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29/09/2013

La ferme aux 1000 (en réalité 1750) vaches, l'Europe néolibérale et nos errements politiques

à lire :

Vaches : l'étable des multiplications

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/09/28/l-etable-des-multiplications_3486457_3234.html

Vaches _ l'étable des multiplications.pdf


extrait :

..."L'association Novissen tente de ralentir le rouleau compresseur de l'entreprise de BTP Ramery qui construit la ferme de son patron. En mai, elle a déposé un recours auprès du préfet de la Somme contre le permis de construire. Puis le 6 septembre, une requête en excès de pouvoir auprès du tribunal administratif d'Amiens. "La préfecture refuse de nous donner le plan du projet malgré l'accord de la commission d'accès aux documents administratifs" dit Michel Kfoury, président de Novissen qui met en avant l'impact sur la santé, l'eau et l'environnement du projet."...

Réchauffement climatique : pire que ce qui est publié

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/09/28/par-prudence-les-experts-du-giec-auraient-sous-estime-les-effets-du-rechauffement_3486406_3244.html

Par prudence, le GIEC aurait sous-estimé les effets du réchauffement

Par prudence, le GIEC aurait sous-estimé les effets du réchauffement.pdf

extrait :

..."Leurs résultats, publiés récemment dans la revue Global Environmental Change, battent en brèche les reproches d'exagération souvent formulés à l'encontre du groupe d'experts. Au contraire, ce dernier a systématiquement "sous-estimé" les effets du réchauffement, explique l'historienne des sciences Naomi Oreskes (Harvard University), co-auteur de ces travaux."...

voir aussi :

http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0959378012001215

 

28/09/2013

Les impacts du réchauffement climatique

vu sur : http://www.lemonde.fr/planete/visuel_interactif/2013/09/27/la-carte-des-impacts-du-rechauffement-climatique_3486190_3244.html

Regarder la carte interactive sur les impacts du réchauffement climatique

La carte des impacts du réchauffement climatique

Le Monde.fr | 27.09.2013 à 16h41 • Mis à jour le 27.09.2013 à 17h14

 

27/09/2013

Syndicats de la SNCF : 9 ans après, une condamnation pour malversations

lu sur :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/09/27/six-syndicats-de-la-sncf-condamnes-pour-pillage-d-un-comite-d-entreprise_3485907_3234.html

LE MONDE | 27.09.2013 à 13h41 • Mis à jour le 27.09.2013 à 17h07 |Par Bertrand Bissuel

Les peines prononcées ne sont pas très lourdes mais laisseront une trace indélébile dans l'histoire de la démocratie sociale française. Jeudi 26 septembre, le tribunal correctionnel de Lyon a condamné six syndicats de cheminots, en tant que personne morale, à des amendes allant de 5 000 à 40 000 euros - la plus élevée étant infligée à la CGT. Ils étaient notamment accusés d'avoir utilisé l'argent du comité d'établissement régional (CER) - l'équivalent d'un comité d'entreprise (CE) à la SNCF - pour financer une partie de leurs activités.

L'affaire avait vu le jour en septembre 2004 à la suite d'une plainte de deux salariés du CER, Nathalie Guichon et Willy Pasche, qui voulaient dénoncer certaines pratiques dans cette instance représentative du personnel : emplois de complaisance, mobilisation des fonds du CER à des fins extérieures à son objetsocial, etc.

Le premier juge d'instruction chargé de l'enquête avait considéré qu'il n'y avait pas lieu de prononcer des mises en examen : pour lui, la prise en charge des frais de déplacement et des formations des élus du CER était nécessaire, cette instance étant essentielle dans le dialogue au sein de la SNCF ; en outre, les sommes en jeu étaient relativement minimes, à ses yeux, et n'affectaient pas les activités sociales organisées par le CER.

Mais le parquet de Lyon était d'un avis contraire et un second magistrat instructeur avait été désigné. Au terme de ses investigations, celui-ci avait conclu qu'un"système frauduleux" avait été mis en place, sur la base d'un accord prévoyant deredistribuer une large partie du budget de fonctionnement du CER aux organisations de cheminots, en fonction de leur audience électorale. Le renvoi en correctionnelle des syndicats avait donc été ordonné en mars 2012.

Le tribunal a estimé que les infractions étaient constituées. Dans son jugement, il a des mots extrêmement rudes à l'encontre des syndicats, auxquels il reproche d'avoir organisé "le pillage du budget de fonctionnement du CER". Les juges concluent aussi que de faux documents ont été établis pour couvrir de pseudo-dépenses de formation.

"UN MAUVAIS COUP"

"Ces agissements sont d'autant plus répréhensibles qu'ils portent atteinte non seulement au patrimoine d'une institution (...), mais nuisent également à l'image des syndicats eux-mêmes", ajoutent-ils. Et d'observer que toute cette affaire peut"laisser penser au public que [les organisations syndicales] se servent, au lieu deservir les travailleurs", même si, en l'espèce, "il n'y a pas eu d'enrichissement personnel".

La décision du tribunal "coupe le trait d'union historique entre les syndicats et les instances représentatives du personnel, réagit Me Bérenger Tourné, l'avocat de la CGT. C'est un mauvais coup porté contre le monde du travail, on attaque la gestion ouvrière des CE."

Me Jean-Félix Luciani, l'avocat de SUD-Rail, relève que les faits sont anciens et les sanctions mesurées. Le jugement n'est pas fondé, à ses yeux, car SUD-Rail avait démontré que chaque dépense incriminée "avait été engagée dans l'intérêt du CER ". Il ne sait pas encore s'il fera appel, tout comme Me Tourné.

M. Pasche, l'un des plaignants à l'origine du scandale, se dit "content" de voir"qu'ils ont tous été condamnés", mais regrette que sa constitution de partie civile ait été rejetée. Son avocate, Me Fabienne Cayuela, constate que la SNCF aura été"la grande absente" du procès : l'entreprise n'était pas partie civile alors qu'elle aurait pu se poser en victime des détournements commis puisque c'est elle qui alimentait le budget du CER.

Bertrand Bissuel 
Journaliste au Monde

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mon commentaire :

cet article du Monde me paraît bien gentil, compte tenu de ce qu'on peut lire ailleurs sur ce sujet.

sur le même sujet :

Lyon : jugement attendu dans l'affaire de recel d'abus de confiance de huitsyndicats de la SNCF

http://www.lyonmag.com/article/57637/lyon-jugement-attendu-dans-l-affaire-de-recel-d-abus-de-confiance-de-huit-syndicats-de-la-sncf

Lyon : jugement attendu dans l’affaire de recel d’abus de confiance de huit syndicats de la SNCF

Le tribunal correctionnel de Lyon doit mettre fin à cette affaire ce jeudi.

