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29/06/2012

Le pesticide Cruiser interdit en France pour protéger les abeilles

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/06/29/le-pesticide-cruiser-interdit-en-france-pour-proteger-les-abeilles_1727151_3244.html

Le pesticide Cruiser interdit en France pour protéger les abeilles

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 29.06.2012 à 15h57 • Mis à jour le 29.06.2012 à 15h57

Le ministre de l'agriculture Stéphane Le Foll a annoncé vendredi 28 juin l'interdiction du pesticide Cruiser OSR, utilisé pour l'enrobage des semences de colza, en raison d'effets néfastes soupçonnés sur les abeilles.

"Je retire l'autorisation de mise sur le marché du Cruiser OSR sur le colza aujourd'hui", a déclaré Stéphane Le Foll au cours d'une conférence de presse. Le ministre avait annoncé début juin son intention d'annuler l'autorisation de mise sur le marché du Cruiser OSR avant le début des semis au mois d'août.

L'Agence sanitaire pour l'alimentation et l'environnement (Anses), avait également dénoncé début juin l'impact néfaste sur les abeilles d'une des molécules actives du Cruiser, le thiaméthoxam. Les arguments donnés par la société lors de la procédure contradictoire ne remettent pas en cause l'avis de l'Anses, a expliqué le ministre de l'agriculture, avant d'ajouter : "Donc je confirme l'interdiction."

Lire : "La nocivité des pesticides sur les abeilles devient incontestable"

Les populations d'abeilles ont fortement et mystérieusement décliné ces dernières années dans le monde, un phénomène déstabilisant pour l'écosystème qui a renforcé les critiques visant l'utilisation massive des pesticides.

27/06/2012

Nucléaire : les cinq questions qui fâchent

ATTENTION : la lecture de l'article suivant du Point doit être attentive ! En effet, c'est clairement un plaidoyer pour le développement d'une quatrième génération de réacteurs !

L'autre solution : abandon de la filière nucléaire, n'est envisagée à aucun moment comme on peut le voir dans la conclusion générale du dossier scientifique sur la question, dans sa revue des Comptes rendus, Physique (ci-dessous)

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6. Conclusion générale :  que retenir de cette analyse du cycle de combustible du nucléaire tant en France que dans le reste du monde ? 

On peut se demander si les préoccupations concernant l’emploi présent et futur de l’énergie électronucléaire sont justifiées. 

 L’une d’elles est inéluctable, c’est une exigence de surveillance continue par des équipes compétentes, disposant en permanence d’infrastructures adéquates. C’est que toute centrale électronucléaire (avec les installations associées du cycle de combustible), toute installation nucléaire, où qu’elle soit située dans le monde, ne devrait impliquer, que des personnels expérimentés, munis des équipements adéquats, s’appuyant sur des infrastructures toujours prêtes, et prêts à intervenir, à tout moment, en cas d’événements naturels (inondations, sécheresse, tempêtes de neige, vagues de cha- leur, séisme, tsunami, éruption volcanique et cendres, etc.) ou de bouleversements politiques ou belliqueux (y compris terroristes). Une telle surveillance devrait être maintenue, tant pendant le fonctionnement de toute centrale, qu’après son arrêt, et ensuite pendant une durée d’un demi à un siècle après tout arrêt normal, décidé, accidentel, économique, etc. de cette centrale électronucléaire, y compris pour tous les combustibles et les matériaux de structure irradiés. Le producteur français d’électricité, qui est le plus important du monde, a pu assumer, jusqu’ici, tous les aspects de cette tâche longue et vigilante. 

 Une analyse rationnelle des risques : Peut-on comparer les risques associés à des centrales nucléaires, à des cycles de combustibles, à des installations nucléaires comme les piscines, les réductions du volume des déchets par calcination, etc., c’est à dire créer une relation d’ordre entre ces installations, ces procédés, affirmant que qu’une telle installation est plus sûre que telle autre ? Pour des filières différentes et même pour les équipements d’une même filière comme celle des REP d’industriels différents, ce n’est pas démontré. Mais cela l’est entre les évolutions d’un même concept (« design » incrémental), comme les REP de la France et leur aboutissement actuel, l’EPR. Ce dernier représente ce que l’on a fait de mieux en France en matière de centrales électronucléaires, grâce à 4 décennies de retour d’expérience. 

 Une vision de l’ensemble du dispositif est indispensable : Outre la centrale électronucléaire EPR, il faut examiner les cycles de combustibles possibles et comment le citoyen peut choisir entre eux, avec ses représentants légitimes élus ? 

 Ne pas perdre de vue une exigence fondamentale : La nécessité de réduire les stocks de plutonium, tout en les utilisant pour ouvrir des voies de ressources énergétiques nouvelles, passe par la maitrise des surgénérateurs et de leurs options de cycles de combustibles. Le projet ASTRID avec ses options à choisir, en ouvre les voies. 

 Dans un souci d’efficacité, éviter la dispersion des efforts : Le succès de la France dans ce domaine industriel, est dû au choix fait dans les années 1970 et consolidé depuis, d’avoir un seul modèle de réacteur, un seul exploitant, un seul constructeur, un seul fabricant du cycle de combustible, un puissant laboratoire de recherche fondamentale et appliquée, afin de concentrer nos forces scientifiques, techniques et industrielles limitées sur un seul objectif. 
 

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lu sur :

http://www.lepoint.fr/science/nucleaire-les-cinq-questions-qui-fachent-27-06-2012-1478192_25.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20120627

Nucléaire : les cinq questions qui fâchent

L'Académie des sciences publie un compte rendu sur l'avenir de la filière. Entretien exclusif avec les auteurs d'un document rare.

Le Point 27/6/2012

 Par

L'accident de Fukushima et la sortie du nucléaire décidée par l'Allemagne ont remis la question de l'avenir du nucléaire au coeur du débat public français. Pour ou contre ? Les discussions se sont le plus souvent résumées à cette alternative. Comme si l'avenir de la filière ne suscitait pas d'autres interrogations... Parce que le nucléaire, c'est très complexe, mais aussi parce qu'il est difficile, en la matière, de sortir des positionnements idéologiques. Afin d'éclairer les citoyens et les décideurs (politiques, industriels, administrations, etc.), l'Académie des sciences publie ce mois-ci un dossier scientifique sur la question, dans sa revue des Comptes rendus, Physique. Dans ce dossier, Robert Dautray, ancien Haut-Commissaire à l'énergie atomique, Jacques Friedel, spécialiste mondial de physique des solides, et Yves Bréchet, spécialiste des matériaux de structure, professeur à l'Institut polytechnique de Grenoble, tous trois membres de l'Académie des sciences, examinent, d'un oeil scientifique et technique, les choix qui doivent ou devront être tranchés dans les années à venir. Ils ont livré au Point.fr l'essentiel de leur réflexion.

De la sécurité des installations...

"Après l'accident nucléaire de Fukushima, la question du renforcement des mesures de sécurité entourant le parc nucléaire français est posée. Des efforts ont déjà été faits, mais les pouvoirs publics doivent désormais dire si on les continue et à quel rythme. Même s'il faut reconnaître que le risque zéro n'existera jamais.

D'une part, il faut envisager la création de groupes d'intervention rapide compétents, structurés et connectés à chacun des réacteurs de façon à pouvoir immédiatement faire face en cas de problème. Ce qui n'existe pas formellement aujourd'hui. D'autre part, leçon de Fukushima, il convient d'étudier la séparation des facteurs mis en jeu afin que chacun n'entraîne pas l'autre. En clair, quand un réacteur est arrêté, il continue à chauffer. Il faut donc séparer les matières radioactives du réacteur le plus rapidement possible, et les entreposer à distance de celui-ci. Or, la politique dans ce domaine n'est pas assez clairement définie."

Sur la fin de vie des réacteurs...

"Il faut réfléchir dès maintenant aux opérations nécessaires à un arrêt définitif des réacteurs pour s'assurer de la faisabilité du retour au libre emploi du terrain. Cela a été fait en Angleterre pour une centrale nucléaire type. Sachant que tout réacteur arrêté devra, de toute façon, rester sous surveillance pendant les 25 à 30 années que prendront les opérations de démantèlement et de traitement des combustibles usés. Une problématique à laquelle les pays qui décident de sortir du nucléaire devront également faire face."

Et si l'on décide d'en construire de nouveaux...

"Si le concept des réacteurs de troisième génération est au point, on peut toutefois réfléchir sur la manière d'en construire de nouvelles versions qui envisageraient d'emblée la meilleure manière de les démanteler après usage.

Jusqu'à maintenant, en France, une seule firme a conçu et construit l'ensemble des réacteurs, un seul producteur d'électricité les a exploités et un seul laboratoire a effectué les études. On pourrait penser que cela induit une perte de compétitivité. C'est au contraire à nos yeux une des clefs du succès de la France dans le domaine nucléaire. Car la compétition existe déjà à l'international, et l'option actuelle a le mérite d'éviter que coexistent différents modèles de réacteurs, ce qui serait susceptible de compliquer leur construction, leur maintenance, leur exploitation et leur contrôle (notamment en termes de formation des personnels).

Le parc nucléaire français est un carrefour de technologies de haut niveau qui interagissent entre elles. Parmi ces technologies, la construction mécanique, par exemple les cuves qui tiennent toute l'étanchéité de la radioactivité, nécessite des matériaux métalliques dont les performances (résistances aux efforts, aux irradiations, aux pressions, aux températures) sont poussées au maximum. Cependant, la métallurgie française risque de ne plus être capable de faire face à tous les besoins de l'énergie nucléaire française. Certaines pièces, les plus délicates des réacteurs récents, ont été importées d'Asie ou d'Europe. Or, qui dit perdre la fabrication dit aussi perdre la recherche, et donc le contrôle de la qualité. Le soutien à cette filière de la métallurgie, étudié dans un récent rapport de l'Académie des sciences, relève de décisions politiques."

Et les déchets nucléaires ?

"La réalisation d'un site de stockage géologique profond des déchets ultimes doit être lancée. Quant aux MOX usés (NDLR : combinaison d'uranium appauvri et de plutonium), dont la période de refroidissement est nettement plus longue que celle des combustibles classiques UOX (80 ans au lieu de 30), il existe un moyen optimal de les utiliser, via la quatrième génération de réacteurs (dits à neutrons rapides). La France a déjà une grande expérience sur cette quatrième génération (Rapsodie, Mazurka, Phénix, Superphénix et les installations de séparation chimique de Marcoule et La Hague). La suite de ce programme fait l'objet d'un projet baptisé Astrid qui est actuellement en cours."

De l'énergie nucléaire, pour combien de temps ?

"Si la troisième génération connaît un essor au plan mondial, les stocks de minerai d'uranium seront épuisés d'ici 100 ans, peut-être moins. Et c'est là un intérêt majeur de la quatrième génération de réacteurs. Car celle-ci permettrait d'utiliser non seulement le plutonium des MOX usés, mais aussi notre stock d'uranium appauvri issu de l'enrichissement en uranium 235 du minerai d'uranium naturel (composé à 99,3 % d'U238 et à 0,7 % d'U235). Ce qui multiplie par plus de 50 la quantité d'énergie que l'on peut tirer d'un gramme d'uranium naturel.

L'économie en ressource naturelle serait considérable. Quelques chiffres, au plan national, disent tout. Un Français consomme en moyenne un gramme de matériaux fissiles (quels qu'ils soient) par an. Ce qui fait, pour 60 millions de Français, 60 tonnes chaque année. Pourtant, ce sont 1 200 tonnes d'uranium enrichi qui sont livrées à EDF par an... Tout simplement parce qu'on ne brûle en réalité qu'environ 5 % de celui-ci, c'est-à-dire l'uranium 235, le reste étant de l'uranium 238 qu'on ne sait pas utiliser sans la quatrième génération. Or, au Tricastin, pour fabriquer ces 1 200 tonnes, il a fallu 8 000 tonnes de minerai d'uranium naturel. On comprend alors que les générations II et III de réacteurs sont relativement "gourmandes" en ressource naturelle.

Mais poussons le raisonnement plus loin... Au Tricastin, l'uranium appauvri (0,3 % d'U235 au lieu de 0,7 % dans le minerai naturel), inutilisable dans les réacteurs actuels, s'accumule au rythme de 6 800 tonnes par an. De sorte que 200 000 tonnes d'uranium appauvri sont aujourd'hui disponibles sur le sol français. Imaginons que nous puissions l'utiliser. À raison de 60 tonnes de matières fissiles consommées par an, ces seuls stocks fourniraient de quoi alimenter en électricité 60 millions de Français (à consommation constante) pendant plus d'un millénaire ! Indépendance énergétique garantie à long terme... Sans compter que les déchets ultimes poseraient alors moins de problèmes d'enfouissement, tant du point de vue du volume que de la radioactivité."

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Amiante/Eternit : la Cour de cassation a décidé de maintenir les poursuites à l’encontre de cinq responsables

lu sur : http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

La Cour de cassation donne une nouvelle orientation au procès de l’amiante
Dans le procès de l’amiante, la Cour de cassation a décidé, hier, de maintenir les poursuites à l’encontre de cinq responsables d’Eternit (fabricant de matériaux de construction).

Un jugement à l’inverse de celui prononcé par la cour d’appel de Paris, qui avait annulé les mises en examens des cinq responsables d’Eternit poursuivis pour « homicides et blesssures involontaires ». Dans une analyse du jugement, un magistrat a déclaré que « les condamnations très sévères prononcées par la justice italienne en février à l’encontre de deux dirigeants d’Eternit ont sans doute changé la donne ». Par cette décision, les juges ouvrent la voie à un procès pénal.

La Croix note que l’amiante est en cause dans 10 à 20% des cancers du poumons et pourrait engendrer 10 000 décès d’ici à 2025.

