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31/01/2014

France : mise en garde contre la présence de pesticides dans l’environnement

lu sur la synthèse de presse de l'INSERM :

Lors d’un colloque à l’Assemblée nationale sur les effets des pesticides, le ministre de l’Ecologie, Philippe Martin, a souligné hier sa détermination à agir contre l’usage de pesticides, indique l’AFP.

Il a rappelé que « les analyses scientifiques démontrant un lien entre leur utilisation et certaines pathologies se multiplient, citant notamment les travaux de l’Inserm publiés en 2013 », rapporte l’agence de presse.

Cette déclaration fait suite à la publication, il y a deux jours, d’un appel signé par 1 200 médecins mettant en garde contre la présence de pesticides dans l’environnement.AFP, France Info, Radio Classique, 30/01

30/01/2014

Maladie d’Alzheimer et pollution au DDT

lu sur la synthèse de presse de l'INSERM :

Le Quotidien du Médecin rend compte d’une étude, publiée dans JAMA Neurology et menée par l’Université Emory et l’Université Rutgers (Etats-Unis), qui souligne que « plus de 40 ans après son interdiction, le DDT et son métabolite le DDE persistent dans les prélèvements sanguins de patients atteints de la maladie d’Alzheimer à des taux jusqu’à quatre fois plus élevés que chez les patients témoins ».

Selon le Dr Allan Levey, directeur du Centre de recherche sur la maladie d’Alzheimer à l’Université Emory (Géorgie), un des principaux co-auteurs, « c’est l’une des premières études à identifier un important risque environnemental pour l’Alzheimer ».

Les résultats de cette étude « préliminaire » devront être confirmés « chez un plus grand nombre de sujets » et « par des observations cliniques sur de longues périodes».

 

Le Quotidien du Médecin, 30/01

29/01/2014

L'éventail, venu d'Asie à la Renaissance

lu sur :

www.lemonde.fr/.../01/28/les-mille-facettes-de-l-eventail...

Les comédiens au bal vers 1690-1700.

 Il est le prolongement d'un poignet gracieux et parfait la toilette des élégantes. C'est ainsi que l'éventail, venu d'Asie à la Renaissance en même temps que les cargaisons de soies et d'épices, s'impose en France au XVIIIe siècle comme accessoire de mode et de distinction sociale. Ce que l'on sait moins, c'est que cet instrument portatif va jouer le rôle de gazette people, relatant les grandes heures du royaume. C'est une des leçons de l'exposition « Le siècle d'or de l'éventail : du Roi-Soleil à Marie-Antoinette », qui se tient jusqu'au 2 mars au Musée Cognacq-Jay, à Paris.

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Soixante-neuf pièces d'exception, tant par le raffinement de leurs gouaches que par la richesse des montures – en ivoire, nacre, écaille blonde, parfois rehaussées d'argent, d'or ou de paillettes – scintillent dans la pénombre, comme autrefois à la lueur des bougies. Il faut prendre le temps – et pourquoi pas, une loupe – pourmesurer tout l'art concentré dans ces quelques centimètres carrés.

Rescapés des siècles et des révolutions, ces accessoires sont l'ouvrage d'une corporation fondée en 1678 à Paris, celle des maîtres éventaillistes, faiseurs et compositeurs d'éventails. Peintres, tabletiers (travaillant la monture), colleuses et plisseuses qui préparent le papier ou la fine cabretille (chevreau), concourent à faire de cette ville la capitale européenne de l'éventail.

La vue du pont neuf ou l'embarras de paris vers 1680.

L'un de leurs sujets de prédilection – et celui de leurs clientes aristocrates – n'est autre que Paris et son petit peuple. « Ce sont des instantanés quasi photographiques, avec des détails pittoresques que l'on ne trouve pas chez les grands peintres », souligne Georgina Letourmy-Bordier, commissaire scientifique de l'exposition. « Baigneuses en chemise dans la Seine, poules et cochons au marché de Saint-Germain, galopins faisant de mauvaises blagues aux bourgeois… : ces scènes populaires et cocasses sont dans la lignée de la littérature de colportage, dite Bibliothèque bleue, en vogue à l'époque… », précise cette première doctorante à avoir consacré une thèse à l'éventail (en 2006), devenue experte à Drouot.

Une vue de Paris se répète à l'envi, c'est celle du Pont Neuf, le seul qui n'était pas hérissé de boutiques et de maisonnettes en bois. On peut admirer dès lors la Seine, les collines de Meudon et l'Institut de France, ce qui permet aux miniaturistes de rivaliser du pinceau. Ce panorama, parfois faussé, un tantinet virtuel, était apprécié des Parisiens comme des étrangers en visite. Ces éventails vont donc faire office de carte postale, comme en témoigne ce courrier de Mme de Sévigné à sa fille. « Voici le plus beau des éventails (…), lui écrit-t-elle en avril 1672. Divertissez-vous à le regarder avec attention ; recevez la visite du Pont Neuf, votre ancien ami, (…) je n'ai rien vu de si joli»

