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30/07/2012

Le retour des arbres au milieu des champs

lu sur :

http://www.boursorama.com/actualites/le-retour-des-arbres-au-milieu-des-champs-77a5f7f8978932347684154ba5663a6b

Le retour des arbres au milieu des champs :

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Le retour des arbres au milieu des champs

Entre les épis de blé prêts à être moissonnés pointent de jeunes noyers. Alignés sur des hectares entiers, ils promettent, dans une trentaine d'années, un bois d'oeuvre de grande valeur. Plus loin, au milieu des champs de tournesols ou de féveroles, se dressent des chênes, des merisiers, des cormiers et autres frênes... La Bergerie de Villarceaux, ferme biologique du Vexin, dans la commune de Chaussy (Val-d'Oise), illustre le retour en vogue de l'agroforesterie, ce mode d'exploitation des terres dans lequel les arbres poussent parmi les cultures.

Olivier Ranke et son équipe sont des précurseurs. Voilà dix ans qu'ils ont commencé à replanter des haies, dans un département où la tradition est plutôt aux cultures intensives, sans un arbuste à l'horizon. En 2011, ils ont sauté le pas, en se lançant dans l'un des projets d'agroforesterie les plus ambitieux du nord de la France : sur 23 hectares de cultures grandissent aussi plus de 600 arbres de différentes essences.

"Ce mode d'exploitation qui allie cultures et arbres alignés dans un même champ est une pratique ancestrale, remise au goût du jour par la recherche agronomique. Au XIXe siècle, dans le bocage du Perche, par exemple, il était courant de voir les pommiers pousser dans les prairies", rappelle Fabien Liagre, le président du bureau d'études Agroof.

"LES ARBRES SONT UN TRÈS BON MOYEN DE RÉGÉNÉRER LA TERRE "

Ce spécialiste des arbres champêtres conseille les agro-sylviculteurs de la Bergerie de Villarceaux. "De plus en plus de cultivateurs se rendent compte de l'appauvrissement de leur sol, qui entraîne une baisse de leur production. Or les arbres sont un très bon moyen de régénérer la terre tout en produisant du bois qui assure un complément de revenu", explique-t-il.

Alors que cette pratique avait quasiment disparu, ce sont désormais 3 000 hectares qui, chaque année en France, ...

Retrouvez cet article sur LeMonde.fr

Pas de viande de bœuf le lundi ...

lu sur :

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2012/07/30/au-ministere-americain-de-l-agriculture-la-quadrature-du-steak_1740068_3222.html

Au ministère américain de l'agriculture, la quadrature du steak

 

Le Monde.fr | 30.07.2012 à 15h22 • Mis à jour le 30.07.2012 à 16h11

Par Delphine Roucaute

La polémique est née dans les colonnes du journal interne du ministère de l'agriculture américain (USDA, United States Department of Agriculture), a grossi sur Twitter, avant de faire l'objet d'une apostrophe au Sénat le 27 juillet. Dans la rubrique concernant les nouveautés de la cantine, le journal interne de l'USDA a eu le malheur de mentionner une initiative largement répandue aux Etats-Unis depuis neuf ans : "Meatless Monday" ("Lundi sans viande"), une campagne publique incitant les Américains à ne pas consommer de viande le lundi. Il n'en fallait pas tant aux producteurs de viande pour dénoncer une initiative contraire aux intérêts de l'industrie que le ministère est censé soutenir.

Le nœud de la discorde : trois paragraphes coincés entre une photo des pommes de la cantine et celle des nouveaux néons de la boutique du barbier. Là, une main anonyme conseille aux employés du ministère de participer à l'initiative duMeatless Monday, afin de "réduire votre impact environnemental". S'ensuit un petit argumentaire écologique sur les bienfaits du régime végétarien. D'autant plus qu'un jour par semaine représente "un petit changement qui peut avoir de grandes conséquences"peut-on lire dans cette note interne.

LE MINISTÈRE CONTRE LE LOBBY DES PRODUCTEURS

C'était sans compter sur la vigilance du lobby de la viande américain. Dans un communiqué publié le 25 juillet, le président de l'association nationale des éleveurs de bœufs, J. D. Alexander, dénonce ce soutien explicite au Meatless Monday,qu'il considère comme "une campagne extrémiste défendant les droits des animaux dans le but de mettre fin à la consommation de viande". Ce "communiqué" de l'USDA "indique combien le ministère ne comprend pas les efforts faits dans l'Amérique rurale afin de produire de la nourriture et des fibres pour une population mondiale de plus en plus nombreuse"indique le communiqué. Et il devrait "être condamné par quiconque croit que l'agriculture est fondamentale pour nourrir les êtres vivant sur cette planète", ajoute-t-il.

Sur Twitter, le mot est repris par Chuck Grassley, sénateur de l'Iowa, qui écrit :"Je mangerai plus de viande lundi pour compenser cette stupide recommandation de l'USDA concernant un lundi sans viande."

Jerry Moran, sénateur du Kansas, le troisième plus gros Etat producteur de bœuf du pays, n'a pas hésité à se plaindre au Sénat. "Nous sommes un pays producteur de viande, et ce produit nous permet d'équilibrer notre balance commerciale", a-t-il déclaré dans son discours de trois minutes. "Et maintenant, notre propre ministère de l'agriculture encourage les gens à ne pas consommer de viande." Dans un communiqué, il estime également que cette note du ministère"diabolise" l'industrie de la viande et ses consommateurs. "Je n'aurais jamais pensé que l'USDA puisse ainsi s'opposer aux agriculteurs", a encore déclaré le sénateur.

L'après-midi même suivant ces déclarations, la note a été supprimée, et l'USDA tentait de mettre un point final à la polémique, publiant sur Twitter : "L'USDA ne soutient pas le Meatless Monday. Le communiqué trouvé sur le site de l'USDA a été posté sans autorisation. Il a été retiré."

Pour Peggy Nue, présidente de Monday Campaigns, une des organisations soutenant Meatless Monday, cette polémique est révélatrice de la situation ambiguë du ministère, pris entre deux feux. "D'un côté, il représente l'industrie de la viande, et de l'autre il donne des conseils diététiques pour améliorer la santé des Américains." En effet, dans Les Conseils diététiques pour les Américainspublié en 2010 (PDF), au chapitre intitulé "Aliments à réduire", le mot "bœuf" est cité quatorze fois, et le mot "viande" à neuf reprises, comme le note ABC News.

PLUS GRANDS CONSOMMATEURS DE VIANDE AU MONDE

A l'origine, le Meatless Monday a été créé pendant la Grande Guerre, incitant les Américains à consommer moins de viande et de blé afin d'en envoyer plus aux soldats. La mesure a eu tellement de succès qu'elle a été reprise lors de la seconde guerre mondiale et même au-delà, pour aider à la reconstruction de l'Europe. En 2003, un ancien publicitaire devenu avocat spécialisé dans la santé a exhumé ce slogan pour en faire une campagne publique très populaire aux Etats-Unis.

Consommation de viande aux Etats-Unis par personne : le b?uf, le porc, le poulet et la dinde (en livre/année).

Quels que soient les conseils de l'USDA, il est établi que, d'année en année, les Américains mangent moins de viande depuis 1976. Depuis 2007, on enregistre une chute de 12,2 % de la consommation de la viande de bœuf aux Etats-Unis,selon une étude groupe CME (PDF). Toutefois, les éleveurs de bœufs peuvent serassurer : les Américains restent malgré tout les plus grands consommateurs de viande au monde, avec une moyenne de 122,79 kg de viande par an et par personne.

Delphine Roucaute

24/07/2012

Ubuesque !

En France les sociétés d'autoroutes (privatisées comme chacun sait) sont plus fortes que les douanes (service de l'État) !

Le Canard Enchaîné en avait parlé en son temps.

lu sur :

http://www.liberation.fr/societe/2012/07/23/deux-douaniers-devant-la-justice-pour-entrave-a-la-circulation_835008

Deux douaniers devant la justice pour «entrave à la circulation»

Les deux agents avaient été chassés d'un péage autoroutier par des gendarmes, qui leurs reprochaient de perturber le trafic routier.

Deux agents des douanes sont convoqués mardi devant le parquet d’Aix-en-Provence pour «une entrave à la circulation» en mai au péage de Lançon-de-Provence (Bouches-du-Rhône), d’où ils avaient été délogés par les gendarmes, a-t-on appris lundi de source syndicale.

Le mercredi 16 mai, à la veille du jeudi de l’Ascension, les agents des brigades des douanes d’Aix et d’Arles avaient initié un contrôle douanier au niveau de cet important péage autoroutier.

«Après quelques minutes de contrôle, les douaniers avaient été "chassés" du péage par les gendarmes suite à une plainte de la société d’autoroute ASF», a déploré le syndicat Unsa-Douanes dans un communiqué.