Le parquet avait réclamé en juin dernier la condamnation de six des huit mis en cause, deux d'entre eux étant dissous ou en voie de liquidation judiciaire. Contre la CGT, considérée comme l'instigatrice de l'accord intersyndical, 80 000 euros ont été requis. Les réquisitions sont de 30 000 euros contre Sud Rail, Unsa et CFTC et de 15 000 euros contre la CFDT et FO.

La justice leur reproche de s'être financés avec l'argent du comité régional d'entreprise de la SNCF. De l'alcool, des tracts, des restaurants et des nuits d'hôtels auraient notamment été réglés avec ce détournement. Des faits qui se seraient déroulés entre 2002 et 2006 et que les huis syndicats ont toujours contestés, assurant que l'argent était bel et bien destiné à la formation des salariés.

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et aussi, l'article le plus instructif :

Accusés de magouilles, six syndicats de la SNCF condamnés

http://www.rue89lyon.fr/2013/09/26/magouilles-syndicats-sncf-proces/

Ce jeudi, six syndicats de la SNCF ont été condamnés pour avoir détourné de l’argent du comité d’entreprise régional. Les amendes sont variables : 40 000 euros pour la SNCF, 10 000 pour l’Unsa, Sud Rail et la CFTC et 5000 euros pour la CFDT et FO. A l’occasion du début du procès, le 26 juin, Rue89Lyon revenait sur l’histoire d’un bras de fer engagé il y a plusieurs années.

Willy Pasche en a fait l’affaire de sa vie. Ce mercredi démarre le procès de huit syndicats qu’il accuse de malversations réalisées au sein du comité d’établissement Rhône-Alpes de la SNCF. Pour cet employé toujours en poste à la SNCF, dénoncer les pratiques de ces syndicats qui piloteraient cette entité dans leur intérêt est devenu un chemin de croix.

Après des années de bataille, Willy Pasche voit enfin le bout du tunnel. Ou plutôt d’un bras de fer engagé il y a des années contre les syndicats de la SNCF. A partir de ce mercredi, huit d’entre eux comparaissent en effet devant le tribunal correctionnel de Lyon pour abus de confiance, faux et usage de faux. En 2004, avec une de ses collègues, ce salarié du comité d’établissement régional (CER) de la SNCF a déposé plainte pour dénoncer de possibles malversations qui s’y seraient déroulées. Quelques faits étranges, au sein des bureaux à Vénissieux, lui avaient mis la puce à l’oreille :

« J’étais responsable des actions sociales, des colonies de vacances, de l’achat du matériel… Donc je signais des chèques pour cela. Et un jour, j’ai découvert que des chèques avaient été faits à ma place, en imitant ma signature. Je le signale. Et là, on me reprend, on me change de bureau plusieurs fois. J’ai eu le droit à des pneus crevés, des pressions pour que je parte. »

Le CER aurait-il servi à financer les syndicats, par le biais de fausses factures et de formations fictives  ?

Une situation financière catastrophique

Des ordinateurs achetés par le CE auraient alors été emportés dans des locaux syndicaux, des minibus destinés à des centres de loisirs étaient utilisés pour d’autres usages… Autant de pratiques étranges qui impliquent huit syndicats (CGT, Unsa, Sud Rail, CFTC, CFDT, FO, FGAAC et CFE-CGC), qui siègent au sein du CER, à la tête desquels se trouve la CGT. L’enquête montre que pendant des années (au moins entre 2002 et 2006), le comité d’entreprise ne se serait pas contenté de gérer l’action sociale du personnel. Mais aurait financé les huit syndicats en question, notamment par le biais de fausses factures de formation. Un point que réfute Bérenger Tourné, avocat du secteur cheminot de la CGT :

« Si on avait trouvé de l’enrichissement personnel d’élus, évidemment que ce serait de l’abus de confiance. On vient nous dire que cela a servi à financer des organisations syndicales. Mais pas du tout, il s’agissait de former les membres du secteur cheminot de la CGT. Par ailleurs, il ne s’agit pas du tout du budget destiné à l’action sociale mais du budget de fonctionnement. S’il ne sert pas à ça, à quoi sert-il ?»

L’enquête ouverte a décelé une situation financière des plus critiques. En effet, comme le révèle un article publié dans le mensuel de juin 2012 de Mag2Lyon, « le CER a accumulé 900 000 euros de dettes et 900 000 euros de rappel de TVA ». Ce qui, selon Willy Pasche, a conduit à des réductions d’effectifs. De 161 employés en 2001, il n’en resterait que 84 cette année.

« La SNCF achète la paix sociale »

Face à cette situation, il cherche à avertir la direction de la SNCF :

« Assez rapidement, je vais alerter la direction et d’autres syndicats. Parce qu’au début je ne savais pas qu’il y a un accord et qu’ils étaient tous impliqués. On ne m’a pas soutenu. Pourtant en tant que co-présidente du CE, la direction de la SNCF se doit de surveiller les comptes. A partir de là, j’ai eu à la fois les 8 syndicats mais aussi la direction contre moi. »

Depuis, Willy Pasche a la sensation d’avoir été mis au placard :

« On s’acharne sur moi. Ce sont des choses insidieuses. Par exemple, on m’a muté dans un bureau dont je n’ai même pas la clé et dans lequel je ne peux donc pas entré. On ne me donne pas de travail. Et je reste à la vue de gens qui passent devant moi et me provoquent. Aujourd’hui je suis en procès contre le CE mais aussi contre la SNCF aux Prud’hommes. C’est intenable ! »

Ce manque de réaction de la SNCF, qui a pourtant financé à hauteur de 4,8 millions d’euros le CER en 2012 et pourrait donc s’inquiéter de ce que les syndicats en ont fait, interroge. Contactée par Rue89Lyon, la direction de la SNCF ne veut pourtant pas se mouiller :

« Ne mettez pas qu’on ne veut pas s’exprimer, on n’a tout simplement rien à voir dans cette affaire ! »

Pour Willy Pasche, l’explication est simple :

« Je pense que la puissance des syndicats fait peur à la SNCF. Ils achètent la paix sociale. J’ai dénoncé ces agissements auprès de la direction de la SNCF et du comité éthique de l’entreprise. Ils ne m’ont jamais répondu. C’est l’omerta ! Par contre les élus du CER sont reçus, eux. Ils sont persuadés d’être intouchables. Et c’est aussi ce qui a motivé mon combat. Les enjeux sont politiques. Et les gens qui l’ouvrent comme moi dérangent. »

« Je ne suis pas anti syndicaliste »

Portant, celui que certains qualifient aujourd’hui de « lanceur d’alerte », ne veut surtout pas que l’on pense qu’il a une dent contre les syndicats :

