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15/10/2013

Ondes magnétiques : pas d'effet mais des effets quand même !

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/ondes-magnetiques-pas-d-effet-avere-sur-la-sante-15-10-2013-1744070_23.php

Ondes magnétiques : pas d'"effet avéré" sur la santé

Le Point.fr - Publié le 15/10/2013 à 09:38 - Modifié le 15/10/2013 à 09:44

L'exposition aux ondes électromagnétiques peut toutefois provoquer des modifications biologiques sur le corps.

L'exposition aux ondes électromagnétiques peut provoquer des modifications biologiques sur le corps, mais les données scientifiques disponibles ne montrent pas d'"effet avéré" sur la santé, indique l'Agence nationale sanitaire (Anses) dans un avis rendu public mardi.

L'Anses ne juge pas nécessaire de modifier la réglementation qui fixe des seuils limites, mais recommande néanmoins de limiter l'exposition aux ondes, en particulier celles des téléphones mobiles, surtout pour les enfants et les utilisateurs intensifs.

"Changements d'ordres biochimiques"

Cet avis de l'Anses a été formulé par un groupe de 16 experts qui, durant deux ans, a passé en revue des centaines d'études scientifiques. Le dernier avis de l'Anses sur le sujet avait été émis en 2009.

Les effets biologiques sont des "changements d'ordre biochimique, physiologique ou comportemental qui sont induits dans une cellule, un tissu, ou un organisme en réponse à une stimulation extérieure". Un effet sanitaire "n'intervient que lorsque les effets biologiques dépassent les limites d'adaptation du système biologique", explique l'Anses.

Les interrogations sur les effets sanitaires des ondes (cancer, fertilité, etc.) ont émergé alors que les technologies sans fil connaissent un déploiement toujours plus large, notamment avec l'arrivée de la 4G. Ces nouvelles technologies sont susceptibles d'augmenter l'exposition de la population générale, via de nouvelles antennes, ou des utilisateurs, via de nouveaux équipements (smartphones dernière génération, tablettes, etc.), résume l'Anses.

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sur le même sujet lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/10/15/a-paris-l-arrivee-de-la-4g-multiplie-les-conflits-entre-operateurs-et-riverains_3495844_3244.html

A Paris, l'arrivée de la 4G multiplie les conflits entre opérateurs et riverains

LE MONDE | 15.10.2013 à 11h09 • Mis à jour le 15.10.2013 à 13h35 |Par Martine Valo

Une douzaine de riverains, parents d'élèves pour la plupart, s'attardent sur le trottoir rue Jean-Cottin, à l'entrée d'une résidence du 18e arrondissement de Paris, leur quartier général. Ils font tous partie du collectif Alliance pour l'annulation de trois antennes relais (Apatar). Leur mobilisation est citée en exemple par les associations opposées au déploiement débridé d'installations de téléphonie mobile. Les conflits entre opérateur et habitants se multiplient avec l'arrivée de la téléphonie de quatrième génération, la 4G.

Lire : Ondes : pas d'effets avérés sur la santé, mais un appel à limiter l'exposition

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Au 1er octobre, l'Agence nationale des fréquences avait autorisé l'ouverture en France de 9 572 sites (qui peuvent, chacun, abriter plusieurs antennes) de téléphonie mobile très haut débit, 21 % de plus que le mois précédent. Ces nouvelles installations s'ajoutent à un parc de plus de 76 000 sites destinés à relayer la 2G et la 3G. 

Rue Jean-Cottin, on ne veut pas d'un équipement supplémentaire. En tout cas pas sur l'immeuble qui surplombe d'un côté la cour de récréation du groupe scolaire Maurice-Genevoix et fait face, de l'autre, aux classes de CM2 de l'école du Sacré-Cœur. A eux deux, ces établissements accueillent 700 enfants. 

PANNEAU SIBYLLIN

Le collectif Apatar, adhérent de l'association Robin des toits, s'est vite formé après la découverte, dans le creux de juillet, d'un panneau sibyllin accroché aux grilles de la résidence, portant le nom d'un sous-traitant de Free Mobile. Les opposants ont par deux fois, en septembre, empêché les ouvriers de grimper dans l'immeuble. Main courante, pétition, appel aux élus, les riverains ont obtenu la suspension des travaux, le 5 septembre.

"Nous habitons deux rues plus loin, témoigne Laurent, un des pères mobilisés. Depuis qu'elle est née, ma fille vit sous l'antenne relais posée sur le toit de notre immeuble, sur celui de la crèche, et maintenant on veut en mettre une au-dessus de la maternelle."

"Nous ne sommes pas contre Free, explique un autre membre du collectif, mais OrangeSFR et Bouygues ont évité cet emplacement et ont installé plusieurs antennes de moindre puissance alentour. Pourquoi Free n'en fait-il pas autant ?" L'opérateur est accusé de tous les maux : de ne pas éviter la proximité des établissements sensibles contrairement à ce qu'il prétend, d'utiliser un plan d'urbanisme faux – sur lequel il manque un étage à l'une des écoles –, d'agir à l'insu des habitants.