En concurrence avec les gazettes – mais pour la plus grande joie de la majorité illettrée –, les éventails vantent les progrès scientifiques dans la ville du roi : prémices de l'éclairage public, aménagement de trottoirs et envol du premier aérostat aux Tuileries, en 1783. Il est aussi un fidèle chroniqueur des faits divers à la cour. Les fêtes d'après-midi mêlant saltimbanques et courtisans ou les déjeuners royaux alternent avec les conquêtes militaires et les mariages ou naissances : présentation du Dauphin à la cour, avec un Louis XIV peint en costume antique (vers 1661), épousailles de Louis Ferdinand de France(1745), noces du comte de Provence (1771)…

Commander un tel éventail est une façon de faire allégeance au roi et à la monarchie. Louis XIV lui-même prend l'affaire au sérieux. Il rectifie de sa main une feuille dont le décor le montre s'appuyant sur sa canne – une posture peu digne, selon lui : « La canne du roi doitêtre haute » – et flanqué de petits personnages qu'il juge « grotesques ». C'est dire si l'accessoire de mode, jugé futile, est outil de propagande. Du combat contre les protestants, figuré par le roi terrassant l'Hydre, au rattachement de la Lorraine à la France… : d'un simple coup du poignet, on fait montre de ses opinions politiques.

A l'approche de la Révolution, les montures précieuses seront remplacées par de l'os ou du bois, moins bling-bling. Et l'on cache ses appartenances, comme l'illustre cet éventail qui dissimule dans son panache (les brins extérieurs), derrière la miniature d'un bateau, un angelot tenant un drapeau avec la mention « Vive Louis XVI », que l'on fait apparaître en tirant sur une languette. Au risque de perdre la tête…

Tombé en désuétude, l'éventail n'est plus aujourd'hui qu'un accessoire de parure et de mode. En novembre 2013, Sylvain Le Guen, un éventailliste autodidacte de 36 ans, s'est vucouronner du prix de la Ville de Paris : ses créations sont apparues au cinéma (dans laMarie-Antoinette de Sofia Coppola), lors du jubilé de la reine Elisabeth II et sont entrées au Fan Museum, musée londonien consacré aux éventails.


Le siècle d'or de l'éventail, du Roi- Soleil à Marie-Antoinette. Exposition jusqu'au 3 mars au Musée Cognacq-Jay, Musée du XVIIIe siècle de la Ville de Paris, 8, rue Elzévir, Paris 3e. Tél. : 01-40-27-07-21. Entrée : 5 €. cognacq-Jay.paris.fr

21/01/2014

Alerte : Notre Dame des Landes (suite)

lu sur :

www.lemonde.fr/societe/article/2014/01/21/a-notre-dame...

LE MONDE | 21.01.2014 à 12h54 • Mis à jour le 21.01.2014 à 14h52 |

Par Yan Gauchard

L’heure de la mobilisation a sonné pour les opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, au nord de Nantes. Lundi 20 janvier, agriculteurs et occupants de la « zone d’aménagement différé » (ZAD) ont lancé un appel « à bloquer la région ou occuper les lieux de pouvoir » en cas de début des travaux préparatoires, autorisés par des arrêtés préfectoraux signés le 21 décembre 2013. Un branle-bas de combat sonné à un mois de la manifestation prévue dans le centre de Nantes, le 22 février, à laquelle devraient se joindre des protestataires issus du mouvement des « bonnets rouges ».

 

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En novembre 2012, une première tentative d’évacuation du site s’était soldée par de violents affrontements et l’instauration d’un statu quo. Plus d’un an après, quelque 200 opposants vivent toujours sur la ZAD, dans des maisons ou des fermes expropriées pour le compte du promoteur de l’aéroport, Aéroports du Grand Ouest (AGO, filiale de Vinci).

En cas de lancement de travaux, même minimes, le bocage nantais, promet-on, ressemblera à une poudrière. « La révolte est intacte, le soi-disant feu vert délivré au projet par les autorités est une mascarade », raillent de jeunes « zadistes », militants anticapitalistes occupant la ZAD, rebaptisée « zone à défendre ».

Regarder la carte : La  situation de Notre-Dame-des-Landes

Officiellement, personne ne craint une reprise des hostilités. « On est beaucoup plus fort et mieux structuré qu’il y a un an », prévient l’agriculteur Cyril Bouligand, dans une salle de réunion aménagée à la ferme de Bellevue, haut lieu de la résistance au projet. Promise à la démolition il y a un an, la bâtisse a été investie par des membres du Collectif des organisations professionnelles agricoles indignées. Quatre vaches laitières ont été amenées, assurant la production de fromage, beurre et crème. Des céréales ont été semées, un four à pain remis en route.

