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25/06/2013

Agriculture et écologie : laisser faire la nature peut être efficace

lu sur :

http://www.lemonde.fr/sciences/article/2013/06/24/le-bocage-breton-labo-a-ciel-ouvert_3435620_1650684.html

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Le bocage breton, labo à ciel ouvert

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 24.06.2013 à 15h54 |Sophie Landrin

Le Mont-Saint-Michel flotte à l'horizon. Mais le paysage, malgré sa douceur et ses beaux villages en pierre, s'éloigne de la route touristique. En ce début juin, alors que le soleil s'impose enfin, aux alentours de Pleine-Fougères (Ille-et-Vilaine), ce sont des visiteurs familiers qui sillonnent le bocage. Une écologue inspecte les pièges à insectes installés aux abords d'une haie. Juste à côté, à la sortie d'un champ cultivé, une hydrologue procède à des relevés d'analyse d'eau, tandis qu'en contrebas un duo d'agronomes mesurent le taux d'humidité et de chlorophylle des plantes herbeuses.

Depuis vingt ans, le bocage breton est scruté à la loupe. Le CNRS y a ouvert un laboratoire à ciel ouvert, où se relaient des dizaines de chercheurs de disciplines et d'instituts différents. Ecologues, agronomes, historiens, géographes, sociologues, juristes, archéologues, ethnologues ont installé dans les propriétés des agriculteurs leurs matériels pour tenter de comprendre l'évolution des paysages, les effets des pratiques agricoles sur la biodiversité. Créée par Jacques Baudry, écologue du paysage, la Zone atelier Armorique du CNRS comprend trois espaces d'études : une zone bocagère à Pleine-Fougères, une zone humide dans le marais du Bas-Couesnon, et une zone urbaine à Rennes.

Ce paysage de bocage s'est profondément transformé, en particulier au moment de l'abolition du droit d'aînesse par le code Napoléon. Obligés de partager leur patrimoine entre leurs enfants, les propriétaires érigent alors des milliers de haies pour diviser les parcelles. A cette époque, les pommiers sont abondants enBretagne, pour nourrir la production de cidre. Les lopins de terre sont délimités par des rangées de châtaigniers et de chênes. Cet ordonnancement présente une double vertu, écologique et énergétique. Les arbres font office de brise-vent, apportent de l'ombrage et servent d'habitat. Les branches alimentent les paysans en bois de chauffage ou en bois d'oeuvre, piquets ou cercles pour les tonneaux.

BOULEVERSEMENT DU PAYSAGE

Mais à partir des années 1950, l'agriculture entre dans l'ère de la mécanisation et de l'intensification. Le remembrement des terres qui s'ensuit à la fin des années 1980 bouleverse l'équilibre des paysages : les parcelles s'agrandissent, les prairies diminuent au profit de cultures fourragères, 45 000 km de haies disparaissent entre 1975 et 1987. En Bretagne, les pommiers, obstacles au fauchage, sont arrachés. La production laitière devient dominante, la monoculture se développe ainsi que le recours aux pesticides. Avec quelles conséquences ?

Depuis vingt ans, Françoise Burel, écologue au CNRS, étudie le rôle de ces corridors écologiques sur la biodiversité ainsi que la "connectivité" des paysages. La Zone atelier Armorique lui offre un champ d'études idéal, avec des bocages encore denses ou au contraire des bocages ouverts. "Nos observations ont montré par exemple que les paysages ouverts sont synonymes de perte d'espèces, notamment des carabes [des coléoptères]. Or ces carabes sont les prédateurs des pucerons, les principaux insectes ravageurs de culture en milieu tempéré", explique la chercheuse.

Gilles Pinay, directeur de l'Observatoire des sciences de l'Univers de Rennes(OSUR), travaille, lui, sur une des plaies de la Bretagne, la pollution aux nitrates. 50 % des rivières bretonnes dépassent les seuils de contamination autorisés en produits azotés et phytosanitaires.

Au pied d'une haie, il étudie le transfert d'azote depuis les sols jusqu'au bassin versant. Ses recherches ont permis de démontrer le rôle tampon joué par les haies et les zones humides, où les bactéries dénitrifient naturellement, empêchant les nitrates d'atteindre les cours d'eau. Les haies freinent également l'écoulement de l'eau, la végétation pompe l'azote et évite qu'elle rejoigne les rivières. "Nos travaux doivent déboucher sur des préconisations aux pouvoirs publics. Nous avons un problème de qualité d'eau. La loi sur l'eau impose aux agences des contrôles mensuels, mais les mesures sont réalisées au mauvais moment et au mauvais endroit. Les mesures sont faites tous les mois quand il faudrait surtoutpasser pendant les périodes de pluie. Les seuils fixés devraient également être abaissés", explique Gilles Pinay.

FILTRE BIOLOGIQUE

A quelques mètres, Cécile Sulmon, une jeune agronome de l'université de Rennes, a concentré ses travaux sur les bandes enherbées. Depuis 2005, l'Europe a imposé aux paysans de planter ces zones herbeuses, et fleuries, au bord de leurs champs et le long des cours d'eau pour tenter de limiter la contamination des écosystèmes par les pesticides ou les fertilisants. Les études ont mis en lumière leur rôle de filtre biologique. Les plantes ont la faculté d'absorber les polluants présents dans les eaux de ruissellement et de les dégrader. Elles servent aussi d'habitat pour la faune et la flore. En France, premier pays d'Europe pour l'utilisation de pesticides, plus de 600 000 hectares courent désormais au fil de l'eau.

Mais la réglementation européenne n'a donné aucune indication aux paysans sur les plantes à semer"Bien souvent, ce sont des fonds de sacs de semences", explique Cécile Sulmon. Les agriculteurs n'ont pas davantage été renseignés sur l'utilisation finale possible de cette biomasse. Donner les herbes aux animaux, au risque de les contaminer ? Les détruire ? Cécile Sulmon teste donc des semis. Depuis deux ans, la jeune chercheuse scrute l'évolution d'une dizaine d'espèces pour déterminer leur capacité à se développer et se maintenir en présence de ces contaminants agricoles.

Françoise Burel s'est aussi penchée sur ces bandes enherbées en tant qu'habitat."Ces éléments semi-naturels sont extrêmement importants pour le maintien de la biodiversité et peuvent servir d'alternative à la plantation de haies, consommatrices d'espaces agricoles." Depuis la fin des années 1990, la France a décidé de reconstituer un réseau de haies connectées. Mais le manque de suivi ne permet pas d'établir la proportion du réseau restauré par rapport à celui arasé. Des pistes d'observation pour les géographes de la Zone atelier.

24/06/2013

Une expérience hospitalière intéressante

lu sur :

http://www.lemonde.fr/a-la-une/article/2013/06/21/hopital-jean-jaures-une-gestion-a-visage-humain_3434453_3208.html

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A l'hôpital Jean-Jaurès, une gestion à visage humain - Le Monde

LE MONDE | 21.06.2013 à 17h17 • Mis à jour le 24.06.2013 à 16h41 |Par Anne Rodier

"La santé n'est pas une marchandise !" A l'entrée de l'hôpital Jean-Jaurès, dans une petite rue du 19e arrondissement mardi 11 juin, des délégués CGT distribuaient des tracts pour la manifestation nationale du 15 juin contre les réductions budgétaires. Ce tract ne peut mieux exprimer l'esprit du lieu. Racheté fin 2008 par le Groupe SOS, l'hôpital Jean-Jaurès est un établissement privé, certes, mais à but non lucratif.

Lire aussi la note de blog : Impact Journalism Day : 22 journaux, des millions de solutions

Sa particularité réside dans son mode de gestion. Son organisation en réseau vise à sécuriser le parcours de soins des malades et à offrir un niveau élevé d'accompagnement : grandes chambres seules quasiment pour tout le monde, mêmes standards de confort pour tous, à 40 euros la nuitée (il faut compter à peu près 100 euros dans le privé et 60 euros dans le public).

LA PRÉCARITÉ COMME CRITÈRE D'ADMISSION

Spécialisé en soins de suite et soins palliatifs, cet hôpital de 150 lits accueille des malades atteints de multiples pathologies, parfois très lourdes, en fin de vie et pour beaucoup en situation de grande précarité. C'est un des critères d'admission.

"30 % des patients sont en situation précaire, dépendants de la CMU ou de l'aidemédicale d'Etat", indique le directeur, Benjamin Bleton. "Jean-Jaurès" se veut aussi "ouvert sur la ville : 43 % de nos patients sont du nord de Paris, 17 % de Seine-Saint-Denis", ajoute-t-il fièrement.

L'ambiance feutrée, digne de tout hôpital, est à la hauteur de la sobriété du lieu. Le temps s'écoule au ralenti, de l'accueil jusqu'aux vastes chambres aux couleurs pastel. Le stress habituel du personnel de santé semble appartenir à un autre monde.

Deux cents salariés constituent l'équipe, qui assure une trentaine de métiers. Les aides soignants et les infirmières représentent 50 % de l'effectif. Les servicesadministratifs ne comptent qu'une dizaine de personnes. Car le Groupe SOS a structuré un groupement d'intérêt économique (GIE) qui mutualise les expertises, que ce soit dans les secteurs de la restauration, du transport de personnes ou de l'événementiel.

