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30/09/2012

Histoire suisse

lu sur :

http://www.lepoint.fr/monde/les-services-secrets-suisses-se-font-voler-des-millions-de-donnees-30-09-2012-1511764_24.php

Les services secrets suisses se font voler des millions de données

Le Point.fr - Publié le 30/09/2012 à 09:05  

Mercredi soir, dans un très bref communiqué, le département fédéral (ministère) de la Défense, de la Protection de la population et des Sports annonce qu'"au début de l'été 2012 un collaborateur a dérobé des données du Service de renseignement de la Confédération (SRC). En clair, les services secrets suisses se sont fait voler des millions d'informations particulièrement sensibles.

Dès le lendemain, Michael Lauber, le procureur de la Confédération, annonce dans une conférence de presse que cette affaire d'espionnage "aurait pu mettre en danger la sécurité de la Suisse". De son côté, Ueli Maurer, le ministre de la Défense, confirme que ce vol "aurait pu provoquer des problèmes diplomatiques et ébranler la confiance envers la Suisse".

Blanchir l'argent du terrorisme

La Confédération ne possède qu'un petit service de renseignement, de 250 à 300 personnes, le SRC, né de la fusion du Service d'analyse et de prévention (SAP) et du Service de renseignement stratégique (SRS). En revanche, elle partage avec ses voisins de nombreuses informations, concernant notamment la lutte contre le terrorisme.

Non seulement la Suisse est une place financière très importante, susceptible de blanchir l'argent des djihadistes, mais, tout récemment encore, le Service de renseignement de la Confédération (SRC) révélait que de petits groupes d'individus, domiciliés en Suisse, partaient pour l'Afghanistan, le Pakistan, l'Irak et la Somalie.

Fuites en série

Cette affaire ne tombe pas bien pour le nouveau service de renseignement. En effet, comme le rappelle le Suisse Jacques Baud, auteur d'une Encyclopédie du renseignement et des services secrets, la petite communauté suisse des services secrets a souvent été "secouée par divers scandales à la fin des années 80". Plus récemment, en 2006, elle a été ridiculisée par l'"affaire Claude Covassi". Cet indicateur genevois, converti à l'islam, en fuite en Égypte, a distribué pendant des mois des documents confidentiels à toute la presse arabe.

Plus récemment, WiKiLeaks révélait que les États-Unis étaient préoccupés "par le fait que des suspects de terrorisme continuent à opérer en Suisse, et que les fonctionnaires suisses sont trop restrictifs dans les informations qu'ils partagent". Les Américains ajoutaient que le secret bancaire helvétique "s'est avéré un formidable obstacle au partage d'informations".

Le voleur remis en liberté

Bref, les Américains, mais aussi les Allemands ou les Français, risquent dorénavant de ne pas se bousculer pour échanger des données sensibles avec Berne. Surtout quand ils apprendront que le voleur, âgé de 43 ans, est informaticien et qu'il pouvait sortir chaque soir des locaux des services secrets avec des supports de données...

Incarcéré autour du 25 mai dernier, le voleur a été relâché... le 5 juillet. Il souffrirait de problèmes psychiques. Le département de la Défense assure toutefois que "les autorités compétentes ont pu retrouver l'ensemble des données volées et empêcher toute remise à des tiers". Alors que les vols de listings se multiplient actuellement dans les banques suisses (notamment à HSBC, à Genève), on peut s'étonner que les espions à croix blanche n'aient pas pris davantage de précautions. 

29/09/2012

Il faut sauver KOKOPELLI !

 

Voici la pétition à envoyer pour que la justice revienne sur la décision prise contre Kokopelli.
Pour protéger la biodiversité contre la main mise toute puissante des grands groupes et lobbies prêts à détruire pour servir leur seuls intérêts. 

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communiqué :

 

 

La Cour de Justice, par sa décision rendue hier dans l'affaire Kokopelli c. Baumaux, vient de donner un satisfecit intégral à la législation européenne sur le commerce des semences.

Pourtant, le 19 janvier dernier, son Avocat Général nous donnait entièrement raison, en estimant que l'enregistrement obligatoire de toutes les semences au catalogue officiel était disproportionné et violait les principes de libre exercice de l'activité économique, de non-discrimination et de libre circulation des marchandises. (V. ses conclusions)

Ce changement de cap absolu ne manque pas de nous surprendre et de nous interroger.

La Cour, aux termes d'une analyse étonnement superficielle de l'affaire, et d'une décision qui ressemble plus à un communiqué de presse qu'à un jugement de droit, justifie l'interdiction du commerce des semences de variétés anciennes par l'objectif, jugé supérieur, d'une "productivité agricole accrue" !

L'expression, utilisée 15 fois dans la décision de la Cour, consacre la toute puissance du paradigme productiviste. Ce même paradigme, qui avait présidé à la rédaction de la législation dans les années soixante, a donc encore toute sa place en 2012. La biodiversité peut donc être valablement sacrifiée sur l'autel de la productivité.

Cela fait 50 ans que cela dure et le fait que ce raisonnement nous ait déjà amenés a perdre plus de 75% de la biodiversité agricole européenne n'y change donc rien. (V. les estimations de la FAO)

Si la Cour mentionne les dérogations supposément introduites par la Directive 2009/145 pour les "variétés de conservation", son analyse s'arrête à la lecture des grands titres. Comment les juges n'ont-ils pas voulu voir que les conditions d'inscription des variétés de conservation, dans la réalité, étaient restées pratiquement identiques à celles du catalogue officiel normal [1]? Le critère d'homogénéité, par exemple, particulièrement problématique pour les variétés anciennes, ne connaît aucune modération.

La Cour n'a-t-elle pas lu les témoignages de nos collègues européens, déjà confrontés à des inscriptions impossibles de leurs semences sur cette liste ?

Cette directive est un véritable leurre, que Kokopelli et tant d'autres organisations européennes ont déjà dénoncé, et ne vise pas à permettre la commercialisation des variétés anciennes ni même à conserver la biodiversité semencière.

De plus, cette biodiversité, qui a nourri les populations européennes pendant les siècles passés, est l'objet de la plus grande suspicion. La Cour va ainsi jusqu'a écrire, par deux fois, que la législation permet d'éviter "la mise en terre de semences potentiellement nuisibles" !

Cette remarque est totalement erronée puisque, comme l'avait justement relevé l'Avocat Général, l'inscription au Catalogue ne vise pas à protéger les consommateurs contre un quelconque risque sanitaire ou environnemental, auquel la législation ne fait même pas référence !

Cette remarque, surtout, est choquante, quand on pense que les semences du Catalogue, enrobées des pesticides Cruiser, Gaucho et autres Régent, ou accompagnées de leur kit de chimie mortelle, empoisonnent la biosphère et les populations depuis plus de cinquante ans !

Le lobby semencier (European Seed Association), qui a pris le soin, pendant le cours de la procédure, de faire connaitre à la Cour son désaccord avec l'avis de l'Avocat Général, se réjouit, dans tous les cas, de cette totale convergence de vues avec la Cour. (V. son communiqué et sa lettre adressée à la Cour.)

Nos adversaires directs dans cette procédure, c'est-à-dire la société Graines Baumaux, mais aussi la République Française, le Royaume d'Espagne, la Commission Européenne et le Conseil de l'UE, doivent également s'en frotter les mains.

Avec cette décision, les masques tombent : la Cour de l'Union Européenne est, elle aussi, au service de l'agriculture chimique mortifère et de son idéologie corruptrice.

Et Kokopelli, au contraire de tout ce qui a pu se lire ces derniers mois, n'a aucun intérêt convergent avec Monsanto et autres semenciers-chimistes. Ces craintes exprimées par certains n'étaient qu'élucubrations fantaisistes, voire malveillantes, à l'égard de l'association.

Mais tout cela se comprend par l'examen du contexte dans lequel prend place cette décision : en Europe, une réforme générale de la législation sur le commerce des semences est en cours. La procédure est placée sous le haut parrainage de l'industrie semencière. Les associations de sauvegarde de la biodiversité, petits producteurs, paysans et jardiniers passionnés, qui, à travers toute l'Europe, conservent clandestinement plus de variétés oubliées que tout ce que le catalogue des variétés appropriées n'en pourra jamais contenir, n'ont pas été invitées à la table des négociations...

Verra-t-on, dans ce cadre, le législateur européen redéfinir ses priorités ? Les semenciers veilleront à ce que cela ne soit pas le cas.

La France, dans ce cadre, joue un rôle particulier. Le Ministère de l'Agriculture a dépêché l'une des collaboratrices du GNIS [2], Mme Isabelle Clément-Nissou, auprès de la Commission Européenne (DG SANCO), afin de rédiger le projet de loi ! Mais les conflits d'intérêt, inadmissibles, ne semblent choquer personne au niveau des institutions européennes...

Ainsi, l'étau se resserre et les perspectives pour la biodiversité n'ont jamais été aussi sombres.

Et l'Association Kokopelli, qui depuis 20 ans veille avec passion à la préservation du patrimoine semencier européen, bien commun de tous, sans la moindre subvention publique, pourrait donc bien disparaître demain, car son activité, qui gêne l'une de nos sociétés commerciales les mieux installées, ne présente pas d'intérêt pour une "productivité agricole accrue". Cette décision nous sidère, autant qu'elle nous indigne.

Plus que jamais, Kokopelli a besoin du soutien moral de la population. Car il n'est pas admissible que les variétés anciennes, héritage de nos grands-parents, soient interdites de cité !
Nous en appelons également à notre gouvernement. La gauche, sous les précédents gouvernements de droite, nous a dit pouvoir compter sur son soutien à de nombreuses reprises. Il est temps maintenant qu'elle transforme ses promesses en actes (en commençant par retirer son mandat à Mme CLEMENT-NISSOU) !

Kokopelli, le 13 juillet 2012.

