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02/03/2012

Pétition contre l'abattage sans étourdissement des animaux de ferme

Voir: 

http://www.30millionsdamis.fr/agir-pour-les-animaux/petitions/signer-petition/pour-letourdissement-systematique-des-animaux-de-ferme-avant-leur-abattage-26.html

Pétition contre l'abattage sans étourdissement des animaux de ferme

Cliquez ici pour signer la pétition "Contre l'abattage sans étourdissement des animaux de ferme" sur le site de la Fondation.

voir :

http://www.30millionsdamis.fr/agir-pour-les-animaux/petitions/signer-petition/pour-letourdissement-systematique-des-animaux-de-ferme-avant-leur-abattage-26.html

Monsieur le président de la République,
Monsieur le ministre de l’Intérieur, chargé des cultes,
Monsieur le ministre de l’Agriculture,

La pratique consistant à abattre les animaux sans étourdissement préalable est inacceptable, quels qu’en soient les motifs.

Par ailleurs, pour des raisons éthiques parfaitement légitimes, le consommateur sensible à la protection des animaux a le droit de ne pas vouloir consommer de viandes issues de la souffrance animale.

En France, « l’étourdissement des animaux est obligatoire avant l’abattage ou la mise à mort (…) sauf si cet étourdissement n’est pas compatible avec la pratique de l’abattage rituel » (art. R.214-70 du Code rural). Or, l’examen de la pratique de l’abattage rituel dans notre pays fait apparaître que la proportion d’animaux qui ne sont pas étourdis avant leur saignée dépasse de beaucoup les besoins des seuls consommateurs concernés. En réalité, une part importante des viandes issues d’un abattage rituel est commercialisée dans le circuit traditionnel sans qu’il soit fait mention de cette caractéristique.

A minima, je demande donc que l’étiquetage de la viande (ou d’une préparation contenant de la viande) comporte obligatoirement la mention du mode d’abattage, afin que le droit à l’information du consommateur soit respecté.

A terme, je réclame la généralisation de l’étourdissement de tous les  animaux avant leur abattage, sans exception aucune.

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sur le même sujet, lu sur :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/03/02/le-halal-ou-les-risques-de-l-opacite_1651040_3232.html

Le halal ou les risques de l'opacité

 02.03.12 | 13h21  •  Mis à jour le 02.03.12 | 15h59

Les récents propos de Marine Le Pen sur la viande halal, la volonté affichée du président de la République de déminer la polémique naissante, le silence de nombre de responsables politiques sur le sujet ont montré la sensibilité et la complexité de ce dossier. Si Marine Le Pen n'a pas eu tort de pointer la présence de viande halal (mais aussi casher) dans les circuits de distribution de la viande conventionnelle - une réalité connue et reconnue par les acteurs de ce marché depuis plusieurs années - et de demander davantage de transparence dans ce domaine, elle a en revanche été démentie sur les chiffres qu'elle avançait. Plus frappant, son message implicite sur l'"islamisation" de la France n'a pas été franchement suivi, contrairement à l'emballement qui avait fait suite à sa dénonciation des prières musulmanes dans la rue en 2010.

Lassitude face à l'instrumentalisation de l'islam par l'extrême droite, sous couvert, cette fois, de la défense des animaux ? Difficulté à parler clair sur un dossier plus technique et économique que politique ou ethnico-religieux ? Ampleur des enjeux, qui dépassent la seule communauté musulmane et touchent aussi les juifs, sans parler des professionnels de la viande ? Crainte de mettre en lumière des failles dans les procédures de traçabilité et d'information aux consommateurs ? Les raisons ne manquent pas pour faire de ce dossier un piège à double ou triple détente, finalement assez peu rentable politiquement. Eléments de compréhension.

Théoriquement, une viande halal (licite selon la loi islamique) est issue d'un animal abattu rituellement : égorgé vivant, sans étourdissement préalable, la tête tournée vers La Mecque, par un sacrificateur musulman qui prononce une bénédiction. Dans la pratique et faute d'un label unanimement reconnu, le marché de la certification halal souffre d'un manque de transparence entretenu par les acteurs, musulmans et non musulmans, de ce marché en forte croissance.

