Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

30/04/2012

A l'instar de l'homme, les abeilles manient des concepts abstraits

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=5137

25-04-2012 -

A l'instar de l'homme, les abeilles manient des concepts abstraits

Selon une récente étude scientifique (1), la compréhension et l’utilisation de concepts tels que « même », « différent », « au-dessus » ne sont pas réservées à l’homme et à quelques primates comme on le croyait jusqu’alors. Des chercheurs viennent de démontrer que les abeilles sont capables de manipuler de tels concepts, notamment pour accéder à une source de nourriture. Le dispositif utilisé présentait un orifice délivrant soit de l’eau sucrée (récompense), soit une goutte de quinine (punition). Etaient placées autour de ce distributeur, des images dont le dessin et la disposition indiquaient par associations respectives où se trouvaient la récompense et la punition. 

Au bout d’une trentaine d’essais, les butineuses identifiaient sans faute l’association d’images conduisant à l’eau sucrée. Elles ont ainsi prouvé qu’elles comprennent à la fois les concepts de « au-dessus / au-dessous », de « à côté » et de « différence ». Ces travaux remettent en question le fondement selon lequel seuls des cerveaux mammifères, de taille importante, peuvent assurer l’élaboration d’un savoir conceptuel. Ils montrent également que la formation de concepts est possible sans langage. 

Cécile Cassier
1- Parue dans la revue PNAS, cette étude a été réalisée par l'équipe du professeur Martin Giurfa au centre de recherches sur la cognition animale (CNRS/Université Toulouse III - Paul Sabatier), en collaboration avec Adrian Dyer de l’Université de Melbourne (Australie).

17:44 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0)

28/04/2012

L'État devra indemniser un agriculteur exposé à des substances toxiques

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/l-etat-devra-indemniser-un-agriculteur-expose-a-des-substances-toxiques-27-04-2012-1456079_23.php

source AFP

L'État a été condamné par une juridiction d'Épinal à indemniser un agriculteur ayant développé un cancer en raison des substances toxiques contenues dans des pesticides et herbicides, "ce qui constitue une première judiciaire en France", a-t-on appris vendredi auprès de l'avocat du plaignant.

Dominique Marchal, céréalier en Meurthe-et-Moselle, a développé un syndrome myéloprolifératif en 2002, reconnu comme maladie professionnelle en 2006 par le tribunal des affaires de sécurité sociale d'Épinal. Il s'est ensuite tourné vers la Commission d'indemnisation des victimes d'infraction (Civi), juridiction à part entière, qui, dans une décision rendue le 23 avril, a condamné l'État à réparer le préjudice subi, dont le montant sera fixé après expertise, a expliqué à l'AFP son avocat, Me François Lafforgue.

Absence de mention sur les emballages

"C'est la première fois en France que l'État indemnisera ce type de préjudice", a précisé l'avocat, alors qu'aucune action pénale n'avait été engagée contre les fabricants des produits toxiques. L'État pourra par la suite se retourner contre les fabricants par le biais d'une action "récursoire", a-t-il ajouté.

Une vingtaine de produits, principalement des herbicides et pesticides, commercialisés par sept fabricants, dont BASF ou Bayer, contenaient notamment du benzène, reconnu comme cancérogène. "Dès 1982, les fabricants de produits phytopharmacologiques ne pouvaient ignorer que leurs produits contenant du benzène exposaient leurs utilisateurs au risque grave de contracter ce type de maladie", notent les magistrats de la Civi dans leur décision.

L'absence de mention sur les emballages constitue un manquement à une obligation de sécurité ainsi qu'une faute d'imprudence, constatent par ailleurs les juges, qui établissent un lien de causalité entre les produits et la pathologie développée. "C'est une grande satisfaction, un soulagement, un aboutissement après quatre années de combat", s'est réjoui l'agriculteur, âgé de 54 ans. "Nous espérons que cela engendrera une jurisprudence, d'autres cas sont en cours", a-t-il ajouté.

27/04/2012

1er mai, fête du VRAI travail !

Un montage amusant :
http://www.lexpress.fr/actualite/politique/sarkozy-petain-et-le-vrai-travail_1108166.html

le vrai travail.png

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

25/04/2012

La vache folle aux USA

lu sur :

http://www.lepoint.fr/monde/etats-unis-un-cas-de-vache-folle-decouvert-en-californie-25-04-2012-1454902_24.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20120425


Le ministère américain de l'Agriculture a annoncé mardi avoir détecté un cas de maladie de la vache folle en Californie (ouest des États-Unis), tout en tentant de rassurer les consommateurs quant à la santé du bétail aux États-Unis. Le ministère de l'Agriculture "a confirmé le quatrième cas dans le pays d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) sur une vache laitière du centre de la Californie", indique un communiqué. Selon les autorités américaines, l'animal n'est pas utilisé pour faire de la viande. "À aucun moment (la vache) n'a présenté un danger pour la chaîne alimentaire ou la santé publique".

"L'ESB ne se transmet pas par le lait", souligne le ministère. "Nos mécanismes pour prévenir l'ESB fonctionnent". Le ministère de l'Agriculture "a confiance dans la santé du bétail américain et dans le fait que la viande et les produits laitiers ne représentent aucun danger". Selon les données officielles, l'exportation de viande de boeuf américaine représente 353 millions de dollars par an, avec le Mexique, le Canada, la Corée du Sud et le Japon comme principaux marchés d'exportation. Les États-Unis estiment disposer de 90,8 millions de têtes de bétail, qui constituent une part capitale de l'activité économique de certains États comme le Texas (sud), le Nebraska et le Kansas (centre), ou encore la Californie (ouest).

Inquiétudes 

À la suite de la détection de ce nouveau cas de vache folle, la plus grosse peur des agriculteurs du pays serait à présent la mise en place de sanctions contre le boeuf américain, une éventualité que le ministère de l'Agriculture a implicitement évoquée en la réfutant. "Cette détection ne va pas affecter le commerce des États-Unis", ont ainsi déclaré des responsables. Quelque 40 000 bovins américains sont testés chaque année par le ministère de l'Agriculture.

Des échantillons de la vache incriminée ont été envoyés à un laboratoire de l'Iowa (centre) et se sont avérés positifs. Les résultats ont ensuite été envoyés à des laboratoires en Grande-Bretagne et au Canada. La maladie de Creutzfeldt-Jakob (MCJ), variante humaine de la vache folle, serait responsable de plus de 200 décès à travers le monde, principalement en Grande-Bretagne. Selon les scientifiques, l'épidémie se serait répandue par le biais de farines animales, destinées à l'alimentation du bétail, produites à partir d'animaux infectés.

-------------

sur le même sujet, lu sur :

http://www.lepoint.fr/monde/deux-grandes-enseignes-alimentaires-retirent-le-boeuf-americain-en-coree-du-sud-25-04-2012-1454904_24.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20120425

Corée du Sud : deux enseignes retirent le boeuf américain

source AFP

Deux grandes enseignes alimentaires en Corée du Sud ont annoncé mercredi la suspension de la vente de viande de boeuf américain dans leurs magasins après la révélation la veille en Californie (ouest des États-Unis) d'un cas de maladie de la vache folle. Les groupes sud-coréen Lotte Mart (95 points de vente) et Home Plus, filiale du britannique Tesco, ont décidé de retirer jusqu'à nouvel ordre toute viande de boeuf américaine de leurs étals. "À partir d'aujourd'hui (mercredi), nous avons suspendu la vente de toute viande de boeuf américaine, répondant ainsi à l'inquiétude des consommateurs", a déclaré à l'AFP une porte-parole de Lotte Mart. Le ministère américain de l'Agriculture a annoncé mardi avoir détecté un cas d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) sur une vache laitière du centre de la Californie, le quatrième cas dans le pays. Selon les autorités américaines, l'animal n'est pas utilisé pour faire de la viande.