(La Croix, 27/06)

http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/France/La-Cour-de-cassation-ouvre-la-voie-a-un-proces-de-l-amiante-_EP_-2012-06-26-823626

La Cour de cassation ouvre la voie à un procès de l’amiante

La juridiction suprême a décidé mardi 26 juin de maintenir les poursuites à l’encontre de cinq responsables de l’entreprise Eternit, le groupe d’amiante-ciment.

Une victoire pour les victimes, qui réclament depuis des années la tenue d’un procès pénal.

« Les malades vont reprendre espoir ! », se félicite Me Michel Ledoux, l’avocat des victimes de l’amiante. Le moral des intéressés était en effet en berne depuis le 16 décembre 2011, date à laquelle la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris avait annulé les mises en examen de cinq responsables d’Eternit poursuivis pour « homicides et blessures involontaires ». En cassant cette décision, les juges ouvrent la voie à un futur procès pénal.

Retour sur le dernier épisode d’un marathon judiciaire entamé il y a quinze ans : en fin d’année dernière, la chambre de l’instruction annule les mises en examen des responsables d’Eternit pour deux raisons. D’abord du fait de « l’absence de spécification » des textes invoqués lors de l’instruction. « Les juges avaient alors estimé que les textes portant sur l’exposition à l’amiante n’étaient pas assez précis et, en conséquence, que les mis en examen ne savaient pas exactement pourquoi ils étaient poursuivis », explique une source proche du dossier. Un argument balayé hier par les juges de cassation.

Les responsables d’Eternit avaient par ailleurs affirmé que rien ne démontrait que les victimes de l’amiante avaient contracté leur maladie lorsqu’ils étaient à la tête de l’entreprise. « Dans les affaires de santé publique, nous nous heurtons toujours à cette question : quand l’affection a-t-elle été contractée ? », concède l’un des avocats des victimes, Me Emmanuel Piwnica. La Cour de cassation n’a pas tranché ce point précis, renvoyant cette épineuse question devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris.

LA COUR DE CASSATION FAIT NAÎTRE UN NOUVEL ESPOIR

Il lui restait à se prononcer sur la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) déposée par les avocats de victimes de l’amiante. Et là encore, elle leur a donné gain de cause, rappelant qu’il était contraire au droit de retirer un dossier à un juge d’instruction – en l’occurrence, Marie-Odile Bertella-Geffroy – sans tenir une audience contradictoire sur le sujet. 

La juge devrait donc à nouveau hériter du dossier. « C’est une très bonne nouvelle car, depuis toutes ces années, elle le connaît sur le bout des doigts », ajoute Michel Ledoux.

En clair, alors que la cour d’appel de Paris avait donné un sérieux coup de frein à l’enquête, la Cour de cassation fait naître un nouvel espoir chez les victimes. « Les condamnations très sévères prononcées par la justice italienne en février à l’encontre de deux dirigeants d’Eternit  (1) ont sans doute changé la donne », décrypte un magistrat.

Interdite en France en 1997, l’amiante est jugée responsable de 10 à 20 % des cancers du poumon et pourrait provoquer 100 000 décès d’ici à 2025, selon les autorités sanitaires.

(1) La justice italienne a condamné deux responsables de l’entreprise à seize ans de prison.

MARIE BOËTON

Tous à Notre Dame des Landes

communiqué :

TOUS et TOUTES au
2
°forum européen contre les grands projets inutiles imposés

à Notre Dame des Landes (44 France) du 7 au 11 juillet 2012

Les identifier, les recenser, les combattre  !

= le week-end (7 et 8 juillet) sera une large rencontre entre la population et les différentes luttes européennes, ponctué par une grande action le dimanche matin. 
= Les trois jours suivants (9, 10 et 11 juillet) permettront de travailler sur de nombreuses thématiques 
(Rio+20, responsabilités partagées et différenciées du Nord et du Sud, GTII, transports, climat, énergie, alternatives, Grenelles passé et à venir) dans divers ateliers.

Le rassemblement sera animé tout au long par diverses concerts (Les Génisses dans l'maïs, Bred'Irie, Ke Onda, ZEP) expositions, films etc.

Comment y aller? 
= Covoiturage. Proposez des places, retenez votre place à 

http://forum-gpii-2012-ndl.blogspot.fr/2012/06/covoiturag...

= Si vous venez par la SNCF, il y aura l'autocar régulier à la gare de Nantes Ligne 71 Arrêt La Boissière (le site est à 1km)

Quel hébergement?
= Camping. 1 hectare est disponible pour planter votre tente
= Vous trouverez une liste d'hôtels et gites sur le site du forum <http://forum-gpii-2012-ndl.blogspot.fr/search/label/0...

Attention: chiens non admis (présence de troupeaux)

Ce forum est organisé par la coordination des opposants au projet d'aéroport de Notre Dame des Landes avec d'autres participants au Forum Social Mondial en lutte contre d'autres projets qui relèvent de l'économie productiviste et insoutenable (No Tav (Italie), Stuttgart 21 (Allemagne), Cade (Pays basque), eurovegas no (Espagne) et Stop HS2 (Grande Bretagne) etc. 
avec la participation de nombreuses associations citoyennes et syndicales de France
avec la présence de personnalités du monde associatif et politique


Signataires : Agir pour l'environnement – Amis de la Terre – Attac – COSTIF - Quartiers en Transitions - Relocalisons
 

Partout en Europe, des projets pharaoniques, dépassés, dévoreurs d'énergie, émetteurs de gaz à effet de serre, perturbateurs du climat, dévoreurs de biodiversité, de terres agricoles et de subventions publiques (autoroutes, aéroports -tel le projet de nouvel aéroport à Notre Dame des Landes-, incinérateurs, centrales nucléaires, grand Paris....) et ne répondant pas à de réels besoins des populations mais à ceux d’un système productiviste se font concurrence dans la course à la croissance et à la fuite en avant, ayant d'énormes conséquences écologiques, économiques et sociales. Dernier projet en date : le projet d'EuroVegas en Espagne, qui ose promettre 260 000 emplois pour 6 casinos, 12 hôtels représentant 36000 chambres, 9 salles de spectacles, 3 terrains de golf... dans une: Espagne exsangue, nantie de dizaines d'aéroports et d'hôtels inactifs!

Les opposants à ces grands projets, en France et dans toute l'Europe, ont choisi de se réunir pour la deuxième fois. Après le premier forum européen à Venaus (Val de Susa, Italie) l'an dernier, c'est cette fois à Notre-Dame-des-Landes, lieu de lutte emblématique, que se déroulera le second forum européen contre les grands projets inutiles imposés (GPII). L'enjeu est multiple : avancer dans l'identification de ce qu'est un grand projet inutile, faire converger les luttes et construire ensemble face aux décideurs et aux multinationales qui, dans un désir de profits, continuent à bétonner, à l'heure où les contraintes climatiques et les enjeux écologiques sont en contradiction avec ce genre de projet.

Après la rencontre de Rio+20, fin juin, le sommet des peuples et le combat pour une planète solidaire et durable se poursuivront à Notre Dame des Landes.

Pour y aller, des cars de la région parisienne, des moyens depuis la gare de Nantes et un covoiturage organisé.

Hébergements : un grand terrain de camping aménagé, des d'hôtels et des gîtes.

Voir renseignements sur le site Internet (http://forum-gpii-2012-ndl.blogspot.com/ )

Contacts en Région Parisienne :

Sophie Bordères (Agir pour l'environnement) : sborderes@agirpourlenvironnement.org - 01 40 31 02 37 Jeanne Planche (Attac) : jeanne@attac.org - 01 56 06 43 61

Site Internet : http://forum-gpii-2012-ndl.blogspot.com/ (programme, informations, covoiturage....)

Contacts Notre Dame Des Landes :

contact.forum.gpii@free.fr

Geneviève Coiffard-Grosdoy:g.coiffard-grosdoy@orange.fr - 06 80 84 19 89

Christian Grisollet: alouette.cg@wanadoo.fr - 06 20 36 26 10

26/06/2012

Pour un droit de non-réception des messages publicitaires !

lu sur :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/06/26/la-publicite-peut-avoir-des-effets-nocifs-sur-la-societe_1724489_3232.html

La publicité peut avoir des effets nocifs sur la société

Procès des Déboulonneurs de pub : et la liberté de (non) réception ?

Le Monde.fr | 26.06.2012 à 12h40 • Mis à jour le 26.06.2012 à 12h40

Par Guillaume Dumas, Mehdi Khamassi, Karim Ndiaye, Yves Jouffe, Luc Foubert et Camille Roth, chercheurs en sciences cognitives et sociales

"Il serait inique que des barbouilleurs animés par un esprit civique de dépollution des images soient poursuivis et condamnés, alors que tant  d'ignominies dues à la recherche du profit maximum sont tolérées." Edgar Morin.

Le 3 avril, huit personnes du collectif "les Déboulonneurs" comparaissaient à la chambre d'appel correctionnelle de Paris pour avoir barbouillé des panneaux publicitaires. Lors du procès, le réquisitoire du procureur a largement reposé sur l'argument d'une atteinte à la liberté d'expression des annonceurs. Le jugement devant être rendu mardi 26 juin, il nous est apparu urgent de rappeler les éléments montrant que la publicité, par ses mécanismes mêmes, porte atteinte à certaines libertés de l'individu et qu'elle peut avoir des effets nocifs sur la société en termes de santé publique (surcharge cognitive, stress, obésité...). 

Les sciences cognitives et sociales (neurosciences, psychologie et sociologie notamment), disciplines dont nous relevons, tendent à montrer que la publicité biaise nos comportements les plus automatiques, y compris de façon inconsciente. Et si l'émergence des techniques d'exploration du cerveau nous permettent de mieux comprendre ces mécanismes, nous voulons montrer ici que ces nouvelles connaissances et leur appropriation par le domaine publicitaire (en particulier via le neuromarketing) requièrent un débat le plus large possible sur la présence de la publicité dans l'espace public.

INFLUENCE DE LA PUBLICITÉ SUR NOTRE COMPORTEMENT ET NOTRE CERVEAU

Rappelons tout d'abord l'origine historique de la publicité. Le premier grand saut technique s'opère au début du XXe siècle, en passant d'une simple répétition mécanique du message à une méthodologie élaborée de persuasion des masses. L'un des principaux pionniers de cette "manufacture du consentement" s'appelle Edward Bernays et n'est autre  que le neveu de Freud. Il décide d'utiliser les découvertes de la psychanalyse pour parvenir à une "manipulation consciente, intelligente des opinions et des habitudes" par des "chefs invisibles" (The Century of the Self, 2002). L'exemple le plus frappant de cette nouvelle démarche publicitaire est la  diffusion dans la presse de photos de jeunes femmes belles, modernes et indépendantes, fumant des cigarettes appelées "torches de la liberté". En incitant les femmes à fumer à une époque où ce comportement était réprouvé, Bernays se vanta d'avoir doublé la taille du marché potentiel de l'industrie du tabac !

Grâce à l'imagerie cérébrale, les neuroscientifiques ont récemment commencé à s'intéresser à l'effet de l'image de marque d'un produit sur nos cerveaux. Dans ce contexte, on se focalise sur le système de récompense, un ensemble de régions du cerveau évolutionnairement très ancien. Ce système fait interagir émotions et prises de décision de telle sorte que ces dernières échappent à la rationalité pure.Il se révèle aussi très sensible à certains signaux de notre environnement qui peuvent influencer nos comportements même quand ils ne sont pas perçus consciemment (ce dont on peut s'assurer en laboratoire).

partir de ces connaissances, une équipe de chercheurs américains a comparé l'activité cérébrale du système de récompense chez des individus invités à goûter deux marques de sodas. Lorsque le test se fait en aveugle, les deux marques de boissons sont autant appréciées l'une que l'autre et activent le système de récompense de façon équivalente. Par contre, lorsque les étiquettes sont rendues visibles, l'un des deux sodas active soudainement beaucoup plus le système de récompense et est préféré par la majorité. Cette étude fut la première à montrer par la mesure de l'activité cérébrale comment l'image de marque construite par la publicité peut biaiser les préférences des consommateurs.

Depuis lors, les études visant à mesurer ces préférences au moyen de l'imagerie cérébrale se sont multipliées sous la bannière de ce que l'on appelle le neuromarketing. Jusqu'à présent, cette approche a essentiellement cherché à calibrer le message publicitaire de façon à activer le plus possible le système de récompense. Bien que le neuromarketing  soit aujourd'hui vivement critiqué pour son absence de rigueur scientifique, il pourrait devenir, avec les progrès des neurosciences, un véritable outil d'ingénierie publicitaire.

ENJEUX SANITAIRES DE LA PUBLICITÉ À GRANDE ÉCHELLE

Le ciblage de notre système de récompense par la publicité doit aussi être considéré en termes de santé publique. On sait que le système de récompense est plus vulnérable chez certains individus. Les personnes souffrant d'obésité par exemple voient leur système de récompense activé de façon anormale par des images de nourriture ultra-calorique. La publicité exploite leur vulnérabilité et renforce leurs comportements de surconsommation. Les enfants ayant un système nerveux encore en développement sont aussi très sensibles à la publicité. Sur la base de multiples études issues des plus grands journaux médicaux, l'Agence de l'alimentation britannique demande, pour ces mêmes raisons, que "les enfants aient le droit de grandir à l'abri des pressions commerciales, lesquelles encouragent la consommation d'une nourriture trop riche, trop sucrée et trop salée qui fait courir un risque pour la santé actuelle et future des enfants".

Les estimations menées aux Etats-Unis montrent ainsi que l'obésité infantile pourrait être réduite de près d'un tiers en régulant mieux la publicité des produits alimentaires. Plus généralement, on sait maintenant que la dérégulation du système de récompense accompagne de nombreux troubles psychologiques et psychiatriques. Dans l'attente de travaux scientifiques évaluant l'effet de la publicité sur les populations à risque, il nous semble indispensable d'en appeler au principe de précaution pour réguler les messages commerciaux à destination de nos concitoyens les plus fragiles.