«Scandalisé par cette affaire», son secrétaire général Vincent Thomazo viendra soutenir ses collègues mardi à Aix. Interrogé par l’AFP, le parquet n’a fait aucun commentaire.

De source proche du dossier, on explique que l’intervention des gendarmes avait été rendue nécessaire par un important bouchon engendré au péage par l’opération des douaniers, et les risques d’accidents qu’il occasionnait. L’absence d’information sur l’opération n’avait pas permis la mise en place d’un dispositif de sécurisation au préalable.

«On essaie de nous faire croire qu’il faudrait prévenir les sociétés autoroutières de nos contrôles, mais cela ne s’est jamais fait et ça ne se fera jamais, sinon il n’y aura plus d’effet de surprise», rétorque Vincent Thomazo.

La convocation des douaniers au parquet devrait prendre la forme d’un simple «rappel à la loi», destiné à faire en sorte que pareil incident ne se reproduise plus à l’avenir, a-t-on expliqué de mêmes sources.

(AFP)

L’épandage aérien » de pesticides, scandale sanitaire majeur

lu sur : http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Aujourd’hui en France souligne que « l’épandage aérien » de pesticides, en principe interdit, « fait l’objet de multiples dérogations estivales ».

Le vice-président écologiste du conseil régional de Midi-Pyrénées, Gérard Onesta, dénonce un « scandale sanitaire majeur ».

Il ajoute : « Quand on épand, tout le monde en prend : les promeneurs, les enfants qui jouent dans le jardin, les animaux, les cours d’eau, les élevages ».

Selon un collectif d’ONG, qui souhaite « une réelle interdiction des épandages », « les produits susceptibles d’être utilisés comportent des matières actives cancérigènes, des perturbateurs endocriniens, ou des substances entraînant un risque d’effets néfastes pour le développement prénatal de l’enfant ».

(Aujourd’hui en France, 24/07)

http://www.leparisien.fr/espace-premium/air-du-temps/l-epandage-aerien-fait-polemique-24-07-2012-2100179.php

Extrait :

L’épandage aérien fait polémique

En principe interdite, la pulvérisation par hélicoptère de pesticides fait l’objet de multiples dérogations estivales. Une pétition d’opposants a réuni 10000 signatures dans le Lot.    ...

22/07/2012

Huiles et gaz de schiste : les ambigüités de Delphine Batho

lu sur : 

http://www.stopgazviganais.org/index.php?option=com_content&view=article&id=187:les-ambiguites-de-delphine-batho&catid=126:ao-citoyens&Itemid=524

   Les ambigüités de Delphine Batho

Plusieurs organes de presse, ainsi que des opposants au gaz de schiste, semblent se réjouir, du moins se dire rassurés par les propose que la Ministre de l'écologie Delphine Batho a tenu le 20 juillet sur RMC et BFMTV. Elle y affirme en effet son opposition à l'exploitation du gaz de schiste :"Le gouvernement maintient clairement et nettement sa position sur l'interdiction de l'exploitation des gaz de schiste", en contradiction avec des déclarations récentes d'Arnaud Montebourg, pour qui la question devait à nouveau être posée.

Mais il faut l'écouter de plus près, et lire entre les lignes.

Elle n'évoque que le gaz de shiste, sans parler de l'huile de schiste, qui constituerait un Eldorado dans le sous-sol du Bassin parisien, et pour lequel des forages d'exploration ont commencé et vont continuer tout à fait officiellement. Gaz ou huile, les techniques sont les mêmes, tout aussi sales et dangereuses. C'est peut-être un oubli de sa part...

Elle utilise (RMC) le terme de "fracture hydraulique" au lieu de fracturation. Ce n'est pas très grave, on comprend quand même, ça peut détendre l'atmosphère d'une réunion, mais ça fait un peu amateur pour un Ministre, qui a du lire ses dossiers trop rapidement.

Elle n'évoque que l'interdiction de l'exploitation, en oubliant l'exploration. Oubli involontaire ? Le journaliste insiste, lui demande de répondre à la question sur l'exploration, mais elle s'en sort par une pirouette ("j'ai déjà répondu" !). On se demande pourquoi les foreurs iraient explorer à 2500m. sous terre, si ce n'est pour exploiter ensuite. Si la Ministre veut interdire d'exploiter, autant prévenir et arrêter les recherches d'exploration. C'est peut-être un oubli de sa part...

Elle ne dit pas un mot des 60 permis de recherche déjà accordée ni de ceux qui sont en instruction. Pourtant, le PS, et ses candidats aux législatives, avaient promis de les abroger. Un projet de loi PS-EELV, cosigné notamment par J.M. Ayrault, déposé en juillet 2011 allait aussi dans ce sens. Les ministres d'aujourd'hui oublient ce qu'ils disaient hier comme députés. On aurait pu attendre, au minimum, un moratoire jusqu'à la fin des débats nationaux sur le code minier et sur la politique énergétique. C'est peut-être un oubli de sa part...

A propos de cette "transition énergétique", justement, qu'elle qualifie de "mutation de civilisation", (!) qu'en dit-elle exactement ? Rien, ou si peu : il faudra faire des économies d'énergie, notamment en isolant les logements. Ce n'est pas nouveau, tout le monde le sait et le dit depuis des dizaines d'années (déjà, dans le "programme commun de la gauche" après le premier choc pétrolier de 1974... et ce fut un élément du plan de développement du chauffage électrique et du parc nucléaire en France). Mais on ne saurait s'en contenter. Lorsque le journaliste insiste, elle renvoie plusieurs fois au travail du député François Brottes, qui nous prépare un rapport sur le sujet pour l'automne. Espérons qu'il connaît mieux ce dossier que la Ministre.

Le risque est cependant qu'on propose à la fameuse conférence environnementale (12 et 13 septembre) un document déjà bien ficelé, résumant des positions plus ou moins consensuelles PS-UMP sur l'énergie. Il pourrait se référer par exemple au rapport Percebois-Mandil de la Commission Energie 2050 ( février 2012), à celui du Sénat (juillet 2012), qui préconisent de continuer à peu près sur la lancée actuelle, avec un peu plus d'énergies renouvelables. Le précédent gouvernement avait l'habitude de décider avant de discuter. Espérons qu'il n'en ira plus de même..

Interrogée sur les augmentations du prix du gaz et du prix de l'électricité, qui font régulièrement polémique, la Ministre affirme qu'il n'y aura pas de hausse importante. Et pourtant, il suffit de lire le rapport du Sénat publié le 7 juillet 2012 : il annonce (ou préconise) une augmentation des tarifs de 33% à 50% d'ici 2020. Ce rapport est cosigné par des députés PS. Le rapport de la Cour des comptes, présidée par un socialiste, sur la filière électro-nucléaire (janvier 2012) allait dans le même sens. La Ministre les a-t-elle lus ?

On peut d'ailleurs se demander en quoi le blocage des prix de l'électricité, du gaz, voire de l'essence, sont des mesures qui vont inciter les français à plus de "sobriété énergétique". On a du mal à suivre.

Mauvaise foi, mauvais esprit de notre part ? En tout cas peu rassurés.

D'autant que le lobby pétrolier continue depuis plusieurs mois une offensive médiatique tous azimuts, et truste les fonctions de conseil et de décision, au coeur même du Ministère.

Dernier exemple : le 19 juillet 2012, un rapport de la Direction générale de l'énergie et du climat (DGEC) nous alarme, par la voix de P.F. Chevet, en expliquant que les français sont en précarité énergétique ( sous-entendu : ce serait utile d'exploiter gaz et pétrole de shiste en France !). La ministre de l'écologie a déjà changé une fois, quand Nicole Bricq prétendait retarder les forages en Guyane.

Mais pas le Directeur de la DGEC. Il était déjà en place en 2007. Il a été confirmé en juin 2012. Pour ceux que ça intéresse, voici quelques éléments de sa vie professionnelle (cf Wikipedia).

 

Pierre-Franck Chevet,(...) est depuis février 2007 directeur général de l'énergie et du climat (ex-DGEMP) au sein du Ministère de l'Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement. Il est également administrateur de l’ADEME, de GDF Suez, de la Poste, de l'Institut français du pétrole et représentant de l’Etat au Conseil de surveillance d'Areva. Il est également Commissaire du gouvernement auprès de Areva NC, de l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs et de la Commission de régulation de l'énergie (CRE)2 et membre du Comité interministériel des Parcs nationaux de France.

Pierre-Franck Chevet est diplômé de l'école Polytechnique, de l'École nationale de la statistique et de l'administration économique et du Corps des Mines3.