La Corée du Sud prendra les mesures "appropriées" après plus ample information, a fait savoir mercredi le ministère de l'Agriculture, ajoutant que le cas concerné n'était pas directement lié au boeuf susceptible d'être importé dans le pays. "Si nécessaire, nous pouvons renforcer les procédures de quarantaine et les inspections, ou mettre un embargo à l'importation", a affirmé un responsable du ministère sous le couvert de l'anonymat. En vertu d'accords bilatéraux, la Corée du Sud importe de la viande de bétail de moins de 30 mois et interdit les morceaux soupçonnés de transmettre la maladie. L'importation de boeuf américain est un sujet délicat entre la Corée du Sud et les États-Unis qui viennent de signer un important accord bilatéral de libre-échange.

La Corée du Sud avait décrété un embargo après la découverte d'un cas de vache folle en 2003. Les importations avaient repris en 2008, déclenchant de grandes manifestations de consommateurs inquiets. La Corée du Sud a importé 107 000 tonnes de boeuf américain en 2011, soit 37 % de ses importations de viande, selon le ministère de l'Agriculture. Pour les États-Unis, l'exportation de viande de boeuf représente 353 millions de dollars (267 millions d'euros) par an, avec le Mexique, le Canada, la Corée du Sud et le Japon comme principaux marchés d'exportation. Les États-Unis estiment disposer de 90,8 millions de têtes de bétail, qui constituent une part capitale de l'activité économique de certains États comme le Texas (sud), le Nebraska et le Kansas (centre), ou encore la Californie (ouest).

09:38 Publié dans prions | Lien permanent | Commentaires (0)

Blog "Équateur: Archéologie et Diplomatie"

communiqué :     

Mesdames, Messieurs:

      Nous vous invitons à visiter la première actualisation de notre blog "Équateur: Archéologie et Diplomatie", qui comprend des contributions en français et en espagnol, ainsi que la création d'une bibiliothèque virtuelle de plus de 80 ouvrages équatoriens.

      Nous vous attendons sur  http://www.arqueologia-diplomacia-ecuador.blogspot.com/

      Bonne lectureet d’avance merci pour sa diffusion!

Claude et Catherine Lara

22/04/2012

Limitation de la publicité : bras de fer entre la ville de Paris et le gouvernement

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=5127

Limitation de la publicité : bras de fer entre la ville de Paris et le gouvernement

Le 7 juillet 2011, la ville de Paris se dotait d’un nouveau règlement local de publicité. Celui-ci prévoit de réduire les dispositifs publicitaires dans certains quartiers, en supprimant les grands formats type 4 par 3 et en réduisant de 30 % le nombre de publicités. Mais un article figurant dans la Loi Warsmann, loi de simplification du droit du 22 mars 2012, remet en cause cette lutte contre la pollution publicitaire. Selon ce dernier, les anciens dispositifs publicitaires pourront rester en place jusqu’au 11 juillet 2017. 

Dès lors, le nouveau règlement local de publicité de la capitale est suspendu pour six ans, et non plus pour deux ans comme le stipulait la version antérieure du code de l’environnement. Y voyant la négation des compétences des collectivités ainsi qu’une victoire des lobbies publicitaires, la mairie de Paris a demandé au gouvernement de ramener à deux ans, par décret, le délai de mise en conformité des dispositifs publicitaires. 

Cécile Cassier

 

21/04/2012

Bruits de bottes : vers une troisième guerre mondiale ?

(voir aussi : Bruits de bottes : vers une troisième guerre mondiale ...

lebloglibredemonquartier.midiblogs.com/archive/.../actualites.htmlEn cache

10 févr. 2012 – 10/02/2012. )

lu sur le Canard enchaîné cette semaine:

Image 5.png

Image 4.png

Image 3.png

Image 2.png
Image 1.png


















19/04/2012

Vivre vieux c'est bien, vivre bien c'est mieux

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/les-francais-moins-longtemps-en-bonne-sante-19-04-2012-1453000_23.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20120419

 Les Français moins longtemps en bonne santé

Le Point.fr - Publié le 19/04/2012 à 08:17 - Modifié le 19/04/2012 à 08:29

Bien qu'elle soit championne de l'espérance de vie des femmes, la France connaît un léger recul de l'espérance de vie en bonne santé depuis quelques années, indique jeudi l'Institut national des études démographiques (Ined). En 2010, les Françaises avaient une espérance de vie de 85,3 ans (contre 84,8 en 2008) et leurs compatriotes masculins de 78,2 ans (contre 77,8 ans). Mais outre l'espérance de vie, les démographes étudient aussi combien de temps les populations peuvent espérer vivre en bonne santé : c'est "l'espérance de vie sans incapacité" (EVSI). Et l'EVSI, elle, baisse légèrement. Celle des hommes est passée de 62,7 ans à 61,9 ans entre 2008 et 2010, et de 64,6 ans à 63,5 ans pour les femmes, relève l'Ined. Ainsi, en 2010, les hommes pouvaient espérer vivre en bonne santé 79,1 % de leur espérance de vie totale, contre 80,6 % en 2008, et les femmes 74,4 %, contre 76,1 %.

Selon les chiffres de l'Insee, l'espérance de vie en bonne santé avait entamé sa légère baisse en 2006. La tendance française rejoint celle d'autres pays européens qui ont, comme elle, des espérances de vie élevées, note l'Ined, qui a compilé et étudié les données de l'Union des 27. "Dans les pays où l'espérance de vie est déjà élevée, les gains d'années de vie se font aux âges les plus élevés, donc lorsqu'on est en moins bonne santé", a commenté l'auteur de l'étude, Jean-Marie Robine, pour expliquer cette dichotomie. Ainsi, la Suède a l'EVSI la plus longue d'Europe : 71,7 ans pour les hommes, tandis que la République slovaque a la plus courte (52,3 ans). Chez les femmes, ce sont les Maltaises qui ont les meilleures perspectives de vie en bonne santé : 71,6 ans, tandis que, comme pour les hommes, c'est la République slovaque qui a l'EVSI la plus courte : 52,1 ans.

Mais pour les deux sexes, si l'on prend en compte la période récente (2008-2010), les écarts se réduisent entre les pays. Ainsi, pour les hommes, la Lituanie voit son EVSI augmenter le plus, de près de trois ans (à 57,7 ans), alors que les Pays-Bas affichent la plus forte baisse (- 1,3 an, à 61,1 ans). Et chez les femmes, c'est toujours la Lituanie qui voit son espérance de vie sans incapacité (EVSI) augmenter le plus (2,4 ans, à 62,3 ans), alors que c'est la Finlande qui, cette fois, affiche la plus forte baisse (- 1,7 année, à 57,8 ans). "Il y a donc des tendances à la convergence des espérances de santé en Europe" pour les hommes comme pour les femmes, en conclut l'Ined.

Click here to find out more!
Le Point.fr
------------------
voir aussi l'étude de l'INSERM (fichier pdf)
longévité-dépendance.pdf

18/04/2012

Les importations augmentent l'empreinte carbone des Français

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/04/18/les-importations-augmentent-l-empreinte-carbone_1686820_3244.html

Les importations augmentent l'empreinte carbone des Français

Le Monde.fr | 18.04.2012 à 17h10 • Mis à jour le 18.04.2012 à 17h10

Si les émissions de gaz à effet de serre sont en baisse, l'empreinte carbone de la consommation des Français est plus élevée qu'en 1990. La raison : les importations.

Alors que les émissions de gaz à effet de serre continuent de baisser en France, l'empreinte carbone de la consommation des Français ne diminue pas. Elle aurait même légèrement augmenté dans les vingt dernières années, passant de 11,6 tonnes par an et par personne en 1990 à 12,2 tonnes en 2007 et, selon un chiffre encore provisoire, à 12 en 2010, selon le Commissariat général au développement durable (CGDD), qui a publié une étude sur le sujet, "Le point sur l'empreinte carbone de la consommation des Français, évolution de 1990 à 2007" (n°114, mars 2012).

Protocole de Kyoto oblige, les émissions de gaz à effet de serre sur le territoire national ont sensiblement baissé, de 9,7 tonnes annuelles par habitant à 8 tonnes en 2010, soit quelque 15 % de diminution selon le CGDD. Dans le même temps, l'augmentation de l'empreinte carbone était d'environ 5 %. Cette divergence s'explique par une demande intérieure en nette augmentation (+ 39 % en dix-huit ans), et un recours de plus en plus important aux produits d'importation. "Si nous avons progressé sur l'intensité énergétique, comme nombre de pays couverts par le protocole de Kyoto, notre demande intérieure de plus en plus importante est satisfaite par des importations croissantes", résume l'auteur de la note, Jean-Louis Pasquier.

