Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

28/01/2013

Hydrates de méthane : le Japon prêt à jouer les apprentis sorciers

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/01/28/hydrates-de-methane-course-technique-pour-la-prochaine-revolution-energetique_1823528_3244.html

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés

Hydrates de méthane : course technique pour la prochaine révolution énergétique

LE MONDE | 28.01.2013 à 13h36 Par Grégoire Allix

Le Japon franchit un pas supplémentaire vers l'exploitation des hydrates de méthane. Ces hydrocarbures non conventionnels, prisonniers des profondeurs océaniques et des sous-sols gelés de l'Arctique, pourraient, après les gaz de schiste, bouleverser la donne énergétique mondiale. Susciter les mêmes controverses, aussi : forer dans ces poches de gaz encapsulées dans des cristaux de glace très instables comporte un risque élevé d'accident.

Affrété depuis le 13 janvier par la société Japan Oil, Gas and Metals National Corporation (JOGMEC), le navire d'exploration pétrolière Chikyu doit appareiller d'un jour à l'autre du port de Shimizu. Son cap : la fosse de Nankai, au large de la côte sud-est du Japon.

A 1 000 m de profondeur et 300 m sous le fond marin, l'équipe japonaise va tenter d'extraire plusieurs dizaines de milliers de mètres cubes de méthane par jour pendant deux semaines. Le Japon, qui a créé le consortium MH21, associant Etat, universités et industries, avance à marche forcée pour lancer une exploitation commerciale à partir de 2018.

 

"C'est une prévision optimiste, on est encore loin d'une échelle industrielle", tempère Jérôme Chappellaz, directeur de recherche au laboratoire de glaciologie et géophysique de l'environnement du CNRS. De fait, l'échéance annoncée par le MH21 a déjà été plusieurs fois repoussée.

RENTABILISATION

"La grande difficulté, c'est d'obtenir des débits significatifs sur la durée : les puits en offshore profond étant coûteux, il faudrait pouvoir extraire des centaines de milliers de mètres cubes de gaz par jour pour les rentabiliser", explique Pierre Allix, responsable du programme de recherche sur les ressources non conventionnelles chez Total.

Pour l'Archipel, privé de toute source domestique d'énergie, l'enjeu est considérable : le seul gisement de Nankai renferme l'équivalent de dix ans de consommation du pays. Au total, les réserves nippones d'hydrates de méthane pourraient couvrir les besoins énergétiques du Japon pendant un siècle.

Tokyo n'est pas seule à lorgner cette ressource. Aux Etats-Unis, dont les fonds marins et le permafrost de l'Alaska renferment le quart des gisements mondiaux, le département de l'énergie subventionne à coups de millions de dollars les forages expérimentaux. Le pays a encore au moins dix ans de réserves de gaz conventionnel devant lui, mais il prépare l'avenir.

En mai 2012, le secrétaire américain à l'énergie, Steven Chu, a annoncé qu'une équipe de recherche associant le pétrolier américain ConocoPhillips et les Japonais de JOGMEC avait réussi à extraire des hydrates de méthane pendant trente jours consécutifs dans la région de North Slope, en Alaska.

Le potentiel est énorme. Chaque mètre cube d'hydrate de méthane comprime pas moins de 165 m3 de gaz. Les ressources mondiales de gaz dans les hydrates de méthane pourraient avoisiner les 1 200 milliards de m3, dépassant les réserves de gaz, de pétrole et de charbon réunies. A condition de pouvoir les exploiter. "Beaucoup de ces gisements sont diffus, ce qui les rendrait difficiles à développer, prévient Pierre Allix. Et même là où la ressource est bien concentrée, reste la difficulté de contrôler la déstabilisation des talus continentaux où elle est généralement piégée."

"GLACE QUI BRÛLE"

Issus de la décomposition des matières organiques, les hydrates de méthane se forment dans les zones combinant basses températures et hautes pressions, dans les bassins sédimentaires enfouis sous les océans et sous le permafrost des cercles polaires. Longtemps, il a paru impossible d'extraire cette "glace qui brûle" sans bloquer les puits ou provoquer un effondrement des gisements.

Les progrès techniques pourraient changer la donne. "On s'approche de la phase commerciale", observe Nabil Sultan, chercheur au laboratoire "environnements sédimentaires" de l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer). Le procédé, consistant à décomposer le méthane par une dépressurisation du puits, a été amélioré mais reste délicat : "La dépression entraîne une baisse très importante de la température, qui restabilise les hydrates et bloque la production ; elle peut aussi liquéfier les couches sédimentaires des fonds marins", explique M. Sultan.

Des chercheurs expérimentent depuis 2012 une méthode basée sur l'injection d'un mélange de CO2 et d'azote. Elle doit permettre d'extraire le gaz sans détruire les cristaux, en remplaçant le méthane par du dioxyde de carbone, plus stable. La technique aurait aussi l'avantage de stocker du CO2. "C'est le procédé le plus prometteur", juge Pierre Allix, chez Total.

Il limiterait les risques d'exploitation. Mais quid de l'environnement ? "Sous la couche de cristaux se trouve souvent un réservoir de gaz libre pour lequel les hydrates jouent le rôle de couvercle étanche ; les détruire pourrait faire remonter beaucoup de méthane à la surface", prévient Jérôme Chappellaz, au CNRS. Les forages relâcheraient alors dans l'atmosphère un gaz à effet de serre beaucoup plus puissant que le CO2.

27/01/2013

Les pesticides dangereux pour les grenouiles

(... et pas que les grenouilles !)

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/01/26/des-pesticides-mortels-pour-les-grenouilles-d-europe_1822934_3244.html

Le Monde.fr avec AFP | 26.01.2013 à 09h15 

Les amphibiens digèrent très mal certains des pesticides utilisés dans les champs européens, selon une étude publiée jeudi 24 janvier, dont les auteurs plaident pour une meilleure évaluation du rôle éventuel de ces produits dans le rapide déclin des grenouilles, crapauds ou tritons.

Selon cette étude, parue dans la revue Scientific Reports, des fongicides, herbicides et insecticides testés sur des grenouilles ont entraîné une mortalité de 40% à 100% des animaux en sept jours d'utilisation aux doses recommandées. Des résultats toutefois à prendre avec prudence, ont relevé d'autres scientifiques, estimant qu'il était délicat de généraliser à ce stade ces résultats obtenus en laboratoire.

UNE PEAU PERMÉABLE

Les amphibiens constituent le groupe de vertébrés le plus menacé et déclinant le plus rapidement à la surface de la Terre, soulignent les auteurs de l'étude pilotée par Carsten Brühl, chercheur à l'institut des sciences de l'environnement de l'université de Coblence-Landau (Allemagne). Selon la liste rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), 41% des amphibiens sont menacés d'extinction.

Lire aussi :  Crapauds, rainettes et autres amphibiens décimés par des spores

L'exposition aux pesticides est supposée jouer un rôle, en raison de la perméabilité de la peau des amphibiens, mais reste difficile à quantifier, estiment les auteurs de l'étude.

Les chercheurs ont soumis des grenouilles rousses à des projections de sept pesticides différents (quatre fongicides, deux herbicides et un insecticide). La mortalité a atteint de 40% à 100% au bout de sept jours de projection au taux recommandé sur l'étiquette pour les six produits actuellement autorisés.

LES LIMITES DE L'ÉTUDE

Pour trois des produits, une mortalité de 40% a même été observée quand les grenouilles étaient exposées à un niveau de pesticides représentant seulement 10% du niveau recommandé.

Dans des commentaires distincts, des scientifiques ont souligné l'intérêt de l'étude mais également pointé ses limites. "Il y a plusieurs mécanismes selon lesquels ces pesticides pourraient affecter les amphibiens, et ces mécanismes seront différents d'un produit à l'autre et auraient donc besoin d'être examinés avec attention", a par exemple souligné Colin Berry, professeur émérite de pathologie à l'Université Queen Mary de Londres.

Un représentant du fabricant de pesticides Syngenta, Mick Hamer, a pour sa part estimé que l'étude était "limitée, en particulier en ce qui concerne le nombre d'animaux" pris en compte.

26/01/2013

Que va devenir la ceinture verte de Paris ?

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/01/26/paris-cherche-a-domestiquer-sa-ceinture-verte_1822952_3244.html

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés

Paris cherche à domestiquer sa ceinture verte

LE MONDE | 26.01.2013 à 10h51 • Mis à jour le 26.01.2013 à 11h28 

La visite commence au-dessus du cours de Vincennes, dans le 12e arrondissement de Paris, par un matin glacial de janvier. Les rails ont gelé. On avance prudemment sur le pont en fer qui surplombe les axes de circulation avant de pénétrer sur une voie sauvage. Le bruit de la ville s'est brusquement dissipé. Nous sommes sur la Petite Ceinture, 32 kilomètres d'une ancienne voie de chemin de fer tantôt en hauteur, tantôt en tranchée, à l'air libre ou couverte, qui fait le tour de Paris, à l'intérieur des boulevards des Maréchaux.

Le chemin est maintenant bordé d'immeubles de chaque côté, mais à une distance suffisante pour donner un réel sentiment d'espace. La voie se faufile entre les quais d'une ancienne station, couverts de tags colorés. Derrière la végétation émergent de beaux appartements avec terrasse. Etrange impression d'être passé derrière le décor.

Que faire de cette enclave ? La laisser à l'état sauvage ? La transformer en parc ? La Mairie de Paris vient d'ouvrir une concertation avec les Parisiens. D'ici à la fin 2013, son avenir sera tranché. Il suscite un vif débat entre les passionnés de ferroviaire, qui rêvent de remettre la voie en circulation, les défenseurs de la nature, qui veulent sanctuariser le lieu, et les amateurs d'espaces verts, qui réclament des promenades.

 

UNE VÉGÉTATION SAUVAGE S'Y EST ÉPANOUIE

Construite entre 1852 et 1869 pour transporter marchandises et voyageurs et mettre en relation les gares parisiennes, la Petite Ceinture est en friche. L'arrivée du métro en a détourné les voyageurs. Dès 1934, le trafic voyageurs fut interrompu, le trafic marchandises perdura marginalement jusque dans les années 1990. Seul l'ouest est emprunté par le RER C. La nature ayant horreur du vide, une végétation sauvage s'y est épanouie, des animaux y ont élu domicile (oiseaux, hérissons, chauves-souris, renards), faisant de ce lieu un réservoir de biodiversité. Des usages, plus ou moins clandestins, se sont développés, paradis des tagueurs et fortune des SDF. L'entretien le plus minimal est assuré par une entreprise d'insertion.

La municipalité parisienne souhaite en faire un poumon vert, mais elle n'est pas la seule à décider. La voie appartient à Réseau ferré de France (RFF). En 2006, les deux partenaires avaient signé un protocole pour permettre l'ouverture au public de certains tronçons. Un "sentier nature" a été créé dans le 16e arrondissement, un parc est en construction dans le 15e. Mais le protocole expire en 2013. RFF envisage de retirer du réseau les sections sur lesquelles il ne prévoit plus de trafic ferroviaire, notamment à l'est ou au sud, entre la gare des Gobelins, dans le 13e, et le parc André-Citroën, dans le 15e.

Anne Hidalgo, la première adjointe en charge de l'urbanisme, plaide en faveur d'une immense promenade reliant le bois de Vincennes au bois de Boulogne. "Ma vision, c'est d'en faire un espace de détente, de promenade et de respiration, le plus continu possible", explique la future candidate à la Mairie de Paris, qui sait les écologistes hostiles au "tronçonnage" pour protéger la biodiversité. La continuité du projet fait débat, car les deux tiers de la ligne sont à l'air libre, 40 % en tunnel ou en tranchée. La sécurité des futurs promeneurs est posée.

CERTAINES PARTIES POURRAIENT DEVENIR DES JARDINS PUBLICS

En 2010, à Duisbourg, en Allemagne, une bousculade dans un tunnel similaire à l'occasion d'un festival de musique techno avait provoqué la mort de 19 personnes et blessé 340 autres. "Ces tunnels ne doivent pas être des obstacles. Nous pouvons parfois les contourner en remontant au-dessus. Nous pouvons à d'autres endroits les transformer en buvettes, toilettes, ou entrepôts de matériel de jardin", objecte Mme Hidalgo.

L'ampleur des aménagements, la structure de gestion font aussi l'objet de discussions. Certaines parties pourraient devenir de véritables jardins publics, soumis à surveillance et horaires d'ouverture, d'autres pourraient rester plus sauvages, gérés par des collectifs d'habitants. L'enjeu tient dans l'équilibre entre reconversion et maintien de l'originalité de cet ouvrage qui, selon les urbanistes, a créé un "vide utile" dans la ville. La largeur de ses emprises est loin d'être négligeable, entre 15 et 40 mètres.

"Nulle part la Petite Ceinture ne se fond dans la ville. Son statut particulier, son inaccessibilité, son profil presque toujours en dénivelé par rapport à la ville font qu'il n'y a pas de fusion entre l'univers ferroviaire et l'univers urbain, la limite entre les deux est toujours reconnaissable", soulignent les chercheurs de l'Atelier parisien d'urbanisme, l'APUR, auteurs d'une étude prospective sur le devenir de cette voie. La Mairie de Paris devra enfin convaincre RFF de lui céder les parcelles à bon prix. Même inconstructible, la Petite Ceinture peut valoir de l'or.

24/01/2013

Gaz de schiste : au BRGM la communication se fait par l'intermédiaire d'une agence privée

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/01/24/gaz-de-schiste-co2-silence-dans-les-rangs-au-brgm_1822042_3244.html

Gaz de schiste, CO2 : silence dans les rangs au BRGM

LE MONDE | 24.01.2013 à 12h38 • Mis à jour le 24.01.2013 à 12h57 Par Stéphane Foucart

Une grande tension s'est installée entre la presse scientifique française et le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), suspecté de censurer ses chercheurs.

Sylvestre Huet, président de l'Association des journalistes scientifiques de la presse d'information (AJSPI) , et journaliste à Libération, a adressé, mi-janvier, une protestation écrite à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, Geneviève Fioraso, déplorant un "comportement inacceptable du BRGM dans ses relations avec les journalistes".

L'affaire a éclaté après que plusieurs membres de l'AJSPI se sont plaints de difficultés à interroger des scientifiques de l'"établissement public spécialiste des applications des sciences de la Terre" sur des sujets comme le gaz de schiste ou le stockage géologique du dioxyde de carbone (CO2).

QUESTIONS ÉCRITES

En particulier lorsque le projet européen de séquestration de CO2 Ulcos était censé permettre de maintenir en fonctionnement les hauts-fourneaux de Florange (Moselle), plusieurs journalistes demandant des informations techniques se sont vu interdire l'accès aux chercheurs du BRGM.

 
 

Chose inhabituelle pour un organisme de recherche, le service de presse de ce dernier est assuré par Hill + Knowlton, une agence de relations publiques. D'après des échanges de correspondance rendus publics par l'AJSPI, Hill + Knowlton demande aux journalistes d'envoyer des questions écrites, y compris sur des sujets purement techniques comme le stockage du CO2...

En 2011, l'AJSPI voulait organiser une rencontre avec des scientifiques du BRGM sur le thème du gaz de schiste : impossible. Une confirmation d'information sur les ressources aurifères en France ? Impossible. Une réaction de géologues après la condamnation de leurs confrères italiens dans le procès de L'Aquila ? Impossible. Un chercheur de l'institution est joint directement ? Il demande aussitôt au journaliste de passer par Hill + Knowlton, faute de quoi il ne peut s'exprimer, même sans être cité... "La plupart du temps, les relations avec les journalistes se passent bien", répond-on cependant à l'agence.

NON-COMMUNICATION

Pierre Vassal, directeur de la communication du BRGM, assure que "les chercheurs du BRGM sont libres de s'exprimer, dans le respect des partenariats qui existent avec d'autres structures".

Sur nombre de sujets, l'organisme travaille en effet avec des entreprises. Des courriels internes datés du 14 janvier cités par le président de l'AJSPI sur son blog, et que Le Monde a pu consulter, montrent pourtant que la présidence du BRGM assume pleinement sa politique de communication – ou de non-communication. "N'importe quel journaliste ne peut pas joindre n'importe quel chercheur comme cela", précise dans un message interne le président de l'organisme, qui ajoute : "Organisme public ne veut pas dire que l'on est obligé de communiquer au public."

Pourtant, selon l'entourage de la ministre Geneviève Fioraso, "le BRGM est soumis aux mêmes règles de communication que les autres organismes publics de recherche".

Stéphane Foucart

23/01/2013

Démenti de Bruxelles : pas d'interdiction des OGM

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/01/23/bruxelles-dement-vouloir-geler-le-processus-d-autorisation-de-culture-des-ogm_1821016_3244.html

Bruxelles dément vouloir geler le processus d'autorisation de culture des OGM

Le Monde.fr | 23.01.2013 à 09h53 • Mis à jour le 23.01.2013 à 10h04 Par Philippe Ricard - Bruxelles - Bureau européen

La Commission européenne a démenti, mardi 22 janvier, tout gel du processus d'autorisation de culture d'organismes génétiquement modifiés (OGM) jusqu'à la fin de son mandat, en 2014, corrigeant ainsi une information de l'Agence France-Presse (AFP) reprise par de nombreux médias.

Six demandes d'autorisation de mise en culture pour des soja et maïs transgéniques ont été déposées à Bruxelles, ainsi qu'une demande de renouvellement d'autorisation pour le maïs MON810 de Monsanto, qui date de... 2007. "La Commission continue d'examiner ces dossiers, et n'a pas encore décidé de lancer ou pas le processus d'autorisation", indique Frédéric Vincent, porte-parole du nouveau commissaire à la santé, le maltais Tonio Borg.

Ce dernier a été nommé en décembre2012, à la suite de la démission forcée de son compatriote John Dalli pour soupçon de corruption dans une affaire de lobbying en matière de tabac. Très prudent sur la question des autorisations pour culture de nouveaux OGM, M.Borg se fixe comme priorité de sortir de l'impasse les discussions sur la refonte de la directive encadrant ces procédures.