ENJEUX ÉTHIQUES DE LA PUBLICITÉ AU XXIE SIÈCLE

Tous ces éléments révèlent que ce qui est en jeu s'avère beaucoup plus complexe que la simple liberté d'expression invoquée pour le publicitaire. Or cette liberté-là ne va sans une autre liberté complémentaire de la première : la liberté de non-réception. Il s'agit de garantir à chaque citoyen le droit de choisir où et quand il souhaite accéder à de l'information publicitaire. Ceci pour lui permettre de se protéger de son influence ou simplement de se reposer de la surcharge d'information. Selon les estimations, les enfants sont exposés quotidiennement à plusieurs dizaines de spots publicitaires, voire plusieurs milliers aux Etats-Unis. Face à ce bombardement quotidien, la liberté de non-réception des citoyens doit être assurée, en particulier dans l'espace public. L'Etat se doit en effet d'y être le garant de la neutralité commerciale autant que de la sureté psychologique de tout un chacun.

Or, selon nous, les évolutions récentes sont inquiétantes. Par exemple, les usagers du métro parisien auront pu constater le remplacement progressif des affichages sur papier par de très larges écrans plats. Cette technologie exploite le fait que toute image en mouvement dans la périphérie du champ visuel capture automatiquement l'attention de l'individu. Cette réaction automatique, héritage de notre évolution au cours de laquelle le danger pouvait surgir sans prévenir, s'accompagne d'une augmentation du niveau d'alerte et de stress qui favorise la mémorisation du message. En outre, l'intégration dans ces écrans de capteurs mesurant l'intensité du regard peut transformer, à leur insu, les passants en cobayes d'expérimentation publicitaire à grande échelle.

Nous déplorons que les usagers des transports n'aient pas été consultés, ni même informés, de cette évolution qui touche directement leur environnement visuel et entraîne la collecte d'informations sur leur comportement. A cela s'ajoutent les dizaines de milliers d'enquêtes d'opinion que les régies publicitaires ont déjà accumulées (depuis leur apparition, dans les années 1960). Ce traçage prend aujourd'hui un essor sans précédent avec le développement des technologies numériques (puces RFID des badges en tout genre, GPS des smartphones, réseaux sociaux omniprésents, etc.). Aujourd'hui ce "temps de cerveau disponible", profilé et géolocalisé est vendu au prix fort par les afficheurs : la diffusion d'un message publicitaire est quantifiée en Occasion de voir (ODV), facturée à l'unité entre 0,1 et 0,7 euro.  Ainsi une personne vivant en Ile-de-France rapporte une cinquantaine d'euros par jour à l'industrie publicitaire, sans même le savoir.

En l'absence de débat citoyen, le politique cède trop facilement aux pressions des annonceurs et afficheurs, réclamant toujours moins d'entraves pour faire davantage de profits. Ainsi, loin d'en limiter la présence dans l'espace public, la loi du 12 juillet 2010 issue du Grenelle de l'environnement laisse place, selon le ministère lui-même, à "un développement important de secteurs comme ceux du micro-affichage, des bâches, des dispositifs innovants, des publicités sur aéroports ou gares [...], permettant d'envisager une progression de 10 à 30 % des chiffres d'affaires des entreprises investissant dans ces domaines d'activité".

SOLUTIONS ET ALTERNATIVES

Pourtant, réduire la place de la publicité dans l'espace public n'est pas une simple revendication idéaliste. En 2006, le conseil municipal de la ville de Sao Paulo a voté à une quasi-unanimité une loi "Ville propre" bannissant tout affichage publicitaire dans l'espace public. Cinq ans après son entrée en vigueur, un sondage montre que 70 % des résidents de Sao Paulo ont trouvé les effets de cette loi bénéfiques.

Devant les enjeux révélés par les dernières avancées scientifiques, nous souhaitons encourager toute démarche de régulation du système publicitaire actuel et en premier lieu dans l'espace public. En barbouillant des publicités, le collectif des Déboulonneurs a osé un acte de désobéissance civile afin d'être entendu par la collectivité et de pousser le politique à accepter une ré-ouverture du débat. A travers eux, c'est la liberté de non-réception des citoyens que nous devons défendre.

 

Guillaume Dumas est chercheur à la Florida Atlantic University ;

Mehdi Khamassi est chercheur au CNRS ;

Karim Ndiaye est chercheur à l'Institut du cerveau et de la moelle épinière ;

Yves Jouffe est chercheur à l'université Paris-Est ;

Luc Foubert est docteur de l'Université Pierre et Marie Curie-Paris-VI ;

Camille Roth est chercheur au CNRS.

Les auteurs remercient Célya Gruson-Daniel pour son aide.

Guillaume Dumas, Mehdi Khamassi, Karim Ndiaye, Yves Jouffe, Luc Foubert et Camille Roth, chercheurs en sciences cognitives et sociales

L'accord que Nicole Bricq avait obtenu du groupe Shell en Guyane (suite)

lu sur :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2012/06/26/les-dessous-de-l-eviction-de-nicole-bricq-du-ministere-de-l-ecologie_1724497_823448.htm

Les dessous de l'éviction de Nicole Bricq du ministère de l'écologie 

LE MONDE | 26.06.2012 à 18h14 • Mis à jour le 26.06.2012 à 18h14

Par Anne-Sophie Mercier

Tout avait pourtant très bien commencé. Le 16 mai, en annonçant qu'il confiait àNicole Bricq le portefeuille de l'écologie, Jean-Marc Ayrault faisait ministre une sénatrice estimée de ses pairs pour son sérieux, ancienne strauss-kahnienne ralliée à François Hollande dès 2009 et - ce qui ne gâtait rien - appréciée des milieux de défense de l'environnement pour son combat contre le gaz de schiste. Chargée également du délicat dossier de l'énergie, Mme Bricq avait une autre vertu : sa position, jugée "équilibrée", sur le nucléaire. Assez ouverte et crédible pourdiscuter avec les "anti", suffisamment pronucléaire pour rassurer un PS majoritairement nucléariste.

Ce que MM. Hollande et Ayrault, séduits par ces qualités, n'avaient peut-être pas mesuré, c'est la très grande détermination de la ministre à modifier en profondeur le système des forages en France. Mme Bricq y avait réfléchi, et elle n'en démordait pas : il fallait obtenir davantage de garanties environnementales et un partage de la rente différent avec les compagnies pétrolières, bref, une remise à plat du fameux "code minier". Le code minier ? Un long texte d'une centaine de pages, extrêmement technique, qui définit ce qu'est une mine, et ce que sont les conditions de son exploitation.

FORME DU CODE MINIER

A l'image de nombreux experts, Mme Bricq et son directeur de cabinet, Géraud Guibert, un magistrat de la Cour des comptes très pointu sur les dossiers, fondateur du pôle écologiste du PS, estiment que le code est par trop favorable aux exploitants, tout simplement parce qu'une compagnie qui découvre un gisement est aujourd'hui quasi certaine de l'exploiter. Mme Bricq, elle, souhaitemettre les compagnies en concurrence pour l'exploitation des gisements. Les forages effectués par Shell en Guyane vont permettre, pense-t-elle, de nouvelles discussions.

Mme Bricq n'est pas seule à souhaiter cette modification du code minier. Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, est sur la même longueur d'onde. Les deux ministres déjeunent ensemble au tout début du mois de juin, avec leurs directeurs de cabinet. Ils définissent une ligne commune : la transparence (les permis seront publiés sur le site Internet du ministère), une réforme du code minier et une révision des permis en cours. Les activités de la compagnie Shell en Guyane sont concernées. Ce qui lie les deux ministres dans cette affaire, c'est la certitude que face aux entreprises, l'Etat n'est pas condamné à sans cesse subir.

LE CHOC DES PRÉOCCUPATIONS CONTRAIRES

Tous deux préviennent Matignon de leurs intentions. Réaction de l'équipe du premier ministre : négociez si vraiment vous le souhaitez, mais sans perturber leclimat de confiance avec Shell. Toute l'ambiguïté est là. D'un côté, deux ministres soucieux d'un autre rapport de forces, de l'autre un chef de gouvernement et des élus guyanais ayant constamment en tête la défense de l'emploi et le redressement de l'industrie.

Entre M. Ayrault et Mme Bricq, c'est le choc des préoccupations contraires, au moins à ce moment précis, mais aussi de deux tempéraments. M. Ayrault n'aime pas les éclats de voix, mais il se heurte à la rugosité de sa ministre, toute à ses convictions. Il y aura deux échanges très tendus entre eux, les 13 et 17 juin.

Shell et le lobby pétrolier ne sont pas restés inactifs. D'un côté, Shell France accepte, par la voix de son président, Patrick Romeo, de faire de substantielles concessions, qu'il synthétise dans un e-mail envoyé au cabinet de Mme Bricq le 20 juin. En apparence, le document peut faire croire à Mme Bricq qu'elle a eu finalement gain de cause. En apparence seulement. Car, en coulisse, Shell s'agite. Tout le gratin du petit monde pétrolier décroche son téléphone.

DELPHINE BATHO POUR LA REMPLACER

En réalité, dès le 19 juin, le sort de Mme Bricq est scellé. Le jour même, Laurence Parisot se félicite devant l'assemblée permanente du Medef des interventions efficaces de son organisation auprès du gouvernement, pour relayer les doléances de Shell. M. Montebourg, qui a su éviter les affrontements avec M. Ayrault, ne doit qu'à son poids politique de conserver son poste, estime-t-on dans son entourage.

Pour Mme Bricq, le choc est violent. Lors de son voyage à Rio, au Sommet de la Terre, elle discute avec le chef de l'Etat, qui ne lui parle de rien. La ministre de l'écologie n'apprend le sort qui lui est réservé que vers 17 heures, par téléphone, le 21 juin, jour du remaniement. Estomaquée, elle demande cinq minutes de réflexion à M. Ayrault, puis accepte de prendre le poste de ministre du commerce extérieur. Dans son malheur, Mme Bricq a une satisfaction : elle travaillera avecPierre Moscovici à Bercy, et les deux ministres ont l'un pour l'autre une solide estime.

Delphine Batho prend désormais les rênes du ministère de l'écologie. La nouvelle ministre peut certes arguer d'une certaine sensibilité sur le sujet, puisqu'elle s'est illustrée par la défense du marais poitevin, ainsi que par des prises de position anti-OGM répétées. Mais elle n'a pas l'expérience des dossiers de Mme Bricq. L'affaire laissera suffisamment de traces pour que le très politique sénateur écologiste Jean-Vincent Placé puisse lancer : "C'est quand même un drôle de message."

Anne-Sophie Mercier

L'accord que Nicole Bricq avait obtenu du groupe Shell en Guyane

à lire sur : 

http://planete.blogs.nouvelobs.com/archive/2012/06/25/exclusif-l-accord-que-nicole-bricq-avait-obtenu-du-groupe-sh.html

Exclusif : l'accord que Nicole Bricq avait obtenu du groupe Shell en Guyane

Lire aussi :

http://recherche.nouvelobs.com/?q=Nicole+Bricq

Les écologistes soutiennent Nicole Bricq sur les forages

Challenges.fr - 2012/06/23-18:01:26
Les défenseurs de l'environnement soupçonnent ce dossier d'avoir motivé la mutation de NicoleBricq de l'Ecologie au Commerce extérieur à l'occasion du remaniement ministériel de jeudi, jour où elle perdait son arbitrage sur les foragesPREMIER BÉMOL DU GOUVERNEMENT" NicoleBricq
avait annoncé il y a dix jours la "remise à plat" du permis de forage pétrolier de Shell en Guyane, disant vouloir réexaminer l'ensemble des permis d'exploration d'hydrocarbures, y compris ceux déjà attribués, dans ...
 

Nicole Bricq juge le parc automobile diesel-essence déséquilibré

Nouvelobs.com - 2012/06/13-20:45:26
par Marion Douet et Gilles Guillaume PARIS (Reuters) - La ministre de l'Ecologie et de l'Energie, Nicole Bricq, s'est déclarée mercredi favorable à des mesures de rééquilibrage du parc automobile français pour faire baisser la part du diesel, au lendemain du classement par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) des gaz d'échappement des moteurs fonctionnant au gazole parmi les substances cancérogènesLe parc depuis 15 ans s'est complètement déséquilibré", a déclaré Nicole Bricq à des ...

24/06/2012

Les effets transgénérationnels du bisphénol A

lu sur : http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Les effets transgénérationnels du bisphénol A


Une étude, menée par la biologiste Jennifer Wolstenholme (université de Virginie, Etats-Unis), qui doit être rendue publique dans la revue Endocrinology, rend compte du caractère transgénérationnel chez les souris des troubles comportementaux liés au bisphénol A (BPA).

Cette constatation est valable même à « des niveaux d’exposition très faibles, comparables aux concentrations de BPA retrouvées dans la plus grande part de la population humaine occidentale ».

Les travaux révèlent que « l’altération du comportement social des rongeurs persiste jusqu’à la quatrième génération ».

Le pharmaco-toxicologue Robert Barouki, professeur de l’université Paris-Descartes et directeur de l’unité 747 de l’Inserm, commente dans le journal les travaux américains :

« Ces études transgénérationnelles sont très difficiles à mener. Mais les auteurs ont ici mené leurs expériences sur un nombre suffisant d’animaux, plus d’une dizaine, et les effets comportementaux semblent assez nets ».

 

(Le Monde, 22/06)

21/06/2012

Le fromage analogue, vous connaissez ?

lu sur :

http://www.e-sante.fr/fromage-analogue/blog/1641

 

Le fromage analogue

Le fromage analogue
 
 

Le fromage analogue, ça vous dit quelque chose ? Moi, j'avoue que ça m'avait échappé.

Ce n'est pas un nouveau fromage, non. Ca ressemble au fromage, ça a le goût du fromage et c'est un scandale alimentaire.

Et vous en consommez à l'insu de votre plein gré dans nombre de pizzas, lasagnes, cheeseburgers et autres plats industriels où il y a soi-disant du fromage genre gouda, mozzarella, emmental et autres fromages à pâte dure.