Pierre-Franck Chevet a occupé différents postes au Ministère de l’Industrie de 1986 (année de la catastrophe de Tchernobyl) à 1995, dont celui adjoint d’André-Claude Lacoste, en charge de l'Autorité de contrôle de la sûreté nucléaire de l’ensemble des réacteurs nucléaires français (y compris Superphénix).

De 1995 à 1999, Pierre-Franck Chevet a été délégué régional de l’ANVAR et directeur de la Direction Régionale de l’Industrie, de la Recherche et de l’Environnement (DRIRE) Alsace. De 1999 à 2005, il est Directeur de la DRIRE du Nord-Pas-de-Calais et Directeur de l’École des mines de Douai.

De 2005 à 2007, il est conseiller pour l’industrie, la recherche, l’environnement et l’énergie au cabinet du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin puis Dominique de Villepin.

Nous avions déjà Pierre Cunéo, issu de l'institut ASPEN, organe de réflexion et de conseil proche des milieux patronaux, comme directeur de cabinet de Delphine Batho.

Notre avenir énergétique est entre de bonnes mains, dormez tranquilles !

DidierS.

Incidents non déclarés dans des centrales nucléaires françaises

lu sur : http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=5281

20-07-2012 - Nouveaux risques d’incidents sur des centrales nucléaires 

Cécile Cassier

Une source anonyme a récemment envoyé au réseau Sortir du nucléaire des documents internes d’EDF portant sur des incidents survenus dans des centrales nucléaires françaises.  Signalés respectivement le 3 mars 1990 sur le réacteur 4 du Blayais (Gironde) et le 11 février 2006 sur le réacteur 4 de Cruas-Meysse (Ardèche), ces dysfonctionnements ont consisté en une rupture des tubes des générateurs de vapeur (1), « pièces cruciales pour le fonctionnement et la sûreté des réacteurs ». 

Selon le réseau Sortir du nucléaire, EDF est conscient de l’usure des tubes des générateurs de vapeur, ayant eu connaissance de l’apparition de fissures. Une opération de bouchage des tubes les plus endommagés est en cours sur plusieurs réacteurs, le remplacement des pièces étant extrêmement coûteux. Ce dernier est si prohibitif que certains tubes présentant d’importantes fissurations sont laissés en place, exposant à un risque de fuite d’eau radioactive. En outre, EDF s’est fourni chez le même fournisseur (Mitsubishi Heavy Industry) que la centrale nucléaire de San Onofre, en Californie. Or, celle-ci est à l’arrêt depuis janvier dernier en raison d’importantes fuites d’eau radioactives. A l’origine de ces incidents, plus de 3400 tubes de générateurs de vapeur d’un des réacteurs endommagés. 

1- Les tubes de générateurs de vapeur véhiculent l’eau du circuit primaire, laquelle chauffe l’eau du circuit secondaire pour en faire de la vapeur qui fait tourner les turbines. Comme le note le réseau Sortir du nucléaire, l’eau du circuit primaire étant sous-pression, la rupture des tubes expose à des fuites importantes, pouvant endommager le réacteur, voire conduire au dénoyage des éléments de combustibles.

 

20/07/2012

Le comportement de l'enfant corrélé à l'investissement paternel

... un problème pour les sociétés où les familles monoparentales sont en progression ...

lu sur :

http://www.lemonde.fr/vous/article/2012/07/20/le-comportement-de-l-enfant-correle-a-l-investissement-paternel_1736208_3238.html

Le comportement de l'enfant corrélé à l'investissement paternel

Le Monde.fr | 20.07.2012 à 11h08

Par Sylvie Kerviel (avec AFP)

Selon cette étude, publiée le 19 juillet, des interactions positives père-bébé dès l'âge de 3 mois permettent de réduire les problèmes de comportement du nourrisson à l'âge d'un an, et par la suite. Cette étude a également montré que l'impact du père était plus important chez les bébés garçons que chez les filles."Nous avons découvert que les enfants avec qui les pères avaient davantage de contacts avaient de meilleurs résultats, avec par la suite moins de problèmes de comportement. A l'inverse, les troubles étaient plus nombreux lorsque les pères étaient plus distants, perdus dans leurs pensées ou avaient moins de contacts", explique le Dr Paul Ramchandani, qui a dirigé l'étude.

Les chercheurs ont suivi 192 familles, recrutées dans deux maternités britanniques, qui ont été rencontrées à deux reprises– l'une lorsque le bébé avait 3 mois et la seconde au moment où l'enfant atteignait l'âge d'un an.

UNE MEILLEURE SOCIALISATION DE L'ENFANT

Le Dr Ramchandani précise que d'autres facteurs peuvent cependant intervenirpour expliquer un comportement perturbé. Le désengagement du père pourrait ainsi être le résultat d'une mauvaise relation de couple avec la mère ou refléter un manque général de supervision ou de soins, auquel l'enfant réagirait par un comportement agité.

D'autres études ont déjà montré l'influence sur le développement du bébé d'un investissement paternel. On a ainsi observé que les enfants dont le père était très présent avaient un meilleur quotient de coordination vision-préhension, utilisaient mieux leurs jambes et leurs bras pour résoudre des problèmes concrets.

Le psychologue Jean Le Camus, auteur de Comment être père aujourd'hui(éditions Odile Jacob), note ainsi que les pères encouragent plus et gratifient moins que les mères, en ayant moins tendance à intervenir pour résoudre les difficultés à la place de l'enfant. La présence du père durant les deux premières années semble sociabiliser davantage l'enfant. Il sera plus confiant et plus entreprenant en présence d'une personne étrangère.

Pour le pédiatre Philippe Grandsenne, auteur de Bébé dis-moi qui tu es (éditions Marabout), le père, du fait de sa position extérieure au couple mère-bébé, fait la transition entre famille et société.

Sylvie Kerviel (avec AFP)

 

Source : "Do early father–infant interactions predict the onset of externalising behaviours in young children ? Findings from a longitudinal cohort study"Journal of Psychology and Psychiatry, le 19 juillet 2012

http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.1469-7610.2012.02583.x/full

Une marée humaine défile à Madrid pour dire "no" à la rigueur

lu sur :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/07/20/une-maree-humaine-defile-a-madrid-pour-dire-no-a-la-rigueur_1736133_3234.html

Une marée humaine défile à Madrid pour dire "no" à la rigueur

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 20.07.2012 à 06h49 • Mis à jour le 20.07.2012 à 08h57

Dans une forêt de drapeaux multicolores, une énorme marée humaine a envahi jeudi soir le centre de Madrid, pour crier "non" au nouveau plan de rigueur du gouvernement espagnol, à la hausse de la TVA, aux coupes budgétaires qui frappent les fonctionnaires et les chômeurs.

Des incidents ont éclaté après la fin de la manifestation, lorsque la police anti-émeutes a dispersé de petits groupes de jeunes à coups de matraque et en tirant des balles de caoutchouc. Six personnes ont été légèrement blessées et sept interpellées, selon la police"Mains en l'air, c'est un hold-up", hurlait la foule qui s'était rassemblée quelques heures plus tôt, défilant lentement sur les grandes avenues, reprenant le slogan devenu le cri de ralliement des manifestations qui se multiplient depuis l'annonce, le 11 juillet, de ce plan destiné à économiser 65 milliards d'euros. "Si tu veux gagner, lutte sans relâche""Rajoy nous vole""Je veux un Noël", proclamaient de petites pancartes. D'autre portaient ce seul mot "NO" illustré d'une paire de ciseaux, symbole de ces coupes budgétaires qui ont déclenché la colère de tout le pays.

A Madrid, les manifestants étaient plusieurs centaines de milliers, selon des journalistes sur place. Les syndicats avaient appelé à manifester dans 80 villes, sous le mot d'ordre "Ils veulent ruiner le pays. Il faut l'empêcher." Car le malaise des Espagnols, déjà soumis à de lourds sacrifices dans un pays en récession, étranglés par un chômage de près de 25 %, est monté d'un cran face à ce nouveau tour de vis.

"Nous ne pouvons rien faire d'autre que de descendre dans la rue. J'ai perdu entre 10 % et 15 % de mon salaire depuis quatre ans. Et les nouvelles mesures ne serviront pas à résoudre la crise", s'indigne une fonctionnaire de 51 ans à la Cour des comptes, venue manifester avec son mari, employé dans le privé.

Le gouvernement cherche ainsi à redresser les comptes publics : le budget 2012, d'une rigueur historique avec 27,3 milliards d'euros d'économies, n'a pas suffi et l'Espagne s'est vu imposer par Bruxelles des conditions draconiennes, en échange d'une aide à ses banques et d'un délai, jusqu'en 2014, pour ramener son déficit public à moins de 3 %. Pour renflouer les caisses, c'est cette fois le pays tout entier qui va payer : renonçant à ses promesses, le chef du gouvernement de droite, Mariano Rajoy, a décidé une hausse de la TVA, qui devrait rapporter 22 milliards d'euros d'ici à 2014.