« Mon père et mon frère étaient syndicalistes à la CGT. Moi je ne m’occupais pas tellement de ces questions. Mais quand j’ai vu qu’on commençait à faire souffrir des gens, à les licencier, je me suis dit qu’il fallait faire quelque chose. Je ne suis pas anti syndicaliste. Au contraire. Je suis pour qu’il y ait des syndicats reconnus qui fassent leur boulot. Là, ils n’ont même plus besoin de chercher des adhérents et leurs cotisations, ils se servent dans la caisse. J’ai une autre opinion de la démocratie. Je sais qu’il y a plein de gens biens. Il faut juste évincer ceux qui sont corrompus. »

Pour l’avocat de la CGT, pourtant, les enjeux sont bien politiques :

« On veut tuer l’expression sociale chez les cheminots. Et on cherche à stopper la gestion ouvrière des actions sociales parce qu’on veut les privatiser. « 

De l’audience qui démarre ce mercredi et se poursuivra trois jours durant, Willy Pasche attend justice. Et que les syndicats « remboursent ». Même s’il pense qu’au sein de la SNCF, personne ne s’empressera de vérifier que les sommes seront bien rendues. C’est pourquoi il leur a proposé d’être nommé à un poste de vérification des comptes, raconte-t-il en souriant.

26/09/2013

Nucléaire : EDF et le directeur de la centrale du Bugey condamnés

communiqué de 'Sortir du nucléaire' 

Gagné ! Nous avons fait condamner EDF et le directeur de la centrale du Bugey

En août 2011, en toute illégalité, EDF avait déversé dans une carrière des gravats radioactifs en provenance de la centrale du Bugey, près de Lyon. Nous avons porté plainte... et après une bataille juridique de plus de 2 ans, nous venons d’obtenir la condamnation d’EDF et du directeur de la centrale du Bugey !

lien > Gravats radioactifs : l’impunité en ruines...

Coupe de l'AMERICA ...

... que de la pub !

Oracle/Tag Heuer/Puma l'emporte face à Fly Emirate/Omega/Nespresso.

Nous vivons vraiment dans un monde sans autre repère que la consommation ...

 

 

24/09/2013

Pesticides et problèmes rénaux

lu sur :

http://www.lemonde.fr/sciences/article/2013/09/23/mysterieuse-epidemie-au-nicaragua_3483068_1650684.html

Mystérieuse épidémie au Nicaragua

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 23.09.2013 à 16h31 • Mis à jour le 24.09.2013 à 17h50 |Par Lise Barnéoud

Les morts se suivent et se ressemblent. Dans le nouveau cimetière de Chichigalpa, au nord-ouest du Nicaragua, une procession quasi continue d'hommes et de femmes pleure sa colère. Le terrain vague, brûlé par le soleil, a été acheté il y a deux ans par la municipalité "afin de répondre à la demande", précise le gardien du cimetière. Sur son registre, les noms précédés d'une croix sont ceux des ouvriers agricoles de la plus grande exploitation de canne à sucre du pays, morts dans la force de l'âge. "Ils représentent plus de 80 % des hommes enterrés ici", affirme cet ancien cañero. Dans la case "cause du décès", on peutlire : créatinine.

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Ce mot inconnu de tous il y a vingt ans est sur toutes les lèvres. Cette molécule, fabriquée par l'organisme, est normalement filtrée puis éliminée par les reins. Sauf qu'ici les reins ne fonctionnent plus. Et la créatinine s'accumule dans les corps usés, au point de les intoxiquer. D'après une étude du Centre d'investigation de la santé, du travail et de l'environnement (Cista) de l'université de Léon (Nicaragua), environ 65 % des hommes de Chichigalpa présentent des dysfonctionnements rénaux et 30 % sont à un stade irréversible où seules des dialyses régulières peuvent les sauver d'une mort certaine. On parle alors d'insuffisance rénale chronique.

D'ordinaire, cette affection touche les personnes âgées, obèses ou diabétiques. Ici, ce sont essentiellement des hommes entre 30 et 50 ans, sans aucun antécédent médical. Des hommes pauvres, qui travaillent plus de dix heures par jour dans les immenses champs de l'Ingenio San Antonio, le principal employeur de la région.

"Nous avons commencé à observer une surmortalité d'hommes jeunes au début des années 2000", retrace le docteur Aurora Aragon, du Cista. Ses travaux montrent que le taux de mortalité dû à l'insuffisance rénale chronique est, ici, treize fois supérieur à la moyenne nationale. Et les cañeros courent huit fois plus de risques d'être atteints que le reste de la population... Mais ils ne sont pas les seuls concernés : les mineurs d'or du département voisin présentent également une incidence anormalement élevée de cette maladie.

VÉRITABLE ÉPIDÉMIE

"La preuve que nous ne sommes en rien responsables de cette épidémie", clame l'entreprise sucrière, qui n'a de cesse de renvoyer à l'étude qu'elle finance en partie, réalisée par l'école de santé publique de Boston. En 2008, cet institut a été choisi au terme d'une médiation entre l'entreprise, les malades et la Banque mondiale. Cette dernière avait en effet investi 55 millions de dollars (41,2 millions d'euros) en 2006 dans la société sucrière pour la moderniser et lui permettred'acquérir plus de terres : 70 000 hectares de cannes verdoyantes sont désormais cultivés tout autour de Chichigalpa, contre 11 000 en 2006. Les effectifs ont été multipliés par deux, atteignant jusqu'à 5 000 ouvriers durant les récoltes.

"Au début, on incriminait la consommation d'un alcool local à base de canne à sucre", se souvient Daniel Brooks, qui dirige l'équipe de Boston. Aujourd'hui, son hypothèse est bien différente. La piste toxique, qu'ici tout le monde privilégie, n'est pas la sienne. "Les concentrations en métaux lourds et pesticides dans l'urine et le sang des malades ne dépassent pas les teneurs moyennes. Et nous n'avons détecté aucune augmentation alarmante de substances chimiques dans l'eau, expose l'épidémiologiste. Nous pensons que les causes principales de cette épidémie sont à rechercher du côté de la déshydratation chronique et des coups de chaleur que subissent non seulement ces ouvriers agricoles, mais aussi les mineurs d'or.»

Une étude menée chez la souris par des chercheurs de l'université de Denver confirme qu'une mauvaise hydratation provoque des dommages irréversibles sur les reins. "Le manque d'eau active l'enzyme fructokinase, qui, à haute dose, endommage les cellules des reins", explique Richard Johnson, coauteur de ces travaux en cours de publication.

