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28/02/2013

Pollution de l'air en France : conséquences sur les enfants

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/02/06/pollution-une-etude-montre-un-effet-des-particules-sur-le-poids-des-nouveau-nes_1827695_3244.html

Pollution : une étude montre un effet des particules sur le poids des nouveaux nés

LE MONDE | 06.02.2013 à 13h27 • Mis à jour le 11.02.2013 à 10h43

Par Stéphane Foucart

Un élément de preuve décisif indique que les femmes enceintes les plus exposées aux particules fines de la pollution atmosphérique présentent un risque plus élevé d'accoucher d'un bébé dont le poids sera inférieur à 2,5 kg après une grossesse menée à terme. Cette insuffisance, qui touche environ 2 % des enfants, est associée à une probabilité plus forte de troubles ultérieurs.

La revue Environmental Health Perspectives (*) (EHP) publie, mercredi 6 février, la plus vaste étude internationale menée à ce jour sur le sujet. Ces travaux, coordonnés par Tracey Woodruf (université de Californie à San Francisco) et Jennifer Parker (National Center for Health Statistics), ont consisté en l'analyse de trois millions de naissances, recensées dans quatorze centres urbains répartis en Amérique du Nord et du Sud, en Europe, en Australie et en Asie.

"Le résultat est conforme à de précédentes études qui suggéraient un tel lien", explique Rémy Slama, responsable de l'équipe d'épidémiologie environnementale de l'Institut Albert-Bonniot (INSERM et université Joseph-Fourier de Grenoble) et coauteur de ces travaux. "Une méta-analyse comme celle-ci permet d'éviter les biais, en particulier les biais de publication" – une étude qui met en évidence un lien ayant plus de chances d'être publiée que celles qui n'en trouvent pas...

Les auteurs montrent que l'exposition moyenne à 10 microgrammes par mètre cube (µg/m3) de particules de diamètre inférieur à 10 microns (ou PM10), sur toute la grossesse, accroît le risque d'insuffisance pondérale du bébé de 3 %. L'exposition à 10 µg/m3 des particules les plus fines, dites PM2,5, conduit pour sa part à un risque accru de 10 %.

VÉHICULES DIESEL

Schématiquement, l'exposition d'une femme enceinte à une concentration moyenne de 30 µg/m3 de PM2,5 tout au long de sa grossesse conduirait ainsi à un risque de faible poids à la naissance accru de 10 % par rapport à une femme qui n'aurait été exposée qu'à 20 µg/m3...

Cependant, de telles déductions simples demeurent hasardeuses : les effets varient de manière très complexe, selon les régions, en fonction des proportions relatives de PM10 et de PM2,5. Plus ces dernières sont abondantes, plus le risque est élevé. Ce sont précisément ces particules qui ont atteint, le 12 janvier, à Pékin, un pic de concentration de 993 µg/m3.

Les particules fines proviennent essentiellement de la circulation automobile – en particulier des véhicules diesel – et de la combustion du charbon et de la biomasse. "Le risque individuel demeure faible, mais, en termes de santé publique, l'effet est très important, car de très grandes populations sont exposées à ces pollutions, explique M. Slama. On suspecte en outre que le faible poids à la naissance ne soit que le signe visible d'autres modifications, pouvant être associées à des risques accrus, plus tard dans la vie, de troubles du métabolisme ou de pathologies cardiaques..."

Selon l'Organisation mondiale de la santé, les microparticules favorisent le cancer, l'arthérosclérose, les troubles respiratoires, le diabète, et affectent le développement neurologique des enfants et les fonctions cognitives.

Stéphane Foucart

(*) http://ehp.niehs.nih.gov/2013/02/1205575/

Lire aussi

Une étude établit un lien entre pollution et poids des bébés à la naissance

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/02/06/une-etude-etablit-un-lien-entre-pollution-et-poids-des-bebes-a-la-naissance_1827679_3244.html

Le Monde.fr | 06.02.2013 à 11h17 • Mis à jour le 06.02.2013 à 12h26 

Les femmes enceintes les plus exposées aux polluants des gaz d'échappement des automobiles et des centrales à charbon ont un risque plus élevé d'avoir un enfant dont le poids à la naissance sera trop faible, selon une vaste étude internationale, publiée mercredi 6 février dans la revue médicale américaine Environmental Health Perspectives.

Il s'agit de la recherche la plus étendue effectuée portant sur le lien entre la pollution de l'air et le développement du fœtus, précisent les auteurs, dont la Dr Tracey Woodruff, professeure de gynécologie et de science de la reproduction à l'université de Californie, à San Francisco. Cette recherche est basée sur trois millions de naissances dans neuf pays et dans quatorze sites en Amérique du Nord, en Afrique du Sud, en Europe, en Asie et en Australie. La plupart des données ont été collectées entre le milieu des années 1990 et la fin de la décennie 2000.

Les scientifiques ont constaté que dans les différents sites dans le monde où cette recherche a été effectuée, plus le taux de pollution était élevé, plus grand était le taux de naissances d'enfants avec un poids insuffisant. Un faible poids à la naissance – moins de 2,5 kilos – est lié à des risques accrus de maladies et de mortalité postnatales ainsi qu'à des problèmes de santé chroniques plus tard dans la vie, relève le Dr Payam Dadvand, du Centre de recherche en épidémiologie environnementale (CREAL), à Barcelone, en Espagne, un des principaux coauteurs.

"Ce sont en fait des niveaux de pollution de l'air auxquels nous sommes quasiment tous exposés dans le monde", relève la Dr Woodruff. "Ces particules microscopiques, qui sont en taille inférieures au dixième de l'épaisseur d'un cheveu humain, se trouvent dans l'air que nous respirons tous", ajoute-t-elle. La Dr Woodruff note que les pays qui ont des réglementations plus strictes pour limiter la pollution des automobiles et des centrales au charbon ont des niveaux plus faibles de ces polluants. "Aux Etats-Unis, nous avons montré pendant plusieurs décennies que les bienfaits pour la santé et le bien-être publics de la réduction de la pollution de l'air sont beaucoup plus grands que les coûts", insiste-t-elle.

Les particules polluantes en suspension dans l'air sont mesurées en microgrammes par mètre cube d'air. Aux Etats-Unis, les réglementations fédérales limitent la concentration moyenne annuelle à 12 microgrammes/m3 de particules mesurant moins de 2,5 microns. Dans l'Union européenne, cette limite est de 25 microgrammes/m3, et les agences de protection de l'envionnement examinent la possibilité d'abaisser ce niveau. A Pékin, la concentration de ces particules polluantes a été récemment mesurée à plus de 700 microgrammes/m3. "De tels niveaux sont de toute évidence totalement intenables pour la santé publique mondiale", souligne Mark Nieuwenhuijsen, du CREAL, autre coauteur de cette recherche.

Une autre recherche épidémiologique se penche actuellement sur les effets potentiels d'une exposition des femmes enceintes à certains degrés de cette pollution de l'air sur la santé de leur enfant plus tard dans leur vie.

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sur le même sujet :

L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) va lancer cette année « une étude sur les particules fines présentes dans l’air, notamment celles émises par les véhicules diesel », rapportent Les Echos.

Les résultats de ces travaux, qui visent à « déterminer le profil et l’origine de ces substances », seront connus courant 2014, ajoute le quotidien.

Les Echos, 19/03/13

Pollution de l'air en France

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/02/06/pollution-de-l-air-pas-de-peages-urbains-ni-de-prime-a-la-casse_1827694_3244.html

Pollution de l'air : pas de péages urbains ni de prime à la casse 

LE MONDE | 06.02.2013 à 13h14 • Mis à jour le 07.02.2013 à 14h04

Par Sophie Landrin

La France est condamnée à agir, mais elle fait du surplace depuis près de huit ans. Sous la menace d'une nouvelle mise en demeure de l'Europe, le gouvernement devait arrêter, mercredi 6 février, à l'issue d'un conseil interministériel, des mesures pour lutter contre la pollution de l'air, et notamment contre les particules fines en suspension, responsables de la mort prématurée de 42 000 personnes chaque année en France. 60 % des Français sont exposés à la pollution atmosphérique.

Le ministère de l'écologie veut sortir de la logique des zones d'action prioritaires pour l'air (ZAPA) imaginées par la majorité précédente, mais que les collectivités locales ont échoué à mettre en place, pour privilégier des dispositions plus générales. Celles-ci concernent les transports propres, la régulation des flux de véhicules, les installations industrielles et les cheminées chez les particuliers, la fiscalité des véhicules et l'information des citoyens. Ce n'est pas le grand soir. La ministre de l'écologie a travaillé avec les ministères de l'intérieur et des transports. Mais c'est à Bercy que les derniers arbitrages doivent être rendus.

Coincé par des marges économiques et budgétaires réduites, le gouvernement a renoncé à l'annonce des mesures fortes comme la "sortie" du diesel, principal contributeur de particules fines, la création de péages urbains, pour limiter l'accès des centres-ville où la pollution automobile est la plus élevée ou encore la suppression des véhicules les plus anciens et les plus polluants. Ils sont 6 millions et représentent 25 % de la pollution aux particules fines. Bercy ne veut pas entendre parler d'une prime à la casse. Le ministère de l'économie est plus favorable à "une prime à la conversion" ciblée sur les ménages modestes. Pour améliorer le parc automobile, de nouveaux standards de contrôle technique vont être définis.

LIMITER LA VITESSE ET LES FLUX DE VÉHICULES

Pour limiter les flux de véhicules, le gouvernement veut favoriser le covoiturage. Son organisation devrait être confiée aux collectivités territoriales dans le cadre de la loi de décentralisation actuellement en chantier.

Des mesures d'abaissement de la vitesse dans les zones de pollution seront également prises, comme sur le périphérique parisien. La mairie de Paris a annoncé mercredi qu'elle avait l'accord du gouvernement pour y abaisser la vitesse maximale autorisée de 80 à 70 km/h, une mesure que la capitale souhaite mettre en place "avant l'été". Cette annonce "permettra notamment de réduire la pollution et le bruit et de renforcer la sécurité routière sur cet axe", a souligné la ville.

Le gouvernement veut également durcir la réglementation et la définition des "pics" de pollution, et inciter les villes à adapter leur offre de transports en commun lors de ces journées de forte pollution.

LA "FIN" DU DIESEL SERAIT L'UNE DES MESURES LES PLUS EFFICACES

Deux autres contributeurs de la pollution aux particules seront concernés : les industries et les chauffages. Le seuil autorisé des émissions industrielles devrait être abaissé. Et les cheminées des particuliers devront être équipées d'insert. Delphine Batho veut également boucler d'ici à la fin 2013 la révision des 34 plans de protection de l'atmosphère, conduite par les préfets.

La question du diesel a été repoussée au printemps, dans l'attente des travaux de la commission chargée de réfléchir à la fiscalité écologique. La "fin" du diesel, réclamée par les écologistes, serait, selon les spécialistes, l'une des mesures les plus efficaces : les moteurs diesel, contrairement aux moteurs à essence, sont l'un des plus gros émetteurs de particules fines. La France possède l'un des parcs de véhicules diesel les plus importants au monde. Les gouvernements successifs ont largement favorisé son développement – et celui du constructeur PSA – par une fiscalité très avantageuse.

LA FRANCE MENACÉE DE LOURDES SANCTIONS

Ces mesures suffiront-elles à rassurer la Commission européenne ? La France est menacée de sanctions pour ne pas respecter la directive sur la qualité de l'air. Ce texte fixe des valeurs limites d'exposition du public aux particules fines en suspension dans l'air, les PM10, générées notamment par le trafic automobile.

En 2008, la France avait reçu une première lettre d'avertissement de la Commission européenne. Puis, en 2011, Bruxelles a décidé de traduire la France devant la Cour de justice européenne pour n'avoir pas agi ni limité les dépassements. Face à l'inertie française, la Commission devrait, d'ici mars, faire parvenir à Paris une mise en demeure. La procédure est longue, mais la France risque de se voir infliger tôt ou tard de lourdes sanctions financières.

En septembre 2012, Delphine Batho avait acté l'échec du dispositif des ZAPA et s'était donné six mois pour mettre sur pied un nouveau dispositif en partenariat avec les huit collectivités locales candidates. Paris a été reçue par des techniciens du ministère il y a une quinzaine de jours. Les représentants de ville étaient ressortis de leur entretien d'une heure pessimistes, avec l'impression que le gouvernement était "à court d'idées".

Pollution et engrais chimiques

les surlignages sont de moi

Rappelons que la France est le plus gros utilisateurs d'engrais chimiques en Europe, le  cinquième dans le monde (voir ci-dessous *)

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/02/20/la-planete-souffre-d-une-crise-des-engrais_1834972_3244.html

Pollution

La planète souffre d'une crise des engrais

Le Monde.fr | 20.02.2013 à 07h41 • Mis à jour le 20.02.2013 à 10h20

Par Audrey Garric

L'azote et le phosphore, les deux engrais les plus utilisés dans le monde, sont à la fois trop consommés par endroits – engendrant des catastrophes environnementales – et mal répartis dans d'autres – faisant cruellement défaut dans les régions les plus pauvres. Ce sont les conclusions du Programme pour l'environnement des Nations unies (PNUE) dans son dernier rapport Our Nutrient World, publié lundi 18 février. 

L'application d'azote, de phosphore et d'autres éléments nutritifs utilisés pour favoriser la croissance des plantes et des animaux a eu des avantages énormes pour produire de l'énergie et surtout nourrir la population mondiale : le PNUE estime ainsi que ces engrais aident la moitié des 7 milliards d'êtres humains à manger et vont contribuer à assurer la sécurité alimentaire au cours du XXIe siècle.

UTILISATION EXCESSIVE D'ENGRAIS

Mais dans le même temps, l'utilisation excessive ou abusive d'engrais a entraîné une large pollution de l'air et de l'eau, menaçant la santé humaine, provoquant la prolifération d'algues toxiques, tuant les poissons, dégradant les écosystèmes fragiles et contribuant au changement climatique en émettant du protoxyde d'azote (N2O), un puissant gaz à effet de serre possédant un potentiel de réchauffement 300 fois plus important que le dioxyde de carbone (CO2).