CHARTE SUR LES NIVEAUX D'ÉMISSION

Free rétorque qu'il dispose des autorisations nécessaires pour déployer ses antennes depuis octobre 2012, soit deux mois avant que la capitale signe avec les industriels des télécoms, à l'issue d'un bras de fer musclé, une charte fixant à la fois des niveaux maximums d'émissions de 5 volts par mètre (v/m) et de 7 v/m pour la 4G, et des procédures d'informations du public. 

Du coup, le dernier venu de la téléphonie mobile n'a pas eu à respecter ces nouvelles exigences de transparence. Jeudi 17 octobre, le cas de la rue Jean-Cottin va être examiné par la commission de concertation de téléphonie mobile à l'Hôtel de ville, comme la soixantaine de cas litigieux du 18e arrondissement, champion en la matière avec le 14e arrondissement. "Nous avons 250 dossiers en attente au total", témoigne Mao Peninou (PS), adjoint au maire de Paris, chargé des antennes-relais.

Même pour une ville qui n'est pas sans moyens, la situation est difficile à tenir entre les administrés qui refusent les ondes électromagnétiques, ceux qui exigent un réseau plus performant et des opérateurs prompts à éluder la concertation publique. "Pour sortir de cette impasse, il faut faire évoluer la législation" insiste l'élu. 

Lire : Ces malades des ondes électromagnétiques, qui "survivent"

Australie : changement climatique, connaît pas ...

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/10/14/l-australie-sacrifie-l-environnement-pour-relancer-son-economie_3495176_3244.html

L'Australie sacrifie l'environnement pour relancer son économie

LE MONDE | 14.10.2013 à 11h12 • Mis à jour le 14.10.2013 à 16h12 |

Par Colin Folliot (Sydney, correspondance) 

Pour Tony Abbott, le nouveau premier ministre conservateur australien, le démontage méthodique de la politique environnementale de ses prédécesseurs est une priorité. Ce climato-sceptique, qui qualifiait en 2009 de "connerie absolue" l'attribution du changement climatique à l'activité humaine, avait fait des élections législatives de septembre "un référendum sur la taxe carbone", mise en place par les travaillistes et qu'il promettait d'abroger. Entré en vigueur en 2012, ce dispositif prend la forme de permis d'émission de CO2 que doivent acheter les 500 plus gros pollueurs du pays.

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La question est délicate en Australie : particulièrement sensible aux aléas climatiques – des records de température cet automne accroissent encore les risques d'incendie –, le pays a échappé à la crise économique grâce à son industrie minière, très polluante, et il est un des plus gros émetteurs de CO2 par habitant. C'est au nom de l'économie que les conservateurs s'attaquent à l'écologie. Pour eux, "supprimer la taxe carbone doit alléger la pression sur les familles, aider les petites entreprises et restaurer la confiance dans l'économie".

 Le ministre de l'environnement, Greg Hunt, est aussi prié de faire des économies en supprimant plusieurs organismes chargés de la lutte contre le changement climatique. Le nouveau gouvernement espère enrayer le récent ralentissement de la croissance australienne, en allégeant les contraintes qui pèsent sur les entreprises.

POLITIQUEMENT RISQUÉ

Tony Abbott s'est engagé à ce que l'abrogation de la taxe carbone soit présentée rapidement au Parlement. Mais ce calendrier est politiquement risqué, car les nouveaux sénateurs élus en septembre ne prendront leurs fonctions que le 1er juillet 2014. D'ici là, les travaillistes et les Verts restent majoritaires à la Chambre haute. Greg Hunt les exhorte à respecter le "mandat " du nouveau gouvernement en votant l'abrogation, mais les travaillistes s'y refusent catégoriquement, comme l'a rappelé Bill Shorten, le nouveau leader du parti. En cas de blocage, Tony Abbott menace d'une "double dissolution" (seul moyen de dissoudre le Sénat), mais il pourrait finalement préférer attendre juillet. Il devrait alors rallier au moins six sénateurs indépendants.

Cette mesure pourrait coûter au budget national jusqu'à 2 milliards de dollars australiens (1,4 milliard d'euros), selon RepuTex, cabinet d'analyse spécialisé dans l'énergie. En effet, en attendant la mise en place, prévue au 1er juillet 2015, d'un marché du carbone, les entreprises ont acheté leurs permis d'émission, dont elles pourraient, en cas de disparition de la taxe carbone, demander le remboursement à l'Etat. 

 MODIFICATION LÉGISLATIVE NÉCESSAIRE 

La suppression de la taxe carbone doit s'accompagner de celle de l'Autorité du changement climatique, chargée de conseiller le gouvernement sur la lutte contre le changement climatique et notamment sur les prix à fixer pour le carbone. Mais cette institution ayant été créée par une loi, Tony Abbott devra aussi passer devant le Sénat. 