  • [1] La directive 2009/145 prévoit que les critères de distinction et de stabilité sont laissés à la discrétion des Etats membres et que, par contre, «pour l'évaluation de l'homogénéité, la directive 2003/91/CE s'applique» : art. 4 §2
  • [2] Le GNIS représente les semenciers professionnels en France et dit officiellement «défendre les intérêts de la filière semence» V. son site Internet

Ce que nous voulons, sur le plan législatif et réglementaire :

  • Le Catalogue officiel actuel est le pré-carré exclusif des variétés protégées par des droits de propriété intellectuelle, hybride F1 non reproductibles. Qu'il le reste.
  • Nous voulons que les semences anciennes et nouvelles appartenant au domaine public et librement reproductibles sortent du champ d'application de la législation sur le commerce des semences.
  • Il n'existe pas de catalogue officiel obligatoire pour les clous et les boulons. Il n'y a pas de raison de soumettre les semences à une procédure préalable de mise sur le marché, comme les pesticides ou les médicaments, pour les cataloguer dans un registre.
  • Des objectifs de qualité et de loyauté dans les échanges commerciaux peuvent être aisément atteints par un règlement de base fixant des critères minimums en termes de qualité sanitaire, faculté germinative, pureté variétale et pureté spécifique.

Que demande la société Graines Baumaux ?

Notre adversaire devant la Cour d'Appel de Nancy demande la condamnation de Kokopelli à lui payer 100.000 €uros de dommages-intérêts, ainsi que la cessation de toutes les activités de l'association. Pour information, au 30 juin 2011 la société Baumaux avait un chiffre d'affaire annuel de 14 millions d'€uros et un résultat net de 2 millions d'€uros.

Télécharger l'interview de radio Zinzine avec notre avocate Blanche MAGARINOS-REY.

Tectonique des plaques

lu sur :

http://www.lepoint.fr/science/sumatra-11-avril-2012-un-seisme-pas-comme-les-autres-27-09-2012-1510929_25.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20120928

Sumatra, 11 avril 2012 : un séisme pas comme les autres

Le Point.fr - Publié le 27/09/2012 à 17:59

D'après plusieurs équipes de chercheurs, la plaque indo-australienne serait en train de se fracturer en deux. Explications. 

11 avril 2012, 10 h 38 (heure de Paris), un violent séisme de magnitude 8,7 secoue l'île de Sumatra en Indonésie et déclenche aussitôt une alerte au tsunami sur l'ensemble de l'océan Indien. Deux heures plus tard, une forte réplique de magnitude 8,2 fait redouter une catastrophe de grande ampleur. Le pire sera finalement évité, mais ce tremblement de terre, à 615 kilomètres de Banda Aceh, la capitale de la province d'Aceh, en plein coeur de la plaque indo-australienne, surprend tout le monde. Car ce type d'événement est généralement attendu à la jonction de deux plaques. Dès lors, plusieurs équipes scientifiques vont plancher sur ce séisme... Leurs conclusions, qui viennent d'être dévoilées dans les revues Nature et Science, sont édifiantes.

Ces deux séismes atypiques seraient les symptômes d'un processus géologique très lent de division de la plaque indo-australienne en deux entités distinctes. La plaque porteuse de l'océan Indien, animée dans son ensemble d'un mouvement vers le nord-est, rencontre en effet des résistances plus ou moins fortes. D'un côté, sa partie est entre en collision avec la plaque eurasiatique au niveau de la chaîne de l'Himalaya qui continue lentement à gagner de l'altitude, tout en exerçant une résistance forte. De l'autre, sa partie ouest glisse plus aisément sous l'île de Sumatra. Le tout engendre un mouvement asymétrique de nature à scinder progressivement la plaque en deux, même si le lieu de formation de la future frontière reste encore très largement mystérieux.

Mouvements horizontaux

Mauvaise nouvelle : le divorce entre l'Inde et l'Australie, en germe depuis des lustres, prendra encore des millions d'années et provoquera très certainement des centaines, voire des milliers, de séismes comme ceux du 11 avril 2012 avant d'être prononcé. Bonne nouvelle : à la différence du séisme du 26 décembre 2005, survenu dans une zone de subduction et à l'origine d'un tsunami dévastateur qui a fait plus de 220 000 morts en Asie, ce type de tremblement de terre n'est pas de nature à générer d'importants raz-de-marée. En effet, les cinq failles qui ont rompu le 11 avril dernier (quatre d'abord, la cinquième dans un second temps) ont coulissé horizontalement l'une contre l'autre, sans mouvement horizontal suffisant pour déchaîner l'Océan.

Carte illustrant les mouvements de la plaque indo-australienne :

© Keith Koper, University of Utah Seismograph Stations

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28/09/2012

Mercredi 10 octobre à Rambouillet ...

communiqué :

Le comité de soutien "BN for ever" vous invite à une soirée-débat avec

Merci de relayer l'info auprès de vos réseaux, dans vos structures, à toute personne susceptible d'être intéressée et n'hésitez pas à mettre l'information sur votre site internet/intranet. 
 

Très sincèrement,
Le comité de soutien "BN for Ever"

27/09/2012

Flore intestinale et diabète de type 2

lu sur : 

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2012/09/26/19155-diabete-type-2-preuve-par-bacteries


Par figaro iconMarc Mennessier - le 26/09/2012              
 
La composition de la flore intestinale est perturbée par cette maladie métabolique.

Les cent mille milliards de bactéries qui colonisent notre intestin n'ont pas fini de nous étonner. L'an passé les chercheurs réunis au sein du programme européen MetaHit (Metagenomics of Human Intestinal Tract) avaient démontré que cette flopée de microbes avec lesquels nous vivons en bonne intelligence, était divisée en trois groupes génétiques ou «entérotypes», un peu à la manière de nos groupes sanguins.

Cette fois-ci, une nouvelle étude publiée ce jeudi dans la revue Nature montre clairement un lien entre la composition de ce que les spécialistes appellent le microbiote et la survenue d'un diabète de type 2, une maladie métabolique qui touche près de 350 millions de personnes dans le monde. Pour cela, les chercheurs ont analysé les caractéristiques génétiques (ou métagénome) de la flore intestinale de 345 patients chinois atteints ou non de diabète de type 2.

«Nous avons trouvé une signature microbienne de cette maladie avec un changement très net dans la composition globale du microbiote», explique Stanislav-Dusko Ehrlich, chercheur à l'Institut national de la recherche agronomique (Inra) à Jouy-en-Josas (Yvelines) et coauteur de l'étude. Les patients diabétiques présentent notamment un déficit marqué en bactéries productrices de butyrates, substances dont se nourrissent les cellules qui tapissent la paroi intestinale (entérocytes). Fragilisées, ces dernières deviennent plus perméables à certaines bactéries pathogènes qui, en passant dans le sang, entraînent une réaction inflammatoire caractéristique du diabète de type 2.

Le syndrome du foie gras

Mieux: l'équipe dirigée par Junjie Qin et Jun Wang, de l'Institut de génomique de Pékin, a démontré que ces biomarqueurs pouvaient diagnostiquer l'existence d'un diabète de type 2 chez un individu avec une précision de 81 %. «Aujourd'hui très peu d'institutions ont la capacité de faire des analyses aussi poussées, mais il est possible de développer à moyen terme des tests diagnostiques extrêmement simples à mettre en œuvre sous la forme d'une bandelette que le patient introduirait lui-même dans ses matières fécales», explique Stanislav-Dusko Ehrlich.

Ce type de test pourrait s'appliquer au diabète de type 2, mais aussi à certains troubles hépatiques ou la maladie de Crohn (inflammation de l'intestin d'origine auto-immune) qui en sont dépourvus. Il est par exemple impossible aujourd'hui de déceler, sauf à pratiquer une biopsie, le moment où un patient atteint du syndrome du foie gras va développer une inflammation hépatique puis une fibrose et enfin une cirrhose. Or l'analyse de la flore intestinale doit permettre là aussi de détecter les différents stades de cette dégénérescence du foie. Créée l'an passé sous l'égide de l'Inra, la start-up Enterome s'est justement donné pour objectif de développer de manière industrielle des biomarqueurs spécifiques de cette pathologie ainsi que de la maladie de Crohn.

Mais pour M. Ehrlich, le «Graal» consiste à prédire l'évolution de ces maladies, en «détectant les perturbations microbiennes avant la manifestation des signes cliniques et l'apparition de dégâts irréversibles pour l'organisme». Cette médecine préventive permettrait selon lui, d'éviter bien des souffrances et de «pérenniser», en réduisant le coût énorme de la prise en charge de ces maladies, «l'accès à la santé pour tous».

EN SAVOIR PLUS:

» Le diabète de type 2: facteurs de risque, symptômes, traitements

LIRE AUSSI:

» Traiter la maladie de Crohn en changeant nos bactéries?

» Tout sur le diabète de type 2

25/09/2012

Le Bisphénol A provoque une diminution du stock d’ovocytes et une détérioration de la qualité de ces ovocytes

lu sur : http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Une équipe américaine de l’université de Washington montre, dans une étude publiée dans les PNAS, que le bisphénol A « peut avoir des effets négatifs sur le système de reproduction de la femme », souligne Le Figaro.

En effet, les travaux, menés sur des singes rhésus, dont « le système reproducteur est très proche de celui de l’homme », confirment les recherches effectuées jusqu’alors chez les rongeurs qui ont montré les effets négatifs sur leur système reproductif.

Patricia Hunt, principale auteur de l’étude et généticienne à l’université de Washington, a constaté une diminution du stock d’ovocytes et une détérioration de la qualité de ces ovocytes chez les femelles singes qui recevaient « des doses quotidiennes de bisphénol A ou de très faibles doses en continu ».

(Le Figaro, 25/09)

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voir cette étude qui date du mois de mai 2012 :

http://www.pnas.org/content/early/2012/05/01/1120488109.abstract

Bisphenol A alters the development of the rhesus monkey mammary ...

  1. Andrew P. Tharpa,1,
  2. Maricel V. Maffinia,1,
  3. Patricia A. Huntb,
  4. Catherine A. VandeVoortc,
  5. Carlos Sonnenscheina, and
  6. Ana M. Sotoa,2

+ Author Affiliations

  1. aDepartment of Anatomy and Cellular Biology, Tufts University School of Medicine, Boston, MA 02111;
  2. bSchool of Molecular Biosciences and Center for Reproductive Biology, Washington State University, Pullman, WA 99164; and
  3. cDepartment of Obstetrics and Gynecology and California National Primate Research Center, University of California, Davis, CA 95616
  1. Edited* by Joan V. Ruderman, Harvard Medical School, Boston, MA, and approved April 2, 2012 (received for review January 3, 2012)                         

Abstract

The xenoestrogen bisphenol A (BPA) used in the manufacturing of various plastics and resins for food packaging and consumer products has been shown to produce numerous endocrine and developmental effects in rodents.

