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30/11/2012

Les perturbateurs endocriniens dans notre environnement

lu sur : http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

 Les effets nocifs des retardateurs de flamme

Plusieurs études américaines rendent compte des risques pour la santé humaine des retardateurs de flamme, indique Le Figaro.

Certains polybromodiphényléthers (PBDE), utilisés par les industriels dans les produits courants (moquette, literie…), ont été par la suite interdits en raison de leurs effets cancérigènes, neurotoxiques et étant des perturbateurs endocriniens.

L’ensemble des Etats-Unis, mais aussi les pays européens, sont cependant encore aujourd’hui concernés par une pollution aux PBDE.

Une étude réalisée par l’université de Californie, à Berkeley, auprès de plus de 270 femmes enceintes et 270 enfants âgés de 7 ans, révèle « chez ces derniers un déficit d’attention et un manque de coordination des mouvements » en raison d’une forte concentration en PBDE, souligne le journal.

Une étude, menée en 2011 dans 16 habitations californiennes et publiée en ligne dans la revue Environmental Science and Technology, souligne par ailleurs que, même après avoir été interdit progressivement à partir de 2004 aux Etats-Unis et en Europe, le Penta BDE continue de polluer les habitations via les objets domestiques achetés avant l’interdiction.

Une pétition a été lancée en Californie afin d’obtenir l’abolition de la norme TB117 et de demander des produits sans retardateurs de flamme

Le Figaro, 30/11

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2012/11/29/19499-alertes-etats-unis-sur-lesretardateurs-flamme

Alertes aux États-Unis sur lesretardateurs de flamme

Mots clés :toxicologie
Par figaro iconYves Miserey - le 29/11/2012
 
Omniprésents dans les plastiques et les textiles depuis les années 1970 pour éviter les risques d'incendie, les polybromodiphényléthers (PBDE) provoquent des retards chez les enfants fortement exposés.

Plusieurs études américaines publiées cette semaine remettent sur le tapis la problématique des retardateurs de flammes et des risques qu'ils présentent pour la santé humaine. Toutes ont en commun d'avoir été conduites en Californie. En effet, en 1975, cet État américain a mis en place une norme très stricte pour limiter les risques d'incendie dans les habitations connue sous le sigle TB117. Cette réglementation a amené les industriels à intégrer des polybromodiphényléthers (PBDE) dans la literie, les moquettes, les appareils électroniques, les vêtements, les poussettes…

Quand des études ont montré que certaines de ces molécules permettant d'ignifuger les plastiques et les textiles sont cancérigènes, neurotoxiques ou font partie des perturbateurs endocriniens, elles ont été interdites. Mais il était déjà trop tard: la Californie et les États-Unis, qui avaient suivi le mouvement, comptent aujourd'hui parmi les régions du monde les plus polluées par les PBDE. Les pays européens sont concernés, eux aussi. On retrouve des PBDE partout, car ils circulent sous forme de poussières: dans l'atmosphère, dans l'eau et dans la chaîne alimentaire, jusque dans les zones arctiques. Une fois ingérés ou inhalés, ils s'accumulent dans les graisses.

Il est difficile de se débarrasser des PBDE

L'ingestion de PBDE a des conséquences sur la santé. Les enfants exposés à de fortes concentrations de PBDE, comme c'est le cas dans la région de Monterey, n'ont pas un développement cérébral normal (Environmental Health Perspectives, en ligne). Une étude conduite par l'université de Californie à Berkeley auprès de plus de 270 femmes enceintes et 270 enfants âgés de 7 ans montre chez ces derniers un déficit d'attention et un manque de coordination des mouvements. «Cette étude est très importante car elle confirme des recherches montrant l'impact des retardateurs de flamme sur le développement cognitif», souligne sur le site Web de l'Académie des sciences américaine Heather Stapleton, de l'université Duke, une des meilleurs spécialistes américaines de la question.

Problème, il est difficile de se débarrasser des PBDE. Le Penta BDE qui a été progressivement banni aux États-Unis et en Europe à partir de 2004, continue aujourd'hui encore de circuler dans les poussières des habitations. C'est ce que révèle une étude conduite en 2011 dans seize habitations californiennes et publiée en ligne dans la revue Environmental Science and Technology. Présent dans les objets domestiques achetés avant l'interdiction, le PBDE est relargué au fil du temps quand la moquette et le vieux canapé se dégradent un peu plus chaque jour. Les scientifiques sont particulièrement préoccupés pour les jeunes enfants. Ce sont eux potentiellement les plus exposés car ils marchent souvent à quatre pattes et mettent les doigts à la bouche.

Une pétition lancée en Californie

Les retardateurs de flammes comportent un très grand nombre de molécules et les industriels ne donnent aucune information sur la composition de leurs produits. La même étude a révélé la présence de 102 PBDE ainsi que d'un «nouveau» retardateur de flamme. Il s'agit du TDCPP (Tris-phosphate) qui a été détecté dans 75 % des habitations californiennes étudiées. Cette molécule qui avait été utilisée dans les pyjamas pour enfants, avait été retirée à la fin les années 1970, compte tenu de sa toxicité. Les scientifiques s'étonnent de la retrouver aujourd'hui intégrée à beaucoup d'objets domestiques. En 2011, l'agence californienne de santé avait demandé à ce qu'elle soit classée comme cancérigène.

Une pétition a été lancée en Californie pour abolir la norme TB117 et demander des produits sans retardateurs de flamme. En effet, des études ont montré qu'ils dégagent des fumées très toxiques en cas d'incendie. Les militants les plus virulents n'hésitent pas à faire le parallèle entre les industriels du tabac dans le passé et ceux des retardateurs de flamme aujourd'hui.

LIRE AUSSI:

» Des produits chimiques dans des sièges auto

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et aussi :

http://pubs.acs.org/action/doSearch?action=search&searchText=PBDE&qsSearchArea=searchText&type=within&publication=40025991

Environ. Sci. Technol., 2012, 46 (13), pp 7373–7381
Publication Date (Web): June 1, 2012 (Article)
DOI: 10.1021/es3003487
Factors Associated with Serum Polybrominated Diphenyl Ether (PBDE) Levels Among School-Age Children in the CHAMACOS Cohort 

Polybrominated diphenyl ethers (PBDEs) are a class of flame retardants historically used in textiles, furniture, and electronic products. Recent studies have documented widespread PBDE exposure to humans, with higher levels measured in children than adults. We analyzed 10 tri- to hepta-BDE congener levels in blood collected from 7-year old Mexican-American children living in an agriculture community in California (n = 272). The most frequently detected PBDE congeners in child serum were BDE-47, -99, -100, and -153, all of which were measured in >99% of the children. We used multiple linear regression models to examine associations between child total PBDE levels (ng/g lipid) and determinants of exposure. Factors positively associated with higher PBDE levels in the children were total PBDE levels in maternal serum during pregnancy, duration of exclusive breastfeeding, and having no safe places to play in their neighborhood. Child BMI was inversely associated with serum PBDE levels (regression p-values <0.05). Our findings confirm that exposure to the penta-BDE mixture is ongoing, and that Mexican-American children living in California may be experiencing higher PBDE exposure from their environment compared to children sampled from the general U.S. population. Additional research is needed to assess the health impacts of these exposures.

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résumé :

Determinants of Serum Polybrominated Diphenyl Ether (PBDE) Levels among Pregnant Women in the CHAMACOS Cohort

Environ. Sci. Technol., 2011, 45 (15), pp 6553–6560
Publication Date (Web): July 13, 2011 (Article)
DOI: 10.1021/es104295m
 
Determinants of Serum Polybrominated Diphenyl Ether (PBDE) Levels among Pregnant Women in the CHAMACOS Cohort 

We measured levels of 10 polybrominated diphenyl ether (PBDE) congeners in serum collected during pregnancy and at delivery from 416 pregnant, predominantly immigrant, women living in Monterey County, CA. The most frequently detected congeners were BDE-47, -99, -100, and -153, all components of the penta mixture, detected in >97% of samples. We used multivariable regression models to examine factors associated with exposure to individual PBDE congeners as well as their total summed concentration (ng/g lipid). Prenatal and delivery total PBDE levels were correlated between sampling times (n = 21; Pearson r = 0.99, p < 0.001). In multivariable models, total PBDE levels increased significantly with time residing in the U.S. (p < 0.001) and among women with ≥3 pieces of stuffed furniture in their homes (p < 0.05). Women’s total PBDE levels increased 4.0% (95% CI = 2.8, 5.3) for each additional year residing in the U.S., after adjustment for prepregnancy BMI, weight gain during pregnancy, and SES. Having ≥3 pieces of stuffed furniture in the home was associated with a 26.8% (95% CI = 2.0, 57.5) increase in women’s serum PBDE levels. Findings suggest PBDE indoor contamination in California homes is contributing to human exposures in a population of recent immigrants.

29/11/2012

OGM: manifestation le 14 décembre

communiqué :

Manifestation au siège de l’ANSES 

(Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) 

le vendredi 14 décembre 2012 à 11 heures. 

27-31 avenue du Général Leclerc, 94700 Maisons-Alfort 

L’ANSES doit se positionner en faveur 

d’une interdiction des PGM 

L’ANSES reconnaît l’insuffisance des études de toxicité sur les OGM... 