Dès sa nomination, Greg Hunt a également supprimé la Commission du climat, organisme indépendant dont le rôle était d'informer le public sur le changement climatique. Son dirigeant, Tim Flannery, a toutefois décidé de lui redonner vie sous la forme d'une ONG. Rebaptisée Conseil du climat, l'organisation a déjà reçu 20 000 dons, pour 1 million de dollars australiens.

Enfin, Tony Abbott a demandé à son ministre de l'économie et des finances, Joe Hockey, de fermer la Clean Energy Finance Corporation. Ce fonds d'investissement public, doté de 10 milliards de dollars australiens et chargé d'investir dans des projets d'énergies renouvelables, est accusé par Greg Hunt "d'emprunter l'argent public pour investir dans des entreprises spéculatives".

MÉPRIS POUR LA CLIMATOLOGIE 

Sénatrice de Tasmanie et chef des Verts, Christine Milne a vivement réagi à ces annonces : "C'est un jour noir dans la lutte contre le réchauffement climatique. Tony Abbott a démontré son mépris pour la science du climat et pour la santé et le bien-être des générations futures." 

Pour justifier la disparition de toutes ces institutions, le ministre de l'environnement affirme que leur travail sera directement assuré par ses services et le bureau de météorologie. En contrepartie, il devrait ensuite mettre en place un "plan d'action directe", prévoyant des incitations financières pour les entreprises en fonction de leur "efficacité énergétique", et la plantation de 20 millions d'arbres.

Ce plan vise à atteindre les objectifs fixés par les travaillistes pour 2020 : des émissions de gaz à effet de serre réduites de 5 % par rapport à 2000 et 20 % de l'électricité produite par des énergies renouvelables. Mais Tony Abbott a déjà prévenu : il est hors de question de dépasser le budget de 3,2 milliards de dollars australiens sur quatre ans alloué à cette politique. 

14/10/2013

Pétrole et environnement

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/10/07/pour-sauver-le-parc-congolais-des-virunga-wwf-porte-plainte-contre-le-petrolier-soco_3490974_3244.html

LE MONDE | 07.10.2013 à 11h03 • Mis à jour le 07.10.2013 à 16h53 |

Par Laurence Caramel

Le Fonds mondial pour la nature (WWF) a déposé plainte (PDF en anglais), lundi 7 octobre, contre la compagnie pétrolière anglaise Soco auprès de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) pour "violation des normes de responsabilité sociale des entreprises internationales". "Les activités d'exploration pétrolière de Soco dans et aux abords du parc national des Virunga violent les directives de l'OCDE concernant l'environnement et les droits de l'homme", avance l'ONG. L'OCDE devrait dire d'ici à deux mois si la plainte est recevable.

C'est une nouvelle étape dans la bataille lancée par WWF pour tenter d'empêcher les pétroliers détenteurs de concessions dans le plus ancien parc national d'Afrique, classé au Patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1979, d'utiliser les permis octroyés par le gouvernement congolais. Trois groupes étaient concernés jusqu'à présent : L'italien ENI, Total et Soco. Les deux premiers ont renoncé. Christophe de Margerie, PDG de l'entreprise française, a assuré, en mai, qu'aucune exploration n'aurait lieu à l'intérieur des limites actuelles du parc. Reste donc Soco.

Lire (édition abonnés) : " Congo-Kinshasa : difficile cohabitation entre grands singes et pétroliers"

Congo-Kinshasa _ difficile cohabitation entre grands singes et pétroliers.pdf

 L'entreprise, créée en 1997 et qui opère en Angola et au Vietnam, est restée sourde pour le moment aux avertissements de l'Unesco et du gouvernement britannique. Tout comme le gouvernement congolais, qui a reçu des mises en garde de ses bailleurs, à commencer par le premier d'entre eux, l'Union européenne. La filiale congolaise de Soco – domiciliée aux îles Caïmans – détient depuis 2007 une concession dénommée "bloc 5" de 7 500 km2 dont plus de la moitié se trouve à l'intérieur des Virunga.

WWF DEMANDE À L'OCDE DE FACILITER UN "DIALOGUE AMIABLE"

En octobre 2011, alors que la mobilisation internationale était déjà lancée, elle a été autorisée, par décret du ministère de l'énergie, à explorer "à des fins scientifiques", seul motif prévu par la loi congolaise sur la protection de la nature, pour déroger à l'interdiction de pénétrer dans une aire protégée. Mais Soco continue de violer les traités internationaux auxquels a souscrit la RDC en sollicitant l'inscription des Virunga au Patrimoine mondial. Le site, où vivent un quart des derniers gorilles de montagne, a été classé en danger en 2008. 

En portant l'affaire devant l'OCDE, le Fonds mondial pour la nature est conscient de s'aventurer sur un terrain juridiquement faible. Les lignes directrices de l'organisation internationale ne sont pas contraignantes et les entreprises qui ne les respectent pas n'encourent aucune sanction. Si ce n'est de ternir leur réputation. "Nous voulons attirer l'attention sur cette société et convaincre ceux qui détiennent des actions ou voudraient en acheter d'y renoncer", explique Jean-Baptiste Roelens, de WWF France. Dans sa procédure, l'ONG demande à l'OCDE de faciliter un "dialogue amiable" pour amener l'entreprise à modifier son comportement.