Qu’importe si les zadistes semblent moins nombreux. « Sitôt qu’une rumeur évoquant un retour des forces de l’ordre se propage sur les réseaux sociaux, on sent du mouvement sur place », rapporte Jean-Paul Naud, maire (sans étiquette) de Notre-Dame-des-Landes, opposé au projet mais qui ne goûte guère, à l’instar d’une partie de la population, les méthodes « plus radicales » des zadistes. Des dissensions se font parfois jour entre figures historiques de la lutte et jeunes contestataires. « Le mouvement est tellement protéiforme qu’il y a forcément des tensions, admet un militant. Mais il n’y a pas d’équivoque sur la volonté de résister ensemble. »

A quelques kilomètres de la ferme de Bellevue, Sylvain Fresneau, agriculteur dont la famille vit depuis cinq générations sur des terres situées sur l’emprise du projet d’aéroport, ne compte pas non plus quitter sa maison et son exploitation. « Notre vie, nos racines sont ici, assène M. Fresneau. On est chez nous. Si les autorités veulent envoyer leurs troupes, il y aura une réaction. »

« NOS PLANS SONT CALÉS »

M. Bouligand prévoit une démonstration de force en cas d’envoi des CRS. « Nos plans sont calés. Installer nos tracteurs en boucliers pour protéger un secteur, on sait faire, on l’a déjà montré. » Le risque de dérapage est réel : la riposte dépendra « de ce qu’ose faire le gouvernement », menacent des zadistes. A tout le moins, des actions « de sabotage » sont envisagées. Les opposants revendiquent 200 comités de soutien, parés à intervenir à Notre-Dame-des-Landes comme dans toute la France.

« Je ne vois pas comment les porteurs du projet vont construire leur aéroport, note Philippe, délogé en 2012 d’une maison qu’il squattait depuis trois ans. Même en faisant table rase, ils ne vont pas pouvoir maîtriser chaque centimètre carré de terrain. A moins de poser un énorme camp militaire pendant cinq ans… »

Françoise Verchère, conseillère générale (Parti de gauche) et coprésidente du Collectif des élus doutant de la pertinence de l’aéroport, refuse d’envisager une nouvelle intervention des forces de l’ordre : « Cela me paraît impossible. Ou alors le gouvernement ferait le choix d’adopter une attitude complètement irresponsable avant les prochaines élections municipales et européennes. »

Un tel scénario est également qualifié « d’absurde » par Ronan Dantec, sénateur écologiste de Loire-Atlantique : « Le coût politique d’une opération de ce type serait terrible. »

18/01/2014

Alerte : Notre Dame des Landes, lundi 20 janvier

communiqué :

Les infos concomitantes d'une intervention militaire sur la ZAD à partir du lundi 20/01/2014 s'accumulent de jour en jour. Voir à ce propos le flash info de la ZAD de cette semaine :

http://zad.nadir.org/spip.php?article2099

Vinci est d'ailleurs sorti du bois hier, le 16/01, pour annoncer le début du déplacement des espèces protégées de la ZAD et le défrichement de la zone d'ici quelques semaines à quelques mois !

Cela faisait très longtemps que Vinci n'avait pas effectué de déclaration aussi tonitruante et d'importance sur le projet d'aéroport de NDDL. Il n'a surement pu le faire qu'après avoir eu l'assurance du soutien de l'Etat !

La multinationale du béton a d'ailleurs rappelé que ces opérations, d'arasement de la ZAD et de déplacement/destruction de la faune et de la flore, devaient être menées en toute sécurité... Comment ne pas y voir l'allusion à une nécessaire intervention de l'Etat pour expulser les occupant-e-s de la ZAD préalablement aux travaux...

Nous avons d'ailleurs appris il y a peu de temps, via un camarade de la ZAD, qu'une opération d'expulsion de cet envergure était prévu en Octobre et qu'elle a été annulée par l'Etat, ce qui a coïncidé avec le mouvement des bonnets rouges qui a nécessité un paquet de forces du désordre...

Malgré le fait que cela paraisse inimaginable pour certain-ne-s, le PS est prêt à passer en force à NDDL, pour preuve les infos de ces dernières semaines !

Une expulsion massive de la ZAD à partir de lundi ou de mardi prochain est à craindre ! Nous devons nous préparer à la résistance sur la ZAD et partout ailleurs en soutien aux zadistes !

Nous appelons tou(te)s ceux et celles qui le peuvent, à rejoindre la ZAD ce week-end ou en début de semaine prochaine !

Tenons-nous prêts à venir résister activement sur le terrain !

Vinci et sa clique militaire ne passeront pas !

Toutes et tous zadistes !

Voir l'appel détaillé à actions de la ZAD en cas d'expulsions ou de travaux à Notre Dame Des Landes :

https://zad.nadir.org/spip.php?article2051

Occupation de MONSANTO dans l'Aude pour un nouveau moratoire sur la culture du maïs transgénique MON810

lu sur :

www.lemonde.fr/societe/article/2014/01/18/des-militants...

Le Monde.fr avec AFP | 18.01.2014 à 03h11 • Mis à jour le 18.01.2014 à 07h50

 

Une centaine de militants anti-OGM ont occupé, vendredi 17 janvier pendant près de douze heures, les locaux du géant américain Monsanto à Trèbes, dans l'Aude, pour obtenir du gouvernement un nouveau moratoire sur la culture du maïs transgénique MON810, avant d'être délogés par les gendarmes dans la nuit, ont annoncé les occupants.

