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14/12/2012

Tabac, alcool, sevrage

lu sur : http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

L’échec des politiques de lutte contre le tabagisme

La Cour des comptes a remis, hier, un rapport d’évaluation des politiques de lutte contre le tabagisme, indique Le Monde. Elle y souligne un résultat « décevant » et « inquiétant » en raison d’une discontinuité des décisions, un manque de contrôle, le poids des lobbies… Elle constate une hausse de la prévalence du tabac, notamment chez les femmes et les jeunes. Selon la Cour, les politiques de lutte se sont « essoufflées » et leur échec est flagrant. Les mesures, prises comme l’interdiction de fumer dans les lieux publics ou la vente aux mineurs, ne font l’objet de quasiment aucun contrôle. Par ailleurs, les magistrats appellent à une remobilisation de « la fiscalité au service de la santé publique », avec un « relèvement soutenu » des prix du tabac à un niveau suffisant pour engendrer une baisse « effective et durable » de la consommation. Outre « le poids persistant des lobbies économiques et de leurs discours », la Cour regrette qu’aucun plan spécifique n’ait été lancé depuis 1976 et la loi Veil, explique le journal. Les magistrats recommandent, par ailleurs, une prise en charge du sevrage, particulièrement pour des groupes ciblés. Ils déplorent que « le coût pour la société des décès [liés au tabac] n’ait jamais été finement évalué », explique le quotidien. La Cour souhaite que « le ministère de la Santé reprenne le rôle de coordination de la lutte contre le tabagisme ».

Le Monde, 14/12

http://www.lemonde.fr/sante/article/2012/12/13/la-cour-des-comptes-fustige-l-echec-des-politiques-de-lutte-contre-le-tabagisme_1805512_1651302.html

La perte de mémoire avec l’alcool complique le sevrage

Lors d’une rencontre-débat organisée par l’Inserm avec les associations d’entraide aux personnes en difficulté avec l’alcool, des spécialistes ont souligné hier à Paris que « les alcooliques souffrent souvent de troubles de la mémoire qui compliquent singulièrement leur prise en charge », indique l’AFP. « Les atteintes sont très variables », estime Hélène Beaunieux, chercheuse en neuropsychologie. Cette dernière, qui travaille depuis plusieurs années à l’Université de Caen sur l’impact de l’alcoolisme sur la mémoire, estime que la prise en charge hospitalière n’est pas adaptée pour les troubles cognitifs, rapporte l’agence de presse. L’alcool peut avoir des effets sur la mémoire à court terme, ainsi que la mémoire épisodique. Ainsi, lorsque cette dernière est déficitaire par exemple, les patients arrivent à l’hôpital alors qu’ils « n’ont pas encore pris conscience de leur problème », souligne la chercheuse. Elle constate, avec ses travaux, que la capacité d’apprentissage des personnes alcooliques est également « plus coûteuse et moins efficace » que celle de personnes non alcooliques, qu’il s’agisse d’acquérir des nouvelles connaissances ou des nouvelles procédures. Cette perte de mémoire est cependant généralement réversible chez les patients abstinents, sauf pour ceux atteints du syndrome de Korsakoff, la forme la plus sévère de l’alcoolo-dépendance.

AFP, 13/12
Alcool et recherche : du laboratoire au malade

http://presse-inserm.fr/alcool-et-recherche-du-laboratoire-au-malade/5782/

journal-alcool-30nov2.pdf

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