De fait, en étudiant le détail de l'empreinte carbone par produit, il apparaît que l'augmentation de la consommation dans certains secteurs s'accompagne d'une hausse des importations. Ainsi dans les secteurs des télécommunications, dans l'habillement, les biens d'équipement, etc.

L'étude du CGDD détaille les émissions de CO2 associées aux importations. Elles sont passées de 34 % de l'empreinte carbone en 1990 à 49 % en 2007. Dans le même temps, les émissions liées à la production nationale destinée au marché domestique sont passées de 48 % à 34 %. En détaillant les différents gaz à effet de serre (GES), M. Pasquier explique que l'augmentation de l'empreinte carbone de la France est principalement due à celle du CO2, représentant les trois quarts du total avec une augmentation de 18 % entre 1990 et 2007. La part du méthane (16 %) dans l'ardoise totale des GES a augmenté de 30 %, notamment en raison d'importations plus importantes de diesel.

Au final, les 12,2 tonnes d'empreinte carbone annuelles des Français peuvent se découper en quatre composantes principales. Le transport des personnes représente 2,5 tonnes de CO2 par personne, l'alimentation 2,2 tonnes, le logement1,9 tonne (chauffage, électricité, gaz et eau et construction) à égalité avec lesservices, y compris les hôtels et restaurants.

Logiquement, souligne l'étude, les grands pays exportateurs - Chine en tête - ont des émissions territoriales largement supérieures à leur propre empreinte. "Selon l'Agence internationale de l'énergie, les émissions mondiales de CO2 issues de la combustion des énergies fossiles ont atteint un record en 2010, rappelle Jean-Louis Pasquier, alors que les pays couverts par les accords de Kyoto sur la réduction des gaz à effet de serre ont localement stabilisé leurs émissions par rapport au niveau de 1990."

Une étude américaine récente (Peters et al., 2011), citée par le CGDD, montre l'existence de ce "transfert" d'émissions, entre 1990 et 2008, de l'ensemble des pays du protocole de Kyoto vers les "pays tiers", via le commerce international.

Mais, souligne M. Pasquier, "les pays en voie de développement ne sont pas seuls en cause, les pays industrialisés ont aussi leur responsabilité dans la forte augmentation de leur demande".

Rémi Barroux

La crise et LVMH

lu sur :

http://www.express.be/business/fr/economy/35ba02df7e06837c91f28f8bdd05079b-2f1/166250.htm

LVMH: le leader mondial du luxe voit ses ventes bondir de 25% au premier trimestre


Le numéro un mondial du luxe LVMH, propriétaire de Louis Vuitton, Céline, Givenchy ou en...

En savoir plus

Le numéro un mondial du luxe LVMH, propriétaire de Louis Vuitton, Céline, Givenchy ou encore Guerlain, a annoncé mercredi un bond de 25% de ses ventes au premier trimestre à 6,58 milliards d'euros.

Cette hausse est encore meilleure que prévu par les analystes financiers, qui s'attendaient à +22%.

LVMH "poursuit une excellente dynamique en ce début d'année avec en particulier des avancées rapides en Asie et aux Etats-Unis, et une bonne progression en Europe en dépit d'un environnement contrasté", souligne-t-il dans un communiqué.

Le PDG Bernard Arnault avait indiqué il y a deux semaines que le premier trimestre était "en croissance" sur un an et meilleur que le dernier trimestre 2011.

Le premier trimestre 2012 marque effectivement une accélération pour le leader mondial du secteur, avec une hausse des ventes de 25%, après 20% au 4ème trimestre 2011 et 17% au premier trimestre 2011.

Par branches, la mode et la maroquinerie progressent de 17% à 2,37 milliards d'euros, grâce à notamment à une demande soutenue pour Vuitton.

Les ventes de vins et spiritueux bondissent de 22% à 926 millions d'euros, tirées notamment par le cognac Hennessy, très demandé en Asie.

Les ventes de montres et de joaillerie grimpent de 141% à 630 millions d'euros, grâce à l'acquisition du joaillier italien Bulgari. Sans ce rachat et à taux de changes comparables, la croissance de cette branche aurait été de 17%.

Les ventes de la distribution sélective (Sephora, DFS...) bondissent de 28% à 1,82 milliard d'euros. "DFS continue de bénéficier du développement rapide du tourisme en Asie", précise le communiqué, tandis que Séphora "gagne des parts de marché dans ses régions clés" et va prochainement se lancer au Brésil et en Scandinavie.

Les ventes de parfums et cosmétiques augmentent de 12% à 899 millions d'euros, grâce notamment à "la formidable vitalité" des parfums Christian Dior.

"Dans un environnement économique qui reste incertain en Europe, LVMH continuera à concentrer ses efforts sur la mise en valeur de ses marques, maintiendra une stricte maîtrise des coûts et ciblera ses investissements sur la qualité, l'excellence et l'innovation de ses produits et de leur distribution", ajoute le groupe.

Présidentielles 2012 : testez le Vote de Valeurs

Mais qu'est-ce ?

Avec le Vote de Valeur, la question posée à l'électeur n'est plus

"quel est votre candidat préféré ?", mais

"quelle est votre opinion sur chacun des candidats ?".

Pour répondre, l'électeur donne une valeur à chaque candidat, de -2 (très hostile), à +2 (très favorable). Au dépouillement, le candidat qui obtient le plus de points est élu en un seul tour. 

Voir la suite sur :

Bienvenue ! [Le Vote de Valeur, pour renforcer la démocratie]

http://www.votedevaleur.org/co/votedevaleur.html

www.votedevaleur.org

Avec le Vote de Valeur, la question posée à l'électeur n'est plus "quel est votre candidat préféré ?", mais "quelle est votre opinion sur chacun des candidats ?".

--------

Le Vote de Valeur, qu'est-ce que c'est ? Pourquoi est-ce que ce serait mieux ?

Présidentielle 2012, participez à l'expérience !

17/04/2012

Journées d'action contre le nucléaire

Communiqué :

Le 26 avril, juste entre les deux tours de l’élection présidentielle, la catastrophe de Tchernobyl entrera dans sa 27ème année. Il y a quelques jours, le réacteur n°2 de la centrale de Penly en Seine-Maritime a connu un incendie et une fuite très inquiétants... *

Pourtant, le nucléaire et la problématique énergétique sont les grands absents de la campagne présidentielle.

En mars dernier, nous étions 60 000 à former une immense chaîne humaine entre Lyon et Avignon. Mais la chape de plomb du lobby nucléaire continue de peser sur les médias et sur la campagne. Nous devons informer et mobiliser encore plus largement, bien au-delà des convaincus !

Si ce n’est pas encore le cas, pourquoi ne pas organiser vous-même une action dans votre commune ?

Et n’oubliez pas que de nombreuses actions sont encore en train d’être planifiées : revenez sur le site régulièrement au cours des prochains jours !

Un grand merci à vous pour votre implication à nos côtés !

Toute l’équipe du Réseau "Sortir du nucléaire"

* Plus d’information sur le grave incident survenu à Penly le 5 avril

14/04/2012

Substances interdites, dérogations : le lucratif business des pesticides

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=5117

 Substances interdites, dérogations : le lucratif business des pesticides 

13/4/2012

Si la directive européenne 2009/128 CE sur les pesticides interdit les traitements par pulvérisations aériennes, l’arrêté du 31 mai 2011 délivre un certain nombre de dérogations, notamment pour le maïs, la vigne et la culture de la banane. Fin mars, le quotidien Le Monde se procurait une circulaire confidentielle. Emanant du ministère de l’Agriculture, celle-ci liste 7 pesticides autorisés pour les traitements aériens et 16 autres en cours d’évaluation par l’Anses (1). Le 10 avril dernier, la mission commune d’information du Sénat sur les pesticides a organisé une table ronde avec le ministère de l’Agriculture et l’Anses, afin d’obtenir des éclaircissements sur la liste des produits phytopharmaceutiques autorisés ou en cours d’évaluation pour les traitements par aéronefs pour la campagne 2012.   