Les fonctionnaires, qui ont déjà vu leur salaire réduit de 5 % en 2010, puis gelé, perdent en 2012 leur prime de Noël, l'équivalent de 7 % du salaire. Et les nouveaux chômeurs verront leurs indemnités réduites au bout de six mois. 

On ne badine pas avec Poutine ...

lu sur :

http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/07/20/un-tribunal-russe-prolonge-la-detention-des-pussy-riot-jusqu-en-2013_1736491_3214.html

Un tribunal russe prolonge la détention des Pussy Riot jusqu'en 2013

 

Le Monde.fr avec AFP | 20.07.2012 à 15h30 • Mis à jour le 20.07.2012 à 15h33

Un tribunal de Moscou a ordonné vendredi le maintien en détention jusqu'en janvier 2013 des trois membres du groupe Pussy Riot. Elles avaient été arrêtées il y a quatre mois pour une "prière punk" anti-Poutine dans la cathédrale de la capitale russe. 

Nadejda Tolokonnikova, 22 ans, Ekaterina Samoutsevitch, 29 ans, et Maria Alekhina, 24 ans, qui encourent sept ans de prison pour "hooliganisme", resteront donc encore emprisonnées six mois. Plus précisément, les jeunes femmes resteront en détention jusqu'au 12 janvier 2013, a détaillé la porte-parole du tribunal, ajoutant que la prochaine audience avait été fixée au 23 juillet.

Lire le portrait "Pussy Riot", les féministes punk qui défient Vladimir Poutine

Les trois jeunes femmes sont poursuivies pour avoir improvisé le 21 février, encagoulées, avec guitares et sonorisation, une "prière punk" intitulée "Marie mère de Dieu chasse Poutine !" à l'intérieur de la cathédrale du Christ-Sauveur, dans la capitale russe. Cette prière anti-Poutine a suscité de nombreuses réactions de désapprobation, dans un pays qui a connu depuis la chute du régime soviétique en 1991 un renouveau religieux.

Mais de nombreuses personnalités russes revendiquant elles aussi leur appartenance à la communauté orthodoxe ont pris la défense des trois prévenues, jugeant disproportionnées les poursuites et leur maintien en détention.

Histoire de dessous

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/on-a-retrouve-l-ancetre-du-soutien-gorge-20-07-2012-1487586_23.php

On a retrouvé l'ancêtre du soutien-gorge !

Le Point.fr - Publié le 20/07/2012 à 13:49 - Modifié le 20/07/2012 à 14:19

Le Point.fr - Publié le 20/07/2012 à 13:49 - Modifié le 20/07/2012 à 14:19 

Des chercheurs viennent de mettre au jour de la lingerie vieille de 600 ans. Cette découverte bouleverse les connaissances historiques. 

Voilà une trouvaille qui chamboule le monde de la lingerie : le soutien-gorge n'est pas une invention moderne. Des archéologues de l'université d'Innsbruck en Autriche ont annoncé qu'ils avaient retrouvé dans le château de Lengberg quatre soutiens-gorge datant du Moyen Âge.

Les historiens de la mode s'accordaient généralement pour affirmer que l'apparition de ce sous-vêtement remontait à l'abandon du corset, il y a plus de 100 ans. Si le prototype a été breveté en 1859 à New York, l'appellation "soutien-gorge" apparaît en 1904 dans le dictionnaire Larousse et en 1912, sous le nom de "brassière", dans l'Oxford. Le diminutif "bra" ne commencera à être utilisé dans les pays anglophones qu'au cours des années 1930.

Mais il est donc désormais certain que le soutien-gorge a précédé le corset dans l'histoire de la lingerie féminine. Un des spécimens a en particulier retenu l'attention des spécialistes : il "ressemble exactement à un soutien-gorge moderne", explique Hilary Davidson, conservatrice de la mode du London Museum, au Daily Mail. "C'est une découverte étonnante", précise-t-elle.

Bouleversement historique

Les sous-vêtements ont été retrouvés parmi plus de 2 700 fragments textiles dans une voûte sous le plancher d'une chambre au deuxième étage du château, un lieu suffisamment sec pour éviter leur dégradation. Quatre de ces pièces en lin ressemblent à des soutiens-gorge modernes, avec des bonnets séparés, et l'un d'eux en particulier ressemble beaucoup à ce qui se fait aujourd'hui, avec deux larges bretelles pour les épaules et peut-être une ceinture dans le dos, non conservée, mais dont les bords partiellement déchirés sont visibles.

Autre ressemblance avec l'époque moderne, la lingerie n'était pas uniquement à vocation fonctionnelle. Elle était très finement décorée de dentelle et autres ornementations, dont la vocation était manifestement de plaire. Un autre sous-vêtement de lin trouvé ressemble fortement à un caleçon pour homme, car les femmes au Moyen Âge ne portaient que des jupons ouverts sous leur robe. "Les culottes étaient considérées comme une marque de la dominance et de la puissance masculines", explique Beatrix Nutz de l'université d'Innsbruck. Des dessins médiévaux montrent souvent un homme et une femme s'en disputer la possession dans un combat symbolique pour savoir qui, littéralement, allait porter la culotte...

La découverte ne date pas, en réalité, de cette année. L'équipe de Beatrix Nutz a, en fait, mis au jour ces sous-vêtements en 2008, mais il a fallu un certain temps pour que les recherches et la datation au carbone 14 apportent des réponses. Si Beatrix Nutz a donné une conférence l'année dernière, le retentissement n'a pas dépassé le milieu universitaire, jusqu'à l'article du BBC History Magazine paru ce mois-ci. On connaissait déjà, par la peinture, les façons de s'habiller de l'époque. Mais on ne savait rien sur les dessous. Cette trouvaille vient combler un manque. 

16/07/2012

Marchands d'eau, Lyonnaise des eaux, lobbying

lu sur :

http://www.liberation.fr/economie/2012/07/13/la-com-croupie-de-la-lyonnaise-des-eaux_833293

La com croupie de la Lyonnaise des eaux

Récit La filiale de Suez a engagé un cabinet pour décrédibiliser l’action d’un élu de l’Essonne qui a remunicipalisé la distribution de l’eau.

Par Renaud Lecadre

Certains marchands d’eau semblent prêts à tout pour préserver leur pré carré. C’est toute l’histoire de la Lyonnaise des eaux (filiale de Suez environnement), déclenchant une opération noire contre un élu de l’Essonne, Gabriel Amard. Ce membre du Parti de gauche, président du syndicat intercommunal des Lacs de l’Essonne (regroupant Grigny et Viry-Châtillon), avait eu le toupet d’instaurer une régie publique afin de remunicipaliser la distribution d’eau. Les accablantes révélations de Marianne2.fr, qui, la semaine dernière, dévoilait le dessous des cartes, n’ont pas fini de faire des vagues.

Fin 2011, après un référendum local ratifiant dans l’enthousiasme général (95% de oui) le retour en régie, la Lyonnaise passait contrat avec le cabinet Vae Solis, autoproclamé spécialiste en «communication et gestion de crise». Cahier des charges : «Limiter, réduire et discréditer sur le fond la communication agressive et néfaste» de Gabriel Amard sur la gestion publique de l’eau. Vaste programme.

Cible. L’opération démarre piano : «Publication de quelques articles dans la presse pour dénoncer la démarche de la mairie de Viry.» De la simple communication d’influence auprès des «journalistes concernés par le secteur» - Libération n’a pas eu l’honneur de recevoir leur prose… Puis Vae Solis passe un cran au-dessus en proposant à la Lyonnaise une «nécessaire riposte digitale». Ce sera la création d’un blog intitulé Monvirynature, officiellement créé par un écolo local mais alimenté en coulisse par Vae Solis et la Lyonnaise. Suivie d’une «republication de son contenu sur les réseaux sociaux» - car Monvirynature tweete à mort.

La cible n’est pas seulement Gabriel Amard en tant que tel. Au nom de son agglo, il a certes remunicipalisé la distribution d’eau, mais reste tributaire de la Lyonnaise en matière d’approvisionnement. A terme, d’ici à 2013, il envisage de se raccorder au réseau d’Eau de Paris, la capitale disposant d’une régie totalement autonome. Dès lors, Monvirynature va se mettre à pester contre la qualité de l’eau parisienne. Un de ses posts, titré «Des nitrates à Paris ?», se conclut par : «Le doute existe pour les femmes enceintes et les enfants en bas âge.» Anne Le Strat, adjointe du maire de la capitale et présidente d’Eau de Paris, s’en indigne : «C’est grotesque, on est largement en dessous des normes.» Mais la Lyonnaise, via Vae Solis, pardon, Monvirynature, pinaille au motif que «le taux moyen peut varier selon les quartiers et flirter, dans certains cas, avec la norme».