La plainte, rédigée sur 34 pages, liste une série d'entorses aux principes auxquels sont tenues de se conformer les multinationales d'un pays membre de l'OCDE. Parmi elles, selon le WWF, l'absence d'évaluation de l'impact humain que pourraitavoir une "ruée vers l'or noir" dans une région aussi instable que l'est de la RDC."Il y a de sérieuses craintes que le pétrole n'attire encore davantage de groupesarmés et n'alimente les conflits. Soco n'a pas démontré qu'elle avait pris ce risque en compte comme elle aurait dû le faire", souligne WWF.

IMPACTS SENSIBLES SUR LA BIODIVERSITÉ

La compagnie aurait aussi failli à son obligation de fournir une évaluation environnementale aux populations touchées par le projet. Or, selon le document gardé confidentiel par l'entreprise et que WWF produit dans sa plainte, il s'avère que les activités d'exploration pourraient avoir des impacts sensibles sur la biodiversité : pertes d'habitats ; risques de pollution ; perturbation de la reproduction de la faune aquatique ; risque de braconnage des employés du site... Le bloc 5 traverse le lac Edouard sur lequel travaillent environ 27 000 pêcheurs. Des tentatives d'intimidation des communautés locales, dont plusieurs se sont regroupées pour demander au gouvernement de mettre fin au projet, ont été relatées.

Cette accusation fait écho à l'arrestation, le 19 septembre, d'un des rangers du parc, Rodrigue Katembo Mugaruka. Aucune charge n'a été encore officiellement retenue contre lui, mais les ONG qui ont pris sa défense pointent l'altercation qu'il aurait eue, deux jours avant son arrestation, avec des employés de Soco qui tentaient d'implanter une antenne de télécommunication sans autorisation. L'entreprise nie toute implication dans cette arrestation.

Lire aussi (édition abonnés) : " L'Equateur renonce à sanctuariser le parc Yasuni pour en exploiter le pétrole"

 L'Equateur renonce à sanctuariser le parc Yasuni pour en exploiter le pétrole.pdf

Les forages peuvent commencer à Yasuni, en Equateur
Le Congrès équatorien a autorisé, jeudi 3 octobre, des forages pétroliers dans le parc national Yasuni, en Amazonie.
Le président socialiste, Rafael Correa, avait annoncé en août sa décision de renoncer à sanctuariser cette aire protégée, qui possède une biodiversité remarquable mais aussi 20 % des réserves de pétrole du pays.
En 2007, l'Equateur avait lancé une initiative originale en s'engageant à ne pas exploiter le sous-sol du parc si la communauté internationale lui promettait 3,6 milliards de dollars (2,65 milliards d'euros), soit la moitié des revenus escomptés du pétrole. Six ans après, seule une infime partie de ce montant a pu être rassemblée.
Rafael Correa minimise l'impact des forages pétroliers sur l'environnement en assurant qu'ils n'affecteront que 0,01 % du bassin du Yasuni. Le parc possède une superficie de près de 10 000 km2. Les écologistes et les populations indigènes continuent de protester et réclament un référendum.

À quand un Fukushima français ?

 
L'Etat compte prolonger de dix ans la vie des centrales nucléaires
 
La décision de prolonger de dix ans la durée de vie des centrales nucléaires françaises, pour qu'elle passe de 40 à 50 ans, est prise et devrait être annoncée bientôt, affirme le "Journal du Dimanche".

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/10/13/l-etat-compte-prolonger-de-dix-ans-la-vie-des-centrales-nucleaires_3494983_3244.html#xtor=EPR-32280229-[NL_Titresdujour]-20131014-[titres]

La décision de prolonger de dix ans la durée de vie des centrales nucléaires françaises, pour qu'elle passe de 40 à 50 ans, est prise et devrait être annoncée bientôt, affirme le Journal du Dimanche. Selon le JDD, l'Etat veut allonger la durée d'exploitation des 58 réacteurs composant les 19 centrales du pays, et la décision"pourrait être officialisée" à l'occasion d'un conseil de politique nucléaire prévu le 15 novembre.

Selon une source proche de l'administration citée par le JDD, la décision deprolonger à 50 ans la durée de vie des centrales "est actée" et "le gouvernement cherche juste le bon timing politique". Elle sera "prise avant la fin de l'année", selon une autre source citée par le journal, présentée comme proche du ministère de l'écologie.
Si "rien n'est officiel" pour l'instant, "c'est inéluctable", confirme une troisième source au journal. Une quatrième, à Bercy, explique "qu'on aura du mal à s'enpasser, d'autant que son impact financier profitera aux consommateurs".