IMPASSE INSTITUTIONNELLE

La proposition faite par son prédécesseur voici bientôt trois ans devait permettre de pérenniser le dispositif européen d'autorisation, tout en donnant une plus grande liberté aux Etats pour interdire sur leur sol la culture de tel ou tel OGM. Soutenue par le Parlement européen, elle suscite des divergences, insurmontables à ce jour.

Les autorisations de mise en culture empoisonnent depuis des années les relations entre la Commission européenne et les Etats membres. Huit pays (France, Allemagne, Luxembourg, Autriche, Hongrie, Grèce, Bulgarie et Pologne) ont adopté des clauses de sauvegarde pour interdire sur leur sol le maïs MON810, l'un des deux OGM autorisés à la culture au sein de l'UEavec la pomme de terre Amflora, de l'allemand BASF.

Face à l'impasse politique et institutionnelle dans lequel se trouve le dossier, l'idée de Tonio Borg est de convaincre les principaux Etats européens de l'opportunité de relancer les négociations sur la réforme de la directive.

Le commissaire a entrepris de rencontrer les ministres concernés de différents pays, dont l'Allemagne, le Royaume-Uni et la France. Il espère voir Delphine Batho, la ministre française de l'écologie, en février. Le nouveau texte doit donner plus de latitude aux gouvernements pour interdire à la culture sur leur territoire un OGM autorisé au niveau européen, sans devoir invoquer de raisons sanitaires ou environnementales.

Lire :  La France veut maintenir le moratoire sur l'OGM MON 810

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/11/28/le-conseil-d-etat-annule-la-suspension-de-culture-de-l-ogm-mon-810_1610317_3244.html

Philippe Ricard - Bruxelles - Bureau européen

22/01/2013

Les OGM mis en échec par les insectes (sélection naturelle)

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/01/22/monsanto-tente-d-endiguer-la-resistance-d-un-coleoptere-a-son-mais-insecticide_1820405_3244.html

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés

LE MONDE | 22.01.2013 à 10h50 Par Gilles van Kote

L'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA) a confirmé, dans un document mis en ligne jeudi 17 janvier, l'apparition, chez la chrysomèle du maïs, de résistances à la variété transgénique mise au point par Monsanto pour lutter contre ce parasite.

Des travaux publiés en 2011 dans la revue scientifique PLos One avaient mis en évidence l'apparition, dans l'Iowa, de cette résistance à la toxine insecticide Cry3Bb1, produite par le maïs grâce à un gène transplanté d'une bactérie, Bacillus thurigiensis (Bt). L'EPA affirme aujourd'hui que l'Illinois est également concerné et qu'il existe de fortes présomptions que le Dakota du Sud, le Wisconsin, le Nebraska et le Minnesota le soient également.

Face à cette situation, l'agence fédérale se dit prête à "collaborer avec Monsanto (...) afin d'éviter une aggravation de la baisse de sensibilité des populations de chrysomèles du maïs à la toxine Cry3Bb1".

Une réaction qui n'étonne pas Denis Bourguet, généticien des populations à l'Institut national de la recherche agronomique, dans la mesure où, "historiquement, l'EPA affirme depuis le début que les toxines Bt constituent un bien public et que, à ce titre, des plans de gestion de la résistance doivent être mis en place".

Selon le chercheur, l'apparition d'une résistance chez le coléoptère, quelques années seulement après le début de la culture du maïs Bt, peut s'expliquer par trois facteurs : une insuffisante mise en place de zones refuges pour l'insecte plantées de maïs conventionnel ; la moindre efficacité de la toxine que celle qui cible un autre ravageur du maïs, la pyrale, qui n'a toujours pas développé de résistance après plus de quinze ans ; la présence à une fréquence élevée de gènes de résistance chez les chrysomèles.

REFUGE DANS UN SAC

Parmi les solutions que l'EPA préconise à Monsanto d'appliquer, l'une consiste à développer la vente de semences transgéniques mélangées à des semences conventionnelles, une technique baptisée refuge in a bag ("refuge dans un sac") : la présence d'une certaine densité de maïs non transgénique est censée avoir le même effet que l'existence de zones refuges à proximité des champs de maïs génétiquement modifié.

Monsanto a également l'intention d'accélérer la commercialisation de variétés de maïs comportant au moins une autre toxine insecticide que Cry3Bb1, qui serait fatale aux coléoptères ayant développé une résistance à celle-ci. "On peut espérer ainsi prolonger l'efficacité du maïs transgénique de quelques années, mais c'est beaucoup moins efficace que d'associer d'entrée deux toxines, dans une sorte de bithérapie, assure Denis Bourguet. Dans ce cas, on peut penser que les premières résistances ne seraient apparues qu'après plusieurs dizaines d'années."

Dans une déclaration à l'agence de presse Blooomberg, une porte-parole de Monsanto a déclaré que la firme de Saint Louis travaillait avec les cultivateurs à réduire le nombre de champs ravagés par la chrysomèle. La vente de maïs a représenté 43 % du chiffre d'affaires de l'entreprise en 2012.

------------------

sur le même sujet : (dernières nouvelles : cette information est fausse; voir la note du 23/1/2013)

  • 22 janvier 2013 - 17H23  
  • http://www.france24.com/fr/20130122-ogm-commission-europeenne-gele-le-processus-dautorisations-culture
OGM: la Commission européenne gèle le processus d'autorisations de culture

AFP - La Commission européenne a décidé de geler le processus d'autorisation de mise en culture des OGM dans l'Union européenne jusqu'à la fin de son mandat en 2014 et de rechercher un règlement négocié avec les Etats membres.

"La Commission, si elle le veut, peut lancer le processus pour autoriser la culture d'un soja et de six maïs OGM, dont le MON810, mais elle ne le fera pas", a assuré mardi à l'AFP Frédéric Vincent, porte-parole du commissaire à la Santé Tonio Borg, en charge du dossier.

Dérogations pour la qualité de l'eau du robinet

lu sur :

http://www.lemonde.fr/sante/article/2013/01/21/la-qualite-de-l-eau-deroge-aux-seuils-sanitaires-dans-419-communes_1820014_1651302.html

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés

La qualité de l'eau déroge aux seuils sanitaires dans 419 communes

LE MONDE | 21.01.2013 à 14h54 Par Martine Valo

eau:communes.png
















L'eau du robinet que nous buvons est-elle toujours d'une qualité irréprochable ? Manifestement pas. En France, lorsque l'eau potable subit une nette détérioration, sa consommation est interdite. Mais, si les teneurs en nitrates, arsenic, atrazine, glyphosate et autres polluants ne dépassent les normes acceptables pour la santé "que" dans une certaine limite, sa distribution peut rester autorisée par dérogation préfectorale sans que le consommateur n'en soit averti.

C'est la carte de ces dérogations (consultable sur le site www.prixdeleau.fr.) qu'ont rendu publique l'association 60 Millions de consommateurs et la Fondation Danielle-Mitterrand- France Libertés, vendredi 18 janvier. Elle a été réalisée à partir des données fournies par le ministère et les agences régionales de la santé.

A l'automne 2012, on dénombrait ainsi plus d'un millier de dérogations. Celles-ci sont accordées pour trois ans et peuvent être renouvelées deux fois, le temps pour le syndicat distributeur d'eau d'améliorer ses performances : 419 communes sont concernées.

"L'AMBITION DE FAIRE RÉAGIR LES USAGERS"

Ce recensement souligne quelques situations problématiques, notamment en Seine-et-Marne. Les auteurs s'interrogent aussi sur le cas de certains départements agricoles gros consommateurs de pesticides comme l'Oise, où aucune dérogation n'apparaît. La qualité de l'eau est-elle bien mesurée ? La carte montre par ailleurs que la Bretagne a redressé la situation : l'eau du robinet y est redevenue potable... au prix de la fermeture de plusieurs points de captage.

"Nous rendons accessibles ces données avec l'ambition de faire réagir les usagers, commente Emmanuel Poilâne, directeur de France Libertés. On doit de plus en plus traiter l'eau pour la rendre potable et les coûts grimpent. Le jour où l'ouest de la France devra s'alimenter dans le Massif central, on y arrivera plus !"

Ce travail, lancé à l'été 2012, se poursuivra en mars par la publication, d'analyses inédites qui prendront en compte de "l'effet cocktail" des microdoses de substances chimiques et des résidus médicamenteux.

21/01/2013

BCG : traitement standard des tumeurs du cancer de la vessie

lu sur :

http://presse-inserm.fr/bcg-et-cancer-de-la-vessie-vers-un-nouveau-protocole-pour-les-patients/2747/

BCG et cancer de la vessie : vers un nouveau protocole pour les patients ?

06.06.2012 - Communiqué

Cancer Immunologie, hématologie, pneumologie

Des chercheurs de l’Institut Pasteur, de l’Inserm, de l’université Paris Descartes et de Mines ParisTech ont montré comment renforcer les effets du BCG qui constitue, depuis 35 ans, le traitement standard des tumeurs à haut risque de récidive dans le cancer de la vessie. La validation de ce nouveau protocole thérapeutique permettrait de limiter les rechutes de ce cancer parmi les plus fréquents des pays industrialisés. Cette étude est publiée ce jour sur le site de Science Translational Medicine.

A ce jour, malgré les progrès de l’immunologie, peu d’immunothérapies, ces traitements qui consistent à stimuler le système immunitaire, ont démontré leur efficacité clinique. L’une des exceptions notables est le traitement du cancer de la vessie par le BCG, le bacille de Calmette et Guérin connu du grand public comme le vaccin contre la tuberculose. Le succès de cette « BCG thérapie » repose sur de simples injections répétées de BCG, localement dans la vessie. Le taux de survie des patients varie alors entre 50 et 70%.

En utilisant un modèle murin pour caractériser la dynamique de la réponse immune au BCG dans la vessie, une étude réalisée par Claire Biot dans l’équipe de Matthew Albert*, responsable de l’unité d’Immunobiologie des cellules dendritiques (Institut Pasteur/Inserm/Université Paris Descartes), a montré qu’une simple injection sous-cutanée du BCG préalablement au protocole standard de la “BCG thérapie” améliore la réponse anti-tumorale. Les cellules immunitaires sont ainsi opérationnelles en grand nombre dès la première instillation de BCG dans la vessie.

A la lumière de ces résultats obtenus chez la souris, les chercheurs se sont demandé si les patients vaccinés dans leur enfance par le BCG répondaient mieux au traitement standard. A l’aide d’une étude réalisée par l’université de Berne, ils ont comparé les réponses au traitement de deux types de patients : ceux qui sont vaccinés et répondent toujours positivement au test anti-tuberculinique, preuve que la vaccination est toujours effective. Et ceux dont la vaccination n’est plus active. Ils ont ainsi pu constater que sur une période de cinq ans, 80% des patients positifs survivaient sans récidive contre seulement 45% des patients qui avaient été testés négativement au BCG. Un résultat qui corrobore les données obtenues expérimentalement sur le modèle murin.

Ces données encourageantes suggèrent qu’une simple injection intradermique de BCG préalablement au protocole standard pourrait améliorer la réponse au traitement. Cette nouvelle stratégie thérapeutique devrait très prochainement faire l’objet d’une étude clinique afin d’être validée et de proposer une meilleure prise en charge des patients.

Ces travaux ont pu être réalisés grâce au soutien financier de La Ligue contre le cancer et de l’Institut national du cancer, et grâce à la générosité de la Caisse de retraite et de prévoyance des clercs et employés de notaires et de la Swiss National Foundation.

* Matthew Albert est directeur de recherche Inserm et professeur à l’Institut Pasteur. Il dirige le département d’Immunologie à l’Institut Pasteur ainsi que l’unité d’Immunobiologie des cellules dendritiques (unité mixte 818 Institut Pasteur/Inserm) et rattaché à l’université Paris Descartes.
Dans son équipe, Claire Biot est chercheur à Mines ParisTech, détachée dans l’unité de Matthew Albert.

20/01/2013

Mercure : un premier pas vers un contrôle de son extraction et utilisation

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/01/19/pollution-au-mercure-un-traite-international-voit-enfin-le-jour_1819447_3244.html

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés

Pollution au mercure : un traité international voit enfin le jour

LE MONDE | 19.01.2013 à 11h08 Par Gilles van Kote - Genève (Suisse), envoyé spécial

La première convention internationale sur le mercure est née, samedi 19 janvier au petit matin, à Genève, au terme de quatre ans de gestation, d'une semaine d'intense travail de négociations et d'une longue nuit d'accouchement. Les délégués de 130 pays présents en Suisse ont poussé un soupir collectif de soulagement autant que d'épuisement. De l'avis quasi général, le texte "n'est pas parfait, mais il a le mérite d'exister".

La plus spectaculaire des mesures adoptée est la disparition programmée de l'extraction du mercure (la Chine en est le premier producteur mondial) dans un délai de quinze ans à partir de la ratification de la convention par le pays concerné. L'importance des stocks et les possibilités de recyclage devraient toutefois prolonger la commercialisation de ce métal toxique bien au-delà de cette échéance.

Une liste de produits contenant du mercure et devant disparaître au plus tard en 2020 (sauf exemption, d'une durée maximale de dix ans) a également été adoptée. Elle comprend, entre autres, certaines catégories de piles et de batteries, d'ampoules basse consommation, de pesticides, de produits cosmétiques et d'instruments de mesure comme les thermomètres.

Ce cycle de négociations avait été lancé par le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), en février 2009, en vue de doter la communauté internationale d'un "instrument juridiquement contraignant" de lutte contre les dégâts environnementaux et sanitaires provoqués par le mercure. L'inhalation ou l'ingestion de ce métal peuvent provoquer de graves problèmes de santé et troubles du développement, en particulier chez les enfants.

L'ORPAILLAGE, PREMIÈRE SOURCE DE POLLUTION MONDIALE AU MERCURE

Entre dix et quinze millions d'orpailleurs à travers le monde en utiliseraient sans précaution pour extraire l'or du minerai, inhalant ainsi des vapeurs toxiques, selon le PNUE. Mais le risque sanitaire le plus répandu provient de la consommation de poissons situés en bout de chaîne alimentaire, dont l'organisme concentre le méthylmercure, forme organique particulièrement nocive du mercure relâché dans l'environnement par l'homme. Les Inuits canadiens et du Groenland présentent ainsi des concentrations de mercure particulièrement élevées, alors qu'ils vivent loin des centrales à charbon qui constituent la deuxième source mondiale de pollution, après l'exploitation de l'or.

"Notre objectif est de réduire, et quand c'est possible d'éliminer, les émissions et rejets de mercure provoqués par les activités humaines", avait rappelé Achim Steiner, le directeur exécutif du PNUE en préambule à la réunion de Genève. "Les mesures qui figurent dans le traité ne sont pas à la hauteur des objectifs : elles permettront de ralentir l'augmentation des émissions, pas de réduire celles-ci", déplore Joe DiGangi, du Réseau international pour l'élimination des polluants organiques persistants (IPEN).

Si les centrales à charbon devront améliorer leurs performances en matière de filtration des émissions de mercure, la convention n'empêchera pas un Etat d'en ouvrir de nouvelles et d'augmenter éventuellement ainsi ses émissions en valeur absolue.

Concernant l'exploitation artisanale de l'or, les pays estimant qu'il s'agit chez eux d'une activité "significative", un terme assez flou, devront mettre en place des plans nationaux afin d'en améliorer les pratiques, mais l'usage du mercure restera autorisé.

"LE TEXTE COUVRE TOUT LE CYCLE DE VIE" DU MÉTAL

"Globalement, le texte est assez satisfaisant, d'autant qu'il couvre tout le cycle de vie du mercure, de l'extraction aux déchets, en passant par les émissions, déclare un délégué de l'Union européenne. Il n'est pas très contraignant, mais on pourra le faire évoluer avec le temps."

"Pour que la convention soit plus ambitieuse, il aurait fallu que les pays du Nord mettent davantage d'argent sur la table", estime un représentant du PNUE. Les questions financières ont été l'un des principaux points d'achoppement dans la dernière ligne droite, tout comme les modalités de mise en place d'un comité de suivi de l'application de la convention.

La plupart des pays du Sud réclamaient la mise en place d'un nouvel outil financier doté d'un budget propre, mais se sont heurtés au refus de ceux du Nord, partisans de confier le financement des actions menées dans le cadre de la convention au Fonds pour l'environnement mondial (FEM), sans augmentation des ressources de ce dernier. La Suisse, la Norvège et le Japon ont cependant promis de débloquer environ un million de dollars (750 000 euros) chacun.

La convention entrera en vigueur quand au moins cinquante Etats l'auront ratifiée. Sur proposition du Japon, elle a été baptisée convention de Minamata, du nom de la ville japonaise dont des milliers d'habitants furent frappés, dans les années 1950, par une terrible maladie provoquée par une pollution maritime, d'origine industrielle, au mercure.

------------------------

sur le même sujet :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/01/19/mercure-vers-la-fin-des-amalgames-dentaires_1819448_3244.html

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés

Mercure : vers la fin des amalgames dentaires

LE MONDE | 19.01.2013 à 10h28 • Mis à jour le 19.01.2013 à 11h12 Par Gilles van Kotte - Genève, envoyé spécial

Les dentistes français vont devoir changer leurs habitudes. Dans l'Union européenne, ils sont ceux qui réalisent le plus d'obturations de caries en ayant recours une fois sur deux à des amalgames dentaires. Selon un rapport publié en 2012 par la Commission européenne, la France pèse à elle seule pour un tiers des 55 tonnes de mercure utilisées chaque année dans l'Union pour la réalisation de ces amalgames et dont la toxicité continue de faire débat.