Dans son étrange cahier des charges, Vae Solis promettait de «mettre en forme et diffuser des notes blanches», terme réservé aux services de renseignements, «afin de ne pas exposer la Lyonnaise des eaux». Leurs destinataires ? «Les principales figures de l’opposition locale.» On songe immanquablement à Yves Jégo, député de droite de Seine-et-Marne, vent debout contre la politique de l’eau de la capitale, qu’il accuse de «pomper chez nous 50 millions de m3 sans contrepartie : Paris ne paie aucune redevance et Delanoë vient d’annoncer une baisse de 8% du prix de l’eau pour les Parisiens. C’est une honte.» Anne Le Strat répond point par point: «C’est vrai qu’on va chercher de l’eau dans les départements alentours, mais tout comme Suez et Veolia», ces grands oubliés de la diatribe.

«Violence». Vae Solis a également facturé à la Lyonnaise une «médiatisation spontanée dans la continuité des interventions d’Yves Jégo». Soit 65 000 euros, plus un éventuel «success fee» de 45 000 euros si son action souterraine parvenait à torpiller les négociations sur le raccordement des Lacs de l’Essonne au réseau parisien. On n’en prend pas le chemin : «En dépit de ce mauvais film, nous continuons à travailler sur un éventuel raccordement», souligne Anne Le Strat.

Le bilan final est désastreux. Le cabinet Vae Solis se flattait d’une «capacité d’influence réelle et démultipliée» en vue de la «gestion de l’image, priorité stratégique» de ses clients. Celle de la Lyonnaise est durablement écornée : sa direction nationale vient de désavouer sa filiale francilienne, signataire de l’étrange contrat Vae Solis, en «condamnant vigoureusement une initiative locale et isolée». Mais Gabriel Amard s’indigne de «pratiques occultes qui témoignent de la violence que les multinationales de l’eau sont capables de mettre en œuvre».

Le site internet de Vae Solis n’affiche qu’une seule actualité récente. Non pas pour se défendre de tout scandale, mais pour se «féliciter» de la nomination de son directeur général et pilote de l’opération, Antoine Boulay, comme chef de cabinet et conseiller personnel du ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll (1). Ils auront l’occasion de discuter nitrates, entre autres.

(1) Déjà membre du QG de Ségolène Royal en 2007, Antoine Boulay a aussi épaulé la campagne 2012 de François Hollande comme conseiller pour l’opinion.

15/07/2012

Abeilles : la faillite de l'évaluation des pesticides

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/07/09/abeilles-la-faillite-de-l-evaluation-des-pesticides_1731092_3244.html

Abeilles : la faillite de l'évaluation des pesticides

LE MONDE | 09.07.2012 à 15h11 • Mis à jour le 09.07.2012 à 18h04

Par Stéphane Foucart

 
Le coupable est-il plutôt l'incompétence ou l'accumulation de conflits d'intérêts ? Impossible de trancher. Mais la question est désormais posée : comment des tests d'évaluation des risques pour l'abeille, notoirement déficients, ont-ils pu être utilisés pendant près de vingt ans pour homologuer les dernières générations d'insecticides ? Après avoir été autorisés depuis le début des années 1990, tous (Gaucho, Régent...) ont été au centre d'intenses polémiques avant d'être retirés, au moins partiellement, du marché... Le dernier en date, le Cruiser, vient d'être interdit par la France sur le colza, une décision attaquée par son fabricant, Syngenta.

Cette défaillance est d'autant plus troublante que certains de ces tests d'évaluation ont été remis à jour en 2010, c'est-à-dire tout récemment. Leur mise en cause ne vient pas d'un rapport de Greenpeace ou des Amis de la Terre, mais d'un avis de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). Jamais, sans doute, celle-ci n'aura endossé un document aussi embarrassant. Paru fin mai, ce texte technique de 275 pages est d'ailleurs passé à peu près totalement inaperçu...

DES "FAIBLESSES MAJEURES"

Pourquoi un tel rapport ? Saisie par la Commission européenne, l'EFSA a mandaté un groupe d'une quinzaine de scientifiques (en partie extérieurs à l'agence) pour expertiser les procédures standard, par lesquelles sont évalués les risques des pesticides sur les abeilles. Conclusion : ces protocoles ont été conçus pour évaluer les effets indésirables des pesticides pulvérisés et sont inadaptés aux insecticides dits "systémiques" – utilisés en enrobage de semences ou en traitement des sols –, qui imprègnent l'ensemble de la plante au cours de son développement.

De manière générale, explique le rapport, "les expositions prolongées et intermittentes ne sont pas évaluées en laboratoire", pas plus que "l'exposition par inhalation et l'exposition des larves". Les calculs d'exposition des insectes sont systématiquement biaisés : ils ne tiennent pas compte de l'eau exsudée par les plantes traitées, avec laquelle les insectes sont en contact. Ils ne considèrent pas non plus les poussières produites par les semences enrobées au cours de la période des semis...

"De même, ajoute le rapport, les effets des doses sublétales ne sont pas pleinement pris en compte par les tests standard conventionnels." Ces faibles doses ne tuent pas directement les abeilles, mais peuvent par exemple altérer leur capacité à retrouver le chemin de leur ruche, comme l'a récemment montré une étude conduite par Mickaël Henry (INRA) et publiée le 30 mars dans la revue Science.

Les tests standard réalisés en champ sont eux aussi critiqués. Colonies trop petites, durée d'exposition trop courte... Des effets délétères, mêmes détectés, s'avèrent souvent non significatifs en raison du trop faible nombre d'abeilles utilisées.

Ce n'est pas tout. Des "faiblesses majeures" sont pointées par les rapporteurs, comme la taille des champs traités aux insecticides testés. Les ruches enrôlées sont en effet placées devant une surface test de 2 500 m2 à un hectare en fonction de la plante. Or, explique le rapport, ces superficies ne représentent que 0,01 % à 0,05 % de la surface visitée par une butineuse autour de sa ruche... Dès lors, l'exposition au produit est potentiellement plusieurs milliers de fois inférieure à la réalité, notamment dans le cas où les abeilles seraient situées dans des zones de monoculture intensive recourant à ce même produit.

En outre, poursuit le rapport, les abeilles devraient être testées pour déterminer si de faibles doses du produit ont déclenché des maladies dues à des virus ou des parasites... De récents travaux, conduits par Cyril Vidau (INRA) et publiés en juin 2011 dans la revue PLoS One, ont en effet montré des synergies entre le fipronil (Régent), le thiaclopride (un néo-nicotinoïde) et la nosémose, une maladie commune de l'abeille...

Ces manquements sont, selon l'expression d'un apidologue français qui a requis l'anonymat, chercheur dans un organisme public, "un secret de polichinelle". De longue date en effet, le renforcement de ces "lignes directrices" et autres protocoles standardisés est demandé par des apiculteurs et les associations de défense de l'environnement. En vain. Et ce, malgré un nombre toujours plus grand d'études publiées dans les revues scientifiques depuis le milieu des années 2000, qui mettent en évidence leurs lacunes.

DE "GÉNÉREUX SPONSORS"

Pourquoi une telle inertie ? Comment, et par qui, sont élaborés ces protocoles de test suspectés de grave myopie ? "En 2006, nous nous sommes posés, un peu tardivement il est vrai, la question de savoir comment étaient homologuées au niveau européen les substances que nous suspectons d'être la cause principale du déclin des abeilles, raconte Janine Kievits, une apicultrice belge, membre de la Coordination apicole européenne. En lisant les annexes de la directive européenne sur les phytosanitaires, nous avons remarqué que les lignes directrices de ces tests étaient notamment édictées par l'Organisation européenne et méditerranéenne pour la protection des plantes [EPPO]." D'autres lignes directrices sont édictées par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et sont complémentaires de celles de l'EPPO.

Celle-ci est une organisation intergouvernementale d'une cinquantaine d'Etats membres, basée à Paris. "La question des abeilles est une toute petite part de notre activité", déclare Ringolds Arnitis, son directeur général. N'ayant pas d'expertise en interne, l'EPPO délègue à une autre structure – l'International Commission on Plant-Bee Relationships (ICPBR) – le soin d'élaborer les éléments de base de ces fameux tests standardisés.

L'ICPBR, quant à elle, est une structure quasi informelle créée en 1950 et domiciliée à l'université de Guelph (Canada). "Lorsque nous avons appris que cette organisation se réunissait pour réformer les fameux tests standardisés, nous nous sommes rendus à la conférence, raconte Mme Kievits. C'était à Bucarest, en octobre 2008."