Exposure to low doses of BPA during fetal mammary gland development resulted in significant alterations in the gland’s morphology that varied from subtle ones observed during the exposure period to precancerous and cancerous lesions manifested in adulthood.

This study assessed the effects of BPA on fetal mammary gland development in nonhuman primates.

Pregnant rhesus monkeys were fed 400 μg of BPA per kg of body weight daily from gestational day 100 to term, which resulted in 0.68 ± 0.312 ng of unconjugated BPA per mL of maternal serum, a level comparable to that found in humans.

At birth, the mammary glands of female offspring were removed for morphological analysis. Morphological parameters similar to those shown to be affected in rodents exposed prenatally to BPA were measured in whole-mounted glands; estrogen receptor (ER) α and β expression were assessed in paraffin sections.

Student's t tests for equality of means were used to assess differences between exposed and unexposed groups.

The density of mammary buds was significantly increased in BPA-exposed monkeys, and the overall development of their mammary gland was more advanced compared with unexposed monkeys. No significant differences were observed in ER expression.

Altogether, gestational exposure to the estrogen-mimic BPA altered the developing mammary glands of female nonhuman primates in a comparable manner to that observed in rodents.     

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voir aussi :

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2012/09/24/19137-nouvelle-etude-confirme-effets-nocifs-bisphenol

Par Marielle Court - le 24/09/2012

Il perturbe la fertilité de singes dont le système reproducteur est proche de l'homme.

Les nuages continuent de s'accumuler au-dessus du bisphénol A. Une étude publiée dans les PNAS (revue de l'Académie des sciences américaines) montre que ce composé peut avoir des effets négatifs sur le système de reproduction de la femme.

Si la dangerosité du bisphénol A comme perturbateur endocrinien était jusqu'à présent le fruit d'études ayant porté principalement sur des rats, celle menée par l'équipe américaine de l'université de Washington a été effectuée sur des singes rhésus. En s'appuyant ainsi sur des primates dont le système de reproduction est très proche de celui de l'homme, cette recherche confirme les travaux qui montrent des effets négatifs sur le système reproductif des rongeurs.

«Tous exposés»

Le bisphénol A se trouve aujourd'hui dans un très grand nombre d'objets en plastique mais aussi dans les films qui recouvrent l'intérieur des canettes de soda ou les boîtes de conserve ou encore les tickets de caisse… «La question est de savoir si ce produit auquel on est tous exposés pourrait augmenter le risque d'avortements ou le risque d'avoir des enfants qui naissent avec des anomalies congénitales telles que la trisomie 21», rappelle Patricia Hunt, principale auteur de l'étude et généticienne au sein de l'université de l'État de Washington.

La chercheuse et son équipe ont soumis plusieurs femelles singes au cours de leur grossesse à des doses quotidienne de bisphénol ou à de très faibles doses en continu et ont regardé quel impact cela avait sur le système reproductif des fœtus femelle. Ils ont constaté une diminution du stock des ovocytes. Dès lors la femelle produira moins d'ovules tout au long de sa vie reproductive. Par ailleurs la qualité de ces mêmes ovocytes est détériorée, ce qui peut être facteur d'avortement ou de malformations congénitales.

Cette nouvelle étude devrait s'ajouter à la liste déjà longue des travaux soulignant les risques potentiels du bisphénol A pour la santé humaine. La migration du bisphénol A vers des aliments se fait notamment lorsque l'objet est chauffé. C'est la raison pour laquelle plusieurs pays, dont la France, ont d'ores et déjà interdit son utilisation dans les biberons. Le gouvernement français a par ailleurs annoncé qu'il soutenait une proposition de loi déposée par Gérard Bapt, député PS de Haute-Garonne visant à interdire l'usage et la commercialisation du bisphénol d'ici à 2014. Reste à trouver des substituts non dangereux à ce produit très largement utilisé.

LIRE AUSSI:

» Un lien fort entre obésité et bisphénol A

» "Le remplacement du bisphénol A prendra 5 ans»                        

24/09/2012

Antennes-relais : les écologistes veulent limiter l'exposition aux ondes

lu sur : http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/09/24/antennes-relais-les-verts-veulent-limiter-l-exposition-aux-ondes_1764021_3244.html

Antennes-relais : les écologistes veulent limiter l'exposition aux ondes


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LE MONDE | 24.09.2012 à 10h50 • Mis à jour le 24.09.2012 à 10h59

Par Sophie Landrin

Les parlementaires écologistes sont décidés à mettre fin au vide juridique qui entoure l'installation des antennes-relais. Une proposition de loi devrait être déposée, début 2013, par la sénatrice (EELV) Leila Aïchi. La dernière tentative de légiférer, menée en 2009 par des députés pour limiter le voltage et encadrer le déploiement des antennes-relais, n'a jamais abouti.

Le seul décret applicable sur les seuils d'exposition aux ondes date de 2002 et fixe des valeurs limites comprises entre 41 volts par mètre (V/m) et 61 V/m. Les associations réclament un seuil de 0,6 V/m.

La conférence environnementale organisée les 14 et 15 septembre par le gouvernement a très peu abordé la question des champs électromagnétiques. Dans sa feuille de route pour la transition énergétique transmise aux ministères, la ministre de l'écologie, Delphine Batho, indique seulement que l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail procédera, d'ici à la fin de l'année, à l'actualisation de l'expertise sur les effets sanitaires des radiofréquences.

Cette étude, publiée en 2009, avait conclu que les données issues de la recherche expérimentale disponibles n'indiquaient pas d'effet à court ni à long terme de l'exposition aux radiofréquences. Par ailleurs, l'expertise estimait que la demande de réduction des niveaux d'exposition à 0,6 V/m "ne reposait sur aucune justification scientifique". Les auteurs insistaient sur l'augmentation du nombre d'antennes qu'entraînerait une telle mesure.

ENCADRER LES OPÉRATEURS

L'absence de législation nationale a conduit les villes à se doter de chartes pour tenter d'encadrer les opérateurs et rassurer leurs habitants. Mais le Conseil d'Etat ne leur reconnaît aucune valeur juridique.

A Paris, il a fallu plus de deux ans de négociations pour que les opérateurs de téléphonie mobile (Bouygues, Orange, SFR et Free) et la Mairie parviennent à un accord, lundi 17 septembre, sur l'installation des antennes-relais sur les toits de la capitale. Devenue caduque, la charte signée en 2003 fixait à 2 V/m le niveau moyen d'exposition de la population dans les lieux de vie.

Pressée par les élus écologistes, la municipalité demandait l'abaissement de ce seuil. Les opérateurs souhaitaient au contraire le relever à 10 V/m, voire 15 V/m. Pour faire céder les opérateurs, pressés de déployer les réseaux 4G, Paris avait brandi la menace de geler les demandes d'installation d'antennes sur ses propres bâtiments.

La municipalité a finalement obtenu une légère baisse, même si le changement de protocole de mesure complique la comparaison. L'exposition, auparavant calculée sur trois points et sur vingt-quatre heures, sera désormais calculée en pic d'exposition, au point le plus exposé quel que soit le moment.

Le projet de charte fixe "deux niveaux de champs maximaux à ne pas dépasser dans les lieux de vie fermés (appartements, bureaux)" : 5 V/m et 7 V/m, selon que la 4G sera présente ou non. Selon l'ancien calcul, cela signifie que le seuil d'exposition a été ramené de 2 V/m à 1,6 V/m. C'est encore trop pour une association comme Robin des toits, qui a dénoncé "un vrai recul".

A l'étranger, la Grèce, la Belgique, l'Autriche ont limité l'exposition à 3 V/m. La ville de Salzbourg, en Autriche, est descendue à 0,6 V/m.

22/09/2012

Prix scientifiques : les Ig Nobel 2012

lu sur : http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2012/09/21/the-winner-is-mieux-que-les-nobel-les-ig-nobel/#xtor=RSS-32280322

THE WINNER IS – Mieux que les Nobel ? Les Ig Nobel !

Les prix Nobel ne seront remis que dans quelques semaines, mais la communauté scientifique est déjà en ébullition. Jeudi soir, les noms des gagnants des "Ig Nobel" ont, enfin, été révélés. Ces récompenses données depuis 1991 par la revue Annals of Improbable Research et remises à l'université Harvard ont pour but d'éveiller la curiosité du public pour la science. Et ce grâce à l'humour. Les prix sont donc légèrement décalés et récompensent, selon le slogan, "les découvertes qui font rire d'abord, penser ensuite". Petit tour d'horizon des "nobélisés".

Psychologie : les Néerlandais Anita Eerland et Rolf Zwaan et le Russo-Péruvien Tulio Guadalupe pour leur étude sur un effet d'optique étonnant : lorsque l'on se penche vers la gauche, on voit la tour Eiffel plus petite.

Paix : la compagnie russe SKN pour avoir transformé de vieilles munitions soviétiques en diamants.

Acoustique : prix spécial du jury à deux chercheurs japonais, Kazutaka Kurihara et Koji Tsukada, pour leur "Speechjammer", capable d'interrompre n'importe quel orateur en retransmettant son discours en simultané mais avec un très léger décalage. "Ce que la personne entend est juste assez décalé pour la déconcerter complètement et elle s'arrête de parler. C'est une petite chose qu'on peut réserver aux gens qui n'arrêtent pas de radoter", ont expliqué les scientifiques.

Neuroscience : quatre neurologues américains, Craig Bennett, Abigail Baird, Michael Miller et George Wolford, pour avoir détecté une activité cérébrale dans des saumons morts.

Chimie : Johan Pettersson, un scientifique suédois, a compris pourquoi les habitants de certaines maisons d'Anderslöv, en Suède, ont les cheveux verts : une combinaison tuyaux de cuivre et douches chaudes.