Depuis les années 1960, l'usage des engrais azotés a ainsi été multiplié par 9, tandis que ceux au phosphore ont triplé. D'ici à 2050, le recours aux engrais devraient encore augmenter de 40 à 50 %.

Ce recours aux nutriments s'avère toutefois inégalitaire : alors que les pays développés en usent et en abusent, certaines régions du monde, notamment en Afrique et en Amérique latine, pâtissent d'un accès insuffisant qui entrave leur production alimentaire et contribue à la dégradation des sols.

Surtout, l'utilisation de ces éléments nutritifs est des plus inefficaces à travers la planète. En moyenne, 80 % de l'azote et entre 25 et 75 % du phosphore consommés terminent dans l'environnement, rappelle le PNUE. Autant d'énergie gâchée – celle nécessaire à leur production – que de milieux pollués.

"Le débat actuel se concentre sur le CO2, mais ce n'est qu'un aspect de changements plus globaux et complexes qui se produisent dans les cycles biochimiques mondiaux. Il est de plus en plus évident que l'altération des cycles de l'azote et du phosphore représente pour la planète un défi majeur qui n'a pas encore reçu assez d'attention", écrit l'équipe d'une cinquantaine de scientifiques issus de 14 pays.

170 MILLIARDS DE DOLLARS ÉCONOMISÉS PAR AN

Résultat : le coût global des dommages causés par la pollution de l'azote à l'environnement, la santé et la biodiversité est estimé à entre 200 et 2 000 milliards de dollars par an. Une utilisation 20 % plus efficace des engrais azotés permettrait de réduire la consommation annuelle de 20 millions de tonnes et d'économiser 170 milliards de dollars par an d'ici la fin de la décennie, estiment les scientifiques.

Au-delà des gains financiers, plus de nourriture et d'énergie pourraient être produits tout en réduisant la pollution. "Notre analyse montre qu'en améliorant la gestion de la circulation des éléments nutritifs, nous pouvons protéger l'environnement, le climat et la santé humaine, tout en répondant aux préoccupations de sécurité alimentaire et de l'énergie", assure Mark Sutton, auteur principal du rapport et professeur au Centre du Royaume-Uni pour l'écologie et l'hydrologie.

Comment y parvenir ? Le PNUE recommande, sans grande surprise, un meilleur usage des nutriments dans la production agricole et animale, des économies d'énergie dans les transports, la limitation du gaspillage dans l'industrie et le traitement des eaux usées ou encore un meilleur recyclage des engrais.

Mais surtout, les scientifiques appellent à une baisse dans la consommation de protéines animales. Et le rapport d'assurer : "Alors que la consommation de viande et de produits laitiers augmente rapidement, notamment avec l'Asie et l'Amérique latine qui rattrapent les niveaux européens et nord-américains, nos choix alimentaires ont un énorme potentiel pour influencer les futurs niveaux de la pollution mondiale aux engrais."

Audrey Garric

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(*) voir : http://fr.wikipedia.org/wiki/Engrais#Consommation_mondiale

 source : http://faostat.fao.org/site/575/DesktopDefault.aspx?PageI... [archive]

Consommation des engrais

Pays / Millions de tonnes de nutriments

Chine 96,6 États-Unis 29,2 Inde 22,6 Brésil 11,3 Canada 4,7 France 3,8

La pollution des mers, omniprésente, partout

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/02/28/le-reve-terni-des-naturalistes-dans-les-eaux-de-papouasie_1840498_3244.html

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Le rêve terni des naturalistes dans les eaux de Papouasie

LE MONDE | 28.02.2013 à 16h03 • Mis à jour le 28.02.2013 à 16h03

Par Laurence Caramel

Les explorateurs du Muséum national d'histoire naturelle (MNHN) sont arrivés trop tard. La baie de Madang, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, n'est plus "le hotspot des hotspots de la biodiversité marine", le lieu dont tous les naturalistes ont rêvé. "Déçu", Philippe Bouchet, le chef de l'expédition le dit sans ambages. "Ce qu'on a observé est un peu inquiétant. On imaginait que ce lieu était resté à l'écart du rouleau compresseur du développement, eh bien non ! Même en mer de Bismarck, la pollution liée aux activités humaines est présente."

Philippe Bouchet a présenté, mercredi 27 février, à Paris, les premiers résultats de la campagne menée entre octobre et novembre 2012, la plus vaste jamais menée dans cette région du globe. 730 prélèvements côtiers et 150 prélèvements au large, jusqu'à 1 000 mètres de profondeur, ont été réalisés, fournissant une somme d'échantillons dont les chercheurs anticipent qu'ils recèlent entre 500 et 1 000 espèces nouvelles, pour l'essentiel des mollusques, qui étaient la cible première du projet. Une évaluation qui fait dire à Philippe Bouchet que cette expédition – malgré les déconvenues – reste "exceptionnelle".

BOUES ROUGES

Rien ne laissait présager aux plongeurs du Muséum qu'ils allaient être confrontés à un écosystème attaqué. "Les indicateurs habituels – comme le taux de couverture de coraux vivants – nous disaient que tout allait bien", explique M.Bouchet. "C'est un peu comme si nous avions trouvé un magnifique château, sans tous ses habitants", poursuit-il.

Les eaux de surface ne trahissent aucun changement. En revanche, sur les fonds, au large des côtes, la déforestation à l'œuvre, à terre, a charrié moult sédiments. Par endroits, une pellicule de boues rouges, épaisse de 2 cm à 8 cm, directement liée à l'usine de nickel de Basamuk, située sur la côte, recouvre tout. Canettes, morceaux de plastique, boîtes en aluminium... font aussi partie de ce que les filets du navire de recherche, l'Alis, ont sorti en raclant les fonds à 1 000 mètres de profondeur. Philippe Bouchet a alerté les autorités locales : "Elles en étaient un peu conscientes, mais sans avoir vraiment pris la mesure de la situation."

Importance du microbiote

lu sur : http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

Le Quotidien du médecin se penche sur le microbiote qui « a une activité métabolique au moins, sinon plus importante, que celle du foie ».
La revue rend compte notamment de l’étude réalisée par l’équipe de l’Inserm U1048 (Toulouse) ayant permis de montrer qu’en modifiant la flore intestinale de souris diabétiques, en ajoutant des fibres alimentaires à leur régime riche en graisses, le métabolisme de ces animaux est alors devenu proche des souris maigres non diabétiques.
Selon le journal, ces résultats apportent l’espoir « de nouvelles voies de traitement ou de prévention des maladies métaboliques par manipulation de la flore intestinale ».
Le Quotidien du médecin, 28/02

voir aussi :

Microbiote - Wikipédia

http://fr.wikipedia.org/wiki/Microbiote


http://fr.wikipedia.org/wiki/Microbiote_intestinal

26/02/2013

Bisphénol A et troubles du métabolisme

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

Bisphénol A et troubles du métabolisme

Le Monde rend compte des travaux, publiés dans Environmental Health Perspectives et visant à déterminer, grâce à des tests métaboliques, l’exposition, durant la période périnatale, à un perturbateur chimique.

Les chercheurs ont voulu mesurer, sur des souriceaux, les perturbations du métabolisme provoquées par une exposition in utero à de très faibles doses de bisphénol A.

Ils ont prélevé, sur ces animaux, dont les mères avaient été exposées lors de la gestation à différentes doses de bisphénol A, des tissus cérébraux et hépatiques et mesuré dans ces tissus la présence de molécules issues du métabolisme, « qui reflètent la manière dont les cellules utilisent et dégradent les éléments nutritifs apportés par l’organisme », explique le journal.

Nicolas Cabaton, de l’unité de toxicologie alimentaire de l’INRA et premier auteur de ces travaux, souligne : « L’objectif est de préciser les effets du bisphénol A à faible dose, sans en passer par la détection du produit lui-même ».

Les chercheurs ont constaté que « pour toutes les doses d’exposition, le cerveau et le foie des souriceaux mâles présentent un métabolisme altéré ».

Selon Daniel Zalko (INRA), qui a dirigé l’étude, « cela ouvre la voie à ce que l’on puisse, à l’horizon de cinq à dix ans, déterminer [grâce à un examen sanguin] si un jeune enfant a été exposé ou non au cours de son développement, à tel ou tel type de perturbateur endocrinien ».

Le Monde, 26/02

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Les troubles du métabolisme reliés au bisphénol A.pdf

25/02/2013

Étude de la pollution de la Loire

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/02/25/la-pollution-court-tout-le-long-de-la-loire_1838299_3244.html

La pollution court tout le long de la Loire

LE MONDE | 25.02.2013 à 11h28 • Mis à jour le 25.02.2013 à 12h03 

Par Catherine Vincent

Le point commun entre le balbuzard-pêcheur, la loutre, l'anguille, l'écrevisse de Louisiane, le poisson-chat et la corbicule ? Tous ont été les acteurs d'une étude écotoxicologique sans précédent, menée sur l'ensemble du bassin de la Loire. Au terme de trois ans de collectes et d'analyses, ces travaux montrent qu'aucun individu d'aucune espèce, quel que soit le lieu où il vit, n'échappe à la pollution des eaux ligériennes.

Par son étendue comme par la variété de ses habitats, le bassin de la Loire constitue un hydrosystème fluvial unique en France, beaucoup plus sauvage que celui de la Seine et du Rhône. Pour déterminer son état, les auteurs de l'étude, Charles Lemarchand et Philippe Berny, respectivement écotoxicologue et vétérinaire-toxicologue à VetAgroSup (campus vétérinaire de Lyon) et René Rosoux, directeur scientifique du Muséum d'Orléans, se sont fondés sur le taux de substances toxiques retrouvées chez des animaux qui, par leur fonction prédatrice, jouent le rôle de "biocapteurs" de contaminants.

la suite sur le fichier :

La pollution court tout le long de la Loire.pdf

(pour avoir le lien, cliquer d'abord sur le nom de cette note, dans la colonne de droite)

Miel : achetez local

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=5366

20/2/2013

En ce mois de février, Stéphane le Foll, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, a présenté un plan intitulé « Plan de développement durable de l’apiculture française ». Même si ce plan évoque l’importance et les problèmes rencontrés par la filière apicole, il apparaît plus comme un plan de développement administratif, voire même technocratique, que comme un plan de soutien à la biodiversité. 
Le rapport du ministère de l’Agriculture met en avant des données très significatives de l’évolution actuelle. 

En premier lieu, l’accent est mis sur l’accélération de la mortalité des colonies d’abeilles. Alors que les taux de mortalité sont par nature de l’ordre de 10 % par an, il est de plus en plus fréquent d’observer des taux de pertes annuelles dépassant les 30 %.

Comme le rappelle le rapport, les abeilles ont une fonction essentielle dans la pollinisation : 80 % des cultures fruitières, légumières, oléagineuses et protéagineuses dépendent des insectes pollinisateurs, et l’abeille en est le premier acteur. Le rapport précisant que : « La liste des plantes à fleur pollinisées par les abeilles représente environ 170 000 espèces, dont 40 000 se porteraient mal sans la visite des abeilles. ». Mise à part cette fonction « productive », l’abeille a aussi pour fonction d’être une « sentinelle » permettant d’alerter sur la dégradation de l’environnement et de la biodiversité. 

Il pourrait apparaître médisant d’affirmer que, via ce plan, les pouvoirs publics tentent de jouer le rôle de pompier. Pompier qui a lui-même contribué à mettre le feu. 
Le plan gouvernemental refuse une quelconque remise en cause d’une agriculture intensive qui pourrait être en partie responsable des atteintes à l’équilibre des colonies d’abeilles. Il préfère se retrancher derrière le flou et l’ambiguïté d’innombrables pages d’études scientifiques qui se refusent de trancher sur la question. 
Le plan gouvernemental, d’un budget de 40 millions d’euros étalés sur trois ans, est essentiellement axé sur des moyens renforcés de formations, d’études et d’encadrements de la filière apicole. Reste à savoir si nos chères abeilles seront sensibles et retrouveront une certaine santé au travers d’un « code de la route » interne renforcé, alors que les prédations externes ne seront toujours pas soumises à des panneaux de « stop » ou même à des « feux rouges ». 

Le rapport, a tout de même le mérite de rappeler, qu’avec ses diversités climatiques, géographiques et de cultures, la France devrait être un des premiers pays apicoles du monde. Or, le constat est sans appel, sur les 40 000 tonnes de miel consommées en France tous les ans, seulement 18 500 tonnes sont produites sur le territoire national. Aux problèmes de la mortalité croissante des colonies, viennent se greffer les très « modernes » problèmes de la mondialisation avec notamment celui de la production à bas coûts et donc, de la concurrence déloyale. 

Michel

 

24/02/2013

Le dépistage des cancer du sein : à savoir

lu sur :

http://www.lemonde.fr/sciences/article/2013/02/21/cancer-du-sein-depistage-inegal-selon-les-appareils_1836593_1650684.html

Cancer du sein : dépistage inégal selon les appareils

La fiabilité de certains types de mammographes paraît insuffisante. Une controverse technique qui s'ajoute à celle sur l'utilité du dépistage.

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 21.02.2013 à 15h31 • Mis à jour le 23.02.2013 à 19h27

Par Pascale Santi

Faut-il encore dépister le cancer du sein ? Tel était le thème d'un atelier "santé environnement" à l'université Pierre-et-Marie-Curie, mardi 19 février. Ce sujet complexe et controversé était une nouvelle fois au centre des débats. Le dépistage a été généralisé en France en 2004 pour les femmes de 50 à 74 ans, invitées à faire une mammographie tous les deux ans, prise en charge par l'assurance-maladie. Plus de 2,4 millions de femmes de cette tranche d'âge y ont participé en 2011, soit 52,7 % des femmes concernées, participation restée stable en 2012. A cela s'ajoutent 10 % de personnes dépistées en dehors de ce dispositif. Le cancer du sein reste le cancer le plus fréquent chez la femme (33 %), avec 53 000 nouveaux cas en 2011 et 11 500 décès.