Suite à l’étude menée par le Professeur Gilles-Eric Séralini sur le maïs OGM NK603 et sur le 

Roundup, l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et 

du travail) a rendu un Avis en octobre 2012 dans lequel il est affirmé : « Pour 55 % des dossiers 

instruits sur des plantes génétiquement modifiées, l'Agence a estimé que les données fournies par 

l'industriel n’étaient pas suffisantes pour permettre de conclure sur la sécurité sanitaire liée à la 

consommation de l'OGM et ces dossiers ont fait l’objet de demandes complémentaires transmises 

à l’EFSA. » 

Suite au refus de Monsanto d’être auditionné par l’ANSES, Dominique Gombert, directeur de 

l’évaluation des risques à l’ANSES, a déclaré début novembre 2012 : « Monsanto nous a fait 

parvenir un document d’à peu près cinq pages qui décrit essentiellement les conditions actuelles 

d’autorisation des plantes OGM et du NK603. Je n’ai pas trouvé d’éléments particuliers quant aux 

études sur le long terme que la firme aurait pu conduire. » 

Déjà en février 2011, l'ANSES avait publié un rapport dans lequel elle admet  « certaines 

insuffisances des tests actuellement demandés au niveau européen dans le cadre de l'évaluation 

de la toxicité des OGM ». Ce rapport fait état de « marges d'erreur inhérentes à la mise en œuvre 

des études de toxicité subchronique par administration de la plante via l'aliment, pendant 90 jours 

chez les rats, telles qu'établies sur le référentiel OCDE n° 408 et demandées par l'Autorité 

européenne de sécurité des aliments (EFSA) lors de l'évaluation des OGM avant mise sur le 

marché ». Selon, les auteurs : « La puissance est insuffisante dans respectivement 50 % et 80 % des 

tests. » 

...et d’un autre côté, elle ne remet pas en cause la commercialisation des OGM 

Et pourtant, l’ANSES refuse de tirer la conclusion logique de ces constats : demander l’interdiction 

des OGM. En octobre 2012, Marc Mortureux, directeur général de l’ANSES, a déclaré : « L'Anses 

a donc considéré que l'étude Séralini formulait des conclusions non soutenues par les données, 

autrement dit qu'elle surinterprétait celles-ci ; la réglementation en vigueur sur le maïs NK603 et le 

Roundup n'est donc pas remise en cause. » 

L’ANSES doit lever cette incohérence ! 

En reconnaissant l’insuffisance des études sur les OGM pour conclure à leur innocuité, 

l’ANSES doit proposer l’interdiction des OGM ! 

L’ANSES doit respecter le principe de précaution inscrit dans notre Constitution. 

Cette action est organisée à l’initiative de plusieurs associations signataires de l’Appel de Poitiers 

(www.appeldepoitiers.org). Pour plus d’informations, ou si vous souhaitez participer à la 

préparation de cette action, contactez Anne Liebskind (OGM Dangers) au 06.29.51.18.65. 

28/11/2012

Gaz de schistes et pollution radioactive

à lire sur :

http://www.ddmagazine.com/201211252549/Actualites-du-deve...

Gaz de schiste : la contamination radioactive refait surface

Tout ce que nous savons de l'exploitation des gaz de schiste nous vient des États-Unis. Ce sont les extrapolations américaines à des zones géologiques similaires du territoire français qui font dire aux industriels que la France recèlerait de réserves de gaz non-conventionnel importantes. Les techniques d'exploitation ont été mises au point outre-atlantique. Les risques liés à l'exploitation des gaz de schistes ont d'abord été portés à l'attention du public par les scientifiques et les défenseurs de l'environnement américains. Parmi ces risques, celui de la dispersion de minéraux radioactifs issus du sous-sol, est souvent sous-estimé, quand il est évoqué. Un rapport officiel récent de l'administration américaine en précise la nature. [ci-dessus, exploitation d'un puits. La fracturation hydraulique met en oeuvre des milliers de puits comme celui-ci sur les zones concernées. Photo cc wcn247]  

la suite sur

http://www.ddmagazine.com/201211252549/Actualites-du-deve...

27/11/2012

Abandon de l'éthylotest obligatoire

lu sur :

http://www.lepoint.fr/auto-addict/securite/ethylotest-l-obligation-d-en-avoir-deux-dans-chaque-vehicule-sera-annulee-27-11-2012-1534032_657.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20121127 

"La très grande majorité des accidents est le fait de conducteurs qui savent être au-dessus de la limite légale." 

 

Le Point.fr - Publié le27/11/2012 à 09:15- Modifié le27/11/2012 à 12:35

Éthylotest : l'obligation d'en avoir deux dans chaque véhicule sera annulée 

Enfin une initiative de bon sens ? Le CNSR devrait recommander l'abandon d'une mesure controversée et largement incomprise. 

C'est une information qui devrait être confirmée rapidement, l'obligation de détention de deux éthylotests à bord de chaque véhicule sera annulée après avoir été soumise aux premiers travaux de la Commission nationale de sécurité routière (CNSR). Celle-ci, laissée en sommeil depuis 2008 par le précédent gouvernement, vient d'être réactivée par le gouvernement Ayrault sous la houlette du ministre de l'Intérieur, Manuel Valls.

 
 

Elle se réunit pour la première fois ce matin et aura, à l'ordre de ses travaux prioritaires, l'examen du bien-fondé de cette mesure très controversée. "La mise en oeuvre de ces éthylotests est une question légitime", a dit Manuel Valls ce matin sur Europe 1. "Je veux continuer à combattre toutes les causes d'accidents et notamment l'alcoolémie au volant. J'ai remis en place la Commission nationale de sécurité routière sous la direction du sénateur Armand Jung, qui examinera le dossier, et je suivrai ses recommandations."

Depuis le printemps, date de son annonce, le feuilleton de l'éthylotest obligatoire a alimenté les conversations et les polémiques. Campé sur une mesure imaginée sous l'ancien quinquennat, la sécurité routière semblait déterminée à imposer coûte que coûte (voir notre article) une mesure tout d'abord reportée de six mois afin que les usagers puissent s'équiper face à une pénurie qui guettait. Un investissement significatif, évalué à 10 euros dans un premier temps puis à deux ou trois euros par ballon, mais largement incompris par les usagers.

 Ce sont les associations elles-mêmes qui sont montées au créneau, que ce soient celles représentant les automobilistes ou, et c'est plus surprenant, celles défendant les victimes de la route. Chantal Perrichon, de la Ligue contre la violence routière, a résumé ce matin sur Europe 1 toutes les raisons qui militent contre cet éthylotest. "Ils sont inutiles, a-t-elle dit, car 80 % des accidents sous alcoolémie sont le fait de taux supérieurs à 1,2 gramme. Ils sont fragiles, sensibles à la chaleur et au froid, dangereux en cas de projections d'un tube cassé et difficiles à recycler. Enfin, depuis 2002, le Comité interministériel de sécurité routière a recommandé aux forces de l'ordre de ne plus l'utiliser en raison de leur manque de fiabilité."

Un véritable réquisitoire de la part d'une personnalité qui n'est pas suspecte de complicité avec les chauffards. Malgré ces arguments, entonnés de la même façon par d'autres associations unanimes, la sécurité routière voulait s'entêter dans cette démarche, considérant qu'elle a au moins un atout pédagogique pour ceux qui sont tentés de prendre le volant. Un faux argument, selon Auto-Addict, car si un conducteur prend malgré tout la route, ce risque consenti ne vaudra pas de vérifier son alcoolémie afin de ne pas aggraver son cas lors d'un éventuel contrôle de police.

De plus, compte tenu de l'imprécision des ballons, dont la mesure positive nécessite un autre contrôle avec un éthylomètre électronique plus précis, voire une prise de sang en cas de contestation ou d'accident, on peut se demander à quoi sert vraiment cette obligation, si ce n'est à alimenter un commerce supplémentaire. La Ligue de défense des conducteurs (LDC) avait décidé de lancer une pétition, "Non aux éthylotests obligatoires" , dénonçant l'utilisation de la sécurité routière par l'État comme moyen de monter un marché lucratif.

"Il faut rappeler que ce sont les fabricants eux-mêmes qui ont donné un business clé en main à l'État, lui permettant à la fois de communiquer sur l'alcoolisme au volant et de créer une nouvelle amende de 11 euros. Pourtant, jusqu'ici, aucune étude n'a démontré l'utilité des éthylotests dans la diminution de l'alcoolisme au volant. Plusieurs associations avaient aussi relevé que "la présence de substances chimiques toxiques (dichromate de potassium, chrome III) crée un danger pour les enfants" qui joueraient avec. Enfin, selon Mme Perrichon, François Hollande, dans une lettre à l'association datée du 25 avril, avait émis des "réserves sur la fiabilité des éthylotests chimiques" et rappelé : "La très grande majorité des accidents est le fait de conducteurs qui savent être au-dessus de la limite légale."

L'ex-délégué interministériel à la Sécurité routière, Jean-Luc Nevache, avait estimé pour sa part que cette mesure, annoncée en novembre 2011 par Nicolas Sarkozy, pourrait sauver 500 vies.

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voir aussi :

13/2/2013

http://www.lepoint.fr/auto-addict/securite/ethylotests-et-radars-revirement-surprise-du-conseil-national-de-la-securite-routiere-12-02-2013-1626888_657.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20130213

Éthylotests et radars _ le coup de théâtre du Conseil national de la sécurité routière | Auto-Addict.pdf

26/11/2012

NDDL: informations du jour

lu sur :

http://www.liberation.fr/societe/2012/11/26/notre-dame-des-landes-nouveau-rassemblement-des-opposants_863020?xtor=EPR-450206

Notre-Dame-des-Landes : nouveau rassemblement des opposants
Tracteurs et manifestants se regroupent tôt ce matin autour de la Châtaigneraie, site où ils entendent protéger leurs cabanes de la destruction.                     

 
Libération

Les premières personnes répondant à un appel de l’Acipa - la principale association d’opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes - à venir «dès 5 heures du matin» sur place ont commencé à arriver lundi vers 5h30, a-t-on appris de sources concordantes. Quarante-cinq tracteurs étaient d’ores et déjà positionnés et enchaînés depuis dimanche soir autour des nouvelles cabanes construites par les opposants au projet soutenu par le gouvernement de Jean-Marc Ayrault, au quatrième jour de très vives tensions sur ce terrain.