Littérature : l'Office général de la responsabilité du gouvernement américain pour avoir commandé un rapport à propos des rapports sur les rapports qui recommandent la préparation d'un rapport sur les rapports des rapports.

Anatomie : le Néerlandais Frans de Waal et l'Américaine Jennifer Pokorny, qui ont découvert que des chimpanzés sont capables de reconnaître leurs congénères en regardant des photos de leurs derrières.

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Voir aussi : http://www.improbable.com/ig/2012/

The 2012 Ig Nobel Prize Ceremony - Improbable Research

21/09/2012

La dangerosité des OGM (suite)

lu sur : http://www.bastamag.net/article2651.html

L’offensive de Monsanto pour décrédibiliser l’étude sur les OGM

La contre-attaque de Monsanto à l’étude sur les OGM de Gilles-Eric Séralini et du Criigen ne s’est pas faite attendre. C’est un courriel envoyé par un dirigeant de Monsanto, Jaime Costa, ingénieur agronome et directeur technique de Monsanto en Espagne. Il conseille à ses interlocuteurs d’aller consulter plusieurs réactions de scientifiques critiquant l’étude. Des scientifiques loin d’être indépendants...

Traduction de l’espagnol : « Objet : Au sujet des recherches indépendantes sur les OGM.

Sur cette page (lien), vous pouvez lire l’opinion de quelques scientifiques indépendants sur cette nouvelle publication qui n’a pas été revue par l’Autorité européenne de sécurité alimentaire (EFSA) » [1].

Le courriel a été révélé par l’Observatoire européen des entreprises (CEO). Le lien préconisé par le cadre de Monsanto renvoie vers le site du Science Media Centre, basé à Londres et présenté comme une source d’informations indépendante. Le centre publie huit réactions de scientifiques. Tous rejettent l’étude du Criigen.

Se présentant comme une entreprise indépendante « qui travaille à promouvoir les opinions de la communauté scientifique au Royaume-Uni pour les médias », le Science Media Center est en réalité financé à 70 % par les grands noms de l’industrie de la biotechnologie. BASF, Bayer, Novartis, CropLife International sont autant de bailleurs de fonds de cette entreprise.

Malgré le conflit d’intérêt évident, l’opération semble bien fonctionner. Trois des huit experts mentionnés sur le Science Media Center ont été repris par l’agence de presse Reuters. C’est le cas de Tom Sanders, directeur du département des sciences nutritionnelles au King’s College de Londres, qui note que « cette race de rat est particulièrement sujette aux tumeurs mammaires lorsque les ingestions de nourriture ne sont pas contrôlées ».

Mais aussi de Mark Tester, professeur à l’université d’Adelaïde en Australie qui s’est étonné que les précédentes études n’aient pas soulevé les mêmes inquiétudes. « Si les effets sont aussi importants que rapporté et que l’étude est vraiment pertinente concernant l’homme, pourquoi les Nord-Américains ne tombent-ils pas comme des mouches ? » interroge t-il. « Les OGM font partie de la chaîne alimentaire depuis une décennie là-bas et la longévité continue de s’accroître inexorablement ».

Le groupe de lobby des biotechnologies Europabio a également publié un communiqué de presse citant ces mêmes experts et énumérant un ensemble d’arguments pour tenter de discréditer la recherche. Pour le CEO, ce n’est « probablement que le début des tentatives de l’industrie des biotechnologies pour miner la crédibilité de cette nouvelle étude ». L’équipe du Criigen répond à ces critiques sur le site du Nouvel Observateur.

Notes

[1] Le CEO précise avoir changé des éléments pour protéger la source.

Cancer du testicule : le cannabis, facteur de risque

lu sur :

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2012/09/14/19048-cancer-testicule-cannabis-facteur-risque

Cancer du testicule : le cannabis, facteur de risque

Fumer de la marijuana double le risque de développer cette forme de tumeur.

La liste des dangers pour la santé de la consommation de cannabis ne cesse d'augmenter au fil du temps et des études médicales. Dernier méfait démontré en date de la marijuana, un risque accru d'apparition d'un cancer du testicule, qui plus est d'un type plus difficile à soigner que les autres.

Une équipe de chercheurs de l'université de Californie du Sud (USC) a donc passé au crible le passé de 163 jeunes hommes chez qui avait été diagnostiqué un cancer du testicule et a comparé ces données avec celles recueillies chez 292 autres hommes en bonne santé, de même âge et de même origine ethnique.

Résultat, les hommes ayant fumé du cannabis présentaient deux fois plus de risques de développer une forme de cancer du testicule de mauvais pronostic par rapport à ceux qui n'en avaient pas fumé. «Nous ne savons pas exactement comment les composés de marijuana agissent sur les testicules pour conduire à une carcinogenèse, reconnaît Victoria Cortessis, l'un des auteurs de l'étude. Notre hypothèse est que cela peut se passer au niveau du système interne endocannabinoïde, qui interagit avec les composés actifs du cannabis et qui est aussi important pour la spermatogénèse.»

C'est un cancer rare (1 à 2 % environ de tous les cancers), mais c'est aussi le cancer le plus fréquent chez l'homme de 15 à 35 ans. Près de 95 % des tumeurs sont guérissables. Son incidence, comme celle du cancer de la prostate, augmente régulièrement depuis les années 1900, et plus nettement dans les pays à peau blanche depuis les années 1950 (augmentation d'un facteur 3 à 5 des années 1950 à 2000).

En France, l'Institut national de veille sanitaire (InVS) a réalisé en 2011 une étude sur les cancers du testicule. Il constate que, depuis le milieu du XXe siècle, «l'incidence du cancer du testicule n'a cessé d'augmenter». En France, cette augmentation est de 2,5 % par an (pour 1980-2005). Les patients sont surtout des hommes de 20 à 64 ans, avec un âge moyen au diagnostic de 37 ans. L'Alsace, la Lorraine, la Bretagne et les Pays de la Loire sont les régions les plus touchées, au contraire du Languedoc-Roussillon et de l'Ile-de-France, les deux régions les moins touchées. Mais on ne sait pas expliquer ces disparités régionales.

EN SAVOIR PLUS:

» Le cancer des testicules

LIRE AUSSI:

» La gravité des troubles liés au cannabis est sous-estimée 

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sur le même sujet :

http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/drogues/cannabis/13170-cannabis-risque-cancer-testicules.htm

Cannabis et cancer des testicules - Doctissimo

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communiqué:

À la suite de la décision de la Cours européenne de justice autorisant les OGM (*), il est temps de réagir contre cette Europe de la "concurrence libre et non faussée" !

Proposition pour une journée d'action tous les mois contre l'Europe néolibérale :

- tous les premiers mardis du mois, retirez de votre banque l'argent nécessaire à vos dépenses mensuelles et PAYEZ TOUT EN LIQUIDE.

Faites passer la proposition à vos amis, votre entourage, vos réseaux, etc ...

(*) voir :

Les OGM approuvés par l’UE ne sont pas soumis à...


20/09/2012

Molécules indésirables dans les eaux, toxicité des OGM

lu sur : http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Molécules indésirables dans les eaux

Dans son Hors-Série, Sciences et Avenir souligne que des « millions de molécules indésirables passent chaque jour dans les eaux usées puis traitées, composant des cocktails qui inquiètent les spécialistes ». Selon le Pr Yves Lévy, directeur du laboratoire de Santé publique – Environnement de l’université Paris-Sud, « aujourd’hui, la vraie question est : quel est le risque environnemental et sanitaire lié à ces mélanges de molécules ?»

(Sciences et Avenir, Hors-Série, 01/10)


Etude qui révèle la toxicité des OGM

Une équipe de chercheurs français, dirigée par le Pr Gilles-Eric Séralini, à l’université de Caen, et publiée dans la revue Food and Chemical Toxicology, « démontre que des rats de laboratoire nourris aux OGM développent beaucoup plus de tumeurs que les autres [deux à trois fois plus], et meurent de façon nettement plus précoce », expliquent Aujourd’hui en France et Les Echos. L’étude, d’une durée de deux ans, a porté sur 200 rats, certains nourris avec du maïs OGM NK603 (traité avec l’herbicide de Monsanto, le Round up) et d’autres avec du maïs classique. Les résultats ont montré des « effets dommageables pour la santé, tels que des tumeurs mammaires et des troubles organiques des reins et du foie », ainsi qu’une surmortalité, soulignent Les Echos. Le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, indique dans Aujourd’hui en France que « si les résultats se confirment, alors on interdira ces OGM (…). C’est une décision [qui] se prendra au niveau européen » car « on passera du simple principe de précaution à un vrai problème de santé publique ». Il souligne avoir saisi l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) afin qu’« elle réalise une expertise ».

(Aujourd’hui en France, Les Echos, 20/09)

La dangerosité des OGM (suite): l'article "Long term toxicity of a Roundup herbicide and a Roundup-tolerant genetically modified maize"

Et voici l'article en question :

"Long term toxicity of a Roundup herbicide and a Roundup-tolerant genetically modified maize"

étude OGM.pdf

19/09/2012

La dangerosité des OGM

Les articles du jour à lire sur :

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/ogm-le-scandale/20120918.OBS2789/ogm-quand-la-grande-distribution-finance-une-etude-choc.html 

 

http://www.liberation.fr/sciences/2012/09/19/une-etude-sur-les-ogm-revele-une-surmortalite-chez-le-rat_847354 

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/ogm-le-scandale/20120918.OBS2686/exclusif-oui-les-ogm-sont-des-poisons.html 

18/09/2012

L'allaitement encore très largement déterminé par le niveau social des mères

lu sur :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/09/18/la-pratique-de-l-allaitement-varie-fortement-en-fonction-du-niveau-social-de-meres_1761653_3224.html

L'allaitement encore très largement déterminé par le niveau social des mères

Le Monde.fr | 18.09.2012 à 09h16 • Mis à jour le 18.09.2012 à 11h37

Par Pascale Santi

L'allaitement reste encore très diversement pratiqué par les Françaises. Plus de deux tiers des nourrissons (69 %) sont allaités à la maternité (60 % de façon exclusive, et 9 % en association avec des formules lactées), mais ils ne sont plus que la moitié (54 %) à être allaités un mois plus tard, dont seulement 35 % de façon exclusive.