EDF s'est refusé à tout commentaire. Le ministère de l'écologie a indiqué qu'"il n'y a qu'une seule personne qui pilote ce dossier au gouvernement, et c'est le ministre de l'écologie Philippe Martin". Fin septembre, le ministère avait évoqué "une demande d'EDF" concernant un amortissement sur 50 ans des centrales nucléaires : "L'amortissement sur 50 ans en moyenne des centrales nucléaires est une demande d'EDF. L'Etat ne s'est pas prononcé sur ce sujet. Aujourd'hui, seules l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et EDF décident de la prolongation des centrales", avait souligné le ministère.

PLAN D'INVESTISSEMENT DE 55 MILLIARDS D'EUROS

EDF peaufine un plan d'investissement de 55 milliards d'euros d'ici 2025, visant àprolonger de 40 jusqu'à 60 ans la durée de vie de ses centrales et à améliorer leur sûreté après la catastrophe de Fukushima au Japon.

L'Autorité de sûreté nucléaires (ASN) ne s'est pas prononcée sur une telle extension. Ce n'est qu'en 2009 qu'elle avait validé le principe d'une exploitation jusqu'à 40 ans des réacteurs, sous réserve toutefois que chacun réponde à ses exigences de sûreté et du résultat des visites décennales. L'ASN peut autoriserou non au terme de ces contrôles approfondis un réacteur à fonctionner dix ans de plus et, éventuellement, imposer des travaux de rajeunissement plus ou moins lourds.

Au total, 48 des 58 réacteurs nucléaires ont été mis en service entre 1978 et 1989, ce qui induit en théorie une fin de vie pour certains dès 2018. Un allongement d'exploitation permettrait à EDF d'améliorer ses profits et donc d'augmenter les dividendes déjà importants versés par l'électricien à l'Etat, qui est son actionnaire à 84 %. 

"UNE PROVOCATION POLITIQUE"

Les écologistes sont déjà montés au créneau, alors même que le gouvernement veut réduire la part du nucléaire dans le système électrique de 75 % à 50 % à l'horizon 2025. Le sénateur écologiste Ronan Dantec avait dénoncé récemment tout "deal" qui verrait le gouvernement allonger la durée de vie des centrales au prétexte de dégager des ressources supplémentaires pour la transition énergétique.

Dans un communiqué pubié dimanche, EELV écrit "qu'une telle décision constituerait une provocation politique, un mensonge économique et une aberration énergétique""Une provocation politique puisqu' une telle décision remettrait directement en question l'engagement du président de la République, rappelé à plusieurs reprises, de ramener à 50 % d'ici 2025 la part du nucléaire dans la production d'électricité", détaille le mouvement.

Un mensonge économique "car cela reviendrait à inscrire dans les comptes d'EDF une durée d'amortissement supérieure non seulement à la durée de vie des installations, mais aussi en contradiction avec les multiples déclarations de l'Autorité de sûreté nucléaire indiquant qu'EDF ne pouvait compter sur une durée de vie de ses réacteurs supérieure à 40 ans". Enfin cette décision serait "une aberration énergétique" car elle reviendrait à maintenir "sous assistance respiratoire de vieilles installations en déclin".

Interrogée sur Europe 1 dimanche à ce sujet, l'ancienne présidente d'Areva, Anne Lauvergeon, a estimé que "donner du temps aux centrales nucléaires, cela va dans le bon sens, mais en s'assurant qu'elles sont à un niveau de sûreté qui leur permet d'avancer""C'est à l'ASN de le dire", a-t-elle ajouté, tout en soulignant que les centrales nucléaires françaises "sont un investissement qui a été fait historiquement".

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11/10/2013

Scierie géante du Morvan : arrêt ?

lu sur :

http://www.liberation.fr/economie/2013/10/10/la-scierie-geante-du-morvan-stoppee-par-le-conseil-d-etat_938534

La scierie géante du Morvan stoppée par le Conseil d'Etat

AMANDINE CAILHOL 10 OCTOBRE 2013 À 19:07

Le projet de la société Erscia est contesté par les défenseurs de l'environnement nivernais.

Nouveau coup d’arrêt au projet de scierie géante du Morvan, dans la Nièvre. Mercredi, le Conseil d’Etat a confirmé la décision du tribunal administratif de Dijon, repoussant à nouveau le début des travaux prévus par la société Erscia, détenue par le groupe luxembourgeois Wood & Energy SA et le belge Industrie du Bois Vielsalm & Cie (IBV).

«Pour la quatrième fois, la justice a donné raison aux opposants à Erscia», se félicite Muriel André, la porte-parole de l’association de défense de l’environnement Adret Morvan. Depuis plus d’un an, l’association se bat contre le projet de scierie industrielle et de centrale électrothermique de cogénération à Sardy-lès-Épiry. Elle dénonce un projet «contraire à l’intérêt public et nuisible pour l’environnement», synonyme de pollution, dégradation de la forêt, course à la subvention européenne et «greenwaching».

