète de type 2 », explique Le Monde. La première étude de l’équipe de Tiange Wang du Shanghai Institute of Endocrine and Metabolic Diseases (Chine), publiée dans le Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism, « confirme, dans la population générale, le lien entre exposition au BPA d’une part, obésité et diabète de type 2 d’autre part », souligne le quotidien. Le Monde ajoute que, selon les auteurs, chez la population de corpulence normale, « le risque de diabète de type 2 augmente de 94% pour les sujets les plus imprégnés, par rapport au groupe dont les teneurs en BPA sont les plus basses ». La seconde étude, rendue publique dans PloS One, révèle, par des travaux in vitro, que de faibles doses de BPA peuvent contribuer au développement du diabète de type 2. Sergi Soriano (université Miguel Hernandez de Elche à Alicante, Espagne) et ses co-auteurs ont montré que des cellules pancréatiques de souris et d’humains, « lorsqu’elles sont exposées à des faibles doses du BPA, synthétisent plus d’insuline ». (Le Monde, 15/02)

L’intolérance aux ondes étudiée
L’Assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP) lance « la première étude clinique en France » destinée à « évaluer un protocole de prise en charge spécialisée des patients atteints ‘‘d’hypersensibilité’’ » aux ondes, indique Le Figaro. Selon le journal, 1,5 à 2% de la population serait touchée par l’hypersensibilité électromagnétique, qui « se manifeste par des symptômes non spécifiques », mais qui peuvent empêcher certaines personnes de travailler ou les conduire à changer « totalement de mode de vie ». Un premier centre de prise en charge a déjà ouvert à l’hôpital Cochin, à Paris. L’AP-HP prévoit la participation à cette étude, au total, de 24 centres investigateurs en France. Cette étude, réalisée en collaboration avec l’Ineris et l’Anses, vise à « mieux comprendre cette pathologie dont les déterminants sont l’objet d’une crispation entre associations et scientifiques », souligne le quotidien. (Le Figaro, 15/02)

En bref

La Croix publie, dans son cahier central, un dossier sur les jeux vidéo et les enfants. « La question des risques liés à l’usage des jeux violents inquiète parents et éducateurs », explique le quotidien. Elle intéresse également les chercheurs. Ainsi, Michel Desmurget, chercheur en neurosciences à l’Inserm, explique, dans l’article, que « toutes les recherches montrent que les jeux vidéo violents ont un effet délétère ». Il ajoute : « Plus de 3 500 études répertoriées par l’Académie américaine de pédiatrie prouvent que les images violentes suscitent des comportements agressifs ». (La Croix, 15/02)

Le rapport rédigé par l’Observatoire national de la fin de vie doit être dévoilé aujourd’hui. Ce document, qu’Aujourd’hui en France s’est procuré, fait déjà l’objet « d’une grosse polémique », rapporte le quotidien. Plusieurs membres de cet observatoire, en désaccord avec les méthodes choisies pour réaliser le rapport, ont démissionné la semaine dernière. Ils considèrent que ce rapport, qui a coûté 450 000 euros à l’Etat, « n’apporte rien de nouveau » sur la fin de vie, souligne le journal. (Aujourd’hui en France, 15/02)

Le Quotidien du médecin rend compte de la découverte d’une équipe française d’un nouveau gène, GPR179, lié à « une forme génétique de cécité nocturne ». L’équipe d’Isabella Audo et Christina Zeitz (Institut de la vision, centre d’investigation clinique des Quinze-Vingts, UPMC CNRS-Inserm) a été mené pour « mieux comprendre l’origine génétique de la maladie ». Leurs travaux ont montré l’importance de la mutation du gène GPR179 dans la cécité nocture stationnaire. (Le Quotidien du médecin, 15/02)

14/02/2012

Information médicale sur l'hépatite C

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

L’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) confirme les dysfonctionnements du stylo injecteur utilisé pour l’administration du ViraféronPeg en vue de traiter l’hépatite C, indique Le Quotidien du médecin.

L’agence appelle les patients à contacter leurs médecins.

L’Afssaps souligne la mise en place, dans les 10 jours, d’« un comité d’experts chargé de préciser les risques liés à ces dysfonctionnements et de proposer des mesures adaptées à la garantie de l’efficacité du traitement ».

(Le Quotidien du médecin, 14/02)

13/02/2012

Interpeller Hollande sur la taxe Tobin

communiqué :

"Face à la caricature de taxe Tobin proposée par Nicolas Sarkozy, les associations de solidarité internationale membres de la coalition "Robin des Bois" nous ont proposé d'interpeller François Hollande pour qu'il prenne enfin une position claire sur le niveau et la destination des fonds collectés par la taxe sur les transactions financières qu'il propose. Vous trouverez ci-joint le texte d'un e-mail d'interpellation.

LA TAXE ROBIN DES BOIS

La France s'apprête d'ici début mars à adopter une "taxe sur les transactions financières". Victoire ? Pas vraiment, car Nicolas Sarkozy a annoncé une taxe au rabais et dont les revenus seraient finalement destinés au budget national et à "réduire les déficits"...

En clair : le gouvernement a cédé à la finance et nous vole la taxe !
Utopie quand il s'agissait de lutter contre la spéculation, l'extrême pauvreté et les défis planétaires, la taxe risque de devenir qu'un simple produit de façade à l'approche des élections. Ne dégageant qu'un milliard d'euros, une telle taxe ne peut avoir aucun effet dissuasif sur la spéculation, ni répondre aux exigences considérables posées par le changement climatique, l'extrême pauvreté et les grandes pandémies comme celle du sida.

Mais il est encore possible d'agir : puisque le gouvernement refuse d'entendre la voix des citoyens, c'est désormais aux parlementaires, que nous devons nous adresser : les députés et sénateurs ont le pouvoir de remettre la taxe dans le bon sens !

Le projet de loi de cette taxe au rabais est en ce moment même discuté à l'Assemblée nationale, qui devrait le voter en début de semaine prochaine. Puis le texte fera la navette au Sénat et à nouveau à l'Assemblée.

Aidez-nous à convaincre le candidat aux présidentielles et les parlementaires socialistes de modifier le texte, en proposant une alternative au projet du gouvernement, pour que la France mette en place une VRAIE taxe Robin des Bois !