La petite délégation de trois apiculteurs assiste donc à la réunion. Première surprise, raconte Janine Kievits, "les discussions commencent par une allocution pour remercier les généreux sponsors : BASF, Bayer CropScience, Syngenta et DuPont". Contacté par Le Monde, le groupe de travail de l'ICPBR sur la protection de l'abeille confirme le soutien financier des principaux fabricants de pesticides. Mais ajoute que la source principale de financement était les frais de participation à la conférence. Et que "sans ces financements extérieurs, le montant des frais de participation aurait été plus élevé", empêchant ainsi "une participation maximale de délégués non issus de l'industrie".

"C'ÉTAIT À TOMBER MORT !"

Les trois apiculteurs assistent tout de même au compte rendu des groupes de travail sur la mise à jour des tests standardisés. "Nous étions dans une ambiance très cordiale, avec des gens très avenants qui proposaient des choses radicalement inacceptables, estime Mme Kievits. Pour ne donner qu'un exemple, l'un des calculs de risque présenté revenait à définir un produit comme 'à bas risque' dès lors que l'abeille n'est pas exposée à la "dose létale 50" chronique [qui tue 50 % d'une population exposée sur une longue période]. Donc le produit est 'à bas risque' s'il ne tue que 49 % des abeilles ! Pour nous, c'était simplement incroyable. C'était à tomber mort !"

Sur plusieurs points comparables, les apiculteurs demandent la possibilité d'envoyer des commentaires, dans l'espoir de faire changer les recommandations finales du groupe de travail. "Nous avons adressé nos commentaires dans les quinze jours, mais pas un n'a été retenu", explique Mme Kievits. Ces mêmes critiques ont été adressées, en copie, aux agences ad hoc des Etats membres de l'EPPO. Aucune n'a répondu, à l'exception de l'Agence suédoise des produits chimiques (KEMI). Dans un courrier dont Le Monde a obtenu copie, deux écotoxicologues de l'agence scandinave disent adhérer "pleinement " aux commentaires pourtant acerbes des apiculteurs...

Pourquoi l'ICPBR n'a-t-il pas retenu les demandes des apiculteurs ? "Les recommandations finales du groupe sont basées sur une approche de consensus, avec l'obtention d'un accord en séance plénière", explique-t-on à l'ICPBR. Cette approche consensuelle place de facto les recommandations issues de l'organisation entre les mains de l'industrie. Car l'ICPBR est ouverte à toute participation et les firmes agrochimiques y sont très représentées. En 2008, sur les neuf membres du groupe sur la protection de l'abeille, trois étaient salariés de l'industrie agrochimique, une était ancienne salariée de BASF et une autre future salariée de Dow Agrosciences.

CONFLITS D'INTÉRÊTS

Au cours de sa dernière conférence, fin 2011 à Wageningen (Pays-Bas), sept nouveaux groupes de travail ont été constitués sur la question des effets des pesticides sur les abeilles, tous dominés par des chercheurs en situation de conflits d'intérêts. La participation d'experts employés par des firmes agrochimiques ou les laboratoires privés sous contrat avec elles, y oscille entre 50 % et 75 %. Les autres membres sont des experts d'agences de sécurité sanitaires nationales ou, plus rarement, des scientifiques issus de la recherche publique. Les fabricants de pesticides jouent donc un rôle déterminant dans la conception des tests qui serviront à évaluer les risques de leurs propres produits sur les abeilles et les pollinisateurs.

En 2009, quelques mois après la conférence de Bucarest, les recommandations finales de l'ICPBR sont remises à l'EPPO. Mais avant d'être adoptées comme standards officiels, elles sont soumises à l'examen d'experts mandatés par chaque Etat membre de l'EPPO. Ces experts sont-ils en situation de conflit d'intérêts ? Sont-ils compétents ? Impossible de le savoir"La liste de ces experts n'est pas secrète : elle est accessible aux gouvernements de nos Etats membres qui le souhaitent, mais elle n'est pas rendue publique", précise Ringolds Arnitis. En 2010, les nouvelles lignes directrices sont adoptées par les Etats membres de l'organisation et publiées dans EPPO Bulletin.

Le jugement des experts mandatés par les Etats membres de l'EPPO pose quelques questions. Dans le cas de la Suède, l'expert représentant ce pays, issu du ministère de l'agriculture, a approuvé les nouveaux standards alors que deux de ses pairs de l'Agence suédoise des produits chimiques venaient, par lettre, d'apporter leur soutien aux commentaires critiques de la Coordination apicole européenne. Le jugement des experts varie donc largement selon leur employeur...

Et la France ? L'approbation des nouveaux standards de 2010 s'est faite sous la supervision d'une écotoxicologue de la Direction générale de l'alimentation (ministère de l'agriculture) – qui représente la France à l'EPPO. Or, cette scientifique participait aux travaux de l'ICPBR et n'est autre que la principale auteure des recommandations soumises... Elle a donc expertisé et approuvé son propre travail. Ancienne employée de Syngenta (ex-Novartis), elle est ensuite passée par différents organismes publics (INRA, Afssa, ministère de l'agriculture). Elle est, aujourd'hui, employée par l'agrochimiste Dow Agrosciences.

Stéphane Foucart

13/07/2012

Médecine à visée esthétique

lu sur : http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Le rapport, publié hier par la mission d’information sénatoriale sur les dispositifs médicaux implantables et les interventions à visée esthétique, rend compte d’« un stupéfiant manque d’exigence en matière de contrôle et de sécurité sanitaire », indique Le Monde.

La mission préconise l’interdiction des cabines de bronzage « pour éviter un futur scandale sanitaire » et demande des soins esthétiques plus sûrs avec notamment l’établissement d’une liste des matières autorisées et la mise en place d’une « esthéticovigilance », centralisant les signalements d’effets indésirables à l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé.

(Le Monde, 13/07)

« pour une autre politique des addictions »

lu sur : http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Une charte « pour une autre politique des addictions » a été lancée hier sous l’égide d’une mission sénatoriale, souligne Libération.

Selon les experts de mission du Sénat, la politique actuelle, entre « dérive sécuritaire » et « prévention lacunaire et inefficace », avec une « obsession autour du cannabis », est « obsolète ».

Les signataires de la charte s’appuient sur quatre « piliers » : prévention, réduction des risques, soin, réduction de l’offre de drogues.

Ils se disent pour l’expérimentation de salles de consommation et une dépénalisation de l’usage.

(Libération, 13/07)

Le centre de recherche de Sanofi à Toulouse menacé de fermeture

lu sur : http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Le centre de recherche de Sanofi à Toulouse menacé de fermeture


Les 640 salariés du centre de recherche de Sanofi à Toulouse s’inquiètent de la menace de fermeture de leur site par « le groupe pharmaceutique pourtant prospère, partenaire du futur Oncopôle ». indique l’AFP.

Plus de 300 d’entre eux ont fait grève hier. Alors que l’Oncopôle, qui regroupera les soins hospitaliers contre le cancer et un pôle de recherche public-privé, doit voir le jour, le retrait éventuel de Sanofi « ne serait pas bon signe », a averti, mercredi, le député PS de la circonscription, Christophe Borgel, à l’Assemblée. Il a souligné que lorsqu’une entreprise « se développe en bénéficiant de l’aide publique, notamment le crédit impôt recherche, il faut qu’il y ait un retour pour l’économie des territoires ».

L’AFP rappelle que Sanofi a noué des partenariats « avec l’université de Barcelone, l’Inserm et l’Institut Claudius Régaud, spécialisé dans la recherche sur le cancer ». La direction prévoit des discussions en septembre concernant l’impact sur l’emploi de la réorganisation du pôle recherche.

(AFP, 12/07)


04/07/2012

Doit-on couper l'éclairage public de nuit ?

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/07/03/doit-on-couper-l-eclairage-public-de-nuit_1728446_3244.html

Doit-on couper l'éclairage public de nuit ?

De plus en plus de communes limitent l'éclairage de nuit. Objectif : réduire la facture énergétique et les pollutions lumineuses.

Le Monde.fr | 04.07.2012 à 10h21 • Mis à jour le 04.07.2012 à 10h21

Par Audrey Garric

Halte à la pollution lumineuse, c'est l'heure de l'extinction des feux. Depuis le 2 avril, la ville de Ballancourt (Essonne) se retrouve dans une obscurité complète passé minuit. Les 1 300 lampadaires se rallument avant les premières lueurs du jour, à 5 heures. Dans la foulée de 5 000 autres communes, cette ville de 7 400 habitants expérimente pendant six mois la coupure de l'éclairage public la nuit. Une mesure économiquement et écologiquement avantageuse, qui fait néanmoins débat au sein de la population.