PROMESSES D’EMBAUCHE

De son côté, l’industriel tente de séduire le territoire en affichant des promesses d’embauche à hauteur de 126 emplois directs sur le site et 285 emplois indirects liés aux activités de logistique, maintenance ou encore de services. Mais le discours ne convainc pas la société civile, mobilisée sur le terrain associatif et judiciaire.

Embourbée dans des procédures juridiques, Erscia, accompagnée par la société d'économie mixte (SEM) Nièvre Développement et le ministère de l’Ecologie, croyait gagner du temps en saisissant le Conseil d’Etat. Il contestait la décision du tribunal administratif de Dijon qui avait suspendu, en mars, un arrêté préfectoral du 31 janvier, autorisant le défrichage du site. Lors de la séance du 19 septembre (rendue publique le 9 octobre), le Conseil d’Etat a confirmé la décision du juge des référés au motif que «si le projet présentait un intérêt public incontestable, il ne constituait pas pour autant un cas exceptionnel dont la réalisation se révélerait indispensable».

«NATURE IRRÉVERSIBLE»

Le Conseil d’Etat a aussi validé la condition d’urgence du jugement, en raison de la «nature irréversible» et de «l’imminence» des risques pour les espèces protégées du site. Conséquence de ce revers pour Erscia, les travaux de défrichement conduits par Nièvre Aménagement, qui devaient débuter à la fin 2013, pour une mise en service à l’automne, sont gelés.

Pour les militants, pas question pour autant de lever le camp de la Zone à défendre (ZAD) qu’ils occupent dans le massif forestier du Morvan. Les «zadistes», une quinzaine de personnes qui se relaient sur le site depuis février, attendent que la justice ait rendu sa décision - sur le fond - concernant l’ensemble des arrêtés. A moins que, d’ici là, comme l’espère l’association Adret Morvan, les élus locaux de la Nièvre fassent «preuve de sagesse en annonçant rapidement l’abandon définitif du projet Erscia». Le directeur-général de l’entreprise, Pascal Jacob, a lui déjà jeté l’éponge, et annoncé le 2 octobre qu’il démissionnait de son poste. Autre piste évoquée par des sources proches du dossier : une relocalisation du projet dans une autre zone forestière, en Auvergne.

Amandine CAILHOL

 

05/10/2013

Future exploitation du sable de la baie de Lannion ?

à lire sur :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/10/04/attention-a-la-destruction-de-la-baie-de-lannion_3489862_3232.html

Attention à la destruction de la baie de Lannion.pdf

extrait :

L'enquête publique, appuyée sur une étude d'impact indigente, n'apporte pas les garanties minimales d'une décision rationnelle et démocratique. Elle n'informe ni sur les solutions alternatives de lieu d'extraction ni de matériau, ni sur les effets négatifs du projet. Au nom de 29 emplois annoncés par le Groupe Roullier, les pouvoirs publics peuvent-ils programmer la disparition de centaines d'emplois de la pêche, du nautisme et du tourisme ? Au nom de besoins allégués de sables coquilliers pour amender la terre maraîchère, peut-on détruire la mer ? Il serait tout de même incohérent et irresponsable, de la part des pouvoirs publics, de donner à une entreprise privée l'autorisation de se livrer à une exploitation destructrice de ce milieu naturel à la sauvegarde duquel ils ont puissamment contribué. Nous adjurons le gouvernement de faire prévaloir la sauvegarde d'une région, de sa faune, de sa flore, de ses côtes, de ses habitants, sur les intérêts financiers d'une seule entreprise privée.

Perturbateurs endocriniens et Europe à 27 : lobbying à tous les étages

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/10/04/les-perturbateurs-endocriniens-au-c-ur-d-un-scandale-europeen_3489918_3244.html

Les perturbateurs endocriniens au cœur d'un scandale européen

LE MONDE | 04.10.2013 à 15h45 • Mis à jour le 04.10.2013 à 17h46 |Par Paul Benkimoun et Stéphane Foucart

Le dossier est si explosif qu'il est désormais entre les mains du président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. Sa conseillère scientifique, Anne Glover, devrait ainsi réunir dans les prochains jours l'ensemble des scientifiques impliqués dans une violente controverse aux enjeux économiques de taille : quelle position les Etats membres doivent-ils adopter vis-à-vis des perturbateurs endocriniens ?

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Bruxelles doit statuer d'ici à la fin de l'année sur les mesures destinées à protéger les Européens des effets de ces substances – plastifiants, cosmétiques, pesticides, etc. – qui interfèrent avec le système hormonal, à l'instar du bisphénol A qui sera définitivement interdit, en France, dans les conditionnements alimentaires, en 2015 .

La polémique a atteint ces derniers jours une intensité inédite. Certains membres de la communauté scientifique accusent – à mots couverts – plusieurs de leurs pairs de manoeuvrer en faveur des intérêts industriels, au mépris de la santé publique.