Envoyez le texte ci-dessous à François Hollande : 

contact@francoishollande.fr 

avec en titre de mail :

Taxe sur les transactions financières

(il suffit de faire un copié collé du texte ci-dessous)

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Monsieur Hollande,

Aujourd'hui, au lieu d'honorer ses engagements, le Président de la République Nicolas Sarkozy a tranché : la taxe française sur les transactions financières, en plus d'être au rabais, ne deviendra pas un outil historique pour lutter contre les dérives du secteur financier et les injustices mondiales. Le gouvernement balaye d'un revers de main les 500 000 citoyens européens et les 82% de Français qui demandent une taxe efficace contre la spéculation financière et dont le produit soit alloué à la solidarité internationale.1

Vous vous êtes déjà engagé pour l'instauration d'une taxe sur les transactions financières tant au niveau français qu'européen. Toutefois, tant vos déclarations que les initiatives parlementaires de votre groupe omettent l'un des principes fondamentaux d'une telle taxe : lutter pour le développement, contre les grandes pandémies et les conséquences désastreuses du changement climatique dans les pays du Sud.

Aujourd'hui, Monsieur Hollande, la balle est dans votre camp.
En tant que candidat présidentiel du plus grand parti d'opposition, vous avez le pouvoir d'influencer le projet de loi qui est en cours de discussion au Parlement jusqu'au 8 mars. Nous vous demandons de donner suite à votre discours au Bourget en exprimant votre soutien public à "une véritable taxe sur les transactions financières" pour dégonfler la bulle financière, lutter contre la pauvreté, les grandes pandémies et le changement climatique, et d'appeler les parlementaires socialistes à amender en ce sens le texte déposé par le gouvernement.

Monsieur Hollande, ferez-vous mieux que Nicolas Sarkozy ?

Pour être bien surs que notre message sera entendu, vous pouvez également interpeller Michel Sapin, chargé du projet présidentiel auprès de François Hollande, et Kader Arif, "monsieur développement" de l'équipe de campagne de François Hollande, et nous aider à diffuser au maximum cette action : 

http://www.taxerobindesbois.org/latest/action-urgente-hol...

1 : 82% des Français considèrent que le produit de la taxe sur les transactions financières (TTF) devrait être affecté à la solidarité internationale, Sondage CSA de décembre 2011

Intoxication par un herbicide : MONSANTO condamné

lu sur :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/02/13/monsanto-juge-responsable-de-l-intoxication-d-un-agriculteur-francais_1642727_3224.html

Monsanto jugé responsable de l'intoxication d'un agriculteur français

Le géant américain Monsanto a été jugé "responsable", lundi 13 février, à Lyon, de l'intoxication à l'herbicide en 2004 d'un agriculteur français, ouvrant la voie à des dommages-intérêts, ce qui constitue une première en France.

"Monsanto est responsable du préjudice de Paul François suite à l'inhalation du produit Lasso", peut-on lire dans le jugement du tribunal de grande instance de Lyon. En conséquence, le tribunal "condamne Monsanto à indemniser entièrement Pierre François de son préjudice", qui sera évalué après une expertise médicale. La firme américaine estime pour sa part qu'il n'y a pas "d'éléments scientifiques suffisants" dans le dossier et envisage de faire appel.

Le 27 avril 2004, Paul François, un céréalier aujourd'hui âgé de 47 ans, avait reçu au visage des vapeurs de Lasso, un puissant désherbant produit par le leader mondial de l'agrochimie, en ouvrant la cuve d'un pulvérisateur. Il avait été rapidement pris de nausées puis de troubles (bégaiement, vertiges, maux de tête, troubles musculaires...) l'obligeant à interrompre son activité pendant près d'un an.

Aujourd'hui, Paul François ne travaille plus qu'à mi-temps, en proie à des fatigues chroniques et à des maux de tête tenaces. Les médecins considèrent que son système nerveux central a été affecté.

>> Portrait : Paul François, le paysan charentais qui affronte Monsanto

En mai 2005, un an après qu'il eut inhalé les vapeurs, des analyses relevaient dans son organisme des traces de monochlorobenzène, un solvant présent pour moitié dans le Lasso, au côté du principe actif, l'anachlore. Trois ans plus tard, Paul François, qui est devenu le porte-parole des victimes des pesticides, obtenait en justice que ses troubles soient reconnus comme maladie professionnelle. Il lançait alors une procédure en responsabilité civile contre Monsanto.

A l'audience, son avocat, Me François Lafforgue a reproché à Monsanto d'avoir "tout fait pour laisser le Lasso sur le marché" alors que sa dangerosité avait été établie dès les années 1980, d'où son interdiction au Canada, en Angleterre et en Belgique. Ce n'est qu'en 2007 qu'il a été retiré du marché français.

UNE DÉCISION "ESSENTIELLE"

Selon Me Lafforgue, Monsanto aurait aussi manqué à son "obligation d'information" en ne détaillant pas la composition du produit sur l'étiquette, et en n'avertissant pas des risques liés à l'inhalation, ni de l'obligation de porter un masque. L'avocat de Monsanto, Me Jean-Philippe Delsart, met quant à lui en doute la réalité de l'intoxication, soulignant que les problèmes de santé ne sont apparus que plusieurs mois après.

"La reconnaissance de la responsabilité de Monsanto dans cette affaire est essentielle : les firmes phytosanitaires savent dorénavant qu'elles ne pourront plus se défausser de leurs responsabilités sur les pouvoirs publics ou l'utilisateur et que des comptes leurs sont demandés", a déclaré François Veillerette, porte-parole Générations futures, une ONG qui se bat contre l'utilisation massive de pesticides dans l'agriculture.

voir aussi :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/02/13/condamnation-de-monsanto-une-premiere-qui-va-donner-des-idees_1642912_3244.html

Condamnation de Monsanto : "Une première qui va donner des idées"

La condamnation du géant américain par le tribunal de grande instance de Lyon pourrait ouvrir la voie à des décisions de justice similaires.

12/02/2012

Lundi 13 février 2012, procès historique de l'amiante

lu sur :

http://www.lepoint.fr/monde/la-sentence-du-proces-de-l-amiante-attendue-lundi-a-turin-12-02-2012-1430674_24.php

Le Point.fr - Publié le 12/02/2012 à 16:29 - Modifié le 12/02/2012 à 16:36

Un procès aux dimensions gigantesques : 2 300 décès dus au cancer de la plèvre - dont 1 800 dans la seule ville de Casale Monferrato -, 700 personnes atteintes de fibrose pulmonaire, 5 000 parties civiles, un dossier de 220 000 pages... 800 parents de victimes de l'amiante seront présents au tribunal de Turin et distribués jusque dans le palais des congrès équipé pour l'occasion d'un système de retransmission. Parmi eux, des Français venus d'Ardèche, de Haute-Savoie, de Lorraine et de Dunkerque, les régions françaises qui ont payé le plus lourd tribut à l'amiante.

Face à eux, le banc des accusés sera vide. Stephan Ernest Schmidheiny, 64 ans, le patron suisse d'Eternit, et le baron belge Jean Louis de Cartier de Marchienne, 90 ans et actionnaire minoritaire du groupe, seront représentés par leurs avocats. Le procureur Raffaele Guariniello a requis 20 ans de prison contre les deux accusés.