Une autre question, évoquée récemment par Lyon Capital, est venue s'ajouter au débat sur le surdiagnostic, plus technologique cette fois. Les appareils de mammographie sont-ils tous de qualité équivalente ? La France compte environ 2 300 appareils, dont 400 installations analogiques, qui ne cessent de se réduire, et 1 900 appareils numériques. Il en existe deux types : les systèmes dits "DR" (environ 36 %), en augmentation, et les appareils dits "CR" (environ 64 % des installations numériques).

Une alerte avait été lancée fin 2009 sur une moindre détection des cancers du sein avec les appareils numériques de type CR. Les taux de détection des cancers varient en effet de 3,6 à 7,7 pour mille en fonction des types d'appareils et des marques, selon une étude réalisée par l'Institut national du cancer (INCa). "C'est préoccupant de constater de telles différences", a lancé mardi Brigitte Séradour, radiologue qui a piloté la politique de dépistage en France.

SURDIAGNOSTIC

Une enquête de l'INCa réalisée en juillet 2010 avait alors montré que le taux de détection était de 5,41 pour mille pour les appareils analogiques, 6,5 pour mille pour les numériques DR et 5,24 pour mille pour les CR. Par conséquent, le ministère de la santé a décidé de relever le niveau de qualité des appareils dits "CR", notamment pour la dose de rayons X délivrée et le seuil de visibilité du contraste, indique une note de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). "Les taux de détection se sont resserrés, mais restent hétérogènes selon les marques et les plaques", estime Jérôme Viguier, directeur du pôle santé publique et soins à l'INCa. " Un nouveau référentiel de contrôle de qualité va être mis en place avec une exigence plus élevée que celui qui est développé en Europe", explique Nicolas Thévenet, directeur des dispositifs médicaux à l'ANSM. Ces nouveaux contrôles vont démarrer mi-avril et devront être terminés en septembre. Mais certains constructeurs contestent la fiabilité de ces outils de contrôle. "On souhaite qu'ils soient irréprochables, ce qui n'est pas le cas", explique Jean-Pierre Smadja, directeur général délégué de Fujifilm Medical Systems France, leader du marché des appareils numériques, qui a adressé un recours gracieux à l'ANSM. Que va-t-il se passer ? "On peut s'attendre à l'arrêt de certaines machines", prévoit M. Thévenet.

Ces batailles risquent de semer un peu plus le trouble sur ce sujet déjà très controversé. L'association UFC-Que choisir avait relancé le débat en octobre 2012 en dénonçant les diagnostics erronés et les traitements inutiles, et avait réclamé le réexamen des données scientifiques. L'association de médecins généralistes Formindep pour une formation médicale indépendante remet en question l'intérêt du dépistage organisé. La revue Prescrire a primé début octobre 2012 le livre Mammography Screening, Truth, Lies and Controversy (Radcliffe Publishing Ltd, en anglais), du Danois Peter Gotzsche, qui considère que le dépistage présente plus d'inconvénients que d'avantages, avec un risque élevé de traitements inutiles.

L'un des inconvénients du dépistage organisé est le surdiagnostic, c'est-à-dire la détection de tumeurs (souvent préinvasives) qui n'évolueraient pas forcément vers la maladie. Mais là aussi il y a bataille de chiffres. Le taux de surdiagnostic serait de 5 % à 10 %, mais certaines études l'évaluent à 40 %. Autre question : le dépistage réduit-il la mortalité ? Là encore, les experts sont divisés. Une étude parue dans The Lancet fin 2012, menée, à la demande de Mike Richards, directeur de l'Institut du cancer britannique, par un groupe d'experts indépendants conduit par le professeur Michael Marmot, a passé en revue une douzaine d'études européennes et américaines. Il ressort "une réduction de 20 % de la mortalité chez les femmes invitées à participer à un programme de dépistage organisé" par rapport aux femmes qui n'ont pas bénéficié de dépistage. Un bémol, toutes les études incluses dans l'analyse reposent sur des données anciennes - au moins vingt ans. Le surdiagnostic est évalué à 19 %.

TRAITEMENTS INUTILES

"On n'a pas aujourd'hui de tests fiables qui permettent de reconnaître les cas de ces cancers de moins de 10 mm qui ne vont pas évoluer", affirme le docteur Séradour. Plus on détecte tôt, plus les chances de guérison sont grandes, moins les traitements sont lourds, martèlent les médecins. L'idée est d'éviter les traitements inutiles : ablation du sein, chimiothérapies, radiothérapies, etc. L'INCa, qui mène des travaux dans ce sens, a publié un article sur son site, "Limites et incertitudes sur le dépistage". "L'INCa ne découvre pas cette problématique", insiste M. Viguier. Des chercheurs travaillent actuellement sur l'identification de marqueurs moléculaires pour détecter les cancers évolutifs, majoritaires, et les cancers "indolents". L'idée est aussi de mettre en place un dépistage plus ciblé en fonction des facteurs de risque, avec des stratégies le plus individualisées possible.

Autre risque redouté : le cancer radio-induit, conséquence de l'irradiation reçue lors d'examens ou de traitements utilisant des rayons. Une étude avait interpellé fin 2011 sur le risque des mammographies répétées avant 50 ans, période où le sein est plus dense et nécessite donc une plus forte dose d'irradiation pour obtenir une image lisible, indique l'INCa. Ainsi, en l'absence de symptômes et de facteurs de risques, il n'y a pas d'indication à se faire dépister avant l'âge de 50 ans. Ce risque de cancer radio-induit est toutefois considéré par l'INCa comme "très faible".

Dans tous les cas, insiste Françoise Pinto, de l'association Europe Donna : "Les femmes veulent des informations claires et des recommandations apaisées ."

Pascale Santi

La pollution chimique en Chine

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/02/22/pekin-reconnait-l-existence-de-villages-du-cancer_1836903_3244.html

Pékin reconnaît l'existence de "villages du cancer"

Le Monde.fr avec AFP | 22.02.2013 à 10h23 

Le ministère de l'environnement a reconnu l'existence de "villages du cancer", plusieurs années après que des informations ont fait état d'un nombre de cas plus élevé que la moyenne dans certaines régions particulièrement polluées du pays.

"Des matières chimiques toxiques et nocives ont provoqué de nombreuses situations d'urgence pour l'eau et l'atmosphère, et certains endroits comptent même des 'villages du cancer'", admet le ministère dans un rapport publié cette semaine et annexé au plan quinquennal 2011-2015. Le gouvernement a reconnu que ces produits toxiques "mettent potentiellement en danger la santé humaine et l'environnement sur le long terme".

UNE EXPRESSION INÉDITE POUR LES AUTORITÉS CHINOISES

L'expression "villages du cancer" n'avait pas été jusque-là utilisée par les autorités, souvent confrontées au mécontentement des habitants devant la dégradation de leur cadre de vie par des déchets industriels, la présence de substances toxiques dans l'eau ou un air très chargé en particules fines. Le développement rapide de l'industrie chinoise au cours des trente dernières années a accéléré la pollution dans les métropoles mais aussi dans les campagnes.

Il n'existe pas de définition précise des "villages du cancer" mais l'expression s'est répandue dans les médias, notamment après la publication en 2009 par un journaliste chinois d'une carte répertoriant plusieurs dizaines de ces villages. Un responsable du ministère n'a pas pour sa part voulu confirmer que la mention des "villages du cancer" était une première, soulignant que le gouvernement avait déjà établi par le passé un lien entre l'environnement et la santé.

Stockage de déchets nucléaires : rien n'est définitif

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/02/23/fuites-sur-un-site-de-stockage-de-dechets-nucleaires-aux-etats-unis_1837884_3244.html

Fuites sur un site de stockage de déchets nucléaires aux États-Unis

Le Monde.fr avec AFP | 23.02.2013 à 18h55 • Mis à jour le 23.02.2013 à 18h56 

Des fuites ont été détectées sur au moins six citernes de stockage souterraines contenant des déchets nucléaires dans l'Etat de Washington. Les autorités ont demandé à l'Etat fédéral plus d'aide pour nettoyer le site, mais la nature exacte des matières fuyant des cuves n'a pas été précisée.

Selon le gouverneur de cet Etat situé au nord-ouest des Etats-Unis, Jay Inslee, l'étendue des fuites sur le site d'enfouissement de Hanford, autrefois utilisé pour produire les bombes atomiques américaines, est "inquiétante".

"CELA SOULÈVE DE SÉRIEUSES QUESTIONS"

"Il n'y a pas de risques immédiats ou dans un futur proche pour la santé avec ces fuites que nous venons de découvrir. Elles sont situées à plus de 5 miles (environ 8 km) de la rivière Columbia", a déclaré M. Inslee après une rencontre avec le secrétaire américain à l'Energie, Steven Chu. "Malgré tout cette nouvelle est inquiétante pour tous les habitants de l'Etat", a-t-il ajouté.

cc à propos des 149 cuves à simple coque qui contiennent des boues et des liquides radioactifs à Hanford", a ajouté Jay Inslee. "Je pense que nous avons besoin de nouvelles procédures pour vider ces cuves vieillissantes", a-t-il encore déclaré.

DÉCHETS CHIMIQUES ET RADIOACTIFS

Le site nucléaire de Hanford est situé à environ 300 km au sud-est de Seattle. Il avait été à l'origine utilisé pour produire le plutonium utilisé dans les deux bombes nucléaires larguées sur le Japon en 1945, qui ont mis fin à la Seconde Guerre mondiale. Par la suite la production nucléaire du site avait été augmentée durant la guerre froide, mais le dernier réacteur a été fermé en 1987.

"La production d'armes nucléaires a laissé des déchets solides et liquides qui comportaient des risques pour l'environnement local", notamment la rivière Columbia, selon le site internet d'Hanford. Les autorités fédérales et de l'Etat ont donc conclu un accord en 1989 pour nettoyer le site et ses 177 cuves. Le groupe français Areva, associé à la gestion du site depuis 2008, a un décompte un peu différent et parle de 170 cuves contenant 200 000 m3 de déchets chimiques et radioactifs.

23/02/2013

Règles a minima pour le pétrole en mer

lu sur ;

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/02/22/compromis-critique-sur-la-securite-des-forages-en-mer_1836990_3244.html

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Compromis critiqué sur la sécurité des forages en mer

LE MONDE | 22.02.2013 à 14h13

Par Jean-Pierre Stroobants - Bruxelles, bureau européen

A la veille d'un conseil européen des ministres de l'énergie, la Commission européenne, le Conseil (les Etats) et le Parlement se sont mis d'accord, jeudi 21 février, sur un projet de directive concernant les forages de pétrole et de gaz en mer.

Le texte impose de nouvelles règles aux compagnies dans le domaine de la sécurité et du respect de l'environnement. Il clarifie les responsabilités des exploitants et espère, à terme, les obliger à démontrer qu'ils disposent des ressources nécessaires pour couvrir les dégâts qui pourraient être causés à la nature. Il insiste aussi sur la prévention des catastrophes et la mise au point de plans d'urgence.

C'est "une occasion manquée", estime pourtant Eva Lichtenberger, du groupe des Verts au Parlement de Strasbourg. "Un accord décevant", juge pour sa part l'association Oceana, qui lutte pour la protection des mers.

Au départ, la Commission voulait réduire le danger des forages les plus risqués. Le commissaire à l'énergie, Günther Oettinger, avait évoqué la nécessité d'un moratoire. C'était en avril 2010, au lendemain du choc provoqué par la marée noire survenue dans le golfe du Mexique, après le naufrage de la plate-forme Deepwater Horizon, exploitée par BP. L'émotion est retombée, la pression de certains pays – dont la Grande-Bretagne, qui exploite la moitié des mille plates-formes européennes – a été forte, et la Commission a dû négocier avec des Etats réticents et des députés européens divisés entre ceux qui entendaient donner la priorité aux intérêts économiques et ceux qui défendaient des mesures de précaution environnementales.

AUCUN MORATOIRE

Les critiques déplorent que l'Agence européenne pour la sécurité maritime ne soit pas dotée de compétences supplémentaires et que son intervention soit limitée aux situations "post-catastrophe". Les défenseurs de l'environnement regrettent qu'aucun moratoire ne soit prévu pour les forages dans la zone arctique.

Oceana évoque une disposition "honteuse" : les normes imposées aux compagnies seront différentes selon qu'elles opèrent en Europe ou en Afrique, par exemple. "Une lacune monstrueuse, commente Nicolas Fournier, conseillerpolitique de l'ONG. Nous avons seulement obtenu que les compagnies doivent rendre compte d'un accident à leur autorité nationale, mais il y a des chances que ces rapports dorment sur une étagère..."

Un dernier doute subsiste quant à l'obligation faite aux sociétés pétrolières d'apporter la preuve qu'elles sont aptes à couvrir les coûts d'une catastrophe. Ceux-ci pourraient osciller annuellement entre 205 et 915 millions d'euros selon l'ampleur de l'accident, estime la Commission. Les procédures financières à mettre en place le seront avant la fin de l'année, promet-elle.

La catastrophe de Deepwater Horizon

a coûté jusqu'ici 28,3 milliards d'euros à BP. Depuis 1974, l'exploitation pétrolière en mer a entraîné la fuite de 2,2 millions de tonnes de pétrole en Europe.

Pas d'alternative à la "décroissance" énergétique

L'utilisation de l'énergie a toujours un coût environnemental.

Moralité : il faut consommer moins d'énergie.

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/02/22/l-europe-en-quete-de-carburants-vraiment-verts_1836987_3244.html

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L'Europe en quête de carburants vraiment "verts"

LE MONDE | 22.02.2013 à 14h03

Par Pierre Le Hir

Quelle alternative aux biocarburants actuels, auxquels l'Europe souhaite donner un coup de frein ? La question est à l'ordre du jour du conseil des ministres de l'énergie des Vingt-Sept, vendredi 22 février, à Bruxelles. La réponse, elle, s'annonce problématique.

Rapporteur de ce dossier devant le Parlement, la députée européenne Corinne Lepage a entrepris de consulter agriculteurs, industriels, chercheurs et associations. A ce stade, elle n'avance pas de pistes. "J'imagine mal, dit-elle simplement, que sur un projet dont l'objectif est la réduction des gaz à effet de serre, nous n'aboutissions pas à une solution allant dans ce sens."