 
 

Lire aussi le récit de la journée d'hier

Ces «nouvelles cabanes» de la Châtaigneraie sont devenues un lieu emblématique de la lutte car ces maisons ont été construites collectivement lors d’une grande manifestation le 17 novembre et qu’elles risquent désormais la destruction. «Nous sommes ce matin déjà 50 à 60 dans les nouvelles constructions», a indiqué Cyril Bouligand, un agriculteur de la Confédération paysanne qui a dormi sur place. «Les gens arrivent en nombre», a pour sa part indiqué Sylvain Fresneau, pilier historique de la lutte et agriculteur à Notre-Dame-des-Landes.

Une conférence de presse rassemblant toutes les composantes de l’opposition au projet d’aéroport, auquel le nom du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, ex-maire de Nantes, est étroitement associé, devait avoir lieu vers 11 heures. Depuis vendredi, les forces de l’ordre, absentes lors de la manifestation massive de «réoccupation» du site le 17 novembre, sont réintervenues en nombre pour expulser puis détruire tous les lieux d’habitation qui avaient pu être reconstruits depuis une première vague de destructions en octobre. De très vifs affrontements ont eu lieu, faisant des blessés de part et d’autre.

Après avoir proposé samedi une «commission de dialogue» et un report de six mois des travaux de défrichage qui devaient commencer en janvier, Jean-Marc Ayrault a aussi fait savoir dimanche par la voix de la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, qu’il ne s’agissait «aucunement de revenir sur le projet d’aéroport» qui doit remplacer en 2017 celui de Nantes.

Face à lui l’Acipa, mais aussi les élus opposés à l’aéroport, ont indiqué qu’il n’y aurait «pas de dialogue sans retrait des forces de police».

(AFP)

25/11/2012

Petit inventaire des déchets radioactifs dans le grand nord

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/11/22/le-grand-nord-souille-pour-des-siecles-par-des-dechets-nucleaires_1794588_3244.html

Le Grand Nord souillé pour des siècles par des déchets nucléaires

LE MONDE | 22.11.2012 à 14h44 • Mis à jour le 22.11.2012 à 14h54Par Pierre Le Hir

Fragilisé par le réchauffement, la pêche industrielle et le tourisme polaire, convoité pour les gisements de pétrole, de gaz et de minerais que recèle son sous-sol, déchiré par les nouvelles routes maritimes que va ouvrir la fonte des glaces, le Grand Nord, ce territoire précieux et vulnérable, porte aussi les stigmates de multiples pollutions. La contamination radioactive est l'une des plus préoccupantes. C'est ce que fait apparaître l'inventaire – le premier du genre – qu'a entrepris de dresser l'association de protection de l'environnement Robin des Bois.

En 2009, l'ONG française avait déjà répertorié 2 750 sites pollués par des produits chimiques. Cette fois, elle s'est attachée à des atteintes à l'environnement parfois plus diffuses, mais aussi plus durables. Deux années de travail ont été nécessaires pour collecter, auprès de scientifiques, d'associations environnementales et de services gouvernementaux, des données non exhaustives, surtout lorsqu'elles relèvent du domaine militaire. L'inventaire devrait être achevé au 1er semestre 2013, mais la très sérieuse revue Contrôle de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), en a déjà accueilli, dans son numéro de novembre, les premiers éléments.

"Nous avons voulu avoir une vision circumpolaire de tous les sites pollués,explique Jacky Bonnemains, président de Robin des Bois. L'océan Arctique est un gigantesque vivier de poissons pour les populations indigènes qui s'en nourrissent et dont la santé est au premier chef menacée, mais aussi pour laplanète, à laquelle il fournit, avec les eaux subarctiques, de 20 % à 30 % de ses ressources alimentaires marines." Ce n'est pas le seul danger. La fonte de la banquise polaire et le dégel du permafrost, poursuit-il, vont "remobiliser des substances radioactives" qui, jusqu'alors prisonnières des glaces, risquent de se disséminer dans les écosystèmes.

HÉRITAGE DE LA GUERRE FROIDE

L'ONG a identifié, au-delà du cercle polaire arctique – ou, dans quelques cas, un peu plus au sud, les courants atmosphériques et marins poussant les dépôts vers le nord –, quelque 90 sites marqués par la radioactivité émise par des activités industrielles et militaires. La Russie en concentre plus de la moitié (50), notamment sur la péninsule de Kola et l'archipel de Nouvelle-Zemble. Les autres se répartissent entre la Norvège (25 dont 19 sur l'archipel de Svalbard), l'Alaska (8), le Canada (3), la Suède (3) et le Groenland (2). La Finlande n'en compte aucun et l'Islande n'a pas été étudiée.

"La pollution radioactive de l'Arctique ne vient pas seulement, comme on le pense parfois, de pays éloignés, par exemple des usines de retraitement de La Hague[Manche] ou de Sellafield [Grande-Bretagne], dont les rejets, transportés par les courants, peuvent se concentrer dans certaines zones, commente Miriam Potter, chargée de mission au sein de l'association. Elle est issue, en grande partie, d'activités menées sur place."

Bien souvent, il s'agit d'un héritage de la guerre froide. Sur l'archipel de Nouvelle-Zemble, les Soviétiques ont procédé, entre 1955 et 1990, à 138 essais nucléaires aériens, terrestres ou sous-marins, faisant notamment exploser, le 30 octobre 1961, la "Tsar Bomba", la plus puissante bombe à hydrogène de l'histoire (50 mégatonnes). L'océan servant à l'époque d'exutoire, ils ont sabordé au large de la même péninsule, en 1982, le sous-marin nucléaire K-27, qui gît toujours, par 33 mètres de fond, en mer de Kara. Dans les mers de Barents et de Kara ont été immergés, énumère Miriam Potter, "cinq réacteurs de sous-marins et de brise-glaces, une vingtaine de bateaux dont certains contenaient des matières radioactives, des centaines d'objets contaminés et 17 000 conteneurs de déchets nucléaires". Pour faire bonne mesure, un autre sous-marin, le K-159, y a coulé en 2003.

Le site d'Andreeva Bay, dans le nord de la péninsule de Kola, représente, pour Robin des Bois, un "cauchemar". L'Union soviétique y avait installé, dans les années 1960, trois piscines de refroidissement des combustibles usés provenant de sous-marins et de brise-glaces nucléaires. Des fuites se sont produites dans deux d'entre elles, provoquant une très forte contamination. Depuis, des entreposages à sec de 22 000 assemblages de combustibles ont été aménagés, dans des conditions très précaires.

CHUTE DE SATELLITE, CRASH DE BOMBARDIER

Les Américains n'ont pas été en reste. Dans les années 1960, ils ont construit deux petits réacteurs nucléaires de 20 et 10 mégawatts, pour alimenter en électricité des bases militaires, à Fort Greely, en Alaska, et à Camp Century, dans le nord-ouest du Groenland. Le premier, victime de plusieurs accidents, a contaminé les cours d'eau, et les populations locales font aujourd'hui état de leucémies, malgré les démentis de l'administration américaine. L'exploitation du second aurait laissé dans les glaces "au moins 200 tonnes de déchets liquides". Les Etats-Unis ont aussi testé le comportement de radioéléments à Point Hope, dans le nord-ouest de l'Alaska.

Ce n'est pas tout. De 1930 à 1962, le Canada a exploité, autour du grand lac de l'Ours, des mines de radium puis d'uranium, une partie de celui-ci étant destiné au projet Manhattan qui a doté les Etats-Unis de l'arme atomique. Plus de 900 000 tonnes de stériles (déchets miniers) d'uranium ont été laissées sur place, dont 740 000 immergées dans le lac.

S'ajoutent les accidents. La chute, en 1978, du satellite espion soviétiqueCosmos-954 et de son réacteur nucléaire, dans le nord du Canada, où plus de 120 000 km2 ont été contaminés par de l'uranium enrichi et des produits de fission. Ou le crash, en 1968, d'un bombardier américain B-52 transportant des têtes nucléaires, près de Thulé (Groenland), où subsisterait "au moins un kilo de plutonium sur un rayon de 17 km".

OPÉRATIONS DE DÉCONTAMINATION

Mais l'Arctique ne paie pas seulement la facture du passé. Les activités minières actuelles, de même que les forages pétroliers et gaziers – il y en a plus de 4 000 en Alaska, au-dessus du cercle polaire –, génèrent des déchets à "radioactivité naturelle renforcée".

Des opérations de décontamination ont certes été engagées, notamment à l'initiative du G8 et de pays européens. Mais les zones touchées sont immenses, la pollution disséminée et les crédits insuffisants. "Les gouvernements doiventfaire preuve de transparence sur les produits radioactifs qu'ils ont entreposés ou dispersés. Et il faut organiser un suivi radiologique des sédiments, des poissons et des populations", plaide Jacky Bonnemains. En attendant que le fragile Arctique bénéficie, un jour peut-être, d'un statut protecteur comparable à celui de l'Antarctique.

Pierre Le Hir

Des espèces inhabituelles d'oiseaux dans l'Arctique

Outre la réduction de la surface de la banquise, le changement climatique conduit des colonies d'oiseaux habituellement rencontrés plus au sud, à élire domicile dans le Grand Nord.

C'est le constat dressé par une équipe de scientifiques russes qui vient d'explorer pendant trois mois les îles de l'archipel François-Joseph dans l'Arctique. "Sur une vingtaine d'espèces d'oiseaux que nous avons répertoriées, quatre sont inhabituelles pour l'archipel", a indiqué la chercheuse russe Maria Gavrilo, citant en exemple les mouettes à queue fourchue et les canards plongeurs marins.

Les scientifiques ont également rapporté de leur expédition des espèces rares de moustiques, dont une "peut-être inconnue".