Les militants, qui répondaient à un appel du Collectif des faucheurs volontaires, ont investi le site par surprise vendredi après-midi et certains d'entre eux se sont enchaînés, sous le regard à la fois curieux et désabusé du personnel du site désormais habitué aux opérations coup de poing des anti-OGM.

« Nous sommes venus chez Monsanto pour exiger des ministres de l'agriculture et de l'environnement qu'ils s'engagent par écrit à prendre un moratoire sur le MON810 », a ensuite expliqué par téléphone Jacques Dandelot, le porte-parole du collectif anti-OGM 31.

En août, le président François Hollande avait confirmé une prolongation du moratoire sur la culture du maïs transgénique MON810 de Monsanto. La veille, le Conseil d'État, plus haute juridiction administrative française, avait annulé l'interdiction de cultiver le MON810 en France, pour non-conformité au droit européen. Les ministres de l'agriculture Stéphane Le Foll et de l'écologie Philippe Martin avaient dans la foulée rappelé « l'engagement du gouvernement (de) maintenir le moratoire sur la mise en culture de semences OGM ».

17/01/2014

Lutte contre le réchauffement climatique : les choix en France

lu sur :

LE MONDE | 16.01.2014 à 12h00 • Mis à jour le 16.01.2014 à 14h50 |

Par Laurence Caramel

Réchauffement climatique _ la stratégie française critiquée par la Cour des comptes.pdf

extrait :

... " Celui-ci prévoit de réduire de 20 % les émissions de gaz à effet de serre de l’Union européenne (UE) d’ici à 2020 par rapport à 1990 tout en portant la part des énergies renouvelables à 20 % du mix-énergétique. Pour prendre sa part du fardeau, la France s’est vue assigner comme objectif de diminuer de 14 % ses émissions dans les secteurs dits diffus (transport, bâtiment, agriculture) – les grandes installations industrielles étant soumises au système européen d’échanges de quotas de CO2 – et de parvenir à un niveau d’énergie renouvelable de 23 % en 2020. "...

16/01/2014

Utilisation des pesticides dans les espaces verts publics et santé

lu sur la synthèse de presse de l'INSERM:

Selon l’AFP, la proposition de loi des écologistes, qui interdit l’utilisation des pesticides dans les espaces verts publics en 2020 et qui a été votée hier par la Commission du développement durable à l’Assemblée, « est bien partie pour être adoptée le 23 janvier à l’Assemblée nationale ». L’agence de presse rappelle la vaste expertise, publiée en juin dernier par l’Inserm, qui avançait une « présomption forte » de lien entre cancers dont la prostate et lymphomes non hodgkiniens et la maladie de Parkinson avec l’usage des pesticides chez les professionnels qui les utilisent. Dossier de presse Inserm du 13/06/13 – Pesticides : Effets sur la santé, une expertise collective de l’InsermAFP, 15/01

15/01/2014

Agriculture=céréales=souris=chats !

lu sur:

www.lemonde.fr/a-la-une/article/2014/01/13/le-chat...

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 13.01.2014 à 16h29 • Mis à jour le 14.01.2014 à 07h41 |Par Catherine Mary
 
Dans l'Egypte antique, le chat était vénéré sous la forme de la déesse Bastet, et il est aussi représenté à côté d'un homme portant une baguette d'éleveur sur la tombe d'un roi, Baket III, datant d'environ 1950 avant J.-C. Les archéologues ont donc longtemps pensé que le chat avait été domestiqué du temps des pharaons.

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Les os de chats découverts ces dernières années sur des sites néolithiques raconteraient-ils une histoire plus ancienne encore ?

C'est l'hypothèse défendue par les auteurs d'une étude parue le 16 décembre, dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), et relatant la découverte de tels os dans un village d'agriculteurs néolithiques (vers – 5 300) à Quanhucun, dans le centre de la Chine. L'homme, devenu agriculteur, aurait attiré le chat auprès de lui pour lutter contre les rongeurs qui dévalisaient ses stocks. Il l'aurait nourri en échange de ses bons et loyaux services.

UN TROISIÈME POINT SUR LA CARTE

« Après le Croissant fertile et Chypre, cette découverte nous apporte un troisième point sur la carte du monde où ce scénario s'est déroulé, explique Jean-Denis Vigne, du CNRS et du Muséum national d'histoire naturelle, qui fut l'un des premiers à étayer cette hypothèse. partir du moment où l'agriculture démarre, les souris se multiplient et les chats sont là. »

En février 2004, son équipe décrivait, dans la revue Science, la découverte à Chypre d'un squelette de chat dans une tombe humaine d'un village d'agriculteurs ayant vécu vers 9 500 ans avant J.-C. « Le chat était positionné en miroir de l'homme, et leur association dans l'au-delà indique que l'homme avait un lien étroit avec ce chat », poursuit-il.