Cette conclusion fait grincer bien des dents. Les cañeros n'y croient pas. "Je bois entre 8 et 10 litres d'eau quand je travaille à la coupe, s'emporte Juan, malade tout comme son père et ses oncles. Ici, nous sommes tous persuadés d'être contaminés par les pesticides." C'est aussi l'avis d'Emilio Molina, un avocat qui vient de déposer une plainte contre l'entreprise signée par près de 800 malades."Ils utilisent les "douze salopards", les pesticides reconnus comme les plus dangereux. Les ouvriers arrivent en bonne santé, et, au bout de quatre saisons, ils meurent", attaque cet avocat, natif de Chichigalpa, lui-même malade après avoirtravaillé quelques saisons dans les champs. S'il n'obtiendra aucune preuve scientifique dans les études menées au Nicaragua, il pourra s'appuyer sur des travaux, menés hors du pays.

20000 MORTS À TRAVERS LE MONDE

Car les milliers de malades de Chichigalpa possèdent des frères d'infortune dans toute l'Amérique centrale, et même en Inde et au Sri Lanka. Dans cette île d'Asie du Sud-Est, quelque 200 000 personnes, essentiellement des agriculteurs, souffriraient de cette forme d'insuffisance rénale chronique. L'OMS y a mené une étude, tout juste publiée. "La déshydratation et les coups de chaleur ne peuventexpliquer l'émergence de cette épidémie au Sri Lanka", résume Shanthi Mendis, coordinatrice du département des maladies chroniques à l'OMS. Les mesures ont révélé des teneurs en cadmium et en pesticides significativement plus élevées dans l'urine des personnes malades. Dans les zones endémiques, des végétaux comme le tabac et le lotus présentent des concentrations en cadmium largement supérieures aux normes sanitaires.

Ce métal lourd, connu pour ses effets toxiques sur les reins, proviendrait notamment d'engrais chimiques. "Pour nous, il s'agit clairement d'une néphropathie toxique, principalement liée à une exposition chronique au cadmium", tranche la chercheuse de l'OMS. Ce qui rejoint les résultats d'une autre équipe du Salvador, qui incrimine plutôt les pesticides. Au total, cette épidémie aurait déjà fait plus de 20 000 morts à travers le monde en quinze ans.

Imperturbable, l'entreprise sucrière Ingenio San Antonio fête cette année un nouveau record de vente de son rhum, Flor de Caña. Quant à la Banque mondiale, elle a de nouveau investi 15 millions de dollars (11,2 millions d'euros) dans une autre entreprise sucrière du pays. Ce qui devrait créer 1 300 emplois. Et combien de malades ?

 

Reportage réalisé avec le soutien de la bourse "Brouillon d'un rêve journalistique" de la Scam (Société civile des auteurs multimédia).

 

Voir aussi l'enquête exposée à la Cité des sciences et de l'industrie de la Villette à Paris, dans l'espace "Science actualités".

Refusez le compteur LINKY ...

... sinon vous risquez de le regretter !

lu sur :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/09/24/l-ufc-que-choisir-denonce-les-couts-caches-du-compteur-intelligent-linky_3483413_3234.html

LE MONDE | 24.09.2013 à 10h59 • Mis à jour le 24.09.2013 à 17h27 |Par Gilles Paris

Le compteur d'électricité intelligent est-il duplice ? L'association de consommateurs UFC-Que choisir semble pencher pour l'affirmative. Elle publie, mardi 24 septembre, une enquête virulente consacrée aux surcoûts qui seront engendrés, selon elle, par l'installation à venir, dans 35 millions de foyers, des nouveaux compteurs Linky.

Ces derniers, communicants, permettent d'échanger à distance des données et des ordres sans l'intervention d'un technicien. Ils ouvrent la voie à une modification profonde des usages de l'électricité, dont le centre de recherche Concept Grid, installé par EDF sur son site des Renardières, à Ecuelles (Seine-et-Marne), commence à donner un aperçu. L'installation des compteurs Linky relève de la compétence d'une filiale d'EDF, Electricité réseau distribution France (ERDF), principal gestionnaire du réseau français. A ce jour, 300 000 compteurs ont d'ores et déjà été déployés dans deux zones tests complémentaires : le département d'Indre-et-Loire et Lyon.

Selon l'association UFC-Que choisir, les installations annoncées comme gratuites d'appareils qui devraient permettre d'économiser de l'énergie grâce à une meilleure information risquent pourtant d'engendrer un surcoût pour les consommateurs estimé à 545 millions d'euros.

"REMISE À PLAT"

"55 % des consommateurs sont actuellement mal équipés, assure Alain Bazot, le président de l'association de consommateurs. Une partie d'entre eux paient un abonnement pour une puissance dont ils n'ont pas besoin, alors que les autres bénéficient en revanche d'une puissance supérieure à celle à laquelle ils ont souscrit. L'installation des compteurs Linky va entraîner une remise à plat. Nous n'y trouvons rien à redire, à condition que les consommateurs n'aient pas à payerpour un déficit de conseil."

Selon l'UFC-Que choisir, les premiers – ceux qui paient un abonnement pour une puissance dont ils n'ont pas besoin – devront en effet s'acquitter du prix de l'intervention nécessaire pour modifier la puissance de leur compteur alors que les seconds – bénéficiant d'une puissance supérieure à celle à laquelle ils ont souscrit – paieront en outre un abonnement plus élevé pour conserver la même puissance électrique.

"Une modification de puissance nécessite un déplacement qui fait l'objet d'un tarif validé par la Commission de régulation de l'énergie, explique Marc Boillot, directeur stratégie et grands projets d'ERDF. Mais, sur les 300 000 compteurs Linky déjà installés, l'augmentation de puissance n'a concerné que 0,88 % des foyers." Un chiffre bien éloigné de celui obtenu par UFC-Que Choisir.

Quant à l'existence d'une différence entre la puissance prévue et celle distribuée,"les origines peuvent être multiples ", estime le responsable d'ERDF. "Cela peut être une erreur au moment de l'installation, ou bien relever de la fraude. Mais il s'agit alors d'une anomalie qui n'a rien à voir avec l'installation de Linky", précise-t-il.

Pour éviter ce renchérissement du coût de l'énergie qu'elle dénonce, UFC-Que Choisir prône deux mesures. Tout d'abord, la gratuité de la prestation de changement de puissance pendant deux ans, le temps de parvenir à la mise à plat des abonnements imposée par le nouvel équipement.

L'association de consommateurs prône aussi l'instauration d'une grille tarifaire plus fine que les actuels changements de paliers de 3 kilowatts (kW). "Linky permettra d'avoir des évolutions de puissance kW par kW, au lieu des tranches actuelles, assure de son côté M. Boillot, même si cette offre tarifaire n'existe pas pour l'instant."