Artifice juridique

Mais c'est dans le fond que le procès de Turin pourrait changer la jurisprudence des affaires concernant l'amiante. "C'est la première fois que ce ne sont pas des administrateurs locaux des usines qui sont inculpés, mais les véritables responsables, affirme Raffaele Guariniello. Nous avons des documents du siège suisse de la société démontrant que les instructions venaient du sommet."

C'est grâce à un artifice juridique que le procureur Guariniello a pu instruire le procès contre l'état-major du groupe. "Un ouvrier italien qui avait contracté un mésothéliome dans une usine suisse du groupe est revenu mourir à Turin. Ce cas était le chaînon manquant qui nous avait fait défaut dans les procès précédents. Il nous a permis, malgré les réticences des autorités suisses, d'étendre notre compétence territoriale afin d'enquêter sur le conseil d'administration de la société."

"Désastre environnemental permanent volontaire"

En outre Stephan Ernest Schmidheiny et Jean Louis de Cartier de Marchienne sont accusés de "désastre environnemental permanent volontaire". Un chef d'accusation qui sous-entend qu'ils avaient connaissance des dangers et qu'ils ont préféré la logique du profit à la santé des ouvriers et des populations vivant à proximité des usines. "La direction a essayé de piloter l'information pour cacher la dangerosité de l'amiante et leurs instructions étaient insuffisantes pour protéger la santé des ouvriers", confirme Guariniello.

Le monde aura donc lundi les yeux tournés vers Turin. Car, interdite en Europe, l'amiante est encore utilisée sans aucune précaution dans 70 % des pays de la planète. Dans les pays en voie de développement, Chine, Inde, Brésil ou en Afrique, mais également au Canada. Pour le procureur turinois, "une sentence de culpabilité représenterait un espoir pour tous ces pays. Peut-être le début de la fin de l'amiante."

Click here to find out more!

Pour les vacanciers qui viennent dans le sud !

Vers une privatisation de l'accès au littoral ?

 

http://www.midilibre.fr/2012/02/10/grand-et-petit-travers-dites-adieu-aux-autos,456239.php

 

voir aussi :

Fermeture définitive de la route du Petit-Travers / Grand-Travers ...


http://collectifuneplacepourtous.midiblogs.com/archive/2012/02/11/fermeture-definitive-de-la-route-du-petit-travers-grand-trav2.html


 


Pour celles (et ceux ?) qui se colorent les cheveux

à lire :


http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000025350104&dateTexte=&categorieLien=id


ARRETE
Arrêté du 22 décembre 2011 modifiant l'arrêté du 6 février 2001 fixant la liste des substances qui ne peuvent être utilisées dans les produits cosmétiques en dehors des restrictions et conditions fixées par cette liste     

09:50 Publié dans chimie, santé | Lien permanent | Commentaires (0)

11/02/2012

Craquements de la terre au fil de l’année 2011

DATA – Ecoutez le pouls des craquements de la terre au fil de l’année 2011

Cette vidéo japonaise, reprise par le site La boîte verte, montre tous les tremblements de terre d'une magnitude supérieure à 6 survenus à travers le globe l'an dernier. En l'écoutant au casque, on croirait plonger dans un battement de cœur électronique déréglé et prendre le pouls de la planète : neuf minutes de vidéo pour 9 323 battements, soit un peu plus d'un choc toutes les 56 minutes dans le monde réel, au fil de l'année.

Au 11 mars, soudain, le rythme s'affole et des cercles de plus en plus larges apparaissent au-dessus du Japon : ils figurent l'amplitude du séisme qui a provoqué la catastrophe de Fukushima, et l'immense espace à travers lequel il a pu être ressenti.

Alzheimer ...espoir ?

lu sur :

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/science/2012/02/09/002-alzheimer-anticancer-bexarotene.shtml

Contre le cancer, mais aussi l'alzheimer | Science | Radio-Canada.ca


Une percée sans précédent a été réalisée dans la lutte contre l'alzheimer, soutiennent des chercheurs américains. Un médicament appelé bexarotène agit contre de nombreux effets de la maladie qui apparaissent chez la souris.

Cette molécule est déjà reconnue par Santé Canada et la Food and Drug Administration (FDA) dans le traitement contre le cancer de la peau.

Selon des chercheurs de la Case Western Reserve University à Cleveland, le bexarotène s'attaque à l'accumulation de fragments d'une protéine appelée bêta-amyloïde jugée comme un élément clé dans l'apparition de la maladie d'Alzheimer.

Normalement, le cerveau produit ces fragments qui sont dégradés par des enzymes à l'aide d'une protéine appelée ApoE. La chercheuse Paige Cramer et ses collègues ont émis l'hypothèse que le bexarotène pourrait augmenter l'élimination des fragments bêta-amyloïdes dans le cerveau parce qu'il aide à activer l'ApoE. Ils ont donc donné ce médicament à des souris conçues pour avoir une maladie comparable à l'alzheimer et ont constaté que les niveaux de fragments dans le cerveau des souris avaient chuté en quelques jours. Les souris ont également présenté une amélioration de leurs performances cognitives, sociales et olfactives.

En fait, chez le rongeur, la molécule a fait disparaître jusqu'à 75 % des plaques de bêta-amyloïdes. Il semblerait que le bexarotène reprogramme les cellules immunitaires dans le cerveau pour qu'elles puissent de nouveau « nettoyer » les dépôts d'amyloïdes.

« Jusqu'alors, le meilleur traitement existant chez des souris de laboratoire prenait plusieurs mois pour éliminer les plaques amyloïdes. » — Dr Daniel Wesson, co-auteur

L'équipe américaine veut maintenant s'assurer qu'il agit de la même manière chez les humains. Si c'est le cas, elle entend transformer cette découverte de recherche fondamentale en traitement. Des essais cliniques préliminaires pourraient commencer d'ici l'année prochaine.

La semaine dernière, la publication de deux études indépendantes (l'une de l'Université Columbia et l'autre de l'Université Harvard) avait permis de répondre à une question qu'on se posait depuis deux décennies : comment la maladie d'Alzheimer se propage-t-elle dans le cerveau? Deux hypothèses existaient : de neurone en neurone ou par blocs, passant de certaines parties du cerveau à d'autres.

La réponse : la maladie se propage de neurone en neurone. Ces travaux étaient les premiers à démontrer que la maladie se répand comme une infection, à l'image d'un virus.

Le détail de ces travaux est publié dans le magazine Science (*).

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voir aussi :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/02/09/un-anticancereux-inverse-rapidement-alzheimer-chez-des-souris_1641488_3244.html

Un anticancéreux inverse rapidement Alzheimer chez des souris

Un médicament contre le cancer a rapidement restauré les fonctions cérébrales normales de souris atteintes de l'équivalent d'Alzheimer.