Le texte de la convention sur le mercure, conclue samedi 19 janvier à Genève, prévoit une diminution de l'usage des amalgames, sans toutefois fixer d'objectifs chiffrés ni d'échéances. Chaque pays signataire s'engagera à prendre au moins deux des mesures figurant dans une liste annexée au traité, qui vont de la fixation d'objectifs nationaux de réduction au déremboursement des amalgames, en passant par la prévention des caries ou la recherche de solutions alternatives.

"C'est le début de la fin des amalgames dentaires dans le monde", se félicite Michael T. Bender, directeur du Mercury Policy Project, une organisation non gouvernementale (ONG) américaine. "Nous militions pour une interdiction pure et simple, mais c'est un résultat positif, reconnaît Marie Grosman, conseillère scientifique de l'ONG française Non au mercure dentaire. Les amalgames sont en Europe la première source d'exposition et de contamination corporelle au mercure."

"MATÉRIAU ALTERNATIF"

Les opérations de pose ou de retrait de ces amalgames produisent aussi des déchets contenant du mercure et exposent les dentistes et leur personnel à de fortes concentrations. Longtemps opposée à des mesures de restriction de l'usage des amalgames, la France a changé de position en 2012.

A Genève, ce sont les recommandations, plutôt prudentes, de l'Organisation mondiale de la santé qui l'ont emporté. L'agence onusienne estime que les amalgames dentaires présentent un rapport bénéfices-risques favorable dans un certain nombre de cas et que les matériaux composites, à base de silice et de résine, qui constituent une alternative sont plus coûteux et moins solides.

"Le jour où l'on disposera d'un matériau alternatif facile d'utilisation et stable, on y passera naturellement, rien que pour des raisons esthétiques", la couleur des composites se rapprochant de celle des dents, affirme Jean-Luc Eiselé, directeur exécutif de la Fédération dentaire internationale. Il estime que le traité est un "signal" qui rappelle à la profession sa responsabilité en matière d'environnement.

---------------

D'énormes réserves

600 000 tonnes C'est l'estimation des réserves mondiales de mercure, métal toxique dont l'ingestion ou l'inhalation peut affecter, entre autres, les fonctions cérébrales et rénales. Ces réserves sont notamment en Chine, au Kirghizistan (seul pays exportateur), en Russie et en Espagne.

3 000 tonnes La demande mondiale annuelle provient surtout de l'extraction à petite échelle de l'or et de la production de polychlorure de vinyle (PVC).

1 960 tonnes Les émissions atmosphériques de mercure en 2010 étaient liées pour 37 % à l'extraction de l'or et pour 24 % aux centrales à charbon.

19/01/2013

Le lobbying pro-OGM en action contre l'étude de Séralini (suite)

Voici le texte d'un article de Stéphane Foucart paru dans Le Monde papier du 17 janvier dernier (daté du 18/1/13), page 8:

Ces étranges accusations de liens entre M. Séralini et une "secte guérisseuse".pdf


Séralini.png

16/01/2013

Pesticides et abeilles : le risque est reconnu

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/01/16/pesticides-un-risque-enfin-admis-pour-les-abeilles_1817630_3244.html

Pesticides : un risque enfin admis pour les abeilles

LE MONDE | 16.01.2013 à 11h48 • Mis à jour le 16.01.2013 à 12h13 Par Stéphane Foucart

L'industrie des pesticides va devoir encaisser le coup. L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) devait publier, mercredi 16 janvier, un avis scientifique sévère sur trois pesticides (clothianidine, imidaclopride et thiaméthoxame), tous présentant, selon l'EFSA, un risque élevé pour les abeilles.

Ces trois évaluations de l'agence de Parme (Italie) apportent du crédit à ceux qui attribuent à cette famille récente d'insecticides – néonicotinoïdes – un rôle dominant dans le déclin accéléré des insectes pollinisateurs, constaté partout dans le monde depuis une dizaine à une quinzaine d'années. Mises sur le marché au début des années 1990, ces nouvelles substances sont parmi les plus utilisées au monde en agriculture.

L'EFSA était saisie par la Commission européenne de l'évaluation des risques présentés par ces trois molécules, au regard des nouvelles données scientifiques produites depuis leur autorisation. La caractéristique principale de ces produits – commercialisés sous les noms de Gaucho, Cruiser, Poncho, Nuprid, Argento, etc. – est qu'ils s'utilisent en granules ou en enrobage de semences. Les graines sont gainées du principe actif avant d'être semées ; la plante sécrète ensuite le toxique tout au long de sa croissance.

UN SIMPLE CONTACT AVEC CES POUSSIÈRES PEUT ÊTRE FATAL

"Nous avons identifié des risques pour les abeilles en relation avec trois principales voies d'exposition des insectes, explique Domenica Auteri, qui a présidé les travaux de l'agence européenne. Ce sont les poussières produites par les graines ou les granules pendant le semis, la contamination par le pollen et le nectar et, dans le cas du maïs, traité par le thiaméthoxame, l'exposition par "guttation"", c'est-à-dire l'exsudation, par la plante, de gouttelettes d'eau imprégnées du pesticide et auxquelles s'abreuvent parfois les insectes.

Quant aux poussières produites lors des semis, elles peuvent être transportées par le vent et se déposer dans l'environnement. La dose létale de ces produits étant de quelques milliardièmes de gramme par abeille, un simple contact avec ces poussières peut être fatal à l'hyménoptère.
Les trois opinions scientifiques rendues par l'EFSA s'inscrivent dans un travail publié par l'agence en mai 2012, également commandé par la Commission européenne : il s'agissait alors d'évaluer l'efficacité des tests réglementaires ayant conduit à l'autorisation des molécules. Le groupe d'experts mandaté par l'agence européenne avait conclu que ces tests, conçus pour les produits utilisés en pulvérisation, n'étaient pas adaptés.

De plus, les chercheurs notaient que les tests en laboratoire étaient lacunaires : pas de prise en compte des effets de synergie avec des pathogènes ou d'autres produits phytosanitaires, pas d'évaluation des effets non létaux (désorientation, perte de mémoire des butineuses, etc.). De même que les tests en plein champ étaient incapables de déceler les effets de ces substances – surfaces traitées trop petites, colonies utilisées de trop petite taille, etc.

"LES NÉONICOTINOÏDES AFFECTENT NÉGATIVEMENT LES ABEILLES"

"Il est très réconfortant que l'EFSA ait réagi aux preuves de plus en plus fortes que l'utilisation des néonicotinoïdes affecte négativement les populations d'abeilles, et qu'elle reconnaisse les risques significatifs associés avec l'utilisation actuelle de ces produits", commente le biologiste David Goulson, professeur à l'université de Stirling (Royaume-Uni) et auteur d'une récente étude publiée dans la revue Science, documentant les effets de l'imidaclopride sur les bourdons : "Beaucoup d'entre nous voudraient désormais voir un moratoire être décidé sur l'utilisation de ces pesticides, jusqu'à ce que nous comprenions réellement à quel point ils dégradent l'environnement."

Dans les trois avis rendus, les experts de l'EFSA reconnaissent que la science est encore loin du compte. En fonction du produit et de son mode d'utilisation, les données ne permettent bien souvent pas de conclure à l'existence ou à l'absence de risques. Par exemple, il est actuellement impossible d'évaluer le risque posé par l'imidaclopride sur les abeilles lorsque le produit est utilisé sur l'endive, la laitue, la scarole, le radis, etc.

En juin, le ministre de l'agriculture, Stéphane Le Foll, a interdit le Cruiser sur le colza dans l'Hexagone. En revanche, son utilisation sur le maïs est toujours autorisée en France, bien qu'elle présente, selon l'EFSA, des risques pour les abeilles par deux voies : la guttation et les poussières des semis.

LES OPINIONS RENDUES PAR L'EFSA NE SONT PAS SURPRENANTES

Bien que tranchées, les trois opinions rendues par l'EFSA ne sont pas surprenantes. Laura Maxim, chercheuse à l'Institut des sciences de la communication du CNRS (ISCC) et l'une des meilleures spécialistes des controverses ayant accompagné l'utilisation de ces substances, note ainsi qu'"il y a dix ans, le Comité scientifique et technique [un groupe d'experts mis sur pied en 1999 par Jean Glavany, ministre de l'agriculture] était parvenu aux mêmes conclusions à propos de l'imidaclopride".

Le rapport de ce groupe d'experts avait été rendu en 2003, et avait conduit à l'interdiction du Gaucho en France. Deux ans plus tard, ce comité livrait des conclusions semblables pour un autre pesticide controversé, le fipronil (commercialisé sous le nom de Régent), également mis en cause dans le déclin d'abeilles. L'EFSA finalise une opinion scientifique sur cet autre produit controversé, n'appartenant pas à la famille des néonicotinoïdes. "Elle devrait être publiée d'ici à fin mars", précise Mme Auteri.

Stéphane Foucart

-----------------

Les contre-feux de l'industrie agrochimique

Outre les trois opinions scientifiques de l'Autorité européenne de sécurité sanitaire (EFSA), l'Italie, la France ou le Royaume-Uni ont récemment pris des mesures à l'encontre des insecticides néonicotinoïdes ou mènent des enquêtes parlementaires sur leurs effets sur les abeilles.

Les agrochimistes allument des contre-feux. Un rapport commandé par Bayer et Syngenta à un cabinet de consultants, rendu public lundi 14 janvier, chiffre les bénéfices des néonicotinoïdes à 4,5 milliards d'euros par an pour l'économie européenne et estime que leur abandon coûterait 50 000 emplois agricoles.

Le rapport ne dit pas qu'au niveau mondial, les services rendus par les insectes pollinisateurs sont estimés à 115 milliards d'euros par an.

Cerveau, Comportement et Chimie

lu sur :

http://www.lemonde.fr/sante/article/2013/01/11/anorexie-et-hyperactivite-sont-liees-par-un-mecanisme-moleculaire-commun_1815804_1651302.html

Anorexie et hyperactivité sont liées par un mécanisme moléculaire commun

Le Monde.fr avec AFP | 11.01.2013 à 13h47

"L'anorexie et la cocaïne enclenchent la même voie moléculaire, ce qui tend à confirmer que l'anorexie est une addiction", explique Valérie Compan, qui a dirigé les travaux publiés dans la revue "Translational Psychiatry".

L'anorexie mentale, un trouble grave du comportement alimentaire, et l'hyperactivité physique sont liées par un mécanisme moléculaire commun, une découverte qui pourrait déboucher sur un traitement de cette pathologie qui touche principalement les adolescents, selon une récente étude.(*)

Alors qu'on pensait généralement que l'hyperactivité des anorexiques était intentionnelle et visait à perdre davantage de poids en brûlant des calories, une équipe mixte de chercheurs de l'Inserm et du CNRS et des universités (Montpellier-Nîmes) a découvert un mécanisme commun expliquant le lien entre les deux comportements.

RÉCOMPENSE

En utilisant des souris génétiquement modifiées capables de mimer une anorexie humaine, les chercheurs ont constaté qu'elles présentaient une anomalie moléculaire au niveau d'une région du cerveau impliquée dans la récompense.

Cette anomalie correspond à la "surexpression" (excès d'expression de gènes) du récepteur 5-HT4 à la sérotonine, un récepteur cellulaire qui contrôle également l'hyperactivité motrice chez les souris. "Nous avons identifié pour la première fois à notre connaissance, une voie moléculaire commune impliquée dans l'anorexie et l'hyperactivité", résume Valérie Compan qui a dirigé les travaux publiés à la fin de l'an dernier dans la revue Translational Psychiatry.

Les travaux ont également permis de confirmer l'existence de points communs entre l'anorexie et l'addiction. "L'anorexie et la cocaïne enclenchent la même voie moléculaire, ce qui tend à confirmer que l'anorexie est une addiction", ajoute Mme Compan.

ANOREXIE ET BOULIMIE

Les chercheurs ont également découvert que le récepteur pouvait devenirtotalement inactif et entraîner "une surconsommation d'aliments" qu'on retrouve notamment dans la boulimie. "Les perturbations affectant ce récepteur – tantôt trop actif et donc coupe faim, tantôt inactif – pourraient expliquer les oscillations entre anorexie et boulimie chez certains patients", estime la chercheuse qui espère que les travaux pourront être reproduits chez l'être humain.

"En l'absence totale de médicament pour traiter l'anorexie, ce récepteur pourrait représenter une cible thérapeutique efficace car en l'inactivant, les patients accepteraient à nouveau de se nourrir et en l'activant, ils pourraient modérer leurconsommation d'aliments" ajoute-t-elle.

-------------

(*) http://www.nature.com/tp/journal/v2/n12/full/tp2012131a.html

Original Article

Citation: Translational Psychiatry (2012) 2, e203; doi:10.1038/tp.2012.131
Published online 11 December 2012

The nucleus accumbens 5-HTR4-CART pathway ties anorexia to hyperactivity

A Jean1,2,3,4,9, L Laurent1,2,3,9, J Bockaert1,2,3, Y Charnay5, N Dusticier6, A Nieoullon6, M Barrot7, R Neve8 and V Compan1,2,3,4

  1. 1Institut de Génomique Fonctionnelle, Montpellier, France
  2. 2INSERM, U661, Montpellier, France
  3. 3Universités de Montpellier 1 and 2, UMR-5203, Montpellier, France
  4. 4Université de Nîmes, Nîmes, France
  5. 5Hôpitaux Universitaires de Genève, Division de Neuropsychiatrie, Chêne-Bourg, Switzerland
  6. 6Université d’Aix-Marseille, Marseille, France
  7. 7Institut des Neurosciences Cellulaires et Intégratives, Strasbourg, France
  8. 8Department of Brain and Cognitive Sciences, Massachusetts Institute of Technology, Cambridge, MA, USA

Correspondence: Dr V Compan, Neurobiology, Institut de Génomique Fonctionnelle, 141, rue de la Cardonille, Montpellier 34094, France. E-mail: Valerie.Compan@igf.cnrs.fr

9Authors equally contribute to this study.

Received 17 August 2012; Revised 6 October 2012; Accepted 10 October 2012

Top

Abstract

In mental diseases, the brain does not systematically adjust motor activity to feeding. Probably, the most outlined example is the association between hyperactivity and anorexia in Anorexia nervosa. The neural underpinnings of this ‘paradox’, however, are poorly elucidated. Although anorexia and hyperactivity prevail over self-preservation, both symptoms rarely exist independently, suggesting commonalities in neural pathways, most likely in the reward system. We previously discovered an addictive molecular facet of anorexia, involving production, in the nucleus accumbens (NAc), of the same transcripts stimulated in response to cocaine and amphetamine (CART) upon stimulation of the 5-HT4 receptors (5-HTR4) or MDMA (ecstasy). Here, we tested whether this pathway predisposes not only to anorexia but also to hyperactivity. Following food restriction, mice are expected to overeat. However, selecting hyperactive and addiction-related animal models, we observed that mice lacking 5-HTR1B self-imposed food restriction after deprivation and still displayed anorexia and hyperactivity after ecstasy. Decryption of the mechanisms showed a gain-of-function of 5-HTR4 in the absence of 5-HTR1B, associated with CART surplus in the NAc and not in other brain areas. NAc-5-HTR4 overexpression upregulated NAc-CART, provoked anorexia and hyperactivity. NAc-5-HTR4 knockdown or blockade reduced ecstasy-induced hyperactivity. Finally, NAc-CART knockdown suppressed hyperactivity upon stimulation of the NAc-5-HTR4. Additionally, inactivating NAc-5-HTR4 suppressed ecstasy’s preference, strengthening the rewarding facet of anorexia. In conclusion, the NAc-5-HTR4/CART pathway establishes a ‘tight-junction’ between anorexia and hyperactivity, suggesting the existence of a primary functional unit susceptible to limit overeating associated with resting following homeostasis rules.

Keywords: 

feeding; 5-HT1B; 5-HT4; knockout; locomotion; reward

Top

Introduction

In mental diseases (for example, depression, anxiety, eating disorders), the brain does not systematically adjust energy expenditures to intakes, as highlighted by the ‘paradoxical’ association between restrictive diet and motor hyperactivity in Anorexia nervosa.123 Here, we set out to study potential neural underpinnings of this apparent homeostatic failure. We reasoned that if at least one single molecular pathway triggers both anorexia and motor hyperactivity, its abnormal activation could prevail over homeostasis rules. In this situation, interpreting motor hyperactivity as an ‘intention’ of patients with anorexia could be challenged because their motor hyperactivity would be anorexia-dependent. In contrast, if two parallel and different pathways trigger anorexia on one hand, and motor hyperactivity on the other hand, a complex coincidence of two parallel impairments in both the feeding and motor neural networks could be in cause.

Among the cumulative neural events related to anorexia, as in most eating disorders, altered 5-HT volume transmission4 is at the forefront of investigations.5 With exceptions, regardless stimulation of 5-HT1A and 5-HT2Breceptors (5-HTR1A, 5-HTR2B) in the hypothalamus,6 increased activity of 5-HT transmission in brain following treatments classically reduces feeding and body weight.7 For instance, the 3,4-N-methylenedioxymethamphetamine (MDMA, ecstasy) diminishes feeding in rodents and humans, and enhances motor hyperactivity.891011

The hypothalamus appears central in regulating feeding behavior,12 but motivation disorders related to self-imposed food restriction despite energy demand (anorexia) may involve disturbances in the nucleus accumbens (NAc),7,1314 a brain structure involved in reward and feeding.15161718 Considering the ability of 5-HT4 receptors (5-HTR4) knockout (KO) mice to better resist stress-induced anorexia, we detected a first example of an addictive molecular facet of anorexia.1419 Indeed, stimulating NAc-5-HTR4, as MDMA, provokes anorexia only if production of the same transcripts stimulated in response to cocaine and amphetamine (CART) is increased in the NAc.14

We investigated, here, whether the NAc-5-HTR4/CART molecular pathway triggers not only anorexia but also motor hyperactivity. To address this possibility, we used (i) an addiction- and hyperactive-related animal model: the 5-HTR1B KO (KO1B) mice, (ii) the ability of MDMA to mimic both anorexia and hyperactivity and (iii) siRNA- and viral-mediated knockdown and surplus strategies combined to molecular and behavioral techniques.