Tels sont les résultats de l'étude Epifane (Epidémiologie en France de l'alimentation et de l'état nutritionnel des enfants pendant leur première année de vie) publiée dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de l'Institut national de veille sanitaire (InVS), mardi 18 septembre.

L'étude est réalisée par l'Unité de surveillance et d'épidémiologie nutritionnelle (Usen) de l'InVS/Université Paris 13 auprès de 3 500 nourrissons nés entre le 16 janvier et le 5 avril 2012 dans 140 maternités. Au final, les résultats ont porté sur 2 936 mères. Jusqu'ici, les données étaient anciennes, notamment sur la durée de l'allaitement.

QUAND LE CONJOINT A UNE PERCEPTION POSITIVE DE LA FEMME QUI ALLAITE

Fait marquant, la mise au sein est proportionnelle au niveau d'études. Les femmes de niveau d'études inférieur ou égal au baccalauréat allaitent moins que celles de niveau supérieur. L'écart varie de 62 % à 74 % à la naissance, et de 44 % à 62 % à un mois. Les taux d'allaitement sont aussi plus élevés chez les femmes nées à l'étranger. Ils varient également à la hausse selon que les femmes sont plus âgées, mariées, qu'elles n'ont pas fumé pendant la grossesse, ont suivi des cours de préparation à l'accouchement. L'allaitement est également favorisé si la mère a eu un contact peau à peau avec son bébé dans l'heure suivant l'accouchement, et surtout si le conjoint a une perception positive de la femme qui allaite.

Ces chiffres ne sont guère élevés, quand on sait que la promotion de l'allaitement maternel figure parmi les recommandations du Programme national nutrition santé (PNNS) et que les instances internationales, comme l'Organisation mondiale de la santé (OMS), préconisent l'allaitement exclusif pendant les six premiers mois de l'enfant.

La France fait figure de mauvais élèves en Europe, le taux d'allaitement à la naissance atteignant 98 % en Norvège. Ce taux a toutefois beaucoup progressé dans l'Hexagone, puisque l'allaitement à la naissance n'était que de 37 % en 1972 et 53 % en 1998.

Les bénéfices de l'allaitement maternel ne sont plus à démontrer : il est plus que bénéfique à la santé de l'enfant, notamment pour la prévention des allergies et des infections gastro-intestinales, respiratoires et oto-rhino-laryngologiques, indique le BEH. Pour les mères, les suites de couches sont facilitées, avec un moindre risque d'infections et d'hémorragies du post-partum. De même, l'allaitement serait protecteur des risques de cancer du sein pour la mère et de diabète et d'obésité chez l'enfant. Cependant, note la revue, "l'utilisation des formules lactées reste, dans un pays développé comme la France, une alternative tout à fait acceptable pour la santé des enfants".

CIBLER LES "GROUPES À RISQUES"

Conclusion de l'étude : "Des efforts importants en matière de promotion de l'allaitement maternel sont donc nécessaires en France", en tenant compte des facteurs démographiques et sociaux. En clair : il faut cibler les "groupes à risques" que sont les jeunes mères et celles de faible niveau d'éducation. Il est aussi recommandé de donner des informations pendant la grossesse, à la naissance et lors du post-partum.

L'allaitement est une question qui taraude nombre de jeunes mères. Si certaines sont sûres de leur choix, elles restent nombreuses à s'interroger avec, souvent, un sentiment de culpabilité de celles qui ne souhaitent pas donner le sein.

Les résultats complets de l'étude Epifane sont prévus pour le second semestre 2013. Ils porteront sur l'alimentation des bébés pendant leur première année de vie, qu'il s'agisse d'allaitement maternel, de laits pour bébés (type, durée, quantités utilisées) ou de la diversification des aliments.

Pascale Santi

L'allaitement encore très largement déterminé par le niveau social des mères

lu sur :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/09/18/la-pratique-de-l-allaitement-varie-fortement-en-fonction-du-niveau-social-de-meres_1761653_3224.html

L'allaitement encore très largement déterminé par le niveau social des mères

Le Monde.fr | 18.09.2012 à 09h16 • Mis à jour le 18.09.2012 à 11h37

Par Pascale Santi

L'allaitement reste encore très diversement pratiqué par les Françaises. Plus de deux tiers des nourrissons (69 %) sont allaités à la maternité (60 % de façon exclusive, et 9 % en association avec des formules lactées), mais ils ne sont plus que la moitié (54 %) à être allaités un mois plus tard, dont seulement 35 % de façon exclusive.

Tels sont les résultats de l'étude Epifane (Epidémiologie en France de l'alimentation et de l'état nutritionnel des enfants pendant leur première année de vie) publiée dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de l'Institut national de veille sanitaire (InVS), mardi 18 septembre.

L'étude est réalisée par l'Unité de surveillance et d'épidémiologie nutritionnelle (Usen) de l'InVS/Université Paris 13 auprès de 3 500 nourrissons nés entre le 16 janvier et le 5 avril 2012 dans 140 maternités. Au final, les résultats ont porté sur 2 936 mères. Jusqu'ici, les données étaient anciennes, notamment sur la durée de l'allaitement.

QUAND LE CONJOINT A UNE PERCEPTION POSITIVE DE LA FEMME QUI ALLAITE

Fait marquant, la mise au sein est proportionnelle au niveau d'études. Les femmes de niveau d'études inférieur ou égal au baccalauréat allaitent moins que celles de niveau supérieur. L'écart varie de 62 % à 74 % à la naissance, et de 44 % à 62 % à un mois. Les taux d'allaitement sont aussi plus élevés chez les femmes nées à l'étranger. Ils varient également à la hausse selon que les femmes sont plus âgées, mariées, qu'elles n'ont pas fumé pendant la grossesse, ont suivi des cours de préparation à l'accouchement. L'allaitement est également favorisé si la mère a eu un contact peau à peau avec son bébé dans l'heure suivant l'accouchement, et surtout si le conjoint a une perception positive de la femme qui allaite.

Ces chiffres ne sont guère élevés, quand on sait que la promotion de l'allaitement maternel figure parmi les recommandations du Programme national nutrition santé (PNNS) et que les instances internationales, comme l'Organisation mondiale de la santé (OMS), préconisent l'allaitement exclusif pendant les six premiers mois de l'enfant.

La France fait figure de mauvais élèves en Europe, le taux d'allaitement à la naissance atteignant 98 % en Norvège. Ce taux a toutefois beaucoup progressé dans l'Hexagone, puisque l'allaitement à la naissance n'était que de 37 % en 1972 et 53 % en 1998.

Les bénéfices de l'allaitement maternel ne sont plus à démontrer : il est plus que bénéfique à la santé de l'enfant, notamment pour la prévention des allergies et des infections gastro-intestinales, respiratoires et oto-rhino-laryngologiques, indique le BEH. Pour les mères, les suites de couches sont facilitées, avec un moindre risque d'infections et d'hémorragies du post-partum. De même, l'allaitement serait protecteur des risques de cancer du sein pour la mère et de diabète et d'obésité chez l'enfant. Cependant, note la revue, "l'utilisation des formules lactées reste, dans un pays développé comme la France, une alternative tout à fait acceptable pour la santé des enfants".

CIBLER LES "GROUPES À RISQUES"

Conclusion de l'étude : "Des efforts importants en matière de promotion de l'allaitement maternel sont donc nécessaires en France", en tenant compte des facteurs démographiques et sociaux. En clair : il faut cibler les "groupes à risques" que sont les jeunes mères et celles de faible niveau d'éducation. Il est aussi recommandé de donner des informations pendant la grossesse, à la naissance et lors du post-partum.

L'allaitement est une question qui taraude nombre de jeunes mères. Si certaines sont sûres de leur choix, elles restent nombreuses à s'interroger avec, souvent, un sentiment de culpabilité de celles qui ne souhaitent pas donner le sein.

Les résultats complets de l'étude Epifane sont prévus pour le second semestre 2013. Ils porteront sur l'alimentation des bébés pendant leur première année de vie, qu'il s'agisse d'allaitement maternel, de laits pour bébés (type, durée, quantités utilisées) ou de la diversification des aliments.

Pascale Santi

17/09/2012

Pour une journée d'action tous les mois contre l'EUROPE NÉOLIBÉRALE

À la suite de la décision de la Cours européenne de justice autorisant les OGM (*), il est temps de réagir contre cette Europe de la "concurrence libre et non faussée" !

Proposition pour une journée d'action tous les mois contre l'Europe néolibérale :

- tous les premiers mardis du mois, retirez de votre banque l'argent nécessaire à vos dépenses mensuelles et PAYEZ TOUT EN LIQUIDE.


Faites passer la proposition à vos amis, votre entourage, vos réseaux, etc ...


(*) voir :

Les OGM approuvés par l’UE ne sont pas soumis à...

Les OGM approuvés par l’UE ne sont pas soumis à l’approbation nationale

Il va falloir sortir de cette Union Européenne ou la réformer !

lu sur :

http://www.merid.org/fr-FR/Content/News_Services/Food_Security_and_AgBiotech_News/Articles/2012/Sep/07/EU.aspx 

Les OGM approuvés par l’UE ne sont pas soumis à l’approbation nationale, décide la Cour 
Résumé posté par Meridian le 9/10/2012
Source: Bloomberg (6 septembre 2012)
Auteur(s): Rudy Ruitenberg
La Cour de Justice européenne a rendu cette semaine un arrêt indiquant que la mise en culture de plantes génétiquement modifiées telles que les variétés de maïs MON 810 de la compagnie Monsanto ne peut pas être soumise aux procédures nationales d’autorisation par des pays spécifiques de l’Union européenne (UE), lorsque le bloc dans son ensemble en a approuvé l’utilisation et la commercialisation. Selon l’arrêt de la cour, l’absence de règles nationales pour assurer la coexistence entre les cultures modifiées, organiques et conventionnelles ne donne pas droit à un Etat membre d’interdire la culture de plantes biotechnologiques de manière générale. L’arrêt a été rendu dans le différend opposant Pioneer Hi Bred Italia Srl et le ministère italien de l’Agriculture. L’Italie avait refusé d’examiner une demande de Pioneer pour cultiver des hybrides de maïs génétiquement modifié déjà inscrits au catalogue commun des variétés des espèces de plantes agricoles de l’UE. Ce pays est le deuxième plus grand producteur de maïs de l’UE, derrière la France. 

voir :

Growing genetically-modified crops such as varieties of Monsanto Co. (MON)’s MON 810 corn can’t be subject to national authorization procedures by European Union countries when the bloc has approved their use and marketing, the European Court of Justice wrote in a ruling today.