Le groupe, frappé par l'ampleur de la "réduction anormalement rapide de la surface des glaces maritimes dans l'Arctique", a dressé de nouvelles cartes de l'archipel. La Russie a fait de l'Arctique, riche en hydrocarbures inexploités une priorité stratégique.

Notre-Dame-des-Landes : l'historique du projet (qui date de 1967 !)

Voici un lien pour un historique intéressant sur le projet d'aéroport à Notre Dame des Landes :

Notre-Dame-des-Landes : un projet de 1967 pour répondre aux défis de notre temps 

 

21/11/2012

L'industrie textile et la pollution

lu sur :

http://blog.greenpeace.fr/cp/fashion-victim

Toxiques | le 20 November 2012

Fashion Victim ?

Comment êtes-vous habillé aujourd’hui? Jetez un œil à vos vêtements. Touchez les. Oui, certes, vous touchez un vêtement. Vous touchez un type de tissu. Vous touchez quelque chose que vous avez choisi… Mais vous aussi touchez beaucoup plus que ça. Car il y a une histoire derrière ce morceau de tissu.

Pas moins de 70 pour cent des rivières, des lacs et des réservoirs en Chine sont touchés par la pollution des eaux. Lors d’enquêtes récentes, Greenpeace a identifié des liens entre un certain nombre de grandes marques du textile et les usines textiles en Chine qui déversent des produits chimiques dangereux dans les rivières. 

Des enquêtes de suivi ont révélé la présence de substances chimiques dangereuses dans des articles vestimentaires en magasin, des produits qui passent dans l’environnement, à l’occasion d’un lavage par exemple, et se dégradent dans l’eau pour former des produits chimiques toxiques qui dérèglent le fonctionnement hormonal. (Lire le résumé du rapport en français )

Ces produits chimiques constituent une grave menace pour la santé humaine et l’environnement, empoisonnant de précieux cours d’eau dans le monde entier.

Une histoire qui ne nous plaît pas

Nos vêtements, nous les choisissons. Ils aident à refléter qui nous sommes … Nos vêtements ne devraient pas être une menace.

Aujourd’hui, nous refusons d’accepter, et de simplement consommer.

Aujourd’hui, nous mettons en lumière les liens entre les ateliers de confection de vêtements utilisant des produits dangereux et la pollution de l’eau. Notre enquête a porté sur 20 marques de vêtements, et a inclus des tests sur 141 produits vendus par des enseignes connues et reconnues de la mode, comme Zara, Calvin Klein, Mango, Tommy Hilfiger ou encore Vero Moda.

Nous demandons aujourd’hui aux marques de promouvoir un futur sans produits toxiques et de collaborer avec tous leurs fournisseurs afin d’exclure les produits chimiques dangereux de leur chaîne d’approvisionnement et de leurs produits.
De remplacer ces produits dangereux par des alternatives plus sûres.
De faire la transparence sur les pratiques de leurs fournisseurs car les personnes qui vivent à proximité des usines et des rivières ont le droit de savoir ce que contient l’eau. 

Une fois leur engagement individuel mis en œuvre, les entreprises influentes ont également le pouvoir de catalyser le changement dans l’industrie des vêtements de sport et de la mode en travaillant en collaboration avec les autres. Ils peuvent créer la tendance. Et nous pouvons les y pousser !

Nous y sommes déjà parvenus par le passé : 7 grandes marques internationales de mode (Puma, Nike, Adidas, H&M, M&S, C&A et Li-Ning) se sont déjà engagées… Grâce à vous.

Mais aujourd’hui, Zara reste bouche cousue sur ce sujet. Zara est un leader du prêt à porter, nous avons besoin de son engagement !

Dites à Zara que nous ne voulons plus de produits dangereux dans nos vêtements et dans l’eau. Dites leurs que nous ne voulons pas que l’expression “fashion victim” soit une réalité !

 

Je passe @ l'action !

Toutes les actualités de la campagne Detox 

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sur le même sujet, lu sur :

http://ecologie.blog.lemonde.fr/2012/11/20/vingt-grandes-marques-epinglees-pour-des-produits-toxiques-dans-leurs-vetements/

Vingt marques épinglées pour des produits toxiques dans leurs ...

ecologie.blog.lemonde.fr/.../vingt-grandes-marques-epinglees-pour-des-produits-toxiques-dans-leurs-vetements/

Vingt marques épinglées pour des produits toxiques dans leurs vêtements

Nos vêtements sont-ils dangereux pour la santé ? C'est ce qu'affirme Greenpeace dans un rapport intitulé Les dessous toxiques de la mode, rendu public mardi 20 novembre, à Pékin. En cause : des substances chimiques susceptibles de provoquer des cancers et d'agir comme perturbateurs endocriniens, déréglant le fonctionnement hormonal et impactant les fonctions reproductives, détectées dans les rayons de vingt marques de prêt-à-porter. 

Pour mener son enquête, l'ONG de défense de l'environnement a acheté, dans 29 pays, 141 produits textiles (jeans, pantalons, tee-shirts, robes et sous-vêtements), fabriqués notamment en Chine, au Vietnam, en Malaisie et aux Philippines. Puis elle a soumis ces textiles à des analyses.

PERTURBATEURS ENDOCRINIENS

Résultats : 63 % des articles (89 produits) contiennent des éthoxylates de nonylphénols (NPE), composés chimiques fréquemment utilisés comme tensioactifs, notamment détergent et imperméabilisant, dans la production de textiles. Les concentrations les plus élevées (jusqu'à 45 000 mg/kg) ont été décelées dans des vêtements des marques C&A, Mango, Levi's, Zara, Metersbonwe, Jack & Jones et Marks & Spencers. Au total, 10 % des échantillons dépassent par ailleurs le seuil de 1 000 mg/kg imposé par la législation européenne pour la fabrication de vêtements – mais pas pour l'importation.

Si ces vêtements ne se révèlent pas dangereux au contact, ils le deviennent une fois lavés. Les NPE se dégradent en effet dans l'eau en nonylphénol (NP), considéré comme un perturbateur endocrinien et classé comme substance dangereuse prioritaire par l'Union européenne. Ce sous-produit toxique peut, à terme, s'accumuler dans les sédiments des rivières puis dans la chaîne alimentaire par l'intermédiaire des poissons ou des champs (en cas d'épandage de boues d'épuration).

Autre perturbateur endocrinien pointé du doigt : des phtalates ont été détectés dans 31 articles comportant des impressions "plastisol", parmi lesquels quatre présentaient des concentrations très élevées (jusqu'à 38 % du poids) : ceux de Tommy Hilfiger, Armani et Victoria's Secret. Or, les phtalates migrent eux aussi facilement dans l'environnement lors des lavages ou en fin de vie des produits. On peut les retrouver dans les denrées alimentaires ou les nappes phréatiques, et donc dans les tissus humains, le sang et les urines, rappelle le rapport.

Enfin, deux articles de la marque Zara contenaient des colorants azoïques qui peuvent libérer des amines cancérogènes. "Même si les niveaux de concentration restent en deçà des limites autorisées, il est inacceptable que des vêtements contiennent de telles substances", estime l'ONG.

ACCUMULATION DANS L'ENVIRONNEMENT

"Lorsque des milliards de vêtements contiennent des substances qui s'accumulent ensuite dans l'environnement, on ne peut plus parler de seuil acceptable d'un point de vue environnemental et sanitaire, estime Jérôme Frignet, chargé de campagne pour Greenpeace. Ces substances chimiques toxiques menacent à la fois durablement la santé des habitants vivant à proximité des usines textiles, dans les pays en développement, mais aussi l'environnement des pays de consommation comme la France."

Dans le cadre de sa campagne Detox, Greenpeace avait déjà publié en 2011 Dirty Laundry et Dirty Laundry 2, deux rapports qui montraient comment les fournisseurs de grands groupes textiles empoisonnaient l'eau de certains fleuves chinois avec leurs rejets, ces substances chimiques se retrouvant également dans les fibres des produits vendus.

L'ONG appelle alors les marques à s'engager à éliminer onze familles de substances chimiques de leur chaîne de production d'ici 2020. "Cela implique de trouver des produits de substitution, par le biais de la R&D, mais aussi de garantir la non-utilisation de ces substances par les fournisseurs", précise Jérôme Frignet.

Un objectif que les grands groupes de prêt-à-porter disent s'être aussi fixé. L'américain Levi Strauss & Co ou le suédois H & M affirment par exemple "partager la même ambition que Greenpeace", en ayant pour "but de réaliser zéro rejet de ces substances" chimiques dangereuses "dans la production textile en 2020", selon des propos recueillis par Nicole Vulser, journaliste en charge du luxe au Monde. Numéro un mondial, l'espagnol Inditex (maison mère de Zara) assure aussi dialoguer avec Greenpeace de façon "active" pour trouver un accord.

Audrey Garric

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Merveilleuse nature !

lu sur :

http://www.lepoint.fr/science/dans-le-nid-du-merion-sans-mot-de-passe-point-de-nourriture-20-11-2012-1531312_25.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20121121

Dans le nid du mérion, sans mot de passe, point de nourriture

Le Point.fr - Publié le 20/11/2012 à 16:56

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Pour assurer la survie de l'espèce, le mérion superbe (Malurus cyaneus) a développé une parade étonnante face à la très indélicate habitude du coucou de Horsfield (Chrysococcyx basalis), qui a pour coutume de lui faire élever ses petits au détriment de sa propre progéniture... Ce dernier profite généralement d'une absence ou d'un moment d'inattention pour installer ses oeufs, bien au chaud, dans le nid du mérion. De sorte que ses rejetons, qui brisent leur coquille au bout de deux jours contre cinq pour les petits du volatile hôte, puissent jeter par dessus bord les autres oeufs pour se faire adopter, et éliminer au passage la descendance de ses parents adoptifs... Une stratégie redoutable et quelque peu cruelle qui fonctionne tout de même dans 60 % des cas. Comment certains couples de mérions arrivent-ils donc à échapper à la supercherie ?