 

Il s'agit d'une percée majeure dans la lutte contre la maladie d'Alzheimer. Une équipe de chercheurs américains a découvert qu'un médicament contre le cancer restaurait rapidement les fonctions cérébrales normales de souris de laboratoire atteintes de l'équivalent d'Alzheimer. Cette avancée pourrait déboucher sur un traitement pour cette maladie incurable et dévastatrice, révèle une étude (sur abonnement) publiée dans Science, jeudi 9 février.

>> Voir la vidéo explicative de Science (sur abonnement)

Non seulement cet anticancéreux, le bexarotène, a fait disparaître chez ces souris jusqu'à 75 % des plaques de bêta-amyloïde, une forme de protéine dont l'accumulation est une des principales caractéristiques pathologiques d'Alzheimer, mais il a aussi inversé les symptômes de cette maladie, comme la perte de mémoire.

Tout juste soixante-douze heures après avoir commencé le traitement avec le bexarotène, les souris de laboratoire – génétiquement modifiées pour développer l'équivalent de la maladie d'Alzheimer – ont commencé à montrer des comportements normaux, expliquent les chercheurs à l'origine de cette étude.

UNE AVANCÉE "SANS PRÉCÉDENT"

Ces animaux ont ainsi retrouvé leur mémoire et leur sens de l'odorat, explique le Dr Daniel Wesson, professeur adjoint de neurosciences à la faculté de médecine Case Western à Cleveland (Ohio), coauteur de l'étude publiée dans la revue américaine Science datée du 10 février. Il note que la perte de l'odorat est souvent le premier signe de la maladie d'Alzheimer chez les humains.

Cette avancée est "sans précédent", juge Paige Cramer, un chercheur de la faculté de médecine Case Western qui a contribué à cette recherche : "Jusqu'alors le meilleur traitement existant chez des souris de laboratoire prenait plusieurs mois pour éliminer les plaques amyloïdes." "Ce médicament est efficace chez les souris et notre prochain objectif est de s'assurer qu'il agit de la même manière chez les humains", ajoute le Dr Gary Landreth, professeur de neurosciences dans cette même faculté et autre auteur de l'étude.

"Nous sommes encore au tout premier stade de nos efforts pour transformer cette découverte de recherche fondamentale en un traitement", note ce chercheur. Selon le Dr Wesson, l'équipe de recherche "espère obtenir les premiers résultats d'un essai clinique préliminaire d'ici l'année prochaine".

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(*) http://www.sciencemag.org/content/early/2012/02/08/science.1217697.abstract?sid=7124b893-9cd8-4fb4-b00f-7ff11399ce79

Abstract

Alzheimer's disease is associated with impaired clearance of β-amyloid from the brain, a process normally facilitated by apolipoprotein E (ApoE). ApoE expression is transcriptionally induced through the action of the nuclear receptors peroxisome proliferator activated receptor (PPARγ) and liver X receptors (LXR) in coordination with retinoid X receptors (RXR). Oral administration of the RXR agonist, bexarotene, to a murine model of Alzheimer's disease resulted in enhanced clearance of soluble Aβ within hours in an apoE-dependent manner. Aβ plaque area was reduced >50% within just 72 hours. Furthermore, bexarotene stimulated the rapid reversal of cognitive, social, and olfactory deficits and improved neural circuit function. Thus, RXR activation stimulates physiological Aβ clearance mechanisms, resulting in the very rapid reversal of a broad range of Aβ-induced deficits.                      

09/02/2012

RATP et téléphonie mobile

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/02/08/ondes-electromagnetiques-l-inquietude-des-conducteurs-du-metro-parisien_1639927_3244.html

Ondes électromagnétiques : l'inquiétude des conducteurs du métro parisien

Les salariés réclament à la RATP une expertise indépendante sur leur niveau d'exposition.

Contre le cancer, une méthode simple

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/02/08/le-jeune-nouvelle-arme-de-lutte-contre-le-cancer_1640662_3244.html#xtor=RSS-3208

Le jeûne, nouvelle arme de lutte contre le cancer ?

De courtes périodes de jeûne sont dans certains cas aussi efficaces que la chimiothérapie pour lutter contre certains cancers chez les souris, selon une étude publiée mercredi aux Etats-Unis.

De courtes périodes de jeûne sont dans certains cas aussi efficaces que la chimiothérapie pour lutter contre certains cancers chez les souris, selon une étude publiée mercredi 8 février aux Etats-Unis, qui montre que combiner les deux méthodes prolonge leur durée de vie.

Le jeûne seul permet de traiter efficacement une majorité de cancers chez des animaux de laboratoire, y compris les tumeurs cancéreuses provenant de cellules humaines, soulignent les auteurs de cette étude parue dans la revue Science Translational Medicine datée du 8 février. Selon eux, sur huit types de cancer observés chez des souris de laboratoire, cinq ont réagi aussi bien au jeûne qu'à la chimiothérapie.

DES TAUX DE GUÉRISON DE 20 % À 40 %

Le fait de réduire la quantité de nourriture consommée ralentit la croissance et la propagation du cancer, expliquent ces médecins. Et, chaque fois, "la combinaison de cycles courts de jeûne avec la chimiothérapie est soit plus efficace, soit nettement plus efficace que la chimiothérapie seule", précise Valter Longo, professeur de gérontologie et de biologie à l'université de Californie du Sud, principal auteur de cette étude.

Ainsi, de multiples périodes de jeûne combinées à la chimiothérapie guérissent 20 % de certains cancers très agressifs chez les souris de laboratoire. Le taux de guérison grimpe à 40 % pour les souris atteintes de ces mêmes cancers mais moins étendus, tandis qu'aucune souris n'a survécu traitée uniquement avec la chimiothérapie.

Seul un essai clinique d'une durée de plusieurs années permettrait de savoir si ce traitement pourrait avoir des effets similaires chez l'homme, souligne le Dr Longo. Les résultats d'un essai clinique de phase 1 portant sur un tel traitement sur des patientes souffrant d'un cancer du sein, du canal urinaire et de l'ovaire, mené par deux cancérologues du USC Norris Comprehensive Cancer Center, ont été soumis pour une présentation à la prochaine conférence annuelle de la Société américaine de cancérologie (ASCO).

MOINS D'EFFETS SECONDAIRES

Mais cette première phase clinique vise seulement à tester la sûreté de cette thérapie, et surtout à déterminer si des patients peuvent supporter de jeûner pendant deux jours avant une chimiothérapie et un jour après. "Nous ne savons pas si le jeûne est efficace chez l'homme" contre le cancer, souligne le Dr Longo, selon qui de telles privations de nourriture pourraient être risquées chez certains individus. Un jeûne peut notamment provoquer une chute de la tension artérielle et des maux de tête.