Top

Methods

Animals

Male KO1B, KO4 and control mice (WT1B, WT4) from heterozygous breeding (129/SvTer)1920 were housed with food and water available ad libitum.14 Male WT 129/SvPas mice were used when KO mice were not required. All experiments were performed on mice aged of 4–6 months, except a set, aged of 2 months (Figures 1a and b), following the Guide for Care and Use of Laboratory Animals(authorization n° 21CAE011) (see Supplementary Information).

 
Figure 1.
Figure 1 - Unfortunately we are unable to provide accessible alternative text for this. If you require assistance to access this image, please contact help@nature.com or the author

Anorexia-like symptoms in KO1B mice are treated with RS39604, a 5-HTR4 antagonist. (ac) Total food intake of WT1B and KO1B mice following (ab) 3 days of diet (−20%), over 24-h after NaCl or RS39604 (0.5mg/kg) and (c) 24h of 100% food deprivation, over 1h after NaCl, MDMA (10mgkg−1, RS39604 alone, or combined with MDMA. (d-f) Total distance traveled (de) every 5min (f) over 110-min after MDMA combined with RS39604 or not compared with NaCl. Data are means±s.e.m.; n=7–11 per group of mice treated with i.p. administration of each compound. *P<0.05, **P<0.01; §P<0.05, §§P<0.01, §§§P<0.001;$P<0.05, $$$P<0.001 compared with WT1B, NaCl and MDMA, respectively; #P<0.05, ##P<0.01 genotype and treatment interaction.

Full figure and legend (110K)
 

Surgery

As described in detail,14 a sterile 26-gauge stainless steel guide was unilaterally implanted in the left shell NAc for infusing 1μl of each compound in freely moving mice (1μl/min). The localization of the injection site was assessed in each mouse (see Supplementary Information).

 

Pharmacological and nucleic acid treatments in freely moving mice

As established,111421 MDMA (10mgkg−1, Sigma, L'Isle d'Abeau Chesnes, Saint-Quentin-Fallavier, France) and selective dose of 5-HTR4 antagonist, RS39604 (0.5mgkg−1, Tocris, Ellisville, USA) were dissolved in NaCl (9%) before acute intraperitoneal (i.p.) administration. The 5-HTR4 agonist BIMU8 (Tocris, Ellisville, USA) and RS39604 was injected in the NAc at selective dose (4 × 10−4μgμl−1). Acute injection in the NAc of (i) double-stranded siRNA-5-HTR4(si5-HTR4), siCART provoked 5-HTR4 and CART downregulation compared with siRNA controls (siCt: 0.05μgμl−1), respectively; and of (ii) viral vector of mHtr4 gene (HSV-5-HTR4; 107 infectious units per ml, 1μlmin−1), an overexpression of 5-HTR4 compared with HSV-LacZ construct (see Supplementary Information).

 

Biochemical analyses

As described,22 the levels of 5-HT and 5-HIAA were evaluated in brain tissue samples containing the NAc (+1.6mm), striatum (+1.0mm), dorsal hippocampus (−2.2mm) and amygdala (−3.2mm from the bregma)23 of WT4 and KO4 mice sacrificed 5min after the end of the open-field session. As reported in detail,14,19 receptor autoradiography was performed using (125I)SB207710 and (3H)GR113808, two specific 5-HTR4 antagonists (see Supplementary Information).

 

Quantitative Real-Time PCR

Mice were sacrificed 3-h after the different treatments and NAc (2 × 1.2mm3) and hypothalamus (3.9mm3) were micro-dissected from 1mm-thick sections to treat total mRNA and treat complementary DNA in reactions containing CART or 5-HTR4 primers, as described in detail.1424

 

Activity

Naive or feeding-tested mice were tested in the open-field19 after i.p. administration of NaCl or MDMA combined with (i) i.p. administration of RS39604 in KO1B, KO4, WT1B and WT4 mice and intra-accumbal infusion of (ii) si5-HTR4,RS39604, siCt (or NaCl) as controls in WT 129Sv/Pas mice and (iii) HSV-5-HTR4, BIMU8 combined or not with siCART, compared with controls (NaCl, HSV-LacZ, siCt) in WT 129Sv/Pas mice. Ten min after RS39604 injection, 3h after injection of the siRNAs or BIMU8, or 1 day after viral infection, the traveled path length was monitored.19

 

Feeding tests

Classic feeding paradigms1119 were used in fed mice or, following (i) 100% food deprivation for 24h or (ii) 20% food-restriction for 3 consecutive days. Four days before the experiments, mice were isolated in metabolic cages for baseline period with ad libitum access to food (pellet form, 16.5% crude proteins, 3.6%crude fat, 4.6% crude fibers, 5.2% ash). Food-deprived WT1B and KO1B mice were treated with i.p. administration of NaCl or RS39604 combined or not with MDMA. WT129Sv/Pas mice received acute infusion of HSV-5-HTR4 or HSV-LacZ in the NAc and were 20% food-deprived for 3 days. The amount of food consumed (not include the spillage) was measured with 1mg precision.

 

Place conditioning paradigm

An unbiased place conditioning protocol was adapted.25 Mice received i.p. administration of NaCl, MDMA combined or not with RS39604, or injection in the NAc of NaCl or RS39604, 30min before being confined to a single conditioning zone on alternate conditioning days. A preference score is the difference between times spent by each mouse in the MDMA-, NaCl-, RS39604-, or MDMA plus RS39604-paired zone during the preconditioning and testing phases (see Supplementary Information).

 

Statistical analysis

Data obtained in multiple sessions over time (food intake, locomotion) were analyzed using repeated measures analysis of variance (STATVIEW 5 software, SAS Institute Inc., San Francisco, CA, USA). When effects of independent variables (treatment, genotype, time), or interactions were significant, one-way analysis of variance (treatment, time or genotype) analyses were performed. For multiple comparisons, the Scheffé F-test was used. Differences with P<0.05 were considered significant.

 
Top

Results

KO1B self-imposed food restriction following restriction and displayed hyperactivity: Anorexia-like symptoms still observed after MDMA

Considering the influence of 5-HT in the potential rewarding facet of anorexia,14we tested whether an animal model predisposes to abuse of cocaine, and to be hyperactive persists to self-restrict following food restriction. Young KO1B and WT1B mice (2 months) were then selected2627 and deprived of 20% of their normal food rations for 3 days in their home cages (means±s.e.m. of normal food ration for 24h expressed in g. in WT1B: 4.80±0.09 vs KO1B: 4.82±0.16). When food was reintroduced and available ad libitum after the diet period, WT1Bmice were eating more than their normal meal size (Figure 1a). This rebound in food intake was reduced in KO1B mice that even ate less than their predeprivation food ration after 3 days ad libitum (Figure 1a). Moreover, KO1Bmice did display increased locomotion compared with saline-injected WT1B mice (Figures 1d and f), as reported.2628

Following MDMA in KO1B mice, anorexia (Figure 1c), and hyperactivity although reduced (Figures 1e and f), are still observed, consistently with a previous study using a 5-HTR1B antagonist (GR127935).11

The absence of 5-HTR1B then predisposes to anorexia-like symptoms in challenge situations. We next tested whether this predisposition requires 5-HTR4.

Inactivating 5-HTR4 in KO1B mice suppressed their anorexia and hyperactivity

Selective inactivation of 5-HTR414 in food-restricted KO1B mice restores adaptive feeding and motor responses because the mutant did not self-restrict (Figure 1b) and were not hyperactive anymore (Figures 1d and f). Inactivating 5-HTR4suppressed anorexia (Figure 1c) and hyperactivity (Figures 1e and f) induced by MDMA in KO1B compared with NaCl-treated KO1B mice. Identical dose of antagonist only reduced both effects in WT1B mice (Figures 1c–f), suggesting a gain-of-function of 5-HTR4 owing the absence of 5-HTR1B. To ensure this issue, we first assessed whether the gene defective-mutation of 5-HTR4 reduce hyperactivity induced by novelty and MDMA. This is the observed effect (Supplementary Figure S1). We then evaluated the density of 5-HTR4 sites and mRNA in the brain of KO1B mice.

 

Only the NAc of KO1B mice over-expressed both 5-HTR4 and CART whereas its hypothalamus over-expressed 5-HTR4 but down-expressed CART

Among brain areas examined (Supplementary Table S1), 5-HTR4 density (Figure 2a) and mRNA content (Figure 2b) were higher in the NAc and hypothalamus of KO1B compared with WT1B mice. The levels of CART mRNA were higher in the NAc and weaker in the hypothalamus of KO1B compared with WT1B mice (Figures 2c and d). Because CART in both the NAc and hypothalamus decreases feeding,1429 its opposite changes could underlie the adequate feeding behavior of KO1B mice in baseline conditions.1130 Accordingly, the ability of KO1B mice to self-restrict of food might depend on excessive NAc-5-HTR4. We next focused on the NAc because additionally, marked increases in 5-HT metabolism were not detected in the NAc of KO4 mice following the open-field session (Supplementary Table S2). To avoid bias of adaptive changes in KO mice and determine whether a 5-HTR4 surplus within the NAc triggers both anorexia and hyperactivity, mHtr4 gene (HSV-5-HTR4) was transferred in the NAc of WT mice.

 
Figure 2.
Figure 2 - Unfortunately we are unable to provide accessible alternative text for this. If you require assistance to access this image, please contact help@nature.com or the author

KO1B mice over-expressed 5-HTR4 and CART in the NAc. (a) The density of 5-HTR4 binding site ((3H)GR113808) of KO1B compared with WT1B mice following analyses of 3–6 brain frontal sections per structure level and per mouse (n=5). (b) 5-HTR4 and (c) CART mRNA content in the NAc and hypothalamus (Hyp) of KO1B (n=6) and WT1B mice (n=7). (dIn situ hybridization of CART mRNA (scale bar: NAc, 100μm; Hyp, 1mm; arrows point to changes). Data are means±s.e.m.; and P<0.05 difference between the NAc and Hyp in either WT1B or KO1B mice;*P<0.05, **P<0.01 compared with WT1B.

Full figure and legend (157K)
 

Overexpression of 5-HTR4 in the NAc ties anorexia to hyperactivity

Injecting HSV-5-HTR4 in the NAc of WT mice increased the density of NAc-5-HTR4at 54-h postinjection (Figure 3a). The NAc-5-HTR4 mRNA content was still higher at 72h than in control mice (HSV-LacZ), with the highest level observed at 30-h postinjection (Figure 3b). Consistently, CART mRNA content at 72-h postinjection was increased in the NAc (Figure 3c) and unchanged in the hypothalamus (Figure 3c) following injection of HSV-5-HTR4 in the NAc, compared with controls. Stimulating NAc-5-HTR4 also increases CART mRNA content in the NAc but not in the hypothalamus.14

Figure 3.
Figure 3 - Unfortunately we are unable to provide accessible alternative text for this. If you require assistance to access this image, please contact help@nature.com or the author

Overexpression of 5-HTR4 in the NAc ties anorexia to hyperactivity in WT mice. (a) Increased density of NAc-5-HTR4 binding site ((125I)SB207710) in the NAc (1) but not in nearness structure (2: ventral pallidum) observed on transverse brain sections from mice infused in the NAc with HSV-5HTR4 compared with control (HSV-LacZ) and sacrificed 54-h postinfusion. Circles highlight changes and delineate the injection site in a brain section stained with hematoxylin (right upper panel), indicating an absence of damage tissue. (b) NAc-5-HTR4 mRNA content increased after infusion, in the NAc, of HSV-5-HTR4 (n=8 mice for each time point for both conditions). (c) NAc- and Hyp-CART mRNA content 72h after injection of HSV-5-HTR4 or HSV-LacZ. (df) Total food intake in (d) fed and (f) food-deprived (3 days, 20%) mice (d) 24h and (f) 3 days after infusion, in the NAc, of HSV-5-HTR4 (n=6) or HSV-LacZ (n=5). (e) Total distance traveled. Data are means±s.e.m.;§P<0.05, §§P<0.01, §§§P<0.001 compared to HSV-LacZ; &P<0.05 differences between the NAc and hypothalamus; ###P<0.001 interaction between time and treatment.

Full figure and legend (157K)
 

The feeding and motor behaviors were then analyzed. At 24-h postinjection, overexpressing NAc-5-HTR4 decreased feeding (35%Figure 3d) and enhanced motor activity (148%Figure 3e). HSV-5-HTR4 mice did further self-restrict after restriction compared with controls (Figure 3f), mimicking feeding responses of KO1B mice, following 20% of their normal food rations for 3 days.

Subsequently, NAc-5-HTR4 surplus increased CART, decreased feeding and increased motor activity. To circumvent the ectopic expression after viral vector injection, potential conclusion was ensured using pharmacological and RNA interference approaches, as we established.14

In the NAc, stimulation of 5-HTR4 increases motor activity, and their blockade reduces hyperactivity

The distance covered in the open-field is enhanced following stimulation of NAc-5-HTR4 with a specific dose of BIMU8, an agonist (198%), and unchanged following their specific blockade with antagonist or RNA interference (si5-HTR4) infused in the NAc (Figures 4a and b). In contrast, antagonism or knockdown of NAc-5-HTR4 reduced hyperactivity induced by i.p. administration of MDMA (Figure 4a).

 
Figure 4.
Figure 4 - Unfortunately we are unable to provide accessible alternative text for this. If you require assistance to access this image, please contact help@nature.com or the author

Motor hyperactivity induced by stimulation of NAc-5-HTR4 requires CART. (a) Total distance traveled over 110min after i.p. administration of NaCl or MDMA plus an intra-accumbal infusion of control solution (NaCl or si5-HTR4 control: siCt), si5-HTR4, 5-HTR4 antagonist (RS39604) and (b) of WT mice after an intra-accumbal infusion of controls, 5-HTR4 agonist (BIMU8), siCART or BIMU8 plus siCART. Data are means±s.e.m.; n=5–10 mice per each group, treated with MDMA (10mgKg−1), siRNA (0.05μgμl−1), viral vector (107 infectious units per ml), RS39064 or BIMU8 (4 × 10−4μgμl−1). §§P<0.01, $$P<0.01,&&&P<0.001 compared to controls, MDMA and BIMU8, respectively.

Full figure and legend (44K)
 

CART knockdown in the NAc inhibits stimulating NAc-5-HTR4-induced motor hyperactivity

We next examined whether CART in the NAc mediates the motor effects of BIMU8, a 5-HTR4 agonist. Blocking CART with RNA interference (siCART) in the NAc suppressed the motor hyperactivity induced by stimulation of 5-HTR4 (Figure 4b).

We finally tested whether MDMA’s preference requires 5-HTR4 because a rewarding effect could prevail over self-preservation.

Inactivating 5-HTR4 suppressed MDMA’s preference in WT and reduced it in KO1B mice

Using the conditioned place preference test, we found that The KO1B mice displayed a higher preference for MDMA than WT1B mice (Figure 5a), which is reduced after i.p. administration of a 5-HTR4 antagonist (Figure 5a). An absence of preference for MDMA is further shown when 5-HTR4 is locally inactivated in the NAc of adult WT4 mice (Figure 5b).

 
Figure 5.
Figure 5 - Unfortunately we are unable to provide accessible alternative text for this. If you require assistance to access this image, please contact help@nature.com or the author

MDMA’s preference involves 5-HTR4 in an unbiased conditioned place preference test. (a) Score preference in WT1B and KO1B mice treated with i.p. administration of NaCl, MDMA (10mgkg−1), combined or not with RS39604 (0.5mgkg−1) and (b) in WT mice treated with i.p. administration of NaCl or MDMA (10mgkg−1) plus intra-accumbal infusion of NaCl or RS39604 (4 × 10−4μgμl−1). Data are means±s.e.m.; n=7–9 mice per group. *P<0.05 compared to WT1B§P<0.05,§§P<0.01 compared with NaCl; $P<0.05, $$P<0.01 compared with MDMA.

Full figure and legend (55K)
 
Top

Discussion

Over the last ten decades, parallel neural systems have been described to control feeding and motor behaviors. Here, we found a first example of a molecular signal foul-up between motor hyperactivity and anorexia, providing a common pathway of control. This would lead us to reconsider the belief that patients with anorexia nervosa intend to accelerate their weight loss with over-exercise3313233 because hyperactivity could be more inevitable than deliberate.

These findings strengthen the addictive facet of restrictive diet, now also observed in mice, dispossessed of 5-HTR1B and/or endowed of a NAc-5-HTR4surplus because they self-restrict despite an upstream ‘starter’ period of restrictive diet, believed to trigger ‘spiral’ restrictions in humans.34

Animal models of anorexia-like symptoms predisposition, identified herein, mimic the activity-based anorexia rat model,35 and are to the best of our knowledge, unique. It is noteworthy to observe that KO1B mice persist to self-restrict their intake of food. Excluding adaptive mechanisms, KO1B mice would be expected to consume a higher amount of food because stimulating 5-HTR1Bdecreases feeding.1136 This phenotype is apparently not related to the reduced activity of 5-HTR2C in KO1B mice37 because stimulating 5-HTR2C decreases feeding.38 In contrast, present results showed a gain-of-function of 5-HTR4, consistent with the inhibitory influence of 5-HTR4 on feeding.1419 Also, inactivating 5-HTR4 suppressed motor hyperactivity in KO1B mice, consistently with the weaker efficacy of MDMA to enhance locomotion in KO4 and 5-HTR4antagonist-treated WT mice.

The surplus of 5-HTR4 in KO1B mice further suggests a negative 5-HTR1B control of 5-HTR4 accordant with series of results; (i) The decreased levels of NAc-5-HT in KO1B mice39 because lesion of 5-HT neurons, though in rats, upregulates 5-HTR4 in brain areas including the NAc;40 (ii) The 5-HTR1B and 5-HTR4 location does not overlap (for example. in the striatum,4041 on 5-HT neurons244243) likely related to their common binding to p11;4445 (iii) KO1B mice are hyperactive and less ‘anxious’46 while KO4 mice are hypoactive and more ‘anxious’ under stress.1947

Molecular events for driving self-restriction and motor hyperactivity are detected in the NAc. The NAc-5-HTR4 surplus induced sustained anorexia and motor hyperactivity, mimicking the molecular and behavioral phenotypes of KO1B mice (NAc-5-HTR4/CART surplus, anorexia, hyperactivity). Similarly, stimulation of NAc-5-HTR4 decreases feeding14 and increases locomotion.