 
 

C'est en enregistrant les vocalises de dames mérions près de leur nid que la biologiste Sonia Kleindorfer de la Flinders University d'Adelaïde, en Australie, a fait l'étonnante découverte. Selon le résultat de ses recherches publié récemment dans la revue scientifique Current Biology, les femelles, qui ne cèderaient pas à l'appel du jeune coucou et finiraient par le délaisser, auraient produit un chant bien spécifique pendant les cinq jours correspondant à la période d'incubation de ses oeufs, et uniquement pendant celle-ci. Loin d'une simple berceuse, la scientifique a établi qu'il s'agissait d'une sorte de mot de passe que les oisillons apprennent dans l'oeuf et reproduisent ensuite pour réclamer de la nourriture. Sauf qu'étant donné la complexité de la mélodie, les petits coucous, qui sortent de leur coquille en seulement deux jours, n'auraient pas le temps de la mémoriser et seraient ainsi démasqués et abandonnés.

Seuls les petits mérions, forts de leurs cinq jours d'apprentissage, y parviendraient donc ? Pas tout à fait... En plaçant dans des nids de mérion les oeufs d'autres oiseaux à maturation lente, la biologiste a constaté que les oisillons d'autres espèces étaient capables de s'approprier le code. Sauf que, dans la nature, ceux-ci n'ont heureusement pas l'habitude d'abuser de l'instinct maternel du mérion.

20/11/2012

L'utilisation des antibiotiques en France et en Europe

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/11/19/la-resistance-aux-antibiotiques-devient-preoccupante-dans-plusieurs-pays-europeens_1792574_3244.html

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La résistance aux antibiotiques devient préoccupante dans plusieurs pays européens

LE MONDE | 19.11.2012 à 11h45 Par Catherine Vincent

"Les antibiotiques, c'est pas automatique". Qui ne se souvient de ce slogan, fer de lance de la campagne de sensibilisation menée en France en 2001 pour réduire le mauvais usage de ces médicaments ? Depuis cette date, les prescriptions d'antibiotiques en ville ont chuté d'environ 25 %. Ce succès demeure toutefois très insuffisant. La France demeure le troisième plus gros consommateur d'antibiotiques par habitant. Plus globalement, dans tous les pays développés, le recours à ces produits pas comme les autres reste banalisé. Il y a urgence à le réduire.

C'est ce que répètent à l'envi les autorités sanitaires mobilisées autour de la Journée européenne de sensibilisation au bon usage des antibiotiques (European Antibiotic Awareness Day), fixée au 18 novembre. Instituée en 2008 par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), cette initiative a son équivalent aux Etats-Unis, en Australie et au Canada. Car la résistance des bactéries à cette classe de médicaments, due pour l'essentiel à une utilisation excessive ou mal appropriée, augmente partout dans le monde.

"Au cours des dernières années, il y a eu dans toute l'Europe une augmentation de la résistance, voire de la multirésistance aux antibiotiques chez des bactéries aussi courantes que K. pneumoniae et E. coli", précise Marc Sprenger, directeur de l'ECDC. "Cela signifie que, pour les patients infectés par ces bactéries résistantes, seuls des produits de dernier recours, comme les carbapénèmes, restent disponibles."

Conséquence : la consommation de cette classe d'antibiotiques a considérablement augmenté dans l'Union européenne de 2007 à 2010, favorisant en retour l'apparition de nouvelles résistances.

RÉSULTATS MITIGÉS

Les inquiétudes se concentrent sur l'évolution de trois agents infectieux particulièrement répandus. Le staphylocoque doré, S. aureus, dont les souches résistantes à la méticilline ont atteint un taux record en milieu hospitalier dans les années 1980 (de 35 % à 40 % en France). L'entérobactérie E. coli, dont la résistance aux céphalosporines de troisième génération (C3G) n'a cessé d'augmenter depuis le début des années 2000. Et l'entérobactérie K. pneumoniae, qui souffre, en pire, de la même évolution qu'E. coli.

Trois espèces vis-à-vis desquelles la France, dans sa lutte en matière de résistance aux antibiotiques, obtient, selon l'Institut national de veille sanitaire (InVS), des résultats mitigés. La palme des bons élèves revient dans les trois cas aux pays scandinaves, qui ont mis en place, dès les années 1990, des systèmes de contrôle efficaces pour limiter la consommation des antibiotiques : le cœur du problème.

Pourquoi la France utilise-t-elle par habitant trois fois plus d'antibiotiques que les pays les moins prescripteurs (Scandinavie, SuissePays-Bas) ? Parce que les mauvaises habitudes reprennent depuis quelques années le dessus.

"La dernière décennie peut être décomposée en deux périodes", précise Philippe Cavalié, de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). "Les cinq premières années ont été marquées par une baisse régulière de la consommation, quel que soit le niveau des pathologies hivernales. Ensuite, l'évolution est en dents de scie avec une tendance plutôt orientée vers une légère croissance."

UTILISATION PLUS CONTRAIGNANTE

Le troisième plan national d'alerte sur les antibiotiques (2011-2016), qui, pour la première fois, fixe un objectif chiffré de réduction de la consommation (– 25 % en cinq ans), permettra-t-il de renverser à nouveau la tendance ? Si l'on tient compte du fait que de nombreuses prescriptions d'antibiotiques concernent encore, à tort, des infections virales (rhume, grippe), l'objectif n'a rien d'irréaliste.

La Direction générale de la santé (DGS), qui met à la disposition des citoyens des outils d'information sur Internet, en appelle à "une mobilisation de l'ensemble de la population". Mais l'incitation, face à la gravité de la situation, sera-t-elle suffisante ? Ne faut-il pas, comme le suggèrent des voix de plus en plus nombreuses, instaurer des conditions d'utilisation plus contraignantes ?

Créée en 2011 à l'initiative de professionnels de la santé et de l'association de défense des patients Le Lien, l'Alliance contre le développement des bactéries multirésistantes (ACdeBMR) tente notamment de convaincre les autorités sanitaires d'instaurer pour les antibiotiques un mécanisme de prescription spécifique, tel qu'il en existe pour les médicaments anticancéreux et d'autres produits toxiques.

Interrogée sur ce point, la DGS indique que sa réflexion est "préliminaire à ce stade", et qu'elle envisage "diverses pistes, notamment en matière de prescription".

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Un enjeu fort pour les animaux d'élevage

EMPLOI PRÉVENTIF La majorité des antibiotiques produits dans le monde sont destinés aux animaux d'élevage. Ils sont les mêmes que ceux que nous utilisons, ce qui favorise la propagation générale de bactéries antibiorésistantes. C'est pourquoi un nombre croissant d'experts recommandent de renoncer progressivement à leur emploi préventif en élevage et de limiter au maximum l'usage vétérinaire d'antibiotiques de dernier recours.

OBJECTIF 2017 Deuxième consommateur européen d'antibiotiques à usage vétérinaire, la France a, sur ce terrain, du chemin à faire. Fin 2011, pour la première fois, le ministère de l'agriculture présentait un plan national de lutte contre l'antibiorésistance en médecine vétérinaire, Ecoantibio2017. L'objectif : réduire de 25% en cinq ans la consommation des antibiotiques destinés aux animaux, tout en développant les alternatives qui permettent de préserver la santé animale.

BAISSE Un an après, les données de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses), publiées vendredi 9 novembre 2012, montrent qu'en 2011, l'exposition des animaux aux antibiotiques a diminué de 3,7% par rapport à 2010. Dans le détail, cette baisse est de 8,6% pour les porcs, 6,9% pour les lapins, 4% pour les volailles, 3,6% pour les bovins et 1,5% pour les chiens et chats de compagnie.
En ce qui concerne les céphalosporines de troisième et quatrième générations et les fluoroquinolones, particulièrement importantes en médecine humaine, l'Anses précise que, après une période de forte augmentation, 
"l'exposition des animaux à ces deux familles d'antibiotiques semble s'infléchir, la tendance étant à la stabilisation".

17/11/2012

Gaza, ce WE

communiqué:

De : CollectifNationalPaixJusteDurablePalestiniensIsraeliens@yahoogroupes.fr 
Objet : nouvelles annonces de rassemblement...Gaza

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voir aussi :

Gaza : la campagne de réélection de Netanyaou ...

lebloglibredemonquartier.midiblogs.com/.../gaza-la-campagne-de-ree...
il y a 1 heure – Gaza : la campagne de réélection de Netanyaou 

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Liste des lieux de rassemblement connus à ce jour...