The lack of national rules to ensure so-called co-existence between modified, organic and conventional crops doesn’t entitle an EU member state to prohibit cultivation of biotech crops in a general manner, the court wrote.

The court ruled in a dispute between Pioneer Hi Bred Italia Srl and Italy’s agriculture ministry. The ministry had said it couldn’t consider a Pioneer application to grow genetically modified corn hybrids derived from MON 810 already included in the EU common catalogue of agricultural plant species, according to the ruling.

Italy is the EU’s second-largest corn grower. France, the bloc’s largest producer of the grain, in March temporarily banned growing of Monsanto’s insect-resistant MON 810 corn, citing scientific studies it said showed growing the corn variety poses risks to the environment. 

Le chlordécone a des effets néfastes sur le nourrisson

NB: les surlignages sont de moi.

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/09/17/le-chlordecone-a-des-effets-nefastes-sur-le-nourrisson_1761355_3244.html

Le chlordécone a des effets néfastes sur le nourrisson

Une étude démontre que l'exposition in utero au pesticide retarde le développement cognitif.

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Les chercheurs n'ont pas fini de mettre au jour les dégâts sanitaires provoqués par l'utilisation intensive et prolongée du chlordécone, un pesticide destiné à combattre le charançon de la banane, aux Antilles françaises. Une nouvelle étude, publiée sur le site de la revue Environmental Research, montre que l'exposition prénatale ou postnatale à cette substance semble liée à des effets négatifs sur le développement cognitif et moteur des nourrissons. Le chlordécone est un produit toxique pour le système nerveux et pour la production de spermatozoïdes. Il se comporte comme un oestrogène et est considéré comme un cancérogène possible.

CONTAMINATION À GRANDE ÉCHELLE DES SOLS

Il a été massivement employé, en particulier en Guadeloupe et en Martinique de 1973 à 1992, à la demande des grands planteurs et avec la bienveillance du ministère de l'agriculture, alors qu'il a été interdit dès 1976 aux Etats-Unis. Vingt années durant lesquelles le pesticide a pénétré les sols.

Or ce produit se dégrade très lentement une fois dans l'environnement. C'est donc une contamination à grande échelle des sols, des nappes phréatiques et des récoltes qui s'est produite dans certaines zones des deux îles antillaises.

Pire, elle se poursuit, notamment auprès des populations les plus défavorisées qui cultivent leurs propres légumes, avec des expositions qui persisteront probablement pendant plusieurs siècles, selon les études menées.

Sur le terrain, Luc Multignier (Inserm, Institut de recherche sur la santé, l'environnement et le travail) et les médecins du CHU de Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) suivent, dans le cadre de la cohorte "Timoun" ("enfant" en créole), 1 042 femmes et leurs enfants depuis leur grossesse.

Pour cette étude, ils ont collaboré avec des chercheurs québécois, belges et américains pour évaluer le développement cognitif, visuel et moteur chez des nourrissons, garçons et filles, nés à terme et en bonne santé, âgés de 7 mois.

Une estimation de l'exposition prénatale, dans le ventre de la mère, avait été réalisée en dosant le chlordécone présent dans le sang du cordon ombilical. L'exposition postnatale, elle, a été appréciée à la fois par le dosage du chlordécone dans le lait maternel et par la fréquence de consommation par les nourrissons d'aliments susceptibles d'être contaminés par le pesticide. A 7 mois, la mémoire visuelle, l'acuité visuelle et le développement moteur ont été testés.

Les chercheurs ont trouvé une association significative entre l'exposition prénatale au chlordécone et un score abaissé à deux tests : l'un explorant la mémoire visuelle, dit "test de préférence pour la nouveauté" (est-ce que l'enfant regarde plus longuement un objet nouveau qu'un objet déjà vu et devenu familier), et l'autre le développement de la motricité fine (préhension des objets entre les doigts et la paume de la main).

PARUTION DIFFÉRÉE DES RÉSULTATS

L'exposition postnatale par le biais des aliments susceptibles d'être contaminés est associée - mais aux limites de la signification sur le plan statistique - à une réduction de la vitesse d'acquisition de la mémoire visuelle et de la préférence pour la nouveauté.

Les scientifiques n'ont toutefois pas observé de lien entre l'exposition postnatale par le biais de l'allaitement maternel et une anomalie du développement psychomoteur.

"Basées sur de petits effectifs, ces observations ne traduisent pas de troubles graves, mais elles sont à rapprocher de particularités décrites auparavant chez des adultes américains ayant été fortement exposés au chlordécone dans le cadre professionnel", souligne Luc Multignier.

Le chercheur et son équipe se demandent si les anomalies constatées pourraient constituer "un signal d'alerte et annoncer des troubles permanents à un âge plus avancé". Cette étude fait d'ores et déjà parler d'elle dans le milieu de la recherche, où il se raconte que toute communication autour de cet article a été différée, à la demande des autorités, afin de ne pas être sous les feux de la rampe lors de la conférence environnementale des 14 et 15 septembre.

15/09/2012

Stress au travail et infarctus - Pollution des véhicules diesels et santé

lu sur : http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Stress au travail et infarctus : une association confirmée

La Croix et lemonde.fr notent que, selon les chercheurs de l’Inserm et de l’université de Versailles Saint-Quentin, « qui ont participé à une étude européenne » publiée dans The Lancet, « entre 3 400 et 4 000 infarctus survenant chaque année pourraient être liés au stress au travail ».

Les personnes stressées par leur milieu professionnel ont 21% plus de risque de faire un accident cardiovasculaire.

(La Croix, lemonde.fr, 14/09,

Reprise du communiqué de presse : Stress au travail et infarctus : un lien confirmé du 14/09)

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Pollution des véhicules diesels et santé

La conférence environnementale, organisée aujourd’hui et demain par le gouvernement, aura notamment pour thème la pollution des véhicules diesels, indique Libération.

Selon le ministère de l’Ecologie, « en France, les particules fines émises par les moteurs diesels, et pour une moindre part par le chauffage au bois et l’industrie, seraient à l’origine chaque année de 42 000 morts prématurées », rapporte le quotidien.

Selon Jean-Marie Le Guen, député et maire adjoint de Paris en charge de la santé, qui accorde une interview à Libération, « les liens entre les microparticules et la survenue de cancers ont été démontrés, prouvés et calculés.

La situation en France est inquiétante ». Il estime qu’« interdire le diesel dans les grandes villes [est] une décision incontournable

 ».

(Libération, 14/09)

13/09/2012

Trop de PCB dans les anguilles : interdiction

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/09/12/les-anguilles-de-l-ariege-pleines-de-pcb-interdites-a-la-consommation_1759188_3244.html

Les anguilles de l'Ariège, pleines de PCB, interdites à la consommation

Le Monde.fr avec AFP | 12.09.2012 à 15h45

Les anguilles pêchées dans l'Ariège sont désormais totalement interdites à laconsommation et à la vente parce qu'elles concentrent trop de PCB, dérivés chimiques potentiellement dangereux pour le consommateur, a décidé la préfecture de l'Ariège.

Celle-ci vient d'étendre une interdiction qui datait d'août 2011 et qui excluait la consommation et la commercialisation de certaines anguilles et d'autres espèces pêchées dans l'Ariège, son affluent de l'Hers et le lac de Montbel. L'interdiction concerne désormais toutes les anguilles pêchées dans l'Ariège.

POISSONS BIOACCUMULATEURS

Elle vaut aussi dans l'Hers et le lac de Montbel pour les anguilles de plus de 350 grammes ou plus de 50 centimètres, ainsi que les barbeaux, brèmes, carpes, silures et vairons de plus de 850 g ou plus de 40 cm. Ces poissons sont dits bioaccumulateurs ; ils peuvent accumuler dans leur matière grasse le contaminant qu'ils ingèrent en s'alimentant. C'est le cas des PCB (polychlorobiphényles), plus connus sous le nom de pyralènes.

Les PCB sont des dérivés chimiques utilisés à partir des années 30 et pendant des décennies dans l'industrie, comme isolants dans les transformateurs électriques, comme lubrifiants dans les turbines ou comme composants dans les peintures. La vente de produits contenant des PCB est interdite depuis 1987.

DES MOLÉCULES SONT TRÈS STABLES

Seulement, ces molécules sont très stables dans l'environnement : jusqu'à 2 700 ans de "demi-vie" (même si deux "demi-vies" ne correspondent pas nécessairement à une vie complète) (*) pour certaines d'entre elles, selon un document interministériel de 2008. Du fait de cette persistance, conjuguée à la faible solubilité dans l'eau, les PCB se sont accumulés dans les sols et les sédiments. Dans l'eau, les PCB peuvent se fixer dans la matière grasse des poissons.

Cependant, il n'y a de risque potentiel qu'en cas de consommation réitérée de poissons contaminés. Une courte exposition aux PCB n'a pas de conséquence sanitaire pour le consommateur, dit la préfecture de l'Ariège. La pêche elle-même (si on ne mange pas ses prises) ne fait courir aucun risque et reste autorisée, dit-elle, comme la consommation des autres espèces. Des interdictions similaires ont été édictées ailleurs en France.

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mon commentaire :

(*) la demie vie correspond à la disparition de la moitié des molécules; si la demie vie est de 2700 ans, pour 1kg initial il restera 500g après 2700 ans, 250g après 5400 ans, 125g après 8100 ans, etc ...

Argent, pouvoir et nucléaire

communiqué:

 Atomes crochus : Argent, pouvoir et nucléaire

L’énergie nucléaire est-elle vraiment bon marché ? Qui a mis en place la politique atomique de la France et sur quels réseaux s’appuie-t-elle ?