En octobre 2012, la Commission européenne a reconnu la nocivité pour la planète des biocarburants de première génération, appelés aussi "agrocarburants", car issus de cultures agricoles : colza, soja, tournesol et palme pour le biodiesel ; canne à sucre, betterave, maïs et blé pour le bioéthanol. Accaparant des terres auparavant réservées à l'alimentation humaine et animale, ces cultures énergétiques affichent aussi, pour certaines, un bilan environnemental calamiteux.

Cela en raison du changement d'affectation des sols indirect (Indirect Land Use Change, ou ILUC, pour les Anglo-Saxons). Le déplacement des productions alimentaires et les plantations destinées aux biocarburants entraînent en effet, en Amazonie ou en Indonésie, la destruction de forêts, de prairies ou de tourbières, qui constituent des puits de carbone.

AGGRAVER LA POLLUTION À L'OZONE, CHUTE DES RENDEMENTS AGRICOLES

L'Agence française de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) a conclu que, "dans plus de deux tiers des évaluations", les agrocarburants ne répondent pas aux objectifs européens de réduction des gaz à effet de serre, si l'on prend en compte le changement d'affectation des sols.

L'Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI) a même calculé que, pour certains biodiesels (le biocarburant le plus utilisé), les émissions de CO2 sont supérieures à celles des carburants fossiles, quand on intègre ce facteur.

D'où le projet de directive de Bruxelles, soumis à l'examen du conseil des ministres et du Parlement européens. Il vise à plafonner à 5 %, c'est-à-dire au niveau actuel, l'usage des biocarburants tirés de cultures alimentaires. Et, pour atteindre l'objectif, toujours en vigueur, de 10 % d'énergies renouvelables dans les transports à l'horizon 2020, à leur substituer des "biocaburants avancés vraiment durables". Ceux de deuxième génération, issus du bois, des parties non alimentaires des plantes (ou "rémanents" : tiges, branches et feuillages) ou des déchets organiques. Et ceux de troisième génération, extraits des microalgues.

Problème : ces deux filières n'en sont qu'au stade de la recherche et du développement. Une production industrielle n'est pas attendue avant la prochaine décennie. En outre, à supposer même que des investissements et un effort de recherche accrus permettent d'aller plus vite – et de parvenir à une rentabilité économique aujourd'hui incertaine –, leur bilan carbone reste à établir.

Pour la deuxième génération, la valorisation de "rémanents" forestiers que n'exploite pas l'industrie du bois, ou celle de résidus agricoles, sera vertueuse pour l'environnement. Mais, s'il s'agit de paille de maïs ou de blé, l'approvisionnement entrera en concurrence avec le fourrage animal. Et si la matière première provient de cultures dédiées aux biocarburants – des herbacées à forte productivité tel le miscanthus (ou "herbe à éléphant") ou des arbres à croissance rapide tels le saule, le peuplier et l'eucalyptus –, alors la production de cette biomasse mobilisera elle aussi des terres agricoles et provoquera un changement d'affectation des sols.

Selon une récente publication scientifique, une mutiplication de taillis à rotation courte risque aussi d'aggraver la pollution à l'ozone et de faire chuter les rendements agricoles.

LES MICROALGUES, UNE CULTURE QUI EXIGE AUSSI DE L'ESPACE

Quant à la troisième génération, si les microalgues ont une capacité phénoménale à accumuler des huiles ou des sucres, convertibles en biodiesel ou en bioéthanol, leur culture exige elle aussi de l'espace. C'est l'objet de la thèse de Sophie Bresc-Litzler, doctorante à l'université Paris-I, sur les "contraintes géographiques" de l'algoculture.

Celle-ci peut être réalisée en bassins ouverts. Il y faut, précise la chercheuse, "des espaces plats et larges, un accès à une eau abondante, un bon ensoleillement, des zones à l'abri des vents et des aléas météorologiques, ainsi que la présence d'industries dégageant du CO2 dont se nourrissent les algues". Ce qui peut provoquer des conflits d'usage avec les activités agricoles, l'utilisation des ressources en eau ou l'aménagement périurbain.

Même si les territoires ultra-marins offrent un réel potentiel de développement, "pour une production de biocarburant à l'échelle industrielle, il faudrait des superficies considérables pour parvenir à des seuils de rentabilité", estime Mme Bresc-Litzler.

La culture peut aussi se faire, de façon intensive, dans des sortes de serres (des photobioréacteurs). Mais, si celles-ci ont l'avantage de pouvoir être installées sur des sites industriels, la quantité de lumière nécessaire aux algues est un facteur limitant.

La quête de biocarburants réellement "verts" s'annonce donc difficile. D'ores et déjà, plusieurs ONG demandent que le changement d'affectation des sols soit pris en compte pour les futures filières, afin d'"éviter qu'elles n'aient un impact environnemental néfaste".

22/02/2013

Le contrôle de l'usage de l'alcool et des stupéfiants dans la police

Stupéfiant !

lu sur : http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

Le projet d’arrêté prévoyant des contrôles inopinés d’alcool et d’usage de stupéfiants dans la police a été « reporté » en vue de « permettre la consultation et la concertation des syndicats » de police et « des médecins de prévention », selon une source proche du dossier citée par l’AFP.

AFP, RMC Info, 21/02

Informations médicales du jour : perturbateurs endocriniens

lu sur :

http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

Le Programme des Nations unies pour l’environnement et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) expliquent, dans un rapport publié le 19 février à Nairobi, au Kenya, que « les perturbateurs endocriniens peuvent favoriser l’émergence de cancers ou de troubles du système nerveux », indique la journaliste Eliane Patriarca, dans Libération.

Les deux agences de l’ONU souhaitent que des recherches approfondies sur ces substances soient lancées rapidement.

Libération, 21/02

20/02/2013

APPELS AU BOYCOTT d'AMAZON

lu sur :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/02/18/le-systeme-amazon-fait-scandale-en-allemagne_1834213_3234.html

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Le "système Amazon" fait scandale en Allemagne

LE MONDE | 18.02.2013 à 14h01 •

Mis à jour le 18.02.2013 à 14h02 Par Cécile Boutelet - Berlin, Correspondance

Le scandale gronde autour du géant Amazon, numéro un de la vente en ligne en Allemagne. A la suite de la diffusion, mercredi 13 février, d'un reportage accablant sur les conditions de travail des intérimaires chez le cybermarchand, syndicats, politiques et clients dénoncent le "système Amazon", de plus en plus décrit comme un "esclavage moderne".

Ce que cache la facilité d'un achat sur Amazon est à voir dans le reportage de la chaîne ARD, accessible sur son site. Deux journalistes filment, la plupart du temps en caméra cachée, le sort de 5 000 intérimaires recrutés par Amazon pour assurer le pic de commandes précédant la période de Noël.

Silvina, une Espagnole au chômage dans son pays, raconte son quotidien dans ce qu'elle appelle la "machine Amazon".

SERVICE DE SÉCURITÉ

Les journalistes la suivent dans le bus bondé, affrété pour transporter les saisonniers jusqu'au centre logistique de Bad Hersfeld (Hesse), en Allemagne. Ils montrent la longue attente sous la neige pour prendre les navettes trop rares ; la promiscuité des conditions d'hébergement, dans des bungalows de vacances laissés libres pendant la saison creuse ; son renvoi trois jours avant Noël, sans motivation, après quinze jours de travail d'affilée ; le salaire versé moindre que promis dans l'offre d'emploi.

Mais le plus pénible, raconte la travailleuse, est la présence permanente d'un service de sécurité recruté par l'agence d'intérim. Les agents de sécurité surveillent les saisonniers sur leur lieu d'hébergement, fouillent leurs chambres, inspectent leurs effets personnels. Intimidés, les travailleurs, originaires pour la plupart d'Europe de l'Est ou du Sud, n'osent se plaindre.

Détail accablant, ces agents portent des sweat-shirts à capuche de la marque Thor Steinar, appréciée des néonazis. Les journalistes révèlent qu'ils sont employés par une société de surveillance nommée HESS (pour Hensel European Security Service), qui entretiendrait des liens étroits avec les milieux d'extrême droite. Une accointance démentie par la société. Amazon, de son côté, a annoncé "procéder à des vérifications" à la suite de ce reportage.

APPELS AU BOYCOTT

Alors que l'Allemagne s'interroge de plus en plus sur l'évolution de son modèle social – absence de salaire minimum, explosion des contrats précaires, de l'intérim et des emplois à bas salaires –, ces révélations provoquent une onde de choc. "Il faut arrêter le système Amazon", a déclaré Michael Sommer, président de la fédération de syndicats DGB.

La ministre du travail, Ursula von der Leyen, a menacé la société d'intérim de sanctions en cas de violations avérées du droit.

Sur Internet, les premiers appels au boycott ont été lancés. Dans une lettre ouverte au PDG d'Amazon, Jeff Bezos, le petit éditeur Christopher Schroer a annoncé son intention de mettre fin à son référencement sur le site. Et, sur la page Facebook d'Amazon, des centaines de clients ont déclaré avoir supprimé leur compte. En 2012, les Allemands ont consommé sur Internet pour 27 milliards d'euros.

Pourquoi donner de hauts salaires aux dirigeants ...

... alors que ...

...  Le pouvoir rend heureux 

 

lu sur :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/02/18/le-pouvoir-rend-heureux_1834310_3234.html

LE MONDE | 18.02.2013 à 13h44 • Mis à jour le 18.02.2013 à 15h41  

Par Annie Kahn

La solitude de la fonction, la lourdeur de la charge, les renoncements qu'elle implique sont invoqués pour justifier les émoluments conséquents de certains dirigeants. Pas du plus grand nombre, qui gagnait en moyenne 65 780 euros par an en 2010, selon l'Insee, pour diriger plus de 134 000 personnes. Mais des patrons de grands groupes, dont les rémunérations se chiffrent en millions d'euros par an.

Leurs arguments étaient déjà peu convaincants. Ils risquent de l'être encore bien moins. Car, loin d'être source de souffrance, le pouvoir rend heureux, selon deux études récentes. En devenant PDG, on cumulerait tous les avantages : bonheur et argent.

Première raison : le pouvoir rend moins susceptible, moins sensible à l'échec, plus serein. Détenir le pouvoir est donc bien plus agréable que de le subir, quand rebuffades, embûches, humiliations blessent et attristent.

Un travail de recherche, dont les résultats ont été publiés le 18 janvier par Maya Kuehn, doctorante en psychologie à l'université Berkeley (Californie), le confirme. "Quand les personnes en position de subordination essuient un refus, elles sont très négativement affectées et perdent confiance en elle. Alors que les dirigeants se remettent vite d'un léger échec", conclut Mme Kuehn après avoir mené plusieurs études basées sur un panel de 445 participants, hommes et femmes, de 18 à 82 ans.

ETRE EN ACCORD AVEC SOI-MÊME

Deuxième raison : être en position de pouvoir renforce l'impression d'être en accord avec soi-même, "de vivre selon ses désirs, en fonction de ses centres d'intérêts" et donc accroît le sentiment de bien-être, constate Yona Kifer, chercheur au département Comportement des organisations à l'université de Tel Aviv (Israël), dans un article publié le 15 janvier dans Psychological Science.

En contradiction avec le cliché selon lequel "les puissants seraient misérables, contraints de forcer leur nature, alors que les sans-grade seraient plus authentiques et heureux", souligne Mme Kifer.

Quatre enquêtes menées pendant trois mois auprès de 350 participants confirment cette thèse. Les personnes interrogées ont quantifié leur sentiment de satisfaction, de bien-être, en fonction de plusieurs critères, comme l'enthousiasme, l'adéquation à ses propres valeurs, ainsi que leurs émotions négatives telles la peur ou la honte.

La note de bien-être des participants en situation de pouvoir était de 16 % supérieure à celle des autres, en moyenne. Essentiellement parce qu'ils affirmaient se sentir plus en accord avec eux-mêmes.

Des arguments pour convaincre les meilleurs, et non forcément les plus arrogants, de prendre le pouvoir. Avec bonheur !

Annie Kahn

19/02/2013

L'exposition aux pesticides chez les salariés viticoles

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/02/19/dans-le-vignoble-de-listrac-medoc-la-contamination-aux-pesticides-touche-les-salaries-agricoles-et-les-riverains_1834791_3244.html

LE MONDE | 19.02.2013 à 10h50 • Mis à jour le 19.02.2013 à 12h07 Par Martine Valo

C'est le terroir des châteaux Fourcas-Dupré, Clarke, Moulin d'Ulysse. Listrac-Médoc est une appellation d'origine contrôlée, riche en crus bourgeois. L'enquête sur "l'exposition aux pesticides chez les salariés viticoles et les riverains vivant au cœur des vignes du Bordelais", rendue publique mardi 19 février, risque d'y faire quelque bruit.

Elle a été menée par l'association Générations futures, spécialiste des effets des produits phytosanitaires sur la santé et l'environnement, qui s'est appuyée sur les données du laboratoire d'analyses Kudzu Science et la collaboration de Marie-Lys Bibeyran, dont le frère, ouvrier agricole, est décédé d'un cancer en 2009.

L'enquête prend en compte un nombre limité de "cobayes", précisent ses auteurs, et ne reflète donc pas l'état moyen de la contamination dans les vignes françaises. N'empêche, elle établit de façon manifeste la présence accrue de résidus d'herbicides, d'insecticides et de fongicides chez les quinze salariés qui se sont prêtés à l'étude, en comparaison d'un groupe témoin de dix personnes n'exerçant pas ce métier, dont cinq résident près des vignobles de Listrac-Médoc, cinq autres pas.

ONZE FOIS PLUS DE RÉSIDUS

Les professionnels – même quand ils ne manipulent pas les pesticides – portent ainsi en moyenne onze fois plus de résidus de phytosanitaires et les riverains de ce type d'exploitation, cinq fois plus que les personnes testées habitant plus loin dans la commune.