- Paris: Samedi 17/11 à OPERA à 15h (GUPS) (Collectif National)
- Lyon: le samedi 17 novembre à 14h Quai du Rhône (Victor Augagneur) / Pont de la Guillotière
- Nantes: Vendredi 16 novembre 2012 à 17h30

Carrefour des trams : 50 otages/Commerce
- Lannion: Vendredi 16/11 à 18h Mairie de Lannion (AFPS)
- Boulogne sur mer : samedi 17/11 à 12 heures (AFPS)
- Rouen Vendredi 16/11 2012 ) 18 h devant le palais de justice
- Lille : Dimanche 18/11 à 11h au métro Wazemmes (Génération Palestine)
- Montpellier : samedi 17/11/2012 à 16h place de la comédie
- Marseille : Samedi 17/11 à 14h devant la préfecture
- Angers lundi 19/11 à 18h place du ralliement
- Belfort samedi 17/11 à 14h30 Place Corbis
- Orléans samedi 17/11 15h place d'Arc
- Pau samedi 17/11 12 h préfecture
- Bordeaux: rassemblement unitaire samedi 17/11 à 11h30 au Grand Theatre
- Rennes vendredi 16/11 16h Place de République
- Strasbourg samedi 17/11 à 16h place Kléber
- Perpignan samedi 17/11 17h30 place arago
- Toulouse SAMEDI 17/11 2012 à 16h30 aux Allées Franklin Roosevelt (métro Jean Jaurès).
- Nîmes samedi 17 novembre à 15 h devant Carré d'Art
- Aubenas: Marché - Place du château Samedi 17 novembre
10 h 30 ( Collectif Solidarité Palestine de l'Ardèche méridionale
Rassemblement)
- Valence : samedi 17 à 14 h 30 devant la Mairie.
- Mulhouse: Samedi 17 novembre à 14H00 Porte Jeune
(l'entrée de la rue du Sauvage)
- Limoges: Samedi 17 Novembre à 15h PLACE DE LA MOTTE
- Châteauroux 19h45 le samedi 17 novembre à la maison de quartier Est, 1 rue Jules Massenet (AFPS)

- Pau samedi 17/11 12 h préfecture
- Bordeaux: rassemblement unitaire samedi 17/11 à 11h30 au Grand Theatre
- Rennes vendredi 16h Place de République
- Strasbourg samedi 17/11 à 16h place Kléber
- Perpignan samedi 17/11 17h30 place arago
- Bordeaux samedi 17/11 11h30 Place de la comédie

- Montpellier : samedi 17/11/2012 à 16h place de la comédie

- Marseille SAMEDI 17 NOVEMBRE A 14 H DEVANT LA PREFECTURE
- Angers lundi 19/11 a 18 place du ralliement
- Belfort samedi 17/11 à 14h30 Place Corbis
- Orléans samedi 17/11 15h place Jeanne d' arc

- Lyon : Samedi 17 H place Bellecour (Collectif 69)

- Toulouse: Rassemblement a Toulouse ce soir a 19h place du Capitole soutenu par Facebook.com/CoupPourCoup31
- Strasbourg : aujourd
hui, 15 novembre 2012, à 18h place Kléber
- Nantes: Vendredi 16 novembre 2012 
à 17h30
Carrefour des trams : 50 otages/Commerce
- Lannion: Vendredi 16 
à 18h Mairie de Lannion (AFPS)
- Boulogne sur mer : samedi 
à 12 heures (AFPS)
- Rouen Vendredi 16 novembre 2012 M
° ¨Palais de Justice Rouen

 

16/11/2012

Les armes les plus anciennes des Homo ont 500 000 ans

lu sur :

http://www.lemonde.fr/sciences/article/2012/11/15/decouverte-de-pointes-de-lance-datant-de-500-000-ans_1791343_1650684.html

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Découverte de pointes de lance datant de 500 000 ans

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 15.11.2012 à 14h15 • Mis à jour le 16.11.2012 à 09h43 Par Hervé Morin

La longue histoire des armes de chasse s'enrichit d'un nouveau chapitre, avec la découverte en Afrique du Sud de pierres taillées datées de 500 000 ans, qui auraient servi de pointes fixées sur des lances. Ce qui vieillit de 200 000 ans l'invention de cette technologie, qui pourrait désormais être attribuée à Homo heidelbergensis, et non à Homo neanderthalensis ou à Homo sapiens, apparus plus récemment.

Ces pierres taillées, décrites par Jayne Wilkins (département d'anthropologie de l'université de Toronto) et ses collègues dans la revue Science du 16 novembre, ont été trouvées lors de fouilles sur le site de Kathu Pan, en Afrique du Sud. Dans des niveaux datés d'environ 500 000 ans, les chercheurs ont exhumé une collection de fines pointes triangulaires, de trois à dix centimètres de long environ.

 

CARCASSES D'ANTILOPES

Observées au microscope, nombre d'entre elles présentaient des fractures à leur extrémité, "ce qui, du point de vue archéologique, implique qu'elles étaient utilisées au bout d'armes". En outre, à la base de certaines d'entre elles, des éclats de pierre avaient été retirés. "Ce travail pourrait refléter une taille intentionnelle visant à permettre la liaison avec un manche" - en l'occurrence, un épieu.

Pour mettre à l'épreuve cette hypothèse, l'équipe a reproduit des pointes lithiques similaires, taillées dans la même roche sédimentaire ferreuse. Elle les a fixées à des hampes de bois avec de la résine d'acacia et des tendons de boeuf. Et elle a utilisé une arbalète pour reproduire précisément des coups de lance, donnés à bout portant sur des carcasses d'antilopes.

Ces pointes sont des copies modernes fabriquées pour étudier l'usure de ces outils lithiques: des tests ont été effectués sur des carcasses d'antilopes.Ces pointes sont des copies modernes fabriquées pour étudier l'usure de ces outils lithiques: des tests ont été effectués sur des carcasses d'antilopes. | Jayne Wilkins

 "Ces pointes ont bien fonctionné et ont pénétré de façon adéquate dans la cible", notent les chercheurs, qui ajoutent que, sur les 32 répliques testées, il a fallu tirer à de multiples reprises pour voir apparaître des dommages sur la pointe. Deux fois seulement, la pièce s'est retrouvée trop endommagée pour resservir.

"C'est vraiment une surprise de rencontrer de tels objets à une période aussi ancienne", commente Vincent Mourre, de l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap). Il souligne que l'Afrique du Sud, peu explorée sur le plan archéologique, est un terrain prometteur pour de telles découvertes.

RABATTRE ET CERNER LE GIBIER

Comment Homo heidelbergensis (dont le statut d'ancêtre de Neandertal et/ou d'Homo sapiens est débattu) tirait-il profit de cette innovation ? A cette époque, ni le propulseur, apparu il y a 20 000 ans, ni l'arc, né il y a 12 000 ans, ne sont disponibles. "On pense qu'il s'agissait d'armes non de jet mais d'hast, gardées à la main au moment de porter le coup, indique Vincent Mourre. Cela impliquait des chasses collectives, avec l'utilisation du terrain pour rabattre et cerner le gibier, qu'il fallait pouvoir s'approcher."

En quoi la pierre était-elle avantageuse par rapport à un épieu de bois ? "Une arme composite pouvait être un bon investissement : vous conservez le manche, et il suffit de quelques minutes pour tailler une nouvelle pointe", note Vincent Mourre, passé maître dans la facture de tels outils.

L'électrochoc toujours à la mode

lu sur :

http://www.lemonde.fr/sciences/article/2012/11/15/volte-face-sur-l-electrochoc_1791344_1650684.html

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Volte-face sur l'électrochoc

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 15.11.2012 à 14h15 • Mis à jour le 15.11.2012 à 17h16 Par Sandrine cabut

Les idées reçues ont la vie dure. Lancez la conversation sur les électrochocs autour de vous et vous obtiendrez immanquablement un flot de réactions négatives : association spontanée au film Vol au-dessus d'un nid de coucou avec Jack Nicholson (qui date de 1975, soit près de quatre décennies) ; image d'un traitement psychiatrique brutal, voire inhumain, en tout cas dépassé... Pourtant, un ouvrage collectif récent sur le sujet, L'Electroconvulsivothérapie. De l'historique à la pratique clinique : principes et applications (éditions Solal, 403 p., 45 euros), invite à en finir avec la réputation sulfureuse de cette technique, aussi appelée sismothérapie.

Coordonné par deux psychiatres, les docteurs David Szekely et Emmanuel Poulet, et rédigé par plus de cinquante contributeurs, ce livre de référence s'adresse avant tout à un public de professionnels. Mais il a le grand intérêt de montrer que les pratiques actuelles sont scientifiquement validées et correctement encadrées, du moins dans un pays comme la France. Plus étonnant, on réalise à travers les nombreuses références scientifiques citées que l'électroconvulsivothérapie fait toujours l'objet d'un champ intense de recherches pour préciser ses modes d'action, optimiser l'efficacité et réduire les effets secondaires, évaluer de nouvelles indications...

 
 

 

Depuis la première expérience (réalisée en 1938 par deux médecins italiens, Ugo Cerletti et Lucio Bini, chez un homme schizophrène), le principe reste inchangé : il s'agit, en délivrant un courant électrique au moyen d'électrodes placées sur le crâne, de provoquer une crise convulsive généralisée. Les modalités ont en revanche beaucoup évolué, et le cadre réglementaire est précisément défini.

Ainsi, l'anesthésie générale est devenue systématique, tout comme l'information et le consentement écrit du patient ou dans certains cas de son représentant légal. Surtout, comme le soulignent le docteur René Benadhira et ses collègues de l'hôpital Ville-Evrard (Neuilly-sur-Marne) dans leur chapitre sur l'évolution de l'activité d'électroconvulsivothérapie dans le monde, elle est devenue "un traitement très technique, et c'est désormais sur ce terrain-là que le débat se situe" : type de courant utilisé, position des électrodes, rythme d'administration...

En France, comme dans la plupart des autres pays où elle est pratiquée, la sismothérapie est principalement proposée dans les troubles de l'humeur. "Malgré les progrès thérapeutiques récents (...), l'électroconvulsivothérapie (ECT) reste un traitement essentiel de la dépression. Sa place est unique dans les dépressions sévères, et l'ECT permet encore d'améliorer la survie du malade", écrivent Walid Choucha et Philippe Fossati, du service de psychiatrie adulte à l'hôpital la Pitié-Salpêtrière, à Paris.

"En urgence, dans les cas de dépression les plus graves avec un risque suicidaire majeur ou bien une opposition à l'alimentation ou à l'hydratation qui mettraient à court terme le pronostic vital en jeu, c'est un traitement qui doit être considéré en première intention, car il agit plus vite que les antidépresseurs", précise David Szekely, praticien au CHU de Grenoble. L'indication la plus fréquente reste toutefois la dépression multirésistante aux antidépresseurs. Dans les épisodes dépressifs majeurs, le taux de réponse à la sismothérapie est de 80 % à 90 %, alors qu'il est limité à 60 %-70 % avec les médicaments antidépresseurs, indiquent les docteurs Chocha et Fossati, en précisant que les dépressions des personnes âgées représenteraient plus d'un tiers des ECT en psychiatrie.