Selon une étude fondée sur des données fournies par des malades et publiée dans la revue américaine Aging en 2010, dix patients atteints d'un cancer qui ont essayé de suivre des cycles de jeûne ont dit ressentir moins d'effets secondaires provoqués par la chimiothérapie qu'ils subissaient.

Chez les souris, l'étude publiée mercredi a montré que des cycles de jeûne sans chimiothérapie pouvaient ralentir un développement du cancer du sein, du mélanome et d'une tumeur du cerveau. Dans certains cas, le jeûne est aussi efficace que la chimiothérapie.

08/02/2012

"Soleil Vert" ...

... dans le monde des poules.

Lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/au-proces-de-l-elevage-intensif-une-poule-n-est-pas-une-boite-de-conserve-07-02-2012-1428465_23.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20120208

"Une poule n'est pas une boîte de conserve"

En Alsace, huit associations de défense des animaux ont assigné l'ex-gérant d'une société accusée d'avoir abandonné 200 000 poules pondeuses.

L'ancien gérant d'Alsace OEuf, une entreprise d'élevage de volaille en batterie, comparaissait aujourd'hui au tribunal correctionnel de Strasbourg pour avoir laissé mourir des dizaines de milliers de poules dans des conditions extrêmes. À travers lui, c'est l'élevage intensif qui est montré du doigt.

Huit associations de défense des animaux se sont constituées parties civiles contre Alsace OEuf et son gérant, Zeki Karahancer, qui a dû cesser son activité d'éleveur à Kingersheim (Haut-Rhin) après l'abattage en catastrophe, en novembre dernier, de 135 000 poules pondeuses agonisantes par manque de nourriture. Les avocats de la Fondation 30 millions d'amis, de la Fondation Brigitte Bardot, du Refuge de l'arche de Noé, de l'OABA (OEuvre d'assistance aux bêtes d'abattage), de la SPA et de One Voice ont joint leurs plaidoiries et effets de manche à ceux de leurs collègues des associations L214 et Animalsace, premières à avoir déposé plainte pour "actes de cruauté et abandon commis sur des animaux".

Nuées de mouches

En face, visiblement mal à l'aise, Zeki Karahancer laisse parler son défenseur. "Avez-vous des difficultés à parler le français ? Vous habitez en France depuis combien de temps ?" demande doucement la présidente au prévenu, qui peine à lâcher quelques monosyllabes. Installé dans l'Hexagone en 1991, l'ancien ouvrier a opéré en 2009 "un virage professionnel à 360 °, passant du bâtiment à la poule", observe ironiquement maître Xavier Bacquet, l'avocat de 30 millions d'amis. C'est à cette époque que Zeki Karahancer reprend, avec zéro connaissance en élevage et tout juste 1 000 euros de capital, les sites d'élevage du groupe Carlier, placé en liquidation judiciaire, mais toujours propriétaire.

Ce qu'il croit être une bonne affaire tourne vite à la catastrophe. L'amas de fientes de poules provoque des nuées de mouches et la fureur des riverains. Une épidémie de salmonelles conduit la société distributrice à diviser par deux le prix des oeufs, empêtrant un peu plus le gérant dans ses problèmes de trésorerie. "Presque du jour au lendemain, Sanders, le fournisseur exclusif en graines, a arrêté les livraisons. Les poules ont commencé à s'affaiblir et à mourir en nombre important, puis c'est allé crescendo", explique Philippe Bouley, directeur technique d'Alsace OEuf, qui pointe aussi la responsabilité de la société Carlier, qui a confié la gérance à un homme "sans aucune expérience".

"Entre la poule et l'oeuf"

"Quand les riverains, excédés par les odeurs et les mouches, ont pénétré sur le site en novembre 2010, ils ont découvert 200 000 poules entassées dans des hangars et des cages vétustes, sans lumière, décharnées ou mortes, en état de décomposition avancée. Les poules vivantes étaient obligées de picorer les cadavres pour survivre", rappelle une avocate des parties civiles. Alertée par Alsace OEuf, la préfecture du Haut-Rhin avait dû réquisitionner in extremis un abattoir pour les 135 000 volailles moribondes. Raphaël Nisand, avocat du Refuge de l'arche de Noé et de l'OABA, y voit "une affaire grave et emblématique qui pose aussi le problème de l'élevage industriel : derrière l'animal, il y a l'homme. Et un problème de traçabilité pour le consommateur".

"La poule n'est pas une boîte de conserve", appuie la procureur, qui propose de requalifier l'accusation de "sévices" en "délit d'abandon". Elle requiert un an avec sursis, 5000 euros d'amende et une interdiction définitive d'exercer un métier dans l'élevage d'animaux. Me Dominique Riegel, avocat de la défense, plaide la relaxe, rappelant les péripéties judiciaires entre son client et Sanders, le fournisseur en graines, qui a stoppé brutalement les livraisons en prétextant un retard de paiement. "Zeki Karahancer s'est retrouvé coincé entre la poule et l'oeuf. La poule doit être nourrie, et l'oeuf vendu. Alsace OEuf a assigné en justice la société Sanders. Mais il fallait le temps d'obtenir l'ordonnance, l'expertise... Or la poule n'attend pas." Jugement le 6 mars. 

Commission Européenne : vers une autorisation facilitée des OGM

... le vendredi 10 février prochain.

Lu sur :

http://www.infogm.org/spip.php?article5013

UNION EUROPEENNE – L'évaluation des risques liés aux OGM: une réglementation affaiblie

La Commission européenne a adressé aux Etats membres une proposition de règlement – texte contraignant - qui établit les modalités d’évaluation des risques sanitaires liés à l’utilisation de plantes génétiquement modifiées (PGM) dans l’alimentation humaine et animale [1]. Les Etats membres discuteront de cette proposition de règlement le 10 février, lors de la prochaine réunion du Comité Permanent de la Chaîne Alimentaire et de la Santé Animale (CP CASA). 
Dans la même veine que les lignes directrices publiées par l’AESA, le règlement proposé par la Commission conduira à un affaiblissement de l’évaluation existante des risques [2], même si la rhétorique est moins claire. Inf’OGM a analysé ce règlement pour vous

Cette proposition de règlement fait suite à la publication en mai 2011, par l’Agence Européenne de Sécurité des Aliments (AESA) de nouvelles lignes directrices concernant les évaluations des PGM à destination de l’alimentation humaine et animale [3]. C’est par un règlement d’exécution [4] que la Commission entend répondre à la demande du 4 décembre 2008 des ministres européens de l’Environnement. Ces derniers avaient demandé à ce que les évaluations avant autorisation des PGM soient renforcées, en prenant en compte notamment les risques à long terme et les impacts socio-économiques [5].