A l'origine de cette décision, la volonté de réduire les nuisances lumineuses,objectif du Grenelle de l'environnement"Jusqu'à présent, les villes considéraient l'éclairage comme un acquis, signe de progrès. Aujourd'hui, l'on commence àprendre conscience que la lumière a un coût, économique et énergétique, et des conséquences sur le vivant", explique Anne-Marie Ducroux, présidente de l'Association nationale pour la protection du ciel et de l'environnement nocturne (Anpcen), qui milite depuis quinze ans pour réduire l'intensité lumineuse des villes.

"L'augmentation continue de la lumière, en entraînant une rupture de l'alternance jour-nuit, a un impact sur la faune et la santé humaine, comme le déplacement et la reproduction des animaux ou le sommeil des hommes et la récupération de leurs défenses immunitaires", poursuit-elle.

UNE FACTURE ÉNERGÉTIQUE RÉDUITE DE 30 %

Mais si l'expérimentation tente les élus, c'est surtout pour réduire la facture énergétique, en temps de crise économique. Car l'éclairage public des collectivités représente près de la moitié de leurs dépenses d'électricité, selon l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe).

"L'an dernier, notre budget éclairage a bondi de 70 000 à 100 000 euros, en raison du raccordement de nouveaux lotissements et des taxes qui ont augmenté, explique Jacques Mione, premier adjoint au maire de Ballancourt. En coupant les lampadaires pendant cinq heures, nous avons réduit la facture de 30 %." Une économie non négligeable pour les communes de petite taille.

UN SENTIMENT D'INSÉCURITÉ ACCRU

Le couvre-feu n'a toutefois pas été du goût de tous. Ces dernières semaines, l'opposition a mené une opération visant à demander le rétablissement de l'éclairage public et remis une pétition de 700 signatures lors du conseil municipal, lundi 2 juillet, raconte Le Parisien. L'objet du mécontentement : le sentiment d'insécurité né de l'absence de lumière dans les rues.

"Il existe une anxiété des habitants, mais pas une insécurité réelle", tempère Jacques Mione. Si la période de temps est trop courte pour produire des statistiques pertinentes, les chiffres de la gendarmerie sur les délits commis au milieu de la nuit pour les mois d'avril à juin tendent au contraire à démontrer une baisse des cambriolages et vols de voitures entre 2011 et 2012. "Nous ferons le point en octobre, à la fin de l'expérimentation, et nous verrons si les habitants se sont habitués à l'absence de lumière la nuit", conclut l'adjoint au maire.

ÉCLAIRAGE PARTIEL

"L'enjeu n'est pas de basculer dans le noir complet à tout prix, prévient Anne-Marie Ducroux. Il s'agit plutôt de s'interroger sur la pertinence d'éclairer certains endroits. Un éclairage partiel peut être la solution, soit géographique, soit temporel. Et il ne demande aucun investissement financier."

D'autres communes ont opté pour des dispositifs plus sophistiqués. A Lyon, par exemple, certains quartiers ont développé l'éclairage à distance et installé des détecteurs de présence. D'autres villes, comme Préfailles (Loire-Atlantique), testent plusieurs systèmes d'éclairage à la carte, comme l'extinction de deux candélabres sur trois dans certains îlots d'habitation ou un système d'éclairage des luminaires en moins de trois secondes sur simple appel d'un numéro gratuit.

>> Lire : "Quand les citoyens se font allumeurs de réverbères" (édition Abonnés)

Mais tout cela a un coût, surtout pour les petites communes. Pour soutenir leurs efforts, l'Ademe a dégagé, en février, une subvention de 20 millions d'eurosdestinée aux 32 000 communes de moins de 2 000 habitants qui souhaitententreprendre des travaux pour réduire leur consommation d'électricité et la pollution lumineuse.

"Plus de la moitié du parc actuel, qui représente 9 millions de lampes, est composée de matériels obsolètes et énergivores : 40 % des luminaires en service ont plus de vingt-cinq ans, et un tiers du parc héberge des lampes à vapeur de mercure, la moins efficace des sources d'éclairage public, explique l'Ademe. Le potentiel de réduction de la consommation d'énergie est de 50 à 75 %."

 

Audrey Garric

Extinction des enseignes lumineuses la nuit

 

Depuis dimanche 1er juillet, les enseignes lumineuses, dans les villes de moins de 800 000 habitants, devront être éteintes la nuit, entre 1 heure et 6 heures du matin. Ce nouveau règlement s'applique d'abord aux nouvelles installations, néons, panneaux ou publicités lumineuses, avant de s'imposer progressivement aux 3,5 millions d'enseignes existantes d'ici 2018. A terme, cette mesure devrait permettre d'économiser 1 térawattheure par an, soit la consommation annuelle de 370 000 ménages.

Des dérogations ont toutefois été accordées aux panneaux lumineux ayant une "utilité publique", comme les pharmacies ou affichages des communes, ainsi qu'à certains événements exceptionnels tels que la Fête des lumières de Lyon ou le Festival de Cannes.

Un second arrêté pourrait être pris par le gouvernement d'ici la fin de l'année, pour éteindre les bureaux, vitrines et commerces éclairés la nuit. Selon l'Ademe, il permettrait de nouvelles économies d'énergie, évaluées à 2 térawattheures par an.

03/07/2012

Soupçons sur l'eau destinée à la consommation des Français ...

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/07/03/des-prefectures-autorisent-la-consommation-d-eau-potable-polluee_1728381_3244.html

Des préfectures autorisent la consommation d'eau potable polluée 

LE MONDE | 03.07.2012 à 17h24 • Mis à jour le 03.07.2012 à 17h24

Par Rémi Barroux

L'eau destinée à la consommation des Français est-elle de bonne qualité ? Pas sûr, estiment France Libertés et 60 millions de consommateurs qui ont lancé, mardi 3 juillet, une "opération transparence" sur l'eau potable en France. Après avoir mené semblable opération sur le prix de l'eau, en 2011, la fondation et le magazine mènent une enquête dont les résultats seront publiés en mars 2013, fondée sur la mise en place d'un réseau de "lanceurs d'alerte" dans chaque département.

Convaincus de l'absence de données suffisantes, de la "disparité des contrôles" et d'"informations inquiétantes" publiées sans explication, les deux organismes à l'origine de l'opération veulent aussi dénoncer les dérogations accordées par les préfectures pour des eaux dont les taux limites des paramètres microbiologiques ou physico-chimiques sont dépassés.

A l'appui de leurs soupçons, France Libertés et 60 millions de consommateurs ont réalisé des tests dans une dizaine de départements. "Le résultat est inquiétant, aucun département n'est épargné, explique Emmanuel Poilane, le directeur de France Libertés. Une douzaine de dérogations a été accordée pour des eaux dont les taux de sulfates et de fluor, de nitrates ou de déséthylatrazine [une substance dérivée de l'atrazine, interdite depuis 2003, présente dans les pesticides et dont la dégradation prend des dizaines d'années] ont été dépassés. " 

"CONFORME PAR DÉROGATION" 

Mais, pour M. Poilane, le problème ne réside pas tant dans ces taux faiblement dépassés que dans l'absence de transparence de l'information. Celle-ci est pourtant disponible sur le site du ministère de la santé où chaque habitant peut trouver les résultats des contrôles effectués pour sa commune. Cette information, pas toujours compréhensible, se montre souvent peu rassurante. Exemple dans le Gers, pour la commune du Houga, où l'eau est jugée "conforme par dérogation aux exigences de qualité en vigueur" et, dans le même temps, déclarée "impropre à la consommation des nourrissons et des femmes enceintes". Accusé, un taux de nitrate de 63 mg/l, alors que la "limite de qualité" est fixée à 50 mg/l.

Autre cas d'école, dans le Val-d'Oise, à Hodent, où "la recherche des triazines a mis en évidence de la déséthylatrazine à une teneur supérieure à la limite de qualité requise". Mais, précise la fiche du ministère, "cette eau peut être consommée sans restriction"... la préfecture ayant accordé une dérogation. 

Pour France Libertés et 60 millions de consommateurs, ces dérogations, accordées pour une durée de trois ans et qui peuvent être renouvelées deux fois, soit neuf ans au total, sont problématiques. "Comme on n'est pas capable de mettre aux normes l'eau distribuée, on préfère déroger", s'insurge Emmanuel Poilane.

MOBILISER LES CITOYENS

Pour le ministère, au contraire, ces dérogations incitent les maires à s'engager à prendre des mesures pour maîtriser les pollutions"C'est un contresens des associations, explique Charles Saout, de la sous-direction des risques liés à l'environnement et à l'alimentation, au ministère de la santé. Ces dérogations sont encadrées par la Commission européenne et elles poussent les autorités locales à engager des travaux sur leur système de distribution." Ces travaux, souvent longs, expliqueraient la durée minimale de trois ans.