As difference in feeding responses to activation of 5-HTR subtypes, stimulation of 5-HTR1B, 5-HTR2C, 5-HTR1-7 and 5-HTR6 in the NAc did not change locomotion in basal conditions, however, in rats (Supplementary Figure S2).484950 Likewise, blocking or silencing NAc-5-HTR4 did not change locomotion but suppressed hyperactivity induced by MDMA, in tune with the effect of the whole blockade of 5-HTR1B, 5-HTR2B and 5-HTR2C.2851525354 In rats, inactivating NAc-5-HTR4did not however, alter hyperactivity after MDMA,50 suggesting differences between doses and species.5511

To the end, stimulating NAc-5-HTR4 in mice not only triggers anorexia but also hyperactivity, consistent with opposite changes in feeding and locomotion detected only in KO4 mice, compared with other 5-HTR KO mice (Supplementary Figure S2).

The present study extends observations at a molecular level. Ectopic (viralmHtr4 gene) or ‘physiological’ surplus of NAc-5-HTR4 in KO1B mice upregulates NAc-CART, as observed following stimulation of NAc-5-HTR4.14 A final experiment in our series bore out our hypothesis because NAc-CART knockdown suppressed not only anorexia14 but also motor hyperactivity induced by NAc-5-HTR4 stimulation. In addition, locomotion is unchanged following CART peptide56or siCART injection in the NAc. Identifying the cellular origin of this action would require long investigations. Nonetheless, NAc-neurons containing GABA projecting to the lateral hypothalamus express CART14575859 and might also express 5-HTR4 (Supplementary Figure S2).24404358 Injecting si5-HTR4 in the NAc decreased the density of 5-HTR4 not only in the NAc but also in the lateral hypothalamus (−14%, not illustrated). The 5-HTR4 located on these neurons may influence feeding and locomotion (Supplementary Figure S2) because the lateral hypothalamus, in relation to the NAc, controls feeding and its stimulation enhances locomotion in the activity-based rat model for anorexia nervosa.1560,616263 Colocalization of 5-HTR4/CART is more conceivable than in two different neuronal populations, considering the 5-HTR4 control of CART within the NAc via a cAMP/PKA signaling pathway.14 Interestingly, it appears that 5-HT receptors expressed in the different subnuclei of the hypothalamus (arcuate nucleus: 5-HTR1B, 5-HTR2C) may provoke an anorexia associated or not with different changes in locomotion, as induced by fenfluramine6465 that increase,51decrease6667 or does not modify locomotion68 while, 5-HTR4 likely located on the afferent neurons of the NAc to the lateral hypothalamus may provoke an anorexia associated with motor hyperactivity.

Finally, the present study suggests that activation of the NAc-5-HTR4 promotes a rewarding effect because (i) mice with NAc-5-HTR4 surplus limit their food intake despite energy requirements; (ii) inactivating NAc-5-HTR4 can reduce and even suppress the preference for MDMA, as also observed in 5-HTR2B KO mice.69Chronic stimulation may desensitize 5-HTR470 and has been excluded from our subtasks. Nonetheless, increased cAMP production in the NAc71 upon stimulation of the 5-HTR4 in freely moving mice14 could trigger addiction.

In conclusion, motor hyperactivity is anorexia-dependent upon activation of the NAc-5-HTR4/CART pathway. Probably, a rewarding effect associated with energy expenditure (anorexia/hyperactivity) may facilitate to limit excessive intakes (overeating/resting). Present and previous findings6146472 bring out at least two modes of action of 5-HT to regulate feeding. In baseline conditions, feeding may be regulated via the hypothalamic 5-HTR2C/CART pathway but, when motivation comes into play, the NAc-5-HTR4/5-HTR1B/CART pathway might prevail over the autonomic nervous control of feeding because NAc-5-HTR4/CART surplus makes the brain ‘silent’ to energy loss. Finally, it is conceivable that an anorectic-rewarding pathway of the NAc predisposes animals to a possible dependence on restrictive diet and hyperactivity, two hallmarks of anorexia nervosa.

Top

Conflict of interest

Authors declare no conflict of interest.

Top

References

  1. Beumont PJ, Arthur B, Russell JD, Touyz SW. Excessive physical activity in dieting disorder patients: proposals for a supervised exercise program. Int J Eat Disord 1994; 15: 21–36. | Article | PubMed |
  2. Davis C. Eating disorders and hyperactivity: a psychobiological perspective.Can J Psychiatry 1997; 42: 168–175. | PubMed | ISI |
  3. Casper RC. The 'drive for activity' and "restlessness" in anorexia nervosa: potential pathways. J Affect Disord 2006; 92: 99–107. | Article | PubMed |
  4. Descarries L, Beaudet A, Watkins KC. Serotonin nerve terminals in adult rat neocortex. Brain Res 1975; 100: 563–588. | Article | PubMed | ISI | CAS |
  5. Kumar KK, Tung S, Iqbal J. Bone loss in anorexia nervosa: leptin, serotonin, and the sympathetic nervous system. Ann N Y Acad Sci 2010;1211: 51–65. | Article | PubMed |
  6. Yadav VK, Oury F, Suda N, Liu ZW, Gao XB, Confavreux C et al. A serotonin-dependent mechanism explains the leptin regulation of bone mass, appetite, and energy expenditure. Cell 2009; 138: 976–989. | Article | PubMed | ISI | CAS |
  7. Compan V, Laurent L, Jean A, Macary C, Bockaert J, Dumuis A. Serotonin signaling in eating disorders. WIREs Membrane Transport and Signaling (invited by G. Knudsen) 2012; 1: 715–719. | Article |
  8. Rochester JA, Kirchner JT. Ecstasy (3,4-methylenedioxymethamphetamine): history, neurochemistry, and toxicology. J Am Board Fam Pract 1999; 12: 137–142. | PubMed |
  9. Geyer MAC, C.W. Behavioral pharmacology of ring-substituted amphetamine analogs. Amphetamine and its AnalogsIn: Cho AR, Segal OS (eds). Academic Press: New York, 1994 pp 177–201.
  10. Frith CH, Chang LW, Lattin DL, Walls RC, Hamm J, Doblin R. Toxicity of methylenedioxymethamphetamine (MDMA) in the dog and the rat. Fundam Appl Toxicol 1987; 9: 110–119. | Article | PubMed | ISI | CAS |
  11. Conductier G, Crosson C, Hen R, Bockaert J, Compan V. 3,4-N-methlenedioxymethamphetamine-induced hypophagia is maintained in 5-HT1B receptor knockout mice, but suppressed by the 5-HT2C receptor antagonist RS102221. Neuropsychopharmacology 2005; 30: 1056–1063. | Article | PubMed | ISI | CAS |
  12. Schwartz MW, Woods SC, Porte D, Seeley RJ, Baskin DG. Central nervous system control of food intake. Nature 2000; 404: 661–671. | Article | PubMed | ISI | CAS |
  13. Compan V. Serotonin receptors in neurobiology. do limits of neuronal plasticity represent an opportunity for mental diseases, such as addiction to food and illegal drugs? use and utilities of serotonin receptor knock-out mice. CRC press, New frontiers in Neurosciences: Boca Raton, Florida, 2007 pp 157–180.
  14. Jean A, Conductier G, Manrique C, Bouras C, Berta P, Hen R et al. Anorexia induced by activation of serotonin 5-HT4 receptors is mediated by increases in CART in the nucleus accumbens. Proc Natl Acad Sci U S A2007; 104: 16335–16340. | Article | PubMed |
  15. Stratford TR, Kelley AE. GABA in the nucleus accumbens shell participates in the central regulation of feeding behavior. J Neurosci 1997; 17: 4434–4440. | PubMed | ISI | CAS |
  16. Bassareo V, Di Chiara G. Modulation of feeding-induced activation of mesolimbic dopamine transmission by appetitive stimuli and its relation to motivational state. Eur J Neurosci 1999; 11: 4389–4397. | Article | PubMed | ISI | CAS |
  17. Reynolds SM, Berridge KC. Fear and feeding in the nucleus accumbens shell: rostrocaudal segregation of GABA-elicited defensive behavior versus eating behavior. J Neurosci 2001; 21: 3261–3270. | PubMed | CAS |
  18. Hoebel BG. Brain neurotransmitters in food and drug reward. Am J Clin Nutr 1985; 42(5 Suppl): 1133–1150. | PubMed | CAS |
  19. Compan V, Zhou M, Grailhe R, Gazzara RA, Martin R, Gingrich J et al. Attenuated response to stress and novelty and hypersensitivity to seizures in 5-HT4 receptor knock-out mice. J Neurosci 2004; 24: 412–419. | Article | PubMed | ISI | CAS |
  20. Saudou F, Amara DA, Dierich A, LeMeur M, Ramboz S, Segu L et al. Enhanced aggressive behavior in mice lacking 5-HT1B receptor. Science1994; 265: 1875–1878. | Article | PubMed | ISI | CAS |
  21. Lucas G, Compan V, Charnay Y, Neve RL, Nestler EJ, Bockaert J et al. Frontocortical 5-HT4 receptors exert positive feedback on serotonergic activity: viral transfections, subacute and chronic treatments with 5-HT4 agonists. Biol Psychiatry 2005; 57: 918–925. | Article | PubMed | ISI | CAS |
  22. Dusticier N, Nieoullon A. Comparative analysis of the effects of in vivoelectrical stimulation of the frontal cortex and g-butyrolactone administration on dopamine and dihydroxyphenylacetic acid (DOPAC) striatal contents in the rat. Neurochem Int 1987; 10: 275–280. | Article | PubMed |
  23. Franklin KBJ, Paxinos G. The mouse brain in stereotaxic coodinates. Academic press: San Diego, 1997.
  24. Conductier G, Dusticier N, Lucas G, Cote F, Debonnel G, Daszuta A et al. Adaptive changes in serotonin neurons of the raphe nuclei in 5-HT(4) receptor knock-out mouse. Eur J Neurosci 2006; 24: 1053–1062. | Article | PubMed |
  25. Robledo P, Balerio G, Berrendero F, Maldonado R. Study of the behavioural responses related to the potential addictive properties of MDMA in mice.Naunyn Schmiedebergs Arch Pharmacol 2004; 369: 338–349. | Article | PubMed |
  26. Brunner D, Buhot MC, Hen R, Hofer M. Anxiety, motor activation, and maternal-infant interactions in 5HT1B knockout mice. Behav Neurosci1999; 113: 587–601. | Article | PubMed | ISI | CAS |
  27. Rocha BA, Fumagalli F, Gainetdinov RR, Jones SR, Ator R, Giros B et al. Cocaine self-administration in dopamine-transporter knockout mice. Nat Neurosci 1998; 1: 132–137. | Article | PubMed | ISI | CAS |
  28. Scearce-Levie K, Viswanathan SS, Hen R. Locomotor response to MDMA is attenuated in knockout mice lacking the 5-HT1B receptor.Psychopharmacology (Berl) 1999; 141: 154–161. | Article | PubMed | CAS |
  29. Kristensen P, Judge ME, Thim L, Ribel U, Christjansen KN, Wulff BS et al. Hypothalamic CART is a new anorectic peptide regulated by leptin. Nature1998; 393: 72–76. | Article | PubMed | ISI | CAS |
  30. Lucas JJ, Yamamoto A, Scearce-Levie K, Saudou F, Hen R. Absence of fenfluramine-induced anorexia and reduced c-Fos induction in the hypothalamus and central amygdaloid complex of serotonin 1B receptor knock-out mice. J Neurosci 1998; 18: 5537–5544. | PubMed | CAS |
  31. Holtkamp K, Hebebrand J, Herpertz-Dahlmann B. The contribution of anxiety and food restriction on physical activity levels in acute anorexia nervosa. Int J Eat Disord 2004; 36: 163–171. | Article | PubMed |
  32. Konttinen H, Silventoinen K, Sarlio-Lahteenkorva S, Mannisto S, Haukkala A. Emotional eating and physical activity self-efficacy as pathways in the association between depressive symptoms and adiposity indicators. Am J Clin Nutr 2010; 92: 1031–1039. | Article | PubMed |
  33. Steanovv TS, Vekova AM, Kurktschiev DP, Temelkova-Kurktschiev TS. Relationship of physical activity and eating behaviour with obesity and type 2 diabetes mellitus: Sofia Lifestyle (SLS) study. Folia Med (Plovdiv) 2011;53: 11–18. | Article | PubMed |
  34. Dignon A, Beardsmore A, Spain S, Kuan A. 'Why I won't eat': patient testimony from 15 anorexics concerning the causes of their disorder. J Health Psychol 2006; 11: 942–956. | Article | PubMed |
  35. van Kuyck K, Casteels C, Vermaelen P, Bormans G, Nuttin B, Van Laere K. Motor- and food-related metabolic cerebral changes in the activity-based rat model for anorexia nervosa: a voxel-based microPET study.Neuroimage 2007; 35: 214–221. | Article | PubMed |
  36. Vickers SP, Dourish CT, Kennett GA. Evidence that hypophagia induced by d-fenfluramine and d-norfenfluramine in the rat is mediated by 5-HT2C receptors. Neuropharmacology 2001; 41: 200–209. | Article | PubMed | ISI |
  37. Clifton PG, Lee MD, Somerville EM, Kennett GA, Dourish CT. 5-HT1B receptor knockout mice show a compensatory reduction in 5-HT2C receptor function. Eur J Neurosci 2003; 17: 185–190. | Article | PubMed |
  38. Kennett GA, Curzon G. Evidence that hypophagia induced by mCPP and TFMPP requires 5-HT1C and 5-HT1B receptors; hypophagia induced by RU 24969 only requires 5-HT1B receptors. Psychopharmacology (Berl) 1988;96: 93–100. | Article | PubMed |
  39. Ase AR, Reader TA, Hen R, Riad M, Descarries L.. Altered serotonin and dopamine metabolism in the CNS of serotonin 5-HT(1A) or 5-HT(1B) receptor knockout mice. J Neurochem 2000; 75: 2415–2426. | Article | PubMed | ISI | CAS |
  40. Compan V, Daszuta A, Salin P, Sebben M, Bockaert J, Dumuis A. Lesion study of the distribution of serotonin 5-HT4 receptors in rat basal ganglia and hippocampus. Eur J Neurosci 1996; 8: 2591–2598. | Article | PubMed |
  41. Compan V, Segu L, Buhot MC, Daszuta A. Selective increases in serotonin 5-HT1B/1D and 5-HT2A/2C binding sites in adult rat basal ganglia following lesions of serotonergic neurons. Brain Res 1998; 793: 103–111. | Article | PubMed | ISI | CAS |
  42. Doucet E, Pohl M, Fattaccini CM, Adrien J, Mestikawy SE, Hamon M. In situ hybridization evidence for the synthesis of 5-HT1B receptor in serotoninergic neurons of anterior raphe nuclei in the rat brain. Synapse1995; 19: 18–28. | Article | PubMed |
  43. Vilaro MT, Cortes R, Mengod G. Serotonin 5-HT4 receptors and their mRNAs in rat and guinea pig brain: distribution and effects of neurotoxic lesions. J Comp Neurol 2005; 484: 418–439. | Article | PubMed |
  44. Svenningsson P, Chergui K, Rachleff I, Flajolet M, Zhang X, El Yacoubi M et al. Alterations in 5-HT1B receptor function by p11 in depression-like states.Science 2006; 311: 77–80. | Article | PubMed | ISI | CAS |
  45. Warner-Schmidt JL, Flajolet M, Maller A, Chen EY, Qi H, Svenningsson P et al. Role of p11 in cellular and behavioral effects of 5-HT4 receptor stimulation. J Neurosci 2009; 29: 1937–1946. | Article | PubMed | ISI |
  46. Malleret G, Hen R, Guillou JL, Segu L, Buhot MC. 5-HT1B receptor knock-out mice exhibit increased exploratory activity and enhanced spatial memory performance in the Morris water maze. J Neurosci 1999; 19: 6157–6168. | PubMed | ISI | CAS |
  47. Segu L, Lecomte MJ, Wolff M, Santamaria J, Hen R, Dumuis A et al. Hyperfunction of muscarinic receptor maintains long-term memory in 5-HT4 receptor knock-out mice. PLoS ONE 2010; 5: e9529. | Article | PubMed |
  48. Francis HM, Kraushaar NJ, Hunt LR, Cornish JL. Serotonin 5-HT4 receptors in the nucleus accumbens are specifically involved in the appetite suppressant and not locomotor stimulant effects of MDMA ('ecstasy').Psychopharmacology (Berl) 2011; 213: 355–63. | Article | PubMed |
  49. Pratt WE, Blackstone K, Connolly ME, Skelly MJ. Selective serotonin receptor stimulation of the medial nucleus accumbens causes differential effects on food intake and locomotion. Behav Neurosci 2009; 123: 1046–1057. | Article | PubMed |
  50. Francis HM, Kraushaar NJ, Hunt LR, Cornish JL. Serotonin 5-HT4 receptors in the nucleus accumbens are specifically involved in the appetite suppressant and not locomotor stimulant effects of MDMA ('ecstasy').Psychopharmacology (Berl) 2010; 213: 355–363. | Article | PubMed |
  51. Bankson MG, Cunningham KA. 3,4-Methylenedioxymethamphetamine (MDMA) as a unique model of serotonin receptor function and serotonin-dopamine interactions. J Pharmacol Exp Ther 2001; 297: 846–852. | PubMed | ISI | CAS |
  52. Geyer MA. Serotonergic functions in arousal and motor activity. Behav Brain Res 1996; 73: 31–35. | Article | PubMed | CAS |
  53. Baumann MH, Clark RD, Rothman RB. Locomotor stimulation produced by 3,4-methylenedioxymethamphetamine (MDMA) is correlated with dialysate levels of serotonin and dopamine in rat brain. Pharmacol Biochem Behav2008; 90: 208–217. | Article | PubMed |
  54. Doly S, Valjent E, Setola V, Callebert J, Herve D, Launay JM et al. Serotonin 5-HT2B receptors are required for 3,4-methylenedioxymethamphetamine-induced hyperlocomotion and 5-HT release in vivo and in vitroJ Neurosci 2008; 28: 2933–2940. | Article | PubMed | ISI |
  55. Colado MI, O'Shea E, Green AR. Acute and long-term effects of MDMA on cerebral dopamine biochemistry and function. Psychopharmacology (Berl)2004; 173: 249–263. | Article | PubMed | CAS |
  56. Jaworski JN, Kozel MA, Philpot KB, Kuhar MJ. Intra-accumbal injection of CART (cocaine-amphetamine regulated transcript) peptide reduces cocaine-induced locomotor activity. J Pharmacol Exp Ther 2003; 307: 1038–1044. | Article | PubMed | CAS |
  57. Yang SC, Shieh KR, Li HY. Cocaine- and amphetamine-regulated transcript in the nucleus accumbens participates in the regulation of feeding behavior in rats. Neuroscience 2005; 133: 841–851. | Article | PubMed | CAS |
  58. Hubert GW, Kuhar MJ. Colocalization of CART with substance P but not enkephalin in the rat nucleus accumbens. Brain Res 2005; 1050: 8–14. | Article | PubMed | CAS |
  59. Hubert GW, Manvich DF, Kuhar MJ. Cocaine and amphetamine-regulated transcript-containing neurons in the nucleus accumbens project to the ventral pallidum in the rat and may inhibit cocaine-induced locomotion.Neuroscience 2009; 165: 179–187. | Article | PubMed |
  60. Maldonado-Irizarry CS, Swanson CJ, Kelley AE. Glutamate receptors in the nucleus accumbens shell control feeding behavior via the lateral hypothalamus. J Neurosci 1995; 15: 6779–6788. | PubMed | CAS |
  61. Stratford TR, Kelley AE. Evidence of a functional relationship between the nucleus accumbens shell and lateral hypothalamus subserving the control of feeding behavior. J Neurosci 1999; 19: 11040–11048. | PubMed | ISI | CAS |
  62. Stratford TR, Swanson CJ, Kelley A. Specific changes in food intake elicited by blockade or activation of glutamate receptors in the nucleus accumbens shell. Behav Brain Res 1998; 93: 43–50. | Article | PubMed | ISI | CAS |
  63. Verhagen LA, Luijendijk MC, de Groot JW, van Dommelen LP, Klimstra AG, Adan RA et al. Anticipation of meals during restricted feeding increases activity in the hypothalamus in rats. Eur J Neurosci 2011; 34: 1485–1491. | Article | PubMed |
  64. Heisler LK, Cowley MA, Tecott LH, Fan W, Low MJ, Smart JL et al. Activation of central melanocortin pathways by fenfluramine. Science 2002;297: 609–611. | Article | PubMed | ISI | CAS |
  65. Heisler LK, Jobst EE, Sutton GM, Zhou L, Borok E, Thornton-Jones Z et al. Serotonin reciprocally regulates melanocortin neurons to modulate food intake. Neuron 2006; 51: 239–249. | Article | PubMed | ISI | CAS |
  66. Aulakh CS, Hill JL, Wozniak KM, Murphy DL. Fenfluramine-induced suppression of food intake and locomotor activity is differentially altered by the selective type A monoamine oxidase inhibitor clorgyline.Psychopharmacology (Berl) 1988; 95: 313–317. | Article | PubMed |
  67. Heffner TG, Seiden LS. Possible involvement of serotonergic neurons in the reduction of locomotor hyperactivity caused by amphetamine in neonatal rats depleted of brain dopamine. Brain Res 1982; 244: 81–90. | Article | PubMed |
  68. Vickers SP, Benwell KR, Porter RH, Bickerdike MJ, Kennett GA, Dourish CT. Comparative effects of continuous infusion of mCPP, Ro 60-0175 and d-fenfluramine on food intake, water intake, body weight and locomotor activity in rats. Br J Pharmacol 2000; 130: 1305–1314. | Article | PubMed | ISI | CAS |
  69. Doly S, Bertran-Gonzalez J, Callebert J, Bruneau A, Banas SM, Belmer A et al. Role of serotonin via 5-HT2B receptors in the reinforcing effects of MDMA in mice. PLoS ONE 2009; 4: e7952. | Article | PubMed |
  70. Dumuis A, Bouhelal R, Sebben M, Cory R, Bockaert J. A nonclassical 5-hydroxytryptamine receptor positively coupled with adenylate cyclase in the central nervous system. Mol Pharmacol 1988; 34: 880–887. | PubMed | CAS |
  71. Self DW, Genova LM, Hope BT, Barnhart WJ, Spencer JJ, Nestler EJ. Involvement of cAMP-dependent protein kinase in the nucleus accumbens in cocaine self-administration and relapse of cocaine-seeking behavior. J Neurosci 1998; 18: 1848–1859. | PubMed | ISI | CAS |
  72. Rogge G, Jones D, Hubert GW, Lin Y, Kuhar MJ. CART peptides: regulators of body weight, reward and other functions. Nat Rev Neurosci 2008; 9: 747–758. | Article | PubMed | ISI |
Top