Il existe deux versions de fromage analogue inventées par Cargill, un fabricant américain de produits pour l'industrie agro-alimentaires implanté dans 63 pays.

L'un est une pâte composée de 15 % de protéines laitières, d'huile de palme et d'exhausteurs de goût qui existe depuis 2007.

L'autre appelé "Lygomme™ACH Optimum," destiné au marché européen et datant de 2009, est composé de trois amidons, d'un galactomannane (E 410, 412, 417), d'un carraghénane (E 407), tous deux gélifiants, et d'arômes. Quoi de plus appétissant ?

Et, tenez-vous bien, il a fait partie des trois nominés aux Food Ingredients Excellence Awards 2009, catégorie "Innovation de l’année pour la Laiterie".

S'il ne l'est pas pour les consommateurs qui sont bernés, ce Lygomme est optimum pour les industriels car il coûte 60 % de moins que l'autre fromage analogue (et 200 % de moins qu'un vrai fromage) : ils se sont rués dessus depuis la flambée du prix du lait.  

En plus, Cargill se glorifie cyniquement d'avoir inventé un truc bon pour la santé car son Lygomme ne contient pas de graisses saturées, ni de lactose et convient aussi bien à l'alimentation halal que kasher. C'est vraiment pousser le bouchon de la morgue financière très loin.

Vous croyez manger du fromage (donc des protéines et du calcium) avec votre pizza, vos lasagnes, votre cheeseburger et en fait vous absorbez une infâme pâte qui ne vous apporte rien de bon pour votre santé.

La Commission Européenne a autorisé l'emploi de ce fromage analogue à condition que les ingrédients qui le composent soient indiqués sur l'étiquette. Mais qui va regarder ces minuscules caractères ? Qui va comprendre que le galactomannane et le carraghénane, c'est le fromage ?

Voilà une bonne raison de plus pour faire vos pizzas vous-même, les recettes ne manquent pas sur e-sante

Paule

Article publié par le 21/11/2011

Ce billet fait partie du blog de Paule Neyrat, Le blog de Paule

L’ONU sous l’influence des multinationales

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=5223

20-06-2012 - L’ONU sous l’influence des multinationales 

 

En plein sommet de la terre à Rio (Rio +20), teinté d’un fort pessimisme ambiant quant à l’issue de ce rendez-vous, l’ONG les Amis de la Terre publie un rapport édifiant sur la pression croissante du secteur privé au sein des Nations Unies (UN) (1). Ce document égratigne l’image d’impartialité que revendique l’ONU, qui la différenciait jusqu’alors de mécanismes tels que le Fonds Monétaire International ou la Banque Mondiale. Dans ce rapport, apparaissent de nombreux exemples où le lobbying exercé par certaines sociétés multinationales détourne à leur avantage les initiatives UN. Celles-ci sont, en effet, de plus en plus dépendantes financièrement parlant du secteur privé, lequel voit dans cet « engagement » la possibilité de satisfaire aux obligations environnementales sans tirer un trait sur la course au profit. 

Ainsi, l’initiative « Energie durable pour tous » (SE4ALL), lancée en 2000 par le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon, cède aux intérêts des mêmes multinationales qui régentent l’accès aux énergies fossiles. En l’absence de consultation de la société civile, elle s’apparente plus à une opération de greenwashing. De même, l’IFAD ou FIDA (Fonds International pour le Développement Agricole) est censé lutter contre la pauvreté rurale. Sous ce prétexte, il entretient pourtant des relations étroites avec la Fondation Bill et Melinda Gates, elle-même très liée à des multinationales telles que Monsanto

Insidieuse, cette mainmise des puissants groupes privés sur les actions UN transparaît dans le maître mot et enjeu principal du Sommet Rio +20 : « une économie verte ». Floue, cette terminologie suggère des efforts conjugués visant à améliorer la qualité de vie de populations défavorisées dans le respect de l’environnement. Mais elle peut tout aussi bien dissimuler les ambitions de ces puissances économiques qui, en redorant leur image sans renier leur besoin de croissance, font d’une pierre deux coups. Depuis 2004, le Pacte Mondial (2) intègre un dixième principe, relatif à la lutte contre la corruption. Il pourrait être utile pour contrer certaines dérives qui discréditent les actions menées par les Nations Unies au nom de l’intérêt général. 

 

Cécile Cassier
1- Le rapport s’intitule « Reclaim the UN from Corporate Capture » et est accessible en anglais depuis le site : www.foei.org 
2- Le Pacte Mondial est une initiative internationale rassemblant les entreprises et les organismes des Nations Unies, le monde du travail et la société civile autour de neuf principes universels relatifs aux droits de l'homme, aux normes du travail et à l'environnement.

19/06/2012

L'eau du robinet, les médicaments, l'autisme

lu sur :

http://www.lepoint.fr/sante/les-antidepresseurs-responsab...

Les antidépresseurs, responsables de l'autisme ?

Le Point.fr - Publié le 12/06/2012 à 09:22 - Modifié le 12/06/2012 à 09:49  

Des résidus de psychotropes présents dans l'eau du robinet pourraient être responsables du déclenchement de la maladie. 

Prendre des antidépresseurs durant la grossesse multiplierait par quatre les risques d'autisme chez les enfants. Partant de cette récente étude, des chercheurs américains ont voulu savoir si les très faibles concentrations de psychotropes retrouvés dans l'eau potable pouvaient aussi affecter le développement du foetus. Ils ont ainsi soumis des poissons d'eau douce à un mélange d'anti-épileptiques et d'antidépresseurs courants à de très faibles doses (Prozac et Effexor). À l'issue de l'expérience, ils ont constaté que pas moins de 324 gènes, associés à l'autisme humain, étaient altérés par ces petites doses de médicaments ! Les poissons exposés aux antidépresseurs avaient aussi tendance à paniquer et se comportaient différemment des poissons témoins non exposés.

En France, 25 % de l'eau du robinet contient des résidus de médicaments

La France reste l'un des plus gros producteurs de médicaments en Europe et 20 millions de Français consomment des antidépresseurs. Il était donc logique que l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire) réalise une vaste enquête pour faire le point sur la présence de résidus de médicaments dans l'eau. Les chiffres sont édifiants et montrent que 25 % des eaux analysées contiennent des traces de médicaments. Les psychotropes sont très nettement présents avec notamment la carbamazépine, molécule utilisée pour traiter l'épilepsie et la régulation de l'humeur, dont la France produit 40 tonnes par an ! Un peu anxieux ? Vous pourrez aussi trouver votre remède dans l'eau courante avec l'oxazépam, une molécule utilisée dans des anxiolytiques commercialisés sous les noms de Seresta® ou Sigacalm® et Serax®) ! Mais comment ces charmantes molécules arrivent-elles jusqu'à notre robinet ? Tout simplement via les urines ou les selles humaines évacuées dans les eaux domestiques ou à travers les rejets de l'industrie chimique et pharmaceutique ou encore les hôpitaux (qui sont paradoxalement la source la plus importante de pollution). Malheureusement, les stations de traitement ne sont souvent pas assez efficaces pour l'élimination totale de ces résidus. Aujourd'hui, les femmes enceintes ont donc tout intérêt a être prudentes dans le choix de leur boisson en se renseignant sur la qualité de l'eau dans leur région, en optant pour des systèmes de filtres efficaces ou en choisissant une eau en bouteille (idéalement sous verre en raison des polluants présents dans le plastique).

L'autisme, nouvelle maladie de la pollution ?

Les cas d'autisme et les troubles du comportement de l'enfant ne cessent d'inquiéter. Combien sont réellement touchés ? Difficile d'avoir une estimation exacte car les critères d'évaluation varient d'un pays à l'autre. Alors qu'en France on évoque une prévalence de l'autisme chez 2 enfants sur 1 000, aux États-Unis ce serait 1 enfant sur 100, tandis que les Coréens évoquent même un enfant sur 38 ! Une chose est certaine, l'ampleur de la maladie devient inquiétante et les cas auraient été multipliés par trente entre 1980 et 2000 aux États-Unis et en Grande-Bretagne

Cette maladie débute vers l'âge de deux ans avec une absence ou un retard du développement du langage parlé, avec souvent des mouvements répétitifs, une absence de contact visuel et un isolement social. Plus largement, les troubles du comportement de l'enfant englobent aussi l'hyperactivité, la dysphasie, la dyslexie, l'épilepsie, l'anorexie, la boulimie, les troubles obsessionnels compulsifs. Si les études se multiplient pour mieux comprendre l'autisme, celles pointant du doigt des causes environnementales sont de plus en plus nombreuses : pesticides, mercure, dioxines, PCB, vaccination sont ainsi tour à tour évoqués. L'explosion des cas d'autisme coïncide étrangement avec la montée en flèche de la pollution environnementale. L'autisme pourrait bien être finalement une maladie de notre siècle. Et sans doute une maladie environnementale.

17/06/2012

Les ONG peuvent demander le réexamen d'une législation de l’UE

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=5216

16-06-2012 - Les ONG peuvent demander le réexamen d'une législation de l’UE 

 En 2008, les ONG PAN-Europe et Stichting Natuur en Milieu demandèrent à la Commission européenne de réexaminer le règlement 149/2008 accordant un assouplissement des normes relatives aux résidus de pesticides dans les aliments. La Commission avait toutefois refusé de procéder au réexamen, au motif que le cadre réglementaire n’octroyait pas aux ONG le droit d’une telle requête. 

Mais un jugement rendu le 14 juin dernier par la Cour européenne de justice permet désormais aux ONG d’avoir accès à la Cour de justice pour demander le réexamen d’une législation. Ainsi, la remise en question des décisions de la Commission devant la Cour de justice ne sera plus l’apanage d’organisations à but lucratif, mais servira également la défense d’intérêts publics via l’intervention d’ONG. Forte de cette annonce, PAN-Europe demande à la Commission d’entamer la révision du règlement 149/2008 pour mettre fin à l’assouplissement massif des normes alimentaires, comme demandé en 2008. 

Cécile Cassier

15/06/2012

Sauver le domaine public de Rambouillet

Communiqué de Presse – Rambouillet, 9 Juin 2012 

 

" Lettre ouverte aux rambolitains en particulier et aux français en général." 

 

La population doit savoir : 

Le domaine de Rambouillet, en vente depuis longtemps : 

Agissons ensemble ! 


Après un projet de privatisation des terres agricoles puis l’annonce de l’arrivée de l’IUT de 

Rambouillet et l’installation d’un campus nous sommes encore aujourd’hui confrontés à une nouvelle menace : la mise en vente du domaine de RambouilletDe récents propos tenus la semaine dernièreen réunion professionnelle, par des élus et responsables d’organisation, sur 

« la mise en vente du Domaine de Rambouillet » confirment clairement la concrétisation de la stratégie mise en place il y a de nombreux mois et que nous dénoncions déjà, en nous organisant en Comité de soutien. 

Le projet d’avenir de la Bergerie dérange parce qu’il contrarie quelques appétits particuliers insatiables. N’oublions pas que la Bergerie Nationale met en œuvre depuis 1994 un projet « d’agricultures, d’animation territoriale et développement durable» en lien avec la recherche et la formation. Ce projet vise à affiner, développer et diffuser des pratiques agricoles non polluantes (pour l’air, l’eau, les sols, la biodiversité) avec une bonne productivité, pour fournir à proximité des populations une alimentation de haute qualité nutritionnelle, dépourvue de pesticides. Cette orientation, portée par les politiques agricoles françaises et européennes, unanimement réaffirmée lors de la réunion de concertation des partenaires, à la préfecture de Versailles le 20 décembre 2011, est une nouvelle fois de plus remise en cause. Pourtant le rayonnement, local, national et international de la Bergerie Nationale porte le nom de Rambouillet bien au-delà des ses limites territoriales.  


Ca suffit maintenant ! Depuis des mois, voire des années, les autorités en place demandent aux équipes de la Bergerie de produire dossiers sur dossiers, toujours plus précis, soi disant pour affiner le projet. Faux prétexte ! La réalité est ailleurs ! Il faut se rendre à l’évidence !  

Certaines personnes influentes souhaitent voire disparaître la Bergerie et son orientation agricole qui entravent les plans immobiliers, secrètement décidés, comme l’atteste le dossier de « Projet de Pôle Technologique Universitaire » en date du 19/11/2010, réalisé par l’Université de Saint Quentin en Yvelines, avec plans à l’appui.  


Attention ! Ces signaux répétitifs ne sont pas de simples péripéties ! Ils mettent en évidence le travail de sape engagé depuis des mois, par des responsables qui intriguent secrètement pour décider seuls, en se soustrayant aux débats démocratiques contradictoires : débats qui régulièrement  démontrent l’attachement des populations, des partenaires, des agriculteurs, des acteurs territoriaux au maintien des activités agricoles et d’animation de la Bergerie Nationale de Rambouillet. De quel droit un responsable ou un élu pourrait-il décréter  la vente du Domaine, sans en référer aux citoyens et aux personnels directement concernés ? Quelle est cette conception de la démocratie et du respect humain ? La responsabilité citoyenne n’impose-t-elle pas de réagir avec force ? 

Si l’enjeu collectif est de répondre à l’intérêt généralpourquoi les citoyens devraient-ils, collectivement, renoncer à ce qui conditionne l’avenir des générations futures ? Il est clair qu’ils sont de plus en plus nombreux à s’intéresser aux questions d’alimentation, de santé, d’agriculture. Ils sont désireux de profiter de circuits courts près de chez eux, comme de la forêt de Rambouillet, mais en quoi les politiques proposées répondent réellement à leurs attentes ? Sans débat contradictoire, dans la transparence et la diversité des points de vue, peut-on respecter  l’intérêt général ? 

 

Le Comité de soutien refuse l’insupportable et informe ! Les citoyens doivent savoir que les discours de façade cachent une volonté plus cynique, régulièrement observée à travers de multiples propos erronés relayés par la presse locale, obligeant l’association « la BN for ever » à réagir. (ex : réactions aux articles de l’Echo Républicain du 3 février 2012 et des Nouvelles le 30 mai 3012 faisant assumer au groupe de concertation du 20 décembre 2011 des propos non tenus sur l’IUT de Rambouillet, entretenant de fait la confusion).  