23/09/2013

Une monnaie solidaire en Ille-et-Vilaine : le galléco,

lu sur :

http://www.lepoint.fr/economie/le-galleco-premiere-monnaie-solidaire-de-france-20-09-2013-1733634_28.php

Le gallécopremière monnaie solidaire de France

Le Point.fr - Publié le 23/09/2013 à 16:51

Le Point.fr - Publié le 20/09/2013 à 23:05 - Modifié le 21/09/2013 à 09:41

Le conseil général d'Ille-et-Vilaine a annoncé la mise en circulation de 10 000 billets pour une valeur de 40 000 euros, qui pourront être dépensés dans des commerces partenaires.

source AFP

Le département d'Ille-et-Vilaine lance samedi le galléco, une monnaie solidaire conçue pour "favoriser l'accès de tous à la consommation responsable" à Rennes, Fougères et Redon dans un premier temps, a-t-on appris vendredi auprès du conseil général. "Si d'autres initiatives de monnaie complémentaire ont vu le jour ou sont en cours d'élaboration en France (Toulouse, Brest, Nantes...), la dimension départementale du galléco est inédite", affirme le conseil général dans un communiqué.

"Trois territoires - Rennes sud, Fougères et Redon - ont été choisis pour expérimenter" le galléco, a-t-on précisé au conseil général, avec l'ambition de l'étendre au département si la phase d'expérimentation se révèle concluante. Quelque 10 000 billets ont été édités pour une valeur de 40 000 gallécos (40 000 euros), selon la même source. Pour l'utiliser, les habitants doivent adhérer à une association issue des comités locaux ayant préparé l'expérimentation, puis échanger des euros contre des gallécos auprès du Crédit coopératif, du Crédit agricole ou du Crédit mutuel. Ils pourront ensuite les dépenser dans des commerces (cafés, restaurants, alimentation, etc.), associations et équipements publics partenaires.

14/09/2013

Les 50 entreprises les plus polluantes

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/09/13/gaz-a-effet-de-serre-les-firmes-les-plus-polluantes-n-ont-pas-reduit-leurs-emissions_3477323_3244.html

Gaz à effet de serre : les 50 entreprises les plus polluantes

Le Monde.fr | 13.09.2013 à 20h30 • Mis à jour le 13.09.2013 à 22h05 |Par Audrey Garric

Les grandes entreprises font-elles suffisamment d'efforts pour lutter contre le changement climatique ? La réponse, donnée par un rapport de l'ONG CDP,publié jeudi 12 septembre (*), reste mitigée : d'un côté, les émissions de gaz à effet de serre des 500 principales sociétés cotées au monde ont reculé de 14 % en quatre ans ; de l'autre, ces émissions proviennent à 73 % de seulement 50 firmes, dont les rejets continuent d'augmenter.

Au total, les 500 plus grandes entreprises émettront en 2013 l'équivalent de 3,6 milliards de tonnes de dioxyde de carbone (CO2), contre 4,2 milliards en 2009, selon l'étude de cette organisation indépendante spécialisée dans les émissions des sociétés, réalisée à la demande de plus de 700 investisseurs institutionnels.

Les 50 plus gros émetteurs seront responsables à eux seuls de plus de 2,5 milliards de tonnes, un chiffre en augmentation de 1,7 % en quatre ans. Si cette hausse peut sembler marginale, elle représente en réalité l'équivalent de 8,5 millions de camions supplémentaires sur les routes ou la consommation en électricité de 6 millions de maisons en une année, note le CDP.

"Les plus gros émetteurs, qui ont le plus grand impact en termes d'émissions mondiales et qui représentent donc la plus grande opportunité de changement à grande échelle, doivent faire plus pour réduire leurs émissions", écrit le rapport.

SEIZE ENTREPRISES AMÉRICAINES, CINQ FRANÇAISES

Qui sont ces 50 gros émetteurs ? Il s'agit principalement de pétroliers et d'énergéticiens, de cimentiers et de groupes métallurgiques ou miniers. La Chine n'est étrangement pas présente dans la liste. On trouve seize entreprises américaines (notamment ExxonMobil, Wal-Mart, Dow Chemical, Chevron, ConocoPhillips, FedEx, AT&T), six britanniques (BP ou Rio Tinto), cinq allemandes (E.ON, RWE) et canadiennes (Imperial Oil). La France place six entreprises dans le classement : GDF Suez, le plus gros pollueur avec 157,9 millions de tonnes de CO2, devant Lafarge (106,3 millions), EDF (80,4), Total (51,4), Air liquide (22,1) et Saint-Gobain (12,8).

Le rapport distribue aussi les bons points. BMW, Daimler, Nestlé, Cisco Systems, Hewlett-Packard, Honda, Nissan ou Samsung sont citées au titre des meilleures entreprises en matière de performance ainsi que de transparence.

Les données restent toutefois incomplètes, 111 entreprises sur 500 (dont AppleFacebook ou Amazon) n'ayant pas communiqué leurs émissions. Le rapport met aussi en garde les entreprises contre le risque de sous-estimer leurs émissions indirectes (provenant de sources qu'elles ne possèdent ou ne contrôlent pas directement).

Selon le Programme des Nations unies pour l'environnement, les émissions totales de gaz à effet de serre dans le monde ont dépassé les 50 milliards de tonnes équivalent COen 2010. Et en mai, la concentration de CO2 a passé la barre des 400 parties par million (ppm), un seuil inégalé depuis 2,5 millions d'années. Le 27 septembre, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat rendra son cinquième rapport très attendu, qui fera le point sur l'ampleur et les impacts attendus du réchauffement.

 

(*) le rapport : CDP-Global-500-Climate-Change-Report-2013.pdf 

09/09/2013

Le projet de loi pour l'accès au logement et les lobbies des professions immobilières

lu sur :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/09/09/projet-de-loi-logement-bataille-inegale-entre-lobbys-avant-l-examen-au-parlement_3473319_3224.html

Projet de loi logement : bataille inégale entre lobbys avant l'examen au Parlement

 
Les 84 articles du texte seront débattus par les députés à partir du mardi 10 septembre.

LE MONDE | 09.09.2013 à 11h01 • Mis à jour le 09.09.2013 à 11h04 |Par Cécile Prudhomme et Catherine Rollot

Depuis des semaines, ils se préparent au grand rendez-vous législatif. Ils décortiquent les 84 articles et les 1 278 amendements du projet de loi pour l'accès au logement et un urbanisme rénové (ALUR) dont l'examen doit commencer à l'Assemblée nationale mardi 10 septembre. Pourtant les principaux groupes de pression qui interpellent partis et députés n'avancent pas à armes égales pourfaire entendre leur voix, sur un texte qui entend rééquilibrer les rapports entre locataires et propriétaires au profit des premiers, et réguler le marché de l'immobilier.