ORGANISATION EN RÉSEAU

L'organisation en réseau renforce la prise en charge sociale : "Dans le Groupe SOS, il y a des salariés qui savent organiser des appels à projets qui permettent de faire venir dans l'hôpital des services d'accompagnement qui n'existeraient pas autrement", explique Thomas L'Yavanc. Tous les vendredis, une socio-esthéticienne vient ainsi proposer ses services aux malades. A l'étage VIH, une équipe d'animation constituée de jeunes en service civique organise des événements culturels.

Lire aussi les autres articles du supplément : Acteurs du changement

La motivation des équipes est la clé du bon fonctionnement de l'hôpital. Pourtant les débuts ont été difficiles. Le changement de spécialisation (de la chirurgie aux soins palliatifs) a été vécu par beaucoup comme un déclassement. "La quasi-totalité des infirmiers sont partis", se souvient Anne de Raphelis, cadre infirmière de l'unité de soins palliatifs.

Mais ceux qui sont restés ne l'ont pas regretté. "De la chirurgie aux soins palliatifs, les temporalités ne sont pas les mêmes. On ne réveille pas un malade qui a enfin trouvé le sommeil. C'est à l'organisation du travail de s'adapter au rythme du patient et non l'inverse. Aide-soignant, infirmiers et médecins doivent travailler à la carte et en partenaires. Résultat : ils se sentent davantage reconnus", explique-t-elle.

Les médecins chefs de service sont, eux aussi, plutôt contents. "Ici, je suis mieux payée qu'à l'AP-HP. Mais je n'y étais pas chef de service", témoigne Julia Revnik. Les perspectives d'évolution de carrière y sont aussi meilleures qu'à l'AP-HP, même si, comme dans tout le Groupe SOS, l'échelle des salaires est fixe : de 1 à 10. Mise en réseau des initiatives personnelles, des compétences professionnelles et du bénévolat : une gestion de la santé d'un nouveau genre.

23/06/2013

Comment présenter une liste aux municipales de 2014 (rappel)

( reprise de la note du 13/12/2012 ) Les personnes intéressées peuvent laisser un commentaire indiquant simplement leur commune. Elles seront mises en contact par mon intermédiaire. 
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voir aussi :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Élection_municipale_française

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=72C15BC983304B77222E6589ECFDA967.tpdjo06v_2?cidTexte=JORFTEXT000000400185&dateTexte=20130623


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Comment présenter une liste aux prochaines municipales ?

Il n'est pas très facile de savoir comment s'y prendre quand on ne l'a jamais fait.
Comme vous pourrez le constater en faisant des recherches sur internet, tout est fait pour décourager les candidats éventuels qui ne seraient pas déjà affiliés à des partis politiques, donc ne seraient pas des professionnels de la politique !

Dans WIKIPEDIA, on trouve les tableaux suivants :

Nombre de conseillers municipaux[modifier]

Les conseillers municipaux sont élus au suffrage universel direct pour un mandat de 6 ans, renouvelable. Le scrutin a lieu en suivant les Procédures électorales françaises. Le nombre de conseillers municipaux varie selon la taille de la commune2 :

Nombres de conseillers par tranche démographique
Nombre d'habitants < 100 < 500 < 1 500 < 2 500 < 3 500
Nombre de conseillers 9 11 15 19 23
Nombres de conseillers par tranche démographique
Habitants (en milliers) < 5 < 10 < 20 < 30 < 40 < 50 < 60 < 80 < 100 < 150 < 200 < 250 < 300 ≥ 300
Nombre de conseillers 23-27 29 33 35 39 43 45 49 53 55 59 61 65 69
Nombres de conseillers municipaux
Ville Lyon4 Marseille5 Paris6
Nombre de conseillers 73 101 163

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Normalement, compte tenu de la parité, ces chiffres devraient tous être pairs, mais je n'ai pas encore réussi à trouver les nouveaux tableaux sur les sites officiels. Toutes les informations sont donc les bienvenues, n'hésitez pas à les communiquer.

Une première recherche sur internet en utilisant pour mots clefs "code électoral" donne le lien suivant :

 
-------1ère étape :
  1. Code électoral | Legifrance
 
 
on aboutit au tableau suivant :
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  • Titre IV : Dispositions spéciales à l'élection des conseillers municipaux et des membres du Conseil de Paris
---------------

------2 ème étape :

en cliquant sur "déclaration de candidature" on arrive à :
 
 
--------------
Section 2 : Déclarations de candidatures
Nul ne peut être candidat dans plus d'une circonscription électorale, ni sur plus d'une liste.
 
 

Une déclaration de candidature est obligatoire pour chaque tour de scrutin. La liste est composée alternativement d'un candidat de chaque sexe.

 

Seules peuvent se présenter au second tour les listes ayant obtenu au premier tour un nombre de suffrages au moins égal à 10 % du total des suffrages exprimés. Ces listes peuvent être modifiées dans leur composition pour comprendre des candidats ayant figuré au premier tour sur d'autres listes sous réserve que celles-ci ne se présentent pas au second tour et qu'elles aient obtenu au premier tour au moins 5 % des suffrages exprimés. En cas de modification de la composition d'une liste, l'ordre de présentation des candidats peut également être modifié.

 

Les candidats ayant figuré sur une même liste au premier tour ne peuvent figurer au second tour que sur une liste. Le choix de la liste sur laquelle ils sont candidats au second tour est notifié à la préfecture ou à la sous-préfecture par la personne ayant eu la qualité de responsable de la liste constituée par ces candidats au premier tour.

 

La déclaration de candidature résulte du dépôt à la préfecture ou à la sous-préfecture d'une liste répondant aux conditions fixées aux articles L. 260L. 263, L. 264 et LO 265-1. Il en est délivré récépissé.

 

Elle est faite collectivement pour chaque liste par la personne ayant la qualité de responsable de liste. A cet effet, chaque candidat établit un mandat signé de lui, confiant au responsable de liste le soin de faire ou de faire faire, par une personne déléguée par lui, toutes déclarations et démarches utiles à l'enregistrement de la liste, pour le premier et le second tours. La liste déposée indique expressément :

 

1° le titre de la liste présentée ;

 

2° Les nom, prénoms, sexe, date et lieu de naissance, domicile et profession de chacun des candidats.

 

Le dépôt de la liste doit être assorti, pour le premier tour, de l'ensemble des mandats des candidats qui y figurent ainsi que des documents officiels qui justifient qu'ils satisfont aux conditions posées par les deux premiers alinéas de l'article L. 228.

 

Pour chaque tour de scrutin, cette déclaration comporte la signature de chaque candidat, sauf le droit pour tout candidat de compléter la déclaration collective non signée de lui par une déclaration individuelle faite dans le même délai et portant sa signature.

 

Toutefois, les signatures de chaque candidat ne sont pas exigées pour la déclaration de candidature des listes qui ne procèdent à aucune modification de leur composition au second tour.

 

Pour le premier tour de scrutin dans les communes de 9 000 habitants et plus, sont également jointes les pièces de nature à prouver que le candidat a procédé à la déclaration d'un mandataire conformément aux articles L. 52-5 et L. 52-6 ou, s'il n'a pas procédé à cette déclaration, les pièces prévues au premier alinéa de ces mêmes articles. 

 

Récépissé ne peut être délivré que si les conditions énumérées au présent article sont remplies et si les documents officiels visés au quatrième alinéa établissent que les candidats satisfont aux conditions d'éligibilité posées par les deux premiers alinéas de l'article L. 228.

 

En cas de refus de délivrance du récépissé, tout candidat de la liste intéressée dispose de vingt-quatre heures pour saisir le tribunal administratif qui statue, en premier et dernier ressort, dans les trois jours du dépôt de la requête.

 

Faute par le tribunal administratif d'avoir statué dans ce délai, le récépissé est délivré.

 

Chaque fois qu'une liste comporte la candidature d'un ressortissant d'un Etat membre de l'Union européenne autre que la France, la nationalité de celui-ci est portée sur la liste en regard de l'indication de ses nom, prénoms, date et lieu de naissance.

 

En outre, est exigée de l'intéressé la production :

 

a) D'une déclaration certifiant qu'il n'est pas déchu du droit d'éligibilité dans l'Etat dont il a la nationalité ;

 

b) Des documents officiels qui justifient qu'il satisfait aux conditions d'éligibilité posées par l'article LO 228-1.

 

En cas de doute sur le contenu de la déclaration visée au a, est exigée, avant ou après le scrutin, la présentation d'une attestation des autorités compétentes de l'Etat dont l'intéressé a la nationalité, certifiant qu'il n'est pas déchu du droit d'éligibilité dans cet Etat ou qu'une telle déchéance n'est pas connue desdites autorités.

 

Est interdit l'enregistrement de la déclaration de candidature d'une liste sur laquelle figure un candidat inéligible en vertu des dispositions de l'article L. 203.

 
 

Les déclarations de candidatures doivent être déposées au plus tard :

 

- pour le premier tour, le troisième jeudi qui précède le jour du scrutin, à 18 heures ;

 

- pour le second tour, le mardi qui suit le premier tour, à 18 heures.

 

Aucun retrait volontaire ou remplacement de candidat n'est accepté après le dépôt de la liste.

 

Les retraits des listes complètes qui interviennent avant l'expiration des délais prévus à l'alinéa 1 du présent article pour le dépôt des déclarations de candidatures sont enregistrés; ils comportent la signature de la majorité des candidats de la liste.