Est-ce qu’un domaine démantelé pourra encore assurer un développement touristique et quel sera l’avenir de la cité d’Art et d’Histoire ? Aussi, comment ne pas voir que la remise en cause de l’orientation agricole du domaine de Rambouillet handicapera lourdement la politique de développement durable du territoire. 

 

Le Comité de soutien « la BN for Ever » 

Contact : Jean-Paul Teyssandier  

Bergerie Nationale de Rambouillet 

Parc du Château – CS 40609 

78514 Rambouillet Cedex 

Tél : 06 81 42 55 07 

Mél : jeanpaulteyssandier@gmail.com 

 

Pour en savoir plus, cliquez : 

-  Le blog du Comité de soutien “BN for ever” : Le collectif des personnels en colère de la BN (Bergerie Nationale) collectif-personnels.bergerie-nationale-rambouillet.over-blog.com/

 

-  Que défend le comité de soutien "BN for ever" : Que défend le comité de soutien "BN for ever" ? - Comité de soutien ...

 

-  Le Google+ du comité de soutien BN : Comité de soutien BnForEver - Google+

https://plus.google.com/106236614132381473666

-  Pétition en ligne Non A La Disparition De La BN : 

NON A LA DISPARITION DE LA BERGERIE... - Pétition En Ligne 

www.petitionenligne.fr/petition/non-a-la-disparition-de-la-bergerie-n...

Actualités environnementales

communiqué :

http://www.greenpeace.org/france/  

Newsletter de juin
 
Décodage du rapport de sûreté nucléaire

Ce jeudi, Greenpeace publie, avec l'aide de deux experts indépendants, la contre-expertise des audits européens de sûreté nucléaire.
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Océans : Action pour stopper la surpêche

Mardi 12 juin, nos militants étaient présents à Luxembourg pour alerter les ministres réunis. Notre demande est claire : rejeter la proposition danoise et donc cesser la pêche destructrice !
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Shell stoppé dans sa course au pétrole !

Bonne nouvelle, les permis de forage du pétrolier ont été supsendus en Guyane grâce à la mobilisation locale. Ce n'est qu’un petit pas au niveau global...
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Amazonie : les brésiliens n'ont pas été entendus

Malgré ses engagements, Dilma Rousseff appose un Veto très partiel au nouveau code forestier. Le texte passe désormais entre les mains du congrès..
Lire la suite

14/06/2012

Un seul fabricant d'éthylotests obligatoires en France ?

lu sur :

Le nouveau business de la sécurité routière | je-minforme

 
www.liguedesconducteurs.org/201204181609/je.../le-nouveau-busin...En cache
18 avr. 2012 – Vous êtes sur : Accueil · Je m'informe Le nouveau business de la sécurité routière. Notre combat · Newsletter · Communiqués de presse ...

Le nouveau business de la sécurité routière

… ou comment la sécurité routière peut rapporter d'énormes bénéfices aux entreprises qui savent tirer les bonnes ficelles !

Voilà un scandale qui, s'il était connu d'un grand nombre de Français, ferait sans doute une onde de choc à travers tout le pays...

Vous savez sans doute que le gouvernement a récemment publié un décret qui oblige chaque automobiliste à détenir dans sa voiture un éthylotest – enfin deux, l'un pour se tester en cas de doute, et l'autre à présenter aux gendarmes en cas de contrôle.

Officiellement, le but est de lutter contre l'alcoolisme au volant. Tout le monde aimerait voir moins de drames sur la route liés à l'alcool, c'est incontestable. Mais je vais vous montrer qu'il s'agit de bien autre chose ici...

L'affaire est tellement scandaleuse qu'il fallait absolument que je vous envoie un mail pour vous informer !

Alors, voilà ce qui se passe :

En juillet, une association, "I-Test" se crée pour militer en faveur d'éthylotests obligatoires dans toutes les voitures. Ils interpellent le Ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, et hop quelques mois plus tard le décret sort. La nouvelle infraction est créée, avec une amende de 17 euros à la clef.

Quand on sait qu'il faut des années d'habitude pour obtenir quoi que ce soit quand on est une association, nous avons été saisis par cette rapidité !

Vous le savez, ici à la Ligue de Défense des Conducteurs, nous enquêtons depuis plus de trois ans sur la répression routière – il ne nous a pas fallu longtemps pour découvrir le pot aux roses !

Qui sont les membres de cette "association" ? S'agit-il, comme on aurait pu le croire, d'un collectif de familles qui ont perdu un proche sur la route à cause d'un chauffard qui avait trop bu ?

Pas du tout : ce sont tout simplement... des fabricants d'ethylotests ! Le Président de "l'association" est chargé de mission chez Contralco, le plus grand fabricant d'éthylotests chimiques (les fameux "ballons").

Et là, il vient de réussir un coup de maître : assurer à sa boîte un marché 100 % garanti sur 38 millions de voitures !

Le calcul est vite fait : 38 millions de voitures x 2 éthylotests à 1€ pièce = 76 millions d'euros garantis dès l'application du décret en juillet prochain.

Mieux. Le décret comporte une obligation de norme NF pour les éthylotests... norme que seules deux entreprises détiennent : Contralco, et une société sud-africaine, Red Line Products.

Son éthylotest certifié est distribué par Pelimex, entreprise dont le dirigeant est... Vice-Président de I-Tests.

Ah, au fait ! Dans le comité de certification NF éthylotest, on retrouve les deux représentants de Contralco et Pelimex dont je viens de vous parler.

Voilà : un marché juteux, 100 % garanti, qui va rapporter des millions...

... Et nous, on vient nous dire que c'est pour notre sécurité ? Et que si l'éthylotest venait à manquer dans notre boîte à gants, ce serait tellement grave qu'on devrait payer une amende ?

Franchement, de qui se moque-t-on ?

C'était déjà la même chose avec les radars : au départ ils sont venus nous dire que c'était pour notre sécurité, et il n'y avait pas de raison de ne pas y croire. Enfin, au début...

Car vu les bénéfices colossaux que raflent maintenant, chaque année, les grandes entreprises qui installent et entretiennent les radars (plus de 200 millions d'euros par an, directement issus de vos PV), qui peut encore venir nous parler de sécurité ??

Année après année, les pouvoirs publics tirent un peu plus sur la corde, en se disant que ça va passer, que les Français ne vont rien dire... Alors depuis 2003 et la mise en place des premiers radars vitesse, on a eu les radars feu rouge, les radars tronçon, les radars discriminants, les radars "zones de chantier", les radars mobiles embarqués dans des véhicules en mouvement, etc... L'Etat fait rentrer de plus en plus d'argent, et la cagnotte des entreprises productrices de radars gonfle, gonfle...

Ces entreprises sont devenues tellement puissantes que, désormais, elles ne se cachent même plus pour faire leurs magouilles : le fameux lobbyiste qui vient d'obtenir le marché du siècle,  avant de se lancer dans le business de l'éthylotest, dirigeait une société de radars ! C'est même lui qui a vendu les premiers radars feu-rouge au gouvernement !

Quelques entreprises bien placées veulent grossir facilement leur chiffre d'affaire sans prendre de risque, ils sollicitent les pouvoirs publics, lesquels nous jouent la carte de la sécurité routière, et hop le tour est joué, le business est installé, et vous êtes ses clients forcés.

Comment en est-on arrivés là ? Tout simplement parce qu'à chaque fois qu'ils tiraient un peu plus sur la corde, aucune voix ne s'élevait assez fort pour que ça fasse scandale et que ça s'arrête.

Mais tout cela n'a que trop duré : quel autre business vont-ils réussir à implanter demain ? L'éthylotest anti-démarrage obligatoire dans toutes les voitures (coût : 1000 euros par véhicule) ? Des boîtes noires comme dans les avions, ou la géolocalisation obligatoire ?

Ne vous en faites pas pour eux : ils trouveront toujours un prétexte de sécurité routière pour donner mauvaise conscience à ceux qui voudraient contester.

En vérité, c'est eux qui devraient avoir honte de leurs pratiques. Agiter sous le nez des gens des images horribles d'accidents, profiter du deuil des familles des victimes, pour engraisser un business juteux, ce sont des pratiques inqualifiables !

Mais tant que des millions de Français ne leur auront pas fait savoir à quel point ils sont indignés, rien ne les arrêtera.

Nous devons agir dès maintenant, c'est pourquoi je vous demande de m'aider à faire connaître ce scandale au plus grand nombre de Français possible, en faisant passer ce message à tous vos amis, vos proches, ou vos collègues. Ne les laissez pas tomber dans le piège de la propagande des pouvoirs publics qui utilisent la sécurité routière comme un alibi pour engraisser un business juteux.


Je vous remercie.

Bien cordialement,

Christiane Bayard
Secrétaire Générale

Ligue de Défense des Conducteurs

12/06/2012

Les vernis à ongles contiennent trop de polluants nocifs

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Le rapport du système d’alerte rapide pour les produits dangereux non alimentaires (Rapex) établi par la Commission européenne souligne que les vernis à ongles « ne sont pas sans risque pour la santé car ils contiennent trop de polluants nocifs », indique Aujourd’hui en France
Frédéric Vincent, porte-parole des questions de consommation à la Commission européenne, souligne : « Les phtalates interdits sont les substances le plus souvent identifiées dans ces produits (…) »
Yannick Vicaire, chimiste-environnementaliste au Réseau santé-environnement, explique : « Le formaldéhyde est un cancérigène et les phtalates sont toxiques pour la reproduction (…) »

Les gaz d'échappement diesel classés cancérogènes par l'OMS

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/06/12/les-gaz-d-echappement-diesel-classes-cancerogenes-par-l-oms_1717276_3244.html

Les gaz d'échappement diesel classés cancérogènes par l'OMS

Le Monde.fr avec AFP /12.06.2012

Les gaz d'échappement des moteurs diesel sont désormais classés parmi les cancérogènes certains pour les humains par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC/IARC), l'agence pour le cancer de l'Organisation mondiale de la santé.

En 1988, le CIRC, basée à Lyon , avait classé les émissions des moteurs diesel parmi les cancérogènes probables pour l'homme (groupe 2A). Les experts réunis à Lyon ont estimé qu'il y avait à présent suffisamment de preuves démontrant qu'une exposition aux gaz d'échappement de moteurs diesel est associée à un risque accru de cancer du poumon, pour classer ces gaz dans le groupe des cancérogènes certains pour les humains (Groupe 1).

DES PREUVES IRRÉFUTABLES

"Les preuves scientifiques sont irréfutables et les conclusions du groupe de travail ont été unanimes : les émanations des moteurs diesel causent des cancers du poumon", a déclaré le Dr Christopher Portier, qui le présidait. "Etant donnés les impacts additionnels pour la santé des particules diesel, l'exposition à ce mélange chimique doit être réduite dans le monde entier", a-t-il ajouté.

De surcroît, les experts ont noté une "association positive" avec un risque accru de cancers de la vessie sur la base d'éléments plus limités. D'importantes populations sont exposées quotidiennement dans le monde aux émissions des moteurs diesel non seulement par le biais des véhicules routiers, mais aussi par d'autres modes de transport (trains, comme les TER en France, bateaux...) et par des générateurs d'électricité, rappelle le CIRC.

"Ma réaction, c'est : enfin!" a réagi le Dr Patrice Halimi, secrétaire général et porte-parole de l'association Santé environnement France, qui regroupe deux mille cinq cents médecins. "On sait depuis très longtemps que le diesel est un mauvais choix sanitaire, et que cette politique publique (visant à promouvoir un parc diesel en France) est une erreur", a-t-il ajouté. 

60 % DU PARC AUTOMOBILE FRANÇAIS AU DIESEL

Favorisé par une politique fiscale avantageuse, le diesel s'est fortement développé en France : il équipe près de 60 % du parc automobile aujourd'hui, contre à peine plus du quart en 1995. Réputé meilleur pour le climat que le moteur à essence en générant moins de CO2 au kilomètre, le diesel émet en revanche des particules fines.

Ces particules, émises aussi par le chauffage au bois et par l'industrie, seraient en France à l'origine de quelque quarante-deux mille morts prématurées chaque année, selon le ministère de l'écologie. 

Depuis 1971, plus de neuf cents agents ont été évalués parmi lesquels plus de quatre cents ont été classés comme cancérogènes ou potentiellement cancérogènes pour l'homme.

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voir aussi :

Les gaz d'échappement de moteurs diesel classés cancérogènes par l'OMS

La Croix‎ 

Les gaz d'échappement de moteurs diesel classés comme cancérogènes par l'OMS

Libération‎ 

11/06/2012

Londres s'oppose à Bruxelles sur la sécurité des forages

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/06/11/londres-s-oppose-a-bruxelles-sur-la-securite-des-forages_1716184_3244.html

Londres s'oppose à Bruxelles sur la sécurité des forages

LE MONDE 11/6/2012

A Aberdeen, la ville pétrolière du nord-est de l'Ecosse, personne ne veut en entendre parler. Malgré la récente fuite de gaz survenue sur la plate-forme Elgin de Total, l'industrie pétrolière est vent debout contre la tentative de Bruxelles de revoir les règles de sécurité des forages en mer du Nord. Et le gouvernement britannique l'appuie : Charles Hendry, le secrétaire d'Etat britannique à l'énergie, devait se rendre à Aberdeen, lundi 11 juin, pour y faire un discours affirmant une nouvelle fois son opposition aux propositions européennes.

Le différend remonte au 27 octobre 2011. Ce jour-là, la Commission européenne publie le résultat de ses travaux sur la sûreté de l'activité pétrolière en mer en Europe. Une étude lancée après la marée noire de 2010 dans le golfe du Mexique. La conclusion est claire : "La probabilité que survienne un accident grave sur une installation pétrolière ou gazière en mer dans les eaux européennes demeure à un niveau inacceptable." Bruxelles propose donc un nouveau règlement, mettant en place un régime de sécurité unifié à travers tout le continent.