L'élaboration d'une norme unique bute sur la diversité des conceptions du halal, liées à des lectures plus ou moins strictes des avis islamiques rendus à travers le monde. Certains acceptent l'étourdissement avant ou après la saignée. D'autres pas. Certains admettent l'abattage mécanique. D'autres non. Résultat : sont estampillées halal des viandes qui aux yeux de certains musulmans ne le sont pas. Dans ce contexte, les contentieux entre associations musulmanes, contemptrices du "faux halal", et industriels, désireux de profiter de ce marché évalué à 5 milliards d'euros, se multiplient. 

Le flou est accentué par l'absence de règles de contrôle : quelques organismes indépendants salarient des contrôleurs rémunérés par le surcoût du kilo de viande payé par les consommateurs (de 2 à 10 centimes selon les cas), d'autres se contentent de fournir les contrôleurs rémunérés par l'entreprise qu'ils sont chargés d'inspecter. Quant à savoir si la surtaxe s'applique aux kilos de viande (halal ou casher) écoulés dans le circuit classique, les opérateurs assurent que non. L'affirmation est confirmée par certains spécialistes mais laissent sceptiques d'autres experts.. 

Source de "fantasmes" selon les observateurs, l'abattage rituel est prévu par la loi depuis les années 1960 grâce à une dérogation à l'abattage avec étourdissement préalable des bêtes. Mais, face aux abus observés ces dernières années dans l'usage de ces dérogations, le gouvernement a publié en décembre un décret qui doit entrer en vigueur le 1er juillet ; il vise à davantage de "transparence" en faisant correspondre les autorisations dérogatoires aux commandes réelles pour le marché halal ou casher.

Aujourd'hui, pour des raisons d'économie, certains industriels renoncent à une double chaîne d'abattage et mettent sur le marché des volumes de viande issue de l'abattage rituel supérieurs aux besoins (14 % du tonnage d'animaux de boucherie selon le ministère de l'agriculture, pour une population juive et musulmane évaluée à moins de 10 %). Le ministère de l'agriculture estime même à "50 % la proportion d'ovins et à 12 % la part de bovins abattus rituellement". Mais, le ministère assure aussi qu'entre les importations (60 % des agneaux) et les exportations (environ 2 % du boeuf halal est vendu au Maghreb et en Turquie) ces pourcentages ne correspondent pas à la part de viande consommée en France. Mais il reste pour l'instant impossible de connaître la part du halal ou du casher dans le circuit classique. 

En dépit de ces dysfonctionnements, et contrairement à plusieurs pays européens, la France, qui abrite les communautés juive et musulmane les plus importantes d'Europe, n'entend pas revenir sur l'abattage rituel, au nom de la "liberté de culte". Les responsables politiques français rassurent régulièrement les représentants religieux sur ce point. De même, craignant une stigmatisation des communautés concernées, la France ne souhaite pas mettre en place un étiquetage précisant si l'animal a été abattu rituellement. Au nom de la transparence, des députés UMP avaient en 2010 tenté d'imposer cette précision, avant d'y renoncer. De leur côté, les responsables juifs, désormais rejoints par les musulmans, oeuvrent depuis des années pour maintenir ces spécificités françaises. Ils craignent que l'étiquette "casher" suscite des campagnes de boycottage.

Mais, sous la pression de l'Europe ou des consommateurs, avec ou sans Marine Le Pen, il n'est pas sûr que la France échappe à un débat sur ces questions. 
lebars@lemonde.fr
Stéphanie Le Bars, Service Société
Article paru dans l'édition du 03.03.12
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sur le même sujet, lu sur :
http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=5046

27/2/2012

La viande halal au cœur des campagnes électorales

A l’approche de la prochaine élection présidentielle, tous les arguments sont bons pour récolter des voix. Dernièrement, Marine Le Pen, candidate FN pour l’élection présidentielle 2012, a fait de la souffrance animale, à travers la dénonciation du mode de production de la viande halal, son nouveau cheval de bataille. Le 23 février, la candidate a ainsi annoncé que son avocat, Me Wallerand de Saint-Just, a déposé une plainte contre x auprès du procureur de la République de Nanterre, « pour l’infraction de tromperie sur les qualités substantielles des marchandises vendues et pour l’infraction d’actes de cruauté envers les animaux domestiques ». 