A partir d'une cinquantaine de produits communs en viticulture – surtout des fongicides –, le laboratoire Kudzu Science a cherché la trace de 35 de leurs molécules actives dans les mèches de cheveux des 25 personnes volontaires, prélevées en octobre et novembre 2012.

Les cheveux portent la trace de l'exposition à une substance pendant trois mois. De l'azoxystrobine (signalé comme irritant pour les yeux, dangereux pour l'environnement), au zoxamide (irritant pour la peau, très toxique pour l'environnement), en passant par le diuron (interdit en France depuis 2003), le laboratoire en a détecté 22.

En moyenne, 6,6 substances différentes ont été trouvées chez les salariés viticoles, contre 0,6 chez les personnes n'exerçant pas ce métier. Quatre professionnels sur quinze présentaient même dix résidus de pesticides différents, parfois à forte dose, en particulier du fenhexamid et du fludioxonil.

Au moins 45% des molécules repérées sont classées cancérigènes possibles en Europe ou aux Etats-Unis, 36% sont suspectées d'être des perturbateurs endocriniens, rappelle Générations futures. A eux seuls, les 780 000 hectares de vignobles français représentent 3,7% de la surface agricole utile de l'Hexagone, mais consomment environ 20% des pesticides (en poids).

LONG PARCOURS D'OBSTACLES

Marie-Lys Bibeyran ne fait pas mystère de ses motivations personnelles : son frère, Denis, est décédé brusquement d'un cancer en octobre 2009. Il était salarié agricole et exploitait deux hectares de vigne. Avant de mourir, il avait évoqué ses soupçons quant à l'impact sur son état des pesticides qu'il utilisait.

Depuis 2011, Marie-Lys Bibeyran, elle-même saisonnière, s'est lancée dans un long parcours d'obstacles juridico-administratifs afin d'obtenir la reconnaissance de ce cancer en tant que maladie professionnelle. Elle a rejoint l'association Phytovictimes et s'est engagée aux côtés de Générations futures. C'est elle qui a trouvé des riverains prêts à participer à l'enquête. Les travailleurs des vignobles ont été plus difficiles à convaincre. Même en garantissant l'anonymat.

"Ils ont du mal à envisager que leur travail puisse avoir un tel impact, témoigne-t-elle. Après les vendanges, c'est une pulvérisation tous les quinze jours minimum. Surtout le Round Up." Elle espère que l'étude permettra une prise de conscience : "Le danger est sous-estimé. Mon frère n'était pas le seul à avoir des saignements de nez."

Pour sa part, Corinne Lantheaume, secrétaire régionale CFDT et responsable de la section production agricole de Gironde, remarque que la question des pesticides est peu prise en compte par rapport aux troubles musculosquelettiques.

Pourtant, "il y a des habitudes à changer. Certains ouvriers entrent dans la cabine du tracteur vêtus de la tenue avec laquelle ils ont préparé le chargement à épandre, témoigne-t-elle. Leur combinaison n'est pas étanche ; dessous, leurs habits sentent très fort le produit. Nous essayons d'obtenir que les salariés puissent respecter un délai d'au moins douze heures avant de revenir travailler dans la parcelle".

La déléguée syndicale reconnaît que ses recommandations ont peu d'écho : "Les gens se disent que pour garder leurs emplois, il faut des bons rendements et que, pour ça, il faut traiter."

Martine Valo

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voir : 

http://www.generations-futures.fr/pesticides/lenquete-apache-analyse-de-pesticides-agricoles-dans-les-cheveux/

L’enquête APAChe : Analyse de Pesticides Agricoles dans les CHEveux

Une enquête inédite sur les salariés viticoles et riverains des vignes : Quelles expositions aux pesticides viticoles ? Contexte Général.La… suite

(voir aussi le lien pour Générations futures, ci-contre)

Pour les joueurs compulsifs

lu sur :

http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

L’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) et Adalis (Addictions drogues alcool infos service) lancent un nouveau site Internet, Joueurs info service, qui propose une aide personnalisée aux personnes « accros » aux jeux et un soutien à l’entourage, indique La Croix.

Ce site vient en complément d’une ligne d’écoute disponible depuis 2010.

En France, environ 200 000 personnes (76% des hommes), souvent à faibles revenus, sont des joueurs excessifs.

La Croix, 19/02

18/02/2013

Le marché des petites éoliennes

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/02/18/les-couacs-perdurent-sur-le-marche-des-petites-eoliennes_1834114_3244.html

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LE MONDE | 18.02.2013 à 12h40 • Mis à jour le 18.02.2013 à 12h50 

Les couacs perdurent sur le marché des petites éoliennes 

Les éoliennes n'ont pas toujours été d'immenses mâts de 100 mètres de haut équipés de puissants rotors de 100 mètres de diamètre. Elles ont d'abord été petites et ont trouvé leur premier usage en France, dès les années 1950, pour alimenter les phares.

Ces petites éoliennes n'appartiennent pas au passé. Elles connaissent même un véritable engouement depuis deux à trois ans, comme l'a constaté l'Association française des professionnels du petit éolien (FPPE), qui a tenu son colloque national à Toulouse les 13 et 14 février.

Les quarante membres de l'association, parmi lesquels près de dix fabricants, ont martelé au cours de cette réunion leur maître mot : "professionnalisation". Car, si ces éoliennes de moins de 12 m de haut, dont la puissance s'échelonne de 1 à 30 kilowatts, rencontrent un succès grandissant chez les particuliers, elles sont souvent vendues par des installateurs qui n'assurent pas la qualité nécessaire de l'installation et de la maintenance. Sur les quelques milliers de machines qui auraient été vendues en 2012, beaucoup suscitent la déception. 

SYSTÉMATISER DES ÉTUDES DE VENT

Sur le papier, le dispositif est alléchant : grâce à un crédit d'impôt de 32 % plafonné à 16 000 euros, installer une éolienne (pour un coût de l'ordre de 15 000 euros) paraît une bonne affaire. Mais cela n'est vrai qu'à condition qu'elle soit placée de façon à recueillir efficacement le vent. Et surtout pas sur le toit d'une maison, que l'éolienne a de fortes chances d'abîmer rapidement. "J'en suis réduit à faire le bureau des pleurs des gens qui se sont fait arnaquer par des installateurs peu scrupuleux", rapporte Jean-Marc Noël, président de la FPPE.

En fait, la profession veut effacer l'effet d'aubaine créé par le crédit d'impôt. "Elle propose de supprimer carrément ce dispositif, explique Philippe Rocher, consultant au cabinet Metrol, pour le remplacer par un tarif d'achat dégressif et révisable tous les deux ans. Cela augmenterait la charge de la contribution au service public de l'électricité (CSPE), mais serait compensé par l'accroissement des recettes de l'Etat grâce à la disparition du crédit d'impôt."

Cela "ferait le ménage sur le marché", analyse Robert Bellini, de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe). Les professionnels du petit éolien voudraient aussi systématiser des études de vent selon des modèles réalisés par Météo France, afin de ne pas vendre des éoliennes dans des endroits insuffisamment ventés. Car c'est surtout l'ouest de la France qui paraît propice à une bonne rentabilité des petites éoliennes.

"NOUS ASSURONS DES EMPLOIS NON DÉLOCALISABLES"

Enfin, pour assurer la qualité technique des matériels, il est proposé de faire vérifier les caractéristiques annoncées des machines par le Site expérimental pour le petit éolien national (Sepen), situé à Narbonne.

Les professionnels espèrent que les changements qu'ils proposent seront repris par le gouvernement et inclus dans la loi qui conclura le débat sur la transition énergétique cette année. "Nous assurons des emplois non délocalisables, assure Jérôme Bousquet, du fabricant Eolys. Dans les pays voisins, le secteur connaît une croissance à deux chiffres. Avec un cadre réglementaire et tarifaire adéquat, cela pourrait être le cas ici aussi."

Le petit éolien peut avoir un intérêt économique global : en Bretagne, où le réseau électrique est très tendu, des éoliennes sur les exploitations agricoles permettraient d'alléger la demande en hiver.

15/02/2013

Informations médicales du jour : cancer, chirurgie

lu sur : http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

Des recherches prometteuses pour lutter contre le cancer en utilisant des virus

L’AFP rend compte des nombreuses recherches prometteuses, menées depuis quelques années, qui utilisent des virus pour lutter contre le cancer.

L’agence de presse explique qu’« une demi-douzaine de virus [herpès, adénovirus, rougeole, parvovirus, réovirus, vaccine] sont actuellement testés dans le monde pour leurs propriétés oncolytiques, c’est-à-dire leur capacité à infecter et à détruire exclusivement les cellules cancéreuses ». Parmi les plus avancées figure l’étude qui vient d’être publiée dans Nature Medicine qui a consisté à utiliser un virus modifié de la vaccine – servant à vacciner contre la variole. Ce virus a permis de prolonger de 6 à 14 mois la vie de 30 patients atteints d’un cancer du foie au stade terminal. Le Pr Jean Rommeleare, qui mène depuis plus d’un an au Centre allemand de recherche sur le cancer, à Heidelberg, un essai clinique sur 18 patients en utilisant des parvovirus contre le glioblastome, une tumeur cérébrale, explique à l’agence de presse que « dans certains modèles, le virus élimine complètement la tumeur, dans d’autres son action reste insuffisante ». Marc Grégoire, directeur de recherche à l’Inserm, qui travaille sur un vaccin de la rougeole pour qu’il soit efficace contre divers types de cancers (plèvre, poumon et mélanome), indique : « On essaie de détourner les propriétés du virus à bon escient ».

L’AFP explique que de plus en plus de chercheurs « ont recours également à la thérapie génique visant à introduire des gènes spécifiques dans des virus modifiés », dans le bus de renforcer l’action anti-cancéreuse des virus.

AFP, 15/02

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Aujourd’hui en France souligne qu’un tiers des 6,5 millions d’opérations chirurgicales pratiquées chaque année en France aurait pu être évitées.
L’association de patients, le Lien, se penche sur cette question lors de ses états généraux des infections nosocomiales et de la sécurité du patient qui se déroulent jusqu’à aujourd’hui. Le Dr Guy Vallancien, urologue à l’Institut Montsouris et professeur à l’université Paris-Descartes, explique que l’augmentation du nombre d’actes inutiles contribue à multiplier les risques d’attraper une infection nosocomiale : « Les actes injustifiés mobilisent les salles de bloc. Or elles ne doivent pas tourner à 100%. Il est bon qu’elles puissent être de temps en temps intégralement désinfectées, aérées ».

Aujourd’hui en France, 15/02

14/02/2013

Fumer nuit

lu sur : http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

Explosion du cancer du poumon chez la femme

Selon une étude réalisée par des chercheurs suisses et italiens, publiée dans les Annals of Oncology, « en  2015, le cancer du poumon tuera plus de femmes en Europe que le cancer du sein », indique Le Figaro.

Les chercheurs prévoient « une baisse générale de la mortalité par cancer sur le continent, mais confirme[nt] l’augmentation continue des décès féminins liés aux tumeurs pulmonaires », ajoute le quotidien. Dans un avenir proche, le cancer du poumon va devenir la première cause de mortalité par cancer chez la femme en Europe. Ce phénomène se constate déjà au Royaume-Uni et en Pologne.

Catherine Hill, épidémiologiste à l’Institut Gustave-Roussy, à Villejuif (Val-de-Marne), explique : « Comme toujours, on remarque avec quarante ans de retard les dégâts causés par le tabagisme. Les jeunes femmes qui ont commencé à fumer en masse dans les années 1970 atteignent aujourd’hui un âge où le risque de cancer est élevé ».

Selon Agnès Buzyn, présidente de l’Institut national du cancer (Inca), qui constate une reprise du tabagisme, notamment chez les jeunes Françaises, après la baisse de la prévalence des années 2000-2005, « la France va au devant d’une véritable catastrophe sanitaire ».

Le Figaro, 14/02

Grossesse et acide folique (vitB9)

lu sur : http://presse-inserm.fr/mercredi-13-fevrier-2013/6696/?

L’acide folique permettrait de diminuer le risque d’autisme

Une étude norvégienne, qui paraît aujourd’hui dans le Journal of American Medical Association, montre qu’« un apport en acide folique, 4 semaines avant la conception puis pendant les 8 premières semaines de grossesse, permettrait de diminuer le risque d’autisme de 40% », rapporte Le Figaro.

Les chercheurs norvégiens ont étudié les liens entre cette supplémentation et l’incidence de syndromes autistiques chez 85 000 enfants suivis depuis leur naissance. Richard Delorme, pédopsychiatre, spécialiste de l’autisme à l’hôpital Robert-Debré à Paris, souligne : « (…) Cette étude norvégienne par sa qualité scientifique va faire date et nous permettra d’avoir des arguments pour la mise en œuvre de politiques de santé publique ».

Le Figaro, 13/02

La prise d'acide folique réduit le risque d'autisme | Actualité | LeFigaro.fr - Santé.pdf

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voir aussi :

Vitamine B9 ou acide folique

http://www.anses.fr/index.htm

Vitamine B9 ou acide folique

L'acide folique participe au métabolisme des protéines (acides aminés) et à celui du matériel génétique (ADN et ARN), ce qui justifie son caractère indispensable aux cours des différentes phases de la vie. Il est également impliqué dans la synthèse de neuromédiateurs qui jouent un rôle fondamental dans le métabolisme du cerveau et des nerfs.

Ainsi, une carence en acide folique provoque un ralentissement de la multiplication des cellules, notamment des cellules à fort taux de renouvellement comme les cellules sanguines (globules rouges et blancs), celles de l'intestin, du foie, de la peau. Les signes de cette hypovitaminose sont donc l'anémie, les troubles digestifs et neurologiques et les atteintes des muqueuses (gencives par exemple).

Chez la femme enceinte, les conséquences d'une carence en acide folique sont encore plus dramatiques : anomalies du développement des tissus maternels (placenta, circulation sanguine), anomalies de développement du fœtus (spina bifida, anencéphalie), retard de croissance du fœtus, augmentation du risque de prématurité, faibles réserves en folates chez le nourrisson. Malheureusement, ces cas de carence en acide folique ne sont pas isolés dans nos pays industrialisés. En France, environ 30% des femmes en âge de procréer présentent un risque (élevé ou modéré) de carence en acide folique et environ 800 grossesses sont atteintes d'anomalies par an. A partir de l'adolescence, il est donc recommandé à toutes les femmes de veiller à la couverture de leurs besoins en acide folique.