Pour Londres, un tel "diktat" européen est inacceptable. Selon M. Hendry, la proposition de la Commission ne ferait qu'ajouter une couche administrative supplémentaire inutile, alors même que les autorités britanniques estiment que leur bilan en matière de sécurité est bon. "Le Royaume-Uni a un régime réglementaire robuste (...) et nous avons quatre décennies d'expérience", affirmait-il en février devant une commission parlementaire.

De plus, le Royaume-Uni regroupant la grande majorité des exploitations d'hydrocarbures en mer de l'Union européenne, rien ne sert, selon lui, de légiférer depuis Bruxelles. Même les syndicats sont d'accord. "Notre bilan est excellent comparé à celui du reste du monde, par exemple en Afrique de l'Ouest ou au Kazakhstan", affirme Jake Molloy, du syndicat RMT.

MEILLEURE SÉCURITÉ HUMAINE

La réalité est pourtant plus nuancée. S'agissant de la sécurité humaine, l'industrie pétrolière a effectivement fait de gros efforts en mer du Nord. Après un grave accident en 1988 - une explosion sur la plate-forme Piper Alpha avait fait 167 morts -, les normes ont été complètement revues et renforcées. Désormais, chaque exploitant doit remettre avant tout forage un rapport détaillant les mesures qu'il prendrait en cas d'accident.

Résultat, sur les cinq dernières années, il n'y a eu qu'un seul mort sur une plate-forme : celle d'un ouvrier qui descendait en rappel sur une corde accidentellement sectionnée. Et le taux de blessures graves a été réduit de moitié depuis le milieu des années 1990, pour descendre à une quarantaine par an.

En revanche, le bilan environnemental est plus mitigé. Les fuites d'hydrocarbures ou de produits chimiques sont très courantes : 526 en 2011... L'immense majorité d'entre elles ne relâche que de très petites quantités de polluants (quelques kilos), mais 50, soit presque une par semaine, ont été classées dans la catégorie "sérieuse" (plus de 1 tonne). Neuf d'entre elles concernaient des fuites d'hydrocarbures et 41 des fuites de produits chimiques.

C'est ainsi que 7 tonnes de fioul se sont déversées dans la mer en février 2011, depuis une valve mal refermée sur une plate-forme de BG Group (ex-British Gas). Le mois d'après, 5 tonnes de brut d'une plate-forme de BP se sont échappées. Et, en janvier 2012, Total a laissé fuir 3 tonnes de produits chimiques depuis une cuve rongée par la corrosion.

Face à ce bilan en demi-teinte, et après la catastrophe de 2010 dans le golfe du Mexique, le gouvernement britannique a commandé son propre rapport sur la sûreté des forages en mer du Nord. Paradoxalement, ses conclusions, publiées en décembre 2011, sont proches de celles de Bruxelles. Le rapport s'inquiète du nombre d'incidents et recommande une meilleure mise en œuvre des plans d'urgence, ainsi qu'une simplification administrative.

Dès lors, pourquoi le Royaume-Uni s'oppose-t-il à la Commission européenne ? La réponse tient essentiellement à une guerre de territoires. A un "règlement" communautaire, le secrétaire d'Etat à l'énergie préférerait une "directive" laissant une marge d'interprétation aux différents pays. Mais Londres et Bruxelles sont d'accord : un renforcement des mesures de sécurité est nécessaire.

Eric Albert (Londres, correspondance)

Dyslexie sévère : une méthode simple pour apprendre à lire

lu sur : http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Une étude franco-italienne menée par Marco Zorzi et Johannes Ziegler, publiée le 4 juin dans la revue Proceedings of the National Academy of Science (PNAS), a découvert que « l’espacement des lettres d’un mot et des mots dans un texte permet à des enfants dyslexiques de lire 20% plus vite avec deux fois moins d’erreurs », rapporte l’édition Science & techno du Monde.

Les chercheurs ont testé, avec succès, cette méthode sur 94 enfants âgés de 8 à 14 ans avec une dyslexie sévère.

(Le Monde, édition Science & techno, 09/06)

09/06/2012

Le dossier européen des OGM tourne à l'imbroglio

lu sur :

http://www.boursorama.com/actualites/le-dossier-europeen-des-ogm-tourne-a-l-imbroglio-708a33ac953fe03a3fc3ee7a73b84faa

Le dossier européen des OGM tourne à l'imbroglio

Le 11 juin 2010, le plan de la Commission européenne pour tenter de débloquer le dossier des organismes génétiquement modifiés (OGM) était présenté aux ministres européens de l'environnement, réunis à Luxembourg. Deux ans plus tard, au jour près, lundi 11 juin, le Conseil européen des ministres de l'environnement, de nouveau réuni dans le Grand-Duché, devait faire le constat de l'absence d'accord sur cette proposition."La présidence danoise [de l'Union européenne (UE)] a fait d'énormes efforts pour arriver à un accord politique sur ce texte, et elle n'y parviendra pas", estime Frédéric Vincent, porte-parole du commissaire européen à la santé, John Dalli, auteur de la proposition.

Les négociations de ces dernières semaines n'ont pas permis d'obtenir la majorité qualifiée nécessaire, la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne, entre autres, s'opposant à l'adoption du plan. Comme le dit Frédéric Vincent, "le bébé va passer dans la camp de la présidence chypriote", qui doit succéder à celle du Danemark le 1er juillet.

La proposition de la Commission prévoit de donner la possibilité à chaque Etat d'interdire sur tout ou partie de son territoire la culture d'OGM autorisés au niveau européen, sans avoir à s'appuyer sur des arguments scientifiques, comme c'est le cas aujourd'hui. Car l'absence de données établissant de façon irréfutable soit l'innocuité soit la dangerosité des OGM a grippé le système d'autorisation des plantes transgéniques.

"MESURES D'URGENCE"

Aujourd'hui, seuls deux OGM, le maïs MON810 et la pomme de terre Amflora, sont autorisés à la culture. Or BASF a annoncé, en janvier, sa décision de renoncer à commercialiser Amflora. Et sept pays la France, l'Allemagne, l'Autriche, la Hongrie, le Luxembourg, la Bulgarie et la Grèce ont pris une clause de sauvegarde ...

Retrouvez cet article sur LeMonde.fr

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sur le même sujet, lu sur :

http://www.euractiv.fr/imbroglio-europeen-ogm-article

L'imbroglio européen sur les OGM 

Le dossier des organismes génétiquement modifiés (OGM) empoisonne les relations entre la Commission et les Etats depuis plus d'une dizaine d'années. Si la première s'est toujours montrée résolument favorable à leur culture, les gouvernements nationaux rechignent à cette idée, pressés par des opinions publiques majoritairement opposées aux OGM. 

Procédure obscure

Actuellement, les autorisations de cultures dépendent de la procédure de comitologie, qui donne une grande liberté d’action à la Commission européenne. Après avis de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) (1), Bruxelles est obligée de requérir l'approbation des Etats, mais en cas de refus, elle peut quand-même faire passer le texte en force.

Ainsi, bien que l’exécutif européen n’ait jamais réussi à obtenir de majorité qualifiée dans le domaine des OGM, il a pu imposer la culture du maïs Monsanto 810, du T25 (jamais mis en culture) et de la pomme de terre de BASF (2), sans oublier ceux qui sont autorisés à l’importation. Une vingtaine d'autres dossiers seraient aussi dans les tuyaux de la Commission. 

Fragilité juridique

En réaction, les Etats ont pris l’habitude de mettre en place des moratoires nationaux, car des interrogations subsistent sur l'impact de ces semences sur la santé et les problèmes posés par leur dissémination. La France l’a décidé en 2007 lors du Grenelle de l’environnement.

La solidité juridique de ces interdictions nationales reste cependant très fragile. En novembre 2011, le Conseil d’Etat suivant les recommandations de la Cour de justice de l’Union européenne a ainsi invalidé la décision du gouvernement français.

Les juges ont estimé que le ministère de l'Agriculture n'avait pas pu "apporter la preuve de l'existence d'un niveau de risque particulièrement élevé pour la santé ou l'environnement". Dès l'annonce, Paris a contre-attaqué et déclaré qu'un nouveau moratoire (3) serait publié avant l'époque des semis.

Sans renationaliser

Fatigué de cette guérilla institutionnelle, la Commission a choisi d'y mettre un terme en réformant les procédures existantes. En juillet 2010, elle a ainsi proposé une nouvelle méthode de compromis dans laquelle elle conserverait le droit d'autoriser les OGM tout en laissant le choix aux Etats de les interdire.

Le Parlement européen a soutenu ce principe dans les grandes lignes, tout en exigeant que sa base juridique soit renforcée. Le texte, actuellement en discussion au sein du Conseil des ministres de l’UE, permettrait aux gouvernements d'imposer des moratoires sur la base de critères environnementaux ou sociaux-économiques, de méthodes agricoles ou d’absence de données scientifiques.

Les parlementaires ont aussi demandé un renforcement des contrôles et de l'expertise scientifique, de forts soupçons ayant été émis sur l’indépendance réelle de l’EFSA (4).

Double jeu ?

Mais ces propositions ne recueillent pas l’approbation de tous les Etats. Pour différentes raisons, la France, l’Allemagne, l’Espagne, la Belgique et le Royaume-Uni continuent de former une solide minorité de blocage. 

L’Allemagne voit dans cette méthode une "rupture du marché intérieur", puisque chacun pourra adapter les décisions communautaires et choisir de cultiver ou non des OGM.

Le Royaume-Uni craint, pour sa part, que la possibilité pour les autres pays de revenir sur les autorisations au nom de critères « environnementaux » ne remette en cause la légitimité des OGM.

De son côté, la France réclame avant tout un renforcement des procédures scientifiques, qu’elle juge insuffisantes, en amont de la mise en culture.

Enfin, certaines sources évoquent aussi un double jeu de quelques Etats qui s’accommoderaient très bien de la situation actuelle dans laquelle la Commission prend la responsabilité des autorisations des cultures et leur permet ainsi de se dédouaner.

D’ici mars ?

Reste que le Danemark, qui préside actuellement l'UE, a décidé de remonter au créneau. Copenhague a proposé un nouveau texte (5) selon lequel, si un Etat veut obtenir par dérogation le droit d'interdire la culture d'un OGM, il doit tenter de trouver un accord avec l'entreprise qui demande l'autorisation de le cultiver pour qu'elle renonce à le faire sur son territoire.

Ce compromis est censé rassurer les pro- et anti-OGM. Un peu à l'image du Royaume-Uni qui dès la création de l'euro a négocié un "opt-out" en amont pour être certain de n'être jamais contraint de rejoindre la monnaie unique. Les industriels de l'agro-alimentaire y trouveraient aussi leur compte, las de patienter et de voir partir en fumée les sommes qu'ils investissent dans la recherche. Dernièrement, l'allemand BASF a annoncé qu'il se retirait du marché européen (6).

Mais ce principe est dénoncé par les associations de protection de l’environnement (7), pour qui le poids donné aux lobbys privés est trop important. 

Les Danois aimeraient faire avancer le dossier pendant leur présidence de l'UE. Une réunion informelle est programmée le 10 février et les ministres doivent en discuter lors du Conseil environnement du 9 mars prochain. Mais la bonne volonté pourrait ne pas suffire. 

Jean-Sébastien Lefebvre (8)
 
Copyright © EurActiv.fr

(1) http://www.efsa.europa.eu/fr/
(2) http://www.liberation.fr/terre/0101622468-en-autorisant-la-pomme-de-terre-ogm-bruxelles-ne-suit-pas-ses-propres-directives
(3) http://www.euractiv.fr/france-veut-prolonger-moratoire-ogm-article
(4) http://www.jose-bove.eu/2010/10/jose-bove-pour-restaurer-son-independance-l-efsa-doit-demettre-madame-banati-de-ses-fonctions/
(5) http://www.euractiv.fr/danois-tentent-trouver-compromis-ogm-article
(6) http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/chimie-pharmacie/20120116trib000678285/basf-se-retire-des-cultures-ogm-en-europe.html
(7) http://www.lafranceagricole.fr/actualite-agricole/ogm-l-ue-bloque-toujours-sur-les-autorisations-de-culture-53362.html
(8) http://www.euractiv.fr/profil/jean-sebastien-lefebvre

Abattage rituel et dérogation

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/06/08/abattage-rituel-les-pays-bas-abregent-la-souffrance-animale_1715177_3244.html

Abattage rituel : les Pays-Bas abrègent la souffrance animale

LE MONDE | 09.06.2012 à 08h29 • Mis à jour le 09.06.2012 à 08h29

Un accord prévoyant aux Pays-Bas l'étourdissement des animaux quarante secondes après leur égorgement rituel a été signé, mardi 5 juin, entre le secrétaire d'Etat néerlandais de l'agriculture et les représentants des communautés religieuses musulmane et juive.

Cette mesure, qui met fin à plusieurs mois de polémique, entre immédiatement en vigueur. La réglementation européenne impose l'étourdissement préalable des animaux afin d'éviter qu'ils souffrent lors de l'abattage.

Comme en France, la loi néerlandaise permet toutefois, par dérogation, d'abattreles animaux en pleine conscience dans le cadre de l'abattage rituel, halal ou casher. Au grand dam du Parti pour les animaux (PvdD), qui dispose de deux sièges sur 150 à la Chambre basse du Parlement néerlandais.

En juin 2011, le PvdD était parvenu à faire adopter par les députés une proposition d'amendement visant à supprimer cette exception. Mais les sénateurs s'y sont opposés, demandant au secrétaire d'Etat à l'agriculture, Hans Bleker, de trouverune solution moins "extrême". Ce qui est donc fait.