De fait, bien que la législation actuelle impose aux pays européens l’étourdissement préalable des animaux de boucherie avant leur mise à mort, cette obligation peut être contournée pour des raisons religieuses. Or, l’abattage sans étourdissement étant plus rentable, de plus en plus d’abattoirs, notamment français et belges, égorgent des animaux encore conscients. Selon le COPERCI (1), 20 % des ovins, 20 % des bovins et 20 % des volailles ont été abattus selon le rite halal en 2008. Or, les communautés juives et musulmanes françaises ne représentaient qu’environ 11 % des habitants en 2008. L’exportation ne pouvant, à elle seule, le justifier, l’excédent de ce type de production rejoint donc le circuit classique, sans mention particulière. Surfant sur cette tendance, certaines grandes chaînes de restauration ont proposé des menus halal. 
C’est notamment le cas de l’enseigne Quick, dont l’Etat détient 94 % du capital

Selon l’association de protection animale L214, en réaction aux propos de la candidate FN, le Président de la République, Nicolas Sarkozy aurait déclaré : « Sur les 200 000 tonnes de viande qui sont consommées en Ile-de-France, il y en a 2,5 % qui sont de la viande casher et de la viande halal. Est-ce que ça vaut vraiment le coup de faire une polémique pour cela ? ». L214 a souhaité revenir sur ce pourcentage, qui donne à penser que la viande halal se cantonne à l’Ile-de-France alors que l’abattage rituel est pratiqué dans l’ensemble des abattoirs français. Selon les chiffres émanant du ministère de l’Agriculture même, 12 % des bovins, 13 % des veaux et 49 % des ovins-caprins des animaux de boucherie ont été soumis à l’abattage rituel en France en 2007. 

Il est clair que le président français a manqué à sa volonté affirmée lors de sa précédente campagne présidentielle, en décembre 2006, de généraliser l’étourdissement préalable dans les abattoirs halal. Ceci mis à part, ce n’est certes pas un hasard si l’intérêt soudain pour la souffrance animale dans les débats pré-électoraux s’est portée sur la viande halal et non sur l’élevage industriel de porcs, l’élevage de poules pondeuses en batteries ou le gavage des oies et des canards. 

Cécile Cassier

1- Le COmité PERmanent de Coordination des Inspections réunit les inspections générales de l'administration et de l'agriculture, et le conseil général vétérinaire.

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sur le même sujet à propos de l'information des consommateurs :

à lire sur :

http://www.lepoint.fr/societe/viande-halal-une-deputee-ump-depose-puis-retire-une-proposition-de-loi-04-03-2012-1437652_23.php

source AFP

Viande halal : une députée UMP dépose puis retire une proposition de loi

Alors que Nicolas Sarkozy s'est prononcé samedi à Bordeaux pour l'étiquetage des modes d'abattage de la viande, une députée UMP, Françoise Hostalier, a retiré une proposition de loi en ce sens visant la viande halal, quelques jours après l'avoir déposée.  

04/03/2012 à 11:57

Commentaires

Je souhaite savoir ce que je mange,
chaque religion fait ce quel veut,

L'étiquetage est la solution,

sinon boycott.

Écrit par : SOROPIDES | 06/03/2012

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Comme dans les années 60, nous refuserons les abominations des industriels de la viande. Pas de souffrance pour nos animaux d'élevage! Jamais!

Écrit par : simon | 10/03/2012

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Votre article est excellent. J'ai déjà écrit au Ministre de l'agriculture. Je vais maintenant faire une lettre à la présidence de l'UMP afin de manifester ma colère au sujet de la proposition de loi de Mme Hostalier . Depuis le reportage d'Envoyé spécial, nous ne mangeons plus de viande. Je me souviendrais de toutes ces manoeuvres éhontées du gouvernement lors des prochaines élections. J'espère que beaucoup de Français iront dans ce sens.

Écrit par : Charton | 14/03/2012

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Non à l'abattage sans étourdissement des animaux des ferme SVP !

Écrit par : Nathalie Karlla | 06/12/2012

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