Parallèlement, l’association Générations Futures s’est, à son tour, procurée la liste en question. Sur les 7 produits autorisés, dont toutes les substances actives présentent un risque pour la faune et la flore, 3 sont classés comme cancérigènes possibles (Fenpropidine, Difénoconazole et Propiconazole) par l’Agence de protection de l’environnement américaine. Un autre (Propiconazole) est classé comme « toxique du développement » aux USA. Parmi les 16 produits en cours d’évaluation, certains contiennent des molécules reconnues comme perturbateurs endocriniens, à l’instar du Deltamethrine, utilisé contre la chrysomèle du maïs, et du Mancozèbe, fongicide très courant dans les vignes. On trouve également parmi ces produits des cancérigènes probables (Iprovalicarbe, Mancozèbe et Métirame) ou possibles (Penoxsulame, Folpel et Tébuconazole), ainsi que des toxiques du développement (Tébuconazole et Métirame). 

Début avril, un rapport réalisé par Générations Futures et PAN Europe a dénoncé les subterfuges employés par les firmes phytopharmaceutiques pour déjouer la réglementation européenne et commercialiser des produits interdits. Une procédure spéciale, dite de « re-soumission » accorde, en effet, une seconde chance d’homologation à des produits présentant des dangers avérés ou des évaluations lacunaires. Pendant cette « re-soumission » d’un dossier d’homologation, les firmes doivent retirer leur pesticide du marché. Mais bien qu’officiellement retirées, ces substances bénéficient d’une « période d’élimination progressive étendue », octroyant plusieurs années de libre accès au marché. 

La perspective de nombreux procès avec l’industrie décourage les pouvoirs politiques des Etats membres à remettre en cause ces procédés. L’industrie l’a bien compris puisqu’elle a présenté quelque 87 dossiers de demande d’autorisation par ce biais, paralysant le système d’évaluation de la DG SANCO (2) et de l’EFSA (3) pendant plus de 3 ans. Selon Générations Futures, sur les 87 pesticides présentés, 64 ont été homologués. Au regard de quoi, le nombre de pesticides présents sur le marché est passé de 250 en 2008 à 350 aujourd’hui. 

Cécile Cassier

1- Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail. 

2- Direction Générale de la SANté et des COnsommateurs. 

3- Agence européenne de sécurité des aliments.

13/04/2012

« les allégés n’ont aucun impact sur le surpoids »

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

60 Millions de consommateurs publie, dans son Hors-Série, une interview du Dr Jean-Philippe Zermati, médecin nutritionniste, qui souligne que « les allégés n’ont aucun impact sur le surpoids ».

Selon lui, « leur consommation peut même être un facteur aggravant ».

Il explique que « différentes études, dont celle de Nicole Darmon », « ingénieur à l’Inserm » notamment, ont montré l’importance « d’avoir une alimentation parfaitement équilibrée » et dénonce « les informations nutritionnelles multiples et contradictoires anxiogènes », souligne la revue.

(60 Millions de consommateurs, 01/05)

12/04/2012

Phtalates, santé, reproduction

lu sur :

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/anne-jeanblanc/les-phtalates-responsables-d-un-hold-up-sur-la-fertilite-12-04-2012-1450936_57.php

Les phtalates, responsables d'un "hold-up sur la fertilité" ?

Le Point.fr - Publié le 12/04/2012 à 17:34

Ces perturbateurs endocriniens, présents partout dans notre environnement, auraient des effets négatifs sur la fertilité.

Par

Le Réseau environnement santé (RES) vient d'organiser une conférence au titre choc, "Hold-up sur la fertilité", avec comme accusés principaux les phtalates. Omniprésents dans notre quotidien, ces matériaux sont de remarquables plastifiants qui entrent dans la composition de pratiquement tous les articles en PVC, auxquels ils confèrent la flexibilité voulue (leur concentration parfois supérieure à la moitié du poids), mais aussi des médicaments, des cosmétiques et que l'on retrouve également dans l'alimentation (notamment dans les produits laitiers, les poissons, les viandes, les margarines et les céréales). On en produit actuellement environ 3 millions de tonnes par an, dans le monde.

Selon l'Institut national de recherche et de la sécurité, les phtalates absorbés par voie orale sont très peu toxiques. Chez l'homme, des doses supérieures à 5 grammes peuvent provoquer des nausées, des vertiges et des diarrhées. Cependant, ces produits ne sont pas irritants pour la peau, pour les yeux et pour les voies respiratoires. Et ils n'ont pas de pouvoir cancérogène. En revanche, l'INRS précise que "l'administration orale de certains phtalates entraîne, chez le rat et la souris, dans effets sur la reproduction : baisse de la fertilité, atrophies testiculaires, poids foetaux réduits, mortalité foetale et malformations. [...] Il apparaît que, pour l'homme, le point critique se situe au niveau des effets sur la reproduction, comprenant les effets sur la fertilité et ceux sur le développement du foetus et du nouveau-né."

Tous les pays ne sont pas logés à la même enseigne

Le RES est plus alarmiste. Sur son site, on peut lire que de nombreuses preuves expérimentales chez l'animal et/ou chez l'homme lient les phtalates aux quatre grandes familles de pathologies associées aux perturbateurs endocriniens : cancers, troubles métaboliques, atteintes à la reproduction et troubles neuro-comportementaux. Les experts de ce réseau estiment que la réglementation actuelle est insuffisante. "Au niveau français, les agences de sécurité sanitaire doivent se saisir des données existantes pour protéger la santé de tous, écrivent-ils. Au niveau européen, la révision de Reach doit permettre de combler les lacunes qui laissent cette situation de faillite réglementaire perdurer." Pour mémoire, la directive européenne, déjà révisée à plusieurs reprises, interdit tous ces matériaux dans les jouets et les objets de puériculture (comme les anneaux de dentition) destinés aux enfants de moins de 3 ans. L'Europe les a également bannis des films alimentaires, mais ce n'est pas le cas dans beaucoup d'autres pays.

Concernant leurs effets endocriniens, la plus récente étude - qui fait l'objet de nombreux commentaires ces jours-ci - remonte au mois dernier. Sur son site internet, la revue britannique Human Reproduction a publié un travail français montrant que l'exposition de cellules de testicules d'homme adulte aux phtalates inhibait la production de l'hormone mâle, la testostérone. En pratique, les chercheurs ont mené leurs expériences à la fois sur des prélèvements réalisés sur des testicules d'hommes souffrant d'un cancer de la prostate et sur des lignées de cellules produisant des hormones du type testostérone. Dans les deux cas, les doses de phtalates utilisées (conformes à celles retrouvées chez des hommes ayant une baisse de la production d'androgènes) ont inhibé la production de testostérone. Un argument supplémentaire pour les pourfendeurs des perturbateurs endocriniens. 

--------

Voir aussi :

 

Réseau Environnement Santé

 

 

Conférence (10 avril 2012) – Hold-up sur la fertilité !

 

quotidien les phtalates soulèvent depuis longtemps de nombreuses préoccupations et sont devenus emblématiques du débat autour de Reach, la nouvelle réglementation chimique communautaire. C’est aujourd’hui pour leur caractère de perturbateurs endocriniens (PE), et au vu des données nouvelles, que l’action réglementaire est plus que jamais nécessaire sur l’ensemble de cette famille de substances, comme sur l’ensemble des PE.

- Des sources d’expositions multiples (articles PVC, cosmétiques, médicaments, matériel médical, air intérieur…) conduisant à une imprégnation généralisée de la population et une exposition particulièrement critique pour le nourrisson prématuré,
- De nombreuses preuves expérimentales chez l’animal et/ou chez l’homme le liant aux 4 grandes familles de pathologies associées aux PE : cancers, troubles métaboliques, atteintes à la reproduction, troubles neurocomportementaux.

Face à cela, la réglementation actuelle est insuffisante. Au niveau français, les agences de sécurité sanitaire doivent se saisir des données existantes pour protéger la santé de tous. Au niveau européen, la révision de Reach doit permettre de combler les lacunes qui laissent cette situation de faillite réglementaire perdurer.