En prévoyant l'étourdissement des animaux, s'ils n'ont pas perdu conscience d'eux-mêmes, quarante secondes après l'égorgement effectué par le sacrificateur, le compromis trouvé avec les instances religieuses ne contrevient pas au rituel, tout en donnant partiellement satisfaction aux associations de protection animale.

Selon le PvdD, "plus de deux millions d'animaux", principalement des moutons et des poulets, sont abattus chaque année aux Pays-Bas selon les rituels halal et casher. Un chiffre contesté par Halal Correct, la société délivrant les certificats pour la viande halal dans le pays, qui affirme que 250 000 animaux par an sont abattus sans avoir été préalablement étourdis.

Au-delà des chiffres, "cet accord montre que le dialogue est possible dans ce domaine avec les communautés religieuses", constate Frédéric Freund, directeur de l'association française OABA (Œuvre d'assistance aux bêtes d'abattoirs). Les Pays-Bas se positionnent ainsi à mi-chemin entre la Suisse ou la Norvège, qui interdisent purement et simplement l'abattage rituel sans étourdissement, et des pays comme la France, où la question n'a jamais été abordée de front.

AUCUNE PORTÉE NORMATIVE

Elle est pourtant d'actualité. Au moins 25 % des ovins et bovins tués dans les abattoirs français le sont sans étourdissement préalable. Beaucoup plus, selon un récent rapport du Conseil général de l'alimentation, de l'agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), pour qui "ce qui ne devait être qu'une dérogation s'est généralisé".

Prévus pour entrer en application au 1er juillet 2012, le décret et l'arrêté du 28 décembre 2011 relatifs à cette problématique ont précisé et resserré les modalités d'obtention de cette dérogation, et réaffirmé la nécessité de contrôler efficacement son application dans les abattoirs. Mais les suggestions qui y sont faites pour réduire la souffrance animale après l'égorgement sans perte de conscience n'ont aucune portée normative.

Ces recommandations, précisées le 13 mars dans une circulaire de la Direction générale de l'alimentation, prévoient un étourdissement complémentaire si l'animal reste conscient au-delà de trente secondes pour les ovins et caprins, et de quatre-vingt-dix secondes pour les bovins et les veaux.

Un temps de souffrance autorisé qui fait bondir M. Freund. Celui-ci souligne que les accords européens "Diarel", passés en 2011 à Bruxelles afin de "faciliter l'adoption de bonnes pratiques d'abattage rituel", préconisent (si nécessaire) un étourdissement complémentaire trente secondes après l'égorgement pour les ovins et caprins, 45 secondes pour les bovins.

Catherine Vincent

07/06/2012

Le lobby des semenciers

un débat intéressant sur :

http://www.universcience.tv/media/4694/semences---une-guerre-oubliee--.html

à voir absolument !

communiqué:

Bonjour à tous

Si vous avez 30 mn, cela vaut la peine de visionner le débat entre patrick de Kochko et Henri Feyt sur le thème de la guerre des semences. Un régal! Patrick domine brillamment le débat face au représentant des semenciers qui apparaît pauvre en arguments, mal à l'aise, non pertinent et qui une fois acculé nous confirme pathétiquement la loi Godwin en bredouillant sur le stalinisme.
Au contraire Patrick offre un exposé clair, pédagogique et fort sur la problématique des semences et la loi de novembre 2011.

Je le diffuse sur notre site et notre Facebook. Au cas où elles servent je joins mes notes sur le débat.
A faire tourner!
Bien à vous,
-- 
Héloïse CLAUDON
Chargée de mission 
Combat Monsanto
01 40 24 08 10 / 06 01 85 30 80
www.combat-monsanto.org
Skype: claudonh

Cancer : quelques avancées

lu sur :

http://www.lemonde.fr/sante/article/2012/06/04/cancer-les-avancees-annoncees-au-colloque-de-chicago_1712120_1651302.html

Cancer : les avancées annoncées au congrès de Chicago

L'American Society of Clinical Oncology tient le plus grand congrès mondial sur le cancer, du 1er au 5 juin. Le point sur les découvertes annoncées.

Par Valentine Pasquesoone (avec agences)

Depuis le 1er juin, et jusqu'à mardi, la 48e conférence annuelle de l'American Society of Clinical Oncology (ASCO) réunit plus de 30 000 cancérologues, chercheurs et représentants de firmes pharmaceutiques à Chicago, dans l'Illinois, à l'occasion d'un congrès mondial sur le cancer.

Cette conférence a débuté le jour même de la publication par la revue médicale britannique The Lancet Oncology d'une étude anticipant une augmentation de 75 % des cas de cancers dans le monde d'ici à 2030, cette hausse atteignant 93 % dans les pays les plus pauvres. Le nombre de morts par cancer serait ainsi de 13,2 millions en 2030, contre 7,6 millions en 2008.

Selon les résultats du docteur Freddie Bray, l'auteur principal de cette étude, l'évolution concerne surtout les cas de cancers colorectaux, du sein, de la prostate et du poumon pour les femmes. Les cancers du col de l'utérus et du foie devraient quant à eux diminuer. Alors que la principale conférence mondiale sur le cancer touche à sa fin, retour sur les grandes conclusions qui y ont été présentées, depuis le samedi 2 juin.

  • Cancer de la prostate : un nouveau traitement prometteur

Un nouveau traitement, commercialisé sous le nom de Zytigaretarderait le développement de la douleur et la détérioration de l'état de santé du malade, chez près de 60 % des hommes ne répondant plus aux thérapies hormonales, et n'étant pas encore traités avec de la chimiothérapie, selon un essai clinique présenté samedi lors de la conférence. Il a été mené auprès de 1 088 hommes dont le cancer de la prostate avait été diagnostiqué cinq ans auparavant en moyenne.

Dans le groupe traité avec du Zytiga, les malades ont eu un répit d'environ seize mois avant que leur cancer métastasé n'empire de nouveau. Traité sans Zytiga, l'autre groupe n'a eu que 8,3 mois de répit, selon le docteur Charles Ryan, professeur de médecine clinique à l'université de Californie à San Francisco, et principal auteur de cette étude.

"Ce médicament prolonge des vies et donne aux malades plus de temps durant lequel ils ne ressentent pas de douleur résultant de la progression du cancer", a-t-il expliqué. Johnson et Johnson, qui commercialise le médicament, estime que ce traitement améliore le taux de survie de 33 %, soit neuf mois. Les conclusions finales de l'essai ne devraient être présentées qu'en 2014 mais déjà, le médicament "pourrait être utilisé à des stades plus précoces du cancer de la prostate, et prescrit à un plus grand nombre de patients", a estimé Charles Ryan.

Une étude, publiée le 16 mai par l'American Society of Clinical Oncology, montrait que le Zytiga permettait d'éliminer totalement ou en grande partie la tumeur aux premiers stades du développement, chez des hommes atteints d'une forme de cancer de la prostate aux risques de propagation très élevés. Aujourd'hui, seul un tiers des hommes guérit complètement de ce cancer, selon l'ASCO. En France,71 000 nouveaux cas de cancers de la prostate ont été diagnostiqués en 2011, selon l'Institut national du cancer, et 8 700 hommes sont décédés des suites de cette maladie. 

  • Une percée dans la thérapie contre le cancer du sein 

Présenté dimanche lors de la conférence, l'Emilia, un essai clinique concluant, auxquelles 1 000 femmes ont participé, a montré l'efficacité et la moindre nocivité d'une thérapie expérimentale contre les cancers avancés du sein, cas les plus fréquents de cancer chez les femmes en France avec 53 000 nouveaux cas et 11 500 décès en 2011.

Selon des cancérologues, cette percée dans la thérapie signale l'émergence d'une nouvelle classe d'armes anticancer ciblées. Ce traitement "est moins toxique et plus efficace que ses équivalents", a déclaré le docteur Clifford A. Hudis, spécialiste du cancer du sein, interrogé par le New York Times"Combien de fois obtenons-nous cela ?", s'est-elle exclamé.

Cette nouvelle thérapie, appelée T-DM1, a permis un gain de survie "absolue" de 3,2 mois sans progression du cancer, soit 9,6 mois, en comparaison à 6,4 mois dans le groupe témoin. Deux ans après le début de la thérapie, 65,4 % des patientes traitées avec le T-DM1 étaient encore en vie, contre 47,5 % chez les autres. Toutes étaient atteintes d'un cancer HER2-positif, des tumeurs très agressives qui représentent près d'un cancer du sein sur cinq.

"Pour les patientes souffrant d'un cancer du sein métastasé, ce nouveau traitement représente une percée", a déclaré le docteur Kimberly Blackwell, professeure de médecine au centre sur le cancer de l'université Duke en Caroline du Nord, auteure principale de cette étude. "En tant que médecin traitant un grand nombre de patientes atteintes d'un cancer du sein, je suis heureuse de voir que ce traitement a très peu de toxicité."

Le groupe pharmaceutique Roche, qui développe ce nouveau traitement par l'intermédiaire de sa firme américaine Genentech, espère obtenir l'accord des autorités des médicaments aux Etats-Unis et en Europe dans les prochains mois, pour pouvoir commercialiser ce nouveau traitement. Il a eu récemment l'accord de la Food and Drug Administration (FDA), pour examiner une demande de mise sur le marché du T-DM1 selon une procédure accélerée.

En parallèle, ajoute le New York Times, une étude présentée lors de la conférence a montré que l'Abraxane, médicament dont une dose coûte plusieurs milliers de dollars, n'est pas plus efficace que le Paclitaxel, un traitement générique beaucoup moins cher, dans le ralentissement de la progression du cancer du sein métastasé.

  • Cancer de l'ovaire : un cocktail anticancer bloque la progression

Comme pour le cancer de la prostate, des traitements retardant la propagation du cancer de l'ovaire ont été présentés samedi, lors de la conférence de l'ASCO à Chicago. Une étude clinique, réalisée sur 361 patientes, montre que la combinaison d'une chimiothérapie classique avec de l'Avastin - qui empêche la formation de vaisseaux sanguins nourriciers sur la tumeur - multiplie par deux la durée moyenne sans progression du cancer ni décès, chez les femmes résistant à la chimiothérapie traditionnelle, à base de platine.

"C'est la première fois que l'on parvient à améliorer de façon significative la survie de patientes atteintes d'un cancer de l'ovaire avec une thérapie combinée", a déclaré le docteur Eric Pujade Lauraine, professeur de médecine à l'université deParis Descartes, à la tête du Groupe des investigateurs nationaux pour l'étude des cancers ovariens (Gineco). Selon lui, ce cocktail anticancéreux offrirait "une nouvelle option de traitement à 20 % des femmes" résistant à la chimiothérapie traditionnelle.

Chaque année, on diagnostique environ 4 500 nouveaux cas de cancers ovariens en France, selon l'Institut Curie, et 230 000 femmes sont diagnostiquées d'un cancer de l'ovaire tous les ans dans le monde. Jusqu'à 70 % d'entre elles décèdent dans les cinq ans après le diagnostic. 

  • Deux nouveaux traitements efficaces contre le mélanome

Deux nouveaux agents, le Dabrafenib et le Trametinib, des traitements anticancéreux ciblés mis au point par la firme pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline, se sont montrés très prometteurs au cours de deux études cliniques présentées lundi à Chicago, en comparaison avec une chimiothérapie classique.

Selon ces essais, menés sur 250 participants, le Dabrafenib, qui cible le gène mutant BRAF, réduit de 70 % le risque de progression du mélanome chez les patients, permettant un répit de 5,1 mois, contre seulement 2,7 mois pour ceux traités par chimiothérapie. Le docteur Hauschild, professeur de dermatologie à l'hôpital universitaire de Keil en Allemagne, a affirmé que les patients soignés avec le Dabrafenib avaient subi peu d'effets secondaires graves de la peau.

Le Trametinib, de son côté, neutralise la protéine MEK qui contribue à la croissance de la tumeur, et qui fait partie du même mécanisme moléculaire que le gène BRAF. "Nous vivons quelque chose d'incroyable", a déclaré le docteurCaroline Robert, directrice du service de dermatologie à l'Institut Gustave Roussy (Paris), et principale auteure de l'essai clinique. "Le Trametinib est le premier traitement d'une nouvelle classe de médicaments pouvant bénéficier aux patients souffrant d'un mélanome avec une mutation du gène BRAF." Pendant trente ans, aucun nouveau traitement n'a été trouvé contre le mélanome avancé.

"Le fait de cibler MEK est une stratégie viable pour traiter de nombreuses personnes atteintes d'un mélanome", a t-elle précisé. Pour le groupe ayant testé le Trametinib, l'étude a montré une réduction de 55 % du risque de progression du cancer, soit 4,8 mois pendant lesquels leur mélanome n'a pas progressé. Chez les autres, cette période n'est que d'un mois et demi. Le risque de décès diminue en parallèle de 46 % avec la prise de Trametinib.  

En France actuellement, plus de 80 000 cancers de la peau sont diagnostiqués chaque année. 10 % d'entre eux sont des mélanomes cutanés, des cas qui ont plus que triplé entre 1980 et 2005. Pas moins de 1 620 personnes sont décédées de ce type de cancer de la peau en 2011.

  • Une thérapie expérimentale contre le cancer du poumon

Selon l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), le cancer du poumon représente la première cause de mortalité par cancer. C'est aussi l'un des cancers les plus difficiles à traiter. Dévoilée dimanche, une étude montre que l'Afatinib, un médicament expérimental du laboratoire pharmaceutique Boehringer Ingelheim, prolongeait la durée de survie de patients atteints de cancer du poumon de 4,2 mois.

Cette étude concernait uniquement des patients atteints de cancers du poumon non à petites cellules, dont le gêne EGFR avait muté. "Cela répond définitivement à nos attentes. C'est très encourageant", a réagi le docteur Lecia Sequist, l'une des chercheuses principales de l'essai. En effet, les médicaments interfèrent dans l'évolution des cellules cancéreuses, alors que la chimiothérapie la ralentit ou l'arrête.