Acknowledgements

We greatly appreciate the help of E. Nestler, and the advices of R. Hen. We thank C. Dantec for the open-field data, L. Forichon and F. Arnal for mouse breeding and, M. Valbrun for her help in editing the text. Part of this study has been financially supported by ANR (Agence National de la Recherche: ANR-MNP 2009, SERFEED).

Supplementary Information accompanies the paper on the Translational Psychiatry website

Le moteur diesel, une plaie !

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/01/16/les-particules-du-diesel-et-des-feux-de-bois-2e-facteur-du-rechauffement_1817853_3244.html

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés

Les particules du diesel et des feux de bois, deuxième facteur du réchauffement

Le Monde.fr | 16.01.2013 à 14h15 • Mis à jour le 16.01.2013 à 14h16 Par Stéphane Foucart

Ces derniers mois, ce sont plutôt les spécialistes de santé publique qui ont offert leurs munitions aux adversaires des véhicules diesel, émetteurs de microparticules cancérogènes. Désormais, les climatologues ne sont plus en reste. Une vaste étude, publiée mardi 15 janvier dans Journal of Geophysical Research : Atmospheres, offre une nouvelle évaluation de la contribution des suies – ces particules carbonées produites par des combustions incomplètes – au changement climatique et parvient à un résultat saisissant.

Selon Tami Bond (université de l'Illinois à Urbana-Champaign) et ses coauteurs, une vingtaine de scientifiques internationaux, les suies (black carbon, en anglais) sont le deuxième facteur de réchauffement derrière le dioxyde de carbone, mais devant le méthane (CH-4). Cette nouvelle évaluation représente environ le double de celle que le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) avait publiée en 2007, dans son dernier rapport.

 

FORMATION DE NUAGES QUI ACCROISSENT L'EFFET DE SERRE

Quel rapport avec le diesel ? Selon les chercheurs, c'est le levier le plus simple et le plus efficace pour lutter contre ces particules sombres à l'effet réchauffant. "L'atténuation des émissions des véhicules à moteur diesel semble offrir les meilleures chances de réduction de l'influence climatique humaine à court terme", écrivent les auteurs.

Certaines sources de suies, comme les feux de forêt, ne peuvent être taries facilement. Elles iront même en grandissant avec la multiplication des canicules et des sécheresses, qui favorisent les régimes d'incendies. Mais agir, outre sur le diesel, sur les autres sources anthropiques – fours à bois, chauffages domestiques, etc. – pourrait également produire des effets rapides.

Ces derniers, selon Tami Bond, "se feraient sentir presque immédiatement, car les suies ont une durée de vie courte". Cependant, ajoute le chercheur, "pour résoudre réellement le problème climatique à long terme, les émissions de dioxyde de carbone doivent aussi être réduites".

LES HAUTES LATITUDES DE L'HÉMISPHÈRE NORD TRÈS TOUCHÉES

Les modes d'action de ces particules sombres sont multiples. Elles participent par exemple à la formation de nuages qui contribuent à accroître l'effet de serre, donc à hausser les températures. Transportées au gré des masses d'air, elles se déposent également sur les vastes zones enneigées ou glacées de l'Arctique et en altèrent légèrement la blancheur. Banquises et glaciers absorbent ainsi plus d'énergie, contribuant à changer le "bilan radiatif" des hautes latitudes. Donc à y réchauffer l'atmosphère.

Selon les auteurs, ce sont de fait les hautes latitudes de l'hémisphère Nord qui sont le plus touchées par les effets climatiques des suies. Ces nouveaux résultats seront intégrés au prochain rapport du GIEC, qui sera rendu public en septembre. Ils pourront être utilisés pour prendre des mesures immédiates d'atténuation du réchauffement, de même qu'ils permettront une meilleure modélisation du climat.

AREVA et l'Observatoire du nucléaire : des vérités qui dérangent

communiqué :

Avion "offert" par Areva au Président du Niger : Le gouvernement français doit dire la vérité


  Attaqué en justice par Areva , et menacé de disparition, l'Observatoire du nucléaire exige la vérité de la part de l'Etat français, et écrit pour cela à l'Élysée, à Matignon, et au ministre EELV du Développement

Le 1er février 2013, sous prétexte de diffamation, Areva assigne à comparaître l'Observatoire du nucléaire. Ce dernier, par communiqué du 11 décembre 2012, a en effet accusé Areva de corruption pour avoir fait un curieux "don" de 17 milliards de Francs CFA (environ 26 millions d'euros) au budget d'un Etat supposé souverain, le Niger.

Qui plus est, divers éléments montrent que ce don était pré-affectée à l'achat d'un nouvel avion pour le Président du Niger, M. Issoufou, qui est par ailleurs ancien directeur… d'une filiale d'Areva (une société d'exploitation de l'uranium).

Interrogé par l'AFP (dépêche du 12 décembre 2012),  le président du groupe parlementaire du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNSD, au pouvoir), M. Zakari Oumarou, reconnaît que "Areva a accordé au Niger une aide budgétaire de 17 milliards FCFA"
Bien qu'il ait ajouté qu'il s'agissait d'une "aide sans conditions et non ciblée", il est clair pour l'Observatoire du Nucléaire que, "en tentant de désamorcer la polémique, M. Oumarou a de fait reconnu l'existence du versement d'Areva au budget du Niger !"

Par ailleurs, l'opposition parlementaire à l'Assemblée nationale du Niger, regroupée dans l'Alliance pour la réconciliation nationale, avait déjà donné des éléments précis dès le 3 décembre 2012 (*).

Pourtant, Areva nie avoir effectué ce versement et, se prétendant diffamée, veut obtenir la disparition de l'Observatoire du nucléaire en demandant à la justice de le condamner à payer de lourdes sommes.

L'Observatoire du nucléaire a donc absolument besoin que soit attestée la réalité du versement de 17 milliards de Francs CFA par Areva au budget du Niger. Areva étant une société d'Etat, l'Observatoire du nucléaire exige que la vérité soit dite par les représentants de l'Etat français, à savoir le Président de la République, le Premier ministre et le ministre du Développement.

L'absence de réponse de leur part reviendrait lâchement à laisser Areva, par le mensonge et la dissimulation, faire disparaître une association qui agit pour faire connaître la vérité sur les activités de l'industrie nucléaire.

Nous vous proposons d'interpeller le Président de la République pour réclamer la vérité sur Areva et le Niger

Alain Uguen Association Cyber@cteurs

Sur le site :Cette cyber @ction est signable en ligne


(*) Extrait du Communiqué du 3 décembre 2012 de l'Alliance pour la réconciliation nationale : "Par lettre N  1938/MF/CAB du 29 novembre 2012, le Ministre des Finances a saisi directement la Commission des Finances et du Budget de l’Assemblée Nationale, à l’effet de modifier le projet de loi de finances 2013", précisant qu'il s'agissait d' "une aide budgétaire de 17 054 882 000 FCFA de la société AREVA dont dix milliards de FCFA sont affectés à l’acquisition d’un avion présidentiel"

Requins et champs électriques

lu sur :

http://www.lemonde.fr/sciences/article/2013/01/10/l-embryon-de-requin-etre-sensible_1815127_1650684.html

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés

L'embryon de requin, être sensible

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 10.01.2013 à 15h32 • Mis à jour le 10.01.2013 à 18h35 Par Hervé Morin - ZOOLOGIE

Pour éviter un requiem prématuré, les embryons de requin bénéficient semble-t-il d'un sens très particulier qui leur sert à échapper aux prédateurs - et qu'ils utiliseront, à l'inverse, une fois adulte, pour détecter leurs proies.

Ce sens, c'est l'électroréception, la capacité de capter les champs électriques émis par l'activité des êtres vivant alentour. Rien là de réellement mystérieux : tout mouvement musculaire se traduit par un influx électrique, comme celui enregistré à l'électrocardiogramme, produit par les battements du coeur.

L'électrocardiographe du requin s'appuie sur les ampoules de Lorenzini. Ces pores situés sur la face des squales, reliés à leur système nerveux, leur permettent de ressentir d'infimes variations de la tension électrique dans leur environnement. Le rôle de ces ampoules, décrites au XVIIe siècle par un savant italien, n'a été clairement compris que dans les années 1960.

Une étude australienne, publiée dans la revue PLoS One, le 9 janvier, suggère que ces capteurs pourraient être opérationnels très tôt chez le requin bambou (Chiloscyllium punctatum), avant même sa naissance. Ryan Kempster, Nathan Hart et Shaun Collin (université d'Australie de l'Ouest, Crawley) ont montré que, chez cette espèce ovipare, les embryons encore dans leur oeuf - une capsule de collagène libérée dans le milieu marin - se figent immédiatement lorsqu'ils sont mis en présence d'un faible champ électrique.

Pour mettre en évidence ce comportement, l'équipe australienne a suspendu tour à tour, dans un aquarium, onze embryons à divers stades de développement. La surface de l'oeuf qui les emprisonnait a été préalablement grattée pour qu'il soit possible d'observer leurs réactions lorsque des champs électriques de diverses intensités étaient appliqués.

MÉCANISME DE DÉFENSE PASSIVE

Au stade 34 (proche de l'éclosion), les chercheurs ont constaté que les embryons répondaient à ce stimulus par un arrêt immédiat des mouvements des branchies, suivi d'un rapide enroulement de la queue autour du corps. Cette immobilité était maintenue jusqu'à ce que l'animal soit contraint de respirer de nouveau, mais par des mouvements réduits de branchies. Ce comportement était aussi présent à des stades plus précoces, mais n'était induit que par les champs électriques les plus puissants. Comme si le système électroréceptif était encore en cours de maturation.

En outre, les réponses les plus marquées "correspondaient aux signaux respiratoires naturels produits par leurs prédateurs potentiels", notent les chercheurs australiens, qui y voient le signe qu'il s'agit bien d'un mécanisme de défense passive. Ils constatent aussi que, soumis à des stimulations répétées, les embryons finissent par perdre leur comportement réflexe. Comprendre les mécanismes de cette habituation "pourrait être utile dans le développement de systèmes électriques de protection contre les requins", concluent-ils.

"Ces travaux sont très intéressants, car l'électroréception reste mal connue, note Sylvie Mazan, biologiste à la station biologique de Roscoff. Les poissons qui servent classiquement de modèles animaux ne sont guère étudiés sous cet angle." Son équipe travaille sur le développement précoce des requins en s'appuyant sur la roussette, pour laquelle une structure d'élevage et de collecte des oeufs et des embryons a même été mise en place. Une alternative, comme le requin bambou, à l'"aristocratie des modèles animaux", la mouche, la souris ou le poulet...

15/01/2013

Les rivières françaises de plus en plus polluées

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/01/14/le-nitrate-contamine-de-plus-en-plus-de-rivieres-francaises_1816525_3244.html

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés

Les nitrates contaminent de plus en plus de rivières françaises

LE MONDE | 14.01.2013 à 11h43 • Mis à jour le 14.01.2013 à 11h43 Par Martine Valo

La dégradation de la qualité des cours d'eau et des nappes souterraines progresse en France. Plus de la moitié de l'Hexagone est désormais concernée par la pollution diffuse d'origine agricole, autrement dit les nitrates.

Fin décembre 2012, après d'âpres négociations, les six grands bassins versants de l'Hexagone ont adopté la nouvelle carte de leurs zones classées "vulnérables" – celles qui enregistrent des teneurs en nitrate d'au moins 50 milligrammes par litre (mg/l). La liste englobe 18 860 communes, soit 860 de plus qu'en 2012 : 1 300 rejoignent les zones vulnérables et 440 les quittent. A lui seul, le bassin Loire-Bretagne, qui couvre dix régions, compte 434 communes supplémentaires. Mais l'Ouest n'est plus un cas particulier : presque toutes les régions sont concernées.

Dans le bassin Adour-Garonne en particulier, le syndicat agricole majoritaire, la FNSEA, a exprimé son mécontentement, notamment dans le Tarn et les Pyrénées-Atlantiques, où l'organisation a annoncé, début janvier, son intention de faire appel de ce redécoupage.

Aiguillonnée par la perspective des élections dans les chambres d'agriculture fin janvier, la FNSEA a lancé une pétition contre l'extension des zones vulnérables et les contraintes réglementaires qui vont avec. Récemment, elle a fait manifester ses troupes à Metz, Orléans et Toulouse sous la bannière du "bon sens paysan contre l'écologie technocratique" ; quelques tonnes de lisier ont été déversées à Strasbourg et Rouen.