L'étude des isotopes de carbone et d'azote présents dans le collagène des os de chats découverts à Quanhucun fournissent des informations complémentaires. « Elle montre que ces chats mangeaient des rongeurs qui, eux-mêmes, mangeaient des graines de millet », commente Fiona Marshall, de l'université Washington à Saint Louis aux Etats-Unis et coauteure de l'étude chinoise. « La forme des récipients découverts sur le site, conçus pour protéger les céréales, révèle aussi que ces fermiers avaient des problèmes avec les rongeurs, et il est fort probable que leur relation avec ces chats se soit fondée sur la base d'un intérêt mutuel. »

Au total, huit os ont été retrouvés parmi des débris de poteries, d'outils et d'ossements d'autres animaux. Leur analyse a également permis de montrer que l'un des chats était âgé de 6 ans, une longévité inhabituelle à l'état sauvage. Selon Jean-Denis Vigne, « elle ne s'explique que si ce chat a été nourri par l'homme. »

LIEN PRIVILÉGIÉ AVEC L'HOMME ?

Des arguments néanmoins mis en doute par Carlos Driscoll, du National Institute of Health aux Etats-Unis, dont les travaux en génétique ont permis d'authentifier Felis silvestris lybica, une sous-espèce de chat proche-orientale et africaine, comme l'ancêtre de nos chats domestiques. « Les chats sont de mauvais prédateurs contre les rongeurs, et rien dans cette étude ne prouve qu'ils aient eu un lien privilégié avec les hommes. Ils peuvent aussi bien avoir été utilisés pour leur fourrure, commente-t-il. Mais cette étude est intéressante car elle ouvre des perspectives sur l'étude des chats domestiques. Si les os trouvés en Chine sont de la sous-espèce Felis silvestris lybica, cela signifie que les chats ont été importés depuis le Proche-Orient. Sinon, cela impliquera que d'autres sous-espèces aient pu être domestiquées. »

Les études génétiques et morphologiques en cours devraient permettre d'élucider la question de leur origine.

13/01/2014

États-Unis : le Droit du plus Fort ! (la morale la plus faible) - rappel

 lu sur :  

 

www.lemonde.fr/planete/article/2012/02/16/monsanto-un...

 

Le Monde.fr | 16.02.2012 à 10h29 • Mis à jour le 06.04.2013 à 21h02 |Par Soren Seelow

La condamnation, lundi 13 février, du géant américain de l'agroalimentaire Monsanto, poursuivi par un petit agriculteur charentais intoxiqué par un herbicide, est une première en France. A l'échelle de l'histoire de la multinationale, centenaire, cette condamnation ne constitue qu'une péripétie judiciaire de plus dans un casier déjà très chargé.

PCB, agent orange, dioxine, OGM, aspartame, hormones de croissance, herbicides (Lasso et Roundup)… nombre de produits qui ont fait la fortune de Monsanto ont été entachés de scandales sanitaires et de procès conduisant parfois à leur interdiction. Mais rien n'a jusqu'ici freiné l'irrésistible ascension de cet ancien géant de la chimie reconverti dans la biogénétique et passé maître dans l'art du lobbying. Portrait d'une multinationale multirécidiviste.

  • Un géant de la chimie… explosif

 

 

Depuis sa création en 1901 à Saint-Louis, le petit producteur de saccharine devenu un des principaux semenciers de la planète n'a cessé de défrayer la chronique. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, l'explosion accidentelle d'une usine de plastique Monsanto provoquée par celle d'un cargo français chargé de nitrate, qui fit 500 morts à Texas City en 1947, est ainsi restée dans les annales comme l'un des premiers désastres de l'industriechimique.

Deux ans plus tard, c'est au tour d'une deuxième usine de la firme, à Nitro en Virginie, departir en fumée. Cette fois-ci, la responsabilité de l'entreprise est engagée. Plus de deux cents ouvriers développent des chloracnés, un trouble aussi rare que sévère de la peau, rapporte Marie-Monique Robin, lauréate du prix Albert-Londres, dans son documentaire Le monde selon Monsanto.

L'accident révèle que le produit phare de la marque, l'herbicide 2,4,5-T, contient des niveaux élevés de dioxines, des substances hautement toxiques et cancérigènes, de composition assimilable à celle des polychlorobiphényles (PCB). La première étude suggérant la dangerosité potentielle de la dioxine était connue de Monsanto dès 1938 : la commercialisation de l'herbicide se poursuivra pourtant pendant près de quarante ans, avantson interdiction dans les années 1970.

Monsanto, qui a dirigé l'usine de Nitro entre 1934 et 2000, a par ailleurs fait l'objet d'une plainte déposée en 2007 par 77 habitants de Virginie atteints de cancer, qui accusent la compagnie d'avoir diffusé "illégalement" de la dioxine dans les environs de l'usine.

  • PCB : le procès de la honte

L'usine de Monsanto à Anniston (Alabama).

En 2001, 3 600 habitants de la ville d'Anniston, en Alabama, attaquent Monsanto pour une contamination aux PCB. Selon un rapport déclassifié de l'Agence de protection de l'environnement des Etats-Unis (EPA), Monsanto a déversé pendant près de quarante ans des milliers de tonnes de déchets contaminés dans un ruisseau et une décharge à ciel ouvert, au cœur du quartier noir de la ville.