L’évaluation réduite à l’équivalence en substance

Ainsi, d’après la proposition de règlement, la Commission reprend la place centrale donnée par l’AESA à l’équivalence en substance dans l’évaluation. Il est ainsi écrit que « l’évaluation sanitaire des aliments génétiquement modifiés devrait inclure des études concernant les nouveaux composants issus de la modification génétique, une caractérisation moléculaire de la PGM, une analyse comparative de la composition [autre manière de nommer l’équivalence en substance] et du phénotype de la PGM comparée à sa contre-partie conventionnelle ». On ne sait ce que deviendraient d’autres analyses, comme celles de toxicologie par exemple ou celles de nutrition... Concernant les analyses de toxicologie, la Commission écrit dans la proposition de règlement que « selon les caractéristiques de la PGM et les résultats de ce premier lot d’études, les lignes directrices de l’AESA indiquent qu’il peut être nécessaire de conduire des études complémentaires. A cette fin, l’AESA considère que [...] les études d’alimentation durant 90 jours de rongeurs avec les aliments complets, quand justifiées, sont les premières études additionnelles permettant de répondre aux incertitudes identifiées » [6]. Malgré ce rappel de la position de l’AESA, la Commission semble envisager de rendre obligatoires ces analyses pour les plantes contenant un événement transgénique, puisque, selon elle, «  il n’a pas été prouvé [qu’il était] possible de définir avec suffisamment de précision le niveau d’incertitudes déclenchant le besoin d’études de 90 jours sur rongeurs dans les demandes d’autorisation. En conséquence, (...) de telles études devraient être, pour l’instant, requises pour toutes demandes d’autorisations ». Seulement, il s’agit ici de considérants présentés en introduction du règlement, qui n’ont donc pas la même valeur juridique qu’un article proprement dit du réglement. L’article 5 définit les analyses obligatoires à conduire, et renvoie à l’annexe 2 du règlement qui les détaille, notamment pour l’analyse de la toxicologie des PGM : «  le pétitionnaire considèrera le besoin d’analyses de toxicologie sur base des résultats des analyses moléculaires et de comparaison (…), à savoir les différences identifiées entre le produit GM et sa contre-partie conventionnelle, incluant les effets attendus et inattendus » [7]. En clair, les pétitionnaires n’auront plus à conduire d’autres analyses de toxicologie dès lors qu’ils auront conclu que leur PGM est équivalente en substance à une contre-partie conventionnelle.

Concernant les plantes à plusieurs transgènes, dîtes empilées, ces analyses de toxicologie ne sont pas requises, ces plantes étant considérées comme la simple addition d’évènements transgéniques (page 49 du règlement). Ceci revient donc à faire le choix d’ignorer tous possibles effets dus à la combinaison de transgènes dans une même plante.

De la même manière, les analyses d’alimentarité [8] sont conditionnées aux résultats des analyses de composition. A nouveau, c’est le pétitionnaire qui évaluera le besoin de telles analyses. Ainsi, il est proposé qu’au cas où les analyses de composition font apparaître des différences, la signification nutritionnelle de ces différences sera évaluée d’abord sur base de la littérature scientifique. Puis, «  si cette évaluation [via la littérature scientifique] conclut à une équivalence nutritionnelle entre les aliments GM et leurs contre-parties conventionnelles, aucune étude supplémentaire ne sera à conduire ». Il faut rappeler ici que les analyses de la littérature ne sont pas toujours gage d’exhaustivité. Ainsi, les membres du HCB ont déjà noté que l’entreprise Monsanto pouvait faire preuve de partialité dans ce domaine [9].
Avec ce projet de règlement, la Commission propose donc clairement aux Etats membres d’acter un affaiblissement de l’évaluation des risques liés aux PGM. Aux Etats membres maintenant de répondre.

 

[1] Source Inf’OGM

[2]  EUROPE - AESA : vers une évaluation plus souple des PGM ? 

[3]  http://www.efsa.europa.eu/fr/efsajo... 

[4] Contrairement à la procédure législative ordinaire utilisée pour l’adoption d’une directive ou d’un règlement « classique », procédure longue de plusieurs mois, les règlements d’exécution sont adoptées à l’issue d’une procédure simplifiée. Ce texte sera en effet simplement soumis à la procédure de comitologie et donc au vote du CP CASA, sans co-décision entre le Parlement et le Conseil, comme c’est le cas avec la procédure ordinaire. Il devrait être adopté beaucoup plus rapidement.

[5]  UE - Quelles conclusions des réflexions sur l’évolution de l’encadrement des OGM ? 

[6] Considérant 10 du préambule (les traductions de l’anglais vers le français sont d’Inf’OGM)

[7] Annexe 2 de la proposition de règlement, page 46

[8] classiquement faites sur poulets, elles visent à étudier la valeur nutritionnelle des PGM

[9]  UNION EUROPEENNE – Surveillance en 2009 et 2010 du maïs MON810 : les « faiblesses » scientifiques de Monsanto soulignées par les experts 


07/02/2012

Informations médicales

lu sur : http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Le tabac accélère la baisse des fonctions cognitives chez les hommes
Une étude, réalisée par Séverine Sabia (université de Londres) et publiée sur le site Internet de Archives of General Psychiatry, montre que « le tabagisme chronique accélère le déclin cognitif lié à l’âge », souligne Le Figaro. Cette baisse rapide des performances intellectuelles chez les personnes âgées pourrait conduire, par la suite, à une dégénérescence cérébrale. Ainsi, explique le quotidien, selon les travaux, « le fait de fumer augmenterait le risque de souffrir d’une maladie d’Alzheimer ». 10 000 employés du service civil britannique, faisant partie de la cohorte Whitehall II, ont été suivis sur plus de 25 ans. Les chercheurs ont particulièrement étudié la santé de 5 099 hommes et 2 137 femmes âgés de 56 ans en moyenne. Séverine Sabia souligne : Chez les hommes « nos résultats mettent en évidence une association entre le tabac et les capacités intellectuelles, particulièrement pour les personnes âgées ». (Le Figaro, 07/02)

 

La Croix s’interroge, dans son dossier central, sur la « place accordée aux plantes médicinales ». « 200 [d’entre elles] ont été officiellement reconnues par l’Afssaps » explique le quotidien. Par ailleurs, on compte « 1 500 plantes médicinales officieuses ». Certaines ont subi des tests draconiens à l’image de ce que subissent les médicaments chimiques, d’autres pas, ajoute le journal. La Commission européenne souhaite durcir l’autorisation de mise sur le marché de certaines plantes, arguant le besoin d’harmonisation de la commercialisation de ces produits de phytothérapie. (La Croix, 07/02)

04/02/2012

La chasse scientifique en France

lu sur :

http://www.lepoint.fr/actu-science/pour-l-elysee-les-chasseurs-sont-avant-tout-des-scientifiques-02-02-2012-1426573_59.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20120202

 

Pour l'Élysée, les chasseurs sont avant tout des scientifiques 

 

 Le Point.fr - Publié le 02/02/2012 à 09:04

Oies, baleines, même combat. Nicolas Sarkozy décide de prolonger la chasse à l'oie à des fins d'études scientifiques.