 
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voir aussi :

http://vosdroits.service-public.fr/F1952.xhtml

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( à suivre ... peut-être )

22/06/2013

L'article du Canard

Enchaîné que j'ai choisi cette semaine :

légumes.png

21/06/2013

Pour inciter aux déplacements à bicyclette ...

lu sur :

http://www.lemonde.fr/style/article/2013/06/20/a-quand-une-indemnite-pour-se-deplacer-a-bicyclette_3433080_1575563.html

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A quand une indemnité pour se déplacer à bicyclette ?

LE MONDE | 20.06.2013 à 16h01 • Mis à jour le 20.06.2013 à 16h02 |Olivier Razemon

Recevra-t-on bientôt une somme de 21 centimes par kilomètre pour se rendre au travail sur son vélo ? La création d'une "indemnité kilométrique cyclable", comparable à celle qui est déjà versée aux automobilistes, constituerait la mesure la plus symbolique du "plan vélo" que prépare le gouvernement pour la fin de l'année. Il a fallu près d'un an pour convaincre le ministre des transports, Frédéric Cuvillier, de se mettre dans la roue de son prédécesseur, Thierry Mariani, qui avait présenté un premier "plan vélo" en janvier 2012.

Le gouvernement souhaite ainsi développer les "modes actifs", ainsi que l'on baptise, dans le jargon officiel, le fait de se déplacer à l'aide de ses propres jambes, autrement dit à pied, à vélo, voire sur une trottinette. Un groupe de travail réunissant 34 personnes, responsables associatifs, parlementaires, élus locaux et fonctionnaires, doit remettre ses conclusions à l'automne. Son animateur, Dominique Lebrun, coordinateur interministériel pour le développement de l'usage du vélo et adjoint (Nouveau Centre) au maire de Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), est allé chercher son inspiration en Autriche, à Vienne, où s'est tenu du 11 au 14 juin le congrès Vélo-City, qui réunit chaque année les spécialistes mondiaux du sujet.

PAS SEULEMENT UN LOISIR

Parmi les mesures examinées par le groupe de travail figurent, outre l'indemnité kilométrique, le développement du tourisme cyclable et une campagne nationale de communication. L'Etat pourrait également financer l'aménagement de places de stationnement pour vélos aux abords des gares. Strasbourg, notamment, espère bien en bénéficier.

Toutefois, le plan vélo du gouvernement Ayrault risque de s'avérer minimaliste. Le groupe de travail, qui tiendra sa première réunion au ministère des transports les 4 et 5 juillet, peine à convaincre le ministre et son administration que le vélo est pour beaucoup de Français un moyen de transport quotidien et pas seulement un loisir ou un sport du dimanche.

L'Etat ne semble pas décidé à prendre des mesures qui auraient pour conséquence de limiter la place accordée à la voiture dans les villes. Il n'est pas question, par exemple, d'encourager la limitation de vitesse à 30 km/h, comme le font les villes allemandes, néerlandaises ou danoises. "A six mois desmunicipales, l'Etat ne peut prendre que des mesures molles", regrette un participant. Même la fameuse indemnité kilométrique ressemble à une chambre à air dégonflée. Son institution ne serait pas obligatoire mais resterait sujette au bonvouloir de chaque employeur.

Geneviève Laferrère, présidente de la Fédération des usagers de la bicyclette, est convaincue qu'un tel dispositif, à condition d'être généralisé, porterait ses effets."Les gens adorent compter combien d'euros ils parviennent à grappiller", assure-t-elle. Mais le ministère tient absolument à évaluer le "retour sur investissement" de la mesure. Or, si les services du ministère de la santé admettent depuis 2008 que la pratique quotidienne de la bicyclette est excellente pour la santé, on peine toujours à chiffrer précisément les bénéfices pour le budget de la Sécurité sociale.

19/06/2013

Pollution de l’air et autisme

lu sur : http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

Selon des scientifiques de la faculté de santé publique de l’Université de Harvard (Massachusetts), « les femmes exposées durant leur grossesse à des niveaux de pollution de l’air élevés auraient deux fois plus de risque de donner naissance à un enfant autiste que celles vivant dans un environnement préservé », note Le Monde.Le Monde, 19/06

Les pesticides sont responsables de la perte de la biodiversité

lu sur :

https://www.scientificamerican.com/article.cfm?id=pesticides-spark-broad-biodiversity-loss

Pesticides Spark Broad Biodiversity Loss: Scientific American

Agricultural chemicals affect invertebrates in streams and soil, even at "safe" levels

 

Agricultural pesticides have been linked to widespread invertebrate biodiversity loss in two new research papers.

Pesticide use has sharply reduced the regional biodiversity of stream invertebrates, such as mayflies and dragonflies, in Europe and Australia, finds a study published today in the Proceedings of the National Academy of Sciences.

Previous research has shown similar decreases in individual streams, but the study by Mikhail Beketov, an aquatic ecologist at the Helmholtz Center for Environmental Research in Leipzig, Germany, and his colleagues analyzed the effects of pesticides over broad regions.

The team examined 23 streams in the central plains of Germany, 16 in the western plains of France and 24 in southern Victoria, Australia. They classified streams according to three different levels of pesticide contamination: uncontaminated, slightly contaminated and highly contaminated.

The researchers found that there were up to 42% fewer species in highly contaminated than in uncontaminated streams in Europe. Highly contaminated streams in Australia showed a decrease in the number of invertebrate families by up to 27% when contrasted with uncontaminated streams.

Moreover, the authors say that diversity decreased at pesticide concentrations that European regulations deem environmentally protective. "It shows our risk assessments don't work," says Beketov. "I think we should care about this because invertebrates are an important part of the food web." 

Emma Rosi-Marshall, an aquatic ecologist at the Cary Institute of Ecosystem Studies in Millbrook, New York, says that she finds the results compelling. "We are at a crisis point, with species loss on a global scale, especially in freshwater ecosystems. Considering pesticides along with other known threats to biodiversity may be crucial for halting species declines," she says.

But toxicologist Keith Solomon of the University of Guelph in Ontario, Canada, says he has concerns about the study's sample size. "It begs the question as to what is happening in all the other streams out there," he says. "If these streams are representative of the worst case, then the effects may only be confined to these types of scenarios and not apply to the entire environment."

Insecticide threat
The second paper, from biologist Dave Goulson of the University of Sussex, UK, reviews the environmental risk posed by neonicotinoid insecticides. Its publication on 14 June in The Journal of Applied Ecology comes soon after the European Commission's April announcement of a two-year ban on three commonly used neonicotinoids over concerns that they are killing bees.

Goulson's work includes data from agrichemical companies and suggests that neonicotinoids accumulate in soil at levels that can kill soil invertebrates such as Eisenia foetida, a type of earthworm. 

"The bulk of these studies suggest the half-life of these chemicals is between one and four years," he says. "If you apply these chemicals once a year on crops, they will accumulate."

Goulson's review also cites earlier studies suggesting that grain-eating birds such as partridges may be dying after eating as few as five seeds treated with neonicotinoids. The insecticide is most often applied as a seed dressing to crops such as maize and soya beans. "The very strong focus on bees has perhaps blinded people to the broader implications," Goulson says.

Both papers demonstrate the importance of conducting ecosystem assessments after pesticide use, says ecotoxicologist Ken Drouillard of the University of Windsor in Ontario, Canada. "We can't think our job is done after the [pre-application] risk assessment," he says. "Unfortunately during a global economic crisis, budget cuts come at the cost of ecosystem health monitoring."

This article is reproduced with permission from the magazine Nature. The article was first published on June 17, 2013.

17/06/2013

Pesticides : le dossier de l'INSERM

lu sur :

http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

Suite à la vaste expertise collective de l’Inserm établissant un lien entre les pesticides et plusieurs maladies graves comme des cancers (cf synthèse de presse du 13 juin), les ministres en charge de la Santé, de l’Agriculture et de l’Ecologie ont annoncé vendredi dans un communiqué commun avoir saisi l’Anses (agence nationale de sécurité sanitaire) ” afin qu’elle évalue l’impact de ces nouvelles données sur les autorisations nationales existantes’’ .

Au niveau européen, ils feront part de « ces nouveaux éléments » en vue de « la réévaluation des substances actives autorisées au niveau communautaire ».

AFP, 14/06

Reprise information presse du 13/06 :

Pesticides : Effets sur la santé, une expertise collective de l’Inserm

Le dossier :

pesticides-santé.pdf

13/06/2013

Pesticides : le pire est déjà là ...

... et les "décideurs politiques" restent inféodés aux lobbies, il faut en être conscient.

Donc, pour changer la donne, pourquoi ne pas envisager des listes "citoyennes" en 2014 ?

(voir la note :

http://uneplacepourtous.midiblogs.com/archive/2012/12/13/comment-presenter-une-liste-aux-prochaines-municipales.html

Comment présenter une liste aux prochaines municipales ? )

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/06/13/pesticides-les-preuves-du-danger-s-accumulent_3429549_3244.html

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LE MONDE | 13.06.2013 à 11h27 • Mis à jour le 13.06.2013 à 11h27

Par Paul Benkimoun et Stéphane Foucart

En dépit des dénégations des industriels du secteur, les pesticides sont bel et bien impliqués dans un grand nombre de pathologies lourdes – cancers, maladies du sang, troubles neurologiques, malformations, etc. – dont l'incidence tend à augmenter dans le monde. C'est l'idée-force d'une impressionnante expertise collective menée sur l'ensemble des connaissances internationales actuelles, et pilotée par l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), qui l'a rendue publique jeudi 13 juin.