Boehringer a annoncé qu'il recruterait des patients afin de comparer l'Afatinib avec deux médicaments existants, l'Iressa et la Tarceva. Selon l'étude, l'Afatinib bénéficie particulièrement à 90 % des patients dont le gêne EGFR a muté. Avec ce traitement, leur taux de survie est de 6,7 mois plus long que ceux bénéficiant d'une chimiothérapie.

  • A base d'anticorps humains, un seul médicament contre trois cancers

En parallèle de la conférence, le laboratoire américain Bristol-Myers a annoncé une découverte importante dans la lutte contre le cancer : le potentiel d'un seul médicament contre trois cancers avancés. Dans un communiqué, la laboratoire indique que l'un de ses nouveaux médicaments, testé en phase 1 de test clinique,donnait des résultats prometteurs dans des cas de cancers avancés du poumon, de la peau et du rein. Le médicalement utilise un anticorps humain, les anti-PD-1,"qui cible les récepteurs inhibiteurs exprimés sur les lymphocytes T", des globules blancs jouant un rôle clé dans le système immunitaire.

De bons résultats ont été observés pour une minorité de patients traités, mais ils"ont été durables pour la plupart", a précisé Bristol-Myers. Selon le New YorkTimesles tumeurs traitées pendant l'étude ont reculé dans 18 % des cas pour les patients souffrant d'un cancer du poumon, 28 % pour ceux atteints de mélanome et 27 % pour les participants ayant un cancer du rein.

Des effets secondaires "sérieux" sont néanmoins survenus dans 11 % des cas. Mais l'étude marque une avancée importante dans les travaux scientifiques visant à renforcer le système immunitaire contre le cancer. "Un domaine dont l'histoire a été marquée par des échecs", constate le New York Times.

Valentine Pasquesoone (avec agences)

Boissons énergisantes : deux nouveaux décès suspects

lu sur :

http://www.lemonde.fr/sante/article/2012/06/06/boissons-energisantes-deux-nouveaux-deces-suspects_1713890_1651302.html

Boissons énergisantes : deux nouveaux décès suspects

Le Monde.fr | 07.06.2012 à 09h23 • Mis à jour le 07.06.2012 à 09h23

Deux nouveaux décès par crise cardiaque en lien avec la consommation de boissons énergisantes ont été signalés aux autorités sanitaires, a indiqué mercredi 6 juin au soir l'agence de sécurité sanitaire pour l'alimentation (Anses)."Des investigations sont en cours" pour affiner l'analyse de ces cas, note l'agence sanitaire. "Un décès avait déjà été auparavant signalé", précise l'Anses.

Le terme de "boisson énergisante" n'est pas encadré réglementairement, rappelle-t-elle. Il recouvre des boissons supposées "mobiliser l'énergie" en stimulant le système nerveux et contenant généralement des ingrédients supposés"stimulants" tels que taurine, caféine, guarana, ginseng ou vitamines... L'agence nationale de sécurité sanitaire, alimentation, environnement, travail (Anses) fait état mercredi soir de "plusieurs cas" d'effets indésirables rapportés "notamment lors de la consommation de ces boissons en association avec de l'alcool".

VINGT-QUATRE CAS SIGNALÉS

La surveillance de ces boissons instituée en 2008 avait permis de recenser parmi 24 cas rapportés, treize pour lesquels "un lien de causalité possible ou probable a pu être établi". Les effets rapportés sont d'ordre cardiaque (trouble du rythme : tachycardie), neurologique (crises d'épilepsie, tremblements, vertiges...), psychiatrique (angoisses, agitation, confusion).

Par ailleurs, "trois cas d'accidents vasculaires cérébraux et deux cas d'arrêt cardiaque dont un mortel ont été signalés pour lesquels le lien avec la consommation de boisson énergisante n'a pu être clairement établi", indique l'Anses dans un communiqué.

Le relais de cette surveillance, assurée auparavant par l'InVS (institut de veille sanitaire) a été pris en 2009 par l'Anses, chargée de la "nutrivigilance". Six nouveaux cas ont été signalés dans ce cadre. "Tous concernent des personnes de moins de 50 ans (quatre d'entre eux ont moins de 30 ans). Cinq d'entre eux ont consommé des boissons énergisantes en association avec de l'alcool dans un contexte festif". Les effets indésirables déclarés sont également d'ordre cardiologique (crises cardiaques mortelles), neurologique (crise d'épilepsie, coma, désorientation temporo-spatiale) et psychiatrique (troubles du comportement). Une atteinte rénale a également été constatée (insuffisance rénale aiguë). "Des investigations sont en cours pour permettre d'affiner l'analyse de ces cas", précise l'agence sanitaire, qui demande aux professionnels de santé de signaler tous les cas d'effets indésirables qui viendraient à leur connaissance.

06/06/2012

Obésité et yaourts

lu sur : http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Aujourd’hui en France souligne le lien, mis en évidence par le Pr Didier Raoult (CNRS, Inserm, université de Marseille), entre obésité et consommation de probiotiques enrichis en Lactobacillus.

Il a découvert ce lien « par hasard en travaillant sur une bactérie tueuse d’autruches africaines », ajoute le quotidien. Le Pr Didier Raoult conclut :

« Leur effet dépend de l’espèce de Lactobacillus utilisée, et de nouvelles études seront nécessaires pour préciser leur impact, mais il est important de regarder précisément quelles bactéries sont ajoutées, au moins pour l’alimentation des enfants ».

(Aujourd’hui en France, 06/06)

L’infanticide en France

lu sur : http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Une table ronde sur l’infanticide aura lieu dans le cadre du congrès des sociétés médico-chirurgicales de pédiatrie, ouvert aujourd’hui et jusqu’au 9 juin à Bordeaux, explique Le Quotidien du médecin.

La commission éthique de la Société française de pédiatrie (SFP) espère ainsi « mettre en lumière un phénomène sous-estimé et méconnu des médecins », ajoute le journal. Anne Tursz, chercheuse à l’Inserm, qui a mené une enquête rétrospective sur trois régions (Bretagne, Ile-de-France, Nord-Pas-de-Calais) sur la période 1996-2000, souligne : « Il existe bien une sous-estimation des infanticides ».

(Le Quotidien du médecin, 06/06)

Les vampires ont existé en Europe centrale (au moins...)

... au moins dans les croyances populaires !

lu sur :

http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/06/05/decouverte-des-squelettes-de-vampires-potentiels-en-bulgarie_1712746_3214.html

Découverte des squelettes de vampires potentiels en Bulgarie

De Tim Burton à Venise, il devient difficile de ne pas croiser les dents d'un vampire. Deux squelettes de la fin du Moyen Age, percés de morceaux de fer pour ne pas qu'ils se transforment en vampires, ont été découverts récemment dans la ville bulgare de Sozopol, sur la mer Noire.

"Ces deux squelettes percés de morceaux en fer illustrent une pratique qui s'est maintenue dans certains villages bulgares jusqu'à la première décennie du XXesiècle", a annoncé le directeur de l'Institut historique national, Bojidar Dimitrov.

Selon une croyance païenne, les morts qui de leur vivant étaient considérés comme "méchants" étaient percés au cœur, le soir de leur enterrement, avec un bâton en bois ou en fer. Ils étaient ainsi cloués à leur cercueil et empêchés d'ensortir à minuit, transformés en vampires, a expliqué M. Dimitrov. Selon lui, une centaine de tels squelettes ont déja été retrouvés en Bulgarie au fil des dernières années.

09:34 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (1)

05/06/2012

Censure sur ARTE : " La Grèce, talon d’Achille de l’Europe? "

NB: j'ai été sur le lien ci-dessous, la vidéo n'est pas disponible !

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communiqué:

Lettre de Vicky Skoumbi dénonçant la censure sur ARTE 
Posted on 18/05/2012 by panos 
 
Chères amies, chers amis, 
 
Le jeudi 16 mai, j’ai participé à l’émission d’Arte 28 minutes sur le thème : La Grèce, talon d’Achille de l’Europe? 
 
 
Je viens de visionner l’émission telle qu’elle a été diffusée et j’en crois pas à mes yeux: le passage où je disais que l’aide accordée à la Grèce a été en réalité une aide aux créanciers du pays, et que les plans de sauvetage successives ont été conçus pour protéger les créanciers d’un défaut éventuel de la Grèce, tout en plongeant le pays à une récession de l’ordre de 20% et en le menant tout droit à la faillite, a tout simplement disparu! Si vous regardez attentivement vous constaterez les traces de coupure par des enchaînements assez abrupts et la non fluidité de la parole après la première intervention de Benjamin Coriat. 
 
De même est passé à la trappe, un passage vers la fin où j’avais évoqué une confrontation qui ne ‘est pas de nature nationale entre Grecs et Allemands, mais bel et bien entre deux camps transnationaux, c’est-à-dire entre ceux qui, en marchant littéralement sur des cadavres, défendent les intérêts du secteur financier d’une part, et, d’autre part, ceux qui défendent les droits démocratiques et sociaux et en fin de compte le droit à une vie digne de ce nom. Je prends à témoin Benjamin Coriat qui participait à l’émission et qui pourrait certifier que j’ai bien tenu ces propos dont la trace disparaît sous les ciseaux du censeur. 
 
Car, cela relève tout simplement de la CENSURE. Une question s’impose : Qui donc contrôle Arte et qui filtre les infos ainsi? 
 
Je l’avoue, je n’en reviens pas. L’émission a été enregistrée ‘dans les conditions du direct’ deux heures et demi avant sa diffusion et que je sache cette formule veut dire qu’on ne coupe pas, à la limite on refait une prise si on a un souci, ce qui a été le cas pour les présentations. Et même si la pratique établie est de couper un peu les longueurs, comment se fait-il que les deux coupes principales portent, comme par hasard, sur des propos concernant les vrais bénéficiaires de l’aide à la Grèce, c’est à dire les banques, ainsi que sur le caractère fallacieux de la supposée confrontation greco-allemande? 
 
Comme vous pouvez d’ailleurs sans doute le constater vous-même, mon temps de parole correspond à un tiers -peut-être même moins- de celui de Monsieur Prévelakis. Celui-ci , avec sa proposition d’un médiateur, sous la tutelle duquel devrait se mettre la Grèce, proposait rien de moins que de suspendre les procédures démocratiques en Grèce et de placer Sarkozy (!) à la position d’un tuteur du peuple grec qui ne saurait être représenté par ses élus, surtout si ceux-là appartiennent par malheur au Syriza. J’ai bondi mais on ne m’a pas laissé le temps de réagir en coupant là l’émission. 
 
Conclure l’émission sur ce propos est absolument scandaleux. Cela n’honore pas, loin de là, Arte qui se revendique d’une sensibilité démocratique. D’ailleurs, si vous regardez un peu attentivement le déroulement juste avant la fin, vous verrez que la dernière question s’adresse à moi, Mme Quin se tourne bien vers moi et non pas vers M. Prévélakis. Et ma réponse concernant les deux Europe qui s’affrontent et qui précédait la conclusion de Georges Prévélakis, est passée complètement à la trappe. 
 
Bref, les coupures, la répartition inégale du temps de parole, la conclusion sur un appel à suspendre la démocratie en Grèce, tout cela, si n’est pas de la manipulation de l’information, c’est quoi au juste? 
 
Voilà bien de questions sur le traitement de l’information par une chaîne européenne qui se veut indépendante. 
 
Merci de diffuser ce message le plus largement possible et de l’afficher sur les réseaux, si vous voulez bien. 

04/06/2012

Deux fois plus de risques d’être obèses pour les enfants nés par césarienne

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Deux fois plus de risques d’être obèses pour les enfants nés par césarienne
Une étude menée par Susanna Huh, de l’hôpital pédiatrique de Boston, et publiée le 23 mai sur le site Internet de la revue Archives of Disease in Childhood, révèle que « le taux d’obésité à l’âge de 3 ans est deux fois plus élevé chez les enfants nés par césarienne (15,7%) que chez ceux nés par voie basse (7,5%) », indique Le Monde. L’équipe de Susanna Huh, qui a suivi entre 1999 et 2002 une cohorte de milliers de femmes enceintes, estime que l’explication de cette obésité infantile serait à « chercher du côté du microbiote intestinal puisqu’une naissance par césarienne influe sur sa composition », explique le quotidien. Pour le Pr Arnaud Basdavant, nutritionniste à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris), « c’est une étude pionnière, menée par une équipe reconnue, qui s’inscrit dans la quête actuelle de déterminants précoces de l’obésité. Elle ouvre une piste intéressante, mais doit être reproduite par d’autres ». Le Dr Marie-Aline Charles, épidémiologiste (Inserm), coordinatrice de « plusieurs cohortes d’enfants, dont celle de l’ELFE », souligne : « J’ai en tête depuis quelque temps de réaliser une analyse comparable sur une cohorte française (…) ».

(Le Monde, 02/06)

02/06/2012

Cocktail de produits chimiques : l’UE s’inquiète mais n’agit pas

lu sur :
http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=5190

Dans un communiqué publié le 31 mai dernier, la Commission européenne soulève la problématique question de l’exposition de la population aux mélanges de produits chimiques. Elle propose une plate-forme recueillant les données actuelles de surveillance chimique ainsi qu’un programme de directives techniques assurant la cohérence entre les législations existantes. Un rapport sur la question est également prévu d’ici juin 2015. Mais, bien qu’elle ait le mérite de s’attaquer à l’épineux problème de « l’effet cocktail », cette communication a déçu les associations, dont Réseau Environnement Santé (RES). 

Dénonçant la lenteur des mesures engagées sur une question sanitaire urgente, celles-ci déplorent l’absence de réforme des procédures d’évaluation des risques en faveur de la prise en compte de ces combinaisons chimiques. A l’heure actuelle, les risques associés à certains produits chimiques (pesticides, biocides…) sont évalués par des textes de loi distincts. Or, pour François Veillerette, porte-parole de Générations Futures, le maintien du statu quo n’est pas envisageable face à « une épidémie de maladies chroniques coûteuses, douloureuses et invalidantes ». 

Cécile Cassier