L'implication de la carence en acide folique dans le développement des maladies cardiovasculaires renforce la nécessité de maintenir des apports adéquats en cette vitamine. En effet, l'augmentation, même légère, du taux d'homocystéine (molécule qui s'accumule dans des situations de carence en acide folique) dans le sang (>10 µmol/L) constitue un facteur indépendant de risque de maladies cardiovasculaires.

Les
apports conseillés en acide folique chez l'adulte ont donc été définis de manière à minimiser les risques au cours de la grossesse et les risques cardiovasculaires.

Compte tenu de notre mode alimentaire, la plus grande
part de l'acide folique que nous ingérons est apportée par les légumes verts et les fruits. Les fromages, les œufs, le foie et ses dérivés (pâtés), les graines et leurs dérivés constituent également de bonnes sources. Enfin, une consommation régulière d'aliments à faible teneur en acide folique (pain, pomme de terre) peut contribuer à l'apport global.


>Apports nutritionnels conseillés en acide folique pour la population française (pdf)

13/02/2013

Vendredi, un astéroïde passe près de la Terre

lu sur :

http://www.lepoint.fr/science/2012-da14-et-la-terre-ont-rendez-vous-le-15-fevrier-05-02-2013-1623976_25.php

2012-DA14 et la Terre ont rendez-vous le 15 février - Le Point

Par Rodolphe Baron

Dans le langage scientifique, c'est un astéroïde géocroiseur d'une quarantaine de mètres de diamètre. En clair, il s'agit d'un gros caillou, grand comme un terrain de football, qui fonce en direction de la Terre. Pas de panique pourtant, on ne rejouera pas le 21 décembre 2012 le 15 février 2013. L'astéroïde 2012-DA14 se contentera de frôler notre planète sans la percuter. Ce n'est pourtant pas faute d'essayer. Seuls 27 000 kilomètres séparent la Terre de la trajectoire de 2012-DA14. Et même si les risques restent faibles, le passage de l'astéroïde pourrait quand même causer des dégâts. Sa route se situe à plusieurs milliers de kilomètres en dessous de l'orbite des satellites géostationnaires et des principales infrastructures entourant la Terre, telles que la Station spatiale internationale et le télescope Hubble. 

© Space.com

Selon Don Yeomans, qui surveille les objets géocroiseurs à la Nasa, cette incursion dans les orbites basses d'un astéroïde de cette taille fera date : "Depuis qu'une surveillance régulière a commencé dans les années 1990, nous n'avons jamais vu un si gros objet s'approcher si près de la Terre." L'occasion est d'autant plus belle pour la communauté scientifique qui compte bien profiter de ce bref passage pour observer 2012-DA14 et tenter d'en apprendre davantage sur les astéroïdes. Même si certains scientifiques ont évoqué la possibilité d'observer l'objet "avec de simples jumelles", seuls les astronomes amateurs les plus équipés auront la chance de scruter en détail ce rocher qui se déplacera très rapidement dans le ciel.

© Space.com

Un astéroïde en cache parfois un autre

Plusieurs astéroïdes géocroiseurs comme 2012-DA14 sont dans le collimateur des agences spatiales depuis de nombreuses années. Ils croisent régulièrement l'orbite de la Terre, mais sans que les probabilités de collision dépassent 1 %. Parmi ces objets potentiellement dangereux, Apophis (dit aussi 2004-MN4) est le plus redoutable.

Ce mastodonte spatial de 270 mètres de diamètre et la Terre se sont déjà rencontrés en janvier dernier. Ils ont deux autres rendez-vous programmés. Le premier aura lieu le 13 avril 2029 avec une probabilité de collision presque inexistante malgré un passage rapproché (31 300 kilomètres). Le second, fixé au 13 avril 2036 est en revanche moins favorable à la Terre sur le champ des probabilités, même si le risque reste faible. Heureusement, car la communauté scientifique juge qu'une collision entre notre planète et un tel objet impacterait durablement l'écosystème terrien.

L'ancêtre commun des mammifères

lu sur :

http://www.lepoint.fr/science/l-ancetre-commun-des-mammiferes-identifie-08-02-2013-1625346_25.php

L'ancêtre commun des mammifères placentaires identifié

Le Point.fr - Publié le 08/02/2013 à 12:39 - Modifié le 08/02/2013 à 17:41

Le Point.fr

Contrairement à ce que l'on pensait jusqu'ici, l'ancêtre commun des mammifères placentaires (qui représentent la grande majorité des mammifères) serait apparu longtemps après la fin des dinosaures il y a 65 millions d'années, selon une étude dévoilée cette semaine dans la revue Science. Des travaux qui apportent l'éclairage le plus complet à ce jour sur l'évolution de cette grande famille qui compte l'homme, le singe ou la baleine. De précédentes études situaient l'émergence de ces mammifères avant l'extinction des dinosaures et de 70 % des espèces de la planète due, selon la théorie la plus communément admise, à l'impact d'un astéroïde qui a bouleversé le climat.

 
 

Les chercheurs se sont appuyés sur la plus grande banque de données au monde combinant les traits génétiques et morphologiques des différentes espèces pour reconstruire l'arbre généalogique des mammifères placentaires, la plus importante branche de cette famille avec plus de 5 100 espèces vivantes. Des analyses génétiques avaient laissé penser que les mammifères étaient déjà un groupe diversifié à la fin du crétacé. Désormais, leur essor serait survenu entre 200 000 et 400 000 ans après la fin des dinosaures.

"L'analyse de cette énorme quantité de données montre bien que (...) des espèces comme des rongeurs et des primates n'étaient pas contemporaines des dinosaures, mais descendent d'un ancêtre commun, un petit animal mangeur d'insectes, qui est apparu peu après la fin des dinosaures", relève un des auteurs, Maureen O'Leary, professeur adjoint d'anatomie à l'université Stony Brook (New York, nord-est) et chercheuse à l'American Museum of Natural History. "C'est environ 36 millions d'années plus tard que les estimations basées seulement sur des données génétiques", relève Marcelo Weksler, un paléontologue du Museu Nacional-UFRJ au Brésil, un des 23 coauteurs de l'étude parue dans la revue américaine Science datée du 8 février.

Changement climatique

Pour remonter jusqu'à l'ancêtre commun des mammifères placentaires - un animal qui devait être de la taille d'un petit rat, avoir un utérus bicorne comme nombre de mammifères, un cortex cérébral avec des circonvolutions et un placenta ressemblant à celui des humains -, ces scientifiques ont collecté et analysé les caractéristiques physiques et génétiques de 86 espèces, dont 40 sont éteintes, mais connues grâce aux fossiles. Ils ont rassemblé 4 500 traits, comme la présence ou l'absence d'ailes, de dents et certains types de squelette, ainsi que d'autres caractéristiques morphologiques qu'ils ont combinés avec les traits génétiques. Cette banque de données contient dix fois plus d'informations que celles utilisées jusqu'alors pour étudier l'histoire des mammifères, soulignent ces chercheurs, précisant qu'elle est accessible au public en ligne et compte plus de 12 000 illustrations (www.morphobank.org).

Ces travaux devraient permettre aussi de répondre à nombre de questions importantes comme celles de savoir comment les mammifères ont survécu au changement climatique dans le passé et ce que cela pourrait signifier dans le futur avec le réchauffement actuel de la planète. Cette étude a également révélé qu'une des branches de ces mammifères appelée Afrotheria, qui englobe les éléphants jusqu'aux oryctéropes, et vivant aujourd'hui en Afrique, est en fait originaire du continent américain. "Déterminer comment ces animaux sont venus en Afrique est une question scientifique importante comme d'autres auxquelles on pourra répondre avec cette banque de données et l'arbre phylogénomique (phylogénie et génomique) des mammifères produit par cette étude", commente Fernando Perini, professeur à l'université fédérale Minas Gerais au Brésil, autre coauteur. L'étude a été conduite dans le cadre du projet dit de l'Arbre de la vie (Atol) financé notamment par l'Académie américaine des sciences.

12/02/2013

Bretagne : menaces sur deux zones Natura 2000 !

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/02/12/en-bretagne-le-peuple-des-dunes-defend-son-sable_1830882_3244.html

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En Bretagne, le "Peuple des dunes" défend son sable

LE MONDE | 12.02.2013 à 13h19 • Mis à jour le 12.02.2013 à 13h41 Par Martine Valo - Baie de Lannion (Côtes-d'Armor), envoyée spéciale

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A la belle saison, l'archipel des Sept-Iles est un lieu de villégiature très couru. Fous de Bassan, cormorans huppés, petits pingouins, guillemots de Troïl, fulmars boréaux, goélands ou encore puffins des Anglais se pressent sur ce littoral des Côtes-d'Armor. C'est pour eux et les stars locales, une colonie de phoques - des habitués - et les macareux moines, et pour tout le secteur de la pêche et du tourisme aussi, que le collectif le Peuple des dunes se bat.

Dans sa lutte contre le projet d'exploitation industrielle qui doit venir se servir en sable coquillier au milieu de la baie de Lannion, à deux encablures de ce site exceptionnel, classé réserve naturelle depuis 1976, le collectif de 31 associations, créé en janvier 2012, vient d'envoyer au ministre du redressement productif une lettre très circonstanciée qui démontre lacunes et impacts du dossier. Arnaud Montebourg a autorité sur le dossier et c'est lui qui devra in fine accorder - ou non - le permis d'extraction.

L'entreprise pétitionnaire, la Compagnie armoricaine de navigation (CAN), filiale du groupe Roullier, a vu grand. Elle a demandé l'autorisation de prélever 8 millions de mètres cubes de l'immense dune de sable coquillier, située entre deux zones Natura 2000 distantes d'à peine un kilomètre, sur la touristique Côte de granit rose. La CAN vise une extraction, pendant deux décennies, de 40 0000 mètres cube par an de ce matériau destiné à l'amendement des sols agricoles.

FINE POUSSIÈRE

Les opposants au projet redoutent l'impact de la fine poussière rejetée par le bateau extracteur sur les fonds marins de la réserve, connus pour ses gorgones et ses eaux claires. Ils craignent en outre que la dune ne s'effondre. Celle-ci sert de frayère au lançon, une anguille des sables, dont les oiseaux de mer sont très friands, comme le sont bars et lieux. Le bruit et l'éclairage nocturne pourraient achever de rebuter toute cette faune.

Unanimes, les élus des treize communes riveraines de la baie de Lannion ont tous voté contre l'extraction. "Il y a toujours eu des sabliers par ici, concède Yvon Bonnot (UMP), maire de Perros-Guirec, mais là, les quantités n'ont rien à voir. J'ai souvent posé la question : pourquoi laisser un interstice entre deux zones Natura 2000 ? On nous avait répondu que c'était à cause des algues vertes..." Les élus s'interrogent : n'était-ce pas plutôt pour le sable coquillier ? Et quel impact aura l'arasement du gisement créé par les courants sur les plages de la côte ? Faudra-t-il les regarnir de... sable ? "Cette dune a plus de dix mille ans. On ne peut plus se permettre d'épuiser comme ça les ressources naturelles, s'enflamme Joël Le Jeune (PS), le président de l'agglomération Lannion Trégor. La CAN a présenté son projet sur une base bien légère, sans tenir compte de nos intérêts économiques ni surtout de l'écosystème exceptionnel de notre littoral préservé."

"Ici, nous pratiquons une pêche écologiquement responsable et voilà !, s'emporte Philippe Priser, pêcheur de bars et de coquilles Saint-Jacques. Une centaine de bateaux sont concernés. La CAN prétend qu'elle n'a pas de problème avec les pêcheurs sur un autre site qu'elle exploite près de Bréhat. Normal, il n'y a plus personne, les fonds sont devenus lunaires..." Au nom de l'environnement, des homards, des ormeaux et des moules, pêcheurs et plongeurs sous-marins, plaisanciers et surfeurs, professionnels du tourisme et riverains se retrouvent donc dans le Peuple des dunes en Trégor, qui multiplie les réunions publiques. La Ligue de protection des oiseaux, gestionnaire de la réserve naturelle, les a rejoints pour dénoncer l'évaluation insuffisante des incidences du projet industriel sur ce "spot de biodiversité".

SOLIDE ÉQUIPE DE RETRAITÉS

La contre-offensive s'appuie sur une solide équipe de retraités déterminée et méthodique. Sur leur site Internet, on peut lire par exemple le compte rendu de l'enquête publique. Celle-ci prend acte de la forte mobilisation des opposants au projet et note que les rares opinions favorables exprimées émanent de marins de la CAN ou de la filière agricole. Le commissaire enquêteur recense les nombreux impacts sur l'environnement qui ont manifestement été "minimisés". Le projet a toutefois reçu un avis favorable.

Ce nouveau site d'extraction de sable coquillier est important pour la CAN. Il compenserait le maërl de la région - une algue fossilisée en voie d'épuisement et désormais protégée. L'entreprise n'a plus le droit de l'exploiter.

"Si nous renonçons à la baie de Lannion, il nous faudra faire venir du calcaire terrestre pour nos deux usines bretonnes, ce serait un coût supplémentaire et cela ferait circuler des tas de camions. Ce serait un non-sens écologique, explique Bernard Lenoir, directeur de développement de la CAN dans les Côtes-d'Armor. Les coopératives agricoles en ont besoin. Si nous obtenons cette concession, nous compléterons notre dossier, nous mènerons des études supplémentaires sur l'écosystème si le préfet nous le réclame."

Cela ne suffira pas à renouer le dialogue avec les anti-extraction. "Nous ne sommes pas des militants écolos, nous défendons juste l'environnement", assure Alain Bidal qui préside le Peuple des dunes. "Sur terre, à la fin d'une concession de carrière, on doit remettre en état, pas en mer. C'est un terrain de sauvages alors ?", lance l'un de ses lieutenants. Si la concession minière est accordée, le collectif formera un recours. Si elle ne l'est pas, il est probable que la CAN le fera. Le gouvernement a jusqu'au 15 mars pour se décider.