Programme de la conférence

Brochure d’informations sur les perturbateurs endocriniens

Les différentes sources d’expositions aux phtalates

Les phtalates : Effets sur la santé et exposition – Données scientifiques 2011

Publications du Dr Shanna Swan : Sélection

Document de synthèse de CHEM Trust et HEAL : Des réponses réglementaires adéquates aux défis des perturbateurs endocriniens

----------------

voir aussi sur ce blog :

Pollution chimique omniprésente et reproduction... (7/4/2012)

09/04/2012

En Allemagne 60% du nucléaire arrêté a été compensé par les renouvelables

lu sur :

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/ene...

 

POLITIQUE ÉNERGÉTIQUE - 20/03/2012 | 17:19 - 539 mots
L'Allemagne sort du nucléaire sans polluer davantage

Contrairement aux prévisions, et même à des affirmations, de beaucoup de spécialistes de l'énergie, l'Allemagne n'a pas eu recours au charbon pour compenser l'arrêt de 8 de ses 17 réacteurs en 2011. Et n'envisage pas de le faire, selon une étude de l'Iddri, à paraître la semaine prochaine.

« La fin du nucléaire en Allemagne passe par le charbon », titrait en octobre dernier Le Monde, relayant une idée très généralement répandue. Faux ! affirme Andreas Rudinger, chercheur à l'Iddri, Institut du développement durable et des relations internationales, qui vient de plancher sur le sujet. « En volume, la production d'électricité à partir de houille et de lignite est restée quasiment stable en Allemagne l'an dernier, avec une hausse de 1,7%, selon les chiffres que vient de publier l'industrie énergétique allemande (AG-Energiebilanzen 2011) », souligne-t-il. Même si le charbon continue à se tailler la part du lion dans le mix électrique allemand en représentant 44% de l'électricité produite (50% en 2001). Quant aux autres sources d'énergies fossiles (gaz et pétrole), émettrices également de gaz à effet de serre, leur volume a même légèrement baissé en 2011, les centrales gaz produisant environ 14% du courant outre-Rhin.

60% du nucléaire arrêté a été compensé par les renouvelables

Au total, la part d'électricité d'origine fossile est passée de 57 à 58% malgré le recul du nucléaire de 22,3 à 17,6% de la production électrique. L'Allemagne n'a pas augmenté son recours au charbon, ni au gaz, pour compenser l'arrêt de 8 de ses 17 réacteurs, décidé brutalement au printemps dernier après Fukushima. Le pays a pourtant ainsi renoncé à 23% de son électricité nucléaire, qui représente elle-même 23% de l'électricité produite outre-Rhin. Soit, en 2011, 32 térawattheures (TWh) à remplacer.
60% de cette électricité a été fournie par des énergies renouvelables (éolien et solaire), dont la production a bondi de près de 20% en 2011, Un tiers de cette électricité nucléaire non produite a été "fournie" par une détérioration des échanges d'électricité avec ses voisins. Ses importations ont augmenté de 18,5% tandis que ses exportations ont reculé de 6,5%, mais au total l'Allemagne est restée exportatrice nette d'électricité. Enfin 1,9 TWh (6% de la production à compenser) n'a pas été consommé. La demande allemande d'électricité a baissé de 0,3% en 2011.

Pas d'augmentation inévitable des centrales thermiques


Et l'Allemagne ne compte pas sur de nouvelles centrales à charbon pour pallier l'arrêt progressif de ses réacteurs d'ici 2022, ajoute Andreas Rudinger. « En regardant de plus près les scénarios énergétiques sur lesquels est fondé l'Energiekonzept [politique énergétique adoptée par le gouvernement allemand en septembre 2010], on s'aperçoit ainsi que les centrales fossiles actuellement en construction (pour une puissance cumulée de 10 GW) visent en premier lieu à remplacer des centrales vétustes et polluantes par des centrales plus efficaces pour se conformer à la directive européenne sur les émissions de polluants atmosphériques et à réduire la part des centrales thermiques à charbon au profit de centrales à gaz et à cogénération », écrit le chercheur dans une étude qui sera publiée par l'Iddri la semaine prochaine.
Et il table sur la persistance de cette situation. « Sous l'hypothèse d'une poursuite des mesures de maîtrise de la demande d'électricité et d'un rythme de développement des énergies renouvelables similaire aux années précédentes, il semble par conséquent envisageable que l'Allemagne compense la sortie du nucléaire sans recourir davantage aux centrales à charbon et à gaz et sans remettre en cause la réalisation des objectifs nationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre », conclut-il.

  

08/04/2012

Scandale de l'amiante : dernières nouvelles

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/amiante-un-ancien-adjoint-de-martine-aubry-mis-en-examen-04-04-2012-1448318_23.php

Amiante : un ancien adjoint de Martine Aubry mis en examen  - Le Point

En mettant en examen, le 8 mars, dans l'affaire de l'amiante, pour homicides, blessures involontaires et abstentions délictueuses, Jean-Luc Pasquier, 63 ans, ancien haut fonctionnaire du ministère du Travail, la juge Marie-Odile Bertella-Geffroy s'attaque cette fois aux décideurs publics. Et pas des moindres, puisque Jean-Luc Pasquier était l'un des adjoints de Martine Aubry lorsqu'elle occupait le poste de directeur des relations du travail au ministère du Travail entre 1984 et 1987. Une période capitale dans l'affaire de l'amiante qui a valu à l'État d'être condamné par le tribunal administratif de Marseille (1), décision validée par le Conseil d'État le 20 février 2004, celui-ci "n'ayant pas pris les mesures (...) pour protéger la santé publique d'un danger susceptible d'entraîner la mort".

Lobbying

Jean-Luc Pasquier, qui dirigeait le bureau CT4 à la Direction des relations du travail, chargé de faire respecter l'hygiène et la sécurité dans les entreprises, siégeait aussi au Comité permanent amiante (CPA), lobby monté de toutes pièces par les communicants des industriels. Rôle de ce lobby : prôner "l'usage contrôlé de l'amiante" et empêcher la France, puis l'Europe, de bannir cette fibre comme beaucoup d'autres pays européens l'avaient déjà fait.

"Le CPA n'a jamais joué un rôle quelconque institutionnel à mes yeux", expliquait Jean-Luc Pasquier aux gendarmes lors de son audition en 2005 que Le Point a pu consulter. "Nous y étions depuis 1982, car il s'agissait d'un lieu d'échanges dont l'objectif était de promouvoir le risque amiante." Quant au lobbying des industriels, il ne semble pas poser de problème à l'ancien fonctionnaire : "Rien ne s'oppose à ce qu'une organisation ou un individu exerce du lobbying vis-à-vis d'une instance qu'elle soit internationale ou française." Et d'ailleurs existait-il ? Lors de son audition par les gendarmes, le 28 janvier 2010, Martine Aubry déclarait : "Je n'ai jamais entendu parler de lobbying d'industriels au ministère du Travail. D'une manière générale, pendant toute ma carrière au ministère du Travail, je n'ai jamais été l'objet ou vu mes directeurs faire l'objet d'actions de lobbying de la part de chefs d'entreprise."

Click here to find out more!

Par

[1] Tribunal administratif de Marseille, 30 mai 2000, n° 97-5988, M.et Mme Botella et autres contre ministère de l'Emploi et de la Solidarité

sur le même sujet :

L'Andeva espère que ces nouveaux dossiers seront joints aux précédentes plaintes.

04/04/2012 à 19:41

07/04/2012

Pollution chimique omniprésente et reproduction humaine

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/le-spermatozoide-espece-menacee-29-03-2012-1449165_23.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20120407

Le spermatozoïde, espèce menacée

La qualité du sperme humain décline à grande vitesse. Jusqu'à quand ?