Chacun sait que la meilleure façon d'étudier scientifiquement un animal, c'est de le tuer. Et que sa mise à mort, tâche très délicate, ne peut être confiée qu'à un chasseur. Heureusement, notre président Nicolas Sarkozy s'en est soudainement rappelé, hier, lorsqu'il a demandé en toute urgence à la ministre de l'Environnement Nathalie Kosciusko-Morizet de prendre un arrêté autorisant la chasse des oies "aux fins d'études scientifiques" du 1er au 10 février 2012.

Il était temps. La science française a failli passer à côté de grandes découvertes biologiques par la faute d'un Conseil d'État qui avait demandé au gouvernement de fixer la fermeture de la chasse aux oies au 31 janvier. Mais comment ose-t-on ainsi vouloir obstruer l'avancement de la science française ? Il y a pourtant l'exemple japonais qui crève les yeux. Voilà de nombreuses années que la science des baleines avance à pas de géant grâce à leur chasse scientifique qui sacrifie un millier de cétacés chaque année. Enfin... qui devrait, car cet arriéré de Capitaine Paul Watson de Sea Shepherd s'entête à leur couper la vague sous le pied.

Sciences électorales

Ce n'est pas tout, le gouvernement français vient également de décider l'abrogation des moratoires sur la chasse au courlis cendré et à l'eider à duvet, deux espèces en si mauvais état de conservation qu'elles sont classées sur la liste rouge de l'UICN (Union internationale pour la conservation de la nature). Sans doute que, là encore, le sacrifice de ces oiseaux est rendu nécessaire par la curiosité scientifique. Et sans doute encore y avait-il urgence puisque l'État n'a même pas pris le temps de demander une évaluation scientifique au GEOC (Groupe d'experts sur les oiseaux et leur chasse), créé à la suite de la table ronde sur la chasse en 2008. Enfin, à la suite d'une récente rencontre avec les chasseurs à L'Élysée, Nicolas Sarkozy s'est engagé à rouvrir prochainement la chasse au grand tétras. Décidément, la France vise le prix Nobel en matière de recherche ornithologique. Ou en sciences électorales...

Mais pourquoi se limiter à la chasse aux oiseaux ? La France possède une biodiversité formidable qui pourrait faire progresser la science comme jamais. Modestement, voici ma proposition de nouvelles chasses scientifiques qui pourraient, par le plus grand des hasards, arranger chasseurs et éleveurs. Les chasses au loup et à l'ours pour étudier la digestion carnée. La chasse aux oiseaux de proie pour étudier le vol plané. La chasse à la tortue pour étudier les motivations d'un SDF. Mais aussi la pêche scientifique à l'anguille pour comprendre la mentalité d'une migrante. Il paraît que le Collège de France se tâterait pour créer une chaire de chasse scientifique...

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sur le même sujet :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/02/07/avant-la-presidentielle-la-chasse-gagne-du-terrain-en-france_1639815_3244.html 

Avant la présidentielle, la chasse gagne du terrain en France

LEMONDE.FR | 07.02.12 | 19h05   •  Mis à jour le 07.02.12 | 19h06

Levée des moratoires protégeant certains oiseaux, "prélèvements scientifiques" d'oies après la fermeture de la chasse, lois qui en facilitent la pratique : à l'approche de l'élection présidentielle, les chasseurs sont choyés, au grand dam des écologistes, qui dénoncent "un braconnage électoraliste".

Lors de ses vœux au monde rural, le 17 janvier, dans l'Ariège, le président de la République avait critiqué des règles environnementales trop"tatillonnes" et certaines limitations imposées par la justice à la chasse. "La préservation de l'environnement, ça n'est pas empêcher quiconque de faire quoi que ce soit", avait-il lâché, ajoutant que le gouvernement allait "prendre un certain nombre de décisions pour relâcher la pression".

Peu après, le chef de l'Etat avait continué à courtiser le monde cynégétique. Après avoir reçu longuement une délégation de la Fédération nationale de la chasse (FNC), il a adressé une lettre à son président, le 31 janvier, soulignant que "la préservation de cette grande tradition française qu'est la chasse demeure une priorité", avant de conclure : "Je refuserai toujours formellement d'opposer la chasse et la protection de la nature."

ESPÈCES MENACÉES

Nicolas Sarkozy n'a pas tardé à tenir parole : samedi 4 février, deux moratoires en vigueur jusqu'en 2013 sur la chasse de deux oiseaux, l'eider à duvet et le courlis cendré, ont été levés, après l'avis favorable du Conseil national de la chasse et de la faune sauvage. "A la suite de la demande du président de la République, le Conseil national a rendu une étude indiquant que ces espèces ne présentaient pas des difficultés systématiques et on a demandé qu'elles soient chassables dès maintenant", explique Bernard Baudin, président de la FNC.

Le problème, pour les associations de défense de l'environnement, c'est que l'organisme, composé majoritairement d'associations de chasseurs, n'a pas de vocation scientifique. "Seul le Groupe d'experts sur les oiseaux et leur chasse peut émettre des avis scientifiques sur les espèces qui peuvent être prélevées", rappelle Dominique Py, administratrice chargée du dossier faune sauvage à l'ONG France Nature Environnement. Or, il n'a pas été consulté, comme le gouvernement s'y était engagé. Et la décision d'abroger les moratoires a été prise à la hâte." Par ailleurs, ces deux espèces sont toujours présentes sur la liste rouge des espèces menacées en France publiée par l'Union internationale pour la conservation de la nature. L'eider à duvet y est classé "en danger critique" tandis que le courlis cendré apparaît dans la catégorie "vulnérable".

"Le gouvernement revient sur des engagements pris vis-à-vis du monde de la nature sans nous consulter", déplore Michel Métais, directeur de la Ligue de protection des oiseaux. En juillet 2008, chasseurs et écolos s'étaient en effet mis autour de la table pour s'entendre sur un compromis. En avait découlé un accord, prévoyant un moratoire pour trois espèces d'oiseaux, dont le courlis et l'eider, en contrepartie d'un avancement de l'ouverture de la chasse du 1er septembre au 21 août.

"CHASSER PLUS ET PLUS LONGTEMPS"

Tentative de séduction oblige, la liste des espèces désormais chassables ne s'arrête pas à ces seuls oiseaux. Nicolas Sarkozy a également promis aux chasseurs de prendre des décisions dès mars pour autoriser les chasses traditionnelles d'espèces protégées (bruant, ortolan et pinson dans les Landes) et avancer d'un mois la chasse au vanneau huppé. Enfin, le Conseil national de la chasse a donné vendredi 3 février un avis favorable à "des prélèvements scientifiques" d'oies pendant dix jours après la date officielle de la fermeture de la chasse le 31 janvier. Cent quatre-vingt-quinze bêtes pourront ainsi être chassées dans treize départements, officiellement pour analyser les isotopes de leurs plumes afin de déterminer leur provenance.