La façon dont The Washington Post rapporte l'histoire est édifiante : "Des milliers de pages de documents de Monsanto – dont beaucoup sont estampillés 'CONFIDENTIEL : lire et détruire' – montrent que pendant des décennies, la multinationale a dissimulé ce qu'elle faisait et surtout ce qu'elle savait. En 1966, des responsables de l'entreprise avaient découvert que des poissons immergés dans ce ruisseau se retournaient sur le dos en moins de dix secondes, pissant le sang et perdant leur peau comme s'ils avaient été bouillis vivants. Ils ne l'ont dit à personne", raconte le quotidien américain.

En 1975, une étude menée par Monsanto révèle que le PCB provoque des tumeurs chez le rat. La multinationale décide d'en changer les conclusions, de "légèrement tumorigènes" à"n'apparaît pas cancérigène""Nous ne pouvons nous permettre de perdre un seul dollar" : ainsi se conclut l'un des mémos consultés par The Washington Post.

Monsanto a finalement été jugée coupable en 2002 d'avoir pollué "le territoire d'Anniston et le sang de sa population avec les PCB". La firme sera condamnée à payer 700 millions de dollars de dommages et intérêts et à assurer le nettoyage de la ville. Aucune peine de prison n'a été retenue contre les responsables de l'entreprise.

En février 2007, The Guardian révèle que le géant agrochimique a appliqué les mêmes méthodes sur plusieurs sites en Grande-Bretagne entre 1965 et 1972. Le quotidien a eu accès à un rapport gouvernemental montrant que 67 produits, dont l'agent orange, la dioxine et des PCB, ont été identifiés dans une carrière au pays de Galles. En France, la fabrication et l'utilisation des PCB sont interdites depuis 1987.

  • Agent orange : condamné pour "empoisonnement"

Un Vietnamien de 14 ans, victime supposée de l'agent orange.

Durant ces mêmes années, entre 1961 et 1971, Monsanto produit l'agent orange, constitué à partir de l'herbicide 2,4,5-T, dont la dangerosité est largement connue depuis l'explosion de l'usine de Nitro. Ce défoliant sera massivement déversé par l'aviation américaine au-dessus des forêts vietnamiennes pendant la guerre. Les conséquences se font encore sentir aujourd'hui, avec de nombreux cancers et des malformations de naissance auVietnam, ainsi que des séquelles diverses chez nombre d'anciens combattants américains.

Dans les années 1970, des vétérans du Vietnam ouvrent une Class Action contre les producteurs de l'agent orange. Monsanto se retrouve, au côté de six autres entreprises, accusé principal d'un procès en réparation pour empoisonnement. En 1987, les sept producteurs de l'agent orange sont condamnés à verser 180 millions de dollars à un fonds de compensation destiné aux soldats américains.

Durant le procès, Monsanto présentera des études scientifiques démontrant l'absence de lien entre l'exposition à la dioxine et les nombreux cancers dont souffraient les vétérans, pour les débouter de leur action. Il sera démontré au début des années 1990 que ces études se fondant sur les conséquences de l'explosion de l'usine de Nitro en 1949 étaient biaisées.

Cette fraude scientifique sera confirmée par le National Research Council, qui constate que les études de Monsanto "souffraient d'erreurs de classification entre les personnes exposées et non exposées à la dioxine, et qu'elles avaient été biaisées dans le but d'obtenirl'effet recherché". L'affaire sera relatée en 1990 par Greenpeace et le chercheur Joe Thornton dans un rapport intitulé Science for Sale.

 

Souvenez-vous de cette publicité et de ce bon chien Rex : "Roundup ne pollue ni la terre ni l'os de Rex". Elle a valu à Monsanto d'être condamnée deux fois, aux Etats-Unis et en France, pour des mentions mensongères placées sur l'emballage de cet herbicide total (qui élimine toutes les plantes).

En 1975, l'entreprise lance sur le marché Roundup, un herbicide très puissant présenté comme "biodégradable" et "bon pour l'environnement". En 1996, le procureur de New York condamne Monsanto à une amende de 50 000 dollars et au retrait des mentions jugées mensongères. En janvier 2007, la firme est condamnée en France (extrait du jugement) pour les même motifs à… 15 000 euros d'amendes. Roundup est aujourd'hui l'herbicide le plus vendu au monde.

Plusieurs études concordantes affirment pourtant que le pesticide phare de Monsanto – et son principe actif, le glyphosate – est potentiellement tératogène, c'est-à-dire responsable de malformations fœtales. L'une d'entre elles, publiée fin 2010 dans Chemical Research in Toxicology, montre que l'exposition directe d'embryons de batraciens à de très faibles doses d'herbicide à base de glyphosate entraîne des malformations.

Monsanto réfute ces conclusions : "Le glyphosate n'a pas d'effets nocifs sur la reproduction des animaux adultes et ne cause pas de malformations chez la descendance des animaux exposés au glyphosate, même à très fortes doses", affirme la firme sur son site.

Lundi 13 février, le rapporteur du Conseil d'Etat a asséné un nouveau coup dur au produit phare de Monsanto : il enjoint au ministère de l'agriculture d'en analyser la toxicité dans un délai de six mois et de statuer à nouveau sur l'autorisation de mise sur le marché du pesticide.