La France s'est engagée depuis plusieurs années à réviser rapidement sa géographie des nitrates auprès de la Commission européenne, qui lui reproche de minimiser le problème. L'affaire traîne depuis la directive européenne nitrates du 12 décembre 1991. Paris répond systématiquement avec un temps de retard : le contentieux s'est depuis alourdi des marées d'algues vertes, dues à l'excès de nitrates.

Les zones vulnérables s'étendent donc à présent aux communes du littoral. En février 2012, lassée par la frilosité de la France, Bruxelles a fini par la traduire devant la Cour de justice de l'Union européenne. Faute de résultats, la condamnation, au moins de principe, est attendue courant 2013. En l'absence de signes tangibles de bonne volonté, elle pourrait se solder par des amendes de plusieurs millions d'euros.

RECETTES CONNUES POUR FAIRE BAISSER LA POLLUTION

Les ministères de l'agriculture et de l'écologie ont hérité d'un dossier à haut risque. Les nouveaux programmes d'action contre les nitrates – ce sont les cinquièmes – sont en préparation depuis plus d'un an. Les recettes sont connues (moins d'épandage d'azote, des bandes d'herbe entre champs et cours d'eau, rotation obligatoire des cultures, couverture des sols avec des plantes "piégeuses" de nitrates), mais ces mesures agacent certains chefs de file de l'agriculture.

"La réflexion avance par exemple sur l'augmentation des capacités de stockage de lisier, ce qui permet de ne pas épandre à certains moments de l'année, de faire attention aux sols gelés ou en pente, constate Gilles Huet, délégué général de l'association Eau et rivières de Bretagne. Cette fois, ce n'est pas la Bretagne qu'on entend protester, mais les autres régions qui se sentent mises en cause à leur tour."

Si l'Etat impose des pratiques restrictives, il maintient néanmoins quelques gages en direction des tenants de l'agriculture dominante. Ainsi la fin des zones d'excédent structurel (ZES), que le précédent gouvernement avait inscrite dans les cinquièmes programmes d'action, est toujours à l'ordre du jour. Les ZES ont pourtant permis de faire baisser les taux de nitrate dans les rivières de Bretagne en restreignant l'épandage dans des cantons saturés de lisier. Au ministère de l'écologie, on annonce des consultations ultérieures prévues au printemps.

-----------------------------------

Pollution

Édition abonnés Contenu exclusif

----------------------------

sur le même sujet :

Application de la directive « nitrates » : la France recherchera l’équilibre entre exigences européennes, objectifs écologiques et intérêt des agriculteurs

Paris

16/01/2013

Ministère de l’Écologie, 
du Développement durable 
et de l’Énergie

Ministère de l’Agriculture, 
de l’Agroalimentaire et de la Forêt

A la suite du classement de 823 communes supplémentaires en zones vulnérables, Delphine BATHO, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, et Stéphane LE FOLL, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, rappellent que la France est tenue de se conformer aux exigences communautaires dans le cadre de la directive « nitrate », les sanctions financières encourues seraient très lourdes pour le budget national en cas de manquement.

La France a été assignée devant la Cour de justice de l’Union européenne pour mauvaise application de la directive 91/676CEE dite directive « nitrates » dans le cadre de deux contentieux. L’un des contentieux porte sur l’insuffisance de délimitation des zones vulnérables dans lesquelles les eaux sont polluées ou susceptibles de l’être par les nitrates d’origine agricole ; l’autre contentieux porte sur l’insuffisance des programmes d’actions applicables dans ces zones.

Au-delà de ces enjeux contentieux, l’efficacité des actions de lutte contre la pollution des eaux par les nitrates est un enjeu fort de protection de l’environnement, et contribue à l’atteinte des objectifs de bonne qualité fixés dans les schémas directeurs et d’aménagement et de gestion des eaux.

Les Ministres rappellent que si 1 440 communes ont été ajoutées à la liste des quelques 18 400 déjà concernées, 617 communes ont été déclassées au vu de l’amélioration de la qualité des eaux superficielles et souterraines, traduisant les efforts réalisés par les agriculteurs dans la maîtrise des pollutions azotées.

L’année 2013 sera consacrée à compléter le programme d’actions national et à élaborer les programmes d’actions régionaux applicables en zones vulnérables. Une nouvelle phase de concertation avec les professionnels sera engagée dès la fin du mois.

Les Ministres sont attentifs à répondre aux exigences imposées par l’application de la directive « nitrates » dans le respect des principes agronomiques qui ont toujours régi la mise en œuvre de cette directive en France.

Les élevages à l’herbe présentent des spécificités et des bénéfices environnementaux reconnus. Les Ministres cherchent à concilier leur rentabilité économique et leur performance environnementale, en limitant les investissements superflus (par exemple, stockage au champ des fumiers compacts pailleux).

Enfin, et parce qu’il est nécessaire de Produire autrement, Stéphane LE FOLL a indiqué qu’un plan Énergie Méthanisation Autonomie Azote serait présenté au printemps, en lien avec le plan national biogaz inscrit dans la feuille de route de la transition écologique et avec le débat national sur la transition énergétique organisé par Delphine BATHO. Ce plan vise à développer la production de biogaz dans les régions d’élevage ce qui permettra de valoriser une diminution de la concentration d’azote dans les milieux aquatiques par la valorisation des effluents d’élevage et en remplacement de l’azote minéral (chimique) jusqu’alors utilisé.

Contacts presse : 
Service presse de Delphine BATHO 01 40 81 78 31 
Service presse de Stéphane LE FOLL 01 49 55 59 74

Que risque-t-on à boire jeune ?

lu sur : http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

Mickaël Naassila, professeur de physiologie à l’Université Jules Vernes de Picardie et directeur d’une unité Inserm, explique, dans La Croix, que « (…) consommé à très forte dose sur un délai relativement court, l’alcool peut être directement mortel ».

Il ajoute : « L’alcool est un des ‘‘meilleurs’’ dépresseurs du système nerveux central. Et à des doses très élevées, il éteint littéralement l’activité cérébrale et peut entraîner le décès ».

La Croix et Le Quotidien du pharmacien reviennent sur l’étude publiée par l’équipe de Mickaël Naassila, dans la revue Neuropharmacology, qui montre que « les ivresses répétées à l’adolescence augmentent, à l’âge adulte, le risque de vulnérabilité face à l’alcool » (cf synthèse de presse du 4 janvier).

Le Quotidien du pharmacien, 14/01, La Croix, 15/01

Brève : Que risque-t-on à boire jeune ?

--------------

4/1/2013

La consommation excessive d’alcool tôt dans l’adolescence rend plus vulnérable 

L’AFP rend compte d’une étude menée sur le rat par une équipe de l’Inserm et publiée dans la revue Neuropharmacology, qui montre que « la consommation excessive d’alcool durant la première partie de l’adolescence rend ensuite plus vulnérable face à l’alcool ».

L’équipe du Pr Mickael Naassila, directeur du Groupe de recherche sur l’alcool et les pharmacodépendances (GRAP), à Amiens, a imité, dans cette étude, chez le « rat adolescent » (âgé de 30 à 40 jours) des situations de « binge drinking » (consommations massives, rapides et ponctuelles d’alcool).

Ces résultats confirment l’observation faite chez l’homme « où les sujets exposés précocement (entre 13 et 16 ans) ont deux fois plus de risque de devenir dépendants à l’alcool par rapport aux personnes exposées à l’alcool plus tardivement (entre 17 et 21 ans) », indique l’agence de presse.

L’équipe du Pr Naasila a constaté une « modification à long terme » de la réactivité du « noyau accumbens », qui est la structure clé de l’addiction à l’alcool dans le cerveau, ajoute l’AFP.

AFP, 03/01

La nocivité des sons émis par les jouets pour enfants

lu sur :  http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

A l’occasion de la 10e édition de la Semaine du son, « des spécialistes attirent l’attention sur la nocivité des sons émis par les jouets pour enfants », indique La Croix.

Christian Hugonnet, ingénieur acousticien, président-fondateur de cette Semaine du son, explique : « Dès la naissance, entre zéro et 3 ans, les enfants sont de plus en plus soumis à des jouets bruyants, qui jouent faux et dont, avec le développement des technologies numériques, le son est compressé ». Des travaux sont actuellement menés, « notamment pour expliciter la façon dont les enfants se servent de ces jouets et le temps pendant lequel ils s’y exposent », souligne le quotidien.

La Croix, 15/01

Evaluation des OGM en Europe

communiqué :

Evaluation des OGM en Europe : le gouvernement français a l’occasion de montrer sa détermination 


PARIS, le 14 janvier 2013 -


Dans une lettre ouverte envoyée le 8 janvier 2013, onze associations françaises - les Amis de la Terre, l'APSODA, la Confédération Paysanne, le CRIIGEN, la FNAB, FNE, Générations futures, le GIET, Greenpeace, Nature et Progrès et l'Union Nationale de l’Apiculture Française - demandent au gouvernement français de réaffirmer avec force la décision du Conseil européen de 2008 de renforcer l'évaluation des OGM avant autorisation. Pour cela, le Gouvernement doit s'opposer au projet de règlement proposé par la Commission et obtenir, au minimum, une rédaction claire quant au caractère obligatoire des analyses de toxicologie et d'alimentarité. 

(voir le texte complet dans le fichier pdf)

OGM 14:1:13.pdf

sur le même sujet :

Appel de Poitiers à l'Anses.pdf

Non aux lois Monsanto 23 11 2012.pdf

12/01/2013

Le comportement de l'enfant unique (en Chine)

lu sur : 

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2013/01/12/la-politique-de-l-enfant-unique-a-rendu-les-chinois-pessimistes-et-moins-competitifs_1816146_3216.html

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés

La politique de l'enfant unique a rendu les Chinois pessimistes et moins compétitifs

Le Monde.fr | 12.01.2013 à 12h15Par Harold Thibault - Shanghaï (Chine), correspondance

La politique chinoise de l'enfant unique a engendré une génération moins compétitive, moins consciencieuse et plus pessimiste, selon une étude réalisée par des chercheurs spécialisés dans l'économie du développement et publiée, jeudi 10 janvier, dans la revue Science. Le strict contrôle des naissances adopté par la République populaire en 1979, et toujours en place depuis, fait désormais l'objet de vives critiques pour les formes radicales de son application ainsi que sur le déséquilibre créé entre garçon et fille, la tradition confucéenne accordant la proéminence au premier.

Cette étude – basée sur des entretiens avec 421 Chinois originaires de Pékin et nés avant et après la mise en place par Deng Xiaoping de la politique de l'enfant unique – met en avant l'impact négatif du dispositif sur le caractère des individus. Ceux-ci feraient notamment preuve d'une plus forte aversion au risque, estiment les auteurs, issus d'universités australiennes. Ils auraient ainsi peu d'attrait pour les métiers de la finance ou seraient peu enclins à adopter le statut d'indépendant ou d'autoentrepreneur. 

"Les personnes nées sous la politique de l'enfant unique recherchent un emploi peu risqué, ce qui n'est pas sans conséquence sur l'économie et sa croissance", estime Lisa Cameron, l'une des auteurs de l'étude. "Le peu de confiance a aussi un impact sur leurs interactions sociales", ajoute Mme Cameron. La chercheuse relativise toutefois les conséquences de ces traits de caractère sur l'ensemble de la société chinoise. Ils se limitent en effet aux populations urbaines.

LE "PROBLÈME 4-2-1"

Lorsqu'ils résident en ville, les parents ne sont autorisés à donner naissance qu'à un enfant. En zone rurale, un second est autorisé dès lors que le premier né est une fille. Les conditions sont aussi plus souples pour les minorités ethniques.

L'opinion chinoise reconnaît néanmoins à cette politique radicale le mérite d'avoir forcé la transition démographique et évité 400 millions de naissances dans le pays le plus peuplé de la planète. Cette politique suscite toutefois l'inquiétude de ces individus qui, une fois passé l'âge du "petit empereur" au centre de l'attention familiale, songent au poids que leur imposera la solidarité filiale en l'absence d'un système de caisse de retraite efficace : un enfant devra subvenir aux besoins de ses deux parents et de ses quatre grands-parents, un phénomène nommé le "problème 4-2-1".

Surtout, les Chinois, mieux informés depuis Internet, s'insurgent de l'application inhumaine de la politique de l'enfant unique. L'opinion s'était émue au cours de l'été 2012 du sort de Feng Jianmei, une mère originaire de la province du Shaanxi (centre du pays) enceinte d'un second enfant, conduite de force à l'hôpital pour subir un avortement au septième mois de grossesse après avoir refusé de payer l'amende de 40 000 yuans (4 800 euros) imposée par les agents du planning familial. Une photo de la femme épuisée sur son lit d'hôpital avec à ses côtés le fœtus avait fait le tour des microblogs, contraignant l'Etat à indemniser la famille. Le 5 juillet, quinze intellectuels chinois avaient cosigné une lettre appelant leur pays à en finir avec une politique jugée contraire au "droit universel à se reproduire".

Le Prix Nobel d'économie américain Gary Becker estimait au mois d'août qu'abandonner cette politique ne changerait pas radicalement le taux de fécondité chinois, tombé à 1,55 enfant par femme. Ce taux ne bougerait selon lui que de 0,2 ou 0,3%, le développement poussant les familles à ne pas vouloir supporter le poids économique d'une famille plus nombreuse.

09/01/2013

Alerte OGM : Procès d'un faucheur en Belgique

faucheurs.png

voir le fichier joint :

procès_Belgique-150113.pdf

08/01/2013

Guyane, mines et Parc National

lu sur : 

http://www.fne.asso.fr/fr/arnaud-montebourg-mine-le-parc-amazonien-de-guyane.html?cmp_id=33&news_id=13048&vID=1772

En Guyane française, le Ministère du Redressement Productif vient de délivrer un permis d’exploitation minière dans un secteur du Parc National interdit à l’activité minière. Nos organisations ne comprennent pas cette décision unilatérale à contre-courant et demandent une annulation de cette autorisation incohérente.

Arnaud Montebourg, le Ministre du Redressement Productif, vient de signer un arrêté octroyant à la société minière REXMA un permis d’exploitation minière de 10 km² à quelques encablures à peine du bourg de Saül, village porte du Parc Amazonien en Guyane, plus grand Parc National français.

Ce secteur écotouristique n’a pourtant absolument pas vocation à accueillir une mine industrielle. Le permis accordé est constitué par la partie amont de la vallée alluviale de la Crique Limonade, classée en zone de libre adhésion du Parc National. Directement en aval du permis, le bassin de la Crique Limonade bascule en zone cœur. Ce projet, risquant de porter atteinte non seulement à l’aire d’adhésion mais aussi cœur du Parc National, illustre à nouveau les difficultés que rencontrent les différents Parcs Nationaux et qui ont été dénoncées récemment par nos organisations ¹.

Par ailleurs, depuis le 1er janvier 2012 le Schéma Départemental d’Orientation Minière (SDOM) classe l’ensemble de la zone comme étant interdit aux activités minières, en raison notamment de l’importante richesse biologique du secteur.

Cette décision unilatérale d’Arnaud Montebourg intervient dans un contexte local d’opposition au projet très marquée. Ainsi dès 2006, pour satisfaire les intérêts particuliers de l’entreprise, le Ministre de l’Industrie de l’époque avait autorisé les recherches minières dans ce secteur en passant outre les avis défavorables du Maire, de la Commission Départementale des Mines et du Préfet. Aujourd’hui encore, les habitants, la municipalité, les associations, ainsi que certaines collectivités et grands élus de Guyane s’indignent contre cette autorisation injuste.

Nos organisations ne comprennent pas cette décision ministérielle à contre-courant, intervenant dans une période bien particulière de réforme du Code Minier, de passage en consultation de la Charte du Parc Amazonien et de fragilisation des parcs nationaux.

Benoît Hartmann, porte-parole de FNE : « Nos organisations demandent l’annulation du permis. On ne peut plus se permettre de délivrer des permis qui mettent en danger le Parc National, de surcroît, en contradiction avec le Schéma Départemental d’Orientation Minière ».

¹ /fr/nos-dossiers/biodiversite/parcs-nationaux/

Télécharger la première carte en format PDF.

Télécharger la deuxième carte en format PDF.

Télécharger ce communiqué en format PDF.

Agrocarburants: les politiques à courte vue sont toujours les moins bonnes

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/01/08/la-production-d-agrocarburants-menace-la-qualite-de-l-air-en-europe_1813735_3244.html#xtor=EPR-32280229-[NL_Titresdujour]-20130108-[titres]

La production d'agrocarburants menace la qualité de l'air en Europe
 
La culture de saules, peupliers ou eucalyptus afin de produire du bioéthanol pourrait causer 1 400 décès prématurés par an en Europe d'ici à 2020 et une baisse des rendements de blé et de maïs.

Le Monde.fr | 08.01.2013 à 07h41 • Mis à jour le 08.01.2013 à 08h40Par Audrey Garric

C'est une nouvelle tache sur la réputation déjà ternie des agrocarburants. Maintes fois accusés d'aggraver l'insécurité alimentaire et la volatilité des prix, d'accélérer la déforestation tropicale et même d'augmenter les gaz à effet de serre, les carburants d'origine végétale sont maintenant incriminés pour la pollution de l'air et les problèmes de santé humaine qu'ils entraîneraient.

L'Union européenne, en cherchant à atteindre 10 % d'énergies renouvelables dans le secteur des transports d'ici à 2020 afin de lutter contre le changement climatique, pourrait dans le même temps aggraver la pollution à l'ozone et causerprès de 1 400 décès prématurés par an sur la période, assure une étude parue dans la revue scientifique Nature Climate Change, dimanche 6 janvier.

TAILLIS À COURTE ROTATION

Les chercheurs de l'université britannique de Lancaster se sont intéressés à la production d'énergie et d'agrocarburants à partir de la biomasse ligneuse (les arbres), censée limiter l'utilisation polluante de pétrole et de charbon.