Les samedi 3 et dimanche 4 novembre prochains auront lieu à Clermont-Ferrand les journées d’études du Réseau "Sortir du nucléaire", gratuites et ouvertes à tous. Leur thème : "Argent, pouvoir et nucléaire".

Un journal de 16 pages "Atomes crochus" donne de multiples informations pour peser sur l’enjeu de cette thématique et ouvrir le débat.

Vous pouvez télécharger ce journal et le commander en nombre en cliquant sur le lien suivant : http://boutique.sortirdunucleaire.org/product_info.php?products_id=274

Par ailleurs, vous trouverez sur le site des journées d’études toutes les informations utiles (programme, infos pratiques...) : http://leliencommun.org/journeesdetudes 
Le site regroupe de nombreux documents et ne demande qu’à s’enrichir de vos contributions.

Informez-vous et réservez dès à présent les dates du week-end des 3 et 4 novembre.

Salutations antinucléaires,

L’équipe d’organisation des journées d’études 2012 du Réseau "Sortir du nucléaire" 
Contact mail : journees-etudes@sortirdunucleaire.fr

12/09/2012

Les vertus des oméga-3 remises en cause

lu sur :

http://www.lemonde.fr/sante/article/2012/09/12/les-vertus-des-omega-3-remises-en-cause_1758986_1651302.html
 
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LE MONDE | 12.09.2012 à 12h01

Par Paul Benkimoun


On leur prête toutes sortes de vertu : bienfaits cardiovasculaires, prévention du cancer, remède à la dépression... L'étude, publiée mercredi 12 septembre dans le Journal of the American Medical Association (JAMA), risque cependant d'ébranler sérieusement cette réputation.

L'analyse combinée de 20 études d'apports en oméga-3 chez un total de près de 70 000 patients ne trouve en effet pas d'association significative entre la prise de ces acides gras et une réduction de la mortalité, toutes causes confondues et d'origine cardiovasculaire en particulier.

Les oméga-3 font partie de ces acides gras dits "essentiels", car l'organisme ne peut les synthétiser ou en tout cas pas en quantité suffisante par rapport aux besoins. Les sources principales dans notre alimentation sont végétales (huile et graines de lin, de chanvre, de citrouille...) ou marines (huiles de poisson et de krill). La médiatisation des effets bénéfiques prêtés à tort ou à raison aux oméga-3 a fait naître un marché florissant de compléments alimentaires.

Néanmoins, les essais cliniques de prévention cardiovasculaire à base de conseils diététiques ou de suppléments, réalisés dans des conditions rigoureuses, ont donné des résultats divergents. Les autorités sanitaires à travers le monde n'ont pas adopté une attitude uniforme.

20 ÉTUDES ET DE MODESTES EFFETS PROTECTEURS  

Aux Etats-Unis, la Food and Drug Administration (FDA) n'a approuvé leur prescription qu'en tant qu'agent faisant diminuer le taux de triglycérides chez les personnes ayant un niveau trop élevé de ces lipides. En France, une autorisation de mise sur le marché a été accordée comme traitement adjuvant en prévention secondaire de l'infarctus du myocarde (après un premier infarctus), en association avec les traitements de référence.

Pour trancher le débat, une équipe de chercheurs de l'université de Ioannina (Grèce) a compilé 20 études évaluant l'effet préventif des oméga-3, à des doses variables, dans le domaine cardiovasculaire chez un total de 68 680 patients.

Les chercheurs concluent que, "dans l'ensemble, la supplémentation en acides gras polyinsaturés oméga-3 n'est pas associée à un risque diminué de mortalité toutes causes confondues, de décès d'origine cardiaque, de mort subite, de décès après infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral".

Directeur de recherche au sein de l'unité d'épidémiologie et de santé publique de l'Institut Pasteur de Lille et spécialiste des oméga-3, Jean Dallongeville souligne que "les oméga-3 ont plutôt fait leurs preuves dans la prévention de la mort subite ou après infarctus du myocarde, donc par rapport à des troubles du rythme cardiaque. Cette analyse mélange et dilue cette indication parmi d'autres".

VERTUS SUPPOSÉES

De fait, en examinant les détails de l'article du JAMA, on retrouve effectivement un effet protecteur très modeste, juste dans les limites statistiques significatives.

"Cette analyse de la littérature ne confirme pas la diminution des problèmes cardiovasculaires observés dans des études anciennes ou dans celle de 2002 ayant conduit à l'autorisation de mise sur le marché, reconnaît le professeur Claude Le Feuvre (Institut de cardiologie, CHU La Pitié, Paris). Cela étant, les études les plus récentes portent sur des patients ayant un risque cardiovasculaire diminué. La meilleure prise en charge des maladies coronariennes a en effet permis de réduire fortement la mortalité par infarctus. Ce progrès pourrait expliquer l'absence de bénéfice supplémentaire du traitement adjuvant par les oméga-3."

"Le recours aux oméga-3 pour prévenir la formation de la plaque d'athérome ou la survenue d'un infarctus du myocarde ne marche pas, insiste Jean Dallongeville. En revanche, ils peuvent avoir un intérêt chez les personnes susceptibles d'être davantage exposées à un décès par des troubles du rythme, parce qu'elles ont déjà fait un infarctus ou qu'il y a eu des décès par mort subite dans la famille."

Les résultats de l'analyse parue dans le JAMA remettent donc en question l'intérêt des acides gras oméga-3 comme outils de prévention cardiovasculaire globale. Reste maintenant à savoir si les vertus supposées des oméga-3 peuvent aussi être contestées dans d'autres domaines et notamment le cancer.

Cela ne devrait toutefois décourager personne de continuer à manger régulièrement du poisson.

11/09/2012

La pollution des grandes villes françaises coûte cher en vies et en argent public

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/09/11/la-pollution-urbaine-coute-cher-en-vies-et-en-argent-public_1758502_3244.html

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La pollution des grandes villes françaises coûte cher en vies et en argent public

Le Monde -
L'Institut de veille sanitaire évalue à sept mois et demi la perte d'espérance de vie pour un Marseillais de 30 ans.

LE MONDE | 11.09.2012 à 14h25 • Mis à jour le 11.09.2012 à 14h36

Par Sophie Landrin

 

La pollution atmosphérique tue : l'Institut de veille sanitaire (InVS) tire la sonnette d'alarme dans une étude publiée, lundi 10 septembre, sur neuf villes françaises. Les conséquences sanitaires et financières de la pollution y apparaissent "tout à fait substantielles". L'institut, après avoir étudié en 2011 la situation de 25 villes européennes met ici l'accent sur l'état de l'air à Paris, Bordeaux, Lyon, Lille, Le Havre, Marseille, Rouen, Strasbourg et Toulouse.

L'étude (Aphekom) porte sur l'impact sur la santé à court et long terme de la pollution atmosphérique, en particulier des particules fines (PM 10), et très fines (PM 2,5) en suspension dans l'air, très dangereuses, car pénétrant profondément dans l'organisme. Ces microparticules générées par les gaz d'échappement des véhicules, notamment les moteurs diesel, l'activité industrielle ou les systèmes de chauffage affectent les voies respiratoires et le coeur. Les zones étudiées par les scientifiques concernent 12 millions de citadins français, dont 6,5 millions pour Paris et ses alentours.

Le premier constat est accablant : aucune des villes françaises ne respecte les seuils de pollution admis par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à savoir 10 microgrammes par m3 de PM 2,5. Marseille apparaît comme la ville française dont l'air est le plus pollué aux particules fines, suivi de Strasbourg, Lille, Lyon. Paris n'apparaît qu'en cinquième position, devant Bordeaux, Rouen, Le Havre et Toulouse.

91 000 ANNÉES DE VIE

L'InVS tente de délivrer un message positif en calculant les gains que produirait une politique de lutte contre la pollution. Les chercheurs estiment que le respect des normes annuelles européennes de pollution, concernant les particules plus fines (PM 2,5) donnerait à un Toulousain de 30 ans un gain moyen d'espérance de vie de 3,6 mois. Pour un Marseillais, le gain serait de 7,5 mois. Pour un Parisien de 5,8 mois.

Dans les neuf villes françaises, le gain annuel total représenterait 91 000 années de vie. Ce que les experts traduisent aussi par 8 milliards d'euros d'économies annuelles pour la collectivité. Concernant les PM 10, une diminution moyenne annuelle à la valeur recommandée par l'OMS (20 ug m3) aurait conduit à éviter 360 hospitalisations pour cause cardiaque, et 673 hospitalisations respiratoires, soit un bénéfice de 3,9 millions d'euros par an. Enfin, le respect de la valeur de l'OMS concernant l'ozone permettrait de différer 69 décès, 62 hospitalisations respiratoires par an et un bénéfice de 6,2 millions d'euros annuel. Sur le plan économique, les élus et le gouvernement auraient donc tout intérêt à mettre en place une législation rigoureuse.

"Ce que montre cette étude, commente l'un de ces auteurs, l'épidémiologiste Sylvia Medina, c'est que si l'on agit, on peut avoir des bénéfices très significatifs. En France, nous pourrions différer 3 000 décès annuels. Par ailleurs, l'étude démontre que la pollution est directement la cause de l'asthme chez l'enfant et de maladies cardio-vasculaires chez l'adulte. La pollution n'est pas seulement un élément aggravant comme on aurait pu le croire, mais elle est à l'origine de certaines pathologies."

STOCKHOLM SEULE VILLE EUROPÉENNE EN DESSOUS DES SEUILS

Chez l'enfant, 15 à 30 % des crises d'asthme et, chez l'adulte, l'aggravation des maladies coronariennes des plus de 65 ans peuvent, selon l'étude, être directement causées par la pollution de l'air. Le rapport précise que les calculs avancés sont des scénarios a minima.