Dans cette bataille, les représentants des propriétaires et des locataires paraissent bien démunis face aux puissants lobbies des professions immobilières, aguerris aux réseaux et aux campagnes de presse.

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En privé, Cécile Duflot, la ministre du logement, ne cache pas avoir manqué d'interlocuteurs de poids côté locataires comme côté propriétaires, deux parties dont l'influence est affaiblie par la disparité de leurs instances. Loin d'avancergroupées, les cinq organisations nationales représentatives des locataires (CNL, CLCV, CGL, CSF, AFOC), continuent à défendre en solo leurs points de vue.

Dans ce panel d'associations marquées à gauche, la Confédération nationale du logement (CNL), la plus importante, est aussi la plus remontée contre le projet de loi, qu'elle juge trop favorable aux bailleurs. La CNL a transmis aux deux rapporteurs de la loi une cinquantaine d'amendements. "Nous avons interpellé tout le monde à droite comme à gauche", précise Eddie Jacquemart, son président.

Un positionnement que ne partage pas la CLCV (Consommation, logement et cadre de vie), la deuxième association de consommateurs en France après QFC-Que choisir, qui assure aussi la représentation des locataires depuis 1982. Moins politisée que la CNL, elle estime avoir été entendue par Mme Duflot sur ses principales revendications. "Nous monterons au créneau si le texte dévie de sa ligne, mais nous n'allons pas crier au loup pour crier au loup", assure David Rodrigues, juriste et porte-parole de la CLCV.

PETITS POUCET

A l'opposé de l'échiquier politique, les groupements centrés sur la défense des propriétaires, souvent ancrés à droite, peinent également à s'organiser. Ainsi, l'Union nationale de la propriété immobilière (UNPI) qui rassemble environ 250 000 propriétaires, et sa branche francilienne, la Chambre des propriétaires de Paris, essaient d'exister dans le débat mais leur force de frappe est affaiblie par leurs désaccords. De son côté, l'ARC (association des responsables de copropriété), sorte d'UFC des copropriétaires, qui fonctionne depuis 1987 grâce au bénévolat et aux cotisations d'adhérents, ne parvient pas à sortir du lot.

Au final, tous ces acteurs font figure de Petits Poucet face aux représentants des professions immobilières qui, cette fois-ci, ont su dépasser leurs clivages pourpeser dans le débat. Ainsi la Fédération nationale de l'immobilier (FNAIM), créée en 1946, qui revendique près de 12 000 agences adhérentes et 100 000 collaborateurs, et l'Union des Syndicats de l'Immobilier (UNIS), 3 500 adhérents mais avec des poids lourds de l'administration de biens comme Foncia, ont fait cause commune dès la phase d'élaboration du projet de loi, qui encadre leurs pratiques.

"La FNAIM est incontestablement l'organisation la plus influente par son nombre d'emplois, son ancrage territorial qui rend compte de la diversité géographique et politique du pays, et aussi parce qu'elle dispose au sein de son état-major de militants socialistes", estime Henry Buzy-Cazaux, président de l'Institut du management des services immobiliers.

Sa force repose aussi sur ses adhérents, à l'image de Laurent Vimont, le patron du réseau d'agences immobilières Century 21, qui a effectué un travail de lobbying de terrain. Le chef d'entreprise a ainsi rencontré une petite douzaine de députés et vient d'envoyer à ses 900 points de vente une "fiche de langage" pour qu'ils s'imprègnent des dispositions du projet de loi et demandent à leur tour des rendez-vous avec les parlementaires. "Peu de députés connaissent le projet sur le fond", déplore M. Vimont. En moins d'une semaine, 125 patrons d'agences représentant 200 points de vente ont suivi sa consigne.

Les équipes juridiques de la FNAIM ont de leur côté planché tout l'été pour rédiger 63 amendements. "Nous avons interpellé des élus de droite comme de gauche pour qu'ils portent nos revendications, indique M. Buet. Nous allons maintenantsuivre les débats pour voir qui tient ses promesses et pour préparer la bataille au Sénat."

07/09/2013

Notre-Dame-des-Landes ( suite ) : comment les médias en parlent

lu sur :

http://www.liberation.fr/medias/2013/09/06/la-societe-des-redacteurs-du-monde-regrette-les-propos-d-herve-kempf_929876

La Société des rédacteurs du «Monde» regrette les propos d'Hervé Kempf

Libération - 
6 septembre 2013 à 12:37

Dans une interview à «Libération», l'ancien journaliste du «Monde» accuse la direction du quotidien du soir de l'avoir empêché de couvrir le conflit à Notre-Dame-des-Landes.

Par AFP

La Société des rédacteurs du Monde a dit «regretter» vendredi des critiques de son ex-journaliste spécialiste de l’environnement Hervé Kempf, qui a quitté le journal, affirmant avoir été écarté de la couverture du dossier de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

«Le conseil de la Société des rédacteurs du Monde (SRM) regrette certains des propos tenus par Hervé Kempf, notre ex-confrère journaliste, spécialiste de l’environnement, dans un entretien publié dans Libération, le 6 septembre», a indiqué la SRM dans un communiqué.

A LIRE : Hervé Kempf: «L’écologie remet en cause le système»

Dans cet entretien, Hervé Kempf affirme notamment qu’on l’a«empêché de suivre Notre-Dame-des-Landes». Il met nommément en cause Didier Pourquery, alors directeur adjoint de la rédaction, et Alain Frachon, alors directeur par intérim du journal, et estime aussi que les actionnaires majoritaires du Monde, Pierre Bergé, Xavier Niel et Matthieu Pigasse, «par des moyens surtout indirects, c’est-à-dire en nommant une hiérarchie compatible avec leurs idées, influent sur l’orientation du média qu’ils possèdent».

«Le conseil de la SRM réfute ces propos d’Hervé Kempf, qui portent atteinte à la crédibilité de notre journal. Le conseil de la SRM rappelle qu’au Monde les journalistes travaillent librement», a répondu la Société des rédacteurs.

«Le conseil apporte son soutien aux deux directeurs du Monde», a-t-elle ajouté, jugeant par ailleurs qu’il n’est «pas correct» que Hervé Kempf, «un mois après avoir touché ses indemnités de départ, jette l’opprobre sur la collectivité où il a travaillé pendant quinze ans». Hervé Kempf, qui suivait pour Le Monde les questions d’environnement depuis 1998, a annoncé lundi quitter le journal, affirmant avoir été écarté de la couverture du dossier de Notre-Dame-des-Landes, une version démentie par la direction du quotidien.

