Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

14/02/2013

Grossesse et acide folique (vitB9)

lu sur : http://presse-inserm.fr/mercredi-13-fevrier-2013/6696/?

L’acide folique permettrait de diminuer le risque d’autisme

Une étude norvégienne, qui paraît aujourd’hui dans le Journal of American Medical Association, montre qu’« un apport en acide folique, 4 semaines avant la conception puis pendant les 8 premières semaines de grossesse, permettrait de diminuer le risque d’autisme de 40% », rapporte Le Figaro.

Les chercheurs norvégiens ont étudié les liens entre cette supplémentation et l’incidence de syndromes autistiques chez 85 000 enfants suivis depuis leur naissance. Richard Delorme, pédopsychiatre, spécialiste de l’autisme à l’hôpital Robert-Debré à Paris, souligne : « (…) Cette étude norvégienne par sa qualité scientifique va faire date et nous permettra d’avoir des arguments pour la mise en œuvre de politiques de santé publique ».

Le Figaro, 13/02

La prise d'acide folique réduit le risque d'autisme | Actualité | LeFigaro.fr - Santé.pdf

-------------

voir aussi :

Vitamine B9 ou acide folique

http://www.anses.fr/index.htm

Vitamine B9 ou acide folique

L'acide folique participe au métabolisme des protéines (acides aminés) et à celui du matériel génétique (ADN et ARN), ce qui justifie son caractère indispensable aux cours des différentes phases de la vie. Il est également impliqué dans la synthèse de neuromédiateurs qui jouent un rôle fondamental dans le métabolisme du cerveau et des nerfs.

Ainsi, une carence en acide folique provoque un ralentissement de la multiplication des cellules, notamment des cellules à fort taux de renouvellement comme les cellules sanguines (globules rouges et blancs), celles de l'intestin, du foie, de la peau. Les signes de cette hypovitaminose sont donc l'anémie, les troubles digestifs et neurologiques et les atteintes des muqueuses (gencives par exemple).

Chez la femme enceinte, les conséquences d'une carence en acide folique sont encore plus dramatiques : anomalies du développement des tissus maternels (placenta, circulation sanguine), anomalies de développement du fœtus (spina bifida, anencéphalie), retard de croissance du fœtus, augmentation du risque de prématurité, faibles réserves en folates chez le nourrisson. Malheureusement, ces cas de carence en acide folique ne sont pas isolés dans nos pays industrialisés. En France, environ 30% des femmes en âge de procréer présentent un risque (élevé ou modéré) de carence en acide folique et environ 800 grossesses sont atteintes d'anomalies par an. A partir de l'adolescence, il est donc recommandé à toutes les femmes de veiller à la couverture de leurs besoins en acide folique.

L'implication de la carence en acide folique dans le développement des maladies cardiovasculaires renforce la nécessité de maintenir des apports adéquats en cette vitamine. En effet, l'augmentation, même légère, du taux d'homocystéine (molécule qui s'accumule dans des situations de carence en acide folique) dans le sang (>10 µmol/L) constitue un facteur indépendant de risque de maladies cardiovasculaires.

Les
apports conseillés en acide folique chez l'adulte ont donc été définis de manière à minimiser les risques au cours de la grossesse et les risques cardiovasculaires.

Compte tenu de notre mode alimentaire, la plus grande
part de l'acide folique que nous ingérons est apportée par les légumes verts et les fruits. Les fromages, les œufs, le foie et ses dérivés (pâtés), les graines et leurs dérivés constituent également de bonnes sources. Enfin, une consommation régulière d'aliments à faible teneur en acide folique (pain, pomme de terre) peut contribuer à l'apport global.


>Apports nutritionnels conseillés en acide folique pour la population française (pdf)

Les commentaires sont fermés.