Cette synthèse rassemble les données épidémiologiques issues de nombreux pays (Etats-Unis, Canada, Australie, Finlande, Danemark, etc.), qui précisent les effets sanitaires des principaux produits phytosanitaires : insecticides, herbicides et fongicides. Une grande part du rapport concerne les expositions professionnelles (agriculteurs, ouvriers du secteur agrochimique, etc.), mais aussi les personnes vivant ou travaillant dans ou à proximité de zones agricoles. En France, terre d'agriculture, 15 % de la population sont ainsi concernés.

"AUGMENTATIONS DE RISQUES SIGNIFICATIVES"

Après avoir passé au crible la littérature scientifique internationale, les experts concluent que l'exposition à des pesticides conduit à "des augmentations de risques significatives pour plusieurs pathologies".

C'est ainsi que chez les agriculteurs, les ouvriers de l'industrie qui fabriquent ces produits ou ceux qui les appliquent, il y a une "présomption forte" d'association entre une exposition professionnelle aux pesticides et la survenue de certaines proliférations malignes de cellules lymphoïdes (lymphomes non hodgkiniens) et de cancers de la prostate. Les agriculteurs et les applicateurs de pesticides sont également exposés à un risque accru de myélome multiple, une autre prolifération maligne dans la moelle osseuse. Et ce n'est pas tout. Que ce soit dans le cadre d'expositions professionnelles ou non, les adultes présentent un plus grand risque à développer une maladie de Parkinson.

Un lien avec d'autres pathologies comme les tumeurs du système nerveux central est aussi suspecté. En Gironde, par exemple, région viticole très consommatrice de pesticides, l'incidence de ces maladies est trois fois supérieure au niveau national. Entre 2000 et 2007, elle a augmenté de 17 %.

"ATTENTION AU SYNDROME DU RÉVERBÈRE"

Les travaux internationaux examinés mettent en lumière un autre fait majeur : la période de vulnérabilité que représente la grossesse. "Il y a une présomption forte d'un lien entre une exposition professionnelle de la femme enceinte à certains pesticides et un risque accru pour l'enfant de présenter un hypospadias ou de développer, plus tard, un cancer cérébral ou une leucémie", constate l'épidémiologiste Sylvaine Cordier (Inserm, université Rennes-I) et coauteure du rapport. Selon des données internationales, l'exposition professionnelle du père ou de la mère augmente de 30 % à 53 % le risque de tumeurs cérébrales de l'enfant à naître.

Les agricultrices enceintes ne sont pas les seules concernées. Celles qui habitent dans des zones agricoles d'épandage ou celles qui utilisent les pesticides à des fins domestiques le sont également : "Des études montrent un risque augmenté, pour l'enfant à naître, de leucémies, de troubles de la motricité fine, de déficit cognitif, de troubles du comportement comme l'hyperactivité", ajoute Mme Cordier.

Si les preuves sont suffisantes pour agir vis-à-vis de certains produits – les organochlorés et les organophosphorés –, Jean-Paul Moatti, directeur de l'Institut thématique "Santé publique" commun aux organismes de recherche publics français met en garde : "Attention au syndrome du réverbère où l'on ne regarde que ce qui est éclairé. Notre expertise collective pointe le développement de nombreuses pathologies, mais de futurs travaux pourraient découvrir des effets insoupçonnés des pesticides analysés, ou mettre en évidence la toxicité d'autres substances."

DES DÉCISIONS POLITIQUES ATTENDUES

Les auteurs recommandent donc d'"améliorer les connaissances sur l'exposition des populations" et d'obtenir la composition complète des produits mis sur le marché, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui, les formules commerciales restant protégées par le secret industriel. En Europe, ces données ne peuvent être réclamées par un seul pays – comme aux Etats-Unis –, car elles relèvent de la règlementation communautaire.

"Si les auteurs de cette large expertise réclament surtout que l'on fasse plus de recherche, dit de son côté François Veillerette, porte-parole de l'association Générations futures, ils n'en tirent pas moins des conclusions très fortes, qui doivent mener à des décisions politiques : vente des pesticides interdites à des utilisateurs non professionnels ou interdiction pour les collectivités publiques d'y avoir recours..."

Retirer du marché les produits est parfois nécessaire mais pas toujours suffisant. Les scientifiques le savent bien. "De nombreux produits ont été interdits mais les plus persistants demeurent présents dans l'environnement ou s'accumulent dans la chaîne alimentaire, dont l'homme constitue le dernier maillon." Pour le député socialiste Gérard Bapt, qui avait déjà lancé l'alerte sur les dangers sanitaires du bisphénol A, et qui a organisé la présentation des résultats de l'expertise à l'Assemblée nationale, "ce travail montre l'ampleur du problème en matière de santé publique. La question est de savoir si, comme dans le cas du chlordécone aux Antilles, nous n'avons pas dépassé le point de non-retour".

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Pollution

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Le bisphénol A pénètre dans l'organisme par la bouche en contournant la fonction protectrice du foie

lu sur : http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

La bouche, porte d’entrée du bisphénol A

Des chercheurs de l’Inra et de l’Ecole nationale vétérinaire de Toulouse révèlent que « le bisphénol A (BPA) pénètre directement dans le sang au niveau de la bouche, une nouvelle porte d’entrée dans l’organisme mise en évidence chez l’animal », rapporte l’AFP.

Selon l’étude, menée chez le chien, le BPA traverse la muqueuse sublinguale et accède directement à la circulation sanguine. « Cette porte d’entrée dans l’organisme conduit à des concentrations dans le sang près de 100 fois supérieures à celles attendues lorsque la même quantité de BPA est absorbée au niveau intestinal », explique l’agence de presse.

Selon les chercheurs, dont les travaux sont publiés dans la revue Environmental Health Perspectives (*) , « si cette perméabilité était confirmée chez l’homme, du BPA pourrait directement pénétrer dans l’organisme par la muqueuse buccale », explique l’AFP. Et d’ajouter : « Elle révèlerait alors une voie originale d’entrée dans le corps humain qui est utilisée comme thérapeutique pour certains médicaments et qui contourne la fonction protectrice du foie ».

AFP, 12/06

(*) High Bioavailability of Bisphenol A from Sublingual Exposure

Véronique Gayrard, Marlène Z. Lacroix, Séverine H. Collet, Catherine Viguié, Alain Bousquet-Melou, Pierre-Louis Toutain, Nicole Picard-Hagen

Expertise collective sur les risques sanitaires des pesticides pour les agriculteurs

lu sur : http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

Les risques sanitaires des pesticides pour les agriculteurs

L’Inserm rend publique aujourd’hui une expertise collective, réalisée à la demande de la Direction générale de la Santé.

Comme le soulignent Le Figaro et Libération, cette expertise porte sur les risques sanitaires associés à une exposition aux pesticides, en particulier dans le monde agricole, et sur les effets sur le fœtus et les jeunes enfants.

L’expertise, qui a fait le bilan de la littérature scientifique internationale des trente dernières années, a constaté, concernant la période prénatale, « une augmentation significative du risque de fausses couches et de malformations congénitales lors d’une exposition professionnelle de la mère », indique Le Figaro. Le quotidien ajoute que d’autres études montrent « une atteinte de la motricité fine, de l’acuité visuelle et de la mémoire récente de l’enfant », ainsi qu’« un risque accru de leucémie et de tumeur cérébrale ».

Les experts, qui prônent un meilleur suivi longitudinal des enfants, estiment cependant que « l’ensemble des conséquences potentielles d’une exposition aux pesticides pendant la grossesse est encore insuffisamment évalué comme par ailleurs celles d’une exposition durant la période préconceptionnelle, la petite enfance et la période pré ou pubertaire ».

L’expertise collective constate notamment une hausse du risque de cancer de la prostate chez les agriculteurs, les ouvriers d’usines de production de pesticides et les populations rurales, de même qu’un risque accru de lymphomes non hodgkiniens et de myélomes multiples.

 

Le Figaro, Libération, 13/05 –

Expertise collective de l’Inserm : Pesticides : effets sur la santé”

12/06/2013

OGM : une fausse bonne idée

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/06/12/les-insectes-survivent-de-mieux-en-mieux-aux-ogm_3428637_3244.html

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Les insectes survivent de mieux en mieux aux OGM

LE MONDE | 12.06.2013 à 13h36

Par Stéphane Foucart

La théorie de l'évolution fonctionne à merveille. Face à l'augmentation du nombre de surfaces de cultures transgéniques, modifiées pour sécréter des toxines insecticides Bt (Bacillus thurigensis), coléoptères et lépidoptères développent mécaniquement toujours plus de résistances. C'est le principal constat d'une synthèse de la littérature scientifique, publiée lundi 10 juin dans la revue Nature Biotechnology qui soulève la question des précautions à prendre avec ces cultures.

Selon ces travaux, conduits par Bruce Tabashnik (université d'Arizona à Tucson, Etats-Unis) des résistances à des toxines Bt sont établies pour cinq des treize grandes espèces d'insectes ravageurs ciblées par ces végétaux modifiés, à l'instar de la chrysomèle du maïs, un coléoptère. En 2005, voilà moins d'une décennie, seule une espèce était, localement, parvenue à s'adapter à ces cultures.