L'écotaxe poids lourds déjà menacée ...

lu sur :

http://www.la-croix.com/Ethique/Environnement/L-ecotaxe-poids-lourds-pas-encore-appliquee-et-deja-menacee-2013-09-04-1006832

L'écotaxe poids lourds, pas encore appliquée et déjà menacée

Le ministère des transports n’exclut pas un nouveau report de l’application de l’écotaxe sur les poids lourds, « pour des raisons techniques ». 

Adoptée dans la foulée du Grenelle de l’environnement et sans cesse reportée, cette nouvelle redevance doit rapporter 1,2 milliard d’euros par an à l’État.

Son objectif est de favoriser des modes de transport de marchandises moins polluants que la route, comme le fret ferroviaire ou fluvial.

Officiellement, la date du 1er  octobre pour l’entrée en vigueur de l’écotaxe poids lourds est « toujours dans la ligne de mire », assure-t-on dans l’entourage du ministre délégué aux transports, Frédéric Cuvillier. Sauf que des raisons techniques pourraient, une fois encore, décaler l’application de cette redevance qui ulcère les transporteurs routiers. « Nous ne mettrons pas en place un dispositif qui n’est pas sécurisé », a assuré le ministre la semaine dernière. La décision d’un éventuel report doit être prise en fin de semaine, une fois transmis un état des lieux de la société Ecomouv’, chargée de la gestion et de la collecte de la nouvelle redevance.

La nouvelle taxe doit s’appliquer à tous les camions de plus de 3,5 tonnes circulant sur le réseau national et sur certaines routes départementales, en fonction du kilométrage parcouru. Les autoroutes, déjà soumises à péage, ne sont pas concernées. Estimée à 12 centimes du kilomètre en moyenne, l’écotaxe est censée faire payer au transport routier non seulement l’usure des infrastructures utilisées, mais aussi une partie des nuisances qu’il engendre en termes de pollution, de bruit et de congestion.

800 000 VÉHICULES CONCERNÉS

En renchérissant le coût de ce type de transport pour les donneurs d’ordre, cette redevance est censée favoriser le report vers des modes de transport moins polluants, comme le fluvial ou le rail. Environ 800 000 véhicules sont concernés – 550 000 français et 250 000 étrangers.

D’après l’entreprise Ecomouv’, chargée de la gestion et de la collecte de la taxe, seuls 20 000 camions sont aujourd’hui dûment enregistrés dans ses fichiers. « Le système est d’un formalisme effroyable, déplore Jean-Paul Deneuville, délégué général de la Fédération nationale des transports routiers (FNTR), en niant toute mauvaise volonté de la part des transporteurs. Nos entreprises ont envoyé 75 000 dossiers à Ecomouv’, dont 80 % ont été recalés faute d’avoir été remplis correctement. Pour un grand groupe de transport, le dossier peut faire jusqu’à 70 000 feuilles ! Le report est inéluctable. » L’entreprise Ecomouv’affirme être en mesure de tenir l’échéance. « Nos effectifs ont été doublés et nous sommes en mesure d’enregistrer 20 000 dossiers par jour », assure une porte-parole.

SANS CESSE DIFFÉRÉE DEPUIS SON ADOPTION

Si les tout derniers décrets d’application ne sont parus qu’en juillet, on ne peut pas dire que les transporteurs ont été pris par surprise. Actée dans son principe par le Grenelle de l’environnement en 2007, l’écotaxe poids lourds a été adoptée – à l’unanimité – au Parlement dans la loi de finances 2009. Depuis, elle n’a cessé d’être différée à la demande des transporteurs, pour des raisons techniques ou juridiques. En revanche, comme l’a souligné la Cour des comptes en janvier 2012, les transporteurs ont déjà obtenu des compensations. La taxe à l’essieu a été allégée dès 2008 et le poids maximal de circulation a été porté de 40 à 44 tonnes en janvier 2011, ce qui permet de faire des gains de productivité.

Pour ses détracteurs, la nouvelle redevance a tout d’une « usine à gaz ». De fait, son recouvrement s’avère particulièrement complexe… et coûteux. Il ne s’agit de rien de moins que de traquer les déplacements de 800 000 véhicules sur un réseau de 15 000 km. La technique choisie par Ecomouv’consiste à équiper chacun des véhicules d’un GPS embarqué, relié à un satellite. La présence du boîtier à bord du camion sera vérifiée notamment par 173 portiques fixes.

UN COÛT DE RECOUVREMENT DE 20%

Au total, « le coût de recouvrement s’établit à un peu moins de 20 %, estime la sénatrice UMP Marie-Hélène des Esgaulx dans un avis remis à la commission des finances du Sénat. À titre de comparaison, ce pourcentage ne dépasse pas 1,2 % pour l’impôt sur le revenu. » Reste que, selon la sénatrice, ce coût, lié à la complexité technologique du projet, « n’est pas surestimé ». Il est similaire à celui de l’écotaxe allemande, mise en place dès 2005, et qui mobilise 600 contrôleurs.

L’écotaxe aura-t-elle par ailleurs un réel impact environnemental ? Pour la FNTR, le report sur le fret ferroviaire ou fluvial ne sera que très limité, l’essentiel du transport de marchandises se faisant sur de courtes distances où la route est la seule alternative crédible. « En Allemagne, il n’y a pas eu de gros report modal, reconnaît Michel Dubromel, spécialiste des transports à France Nature Environnement. En revanche, les transporteurs ont optimisé leur chargement. En clair, on transporte le même tonnage de marchandises, mais avec moins de camions en circulation. C’est gagnant-gagnant pour tout le monde. » 

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 Plus d’un milliard d’euros de recettes attendues 

L’écotaxe est censée rapporter 1,2 milliard d’euros chaque année. La recette nette s’élève à 1 milliard d’euros environ, une fois déduite la rémunération d’Ecomouv’(230 millions).

En principe, la majorité de ces recettes – soit près de 800 millions – doit aller au budget de l’Afit, l’agence qui finance les grands projets d’infrastructures français, notamment les lignes de chemin de fer.

Les collectivités locales devraient percevoir 160 millions d’euros pour les dépenses liées à l’entretien du réseau routier.

L’affectation précise du produit de l’écotaxe doit figurer dans chaque loi de finances. Les associations environnementales craignent qu’une partie de la taxe ne soit absorbée par le budget général.

EMMANUELLE RÉJU

Notre-Dame-des-Landes : manquements à la législation européenne, mais ...

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/09/06/l-aeroport-de-notre-dame-des-landes-a-l-epreuve-de-la-legislation-europeenne_3472364_3244.html

L'aéroport de Notre-Dame-des-Landes à l'épreuve de la législation européenne

LE MONDE | 06.09.2013 à 11h26 • Mis à jour le 06.09.2013 à 16h36 |Par Rémi Barroux

Les députés européens n'iront pas, dans l'immédiat, arpenter le bocage nantais pour enquêter sur la nécessité de construire un aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique). Un dossier brûlant pour le gouvernement de Jean-Marc Ayrault, ardent défenseur du projet, et une pomme de discorde avec les écologistes.

