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15/10/2013

Ondes magnétiques : pas d'effet mais des effets quand même !

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/ondes-magnetiques-pas-d-effet-avere-sur-la-sante-15-10-2013-1744070_23.php

Ondes magnétiques : pas d'"effet avéré" sur la santé

Le Point.fr - Publié le 15/10/2013 à 09:38 - Modifié le 15/10/2013 à 09:44

L'exposition aux ondes électromagnétiques peut toutefois provoquer des modifications biologiques sur le corps.

L'exposition aux ondes électromagnétiques peut provoquer des modifications biologiques sur le corps, mais les données scientifiques disponibles ne montrent pas d'"effet avéré" sur la santé, indique l'Agence nationale sanitaire (Anses) dans un avis rendu public mardi.

L'Anses ne juge pas nécessaire de modifier la réglementation qui fixe des seuils limites, mais recommande néanmoins de limiter l'exposition aux ondes, en particulier celles des téléphones mobiles, surtout pour les enfants et les utilisateurs intensifs.

"Changements d'ordres biochimiques"

Cet avis de l'Anses a été formulé par un groupe de 16 experts qui, durant deux ans, a passé en revue des centaines d'études scientifiques. Le dernier avis de l'Anses sur le sujet avait été émis en 2009.

Les effets biologiques sont des "changements d'ordre biochimique, physiologique ou comportemental qui sont induits dans une cellule, un tissu, ou un organisme en réponse à une stimulation extérieure". Un effet sanitaire "n'intervient que lorsque les effets biologiques dépassent les limites d'adaptation du système biologique", explique l'Anses.

Les interrogations sur les effets sanitaires des ondes (cancer, fertilité, etc.) ont émergé alors que les technologies sans fil connaissent un déploiement toujours plus large, notamment avec l'arrivée de la 4G. Ces nouvelles technologies sont susceptibles d'augmenter l'exposition de la population générale, via de nouvelles antennes, ou des utilisateurs, via de nouveaux équipements (smartphones dernière génération, tablettes, etc.), résume l'Anses.

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sur le même sujet lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/10/15/a-paris-l-arrivee-de-la-4g-multiplie-les-conflits-entre-operateurs-et-riverains_3495844_3244.html

A Paris, l'arrivée de la 4G multiplie les conflits entre opérateurs et riverains

LE MONDE | 15.10.2013 à 11h09 • Mis à jour le 15.10.2013 à 13h35 |Par Martine Valo

Une douzaine de riverains, parents d'élèves pour la plupart, s'attardent sur le trottoir rue Jean-Cottin, à l'entrée d'une résidence du 18e arrondissement de Paris, leur quartier général. Ils font tous partie du collectif Alliance pour l'annulation de trois antennes relais (Apatar). Leur mobilisation est citée en exemple par les associations opposées au déploiement débridé d'installations de téléphonie mobile. Les conflits entre opérateur et habitants se multiplient avec l'arrivée de la téléphonie de quatrième génération, la 4G.

Lire : Ondes : pas d'effets avérés sur la santé, mais un appel à limiter l'exposition

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Au 1er octobre, l'Agence nationale des fréquences avait autorisé l'ouverture en France de 9 572 sites (qui peuvent, chacun, abriter plusieurs antennes) de téléphonie mobile très haut débit, 21 % de plus que le mois précédent. Ces nouvelles installations s'ajoutent à un parc de plus de 76 000 sites destinés à relayer la 2G et la 3G. 

Rue Jean-Cottin, on ne veut pas d'un équipement supplémentaire. En tout cas pas sur l'immeuble qui surplombe d'un côté la cour de récréation du groupe scolaire Maurice-Genevoix et fait face, de l'autre, aux classes de CM2 de l'école du Sacré-Cœur. A eux deux, ces établissements accueillent 700 enfants. 

PANNEAU SIBYLLIN

Le collectif Apatar, adhérent de l'association Robin des toits, s'est vite formé après la découverte, dans le creux de juillet, d'un panneau sibyllin accroché aux grilles de la résidence, portant le nom d'un sous-traitant de Free Mobile. Les opposants ont par deux fois, en septembre, empêché les ouvriers de grimper dans l'immeuble. Main courante, pétition, appel aux élus, les riverains ont obtenu la suspension des travaux, le 5 septembre.

"Nous habitons deux rues plus loin, témoigne Laurent, un des pères mobilisés. Depuis qu'elle est née, ma fille vit sous l'antenne relais posée sur le toit de notre immeuble, sur celui de la crèche, et maintenant on veut en mettre une au-dessus de la maternelle."

"Nous ne sommes pas contre Free, explique un autre membre du collectif, mais OrangeSFR et Bouygues ont évité cet emplacement et ont installé plusieurs antennes de moindre puissance alentour. Pourquoi Free n'en fait-il pas autant ?" L'opérateur est accusé de tous les maux : de ne pas éviter la proximité des établissements sensibles contrairement à ce qu'il prétend, d'utiliser un plan d'urbanisme faux – sur lequel il manque un étage à l'une des écoles –, d'agir à l'insu des habitants.

CHARTE SUR LES NIVEAUX D'ÉMISSION

Free rétorque qu'il dispose des autorisations nécessaires pour déployer ses antennes depuis octobre 2012, soit deux mois avant que la capitale signe avec les industriels des télécoms, à l'issue d'un bras de fer musclé, une charte fixant à la fois des niveaux maximums d'émissions de 5 volts par mètre (v/m) et de 7 v/m pour la 4G, et des procédures d'informations du public. 

Du coup, le dernier venu de la téléphonie mobile n'a pas eu à respecter ces nouvelles exigences de transparence. Jeudi 17 octobre, le cas de la rue Jean-Cottin va être examiné par la commission de concertation de téléphonie mobile à l'Hôtel de ville, comme la soixantaine de cas litigieux du 18e arrondissement, champion en la matière avec le 14e arrondissement. "Nous avons 250 dossiers en attente au total", témoigne Mao Peninou (PS), adjoint au maire de Paris, chargé des antennes-relais.

Même pour une ville qui n'est pas sans moyens, la situation est difficile à tenir entre les administrés qui refusent les ondes électromagnétiques, ceux qui exigent un réseau plus performant et des opérateurs prompts à éluder la concertation publique. "Pour sortir de cette impasse, il faut faire évoluer la législation" insiste l'élu. 

Lire : Ces malades des ondes électromagnétiques, qui "survivent"

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