"LA SCIENCE EST DEVENUE L'ENJEU D'UNE GUERRE"

La bataille a débuté cet été avec la publication, dans plusieurs revues savantes, d'une tribune dans laquelle dix-huit toxicologues (professeurs ou membres d'organismes publics de recherche) critiquent les mesures en discussion à Bruxelles. Très contraignantes pour de nombreux industriels, celles-ci seraient, selon les auteurs, des "précautions scientifiquement infondées". Les signataires, menés par le toxicologue Daniel Dietrich (université de Konstanz, Allemagne), contestent notamment que ces molécules puissent avoir des conséquences délétères à des doses très faibles.

Ces effets sont pourtant au centre de nombreuses investigations scientifiques depuis une quinzaine d'années et sont reconnus par un rapport publié conjointement en 2012 par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et par le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE). En particulier, chez l'animal, l'exposition in utero à certaines de ces molécules, à doses très faibles, accroît les risques de survenue de certaines pathologies plus tard dans la vie – cancers hormono-dépendants, obésité, troubles neurocomportementaux, etc.

Le texte des dix-huit chercheurs a immédiatement provoqué une levée de boucliers. Et une suspicion considérable. "Le problème des "intentions dissimulées" s'est accentué en même temps que s'est accrue la capacité de la science à peser sur la régulation des polluants et que la recherche académique dépend de plus en plus du soutien financier de l'industrie, écrivent, dans la revueEnvironmental HealthPhilippe Grandjean (Harvard Public School of Medicine, University of Southern Denmark) et David Ozonoff (Boston University), professeurs de santé environnementale et responsables de la publication. La science est devenue l'enjeu d'une guerre dont la plupart des batailles se jouent derrière la scène."

PAS MOINS DE 18 CONTRATS DE CONSULTANT ENTRE 2007 ET 2012

Dans la même édition d'Environmental Health, une quarantaine de toxicologues et d'endocrinologues publient une autre réponse cinglante, pointant que le texte de Daniel Dietrich et de ses coauteurs relève d'"une volonté d'influer sur des décisions imminentes de la Commission européenne". Une centaine d'autres scientifiques estiment, eux, dans un éditorial du dernier numéro de la revueEndocrinology, que le texte de M. Dietrich et de ses coauteurs "représente la science de manière trompeuse".

Surtout, les répliques adressées aux dix-huit chercheurs s'indignent de ce que ces derniers n'ont pas divulgué – comme d'usage dans les revues scientifiques – leurs liens d'intérêt avec les industriels potentiellement concernés par une nouvelle réglementation. "C'est ce qu'ont fait les vingt-cinq scientifiques, dont je faisais partie, qui ont rédigé en 2012 le rapport de l'OMS et du PNUE, précise Ake Bergman (université de Stockholm). C'est aussi ce qu'ont fait tous les signataires – dont je fais partie – de la réponse envoyée à M. Dietrich et à ses coauteurs."

Les liens de ces derniers avec l'industrie ont finalement été rendus publics. Fin septembre, une enquête de l'agence Environmental Health News (EHN) a révélé que dix-sept des dix-huit auteurs entretenaient des relations financières avec "des industriels de la chimie, de la pharmacie, des cosmétiques, du tabac, des pesticides ou des biotechnologies".

LETTRE OUVERTE À LA CONSEILLÈRE SCIENTIFIQUE DE M. BARROSO

Certains ont vu leur laboratoire financé par des entreprises, d'autres ont bénéficié de rémunérations personnelles au titre de consultant ou de conseiller scientifique. Le toxicologue Wolfgang Dekant (université de Würzburg, Allemagne), par exemple, a enchaîné, selon les informations recueillies par EHN, pas moins de dix-huit contrats de consultant entre 2007 et 2012 avec des sociétés dont il n'a pas divulgué l'identité. Et la liste ne s'arrête pas là. M. Dietrich et ses coauteurs sont aussi à l'initiative d'une lettre ouverte à Anne Glover, signée par une cinquantaine d'autres scientifiques. Selon un premier criblage effectué par EHN, au moins une quarantaine d'entre eux ont aussi des liens avec des industriels.

"Les estimations les plus récentes suggèrent que près d'un millier de molécules pourraient être des perturbateurs endocriniens, explique M. Grandjean. De nombreux secteurs peuvent donc être impliqués." Le chercheur, une des figures de la recherche en santé environnementale, dit ne pas être surpris des collaborations de M. Dietrich et ses coauteurs avec les milieux industriels, mais s'étonne "qu'ils ne collaborent apparemment pas avec des ONG ou des associations de patients".

LES ZONES D'OMBRE S'ÉTENDENT AUSSI AU SEIN DE LA COMMISSION

M. Dietrich n'a pas souhaité répondre au Monde. L'un des coauteurs, Wolfgang Dekant, assure qu'il n'y a eu "aucune implication de l'industrie, formelle ou informelle", dans l'initiative ou la rédaction du texte.