L'efficacité parfois spectaculaire de cette approche sur les symptômes dépressifs est aussi reconnue par les patients eux-mêmes, comme en témoignent des récits sur des blogs ("Lelectronlibre. ca") ou lors d'émissions médicales (voir par exemple un documentaire sur le site de l'Assistance publique-hôpitaux de Marseille, Ap-hm. fr). L'électroconvulsivothérapie est aussi une option thérapeutique dans d'autres maladies neuropsychiatriques, en particulier certaines formes de schizophrénie.

Son mode d'action n'est pas encore totalement élucidé. Des études chez l'animal et chez l'homme, en particulier avec les nouvelles méthodes d'imagerie, suggèrent que les effets thérapeutiques reposent, au moins en partie, sur des propriétés de neuroplasticité. Une étude récente en IRM a ainsi montré que la sismothérapie induit une augmentation de volume de l'hippocampe structure cérébrale impliquée notamment dans la mémorisation. Les examens anatomiques en imagerie ont aussi permis de vérifier l'absence d'effets délétères des électrochocs sur l'encéphale. Pour autant, il est bien connu que cette thérapie peut entraîner des troubles cognitifs, principalement confusion juste après la séance et atteintes de la mémoire, des effets secondaires dont les patients doivent être avertis. Les auteurs soulignent toutefois que l'effet amnésiant persiste rarement au-delà de six mois, et qu'il peut être limité en adaptant les paramètres de stimulation.

Curieusement, les données d'activité des nombreux centres privés et publics pratiquant l'ECT en France restent méconnues. Selon la Caisse d'assurance-maladie, 21 124 séances ont été réalisées en France en 2011 dans des établissements privés. L'Agence technique de l'information sur l'hospitalisation (ATIH) a de son côté enregistré 8 534 actes de sismothérapie en 2011 dans les hôpitaux publics, mais ces chiffres ne comprennent pas les séances réalisées dans les établissements spécialisés en psychiatrie, probablement les plus nombreuses.

En clair, il est actuellement impossible de savoir précisément combien de malades sont traités par sismothérapie dans l'Hexagone. Pour le docteur David Szekely, le manque de données est d'autant plus paradoxal que tous les centres pratiquant cette technique font l'objet d'une autorisation spécifique des agences régionales de santé. Avec l'Association française de psychiatrie biologique et neuropsychopharmacologie (AFPBN), le psychiatre envisage de réaliser une cartographie recensant tous ces centres et le nombre de patients traités.

15/11/2012

Êtes-vous opposé à l'aéroport de NDDL ?

communiqué:
 
Bonjour,
Je viens de recevoir l'appel ci-dessous (*).
Je trouve que c'est une excellente initiative et j'invite tout le monde à y participer.
Je ferai une suggestion complémentaire :

Envoyez aussi une carte postale à François HOLLANDE ou une courte lettre exprimant votre opposition au projet de NDDL.
Écrivez à la main un texte court au dos de la carte, à adresser à :

Monsieur le Président de la République
Palais de l'Elysée
55, rue du faubourg Saint-Honoré
75008  Paris

(courrier dispensé d'affranchissement)

Par exemple :

Monsieur le Président de la République,
Je suis fermement opposé au projet d'aéroport à Notre-Dame-des Landes.
Ce projet me paraît non seulement préjudiciable à l'environnement au lieu où il est prévu mais également inutile si l'on considère le trafic aérien de la région desservie. De plus, envisager un accroissement des transports aériens est un concept dépassé en ce début de XXIème siècle. Face à l'évidence de l'épuisement inéluctable des énergies fossiles, il serait souhaitable de porter les efforts de réflexion et consacrer les moyens financiers à la conception d'autres moyens de déplacement que le transport aérien et surtout réfléchir à la nécessité de tels transports, donc concevoir un autre modèle de société où les énergies fossiles n'auraient pas l'importance qu'elles ont actuellement.
Veuillez agréer, Monsieur de Président de la République, mes respectueuses salutations eu égard à vos fonctions.

(n'oubliez pas de mettre vos nom et adresse pour que ce ne soit pas considéré comme un courrier anonyme)
Vous pouvez aussi écrire par mail avec le lien suivant :

http://www.elysee.fr/ecrire/


Vous avez toujours la possibilité d'écrire au Président de la République par voie postale (votre courrier est alors dispensé d'affranchissement), à l'adresse ...

-----------------------------------
(*)

Si vous aussi simples citoyens êtes choqués, émus, écœurés par ce qui se passe là-bas, et souhaitez transmettre votre soutien aux opposants à ce projet destructeur, coûteux et inutile de nouvel aéroport nantais, prenez votre plume et envoyez des cartes postales à Notre Dame des Landes ! 

C’est un geste simple, peu coûteux, légal, que tout le monde peut faire, d’où qu’il soit, sans être affilié à une quelconque organisation, association, syndicat ou parti politique.  
Un geste libre, une prise de parole sans besoin d’étiquette, pour exprimer notre soutien aux opposants et montrer notre indignation. 

Lorsque le bureau de poste sera submergé par les cartes qui affluent, l’effet de masse montrera au gouvernement que l’opinion publique est sensible au sujet ! 

En envoyant des cartes postales venant de toute la France nous aiderons les opposants en leur donnant le courage de continuer leur résistance, en leur montrant que nous sommes concernés et solidaires ! 

Transmettons cette idée autour de nous, c’est évidemment l’ampleur du mouvement qui fera sens. Choisissons des cartes du lieu où nous sommes pour montrer que le soutien vient de partout, même de loin ! 

+ N’hésitons pas à renouveler notre envoi !

ENVOYONS DES  CARTES POSTALES  POUR SOUTENIR LES HABITANTS  DE NOTRE DAME DES LANDES !  
URGENT ! 
URGENT !
-----------------------------
le code postal : 44130 NOTRE DAME DES LANDES 

Les adresses pour envoyer vos cartes : 

Les Domaines -La Vache Rit- 
44130 NOTRE DAME DES LANDES 

 ACIPA (Association Citoyenne Intercommunale des  
Populations Concernées par le projet d’aéroport de NDDL)  
-BP 5- 44130 NOTRE DAME DES LANDES 

 Et tous les points de résistance sur place !! ! 

Des liens pour s’informer : 

http://acipa.free.fr/index.htm  
http://aeroportnddl.fr/   
http://zad.nadir.org/spip.php?article494   
http://www.franceculture.fr/emission-terre-a-terre-projet-d-aeroport-a-notre-dame-des-landes-2012-10-27   
http://www.dailymotion.com/video/xpl3jb_notre-dame-des-landes-au-coeur-de-la-lutte-le-film_news?start=6  etc... 

14/11/2012

Fumeurs et bronchites

lu sur :

http://www.lemonde.fr/sante/article/2012/11/13/et-si-cette-bronchite-etait-chronique_1789828_1651302.html

Et si cette bronchite était chronique ?

LE MONDE | 13.11.2012 à 13h15 • Mis à jour le 13.11.2012 à 17h30 Par Pascale Santi

Durant deux années, Brigitte Wieczorek s'est plainte d'essoufflement à son médecin généraliste. Cette femme, âgée de 52 ans, est atteinte de broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO). Une maladie des poumons et des bronches caractérisée par une obstruction permanente de ces dernières. Brigitte Wieczorek est une ancienne fumeuse - de 20 à 30 cigarettes par jour pendant trente ans. Elle a commencé à fumer à 16 ans.

Fréquemment appelée bronchite du fumeur, la BPCO touche 3,5 millions de Français (environ 7,5 % des adultes de plus de 45 ans) et cause environ 16 500 décès par an. Les femmes sont de plus en plus concernées. Environ 100 000 patients vivent sous assistance respiratoire. Dans les pays industrialisés, cette maladie devrait être la cinquième cause de mortalité en 2030, prévoit l'Organisation mondiale pour la santé (OMS).

Lire aussi l'article de Pascale Santi L'activité physique en complément des médicaments

"La BPCO est sous-diagnostiquée, estime Claire Fuhrman, de l'Institut national de veille sanitaire (InVS). Ce terme est méconnu du public. Les termes de "bronchite chronique" et d'"emphysème" - une destruction plus ou moins étendue des alvéoles constituant les poumons - sont souvent employés pour la nommer." Un groupe de médecins avait cogité, il y a une dizaine d'années, pour trouver un autre nom... Jean-François Cordier, président de la Société de pneumologie de langue française, lançait déjà en mai 2001 un cri d'alarme dans Le Monde : "Portant un nom à rallonge, broncho-pneumopathie chronique obstructive, la BPCO sévit à bas bruit mais n'a jamais réussi à se faire connaître."

Cette maladie insidieuse rend parfois irascible. Nombre de patients n'acceptent pas "d'être continuellement sous apné", constate Alain Murez, président de la Fédération française des associations et amicales de malades, insuffisants ou handicapés respiratoires (Ffaair). "Lorsque l'on respire mal, c'est la panique. Une fois, en plongée, je suis resté bloqué dans une grotte. Cette maladie, c'est la même chose, on étouffe", témoigne René Paserot. Ce septuagénaire a passé six ans sans être diagnostiqué. Il s'est retrouvé aux urgences en 2009 pour une exacerbation (une poussée d'aggravation des symptômes habituels de la maladie). Ancien gros fumeur - deux paquets de Gitane par jour pendant quarante ans -, il est aujourd'hui sous oxygène en permanence.