Pour M. Saout, qui annonce la publication d'un bilan national de ces dérogations à la fin 2012, l'initiative de la fondation et du magazine de consommateurs est intéressante. "Ce réseau va dans le bon sens, à condition de ne pas semer la confusion dans l'esprit des consommateurs", prévient-il. Les normes européennes intègrent des coefficients de sécurité qui permettent, en cas de dépassement, qu'il n'y ait pas de conséquence pour la santé de la population, avance M. Saout. 

France Libertés et 60 millions de consommateurs préfèrent, eux, mobiliser les citoyens et proposent un numéro vert (08-05-69-62-79) pour les informer et recueillir leurs alertes.

Rémi Barroux

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voir aussi :

France Libertés

 
www.france-libertes.org/
3.07.2012

L’Opération Transparence sur la qualité de l’eau commence aujourd’hui !

http://www.france-libertes.org/L-Operation-Transparence-sur-la.html#.T_MiDkbEOTw

Ce matin, Emmanuel Poilâne, directeur de France Libertés et Marie-Jeanne Husset ont annoncé le lancement de l’opération transparence sur la qualité de l’eau en... 

Phase 2 : La qualité de l'eau - France Libertés

Comment participer à la 2ème phase de l’Opération Transparence ?

Avez-vous accès aux informations sur la qualité de votre eau ?

Chaque personne qui participe à cette opération devient « lanceur d’alerte ».
Un lanceur d’alerte est une personne qui, dans un objectif d’intérêt collectif pour l'homme, la société ou l'environnement, décide de porter à la connaissance d'instances officielles, d'associations ou de médias, des éléments qu’il considère comme menaçants.

Selon la loi, l’information sur la surveillance de la qualité de l’eau en France devrait exister. Mais comment vérifier qu’elle existe réellement ? Est-elle effectivement disponible ?


Vous souhaitez participer ?

 

 

Les lanceurs d’alerte sont ensuite invités à enregistrer un message vocal pour partager l’information collectée et témoigner librement, en appelant le numéro vert mis en place par France Libertés et 60 millions de consommateurs :

08 05 69 62 79


Les messages apparaissent sur une carte interactive sous forme de bulles audio sur le site prixdeleau.fr


Pour plus d’informations, téléchargez le guide complet du lanceur d'alerte :

PDF - 833.8 ko


www.prixdeleau.fr 

02/07/2012

Mise en chantier d'un nouveau réacteur nucléaire du type Superphénix

Voir aussi la note du 27/6/2012 sur ce blog :

Nucléaire : les cinq questions qui fâchent

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/06/30/couleuvres-a-neutrons_1727403_3244.html

Couleuvres à neutrons 

LE MONDE | 30.06.2012 à 16h53 • Mis à jour le 30.06.2012 à 16h53

Le 19 juin 1997, le premier ministre, Lionel Jospin, annonçait la fermeture du surgénérateur Superphénix. Le 26 juin 2012, aucun ministre du gouvernement socialo-écologiste n'a annoncé la signature d'un contrat pour construire un surgénérateur à Marcoule. Il est donc revenu au Commissariat à l'énergie atomique (CEA) et à Bouygues Construction d'informer de leur accord pour concevoir le prototype Astrid, réacteur à neutrons rapides refroidi au sodium. Le rejeton de Superphénix aura une puissance de 600 mégawatts, ce qui est une échelle industrielle. Il s'agit, écrit le CEA, du "développement d'une filière de réacteur à neutrons rapides". Par une délicate attention, les études sont censées s'achever en 2017, terme du mandat présidentiel de M. Hollande, avant une "mise en service à l'horizon 2020".

On se souvient peut-être qu'en novembre 2011, le Parti socialiste et Europe Ecologie-Les Verts (EELV) ont signé un "accord national de majorité". Le texte comprenait la phrase : "Aucun nouveau projet de réacteur ne sera initié." En bon français, cela voudrait dire que rien ne sera enseigné à ces projets mais, enfin, la langue a évolué, et maintenant "initier" signifie, indique le dictionnaire Larousse,"Mettre en route, prendre l'initiative d'un processus".

La "conception du prototype" était prévue dans une loi de 2006 et dans une convention entre l'Etat et le CEA signée en 2010. On peut donc juger que l'accord de collaboration s'inscrit dans le déroulement d'un processus déjà "initié". Mais cet accord de collaboration n'est-il pas une "mise en route" ? Auquel cas, il s'agit bien "d'initier" un projet de réacteur.

Au demeurant, la matière doit être appréciée au regard de l'esprit du texte signé par le PS et EELV. Le lancement d'Astrid ne pouvait-il pas attendre ? La nouvelle ministre chargée de l'énergie, Delphine Batho, nommée le 21 juin, a-t-elle été informée par le CEA, avant sa signature le 26 juin, de cet accord aux conséquences évidemment politiques ? EELV juge-t-il qu'il ne s'agit pas là de "l'initiation d'un projet de réacteur" ?

Le député (EELV) Denis Baupin découvre l'affaire. Il réagit : "Il est surprenant de lancer un tel chantier avant qu'ait eu lieu le grand débat annoncé sur la transition énergétique. C'est comme si l'on en anticipait les résultats."

Les biologistes s'interrogent : combien de couleuvres un organisme peut-il avaler avant de se sentir vraiment mal ?

kempf@lemonde.fr

Hervé Kempf

01/07/2012

Manifestations au Japon contre le redémarrage des centrales nucléaires

Personne n'en parle ici ...

lu sur :

http://www.japantimes.co.jp/text/nn20120630a1.html#.T-8qJpGVb7N

Protest rally against Noda, Oi reactor restarts intensifies

Staff writer

As Kansai Electric Power Co. prepares to fire up a reactor at the Oi nuclear plant in Fukui Prefecture on Sunday, a massive crowd gathered in central Tokyo to express their anger toward the government and the utility.

News photo A massive crowd fills the street across from the prime minister's office Friday evening to protest against the government's decision to begin the process Sunday to restart two reactors at the Oi nuclear plant in Fukui Prefecture. KYODO

"The best we Tokyo residents can do is to protest in front of the prime minister's office, although this is really a last-minute action," Misao Redwolf, one of the protest organizers, told reporters.The protest outside the prime minister's office has become a weekly event in the past few months, with the number of participants increasing each time.

The organizers said the rally a week earlier drew 45,000 people, while police said there were about 11,000 protesters. On Friday, organizers were aiming for a gathering of 100,000 people.

Given the increasing number of participants, the police heightened security by stationing hundreds of officers there. It was the tightest security for a public protest in several decades, according to the Mainichi Shimbun.

The protest on Friday, which began at 6 p.m., saw a huge crowd gather beforehand, with participants calling on the government and Kepco not to restart the reactors. Organizers said around 200,000 people took part, while police said participants were in the tens of thousands.

"I think it's outrageous to restart (the Oi reactors) when the Fukushima No. 1 plant accident has not even been contained," said protester Kazumi Honda, a housewife in her 40s from Minami Uonuma, Niigata Prefecture.

Honda said she lives just 60 km from the Kashiwazaki-Kariwa nuclear plant and thus could not ignore the Oi reactors' situation, especially when their safety status is still tentative, as the government admits.

Honda said she has participated in other protests but never before in Tokyo.

The number of protesters kept swelling as time passed, and the line of people expanded a few blocks from the prime minister's office. Participants were chanting, "No to the restarts!"

The situation in front of the prime minister's office became a bit chaotic after 7 p.m., when the crowd swelled from the sidewalks onto the street and blocked traffic.

The protests have been organized by a network of antinuclear groups. The first rally in March drew only about 300 people.

The numbers rose sharply after Noda formally announced June 8 the government would allow the restart of two reactors at the Oi plant. People have been expressing their anger more visibly, the organizers said.

Tepco recordings sought

Jiji

A group of Tepco shareholders filed Friday for the preservation of sound and visual recordings of the firm's teleconferences between its headquarters and the disaster-hit Fukushima No. 1 nuclear plant.

The petition was filed with the Tokyo District Court in connection with their class-action lawsuit, in which the 42 shareholders of Tokyo Electric Power Co. are demanding that 27 former and current executives, including former Chairman Tsunehisa Katsumata, pay ¥5.5045 trillion in total damages to Tepco.

The shareholders want recordings for the period from the start of the crisis March 11, 2011, through the rest of that month, as well as documents based on their transcripts.

According to the written petition, Tepco shared information with a task force in its earthquake-proof building at the plant and its off-site emergency response center through the teleconference system, and senior company officials discussed ways to deal with the crisis.

Tepco has refused to disclose the recordings through March 30, saying they are internal records.

The shareholders argue that the recordings are indispensable for confirming the defendants' responsibilities.