Le Point - Publié le 29/03/2012 à 00:00

Il se souvient aujourd'hui de sa surprise, de l'acharnement avec lequel, en 2008, son équipe et lui ont refait les tests, vérifié les calculs, inlassablement, avant d'oser soumettre leurs travaux à publication. René Habert, professeur de physiologie de la reproduction à l'université Paris-Diderot, vient alors avec son équipe de recherche de l'Inserm et du CEA d'exposer des testicules humains aux effets du MEHP. Le MEHP est un dérivé de phtalate présent dans un grand nombre de produits d'usage quotidien - rideaux de douche, tissus synthétiques, gobelets et bouteilles en plastique, gants, bottes, sprays, colles -, dont on connaît déjà l'effet négatif sur la capacité de reproduction du rat. On suspecte, mais on n'en a pas encore la preuve, qu'il est également toxique pour la reproduction humaine, et cette équipe est alors la seule au monde à pouvoir le dire : grâce à une collaboration inédite avec l'hôpital Béclère, René Habert travaille en effet sur des testicules humains prélevés sur des foetus issus d'IVG. Mis en culture in vitro, les organes survivent une semaine. Or, sur ceux que l'on expose à une concentration de MEHP comparable à l'exposition humaine, les dégâts sont spectaculaires : en trois jours, les testicules perdent 20 % de leurs cellules germinales. Autrement dit, 20 % des cellules à partir desquelles, à la puberté, l'homme pourra produire des spermatozoïdes...

Pour la première fois, l'effet d'une substance chimique sur la capacité de l'espèce humaine à se reproduire est démontré de façon expérimentale. "Et nous n'avons pu le mesurer que sur trois jours, dit Habert. Alors qu'une femme enceinte est évidemment exposée au MEHP, et son enfant avec elle, durant toute sa grossesse." L'étude, publiée en 2009, est un nouveau coup de tonnerre dans le monde des spécialistes de la reproduction qui se trouve ébranlé, depuis le milieu des années 90, par l'une des découvertes sans doute les plus alarmantes de toute l'histoire de la biologie et de la médecine : le sperme humain, la qualité et la concentration de ses spermatozoïdes, serait en train de décliner. À toute allure.

On a d'abord eu du mal à y croire. Lorsqu'en 1992 les chercheurs danois Niels Skakkebaek et Elizabeth Carlsen publient dans le British Medical Journal les résultats effrayants d'une première analyse sur le sujet, ils se heurtent à un scepticisme général. L'équipe danoise a passé au crible une soixantaine d'articles, publiés de 1938 à 1990, portant sur l'analyse du sperme de 15 000 hommes issus de différents pays, essentiellement d'Amérique et d'Europe du Nord. Résultat : durant cette période, la concentration en spermatozoïdes serait passée en moyenne de 113 millions par millilitre à... 66 millions. Soit une baisse, en cinquante ans, de près de 50 %.

Anormal

Personne ne veut admettre ce déclin spectaculaire : on critique la méthode, on polémique, et, pour clore le débat, l'étude est finalement soumise à une épidémiologiste américaine mondialement reconnue, Shanna Swan. Celle-ci enrichit la littérature scientifique de 40 publications supplémentaires, utilise une méthode statistique inattaquable et... confirme le verdict.

À Paris, ce sont les médecins du Cecos - Centre d'étude et de conservation du sperme et des oeufs humains -, peu convaincus par l'étude de Shakkebaek, qui décident pour la contredire d'examiner la qualité du sperme de leurs donneurs, dont ils conservent, depuis vingt ans, les caractéristiques précises. Et, là encore, c'est la stupeur. Depuis 1973, non seulement le pourcentage de spermatozoïdes mobiles et de morphologie normale a nettement chuté, mais leur concentration baisse en moyenne de 2 % par an. À âge égal, plus les Parisiens sont nés récemment, moins bonne est la qualité de leur sperme... Au Cecos de Tours, en 2009, une étude rétrospective démontre également que la moyenne de spermatozoïdes par éjaculat a décliné de 100 millions en trente-six ans et que le pourcentage de spermatozoïdes mobiles a baissé de 20 %. Et partout dans le monde les études rétrospectives qui se multiplient depuis les années 90 confirment, pour beaucoup, cette réalité angoissante : l'homme d'aujourd'hui, dans certaines régions du monde, produit deux fois moins de spermatozoïdes que son père et que son grand-père...

Il s'est donc passé quelque chose. Mais quoi ? Impossible d'imputer un déclin aussi rapide à des facteurs génétiques. On s'intéresse donc aux facteurs environnementaux. D'abord parce que l'on découvre que la qualité du sperme varie de façon radicale d'une ville à l'autre : nettement moins bonne à Columbia qu'à Minneapolis, à Copenhague qu'à Turku, à Toulouse qu'à Paris, différences qui plaident en faveur d'un effet du milieu. Ensuite parce que, au moment même où les spécialistes de la reproduction humaine s'alarment, les observateurs de la faune sauvage découvrent aussi, effarés, que plusieurs espèces sont en train de se féminiser. Jeunes alligators mâles ayant un taux de testostérone anormalement bas et un pénis anormalement petit, grenouilles en train de devenir hermaphrodites, oiseaux, tortues, poissons présentant des organes sexuels atrophiés et un déclin notable de leur fertilité, quand l'espèce n'est pas tout bonnement en train de s'éteindre. Or, chaque fois, l'environnement naturel de ces animaux est ou a été par le passé contaminé par des molécules chimiques issues de l'industrie et de l'agriculture. "Ce qui est fascinant, dit Bernard Jégou, biologiste de la reproduction et président du conseil scientifique de l'Inserm, c'est que, brutalement, les spécialistes de multiples disciplines, épidémiologistes, observateurs de la faune, andrologues, toxicologues, ont convergé vers le même constat..." Et c'est un constat effrayant : parmi les dizaines de milliers de substances chimiques introduites dans notre environnement et auxquelles nous servons tous de cobayes, hommes et animaux, depuis près d'un siècle, certaines perturbent le rôle des hormones et modifient, notamment, les conditions nécessaires à la masculinisation des espèces... Ce sont les perturbateurs endocriniens.

Survie

Chez l'homme, d'autres signes révèlent qu'il est en train de se passer quelque chose d'anormal. Une augmentation de 400 % du cancer du testicule en soixante ans et un boom inquiétant des malformations génitales du petit garçon à la naissance. Niels Skakkebaek, le premier à avoir tiré la sonnette d'alarme, est convaincu que ces deux symptômes sont liés au déclin du sperme et font partie d'un même syndrome, le TDS, ou syndrome de dysgénésie testiculaire. Lors de la vie foetale a lieu un processus délicat, la formation des testicules et la fabrication d'hormones, notamment la testostérone, capables de modifier le "programme de base" déjà en place, qui est féminin. Et c'est ce processus, grâce auquel le foetus devient mâle, qui serait bouleversé par les substances chimiques auxquelles est exposée la mère durant la grossesse.

La théorie du syndrome de dysgénésie testiculaire ne fait pas encore l'unanimité au sein de la communauté scientifique, et, à vrai dire, la recherche sur les perturbateurs endocriniens et la toxicologie de la reproduction n'en est qu'à ses balbutiements. Il faut établir d'urgence si le déclin du sperme se poursuit et est amené à se poursuivre. Comprendre les effets des 500 molécules susceptibles de perturber notre système hormonal. Mettre en place un vaste processus de surveillance de la fertilité humaine, pour le moment inexistant ou presque. Bref, le chantier est immense et l'enjeu évidemment crucial. Ce sont les mères qui sont exposées, ce sont les enfants qui, plus tard, en paieront le prix et, partout dans le monde, des équipes de scientifiques tentent de gagner cette course contre la montre pour les générations futures. Pourtant, en France, les crédits ont été brutalement coupés : "Plus de la moitié des budgets alloués à la recherche en santé environnementale ont été supprimés en 2012, s'insurge Bernard Jégou. C'est un immense gâchis. Nous avons en France, dans le domaine de l'étude du sperme et de la reproduction, un savoir-faire extraordinaire. Mais plus d'argent." Le montant des crédits alloués pour sept ans au programme national de recherche sur les perturbateurs endocriniens ? Environ 5 millions d'euros... "Il y a un très grand décalage entre le besoin urgent de connaissance et les moyens mis en place par les pouvoirs publics", regrette l'épidémiologiste environnemental Rémy Slama, président du conseil scientifique de ce programme.