Deux patients sur trois ne connaissent pas leur maladie

Le tabac est, dans 80 % des cas, la cause de cette maladie. L'arrêt de sa consommation est donc une priorité, quel que soit l'avancement du mal. L'exposition professionnelle est aussi un facteur de risque, de même que la pollution. "Le tabac est une cause tellement massive qu'il vaut mieux être non-fumeur dans un environnement très pollué qu'être fumeur dans un environnement très sain", détaille le docteur Yves Grillet, président de l'association BPCO et pneumologue à Valence (Drôme).

Pour faire connaître la maladie, l'association BPCO organise un colloque mardi 13 novembre, à l'occasion de la journée mondiale. "C'est une maladie assez traître", constate René Paserot.

"J'étais déjà malade mais je ne voulais pas le savoir", explique de son côté Urte André, qui souffrait de bronchite depuis une quinzaine d'années. Elle a été diagnostiquée BPCO en novembre après une embolie pulmonaire. Agée de 72 ans, elle a arrêté de fumer deux ans avant de tomber malade mais "les dégâts étaient faits".

"La maladie a été détectée onze ans trop tard, raconte Alain Murez. J'avais des bronchites à répétition, j'étais essoufflé, aucun médecin n'a jamais rien imaginé. Mon tort : Je ne fumais pas !" Son affection n'a été réellement diagnostiquée que lors d'une hospitalisation en urgence en 2005. Aujourd'hui, cet ancien directeur financier se déplace en permanence avec sa bouteille d'oxygène. Sa maladie est d'origine professionnelle.

Deux patients sur trois ne connaissent pas leur maladie. D'où l'importance d'un diagnostic précoce. Seule la mesure du souffle, avec au minimum une spirométrie complète et parfois des tests de marche de six minutes, permet d'établir le diagnostic et le degré de sévérité de la maladie. "Pourtant, rares sont les médecins à le faire", regrette le docteur Yves Grillet.

"Les manifestations de cette maladie ne sont pas spectaculaires et s'installent très progressivement et sournoisement, poursuit le spécialiste. Il n'y a pas, comme pour les maladies cardiaques, la crainte de survenue d'accidents graves et brutaux, ce qui est une erreur. De ce fait, le diagnostic est encore trop souvent établi trop tardivement."

Sur le Web Bpco-asso.com ; Bpco.ffaair.org ; Lesouffle.org ; bougeons-en-famille.com

 

Pascale Santi

13/11/2012

Le lobbying pro-OGM en action contre l'étude de Séralini

OGM : la guerre secrète pour décrédibiliser l’étude Séralini

à lire sur : http://blogs.rue89.com/de-interet-conflit/2012/11/12/ogm-la-guerre-secrete-pour-decredibiliser-letude-seralini-228894

Extrait :

Pour enterrer définitivement l’étude controversée du professeur Gilles-Eric Séralini tendant à démontrer la nocivité potentielle d’un maïs OGM et de l’herbicide Roundup,ses détracteurs ont trouvé un moyen simple : obtenir de la très sérieuse revue Food and Chemical Toxicology (FCT) qui l’a publiée, qu’elle se rétracte et « retire » l’étude de la liste de ses publications.

C’est à quoi s’emploient de nombreux experts, dans une bataille qui ressemble à une opération savemment orchestrée. Une véritable guerre de relations publiques où tous les coups sont permis.

lire la suite sur :

12/11/2012

L'Agence nationale de sécurité du médicament refuse de subventionner une étude sur l’ajout d’aluminium dans les vaccins

lu sur :
http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

Le Réseau Environnement Santé va présenter, aujourd’hui, lors d’une conférence de presse une étude réalisée sur près de 600 patients qui « devrait relancer le débat » sur l’ajout d’aluminium dans les vaccins, indique La Croix

Le quotidien explique que le Pr Romain Gherardi (Inserm-hôpital Henri-Mondor) à Créteil, a identifié « 585 cas de myofasciite à macrophages », mais il « vient de recevoir une réponse négative de subvention de la part de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) »
Il souhaite donc, grâce à cette conférence de presse, « faire valoir publiquement sa demande, soutenue par la députée écologiste Michèle Rivasi et l’association RES », souligne le journal. 
 
voir :
La Croix, 12/11
http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/France/L-ajout-d-aluminium-dans-les-vaccins-suscite-le-debat-_NG_-2012-11-11-874623
 
11/11/12 - 16 H 16 MIS À JOUR LE 12/11/12 - 10 H 26
L’ajout d’aluminium dans les vaccins suscite le débat

Depuis plusieurs années, l’addition d’aluminium dans un grand nombre de vaccins est soupçonnée d’effets nocifs, notamment d’engendrer des douleurs neuro-musculaires et une fatigue chronique.

Pour les responsables de la santé publique, la démonstration de causalité n’est pas faite entre la vaccination et ces symptômes.

La présentation par le Réseau Environnement Santé d’une étude menée sur près de 600 patients devrait relancer le débat.

QUEL RÔLE JOUE L’ALUMINIUM DANS LES VACCINS ?

Technique utilisée depuis 1926 aux États-Unis et depuis les années 1990 en France, l’ajout d’aluminium, à dose minime, a pour rôle de stimuler la réaction immunitaire en induisant une petite inflammation locale. L’addition d’aluminium permet de limiter la quantité d’antigènes à injecter, et aussi de diminuer le coût de revient des vaccins. 

Généralement, l’adjuvant aluminique est utilisé sous forme de sels (hydroxyde, phosphate, sulfate) d’aluminium à des doses variables selon les vaccins (de 25 à 600 microgrammes par dose). Une fois injecté dans l’organisme, on considère généralement que l’aluminium se dissout spontanément dans les tissus et n’exerce pas d’effet toxique notable. 

Or des chercheurs, dont le profeseur Romain Gherardi (Inserm-hôpital Henri-Mondor) à Créteil, ont observé que l’aluminium était capturé par des cellules du système immunitaire, les « macrophages », qui pouvaient le transporter jusqu’au cerveau.

QUELS SONT LES TROUBLES AUXQUELS CERTAINS MÉDECINS L’ASSOCIENT ?

Dans les années 1990, Romain Gherardi et sa collègue Michelle Coquet (CHU Bordeaux) ont découvert, chez des patients souffrant d’une « nouvelle maladie », la présence d’aluminium au niveau de l’épaule, dans le muscle deltoïde, exactement là où ils ont été piqués lors de différentes vaccinations. 

Cette maladie, qui se manifeste par des douleurs musculaires, une fatigue profonde, un sommeil difficile et des troubles cognitifs, a été appelée « myofasciite à macrophages ».

POURQUOI LE DÉBAT EST-IL RELANCÉ AUJOURD’HUI ?

Aujourd’hui, au Centre de référence des maladies neuromusculaires de Créteil, Romain Gherardi assure avoir identifié 585 cas de myofasciite à macrophages. Tous ces patients, selon lui, présentent l’ensemble des symptômes cliniques, et les troubles cognitifs ont été mesurés par imagerie médicale (IRM fonctionnelle) et des tests psychologiques.

Forte de ces éléments, l’équipe de Créteil a fait une demande de financement pour poursuivre ces travaux. Or, elle vient de recevoir une réponse négative de subventions de la part de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). 

Considérant qu’il joue un rôle de « lanceur d’alerte », Romain Gherardi a décidé d’organiser une conférence de presse pour faire valoir publiquement sa demande, soutenu par la députée écologiste européenne Michèle Rivasi et l’association Réseau Environnement Santé.

Ces recherches ne font toutefois pas l’unanimité dans la communauté scientifique. Jean-François Bach, professeur d’immunologie et ancien membre du Comité sur la sécurité vaccinale de l’OMS, conteste les travaux de Romain Gherardi. 

 « Il n’a pas été démontré de relation de cause à effet entre la vaccination et la survenue d’une myofasciite à macrophages. Pour le démontrer, il faut pouvoir comparer des personnes ayant développé cette maladie après vaccination à autant de personnes ayant exprimé la même pathologie sans avoir été vaccinées »,  poursuit l’académicien. En outre, certains observateurs pensent que les travaux de Romain Gherardi sont soutenus par les ligues anti-vaccinales.

QUEL IMPACT CELA PEUT-IL AVOIR SUR LA POLITIQUE VACCINALE ?


En mars, des députés ont adopté onze recommandations dont un moratoire sur l’aluminium vaccinal. Une mesure qui a suscité une vive réprobation au sein des académies des sciences et de médecine qui, néanmoins, ont rapidement mis sur pied un groupe de travail sur les adjuvants des vaccins. 

Il est clair que demander un moratoire pour les vaccins associés à l’aluminium pose un problème de santé publique. « Comment suspendre les vaccinations, notamment celles hautement recommandées aux jeunes enfants, pendant deux ou trois ans, sans faire courir un risque énorme aux populations ? C’est complètement irréaliste »,  s’offusque Jean-François Bach.

DENIS SERGENT

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voir aussi : http://presse-inserm.fr/lundi-5-novembre-2012/5131/?
 
Le Monde, dans le cadre de son supplément Science & techno, pose la question de savoir si l’aluminium, très répandu comme adjuvant dans la plupart des vaccins, est responsable de certains syndromes récemment identifiés chez des personnes ayant un profil génétique particulier.
 
Depuis 1998, un groupe de médecins conduits par Romain Gherardi (Henri-Mondor/Inserm/université Paris-Est) et Michelle Coquet (hôpital Pellegrin à Bordeaux) travaillent sur une affection d’origine inconnue, baptisée myofasciite à macrophages.
Aujourd’hui, ils seraient arrivés à l’hypothèse forte que cette dernière serait provoquée par l’hydroxyde d’aluminium utilisée dans la plupart des vaccins.
A l’OMS, on prévient toutefois qu’« aucun lien de causalité n’a été clairement démontré ».
Le Monde précise que le projet destiné à mieux comprendre les mécanismes de transport de l’aluminium vaccinal dans l’organisme, porté par le Pr Gherardi, n’a pas été retenu par l’ANSM et n’a donc pas reçu les financements espérés.