L'émergence accélérée de ces résistances cadre avec la forte augmentation des surfaces cultivées de maïs et de coton Bt. En 2011, celles-ci représentaient au niveau mondial environ 66 millions d'hectare, soit près de soixante fois plus qu'en 1996. Les Etats-Unis, qui représentent la moitié des superficies mondiales de cultures Bt, hébergent trois des cinq espèces ayant développé des résistances.

77 ÉTUDES DOCUMENTANT L'APPARITION DE RÉSISTANCES

Les auteurs ont passé en revue 77 études documentant l'apparition de ces résistances dans huit pays et, surtout, les conditions dans lesquelles celles-ci surviennent. "L'objectif était d'expliquer pourquoi la résistance a évolué très rapidement dans certains cas et pas dans d'autres", explique l'entomologue Yves Carrière (université d'Arizona), coauteur de ces travaux. Dans des situations comparables, les populations de nuisibles peuvent en effet s'adapter en deux à trois ans ou, au contraire, demeurer vulnérables après quinze ans de cultures Bt.

Pourquoi ? Les auteurs montrent toute l'importance de planter, autour des champs Bt, des surfaces "refuges" de cultures conventionnelles. Dans ces zones exemptes de toxines, les insectes non résistants peuvent prospérer et se reproduire avec ceux qui le sont devenus : c'est une sorte de "dilution génétique" de la résistance.

"Il faut adapter cette politique de refuge, notamment en fonction de la situation locale, explique Denis Bourguet, chercheur à l'Institut national de recherche agronomique (INRA). Par exemple, selon la fréquence de gènes de résistance à la toxine Bt déjà présents dans les populations d'insectes, avant même l'implantation d'une culture Bt."

EN CHINE, LES "REFUGES" NE SONT PAS OBLIGATOIRES

Une faible proportion de ravageurs possède naturellement un gène de résistance. C'est lorsque ce gène, par le biais de la sélection naturelle, devient présent chez la moitié des individus au moins qu'on parle de population devenue résistante. L'étendue des surfaces refuges doit être adaptée à cette proportion initiale. Un autre paramètre entre également en ligne de compte : moins la plante transgénique est efficace, plus les refuges doivent être étendus.

Dans certains pays, comme la Chine, les refuges ne sont pas obligatoires. Une situation qui rend non durable le bénéfice procuré par les cultures Bt. "Ailleurs, en Australie par exemple, cette politique a été menée avec succès avec, initialement, l'obligation de maintenir 70 % de zones refuges dans les cultures Bt", dit M. Bourguet.

Pour gérer l'apparition des résistances, les chercheurs notent l'utilisation accrue de plantes transgéniques sécrétant deux toxines Bt (dites "pyramides"), et non plus une seule. Mais là encore, les chercheurs recommandent certaines bonnes pratiques.

UNE SORTE DE RETOUR À LA CASE DÉPART

"L'efficacité des ''pyramides'' est réduite dans le cas où les plantes à deux toxines sont cultivées en même temps que des plantes n'en produisant qu'une seule des deux, ou lorsque les insectes ont déjà acquis une résistance", explique Thierry Brévault, chercheur au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) et coauteur de l'étude.

Paradoxe : l'apparition de populations résistantes oblige les agriculteurs à employer davantage d'insecticides utilisés en pulvérisation. Une sorte de retour à la case départ. "C'est cet indicateur qui a permis de déceler dans certaines régions des Etats-Unis, une perte d'efficacité du coton Bt vis-à-vis d'une espèce de chenille devenue résistante aux plantes produisant deux toxines Bt", dit M. Brévault.

Les cultures Bt ont jusqu'à présent permis de limiter l'épandage d'insecticides chimiques. L'agronome Charles Benbrook (Washington State University) estime que ces cultures ont en "économisé" 56 000 tonnes, aux Etats-Unis, entre 1996 et 2011. Mais jusqu'à quand ?

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Débat sur les OGM et AGM

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La politique française en matière d'ordures ménagères

lu sur :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/06/11/gestion-des-dechets-en-finir-avec-les-demi-mesures_3428221_3232.html

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Gestion des déchets : en finir avec les demi-mesures

LE MONDE | 11.06.2013 à 17h25 • Mis à jour le 11.06.2013 à 18h21

Par Gilles van Kote

Est-ce vraiment un paradoxe ? Alors que la France compte parmi les fleurons de son économie deux groupes de dimension internationale présents dans le secteur des déchets, Veolia et Suez Environnement, ses performances en matière de gestion des déchets la placent au milieu du peloton européen. Avec un taux de recyclage et de compostage de ses ordures ménagères de 37 % en 2011, selon les dernières statistiques disponibles, elle est légèrement au-dessous de la moyenne communautaire (40 %), et bien loin des pays d'Europe du Nord, qui frisent ou dépassent les 50 %.

La faute, en premier lieu, à un taux de mise en décharge de 28 %, quand les pays les plus vertueux ont quasiment éradiqué ce mode de traitement, classé bon dernier dans la hiérarchie européenne définie par la directive sur les déchets de 2008. Certains experts du secteur n'hésitent pas à faire un lien entre cette situation et les marges réalisées par les opérateurs sur le stockage des déchets.

Un rapport du Commissariat général au développement durable, rendu public fin mai, dénonce entre les lignes la frilosité de la politique française en matière d'ordures ménagères. Le rapport s'intéresse à la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP), principal outil fiscal à la disposition de la puissance publique. Les auteurs s'appuient sur une étude de 2012 de la Commission européenne qui établit – somme toute logiquement – une nette corrélation entre le taux des taxes appliquées à l'incinération ou au stockage et le pourcentage de déchets ménagers recyclés ou compostés.

En résumé : plus on taxe les modes de traitement considérés comme les moins vertueux du point de vue environnemental, plus on favorise le développement des solutions alternatives comme la prévention, le réemploi, le recyclage ou la valorisation organique. C'est ce que les spécialistes appellent le "signal prix".

La France a fait un pas en avant avec la loi de 2009 dite Grenelle 1, qui fixe des objectifs de réduction de la production de déchets, de réduction de la part des déchets mis en décharge ou incinérés en 2012 et le passage à 45 %, en 2015, du taux de recyclage et de compostage. Pour y parvenir, la loi prévoit une hausse régulière de la TGAP sur la mise en décharge et son extension à l'incinération, jusqu'alors épargnée.

Or le rapport constate que seulement 10 % des tonnages de déchets stockés et 3 % des tonnages incinérés sont soumis au taux plein de la TGAP. Pour des raisons sans doute excellentes, notamment l'amélioration des performances énergétiques et environnementales des installations, les modulations et exemptions sont devenues la règle. Résultat : " Le taux effectif moyen pour le stockage est de 14,6 euros la tonne lorsque le taux plein est de 20 euros et pour l'incinération de 2,9 euros la tonne pour un taux plein de 7 euros." Aux Pays-Bas, la taxe sur la mise en décharge dépasse les 100 euros la tonne, où ce mode de traitement a presque disparu.

Un signal insuffisant

"Le signal prix donné par la TGAP reste insuffisant", conclut le Commissariat général au développement durable, dans un appel implicite à augmenter les taux de la TGAP et à limiter les modulations et exemptions. Tout en notant les progrès effectués en matière de prévention et d'extension de la redevance incitative, le rapport souligne que "certaines thématiques comme le tri des déchets des entreprises ou la valorisation des déchets du bâtiment et des travaux publics sont clairement en panne".

Le message est clair : fini le temps des demi-mesures. S'il faut considérer les déchets comme des ressources à valoriser et non comme des rebuts à éliminer, la France doit passer à la vitesse supérieure.

Cela tombe à pic : un des cinq chantiers de la conférence environnementale organisée par le gouvernement les 20 et 21 septembre sera consacré à l'économie circulaire, et notamment au recyclage et à la valorisation des déchets. Et une loi-cadre sur l'économie circulaire, actuellement en préparation au ministère de l'écologie, devrait suivre.

Voilà un domaine où, avec un peu de volonté politique, on peut faire preuve d'audace. Un exemple : la collecte séparée des biodéchets, ou déchets organiques. En France, ceux-ci représentent un tiers du poids des poubelles des ménages et finissent la plupart du temps incinérés ou enfouis, alors qu'ils peuvent produire de l'énergie grâce à la méthanisation ou fournir un amendement organique après compostage.

Seules 90 collectivités françaises pratiquent aujourd'hui le tri et la collecte séparée, selon le Centre national d'information indépendante sur les déchets (Cniid) qui a lancé une campagne sur le sujet le 4 juin. Pourtant, cette méthode semble la plus indiquée pour obtenir des biodéchets non souillés, des installations de méthanisation performantes et du compost répondant aux normes européennes, actuellement en cours de révision. Mais la crainte d'une augmentation des coûts et de la complexité de la mise en place d'un troisième flux de tri – en plus des recyclals et des ordures résiduelles – en freine la généralisation. Celle-ci constituerait pourtant une étape historique dans la gestion des déchets en France et un geste politique susceptible d'emporter l'adhésion des citoyens. Encore faut-il être prêt à bousculer quelques vieilles habitudes. Chiche ?

vankote@lemonde.fr

De la biologie et du comportement

lu sur :

http://www.lemonde.fr/sciences/article/2013/06/03/les-animaux-aussi-n-en-font-qu-a-leur-tete_3423074_1650684.html

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Les animaux aussi n'en font qu'à leur tête - Le Monde

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 03.06.2013 à 16h34

Marion Spée

On s'attend à ce que l'antilope déguerpisse à la simple vision d'une lionne affamée ou que le phoque nage de manière effrénée pour échapper à l'orque qui le poursuit. Pourtant, certains animaux ne se comportent pas de manière stéréotypée face à une situation stressante ou nouvelle. Certains vont tenter de faire face à leur prédateur alors que d'autres vont filer à vitesse grand V. Certains vont explorer leur environnement alors que d'autres vont se restreindre à des espaces connus.