11/02/2013

De la qualité des produits cuisinés dans l'Union Européenne

lu sur :

http://www.lepoint.fr/invites-du-point/laurent-chevallier/au-dela-du-cheval-des-produits-d-equarrissage-dans-les-plats-cuisines-10-02-2013-1625897_424.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20130211

Des produits d'équarrissage dans les plats cuisinés ?

Le Point.fr - Publié le10/02/2013 à 12:31- Modifié le11/02/2013 à 10:57

Comment produire une viande de qualité pour des produits industriels vendus 1,60 euro la barquette ? Le docteur Chevallier tire la sonnette d'alarme. 

 Par le Dr

Les Anglais ont été trompés sur la marchandise avec l'affaire des lasagnes à la viande de cheval étiquetée comme étant du boeuf. Soit. La viande de cheval, si elle peut être parasitée par la trichinose, est moins grasse et plus saine que la viande de boeuf, d'autant que la qualité d'une viande est fortement dépendante de ce que consomment les animaux. Dans ce domaine, les chevaux sont plutôt mieux nourris que les bovins et les porcs des élevages intensifs industriels. Donc, même si l'hippophagie n'est pas prisée outre-Manche, nos amis anglais ne risquent rien a priori, sauf si...

 
 

Car on s'aperçoit tout simplement que les contrôles qualité de l'entreprise (de nombreuses autres doivent être dans le même cas) et des organismes officiels ont été plus que défaillants en étant incapables de détecter la différence entre la viande de cheval et celle de boeuf, à moins qu'il n'y ait tout simplement pas de contrôle ! Depuis combien de temps ces pratiques existent-elles ? Ces dysfonctionnements n'ouvrent-ils donc pas la voie à bien d'autres interrogations ? Analysons par exemple le coût d'une boîte de raviolis (fourchette haute) de 1,60 euro pour 400 grammes de composé "pur boeuf".

Sur quoi fait-on des économies ?

Comment arriver à ce prix qui comprend la fabrication de la boîte, l'impression des étiquettes, la confection du plat composé à base de pâtes, de boeuf (attention, la mention "à base de boeuf" indique qu'il y a bien d'autres composés), de sauce tomate, de condiments, d'additifs ?... Puis, n'oublions pas le transport des boîtes, la marge du vendeur. Au-delà des frais fixes, sur quelle partie peut-on faire des économies ? Sur la qualité du contenu ! Ainsi a-t-on dans cette boîte une viande pour un coût forcément inférieur à 0,40 euro les 100 grammes.

L'exemple donné peut être étendu à de nombreux plats confectionnés : poulet basquaise, hachis parmentier, à la fois en conserve ou surgelé... Cette viande est issue de pays à bas coût de main-d'oeuvre : est-il simplement possible économiquement de produire en conservant un minimum de qualité ? Il y a tout de même des limites en dessous desquelles il n'est plus possible de fournir, sauf peut-être en ajoutant, au-delà des plus bas morceaux (tendons...), des produits d'équarrissage.

Les rendre "comestibles" est fort simple, la cuisson, l'adjonction de divers composés chimiques peuvent les rendre plus "sains", et la simple irradiation (largement pratiquée dans certains pays) détruit les micro-organismes. La viande ainsi traitée devient "consommable" sans risque sur le plan bactériologique. Il faudrait que les organismes privés et publics disent clairement comment sont effectués leurs contrôles, notamment vis-à-vis des pratiques possibles d'irradiation non déclarées.

L'Union préconise... l'autocontrôle des industriels !

Le scandale ne fait que commencer et il faut souligner le fait que l'Europe accepte un laisser-faire surprenant dans la mesure où elle n'a pas réussi à imposer une vraie traçabilité des produits alimentaires dans les plats composés. La mention de l'origine du pays des divers ingrédients n'est même pas obligatoire grâce, entre autres, au lobby intense des industriels, alors même que l'alimentation industrielle tend vers une industrie d'assemblage. Quant à la Commission européenne, elle est favorable à plus d'autocontrôle de la part des industriels ! Avec certainement parmi les arguments, peut-être soufflés par les lobbyistes, qu'il faut soulager les autorités sur le plan financier. Or, c'est bien par le contrôle des autorités luxembourgeoises puis anglaises que la supercherie a été détectée concernant l'étiquetage trompeur.

Le ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire Stéphane Le Foll a affirmé que tout cela n'était pas acceptable : "Il faut faire respecter une chose simple, ce qu'on inscrit sur une étiquette doit être conforme à ce qu'il y a dans le produit. (...) Il doit y avoir correspondance entre le contenant et le contenu." Le contenant, c'est la boîte, et le contenu, ce qu'il y a dedans. Or, M. Le Foll n'est pas sans savoir que l'on ignore la composition d'un grand nombre de produits alimentaires consommés par des millions de gens au nom du "secret" industriel, certains revendiquant même cet aspect sur le plan marketing.

Le soupçon concernant la présence de viandes issues de l'équarrissage existe, reste aux organismes de contrôle nationaux et européens à infirmer ou confirmer cette hypothèse. Si le ministre de l'Agriculture veut réellement passer aux actes, nous l'y aiderons.

09/02/2013

il FAUT changer !

les surlignags sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/culture/article/2013/02/07/notre-civilisation-pourrait-elle-s-effondrer-personne-ne-veut-y-croire_1828673_3246.html

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Notre civilisation pourrait-elle s'effondrer ? Personne ne veut y croire

LE MONDE CULTURE ET IDEES | 07.02.2013 à 14h24 • Mis à jour le 07.02.2013 à 17h51

Par Stéphane Foucart

Pour son élection à la Royal Society de Londres, Paul Ehrlich tenait à mettre sur la table une question abrupte sur la marche du monde. Cette question, elle ne cesse de le travailler depuis quatre décennies : "Un effondrement de la civilisation globale peut-il être évité ?" C'est donc le titre que le célèbre biologiste américain a choisi pour la longue tribune qu'il a rédigée à l'invitation de la plus vénérable des académies des sciences et qui vient d'être publiée dans Proceedings of the Royal Society B - l'une des revues qu'elle édite. Hélas ! Cette interrogation, qui ne soulevait guère, jusqu'à récemment, que des haussements d'épaules, est désormais de plus en plus sérieusement considérée par la communauté scientifique.

 

Les premières phrases de Paul Ehrlich, toujours membre, à plus de 80 ans, du département de biologie de l'université Stanford (Californie), ont servi d'entrée en matière à un colloque sur la biodiversité et la croissance économique, le 31 janvier, à l'Ecole des mines de Paris. Elles donnent le ton. "A peu près toutes les civilisations passées ont subi un effondrement, c'est-à-dire une perte de complexité politique et socio-économique, généralement accompagnée d'un déclin drastique de la démographie, écrivent le biologiste américain et sa compagne, Anne Ehrlich, également professeur à Stanford. Certaines, comme en Egypte ou en Chine, se sont remises de situations d'effondrement mais d'autres non, comme la civilisation de l'île de Pâques, ou les Mayas classiques. (...) Dans bien des cas - sinon la plupart - la surexploitation de l'environnement a été en cause."

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE ET ACIDIFICATION DES OCÉANS

La nouveauté du problème est sa dimension globale. Jadis, l'écroulement des sociétés n'a jamais été qu'un phénomène local ou régional. A quelques centaines de kilomètres des lieux où se tramait le délitement de sociétés structurées, rien de tangible ne se produisait. Les hommes continuaient à vivre paisiblement. "Mais, aujourd'hui, pour la première fois, une civilisation humaine globale - la société technologique, de plus en plus interconnectée, dans laquelle nous sommes tous embarqués à un degré ou à un autre - est menacée d'effondrement par un ensemble de problèmes environnementaux", poursuit l'auteur.

Ces problèmes sont connus. Ils sont au centre d'une somme considérable de travaux de recherche ; ils ont tous en commun d'affecter les écosystèmes et, en conséquence, de menacer les services qu'ils offrent gracieusement aux économies. C'est-à-dire aux hommes. La liste qu'égrènent Anne et Paul Ehrlich est longue. Erosion rapide de la biodiversité ; exploitation irraisonnée des océans ; destruction accélérée des insectes pollinisateurs, qui assurent la reproduction de 80 % du règne végétal ; épuisement des sols et des eaux souterraines ; formation de vastes zones mortes dans les océans, à l'embouchure des grands fleuves qui charrient les effluents agricoles. Avec, surplombant et déterminant partiellement le tout, deux phénomènes globaux liés à nos émissions de gaz à effet de serre : le réchauffement climatique et l'acidification des océans. L'humanité a donc devant elle un certain nombre de difficultés...

Pour tous ceux qui s'intéressent à l'écologie scientifique et à la biologie de la conservation, Paul Ehrlich est connu comme le loup blanc. En 1968 - cinq ans avant Les Limites à la croissance, rapport du Club de Rome, qui fait date -, il publiait The Population Bomb, un ouvrage grand public dont il vendit quelque deux millions d'exemplaires.

"Paul Ehrlich a toujours eu comme idée que la démographie est au centre de tout, que nous sommes trop sur la planète et qu'il fallait trouver des moyens pour être moins nombreux", résume le biologiste Gilles Boeuf, président du Muséum national d'histoire naturelle. "A sa publication, ce livre a reçu beaucoup d'attention, se souvient James Brown, professeur à l'université du Nouveau-Mexique, aux Etats-Unis, et membre de l'Académie des sciences américaine. On commençait à prendre conscience qu'une croissance exponentielle ne pourrait pas continuer indéfiniment sur une Terre finie. Je crois que beaucoup étaient cependant sceptiques sur l'horizon de temps auquel Paul Ehrlich prévoyait un effondrement."

"VERS DE PLUS VASTES FAMINES"

De fait, le biologiste augurait de vastes famines dans les années 1990 - elles n'ont pas eu lieu. "Ce qui est souvent décrit comme des prévisions "fausses" n'était que des scénarios, clairement présentés comme des histoires qui devaient aider à penser le futur et dont certaines ne se réaliseraient pas, répond Paul Ehrlich. Mais la principale erreur du livre est de sous-estimer la vitesse à laquelle la "révolution verte" [modernisation des techniques agricoles] s'est propagée dans les pays pauvres. Cela a sauvé beaucoup de vies, mais nous a aussi mis sur les rails où nous sommes désormais, vers de plus vastes famines."

L'effondrement, c'est d'abord la faim. Ce qui tourmente Paul Ehrlich depuis quarante ans est avant tout une question d'agriculture, de nourriture et d'estomacs à remplir. Cette crainte, rétorquent les détracteurs du néomalthusianisme, ne serait qu'une vieille lune puisant dans un millénarisme irrationnel, remontant à bien avant Thomas Malthus (1766-1834) lui-même. On trouve, de fait, trace de cette préoccupation aux toutes premières heures de l'Histoire. Le plus ancien texte de l'humanité, L'Epopée de Gilgamesh, le célèbre conte mésopotamien dont la composition remonte à la fin du IIIe millénaire avant notre ère, ne met-il pas en scène un aréopage de divinités décidées à punir l'humanité pour sa propension à la multitude ?

"La Terre peut nourrir neuf milliards d'individus sans problème", rétorquent ainsi les adversaires de Paul Ehrlich. Mais ceux qui ont le privilège d'écrire que les famines ne sont pas un "problème" ne sont jamais ceux qui ont eu faim. "Je trouve l'optimisme de beaucoup d'analystes assez perturbant, sachant qu'aujourd'hui presque un milliard d'humains souffrent de la faim et que des millions d'entre eux en meurent chaque année, ajoute le biologiste américain. Si c'est si facile, pourquoi tout le monde n'est-il pas correctement nourri ? Il y a sans doute plus de personnes souffrant de faim et de malnutrition aujourd'hui qu'en 1968", lors de la parution de The Population Bomb. Il n'y avait, alors, que trois milliards et demi d'humains sur Terre - nous sommes aujourd'hui plus du double.

DÉCLIN DE LA PÊCHE MONDIALE

"Ce que souligne Paul Ehrlich, c'est que, même si, dans la situation actuelle, on calcule que la Terre pourrait nourrir neuf milliards d'humains, nous ne sommes absolument pas sûrs que cela soit encore possible dans quelques décennies, redoute le biologiste Gilles Boeuf. Simplement parce que le système de production va commencer à subir les effets des perturbations que nous avons introduites dans le système, à commencer par le changement climatique." Dans de nombreuses régions du monde et pour certaines grandes cultures, "les rendements agricoles n'augmentent plus depuis sept à huit ans", précise le président du Muséum. En France, par exemple, les effets du changement climatique sur le blé se font sentir depuis 1996 : en dépit des progrès agronomiques, les rendements stagnent, après un demi-siècle de croissance continue. C'est le cas dans la majeure partie de l'Europe.

L'agriculture ne sera pas le seul système affecté. Les pêcheries souffrent également : depuis le milieu des années 1990, les prises mondiales déclinent, en dépit d'un effort de pêche toujours accru. Toujours plus de bateaux sont armés, traquent la ressource de plus en plus loin et de plus en plus profond, mais le produit de la pêche mondiale décline inexorablement. La tendance pourrait être encore aggravée par le réchauffement des eaux superficielles de l'océan et, surtout, par leur acidification. La manière dont les écosystèmes marins peuvent s'adapter à ce phénomène est largement inconnue, puisque ce dernier se produit à un rythme inédit depuis au moins 300 millions d'années, selon une récente étude publiée dans la revue Science.

Au chapitre des courbes qui plafonnent, celle de la production pétrolière n'est pas la moindre. Entre 2004 et 2011, malgré une demande explosive, elle a stagné, selon la BP Statistical Review of World Energy, entre 80 et 83 millions de barils par jour... Et ce, en comptant les ressources non conventionnelles (huile de schiste, sables bitumineux, etc.). "La "bombe" et les "limites", commente James Brown en référence à l'ouvrage de Paul Ehrlich et au rapport du Club de Rome, deviennent probablement une réalité en ce moment même."