La mauvaise qualité spermatique a en effet peut-être déjà des répercussions sur le délai nécessaire aujourd'hui aux couples pour concevoir et sur les demandes, on le sait, de plus en plus nombreuses d'assistance médicale à la procréation. Aujourd'hui, en France, de 20 à 25 % des couples qui commencent une recherche de grossesse n'auront rien obtenu au bout d'un an. Un couple sur sept consulte parce qu'il ne parvient pas à avoir d'enfant. Et un couple sur dix est traité pour infertilité. L'explication est d'abord l'âge de plus en plus avancé des femmes lorsqu'elles tentent une première grossesse. Mais la baisse de la concentration spermatique pourrait aussi avoir déjà des conséquences. Au-dessous de 40 millions de spermatozoïdes par millilitre, on sait que la conception d'un enfant commence à être compliquée, que le délai sera long. Nous sommes encore en France à plus de 60 millions. "Mais, si la moyenne a baissé, cela signifie statistiquement que le nombre d'hommes qui se trouvent au-dessous de 40 millions a augmenté", précise Rémy Slama. Certes, grâce aux progrès de la médecine, il suffit aujourd'hui d'un seul spermatozoïde pour concevoir un embryon. Mais en laboratoire. À condition de recourir massivement à l'assistance médicale à la procréation, la survie de l'espèce humaine, même si le sperme continue de décliner, n'est donc pas réellement menacée. Mais peut-on accepter que la science prenne peu à peu le relais de la procréation naturelle, connaissant le tribut psychologique que paient les couples y ayant recours et le coût économique qu'elle représente pour la société ?

Précautions

Tant que la recherche n'aura pas acquis de certitude, c'est donc aux pouvoirs publics de protéger les populations. Au niveau européen, la nouvelle et indispensable réglementation des produits chimiques contraint enfin l'industrie à fournir des preuves qu'elle n'avait jusqu'ici jamais données : celles de l'innocuité des substances qu'elle commercialise. Mais le processus d'enregistrement est long et il pèche surtout par un défaut majeur : les molécules sont testées une à une, alors que la majorité des chercheurs pointent de très probables effets "cocktail", puisque nous sommes évidemment exposés à des centaines de molécules en même temps. Alors certains pays, comme le Danemark, qui enregistre des baisses record de concentration spermatique, ont décidé de ne plus attendre pour mettre en garde les femmes. Durant la grossesse et l'allaitement, les Danoises se voient déconseiller, au même titre que la cigarette ou l'alcool, les cosmétiques, les sprays, les teintures pour cheveux et le contact avec la peinture. Un niveau minimal de précautions, dont on comprend mal pourquoi il n'est pas déjà imposé en France.

Pour avoir de ses yeux vérifié la toxicité affolante d'un produit comme le MEHP, le professeur René Habert s'insurge contre le laxisme des pouvoirs publics. "Roselyne Bachelot avait promis qu'un logo "non recommandé aux femmes enceintes et aux jeunes enfants" serait apposé sur les produits susceptibles d'être nocifs, dit-il. La mesure était simple à mettre en place. Elle avait été annoncée en 2008." Quatre ans plus tard, il ne s'est toujours rien passé.

voir aussi sur ce blog :

Les perturbateurs endocriniens sont partout (suite) 

http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2011/10/26/les-perturbateurs-endocriniens-sont-partout-suite.html

Les perturbateurs endocriniens sont partout 

http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2011/10/26/les-perturbateurs-endocriniens-sont-partout.html

et aussi :

Europe: laxisme dans l'homologation des pesticides

http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2012/04/03/europe-laxisme-avec.html

06/04/2012

Informations médicales du jour : ostéoporose, jeux vidéo

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Les complications liées aux traitements contre l’ostéoporose
Une étude canadienne, publiée dans le Canadian Medical Association Journal (CMAJ), révèle que les médicaments contre l’ostéoporose « peuvent entraîner plusieurs complications », indique Le Figaro.

Les médicaments de la famille des biphosphonates « augmenteraient le risque de développer des uvéites [‘‘inflammation de l’uvée (tunique intermédiaire de l’œil)’’] et des sclérites [touchant ‘‘la sclère qui est la tunique externe du globe oculaire formant le blanc de l’œil’’] », souligne le quotidien.

Cette étude épidémiologique « évalue pour la première fois la fréquence » de ces troubles ophtalmiques.

Elle a porté sur 934 147 personnes qui se sont rendues chez leur ophtalmologue entre 2000 et 2007 en Colombie-Britannique et a conclu notamment que la fréquence de l’uvéite s’élève à 50% avec la prise de biphosphonates. (Le Figaro, 06/04)



L’Humanité confronte le point de vue, concernant la dangerosité des jeux vidéo pour les enfants, d’Elisabeth Rossé, docteur en psychologie sociale, psychologue à l’hôpital Marmottan à Paris, et de Serge Tisseron, psychiatre et psychanalyste, enseignant à Paris-VII.

Elisabeth Rossé souligne : « On a une minorité de situations d’addiction et une majorité de situations d’abus ». Serge Tisseron estime qu’« on retrouve dans les jeux vidéo toutes les pathologies que l’on retrouve ailleurs. Ils ne créent pas de nouvelles pathologies, ils les révèlent ». (L’Humanité, 06/04)

Critiquer l'attitude belliqueuse d'Israël, c'est être antisémite

lu sur :

http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/04/04/gunter-grass-accuse-israel-de-menacer-la-paix-mondiale-et-fait-scandale_1680504_3214.html

1Günter Grass accuse Israël de menacer la paix mondiale et fait scandale



 

Le Monde.fr avec AFP | 04.04.2012 à 19h14 • Mis à jour le 05.04.2012 à 18h07

 

Le Prix Nobel de littérature allemand Günter Grass, 84 ans, a créé un énorme scandale lundi 2 avril en publiant, sous forme de poème, un plaidoyer pour l'Irandans lequel il accuse Israël de menacer la paix mondialeCe texte en vers intitulé "Ce qui doit être dit" et paru dans le grand quotidien de Munich, le Süddeutsche Zeitung, a valu à son auteur d'être violemment accusé d'antisémitisme.

Dans son poème, Günter Grass dénonce un "prétendu droit à attaquer le premier", faisant allusion à l'éventualité de frappes israéliennes contre Téhéran. Selon l'écrivain, une telle démarche pourrait mener à "l'éradication du peuple iranien". Il appelle les Allemands, "déjà suffisamment accablés", à ne pas devenir complices d'un "crime prévisible".

Berlin et Tel-Aviv ont conclu en 2005 un contrat de vente de sous-marins conventionnels de type Dolphin, dont un sixième exemplaire doit être livré prochainement. Ces sous-marins peuvent être équipés d'armes nucléaires. Grass dénonce le "silence généralisé" qui pèse sur cette question, évoquant un"mensonge pesant" parce que "le verdict d'antisémitisme tombera automatiquement" sur qui le rompra.

"Pourquoi ne dis-je que maintenant [...] que la puissance atomique d'Israël menace la paix mondiale déjà fragile ?, questionne le Prix Nobel de littérature. Parce qu'il faut dire ce qui pourrait être trop tard demain."

"L'ARCHÉTYPE DE L'ÉRUDIT ANTISÉMITE"

Israël a vivement réagi à ces propos. "Ce qui doit être dit, c'est qu'il est de tradition européenne de blâmer les juifs avant la Pâque juive", a lancé le numéro deux de l'ambassade de l'Etat hébreu à Berlin, Emmanuel Nahshon, dans un communiqué, reprenant le titre du texte de Grass. Le représentant israélien a regretté que son pays soit "le seul au monde remis en cause publiquement dans son droit d'exister", et a assuré que les Israéliens "voulaient vivre en paix avec leurs voisins de la région".

"Günter Grass retourne la situation en prenant la défense d'un régime brutal", a également regretté Deidre Berger, directrice de l'American Jewish Committee à Berlin. Henryk Broder, éditorialiste et polémiste juif renommé en Allemagne, a jugédans le quotidien conservateur Die Welt que "Grass [avait] toujours eu un problème avec les juifs, mais il ne l'avait jamais aussi clairement exprimé que dans ce poème". Pour Broder, Grass est "l'archétype de l'érudit antisémite", de l'Allemand qui est "poursuivi par la honte et le remords".

"Jamais dans l'histoire de la République fédérale, un intellectuel renommé ne s'en est pris avec autant de clichés à Israël"a renchéri l'hebdomadaire Der Spiegeldans son édition en ligne.