Ces attitudes variées pourraient s'expliquer par les différences de personnalité au sein d'une même espèce. Pourquoi et comment les animaux se distinguent dans leurs comportements individuels est une question "à la mode" qui suscite, depuis les années 2000, de plus en plus l'interrogation des scientifiques.

 

Une récente étude publiée dans Behavioral Ecology, menée par des chercheurs portugais, montre ainsi que l'émergence de différentes personnalités chez les astrilds ondulés pourrait être liée aux variations climatiques. Ces passereaux originaires d'Afrique subsaharienne mesurant à peine dix centimètres ont établi des colonies dans le monde entier en raison de leur popularité comme animal de compagnie.

Ils ont ainsi élu domicile au Portugal depuis une quarantaine d'années. C'est en utilisant des données sur leur expansion territoriale à travers le pays que les chercheurs ont établi ce lien entre personnalité et écologie des régions colonisées.

TEST DU MIROIR

Pour évaluer la personnalité des oiseaux, les scientifiques ont utilisé des tests reconnus. Celui du miroir consiste, comme son nom l'indique, à placer un miroir dans la cage de l'oiseau et à mesurer sa réaction face à ce qu'il pense être un conspécifique (qui appartient à la même espèce). C'est une appréciation de l'interaction sociale des oiseaux. Le test de l'openfield (champ ouvert) est, lui, utilisé pour évaluer le comportement exploratoire d'un individu dans un nouvel environnement.

Les individus les moins explorateurs sont les plus attentifs aux stimuli sociaux et se retrouvent ainsi en majorité dans les environnements où le climat est variable, tandis que le profil inverse est plus fréquent dans les environnements plus stables.

"Les variations climatiques saisonnières pourraient modifier la personnalité dans un court laps de temps et cette répartition géographique des oiseaux semble adaptative", propose Carlos Carvalho, doctorant au Centre de recherche en biodiversité et biologie évolutive à l'université de Porto et premier auteur de l'étude. "Une forte variation du climat implique une incertitude sur l'emplacement de la nourriture au cours de l'année. Apprendre des autres leur permettrait alors d'avoir une bonne compréhension de la situation", explique Gonçalo Cardoso, postdoctorant dans le même laboratoire et dernier auteur de l'étude. "L'intérêt d'étudier la personnalité des animaux est de comprendre les fondements biologiques des différences de comportements entre les individus, confie-t-il. Chez l'homme, c'est plus compliqué étant donné que l'influence culturelle est très importante."

FACTEURS ÉCOLOGIQUES

"L'étude ne montre qu'une corrélation, commente Denis Réale, titulaire de la chaire de recherche du Canada en écologie comportementale et animale et professeur à l'université du Québec à Montréal. Mais elle ouvre une voie intéressante pour comprendre quels facteurs écologiques influencent la personnalité." "Une preuve supplémentaire de la nécessité de prendre en compte le tempérament dans les études sur le monde animal", reconnaît Jean Clobert, directeur de recherche à la Station d'écologie expérimentale du CNRS à Moulis (Ariège).

Reste à déterminer si le façonnage de ces personnalités est dû à une plasticité au cours du développement des individus ou s'il s'agit d'une origine génétique. "L'étude ne permet pas de le dire", insiste Jean Clobert.

"Les gens sont intrigués par le caractère des animaux parce qu'ils font le lien avec leur propre tempérament", note Denis Réale. Etudiée depuis un siècle chez les humains, la notion de personnalité a été mise en évidence chez les animaux d'élevage il y a quarante-cinquante ans. A l'époque, on pensait que les hommes les avaient façonnés.

"On sait aujourd'hui que la personnalité est un phénomène général", assure Jean Clobert. Du papillon au chimpanzé en passant par le poulpe, tous ont leur tempérament. Celui-ci peut être classifié selon certains axes : audace-timidité, exploration-évitement ou encore agressivité.

"Les personnalités varient le long d'un continuum, explique Denis Réale. Un individu ne pourra pas devenir audacieux s'il est qualifié de timide, mais son degré d'audace pourra varier." De plus en plus d'études mettent en avant des liens entre tempérament et succès reproducteur ou survie. Ces résultats probants justifient aussi l'engouement des scientifiques pour cette thématique en vogue. "Il n'y a pas de personnalité optimale pour affronter toutes les situations", indique Denis Réale.

"Dans les situations de déséquilibre, comme celle relative au réchauffement climatique, l'hétérogénéité de la population devient importante", conclut Jean Clobert. Moralité : agiter les mains pour faire fuir une guêpe, ou vouloir que son chat soit le plus câlin de tous, peut conduire à des déconvenues.

Le gaz de schiste en France

à lire sur :

 

http://www.bastamag.net/article3110.html

 

Pourquoi les grands patrons français sont obnubilés par les gaz de schiste

Par Ivan du RoyOlivier Petitjean (6 juin 2013)

Lobbying intense à Bruxelles, recommandations à répétition auprès de l’Elysée, opérations séduction vers les médias : plusieurs groupes français déploient des efforts considérables pour plaider la cause des gaz de schiste. Pourquoi une telle insistance ? Qui sont les acteurs de cette guerre d’influence ? On y retrouve Total bien évidemment, mais pas seulement. Les gaz de schiste cachent de puissants intérêts, qui refusent toute transition énergétique. Enquête.

extrait :

…l’extraction des gaz de schiste n’est pas seulement l’affaire d’aventuriers texans et de « majors » pétrolières et gazières, comme Total ou GDF Suez, qui voudraient fracturer le sous-sol français comme ils le font aux États-Unis ou en Pologne. Fait peu connu, pas moins de dix groupes français cotés au CAC 40, d’Air Liquide à Veolia, ainsi que plusieurs autres grandes entreprises nationales, sont impliqués dans l’extraction des gaz de schiste, depuis la fourniture d’équipements et de produits chimiques jusqu’au traitement des eaux usées. Et ce, partout dans le monde.
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sur le même sujet, lire sur MEDIAPART :

Gaz de schiste: le bêtisier du rapport parlementaire PAR JADE LINDGAARD

Un rapport parlementaire plaide pour l’exploitation des gaz et du pétrole de schiste en France, et réclame le recours au gaz de houille. Malheureusement pour ses auteurs, le socialiste Christian Bataille et l’UMP Jean-Claude Lenoir, leur étude est truffée d’approximations.

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10/06/2013

Insectes pollinisateurs : "IL N'Y A PLUS DE TERRITOIRES EXEMPTS DE NÉONICOTINOÏDES EN EUROPE"

lu sur :

http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/06/08/quand-londres-defend-a-tort-des-produits-tueurs-d-abeilles_3426581_3214.html

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Quand Londres défend à tort des produits tueurs d'abeilles

LE MONDE | 08.06.2013 à 10h26 • Mis à jour le 08.06.2013 à 10h26

Par Stéphane Foucart

Tenter de démontrer que les insecticides n'ont pas d'effets sur les insectes peut conduire à d'inattendus tête-à-queue. L'agence de sécurité sanitaire et environnementale britannique, la Food and Environment Research Agency (FERA), vient de l'apprendre à ses dépens : elle a reçu un cuisant camouflet de la part de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), qui a publié, le 5 juin, une sévère critique de l'une de ses études.

A l'été 2012, la FERA avait mené une expérience en plein champ sur plusieurs colonies de bourdons, certaines placées à proximité d'un champ de colza non traité, d'autres mises devant un champ traité au clothianidine (Poncho), d'autres encore devant un champ traité à l'imidaclopride (Gaucho). Elle avait conclu qu'il n'existait aucune différence significative entre les trois groupes de bourdons. Des résultats rendus publics en mars, mais jamais publiés dans une revue scientifique.

Le gouvernement britannique les a pourtant mis en avant avec force, pour contester la récente proposition de la Commission européenne d'interdire, pour deux ans et pour certains usages, ces insecticides, dits "néonicotinoïdes", mis en cause dans le déclin des abeilles. Bruxelles a donc saisi l'EFSA pour avis.

Celui-ci est tombé comme un couperet. L'agence européenne liste vingt pages de griefs : manque de détails sur les niveaux d'exposition, lacunes méthodologiques graves, "incohérences" et "affirmations contradictoires sur les objectifs de l'étude", etc.

"IL N'Y A PLUS DE TERRITOIRES EXEMPTS DE NÉONICOTINOÏDES EN EUROPE"

Le point le plus cocasse est que les analyses effectuées sur les bourdons placés à proximité du champ non traité montrent qu'ils ont été, eux aussi, exposés à des néonicotinoïdes – clothianidine et thiaméthoxame (Cruiser). Cette contamination du groupe témoin suffit à invalider la conclusion de la FERA. Mais elle montre aussi, de manière assez embarrassante pour les agrochimistes, que les molécules incriminées dans le déclin des abeilles et des pollinisateurs sont désormais omniprésentes dans l'environnement, où elles peuvent se disséminer et persister pendant plusieurs années...