Ils ont pris pour hypothèse que les 72 millions d'hectares de cultures et de prairies traditionnelles actuellement disponibles en Europe pour la production de bioénergie seront transformés d'ici à 2020 en taillis à courte rotation de saule, de peuplier ou d'eucalyptus afin de produire des quantités élevées de bioéthanol. Ces systèmes de culture, qui se caractérisent par de fortes densités d'arbres (1 500 à 3 000 plants par hectare), des rotations de cinq à dix ans et des rendements de production de matière sèche élevés, ont aussi la particularité d'émettre plus d'isoprène que les plantes traditionnelles en poussant.

PROBLÈMES PULMONAIRES

Or, cette molécule est un composé organique volatil qui produit, lorsqu'il est combiné avec d'autres polluants atmosphériques (comme l'oxyde d'azote), de l'ozone, un des polluants de l'air parmi les plus dangereux pour la santé.

Cette pollution, qui peut causer des problèmes pulmonaires, ainsi qu'affecter les reins, le cerveau et les yeux, est responsable de la mort d'environ 22 000 personnes par an en Europe. La hausse des émissions d'isoprène induite par les changements de cultures conduirait, selon l'étude, à un ajout de 1 365 morts par an à ce bilan (+ 6 %), soit un coût de 5,4 milliards d'euros pour la société.

BAISSE DES RENDEMENTS AGRICOLES

Autre conséquence : les rendements agricoles en seraient affectés, dans la mesure où l'ozone provoque des nécroses des plantes, en diminuant leur taux de chlorophylle et les échanges gazeux. L'étude chiffre ainsi à 7,1 millions de tonnes de blé (3,5 % des cultures actuelles) et 800 000 tonnes de maïs (1 %) qui seraient perdues chaque année, soit une perte économique de 1,5 milliard de dollars (1,1 milliard d'euros).

"La culture de biocarburants est vue comme quelque chose de positif car elle réduit la concentration de dioxyde de carbone dans l'atmosphère, explique Nick Hewitt, l'un des auteurs de l'étude. Leur production à grande échelle en Europe a toutefois des effets faibles, mais significatifs, sur la mortalité humaine et les rendements des cultures. Notre étude met en évidence la nécessité de ne pas seulement prendre en compte le bilan carbone dans la décision de cultiver des biocarburants afin de limiter les gaz à effet de serre."

ÉLOIGNER LES CULTURES DES ZONES PEUPLÉES

Les scientifiques suggèrent d'implanter les cultures d'agrocarburants loin des centres de population ou des zones d'intense production agricole afin de limiterl'impact de l'ozone. La génétique pourrait par ailleurs être utilisée pour réduire les émissions d'isoprène.

L'étude de l'université de Lancaster n'a toutefois pas comparé les dommages potentiels causés par les agrocarburants à l'impact sur la santé humaine de la production de charbon, de pétrole ou de gaz naturel. "Nous ne sommes pas en mesure de faire cette comparaison", a reconnu Nick Hewitt. Selon l'Agence européenne pour l'environnement, la pollution de l'air dans l'ensemble, surtout provoquée par les combustibles fossiles, cause environ 500 000 décès prématurés en Europe chaque année.

Audrey Garric

03/01/2013

Protection de l'environnement : interdiction des sacs plastiques

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/01/03/l-interdiction-des-sacs-en-plastique-se-mondialise_1812467_3244.html

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés

L'interdiction des sacs en plastique se mondialise

LE MONDE | 03.01.2013 à 13h11 • Mis à jour le 03.01.2013 à 13h23 Par Gilles van Kote

Bouc émissaire ou calamité environnementale ? Trois décennies auront suffi à faire du sac plastique, merveille technologique capable de supporter une charge deux mille fois supérieure à son poids, le symbole des inconséquences et de l'empreinte écologique de nos modes de consommation. Pour tenter d'enrayer ce fléau qui pollue les paysages et les océans, la Mauritanie et le Mali, après d'autres, ont interdit, le 1er janvier, les sacs en plastique.

En octobre 2012, Haïti avait déjà instauré une interdiction des sacs en plastique et des emballages en polystyrène sur tout son territoire, afin, selon le premier ministre, Laurent Lamothe, de protéger son littoral et ses mangroves, menacés d'asphyxie par les détritus.

Au Nord, la ville canadienne de Toronto comptait en faire autant, mais elle a fait marche arrière, fin novembre, par crainte de poursuites de la part de l'industrie du plastique et d'associations de commerçants. A Concord (Massachusetts), c'est la vente de petites bouteilles d'eau en plastique qui est prohibée depuis le 1er janvier.

DANS L'ESTOMAC DES MAMMIFÈRES MARINS

Les mesures d'interdiction ou de taxation des sacs de caisse – ou sacs à usage unique – se multiplient à travers le monde. Le Danemark a fait figure de pionnier en instaurant une taxe dès 1994. En 2002, le Bangladesh a décrété une interdiction totale des sacs en plastique, soupçonnés d'avoir provoqué de graves inondations à Dacca en empêchant l'évacuation des eaux. La même année, l'Irlande a imposé une taxe de 15 centimes par sac de caisse qui en aurait fait chuter de 90 % la consommation.

La production de sacs en plastique dans le monde a atteint entre 500 et 1 000 milliards d'unités au début des années 2000. Leur légèreté explique qu'ils pèsent relativement peu dans la production mondiale de plastique mais aussi qu'ils s'échappent facilement des circuits de collecte des déchets. Dans la nature, ils peuvent mettre jusqu'à quatre siècles avant de commencer à se dégrader. Les océans en regorgent, jusque dans l'estomac des mammifères marins.

"Les sacs en plastique à usage unique doivent être interdits ou supprimés rapidement partout", affirmait, en 2009, Achim Steiner, le directeur du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE). Les opposants aux mesures d'interdiction affirment que celles-ci ne répondent pas réellement à des considérations économiques ou environnementales. "L'interdiction des sacs est malheureusement devenue un symbole politique puissant", affirmait Todd Myers, directeur environnemental du think tank d'obédience libérale Washington Policy Center, en octobre, dans le Wall Street Journal.

UNE AUTRE VOIE QUE L'INTERDICTION, CELLE DU RECYCLAGE

Les interminables forêts de poches en plastique accrochées aux arbres, aux buissons et aux clôtures, qui cernent aujourd'hui la plupart des agglomérations des pays du Sud, sont pourtant bien une réalité. Mais au Togo, où ces sacs sont interdits depuis début 2011, "rien n'a changé", selon plusieurs observateurs.

"Ces mesures d'interdiction ne sont souvent que de la poudre aux yeux, car elles ne sont jamais appliquées, estime Michel Loubry, représentant de PlasticsEurope, le syndicat européen des producteurs de plastique. On ferait mieux de commencer par aider ces pays à se doter d'un système de collecte et de traitement des déchets."

L'association française Gevalor explore une autre voie que l'interdiction, celle du recyclage : son projet de production semi-industrielle de pavés fabriqués à base de sacs en plastique recyclés et de sable, à Madagascar, arrive au stade de la commercialisation. Au Kenya, le PNUE aide la ville de Nairobi à développer des infrastructures de collecte et de recyclage des sacs parallèlement à la mise en place d'une taxe. Mais les filières de recyclage des pays du Sud sont trop artisanales pour répondre au défi environnemental.

LES DISTRIBUTEURS VENDENT DÉSORMAIS DES SACS RÉUTILISABLES

Alors que l'Union européenne hésite encore à imposer une interdiction ou une taxation des sacs en plastique, l'Italie a pris une mesure d'interdiction en 2011. La France a décidé de taxer les sacs de caisse à usage unique non biodégradables à partir du 1er janvier 2014. La taxe devrait être d'environ 6 centimes. La consommation de sacs de caisse y a pourtant déjà été ramenée de 15 milliards d'unités en 2003 à environ 800 millions en 2010.

La suppression de la gratuité des sacs par les grandes enseignes de distribution y est pour beaucoup. Les distributeurs ont bien compris leur intérêt : ils vendent désormais des sacs réutilisables. Et la disparition progressive du sac de caisse, souvent réutilisé par les particuliers pour jeter leurs ordures, a eu pour effet de faire augmenter les ventes de sacs poubelle... beaucoup plus gourmands en matière plastique que les sacs de caisse.

02/01/2013

Louis XIV n'est pas le fils du cardinal Mazarin

lu sur :

http://www.lepoint.fr/culture/la-tete-d-henri-iv-a-encore-parle-31-12-2012-1607264_3.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20130102

La tête d'Henri IV a encore parlé 

Le Point.fr - Publié le 31/12/2012

Source AFP

Coup double pour une équipe de scientifiques franco-espagnole rassemblée autour de Philippe Charlier : ils ont trouvé un profil génétique commun entre la tête momifiée d'Henri IV et du sang séché provenant de son descendant, Louis XVI, validant l'authenticité des deux restes royaux. Ces travaux, dont les résultats sont publiés lundi en ligne par la revue Forensic Science International, "montrent qu'Henri IV et Louis XVI ont le même patrimoine génétique passant par les pères", a expliqué le docteur Charlier, médecin légiste à l'hôpital Raymond-Poincaré de Garches, en région parisienne, et grand spécialiste des énigmes historiques. En confirmant par la génétique "la véracité de l'arbre généalogique entre Henri IV et Louis XVI", l'étude apporte un argument supplémentaire à l'authentification de la tête d'Henri IV, contestée par certains.

 
 

Retrouvée en 2008, après plusieurs siècles de pérégrinations, la tête du roi Henri IV avait été authentifiée en 2010, sur la base de nombreux recoupements scientifiques et historiques, par une équipe d'une vingtaine de spécialistes conduite par le docteur Charlier. Mais ils avaient alors échoué à extraire l'ADN. Quant au sang attribué à Louis XVI, analysé en 2011 par une équipe italo-espagnole pilotée par Carles Laluela-Fox (Institut de biologie évolutive de Barcelone), il a été récupéré dans une sorte de gourde possédée par une famille aristocratique italienne. Cette gourde aurait contenu un mouchoir qui avait trempé dans le sang royal, le jour où Louis XVI fut guillotiné, le 21 janvier 1793.

"L'enfant du miracle"

Sept générations séparent ces deux rois de France au destin tragique, Louis XVI descendant en ligne directe paternelle d'Henri IV, assassiné par Ravaillac le 14 mai 1610. C'est précisément l'ADN "paternel", l'ADN du chromosome Y, qui a parlé, balayant les derniers doutes sur l'authenticité de la tête d'Henri IV, selon le Dr Charlier. L'Institut de biologie évolutive de Barcelone a travaillé sur un échantillon "provenant du plus profond de la gorge de l'individu" et a pu extraire un ADN partiellement exploitable.

La tête d'Henri IV a été séparée de son corps en 1793, sous le régime de la Terreur, lors de la profanation de la basilique de Saint-Denis, nécropole des rois de France. Elle n'est réapparue qu'au XIXe siècle dans une collection privée d'un comte allemand, avant d'être acquise en 1919 par un antiquaire de Dinard, puis revendue à un couple de retraités passionnés d'Histoire. Ceux-ci l'ont léguée au chef actuel de la maison de Bourbon, Louis de Bourbon. La confirmation de la lignée paternelle entre Henri IV et Louis XVI apporte aussi indirectement une réponse aux historiens qui pouvaient douter que Louis XIV soit bien le fils de Louis XIII, et non de Mazarin. "L'enfant du miracle" était né plus de 20 ans après le mariage de Louis XIII, le premier fils d'Henri IV, avec Anne d'Autriche.

"Indiana Jones des cimetières"

Des parcelles du coeur de Louis XIII et de celui de Louis XIV sont conservées à la basilique Saint-Denis, mais l'équipe du docteur Charlier n'a pas été autorisée à les étudier. Parfois surnommé "l'Indiana Jones des cimetières", le docteur Charlier a notamment révélé l'empoisonnement au mercure d'Agnès Sorel, favorite de Charles VII. Plus récemment, il a travaillé sur des fragments du coeur de Richard Ier d'Angleterre, dit Richard Coeur de Lion. "Les résultats sont imminents", a-t-il déclaré, avant son départ pour la Transylvanie où il doit étudier des squelettes de prétendus vampires.

Quant à l'équipe de Carles Lalueza-Fox, maintenant qu'elle a la confirmation que le sang séché est bien celui de Louis XVI, elle pourrait tenter de déchiffrer le génome complet du dernier monarque absolu de l'histoire de France et en tirer des informations sur la famille royale, comme la consanguinité ou la susceptibilité aux maladies.

01/01/2013

Pour bien commencer l'année, remettons-nous en question

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/12/27/nucleaire-les-doutes-du-patron-de-la-surete-belge_1810573_3244.html

Nucléaire : les doutes du patron de la sûreté belge

LE MONDE | 27.12.2012 à 11h19 • Mis à jour le 28.12.2012 à 20h05 Par Jean-Pierre Stroobants - Bruxelles, correspondant

Directeur de l'Agence fédérale de contrôle du secteur nucléaire (AFCN) jusqu'à la fin de l'année, le Belge Willy De Roovere a créé la sensation dans son pays en mettant en cause la sécurité de cette industrie. "Nous devons nous demander si le risque nucléaire est encore acceptable", a expliqué, lundi 24 décembre, sur une radio publique néerlandophone ce responsable qui dirigea par ailleurs la centrale de Doel, l'un de deux sites atomiques belges.

"En toute honnêteté, si je considère ce risque, je choisirai d'autres formes d'énergie", ajoutait M. De Roovere dans cet entretien, évoquant cependant les risques économiques liés à une telle décision.

 
 

Toute industrie comporte une part de risques, ajoutait-il, mais il est "très difficile dans la période actuelle" de faire accepter par la population celui qui est lié à la filière nucléaire. Surtout sur un territoire aussi densément peuplé que la Belgique, où une évacuation pourrait concerner des centaines de milliers de personnes.

"Ma réflexion est la conséquence de la catastrophe de Fukushima, a expliqué M. De Roovere dans une autre interview publiée jeudi par le quotidien belge Le Soir. En matière nucléaire, le risque est très faible, mais les conséquences d'un accident peuvent être extrêmement graves."

"IL FAUT SUIVRE LES CENTRALES EXISTANTES DE TRÈS PRÈS"

Le directeur de l'AFCN – encore pour quelques jours – juge dès lors qu'il convient, en Belgique comme en Europe, d'éviter de construire de nouvelles centrales. Quant aux unités existantes, "il faut les suivre de très près", déclare-t-il.

A propos des réacteurs de nouvelle génération, M. De Roovere insiste : "Chaque pays devrait débattre tout en tenant compte de la question principale : "Quel est le niveau de risque résiduel acceptable pour la population ?" Je suppose que la discussion a eu lieu en France lorsqu'on a décidé de construire un réacteur EPR", relève le patron de l'AFCN.

M. De Roovere tient quand même un propos rassurant sur la surveillance des installations belges. S'il pense que les contrôles ne permettront jamais d'exclure une défaillance, "on peut s'assurer qu'une défaillance ne mène pas à une catastrophe", indique-t-il. Et, jusqu'à présent, aucun défaut constaté dans le parc du pays n'a fait courir un risque à la population, assure-t-il.

Les affirmations du numéro un de l'agence ont jeté un froid, alors que deux réacteurs belges, Tihange 2 et Doel 3, sont à l'arrêt depuis août. Leurs cuves présentent des défauts, de nombreuses microfissures sur lesquelles se sont penchés divers experts. Exploités par Electrabel, filiale de GDF Suez, ces réacteurs sont les plus modernes des sept unités du parc belge et fournissent quelque 30 % de la consommation électrique du pays.

L'AFCN devra décider, probablement dans une vingtaine de jours, si elle autorise ou non leur redémarrage. C'est le successeur de M. De Roovere, Jan Bens, un autre ancien directeur de Doel reconverti dans la sécurité nucléaire, qui devra piloter cette réflexion. Cet été, l'AFCN s'était déclarée "sceptique" quant à une possible relance de Doel 3.

EN EUROPE, LES ENQUÊTES DE SÉCURITÉ N'ONT PAS TOUJOURS CONVAINCU

Electrabel a fait état, début décembre, de conclusions assurant que Tihange 2 et Doel 3 pourraient redémarrer immédiatement. Les équipes de l'électricien, assistées d'experts étrangers, affirment que les normes et les critères internationaux ont été respectés lors de la construction des centrales. Le métal des cuves serait sain et les bulles résulteraient de défauts minimes, dus à l'hydrogène.

Ces bulles se seraient formées dès le forgeage des cuves par une société néerlandaise, Rotterdamsche Droogdok Maatschappij (RDM). L'ancien patron de cette société avait exclu cette hypothèse au moment de l'arrêt des réacteurs.

La décision finale de l'AFCN, prélude à celle que devra prendre le gouvernement belge, sera en tout cas suivie avec intérêt à l'étranger. Parce que RDM a vendu une vingtaine de cuves semblables dans le monde. Et parce que, dans la foulée de Fukushima, une vive inquiétude s'est fait jour quant à la sécurité des installations dans l'ensemble de l'Europe. Les enquêtes lancées, à cet égard, par la Commission européenne se sont voulues rassurantes mais n'ont pas convaincu toutes les parties.

Le Forum nucléaire, un lobby belge, juge, en revanche, que les tests de résistance "ont prouvé que les centrales en Europe, et particulièrement en Belgique, sont sûres". Il estime dès lors "incompréhensible" la prise de position de M. De Roovere.

Après divers revirements, les autorités belges ont adopté il y a quelques mois un calendrier de sortie du nucléaire. Il prévoit un arrêt définitif de cinq réacteurs en 2025, Doel 1 et 2 devant fermer dès 2015. Une décision prise, toutefois, sans que des tests de fiabilité soient menés, ce qui laisse la porte ouverte à d'autres changements.

A moins qu'une rupture d'approvisionnement – hypothèse évoquée pour 2014 par un rapport officiel publié en mai – ne vienne bouleverser la donne.

Jean-Pierre Stroobants - Bruxelles, correspondant