Sans nommer Grass, le ministre des affaires étrangères allemand, Guido Westerwelle, a publié un communiqué expliquant que "minorer les dangers du programme nucléaire iranien reviendrait à nier la gravité de la situation". Le porte-parole du gouvernement, Steffen Seibert, s'est de son côté refusé à commenter, au nom de la "liberté de création".

Sur Internet, les réactions étaient enflammées entre défenseurs et détracteurs de Grass, les premiers invitant à réfléchir et discuter des propos de l'écrivain qualifié d'"antisémite" par les seconds. En 2006, Günter Grass, connu pour ses positions de gauche, avait admis avoir fait partie des Waffen SS dans sa jeunesse, lui qui renvoyait souvent l'Allemagne à son passé nazi et dont un des livres les plus connus, Le Tambour, est résolument pacifiste.

Lire : "Günter Grass effeuille sa mémoire"

lire aussi le texte original de Günter Grass sur :

Accuser Israël de menacer la paix mondiale, est-ce ...

lebloglibredemonquartier.midiblogs.com/.../accuser-israel-de-menace...En cache
il y a 13 heures – 05/04/2012. Accuser Israël de menacer la paix mondiale, est-ce ... ... être antisémite ou clairvoyant ?  
 
http://lebloglibredemonquartier.midiblogs.com/archive/2012/04/05/accuser-israel-de-menacer-la-paix-mondiale-est-ce.html

05/04/2012

L'insecticide CRUISER bientôt interdit en France ?

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=5099

04-04-2012 - L'insecticide CRUISER bientôt interdit en France ? 

Parue le 29 mars 2012 dans la revue Science, une étude de l’INRA (1) a apporté la preuve scientifique de l’impact d’une famille d’insecticide sur les populations d’abeilles. L’étude a spécifiquement porté sur le thiaméthoxam, substance active de l’insecticide CRUISER. La réaction du ministère de l’agriculture à cette publication ne s’est pas fait attendre. Ce même 29 mars, celui-ci a rappelé son engagement à lancer la procédure de retrait de l’autorisation de mise sur le marché (AMM) du CRUISER, en cas de nouvelles données scientifiques attestant de sa nocivité. S’en remettant à la procédure édictée par le code rural, le ministère a néanmoins tenu à saisir l’ANSES (2), dont l’avis est attendu avant le 31 mai prochain. Si celle-ci valide cette nouvelle étude, l’AMM du CRUISER sera retirée. 

Cécile Cassier
1- Institut National de Recherche Agronomique. 
2- Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail.

04/04/2012

Alcool et tabac chez les jeunes

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Une enquête, rendue publique hier par l’Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT) lors d’un colloque à Paris, révèle que

« 8,5% des adolescents de 15 ans ont une consommation régulière d’alcool et

près d’un sur cinq fume du tabac tous les jours », rappporte La Croix.

Le quotidien ajoute que, selon l’étude,

« à 15 ans, 28% des jeunes ont déjà goûté au cannabis ».

L’étude, menée en 2010, « en lien avec l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) et le rectorat de Toulouse », a interrogé 11 500 élèves du CM2 à la seconde. (

La Croix, 04/04)

03/04/2012

Europe: laxisme dans l'homologation des pesticides

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/04/03/pesticides-les-autorisations-laxistes-de-l-europe_1679594_3244.html

Pesticides : les autorisations "laxistes" de l'Europe

 

LE MONDE | 03.04.2012 à 12h59 • Mis à jour le 03.04.2012 à 13h04

 

Par Stéphane Foucart

 

Les procédures européennes d'homologation des pesticides sont-elles coupables de laxisme? Deux organisations non gouvernementales (ONG) l'affirment avec force dans un rapport qui devait être rendu public mardi 3 avril. Selon Pesticide action network-Europe (PAN-Europe) et Générations futures, la Commission européenne et les Etats membres ont permis à une dizaine de substances suspectes d'effets délétères sur l'homme et/ou l'environnement de revenir en grâce après avoir été retirées des procédures standards d'homologation.

En 2008, les dossiers d'évaluation de plus d'une cinquantaine de molécules ne remplissaient pas les conditions d'une autorisation européenne, généralement en raison de l'absence de certaines données toxicologiques. "Parmi ces substances, la plupart étaient utilisées depuis de nombreuses années mais n'avaient jamais été évaluées selon les critères de la directive européenne de 1991", explique Hans Muilerman, l'un des responsables de PAN-Europe. Cette directive a lancé, il y a plus de deux décennies, un vaste plan d'harmonisation de l'évaluation des risques associés aux centaines de molécules phytosanitaires alors en usage dans les différents pays de l'Union.

Certaines d'entre elles, qui n'avaient toujours pas été homologuées en 2008, bénéficient de la possibilité d'être "resoumises""Pour pouvoir bénéficier de cette "resoumission" d'un dossier d'homologation, les firmes doivent accepter le "retrait volontaire" de leur pesticide du marché", expliquent les deux ONG. La Commission confirme l'existence de cette procédure de "resoumission""mise en place par le règlement européen de 2007 qui établit les règles d'évaluation des pesticides existant, afin d'accélérer la procédure d'examen", dit-on du côté de la Direction générale de la santé et des consommateurs.

"HOMOLOGATION AU RABAIS"

Comme souvent lorsqu'il s'agit d'Europe et de règlements, l'affaire est un peu compliquée. Les industriels, explique-t-on en substance à la Commission, ont pu en effet décider de retirer volontairement du marché une substance en cours d'évaluation et bénéficier d'un délai de grâce jusqu'à la fin 2011, avant son retrait effectif... le temps pour eux de "resoumettre" un mini-dossier d'homologation. Cette procédure d'accélération n'est possible, fait-on cependant valoir à Bruxelles, qu'"à la condition qu'il n'y ait pas eu d'indication claire d'effets délétères clairs au cours de la première évaluation, menée par l'Etat membre rapporteur".

Les ONG voient la situation sous un angle assez différent. François Veillerette, président de Générations futures, y voit un "cadeau" fait à l'industrie, sous forme d'une "homologation au rabais". Selon les deux ONG, 87 molécules auraient tenté d'emprunter ce raccourci, 64 ayant déjà obtenu par ce biais une homologation définitive.

Pour les militants anti-pesticides, ce "cadeau" est le fruit d'un compromis avec les agrochimistes, afin de réduire le risque de contentieux. "C'est faux", répond-on à Bruxelles où l'on assure que le risque de procès n'est pas moindre puisqu'"il y a eu, depuis 2007, 35 recours en justice de l'industrie contre la Commission, dont 6 sont toujours en cours".

MANQUE DE DONNÉES

Reste que les ONG ont quelques arguments. PAN-Europe et Générations futures ont ainsi passé en revue les autorisations accordées à dix de ces molécules controversées. Dans les dix cas, expliquent-elles dans leur rapport, "la réglementation européenne est violée" car "la condition de n'avoir aucun effet inacceptable sur l'environnement n'est pas remplie". Les ONG en prennent pour preuve les rapports d'expertise rendus par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). A chaque molécule soumise, un Etat membre est désigné comme rapporteur et effectue une pré-évaluation des données toxicologiques fournies par l'industriel. L'EFSA rend ensuite une analyse critique de ce pré-rapport.

Pour les dix molécules examinées, l'EFSA rend compte dans ses rapports de lacunes plus ou moins sérieuses. Pour le bromuconazole, par exemple, l'EFSA relève des "manques de données" sur l'exposition du consommateur à un produit de dégradation de la molécule, sur les effets de perturbation endocrinienne chez les poissons et les oiseaux, sur les effets de la substance sur les mammifères herbivores, etc. Les dossiers des neuf autres molécules visées par les ONG (hymexazole, pyridabène, myclobutanil, etc.) présentent toutes ce genre de lacunes.

La Commission rétorque cependant que ces "manques de données" sont précisément pris en compte dans l'évaluation du risque et qu'"ils ne mènent pas automatiquement à des risques plus élevés dans des conditions réalistes d'utilisation". L'érosion de la biodiversité ne fait, elle, aucun doute rappellent les ONG dans leur rapport et elle est sans doute, ajoutent-elles, le fruit de "règles dont on ne tient pas compte".

Stéphane Foucart

-------------

lire aussi :