A l'automne 2012, David Goulson, un biologiste britannique auditionné par une commission parlementaire, avait prévenu : "Il est impossible de mener l'étude idéale : il n'y a plus de territoires exempts de néonicotinoïdes en Europe." La FERA, elle, maintient que son étude est "robuste".

Abeilles

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09/06/2013

Le gaz de schiste en France

à lire sur MEDIAPART :

Gaz de schiste: le bêtisier du rapport parlementaire PAR JADE LINDGAARD

Un rapport parlementaire plaide pour l’exploitation des gaz et du pétrole de schiste en France, et réclame le recours au gaz de houille. Malheureusement pour ses auteurs, le socialiste Christian Bataille et l’UMP Jean-Claude Lenoir, leur étude est truffée d’approximations.

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sur le même sujet, lire sur Bastamag :

http://www.bastamag.net/article3110.html

Energies

Pourquoi les grands patrons français sont obnubilés par les gaz de schiste

Par Ivan du RoyOlivier Petitjean (6 juin 2013)

Lobbying intense à Bruxelles, recommandations à répétition auprès de l’Elysée, opérations séduction vers les médias : plusieurs groupes français déploient des efforts considérables pour plaider la cause des gaz de schiste. Pourquoi une telle insistance ? Qui sont les acteurs de cette guerre d’influence ? On y retrouve Total bien évidemment, mais pas seulement. Les gaz de schiste cachent de puissants intérêts, qui refusent toute transition énergétique. Enquête.

extrait :

…l’extraction des gaz de schiste n’est pas seulement l’affaire d’aventuriers texans et de « majors » pétrolières et gazières, comme Total ou GDF Suez, qui voudraient fracturer le sous-sol français comme ils le font aux États-Unis ou en Pologne. Fait peu connu, pas moins de dix groupes français cotés au CAC 40, d’Air Liquide à Veolia, ainsi que plusieurs autres grandes entreprises nationales, sont impliqués dans l’extraction des gaz de schiste, depuis la fourniture d’équipements et de produits chimiques jusqu’au traitement des eaux usées. Et ce, partout dans le monde.

07/06/2013

OGM dans l'alimentation humaine : vers plus de transparence ?

... au moins aux USA . Rien dans l'Europe "à 27" de la "concurrence libre et non faussée" pour l'instant.

lu sur :

http://www.infogm.org/spip.php?article5432

La question de l'étiquetage des produits alimentaires contenant des OGM agite depuis plusieurs années les États américains. Après une tentative ratée en Californie [1], l'état du Connecticut vient de voter une loi qui rend cet étiquetage obligatoire, sous conditions. D'autres états devraient lui emboîter le pas prochainement. Un effet boule de neige qui inquiète les industries agro-alimentaires et de biotechnologies, contraintes de changer leurs stratégies.

Le 3 juin 2013, dans la foulée du Sénat, les députés du Connecticut ont adopté à une très large majorité (134 contre 3) une loi qui rend obligatoire l'étiquetage des produits alimentaires génétiquement modifiés ou issus d'OGM. Elle doit désormais être signée par le gouverneur de l'état, Dannel P. Malloy, qui s'est engagé à le faire rapidement [2]. Si cette loi est une grande première aux États-Unis, son entrée en vigueur n'est en revanche pas immédiate : elle est conditionnée par l'adoption de lois similaires dans au moins cinq autres états dont deux voisins du Connecticut, et représentant au total 25 millions d'habitants (section 3 de la loi). Pour les députés, l'état du Connecticut est trop petit pour faire cavalier seul.

Seize projets de loi en débat

Interrogé par Inf'OGM, Tim Bergin, juriste au Parlement du Connecticut, se dit optimiste quant à la possibilité que d'autres états adoptent de telles lois sur l'étiquetage des OGM. Et cet optimisme se comprend au regard des nombreux projets de loi similaires déposés auprès des parlements des états. A l'heure actuelle, Inf'OGM a comptabilisé pas moins de 16 projets de loi en débat (Arizona, Colorado, Floride, Illinois, Indiana, Iowa, Maine, Minnesota, New Jersey, New Hampshire, Oregon, Pennsylvanie, Rhode Island, Tennessee, Virginie et Washington). Et dans trois états, ces lois ont déjà été adoptées par les Députés et sont actuellement examinées par le Sénat... : Alaska (ne concerne que l'étiquetage du saumon GM) ; Hawaï et Vermont (voté le 10 mai, par 99 voix pour et 42 contre). Cependant, dans six autres états (Californie, Maryland, Missouri, Nouveau Mexique et dernièrement New-York), de tels projets de loi ont déjà été déboutés. La bataille pour l'étiqueta ge n'est donc pas gagnée mais n'a jamais été aussi proche de l'être.

La loi prévoit que nul ne peut vendre ou distribuer soit de la nourriture destinée à l'alimentation, soit des semences pour produire des aliments entièrement ou partiellement génétiquement modifiés, à moins d'être étiquetées comme telle. Cette règle est assortie de nombreuses exceptions : l'alcool, les produits préparés pour être consommés immédiatement, la restauration collective, les produits agricoles en vente directe ou semi-directe, et surtout les produits issus d'animaux nourris aux OGM (lait, viande, œuf)... Cette dernière exception réduit considérablement la portée de cette loi, étant donné qu'aux États-Unis, comme dans l'Union européenne, les OGM servent principalement à nourrir le bétail... Cependant, à la différence de l'Union européenne, de nombreux produits destinés à l'alimentation humaine intègrent dans leur recette des OGM, comme les crèmes glacées avec la lécithine de soja ou les huiles issues de colza ou de soja GM. En cas de non respect pa r le producteur, la pénalité a été établie à 100 euros par jour et par produit non correctement étiqueté.
Dans une note élaborée par les services du Parlement du Connecticut, le coût de mise en œuvre de cet étiquetage par l'administration de l'état a été « estimé à 117 632 dollars pour les années à venir » dont 80 000 dollars seraient consacrés aux salaires des inspecteurs et d'un juriste à temps partiel.

Un amendement fédéral pour interdire les velléités locales d'étiquetage ?

Cette situation ne satisfait pas les entreprises agro-alimentaires et de biotechnologies qui ont décidé de répliquer sur un autre front. Plutôt que de mener une bataille coûteuse (et finalement incertaine) dans chaque état, elles essayent en effet de faire interdire directement au niveau fédéral cette compétence des états. C'est dans la loi d'orientation agricole (Farm bill), actuellement en débat au Congrès, que les lobbyistes ont décidé de battre en brèche la transparence vis-à-vis des produits alimentaires. Sous couvert de liberté de commerce et de non discrimination entre les produits, le député républicain de l'Iowa, Steve King, est en passe de voir son amendement intégré à cette loi d'orientation [3]. L'amendement a déjà été adopté par la Commission « agriculture » de l'Assemblée nationale fédérale. La portée de cet amendement est vaste mais concerne directement l'étiquetage des OGM. Il interdit aux états de prendre des lois qui imposeraient des conditions de production des produits agricoles qui sont vendus sur leur territoire mais produits dans d'autres États. Ainsi, l'étiquetage des OGM pourrait être considéré comme une entrave à la liberté de commerce inter-état et jugé discriminatoire pour les produits des autres états qui n'auraient pas adopté une telle obligation. Les multinationales agro-alimentaires et de biotechnologies n'ont pas réussi à faire interdire l'étiquetage des OGM par le Codex alimentarius au niveau mondial. Réussiront-elles a minima pour les États-Unis ? Réponse courant 2013 date à laquelle la Farm Bill devrait être adoptée.

 

 

 

04/06/2013

Les femmes et la grossesse

lu sur : http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

les surlignages sont de moi

Les femmes et la grossesse

Le Figaro publie un sondage OpinionWay, réalisé en amont des assises de la fondation de coopération scientifique Premup, qui auront lieu le 7 juin à Paris, qui révèle qu’« une femme sur quatre ne fait pas de sa grossesse un moment de plénitude ».

Selon une femme sur trois, la grossesse constitue une période à risques. Le quotidien explique que certains risques sont bien identifiés par les femmes interrogées tels que les conduites addictives (tabac, alcool, prise de certains médicaments). « Le rapport Euro-peristat montre que 31% des Françaises fumaient avant la grossesse et 17% continuaient pendant. » Si plus de la moitié des femmes savent qu’une grossesse tardive est à risque, elles sont seulement 10% à savoir que la gestation précoce, en particulier avant 18 ans, en constitue un également, explique le journal.

Les grossesses gémellaires, qui concernent en France 1,74% des femmes et représentent l’un des principaux risques de prématurité, « ne sont perçues comme risquées que par 34% des femmes interrogées », ajoute-t-il.

Enfin, 22% des femmes sondées affirment que si elles étaient enceintes dans un contexte de difficultés financières, elles seraient prêtes à renoncer à certains soins (échographies, rendez-vous de suivi).

Le Figaro, 04/06 - Communiqué de presse : Rapport européen sur la santé périnatale

En Bref

Selon une étude, réalisée par Sylvaine Cordier et son équipe (Inserm, Université de Rennes, Ecole des hautes études en santé publique), « une exposition environnementale à des mélanges complexes de pesticides pourrait conduire à des perturbations métaboliques chez les femmes enceintes habitant près des cultures de céréales fortement traitées », rapporte La Croix.
Les chercheurs ont constaté des « modifications des concentrations urinaires de composés tels que des acides aminés », ajoute le quotidien. La Croix, 04/06

Industries pharmaceutiques : le patient passe après les profits

lu sur :

http://www.lepoint.fr/editos-du-point/anne-jeanblanc/medicaments-les-effets-secondaires-graves-passes-sous-silence-par-les-visiteurs-medicaux-28-05-2013-1673123_57.php

Médicaments : les effets secondaires graves passés sous silence par les visiteurs médicaux

Le Point.fr - Publié le28/05/2013 à 18:55  

Chargés de promouvoir les traitements médicamenteux, les représentants des laboratoires pharmaceutiques évoquent, évidemment, surtout leurs bienfaits. 