"Il n'y avait pas d'urgence à mener cette analyse en février, estime Dominique Py. Il ne s'agit que d'une manière de contourner la loi, en faisant fi des cas de braconnage, pour apaiser les chasseurs." Des chasseurs qui s'étaient vivement indignés de la décision du Conseil d'Etat du 23 décembreavançant la fermeture de la chasse du 10 février au 31 janvier pour le gibier d'eau.

"Ce sont des petits acquis qui remettent en cause les grands équilibres environnementaux et qui constituent la porte ouverte à d'autres autorisations. Or, on ne peut pas réguler la biodiversité en chassant plus d'espèces et plus longtemps", regrette Michel Métais.

"BRACONNAGE ÉLECTORALISTE"

Au-delà de l'allongement de la liste des espèces, le gouvernement entend aussi faciliter l'accès à la chasse. Le 2 février, le Sénat a ainsi adopté à l'unanimité, moins les sénateurs écologistes, une proposition de loi modernisant le droit de chasse et la reconnaissant comme "un acteur à part entière en matière de gestion de la biodiversité". Le texte, qui prévoit notamment qu'un nouveau chasseur pourra chasser sur l'ensemble du territoire national et non plus seulement dans son département et qui exonère les terrains de chasse de taxe sur le foncier non bâti en zone humide, devrait repasser devant l'Assemblée nationale à la fin du mois avant d'être rapidement promulgué.

"Ce braconnage électoraliste ne trompe personne, et ne rehausse pas l'image du Parlement. Il est temps que les députés et les sénateurs se consacrent à des questions plus sérieuses que les obstinations d'un lobby certes vigoureux, mais largement minoritaire dans ses aspirations, y compris dans le monde rural", avait immédiatement réagi Dominique Voynet, porte-parole de la candidate d'Europe Ecologie-Les Verts Eva Joly.

"On est très clairement face à une série de mesures à visée électorale", confirme Michel Métais. Et de souligner que la technique n'est pas nouvelle : sur les six lois chasse votées en douze ans, trois l'ont été juste avant une élection (2002, 2007 et 2012) et une juste après (2008). Des actions à même de rassurer les 1,3 million de chasseurs, regroupés en 80 000 associations.

Audrey Garric

Eva Joly accuse l'État de contribuer à la disparition de terres agricoles

lu sur :

http://www.lepoint.fr/politique/election-presidentielle-2012/eva-joly-accuse-l-etat-de-contribuer-a-la-disparition-de-terres-agricoles-03-02-2012-1427289_324.php

Eva Joly accuse l'État de contribuer à la disparition de terres agricoles

Le Point.fr - Publié le 03/02/2012 à 20:23 - Modifié le 03/02/2012 à 20:24

source AFP

La candidate Europe Écologie-Les Verts (EELV) à la présidentielle Eva Joly a accusé vendredi la Safer (Société d'aménagement foncier et d'établissement rural), sous tutelle de l'État, de contribuer à la disparition des terres agricoles, lors d'un déplacement en Basse-Normandie. "La Safer, institution publique, se comporte comme n'importe quel spéculateur. Elle achète des terres agricoles pas chères (...) et elle contacte des promoteurs pour faire un projet immobilier autrement plus rentable. Ce détournement de sa mission est proprement scandaleux", a déclaré Eva Joly.

"Elle ne remplit plus sa mission de service public, qui est d'aider les jeunes agriculteurs à s'installer", a-t-elle ajouté, rappelant que, tous les sept ans, l'équivalent de la surface moyenne d'un département français de terre agricole disparaît au profit de l'immobilier ou du loisir. La candidate à la présidentielle visitait avec José Bové l'exploitation d'un couple d'agriculteurs à Bourgeauville (Calvados), qui a obtenu de la justice l'annulation de la vente d'un terrain agricole à un promoteur qui avait un projet de golf. L'exploitation se trouve à 10 km de la côte.

"Détournement de service public"

Le tribunal de Lisieux a reconnu en 2007 que leur offre à l'achat de ce terrain n'avait pas été prise en compte par la Safer de Basse-Normandie, décision confirmée en appel en 2010. En vertu du Code rural, le couple aurait dû "bénéfici(er) de la primauté", selon l'arrêt condamnant la Safer à 30 000 euros de dédommagement. Le terrain en question a depuis été vendu à un jeune agriculteur, qui a, entre-temps, fait une offre et qui est prioritaire en tant que jeune exploitant.

Eva Joly a mentionné un autre cas d'agriculteur illustrant ce "détournement de service public", selon elle. Selon son entourage, ces cas sont emblématiques d'un "dévoiement" de la politique des Safer en général. Eva Joly a par ailleurs pris la défense de la ministre de l'Environnement Nathalie Kosciusko-Morizet, après une manifestation, vendredi, d'agriculteurs devant le ministère avec des affiches à l'effigie de la ministre, chaussée, au moyen d'un photomontage, de lunettes rouges rappelant celles d'Eva Joly. "Mme NKM, Dominique Voynet, Eva Joly, sur ce coup-là, c'est même combat", a dit Eva Joly, ajoutant que le "syndicat agricole majoritaire" avait "saccagé" le bureau de Dominique Voynet lorsqu'elle était ministre en 1999 "pour les mêmes raisons".

"Non à l'écologie punitive et dogmatique"

NKM "défend peut-être parfois des règles de protections environnementales minimales, mais elle est pour un moratoire sur les OGM. C'est ça que ce syndicat n'aime pas", a estimé Eva Joly. "La FNSEA vit les règles de protection de la nature comme une limite à leur rentabilité et le manifeste violemment", a-t-elle dit. "On peut constater que Le Monde a tort lorsqu'il dit que je disparais des radars, et l'écologie avec. En tout cas, je n'ai pas disparu des radars de la FNSEA", a ajouté un peu plus tard la candidate lors de la convention nationale agriculture EELV organisée dans la foulée à Caen.

José Bové a lui-même dénoncé, lors de cette convention, une "dérive", selon lui, de la part de la FNSEA qui "fait le choix d'une campagne électorale contre les écologistes". C'est "inacceptable". La manifestation de vendredi visait à dire "non à l'écologie punitive et dogmatique", a répondu Pascal Ferey, vice-président de la FNSEA, invité à la convention et producteur dans la Manche.

02/02/2012

Bon à savoir ...

... mais pas à consommer !

Lu sur le Canard de cette semaine :

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