Jeudi 5 septembre, la conférence des présidents de groupe du Parlement européen a décidé, sous l'impulsion des deux principales formations, le Parti populaire européen (conservateurs) et l'Alliance progressiste des socialistes et démocrates, de ne pas donner suite à la demande d'envoi d'une mission par la commission des pétitions. Pour l'eurodéputée écologiste Sandrine Bélier, "cette décision est injustifiable, alors que la commission des pétitions mène de concert avec la Commission européenne une enquête afin de s'assurer que ce projet ne contrevienne pas au droit de l'Union européenne".

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De fait, les demandes formulées par Bruxelles au gouvernement français sur d'éventuels manquements à la réglementation européenne pourraient expliquer cette décision. "La proposition d'une mission sur le terrain était conditionnée aux conclusions de la Commission européenne sur le dossier. Or celles-ci n'ont pas été rendues ; il est raisonnable de les attendre pour voir si une mission est nécessaire", explique la présidente des socialistes français au Parlement européen, Catherine Trautmann.

"NOMBREUX MANQUEMENTS AUX RÈGLES EUROPÉENNES"

L'éventuel envoi de parlementaires devra donc patienter jusqu'au 17 septembre, date à laquelle la Commission européenne présentera ses conclusions aux députés de la commission des pétitions. Le gouvernement français a fait parvenir, cet été, ses réponses aux nombreuses et longues questions qui lui étaient posées.

Dans un document, que Le Monde s'est procuré, il justifie le projet du futur aéroport du Grand Ouest, notamment au regard d'éventuels manquements aux réglementations européennes : les programmes de compensation liés à la destruction de zones humides, la protection des espèces, l'évaluation environnementale du projet ou encore la détermination d'alternatives au site de Notre-Dame-des-Landes.

Pour Raphaël Romi, spécialiste du droit européen de l'environnement et conseiller des opposants au projet, "les réponses du gouvernement montrent de nombreux manquements aux règles européennes". En ne tenant pas compte des conclusions du comité d'experts scientifiques et de la commission du dialogue – mis en place par le gouvernement en décembre 2012, ils critiquaient notamment la méthode de compensation arrêtée pour les zones humides –, l'Etat se mettrait dans une situation délicate. "Au regard du droit communautaire, qui prévoit une compensation de deux hectares pour un hectare de zone humide détruit, le projet n'est pas conforme à la directive-cadre sur l'eau", dit M. Romi.

"VISION GLOBALE DES IMPACTS"

Un autre point pourrait hérisser Bruxelles : le gouvernement écrit qu'il n'a pas encore réalisé les études d'impact des projets annexes à l'aéroport, tels que la nouvelle ligne ferroviaire Nantes-Rennes, "les projets de zone d'activité en périphérie de l'aéroport", ou encore la desserte par la ligne de tram-train Nantes-Nord. "La Commission européenne est très attentive à la vision globale des impacts d'un programme et ne supporte pas le saucissonnage", avertit M. Romi.

Les conclusions de Bruxelles sont attendues alors que la pause sur le terrain reste fragile. La préfecture fait valoir que les chantiers pourraient débuter prochainement.

Les opposants, eux, restent mobilisés : le 29 août, une nouvelle maison, le Moulin de Rohanne, délaissée par ses habitants, était occupée par des militants de la ZAD, la zone d'aménagement différé devenue "zone à défendre".

Bataille contre l'aéroport Notre-Dame-des-Landes

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05/09/2013

France : les cancers professionnels sont peu reconnus

lu sur :

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/grande-consommation/actu/0202982785773-cancer-les-effets-de-la-pollution-encore-mal-pris-en-compte-600676.php

Cancer : les effets de la pollution encore mal pris en compte

Les Echos, 04/09

Par Joel Cossardeaux | 04/09 | 06

Un rapport prône la réduction des seuils admissibles d'exposition au diesel.
Le nombre reconnu de cancers professionnels est encore très faible.

C'est une anomalie que le troisième plan Cancer pourrait solutionner. Les risques environnementaux, auxquels de multiples études attribuent un nombre important de décès par cancer, sont « encore mal connus et mal estimés », selon le rapport de préfiguration de ce plan prévu sur 2014-2018. Dans le plan Cancer qui s'achève, aucun de ces risques, hormis le radon, cible d'un objectif de la loi santé publique de 2004, n'a fait l'objet d'un dispositif de contrôle de l'exposition des populations. Et encore, si le deuxième plan Cancer a permis d'élargir ce contrôle à l'habitat, c'est-à-dire plus seulement aux hôpitaux, « les mesures de protection n'ont pas été recensées », observe le document.
Les particules fines, « cancérogènes certains »
Les autres risques environnementaux apparaissent largement laissés pour compte : les perturbateurs endocriniens, mais aussi les champs électromagnétiques liés à la téléphonie mobile et classés « cancérogènes possibles » par le Circ (Centre international de recherche sur le cancer) ou encore les particules fines émises par les moteurs Diesel, rangées, elles, dans la catégorie des « cancérogènes certains ». «  L'effet des mesures prises concernant la réduction du rejet de ces particules est encore incertain », juge le rapport.
Ses auteurs proposent, à la faveur du prochain plan Cancer, de « diminuer les seuils tolérés d'exposition » à toutes ces sources environnementales polluantes. Autre objectif : « limiter les sources de pollution atmosphériques urbaines et industrielles, dont les gaz d'échappement des moteurs Diesel » et « limiter les toxiques polluants des eaux (pesticides) ».
Le troisième plan Cancer doit enfin permettre de mieux appréhender les cancers d'origine professionnelle. Car le nombre reconnu «  est encore très faible, particulièrement pour les cancers non liés à l'amiante », relève le rapport. Plus des trois quarts des 1.773 cancers reconnus en 2010 (- 3,1 % par rapport à 2009) à titre professionnel résultent d'expositions anciennes à l'amiante, contre seulement 74 aux poussières de bois et 63 aux huiles et goudrons.

Joël Cossardeaux



Les chiffres
1.773 cancers professionnels indemnisés en 2010
Ce chiffre marque une baisse de 3,1 % par rapport à 2009. Dans 1.473 cas, ces cancers résultent d'expositions anciennes à l'amiante. 
20 % des Français conscients du risque lié au radon
Ce gaz radioactif d'origine naturelle, issu de la désintégration du radium dans le sous-sol, est à l'origine de 5 à 10 % des décès par cancer du poumon. 31 départements sont classés prioritaires face à ce risque.