LE REVIREMENT DE LA COMMUNAUTÉ SCIENTIFIQUE

Dans le dernier tiers du XXe siècle, la question de la finitude du monde est demeurée marginale dans la communauté scientifique. Elle n'a pas suscité une école de pensée structurée, comme la physique des semi-conducteurs, la génomique ou la climatologie. L'opinion et les craintes de Paul Ehrlich sont-elles désormais partagées par tous ? "Non, il est toujours critiqué et considéré comme trop pessimiste, estime James Brown. La majorité de la communauté scientifique ne reconnaît pas ce qu'Ehrlich ou encore mon groupe de recherche et moi considérons comme une urgence critique."

Chez les chercheurs qui travaillent spécifiquement sur le fonctionnement des écosystèmes, la réalité est peut-être différente. "Ce n'est pas un tableau très joyeux qu'il dépeint, confie Franck Courchamp, chercheur au laboratoire Ecologie, systématique et évolution (CNRS/université Paris-Sud), mais malheureusement je pense qu'il écrit tout haut ce que la plupart des écologues pensent tout bas." La prestigieuse revue Nature a par exemple publié, au printemps 2012, deux vastes synthèses de la littérature scientifique, menées collectivement par une quarantaine de spécialistes du fonctionnement des écosystèmes. Leurs conclusions sont glaçantes : non seulement l'ensemble de la biosphère terrestre connaîtra une "bascule abrupte et irréversible" dans les prochaines décennies, du fait des transformations apportées par l'homme à l'environnement, mais les services rendus aux économies par ce dernier vont perdre en efficacité du fait de l'érosion de la biodiversité.

DES ÉTUDES LARGEMENT IGNORÉES

Probablement trop déprimantes, ces deux synthèses de la littérature, résumant le savoir accumulé par des centaines d'études, ont été relativement ignorées par les médias. Elles sont passées inaperçues. A peu près autant que l'avis commun rendu en juin 2012 par les 106 académies des sciences, intitulé "Population et consommation" et qui, en termes prudents, n'en valide pas moins les inquiétudes anciennes de Paul Ehrlich. "Les accroissements simultanés de la population et de la consommation non durable font que le monde se trouve face à deux de ses plus grands défis, assurent les académies des sciences. La population mondiale est de 7 milliards d'habitants, et la plupart des projections indiquent qu'elle sera de 7 à 11 milliards en 2050, sachant que l'accroissement de la population se fera surtout dans les régions à faible revenu. Globalement, les niveaux de consommation sont à un niveau jamais atteint, largement en raison de la forte consommation par individu dans les pays développés."

Au sein de l'establishment scientifique, les idées du biologiste américain commencent donc à faire leur chemin. Il suffit, pour s'en rendre compte, de relever le nombre de fois que The Population Bomb est cité dans la littérature scientifique. Entre 1968 et 1995, il n'y est fait référence que deux fois. Autant dire que l'ouvrage, malgré son succès auprès du public, est poliment ignoré. Mais dans la décennie suivante, entre 1995 et 2005, il est cité de dix à vingt fois par an, puis de vingt à quarante fois par an depuis 2005.

Pourtant, si elle apparaît comme une préoccupation de plus en plus partagée chez les scientifiques, l'impossibilité d'une croissance exponentielle éternellement entretenue dans un monde fini reste largement ignorée dans les cercles dirigeants, parmi les économistes et dans l'opinion. Le gouffre est en effet énorme entre les centaines d'études alarmantes et le "climat" général des réactions. "Il y a dans la communauté scientifique une retenue sur ces sujets qui m'a toujours étonné, ajoute M. Courchamp. Même dans les instances nationales, les scientifiques spécialistes ont toujours peur d'être accusés de catastrophisme, d'opinions militantes ou exagérées."

UNE CONNAISSANCE CONFINÉE À UN PETIT NOMBRE

Les médias, eux aussi, sont souvent réticents à traiter pleinement ces sujets, souvent jugés trop anxiogènes. La connaissance accumulée sur l'état de tension entre le système technique humain et la biosphère demeure ainsi confinée à un petit nombre de spécialistes. "Certains essayent [de communiquer], mais les scientifiques ne sont pas formés pour parler au public et les normes de la science et la discipline de la pratique scientifique militent contre le fait d'aller vers le public, explique Paul Ehrlich. Mais plusieurs d'entre nous, tous des ''vieux briscards'', s'engagent : James Hansen, le plus titré des climatologues fédéraux [directeur du Goddard Institute for Space Studies de la NASA], a même été incarcéré pour avoir manifesté contre la construction d'une centrale à charbon."

L'ignorance, par le plus grand nombre, de la situation telle que la perçoivent les spécialistes compte au nombre des grandes préoccupations du biologiste américain. "Pour éviter un effondrement, le plus grand défi est peut-être de convaincre l'opinion, en particulier les hommes politiques et les économistes", écrit-il. Une grande part des communautés scientifiques et techniques investies dans la recherche et le développement sont aussi toujours rétives à l'idée d'une finitude du monde. "Je le vois dans mes conférences : il y a encore un déni incroyable à propos de notre situation, relève Gilles Boeuf. Parfois, ce sont même des scientifiques qui me disent : "On ne croit pas à ce que vous dites" !"

LA FRANCE, CHAMPIONNE DU DÉNI

Sur le terrain du déni, la France occupe une place à part. D'abord, ingénieurs et scientifiques passent souvent par des formations communes. Ensuite, la langue française a mis dans le même mot - "écologie" - une science et un mouvement politique. Du coup, les faits scientifiques qui relèvent de la première sont sans cesse relativisés et discutés comme le seraient les postures idéologiques du second. "Nous avons un vrai problème avec ça, confie Gilles Boeuf. Nous ne sommes pas écologistes, nous sommes écologues !" Il ne faut pas sous-estimer la force de la confusion des mots. La France est par exemple le dernier pays dont l'Académie des sciences, en dépit des textes internationaux qu'elle a signés, estime incertaine l'origine anthropique du changement climatique...

Or, lorsqu'un problème environnemental semble très incertain, il n'y a nulle raison de chercher à le résoudre. Surtout si sa résolution demande des efforts colossaux. Le sera-t-il jamais ? Au terme de leur longue tribune dans Proceedings of the Royal Society B, Paul et Anne Ehrlich répondent, de manière étonnante, oui : "L'effondrement de la civilisation globale" peut être évité, "car la société moderne a montré de la capacité à traiter les menaces de long terme, si elles sont évidentes et continuellement portées à notre attention". Mais cette note d'espoir est vite remise à sa place. "Nous estimons que la probabilité d'éviter l'effondrement n'est que d'environ 10 %, précise Paul Ehrlich. Et nous pensons que, pour le bénéfice des générations futures, cela vaut le coup de se battre pour monter cette probabilité à 11 %."

La principale incertitude ne repose sans doute pas sur les grands changements d'état de la biosphère et la raréfaction des ressources. Elle tient plutôt au fait de savoir ce qu'est un "effondrement", c'est-à-dire de quelle manière les sociétés réagiront à ces changements. Appauvrissement brutal des populations ? Perte de contrôle des Etats sur leur territoire ? Incapacité à assurer les besoins de base de la population ? Généralisation de la violence ? Ou réduction graduelle et pacifique de la consommation matérielle, accompagnée d'une plus forte cohésion sociale ? Ces questions restent ouvertes et ne sont pas du ressort des sciences de la nature. Mais le spectacle qu'offre un pays comme la Grèce n'incite guère à l'optimisme. 

 

Lire aussi : Changement climatique : près de soixante études par jour (ci dessous)

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"L'HOMME PEUT-IL S'ADAPTER À LUI-MÊME ?"

collectif, dirigé par Gilles Boeuf, Bernard Swynghedauw et Jean-François Toussaint, (Quae éditions, 2012).

"L'ÉCOLOGIE POUR LES NULS"

de Franck Courchamp (Editions générales First, 2009).

SUR LE WEB

"CAN A COLLAPSE

OF GLOBAL CIVILIZATION BE AVOIDED ?"

Article en anglais de Anne et Paul Ehrlich disponible sur le site de la revue Proceedings of the Royal Society B www. royalsocietypublishing.org

MILLENNIUM ALLIANCE FOR HUMANITY AND THE BIOSPHERE

Une initiative imaginée par Anne et Paul Ehrlich http://mahb.stanford.edu

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Changement climatique : près de soixante études par jour 

http://www.lemonde.fr/culture/article/2013/02/07/changement-climatique-pres-de-soixante-etudes-par-jour_1828674_3246.html

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LE MONDE CULTURE ET IDEES | 07.02.2013 à 14h24 • Mis à jour le 07.02.2013 à 17h42

Par Stéphane Foucart

Vouloir rendre compte de la recherche sur le changement climatique est à la fois impossible et déprimant. Déprimant parce que la majorité des études publiées dressent un tableau assez sombre de l'avenir prévisible. Impossible parce que l'activité scientifique sur le sujet a pris, ces dernières années, une dimension gigantesque. Ce dont, de toute évidence, l'opinion n'a pas la moindre idée. "Le grand public ne sait pas bien ce que les scientifiques font, ni le rôle que joue la science dans la société", constate l'écologue James Brown, professeur à l'université du Nouveau-Mexique et membre de l'Académie des sciences américaine.

En cherchant dans une base de données de la littérature scientifique - par exemple Scopus, tenue par l'éditeur Elsevier - les articles de recherche contenant les termes "changement climatique" (climate change) ou "réchauffement global" (global warming) dans leur titre, leur résumé ou leurs mots-clés, il est possible de se faire un avis assez précis sur ce décalage. Au milieu des années 1970, l'ensemble des revues scientifiques publiait environ une dizaine d'articles par an sur le sujet. Dix ans plus tard, on en compte une cinquantaine. Encore dix ans de plus - au milieu des années 1990 - et nous en sommes à environ un millier publiés chaque année...

DES SCIENTIFIQUES ANXIEUX

Aujourd'hui, celui qui s'intéresse au réchauffement sous tous ses aspects scientifiques est confronté à une sorte de tsunami de travaux académiques dans lesquels la dimension climatique intervient sous une forme ou une autre. En 2012, les revues savantes ont donné l'onction d'une publication à 15 125 études de ce genre.

Ce qui représente une moyenne de près de soixante travaux de recherche publiés par jour ouvré... Dans cette masse d'études, il est aussi possible de chercher si, par exemple, la notion de perturbation climatique est, ou non, associée de manière croissante au terme "effondrement" (collapse) - que ce soit celui d'une société, d'une calotte de glace, d'un écosystème, d'une pêcherie... Les travaux associant des changements climatiques à ces bouleversements brutaux et périlleux que sont les "effondrements" sont aussi de plus en plus nombreux.

On en comptait moins de dix par an jusqu'à la fin des années 1990 ; une vingtaine entre 2000 et 2003 ; une quarantaine entre 2004 et 2006... En 2012, près d'une centaine ont été publiés. Si l'on fait de cette association (changement climatique et effondrements) une manière d'indice d'anxiété de la communauté scientifique sur les répercussions du changement climatique, alors cet indice a décuplé au cours des vingt dernières années.

08/02/2013

Les boissons light associées à un risque de diabète

lu sur :

http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

Les boissons light associées à un risque de diabète

Selon une étude de l’Inserm, réalisée par l’épidémiologiste Guy Fagherazzi et Françoise Clavel-Chapelon, directrice de recherche à l’Inserm, « la consommation de sodas ‘‘light’’ est associée à une multiplication par 2,3 du risque de développer un diabète par rapport aux femmes qui ne consomment pas de boissons sucrées, tandis que la consommation de boissons sucrées ordinaires multiplie ce risque par 1,5 », rapportent l’AFP, Aujourd’hui en France, Direct Matin, LCI, France 3, France 5 et les chaînes radiophoniques. Ce travail, dont les résultats sont publiés dans la revue American Journal of Clinical Nutrition, a consisté à suivre 66 188 femmes françaises âgées de plus de 40 ans pendant 14 ans (de 1993 à 2007) et analyser leurs habitudes de consommation de boissons sucrées. Il montre que « les femmes consommant des boissons ‘‘light’’ avaient une consommation plus grande que celles consommant des boissons sucrées normales (2,8 verres par semaine contre 1,6 verre par semaine en moyenne respectivement) », explique l’agence de presse.

AFP, France 3, France 5, LCI, France Info, France Inter, RMC Info, RTL, Europe 1, Sud Radio, 07/02, Aujourd’hui en France, Direct Matin, 08/02
Communiqué de presse : Boissons « light » associées à une augmentation de risque de diabète de type 2

06/02/2013

Diabète et précarité - Téléphone portable et tumeurs du cerveau, du nerf acoustique et de la glande salivaire.

lu sur :

http://presse-inserm.fr/mardi-5-fevrier-2013/6530/?

Le Figaro revient sur une enquête menée par l’Académie de médecine et la Mutualité française en Languedoc-Roussillon, soulignant le lien entre « Diabète et précarité » (cf synthèse de presse du 31 janvier).
Ce travail montre que les cas de diabète, avant l’âge de 65 ans, sont plus nombreux chez les personnes précaires (6,9%) que dans les populations peu ou pas du tout précaires (4,4%). Il souligne également l’importance du dépistage et du suivi de ces personnes.
La Mutualité et l’Académie de médecine proposent un site conjoint présentant les résultats de l’étude, ainsi que des conseils pratiques.
 

Une enquête sur l’usage du portable a été menée par l’Association santé environnement France (Asef), cet automne, auprès de 600 lycéens du sud de la France.
Les résultats montrent qu’« ils n’étaient que 15% à savoir qu’il était préférable d’utiliser un kit mains libres ». Par ailleurs, 75% d’entre eux dorment avec leur portable.
Or, plusieurs études ont montré, ces dernières années, que l’usage du portable pourrait augmenter le risque de certaines tumeurs du cerveau, du nerf acoustique et de la glande salivaire.
Le Pr Gérard Lasfargues directeur général adjoint scientifique de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), préconise, par précaution, notamment d’utiliser un kit mains libres et de ne pas dormir avec son portable allumé à proximité immédiate de la tête.

La Croix, 05/02