Des bénéfices thérapeutiques énoncés dans 80 % des cas, des effets secondaires bénins souvent cités, et des effets graves tus plus de 9 fois sur 10 ! C'est le bilan d'une étude* internationale conduite auprès de 255 médecins généralistes exerçant à Vancouver, Montréal, Sacramento et Toulouse. Le moins que l'on puisse dire est qu'ils ne reçoivent pas toutes les informations nécessaires à une bonne pratique lors des présentations réalisées par les visiteurs médicaux de firmes pharmaceutiques. Ces chiffres inquiètent d'autant plus le Dr Geneviève Durrieu** - qui a mené le volet français de l'étude -, qu'ils ne varient guère quelle que soit la réglementation des pays en la matière.

 
 

En pratique, 704 médecins ont été sélectionnés par tirage au sort sur 4 sites (Vancouver, Montréal, Sacramento et Toulouse). Parmi eux, 36 % ont accepté de participer à l'enquête qui a consisté à recueillir des informations sur 1 700 promotions de médicaments lors de visites réalisées entre mai 2009 et juin 2010. Après chacune d'elles, les médecins ont rempli un questionnaire sur les informations fournies par les visiteurs (bénéfices et risques) pour chaque médicament promu, le don d'échantillons médicaux, et d'éventuelles invitations à des événements.

Les effets indésirables "graves" passés sous silence

Selon les résultats publiés dans le Journal of General Internal Medicine, les informations fournies par le visiteur médical concernent plus souvent les bénéfices que les risques des médicaments présentés, ce qui n'est pas illogique dans le cadre d'une démarche de promotion. Mais dans plus de la moitié des visites, aucun effet néfaste du médicament n'est cité spontanément. La proportion atteint même 66 % à Vancouver et Montréal. Le plus inquiétant : les effets indésirables "graves" ne sont mentionnés que dans 6 % des présentations de médicaments !

Pour une fois, la France fait presque figure de bonne élève. Les effets secondaires y sont mentionnés bien plus souvent qu'ailleurs. "Mais il s'agit en général des troubles fréquents et bénins (de type nausées ou diarrhées), alors que les problèmes sérieux sont passés sous silence, comme ailleurs", déplore Geneviève Durrieu. Il faut savoir qu'en France et aux États-Unis, ce sont les autorités gouvernementales chargées de la règlementation du médicament qui sont compétentes pour édifier des règles et surveiller la visite médicale. De plus, une Charte de la visite médicale a été adoptée dans notre pays en 2005. 
Au Canada, en revanche, les activités des visiteurs médicaux sont réglementées par l'association des compagnies de recherche pharmaceutique.

Logiciels

Pour le Dr Geneviève Durrieu, ce travail montre clairement la nécessité de fournir aux médecins une formation et une information autre que celle délivrée par les visiteurs médicaux. Des arguments que Jean-Claude Labrune, président de Cegedim (qui fournit des visiteurs médicaux aux laboratoires), balaie d'un revers de main. "Les médecins n'ont pas forcément le temps ni l'envie d'écouter les visiteurs lister tous les effets secondaires possibles, tels qu'ils figurent sur l'AMM (autorisation de mise sur le marché, NDLR), d'autant plus qu'ils ne sont pas hiérarchisés", affirme-t-il. "Et ils disposent désormais de logiciels qui contiennent tous les ingrédients leur permettant de sécuriser leur prescription."

Les industriels du médicament (LEEM) ne se satisfont pas de cette solution, qui fait fi du rôle d'informateur complet du visiteur médical. Pascal le Guyader (directeur des affaires générales, industrielles et sociales du LEEM), même s'il remarque que la France fait mieux que les autres, regrette que les médecins ne soient pas systématiquement avertis de tous les effets secondaires possibles les plus graves. "Certes, une visite médicale dure en moyenne 12 minutes, mais la charte et le processus de certification nous obligent à assumer ce devoir d'information." Dont acte.

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* Étude dirigée par B. Mintzes de l'Université de Colombie-Britannique de Vancouver, avec des chercheurs de l'Université York Toronto, l'Université de Montréal, l'université de Californie, Davis et de l'université de Toulouse III-Paul Sabatier.

** Équipe pharmaco-épidémiologie, évaluation de l'utilisation et du risque médicamenteux de l'Unité 1027 - Inserm/université Toulouse III-Paul Sabatier

01/06/2013

Essais d'OGM en plein champ : dissémination dans la nature de blé non autorisé

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/05/31/la-decouverte-aux-etats-unis-de-ble-transgenique-d-origine-inconnue-agite-le-marche-mondial_3421526_3244.html

La découverte aux Etats-Unis de blé transgénique d'origine inconnue

agite le marché mondial

LE MONDE | 31.05.2013 à 12h07 • Mis à jour le 31.05.2013 à 17h00

Par Gilles van Kote

Quelques plants de blé transgénique découverts dans une ferme de l'Oregon ont semé le trouble, jeudi 30 mai, sur le marché mondial de la céréale. Le département américain de l'agriculture (USDA) avait annoncé la veille, dans un communiqué, que "les résultats de tests effectués sur des échantillons de végétaux venant d'une ferme de l'Oregon indiquaient la présence de plants de blé transgénique résistants au glyphosate", le principe actif contenu dans des herbicides comme le Roundup. Des essais en plein champ de ce type de blé ont été menés par Monsanto entre 1998 et 2004 avant d'être abandonnés.

Le Japon a aussitôt annulé un appel d'offres portant sur près de 25 000 tonnes de blé américain, alors que la Commission européenne conseillait aux Vingt-Sept de procéder à des tests sur les cargaisons de blé en provenance des Etats-Unis, premier exportateur mondial. Bruxelles a affirmé avoir contacté Monsanto afin que le groupe américain lui précise la méthode et le matériel à employer pour les réaliser. La variété concernée, du blé tendre blanc, représente néanmoins une part négligeable des importations européennes en provenance des Etats-Unis.

"Je ne serais pas surpris si d'autres pays commençaient à annuler ou à réduire leurs achats de blé américain, notamment des pays asiatiques, ce qui mettrait la demande de blé sous pression", a confié Joyce Liu, de la société singapourienne de négoce Phillip Futures, à l'agence Reuters. Jeudi, en début d'après-midi, le cours du blé à la Bourse de Chicago, déjà orienté à la baisse depuis un mois en raison des perspectives de bonnes récoltes mondiales, enregistrait une chute de 1 %, mais restait stable à la clôture.

Le blé transgénique a été découvert dans une exploitation agricole de l'est de l'Oregon, dont la localisation précise a été tenue secrète par les autorités américaines. Des employés ont aspergé les champs de glyphosate afin d'empêcher l'apparition de mauvaises herbes entre deux récoltes. La résistance de plants de blé a attiré l'attention du fermier, qui les a fait analyser par l'université de l'Etat d'Oregon.

UNE GRAINE DE BLÉ PEUT GERMER PLUSIEURS ANNÉES APRÈS AVOIR ÉTÉ PRODUITE

Les tests ayant démontré qu'il s'agissait de variétés de blé transgénique dites "Roundup Ready", l'université a alerté l'USDA, dont les analyses ont confirmé les résultats. "Il n'existe pas de variété de blé génétiquement modifié dont la vente ou la production commerciale soit autorisée aux Etats-Unis ou ailleurs à cette date", a rappelé le département de l'agriculture, qui a voulu se montrer rassurant en précisant que "la détection de cette variété de blé ne pose pas de problème de sécurité alimentaire."

L'USDA a lancé une enquête officielle pour déterminer l'origine de cette dissémination, qui intervient des années après que Monsanto a interrompu ses recherches, les principaux pays importateurs de blé américain ayant fait savoir qu'ils n'achèteraient pas de variétés transgéniques. "Notre priorité est de déterminer aussi vite que possible les circonstances et l'étendue de la situation", a déclaré Michael Firko, un responsable du service d'inspection sanitaire animale et végétale de l'USDA.

"Il faudrait savoir si ce fermier a participé aux essais de Monsanto ou si ceux-ci ont eu lieu à proximité de son exploitation, et où il se fournit en semences, même si on voit mal comment des semences conventionnelles et transgéniques auraient pu être mélangées", affirme Catherine Feuillet, de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA), qui précise qu'une graine de blé peut germer plusieurs années après avoir été produite.

Dans un communiqué, Monsanto rappelle qu'il s'agit du premier cas depuis l'interruption de ses recherches et s'interroge sur la fiabilité des analyses effectuées, tout en affirmant sa volonté de coopérer avec l'USDA pour déterminer l'origine de la dissémination.

"Il s'agit d'une sérieuse remise en cause de leur système d'essais en plein champ, qui met en danger les fermiers et toute la filière du blé", estime pour sa part Bill Freese, un expert du Center for Food Safety, une ONG opposée aux organismes génétiquement modifiés, interrogé par l'agence Bloomberg.

Gilles van Kote