La France pourra faire valoir qu'au niveau européen, sur les 25 villes étudiées, seule Stockholm, la capitale suédoise, réussit à se situer en dessous des seuils préconisés. Il est vrai aussi que l'étude porte sur des constats relevés entre 2 004 et 2 006, mais les données ont peu changé, car, depuis, aucune politique significative n'a été mise en place en France. Le pays, qui dispose d'un des parcs automobiles les plus diélisés au monde, accuse un sérieux retard dans la lutte contre la pollution de l'air. En mai 2011, la Commission européenne l'a renvoyé devant la Cour de justice européenne pour non-respect des valeurs limites relatives aux particules fines dans 16 zones ou agglomérations.

Pour donner des gages à Bruxelles, le gouvernement de François Fillon avait annoncé l'expérimentation de zones d'action prioritaires pour l'air (Zapa), visant à limiter l'accès aux grandes agglomérations des véhicules les plus polluants. Mais les villes candidates ont pour le moment renoncé, notamment en raison du caractère socialement discriminatoire d'une telle mesure. Les villes ont estimé que les habitants les plus pauvres, ceux qui roulent dans les véhicules anciens et polluants, se verraient pénalisés et interdire l'accès des métropoles, alors que les riches utilisateurs de 4 × 4 ne seraient pas concernés. En Europe, 169 zones, notamment en Allemagne, existent déjà. Des villes comme Londres ont expérimenté d'autres pistes, comme l'instauration du péage urbain. Avec des résultats significatifs : parmi les 25 villes européennes étudiées, la capitale anglaise apparaît à la quatrième place des villes les moins polluées. La pollution de l'air dans les grandes villes n'est pas une fatalité.

10/09/2012

ADN, obésité, médicaments ayurvédiques, cannabis

lu sur : http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

L’ADN non codant, essentiel à la vie :

Une équipe internationale de 400 chercheurs a découvert que « si 2% seulement de notre ADN servent à produire des protéines, 80% jouent un rôle biochimique », expliquent Le Monde et Le Figaro. Ces travaux, publiés dans plusieurs revues scientifiques dont Nature et Science, révèlent que la grande majorité de cet « ADN poubelle » « serait en fait une vaste table de contrôle avec des millions d’interrupteurs régulant l’activité de nos gènes. Sans ces interrupteurs, les gènes ne fonctionneraient pas et des mutations dans ces régions pourraient induire des maladies ». Dans le cadre du projet Encode lancé en 2003 visant à concevoir une « encyclopédie » de l’ADN, les chercheurs ont identifié 4 millions d’« interrupteurs » génétiques. Daniel Vaiman, chercheur Inserm à l’Institut Cochin (Paris), explique dans Le Monde qu’« Encode donne une grille de lecture du génome humain. C’est un magnifique outil perfectible. Mais il ne résoudra pas tous les problèmes liés à l’étude des maladies ». (Le Figaro, Le Monde, 08/09)

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obésité abdominale des femmes :

Des chercheurs américains, dont les travaux sont publiés dans la revue Diabetes, ont apporté la preuve, chez la souris, qu’une enzyme, la ALDH1A1, déclencherait l’obésité abdominale des femmes après 50 ans, souligne Le Figaro. Selon le quotidien, ces recherches, dirigées par le Dr Ouliana Ziouzenkova, professeur de nutrition à l’Université de l’Ohio (Etats-Unis), ont montré que « quand on retire cette enzyme chez une souris génétiquement modifiée, même une femelle soumise à un régime riche en graisses ne grossit pas ». (Le Figaro, 08/09)

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médicaments "ayurvédiques";

L’Institut de veille sanitaire a lancé une opération de surveillance en France de médicaments utilisés en diététique et fabriqués selon la technique traditionnelle indienne dite « ayurvédique ». Cette décision fait suite à la découverte, il y a quelques semaines, par les autorités sanitaires américaines de près de 200 de ces remèdes, contenant des métaux lourds, fabriqués en Inde et en Chine et vendus sur 25 sites web. (Aujourd’hui en France, 08/09)

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cannabis :

Dans son édition Science & Techno, Le Monde publie une enquête sur le cannabis, revenant sur les travaux de chercheurs néo-zélandais et anglo-saxons qui ont conclu qu’« une consommation régulière et prolongée de cannabis, commencée à l’adolescence, peut entraîner une altération des performances intellectuelles » (cf synthèse de presse du 28 août). Mickaël Naassila, directeur du Groupe de recherche sur l’alcool et les pharmacodépendances (Inserm, Amiens), souligne dans Le Monde : « C’est un très beau travail, dont l’intérêt majeur est dans la démonstration de l’interaction du cannabis dans le développement cérébral. Cela renforce l’idée qu’il faut retarder le début de la rencontre avec cette drogue ». (Le Monde, Science & Techno, 08/09)

06/09/2012

Femmes contre le nucléaire

communiqué :

Il y a quelques mois, des femmes partageant la conviction de la nécessité vitale d’un arrêt immédiat du recours à l’énergie nucléaire (qu’il s’agisse de production d’électricité ou d’armement) ont lancé un Appel des Femmes pour l’Arrêt Immédiat du Recours à l’Énergie AtomiqueIl faut faire connaître cet appel !

Le principe de cette action ne consiste pas tant à faire signer une pétition mais à susciter, en divers pays, la constitution de groupes de femmes et des actions, des dynamiques militantes autour de cet appel. Il ne s’agit donc pas d’une pétition à remettre à une autorité "supérieure", mais plutôt d’un appel à prise d’engagement autonome, complémentaire d’autres initiatives mixtes préexistantes ou non. Ainsi, il a été décidé, y compris en concertation avec des camarades masculins, de recueillir exclusivement des signatures féminines.

Au-delà de l’exemple du mouvement des Femmes de Fukushima, il y a trois raisons principales :

  • la volonté d’encourager à se mêler des questions atomiques des femmes qui, pour bien des raisons, ne l’ont pas fait ou ne le feront jamais dans un contexte mixte ;
  • le souci d’introduire dans les réseaux féministes le débat sur les questions énergétiques, sans en laisser l’exclusive à des lobbies corporatistes de femmes favorables au nucléaire ;
  • et surtout le constat que les femmes de nombreux pays ont, davantage que les Françaises, l’habitude d’œuvrer préférentiellement ou exclusivement dans des groupes féminins. Or, vu l’urgence, les initiatrices espèrent que cet appel permettra aussi d’activer ou réactiver de larges réseaux nationaux et internationaux de femmes préexistants et d’établir plus facilement des liens avec eux.

L’appel est actuellement disponible en anglais et quelques autres langues, en attendant d’autres versions, qui seront bienvenues. Voir les traductions disponibles.

Pour en savoir plus, participer et inciter vos ami-e-s hors de France à participer à la dynamique, voir les détails

http://www.netoyens.info/index.php/contrib/04/09/2012/femmes-contre-le-nucleaire 

05/09/2012

Flore intestinale et obésité

lu sur :

http://www.lepoint.fr/invites-du-point/didier_raoult/ces-antibiotiques-et-ces-probiotiques-qui-font-grossir-05-09-2012-1502822_445.php

Ces antibiotiques et ces probiotiques qui font grossir

Probiotiques et antibiotiques font grossir les jeunes mammifères dans les fermes, les souris dans les laboratoires... et les enfants ! D'une façon surprenante, l'effet sur le poids des probiotiques et des antibiotiques, utilisés massivement depuis plus de quarante ans pour stimuler la croissance des animaux de ferme (une pratique encadrée par la communauté européenne depuis 1972), n'avait jamais fait l'objet d'étude sérieuse chez l'homme jusqu'à ces dernières années.

Depuis 2006, on sait que la composition des microbes du tube digestif varie avec l'état métabolique des personnes obèses ayant une composition microbienne différente de celle des personnes minces. De ce fait, il n'est pas inutile de s'interroger sur les conséquences de la manipulation des microbes du tube digestif par l'ingestion massive d'autres microbes - en l'occurrence les probiotiques - ou leur destruction par des antibiotiques. Un peu de lumière apparaît maintenant.

Pour les antibiotiques, deux travaux montrent que certains antibiotiques prescrits chez les jeunes enfants, en particulier ceux de moins de six mois, sont associés à une prise de poids ultérieure significative et il s'agit bien d'une prise de poids graisseuse, car, chez les souris, les mêmes antibiotiques induisent une augmentation de la masse graisseuse. Les auteurs en concluent donc qu'il faut être extrêmement prudent avec les antibiotiques, en particulier chez les très jeunes enfants. Ces résultats confirment toutes les données connues chez les animaux de ferme, longtemps engraissés aux antibiotiques. D'autres travaux ont montré des effets comparables, après traitement antibiotique au long cours, chez les adultes.

Concernant les probiotiques - ces bactéries utilisées pour la fermentation des produits laitiers ou ajoutées pour produire des "alicaments" -, les conséquences dépendent des espèces testées. Toutefois, mon équipe a pu montrer qu'avec certaines espèces de Lactobacillus, le même effet était obtenu chez les souris et les animaux de ferme. Les espèces de bactéries probiotiques capables d'entraîner une prise de poids significative chez les jeunes enfants sont Lactobacillus acidophilus, Lactobacillus fermentans et, sans doute aussi Lactobacillus reuteri. Les conséquences se répètent chez les animaux de ferme, les souris de laboratoire et les humains.

Bref, aussi bien dans les expériences que dans les travaux épidémiologiques, la manipulation des bactéries du tube digestif chez les très jeunes enfants peut entraîner une prise de poids ultérieure. Il apparaît donc urgent de réaliser des études en France sur ces effets. Et, en attendant, de mettre en garde les parents contre la consommation par les tout-petits de produits enrichis en bactéries ou en antibiotiques inutiles et de bactéries, compte tenu de l'épidémie d'obésité actuelle...

La cigarette électronique : pas d'évaluation de l'inocuité

lu sur : http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

De plus en plus de Français adoptent la cigarette électronique, produit de substitution doté d’une diode et d’une petite résistance chauffant un liquide  - souvent à base de nicotine – qui permet aux fumeurs d’inhaler de la vapeur « sans subir les effets nocifs de la combustion », indique La Croix.

Or, ajoute le quotidien, ce phénomène de société « ne fait pas l’unanimité » chez les médecins.

Ces derniers soulignent l’absence d’évaluations de « l’innocuité de cette cigarette nouvelle génération et de son efficacité dans le sevrage ».

voir : La Croix, 05/09