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11/04/2013

Bonnes idées ( poules / savon )

lu sur :

http://www.univers-nature.com/actualite/quand-les-poules-remplacent-les-poubelles-63487.html

    05/04/2013 : Quand les poules remplacent les poubelles

Nous aurions pu vous parler du charmant village de Pincé, petite commune sarthoise de 196 habitants. Mais c’est sur Barsac, ville girondine de 2000 habitants, que nous nous attardons. Là-bas, comme à Pincé, les élus cherchent à diminuer le volume des déchets produits par les habitants en leur proposant une solution aussi écologique qu’inattendue : des poules. Celles-ci sont en effet peu regardantes sur la présentation de la nourriture qui leur est apportée, et se contentent d’épluchures de légumes et de restes de repas. Une seule de ces poules serait capable d’ingurgiter plus de 150 kilos de végétaux (et de restes divers) chaque année. Dans le même temps, un Français produit en moyenne (et selon l’ADEME) 390 kilos de déchets en tous genres. Le calcul est vite fait : une poule peut permettre de diminuer le volume de nos déchets de plus d’un tiers.

Barsac, les habitants de la communauté de communes de Podensac se sont ainsi vu proposer l’adoption de deux volatiles par foyer, moyennant un euro par individu à plumes. En échange, ils s’engagent à les nourrir et à en prendre soin pour les deux années à venir, et profitent d’oeufs frais quotidiens à la traçabilité certaine. Dans un premier temps, 75 foyers ont pu profiter de l’offre de leur commune et accueillir deux gallinacés. Conquise par ce succès, la commune ne compte pas s’arrêter là et envisage de réitérer son offre, et même de mettre à disposition un poulailler municipal pour ses habitants qui n’ont pas la chance de posséder un grand jardin.

Malgré des dehors futiles, cette distribution de poules s’inscrit dans une vaste politique de réduction des déchets menée par la communauté de communes locale qui a mis en place un impôt sur les ordures ménagères qui ne fonctionne non plus par forfait, mais qui est calculé selon le poids des déchets produits par chaque foyer : en un an, ce système a ainsi permis aux habitants de diviser par deux le volume de leurs poubelles, et de diminuer de belle manière leur contribution annuelle aux impôts locaux. Autant d’initiatives qui permettent d’un côté de réduire les coûts de traitement des déchets de la communauté, tout en apportant un peu plus de vie dans les rues de Barsac et de ses environs.

Si la municipalité veut poursuivre dans cette voie écologique, suggérons-lui la location de quelques chèvres pour tondre la pelouse des espaces verts municipaux : certaines sociétés se sont spécialisés dans ce business vert. Et puis des poules et des chèvres, ce sont des animaux qui sont censés pouvoir s’entendre, non ?

Benjamin . 05/04/2013
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http://www.univers-nature.com/objet-ecolo/je-recycle-lhuile-avec-mon-usine-a-savon-63493.html

Chacun d’entre nous a dû vivre ça lors de nos premières années loin du foyer parental, une période où l’on apprend beaucoup sur la tenue d’un logement à force d’erreurs : déverser des matières grasses dans l’évier finit par boucher celui-ci. Les matières se figent petit à petit jusqu’à complètement obstruer le siphon, qu’il faut alors démonter et nettoyer. Tâche ingrate. Mais alors que faire de ces déchets gras ? Pour le beurre, il suffit d’attendre qu’il se re-solidifie après la cuisson pour l’envoyer faire un beau voyage, direction poubelle.

Pour l’huile en revanche, Analia Blanco, jeune designer, propose de lui offrir une seconde vie et de le transformer en savon. Pour cela, la jeune femme, ancienne de l’école polytechnique de Valence (en Espagne, pas dans la Drôme) a inventé un petit appareil électroménager qu’elle a appelé « usine à savon » : d’apparence cubique, blanc, celui-ci se fondra parfaitement dans n’importe quel coin cuisine. Son mode de fonctionnement est d’une simplicité à toute épreuve : il suffit d’y introduire de l’huile usagée préalablement filtrée, de la mélanger à de l’eau et à de la soude caustique (attention les doigts tout de même), et l’usine à savon se charge de mélanger tout cela et de produire des doses de savon solide, semblables à ceux vendus dans les magasins et auxquels vous êtes habitués. Pour un litre d’huile, l’appareil est capable de produire 850 grammes de savon.

Attention à l’abus de langage, on parle ici d’un savon pensé pour le lavage des sols, de la vaisselle et même du linge, mais en aucun cas pour le soin du corps humain. Quoi qu’il en soit, cette usine à savon permet de se débarrasser de façon intelligente d’un déchet encombrant, et dont un seul litre est capable de contaminer quelques 1000 litres d’eau potable.

Sachant que chaque Français consomme en moyenne 4 litres d’huile alimentaire par an, les volumes rejetés dans les égouts dans les meilleurs des cas, ou directement dans la nature, sont conséquents et méritent d’être pris en compte. C’est à cela que s’est attelée Analia Blanco, en imaginant son usine à savon, en la faisant breveter, et en continuant encore et encore de la tester pour la perfectionner, avant une mise sur le marché espérée dans quelques années. Son travail n’est en tout cas pas passé inaperçu, puisqu’elle a décroché de multiples récompenses lors de concours de design.

Reste à dépasser l’éventuel blocage psychologique du consommateur, pas forcément enclin à nettoyer sa chemise préférée ou la vaisselle de mamie avec du savon fabriqué à partir d’huile de friture recyclée.

Benjamin . 

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