Reportage : En Argentine, les habitants exposés à l'herbicide se plaignent de multiples affections

Paul François, céréalier charentais victime des pesticides, a fait condamner Monsanto en première instance au TGI de Lyon, lundi 13 février.

La condamnation qui a frappé, lundi 13 février, le deuxième herbicide de Monsanto est plus significative. Les juges français ont en effet considéré que le fabricant de produits phytosanitaires devra indemniser "entièrement" le plaignant, Paul François. Ce céréalier ne travaille plus qu'à mi-temps, en proie à des fatigues chroniques et des maux de tête tenaces. Les médecins considèrent que son système nerveux central a été affecté à la suite de l'inhalation du Lasso.

Monsanto a fait appel. "Les produits de Monsanto sont conformes aux exigences de sécurité en place au moment de leur mise sur le marché. [La société] a une politique très rigoureuse en ce qui concerne l'évaluation scientifique de la sécurité des produits de protection des plantes", a réagi l'entreprise, dans un communiqué.

Jugé dangereux, cet herbicide est pourtant interdit au Canada depuis 1985, en Belgique et au Royaume-Uni depuis 1992 et en France depuis 2007 (il avait été autorisé le 31 décembre 1968).

  • Hormones de croissance : scandale chez Fox News

Au début des années 1990, Monsanto commercialise son premier produit issu des biotechnologies : Posilac, l'hormone de croissance bovine recombinante (rBGH), une hormone transgénique destinée à augmenter la lactation des vaches de près de 20 %. L'hormone entraîne des mammites, des inflammations de la mamelle, qui contraignent les éleveurs à traiter leurs vaches avec des antibiotiques, dont on retrouve ensuite la trace dans le lait. Ce produit miracle est aujourd'hui interdit partout, sauf aux Etats-Unis.

Un documentaire canadien, The Corporation, raconte comment Monsanto a fait pression sur Fox News (groupe Murdoch) pour l'empêcher de diffuser une enquête dévoilant les dangers du Posilac en 1997. Cet extrait illustre le lobbying particulièrement agressif de la firme : non seulement l'enquête n'a jamais été diffusée, mais ses auteurs ont été licenciés par la chaîne.

 

 

  • OGM : des procès en pagaille

Un champ de colza génétiquement modifié.

Entre 1995 et 1997, le soja génétiquement modifié Roundup Ready, le colza Roundup Ready et le coton Roundup Ready, tous trois résistants à l'herbicide Roundup, reçoivent les autorisations de commercialisation. Détentrice d'un brevet aujourd'hui périmé sur le glyphosate (commercialisé sous le nom de Roundup), l'entreprise décide de changer de stratégie et entreprend de breveter le vivant. Elle produit actuellement 90 % des OGM de la planète.

Un quasi-monopole que la firme défend chèrement. Au cours des années 2000, Monsanto assignera ainsi devant les tribunaux des centaines de paysans accusés d'avoir utilisé"frauduleusement" ses semences transgéniques brevetées, c'est-à-dire de les avoirreplantées.

Monsanto revendique des droits à la propriété intellectuelle sur certaines semences. Ce qui ne l'empêche pas d'être elle-même poursuivie pour acte de "biopiraterie". En août 2011, l'Autorité nationale de biodiversité indienne a ainsi annoncé qu'elle portait plainte contre la compagnie, accusée d'avoir mis au point une aubergine génétiquement modifiée (BT-Brinjal) à partir de variétés locales sans en avoir demandé l'autorisation.

Autre condamnation, aux Etats-Unis cette fois. Monsanto a accepté en 2010 de payer 2,5 millions de dollars d'amende pour avoir vendu du coton OGM non autorisé. L'Agence de protection de l'environnement (EPA) reproche à l'entreprise d'avoir violé la législation lui interdisant de vendre des cotons génétiquement modifiés dans certaines régions du Texas, où ces variétés étaient prohibées par crainte d'une résistance aux pesticides.

  • Aspartame : vers nouveau scandale sanitaire ?

L'aspartame est présent dans de nombreux aliments et médicaments.

Monsanto le précise clairement sur son site Internet : après en avoir été l'un des principaux producteurs dans les années 1980 et 1990, l'entreprise ne produit plus d'aspartame depuis 2000. La firme tient pourtant à insister sur le fait que cet édulcorant, le plus utilisé au monde, "ne provoque aucune maladie".

Des études récentes ont cependant mis en évidence un risque accru de naissances prématurées chez les femmes qui consomment ce produit. L'Autorité européenne de sécurité des aliments a même été invitée en mai par la Commission européenne à anticiperla réévaluation complète de la sécurité de l'aspartame en 2012.

Dans les colonnes du Monde (abonnés), Yann Fichet, directeur des affaires institutionnelles de la filiale française de l'entreprise, déplore que Monsanto soit devenu "un nom attractif pour qui veut faire de l'audience". Une réputation malmenée que la firme tente de gommeren déclinant sur son site les principes de sa charte éthique : "Intégrité""Dialogue","Transparence""Partage""Utilité" et "Respect". Contacté par Le Monde.fr, Monsanto n'avait pas répondu à l'heure où cet article était publié.