Les zones d'ombre s'étendent aussi au sein de la Commission. La députée européenne Michèle Rivasi (EE-LV), ainsi que d'autres parlementaires, vont adresser dans les jours qui viennent une question écrite à José Manuel Barroso pour demander la publication de la déclaration d'intérêts d'Anne Glover, sa conseillère scientifique. Des éléments pour le moment non communiqués sur le site de la Commission.

A Bruxelles, on indique que seuls les commissaires sont tenus de rédiger et de rendre publique une déclaration d'intérêts. Il a été précisé au Monde que José Manuel Barroso avait choisi Anne Glover à l'issue d'un "processus de recrutement rigoureux".

Débat sur les perturbateurs endocriniens

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04/10/2013

Pesticides : les effets sur la santé

lu sur : http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

LSA consacre un article aux pesticides dont le lien avec certaines pathologies chez l’adulte semble confirmé par une expertise de l’Inserm publié en juin.

Face à cette mauvaise image des pesticides, certains magasins, tels que Botanic et les magasins Leclerc de Bretagne, ont décidé de ne plus les commercialiser.

Christophe Juif, directeur France du fabricant Bayer Cropscience, reconnaît le problème d’image des pesticides : « L’étude de l’Inserm pourrait avoir un impact sur les ventes ».LSA, 03/10

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sur le même sujet :

http://www.inserm.fr/actualites/rubriques/actualites-societe/pesticides-effets-sur-la-sante-une-expertise-collective-de-l-inserm

Pesticides : Effets sur la santé - Une expertise collective de l’Inserm

13 Juin 2013

Une nouvelle expertise collective de l’Inserm vient faire le point sur les connaissances relatives aux effets des pesticides sur la santé. L’ensemble des données concernant les expositions professionnelles et les expositions précoces (fœtus et jeunes enfants) ont été analysées.

 


Dans ce contexte, la Direction générale de la santé a sollicité l’Inserm pour réaliser un bilan de la littérature scientifique disponible, afin de fournir des arguments sur les risques sanitaires associés à l’exposition professionnelle aux pesticides, en particulier en secteur agricole, et sur les effets d’une exposition précoce du fœtus et du jeune enfant.Depuis les années 1980, l’implication des expositions professionnelles aux pesticides dans la survenue de plusieurs pathologies (cancers, maladies neurologiques, troubles de la reproduction) est évoquée par des enquêtes épidémiologiques. Ces enquêtes ont également attiré l’attention sur les effets éventuels d’une exposition, même à faible intensité, au cours de périodes sensibles du développement (in utero et pendant l’enfance).

Pour répondre à cette demande, l’Inserm s’est appuyé sur un groupe pluridisciplinaire d’experts constitué d’épidémiologistes spécialistes en santé-environnement ou en santé au travail et de biologistes spécialistes de la toxicologie cellulaire et moléculaire.

D’après les données de la littérature scientifique internationale publiées au cours des 30 dernières années et analysées par ces experts, il semble exister une association positive entre exposition professionnelle à des pesticides et certaines pathologies chez l’adulte : la maladie de Parkinson, le cancer de la prostate et certains cancers hématopoïétiques (lymphome non hodgkinien, myélomes multiples). Par ailleurs, les expositions aux pesticides intervenant au cours des périodes prénatales et périnatale ainsi que lors la petite enfance semblent être particulièrement à risque pour le développement de l’enfant.

Pour en savoir plus :

Agriculture, une seule solution : l’agriculture paysanne !

communiqué :

Face à l’industrialisation de l’agriculture, une seule solution : l’agriculture paysanne !

 
Chacun doit savoir qu’agriculture industrielle et agriculture paysanne sont difficilement compatibles. La première cannibalise la seconde depuis des dizaines d’années et rend son existence au quotidien de plus en plus difficile. Les conséquences sont bien connues: destruction et précarisation de l’emploi paysan, détérioration de l’environnement et de la biodiversité, dégradation de notre alimentation et mort silencieuse des campagnes.

Pas de panique, les solutions et les alternatives fleurissent au fur et à mesure de la prise de conscience des paysans et des consommateurs, qui, par civisme et par refus de cette logique destructrice, changent leur manière de produire, de transformer, de distribuer et de consommer. Chacun à son échelle et selon ses moyens.Rejoignez ce formidable défi que représente la transition agro-écologique !
 

Pour cela, nous vous invitons à aller à la rencontre des acteurs de cette révolution: les paysans et les consommateurs qui ont décidé de changer les choses. Partout en France, des fêtes paysannes, des marchés de producteurs, des conférences et des ciné-débats sont organisés. Vous y trouverez toujours de bons produits paysans à déguster !

Pendant un an, les paysans de la Confédération paysanne vous invitent à les rejoindre pour changer les politiques agricoles.

01/10/2013

Du bon usage des produits de santé

lu sur : http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

Le ministère de la Santé met en ligne aujourd’hui un site officiel présentant « les données administratives et scientifiques sur les traitements et les bons usages des produits de santé », rapporte Le Figaro. 

Cette base de données (http://medicaments.gouv.fr) est en accès libre et gratuit.Le Figaro, 01/10