 

 

États-Unis : le Droit du plus Fort ! (la morale la plus faible)

lu sur :

www.lemonde.fr/ameriques/article/2014/01/13/les...

Le Monde.fr | 13.01.2014 à 01h55 • Mis à jour le 13.01.2014 à 07h59

L'armée américaine aurait testé des armes biologiques « au moins une douzaine de fois » au début des années 1960 dans la préfecture japonaise d'Okinawa, occupée par les Etats-Unis depuis la seconde guerre mondiale jusqu'en 1972. C'est ce que rapporte le Japan Times, qui s'appuie sur des documents des autorités américaines obtenus par l'agence de presse japonaise Kyodo News.

Un champignon dévastateur qui provoque des lésions sur les plants – le Magnaporthe grisea, donnant la maladie de la pyriculariose – aurait ainsi été diffusé sur les rizières pour évaluer son impact sur la production de cette denrée alimentaire de base. « On estime que ce champignon, dont l'existence est connue dans 85 pays, détruit une quantité de riz qui pourrait nourrir 60 millions de personnes par an », note le quotidien anglophone. Selon lui étaient dans le collimateur de l'armée américaine la Chine et l'Asie du Sud-Est.

Le gouvernement américain a déjà dévoilé des programmes d'expérimentation d'armes chimiques et biologiques à Puerto Rico, Hawaï et dans l'Utah, avance aussi le Japan Times. Washington décida de mettre un terme à l'utilisation d'armes biologiques en 1969, avant qu'une convention internationale ne vienne les interdire en 1975.

STOCKAGE DE DÉFOLIANTS

Il a également « été rapporté que l'armée américaine stockait des défoliants à Okinawa pendant la guerre du Vietnam [1954-1975] », rapporte encore le journal. Les défoliants sont une substance chimique utilisée en agriculture pour faire tomber les feuilles d'un végétal, mais également employée en tant qu'arme chimique, comme l'agent orange, produit par Dow Chemical et Monsanto, et massivement déversé par les Etats-Unis sur le Vietnam dans les années 1960.

Lire (édition abonnés) : Au Vietnam, l'« agent orange » répandu par les Américains continue de tuer

Des barils de défoliants ont ainsi été déterrés sur un site appartenant jusqu'en 1987 à l'importante base aérienne américaine de Kadena, en pleine ville d'Okinawa. L'armée a toujours nié avoir stocké des défoliants, et notamment de l'agent orange, à Okinawa. Mais, note le Japan Times, « les conclusions de la communauté scientifique japonaise et internationale sont sans équivoque : non seulement ces barils contredisent les démentis du Pentagone sur la présence de défoliants militaires au Japon, mais en plus la terre polluée menace la santé des habitants, nécessitant une solution d'urgence ».

DÉMÉNAGEMENT D'UNE BASE AMÉRICAINE

Le dossier des bases américaines d'Okinawa perturbe les relations américano-nippones depuis des années, et notamment celle de Futenma, actuellement située en pleine ville de Ginowan, au sud d'Okinawa – une zone de forte concentration urbaine où ces installations sont très critiquées. Fin décembre, le gouverneur d'Okinawa a donné son feu vert au déplacement de la base militaire, en signant une autorisation pour la création de terrains artificiels en bordure du littoral oriental de l'île, qui serviront à son transfert.

Le projet de déménagement de la base de Futenma est sur la table depuis un premier accord américano-japonais en 1996, mais le dossier est confronté depuis le début à la méfiance d'une frange importante de la population d'Okinawa, où sont basés la moitié des quelque 47 000 soldats américains présents au Japon. Lassés des nuisances et de l'insécurité engendrées par cette présence militaire massive sur leur territoire, les opposants au projet demandent que la base, au lieu d'être déménagée dans un autre lieu de l'île, quitte définitivement Okinawa.
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L'article du Japan Times :

Article sur l'agent orange :


09/01/2014

Aluminium, adjuvant, vaccination

lu sur la synthèse de presse de l'INSERM :

Romain Ghérardi, directeur de recherche de l’unité Inserm U955 et médecin en Centre de référence neuromusculaire Garches Necker Mondor Hendaye, a présenté mardi aux membres de l’Académie nationale de Médecine les derniers résultats sur le risque de myofasciite à macrophage (MFM), causée par l’oxyhydroxide d’aluminium, indique Le Quotidien du Médecin.
Il estime que, dans un contexte mondial d’accroissement progressif de la couverture vaccinale, la population pourrait être « exposée à des quantités croissantes d’aluminium aux propriétés neurotoxiques connues, bien que les doses impliquées dans les vaccins soient inférieures à celles ingérées quotidiennement dans notre alimentation », explique le journal.

Les Académiciens se sont demandé comment communiquer auprès du public sur les risques des adjuvants aluminiques sans porter atteinte à l’image de la vaccination.

Le Quotidien du Médecin, 09/01